TD
Retrouver ce titre sur Numilog.com
Mes
d’ économie
Nathalie Costa
Économie
générale
Retrouver ce titre sur Numilog.com
TD
Retrouver ce titre sur Numilog.com
Mes
d’économie
Nathalie Costa
Enseignant-chercheur EBS
Économie
générale
Retrouver ce titre sur Numilog.com
Retrouvez les ouvrages de la collection
ISBN 9782340-097049
©Ellipses Édition Marketing S.A., 2024
8/10 rue la Quintinie 75015 Paris
Retrouver ce titre sur Numilog.com
Sommaire
Conseils de méthodologie
I. L’approche méthodologique chez les économistes ........................................ 6
II. La méthodologie pour étudiants ............................................................... 6
III. Quelques principes mathématiques .......................................................... 15
Thèmes
Thème 1 Le circuit économique : les acteurs de l’économie ........................... 19
Thème 2 Le PIB et la croissance ............................................................... 33
Thème 3 La consommation, la surconsommation (l’exemple du Black Friday).... 45
Thème 4 La balance commerciale et le commerce extérieur...........................59
Thème 5 Les revenus de l’économie .........................................................69
Thème 6 La question des inégalités.......................................................... 77
Thème 7 Le financement de l’économie .................................................... 91
Thème 8 Le budget de l’État ...................................................................99
Thème 9 La dette publique .....................................................................113
Thème 10 Le chômage : l’exemple des territoires zéro chômeur .......................121
Thème 11 Le travail et les nouvelles formes du travail :
l’ubérisation de l’économie ....................................................... 133
Thème 12 L’inflation.............................................................................. 143
Thème 13 La démographie ...................................................................... 153
Thème 14 La monnaie ............................................................................ 167
Thème 15 Le marché monétaire et financier ............................................... 177
Thème 16 Politique budgétaire ................................................................185
Thème 17 La pensée économique : les classiques ......................................... 191
3
Retrouver ce titre sur Numilog.com
Thème 18 La pensée économique : les néo-classiques ..................................207
Thème 19 La pensée économique : K. Marx ................................................. 213
Thème 20 La pensée économique : J-M. Keynes ........................................... 219
Thème 21 Écologie vs Économie : la question de la décroissance
– L’économie écologique ..........................................................229
Thème 22 La question des communs ......................................................... 241
Thème 23 La productivité .......................................................................257
4
Retrouver ce titre sur Numilog.com
Partie 1
Conseils
de méthodologie
Retrouver ce titre sur Numilog.com
I. L’approche méthodologique
chez les économistes
Comme dans toute discipline, l’économie s’astreint à une méthode de recherche
ou encore une méthode de compréhension.
Le premier à réfléchir sur les démarches et la méthode est J-S. Mill dans son
ouvrage A System of Logic (1848) ; J-S. Mill (1806-1873) considère que l’économie se doit
d’être empirique, autrement dit l’économie part de l’observation ; la science économique
est donc inductive (et non déductive).
J-S. Mill remarque également qu’il est impossible de mener des expériences en
laboratoire tant l’économie s’intéresse en fait au comportement humain qui peut être
difficile à cerner si l’on s’intéresse à l’ensemble des options possibles lorsqu’une situa-
tion se présente à un individu. Aussi, est-il toutefois envisageable de ne prendre en
considération qu’une dimension du comportement humain, à savoir le comportement
rationnel particulièrement adapté aux situations économiques.
On isole donc le comportement économique des autres comportements des indi-
vidus et on peut alors en déduire des propositions. L’a priori veut que l’individu soit
considéré comme rationnel et à partir de ce postulat, il devient possible de formuler des
propositions déductives.
Ces thèses méthodologiques feront leur réapparition avec L. Robbins (1898-1984)
en 1932 qui définit alors l’économie de la façon suivante : « science qui étudie le compor-
tement humain dans la relation entre des fins et des moyens rares à usages alternatifs ».
II. La méthodologie pour étudiants
Différents exercices peuvent être soumis aux étudiants : des calculs avec demande
d’interprétation des données, des analyses de documents (textes, tableaux, graphiques),
dissertation.
a. La dissertation
Disserter revient à poser une question, c’est-à-dire à poser une problématique.
Et dès lors qu’une question est posée, il devient impératif d’apporter une réponse.
La dissertation : à quoi ça sert ?
Avec la dissertation, l’étudiant va pouvoir faire apparaître ses connaissances, son
esprit d’analyse, mais aussi de synthèse, ses capacités de réflexion, d’argumentation,
enfin ses capacités rédactionnelles. Et tout cela, dans un temps pré-défini permettant
d’évaluer également la contrainte de temps.
6
Retrouver ce titre sur Numilog.com
Plusieurs étapes doivent être respectées pour parvenir à résoudre la question
proposée.
Étape 1. Analyse du sujet
Étape 2. Mobilisation des connaissances
Étape 3. Plan
Étape 4. Introduction (qu’on révisera à la fin)
Étape 5. Argumentation
Étape 6. Rédaction
Étape 7. Conclusion
Étape 8. Relecture
ͮ Étape 1. Analyse du sujet
C’est peut-être bien l’étape principale sur laquelle on doit passer le temps néces-
saire de façon à rester dans le sujet et le comprendre : sa reformulation permettra au
correcteur de s’assurer précisément de sa juste compréhension.
On lit donc le sujet et on repère ainsi les concepts clés en référence à ce sujet ; cela
va permettre de faire apparaître le champ d’étude (de quoi on parle) et par là même le
thème. On se rappelle alors les concepts, les auteurs qui ont abordé ce thème, l’historique
éventuel (mobilisation des connaissances amorçant l’étape 2).
Le sujet en lui-même peut apparaître sous la forme d’une question ou exprimer
une question sous-jacente qu’il faudra donc formuler. Aussi, le sujet est-il explicite ou
implicite.
Selon la nature du sujet, il faut enfin repérer le champ couvert et le circonscrire
de façon à toujours rester dans le sujet.
Enfin, doté de tous ces éléments, il devient possible de reformuler le sujet.
▶ Conseils
De façon à assurer une reformulation correcte du sujet qui est posé, il est impératif de maîtriser
le vocabulaire utilisé par la discipline. L’économie fourmille de définitions qu’il faut donc
apprendre de façon à ne pas faire de contre-sens et entraîner vers un hors-sujet qui est forte-
ment sanctionné.
Lors de l’apprentissage, se doter d’un manuel dans lequel on se réfère aux définitions.
On peut aussi envisager de schématiser les raisonnements que l’on fait lors de l’analyse du sujet.
ͮ Étape 2. Mobilisation des connaissances
La dissertation vise entre autres à vérifier les connaissances et leur compréhension,
précisément dans le cadre du sujet qui est posé. Déjà, lorsque le sujet fait l’objet d’une
analyse, les connaissances liées apparaissent et il faut immédiatement les noter avant
qu’elles nous échappent.
7
Retrouver ce titre sur Numilog.com
Ces connaissances peuvent être notées au fur et à mesure par le biais de mots-clés,
de concepts précis, voire d’exemples pertinents (qui ne prouveront rien mais illustreront
le propos). Il est également impératif de bien repérer dans quel champ d’analyse on se
situe toujours en restant dans le sujet (et rien que le sujet !). Pour cela, vous devez faire
appel à vos cours (que vous aurez pris soin d’apprendre) et à vos lectures (articles de
presse par exemple, ouvrages de référence).
Puis, ces connaissances doivent être hiérarchisées : autrement dit, il s’agit de
les mettre dans l’ordre, des plus pertinentes ou essentielles, au moins pertinentes ou
secondaires, quitte à choisir également d’en soustraire certaines si elles sont trop éloi-
gnées du sujet. À cet effet, certains éléments peuvent s’ajouter car une idée en appelle
souvent une autre.
Une fois que ces éléments sont classés, l’étape 3 est amorcée.
ͮ Étape 3. Plan
Le sujet et la mobilisation des connaissances permettent de reformuler plus préci-
sément encore la problématique ; il est nécessaire alors de bien relire le sujet pour rester
dans son cadre et élaborer ainsi la question posée qui elle-même pose plusieurs autres
questions qui permettront d’orienter la réponse à apporter. De questions en questions,
et donc de réponses en réponses proposées, il s’agit de résoudre le problème posé.
À partir du moment où la problématique est clairement énoncée, le plan va se
construire quasiment dans le même temps. On a pris soin de bien réfléchir au sujet, à
la problématique, aux questions soulevées, à la logique du propos et le plan va pouvoir
être décliné. Cela suppose deux ou trois parties, selon le sujet, et des sous-parties.
Le premier plan, dit plan provisoire, permet de faire apparaître les grandes idées
maîtresses et les sous-parties permettant d’apporter des réponses. Il est en liaison directe
avec la hiérarchie des connaissances qui ont été mobilisées. Il s’agit par ailleurs de véri-
fier que les différentes parties et sous-parties s’inscrivent bien dans la problématique.
Et il est bien entendu que les parties et sous-parties doivent s’articuler logiquement.
▶ Conseils
De façon à assurer des liens logiques, pensez à dresser une liste des connecteurs logiques de
façon à éviter les répétitions mais aussi à varier les mots de liaison.
Ajout d’information : et, puis, par ailleurs, ensuite, etc.
Nuances : cependant, toutefois, néanmoins, certes, malgré, etc.
Contradictions : mais, au contraire, en revanche, à l’opposé, inversement…
8
Retrouver ce titre sur Numilog.com
On s’assure ensuite que le plan est équilibré et cohérent ; puis l’on procède aux
dernières corrections, en vérifiant encore une fois que le plan répond bien à la problé-
matique soulevée.
▶ Conseils
Pour vous aider, vous pouvez envisager d’organiser votre page de brouillon en faisant apparaître
votre problématique en bas de page (c’est votre destination) et de faire apparaître votre trajet
(votre plan) en deux ou trois parties pour rejoindre précisément votre destination. Le plan vous
sert à vous orienter : c’est votre boussole.
ͮ Étape 4. Introduction (qu’on révisera à la fin)
Aussi surprenant que cela puisse paraître, l’introduction doit être écrite sur votre
copie en dernier. Il est bien sûr nécessaire d’en rédiger un premier jet avant de démarrer
le développement, car cela permet d’amorcer le propos, mais il faut la garder de côté
de façon à pouvoir l’améliorer après la relecture de la copie de façon à tout prendre en
considération et à ne pas omettre une des parties essentielles qui la constituent.
L’introduction permet au lecteur d’entrer dans le sujet : c’est une invitation à la
lecture. Précise, pertinente, cohérente, elle respecte un ordre en trois temps : d’abord,
l’accroche : c’est sans doute la phrase la plus difficile à trouver et la mise en perspective
historique ou conceptuelle est sans doute le plus efficace. Cela permet également d’invo-
quer immédiatement les notions clés ou le contexte ce qui installe le lecteur dans le sujet.
Ensuite, il s’agit d’énoncer le sujet (qu’on reformule) et la problématique qui précise
le champ dans lequel on s’inscrit. C’est à ce moment-là que le lecteur va pouvoir juger
de la compréhension du sujet.
▶ Conseils
Dans l’introduction, on s’interdit de préciser que le sujet est intéressant ou d’actualité. Ce
sont des phrases toutes faites qui n’apportent rien. Par contre, montrer par l’expression de la
problématique recontextualisée que ce sujet est digne d’intérêt (sans l’énoncer explicitement)
permettra au lecteur d’apprécier aussi les capacités rédactionnelles.
La cohérence des propos suffit à indiquer l’intérêt du sujet.
Enfin, on dit de quelle manière on va traiter ce sujet en annonçant tout simplement
le plan que l’on va suivre. Le plan permet de s’y retrouver et doit parfaitement corres-
pondre à ce qui va être énoncé ensuite.
9
Retrouver ce titre sur Numilog.com
▶ Conseils
Il est bien évident que l’expression doit être simple, claire et d’une orthographe et syntaxe
précises. « Ce qui se conçoit bien s’énonce clairement, et les mots pour le dire arrivent aisément »,
Nicolas Boileau (1636-1711).
Si vous constatez que ce n’est pas si clair, et que vous-même vous perdez quelque peu dans la
compréhension de ce qui est écrit, alors il faut reformuler.
ͮ Étape 5. Argumentation
Une fois que le canevas est prêt, alors il s’agit d’apporter des éléments de réponse :
c’est ce qu’on appelle l’argumentation qui mobilise les connaissances, les organise (ce
à quoi sert le plan) et apporte progressivement une réponse raisonnée aux questions
soulevées par la problématique qui doit être résolue.
Il ne s’agit en rien de réciter son cours ou de donner son opinion.
À chaque pas, on apporte des éléments pertinents qui servent le sujet. On n’énonce
pas tout ce que l’on sait (ce qui est frustrant mais impératif, d’où le fait de répertorier
en amont les connaissances à mobiliser et de les hiérarchiser).
Et à chaque fois que l’on franchit une étape du plan on récapitule dans une petite
conclusion partielle.
On réfléchit également à être précis en replaçant les éléments dans leur contexte
si cela s’impose (notamment lorsqu’on fait référence à des faits historiques) de façon par
exemple à ne pas être anachronique. Les concepts doivent être suffisamment maîtrisés
pour là encore être explicités clairement. Et on garde toujours à l’esprit son sujet, rien
que le sujet.
▶ Conseils
Une dissertation est un exercice qui réclame également une gestion rigoureuse du temps. Et cela
est une aide précieuse pour assurer les choix des arguments les plus pertinents. Aussi, lorsque
l’on développe ses arguments, on doit également veiller à ne pas développer trop l’un au détri-
ment des autres. Car alors, le temps va manquer, ce qui aura un impact sur le développement
du reste et alors, le développement ne sera plus équilibré.
Par ailleurs, si on développe trop un sujet en délaissant au final les autres thèmes, alors cela
peut signifier pour le lecteur, que les autres parties sont moins bien maîtrisées et cela préjugera
du résultat…
Ainsi, il faut veiller à l’équilibre des parties de façon à conduire le lecteur jusqu’à
la conclusion qu’il ne faut en rien négliger (cf. infra).
10
Retrouver ce titre sur Numilog.com
ͮ Étape 6. Rédaction
On parle ici de la forme puisque jusqu’à maintenant, il s’agissait du fond.
« La forme est le fond qui remonte à la surface », V. Hugo
Tout d’abord, une dissertation, c’est une rédaction (pas de schéma, pas d’abréviations,
pas de graphiques). L’orthographe et la syntaxe doivent être parfaitement maîtrisées
(dans le cas contraire, le lecteur ne voit plus que ça et ne comprend plus suffisamment
le texte pour se concentrer sur les arguments).
Il s’agit ainsi de présenter clairement sa copie. Elle doit être aérée si bien qu’on
repère immédiatement les parties du texte. L’écriture doit être bien formée, c’est-à-dire
lisible et on écrit de préférence en bleu ou en noir. Évidemment, ni ratures, ni rajouts
en marge ou en fin de texte !
L’introduction se détache du reste du texte.
On saute des lignes entre les parties et sous-parties.
▶ Conseils
Non seulement la forme permet de bien clarifier les différentes parties du texte, mais les liens
logiques sont également très importants.
Pour assurer les liaisons logiques du plan, on peut utiliser : tout d’abord, ensuite, enfin ; par
conséquence, donc, etc.
Ou encore, dans un premier temps, dans un second temps…
D’une part, d’autre part…
Lorsqu’il y a des causes et des conséquences, on les relie grâce à : ainsi, donc, d’où, en effet,
par conséquent…
Si des alternatives apparaissent : soit… soit, ou… ou, etc.
Ainsi, on dresse là encore la liste des différentes options pour varier les formulations et éviter
les répétitions.
ͮ Étape 7. Conclusion
La conclusion renvoie le lecteur à l’introduction ; elle peut en quelque sorte être
mise en regard. Aussi doit-elle être parfaitement soignée, à l’égal de l’introduction.
Or, avant même d’avoir tout rédigé, on ne peut être sûr de la conclusion à laquelle on
parvient. Elle n’ajoute rien en termes de connaissances ; elle reprend les éléments de
réponse apportés par le développement. Relire sa copie et les conclusions partielles
permet d’y voir plus clair.
La conclusion respecte elle aussi des éléments précis.
Tout d’abord, elle apporte une réponse au sujet posé et est donc déduite du dévelop-
pement. Il ne s’agit pas de donner une conclusion qui viendrait contrarier l’argumentation.
Et il faut rester attentif à cette dimension.
11
Retrouver ce titre sur Numilog.com
En effet, parfois, on peut avoir une idée « toute faite » de la conclusion à apporter.
Mais après analyse du sujet, la conclusion peut être tout autre. Il faut donc bien veiller
à justifier sa réponse grâce aux arguments développés.
On ne reprend pas tous les éléments : on conclut ! Autrement dit, on ne profite pas
de la conclusion pour ajouter quelque chose qu’on aurait oublié dans le développement.
Ensuite, lorsque l’on a traité un sujet, on s’aperçoit que certains éléments mérite-
raient des développements et une nouvelle discussion : on peut alors suggérer d’élargir
ou de prolonger la discussion en précisant la réflexion qu’il serait nécessaire de mener
ensuite ; cela doit s’inscrire dans une logique : après avoir traité le sujet soumis, il
semblerait nécessaire et logique d’aborder tel autre domaine en complément par exemple.
On peut aussi, après avoir donc résolu le sujet, préciser que des éléments complé-
mentaires devraient être apportés.
Cette seconde partie de la conclusion s’appelle « l’ouverture » et très souvent,
ouvrir le sujet consiste, pour les étudiants, à en soumettre un autre et la plupart du
temps sous forme de question : cela doit être impérativement évité, voire interdit. Finir
sur une question n’apporte rien au sujet traité. Et la question, posée assez rapidement
la plupart du temps, n’est souvent pas pertinente. Il suffit de proposer par exemple une
nouvelle piste de réflexion et cela est amplement suffisant.
ͮ Étape 8. Relecture
Relire sa copie fait partie du temps que l’on doit consacrer à la dissertation (comme
à tout autre exercice). Cela permet de s’assurer de la clarté du propos et de corriger
au besoin les dernières fautes qui resteraient. On ne rend jamais une copie non relue.
▶ Conseils
A priori, la dissertation, avec sa méthode, peut apparaître comme un exercice difficile et fasti-
dieux. Au départ, c’est un peu le cas ; mais plus on en fait, mieux on s’en sort ! C’est la pratique
qui permet d’intégrer la méthode à laquelle on ne pensera même plus au fil du temps.
Et tout sera de plus en plus simple.
La dissertation permet de comprendre également qu’il faut, pour réfléchir sur un sujet, apprendre
et donc enrichir ses connaissances, connaître le vocabulaire à utiliser, et prendre suffisamment
de temps pour bien cerner un sujet. Plusieurs étapes peuvent paraître décisives au départ ;
pourtant, celle de la compréhension du sujet est en fait capitale. Il est bien entendu que si l’on
ne maîtrise pas le champ disciplinaire, on peut toujours comprendre le sujet, on ne pourra pas
le traiter. Il faut donc apprendre les cours et les enrichir !
12
Retrouver ce titre sur Numilog.com
b. L’analyse de données et de documents
ͮ L’analyse d’un texte
Un texte présente plusieurs caractéristiques immédiates : tout d’abord, son titre qui
en principe fait part du sujet abordé ; ensuite, son auteur : de qui s’agit-il ? D’un journaliste,
d’un universitaire, d’un théoricien ? puis, la source : s’agit-il d’un document issu d’un
institut (par exemple, l’INSEE, l’OCDE), La Banque Mondiale, le FMI, etc., d’un ouvrage
de référence, d’un magazine économique, d’un manuel, etc. ? Et de quand date-t-il ?
Tous ces éléments donnent des indications sur le fond du texte. Si le texte est
récent, il est probable qu’il analyse un évènement qui fait sens aujourd’hui ; mais s’il est
ancien, il peut être donné à lire pour comprendre ce qui se passe aujourd’hui, ou pour en
apprécier la différence ; ou encore, pour mettre en perspective historique ce qui se passe.
S’il est issu d’un universitaire, il peut s’agir d’une analyse ou d’une réflexion sur
un sujet donné. S’il s’agit d’un journaliste, ce peut être soit un article de fond (on étudie
précisément une situation) soit un article dit d’actualité.
Et dans l’ensemble, il faut décrypter ces éléments pour apprécier la situation dont
il est question de façon à contextualiser.
Ensuite, il est bien entendu qu’il faut lire le texte ; on vérifiera à cet effet si le titre
dit bien ce dont on parle ; on peut, dans tous les cas, reformuler le sujet. En lisant, on
explore le sens, y compris celui des mots que l’on ne connaît pas ou que l’on connaît
mal ; d’abord, on définit bien les termes pour bien saisir le sens.
Et à chaque paragraphe, on peut écrire ce que l’on comprend, avec sa propre
formulation. On extrait donc les idées essentielles de chaque paragraphe.
C’est ainsi que l’on peut aussi faire apparaître les idées secondaires.
Puis, on reprend chaque paragraphe pour les relier par des connecteurs logiques.
Plus simplement, on peut, grâce à une grille de lecture, assurer, au besoin, un
résumé des idées du texte.
Idées du texte Connecteurs
Idée 1 : on reformule l’idée –
Idée 2 Lien avec l’idée 1
Et, puis, donc, cependant, mais, etc.
Idée 3 Lien avec l’idée 2
Et, puis, donc, cependant, mais, etc.
Etc. Etc.
Tableau 1.
13
Retrouver ce titre sur Numilog.com
Il est très pratique d’utiliser cette méthode lorsqu’il est demandé d’extraire les
idées principales d’un texte ou encore lorsqu’il s’agit de faire un résumé.
Les idées étant reliées les unes aux autres, il suffit de recopier le tableau sous forme
d’un texte et le tour est joué !
ͮ L’analyse de données (graphique, tableau)
De même que pour un texte, on examine la nature du document, sa source (ou ses
sources), de quoi parle le document, quel est son champ, quelle est la période concernée,
quels sont les indicateurs utilisés et les unités ?
Et tous ces éléments peuvent alors figurer dans une phrase simple permettant de
situer le document.
Il se peut que des calculs soient nécessaires pour bien interpréter les données.
Certaines compétences sont donc utiles. Dans tous les cas, les informations chiffrées
nécessitent des connaissances préalables : connaissance des pourcentages, des moyennes,
des données en volume ou en valeur, élasticité, élasticité croisée, déciles, indices simples
et pondérés, taux, médiane, écart-type, etc.
Ensuite, on prend connaissance du document en lui-même.
Et lorsqu’on décode le sens, il faut être en mesure de l’exprimer par des mots.
Donc, on « lit » l’information et on la traduit pour en donner le sens.
Si l’on dispose d’un tableau de données statistiques, on observe ce qu’on lit en ligne
et en colonne, puis s’il existe un total ou une donnée d’ensemble.
S’il s’agit d’un graphique ou d’un diagramme, on regarde s’il s’agit d’une répartition,
d’une variation, d’une fonction, ce qui figure en abscisse et en ordonnée, quelles sont les
unités (parfois il y en a plusieurs), sur quelle échelle, et la légende.
La plupart du temps, ce type de document n’est pas isolé. Soit il y a une question
à laquelle le document permet d’apporter une réponse, soit il accompagne d’autres
éléments. Dans tous les cas, il ne s’agit pas de dire ce qui figure dans le tableau ou sur le
graphique (tout le monde le voit) mais de répondre à la question posée. Et il s’agit donc
d’extraire l’information significative, éventuellement en traitant par le calcul si besoin est.
c. Synthèse de documents
L’exercice de synthèse est là aussi une pratique qu’il faut réitérer régulièrement
pour améliorer ses compétences.
Il peut s’agir soit de documents écrits d’un nombre plus ou moins important à
synthétiser, soit d’une combinaison d’écrits et de données sous forme de tableaux ou
de graphiques.
Il ne s’agit pas de résumer chaque document et de rédiger ensuite une succession
de ces résumés. C’est un tout autre exercice qui demande là encore une méthode.
Si vous disposez de 5 documents par exemple, choisissez d’utiliser votre feuille en
format paysage et tracer 6 colonnes.
14
Retrouver ce titre sur Numilog.com
Titre texte 1 Titre texte 2 Titre texte 3 Titre texte 4 Titre texte 5 Thèmes
Auteur Auteur Auteur Auteur Auteur
Source Source Source Source Source
Idée 1
Idée 2
Idée 3
Idée 4
Etc.
Tableau 2.
On lit le premier texte et l’on reformule successivement les idées du texte.
Puis on lit le texte 2 en procédant de la même manière. Si l’on retrouve des idées
du texte 1, inutile de les faire apparaître. Et en poursuivant ainsi la lecture des textes,
on comprend bien que les colonnes vont être de moins en moins remplies (même si bien
entendu, il y a des exceptions selon les documents consultés).
Dans la dernière colonne, on fait apparaître les éléments qui vont permettre
d’ordonner les idées. C’est un début de classification, de mise en ordre de façon à faire
apparaître les thèmes communs.
Puis, on va déterminer la problématique, car dans l’exercice de synthèse, on se
donne en quelque sorte un sujet sous forme d’une question de façon à orienter la pensée.
On pourra ensuite reformuler le sujet (pour faire tomber le point d’interrogation).
Puisqu’on dispose désormais d’un sujet, alors on peut bâtir le plan et ranger les idées.
Il ne reste plus qu’à rédiger la synthèse.
III. Quelques principes mathématiques
ͮ Indices de volume et de prix
Pour calculer une valeur, il suffit de multiplier une quantité par un prix ; cepen-
dant, il existe un nombre incalculable de produits et le calcul devient dans ce cas plus
compliqué. Il va donc falloir pondérer les quantités par des prix, ce qui nous permet
d’obtenir des valeurs monétaires que l’on peut alors facilement additionner.
Plusieurs indices sont utilisés : l’indice de Laspeyres, l’indice de Paasche et l’indice
de Fischer.
L’indice de Laspeyres : les quantités sont pondérées par les prix du début de période.
Lq = ∑i pi0qit/∑ipi0qi0
15
Retrouver ce titre sur Numilog.com
L’indice de Paasche : les quantités sont pondérées par les prix de fin de période.
Pq = ∑i pitqit/∑ipitqi0
L’indice de Fischer : il s’agit de la moyenne géométrique des indices de Laspeyres
et de Paasche.
Fq = (LqPq)1/2
En pratique, dans les comptes nationaux et européens, on choisit un indice de
Lapeyre Lq et un indice de Paasche Pp vérifiant :
Vt/V0 = ∑ipitqit/∑ipi0qi0 = ∑ipi0qit/∑ipi0qi0 × ∑ptqt/∑p0qt
Volume Prix
16
Retrouver ce titre sur Numilog.com
Partie 2
Thèmes
Retrouver ce titre sur Numilog.com
Retrouver ce titre sur Numilog.com
Thème 1
Le circuit
économique :
les acteurs
de l’économie
Retrouver ce titre sur Numilog.com
Exercices Énoncé 1
Voici la représentation d’une économie à deux agents économiques : les ménages et les
entreprises. Décrivez les relations qu’ils entretiennent. Sur quels marchés échangent-ils ?
Schéma 1.
Énoncé 2
Voici la représentation d’une économie à trois agents économiques : les ménages,
les entreprises et les administrations publiques. Décrivez les relations entretenues. Et
précisez sur quels marchés ils procèdent à l’échange.
Schéma 2.
20 Le circuit économique : les acteurs de l’économie
Retrouver ce titre sur Numilog.com
Thème 1
Énoncé 3
Voici la représentation d’une économie à quatre agents économiques : les ménages,
les entreprises, les administrations publiques et les institutions financières. Décrivez les
relations entretenues. Et précisez sur quels marchés ils procèdent à l’échange.
Schéma 3.
Le circuit économique : les acteurs de l’économie 21
Retrouver ce titre sur Numilog.com
Exercices Énoncé 4
Voici la représentation d’une économie à cinq agents économiques : les ménages,
les entreprises, les administrations publiques, les institutions financières et le Reste du
monde. Décrivez les relations entretenues. Et précisez sur quels marchés ils procèdent
à l’échange.
Schéma 4.
Énoncé 5
Soit une économie fermée composée de 4 agents économiques : les ménages, les
entreprises, les Administrations Publiques (APU) et les Institutions Financières (IF).
Les entreprises produisent pour 3 500 en biens et services, paient des salaires à
hauteur de 1500, des impôts pour 735 et investissent à hauteur de 875.
Les ménages perçoivent des traitements et des prestations sociales ; traitements :
900 ; prestations sociales : 300
Ils paient 250 de cotisations sociales, 450 d’impôts et consomment pour 1 500.
Les administrations publiques consomment à hauteur de 800 en biens et services.
Les institutions financières consomment pour 450 en biens et services et paient
des impôts pour 550.
Calculer l’épargne des entreprises ; l’épargne des ménages, le besoin ou la capacité
de financement des APU et les crédits (ou pas) apportés aux APU par les Institutions
financières.
Faire apparaître le schéma correspondant.
22 Le circuit économique : les acteurs de l’économie
Retrouver ce titre sur Numilog.com
Thème 1
Énoncé 6
Rechercher sur l’INSEE les capacités et les besoins de financement en pourcentage
du PIB de chaque secteur institutionnel. Que remarquez-vous ?
Corrigé
Corrigé 1
On se reportera au schéma 5.
Corrigé 2
On se reportera au schéma 5.
Corrigé 3
Schéma 5.
Le circuit économique : les acteurs de l’économie 23
Retrouver ce titre sur Numilog.com
Exercices Corrigé 4
Schéma 6.
Corrigé 5
Rappelons tout d’abord que la ressource d’un agent est un emploi pour un ou
plusieurs autres. Aussi, au final : Total des Ressources = Total des emplois
Compte de l’entreprise
Emploi Ressources
Salaires 1 400 Production 3 300
impôts 600
investissements 850
épargne 450
Total 3 300 3 300
Tableau 3.
24 Le circuit économique : les acteurs de l’économie
Retrouver ce titre sur Numilog.com
Calcul : Emplois = 1 400 + 600 + 850 = 2 850
Thème 1
Ressources : 3 300
Ressources − Emplois = 450
Compte des ménages
Emploi Ressources
Cotisations sociales 200 Prestations sociales 250
impôts 400 Salaires 1 400
consommation 1 200 Traitements 800
épargne 650
Total 2 450 2 450
Tableau 4.
Compte des APU
Emploi Ressources
Traitements 800 impôts des entreprises 600
Prestations sociales 250 impôts des ménages 400
consommation 830 impôts des institutions 500
financières
cotisations sociales 200
crédit à l’administration 180
Total 1 880 1 880
Tableau 5.
Compte des Institutions Financières
Emploi Ressources
crédits à l’administration 180 Épargne entreprises 450
impôts 500 épargne ménages 650
consommation 420
Total 1 100 1 100
Tableau 6.
Le circuit économique : les acteurs de l’économie 25
Exercices Corrigé 6
Hormis la période 2020 (crise de la Covid), on constate une nette amélioration des
comptes de la Nation. Aussi, en dehors des Administrations Publiques, en déficit depuis
de nombreuses années, les ménages et les entreprises sont en capacité de financement
ce qui permet le financement par l’apport de crédits grâce à l’intermédiation des insti-
tutions financières.
26 Le circuit économique : les acteurs de l’économie