Histoire et branches de la sociologie
Histoire et branches de la sociologie
Introduction.
- L’homme se pose toujours des questions sur la vie, ses relations..
- C’est la pensée sociale qui existe avant la sociologie
- A l’époque grecque la pensée obéit à des critères : la logique et le
raisonnement
Cette pensée était le reflet des conditions de vie
- Aristote se distingue par son ouvrage : « la politique ». C’est lui qui
a dit que « l’être humain est un animal social »
- Il a essayé d’expliquer le fonctionnement de la société à son
époque.
- Platon est connu par « la république idéaliste de Platon ».
- Au moyen-âge il ya domination de la pensée religieuse. Les
philosophes ont essayé de trouver les solutions non par la société,
mais par l’au-delà
- La renaissance était caractérisée par :
- l’apparition de la méthode expérimentale (francis bacan)
- la pensée déductive (descartes)
- Du 17 au 18 s : la pensée sociale était caractérisée par l’apport
des philosophes de Lumière (Montesquieu, Jean Jaque. Rousseau,
Diderot, Hobbs…)
De ce fait la pensée métaphysique, religieuse s’est inclinée devant
l’importance donnée à la place de l’homme qui est devenu le
centre de toute recherche.
- La civilisation arabo-musulmane a beaucoup contribué à
l’évolution de la sociologie. (Ibn Khaldoune).
- 19 s : naissance de la sociologie
St SIMON est considéré parmi les fondateurs de la sociologie. El était
marqué par la révolution industrielle qui nécessite une science pour
gouverner
Sa problématique :
- nature des institutions qui devraient répondre aux conditions
nouvelles ?
- nature de la classe qui pourrait gouverner
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- nature des relations qui pourraient exister entre les différentes
classes sociales ?
- Auguste comte= le mot sociologie a vu le jour en 1840
C’est le fondateur du positivisme= courant philosophique caractérisé
par la rationalité et le réel.
Pour lui la sociologie est une discipline scientifique ayant pour objet
la société et les lois.
- Karl Marx : fondateur aussi de la sociologie.
Il a introduit des concepts nouveaux :
- Infrastructure= coté matériel
- Superstructure= production de l’esprit
- Aliénation= exploitation ou . surexploitation
- Classes sociales (critère= propriété) :2 classes :
Celle qui possède la propriété : bourgeoisie
Celle qui n’en possède pas : le prolétariat
Pour K.M la lutte des classes est obligatoire
- Emile Durkheim= parmi les fondateurs : sa théorie se base sur
l’expérimentation
Ses études les plus importantes sur le suicide:
plus la solidarité diminue, plus le risque de suicide augmente.
taux de suicide élevé dans les villes et bas dans la campagne.
taux élevé chez les célibataires que chez les mariés
Il a contribué à la sociologie par quelques notions :
- La solidarité mécanique : dans les sociétés archaïque,
traditionnelles.
- La solidarité organique : sociétés évoluées, industrielles
- La solidarité collective : faible dans les sociétés archaïques, forte
dans les sociétés évoluées.
I- Définitions :
1) La sociologie : socio= sociotas= société
Logie= logos = science
- C’est la science qui étudie les rapports des individus entre eux
dans une société donnée.
- C’est l’étude des relations sociales (A. TOURRANE 1974).
- C’est la science des faits sociaux
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2) Le fait social : (ex : le mariage)
- c’est un phénomène susceptible d’exercer une contrainte sur
l’individu.
C’est la manière de faire, de penser ou de sentir qui est imposée à
l’individu.
Caractéristiques d’un fait social :
Il est actuel : concerne le présent et pas le passé
Il est collectif : concerne plusieurs personnes
Il est extérieur : se situe hors des gens qui l’ont produit
Les faits sociaux peuvent être d’ordre : économique, juridique,
religieux, historique,…
L’objectif de la sociologie est l’analyse des faits sociaux d’une
manière scientifique et des relations entre eux
3) La famille : groupe formé par un ou deux parents et un ou
plusieurs enfants.
4) Le milieu : environnement social ou culturel dans lequel évolue un
être humain. (ex : vivre en milieu urbain)
5) l’environnement : c’est l’ensemble des éléments qui constituent le
milieu où vit un être vivant.
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1) La sociologie de la famille (domestique): elle s’intéresse à la famille
en tant que cellule de base c'est-à-dire elle étudie :
- les relations parents /enfants
- les rapports entre les différents membres d’une même famille
- les problèmes de la famille avec son environnement
- l’évolution de la famille c.à.d de la famille élargie à la famille
nucléaire.
2) la sociologie économique s’intéresse :
- aux problèmes de la production.
- aux problèmes de la répartition et de la consommation des biens et
des richesses dans une société donnée
- à l’étude des groupements de travail : syndicats, coopératives
3) la sociologie industrielle :
Les thèmes les plus importants de cette sociologie sont :
- les relations entre le système social et les travailleurs
- les rapports patrons/ travailleurs
Elle s’intéresse aussi :
- aux rapports syndicat / patronat
- aux problèmes de rentabilité dans une entreprise dans les sociétés
industrielles.
4) la sociologie rurale s’intéresse à toutes les composantes de la
société rurale : traditions, coutumes, les rapports de l’homme à la
terre, les rapports entre la compagne et la ville, l’exode rural…)
5) la sociologie juridique s’intéresse :
- - aux problèmes de la justice
- Aux conditions qui peuvent influencer un procès
6) la sociologie politique s’intéresse :
- aux questions du pouvoir
- aux rapports entre gouvernants et gouvernés
- aux phénomènes de l’élite politique
- aux rapport de force dans une société donnée.
7) la sociologie religieuse s’intéresse :
- aux problèmes religieux qui sont liés aux croyances et aux
convictions des individus.
8) la sociologie internationale
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C’est l’étude des relations entre les états et entre les organismes
internationaux.
9) la sociologie de la connaissance : s’intéresse
aux fondements de la connaissance (d’où viennent les idées
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C’est un entretien limité sur un événement donné. Le
questionnaire consiste à formuler un ensemble de questions
auxquelles doivent répondre un ensemble de sujets.
Il y a 3 sortes de questions :
Questions ouvertes : entière liberté à l’interlocuteur
Questions semi- ouvertes : plus de 2 choix à l’interlocuteur
Questions fermées : la réponse est par oui ou non
- L’échantillonnage
L’échantillonnage aléatoire : hasard
L’échantillonnage par quota : diviser la population à partir de
certaines variables choisies par la chercher hui- même.
V- caractéristiques de la société marocaine.
1- aspects géographiques :
Le Maroc est situé au Nord-Ouest de l’Afrique. Il est limité au Nord
par la mer méditerranée, à l’Ouest par l’océan atlantique, à l’Est par
l’Algérie et au Sud la Mauritanie. Il fait partie du Maghreb arabe
(grand Maghreb) et de la communauté arabo-musulmane. Il est
séparé de l’Europe par le détroit de Gibraltar large de 14 km (c’est un
pays méditerranéen).
Mais il est d’abord un pays africain par sa large façade saharienne au
Sud et les relations maintenues avec les pays de l’Afrique
Occidentale.
On distingue 3 grandes régions :
- Le Maroc oriental fait de plateaux et de plaines
- Le Maroc saharien fait de plateaux et de vallées
- Le Maroc atlantique fait de plaines
Le climat est tempéré chaud avec la sécheresse en été et les pluies
brutales en hiver.
2- aspects humains et démographiques.
La démographie de la population marocaine est en pleine transition
avec une diminution continue de la fécondité et un vieillissement
rapidement progressif de la population.
L’indice synthétique de fécondité a connu une forte diminution :
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Evolution de la population : Taux d’accroissement annuel :
1900 → 6m 1950 → 3% par an
1981 → 20m De 1952 à 1960 → 3,3% par an
2004 → 29,6m De 1994 à 2004 → 1,38% par an
2014 → 33,8m De 2004 à 2014 → 1,25% par an
Indice de fécondité :
1962 → 7,2 enfants/femme
1982 → 5,5 enfants/femme
2004 → 2,5 enfants/femme
2009 → 2,2 enfants/femme
2014 → 2,13 enfants/femme
Exode rurale :
C’est le déplacement de population des zones rurales vers les zones
urbaines.
Causes : - la sécheresse
- le manque du travail
- absence de l’infrastructure (écoles, hôpitaux, routes, eau, électricité…)
- absence des moyens de divertissement pour les jeunes
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Conséquences :
- chômage (manque de revenus)
- difficulté d’adaptation
- sentiment de rejet par les citadins
- l’apparition des bidonvilles
- la délinquance et violence
- baisse de la production agricole.
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plus que vers la vérité. De plus il y a la tentation et l’influence de
Satan qui fait pencher l’homme vers les désirs. Pour guider l’homme,
Dieu a envoyé des prophètes avec la religion comportant des règles
de conduit. L’homme est tenu de respecter et de lutter
incessamment contre les tentations et les influences de Satan d’une
part et contre sa propre faiblesse d’autre part. S’il y arrive, il est
sauvé et sa récompense sera le paradis. S’il cède à la tentation et aux
plaisirs, c’est l’enfer.
c- L’éthique :
Dans la société marocaine traditionnelle, l’individu est tenu à se plier
à un certain conformisme.
Il doit imiter les autres et suivre l’ensemble de la communauté (la
jmaa).
Le statut social est héréditaire et on ne doit pas chercher à le
modifier. La résignation est de règle.
Tout changement est perçu comme un danger qui risque de porter
atteinte à l’équilibre de la communauté.
Le passé est trop valorisé. Le présent est meilleur que le futur.
La culture marocaine a été transformée par le phénomène
d’acculturation, résultat invisible de la colonisation. Il en résulte une
dépersonnalisation des individus qui se manifeste par divers
changements.
On peut remarquer que la culture marocaine a trois faces :
- Une culture officielle soignée par l’état qui essaie de garder
l’authenticité.
- Une culture populaires (surtout les régions rurales) certaines
petites villes. C’est la continuité de la culture traditionnelle.
- Une culture moderne dont la promotion est assurée par les
intellectuels s’inspirant de la culture occidentale.
3-2 l’enseignement
Les premières institutions d’enseignement moderne datent du
protectorat.
En 1955 : 220 milles jeunes fréquentaient les établissements
scolaires.
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En 1977 : 2.250.000 marocains poursuivaient les études. Malgré cet
effort, certains problèmes restent posés :
- la mon généralisation de l’enseignement primaire
- les inégalités qui marquent le système d’enseignement
- le manque de pertinence du système d’enseignement et de
formation professionnelle par rapport aux besoins du pays.
Actuellement la formation professionnelle prend une importance
capitale dans l’orientation officielle, en vue d’apprendre aux jeunes
un métier. De nouveaux programmes sont mis en œuvre pour
atteindre cet objectif.
4- Aspects économiques :
La société marocaine traditionnelle avait une économie basée sur
l’élevage et l’agriculture. C’était une société agro-pastorale.
La production était destinée à la consommation familiale et non au
marché : c’est une production vivrière, une économie de subsistance.
Les moyens utilisés étaient archaïques.
L’énergie était fournie par l’homme et les animaux.
Dans la propriété familiale toute la famille travaille. De même,
l’élevage était nourri par une alimentation naturelle sans aucun
apport complémentaire.
C’était une économie fragile, très incertaine : Il y a très rarement des
réserves car il n’y a pas de surplus ceci a pour conséquence une
économie insuffisance au même parfois il ya des pénuries.
Dans les centres urbains il y avait une activité artisanale et
commerciale.
Un petit commerce était assuré par les marchands ambulants (Attar)
Dans cette situation il fallait s’adapter :
- adaptation volontaire car on produit peu et on consomme peu
- adaptation involontaire (naturelle) : lorsque la production est
inférieure aux besoins il y avaient des épidémies qui réduisaient
la population et l’obligeaient à vivre dispersée afin de trouver
les moyens pour survivre.
La colonisation fut un facteur qui transforme progressivement la
société et l’économie marocaine.
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Les colonisateurs ont introduit la machine et de nouvelles techniques
agricoles.
Ils ont jeté les bases de l’industrie et ont doté le pays d’une
infrastructure de base (routes, chemins de fer, ports, moyens de
communication…). Actuellement les secteurs de l’économie
marocaine comprennent :
4-1 l’agriculture occupe une place importante dans l’économie
nationale. Elle se reflète à travers :
- La production intérieure brute (BIP) : 15.3% en 1979.
- 47% de l’emploi national
- 1/3 des recettes de l’exportation
- Le développement des échanges intersectoriels.
Le Maroc produit :
- Produits alimentaires : céréales, viandes (rouges, blanches…),
œufs, lait, huiles.
- Produits d’exportation : les agrumes, les primeurs.
Le statut de la terre est très varié :
- terre makhzen (patrimoine foncier de l’état)
- terre malk ou propriété privée (agriculture sédentaire)
- terres collectives : zones appartenant à jmaa ou makhzen
- terre naïba : terres appartenant au makhzen mais concédées à
une tribu en contrepartie de payer des redevances.
- terre guich ; terres octroyées par le makhzen aux tribus
soumises qui fournissaient des soldats.
- Propriétés privées :
A la veille de l’indépendance la colonisation possédait plus d’1
millions d’hectares.
Après l’indépendance (1970) : l’état a récupéré ses terres pour
pouvoir les distribuer comme suit :
Les fermes d’état
Les coopératives agricoles (SODEA, SOGETA)
4-2 l’industrie : (secteur économique secondaire)
C’est un secteur relativement jeune, sa part dans l’emploi est de
20.44% de l’emploi national.
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Le Maroc, à l’instar des pays du 1/3 monde reste un fournisseur des
matières premières. On trouve :
- l’industrie de transformation: essentiellement agro-alimentaire
(minoterie, sucre et ses dérivés, conserves de fruits et légumes,
lait et produits laitiers,…)
- les industries textiles : habillement et cuir (casa) , occupe la 4e
place dans le secteur industriel.
- l’industriel du matériel de transport : montage
- l’industrie des matériaux de construction : ciment, les articles
sanitaires de ménage et le verre.
- l’industrie chimique : transformation des phosphates :
o produits de base de l’industrie chimique
o produits pharmaceutiques
o engrais
o peinture laquée et vernis
o phosphore.
4-3 le secteur minier:
Les phosphates constituent la principale richesse minière du Maroc.
Les réserves nationales sont estimées à 58 milliards de tonnes (75%
des réserves mondiales). Il y a aussi le fer, le plomb, le manganèse le
zinc, le cuivre…)
4-4 l’artisanat
Ce secteur occupe une place relativement importante
Il est lié surtout à des consommations étrangères
Il occupe une main d’œuvre importante, mais mal payée, et les
conditions de travail sont surtout traditionnelles.
Les produits essentiels sont : Les tapis, le céramique, la menuiserie…
4-5 le tourisme (secteur économique tertiaire)
Le Maroc, se veut un pays touristique. Il a développé ces dernières
années une infrastructure hôtelière importante. Mais ce secteur est
instable et dépend de la conjoncture internationale.
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La société marocaine traditionnelle, comme le reste du monde arabo-
musulman, était une société tribale, communautaire, patriarcale et
agro-pastorale.
En effet, c’était une société composée d’un ensemble de tribus
réunies, plus ou moins soumises à une autorité commune (LE
MAKHZEN). Mais chaque tribu bénéficie d’une grande autonomie. La
tribu est formée de plusieurs fractions Les fractions sont formées de
douars et les douars de clans constitués par des familles liées par la
parenté. Les facteurs de la cohésion de la tribu sont :
Des liens biologiques
C’est la croyance à l’appartenance à un seul et unique ancêtre (le
même sang), ce qui engendrait la solidarité du sang, tous les
membres d’une tribu se sentaient des obligations mutuelles les uns
envers les autres. Le modèle tribal était un modèle familial (lien de
parenté).
Cette solidarité changeait de degré selon que l’on passe du clan au
douar, puis à la fraction, puis à la tribu.
Croyance à la supériorité des traditions de tribu
Chaque tribu croit à la supériorité de ses coutumes et traditions.
Chaque membre est fier de sa tribu. Cette croyance engendre un
renforcement d’identité et pousse chaque groupe tribal à se
singulariser et à se distinguer des autres (Symboles, mode
d’habillement, manifestations diverses…..).Cette croyance ralentit ou
empêche totalement toute ouverture sur les autres ce qui préserve à
la tribu sa cohésion et son unité.
La notion de territoire
Puisque la société tribale était une société agro-pastorale, il faut que
la tribu contrôle un territoire doté surtout d’eau, de pâturages et de
terres fertiles. Chaque tribu essayait d’avoir de territoire le plus riche
et le plus vaste avec des points stratégiques permettant de le
défendre facilement. Des batailles ont été souvent engagées un
nouveau territoire ou défendre le sien, ce qui aboutit à des alliances
entre les tribus.
Le statut juridique des terres est la collectivité. Les terres
appartiennent à la tribu (terre des jmaa) et ne peuvent être des
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propriétés individuelles, car la division définitive constitue une
menace pour l’unité de la tribu.
La colonisation, avec l’introduction du système d’organisation
occidentale ;la création d’un secteur publique et d’un secteur privé et
d’une infrastructure de base a mis fin au système tribal.
Les transformations successives qui ont modelé la société marocaine
en ont fait une société de classes, avec deux secteurs distincts : le
milieu urbain et le milieu rural.
1.Le milieu urbain
C’est une structuration en forme pyramidale.
Grande bourgeoisie
Petite bourgeoisie
Classe moyenne prolétariat
Prolétariat
Sous prolétariat
1.1. la grande bourgeoisie
C’est la classe qui détient les sources de richesse sur le plan matériel
et intellectuel, c’est la classe animatrice et dominante de la société.
La bourgeoisie marocaine est bourgeoisie administrative,
bureaucratique et des fonctions libérales l’origine de cette classe :
Les descendants de l’ancienne bourgeoisie traditionnelle.
Les fils d’anciens chefs ruraux qui ont fait des études.
Anciens fonctionnaires du protectorat.
C’est une classe hétérogène détenant le pouvoir politique,
économique et les décisions administratives.
1.2. la petite bourgeoisie
C’est la classe formée par les personnes qui détiennent les moyens
de production mais dans une proportion limitée tels que les
propriétaires de petites entreprises, les commerçants et des
personnes exerçant des fonctions libérales (avocats, assureurs,
médecins privés…)
Au Maroc, sous la colonisation, cette classe était constituée par les
gens du makhzen, les oulémas, les fonctionnaires.
Aujourd’hui elle s’est développée et s’est diversifiée grace à
l’éducation ou la marocanisation, c’est la classe des hauts cadres de
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l’enseignement supérieur, des médecins, des avocats … etc. mais il y
a aussi des gens illettrés. C’est une classe sujette à deux courant :
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Catégorie source d’informations d’interprétation et
d’amplification des classes populaires.
Les classes moyennes valorisent énormément la petite bourgeoisie et
aspirent à accéder à cette classe.
1.4. la classe ouvrière : prolétariat
La notion de classe ouvrière est nouvelle au Maroc et résultat de
l’industrialisation. C’est la classe des personnes travaillant d’un
salaire. La classe ouvrière s’est développée surtout dans les grandes
villes (Casablanca, Kenitra, Mohammedia… etc.) et dans régions
minières (Youssoufia, Khouribga.. etc.).
Au départ, la classe ouvrière était formée d’hommes. Mais il y a de
plus en plus la présence du sexe féminin du à l’industrie de
transformation (sardines, textiles, industries alimentaires). Sur le plan
effectif, c’est une classe faible qui représente environ le 1/20 de la
population active. Mais elle joue un rôle du 1er ordre dans la
production nationale brute. Son rôle est fondamental dans le secteur
moderne.
La classe ouvrière est également une classe hétérogène, mais la
fraction la plus importante (3/4) constitue un bloc assez homogène
de même niveau, de même origine, de même salaire sans diversité de
culture, de même intérêt. C’est une classe consciente de son identité,
dont le concept idéal est la diffusion des idées socialistes. Elle est
prête à l’organisation (syndicat, association…)
La classe ouvrière à également un mode de vie dualiste sur la plan de
production, les ouvrières sont intègres dans un secteur moderne, sur
le plan social ils sont intégrés dans un secteur traditionnel. L’ouvrière,
qui passe 8 h de travail est en contact avec la vie moderne t doit
s’adapter à ce mode de vie. De l’autre coté, il vit dans un cadre
traditionnel pur (rapports sociaux dans le quartier, famille) de cette
inter-relation, la classe ouvrière à crée une nouvelle culture
populaire.
La classe ouvrière est souvent en conflit avec la bourgeoisie qui
détient les moyens de production.
1.5. la classe sous ouvrière : prolétariat
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C’est une classe qui est apparue dans les villes industrielles. Elle est
formée par des ouvriers ayant perdu leur travail ou des économique.
La constitution de cette classe est due à la ruine de certains artisans,
à la faillite de petits commerçants, au manque d’emploi et à l’exode
rural.
C’est une classe qui vit dans des conditions. C’est a catégorie sociale
ou l’on trouve un taux élevé d’analphabétisme et de délinquance.
Le chômage est un phénomène récent au Maroc. C’est un grave, car
d’une part il prive l’économie nationale d’un potentiel humain et
d’autre part-il pive les chômeurs de leur dignité et les pousse à la
délinquance et à la marginalité.
2. le milieu rural
La population rural constitue 65% de la population totale marocaine.
C’est une population qui vit sous une organisation tribale :
- 700 tribus
- 832 communes
- 35000 douars
- 2M de foyers
45% de cette population est à l’âge actif. C’est une population sur
laquelle repose le secteur agricole (secteur économique primaire).
Les terres agricoles ont des statuts juridiques différents.
Terres privées ou Melk
Terres collectives
Terres guich
Terres habous
Terres domaniales
Terres récupérées
*les terres Melk ce sont des terres acquises par héritage ou par
achat. L’ensemble de ces terres est estimés à 5 milles hectares.
*les terres collectives ce sont des terres qui appartiennent à une
tribu ou une fraction. La division n’est faite que pour l’exploitation.
*les terres guich : ce sont des terres « MAKHZEN » qui auraient été
attribuées à des tribus militaires, elles entourent les anciennes
capitales.
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*les terres habous : ce sont des donations de particuliers qui lèguent
une partie de leurs terres par testament à une fondation relieuse.
*les terres domaniales : ce sont des terres confisquées, mises sous
séquestre, ou rachetées par l’état ou encore résultat de travaux
d’assainissement.
*les terres récupérées : ce sont des terres qui étaient exploitées par
les anciens colons.
Actuellement on distingue 2 secteurs :
2.1. le secteur traditionnel (5à6 M ha)
Dans les grandes exploitations : on pratique une culture extensive car
l’étendue de la superficie compense la médiocrité du rendement par
contre dans les petites exploitations la culture est vivrière destinée à
la consommation familiale.
Les problèmes qui limitent le rendement de ce secteur consistent
essentiellement en un manque de ressources (pour les petits
exploitations). De la rareté des pluies et d’un manque de savoir et de
savoir faire (les exploitations de ce secteur sont souvent des
analphabètes).
2.2. le secteur moderne (1 M ½ 2 M ha)
Il est partagé entre l’état et les particuliers. c’est un secteur
techniquement bien équipé disposant :
D’un équipement mécanique (tracteurs, charrues,
moissonneuses…)
De produits agro-sanitaires
D’engrais chimiques
De semences sélectionnées
Et de tout le matériel moderne nécessaire.
C’est un secteur nationalisé qui profite des recherches et bénéfice
des conseils des instituts spécialisés. Il dispose d’une trésorerie et cas
de besoin, il fait appel au crédit agricole ou à d’autres crédits.
Ce secteur s’intéresse aux cultures industrielles rentables (ex.
agrumes, betteraves, coton….). Environ le 1/3 de ces terres sont
plantées, c’est un secteur totalement irrigué.
Quand aux risques, il est couvert par des assurances. C’est un secteur
qui alimente l’agro-industrie, sa production est commercialisée et
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garantie par l’état car certains produits sont exportés et rapportent
une grande part de devises.
Ce secteur connait actuellement des difficultés à cause de la
concurrence sur le marché international.
La base de vie du milieu rural est l’agriculture, cependant les petites
exploitations qui étaient des exploitations familiales, ne suffisent plus
pour assurer la subsistance, certains membres doivent travailler en
échange d’un salaire, mais le travail est saisonnier et n’est pas
toujours disponible. Par conséquent cette situation à engendrée un
phénomène méconnu avant la colonisation = le chômage.
Alors, dans l’espoir de trouver un travail, les chômeurs ruraux
quittent leurs douars pour venir grossir les villes = c’est l’exode rural.
L’exode rural à des conséquences néfastes à la fois sur la campagne
en vidant de son potentiel hulan, et sur les villes en créant des
agglomérations périphériques (bidonvilles) dépourvues de toutes les
conditions élémentaires d’hygiène et sources de maladies et de
délinquances.
Ce phénomène est aggravé par les aléas climatiques, en effet durant
ces dernières années, la pluviométrie était insuffisante ce qui a
abouti à la sécheresse. Pour palier à cette situation, le gouvernement
a opté pour politique orientée vers le monde rural.
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Au Maroc le mariage est un contrat religieux établi par acte adulaire
(le témoignage de deux aouls est obligatoire).
2. fonctions de la famille
2.1. fonction de procréation
La famille est une unité de reproduction et de procréation. Elle
alimente la société en potentiel.
Dans les milieux traditionnels, la procréation était la fonction
essentielle de la famille.
L’enfant était essentiellement un instrument de production.
2.2. Fonction économique
En milieu rural la famille constitue une coopérative de production
(tous les membres de la famille) et une coopérative de
consommation (logement, prise du même repas…). Le chef de foyer
dirige les travaux, certains enfants assurent la fonction de berger, la
femme, en plus de sa fonction de ménagère, participe aux travaux de
champs.
En milieu urbain la famille n’est plus, comme jadis, la principale unité
de production et de consommation. Un grand nombre de services qui
étaient produits et effectués dans la famille et pour son usage se
voient confiés progressivement à des industries et à des services
spécialisés.
En effet le système socio-économique actuel a opéré une dispersion
des membres de la famille dont l’activité de chacun d’eux peut
différer de l’activité de l’autre. Ainsi par exemple, au sien d’une
même famille on peut trouver un ouvrier, un commerçant, un
fonctionnaire, des étudiants etc. donc la famille a perdu une partie de
son rôle de production, et d’entreprise commerciale ou artisanale.
Cependant, c’est le rôle de la famille dans la consommation qui est
essentiel. La famille restreinte devient l’unité de consommation dans
la vie sociale.
2.3. Fonction éducative
C’est au sien de la famille que l’individu reçoit la première éducation
et fait ses premiers apprentissage sociaux et la connaissance était
exclusivement du ressort de la famille, celle-ci transmet aux enfants
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tout ce qu’elle connait ou maitrise (croyances, coutumes, traditions,
histoires, principes, religieux, métier….).
Aujourd’hui, avec les garderies, les crèches, la prolongation de la
scolarité, cette fonction a profondément changé de sens. La famille
n’est plus seule à en porter la responsabilité, elle en supporte, n
revanche, bien plus longtemps la charge.
2.4. Fonction d’affectivité
Le mot famille évoque au premier chef la fonction d’affectivité. Ce
sont les sentiments, plus que toute chose, qui lient entre eux les
membres du groupe familial, que ce groupe soit restreint ou large,
qu’il comprenne des parents proches ou lointains (oncle, tante,
grand-père….), ou qu’il ne les comprenne pas, il est toujours chargé
d’un sens affectif.
Aujourd’hui, l’amour filial est devenu une grande source de
jouissance, le bonheur ne peut être séparé des joies de parenté et de
la société des enfants.
2.5. autres fonctions
La famille a d’autres fonctions plus ou moins apparentes et dont
certaines sont plus ou moins altérées aujourd’hui. Nous citons à titre
d’exemple, la fonction de solidarité et la fonction de sécurité.
3. les types de famille
3.1. famille de type traditionnel : (milieu rural)
C’est une famille qui se distingue par sa dimension très large. Elle
comprend généralement plusieurs couples avec leurs enfants. A la
tête de la famille se trouve un chef, généralement le plus âgé de la
famille appelé « patriarche », d’où l’appellation de « famille
patriarcale ». Le patriarche peut avoir une ou plusieurs femmes, ses
enfants peuvent être mariés de la même façon. On peut trouver
également les frères du patriarche et leurs enfants, des oncles, des
tantes, des cousins, des neveux et des nièces (les collatéraux).
3.2. famille de type moderne : (milieu urbain)
C’est une famille restreinte. Elle commence par un couple marié d’où
son appellation « famille conjugale ». Le nombre d’enfants est réduit.
4. condition de vie de la famille marocaine
4.1. La famille en milieu rural
21
4.1.1. Ressources
Les principales ressources sont représentées par l’agriculture et
l’élevage. Le mode d’exploitation dépend de la grandeur de la
propriété familiale. Dans les petites exploitations, la technique et les
moyens utilisés restent archaïques. Cette situation est parfois due à
la mentalité des paysans, parfois à un manque de ressources
matérielles.
Par contre, dans les grandes exploitations l’agriculture est mécanisée
(tracteurs, charrue à disques, moissonneuses-batteuses…) et le mode
de travail est assez moderne. Dans ce cas la productivité est
meilleure.
Cependant, l’agriculture ne constitue plus la seule ressource, en effet
un certain nombre de ruraux vivent d’un revenu salarial ou d’une
activité artisanale ou commerciale.
4.1.2. l’habitat
L’habitat est le plus souvent groupé en douars d’importance variable,
parfois dispersé. Il a plusieurs aspects et traduits souvent le niveau
social des paysans. On trouve la khaima, la nouala, simple ou
améliorée par soubassement de pisé, la maison en terre battue, la
maison en brique d’argile, la maison en pierres plus ou moins grande,
enfin la baraque en bois, en parier ou en zinc.
Les exploitations modernes se distinguent par un ensemble de
bâtiments au milieu d’un bouquet d’arbres.
4.1.3. Conditions d’hygiène
En milieu rural, l’habitat n’est pas toujours groupé auprès des points
d’eau. Certains douars sont même très éloignés des sources ou des
puits. Chaque famille assure elle-même son approvisionnement en
eau : puits, sources, seguias, oued…. L’eau est consommée à l’état
naturel sans prendre en considération aucune condition d’hygiène.
Quand il n’y a ni source, ni puits, ni oued à proximité des habitations,
l’eau de pluie peut être une solution pour l’approvisionnement en
eau d’un douar par le moyen d’une citerne collective (matfia).
La famille rurale ne possède pas d’électricité, l’éclairage est assuré
par des moyens traditionnels : bougies, lampe à l’huile, lampe à
« carbone », lampe à pétrole, lampe à butane.
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Les ordures ménagères sont évacuées d’une manière naturelle à l’air
libre. Aucune mesure d’hygiène n’est prise dans ce sens. Les
membres de la famille font leurs besoins dans la nature.
Le fumier est utilisé à l’état brut comme engrais.
4.1.4. les habitudes alimentaires
Elles différent d’une famille et d’une région à l’autre. Elles varient
suivant les conditions économiques et socioculturelles de chaque
famille et de chaque région.
Quelques familles interdisent la consommation de certains aliments
comme les oranges en cas de plaie, le lait aux enfants, les œufs et la
viande aux jeunes enfants car « trop forts pour eux ».
On remarque encore qu’en rural, les légumes sont moins
consommés. La ration alimentaire est moins équilibrée : un jour par
exemple on consomme beaucoup de viande les autres jours sans
viande.
4.2. la famille en milieu urbain
4.2.1. ressources
Les ressources sont diversifiées et varient d’une famille à l’autre. Elles
sont le résultat du niveau économique et de la situation sociale de
chaque famille. Les revenus proviennent du commerce, de l’artisanat,
d’une activité industrielle, d’un salaire journalier ou d’un emploi
administratif (fonction). Le revenu et le niveau de vie restent
variables suivant le secteur de travail et la fonction exercée.
4.2.2. l’habitat
L’habitat urbain présente de forts contrastes. Il est une juxtaposition
de quartiers différents. La principale opposition est celle de la médina
et de la ville nouvelle. Dans les grandes villes on distingue six types de
quartiers :
la médina qui est le plus ancien quartier de la ville constitué de
maisons anciennes de type traditionnel
la ville nouvelle = maison de deux à trois étages
les lotissements = petites maisons ou petits immeubles
le quartier résidentiel = constitué de villas
les bidonvilles = baraques en bois ou en zinc
le quartier industriel.
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4.2.3. conditions d’hygiène
Les maisons urbaines sont en général branchées sur le réseau de
distribution d’eau potable. Certaines familles pauvres non alimentées
directement par ce réseau se servent des fontaines publiques.
L’éclairage est électrique. Les bidonvilles utilisent encore les moyens
traditionnels.
Généralement l’évacuation des eaux usées est réalisée par le système
de tout à l’égout sauf dans les bidonvilles où elles sont déversées par
terre. Les ordures ménagères sont collectées et évacuées par les
services de la municipalité.
4.2.4. les habitudes alimentaires
Elles sont diverses et varient suivant le niveau économique et
socioculturel de la famille. En général les repas des familles sont
répartis en trois grands repas : petit déjeuner, déjeuner et diner. Le
déjeuner constitue généralement le principal repas de la famille. Il
est à noter qu’en milieu urbain (de même qu’en milieu rural) on
constate que certains aliments sont délaissés sous l’influence des
préjugés et des superstitions tels que :
le rein : « donne mauvaise haleine » et « bleuit le visage des
filles ».
le museau : « risque de fausser la fête d’un mariage par les
pluies ».
le foie de poulet : « rend peureux »
la rate : « pigmente le visage ».
Raisins, oranges, tomates et tout produit acide, sont à éviter car
ils peuvent aggraver les maladies de la peau et les plaies.
CONCLUSION
La vie de la famille marocaine, malgré les traditions et les coutumes,
tend à évoluer rapidement et s’imprégner du modernisme. La famille
rurale essaie d’imiter la vie de la famille citadine. Des faits sociaux
inconnus dans la société marocaine il y a quelques années sont
aujourd’hui d’actualité : la mode, l’horaire, l’habillement distingué,
distractions et loisirs, décors, exposition des articles ménagers.
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La maladie crée chez l’individu un état d’insuffisance ou une situation
handicapante qui l’empêche d’exploiter pleinement ses possibilités
psychologiques et physiologiques réelles. Or si la maladie crée chez
l’individu une perturbation passagère dans son existence, elle peut
avoir de grandes répercussions sur l’organisation de son existence et
sur la manière de la rentabiliser.
La situation se complique davantage lorsqu’on ajoute à une série
d’empêchements crées par la maladie des croyances qui donnent à la
maladie un statut particulier. En effet la maladie surtout si elle est
grave et prolongée est interprétée dans les milieux traditionnels
comme un signe plus ou moins dfvirect d’une malédiction divine ou
d’un châtiment d’ordre religieux.
Le problème qui peut se poser au personnel médical et paramédical
consiste d’abord à comprendre progressivement le statut social de la
maladie dans le contexte traditionnel. On aura donc non seulement à
soigner le malade, c’est-à-dire à guérir ou à rétablir les perturbations
pathologiques, mais à le préparer à s’intégrer de nouveau dans une
vie sociale cohérente. Le problème est donc d’autant plus important
qu’il est question d’ajouter aux connaissances médicales une
approche psychosociale du milieu et des individu en question.
Connaitre un malade revient à connaitre le milieu où il vit, c’est à dire
sa famille, son quartier, sa profession, ses références socioculturelles
… etc. D’autre part, il faut remarquer que certaines maladies (surtout
longues et handicapantes) finissent par créer chez l’individu des
besoins plus urgents d’affection et de sécurité. A la longue le malade
se rend compte qu’il peut compter sur la gentillesse du personnel
soignant et qu’il peut bénéficier d’un statut particulier pendant sa
maladie.
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Rôle infirmier face aux coutumes et aux superstitions
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Croyances : les hommes sont marqués par leur religion. Elle influe sur
leur manière de vivre (nourritures, vêtements et hygiène) et sur leur
manière de se conduire à l’intérieur des groupes auxquels ils
appartiennent.
Superstitions : ce sont des croyances erronées, fausses résultant
d’une déformation du sens religieux, exemple : la croyance selon
laquelle les maladies mentales, les manifestations nerveuses,
épilepsie, hystérie, crise de nerfs, pertes de connaissance, coma
etc.…., sont dues aux (jnoun), aux diables. De même le port des
talismans auxquels est attachée une protection particulière relève de
la superstition.
Préjugés : préjuger, c’est juger à l’avance, sans examen, beaucoup
d’opinion sont fondées sur des faits non contrôlés dont on n’a pas
vérifié la valeur.
Exemple : ne pas préparer à l’avance les vêtements du futur bébé
pour qu’il ait une chance de vivre.
Le rôle infirmier est très important dans la compréhension des
coutumes, des croyances, des superstitions et des préjugés, il est le
trait d’union entre le malade, la famille et l’équipe sanitaire.
Il devra le rassurer, lui apprendre à vivre dans son nouveau milieu :
d’où l’importance de savoir à qui il a affaire, à quel membre de la
société ? Qui est-il ? Ouvrier, paysan, artisan, commerçant, chômeur,
père de famille…
Quelle est sa religion ? Musulmane, israélite, chrétienne, il faut
connaitre les restrictions alimentaires afin de ne pas heurter leur
personnalité.
Ces préjugés et superstitions ne seront pas combattus par la
contrainte, la force, seule le patience, la compréhension, la bonté
font œuvre d’éducation contre l’ignorance.
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