LE
CHÔMAGE
SOFIA MESSOUDI
DOHA BOUNADI
SALMA JOUHARI
KHADIJA AJERRAR
Avant de commencer cette présentation, nous la débuterons par des questions
Savez-vous que près de 12% de la population active marocaine est au chômage?
Donc Quelles sont les causes et les conséquences de ce phénomène ?
Et surtout, quelles sont les solutions possibles ?
Introduction
Comme nous le savons tous Le chômage au Maroc n’est pas un phénomène
récent. Il a connu des fluctuations au cours des décennies, en fonction des
crises économiques, des réformes politiques, et des transitions
démographiques. Le chômage affecte surtout les zones urbaines contre les
zones rurales. Tout d’abord, nous allons examiner
la définition du chômage et ses types
Le chômage est défini comme la situation d’une personne en âge de travailler,
qui n’a pas d’emploi, qui en cherche un, et qui est disponible pour en occuper
un. Il existe plusieurs formes de chômage, selon leur origine et leur durée. Le
chômage structurel est lié à un déséquilibre entre l’offre et la demande de
travail, dû à des facteurs comme la technologie, la concurrence, ou la
réglementation. Par exemple, un ouvrier qui perd son emploi à cause de
l’automatisation. Le chômage conjoncturel est lié à des variations cycliques de
l’activité économique, dû à des facteurs comme la crise, la saisonnalité, ou la
politique monétaire. Par exemple, un serveur qui perd son emploi à cause du
confinement. Le chômage frictionnel est lié à la mobilité des travailleurs, dû à
des facteurs comme le changement de métier, de lieu, ou de conditions de
travail. Par exemple, un ingénieur qui quitte son emploi pour en chercher un
meilleur.”
STATISTIQUES
Le chômage prend des proportions alarmantes au Maroc. Le taux est de 80,2 %
chez les femmes et de 77,2 % en ce qui concerne les jeunes, selon un récent
rapport du Haut-commissariat au plan (HCP) .
Au Maroc, 80,2 % des femmes en âge de travailler, dont 81,7 % dans les zones
urbaines et 77,2 % dans les zones rurales, sont au chômage. Elles constituent
près des trois quarts des inactifs (73,1 %), dont 68,8 % en milieu urbain, et plus
de la moitié d’entre elles (51,1 %) n’ont aucun diplôme et 44,9 % ont entre 15 et
34 ans, indique un bulletin sur les principales caractéristiques de la population
active et occupée. Quant aux jeunes, estimés à 5,9 millions et âgés de 15 à 24
ans, 4,6 millions (77,2 %) sont au chômage 905 000 (15,4 %) ont un emploi, et
439 000 (7,4 %) sont à la recherche d’un emploi. Les trois quarts des jeunes au
chômage (77 %) sont des étudiants et 19,6 % sont des femmes au foyer. Plus
d’un jeune sur quatre au Maroc, soit 1,5 million (25,2 %), ne travaille pas,
n’étudie pas et ne suit pas de formation, relève le rapport du Haut-
commissariat au plan (HCP), Parmi eux, on compte près de 72,8 % de femmes
dont 40,6 % sont mariées et 68,2 % ont un diplôme.
Le taux de chômage est de 32,7 % chez les jeunes de tous âges (15-24 ans),
contre 13,2 % chez les adultes âgés de 15 à 44 ans, et 3,3 % chez les adultes
âgés de 45 ans et plus. Il est de 61,4 % chez les jeunes détenteurs d’un diplôme
de l’enseignement supérieur. Au Maroc, les jeunes souffrent d’un niveau de
chômage toujours élevé, avec un faible taux d’activité de 22,8 % au cours de
l’année 2022.
Les causes
On peut distinguer trois facteurs principaux :Le facteur social : le Maroc connaît
un taux d’accroissement démographique élevé, qui entraîne une pression sur le
marché du travail. Le niveau d’urbanisation est faible, ce qui limite les
opportunités d’emploi dans les zones rurales. La structure familiale
traditionnelle limite aussi l’accès des femmes à l’emploi
Le facteur éducatif : le système éducatif marocain souffre de plusieurs
problèmes, tels que la dégradation de la qualité, le faible taux de scolarisation,
le décrochage scolaire, le manque d’adéquation entre la formation et les
besoins du marché du travail, et la formation spécialisée limitée
Le facteur économique : le Maroc est confronté à un faible taux de croissance
économique, qui ne permet pas de créer suffisamment d’emplois. Le secteur
informel, qui emploie une grande partie de la population active, est caractérisé
par la précarité, la faible productivité et l’absence de protection sociale. Le
secteur formel, quant à lui, est freiné par le manque de compétitivité,
l’endettement, la fiscalité, la corruption et les rigidités du marché du travail.
Les conséquences
Le chômage au Maroc a des conséquences négatives sur plusieurs plans. Sur le
plan individuel, le chômage entraîne la pauvreté, l’exclusion sociale, la
frustration, la perte de confiance en soi, la dépression, et parfois le suicide. Sur
le plan familial, le chômage entraîne la diminution du revenu, la détérioration
des relations, la violence conjugale, et la dégradation de l’éducation des
enfants. Sur le plan social, le chômage entraîne la délinquance, la criminalité, le
radicalisme, la migration, et la contestation politique.
Le chômage réduit aussi le potentiel de développement économique du pays,
en gaspillant les ressources humaines et en diminuant les recettes fiscales et les
cotisations sociales.”
Les solutions
Le gouvernement a lancé un programme de soutien aux initiatives individuelles
et de financement de petits projets, appelé “Intelaka”, qui vise à encourager
l’entrepreneuriat et à créer des opportunités d’emploi pour les jeunes,
notamment dans les secteurs porteurs comme l’agriculture, l’industrie, le
tourisme, l’économie sociale et solidaire, et l’économie verte
Le gouvernement a également mis en place un fonds de soutien à l’emploi, doté
de 11 milliards de dirhams, qui permet de financer des projets d’investissement
publics et privés, de soutenir les secteurs affectés par la crise sanitaire, et de
créer 120.000 postes dans la fonction publique
Le gouvernement a élaboré une stratégie nationale pour l’emploi qui vise à
améliorer le contenu en emploi de la croissance, à stimuler l’investissement
privé, à renforcer l’innovation, à favoriser l’insertion des femmes et des jeunes,
et à augmenter le capital humain
Le gouvernement a réformé le code du travail, en introduisant plus de flexibilité
et de sécurité pour les employeurs et les employés, en renforçant le dialogue
social, et en simplifiant les procédures administratives
Conclusion
En conclusion, le chômage au Maroc est un problème complexe et persistant,
qui a des causes multiples et des conséquences graves. Pour le résoudre, il faut
une volonté politique, une mobilisation sociale, et une coopération
internationale. Il faut aussi une vision stratégique, une approche participative,
et une adaptation locale.
Le chômage n’est pas une fatalité, mais un défi à relever. Ensemble, nous
pouvons construire un avenir meilleur pour le Maroc et pour sa jeunesse. »