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Découvrir les Traces de la Faune

Ce mémorandum d'Eco-Garde présente les traces et indices de la faune sauvage de la région, permettant d'apprendre à identifier les signes laissés par les animaux. Il décrit divers types de terriers, de traces et de comportements alimentaires d'espèces comme le blaireau, le renard, et le pic épeiche. L'objectif est d'encourager l'observation et la protection de la nature.

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Découvrir les Traces de la Faune

Ce mémorandum d'Eco-Garde présente les traces et indices de la faune sauvage de la région, permettant d'apprendre à identifier les signes laissés par les animaux. Il décrit divers types de terriers, de traces et de comportements alimentaires d'espèces comme le blaireau, le renard, et le pic épeiche. L'objectif est d'encourager l'observation et la protection de la nature.

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TRACES & INDICES DE LA FAUNE SAUVAGE DE NOTRE REGION

La nature recèle bien des trésors


cachés pour qui sait la regarder.

Ce mémorandum rédigé par Eco-


Garde, vous présente les traces et
les indices de présence les plus
simples à identifier de la faune de
notre région.

Apprendre à voir et à lire les


signes que nous laisse la nature,
c’est apprendre à l’aimer et à la
protéger.

[Link]
© ECO-GARDE 2013 - TRACES & INDICES DE LA FAUNE SAUVAGE
« POT A CROTTES » BLAIREAU DANS SON TERRIER

TERRIER DE BLAIREAU
Les crottes du blaireau peuvent être soient liquides
soient sous forme de petits tas agglomérés. Elles sont
déposées au fond d'un trou de 10 cm, appelé »pot à
crottes ». Ce dernier n’est jamais rebouché. Il peut se
situer à plusieurs mètres des galeries.

Les terriers représentent un travail de terrassement


extraordinaire. Les galeries peuvent s'enfoncer jusqu'à
5 m de profondeur, le volume de terre extrait peut
avoisiner les 25 m3.

Elles forment un réseau complexe (parfois plus de 60


entrées ou « gueules ») Ces entrées sont larges, bien
dégagées, s'enfonçant dans le sol sous la forme d'
« entonnoirs ». Les coulées très marquées, témoignent
du passage répété de toute la famille.

TERRIER DE BLAIREAU © ECO-GARDE 2013 - TRACES & INDICES DE LA FAUNE SAUVAGE


TERRIER DE LAPIN DE GARENNE
Le lapin a besoin de sols bien drainés,
profonds, souvent en terrain sablonneux.
Quand la densité est faible, les terriers
peuvent être isolés, sinon ils sont groupés
et reliés par un système de galeries. Les
femelles creusent des terriers peu
profonds (rabouillères) pour mettre bas.

Ils mesurent 1-2 m de long et prennent fin


par un nid d’herbes sèches et de poils elles
les referment chaque fois qu’elles en
sortent.

Opportuniste, le renard récupère le plus souvent un


terrier délaissé, souvent aménagé par un blaireau. Sinon,
il creuse le plus souvent son terrier sous les racines d'un
arbre, sur les berges, au flanc d'un talus exposé au sud,
en terrains sablonneux ou caillouteux : il lui arrive de le
partager, en parfaite harmonie avec un putois ou une
famille de blaireau.

Son terrier d'été est assez simple et ne dispose que d'une


seule galerie d'accès : il sert d'abri occasionnel. Celui
d'hiver est souvent très ramifié et possède plusieurs
entrées.

On distingue au premier plan sur la droite, un crâne de


lapin de garenne.

TERRIER DE RENARD
© ECO-GARDE 2013 - TRACES & INDICES DE LA FAUNE SAUVAGE
ENCLUME DE GRIVE MUSICIENNE
PIE GRIECHE GRISE
Autour d'une pierre (d'une branche ou d'une souche), on
trouve parfois un grand nombre de coquilles d'escargots
vides, plus ou moins cassées, notamment celles des Hélices
des bois (Cepea sylvatica), comme au premier plan.

Les mollusques qui vivaient dans ces coquilles ont été tués et
mangés par une Grive musicienne (Turdus philomelos) et
on appelle couramment « enclume », le support sur lequel
l'oiseau a placé l'escargot pour en briser la coquille

HELICE DES BOIS

LARDOIR DE PIE GRIECHE ECORCHEUR


GRIVE MUSICIENNE La Pie-grièche grise ou écorcheur utilise
régulièrement des « lardoires » pour fixer
les proies afin de les dépecer plus
facilement. Parfois, la proie est laissée
empalée sans être consommée
immédiatement.

Le support est fréquemment une branche


d'églantier, d'épine noire ou d'aubépine,
voire un fil de fer barbelé ou un éclat de
grosse branche.

© ECO-GARDE 2013 - TRACES & INDICES DE LA FAUNE SAUVAGE


CERCOPE ECUMEUSE
LA COULEE FAUNE SAUVAGE
Les « coulées » se remarquent par une légère dépression dans les
herbes ou les feuilles mortes. Elles sont adaptées à la corpulence de
l'animal qui les fréquente et elles quadrillent son territoire.
La coulée répond à plusieurs nécessités : se rendre sur les lieux de
nourriture ou aux abreuvoirs, ne pas se faire voir et ne pas se
fatiguer.

Communément appelé « Bave de coucou », elle est


fréquente dans les prairies, sur les tiges de plante. A
l’intérieur de l’amas spumeux de 1 à 2 cm vit la petite
larve verte de la cercope écumeuse (voir photo). Elle
suce la sève des plantes et produit qui la protège du soleil
et des prédateurs.

« BAVE DE COUCOU »

© ECO-GARDE 2013 - TRACES & INDICES DE LA FAUNE SAUVAGE


Le pic épeiche se trouve un arbre pourvu d'une crevasse ni trop
large, ni trop étroite et il y coince un cône parfois apportée de très
loin, sur laquelle il tape frénétiquement du bec jusqu'à ce qu'en
soient extraites toutes les petites graines qui s'y trouvaient.
Une fois le cône déchiqueté, il l'arrache de sa forge et le remplace
par un autre.

FORGE DE PIC EPEICHE

SITELLE TORCHEPOT

FORGE DE SITELLE TORCHEPOT


Tout comme le pic épeiche, la sitelle
torchepot choisit un arbre, un support
naturel, afin de coincer sa récolte (noisette,
gland, noix…). Elle frappe ensuite violement
jusqu’à percer la coque et en récolter le
fruit.

© ECO-GARDE 2013 - TRACES & INDICES DE LA FAUNE SAUVAGE


PIC EPEICHE FEMELLE
CONE DEPECE PAR UN PIC EPEICHE

CONE DECORTIQUE PAR UN RONGEUR (MULOT OU CAMPAGNOL)

CONE D’EPICEA DECORTIQUE :


A QUI APPARTIENT-IL ?
Attaquer à coup de bec de façon désordonnée, le pic épeiche
déchiquette le cône afin d’extraire la graine.

L’écureuil plus minutieux enlève les écailles du cône puis ouvre


la graine à l’aide de ses dents. Plus difficile à extraire, il
systématiquement laisse un petit plumet au bout du cône,
caractéristique de son passage.

Grâce à leurs petites dents, le mulot ou le campagnol


rongent consciencieusement le cône sans rien oublier et laisse
cet aspect propre et parfaitement nettoyé. CONE RONGE PAR UN ECUREUIL
© ECO-GARDE 2013 - TRACES & INDICES DE LA FAUNE SAUVAGE
FRUITS PERCES, TROUES : QUI EST L’AUTEUR ?
NOISETTES FENDUES PAR L’ECUREUIL

La coque des glands et des noisettes est


percée d’un petit trou : c’est l’œuvre du
Balanin, un petit charançon.

Il y creuse un trou et y pond. Les larves


se développent à l'intérieur et se GLANDS RONGES PAR LE BALANIN DES GLANDS
nourrissent de l'amande.

Au printemps, après leur hibernation, les


adultes sortent de leur cachette et
s'attaquent aux jeunes fruits.

NOISETTE RONGEE PAR UN MULOT OU UN MUSCARDIN

Déchiqueter, décortiquer, casser, grignoter,


fendre, chaque animal a sa technique pour
atteindre l'objet de sa convoitise. Il compte
d'abord sur ses outils naturels : dents, bec,
langue.
Le perçage d'une faine, d'un gland, d'un noyau de
merise par un petit rongeur forestier porte
toujours la même signature : un trou sur le côté.
Le mulot grâce a des dents affûtées comme un
ciseau à bois, laisse sur la noisette un trou arrondi
NOISETTE PERFOREE PAR LE BALANIN DES NOISETTES bien propre et régulier, avec l'empreinte de ses
incisives.
L’écureuil armé d’une bonne dentition, fait levier
© ECO-GARDE 2013 - TRACES & INDICES DE LA FAUNE SAUVAGE
et fend la noisette en deux.
PIC NOIR MÄLE

LOGE DE PIC EPEICHE


Le pic épeiche niche dans des cavités « loges » creusées par les
deux adultes, en mars et avril. L’Epeiche niche aussi bien en pleine
forêt que dans le bocage, les vergers, les parcs et certains jardins.

La loge est circulaire de 4 à 4,5 cm de diamètre, située à hauteur


variable (3 à 10 m) dans un feuillu ou un pin. En forêt, souvent
dans un arbre en lisière ou en bordure de chemin. Le même arbre
peut présenter plusieurs loges, une même loge être réutilisée 2 ou 3
années de suite.

PIC EPEICHE FEMELLE

LOGE DE PIC NOIR


La loge du pic noir est creusée à une hauteur de 7 à 12 mètres au-
dessus du sol, dans un arbre (sain ou malade) d'au moins 45 à 50
centimètres de diamètre. Le tronc ne porte aucune branche sur les 5
à 20 premiers mètres et ne doit être escaladé par aucune plante
grimpante.

Le trou d'envol est le plus souvent ovale (environ 14 à 16 cm sur 9 à


10 cm), et ouvre sur une loge d'un diamètre important de 20 à
25 cm, pour une profondeur de 30 à 50 cm.

© ECO-GARDE 2013 - TRACES & INDICES DE LA FAUNE SAUVAGE


LOGE DE PIC RECUPEREE PAR UNE
SITELLE TORCHEPOT
La sittelle torchepot niche dans des trous ou des crevasses, mais ne
creuse pas elle-même. C'est souvent une ancienne loge de pic. Elle
réduit l'entrée en construisant un torchis de boue séchée et de salive
autour du trou, jusqu'à ce qu'il ait la bonne taille.

Elle utilise aussi de la résine en tant que répulsif pour les prédateurs.
L'intérieur du trou est tapissé de morceaux de copeaux d'écorce,
d'herbes, de poils et de plumes.

RESTES DE LUCANE CERF-VOLANT


Le faucon hobereau se nourrit de petits oiseaux (notamment
d'hirondelles et de martinets) et de grands insectes (libellules et
cerfs-volants) capturés en vol, ou au sol en marchant pour
d'autres espèces.

Il est fréquent en lisière de forêts de trouver des restes du repas du


Faucon Hobereau comme ci-dessous une tête de Lucane cerf-
volant dont il raffole. © ECO-GARDE 2013 - TRACES & INDICES DE LA FAUNE SAUVAGE
PIQUETAGE DE PIC EPEICHE
Comme tous les pics, le pic épeiche est
spécialisé dans le martèlement des troncs et des
branches d'arbre, car sa nourriture est
principalement constituée de larves d'insectes
xylophages.

Il détache d'abord l'écorce à coups de bec latéraux, creuse ensuite


des cavités dans le bois, jusqu'à 10 cm de profondeur, afin de
dénicher les larves à l’aide de sa longue langue souple.

PIQUETAGE DE PIC NOIR


Le pic noir recherche sa nourriture dans les troncs, les souches et le bois
par terre. Il se nourrit principalement de fourmis, de leurs larves et de leurs
nymphes, d'insectes vivants dans le bois et l'écorce, surtout des coléoptères
(scolytes et longicornes).

Il ne dédaigne pas non plus les chenilles, les araignées, les escargots et
rarement des baies et des fruits.

© ECO-GARDE 2013 - TRACES & INDICES DE LA FAUNE SAUVAGE


DEGATS D’INSECTES XILOPHAGES
Les insectes xylophages sont des organismes vivants dont
le régime alimentaire est composé de bois. Ces insectes, à
l'état larvaire ou adulte, mangent les branches, les troncs ou
les racines des arbres morts ou vivants. Les
« saproxylophages » ne consomment que le bois en
décomposition. La famille des insectes xilophages compte
plus de 1000 espèces.

Ils pondent sous l'écorce des arbres, les larves creusent des
galeries en se nourrissant de la sève des arbres, ce qui
provoque très souvent la mort pour l'arbre.

SCOLYTE

On reconnaît si l’auteur de la plumée est


un rapace ou un prédateur terrestre au
fait que les hampes des plumes sont
intactes.

Le rapace les arrache, les mammifères


les sectionnent d’un coup de dent.

PLUMEE D’OISEAUX

© ECO-GARDE 2013 - TRACES & INDICES DE LA FAUNE SAUVAGE


LARVE CREUSANT UNE GALERIE
SOUILLE DE SANGLIER
Ce sont de petites cavités boueuses constituées d’eau stagnante, dans
lesquelles les sangliers viennent se rouler pour se débarrasser
des parasites externes et pour se rafraîchir. Les sangliers ne transpirant
pas, le besoin d’hydratation est permanent.

L'eau est sale, boueuse. La terre est parsemée d'empreintes d'animaux


qui viennent se coucher.

FROTTOIR DE SANGLIER
En sortant de la souille les animaux se frottent aux arbres, les
maculant de boue et de poils. L’arbre porte le nom de « frottoir »,
les traces de boues « les houzures ».

Ces traces permettent de connaître la taille des animaux présents


sur le secteur, elles sont complétées par les impacts des dents du
sanglier sur l'écorce de l'arbre.

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EMPREINTE DE SANGLIER
La taille des empreintes pour un adulte peut aller jusqu'à 7 à 9
cm de long pour 7 à 8 cm de large pour un sanglier adulte. A
l'arrière, les petites traces laissées par les gardes (doigts
rudimentaires) sont très caractéristiques.

GARDES
BOUTIS ET VERMILLIS DE SANGLIER
Il s'agit des impacts sur le sol et dans la végétation dus aux
fouissages du sanglier qui, avec son groin, recherche sa
nourriture (racines, vers de terre…).

Les boutis, traces profondes de 20 à 40 centimètres, sont


parfois très importantes et s'étendent sur de grandes surfaces.
Les vermillis sont des fouilles partielles à fleur de sol.
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JE FAIS LA DIFFERENCE ENTRE :

La femelle du chevreuil : chevrette


C'est un animal agile et rapide, à la robe brunâtre et
à la face plutôt grise, qui peut atteindre 60
à 68 cm (femelles) de hauteur au garrot, 95
à 135 cm de long, 13 à 22 kg pour les femelles et
vivre jusqu'à 15 ans (la plupart ne dépassant
toutefois pas 6 ou 7 ans dans nos régions).

À âge égal, le mâle pèse 2 à 3 kg de plus que la


femelle.

Le mâle et la femelle de couleur brun-roux au printemps/été et plus gris


en hiver, ont sur les fesses un miroir blanchâtre bordé de noir. La queue
est courte. Les bois sont uniquement portés par les mâles.

La femelle est appelée « biche » et le petit jusqu'à l'âge de 6


mois » faon ». Ensuite de 6 mois à 1 an on l'appelle « bichette » si c'est
une femelle et « hère » s'il s'agit d'un mâle. De 1 an à 2 ans le jeune
mâle est appelé « daguet ».

La femelle du cerf : Biche


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JE FAIS LA DIFFERENCE ENTRE :

Le chevreuil adulte
(brocard)
Le chevreuil mâle est appelé brocard. Lui seul porte des bois, mais il les
perd à l'automne. C'est un petit animal agile et très rapide, à la robe
brunâtre et à la face plutôt grise, qui atteint à l'âge adulte des tailles
variant selon les individus de 62 à 72 cm (67 en moyenne) de hauteur au
garrot pour les brocards, avec une longueur du corps de 105
à 120 cm de long pour les mâles. Le poids du chevreuil peut varier entre
15 et 26 kg, selon qu'il est de plaine ou de montagne.

Le cerf élaphe est un mammifère appartenant à l’ordre des ongulés, au


sous-ordre des ruminants et à la famille des cervidés (porteurs
( de bois).

Le cerf pèse de 170 à 250 kg et la biche, sa femelle, de 90 à 130 kg. La


hauteur au garrot (épaule) est de 1,20 à 1,50 m.

Le cerf adulte

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BOIS DE CHEVREUIL
Seul le mâle, appelé « brocard », porte des bois. Il les
perd vers la fin Octobre et commence à les refaire
quelques semaines après. Les bois sont assis sur deux
apophyses de l’os frontal : les pivots. La base s’appelle
« la meule », et le merrain, qui est au-dessus, porte
« les andouillers » qui se terminent par des pointes.

Les bois ont au maximum 3 andouillers chacun. La


repousse a lieue en hiver et dure généralement 2 à 3
mois (surtout de la mi-janvier à la mi-février). Les bois
sont recouverts de « velours » (peau richement
vascularisée), que le chevreuil essaiera d’enlever en se
frottant aux branches.

À partir de neuf mois, des bois commencent à pousser sur la tête du


mâle sous forme de « pivots ». À un an, ils sont visibles et le mâle est
alors appelé « daguet ». Les bois vont alors tomber chaque année (fin
de l'hiver chez les cerfs âgés, début du printemps chez les jeunes) pour
repousser au cours de l'été. Une enveloppe nourricière, duveteuse et
irriguée de sang, assure leur croissance à la manière d'un placenta pour
un fœtus. Fin juillet, le velours tombe.

BOIS DE CERF

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LAISSEES DE RENARD QUI EST L’AUTEUR
Les renards marquent leur territoire à l’aide de DE SES CROTTES ?
leur urine et crottes. Les laissées sont donc souvent
placées en des lieux bien visibles et exposés, sur
une grosse pierre ou une motte d’herbe. Les
laissées d’une longueur de trois à huit centimètres
du renard sont la plupart du temps plus allongés sur
un côté et contiennent des restes de nourriture bien
visibles tels que noyaux de cerises ou prunes, des
poils de souris, des débris d’os ou des restes
d’insectes.

MOQUETTES DE CHEVREUIL
Les crottes du chevreuil sont faciles à
reconnaître. On les trouve sous forme de petit Souvent à proximité directe des bauges, ce
tas appelés "moquette". sont des boudins cylindriques de +/- 4 à 6
cm de diamètre et d’une dizaine de
Elles sont noires et luisantes, pointues à un centimètres de long. Les laissées du
bout, souvent agglomérées en masse en été. La sanglier sont noires et semblent formées de
longueur varie de 10 à 14 mm, la largeur de 7 à plusieurs éléments agglomérés.
10 mm.
LAISSEES DE SANGLIER

LAISSEES DE MARTRE
Les laissées (crottes) sont déposées au bord des
chemins forestiers, sur des pierres, le plus souvent
à moins de 2 m de l’entrée. Leur forme dépend
beaucoup des aliments consommés. Vrillées, on
les distinguera de celles du Renard car de
dimension plus petites.
© ECO-GARDE 2013 - TRACES & INDICES DE LA FAUNE SAUVAGE
ABROUTISSEMENT DE CHEVREUIL
Les « abroutissements » sont les traces sur les végétaux
(arbustes surtout) consommés par le chevreuil.

Le Chevreuil se nourrit surtout de pousses et feuilles d’arbres,


ronces, framboisier, lierre, noisetier, secondairement de
plantes herbacées.

Les cervidés, en règle générale, ne possédant pas


d’incisives sur la mâchoire supérieure, sectionnent puis
arrachent d’où cette marque caractéristique.

ECORCAGE DU CERF
En hiver, lorsque la nourriture vient à manquer, le Cerf
écorce les épicéas, les hêtres, frênes et douglas (les
REPOSEE DE CHEVREUIL
traces des incisives ont moins de 16 mm de large) et
coupe la pousse terminale des jeunes arbres Les reposées sont les endroits que le
(abroutissement) qui peut finir par provoquer la perte Chevreuil choisi pour se reposer. Elles sont
définitif de l’arbre. presque toujours placées au pied d'un
arbrisseau. Le Chevreuil gratte le sol avec
ses pattes pour en dégager les feuilles.

Elles ont une forme souvent ovale


d'environ 50 à 60 cm de long et 25 à 30 de
large. Il est même parfois possible de
savoir dans quelle position le chevreuil
s'est couché avec les marques des sabots.

© ECO-GARDE 2013 - TRACES & INDICES DE LA FAUNE SAUVAGE


Le brocard marque son territoire en déposant sur les troncs
d'arbres et arbustes les substances odoriférantes secrétées par
ses glandes frontales (entre les bois). Le résultat de cette
action s'appelle le frottis (écorce râpée voir déchiquetée).

FROTTIS DE CHEVREUIL FROTTIS

GRATTIS

Au sol, les « grattis », sont les traces également laissées par les
chevreuils qui marquent leur territoire avec leurs pattes avant et les
glandes odorantes situées entre les sabots (glandes pédieuses).
L’association des deux (frottis + grattis) est appelée « Régalis ».

GRATTIS DE CHEVREUIL
Il est extrêmement facile de déceler la présence
d'un chevreuil sur un territoire.

Les empreintes sont étroites et allongées et


mesurent environ 4,5 x 3 cm, fréquemment visibles
en terrain mou.

EMPREINTE DE CHEVREUIL
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«BAIN DE POUSSIERE» DU FAISAN
Pour éliminer les parasites de leur plumage, les faisans
prennent des bains de poussière, ils se pouillent et
laissent bien visibles des petites cuvettes de terre fine
que viennent orner quelques plumes abandonnées.

On reconnaît si l’auteur de la plumée est un rapace ou un prédateur


terrestre au fait que les hampes des plumes sont intactes.

Le rapace les arrache, les mammifères les sectionnent d’un coup


de dent.

PLUMEE D’OISEAUX
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LES GALLES DES ARBRES
La plupart des galles des arbres à feuilles caduques
sont provoquées par des acariens de taille si
minuscule qu'ils sont à peine visibles à l'œil nu.
D'autres galles sont causées par des guêpes, des
moucherons ou des pucerons. Les acariens insèrent
leurs longues parties buccales dans le tissu foliaire ou
floral et sucent les jus de la plante. Lorsqu'ils se
nourrissent, ils semblent injecter dans les tissus une
substance qui favorise la croissance, avec pour
conséquence la formation d'enflures ou de galles sur
la surface des feuilles ou des fleurs. GUEPE CYNIPS DU CHENE

Le rond de sorcières, cercle des fées ou


mycélium annulaire est un phénomène naturel,
consistant en une colonie de champignons
pérennants alignés en une formation plus ou moins
circulaire, en sous-bois ou dans les prés. Les
véritables ronds de sorcières voient leur rayon
croître par pas de 20 à 40 cm.

«RONDS DE SORCIERE »
C’est un charançon qui est à l’origine des
feuilles de noisetier enroulées. Il découpe
le haut d'une feuille sur presque toute sa
longueur puis la plie dans le sens de la
longueur par le milieu. Le charançon va
GALLE DU CHENE l'enrouler en remontant par le haut. Il va
replier l’extrémité et pondre sa larve dans
le cylindre réalisé. La feuille desséchée,
finira par tomber.

«FEUILLE ENROULEE » © ECO-GARDE 2013 - TRACES & INDICES DE LA FAUNE SAUVAGE


LES BROUSSINS
Il s’agit du développement de brindilles sur
le tronc ou les branches d’un arbre. Des
bourgeons dormants se réveillent et
donnent naissance à des petites branches
qui finiront par mourir.

LES LOUPES LES CHANCRES


Le mécanisme de formation des loupes n’est Le mécanisme de formation des chancres n’est pas
pas entièrement élucidé mais il est actuellement entièrement élucidé mais il est actuellement admis que
admis que ces anomalies sont dues à un ces anomalies sont la conséquence d’une réaction du
développement anarchique des cellules de végétal face à une agression bactérienne ou parasitaire.
Cambium (cellules de formation du bois).
En réponse à l’agression, l’arbre répond en produisant
une excroissance de petites pousses formant une
grappe ou un ensemble de grappes de petits bourrelets
qui grossit chaque année.

© ECO-GARDE 2013 - TRACES & INDICES DE LA FAUNE SAUVAGE

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