Devoir Maison - vacances d’hiver
Sciences Physiques / MPSI 1 / Lycée Marcelin Berthelot
Exercice 1 - Chambre à bulles et accélérateurs ( ) :
On montre sur la figure suivante un cliché pris dans une chambre à bulles, au Fermilab, dans laquelle
des protons très énergétiques sont envoyés sur un mélange de Néon et d’Hydrogène. Les trajectoires qui
figurent sur cette image sont celles d’électrons et de positrons (antiparticules de l’électron), produits par
les collisions entre les protons incidents avec les atomes H et Ne. Le champ magnétique présent au sein de
la chambre à bulle est supposé uniforme, et sa direction est orthogonale au plan de la figure
1. (a) Rappeler qualitativement l’effet lié à l’existence d’un champ magnétique sur la trajectoire d’une
particule chargée. En supposant la trajectoire circulaire, retrouver rapidement le rayon R de la trajec-
toire en fonction de la quantité de mouvement p mv de la particule, de sa charge q et de la norme
B du champ magnétique. On admet que cette formule reste valide en mécanique relativiste.
(b) Comment varie l’énergie cinétique d’une particule décrivant une trajectoire circulaire dans un champ
magnétique uniforme ? Justifier soigneusement. Comment interpréter le fait qu’ici, sur ce cliché, les tra-
jectoires observées forment des spirales.
(c) Les petites spirales isolées sont les trajectoires d’électrons dits « Compton » éjectés d’un atome par
un photon. En déduire le sens du champ magnétique.
2. (a) Identifier la nature des particules qui suivent les trajectoires A B, D E, C F et C G.
(b) Sur la portion B C, la particule observée est un photon. Décrire les processus sur la portion
A B C F©G.
Remarque : En E, on observe la collision entre deux particules, la particule incidente communiquant
toute sa quantité de mouvement à la cible. Ceci n’est possible que si leurs masses sont égales : cette
observation a historiquement permis de vérifier l’égalité des masses de l’électron et du positron.
3. (a) La distance BC est de 11 cm et le champ magnétique a une intensité de 3 T . En déduire la quantité
de mouvement p d’une particule sur l’une de ces trajectoires.
(b) Quelle est la vitesse de la particule si l’on suppose que la formule p mv est valide pour cette
particule ?
DM d’hiver : C.2 / E.3 / E.4 / χ.1 / C.3 / M.4 / C.4 MPSI1
(c) Bonus : en réalité, la formule p mv n’est qu’une approximation dans le cas classique. En mécanique
relativiste, la formule qui relie quantité de mouvement et vitesse est donnée par #» p γm #»
v avec γ
1
Õ . En déduire la vitesse des particules (on résoudra cette équation à la calculatrice).
1 v 2 ©c2
2
(d) Bonus : l’énergie d’une particule relativiste est donnée par : Ec γ 1mc , avec c la célérité de la
lumière. En déduire la vitesse des électrons atteinte dans le cyclotron SOLEIL, ainsi que la vitesse des
protons de l’accélérateur AGLAE au Louvre (voir documents ci-dessous).
Document 1 : Cyclotron SOLEIL
On montre ci-dessous une photographie du cyclotron SOLEIL, situé sur le plateau de Saclay, ainsi
qu’une vue schématique de son fonctionnement. Des électrons sont émis par un canon à électrons
dans un accélérateur linéaire de 27 mètres (LINAC3) et rejoignent l’accélérateur circulaire (Booster)
pour être accélérés jusqu’à une vitesse proche de celle de la lumière. Lorsqu’ils atteignent une énergie
de 2,75 GeV, ils sont injectés dans l’anneau de stockage, presque circulaire, dans lequel ils tourneront
en continu grâce à des champs magnétiques.
Le rayonnement hautement énergétique émis par les électrons (rayonnement due à leur accéléra-
tion) est recueilli dans des “lignes de lumière”, qui permettent d’effectuer diverses études et analyses
d’échantillons. Plus de 3000 utilisateurs viennent travailler chaque année sur ces lignes de lumière.
Document 2 : Accélérateur AGLAE
Ci-dessous, deux photographies de l’accélérateur linéaire AGLAE, situé en dessous du musée du
Louvre, et utilisé en recherche pour étudier la composition des matériaux d’œuvres d’art. Le principe
est le suivant : on focalise un faisceau de particules hautement énergétique (par exemples des protons,
d’énergie cinétique finale de 4 MeV) sur une fraction de l’œuvre.
Ce faisceau ionise la matière, et un rayonnement caractéristiques des éléments constitutifs du matériau
est émis. Son analyse permet de remonter à la composition chimique, ce qui permet d’identifier la
zone géographique de provenance du matériau, ou sa période de fabrication.
2/2
DM d’hiver : C.2 / E.3 / E.4 / χ.1 / C.3 / M.4 / C.4 MPSI1
Exercice 2 - Trajectoire de particules chargées (1) 2© @:
Le but de cet exercice est d’étudier plus quantitativement les trajectoires de particules dans les chambres
à bulles. On adopte le modèle suivant : une particule chargée de charge q % 0 et de masse m est soumise à
l’action d’un champ magnétique uniforme et permanent. Au cours de son déplacement dans la chambre à
bulle, une partie de son énergie est dissipée par l’interaction avec le fluide environnant. On modélise cette
#»
interaction par l’existence d’une force de frottement fluide de la forme F λ #» v où #»
v est la vitesse de la
particule dans le référentiel du laboratoire.
On repère la position de la particules M par ses coordonnées cartésiennes ( x, y, z ). À l’instant initial, la
particule se trouve à l’origine d’un repère cartésien (Oxyz) avec un vecteur vitesse v0 v0 uy . Le champ
#» #»
magnétique B est porté par l’axe Oz B B uz . On admet que le mouvement de la particule est inscrit
sur le plan xOy .
qB
On introduira les grandeurs : τ m λ
et ωc m
.
1. Déterminer l’évolution de la norme de la vitesse au cours du temps v t.
2. Rappeler les expressions générales des vecteurs position, vitesse et accélération de M en cartésiennes
dans ( xOy ).
3. Déterminer le système d’équations différentielles du mouvement.
4. Déterminer les conditions initiales permettant de résoudre ce système d’équations.
5. L’intégrer une fois en tenant compte des conditions initiales.
6. En déduire que la trajectoire tend vers un point limite noté M dont on précisera les coordonnées de
(Oxy).
Pour déterminer la trajectoire de M , on rend les équations précédentes sans dimension en introduisant
les grandeurs caractéristiques suivantes :
• temps : 1©ωc ;
• vitesse : v0 ;
• longueur : R v0 ©ωc ;
• grandeurs sans dimensions : x
x©R ; y
y ©R; ẋ
ẋ©v0 ; ẏ
ẏ ©v0 .
7. Montrer qu’on aboutit alors au problème de Cauchy suivant :
x˙ y
αx
x 0 0
w ˙ avec les C.I. v ,
y x 1 αy y 0 0
où α est un paramètre sans dimension que l’on exprimera en fonction des données de l’énoncé et dont
on discutera la signification physique. La résolution de ce système d’équation permet de trouver les
trajectoires ci-dessous pour deux valeurs de α :
3/3
DM d’hiver : C.2 / E.3 / E.4 / χ.1 / C.3 / M.4 / C.4 MPSI1
8. Montrer que y ©x α. En déduire à l’aide des courbes précédentes la valeur de α pour chacune des
simulations.
On cherche désormais à simuler la trajectoire des particules chargées, On peut par exemple utiliser la
fonction odeint de la librairie [Link].
Rappels sur la fonction odeint :
On pourra se référer à la CN “Méthode d’Euler” réalisée plus tôt dans l’année pour plus de détail.
Voici quelques rappels.
La fonction odeint de la librairie [Link] permet de résoudre une équation différentielle
(d’ordre 1 et d’ordre supérieur), à l’aide d’approximations numériques beaucoup plus précises que
la méthode d’Euler.
Pour l’utiliser on écrit en début de programme :
from scipy . integrate import odeint
dy
La commande odeint F, y0 , t renvoie la solution de l’équation différentielle dt F y t, t avec la
condition initiale y 0 y0 . Avant de résoudre avec odeint, il faut au préalable définir la condition
initiale, le tableau de temps t et la fonction F .
On peut aussi résoudre un système d’équations différentielles d’ordre 1 pouvant se mettre sous la
forme :
d #»
y
F #»y ,t
dt
avec F une fonction.
On définit un tableau d’instants t sous python, et on note #» y 0 la valeur initiale du vecteur #»
y . La
#»
solution de l’équation différentielle aux instants t est alors donnée par la commande odeint(F , y 0 , t)
(où #»
y 0 est donné sous forme d’une liste).
9. Compléter le programme suivant, et tracer l’allure de la trajectoire pour plusieurs valeurs de α (en
particuliers pour les valeurs trouvées à la question précédente). Le script Python à compléter est dispo-
nible sur cahier-de-prépa. On déposera le script complet sur le transfert de fichier ouvert sur
cahier-de-prépa pour ce DM.
1 import numpy as np
2 import matplotlib . pyplot as plt
3 from scipy . integrate import odeint
4
5 a = ...
6
7 def F (f , t ):
8 [x , y ] = f
9 return [... ,...]
10
11 t = np . linspace (0 ,20 ,10000)
12
13 f0 = [... ,...]
14 sol = odeint (F , f0 , t )
15
16 x = sol [: ,0]
17 y = sol [: ,1]
18
19 plt . plot (... ,... , ’ -- ’)
20 plt . show ()
4/4
DM d’hiver : C.2 / E.3 / E.4 / χ.1 / C.3 / M.4 / C.4 MPSI1
Exercice 3 - Bonus : Trajectoire de particules chargées (2) /@:
#»
Une particule chargée de charge q et de masse m est soumise à l’action d’un champ électrique E
Ex #»
u x Ey #»
u y Ez #»
u z stationnaire, et un champ magnétique uniforme et stationnaire selon l’axe (Oz)
#» #»
B B u z . La particule est également soumise à une force de frottement fluide de la forme F λ #»
#» v où #»
v
est la vitesse de la particule.
1. Écrire les équations du mouvement de la particule. On ne cherchera pas à faire de simplification parti-
culières.
2. Rappeler qualitativement les effets de l’existence d’un champ électrique ou magnétique sur la trajectoire
d’une particule.
3. Compléter le script Python suivant qui permet de tracer la trajectoire de la particules dans différents
cas. On déposera le script complété pour un seul des cas suivants sur le transfert de fichier
ouvert sur cahier-de-prépa pour ce DM. Remarque : écrivez %matplotlib qt dans la console Python
pour que le graphe s’affiche dans une fenêtre séparée (vous pourrez alors changer l’orientation du graphe
à l’aide de la souris). Pour simplifier la résolution, on prendra m 1 kg et q 1 C. On prendra des
temps allant de 0 à 100 s. Tracer la trajectoire dans les cas suivants :
#»
a. E E #» u avec E
x x x 1 V/m ; B 0 T ; λ 0 ; x 0 y 0 z 0 0; #» v 0 v #» u avec v
0 y 0 1 m/s.
Quel type de trajectoire obtient-on ?
b. Mêmes conditions avec cette fois λ 0.1 kg/s. Commenter l’allure de la trajectoire.
#» #»
c. Prendre cette fois E 0 , λ 0 et B 1 T (les conditions initiales restent inchangées). Quel type de
trajectoire obtient-on ? Modifier la valeur de q, de m et de v0 : comment la trajectoire est-elle modifiée ?
#» #»
d. E 0 , λ 0 et B 1 T avec λ 0 ; x 0 y 0 z 0 0; #» v 0 v0 #»
u y v0 #»
u y avec v0 1 m/s.
Allure de la trajectoire ?
e. Même chose que précédemment avec λ 0.1 kg/s : allure ?
#»
f. E Ex #»
u x avec Ex 0.1 V/m ; B 1 T ; λ 0 ; x 0 y 0 z 0 0; #» v 0 v0 #»
u y avec v0 1 m/s.
Même chose avec Ex 1 V/m. Allure des trajectoires obtenues ?
#»
g. On mélange tout E Ex #»u x avec Ex 1 V/m ; B 1 T ; λ 0.1 kg/s ; x 0 y 0 z 0 0; #» v 0
#» #»
v u v u z avec v 1 m/s. Joli non ?
0 y 0 0
1 import numpy as np
2 import matplotlib . pyplot as plt
3 from scipy . integrate import odeint
4
5 q = ... ; m = ... # ( q : C ; m : kg )
6 Ex = ... ; Ey = ... ; Ez = ... # V / m
7 B = ... # T
8 l = ... # ( lambda ) kg / s
9
10 def F (f , t ):
11 [x , y , z , vx , vy , vz ] = f
12 return [ , , , , ,]
13
14 t = np . linspace (0 ,... ,10000)
15 f0 = [ , , , , ,]
16 sol = odeint (F , f0 , t )
17 x = sol [: ,0] ; y = sol [: ,1] ; z = sol [: ,2]
18
19 ax = plt . figure (). add_subplot ( projection = ’3 d ’)
20 ax . plot (x , y , z , zdir = ’z ’)
21 ax . set_xlabel ( ’x ␣ ( m ) ’)
22 ax . set_ylabel ( ’y ␣ ( m ) ’)
23 ax . set_zlabel ( ’z ␣ ( m ) ’)
24 plt . show ()
5/5
DM d’hiver : C.2 / E.3 / E.4 / χ.1 / C.3 / M.4 / C.4 MPSI1
Exercice 4 - Dosage de Mohr (très classique) 2:
Le dosage de Mohr, évoqué en cours, est une méthode expérimentale de titrage, permettant de titrer la
teneur en ions chlorure Cl d’une solution. On introduit dans un bécher un volume V0 40 mL d’une
3 1
solution de NaCl. La concentration attendue de cette solution est voisine de C0 5 10 mol L . Afin
de mesurer précisément cette concentration, on titre cette solution par une soluction de AgNO3 (nitrate
2
d’argent) de concentration C1 2,5 10 mol L .
1
Pour simplifier, négligera la dilution est négligeable (le volume reste le même au cours du dosage) : pour
un volume V versé de solution titrante, on suppose V0 V V0 (ce qui implique qu’à tout moment du
dosage V 8 V0 ).
Données : pKs AgCl
¬
9,8 et pKs Ag2 CrO4 12,0.
1. Écrire la réaction support de ce titrage.
2. La réaction de titrage débute-t-elle dès la première goutte de nitrate d’argent versée ? Une goutte délivrée
par la burette a un volume d’environ 0,05 mL.
3. Déterminer le volume équivalent attendu VE . Commenter l’hypothèse de dilution négligeable.
Afin de repérer l’équivalence, on ajoute dans la solution avant le titrage quelques gouttes d’une solution
de chromate de sodium Na2 CrO4 (incolore). Les ions chromate sont peuvent réagir avec les ions Ag et
donner un précipité rouge vif de chromate d’argent.
4. Calculer la concentration C2 en ions chromate nécessaire à apporter dans la solution initiale pour que
le précipité rouge vif apparaisse exactement à l’équivalence.
5. Laa précision du titrage serait-elle affectée si on introduisait initialement une concentration 10C2 de
chromate de sodium ? une concentration C2 ©10 ? Cela constitue-t-il un avantage ou un inconvénient ?
Exercice 5 - Révisions χ.1 :
Z Partie A : formules de Lewis
Proposer des représentations de Lewis pour les molécules suivantes. Quand plusieurs représentations de
Lewis sont possibles, préciser celle qui représente le mieux la réalité.
1. Le phosgène COCl2 , gaz très toxique, produit à plusieurs milliers de tonnes par an pour l’industrie des
polymères (l’atome de carbone est un atome central).
2. Le dioxyde de carbone CO2 .
3. L’acide cyanhydrique HCN , gaz toxique ayant l’odeur d’amande amère.
4. L’éthyne C2 H2 , de nom commun acétylène, utilisé dans les chalumeaux.
5. Le diazote N2 .
Z Partie B : moment dipolaire
La molécule de fluorure d’hydrogène HF possède un moment dipolaire électrique de 1,98D. La distance
H F dans la molécule est égale à 91,8pm.
Calculer le caractère ionique partiel de la liaison, c’est-à-dire la fraction de charge élémentaire que l’on doit
localiser sur chaque atome pour retrouver le moment dipolaire.
Données : on rappelle qu’un debye, noté D est égal à 31 10 C m.
29
Charge élémentaire e 1,60 10
19 C.
6/6
DM d’hiver : C.2 / E.3 / E.4 / χ.1 / C.3 / M.4 / C.4 MPSI1
Exercice 6 - Cinétique chimique 2:
Z Partie A : énergie d’activation
On considère une réaction qui admet un ordre, et dont la vitesse volumique de réaction est multipliée
par deux lorsque la température passe de 300 K à 400 K (toutes les concentrations restent les mêmes dans
les deux expériences). Calculer l’énergie d’activation de cette réaction.
Z Partie B : colorant E127
On étudie dans cette partie le colorant E127, qui est un colorant alimentaire, également utiliser pour teinter
les médicaments. Dans toute cette partie, les expériences sont effectuées à la même température (298 K).
On prépare quatre solutions, décrites sur le tableau suivant, à partir d’une solution d’hypochlorite de
sodium de concentration C
1
0,80 mol L . À chacune de ces solutions, on ajoute à t 0 un volume
6 1
10,0 mL d’une solution aqueuse de E127 de concentration 8,4 10 mol L . La concentration initiale en
6
E127 après mélange vaut donc E1270 2,8 10 mol L .
1
Solution n
` 1 2 3 4
Solution d’hypochlorite mL 3,0 6,0 9,0 12,0
Eau distillée (mL) 17,0 14,0 11,0 8,0
Tableau récapitulatif des solutions préparées.
On suit l’évolution temporelle de l’absorbance de la solution à 530 nm. La décoloration de la solution est
due à la réaction supposée très quantitative d’équation
E127 ClO
aq º produits incolores
Connaissant le coefficient d’absorption molaire du colorant E127 ε 8,2 10 L mol
4 1 cm
1 à cette
longueur d’onde, on détermine l’évolution temporelle de la concentration du E127.
On suppose que la loi de vitesse s’écrit sous la forme
α β
v k E127 ClO .
1. Proposer une expression simplifiée de la loi de vitesse. On note kapp la constante de vitesse apparente.
2. Dans l’hypothèse où α 1, écrire l’équation différentielle régissant l’évolution temporelle de la concen-
tration en E127 et en déduire son expression en fonction du temps.
3. Même question en supposant α 2.
4. À partir des deux courbes de la figure 1 (voir en fin d’exercice), obtenues pour la solution 1, déterminer
la valeur probable de α. En déduire la valeur de la constante de vitesse apparente kapp,1 à 298 K.
On exploite de même les résultats des manipulations 1 à 4 :
Solution n
` 1 2 3 4
ClO 0 mol L
1 0,0800 0,160 0,240 0,320
kapp (unité SI) ? 4,40 10
3 6,60 10
3 8,80 10
3
Tableau récapitulatif des manipulations réalisées.
Pour une expérience similaire avec cette fois une concentration initiale en ions ClO 0 égale à 0,100 mol
1
L , la constante de vitesse apparente (exprimée en unité SI) serait égale à 2,75 10 .
3
5. Déterminer la valeur de β et la valeur de la constante de vitesse k à 298 K.
7/7
DM d’hiver : C.2 / E.3 / E.4 / χ.1 / C.3 / M.4 / C.4 MPSI1
Figure 1 - Suivi cinétique de l’absorbance de la solution. Courbes obtenues à partir de la solution 1 .
Exercice 7 - Diagramme de Bode asymptotique :
5
1. On considère le circuit ci-contre réalisé avec R1 1,0.10 Ω, R2 1,0 kΩ
et C 1,0 µF.
a) Montrer que la fonction de transfert de ce filtre se met sous la
1jωτ ¬
forme H jω 1jωτ . Exprimer τ et τ en fonction de R1 , R2 et
¬
C et effectuer l’application numérique.
b) Quelles sont les pentes des asymptotes à la courbe de gain du
diagramme de Bode ? Le filtre présente-t-il un comportement in-
tégrateur ? Dérivateur ?
2. Montrer que la fonction de transfert du filtre représenté ci-contre se met
sous la forme :
1 jω ©ω1
H jω a
1 jω ©ω2
Préciser les expressions de a, ω1 et ω2 en fonction de R1 , R2 et C. Lequel
des deux diagrammes représentés ci-dessous correspond à ce filtre ? On
1
donne ω1 10 rad.s . Calculer ω2 .
8/8
DM d’hiver : C.2 / E.3 / E.4 / χ.1 / C.3 / M.4 / C.4 MPSI1
Problème : Amortisseur dynamique accordé 3
De nombreux résonateurs mécaniques peuvent voir leur résonance atténuée par couplage avec un autre
oscillateur, appelé amortisseur dynamique accordé. Dans ce problème, on se propose d’en étudier le principe
à l’aide d’un modèle simplifié.
Le résonateur mécanique, assimilé à un
point M de masse m, est couplé à un
amortisseur dynamique accordé, assi-
milé à un point Ma de masse ma , et
lié à M par un ressort de raideur ka .
L’ensemble de ces deux oscillateurs peut se déplacer selon l’axe (Ox) orienté par le vecteur unitaire #» u x.
L’oscillateur mécanique M modélise un bâtiment ou un pont, soumis à une excitation extérieure (vent,
tremblement de terre) qu’on assimilera à une force sinusoïdale Fe Fe cos ωt #»
u x . Le but du couplage est
de protéger l’ouvrage contre les risques de destruction liés à une entrée en résonance. On négligera le poids
de M et Ma .
x #» x xa #»
La position de M est repérée par OM u x , celle de Ma est repérée par OMa u x.
1. Par analyse dimensionnelle, déterminer la pulsation propre ωp des oscillations libres de M en fonction
de k et m. On admettra que le préfacteur sans dimension est égal à 1 .
2. Exprimer les forces de rappel des ressorts s’exerçant sur M et Ma , en supposant que leur longueur à
vide est nulle.
3. Appliquer le principe fondamental de la dynamique sur Ma . En passant aux signaux complexes, montrer
que le signal complexe xa peut s’écrire sous la forme :
2
ω
ωa2
xa x
ω2
1 ωa2
où ωa est à exprimer en fonction de ka et ma .
4. En appliquant le principe fondamental de la dynamique sur M , montrer que le signal complexe x s’écrit :
2
1 ω
ωa2 jωt
x xe e
ω2 ω2 ω2
1 2
ωp
1 2
ωa
α 2
ωa
ka Fe
avec α et xe
k k
Le caractère « accordé » des deux oscillateurs se traduit par la condition ωa ωp , de telle sorte qu’on
pose ρ ωω ω
ω
.
p a
5. L’amortisseur dynamique accordé a une masse ma très petite devant m. Justifier la nécessité de ce choix
en pratique, et montrer que cela implique α 8 1.
6. Sans oscillateur dynamique accordé, M présente une résonance pour ω ωp . Déterminer l’amplitude de
x t pour ω ωp en présence de l’oscillateur dynamique accordé. Justifier le terme d’antirésonance pour
cette situation. Commenter.
7. Montrer que l’amplitude de x t diverge pour deux valeurs ω et ω dont on donnera les expressions en
fonction de ωp et α. Le problème de résonance de l’ouvrage est-il résolu ?
8. Montrer que dans l’approximation où α 8 1, ω et ω sont symétriques par rapport à ωp .
9/9
DM d’hiver : C.2 / E.3 / E.4 / χ.1 / C.3 / M.4 / C.4 MPSI1
Un amortisseur dynamique accordé pré-
sente en fait un amortissement qu’on
modélise par une force de frottement
fluide s’exerçant entre les deux oscilla-
teurs (schéma ci-contre).
On obtient alors des courbes d’amplitude comme sur la figure ci-dessous (à gauche). L’amortissement
dépend du facteur d’amortissement ξd . L’axe des ordonnées est gradué en unités arbitraires.
9. Quel facteur d’amortissement faut-il choisir pour préserver l’ouvrage d’un risque de destruction ?
La tour Taipei 101, située à Taiwan, est un gratte-ciel muni d’un amortisseur dynamique accordé. Il
ème ème
s’agit d’une boule de 660 tonnes suspendue entre le 87 et le 91 étage de l’immeuble (figure ci-
dessus, à droite), qui vise à protéger l’ouvrage contre les typhons et les tremblements de terre, fréquents
dans cette zone du globe.
10. Décrire à quoi correspondent, dans cette tour, les oscillateurs M et Ma , les ressorts de raideurs k et ka ,
et la force de frottement fluide entre M et Ma .
10/10