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Anatomie du Système Digestif

Le document décrit la structure et la fonction de l'appareil digestif, qui comprend le tube digestif et les glandes annexes. Il détaille les différentes parties du tube digestif, de la cavité buccale au rectum, ainsi que les glandes salivaires, le pancréas et le foie. La régulation de la digestion est également abordée, incluant les systèmes nerveux intrinsèque et extrinsèque, ainsi que la régulation hormonale.

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Anatomie du Système Digestif

Le document décrit la structure et la fonction de l'appareil digestif, qui comprend le tube digestif et les glandes annexes. Il détaille les différentes parties du tube digestif, de la cavité buccale au rectum, ainsi que les glandes salivaires, le pancréas et le foie. La régulation de la digestion est également abordée, incluant les systèmes nerveux intrinsèque et extrinsèque, ainsi que la régulation hormonale.

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DEVELOPPEMENT

L’appareil digestif est formé d’un ensemble d’organes assurant la transformation


et l’assimilation des aliments ingérés. Il s’étend de la bouche a l’anus. Des glandes
sont annexées à ce tube digestif.

I. Les bases de la physiologie digestive


A. Le tube digestif.
Le tube digestif est composé de la cavité orale, le pharynx, l’œsophage,
l’estomac, l’intestin grêle, le côlon (gros intestin) et le rectum.
1- La cavité orale ou buccale
La cavité buccale ou bouche, constitue la partie initiale du tube digestif,
où se font l’insalivation, la mastication et la gustation des aliments. Elle
s’ouvre en avant au niveau des lèvres par la fente orale. Elle est en
continuité en arrière avec la paroi orale du pharynx au niveau d'une
large ouverture appelée isthme du gosier. Elle est irrégulière, divisée par
les arcades dentaires en deux parties : le vestibule oral et la cavité orale
propre. La cavité orale propre est irrégulière à six parois. La paroi
supérieure constitue le palais La paroi inférieure constitue le plancher
buccale dont la partie moyenne est occupée par la langue. Les parois
latérales constituent les joues. La paroi antérieure c’est les lèvres La
paroi postérieure c’est l’isthme de gosier.
2- L’oropharynx : C’est un conduit musculo-membraneux, carrefour
aéro-digestif, l’oropharynx est situé derrière la bouche et communique
avec elle par l’isthme de gosier, la contraction de ses muscles permet la
progression du bol alimentaire du pharynx vers l’œsophage.
3- L’œsophage Conduit musculo-membraneux long de 25 à 30 cm
reliant le pharynx à l’estomac et animé de contractions péristaltiques. Il
est formé de trois portions : cervicale derrière la trachée, thoracique
dans le médiastin postérieur, traverse l’orifice œsophagien du
diaphragme et une courte portion abdominale. Il s’ouvre dans l’estomac
par un orifice : le cardia.
4- L’estomac C’est un segment dilaté du tube digestif, intermédiaire
entre l’œsophage et le duodénum, il est situé dans l’étage sus-
mésocolique de l’abdomen, dans la loge sous-phrénique gauche. Il a la
forme d’un J majuscule possédant deux portions : - une verticale
répondant au corps de l’estomac et à la grosse tubérosité - une
horizontale répondant à l’antre gastrique qui se termine par le pylore
(orifice inférieure de l’estomac). Il présente deux faces antérieure et
postérieure convexes et Structure de l’estomac Elle présente de
l’extérieur vers l’intérieur plusieurs couches : une séreuse c’est le
péritoine viscéral, une musculeuse, formée de fibres musculaires lisses
disposées en trois couches. Une sous-muqueuse riche en vaisseaux
sanguins et nerfs. Une muqueuse qui présente des plis qui suivent la
direction de l’estomac et des glandes gastriques. Vascularisation Très
riche formant deux cercles : de la petite courbure et de la grande
courbure, ces artères sont branches de l’aorte abdominale.
Rôle : est de transformer les aliments en un produit semi-liquide
appelé le chyme gastrique et cela grâce au malaxage (action mécanique
du muscle lisse de l’estomac) et au mixage (action chimique grâce au
suc gastrique).
5- L’intestin grêle
Il est long de 6 à 8 mètres, il est formé de deux parties
a- le duodénum C’est le segment initial de l’intestin grêle, il fait suite à
l’estomac au niveau du pylore et se termine au niveau de l’angle
duodéno-jéjunal. Il est en grande partie rétro-péritonéal contre la
paroi abdominale postérieure sauf sa partie initiale. Il est à cheval
sur l’étage sus et sousmésocolique. Il a la forme d’un C ou U, formé
de quatre portions D1 fait suite à l’estomac, D2 : portion verticale
descendante. D3 : portion horizontale et D4 verticale ascendante se
termine par l’angle duodéno-jéjunal.
b- b- le jéjuno-iléon Le jéjuno-iléon constitue la portion mobile de
I ‘intestin grêle, il fait suite au duodénum au niveau de l’angle
duodéno-jéjunal , il se termine au niveau du colon droit par l’orifice
iléo-caecale muni de la valvule iléo-caecale. Sa fonction essentielle
est l’absorption des aliments. Il est situé dans l’étage
sousmésocôlique, il est formé en moyenne de 15 à 16 anses
intestinales disposées en deux groupes : - Groupe supérieur : formé
d’anses disposées horizontalement les une au-dessous des autres
c’est le jéjunum - Groupe inférieur : formé d’anses disposées
verticalement les unes à côté des autres c’est l’iléon. L’iléon se
termine au niveau du côlon droit par l’orifice iléo- caecale muni
d’une valvule iléo-caecale. Le jéjuno-iléon est relié au péritoine
pariétal postérieur grâce à un méso c’est le mésentère. Il véhicule les
vaisseaux, les nerfs et les lymphatiques. Sa vascularisation est
assurée par les artères branches de l’artère mésentérique
supérieure branche de l’aorte abdominale. Les veines sont satellites
des artères.
6- Le côlon
Encore appelé gros intestin, il s’étend de l’orifice iléo-caecale, jusqu’à la
jonction recto-sigmoïdienne. Il comprend : Une partie vascularisée par
l’artère mésentérique supérieure appelée côlon droit et qui comprend
le caecum, le côlon ascendant, l’angle colique droit et les deux tiers
droits du côlon transverse. Une partie vascularisée par l’artère
mésentérique inférieure appelée côlon gauche et qui correspond au
tiers gauche du côlon transverse, à l’angle colique gauche, au côlon
descendant ; au côlon iliaque et au côlon sigmoïde. Il se dispose tel un
cadre entourant le jéjuno-iléon, il mesurant 1,5 mètre, son diamètre est
de 7 à 8 cm à sa partie initiale à 3 cm à sa terminaison. La surface
externe du côlon présente : - des haustrations coliques (ce sont des
bosselures transversales séparées par des sillons)
- des bandelettes longitudinales ou ténias coliques (épaississement de
la couche longitudinale de musculeuse). Ces ténias coliques sont au nombre de trois
au niveau de tout le côlon, sauf le côlon sigmoïde qui présente deux. - Les
appendices omentaux ou épiploїques (formations séro-graisseuses appendues le long
de certaines bandelettes). Le côlon absorbe l'eau associée aux résidus jusqu'à obtenir
des selles.
7- le rectum
Le rectum constitue le segment terminal du tube digestif. Il fait suite au côlon
sigmoïde au niveau de la jonction recto-sigmoïdienne à hauteur de la 3ème vertèbre
sacrale et se termine par l’anus. Le rectum est situé dans le petit bassin en avant du
sacrum et du coccyx. Il est formé de deux segment : le rectum pelvien ou ampoule
rectale, situé au-dessus du planché pelvien, il forme un réservoir contractile. Le
segment périnéal est le canal anal situé au-dessous du plancher pelvien. Il est muni
d’un double sphincter, ce dernier est fait de muscle lisse donc involontaire et de
muscles striés, donc à commande volontaire ce dispositif assurant la continence
anale. Les deux segments sont séparés par une angulation : le cap du rectum.
A- Les glandes annexes
1- les glandes salivaires Les glandes salivaires sont des glandes exocrines,
qui excrètent la salive. Cette dernière aide à la mastication, à la digestion et
à la protection de la muqueuse orale. Elles comprennent les glandes
salivaires mineures et majeures.
a- Les glandes salivaires majeures - la glande parotide : Elle est la plus volumineuse
des glandes salivaires (25 à 30 g). Elle est superficielle, située en avant et au-dessous
du méat acoustique externe. Le conduit parotidien (canal de Sténon) émerge du bord
antérieur de la parotide, et s’ouvre dans le vestibule orle en regard de deuxième
molaire supérieure.
- la glande submandibulaire (sous-maxillaire) : située dans la loge submandibulaire,
sous la mandibule (7 à 10g). Le canal excréteur de la glande : canal de Wharton
s’ouvre de part et d'autre du frein de la langue.
- la glande sublinguale : Elle est la plus petite des glandes salivaires majeures, elle
pèse 2 à 3 g, située entre la langue et la mandibule. Le conduit sublingual majeur
s’ouvre en dehors de celui de la glande submandibulaire.
-les glandes salivaires mineures Elles sont des petites glandes dispersées dans la
muqueuse et la sous-muqueuse de la cavité orale.
Elles s’ouvrent directement par de courts conduits dans la cavité orale.
2- Le pancréas
Le pancréas est une volumineuse glande impaire annexe du tube digestif, il est
solidaire du duodénum, il est profondément situé dans la région épigastrique, en
avant de la première et la deuxième vertèbre lombaire, entre le duodénum et la rate,
derrière l’estomac. C’est une glande exocrine dont la sécrétion est riche en enzymes
digestives, et une glande endocrine assurant principalement la régulation de la
glycémie. Il est allongé transversalement et présente : une tête, un col ou isthme un
corps et une queue. De la tête se détache le processus unciné ou crochet du pancréas
ou petit pancréas de Winslow qui délimite avec le reste de la tête : l’incisure
pancréatique. Le canal pancréatique principal (Wirsung) s’ouvre avec celui du
cholédoque au niveau de la face interne du deuxième duodénum (grande caroncule).
Le canal pancréatique accessoire s’ouvre au niveau de la face interne du deuxième
duodénum audessus du précédent (petite caroncule).
2- Le foie
Le foie est une volumineuse glande qui assure de nombreuses fonctions, de stockage
(transforme les glucides en glycogène et les stocke), d’épuration (élimine les toxines),
de synthèse (Le foie synthétise la bile et aussi de nombreuses protéines impliquées
notamment dans la coagulation du sang). Il est situé dans la loge sous phrénique
droite, la débordant en dedans et occupe la partie supérieure de la région cœliaque
ainsi qu’une partie de la loge sousphrénique gauche. Il a la forme d'un demi- ovoïde
horizontal à grosse extrémité droite, allongé transversalement sous le diaphragme. Il
présente à décrire trois faces et trois bords. Une face antéro-supérieure
diaphragmatique, une face postérieure s'adapte à la saillie de la colonne vertébrale et
à la veine cave inférieure. Une face inférieure viscérale, elle porte le hile du foie par
où entre l’artère hépatique propre et la veine porte. Et par où sort le canal biliaire. Le
canal biliaire s’unit à celui de la vésicule biliaire (canal cystique) au-dessous du hile
formant le canal cholédoque. Le foie est divisé en huit segments fonctionnels. Le foie
est drainé par les trois veines hépatiques.
Duodénum et Pancréas

II. REGULATION DIGESTIVE

A- REGULATION NERVEUSE
La régulation nerveuse du tractus gastro-intestinal est assurée par deux systèmes :

 Système nerveux intrinsèque : (système nerveux entérique, petit cerveau ou


gut brain) relaye l’information des systèmes nerveux sympathique et
parasympathique vers et en provenance du tractus gastro-intestinal (GI) et
commande la plupart des fonctions du tractus GI particulièrement la motilité
et la sécrétion, il est constitué de :
Plexus myentérique d’Auerbach : commande la motilité du tractus GI en agissant sur
les cellules musculaires lisses. Il assure la coordination des contractions des deux
couches musculaires circulaire et longitudinale dans un sens oral-aboral.
Plexus sous muqueux de Meissner : reçoit des informations sensitives des
chémorécepteurs et des mécanorécepteurs du tractus GI et commande
essentiellement la sécrétion et le débit sanguin.
Système nerveux extrinsèque : (SNA : sympathique et parasympathique)
Les fibres afférentes véhiculent l'information sensitive des chémorécepteurs et des
mécanorécepteurs du tractus GI au tronc cérébral et à la moelle épinière. Les fibres
efférentes véhiculent vers le tractus GI l’information en provenance du tronc cérébral
et de la moelle épinière.
Le système nerveux sympathique : Inhibe les fonctions du tractus gastro-intestinal.
Les fibres cholinergiques présganglionnaires font synapse dans les ganglions
paravertébraux et les fibres adrénergiques postganglionnaires partent des ganglions
paravertébraux et font synapse dans les plexus sous-muqueux et myentérique. II
existe, aussi, une innervation adrenergique post- ganglionnaire des vaisseaux
sanguins et de quelques muscles lisses.
Le système nerveux parasympathique : Stimule les fonctions du tractus gastro-
intestinal et emprunte les voies du nerf vague et des nerfs pelviens. Les fibres
parasympathiques préganglionnaires font synapse dans les plexus sous-muqueux et
myentérique. Les fibres postganglionnaires des plexus transmettent l'information aux
muscles lisses, aux cellules sécrétrices et aux cellules endocrines du tractus gastro-
intestinal.
 Le nerf vague transporte l'information vers l’œsophage, l'estomac, le
pancréas, l’intestin grêle et le gros intestin supérieur.
 Les nerfs pelviens transportent l’information au gros intestin inférieur, au
rectum et à l’anus.

B- REGULATION HORMONALE
Tout au long du tractus GI, des cellules endocrines sécrètent des hormones
responsables de la régulation de la digestion. La sécrétion de ces hormones est
stimulée par la distension de la paroi du tractus GI, l’osmolarité et l’acidité du chyme
et certains produits de la digestion (acides aminés, acides gras). Les hormones
digestives les mieux connues sont la gastrine, la sécrétine, la cholécystokinine (CCK)
et le peptide insulinotrope glucodépendant (GIP).

Hormones Lieu de sécrétion Stimulus Actions


Gastrine Cellules G de -Petits peptides -Augmentation de
l’estomac -Acides aminés la sécrétion de
-Distension l’HCl
stomacale -Le -Stimule la
vague (GRP) croissance de la
muqueuse
gastrique
-Augmente les
contractions
Cholécystokinine(CCK) Cellules I du -Petits peptides -Stimule la
duodénum -Acides aminés contraction de la
-Acides gras vésicule biliaire
-Mono
Glycérides - Augmente la
sécrétion
pancréatique de
HCO₃, et
d’enzymes
-augmente la
croissance du
pancréas et de la
vésicule biliaire
-Inhibe
l’évacuation
gastrique
Sécrétine Cellules S du -Les H⁺ et acides -Augmente la
duodénum gras dans le sécrétion de HCO₃
duodénum -Inhibe la
sécrétion de HCl
- inhibe l’action
de la Gastrine
GIP Duodénum -Acides gras -Augmente la
Jéjunum -Acides aminés sécrétion
-Glucose (voie d’insuline -
orale) Inhibe la
sécrétion d’ H⁺

Il existe d’autres molécules impliquées dans la régulation des fonctions du tractus GI


tel que :
Les paracrines sont produites par des cellules endocrines de la muqueuse
GI, diffusent sur de petites distances pour agir sur des cellules cibles situées dans le
tractus GI. On distingue :
La somatostatine Elle est secrétée par des cellules distribuées dans tout le tractus GI
en réponse à la présence d’H+ dans la lumière. Sa sécrétion est inhibée par le nerf
vague. Elle inhibe la libération de toutes les hormones GI, ainsi que la sécrétion
gastrique d’H+
 L'histamine Elle est sécrétée par les mastocytes de la muqueuse gastrique. Elle
augmente la sécrétion gastrique de H+ directement et par potentialisation des
effets de la gastrine et de la stimulation vagale. Les neurocrines sont
synthétisées dans les corps cellulaires des neurones, elles se déplacent le long
de l'axone et elles sont libérées à la terminaison nerveuse par un potentiel
d'action nerveux. Les neurocrines diffusent alors à travers la fente synaptique
pour atteindre la cellule cible où elles interagissent avec un récepteur
spécifique.
 Le peptide intestinal vasoactif (VIP) Il est produit par les nerfs dans la
muqueuse et le muscle lisse du tractus GI, il provoque le relâchement du
muscle lisse GI, stimule la sécrétion pancréatique de HCO3 et inhibe la
sécrétion gastrique de H. Il est donc homologue à la sécrétine. Dans ces
actions, il ressemble à la sécrétine.
 Le peptide libérant la gastrine (GRP) ou bombésine Il est libéré par les nerfs
dans la muqueuse gastrique par la stimulation vagale. Il stimule la libération de
gastrine.  Les encéphalines (métencéphaline et leu-encéphaline) Elles sont
sécrétées par les nerfs dans la muqueuse et la musculature lisse du tractus GI.
Elles provoquent la contraction du muscle lisse GI, en particulier, l'œsophage
inférieur et les sphincters pylorique et iléo-caecal. Il inhibe la sécrétion
intestinale d’eau et d'électrolytes.

Motilité digestive et digestion mécanique


A l’exception du pharynx, du tiers supérieur de l'œsophage et du sphincter anal
externe qui sont tous des muscles striés, le tissu contractile du tractus GI est presque
exclusivement fait d’un muscle lisse. La dépolarisation de la musculature circulaire
aboutit à la contraction de l'anneau du muscle lisse et à la diminution de diamètre de
ce segment du tractus GI. La dépolarisation de la musculature longitudinale aboutit à
la contraction dans la direction longitudinale et à la diminution de la longueur de ce
segment du tractus GI, c’est ce qu’on appelle la loi de l’intestin ou péristaltisme. Le
péristaltisme intestinal est un anneau de contraction qui se déplace plus ou moins
vite et loin de façon orale-aborale. En aval de la zone de contraction se trouve une
zone relâchée de façon à favoriser l’avancée du chyme. Cette coordination
spatiotemporelle est nommée loi de l’intestin.

Les ondes lentes et automatisme de la motricité digestive


Le muscle lisse du tube digestif est doué d’un automatisme. Ce dernier est dû à
l’existence de cellules spécialisées appelées : cellules interstitielles de Cajal (CIC). Ces
cellules sont le pace-maker du tube digestif, situées entre les deux couches
musculaires circulaire et longitudinale, au voisinage du plexus myentérique. Elles
développent de nombreuses ramifications interconnectées pour former un réseau.
Elles sont connectées aux cellules musculaires lisses par des jonctions serrées, ce qui
donne à l’ensemble une propriété de syncytium ou de câble. Elles assurent la
dépolarisation des cellules musculaires lisses en ouvrant leurs canaux calcique
voltage dépendant. Cela est à l’origine des ondes lentes qui sont des oscillations
régulières du potentiel de repos des fibres musculaires lisses. Ces ondes déterminent
un rythme électrique de base REB dont la fréquence est propre aux différents
segments du tube digestif. Les CIC assurent la liaison entre les cellules musculaires
lisses et les motoneurones excitateurs et inhibiteurs du système nerveux autonome.

Mastication, déglutition et péristaltisme œsophagien


Mastication : lubrifie les aliments en les mélangeant à de la salive. Elle diminue la
taille des particules alimentaires, ce qui facilite leur déglutition et enclenche le
processus de digestion.

Déglutition
Le réflexe de déglutition est coordonné par le tronc cérébral. L'information vers et à
partir du tronc cérébral emprunte les fibres des nerfs vague et glosso-pharyngien. Le
mécanisme de la déglutition est le suivant :
- Le nasopharynx se ferme et la ventilation est inhibée.
- Les muscles laryngés se contractent pour fermer la glotte et élever le larynx.
- Le péristaltisme commence dans le pharynx pour propulser le bol alimentaire vers
l'œsophage.
- Simultanément, le sphincter supérieur de l'œsophage se relâche pour permettre
l’entrée du bol alimentaire dans l'œsophage.

Motilité œsophagienne
L'œsophage propulse les aliments déglutis dans l'estomac. Les sphincters, aux deux
extrémités de l'œsophage, empêchent l’entrée de l’air (partie supérieure de
l'œsophage) et d'acides gastriques (extrémité inférieure). Le mécanisme de la
motilité œsophagienne est le suivant :
-Tout d'abord, le sphincter supérieur de l'œsophage se relâche pour permettre au bol
alimentaire dégluti de pénétrer dans l'œsophage.
- Puis le sphincter supérieur de l'œsophage se contracte. Les aliments ne peuvent
donc refluer.
- Une contraction péristaltique primaire crée une zone de surpression juste derrière
le bol alimentaire.
- La contraction péristaltique descend le long de l'œsophage, propulsant le bol
alimentaire tout le long. La pesanteur accélère le mouvement.
- Une contraction péristaltique secondaire débarrasse l'œsophage de toute particule
alimentaire restante.
- Le sphincter inférieur de l'œsophage se relâche à l'approche du bol alimentaire. Ce
relâchement est dû à l'action du nerf vague, le neurotransmetteur est le VIP. En
même temps, la région orale de l'estomac se relâche : relaxation de réception,
permettant au bol alimentaire de pénétrer dans l'estomac.

Motilité gastrique

L'estomac possède trois couches de muscles lisses : une couche longitudinale, une
couche circulaire et une troisième couche oblique. La région orale de l'estomac est
chargée de recevoir le repas ingéré. La région caudale est chargée des contractions
qui malaxent les aliments et les propulsent vers le duodénum.

Relaxation de réception
La région orale de l'estomac se relâche pour accueillir le repas ingéré. Ce réflexe
vagovagal est déclenché par la distension de l'estomac et est aboli par la vagotomie.
La CCK participe à la relaxation de réception en augmentant la distensibilité de la
région orale de l'estomac.

Malaxage et digestion
La région caudale de l’estomac se contracte pour mélanger les aliments avec les
sécrétions gastriques et commencer le processus de digestion. La taille des particules
alimentaires est encore réduite. Les ondes lentes dans l’estomac caudal se produisent
à une fréquence de 3 à 5 ondes/min. Elles dépolarisent les cellules musculaires lisses.
Si le seuil est atteint pendant les ondes lentes, les potentiels d’action se déclenchent,
suivis par la contraction. Ainsi, la fréquence des ondes lentes fixe la fréquence
maximale des contractions.
Quand le pylore est fermé, l'onde de contraction ferme l’antre distal. La contraction
de l'estomac caudal fait que les aliments sont ramenés en arrière vers l'estomac pour
être malaxés : c’est le jet rétrograde émulsificateur. Les contractions gastriques sont
augmentées par la stimulation vagale et diminuées par la stimulation sympathique.
Même durant les périodes de privation alimentaire, des contractions appelées
complexe myoélectrique migrant CMM se produisent à des intervalles de 90 minutes
et débarrassent l’estomac de tout résidu alimentaire. La motiline provoque ces
contractions
Motilité de l’intestin grêle
L'intestin grêle participe à la digestion et à l'absorption des aliments. Par conséquent,
la motilité de l'intestin grêle sert à malaxer et à exposer les nutriments aux enzymes
digestives et permet l'absorption par la muqueuse puis la propulsion du résidu vers le
gros intestin.
Comme dans l’estomac, des ondes lentes fixent le rythme électrique de base mais se
produisent à une fréquence de 12 ondes/mn. Des potentiels d'action se produisent
au sommet des ondes lentes et provoquent des contractions.
La stimulation parasympathique augmente la contraction du muscle lisse intestinal
et la stimulation du sympathique la diminue.
Contractions de segmentations
Elles servent à malaxer le contenu de l'intestin grêle. Une partie de l’intestin grêle se
contracte isolément, envoyant son contenu dans les deux directions orale et caudale.
Quand cette section de l'intestin grêle se relâche, les parties expulsées y retournent à
nouveau. Ce mouvement de va-et-vient, produit par les contractions de
segmentation, entraine le malaxage mais pas de mouvement net du chyme, en avant,
le long de l'intestin grêle.
Motilité du gros intestin
Le développement du secteur caeco-colique est très différent selon les espèces : très
large chez le cheval et le lapin, beaucoup plus réduit et simple chez l’homme et les
carnivores.
Chez l’homme
Les matières fécales passent du caecum au colon (les colons ascendant, transverse,
descendant et sigmoïde), au rectum puis, dans le canal anal. Les haustra sont des
segmentations, en forme de sac, produites par les contractions du gros intestin
Caecum et côlon proximal
Dès que le colon proximal est distendu par les matières fécales en provenance de
l'iléon, le sphincter iléo-caecal se contracte, empêchant tout reflux vers l'iléon. Des
contractions de segmentations servent, dans le côlon proximal, à mélanger le
contenu intestinal et sont responsables de l'aspect en haustra. Des mouvements en
masse du contenu du gros intestin se produisent une à trois fois par jour et déplacent
les matières coliques sur des grandes distances (par exemple, du côlon transverse au
côlon sigmoïde).
Rectum, canal anal et défécation
Le mécanisme de la défécation est le suivant :
- Quand le rectum se remplit de matières fécales. Il se contracte et le sphincter anal
se relâche (réflexe recto-sphinctérien).
-Une fois le rectum rempli à environ 25 % de sa capacité, un besoin pressant de
déféquer apparait. La défécation est empêchée par une contraction tonique du
sphincter anal externe.
-Quand la défécation est souhaitée, le sphincter anal externe est volontairement
relâché et le muscle lisse du rectum se contracte pour créer une pression qui force les
fèces à l'extérieur.
- La pression intra-abdominale peut être augmentée à glotte fermée (manœuvre de
Valsalva).

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