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Gagui Rabah

Ce mémoire de master académique présente une étude sur les processus biologiques d'épuration des eaux usées dans la région saharienne, spécifiquement à Ouargla. Il inclut des remerciements, une liste d'abréviations, des tableaux et figures, ainsi qu'un sommaire détaillant les chapitres traitant des eaux usées, de la station d'épuration et des analyses physico-chimiques. Les résultats et discussions mettent en lumière l'évolution de divers paramètres de qualité de l'eau au cours du traitement.

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Gagui Rabah

Ce mémoire de master académique présente une étude sur les processus biologiques d'épuration des eaux usées dans la région saharienne, spécifiquement à Ouargla. Il inclut des remerciements, une liste d'abréviations, des tableaux et figures, ainsi qu'un sommaire détaillant les chapitres traitant des eaux usées, de la station d'épuration et des analyses physico-chimiques. Les résultats et discussions mettent en lumière l'évolution de divers paramètres de qualité de l'eau au cours du traitement.

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UNIVERSITE KASDI MERBAH OUARGLA

Faculté des sciences appliquées

Département de génie des procédés

Mémoire

MASTER ACADEMIQUE

Domaine: Sciences et Techniques

Filière: Génie des procédés

Génie de l'environnement

Présenté par: GAGUI Rabah

Thème

Étude des processus biologique


d’épuration des eaux usées appliquée à
la région saharienne

Devant le jury:

Mme. MOKHBI Yasmina M.A.A Université d’OUARGLA Présidente

Mme. AKCHICHE Zineb M.A.A Université d’OUARGLA Examinatrice

Mme. BOUZIANE Khadedja M.C.A Université d’OUARGLA promotrice

Année Universitaire : 2016-2017


Remerciements :

Je tien tout d’abord à remercie dieu de m’avoir donné la force d’aller jusqu’au bout de ce

Travail et de m’avoir entouré des personnes qui m’ont aidé tout le long de mon parcoure

Au terme de ce travail, je tiens à remercier avec gratitude : Mme. BOUZIANE Khadîdja


Maître de conférence qui a accepter de m’encadrer, de diriger ce travail, et pour tous ses

Conseils.

J’adresse aussi mes remerciements aux membres du jury : Mme. MOKHBI Yasmina, maitre
de conférences à l’U.K.M.O, et Mme. AKCHICHE Zineb, maitre de conférences A à
l’U.K.M.O.

Je tiens également à exprimer mes remerciements à tous les personnes de laboratoire

D’Algérien des eaux (ADE) et toutes les personnes de laboratoire de l’ONA.

Je tiens à remercier tous les enseignants de mon cursus universitaire, qui ont contribué à ma
formation.

Enfin je remercie toux ceux qui m’ont aidé de prés ou de loin.


Liste des abréviations :

ONA : Office National de l'Assainissement.

STEP : Station d'Epuration.

CE : La conductivité électrique.

DBO5 : La demande biologique en oxygène.

DCO : La demande chimique en oxygène.

L : Litre.

MO : La matière organique.

MES : matière en suspension.

EU : eau usée.

OMS : Organisation mondiale de la santé.

PH : Le potentiel hydrogène.

Sal : Salinité.

T° : La température.

V : Volume.

µ : Micromètre.
Liste des tableaux:

Tableau titre page


Tableau (I-1) Les normes de rejets de l’OMS et celles de l’ALGÉRIE 7
les Avantages et Inconvénients entre les processus
Tableau (I-2) 15
biologique (boues actives et Lagunage aéré).
Tableau (II-1) les données de bases de la STEP (STEP Ouargla). 21
Tableau (III-1) Volume d'échantillon d'après la DCO. 38
Tableau 01 Résultats des analyses de DCO des eaux brutes et traitées. 56
Tableau 02 Résultats des analyses de DB05 des eaux brutes et traitées. 57
Tableau 03 Résultats des analyses des MES des eaux brutes et traitées. 57
Tableau 04 Résultats des analyses des PH des eaux brutes et traitées. 58
Tableau 05 Résultats des analyses des CE des eaux brutes et traitées. 58
Résultats des analyses des Oxygène dissous des eaux
Tableau 06 59
brutes et traitées.
Résultats des analyses des Salinité des eaux brutes et
Tableau 07 59
traitées.
Tableau 08 Les concentrations en Clˉ pour les réactifs. 60
Liste figure :

Page
Numéro Titre
Figure (I-1) La décantation. 9
Figure (I-2) Le filtre à sable. 11
Figure (I-3) Le filtre planté de roseaux. 12
Figure (I-4) Les disques biologiques. 12
Figure (I-5) Synoptique d'une station d'épuration comportant un disque biologique. 13
Figure (I-6) Le lit bactérien. 13
Figure (I-7) Synoptique d’une station d’épuration comportant un lit bactérien. 14
Figure (I-8) Les boues activées. 16
Figure (I-9) Synoptique d'une boue activée - aération prolongée. 16
Figure (I-10) La filtration membranaire. 17
le réseau d’assainissement de la ville d’Ouargla (S.T.E.P.
Figure (II-1) 19
Ouargla).
situation géographique de la STEP par rapport à la ville d’Ouargla.
Figure (II-2) 19
(S.T.E.P. Ouargla).
Figure (II-3) vue aérien de la station. 22
Figure (II-4) Dégrilleur. 25
Figure (II-5) dessablage. 26
Figure (II-6) Répartiteur vers les bassins d'aération. 26
Figure (II-7) Lagune aéré. 27
Figure (II-8) aérateurs. 28
Figure (II-9) bassins de finition. 29
Figure (II-10) sortie des eaux épurées. 30
Figure (III-1) Unité de filtration avec pompe à vide. 34
Figure (III-2) Balance. 35
Figure (III-3) Etuve. 35
Figure (III-4) Réactifs DCO. 37
Figure (III-5) Spectrophotomètre. 37
Figure (III-6) Réacteur DCO. 37
Figure (III-7) DBO mètre. 39
Figure (III-8) Conductimètre. 40
Figure (III-9) PH mettre. 41
Figure (III-10) Oxymètres. 42
Figure (V-1) Variation de la température des eaux brutes et traitée dans le temps. 44
Variation de pH des eaux brutes (E) et des eaux traitées (S) en
Figure (V-2) 45
fonction du temps.
Variation de CE des eaux brutes(E) et des eaux traitées(S) en fonction
Figure (V-3) 45
du temps.
Variation d'O₂ des eaux brutes(E) et des eaux traitées(S) en fonction
Figure (V-4) 46
du temps.
Variation de la Sal des eaux brutes(E) et des eaux traitées (S) en
Figure (V-5) 47
fonction du temps.
Figure (V-6) Evolution du la DBO₅ des eaux brutes en fonction du temps. 47
Figure (V-7) Evolution de la DCO des eaux brutes en fonction du temps. 48
Figure (V-8) Variation de Rapport DCO/DBO5 dans le temps. 49
Variation journalière de MES des eaux usées brutes et traitées dans le
Figure (V-9) 49
temps.
Comparaison les résultats obtenus entre deux processus biologique
Figure (V-10) 51
(boues actives et Lagunage aéré).
Sommaire:

Titre Page
Introduction générale 1
Chapitre I: généralité des eaux usée
I-1) Définition des eaux usées 3
I-2) Origines des eaux usées 3
I-2-1) Les eaux usées domestiques 3
I-2-2) Les eaux usées pluviales 3
I-2-3) Les eaux industrielles 3
I-2-4) Les eaux usées agricole 4
I-3) Principaux types de pollutions 4
I-3-1) Pollution minérale 4
I-3-2) Pollution microbiologique 4
I-3-3) Pollution organique 4
I-4) Paramètres de mesure de la pollution 4
I-4-1) Paramètres physiques 4
I-4-1-1) La couleur 4
I-4-1-2) L'odeur 5
I-4-1-3) La turbidité 5
I-4-1-4) Les matières en suspension (MES) 5
I-4-2) Paramètres chimiques 5
I-4-2-1) Le pH 5
I-4-2-2) Demande chimique en oxygène (DCO) 5
I-4-2-3) Demande biochimique en oxygène (DBO5) 6
I-4-2-4) Indice de biodégradabilité 6
I-4-2-5) Oxygène dissous 6
I-4-2-6) Conductivité 6
I-5) Autres éléments 6
a- Azote 6
b- Phosphore 7
c- Métaux lourds 7
I-6) Normes de rejets de l’OMS et celle de L’ALGERIE 7
I-7) Epuration des eaux usées 7
I-7-1) Définition de l'épuration 7
I-7-2) Rôle des stations d’épuration 8
I-7-3) Procédés d’épurations des eaux usées 8
I-7-3-1) Prétraitement 8
a- Dégrillage 8
b- Dessablage 8
c- Déshuilage dégraissage 8
I-7-3-2) Traitement primaire 8
I-7-3-2-1) Décantation 8
I-7-3-2-2) Coagulation-floculation 9
I-7-3-3) Traitement secondaire (épuration biologique) 9
I-8) Procédés biologiques intensifs 9
I-9) Procédés biologiques extensifs 10
I-10) Les différents procédés de traitement des eaux usées 10
I-10-1) Le lagunage 10
I-10-1-1 Définitions types de lagunage aéré 10
I-10-1-2-1) Lagunage aérées aérobies 10
I-10-1-2-2) Lagunage aérées facultatives 10
I-10-2) Le filtre à sable 11
I-10-3) Le filtre planté de roseaux 11
I-10-4) Les disques biologiques 12
I-10-5) Le lit bactérien 13
I-10-6) Les boues activées 14
I-10-7) Principe du procédé de boues activées 15
I-10-8) La filtration membranaire 16
I-10-9) La biofiltration 17
Chapitre II : Présentation de la STEP
II-1) La situation d'assainissement dans la ville d’Ouargla 18
II-2) Etude du site expérimental 19
II-3) Description de l'installation 20
II-4) Dimensionnement de la STEP Ouargla 20
II-5) Traitements de la station 22
II-5-1) L’objectif de traitement de la station 23
II-5-2) Principe de traitement 23
II-6) Prétraitement et traitement primaire 24
II-6-1) Dégrillage 24
II-6-2) Dessablage 25
II-7) Traitement secondaire 27
II-7-1) Lagune d’aération 27
II-7-2) Lagune de décantation 28
II-8) Traitement complémentaire Lagune de finition 29
II-9) Evacuation des eaux épurées 29
II-10) Canal de transfert 29
II-11) Traitement des boues 30
Chapitre III : Mode opératoire des analyses physicochimiques
Introduction 33
III-1) Matières en suspension (M.E.S) 33
III-1-1) But d'analyse 33
III-1-2) Principe 33
III-1-3) Appareillage 33
a- Préparation des filtres par l'eau distillée 33
b- Filtration de l'échantillon 33
III-1-4) Expression des résultats 34
III-2) Résidu sec 35
III-2-1) Appareillage 35
III-2-2) Procédure 35
III-2-3) Expression des résultats 35
III-3) La demande chimique en oxygène (D.C.O) 36
III-3-1) But d'analyse 36
III-3-2) Principe 36
III-3-3) Appareillage 36
III-3-4) Réactif 36
III-3-5) Procédure 36
III-3-6) Expression des résultats 36
III-4) La demande biologique en oxygène (DBO5) 37
III-4-1) Principe 37
III-4-2) Appareillage 37
III-4-3) Procédure 38
III-4-4) Expression des résultats 39
III-5)- Détermination de conductivité électrique, salinité et la température 39
III-5-1) Principe 39
III-5-2) Appareillage 40
III-5-3) Procédure 40
III-6) Détermination de pH 40
III-6-1) Appareillage 40
III-6-2) Procédure 41
III-7) Détermination de l'O2 dissous 41
III-7-1) Principe 41
III-7-2) Matériel nécessaire 42
Chapitre V : Résultats et discussions
V-1) introduction 44
V-1-1) Evolution la température 44
V-1-2) Le pH 45
V-1-3) La conductivité (CE) 45
V-1-4) L'oxygène dissous 46
V-1-5)- La salinité 47
V-1-6) DBO5 47
V-1-7) DCO 48
V-1-8) Rapport DCO/DBO5 49
V-1-9) Matières en suspension (MES) 49
V-2) Comparaison entre les processus biologique (boues actives et Lagunage 50
aéré)
Conclusion. 52
Référence 53
annexe 55
Introduction générale :

L’eau constitue un élément essentiel pour l’organisme humain et leur activité

journalière. Dès le XIX éme siècle, le souci de protection de la santé publique avait montrée

la nécessite de préserver les ressources et de maintenir la qualité des eaux destinée à la

consommation humaine .plus récemment la prise de la conscience des conséquences néfastes

du rejet des eaux résiduaires pour l’environnement à placer les problèmes de l’assainissement

au centre les pris occupation des collectivités locales [1].

Face à tous les problèmes que connaît notre pays en matière d’assainissement et de

gestion des stations d’épuration, le recours à d’autres techniques d’épuration, moins coûteuses

et plus simples à gérer est devenu incontournable, si l’on veut protéger les ressource en eau, la

santé publique et sauvegarder les milieux récepteurs.

La qualité de l'eau constitue un enjeu environnemental primordial. Les polluants

contenu dans les eaux usées ont des origines diverses. Les cinq principales catégories de

pollueurs sont : l'industrie, l'agriculture, les ménages, les transports et l'urbanisation. Le rejet

de ces eaux dans le milieu naturel est la principale pollution qui affecte nos cours d'eaux et

plus généralement tout le milieu naturel [2].

Dans le traitement des eaux industrielles ou le traitement des eaux domestiques on

utilise souvent les traitements biologiques afin d’éliminer les éléments organiques comme les

graisses, sucres, protéines, etc. La dégradation de ces éléments organiques est assurée par des

microorganismes (bactéries) qui consomment les matières organiques en présence d’oxygène

(méthode aérobie) ou sans oxygène (méthode anaérobie) [12].

Le travail de ce mémoire est composé en quatre chapitre, La première chapitre

présente un aperçu bibliographique de la généralité des eaux usée et des généralités sur les

propriétés physico-chimiques des eaux usée, alors que la seconde chapitre récapitule les

1
Présentation de la STEP, puis le chapitre trois présente expérimentale, Mode opératoire des

analyses physicochimiques. Les résultats des différentes analyses des eaux présentés dans le

quatrième chapitre, ainsi que leurs interprétations accompagnées d’une conclusion.

 Dans ce travail, nous étudierons ces processus biologique d’épuration des eaux usées

pour trouver le meilleur procédé adapté à la région saharienne.

2
Chapitre : I
Généralité des eaux usée
Chapitre I : GENERALITES DES EAUX USEES

I-1) Définition des eaux usées :

Une eau usée (résiduaire) est un mélange hétérogène de matières organiques et


minérales plus ou moins toxique, ces eaux ont été utilisées pour le lavage le nettoyage dans
l’agglomération urbaines et les industries [3].

I-2) Origines des eaux usées :

Elles sont identifiées selon leurs origines comme suit:

I-2-1) Les eaux usées domestiques :

Elles constituent l’essentiel de la pollution et se composent : des eaux de cuisines


qui contiennent des matières minérales en suspension provenant du lavage des légumes des
substances alimentaires à base de matières organiques (glucides, lipides, protéines) et des
produits détergents : des eaux de buanderie contenant principalement des détergents, des
eaux de salle de bains, chargées en produits pour l’hygiène corporelle. Généralement de
matières grasses hydrocarbonées [3].

I-2-2) Les eaux usées pluviales :

Ce sont des eaux de ruissellement qui se forment après une précipitation. Elles peuvent
être particulièrement polluées surtout en début de pluie par deux mécanismes :

 Le lessivage des sols et des surfaces imperméabilisées.

Les déchets solides ou liquides déposés par temps sec sur ces surfaces sont entrainées dans
le réseau d’assainissement par les premières précipitations qui se produisent.

 La remise en suspension des dépôts des collecteurs par temps sec, l’écoulement des
eaux usées dans les collecteurs des réseaux est lent ce qui favorise le dépôt de
matières décantables lors d’une précipitation, le flux d’eau plus important permet la
remise en suspension de ces dépôts [3].

I-2-3) Les eaux industrielles :

Les eaux industrielles ou résiduaires véhiculent souvent des produits chimiques


toxiques (arsenic, acide sulfurique, du cyanure et divers métaux lourds). Elles posent à
l’heur actuel de multiples problèmes par leurs risques toxiques chez tous les êtres vivants.
[3]

3
Chapitre I : GENERALITES DES EAUX USEES

I-2-4) Les eaux usées agricole :

Le secteur agricole reste le plus grand consommateur des ressources en eau [3].

Les pollutions dues aux activités agricoles sont de plusieurs natures :

 Apport des eaux de surface de nitrate et de phosphate utilisés comme engrais.


 Apport de pesticides chlorés ou phosphorés de désherbants d’insecticides.
 Apport de sulfate de cuivre de composés arsenicaux destines à la protection de
vignes en région viticole [3].

I-3) Principaux types de pollutions :

I-3-1) Pollution minérale :

Elle est constituée essentiellement des métaux lourds en provenance des industries
métallurgiques et de traitement de minerais, ex (plomb, du cuivre, du fer, du zinc et du
mercure) [4].

I-3-2) Pollution microbiologique :

C'est une pollution d'origine humaine ou animale [4].

I-3-3) Pollution organique :

La pollution organique constitue la partie la plus importante et comprend


essentiellement des composés biodégradables. Ces composés sont :

 Les protides.
 Les lipides.
 Les glucides [4].

I-4) Paramètres de mesure de la pollution :

I-4-1) Paramètres physiques :

I-4-1-1) La couleur :

Elle liée au déversement de composés chimiques solubles fréquentant une


coloration marquée [3].

4
Chapitre I : GENERALITES DES EAUX USEES

I-4-1-2) L'odeur :

L'eau d'égout fraîche à une odeur fade qui n'est pas désagréable, par contre en état
de fermentation, elle dégage une odeur nauséabonde [3].

I-4-1-3) La turbidité :

La turbidité des effluents résiduaires et des eaux polluées est en générale très
élevée, elle ne peut de ce fait être exprimée en gouttes de silice ou de mastic. La turbidité
est donc définie par absorptiomètre [5].

La turbidité, opposée a la limpidité, est une mesure de la capacité d’une eau à


empêcher la pénétration des rayons lumineux grâce aux matières non décantables qu’elle
contient [5].

I-4-1-4) Les matières en suspension (MES) :

Exprimée en mg par litre. Ce sont les matières non dissoute de diamètre supérieur à
1µm contenues dans l’eau [3].

Dans le milieu récepteur, les MES peuvent entraîner des perturbations de


l’écosystème par une diminution de la clarté de l’eau, limitant la photosynthèse végétale.

I-4-2) Paramètres chimiques :

I-4-2-1) Le pH :

La mesure de pH doit s’effectuer sur place de préférence, par la méthode

Potentiomètrique [5].

La mesure électrique quoique délicate peut seul donner une valeur exacte car elle
est indépendante du potentiel d’oxydoréduction, de la couleur du milieu, de la turbidité et
des matières colloïdales.

I-4-2-2) Demande chimique en oxygène (DCO) :

La demande chimique en oxygène (DCO) représente la quantité d’oxygène


consommé par les matières oxydables contenues dans un litre d’éau, elle est exprimée par
mg/l [3].

5
Chapitre I : GENERALITES DES EAUX USEES

I-4-2-3) Demande biochimique en oxygène (DBO5) :

La demande biochimique en oxygène exprimé la quantité d’oxygèn nécessaire à la


destruction (dégradation) les matières organique d’une eau par les microorganismes du
milieu [3].

I-4-2-4) Indice de biodégradabilité :

La biodégradabilité traduit l'aptitude d'un effluent aqueux à être décomposé ou


oxydé par les micro-organismes qui interviennent dans les processus d'épuration
biologique des eaux. La biodégradabilité est exprimée par un coefficient :

K= DCO/DBO5.

Si :

 K < 1.5 l'effluent est biodégradable.


 1.5 < K < 2.5 l'effluent est moyennement biodégradable.
 K > 2.5 l'effluent n'est pas biodégradable [6].

I-4-2-5) Oxygène dissous :

La présence d'oxygène dissous dans l'eau est indispensable, l'oxygène permet de


maintenir plusieurs des qualités de l'eau, notamment son goût et son degré d'aseptise. Il est
essentiel pour la survie de nombreux organismes aquatiques [4].

I-4-2-6) Conductivité :

La mesure de la conductivité électrique, paramètre non spécifique, est


probablement l'une des plus simples et des plus importantes pour le contrôle de la qualité
des eaux usées [4].

I-5) Autres éléments :

a. Azote :

C'est un élément qui se trouve sous forme ammoniacale ou organique ou inorganique.

(Ammoniaque, nitrate, nitrite) ; il constitue la majeure partie de l'azote total [4].

6
Chapitre I : GENERALITES DES EAUX USEES

L'azote contenu dans les eaux résiduaires domestique a essentiellement une origine
urinaire.

b. Phosphore :

L'apport journalier de phosphore est d'environ 4 g par habitant. Il est dû essentiellement


au métabolisme de l'individu et l'usage de détergent [4].

c. Métaux lourds :

Les métaux lourds se trouvent dans les eaux usées urbaines à l'état de trace. Des
concentrations élevées sont en général révélatrices d'un rejet industriel, sans aucun doute
[4].

I-6) Normes de rejets de l’OMS et celle de L’ALGERIE :

Les normes de rejets de l’OMS et celle de L’ALGERIE sont notées dans le


tableau :

Tableau (I-1): Les normes de rejets de l’OMS et celles de l’ALGÉRIE.

Paramètre Normes de l’OMS Normes algériennes


T(c°) 25 -30 30
PH 6.9 -9 5.5 -8.5
MES (mg/l) 30 30
DBO5 (mg O2 /l) 30 40
DCO (mg O2 /l) 90 120
Phosphate (mg/l) 2 2
Huiles et graisses 20 20

I-7) Epuration des eaux usées :

I-7-1) Définition de l'épuration :

En assainissement, l'épuration constitue le processus visant à rendre aux eaux


résiduaires rejetées la qualité répondant aux exigences du milieu récepteur il s’agit donc
d’éviter une pollution l’Environnement et non de produire de l'eau potable [7].

7
Chapitre I : GENERALITES DES EAUX USEES

I-7-2) Rôle des stations d’épuration :

Ce rôle peut être résumé dans les points suivants :

 Traiter les eaux.


 Protéger 1’environnement.
 Protéger la santé publique [7].

I-7-3) Procédés d’épurations des eaux usées :

I-7-3-1) Prétraitement :

Les dispositifs de prétraitement physique sont présents dans toutes les stations
d'épuration, quels que soient les procédés mis en œuvre à l'aval. Ils ont pour but d’éliminer
les éléments solides ou les particulaires les plus grossiers [7].

Il comporte 3 parties principales :

a- Dégrillage :

Le dégrillage a pour objectif élimination des éléments solides ou particulaires les plus
grossiers, les sables, les graisses et les huiles [6].

b- Dessablage :

Cette opération est indispensable pour éviter le colmatage des canalisations, surtout si
elles sont enterrée et protéger les équipements à pièces tournantes de la corrosion (axe de
chaines, rotors de centrifugeuse, pompes de relèvement, etc.) [7].
c- Déshuilage dégraissage :

Les opérations de dégraissage et de déshuilage consistent en une séparation de


l'effluent brut, les huiles et les graisses étant des produits de densité légèrement inférieure à
l'eau [7].

I-7-3-2) Traitement primaire :

I-7-3-2-1) Décantation :

La décantation est séparation mécanique, sous l'action de la gravitation. Les


particules en suspension laissées au repos tombent vers le fond ou remontent à la surface

8
Chapitre I : GENERALITES DES EAUX USEES

selon leur densité et leur diamètre, sous l’action combinée de leur poids et de la poussée
d'Archimède [6].

Figure (I-1) : La décantation.

I-7-3-2-2) Coagulation-floculation :

La turbidité et la couleur d'une eau sont principalement causées par des particules
très petites, dites particules colloïdales. Pour éliminer ces particules, on a recours aux
procédés de coagulation et de floculation : la coagulation a pour but principal de
déstabiliser les particules en suspension. La floculation a pour l'objectif de favoriser, à
l'aide d'un mélange lent, les contacts, entre les particules déstabilisées [7].

I-7-3-3) Traitement secondaire (épuration biologique) :

Les techniques d'épuration biologiques utilisent l'activité des bactéries dans l'eau,
qui dégradent la matière organique. Ces techniques peuvent être anaérobies, c'est-à-dire se
déroulant en absence d'oxygène, ou aérobies c'est-à-dire nécessitant un apport oxygène.

Parmi les traitements biologiques, on distingue les procédés biologiques extensifs et


les procédés biologiques intensifs [9].

les traitements biologiques, on distingue les procédés biologiques extensifs et


intensifs : Le lagunage, boues activées, cultures fixes, La bio filtration, et Les procédés
membranaires [9].

I-8) Procédés biologiques intensifs :

Ce sont des systèmes d'épuration classiques qui occupent peu d'espace et


consomment de l'énergie. En plus, ils ont un coût d'installation et de fonctionnement élevé
[9].

9
Chapitre I : GENERALITES DES EAUX USEES

I-9) Procédés biologiques extensifs :

Ils reposent sur les phénomènes de l'autoépuration naturelle et ils demandent une
faible énergie mais nécessitent, en revanche, de grandes superficies et de longs séjours des
eaux usées. Du point de vue économique, ils sont moins coûteux. Ce sont le lagunage,
l'épandage, etc [9].

I-10) Les différents procédés de traitement des eaux usées:

I-10-1) Le lagunage:

L’épuration est assurée par des bactéries aérobies grâce à un long temps de séjour
dans plusieurs bassins en série (en général au nombre de trois). L’oxygénation des bassins
est assurée par la grande surface d’échange gazeux entre l’air et l’eau, et par le phénomène
de photosynthèse : la tranche d’eau supérieure est exposée à la lumière et cela permet
l’apparition d’algues qui produisent l’oxygène nécessaire au développement des bactéries
aérobies [7].

I-10-1-1) Définitions types de lagunage aéré :

On distingue deux types de lagunes aérées :

I-10-1-2-1) Lagunage aérées aérobies :

Dans ce type de lagunes, on maintient une concentration en oxygène dissous dans


tout le bassin. La profondeur peut être de 2.4 à 2.8 m, dans laquelle l'oxygène et les
matières en suspension sont uniformément répartie dans le bassin [7].

I-10-1-2-2) Lagunage aérées facultatives :

Dans ce type de bassin, l'oxygène n'est maintenu que dans la partie supérieure et la
plus grande partie des matières inertes en suspension et des matières biologiques non
oxydées décantent au fond du bassin, où elles subissent une décomposition anaérobie [7].

Le bassin peut être Modifié pour comporter un compartiment séparé de décantation


capable de fournir un effluent clarifié.

Les charges organiques appliquées sont telles que l’épuration des effluents est
réalisée essentiellement par des bactéries aérobies. L’apport en oxygène nécessaire est
assuré essentiellement par la photosyn­thèse des algues, en l’occurrence des microphytes,

10
Chapitre I : GENERALITES DES EAUX USEES

et secondairement par les échanges air/eau à la surface dépendant des vents. On parle
également de lagunes à microphytes car on privilégie le développement des micro-algues
[7]

I-10-2) Le filtre à sable:

Ce système épuratoire consiste à infiltrer des eaux usée prétraitées (traitement


primaire par décanteur-digesteur, fosse toutes eaux ou lagune de décantation) dans un
milieu granulaire insaturé (présence d’oxygène) sur lequel est fixée la biomasse épuratoire
[8].

Figure (I-2): Le filtre à sable.

I-10-3) Le filtre planté de roseaux:

Contrairement au filtre à sable, l’alimentation se fait directement avec des eaux


usées brutes sur le 1er étage. Cette filière de traitement est généralement constituée de
deux étages en série [2].

Il se forme alors une accumulation de boues sur le 1er étage. Le rôle principal des
roseaux est d’empêcher la formation d’une couche colmatante en surface. Cette technique
d’épuration repose, comme pour le filtre à sable, sur les mécanismes de filtration
superficielle et d’oxydation de la pollution par les bactéries aérobies fixées sur le milieu
granulaire [8].

11
Chapitre I : GENERALITES DES EAUX USEES

Figure (I-3): Le filtre planté de roseaux.

I-10-4) Les disques biologiques:

Il s’agit d’un procédé de traitement aérobie à biomasse fixée. Les disques


partiellement immergés dans l’effluent à traiter servent de support pour la microflore
épuratrice (appelée boues). Leur mouvement de rotation assure à la fois le mélange et
l’aération Généralement, l’effluent est préalablement décanté et les boues qui se
décrochent des disques sont séparées de l’eau Traitée par clarification (ou par filtres
plantés de roseaux en variante) [8].

Figure (I-4): Les disques biologiques.

12
Chapitre I : GENERALITES DES EAUX USEES

Figure (I-5) : Synoptique d'une station d'épuration comportant un disque biologique.

I-10-5) Le lit bactérien:

Cette filière consiste à alimenter en eau, préalablement décantée en général, un


ouvrage contenant une masse de matériau (pouzzolane ou agrégats plastiques) servant de
support aux micro-organismes épurateurs. La satisfaction des besoins en oxygène est
obtenue par voie naturelle ou par aération forcée. Le biofilm biologique (les boues) qui se
forme sur le matériau support, se décroche au fur et à mesure que l’eau percole. Celui-ci

Est alors piégé au niveau d’un décanteur secondaire (ou de filtres plantés de roseaux en
variante) [8

Figure (I-6) : Le lit bactérien.

13
Chapitre I : GENERALITES DES EAUX USEES

Figure (I-7) : Synoptique d’une station d’épuration comportant un lit bactérien.

I-10-6) Les boues activées :

Le procédé à boue activée est une technique biologique d’épuration des eaux. Il
représente une alternative efficace et relativement écologique (sans utilisation de produits
chimiques) aux techniques d’épuration les plus couramment utilisées [8].

Le procédé “boues activées” consiste à mélanger et à agiter des eaux usées brutes
avec des boues activées liquides, bactériologiquement très actives. La dégradation aérobie
de la pollution s'effectue par mélange intime des microorganismes épurateurs et de
l'effluent à traiter. Ensuite, les phases “eaux épurées” et “boues épuratrices” sont séparées
[8].

Une installation de ce type comprend les étapes suivantes :


 les traitements préliminaire et, éventuellement, primaire.
 Le bassin d'activation (ou bassin d'aération).
 Le décanteur secondaire avec reprise d'une partie des boues.
 L’évacuation des eaux traitées.
 les digesteurs des boues en excès provenant des décanteurs.
Le dimensionnement du bassin d'aération s'effectue comme suit, dans le cas d’une
aération prolongée :

14
Chapitre I : GENERALITES DES EAUX USEES

 Charge massique : ≤ 0,1 kg DBO5/kg MES.j.


 Charge volumique : ≤ 0,35 kg DBO5/m3.j.
 Concentration de boues : 4 à 5 g MS/l.
 Temps de séjour : 24 heures environ.
 Besoins en O2 : de l'ordre 1,8 kg O2/kg DBO5 éliminée.
 Puissance de brassage :
 3 à 10 W/m3 pour les brasseurs.
 10-20 W/m3 pour les systèmes d'aération de fines bulles d'air.

I-10-7) Principe du procédé de boues activées :

Le traitement biologique des eaux usées est le procédé qui permet la dégradation
des polluants grâce à l'action de micro-organismes. Ce processus existe spontanément dans
les milieux naturels tels que les eaux superficielles suffisamment aérées. Une multitude
d'organismes est associée à cette dégradation selon différents cycles de transformation.
Parmi ces organismes, on trouve généralement des bactéries, des algues, des champignons
et des protozoaires. Cette microflore, extrêmement riche, peut s'adapter à divers types de
polluants.
Les boues activées sont des systèmes qui fonctionnent biologiquement
essentiellement comme les lagunes aérées. L'aération est également artificielle, la
différence réside dans la recirculation des organismes actifs (les boues activées) du
décanteur secondaire vers le bassin d'aération [11].

Tableau (I-2) : les Avantages et Inconvénients entre les processus biologique


(boues actives et Lagunage aéré) [11].

15
Chapitre I : GENERALITES DES EAUX USEES

Figure (I-8): Les boues activées.

Figure (I-9): Synoptique d'une boue activée - aération prolongée.

I-10-8) La filtration membranaire:

Cette technique est une variante du procédé des boues activées. Le réacteur, grâce à
des membranes organiques avec des pores inférieurs à 0,05 μm (ultrafiltration), filtre les
boues activées et remplace l’étape de clarification des traitements classiques [8].

16
Chapitre I : GENERALITES DES EAUX USEES

Figure (I-10): La filtration membranaire.

I-10-9) La biofiltration:

Le principe de la biofiltration repose sur l'utilisation d'un matériau filtrant de type


granulaire immergé (aéré ou non) sur lequel se développent des populations bactériennes
qui vont dégrader la charge polluante apportée par l'effluent. Cette technologie,
caractérisée par son extrême compacité et sa modularité, est adaptée aux stations
d'épuration implantées en zone fortement urbanisée [8].

17
Chapitre : II
Présentation de la STEP
CHPITRE:II Présentation de la STEP

II-1) La situation d'assainissement dans la ville d’Ouargla:

L’assainissement est par définition une technique qui consiste à évacuer par voie
hydraulique, les eaux usées provenant d’une agglomération humaine ou plus généralement
d’un delà d’une limite admissible l’environnement.

Le réseau de l’assainissement urbain dans la ville d’Ouargla est du type unitaire, il


couvre les trois communes d’Ouargla, Rouissat et Ain Beida [09].

Les principales caractéristiques du réseau d’assainissement urbain de la ville


d’Ouargla.

Sont résumé ci-dessous :

 26 stations de relevage et de pompage.


 106 km de canalisation et conduite de refoulement.
 3 stations d'épurations (pour les 3 daïra de Ouargla, Sidi khouiled, N'goussa).
 71km de drains.

- Afin que :

 Les eaux de drainage agricoles soient progressivement collectées et évacuées d’une


façon indépendante.
 Les eaux pluviales soient séparées des eaux usées .
 L’option zéro rejet d’eau usée soit atteint avec l’abandon de l’assainissement
 autonome.
 Les eaux de la nappe en ville soient récupérées dans les drains qui surplombent les
collecteurs d’assainissement.
 La sabkhat safioune soit l’exutoire final d’Ouargla [09].

18
CHPITRE:II Présentation de la STEP

Figure (II-1) : le réseau d’assainissement de la ville d’Ouargla (S.T.E.P.


Ouargla).

II-2) Etude du site expérimental:

La station d'épuration des eaux usées par le lagunage aéré d’Ouargla est située dans
la région de Saïd Otba entre les deux branches du canal de drainage [09].

Figure (II-2) : situation géographique de la STEP par rapport à la ville d’Ouargla.


(S.T.E.P. Ouargla).

19
CHPITRE:II Présentation de la STEP

II-3) Description de l'installation:

L'installation se compose pour l'essentiel d'ouvrages à ciel ouvert, de caniveaux,


canalisations, pompes, aérateurs, instruments de mesure, organes de vanneries et
automatismes industriels avec commandes et dispositifs de régulation [09].

II-4) Dimensionnement de la STEP Ouargla :

 Capacité: 400000 eq/hab.


 Surface totale: 80 ha.
 Nombre de lit de séchage: 11 lits.
 Nombre de bassins: 08 bassins devisés en 03 niveaux [09].

20
CHPITRE:II Présentation de la STEP

Tableau (II-01): les données de bases de la STEP (STEP Ouargla).

Première niveau
Nombre de bassin 04 bassins d’aération
Volume total 3408000 m3
Volume par unité de bassin 25200 m3
Surface total 9.6 ha
Surface par unité de bassin 2.4 ha
Profondeur de bassin 3.5 m
Temps de séjour 08 jours
Nombre d’aérateur 12 aérateurs
Deuxième niveau
Nombre de bassin 02 bassins d’aération
Volume total 227200 m3
Volume par unité de bassin 113600 m3
Surface total 8.2 ha
Surface par unité de bassin 4.1 ha
Profondeur de bassin 2.8 m
Temps de séjour 03 jours
Nombre d’aérateur 07 aérateurs
Troisième niveau
Nombre de bassin 02 bassins finition
Volume total 148054 m3
Volume par unité de bassin 74027 m3
Surface total 9.8 ha
Surface par unité de bassin 4.9 ha
Profondeur de bassin 1.5 m
Temps de séjour 02 jours
Nombre d’aérateur /

21
CHPITRE:II Présentation de la STEP

Figure (II-3): vue aérien de la station.

II-5-1) Traitements de la station :

Les eaux usées urbaines collectées par le réseau d’assainissement d’une


agglomération, contiennent de nombreux éléments polluants, provenant de la population.

22
CHPITRE:II Présentation de la STEP

Elles sont acheminées vers une station d’épuration où elles subissent plusieurs phases de
traitement [09].

II-5-2) L’objectif de traitement de la station :

Les objectifs de traitement sont les suivants :

 Supprimer les nuisances et les risques actuels de contamination au niveau des zones
urbanisées,
 Protéger le milieu récepteur,
 Se garder la possibilité de réutiliser les effluents épurés pour une irrigation
restrictive [09].

Le niveau d’épuration est caractérisé par :

Paramètres d'analyse :

MES : 35 mg/l.

DCO : 125 mg/l.

DBO5 : 40 mg/l.

Paramètres parasitologies :

Moins de 1 œuf d’helminthes par litre.

II-5-3) Principe de traitement :

Les eaux brutes arrivent à la station par refoulement, et subissent les différents
traitements conventionnels d’un effluent urbain. Les étapes par les quelles passants les
eaux usées dans la station sont les suivantes :

Arrivée de l’eau :

Les eaux usées à traiter arrivent à la station d’épuration par l’intermédiaire de cinq
stations de refoulements :

 Refoulement 01 : conduite d’amenée des eaux usées DN 600mm de SP noeud


hydraulique de Chott.

23
CHPITRE:II Présentation de la STEP

 Refoulement 02 : conduite d’amenée des eaux usées DN 315mm de SP Sidi


Khouiled.
 Refoulement 03 : conduite d’amenée des eaux usées DN 400mm de
nouvelle SP Caserne/Hôpital.
 Refoulement 04 : conduite d’amenée des eaux usées DN 500mm de SP Douane.
 Refoulement 05 : conduite d’amenée des eaux usées DN 700mm de SP route
N’Goussa [09].

Ces conduites déboucheront dans un regarde de dégazage. Ce dernier assure une


oxygénation naturelle des eaux brutes. Cette opération permet d’évacuer le H2S qui
pourrait se former dans les conduites de refoulement [09].

A partir du regard de dégazage, les eaux brutes débouchent dans un canal regroupant
les installations de dégrillage et de dessablage.

Un canal Venturi sera placé à la sortie des ouvrages de prétraitement en vue de mesurer
le débit d’entrée.

II-6) Prétraitement et traitement primaire :

Les prétraitements ont pour objectif d’éliminer les éléments les plus grossiers, qui sont
susceptibles de gêner les traitements ultérieurs et d’endommager les équipements [09].

Le prétraitement comporte :

II-6-1) Dégrillage :

Les eaux usées passent au travers d’une grille dont les barreaux plus au moins
espacés, retiennent les matières les plus volumineuses.

Le système comprend un ensemble de deux dégrilleurs automatiques (espace entre


barreaux de 25 mm) disposés en parallèle Un canal de secours équipé d’une grille statique
(espace entre barreaux de 40 mm) disposée en parallèle permettra de by passer
complètement l’ensemble des prétraitements, en cas de mise hors service des dégrilleurs
automatiques [09].

Les refus de l’ensemble des dégrilleurs sont acheminés au moyen d’une vis de
convoyage vers une benne à déchets.

24
CHPITRE:II Présentation de la STEP

Figure (II-4): Dégrilleur.

II-6-2) Dessablage :

La rétention des particules sableuses permet d’éviter :

 Les surcharges dans les étapes suivant de traitement,


 L’accumulation de sable dans les étapes ultérieures du traitement.
 L’abrasion des engins mécaniques.

Le dessablage sera réalisé par l’intermédiaire de trois canaux en parallèle de 2 m de


large et 23m de long [09].

Chaque ouvrage sera équipé d’un pont racleur permettant de ramener les sables
décantés dans une fosse placée à l’extrémité de chaque chenal. Une pompe permettra
l’extraction des sables vers un classificateur à sable [09].

Ce classificateur est un séparateur dans lequel les particules de sables sédimentent et sont
extraites du fond par une vis d’Archimède, tandis que l’eau est récupérée en partie
supérieur après avoir franchi une cloison siphoïde. Les sables extraits sont ensuite stockés
dans une benne [09].

25
CHPITRE:II Présentation de la STEP

Figure (II-5): dessablage.

 Ouvrage de répartition :

Disposé en tête de station en aval des ouvrages de prétraitement, il permet de


répartir les eaux usées vers les six lagunes de l’étage aéré n°1.

Cette répartition est assurée par six seuils déversants identiques, de 1,50m de
largeur, munis de batardeaux pour pouvoir au besoin mettre une lagune quelconque hors
service [09].

Figure (II-6): Répartiteur vers les bassins d'aération.

26
CHPITRE:II Présentation de la STEP

II-7) Traitement secondaire :

A la suite de ces prétraitements, les eaux à traitait subis un traitement par le


système de lagunage aéré.

Le lagunage aéré est une technique d'épuration biologique par culture libre avec un
apport artificiel d’oxygène.

La filière est constituée de deux étages d’aération et d’un étage de finition.

II-7-1) Lagune d’aération :

Les effluents sont répartis entre les six lagunes de premier étage grâce à un répartiteur.

Dans l’étage d’aération, l’oxygénation est assurée par un aérateur de surface, cette
aération mécanique favorise le développement des bactéries qui dégradent la matière
organique et assimilent les nutriments [09].

Figure (II-7): Lagune aéré.

27
CHPITRE:II Présentation de la STEP

Figure (II-8): aérateurs.

II-7-2) Lagune de décantation :

Les eaux en cours de traitement transitent de façon gravitaire des lagunes aérées de
1er étage vers les lagunes aérées de2eme étage (lagunes de décantation) qui constitués de
3 lagunes. [09].

C’est le lieu de séparation physique d’eau épurée et de la boue biologique, cette


dernière est formée après une lente agglomération des matières en suspensions (amas de
micro-organisme et de particules piéger) [09].

Curage :

Les Lagunes de deux étages doit être régulièrement curée afin d’éviter les odeurs et
la dégradation du traitement par les départs des boues.

Pratiquement le curage de la lagune devient nécessaire quand le volume occupé par


les boues s’approche de 25% du volume total de la lagune.

Lors de l’extraction des boues proprement dites, on assiste à un mélange des boues
avec des eaux en cours de traitement ce qui se traduit par l’abaissement de la siccité des
boues à épandre sur les lits à 80 g/l.

De plus, pratiquement il est difficile d’extraite plus de 80% des boues d’une lagune
à chaque opération de curage.

28
CHPITRE:II Présentation de la STEP

Une fréquence de curage des lagunes d’environ1 fois tous les 3 ans [09].

II-8) Traitement complémentaire Lagune de finition :

Les eaux sortant des lagunes aérées de 2éme étage sont dirigées ver 3 lagunes de finition
ou les influents sont épurée a 80% dans une partie sera utilisée pour une irrigation
restrictive [09].

 En entrée et sortie, un canal venturi associé à une sonde ultrason de mesure de la


hauteur d’eau en amont permettront de mesurer de manière continue les débits.

Figure (II-9): bassins de finition.

II-9) Evacuation des eaux épurées :

Les eaux épurées sont évacuées gravitairement vers le canal de transfert ver
Sebkhat Sefïoune [09].

II-10) Canal de transfert :

Les eaux rejetées par la S.T.E.P et les eaux issues des drainages sont conduites
d'Ouargla jusqu'à Sebkha Safioune située à environ 40 km au nord.

L'ouvrage conduit parallèlement deux débits dans deux chenaux isolés l'un de l'autre, ces
chenaux contiennent :

29
CHPITRE:II Présentation de la STEP

 Dans la partie Ouest : les eaux usées traitées par la STEP de Ouargla, il s'agit
d'eaux claires, suffisamment épurées pour servir éventuellement d'eau d'irrigation.
 Dans la partie Est : les eaux de drainage salées collectés par les deux grands drains
périphériques Ouargla.

Figure (II-10): sortie des eaux épurées.

II-11) Traitement des boues :

Le transport des boues du fond des lagunes vers les lits de séchage sera réalisé par
des conduites flexibles.

Ces boues voient leur siccité augmenter grâce à l’évaporation naturelle couplée à un
système de drainage. Ce dernier favorise l’évacuation de la plus grande partie de l’eau par
simple ressuyage. Cette eau sera évacuée en tête de station d’épuration par l’intermédiaire
d’un poste de refoulement.

A l’issue de ce séchage les boues sont évacuées vers leur destination finale, mise en
décharge ou épandage sur des cultures pour lesquelles elles constituent un amendement
organique intéressant [09].

30
Chapitre : III
Mode opératoire des analyses
physicochimiques
CHAPITRE : III Matière et Méthodes

Mode opératoire des analyses physicochimiques

32
CHAPITRE : III Matière et Méthodes

Introduction:

Dans ce chapitre, on présente les différentes méthodes d'analyses effectuées pour les
eaux échantillons des eaux (bruts et traités) et différents appareillages utilisés Le travail
présenté réalise au niveau de laboratoire STEP Ouargla.

III-1) Matières en suspension (M.E.S) :

III-1-1) But d'analyse :

Est de déterminer la teneur de matières en suspensions dans les eaux.

III-1-2) Principe :

L'eau est filtrée et le poids des matières retenues est déterminé par différence de
pesée.

III-1-3) Appareillage :

 Balance de précision électronique (KERN. ABT).


 Filtre.
 Etuve (MEMMERT. UNB).
 Dessiccateur.
 Pompe à vide.

a- Préparation des filtres par l'eau distillée :

 Laver le filtre par l'eau distillée.


 Mettre le filtre dans l'étuve à 105°C pendant 2 heures.
 Laisser refroidir dans le dessiccateur.
 Peser.

b- Filtration de l'échantillon :

 Placer le filtre (la partie lisse en bas) sur le support de filtration.


 Agiter le flacon d’échantillon.
 Verser un volume de 100 ml d'échantillon dans l'éprouvette graduée.
 Filtré l’échantillon.
 Rincer les parois internes de l'éprouvette graduée avec l'eau distillée.

33
CHAPITRE : III Matière et Méthodes

 Retirer avec précaution le papier filtre à l'aide de pinces.


 Mettre le filtre dans l'étuve à 105°C pendant 2 heures.
 Laisser refroidir dans le dessiccateur.
 Peser le filtre.

III-1-3) Expression des résultats :

Le calcul de la teneur en MES est donne par l'expression suivante :

[09].

MES : La teneur en MES en (mg/l).

M1 : La masse en (mg) de la capsule contenant l'échantillon après étuvage à 150°C.

M0 : La masse en (mg) de la capsule vide.

V : Volume de la prise d'essai en (ml).

Figure (III-1): Unité de filtration avec pompe à vide.

34
CHAPITRE : III Matière et Méthodes

III-2) Résidu sec :

III-2-1) Appareillage :

 Balance de précision électronique (KERN. ABT).


 Etuve (MEMMERT. UNB).
 Bicher.
 Dessiccateur.

III-2-2) Procédure :

 Peser le Bicher vide.


 Verser un volume de 50 ml d'échantillon dans le bicher.
 Mettre le bicher dans l'étuve à 105°C pendant 24 heures.
 Laisser refroidir dans le dessiccateur.
 Après constat d'évaporation totale de l'eau pesé le Bicher.

III-2-3) Expression des résultats :

Elle donnée par l'expression :

[09].

RS : Résidu sec.

P1 : Le poids en mg de la capsule vide.

P2 : Le poids en mg de capsule plié.

V : La prise d'essai d'eau à analyser en ml.

Figure (III-2):Balance. Figure (III-3) : Etuve.

35
CHAPITRE : III Matière et Méthodes

III-3) La demande chimique en oxygène (D.C.O) :

III-3-1) But d'analyse :

Mesure de la demande chimique en oxygène nous renseigne sur la bonne marche des
bassins d'aération et nous permettant d'estimer le volume de prise d'essai de DBO5.

III-3-2) Principe :

Il s'agit d'une oxydation chimique des matières réductrices contenues dans l'eau par
excès de bichromate de potassium (K2Cr2O7) en milieu acidifié par acide sulfurique (H2SO2),
en présence de sulfate d'argent (Ag2 SO4) et de sulfate de mercure (HgSO4).

III-3-3) Appareillage :

 Pipette jaugée à 2 ml.


 Spectrophotomètre (DR 2800).
 Réacteur DCO à 150°C (HACH. LANGE).

III-3-4) Réactif :

 Réactifs DCO (LCK 314) gamme (15 à 150 mg/l) pour les faibles concentrations.
 Réactifs DCO (LCK 114) gamme (150 à 1000 mg/l) pour les fortes concentrations.

III-3-5) Procédure :

 Ajouter 2 ml d'échantillon en tube de réactif DCO.


 Agiter et Placer le tube fermé dans le réacteur DCO et chauffer deux heures à 148°C.
 Laisser refroidir à température ambiante.
 Mesurer directement la concentration de la DCO par spectrophotomètre DR 2800.

III-3-6) Expression des résultats :

La teneur en DCO est donnée en mg/l.

36
CHAPITRE : III Matière et Méthodes

Figure (III-4): Réactifs DCO. Figure (III-5): Spectrophotomètre.

Figure (III-6): Réacteur DCO.

III-4) La demande biologique en oxygène (DBO5) :

III-4-1) Principe :

L'échantillon d'eau introduit dans une enceinte thermostatisé est mis sous incubation.
On fait la lecture de la masse d'oxygène dissous, nécessaire aux microorganismes pour la
dégradation de la matière organique biodégradable en présence d'air pendant cinq (5) jours.
Les microorganismes présents consomment l'oxygène dissous qui est remplacés en
permanence par l'oxygène de l'air, contenu dans le flacon provoquant une diminution de la
pression au-dessus de l’échantillon. Cette dépression sera enregistrée par une OXI TOP.

III-4-2) Appareillage :

 Réfrigérateur conservant une température de 20°C


 Un agitateur magnétique.

37
CHAPITRE : III Matière et Méthodes

 Bouteilles brune de 510 ml.


 OXI TOP.
 Pastilles hydroxyde de sodium (pour absorber le CO2 dégager par le microorganisme).

III-4-3) Procédure :

La détermination de la DCO est primordiale pour connaître les volumes à analyser


pour la DBO5.

Volume de la prise d'essai (DBO5) = DCO (mg/l) × 0.80, pour les eaux urbaine.

 Introduit la quantité de l'eau à analyser suivant le tableau. En fonction de la valeur de


DCO.

Tableau (III-1): Volume d'échantillon d'après la DCO.

La charge DCO (mg/l) Prise d'essai (ml) Facteur

Très faible o-40 432 1

Faible 0-80 365 2

Moyenne 0-200 250 5

Plus que moyenne 0-400 164 10

Un peu chargée 0-800 97 20

Chargée 0-2000 43.5 50

Très chargée 0-4000 22.7 100

 Introduit la barre aimantée (agitateur) et les 2 pastilles d’hydroxyde de sodium.


 Visser la tête de mesure sur les bouteilles.
 Appuyer simultanément sur les touches (S+M) durant 3 secondes jusqu’à apparition
du message (00).
 Mettre au réfrigérant à 20°C pendant cinq jours.
 Lire au bout de cinq jours la valeur affichée et appliquer le coefficient pour la valeur
réelle.

38
CHAPITRE : III Matière et Méthodes

III-4-4) Expression des résultats :

DBO5 (mg/l) = Lecteur × Facteur [09].

Figure (III-7): DBO mètre.

III-5)- Détermination de conductivité électrique, salinité et la température :

III-5-1) Principe :

La valeur de la conductivité est un paramètre cumulé pour la concentration en ions


d'une solution mesurée. Plus une solution contient de sel, d'acide ou de base, plus sa
conductivité est élevée. L'unité de conductivité est µS/cm, Pour sa mesure, nous avons eu
recours à la méthode électrochimique de résistance à l'aide du Conductimètre de poche
Cond 340 i.

39
CHAPITRE : III Matière et Méthodes

III-5-2) Appareillage :

 Conductimètre de poche Cond 340 i.


 Pissette eau déminéralisé.
 Solution KCl (3 mol/L) pour calibrage.

III-5-3) Procédure :

 Vérifier le calibrage de l'appareil suivant la procédure ci jointe.


 Plonger l'électrode dans la solution a analysé.
 Lire la CE et la salinité et la température des stabilise de celle-ci.
 Bien rincer l'électrode après chaque usage et conserve l'électrode toujours dans l'eau
déminéralisée.

Figure (III-8): Conductimètre.

III-6) Détermination de pH :

III-6-1) But d'analyse :

Détermination de l'acidité, la neutralité ou la basicité de l’eau.

III-6-2) Appareillage :

 Un pH- mettre potable.


 Solution étalon 4.7 et 10.

40
CHAPITRE : III Matière et Méthodes

 Pissette eau déminéralisé.

III-6-3) Procédure :

 Vérifier le calibrage de l'appareil suivant la procédure ci jointe.


 Plonger l'électrode dans la solution a analysé.
 Lire le pH à température stable.
 Bien rincer l'électrode après chaque usage et conserve l'électrode toujours dans une
solution électrolyte.

Figure (III-9): PH mettre.

III-7) Détermination de l'O2 dissous :

III-7-1) Principe :

La concentration réelle en oxygène dépend en outre de la température, de la pression


de l'air, de la consommation d'oxygène due à des processus microbiologiques de
décomposition ou une production d'oxygène, par exemple, par les algues. Actuellement, la

41
CHAPITRE : III Matière et Méthodes

mesure électrochimique est la méthode reconnue par les différentes normes pour déterminer la
concentration en oxygène des eaux à l'aide du l'oxymètre de poche Oxi 340 i.

III-7-2) Matériel nécessaire :

 Un oxymètres.
 Solution alcaline électrolyte pour calibrage.
 Pissette eau déminéralisé.

Figure (III-10): Oxymètres.

42
Chapitre V
Résultats et discussions
CHAPITRE : V Résultats et discussions

V-1) introduction :

Nous avons effectué des analyses physico-chimiques et bactériologiques du


processus lagunage aéré, afin de Déterminer la qualité des eaux brutes et traitées qui
transitent par la station d'épuration des Eaux usées de la ville d'Ouargla.
Les résultats obtenus Les résultats obtenus a été pendant le mois de Mars jusqu'en
mai (03/03/2017 jusqu'à 11/05/2017).

V-1-1) Evolution la température :

24
23
22
21
Température

20
19
T(°C) Eau entrée
18
T(C°) Eau sortie
17
16
15

Temps

Figure (V-1) : Variation de la température des eaux brutes et traitée dansle temps.

D'après la figure (V-1), On constate que les valeurs journalières de la température


présentent une moyenne de 24.22°C, elles varient entre une valeur maximale relevée en
Avril de (27.7°C) et une valeur minimale relevée en mars de (19.7°C) pour les eaux brutes
et entre 24.6°C à 16.6°C pour les eaux traitées.

44
CHAPITRE : V Résultats et discussions

V-1-2) Le pH :

9
8
7
6
5
PH
4
3
2 PH Eau entrée
1
0 PH Eau sortie
23/03/2017
24/03/2017
25/03/2017
26/03/2017
27/03/2017
28/03/2017
29/03/2017
30/03/2017
31/03/2017
01/04/2017
02/04/2017
03/04/2017
04/04/2017
05/04/2017
Temps

Figure (V-2): Variation de pH des eaux brutes (E) et des eaux traitées (S) en fonction du
temps.

Nos résultats des eaux brutes et traitées montrent des valeurs respectives aux
normes de rejets recommandées par l'OMS et l'Algérie (≤8,5). Les valeurs de pH des eaux
traitées sont élevées de7.85 à 8.02 que les eaux brutes de 7.92 à 8.33. Les valeurs de pH de
l’eau filtrée et toujours supérieure au pH de l’eau brute dans chaque pilote. En outre les
valeurs obtenues pour les différents pilotes sont quasiment identiques avec un léger écart
qui pourrait être lié à l’erreur de mesure. Toutes les valeurs de nos pilotes sont comprises
entre 7,00 et 8,04. La valeur maximale 8,33 à été enregistré au niveau du filtre qui contient
le sable à 52 cm.

V-1-3) La conductivité (CE) :

30000
25000
conductivité

20000
15000
10000
Cond µs/cm Eau entrée
5000
0 Cond µs/cm Eau sortie
23/03/2017

25/03/2017

27/03/2017

29/03/2017

31/03/2017

02/04/2017

04/04/2017

Temps

Figure (V-3): Variation de CE des eaux brutes(E) et des eaux traitées(S) en fonction du
temps.

45
CHAPITRE : V Résultats et discussions

D'après les résultats, nous notons que les valeurs moyennes de CE mesurées sont de
l'ordre de 14440 µs/cm pour les eaux brutes, et de 13915µs/cm pour les eaux traitées.

Les valeurs journalières de la CE des eaux brutes varient dans un intervalle qui va
d'un minimum de 6480 µs/cm au maximum de 33300 µs/cm.

Cette variation est due au changement de la concentration en sels dissous


(chlorures, sulfates, calcium, sodium, magnésium...) dans les eaux qui arrivent à la STEP,
ainsi que les eaux de drainage qui aboutissent aux réseaux d'assainissement.

A la sortie on constate une stabilisation de la conductivité suite au traitement, la


concentration en sels se stabilise.

V-1-4) L'oxygène dissous :

9
8
7
L'oxygène dissous

6
5
4 Oxygène dissous (mg/L)
3 Eau entrée
2
Oxygène dissous (mg/L)
1 Eau sortie
0

Temps

Figure (V-4): Variation d'O₂ dissous des eaux brutes(E) et des eaux traitées(S) en fonction
du temps.

L'oxygène, toujours présent dans l'eau, sa solubilité est fonction de la


température et de la pression partielle dans l'atmosphère. La teneur de l'oxygène dans l'eau
dépasse rarement 10 mg/l. La concentration en oxygène détermine la concentration
en bactéries anaérobies et aérobies ce qui conditionne le traitement biologique de la
matière organique (RODIER, 2005).

D'après les résultats obtenus, on remarque que les teneurs en oxygène dissous des
eaux brutes varient entre 0.34mg/l à 0.51 mg/l et pour les eaux traitées entre 5.98mg/l à
8.25 mg/l.

Les figures (V-4), montrent une variation pour les deux graphes, cette variation
en teneur en oxygène dissous pour les eaux traitées pouvant être en fonction des aérateurs,
de la présence des matières organiques oxydables, des organismes et des germes
aérobies, ainsi que de la perturbation des échanges atmosphériques à l'interface.

46
CHAPITRE : V Résultats et discussions

V-1-5)- La salinité:

25

20
La salinité
15

10
Salinité (mg/1) Eau entrée
5 Salinité (mg/1) Eau sortie

Temps

Figure (V-5) : Variation de la Salinité des eaux brutes(E) et des eaux traitées (S) en
fonction du temps.

La salinité d'une eau désigne la quantité des sels dissous contenues dans cette eau.

D'après les figures (V-5), on a trouvé que la salinité des eaux brutes est très
variable 11.4mg/l à 20.7mg/l d'un effluent à autre, cette variation observée est en
fonction de la qualité de rejet par la présence des quantités d'eau de drainage. Mais pour
les eaux traitées est presque stables 7.9mg/l et 8.2mg/l, due à leur homogénation
dans les grandes superficies des Lagunes.

V-1-6) DBO5:

Figure (V-6): Evolution du la DBO₅ des eaux brutes en fonction du temps.

47
CHAPITRE : V Résultats et discussions

A partir des résultats obtenus, on remarque que les mesures effectuées sur les eaux
brutes de la STEP ont un moyen de 255mg/l. cette valeur est inférieur aux caractéristiques
généralement trouvés pour les eaux résiduaires (183mg/l (ONA)).Les effluents de Ouargla
sont moyennement concentrées en raison de leur dilution par les eaux de drainage.

En remarquant à partir des figures ci-dessous (V-6), une variation des valeurs de
DBO₅, cette variation est en relation avec la charge en matières organiques biodégradables,
(réduire dans les eaux traitées), aussi avec leur richesse en micro-organismes et la quantité
d’oxygène dissous pour chaque étage.

V-1-7) DCO :

Figure (V-7): Evolution de la DCO des eaux brutes en fonction du temps.

Les résultats de DCO obtenues pour les eaux traitées varient dans un intervalle qui
va d'un minimum de 84.65mg/l à un maximum de 205.17mg/l, et avec une moyenne de
144.91mg/l.

Ces valeurs sont élevées à la règlementation Algérienne (120mg/l), tandis que


celles des eaux brutes oscillent entre 438.33 mg/l et 810 mg/l, avec une moyenne de
624.16mg/l.

D'après la figure(V-7), qui présentent l'évolution des teneurs du DCO en


fonction du temps, nous remarquons une même allure pour les deux figures avec
une diminution des valeurs pour les eaux traitées.

48
CHAPITRE : V Résultats et discussions

V-1-8) Rapport DCO/DBO5 :

Figure (V-8): Variation de Rapport DCO/DBO5 dans le temps.

Résultats varient entre un maximum de 3.4 et un minimum de 2 avec une moyenne


de 2.9.

La diminution de la DCO à la sortie de la station s’interprète par la dégradation de


la matière organique.

Les différences des résultats obtenus par la DCO et la DB05 constituent une
indication de l'importance des matières polluantes (biodégradables ou non) présentés par le
rapport DCO/DBO5.

V-1-9) Matières en suspension (MES) :

Figure (V-9): Variation journalière de MES des eaux usées brutes et traitées dans
le temps.

49
CHAPITRE : V Résultats et discussions

D'après les résultats obtenus nous observons que les valeurs journalières des MES
varient dans un intervalle qui va d'un minimum de 175 mg/1 à un maximum de 407.8mg/1
pour les eaux brutes et entre 15 mg/1 et 94 mg/1 pour les eaux traitées.

Par comparaison entre les valeurs des MES des eaux brutes qui ont une moyenne de
135.42mg/1 et celles des eaux traitées qui sont de l'ordre de 52.66 mg/1, nous notons un
rendement moyen total de 81.95%.

V-2) Comparaison entre les processus biologique (boues actives et Lagunage aéré) :

Dans ce contexte, nous avons faire une comparaison entre deux processus
biologiques réalisés dans deux sites différents (boues activé à Touggourt, lagunage aéré à
Ouargla). Les résultats obtenus effectuent au moins de Mars (03/03 jusqu'à 31/03).

Tableau (V-1): Comparaison les résultats entre les processus boues actives et Lagunage
aéré.

Paramètres Résultats

DBO5 20 25 20 30 22
DCO 68.10 118.44 93 112.24 84.65
Oxygène dissous 5.98 5.76 5.06 6.34 7.53
(mg/l)
Lagunage
PH 7.99 7.78 7.53 6,5 7,84
MES (mg/l) 52 15 94 53 49
Sal (mg/l) 7.7 7.8 7.9 8 8

DBO5 15 19 18 19 10 27
DCO 190 151.7 160 142 154 40
Oxygène dissous 1,85 6,59 4,02 8,24 5,55 3,63
(mg/l)
Boues activé
PH 7,89 8,02 7,94 8,01 8,01 8,26
MES (mg/l) 137 162,4 152,8 167 51 49
Sal (mg/l) 7,7 7,7 7,8 8,1 7,8 7,9

50
CHAPITRE : V Résultats et discussions

Figure (V-10): Comparaison les résultats obtenus entre deux processus biologique (boues
actives et Lagunage aéré).

Selon la Figure (N°V-10) nous remarquons une différence apparaitre entre les
deux méthodes dans les trois paramètres: DBO5; DCO; Oxygène dessous.

Nous notons ici que DCO par le Boue activé plus important que lagunage aéré,
contrairement pour la DBO5 qui sera plus important dans lagunage aéré.

Cette différence entre les résultats signifie par la variété des eaux usées dans les
deux régions (Touggourt et Ouargla).

L'oxygénation est, dans le cas du lagunage aéré, apportée mécaniquement par un


aérateur de surface ou une insufflation d'air. Ce principe ne se différencie des boues
activées que par l'absence de système de recyclage des boues ou d'extraction des boues en
continu. La consommation en énergie des deux filières est, à capacité équivalente,
comparable (1,8 à 2 kW/kg DBO5 éliminée) [8].

51
Conclusion générale :

A travers ce travail, nous avons tenté d'étudier les performances épuratoire de la


station d'épuration des eaux usées par méthode biologique (lagunage aéré) de la ville de
Ouargla à travers le suivi des paramètres globaux de pollution tel que (MES, DCO, DBO₅, )
et certains paramètres physico-chimiques (pH, conductivité électrique ,oxygène dissous).

Au terme de notre étude, et selon les résultats obtenus, nous distinguons une grande
différence entre les valeurs de pollution des eaux traitées et celles des eaux brutes, ceci dénote
que le procédé de lagunage aéré est très efficace pour l’épuration des eaux usées, des
abattements de 80.5% pour la DCO, de 67.83% pour la DBO₅ et de 82% pour les MES sont
observés.

D’autres résultats disponibles au niveau de la station montrent une faible élimination


de la pollution azotée (ammonium, nitrites et des nitrates) ainsi qu’une faible élimination du
phosphore total.

Le lagunage aéré apparaît donc comme une technique performante dans le traitement
des eaux usées sous le climat saharien, notamment au niveau des charges polluantes et celles
des microorganismes.

A partir de cette étude, il est recommandé d'approfondir les études sur les performances de
lagunage aéré en nous s'intéressant aux points suivantes:

 Equiper le poste de prétraitement par un système de déshuilage-dégraissage pour


assurer un bon fonctionnement des bassins d'aération
 Ajouter un traitement primaire (décantation) pour fournir une bonne élimination des
matières colloïdales et en suspension pour faciliter les traitements ultérieurs
 Additionner au laboratoire de la STEP les analyses bactériologiques et parasitologues
pour contrôler la qualité microbiologique des eaux épurées en cas d’une valorisation.
 Résoudre le problème de prolifération intensive des algues pour augmenter les
rendements d'abattement des MES.
 Un traitement tertiaire est indispensable (désinfection) pour une épuration entière des
eaux.

52
Références bibliographiques :

[1] BENHEDID Hadjira, «Contribution à l’étude de la performance d’une station


d’épuration des eaux usées par lagunage (Ouargla), Année Universitaire», MEMOIRE
MASTER ACADEMIQUE, université de OUARGLA, année : 2010/2011.

[2] Prudencio & Bernard BAUDOT, «PERERA PROCÉDÉS EXTENSIFS


D’ÉPURATION DES EAUX USÉES », Page09, année : 2001.

[3] BEN ABD EL SLAM, cours Traitement des eaux usées, journal, année 2014.

[4] BEZZIOU Assai & MEKKAOUI Rima, «Essai de traitement biologique des eaux usées
en utilisant des filtres bicouches», Page5, mémoire MASTER ACADEMIQUE, université de
OUARGLA, année : 2013

[5] Bernard LEGUBE, Nicole MERLET et col, «l-analyse-de-l-eau-9e-edition-


entierement-mise-a-jour-jean-rodie»

[6] A. A. BEBBA, «Chimie et Analyse des eaux», livre, année 2015/2016.

[7] DAHOU Abderahim & BREK Adem, «LAGUNAGE AERE EN ZONE ARIDE

PERFORMANCE EPURATOIRES CAS DE (REGION D’OUARGLA)», MEMOIRE


MASTER ACADEMIQUE, université de OUARGLA, page 11, 12, 13, 14, année :
25/06/2013.

[8] Observatoire de l’eau Suivi des systèmes d’assainissement collectif en Seine-et-Marne,


page 7, 8, 9, 10, année : 2011.

[9] Office national d’assainissement de Saida., 2012. Document de synthèse préparé

Par l’ONA de Saida concernant la réutilisation des eaux usées épurées.

Références électroniques :

[10] [Link]/.../cirsee_engees_traitement_des_eaux_usees_urbaines_2002
(samedi ‎4 ‎mars ‎2017, ‫‏‬‎[Link])

[11] [Link]
[Link] (mercredi ‎15 ‎mars ‎2017,
‫‏‬‎[Link])

[12] [Link]
(samedi ‎4 ‎mars ‎2017, ‫‏‬‎[Link])

[13][Link]
ixees.php4 (samedi ‎14 ‎avril ‎2017, ‫‏‬‎[Link])

53
Annexe
Annexe

Annexe 1 : Les cinq stations de refoulement de la STEP.

Annexe 2 : Dégrilleur.

55
Annexe

Annexe 3 : dessaleur

Annexe 4 : Répartiteur

Annexe 5: lagune d'aération de premier étage.

56
Annexe

Annexe 6 : bassin de finition.

Annexe 10 : lits de séchage.

Tableau 01 : Résultats des analyses de DCO des eaux brutes et traitées.

DCO (mg/l)
Date
Eau entrée Eau sortie
03/03/2017 438.33 68.10
12/03/2017 665 118.44
16/03/2017 478.33 205.17
23/03/2017 285 112.24
31/03/2017 810 84.65
13/04/2017 381.66 138.27
20/04/2017 351.66 130
27/04/2017 424.44 168.66
0505/2017 420 171.55
12/05/2017 462.22 192.44

57
Annexe

Tableau 02 : Résultats des analyses de DB05 des eaux brutes et traitées.

DBO5 (mg/l)
Date
Eau entrée Eau sortie
03/03/2017 170 20
12/03/2017 340 25
16/03/2017 140 20
23/03/2017 160 30
31/03/2017 160 22
13/04/2017 130 25
20/04/2017 130 35
27/04/2017 150 35
0505/2017 130 45
12/05/2017 140 35

Tableau 03 : Résultats des analyses des MES des eaux brutes et traitées.

MES (mg/l)
Date
Eau entrée Eau sortie
03/03/2017 305 52
12/03/2017 175 15
16/03/2017 303 94
23/03/2017 377 53
31/03/2017 245 49
13/04/2017 251 51
20/04/2017 269.8 167
27/04/2017 407.8 162.4
0505/2017 253.6 152.8
12/05/2017 319.8 137

58
Annexe

Tableau 04 : Résultats des analyses des PH des eaux brutes et traitées.

PH
Date
Eau entrée Eau sortie
23/03/2017 8.82 7.82
25/03/2017 8.22 7.97
26/03/2017 8.23 7.98
27/03/2017 8.24 7.7
28/03/2017 8.33 7.82
29/03/2017 8.16 7.84
30/03/2017 8.25 7.8
01/04/2017 8.25 8.1
02/04/2017 8.24 7,93
03/04/2017 8.24 7.95
04/04/2017 8.62 7.04
05/04/2017 8.33 7.95

Tableau 05 : Résultats des analyses des CE des eaux brutes et traitées.

Cond µs/cm
Date
Eau entrée Eau sortie
23/03/2017 19320 13480
25/03/2017 25100 13590
26/03/2017 25800 13690
27/03/2017 21200 13820
28/03/2017 21320 13820
29/03/2017 16120 14010
30/03/2017 14834 14100
01/04/2017 16640 14090
02/04/2017 20700 14110
03/04/2017 11840 14280
04/04/2017 10710 14270
05/04/2017 15320 14170

59
Annexe

Tableau 06 : Résultats des analyses des Oxygène dissous des eaux brutes et traitées.

Oxygène
Date dissous (mg/L)
Eau entrée Eau sortie
23/03/2017 0,4 5,98
25/03/2017 0,58 5,76
26/03/2017 0,13 5,06
27/03/2017 0,17 6,34
28/03/2017 0,23 7,53
29/03/2017 0,03 5,92
30/03/2017 0,31 7,86
01/04/2017 0,41 7,21
02/04/2017 0,45 5,15
03/04/2017 0,45 8,22
04/04/2017 0,57 8,44
05/04/2017 0,51 8,25

Tableau 07 : Résultats des analyses des Salinité des eaux brutes et traitées.

Salinité (mg/1)
Date
Eau entrée Eau sortie
23/03/2017 11,4 7,7
25/03/2017 15,2 7,8
26/03/2017 15,7 7,9
27/03/2017 12,7 8,2
28/03/2017 9,5 8,2
29/03/2017 9,8 8,2
30/03/2017 9,6 8,2
01/04/2017 12,3 8,1
02/04/2017 6,8 7,9
03/04/2017 8,9 7,8
04/04/2017 12 7,9
05/04/2017 20,7 7.7

60
Annexe

La dilution d'échantillon :

Les réactifs qui nous utilisons dans nos analyses physico-chimiques chaque un est
utile par une concentration de chlorure déterminée, et puisque notre eau usée a une
concentration de chlorure supérieur à celle déterminée; on fait la dilution de l'échantillon.

Tableau 08: Les concentrations en Clˉ pour les réactifs.

Paramètre P-PO3 N-NO3 N-NO2 N-NH4 NT DCO


mg/l[Clˉ] 2000 500 2000 1000 800 1500

Exemple:

Calcule la dilution pour DCO pour eau de sortie qui a une concentration en Clˉ de

2500mg/l

On a l'expression suivante:

C₁×V₁=C₂×V₂

1500×1000=2500× V₂

V₂=1500×1000/2500=600ml

Donc on prend 600ml d'échantillon et on complète 1000ml par l'eau distillée.

61
Dans ce travail nous nous sommes intéressés au suivi des performances épuratoires d’un

Système d’épuration des eaux usées urbaines par méthode biologique )lagunage aéré( dans le
contexte d’un climat aride à savoir la région d’Ouargla.

En comparaison, nous avons fait entre les deux méthodes biologiques )lagunage aéré et boues
activés), Nous avons constaté que la méthode lagunage aéré meilleur méthode le traitement des eaux
usées la région saharienne comme Ouargla.

Lors de cette étude, d'excellents taux d'épuration ont été obtenus: 5..8% pour DBO₅, 67.83%
pour DCO et 82% pour les MES.

La qualité des eaux épurées est conforme aux normes algériennes de rejet des eaux usées.

Il ressort que ce système peut être utilisé comme une alternative écologique et économique

Pour l’épuration des eaux usées dans la région d’Ouargla.

Mots clés: les eaux usées, épuration, lagunage aéré, paramètres de pollution.

:‫انًهخص‬
ً‫فً هذا انعًم أهخًُُب بزصذ َجبعت يعبنجت يٍبِ انصزف انحضزي بىاسطت انًعبنجت انبٍىنىجٍت (أحىاض انخهىٌت) ف‬
.‫حبنت طقس جبف كًُطقت ورقهت‬
‫ وجذَب أٌ أفضم طزٌقت نًعبنجت‬،)‫ انخً قًُب بٍهب بٍٍ انطزقخٍٍ (أحىاض انخهىٌت وانحًأة انًُشطت‬،‫وعهى سبٍم انًقبرَت‬
.‫انًٍبِ انًسخعًهت فً انًُبطق انصحزاوٌت كًُطقت ورقهت هً انًعبنجت انبٍىنىجٍت بإسخخذاو أحىض انخهىٌت‬

ٍٍ‫ ببنُسبت نطهب انبٍىنىجً نألوكسج‬% 5..8 :‫ حى انحصىل عهى يعذالث عالج يًخبسة‬،‫فً هذِ انذراست انخً أجزٌج‬
. ‫ ببنُسبت نهًىاد انعبنقت‬%58 ‫ ببنُسبت نطهب انكًٍبئً نألوكسجٍٍ و‬%38.56 ‫و‬

.‫َىعٍت انًٍبِ انًعبنجت حهبً انًعبٌٍز انجشائزي انخبصت ببنًٍبِ انًسخعًهت‬


.‫ٌخبٍٍ أٌ هذا انُظبو ًٌكٍ أٌ ٌسخخذو كبذٌم نهبٍئت وإقخصبدي نًعبنجت يٍبِ انصزف انصحً فً يُطقت ورقهت‬
.‫ يعبٌٍز انخهىد‬،‫ أحىاض انخهىٌت‬،‫ انخصفٍت‬،‫ انًٍبِ انًسخعًهت‬:‫الكلمات المفتاحية‬

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