Correction TDSA2 Solubilite
Correction TDSA2 Solubilite
On considère une solution contenant un premier grain de solide. Il y a alors équilibre et on peut écrire
la loi d’action des masses :
Ks = [Ag+ ] × [Cl− ]
Or comme il n’y a qu’un seul grain, la quantité de Ag+ en solution n’a quasiment pas bougé. On a
donc :
Ks = [Ag+ ]o × [Cl− ]
Finalement :
Ks
[Cl− ] =
[Ag+ ]o
Ou encore :
pCl = pKs + log([Ag+ ]o )
On a finalement à la frontière :
4, 7 pCl
On considère une solution saturée en sulfate de plomb. Il y a alors équilibre et on peut écrire la loi
d’action des masses :
Ks = Qr,eq
a 2+ × aSO4 2−
= Pb
aPbSO4
[Pb ]eq × [SO4 2− ]eq
2+
=
C o2
C. ROIZARD 1/ 30 Chimie
Etude des réactions en solution aqueuse PCSI
Ks = Qr,eq
aAg+ × aCl−
=
aAgCl
[Ag+ ]eq × [Cl− ]eq
=
C o2
A l’aide du tableau d’avancement on trouve :
ξ
[Ag+ ]eq = [Cl− ]eq =
V
Or par définition :
ξ
s=
V
On a donc :
s2
Ks =
C o2
On trouve alors :
s = 1, 3 · 10−4 mol · L−1
2) Déterminer la solubilité s’ du chlorure d’argent AgCl dans l’eau contenant au départ Co = 1, 0 · 10−3
mol · L−1 d’ions chlorures.
On procède de même et on obtient toujours :
Ks = Qr,eq
aAg+ × aCl− [Ag+ ]eq × [Cl− ]eq
= =
aAgCl C o2
Cependant, puisque la concentration initiale en chlorure n’était pas nulle, on a cette fois-ci :
ξ
[Ag+ ]eq = =s
V
C. ROIZARD 2/ 30 Chimie
Etude des réactions en solution aqueuse PCSI
ξ
[Cl− ]eq = Co + = Co + s
V
On a donc finalement :
s′ (Co + s′ )
Ks =
C o2
On résout alors et on trouve :
s′ = 1, 8 · 10−7 mol · L−1
2) On ajoute 0,50 g de solide dans 1,00 L d’eau pure. Déterminer l’état final.
On calcule la quantité de matière :
mPbI2 500
nPbI2 = = = 1.085 mol
MPbI2 461.01
On suppose un état d’équilibre à la fin. On dresse le tableau d’avancement et on écrit la loi d’action
des masses :
aPb2+ × a2I− [Pb2+ ]f × [I− ]2f
Ks = =
aPbI2 C o3
On a donc avec l’avancement volumique xf :
xf × (2xf )2 4x3f
Ks = =
C o3 C o3
Donc : s
Ks
xf = C o = 0.70 mmol · L−1
3
4
On trouve alors l’état final :
Espèce PbI2(s) Pb2+
(aq) 2 I(aq)
–
Cet état final est bien cohérent avec la situation d’équilibre que l’on a supposée. On valide donc
cette hypothèse et la résolution subséquente.
3) On ajoute 0,10 g de solide dans 1,00 L d’eau pure. Déterminer l’état final.
On calcule la quantité de matière :
mPbI2 100
nPbI2 ,o = = = 0, 217 mmol
MPbI2 461, 01
On suppose un état d’équilibre à la fin. On dresse le tableau d’avancement et on écrit la loi d’action
des masses :
aPb2+ × a2I− [Pb2+ ]f × [I− ]2f
Ks = =
aPbI2 C o3
C. ROIZARD 3/ 30 Chimie
Etude des réactions en solution aqueuse PCSI
xf × (2xf )2 4x3f
Ks = =
C o3 C o3
Donc : s
Ks
xf = C o
= 0, 70 mol · L−1
3
4
On trouve alors l’état final :
Espèce PbI2(s) Pb2+
(aq) 2 I(aq)
–
On observe que le bilan n’est pas acceptable. Il y a rupture d’équilibre. Cela signifie que l’état
final n’est pas un état d’équilibre. On ne peut donc pas appliquer la loi d’action des masses. La
réaction est totale. Donc on reprend le calcul pour avoir l’état final :
s = 0, 70 mmol · L−1
5) Tracer sur un graphique la concentration de plomb dans l’eau en fonction de la masse ajoutée de PbI2 .
Légender au maximum le graphique.
On a :
Avant saturation :
nPbI2 ,o mPbI2
[Pb2+ ] = xmax = =
V MPbI2 V
Il s’agit donc d’une droite passant par l’origine.
Après saturation : L’avancement ne dépend pas de la quantité initiale de PbI2 donc de sa
masse. On a alors :
[Pb2+ ] = s
On trouve la frontière entre les deux domaines par l’intersection des courbes :
[Pb2+ ] =s
[Pb2+ ] mPbI2
= MPbI V
2
On a donc :
mlim = sMPbI2 V
On résume cela avec le graphique :
C. ROIZARD 4/ 30 Chimie
Etude des réactions en solution aqueuse PCSI
[Pb2+ ]
Qr < Ks Qr = Ks Qr = Ks
mlim mPbI2
On ajoute une masse mFeCl3 = 920,0000000001 g de FeCl3 à 1L d’eau pure. D’après la valeur de la
solubilité, l’état final est une solution saturée par une quantité négligeable de solide. On peut donc
écrire :
mFeCl3
ξ≃ = 5, 67 mol
MFeCl3
La solution est saturée, même par une quantité infime de solide, donc elle est à l’équilibre. On peut
donc écrire :
a3 − × aFe3+ [Cl− ]3 [Fe3 ] 27ξf4
Ks = Qr,eq = Cl = =
aFeCl3 C o4 V4
On trouve donc :
Ks = 27, 9 · 103
C. ROIZARD 5/ 30 Chimie
Etude des réactions en solution aqueuse PCSI
4
Pour Ag3 PO4 :
Ag2 PO4 (s) = 3 Ag+ (aq) + PO4 3− (aq) Ks3
On suppose une solution saturée. On a alors :
27
C. ROIZARD 6/ 30 Chimie
Etude des réactions en solution aqueuse PCSI
On note que la quantité dissoute est négligeable devant la quantité de solide introduite. On valide
donc l’hypothèse d’existence du solide.
2) On met 150 mg de chlorure d’argent dans une solution de 100 mL contenant des ions Cl – à 0,1 mol · L−1 .
Calculer la concentration finale en ions argent et chlorure en solution.
Commençons par convertir la masse de AgCl(s) en quantité de matière :
mAgCl mAgCl
nAgCl = = = 1, 04 mmol
MAgCl MAg × MCl
C. ROIZARD 7/ 30 Chimie
Etude des réactions en solution aqueuse PCSI
s << [Cl− ]o
On a donc :
[Cl− ]o × s
Ks ≃
C o2
On en déduit :
KsC o2
s= = 2, 0 · 10−9 mol · L−1
[Cl− ]o
On vérifie bien l’hypothèse de faible avancement. On fait le bilan de matière à l’état final pour
vérifier l’hypothèse :
On note que la quantité dissoute est négligeable devant la quantité de solide introduite. On valide
donc l’hypothèse d’existence du solide.
3) On ajoute 150 mg de chlorure d’argent dans de l’eau pure. Quelle quantité de matière d’ammoniac faut-
il ajouter pour dissoudre entièrement le chlorure d’argent ?
On considère la réaction combinée de dissolution et de complexation :
−
AgCl(s) + 2NH3(aq) = [Ag(NH3 )2 ]+
(aq) + Cl(aq)
Sa constante vaut :
K = Ks × β2 = 10−2,5
On veut dissoudre entièrement le solide. On imagine donc le cas où il reste 1 grain de solide. Il y
a donc équilibre, on peut écrire la loi d’action des masses :
ξf2
K=
(no,NH3 − 2ξf )2
On obtient donc :
ξf
no,NH3 = √ + 2ξf = 2, 1 · 10−2 mol
K
C. ROIZARD 8/ 30 Chimie
Etude des réactions en solution aqueuse PCSI
On trouve donc :
Ks = 2, 0 × 10−14
On peut alors calculer le pH à l’état final :
pH = pKe + log([HO− ]) = 9, 5
2) Prévoir comment évolue la solubilité dans une solution de soude à 1, 0 · 10−3 mol · L−1 . Commen-
ter.
On considère une solution saturée par un grain de solide. On note :
ξ
s=
V
La solution est à l’équilibre donc :
On a donc une solublité de 1, 6 · 10−6 g · L−1 . La solubilité a diminué, c’est l’effet d’ion commun.
La solution est saturée il y a donc équilibre lors de l’état final. On peut alors appliquer la loi
d’action des masses :
[HO− ]2 × [Mg2+ ]
Ks2 =
C o3
En utilisant l’avancement volumique maximal, on peut noter :
C. ROIZARD 9/ 30 Chimie
Etude des réactions en solution aqueuse PCSI
On a de plus :
[HO− ]f
[Mg2+ ]f =
2
On a donc :
Ks2 = 1, 6 · 10−11
2) On étudie une solution contenant des ions cobalt II et des ions magnésium II, tous deux à la concen-
tration 0,010 mol · L−1 . On souhaite faire précipiter plus de 99% des ions cobalt et moins de 1% des
ions magnésium.
a) Placer les différents couples sur un diagramme d’existence commun en fonction du pH.
On calcule le pH de précipitation de Mg(OH)2(s) . On considère la réaction où il y a un seul
grain de solide. Il y a donc équilibre on peut donc écrire la loi d’action des masses :
[HO− ]2 × [Mg2+ ]
Ks2 =
C o3
On applique -log :
pKs2 = −2log([HO− ]f ) + log([Mg2+ ]f )
Un seul grain de solide a été formé. On a donc :
[Mg2+ ]f ≃ [Mg2+ ]o
On a donc :
pKs2 = 2pKe − 2pH2 + log([Mg2+ ]o )
On a finalement :
log([Mg2+ ]o − pKs2
pH2 = pKe +
2
Le calcul donne :
pH2 = 7, 6
log([Co2+ ]o − pKs1
pH1 = pKe + = 5, 6
2
On peut donc tracer le diagramme d’existence commun :
Co2+
(aq) Co(OH)2(s)
5.6
7.6 pH
Mg2+
(aq) Mg(OH)2(s)
Or le système est à l’équilibre. On peut donc appliquer la loi d’action des masses :
[HO− ]2 × [Co2+ ]
Ks1 =
C o3
On a donc : s
− Ks1 × C o
[HO ] = C o
[Co2+ ]
On a donc : s !
Ks1 × C o
pHmin = pKe + log C o
= 8, 6
[Co2+ ]
Or le système est à l’équilibre. On peut donc appliquer la loi d’action des masses :
[HO− ]2 × [Mg2+ ]
Ks2 =
C o3
On a donc : s
− Ks2 × C o
[HO ] = C o
[Mg2+ ]
On a donc : s !
Ks2 × C o
pHmin = pKe + log C o
= 9, 6
[Mg2+ ]
d) Conclure.
Pour réussir à atteindre les objectifs du cahier des charges, il faut se placer entre pH = 8,6
et pH = 9,6.
Comme on étudie la solubilité, on considère une solution saturée. On peut donc considérer les
deux équilibres suivants comme établis :
[F− ] [HF]
s = [Ca2+ ] = +
2 2
On a donc :
[F− ] h[F− ]
s= +
2 2Ka
[F− ] h
= 1+
2 Ka
s
Ks h
= 1+
4[Ca ]
2+ Ka
s
Ks h
= 1+
4s Ka
4 Ka
2) La solubilité du fluorure de calcium vaut respectivement 6, 3 · 10−3 mol · L−1 à pH = 1,0 et 2, 0 · 10−4
mol · L−1 à pH = 6,0. En déduire les valeurs de Ks et Ka.
Notons s1 et s2 les solubilités respectives pour pH1 et pH2 associés à h1 et h2 . On a donc :
2
s31 1+ h1
Ka
=
s32
2
1+ h2
Ka
On en déduit donc : 3
s1 1+ h1
Ka + h1
2
= Ka
=
s2 1+ h2
Ka
Ka + h2
Et on en déduit donc : 3 ! 3
s1 s1
2 2
Ka 1 − = h2 − h1
s2 s2
Et donc :
3
s1 2
h2 s2 − h1
Ka = 3
1− s1
s2
2
3 3
h2 s12 − h1 s22
= 3 3
s22 − s12
= 5, 68 · 10−4
Il suffit donc de réinjecter dans une des deux équations de départ pour trouver :
Ks = 3, 19
3) Tracer la courbe log s = f (pH) pour les domaines pH < 2,25 et pH> 4,25. On simplifiera à 10%
près.
On a montré que :
!2
10−pH
2
Ks h Ks
s3 = 1+ = 1+
4 Ka 4 Ka
On a donc :
3log(s) = log(Ks) − log(4) + 2log 1 + 10pKa−pH
Simplifier à 10% près, cela signifie que l’on peut négliger 1 devant 10. On peut donc simplifier
pour pH < pKa -1 = 2,25 :
1 1 Ks 2
log(s) ≃ (log(Ks) − log(4) + 2(pKa − pH)) = log − pH
3 3 4Ka2 3
Et pour pH > pKa +1 :
1 1 Ks
log(s) ≃ (log(Ks) − log(4)) = log
3 3 4
s 2,25 4,25
pH
Qr ≥ Ks
On a donc :
[Ag+ ] × Co ≥ Ks
Soit :
Ks
[Ag+ ] ≥
Co
On a pour AgCl :
[Ag+ ] ≥ 1, 6 × 10−7 mol · L−1
On a pour AgI :
[Ag+ ] ≥ 7, 9 × 10−14 mol · L−1
Ks(AgI)
[I− ] = = 4, 9 × 10−10 ≤ 0, 01Co
[Ag+ ]
1,8 7,2 pH
2) Exprimer la solubilité du dioxyde de soufre en fonction des concentrations en espèce soufrée dans
l’eau.
On a trois espèces possibles donc on peut écrire :
Et :
[SO3 2− ] × [H3 O+ ]
Ka2 =
[HSO3 − ] × C o
On peut donc exprimer les deux concentrations à éliminer :
kPSO2 × C o × Ka1
[HSO3 − ] =
[H3 O+ ]
Et :
Ka2 × [HSO3 − ] × C o kPSO2 × C o2 × Ka1 × Ka2
[SO3 2− ] = =
[H3 O+ ] [H3 O+ ]2
On a donc finalement :
kPSO2 × C o × Ka1 kPSO2 × C o2 × Ka1 × Ka2
s = kPSO2 + +
[H3 O+ ] [H3 O+ ]2
6, 4 10, 3 pH
2) Exprimer la solubilité en fonction des concentrations des espèces en solution. Deux relations sont
attendues.
D’après le cours on a :
s = [Ca2+ ]
s = [CO3 2− ] + [HCO3 − ] + [H2 CO3 ]
3) Déterminer chacune des concentrations en H2 CO3 , HCO3 – et CO3 2 – en fonction des constantes de ré-
action nécessaire ainsi que des concentrations en H3 O+ et Ca2+ .
On a donc :
s = [Ca2+ ] = [CO3 2− ] + [HCO3 − ] + [H2 CO3 ]
[Ca2+ ][CO3 2− ]
Ks =
C o2
Donc :
KsC o2
[CO3 2− ] =
[Ca2+ ]
Par ailleurs, peut écrire les équilibres acido-basiques et en déduire les relations suivantes :
[HCO3 − ] × [H3 O+ ]
Ka1 =
[H2 CO3 ]C o
[CO3 2− ] × [H3 O+ ]
Ka2 =
[HCO3 − ]C o
On en déduit :
[CO3 2− ] × [H3 O+ ]
[HCO3 − ] =
Ka2 C o
On a donc : v
[H3 O+ ] [H3 O+ ]2
u !
s = tKsC o2 × 1+ +
u
Ka2 C o Ka1 Ka2 C o2
Et pour pH = 10,0 :
s′ = 1, 2 · 10−4 mol · L−1
Donc : s
− KsC o3
[HO ]F1 =
[Zn2+ ]o
Et finalement :
1
!
KsC o
pHF1 = pKe + log = 6, 8
2 [Zn2+ ]o
On doit également déterminer le pH de redissolution du précipité. La redissolution a lieu selon
l’équilibre :
Zn(OH)2 (s) + 2 HO−(aq) = [Zn(OH)4 ]2− (aq) K o = Ksβ4
On a donc :
[[Zn(OH)4 ]2− ]F2 C o
Ksβ4 =
[HO− ]2F2
De plus, il ne reste qu’un grain de solide donc on a :
On a donc : s
[[Zn(OH)4 ]2− ]F2 C o
[HO− ]F2 =
Ksβ4
Et donc :
1 Co
pHF2 = pKe + log = 13, 5
2 Ksβ4 C o
On peut donc tracer le diagramme d’existence :
6, 8 13, 5 pH
[HO− ]
2) Déterminer l’expression de la solubilité s en fonction de ω = Co .
On a par définition :
s = [Zn2+ ] + [Zn(OH)4 2− ]
On considère une solution saturée. On a donc les relations :
[Zn2+ ][HO− ]2
Ks =
C o3
[[Zn(OH)4 ]2− ]C o4
β4 =
[Zn2+ ][HO− ]4
Et donc :
[Zn(OH)4 2− ]
!
s = [Zn2+ ] 1 +
[Zn2+ ]
β4 [HO− ]4
!
KsC o3
= 1 +
[HO− ]2 C o4
KsC o
= 1 + β 4 ω 4
ω2
On a toujours :
[[Zn(OH)4 ]2− ]C o4
β4 =
[Zn2+ ][HO− ]4
En particulier :
[[Zn(OH)4 ]2− ]min C o4
β4 =
[Zn2+ ]min [HO− ]4min
Et donc en remplaçant avec le résultat de la question précédente :
s = 0, 67 mol · L−1
Au vu des pKa, on peut négliger la formation de HC2 O4 – . On a donc l’équilibre de solubilité seul
au début :
Ca2+ (aq) + C2 O4 2− (aq) = CaC2 O4 (s) Ks
En supposant cet équilibre établi, on peut appliquer la loi d’action des masses :
2) Déterminer le pH du mélange.
Il reste en solution la concentration s en C2 O4 2 – . On considère alors la réaction :
On résout alors :
x2f
Ko =
(s − xf )C o
Avec l’approximation du faible avancement, on trouve :
√
xf ≃ K o sC o = 9, 4 · 10−8
[C2 O4 2− ]
!
pH = pKa2 + log = 6, 97
[HC2 O4 − ]
Remarque : Pour 6,5 < pH < 7,5, on ne peut pas négliger l’autoprotolyse de l’eau. Cela signifie
que les HO – sont formés par la réaction acido-basique étudiée mais également par l’autoprotolyse
de l’eau de telle sorte que :
[H3 O+ ]s
[HO− ] = [H3 O+ ] +
| {z } Ka2
Formé par l’autoprotolyse
| {z }
Formé par C2 O4 2 –
[H3 O+ ]
En notant h = Co , on a :
Ke
[HO− ] =
h
Et donc :
Ke hs
=h+
h Ka2
Finalement : s
KeKa2
h=
Ka2 + s
Et donc :
1 Ka2 + s
pH = −log(h) = log = 7, 13
2 KeKa2
Cela ne casse pas non plus trois pattes à un canard...
3) Déterminer la quantité d’acide chlorhydrique concentré qu’il faut ajouter pour redissoudre le précipité.
On négligera les effets de dilution.
Les ions H3 O+ peuvent réagir selon les réactions :
Ks
CaC2 O4 (s) + H3 O+ (aq) = Ca2+ (aq) + HC2 O4 (aq) K1o = = 10−4,4 (1)
Ka2
Ks
CaC2 O4 (s) + 2 H3 O+ (aq) = Ca2+ (aq) + H2 C2 O4 (aq) K2o = = 10−3,15 (2)
Ka1 Ka2
HC2 O4 − (aq) + H3 O+ (aq) = H2 O(l) + H2 C2 O4 (aq) K3o = 101,25 (3)
La réaction 3 ne peut se dérouler que quand la réaction 1 s’est faite mais s’effectue de manière
préférentielle. Autrement dit, la réaction (1) ne peut s’effectuer tant qu’il y a des ions HC2 O4 –
dans le milieu. Autrement dit, tout se passe comme si seule la réaction 2 se produit. On a alors
avec la loi d’action des masses :
[H2 C2 O4 (aq)][Ca2+ (aq)]
K2o =
[H3 O+ ]2
Notons no la quantité initiale de solide et n1 la quantité initiale d’acide. On veut à l’état final :
n2o
K2o =
(n1 − 2no )2
Et donc : q
K2o (n1 − 2no ) = no
Finalement :
no + 2 K2o no
p
n1 = p o = 0, 396 mol
K2
La coloration rouge de l’ion complexe [FeSCN]2+ est visible si la concentration de cet ion est supérieure
à Clim = 3, 2 · 10−6 mol · L−1 . On donne les pKs respectifs de Fe(OH)3 et de AgSCN : pKs1 = 38, 0 et
pKs2 = 12, 0.
1) Justifier que la solution soit colorée initialement.
Déterminons la composition de la solution. Initialement, on peut calculer les concentrations :
On peut alors envisager deux équilibres :la complexation ou la précipitation. Appliquons le critère
d’apparition du précipité :
On a donc :
[Fe3+ ]f ≃ Co
On peut alors étudier l’équilibre de complexation et écrire la loi d’action des masses :
[[FeSCN]2+ ]C o xf C o
β= =
[[Fe3+ ][SCN− ] (Co − xf )(C1 − xf )
[HO− ]
!
pH = pKe + log = 3, 6
Co
[SCN− ]f C o3
Ko =
[[FeSCN]2+ ]f [HO− ]3f
On a donc : v
[SCN− ]f C o3
u
−
[HO ]f = t = 6, 79 · 10−11 mol · L−1
u
3
[[FeSCN]2+ ]f K o
Et donc :
pH = 3, 83
3) On titre 10 mL d’une solution à C = 9, 5 · 10−2 mol · L−1 en ions Ag+ en présence d’ions Fe3+ à C’ =
1, 0 · 10−2 mol · L−1 par une solution à CT = 0, 10 mol · L−1 de thiocyanate de potassium.
a) Justifier que les ions Fer III ne perturbent pas le titrage.
On en déduit donc :
c) Déterminer le volume supplémentaire à introduire pour que la solution devienne colorée. En dé-
duire l’erreur relative commise sur le titrage. Commenter.
On considère comme état initial l’état d’après la précipitation mais avant la complexation
par le fer et avec l’ajout du volume V+ nécessaire à l’apparition de la couleur. On a donc :
Espèce Fe3+ SCN – [Fe(SCN)]2+
√ V+ CT
Concentration C’ C o Ks2 + V 0
On veut à l’état final :
[[Fe(SCN)]2+ ]+ = Clim
On a donc comme état final :
Espèce Fe3+ SCN – [Fe(SCN)]2+
√
Concentration C’ C o Ks2 + V+VCT − Clim Clim
Clim
β= √ CT V+
C ′ (C o Ks2 + Vtot − Clim )
Et donc :
CT V + Clim
C o Ks2 + − Clim =
p
Vtot βC ′
Finalement :
Clim Vtot
V+ = + Clim − C o Ks2
p
βC ′ CT
On approxime :
Vtot = Vo + VE + V+ ≃ Vo + VE = 19, 5 mL
On a donc :
V+ = 4, 91 · 10−3 mL
0.8 6.4 pH
2) Déterminer la concentration en plomb de l’eau de lavage de la peinture. Préciser si cette eau dépasse
la teneur maximale légale de 50 µg/L en plomb.
On donne l’expression de la solubilité :
Or on a par définition :
[CrO3 − ] × [H3 O+ ]
Ka =
[HCrO3 ] × C o
Ks = [Pb2+ ] × [CrO3 − ]
D’où :
Ks
[CrO3 − ] =
[Pb2+ ]
Et :
Ks × [H3 O+ ]
[HCrO3 ] =
Ka × [Pb2+ ] × C o
Or :
s = [Pb2+ ]
Donc :
Ks
[CrO3 − ] =
s
Et :
Ks × [H3 O+ ]
[HCrO3 ] =
Ka × s × C o
Finalement on a avec l’expression de la solubilité :
Ks × [H3 O+ ] Ks
s= +
Ka × s × C o s
On en déduit : s
Ks × [H3 O+ ]
s= + Ks
Ka × C o
A pH = 7, on a :
[H3 O+ ] = 10−7 mol · L−1
On peut donc faire l’application numérique et trouver :
On a donc :
Cm,Pb2+ = [Pb2+ ] × MPb2+ = 73 µg · L−1
La législation n’est pas respectée. Il faut traiter ces eaux de rinçages.
3) Dans les ouvrages de peinture, on déconseille de mélanger le jaune de chrome et le sulfure de manganèse
rose pour faire une couleur chair. Montrer que l’on obtient en effet du sulfure de plomb, un pigment noir,
via une réaction dont on précisera l’équation et la constante.
On peut envisager la réaction suivante :
La réaction est donc favorisée et les couleurs voulues vont être dégradées car PbS est noir.
− −
Al3+
(aq) + 4 HO(aq) = Al(OH)4 (aq) Ko = 1034
On considère des ions aluminium Al3+ en solution à 1, 0 × 10−2 mol · L−1 . On ajoute de la soude concentrée
et on néglige les effets de dilution. On notera h la concentration en H3 O+ .
1) En considérant un système judicieux que vous préciserez, calculer le pH, noté pH1 , de précipitation de
l’aluminium sous forme Al(OH)3 .
1 C o2
=
Ks [Al3+ ]o × [OH− ]3o
Donc :
−pKs = log([Al3+ ]o ) + 3log([OH− ]o )
Or :
log([OH− ]) = pH − pKe
On a donc :
−pKs = log([Al3+ ]o ) + 3(pH1 − pKe)
Finalement :
−pKs − log([Al3+ ]o )
pH1 = + pKe = 4.0
3
2) En considérant un système judicieux que vous préciserez, calculer le pH, noté pH2 , de redissolution de
l’aluminium sous forme Al(OH)4 – .
On considère la situation où il y a disparition du dernier grain de Al(OH)3 . Il y a donc équilibre :
Al(OH)3(s) + OH− −
(aq) = Al(OH)4 (aq)
[Al(OH)4 − ]f = [Al3+ ]o
D’où :
[Al3+ ]o
Ks × β4 =
[OH− ]o
Donc :
pKs − log(β4 ) = −log([Al3+ ]o ) + log([OH− ]o )
Or :
log([OH− ]) = pH − pKe
On a donc :
pKs − log(β4 ) = −log([Al3+ ]o ) + pH2 − pKe
Finalement :
−pKs − log([Al3+ ]o )
pH2 = + pKe = 10.0
3
On a déterminé les pH des frontières. Il ne reste alors plus qu’à tracer le diagramme :
Al3+
(aq) Al(OH)3(s) Al(OH)4 – (aq)
4.0 10.0 pH
4) Déterminer la gamme de pH sur laquelle Al3+ prédomine, c’est-à-dire la gamme de pH telle que :
On veut :
[Al3+ ] > [Al(OH)4 − ]
On note h = 10−pH = [H3 O+ ] Or on a d’une part :
Ks = [Al3+ ] × [OH− ]3
Donc :
Ks Ks × h3
[Al3+ ] = =
[OH− ]3 Ke3
Et d’autre part :
[Al(OH)4 − ]
Ks × β4 =
[OH− ]
D’où :
Ks × β4 × Ke
[Al(OH)4 − ] = Ks × β4 × [OH− ] =
h
On peut donc réécrire la condition de prédominance :
Ks × β4 × Ke Ks × h3
<
h Ke3
On a alors :
β4 × Ke4 < h4
On en déduit :
β4
pH < pKe − = 5.5
4
5) On cherche maintenant à exprimer la solubilité en fonction du pH. Pour cela on va procéder étape par
étape.
a) Exprimer la solubilité s en fonction des concentrations en espèces dissoutes puis en fonction des
constantes de réactions et de h.
On peut écrire :
Ks × h3 Ks × β4 × Ke
s = [Al3+ ] + [Al(OH)4 − ] = +
Ke3 h
b) Comment peut-on simplifier cette expression pour pH < pH1 ? Montrer alors que log(s) est une
constante que l’on déterminera.
Pour pH< 4.0, la seule espèce contenant de l’aluminium est Al3+ . On a donc :
s = [Al3+ ]o
On a donc :
log(s) = −2
c) Comment peut-on simplifier cette expression pour pH > pH2 ? Montrer alors que log(s) est une
constante que l’on déterminera.
Pour pH>10.0, la seule espèce contenant de l’aluminium est Al(OH)4 – . On a donc :
s = [Al(OH)4 − ]o
On a donc :
log(s) = −2
d) Exprimer la solubilité dans le domaine de prédominance de Al3+ par une approximation. Montrer
alors que log(s) est une fonction affine du pH.
Dans le domaine de prédominance de Al3+ , c’est-à-dire pour pH ∈ [4,0 ; 5,5], on peut écrire :
Ks × h3
s ≃ [Al3+ ] =
Ke3
On peut donc calculer log(s) :
6) Finalement, tracer la courbe log(s)=f(pH) à l’aide des expressions approchées précédemment obte-
nues.
On peut donc tracer :
log(s)
4.0 5.5 10.0
pH
-2
-6.5
2) On veut maintenant tenir compte du caractère basique des ions nitrites, sachant que HNO2 est un
acide faible de pKA = 3,3.
a) Exprimer s′ = s
Co en fonction du pH.
On peut écrire par définition de la solubilité :
On a de plus :
[NO2 − ][H3 O+ ] [NO2 − ]h
Ka = =
[HNO2 ]C o [HNO2 ]
On en déduit :
h
−
s = [NO2 ] 1 +
Ka
KsC o2 h
= 1 +
[Ag+ ] Ka
KsC o2
h
= 1+
s Ka
Finalement, on a : s
h
′
s = Ks 1 +
Ka
[H3 O+ ]
b) On pose h = Co . Montrer que h vérifie l’équation du 2nd degré suivante :
s′ h2 − Keh − KaKe = 0
On a par définition :
[H3 O+ ][HO− ]
Ke =
C o2
[H3 O+ ][NO2 − ]
Ka =
C o [HNO2 ]
De plus, HNO2 et HO – sont produits par la même réaction. On a donc :
[HNO2 ] = [HO− ]
Ainsi, on a :
[H3 O+ ]2 [HO− ][NO2 − ] [H3 O+ ]2 [NO2 − ]
KaKe = =
[HNO2 ]C o3 C o3
On sait ensuite que :
KeC o
s = [NO2 − ] + [HNO2 ] = [NO2 − ] + [HO− ] = [NO2 − ] +
h
On a donc :
C o Ke
[NO2 − ] = s −
h
Et donc :
Ke
′
KaKe = h 2
s −
h
On en déduit donc l’équation demandée :
s′ h2 − Keh − KaKe = 0
Ces deux équations sont couplées et ne semblent pas être aisément simplifiables. En vrai, les
approximations c’est bien !
d) Résoudre le système précédent avec les approximations nécessaires pour une dissolution dans l’eau,
tout en prenant quand même en compte une variation de pH.
On pourrait dire qu’on ignore complètement les propriétés acido-basiques de NO2 – mais ça
serait un peu violent. On va plutôt dire que :
h <<< Ka
On en déduit : s
KaKe
h=
s′
Et donc :
1
pH = pKa + pKe + log(s′ ) = 7, 9
2
Et avec la 2e équation, sans même besoin d’approximer :
s
h
′
s = Ks 1 + = 2, 68 · 10−2
Ka
Très étonnamment ( !) on ne voit pas de différence sur la solubilité pour pH > pKa + 1...
3) Déterminer la solubilité de AgNO2 dans une solution de nitrate d’argent à c = 0,12 mol · L−1 .
Au vu des questions précédentes, on néglige les propriétés acido-basiques. C’est donc un simple
effet d’ion commun. On a alors :
[Ag+ ]f [NO2 − ]f (Co + s)s
Ks = =
C o2 C o2
On résout avec la calculatrice et on obtient :