Module I : La Boite à merveilles d’Ahmed SEFRIOUI
Séquence : 3
Résumé du chapitre II :
C’est le mardi, jour redouté des élèves du msid. La nuit de l’enfant était
peuplée de cauchemar. Il passe la matinée à l’école coranique jusqu’à l’heure
du déjeuner, le fqih, un maître sévère et sans pitié, lui fait signe de partir.
L’après-midi serait consacré à la récitation de tous les chapitres appris depuis le
premier jour de chaque élève au msid. A la maison, l’enfant trouve que sa mère
souffre d’une terrible migraine (elle a mal à la tête). Une ancienne voisine, Lalla
Aïcha, vient lui rendre visite, elle lui indique un fqih pour se débarrasser de ses
maux physiques et moraux. Face à la pâleur de l’enfant (que la mère explique
par le mauvais œil, alors qu’en réalité c’était à cause de la peur de la baguette
du cognassier s’il ne récite pas bien l’après-midi) et la maladie de la mère, Lalla
Aïcha trouve un autre conseil: aller à Sidi Ali Boughaleb, le mausolée. La mère
du narrateur hésite un peu, puis finit par accepter sous l’insistance de la
visiteuse. La femme souffrante s’apprête à sortir, le narrateur nous présente
une description de ce qu’il garde encore sur l’ancienne voisine. Une longue
description de chemin vers le mausolée, des lieux à côté, puis de l’intérieur de
ce lieu sacré, la scène des femmes qui demandent de l’aide à ce saint, avant de
raconter leur dialogue avec la Moqadma et sa série d’invocation. Cette scène se
termine par un drame: l’enfant reçoit un magistral coup de griffe d’un chat qu’il
voulait caresser (il y a beaucoup de chats dans ce mausolée), il pleure alors
jusqu’à son arrivée à la maison. Le lendemain, l’enfant ne va pas au msid. Il
décrit le début d’une journée ordinaire dans la maison de la voyante, où la vie
commence à flâner rapidement le matin, de chambre en chambre. Le narrateur
nous raconte comment son père est devenu tisserand après avoir quitté son
village situé à une cinquantaine de kilomètres. Cet homme sort très tôt et ne
revient qu’après la dernière prière, il mange à l’atelier. Le narrateur parle aussi
de Driss le teigneux, l’ouvrier qui vient le matin pour acheter les provisions, et
au milieu du jour chercher le déjeuner de son patron (le père du narrateur). Le
petit aide sa mère à écosser des fèves, besogne qu’il n’a pas trop aimée, il va
donc chez Fatma Bziouya qui roulait du couscous, elle lui tend un radis, mais
n’en ayant pas aimé le goût, l’enfant monte sur la terrasse et le jette par-dessus
le mur. En redescendant, il rencontre Rahma (à laquelle sa mère n’a adressé
aucun mot depuis leur querelle à cause du linge) qui lui offre un cabochon, un
nouveau bijou qu’il ajouterait aux objets de sa Boîte à Merveilles. [p-p: 20-39]