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Socrate : Philosophie et Influence

Socrate, philosophe grec du Ve siècle av. J.-C., est reconnu comme le père de la philosophie morale, ayant influencé la pensée occidentale sans laisser d'écrits, sa pensée étant transmise par ses disciples comme Platon. Il se distinguait par sa méthode d'interrogation pour éveiller la pensée critique, et sa condamnation à mort a renforcé son statut d'icône philosophique. Ses disciples ont continué son héritage, créant diverses écoles philosophiques qui se sont inspirées de ses enseignements.

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Socrate : Philosophie et Influence

Socrate, philosophe grec du Ve siècle av. J.-C., est reconnu comme le père de la philosophie morale, ayant influencé la pensée occidentale sans laisser d'écrits, sa pensée étant transmise par ses disciples comme Platon. Il se distinguait par sa méthode d'interrogation pour éveiller la pensée critique, et sa condamnation à mort a renforcé son statut d'icône philosophique. Ses disciples ont continué son héritage, créant diverses écoles philosophiques qui se sont inspirées de ses enseignements.

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PROF: M.

KOFFI CLASSE: 1ère A

SOMMAIRE

INTRODUCTION
……………………………………………………………………
…………..2

I/ BIBLIOGRAPHIE DE SOCRATE
…………………………………………………………….2

II/ LA PHILOSOPHIE DE SOCRATE


……………………………………………………………2

III/ PLACE DE SOCRATE DANS LA PHILOSOPHIE


ANTIQUE ……………………………..3

IV/ SOCRATE ET PLATON


……………………………………………………………………
…4

V/ ENSEIGNEMENT PUBLIC DE SOCRATE

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PROF: M. KOFFI CLASSE: 1ère A

INTRODUCTION

Socrate est un philosophe grec du Ve siècle av. J.-C. (né vers -470/469, mort en -
399). Il est connu comme l’un des créateurs de la philosophie morale. Socrate
n’a laissé aucun écrit, sa pensée et sa réputation se sont transmises par des
témoignages indirects. Ses disciples, Platon et Xénophon, ont notablement
œuvré à maintenir l'image de leur maître, qui est mis en scène dans leurs
œuvres respectives.
Les philosophes Démétrios de Phalère, et Maxime de Tyr dans sa Neuvième
Dissertation ont écrit que Socrate est mort à l’âge de 70 ans. Déjà renommé de
son vivant, Socrate est devenu l’un des penseurs les plus illustres de l'histoire
de la philosophie. Sa condamnation à mort et sa présence très fréquente dans
les dialogues de Platon ont contribué à faire de lui une icône philosophique
majeure. La figure Socratique a été discutée, reprise, et réinterprétée jusqu'à
l'époque contemporaine. Socrate est ainsi célèbre au-delà de la sphère
philosophique, et son personnage est entouré de légendes.
En dépit de cette influence culturelle, très peu de choses sont connues avec
certitude sur le Socrate historique et ce qui fait le cœur de sa pensée. Les
témoignages sont souvent discordants et la restitution de sa vie ou de sa
pensée originelle est une approche sur laquelle les spécialistes ne s'accordent
pas.

I/ BIBLIOGRAPHIE DE SOCRATE

De sa biographie, on peut retenir qu'il est né à Attique en -470 et qu'il est mort
à Athènes en -399, suite à sa condamnation à mort. Son père était sculpteur et
sa mère sage-femme. Il n'a rien écrit, ses pensées nous ont été retransmises
par son élève Platon. On représente toujours Socrate en train de discuter, vêtu
d'un manteau grossier, parcourant les rues pieds nus. De son physique, on sait
qu'il était extrêmement robuste et laid. Comparé aux sophistes, généralement
riches, ou aux sages classiques, qui occupent souvent des fonctions
importantes dans la Cité, Socrate apparaît comme un marginal, sans fonction ni
attraits extérieurs.

II/ LA PHILOSOPHIE DE SOCRATE

Socrate se rencontre partout où se massait les citoyens, se présentant comme


celui “qui ne sait rien”, interrogeant les gens sur ce qu'ils croient savoir et

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détruisant leurs illusions et fausses connaissances, les poussant à penser par


eux-mêmes. Par exemple, il démontrera au héros Lachès qu'il ignore ce qu'est
le courage ou aux hommes politiques qu'ils méconnaissent l'essence du
politique. On parle ainsi de l'ironie socratique, dans la mesure où Socrate
cherche à éveiller, ou accoucher les âmes comme il l'affirme lui-même.
Mais son enseignement sera condamné par ses contemporains, lesquels le
jugent et le poussent à boire la cigüe. Mais dans cette épreuve
(dont Platon témoigne dans l'Apologie de Socrate), Socrate accepte sa
condamnation, continue à discuter et meurt dans la sérénité. Cette mort,
exemplaire, fera dire à Hegel que Socrate est un “héros de l'humanité”.
Socrate fonde sa philosophie sur la critique impitoyable des opinions humaines,
ce qui va devenir un modèle pour toute la pensée occidentale.
Socrate cherche donc à montrer que les vertus morales particulières (par
exemple : la justice, le courage, la tempérance, la piété, la sagesse) convergent
toutes dans la vertu qui est une (en général), et, au-delà d'elle, en ce pour quoi
la vertu est vertueuse ou l'excellence excellente, en vue de faire le bien.
Il est connu comme l'un des créateurs de la philosophie morale. Socrate n'a
laissé aucun écrit, sa pensée et sa réputation se sont transmises par des
témoignages indirects.
Le dialogue socratique est une stratégie qui s'appuie sur
l'interrogation et dont le but est de stimuler la pensée critique de l'apprenant,
en l'amenant à prendre conscience de ce qu'il sait implicitement, puis de
l'exprimer et de le juger. Cette stratégie situe l'apprenant au centre de son
apprentissage.

III/ PLACE DE SOCRATE DANS LA PHILOSOPHIE ANTIQUE

Il existait avant Socrate des individus réputés pour être sages, faisant preuve
de sophia. Ces sages, maîtres de vérité ou de sagesse, représentent une sorte
d'aristocratie, tandis que les sophistes, qui affirment pouvoir enseigner le
savoir à tous contre paiement, sont le versant démocratique de la sagesse. En
s'opposant aux uns et aux autres, Socrate est le premier philosophe
(philosophos), tel que le définit pour la première fois Platon dans le Banquet,
c'est-à-dire celui qui est non sage, mais qui désire (philein) la sagesse, sachant
qu’il ne l'a pas. Individu inclassable, il provoque chez les autres le
bouleversement de soi-même d’une façon irrationnelle. Cette remise en
question de l’individualité se trouve dépassée dans le dialogue entre un
individu et un autre, dialogue fondé sur la raison, pour atteindre l’universalité.
Par la suite, pour toutes les écoles philosophiques de l'Antiquité, la figure du
sage est avant tout un idéal. Et toutes, à l'exception de l'épicurisme,

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s'accordent pour reconnaître que Socrate, celui qui ignore qu'il est sage, est
une incarnation de cet idéal.
Par la suite, une tradition a fait de Thalès de Milet le « premier philosophe »,
tandis qu'une autre tradition, remontant à Platon, Xénophon et Aristote, fait de
Socrate le « père de la philosophie ».

IV/ SOCRATE ET PLATON

Considéré comme le père de la philosophie morale, Socrate fut également


le maître de Platon, mais aussi de Xénophon, Antisthène, Euclide de Mégare ou
Aristippe de Cyrène. Platon et d'autres disciples de Socrate, souhaitant diffuser
une bonne image de leur mentor, le mettent en scène dans nombre de leurs
œuvres. Ils utilisent pour cela les dialogues socratiques, un genre littéraire où
des personnages de fiction débattent de sujets philosophiques. Ce style
d'écriture rappelle la façon dont Socrate a débuté sa carrière de philosophe, en
enseignant, debout, dans la rue. Il questionnait son auditoire afin d'entamer un
dialogue de philosophie.

V/ ENSEIGNEMENT PUBLIC DE SOCRATE

Vers 435, il commença à enseigner dans la rue, dans les gymnases, les stades,
les échoppes, au gré des rencontres. Il parcourait les rues d’Athènes vêtu plus
que simplement et sans chaussures, dialoguant avec tous. Il enseignait, ou plus
exactement questionnait, gratuitement, contrairement aux sophistes, qui
enseignaient la rhétorique moyennant une forte rétribution. L'année 420 est
importante, puisque la Pythie de Delphes aurait répondu à son ami
d’enfance Chéréphon : « Il n'y a pas d'homme plus sage que Socrate ».
On sait que Socrate passait à certaines occasions plusieurs heures debout et
immobile. Platon en a fait une description dans Le Banquet. La philosophie
étant un mode de vie, il s'agit ici d'un exercice de méditation, ou « dialogue
avec soi-même », pratiqué dans l'Antiquité par les philosophes. Outre
Socrate, Pyrrhon ou Cléanthe par exemple s'y adonnaient

VI/ LA MORT DE SOCRATE

Condamné pour impiété et corruption de la jeunesse vers 399 av. J.-C., Socrate
boit la ciguë après avoir passé ses dernières heures à disserter avec ses amis.
Interdit d'enseignement sous le Régime des Trente, Socrate s'était attiré la
haine en remettant en cause certaines traditions religieuses. Lors de sa
condamnation, il eu la possibilité de proposer une peine alternative à la mort
afin de laisser ses juges choisir laquelle serait la plus appropriée. Refusant de

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compromettre ses idées, il demande à être honoré par la cité. De même, il


n'accepte pas de s'enfuir, jugeant la soumission à la loi comme un fondement
de la justice. Considéré comme le père de la philosophie, Socrate sera
rapidement réhabilité et honoré après sa mort tandis que ses accusateurs
seront exilés. Sa pensée et son acceptation de la mort au nom de la loi
marqueront les esprits pendant des siècles.

VII/ LES DISCIPLES ET CONTINUATEURS DE SOCRATE

Parmi ses élèves, sept sont d'après Diogène Laërce considérés comme
particulièrement importants. Ce sont Antisthène, Eschine de
Sphettos, Platon, Xénophon, Euclide de Mégare, Aristippe de Cyrène et Phédon
d'Élis. Tous, sauf peut-être Aristippe, ont écrit des dialogues socratiques. Ce
sont des fictions littéraires dans lesquelles des sujets philosophiques font
l'objet d'un débat « à la manière » de Socrate. Seuls nous sont parvenus en
entier des dialogues de Platon, du Pseudo-Platon (anciennement attribués à
Platon mais qui n'ont pas été écrits par lui) et de Xénophon.
Il eut d'autres disciples, dont Apollodore et son frère Aïantodore ; Isocrate,
pendant une courte période ; Cébès, Chéréphon, son ami d'enfance et
assistant ; Ménexène, Simmias, Métrodore, Alcibiade dès
431, Charmide, Critias, Théétète d'Athènes, Criton et ses enfants Critobule,
Hermogène, Epigène et Ctésippe[Information douteuse] ; Spintharos, père
d'Aristoxène ; Hermogène, Lysanias de Sphettos, père d'Eschine de
Sphettos ; Coriscos de Scepsis, père de Nélée de Scepsis. L’un de ses disciples,
Euclide de Mégare, en -405, fonda la première école des « Petits socratiques » :
le mégarisme. En -400, un autre disciple, Antisthène, a fondé la deuxième école
des « Petits socratiques » : le cynisme. L’année suivante, Aristippe fonda la
troisième école : le cyrénaïsme. L’acmé de Socrate est contemporaine de la
mort d’Anaxagore

CONCLUSION

En conclusion, Socrate n'était qu'un homme qui, bien que prétendant être
l'homme le plus sage du monde, était très réaliste et bien moins imbu de lui-
même que les hommes qu'il a dénoncés et qui l'ont combattu et mis à mort.

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