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Contblanc C

Le document traite des racines carrées de matrices réelles, en commençant par la définition et en explorant des cas spécifiques, notamment lorsque la matrice a des valeurs propres distinctes, est nulle, ou est la matrice identité. Il présente des théorèmes et des démonstrations mathématiques sur les conditions nécessaires pour qu'une matrice soit une racine carrée d'une autre. Enfin, il conclut avec des résultats sur les racines carrées de la matrice nulle et de la matrice identité.

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Le document traite des racines carrées de matrices réelles, en commençant par la définition et en explorant des cas spécifiques, notamment lorsque la matrice a des valeurs propres distinctes, est nulle, ou est la matrice identité. Il présente des théorèmes et des démonstrations mathématiques sur les conditions nécessaires pour qu'une matrice soit une racine carrée d'une autre. Enfin, il conclut avec des résultats sur les racines carrées de la matrice nulle et de la matrice identité.

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Université Sidi Mohamed Ben Abdellah Département de mathématiques


École Normale Supérieure - Fès LPEM- Algèbre 4-S3 2019-2020
   

Corrigé

Contrôle Blanc
u Racines carrées de matrices réelles A

LPEM

Définition
Soit A une matrice de Mn (R). On dit que B ∈ Mn (R) est une racine carrée de A si B 2 = A. On
note Rac(A) l’ensemble des racines carrées de A c’est-à-dire

Rac(A) = {B ∈ Mn (R)/ B 2 = A}

PROBLÈME
Première partie :
Cas où A admet n valeurs propres distinctes

On suppose dans cette partie que la matrice A ∈ Mn (K) possède n valeurs propres distinctes λ1 , . . . , λn ∈
R. Soit u l’endomorphisme de E = Rn canoniquement associé à la matrice A.

1.  L’endomorphisme u et la matrice A ont mêmes valeurs propres, donc sp(u) = {λ1 , . . . , λn }.

2.  Pour 1 ≤ i ≤ n, soit e i un vecteur propre de u associé à la valeur propre λi .

2.1  Les vecteurs e 1 , . . . , e n sont des vecteurs propres de u associés à des valeurs propres deux à
deux distinctes, il s’agit donc d’une famille libre. Le nombre d’éléments de cette famille est
la dimension de E , donc c’est une base de E .

2.2  Puisque , pour 1 ≤ i ≤ n, u(e i ) = λi e i , la matrice D est alors diagonale, plus précisément,
D = diag(λ1 , . . . , λn ) c’est-à-dire
 
λ1 0 . . . 0
 0 λ2 . . . 0 
 
D = .
 .. . . .. 
 .. . . . 

0 ... 0 λn

2.3  Puisque A est la matrice de u dans la base canonique Bc de E et D la matrice u dans la
base B, il vient que A et D sont semblables, et plus précisément, si on note P la matrice de
passage de Bc à B, alors P est invesible et on a A = P DP −1 .
 ¢2
2 2 −1 −1 2
¡ −1
3.  B est une racine carrée de A ⇔ B = A ⇔ B = P DP ⇔ P B P = A ⇔ P B P = D ⇔ la
matrice P −1 AP est une racine carrée de D.
¢2
Notons que : P −1 B P = P −1 B P.P −1 B P = P −1 B 2 P
¡

4.  Racines de D : Soit S une racine carrée de D.

M. AQALMOUN 1/3 [Link]


   
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2 2 3 2
4.1  On a S racine carrée de D, donc S = D. D’où SD = SS = S = S S = DS.
Notons s i j le coefficient d’indice i j de la matrice S. On
    
s 11 s 12 . . . s 1n λ1 0 . . . 0 λ1 s 11 λ2 s 12 . . . λn s 1n
 s 21 s 22 . . . s 2n   0 λ2 . . . 0   λ1 s 21 λ2 s 22 . . . λn s 2n 
    
SD =  . .. .. ..   ..
  .. . . ..  =  ..
  .. .. .. 
 .. . . .  . . . .   . . . . 

s n1 . . . . . . s nn 0 . . . 0 λn λ1 s n1 ... . . . λn s nn

Le terme d’indice i j de la matrice SD est λ j s i j .


On a aussi
    
λ1 0 . . . 0 s 11 s 12 ... s 1n λ1 s 11 λ1 s 12 ... λ1 s 1n
0 λ . . . 0   s 21 s 22 ... s 2n   λ2 s 21 λ2 s 22 ... λ2 s 2n 
    
 2
DS =  .. . . .  . .. .. = .
..   .. .. .. 
 . .. .. .. 
  ..

. . .   .. . . . 

0 ... 0 λn s n1 ... ... s nn λn s n1 ... ... λn s nn

Le terme d’indice i j de la matrice DS est λi s i j .


Comme SD = DS, on a alors pour tout i , j , λ j s i j = λi s i j . En particulier pour i 6= j , on ob-
tient (λ j − λi )s i j . Or λi 6= λ j (pour i 6= j ), il vient que s i j = 0. On en déduite que s i j = 0 pour
i 6= j , cela signifie que la matrice D est diagonale.

2 2 2 2
4.2  On a S = D, donc diag(s 1 , . . . , s n ) = diag(λ1 , . . . , λn ), il en résulta que s i = λi .

2
4.3  Si A possède une valeur propres λi 0 strictement négative, alors l’équation s i 0 = λi 0 n’a pas
de solution, ainsi Rac(D) est vide, par suite Rac(A) = ;.
On suppose dans la suite de cette partie que les valeurs propres de A sont positives.

5.  D’après le résultat de la question 4.1 toute racine carrée de D est diagonale. Ainsi S = diag(s 1 , . . . , s n )
est une racine de D si, et seulement si, 1 ≤ i ≤ n, s i2 = λi si, et seulement si, 1 ≤ i ≤ n, s i ∈
{− λi , λi }. Il en résulte que
p p

n p p o
Rac(D) = diag(s 1 , . . . , s n ) / 1 ≤ ∀i ≤ n , s i ∈ {− λi , λi }

6.  B est unep racine carrée de A ⇔ P −1 B P est une racine carrée de D ⇔ P −1 B P = diag(s 1 , . . . , s n )
où s i ∈ {− λi , λi }. D’où
p

n p p o
Rac(A) = P diag(s 1 , . . . , s n )P −1 / 1 ≤ ∀i ≤ n , s i ∈ {− λi , λi }

Deuxième partie :
Cas où A est la matrice nulle

Dans cette partie on cherche à déterminer les racines de la matrice nulle. Soit B une racine
carrée de la matrice nulle, et v l’endomorphisme de Rn canoniquement associé à B . On note r
le rang de v.

2 2
7.  On a B = 0, donc v = 0. Soit y ∈ Im v, il existe x ∈ E tel que y = v(x), puis v(y) = v(v(x)) =
2
v (x) = 0, il en résulte que y ∈ ker v.

8.  De Im v ⊆ ker v, il vient que dim Im v ≤ dim ker v. Par la formule du rang, 2 Im v ≤ dim ker v +
dim Im v = n, et donc r = dim Im v ≤ n2 .

9.  On suppose que v est non nul, donc r ≥ 1. Soit (e 1 , . . . , e r ) une base de Im v, que l’on complète
en une base (e 1 , . . . , e r , e r +1 , . . . , e n−r ) de ker v.

0 0
10.  Si 1 ≤ i ≤ r , alors e i ∈ Im v, il existe alors e i ∈ E tel que e i = v(e i ).

M. AQALMOUN 2/3 [Link]


   
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11.  Soient λ1 , . . . , λn−r , λ1 , . . . , λr ∈ R tels que λ1 e 1 + . . . + λn−r e n−r + λ1 e 1 + . . . + λr e r = 0. Comme
0 0 0 0 0 0

e i ∈ ker v pour 1 ≤ i ≤ n − r , en appliquant v, on obtient λ1 v(e 1 ) + . . . + λr v(e r ) = 0, c’est-à-dire


0 0 0 0

λ01 e 1 + . . . + λ0r ve r = 0. Or la famille (e 1 , . . . , e r ) est libre, il vient que λ01 = . . . = λ0r = 0. Il en résulte
alors que λ1 e 1 + . . . , λn−r e n−r = 0, en tenant compte la liberté de la famille (e 1 , . . . , e n−r ), on
obtient λ1 = . . . = λn−r = 0. Puisque card(B) = n = dim E , B est donc une base de E .

12.  Pour 1 ≤ i ≤ n − r , on a v(e i ) = 0 et pour 1 ≤ i ≤ r , v(e i ) = e i , donc la matrice v dans la base B
0

est de la forme µ ¶
0 Ir
V = MB (v) =
0 0
où I r est la matrice identité d’ordre r .

13.  Soit B une racine carré de 0.
Si rg B = 0, alors B = 0.
Si rg B = r ≥ 1 : notons v l’endomorphisme canoniquement associé à B , d’après la question
µ ¶
0 Ir
précédente, il existe un base de E dans laquelle la matrice de v est de la forme , il existe
0 0
µ ¶
0 I r −1
alors une matrice inversible P telle que B = P P . Réciproquement une matrice de
0 0
cette forme est une racine de la matrice nulle, donc
µ ¶
0 I r −1
Rac(0) = {0} ∪ {P P /r ≥ 1 , P ∈ Gln (R)}
0 0

Troisième partie :
Cas de la matrice I n

Soit B une racine carrée de I n .



2 −1
14.  Vu que B = I n , B est inversible et B = B .

n 2
15.  Soit v l’edomorphisme de E = R canoniquement associé à la matrice B . On a v = IdE ( v est
une symétrie de E ). Donc X 2 − 1 = (X − 1)(X + 1) est un polynôme annulateur de v. il vient par
le théorème de Cayley-hamilton que E = ker(v − IdE ) ⊕ ker(v + IdE ). Soit B1 = (e 1 , . . . , e p ) une
base de ker(v − IdE ) et B2 = (ε1 , . . . , e q ) une base de ker(v + IdE ) (en particulier p + q = n). Alors
B = B1 ∪ B2 est une base de E . La matrice de v dans cette base (par blocs) est
µ ¶
Ip 0
MB (v) =
0 −I q

On en déduit que B est semblable à cette (dernière) matrice, il existe alors une matrice inver-
µ ¶
Ip 0
sible P telle que B = P P −1 .
0 −I q

16.  Si B est une racine carrée de I n , il existe p, q ∈ N avec p + q = n et une matrice inversible P tels
µ ¶
Ip 0
que B = P P −1 . Réciproquement une matrice de cette forme est une racine carrée de
0 −I q
I n . Donc µ ¶
Ip 0
Rac(I n ) = {P P −1 / p + q = n , P ∈ Gln (R)}
0 −I q
µ ¶ µ ¶
Ip 0 Ip 0
Ici on convient que pour p = 0, = −I n et pour q = 0, = In .
0 −I q 0 −I q

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