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Éthique Ismaë

Le document explore les concepts d'éthique, de morale, de déontologie et leur distinction. La morale se réfère à des valeurs et principes universels, tandis que l'éthique est une réflexion personnelle sur ces valeurs dans des situations spécifiques. La déontologie, quant à elle, est un ensemble de règles et obligations professionnelles, souvent imposées par une autorité, qui diffère de l'approche réflexive de l'éthique.

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Éthique Ismaë

Le document explore les concepts d'éthique, de morale, de déontologie et leur distinction. La morale se réfère à des valeurs et principes universels, tandis que l'éthique est une réflexion personnelle sur ces valeurs dans des situations spécifiques. La déontologie, quant à elle, est un ensemble de règles et obligations professionnelles, souvent imposées par une autorité, qui diffère de l'approche réflexive de l'éthique.

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I/ NOTIONS D’ETHIQUE ET DEONTOLOGIE

I.1 Introduction

Quatre termes reviennent régulièrement dans les discours sur l'action humaine :

éthique, morale, déontologie et droit. Entre l'éthique et la morale, les frontières sont

floues au point qu'on se demande s'il n'aurait pas été préférable de s'en tenir à un

seul mot. Les mots « morale » et « éthique » se rapportent à la sphère des valeurs et

des principes moraux. Sont-ils synonymes? Ont-ils des significations distinctes?

Différentes écoles de pensée existent sur cette question. Pour certains penseurs, «

morale » et « éthique » ont la même signification : le premier provient d'un mot latin

(« mores ») et le second d'un mot grec (« êthos ») qui, tous les deux, signifient «
Tu p

mœurs ».

I.2 Définitions

I.2.1 Morale

Au sens étymologique, le mot morale vient du latin ‟mores ‟ (pluriel de mos), moeurs,

conduite, manière d'agir, genre de vie, habitude.

Elle réfère à un ensemble de valeurs et de principes qui permettent de différencier le


bien du mal, le juste de l'injuste, l'acceptable de l'inacceptable, et auxquels il faudrait

se conformer. « La morale demande de redonner à chacun ce qui lui revient de droit.

» À travers les époques et les cultures, des individus et des groupes ont défendu

différentes conceptions de ces principes et valeurs. Ces conceptions de la morale

sont appelées des « morales ». La Morale, c'est la science du bien et du mal, c'est

une théorie de l'action humaine reposant sur la notion de devoir avec pour but le

bien.

I.2.2 Éthique

Le mot éthique vient du grec ‘’ethikê, ‘’science de ce qui a trait au comportement

social ou moral, puis "art de diriger la conduite".

Le dictionnaire Robert définit notamment, l’éthique comme étant : « Ensemble des

valeurs, des règles morales propres à un milieu, une culture, un groupe. » Le

Larousse quant à lui définit l’Éthique comme étant : « Ensemble de règles de

conduite » « Qui concerne les principes de la morale ».

L’éthique dans le cadre de ce cours est la science de la morale ou ensemble de

principes moraux qui sont à la base du comportement de quelqu'un. L'éthique d'un


individu est ce qui sous-tend ses comportements vis-à-vis d'autrui, ou vis-à-vis de

son environnement L’éthique est une démarche visant, face à un problème donné à

adopter la meilleure solution en s’appuyant sur des valeurs apprises, admises et

intégrées et en tenant compte du contexte dans lequel le problème se pose. Une

démarche et non une science. Une démarche face à un problème pour adopter une

solution, Une démarche contextualisée et non uniformisée, Une démarche qui

s’appuie sur des valeurs et non sur la morale, Une démarche personnelle qui

s’appuie sur des valeurs intégrées plus qu’apprises (différence avec l’éducationnel)

Alors l'éthique, n'est pas un ensemble de valeurs et de principes en particulier. Il

s'agit d'une réflexion argumentée en vue du bien agir. Elle propose de s'interroger

sur les valeurs morales et les principes moraux qui devraient orienter nos actions,

dans différentes situations, dans le but d'agir conformément à ceux-ci. La réflexion

éthique peut se faire à différents niveaux, certains plus fondamentaux et d'autres

plus pratiques. Elle se divise ainsi en différents champs.

Un code d'éthique définit ce qui est considéré comme étant une conduite acceptable

et un comportement correct. ... Ces valeurs sont généralement organisées en une


série de principes de base qui définissent les normes de comportement attendues

des membres dans l'accomplissement de leurs fonctions.

I.2.3 L’éthique professionnelle

Ensemble de principes et valeurs morales permettant de juger un acte (ou son

absence) comme acceptable ou non, dans le cadre des activités professionnelles. Il

aide à prévenir des comportements « mauvais » pour la profession ou l'entité et

éventuellement les condamner. Exemple : l’abus de pouvoir, la divulgation de


secrets, le harcèlement…

I.2.3.1 Les principes fondamentaux de l’éthique professionnelle

Ses principes fondamentaux sont :

- Respecter l’intégrité ;

- Faire preuve de professionnalisme ;

- Respecter la diversité ;

- Se fondre dans le groupe avec des valeurs convenues et partagées

Par rapport au métier :

- L’empathie;

- La conscience;
- La pertinence ;

- La transparence;

- Le bien commun.

Par rapport au travail :

- Par rapport à soi ;

- Par rapport aux autres ;

- Par rapport à l’entreprise.

I.2.3.2 Les manquements à l’éthique professionnelle

- Harcèlement : psychologique, discriminatoire ;

- Abus de pouvoir ;

- Indiscrétion ;

- Manque de solidarité ;

- Abus du temps et des biens de l’employeur ;

- Corruption.

I.2.4 Déontologie

Le mot « déontologie » (du grec deontos) désigne lui aussi des règles, devoirs et
obligations. Il est rarement synonyme d'éthique et de morale. Le plus souvent, il est

utilisé pour traduire l'idée de devoirs, d'obligations, de prescriptions concrètes par

opposition à l'analyse et la réflexion. On l'emploie principalement dans deux

ou une théorie morale qui insiste sur le devoir, l'obligation (par exemple chez Kant)

par opposition à une morale centrée sur le bonheur, les valeurs ou sur la seule utilité;

le second contexte, plus commun, pour désigner les règles et devoirs propres à

l'exercice d'une profession ou au fonctionnement d'une entreprise. On parle alors

communément de déontologie professionnelle, déontologie médicale, déontologie

des affaires. Dans cette foulée, l'expression fréquente « code de déontologie »

désigne un ensemble de règles que se donne une corporation ou une entreprise

pour régir les rapports de ses membres avec les autres et promouvoir sa propre

image à l'extérieur. Tout en comportant une part d'éthique, le mot s'éloigne alors de

l'éthique (l'exigence éthique personnelle) en ce qu'il renvoie à des valeurs et des

règles, plus ou moins restreintes, faisant largement consensus parmi les membres et

approuvées par l'autorité professionnelle. Il se rapproche du droit.

Le code de déontologie : Les obligations partagées par un groupe reflètent des


valeurs ou des principes jugés fondamentaux. On les consigne parfois dans un code

de déontologie, aussi appelé « morale professionnelle ». Bien que la déontologie soit

très présente dans divers milieux professionnels, beaucoup de travailleurs ne sont

pas encadrés par des codes.

Les codes, généralement fixés par les ordres professionnels, exercent deux fonctions

principales : protéger le public et préserver la réputation des travailleurs. Ces deux

valeurs sont menacées lors d’une infraction à un code.

I.2.5 Concept d’un « ORDRE »

Le mot Ordre a plusieurs significations selon le domaine étudié (religion, civil,

professionnel, société etc. Un Ordre professionnel est un groupement professionnel

chargé de surveiller l'éthique et la déontologie d'une profession (Ordre des

médecins, Ordre des pharmaciens, Ordre des avocats, Ordre des architectes…).

Les caractéristiques fondamentales d’un « Ordre »

- Délégation de prérogatives de puissance publique à une personne de droit privé ;

- Ediction d’actes administratifs ;

- Inscription au tableau ;
- Mesures disciplinaires ;

- Notion d’intérêt public (sinon, pas d’ordre) ;

- Affiliation obligatoire des professionnels s’ils font usage du titre.

contextes différents : le premier, d'ordre philosophique, pour désigner une approche

- Affiliation obligatoire des professionnels s’ils font usage du titre.

I. 3 La distinction entre éthique, morale et déontologie

1.3.1 Ethique VS Morale

Les mots « morale » et « éthique » se rapportent à la sphère des valeurs et des

principes moraux. Sont-ils synonymes ? Ont-ils des significations distinctes ?

Différentes écoles de pensée existent sur cette question. Pour certains penseurs, «

morale » et « éthique » ont la même signification : le premier provient du mot latin

«mores » et le second du mot grec « êthos » qui, tous les deux, signifient « mœurs ».

Pour d'autres, ces termes prennent des sens différents et ne sont pas équivalents.

La morale se réfère à un ensemble de valeurs et de principes qui permettent de

différencier le bien du mal, le juste de l'injuste, l'acceptable de l'inacceptable, et

auxquels il faudrait se conformer. « Ce que j'ai fait en dénonçant le harcèlement dont

j'ai été témoin est conforme à la morale. » « La morale demande de redonner à


chacun ce qui lui revient de droit. » L'éthique, quant à elle, n'est pas un ensemble de

valeurs ni de principes en particulier. Il s'agit d'une réflexion argumentée en vue du

bien-agir. Elle propose de s'interroger sur les valeurs morales et les principes moraux

qui devraient orienter nos actions, dans différentes situations, dans le but d'agir

conformément à ceux-ci. L'éthique est une compétence professionnelle alors que la

morale définit des principes ou des lois générales. L’éthique est une disposition

individuelle à agir selon les vertus, afin de rechercher la bonne décision dans une

situation donnée, de ce fait, elle admet la discussion, l’argumentation et voire même

les paradoxes. La morale n'intègre pas les contraintes de la situation, elle n’admet

pas la nuance et s’impose à tous. Les mots « éthique » et « morale » renvoient à une

dimension importante des actions humaines, visibles dans des situations de la vie

courante. Par exemple, on est souvent confrontés à des problèmes moraux ou

éthiques : « Ma collègue et amie commet souvent de petits vols dans la réserve des

fournitures de bureau. Devrais-je la dénoncer ? » « Devrais-je donner de la monnaie

à ce mendiant ou non ? » Dans ce genre de situation, on se pose des questions

comme : Que dois-je faire pour bien agir et pour éviter de mal agir? Quelle est la
bonne action à poser? Entendu, toutes les questions à propos des actions ne sont

pas morales ou éthiques. Par exemple, je peux me demander quel est le meilleur

trajet d’autobus pour me rendre rapidement à mon rendez-vous, ou quel repas I. 3 La distinction entre
éthique, morale et déontologie

1.3.1 Ethique VS Morale

Les mots « morale » et « éthique » se rapportent à la sphère des valeurs et des

principes moraux. Sont-ils synonymes ? Ont-ils des significations distinctes ?

Différentes écoles de pensée existent sur cette question. Pour certains penseurs, «

morale » et « éthique » ont la même signification : le premier provient du mot latin

«mores » et le second du mot grec « êthos » qui, tous les deux, signifient « mœurs ».

Pour d'autres, ces termes prennent des sens différents et ne sont pas équivalents.

La morale se réfère à un ensemble de valeurs et de principes qui permettent de

différencier le bien du mal, le juste de l'injuste, l'acceptable de l'inacceptable, et

auxquels il faudrait se conformer. « Ce que j'ai fait en dénonçant le harcèlement dont

j'ai été témoin est conforme à la morale. » « La morale demande de redonner à

chacun ce qui lui revient de droit. » L'éthique, quant à elle, n'est pas un ensemble de
valeurs ni de principes en particulier. Il s'agit d'une réflexion argumentée en vue du

bien-agir. Elle propose de s'interroger sur les valeurs morales et les principes moraux

qui devraient orienter nos actions, dans différentes situations, dans le but d'agir

conformément à ceux-ci. L'éthique est une compétence professionnelle alors que la

morale définit des principes ou des lois générales. L’éthique est une disposition

individuelle à agir selon les vertus, afin de rechercher la bonne décision dans une

situation donnée, de ce fait, elle admet la discussion, l’argumentation et voire même

les paradoxes. La morale n'intègre pas les contraintes de la situation, elle n’admet

pas la nuance et s’impose à tous. Les mots « éthique » et « morale » renvoient à une

dimension importante des actions humaines, visibles dans des situations de la vie

courante. Par exemple, on est souvent confrontés à des problèmes moraux ou

éthiques : « Ma collègue et amie commet souvent de petits vols dans la réserve des

fournitures de bureau. Devrais-je la dénoncer ? » « Devrais-je donner de la monnaie

à ce mendiant ou non ? » Dans ce genre de situation, on se pose des questions

comme : Que dois-je faire pour bien agir et pour éviter de mal agir? Quelle est la

bonne action à poser? Entendu, toutes les questions à propos des actions ne sont
pas morales ou éthiques. Par exemple, je peux me demander quel est le meilleur

trajet d’autobus pour me rendre rapidement à mon rendez-vous, ou quel repas

commander sur le menu du restaurant. Ces problèmes sont simplement pratiques.

Pour qu’un problème soit moral ou éthique, il doit mettre en jeu des idéaux qui

donnent du sens à notre vie ou des règles qu’on se sent obligé de respecter. « Il

serait injuste envers mon employeur que je ne dénonce pas ma collègue; par contre,

ma collègue est aussi mon amie et je ne veux pas lui être déloyale. De plus, il ne faut

pas faire aux autres ce qu’on ne voudrait pas qu’ils nous fassent. » « Je devrais faire

preuve de générosité et donner de la monnaie à ce mendiant; mais d’un autre côté,

ce n’est pas ma responsabilité de subvenir à ses besoins. Chacun est responsable

de lui-même! » La justice, la loyauté, la générosité et la responsabilité individuelle

sont des idéaux supérieurs auxquels on croit important d’obéir : ce sont des valeurs

morales. De même, « ne pas faire aux autres ce qu'on ne veut pas qu’ils nous

fassent » est une règle que plusieurs trouvent fondamentale. C’est pour eux un

principe moral. En général, un principe moral découle d'une ou de plusieurs valeurs

morales. Ces valeurs et principes sont aussi au cœur des jugements moraux qu'on
porte. En résumé, quand on parle de morale et d’éthique, on touche à la sphère des

valeurs et des principes moraux. La morale trace les contours de l’interdit, du prescrit

et du permis. L’éthique, quant à elle, désigne le registre de l’intention personnelle et

de l’interprétation des règles.

1.3.2 Ethique VS Déontologie

Il existe une distinction entre la déontologie et l’éthique, qui, bien qu’ayant

principalement la même fonction, soient toutes deux les règles, les conduites des

gens, s’y prennent toutefois différemment. La première (déontologie), de nature

légale, se présente sous la forme de règlements et de directives régissant, par

exemple, les comportements des membres d’une profession. Les règles de la

déontologie s’appliquent de manière identique à tous les membres du groupe, dans

les situations pratiques. Une autorité est chargée de les faire respecte et d’imposer

des sanctions en cas de dérogation.

La deuxième (éthique), plus réflexive, invite à un effort d’analyse prenant en compte

les particularités de chacune des situations (contexte, partenaires, ressources) afin

de déterminer les meilleures manières d’agir (incluant la non-action).


Il n’est pas nécessaire, pour se conformer à la déontologie, de réfléchir aux valeurs

qui la sous-tendent ni même de partager ces valeurs.

L’éthique, au contraire, invite le professionnel à réfléchir sur les valeurs qui motivent

son action et à choisir, sur cette base, la conduite la plus appropriée.

Cette différence en entraîne plusieurs autres.

La source de la contrainte :

L’action fondée sur les valeurs est généralement conforme aux lois et à la

déontologie, mais elle est décidée par l’individu plutôt qu’imposée par une autorité

extérieure.

La réflexion éthique fait appel à l’autonomie, au jugement et au sens des

responsabilités. Quand un ingénieur décide, sur la seule base de ses valeurs, de

refuser une signature de complaisance, rien ne l’y oblige sauf lui-même. La même

décision, cependant, peut être dictée par une disposition du Code de déontologie

des ingénieurs. Il est fréquent que l’on obéisse aux règles parce qu’elles émanent

d’une autorité, parce que l’on craint une sanction ou simplement par habitude.

La manière dont l’action appropriée est définie


La déontologie est assez précise quant à ce que le professionnel doit faire ou éviter

dans les situations courantes de la pratique. Dès qu’une seule règle claire s’applique

à une situation, la conduite à suivre est fixée d’avance. Toutefois, lorsque deux

règles ou plus s’appliquent à la même situation, il peut être plus difficile de savoir

quelle conduite adopter.

L’éthique ne définit pas d’avance la conduite appropriée, mais elle propose une

méthode réflexive pour la trouver, notamment dans les conflits de valeurs ou quand

une action permise par les règles paraît malgré tout discutable du point de vue de

l’idéal de pratique.

L’ouverture à d’autres points de vue sur les valeurs

La déontologie distingue les obligations du professionnel envers le public, le client et

la profession. Elle reconnaît donc qu’il existe plusieurs points de vue sur les valeurs.

La clarté exige pourtant que chacune de ces règles privilégie un seul point de vue, Il n’est pas nécessaire,
pour se conformer à la déontologie, de réfléchir aux valeurs

qui la sous-tendent ni même de partager ces valeurs.

L’éthique, au contraire, invite le professionnel à réfléchir sur les valeurs qui motivent
son action et à choisir, sur cette base, la conduite la plus appropriée.

Cette différence en entraîne plusieurs autres.

La source de la contrainte :

L’action fondée sur les valeurs est généralement conforme aux lois et à la

déontologie, mais elle est décidée par l’individu plutôt qu’imposée par une autorité

extérieure.

La réflexion éthique fait appel à l’autonomie, au jugement et au sens des

responsabilités. Quand un ingénieur décide, sur la seule base de ses valeurs, de

refuser une signature de complaisance, rien ne l’y oblige sauf lui-même. La même

décision, cependant, peut être dictée par une disposition du Code de déontologie

des ingénieurs. Il est fréquent que l’on obéisse aux règles parce qu’elles émanent

d’une autorité, parce que l’on craint une sanction ou simplement par habitude.

La manière dont l’action appropriée est définie

La déontologie est assez précise quant à ce que le professionnel doit faire ou éviter

dans les situations courantes de la pratique. Dès qu’une seule règle claire s’applique

à une situation, la conduite à suivre est fixée d’avance. Toutefois, lorsque deux
règles ou plus s’appliquent à la même situation, il peut être plus difficile de savoir

quelle conduite adopter.

L’éthique ne définit pas d’avance la conduite appropriée, mais elle propose une

méthode réflexive pour la trouver, notamment dans les conflits de valeurs ou quand

une action permise par les règles paraît malgré tout discutable du point de vue de

l’idéal de pratique.

L’ouverture à d’autres points de vue sur les valeurs

La déontologie distingue les obligations du professionnel envers le public, le client et

la profession. Elle reconnaît donc qu’il existe plusieurs points de vue sur les valeurs.

La clarté exige pourtant que chacune de ces règles privilégie un seul point de vue,

l’ensemble des règles demeurant guidé par l’idéal de pratique d’un seul groupe

professionnel.

La réflexion éthique, de son côté, est ouverte aux points de vue de toute personne

ou tout groupe dont les valeurs ou les intérêts sont touchés par une décision. Elle

aide à résoudre les situations où les obligations du professionnel envers son client et

envers le public sont difficilement conciliables, de même que les situations où les
valeurs du groupe professionnel entrent en conflit avec d’autres valeurs ou intérêts

dignes de considération.

La responsabilité par rapport aux conséquences

Du point de vue déontologique, c’est la conformité de l’action à la règle qui est

importante. Les conséquences de l’action ne font l’objet d’aucune réflexion ou

décision particulière. Du point de vue éthique, au contraire, le professionnel est

responsable des conséquences de son action et le demeure même quand il choisit

de se conformer à la règle. Il doit chercher à minimiser les effets négatifs de sa

décision et être prêt à la justifier, en expliquant ses raisons d’agir, devant toutes les

personnes concernées.

Reprenons l’exemple de la signature de complaisance. Un ingénieur peut la refuser

en disant simplement qu’il est obligé d’obéir aux règles de son ordre professionnel.

L’éthique lui demande davantage : assumer personnellement ce refus, être capable

de le justifier sur le plan des valeurs, reconnaître l’impact négatif de son choix et

proposer, dans la mesure du possible, une façon d’y remédier.

Ces différences, il est facile de le constater, font de l’éthique et de la déontologie des


ressources complémentaires ; chacune a des forces qui compensent les limites de

l’autre.

Ainsi donc, « L’éthique donne des principes directeurs, la règle déontologique

leur donne un contenu concret » Bref, généralement on assure le respect des

normes éthiques par le biais des normes déontologiques.

1.3.3 Professionnalisme VS Ethique VS Déontologie

Le professionnalisme ici doit être entendu comme l’adéquation de l’agent et du

respect des principes et règles de la déontologie en vue de la performance, de

l’excellence dans la gestion et dans le fonctionnement régulier d’un service, d’une

entité donnée. En effet, la connexité de l’éthique et du professionnalisme veut dire

que l’employé doit constamment poursuivre la réalisation de l’éthique dans sa

pratique professionnelle quotidienne. Il doit lutter constamment contre les déviations

déontologiques.

Etre professionnel c’est :

- Respecter ses clients/administrés/employés ;

- Respecter ses collaborateur et travailler dans la même direction ;


- Peser ses propos et savoir se remettre en question à tout moment ;

- Rester à l’écoute ;

- Respecter les délais ;

- Respecter les procédures et savoir les utiliser ;

- Savoir fédérer et communiquer ;

- Faire preuve d’expertise et à la fois d’ouverture d’esprit


Respecter les compétences.

II/ CHARTE DE L’ETHIQUE ET DE LA DEONTOLOGIE du MESRS

II.1 Principes fondamentaux de la charte d’éthique et de déontologie

universitaires

II.1.1 Intégrité et honnêteté

La quête de la probité et de l’honnêteté signifie le refus de la corruption sous toutes

ses formes. Cette quête doit commencer par soi avant d’être étendue aux autres. Le

développement de l’éthique et de la déontologie doit ainsi refléter des pratiques

exemplaires.

II.1.2 Liberté académique

Les activités universitaires d’enseignement et de recherche ne peuvent se concevoir


sans la liberté académique qui en est le fondement. Cette dernière garantit, dans le

respect d’autrui et en toute conscience professionnelle, l’expression d’opinions

critiques sans risque de censure ni contrainte.

II.1.3 La responsabilité et la compétence

Les notions de responsabilité et de compétence sont complémentaires. Elles se

développent grâce à une gestion démocratique et éthique de l’institution

universitaire. Cette dernière garantit un bon équilibre entre le besoin d’une

administration efficace et celui d’encourager la participation des membres de la

communauté universitaire en associant l’ensemble des acteurs de l’université au

processus de prise de décision. Cependant, les questions scientifiquesII/ CHARTE DE L’ETHIQUE ET DE LA


DEONTOLOGIE du MESRS

II.1 Principes fondamentaux de la charte d’éthique et de déontologie

universitaires

II.1.1 Intégrité et honnêteté

La quête de la probité et de l’honnêteté signifie le refus de la corruption sous toutes

ses formes. Cette quête doit commencer par soi avant d’être étendue aux autres. Le
développement de l’éthique et de la déontologie doit ainsi refléter des pratiques

exemplaires.

II.1.2 Liberté académique

Les activités universitaires d’enseignement et de recherche ne peuvent se concevoir

sans la liberté académique qui en est le fondement. Cette dernière garantit, dans le

respect d’autrui et en toute conscience professionnelle, l’expression d’opinions

critiques sans risque de censure ni contrainte.

II.1.3 La responsabilité et la compétence

Les notions de responsabilité et de compétence sont complémentaires. Elles se

développent grâce à une gestion démocratique et éthique de l’institution

universitaire. Cette dernière garantit un bon équilibre entre le besoin d’une

administration efficace et celui d’encourager la participation des membres de la

communauté universitaire en associant l’ensemble des acteurs de l’université au

processus de prise de décision. Cependant, les questions scientifiques

ressort exclusif des enseignants-chercheurs.

II.1.4 Respect mutuel


Le respect de l’autre se fonde sur le respect de soi. Tous les membres de la

communauté universitaire doivent s’interdire toute forme de violence symbolique,

physique ou verbale. Ils doivent être traités avec respect et équité et s’engager à se

comporter de la même façon, quel que soit le niveau hiérarchique des partenaires.

II.1.5 Exigence de vérité scientifique, d’objectivité et esprit critique

La quête et la possibilité de l’interrogation des savoirs que l’Université transmet et

produit ont pour principes fondamentaux la recherche de la vérité scientifique et

l’esprit critique. L’exigence de vérité scientifique oblige à la compétence, à

l’observation critique des faits, à l’expérimentation, à la confrontation des points de

vue, à la pertinence des sources et à la rigueur intellectuelle. La recherche

scientifique doit être fondée sur la probité académique.

II.1.6 Equité

L’objectivité et l’impartialité sont les exigences essentielles lors des évaluations, des

promotions, des recrutements et des nominations.

II.2 Droits et obligations

II.2.1 Droits et obligations de l’étudiant


L’étudiant doit disposer de toutes les conditions possibles pour évoluer

harmonieusement au sein des établissements d’enseignement supérieur. Il a de ce

fait des droits qui ne prennent leur sens que s’ils sont accompagnés d’une

responsabilité qui se traduit par des II.1.4 Respect mutuel

Le respect de l’autre se fonde sur le respect de soi. Tous les membres de la

communauté universitaire doivent s’interdire toute forme de violence symbolique,

physique ou verbale. Ils doivent être traités avec respect et équité et s’engager à se

comporter de la même façon, quel que soit le niveau hiérarchique des partenaires.

II.1.5 Exigence de vérité scientifique, d’objectivité et esprit critique

La quête et la possibilité de l’interrogation des savoirs que l’Université transmet et

produit ont pour principes fondamentaux la recherche de la vérité scientifique et

l’esprit critique. L’exigence de vérité scientifique oblige à la compétence, à

l’observation critique des faits, à l’expérimentation, à la confrontation des points de

vue, à la pertinence des sources et à la rigueur intellectuelle. La recherche

scientifique doit être fondée sur la probité académique.

II.1.6 Equité
L’objectivité et l’impartialité sont les exigences essentielles lors des évaluations, des

promotions, des recrutements et des nominations.

II.2 Droits et obligations

II.2.1 Droits et obligations de l’étudiant

L’étudiant doit disposer de toutes les conditions possibles pour évoluer

harmonieusement au sein des établissements d’enseignement supérieur. Il a de ce

fait des droits qui ne prennent leur sens que s’ils sont accompagnés d’une

responsabilité qui se traduit par des

II.2.1.1 Les droits de l’étudiant

- L’étudiant a droit à un enseignement et à une formation à la recherche de qualité.

Pour ce faire, il a droit à un encadrement de qualité qui utilise des méthodes

pédagogiques modernes et adaptées. L’étudiant a droit au respect et à la dignité de

la part des membres de la communauté universitaire ;

- L’étudiant ne doit subir aucune discrimination liée au genre ou à toute autre

particularité.

- L’étudiant a droit à la liberté d’expression et d’opinion dans le respect des règles


régissant les institutions universitaires ;

- Le programme du cours doit lui être remis dès le début de l’année ;

- Les supports de cours (références d’ouvrages et polycopies …) doivent être mis à

sa disposition ;

- L’étudiant a droit à une évaluation juste, équitable et impartiale ;

- La remise des notes, accompagnée du corrigé et du barème de l’épreuve et, au

besoin, la consultation de copie, doivent se faire dans des délais raisonnables

n’excédant pas ceux fixés par les comités pédagogiques ;

- L’étudiant a le droit de présenter un recours s’il s’estime lésé dans la correction

d’une épreuve. L’étudiant en post-graduation a droit à un encadrement de qualité

ainsi qu’à des mesures de soutien pour sa recherche ;

- L’étudiant a droit à la sécurité, à l’hygiène et à la prévention sanitaire nécessaires

aussi bien dans les universités que dans les résidences universitaires ;

- L’étudiant a droit aux informations concernant la structure d’enseignement

supérieur à laquelle il appartient, notamment son règlement intérieur. L’étudiant a

accès à la bibliothèque, au centre de ressources informatiques et à tous les moyens


matériels nécessaires à une formation de qualité ;

- L’étudiant élit ses représentants aux comités pédagogiques sans entrave ni

pression.

- - L’étudiant peut créer, conformément à la législation en vigueur, des associations

estudiantines à caractère scientifique, artistique, culturel et sportif. Ces associations

ne doivent pas s’immiscer dans la gestion administrative des institutions

universitaires en dehors du cadre fixé par la réglementation en viguer

II.2.1.2 Les devoirs de l’étudiant

- L’étudiant doit respecter la réglementation en vigueur ;

- L’étudiant doit respecter la dignité et l’intégrité des membres de la communauté

universitaire ;

- L’étudiant doit respecter le droit des membres de la communauté universitaire à la

libre expression ;

- L’étudiant doit respecter les résultats des jurys de délibération ;

- L’étudiant est dans l’obligation de fournir des informations exactes et précises lors

de son inscription, et de s’acquitter de ses obligations administratives envers


l’établissement ;

- L’étudiant doit faire preuve de civisme et de bonnes manières dans l’ensemble de

ses comportements ;

- L’étudiant ne doit jamais frauder ou recourir au plagiat ;

- L’étudiant doit préserver les locaux et les matériels mis à sa disposition et respecter

les règles de sécurité et d’hygiène dans tout l’établissement.

L’étudiant est dûment informé des fautes qui lui sont reprochées. Les

sanctions qu’il encourt sont prévues par la réglementation en vigueur et le

règlement intérieur de l’établissement d’enseignement supérieur. Elles sont du

ressort du conseil de discipline et peuvent aller jusqu’à l’exclusion définitive

de l’établissement.

II.2.2 Les droits et obligations de l’enseignant-chercheur

L’enseignant-chercheur a un rôle moteur à jouer dans la formation des cadres de la

nation et dans la participation au développement socio-économique du pays par la

recherche. L’Etat, en lui permettant d’assumer ses missions, doit le mettre à l’abri du
besoin. La sécurité de l’emploi pour l’enseignant chercheur est garantie par l’Etat II.2.1.2 Les devoirs de
l’étudiant

- L’étudiant doit respecter la réglementation en vigueur ;

- L’étudiant doit respecter la dignité et l’intégrité des membres de la communauté

universitaire ;

- L’étudiant doit respecter le droit des membres de la communauté universitaire à la

libre expression ;

- L’étudiant doit respecter les résultats des jurys de délibération ;

- L’étudiant est dans l’obligation de fournir des informations exactes et précises lors

de son inscription, et de s’acquitter de ses obligations administratives envers

l’établissement ;

- L’étudiant doit faire preuve de civisme et de bonnes manières dans l’ensemble de

ses comportements ;

- L’étudiant ne doit jamais frauder ou recourir au plagiat ;

- L’étudiant doit préserver les locaux et les matériels mis à sa disposition et respecter

les règles de sécurité et d’hygiène dans tout l’établissement.


L’étudiant est dûment informé des fautes qui lui sont reprochées. Les

sanctions qu’il encourt sont prévues par la réglementation en vigueur et le

règlement intérieur de l’établissement d’enseignement supérieur. Elles sont du

ressort du conseil de discipline et peuvent aller jusqu’à l’exclusion définitive

de l’établissement.

II.2.2 Les droits et obligations de l’enseignant-chercheur

L’enseignant-chercheur a un rôle moteur à jouer dans la formation des cadres de la

nation et dans la participation au développement socio-économique du pays par la

recherche. L’Etat, en lui permettant d’assumer ses missions, doit le mettre à l’abri du

besoin. La sécurité de l’emploi pour l’enseignant chercheur est garantie par l’Etat

travers les établissements publics d’enseignement supérieur.

II.2.2.1 Les droits de l’enseignant- chercheur

- Les établissements d’enseignement supérieur doivent garantir l’accès à la

profession d’enseignant chercheur sur la seule base des qualifications universitaires

et de l’expérience requises. Ils doivent prendre toutes les dispositions à même de

garantir à l’enseignant-chercheur le droit d’enseigner à l’abri de toute ingérence, dès


lors qu’il respecte les principes de l’éthique et de la déontologie ;

- Toutes les questions concernant la définition et l’administration des programmes

d’enseignement, de recherche, d’activités péri-universitaires, ainsi que d’allocation de

ressources doivent, dans le cadre de la réglementation en vigueur, reposer sur des

mécanismes transparents ;

- Lorsque l’enseignant-chercheur est appelé à exercer des fonctions administratives,

il doit répondre aux exigences de respect et d’efficacité ;

- L’évaluation et l’appréciation du travail de l’enseignant-chercheur font partie

intégrante du processus d’enseignement et de recherche. L’évaluation doit porter

uniquement sur les critères académiques d’appréciation des activités

d’enseignement et de recherche et des autres activités professionnelles en relation

avec l’université ;

- L’Enseignant-chercheur bénéficie de conditions de travail adéquates ainsi que des

moyens pédagogiques et scientifiques nécessaires qui lui permettent de se

consacrer pleinement à ses tâches, et de disposer du temps nécessaire pour

bénéficier d’une formation permanente et d’un recyclage périodique de ses


connaissances. Le traitement octroyé doit être à la mesure de l’importance que cette

fonction, et par conséquent celui qui l’exerce, revêt dans la société pour la formation

de l’élite, tout autant qu’à l’importance des responsabilités de toute nature qui

incombent à l’enseignant-chercheur, dès son entrée en fonction.

II.2.2.2 Les obligations de l’enseignant- chercheur

- L’enseignant-chercheur doit être une référence en termes de compétence, de

moralité, d’intégrité et de tolérance. Il doit donner une image digne de l’université ;

- L’enseignant-chercheur est, au même titre que les autres membres de la

communauté universitaire, également responsable du respect des principes

d’éthique et de déontologie universitaires énoncés ci-dessus. Il doit, dans l’exercice II.2.2.1 Les droits de
l’enseignant- chercheur

- Les établissements d’enseignement supérieur doivent garantir l’accès à la

profession d’enseignant chercheur sur la seule base des qualifications universitaires

et de l’expérience requises. Ils doivent prendre toutes les dispositions à même de

garantir à l’enseignant-chercheur le droit d’enseigner à l’abri de toute ingérence, dès

lors qu’il respecte les principes de l’éthique et de la déontologie ;


- Toutes les questions concernant la définition et l’administration des programmes

d’enseignement, de recherche, d’activités péri-universitaires, ainsi que d’allocation de

ressources doivent, dans le cadre de la réglementation en vigueur, reposer sur des

mécanismes transparents ;

- Lorsque l’enseignant-chercheur est appelé à exercer des fonctions administratives,

il doit répondre aux exigences de respect et d’efficacité ;

- L’évaluation et l’appréciation du travail de l’enseignant-chercheur font partie

intégrante du processus d’enseignement et de recherche. L’évaluation doit porter

uniquement sur les critères académiques d’appréciation des activités

d’enseignement et de recherche et des autres activités professionnelles en relation

avec l’université ;

- L’Enseignant-chercheur bénéficie de conditions de travail adéquates ainsi que des

moyens pédagogiques et scientifiques nécessaires qui lui permettent de se

consacrer pleinement à ses tâches, et de disposer du temps nécessaire pour

bénéficier d’une formation permanente et d’un recyclage périodique de ses

connaissances. Le traitement octroyé doit être à la mesure de l’importance que cette


fonction, et par conséquent celui qui l’exerce, revêt dans la société pour la formation

de l’élite, tout autant qu’à l’importance des responsabilités de toute nature qui

incombent à l’enseignant-chercheur, dès son entrée en fonction.

II.2.2.2 Les obligations de l’enseignant- chercheur

- L’enseignant-chercheur doit être une référence en termes de compétence, de

moralité, d’intégrité et de tolérance. Il doit donner une image digne de l’université ;

- L’enseignant-chercheur est, au même titre que les autres membres de la

communauté universitaire, également responsable du respect des principes

d’éthique et de déontologie universitaires énoncés ci-dessus. Il doit, dans l’exercice

- L’enseignant-chercheur est ainsi tenu de dispenser un enseignement aussi efficace

que le permettent les moyens mis à sa disposition par les établissements

d’enseignement supérieur, dans un esprit de justice et d’équité vis-à-vis de tous les

étudiants sans distinction aucune, en encourageant le libre échange des idées, et en

se tenant à leur disposition pour les accompagner ;

- Se garder de toute forme de discrimination en rapport avec le genre, la nationalité,


l’appartenance ethnique, le statut social, la religion, les opinions politiques, le

handicap et la maladie ;

- Exposer clairement les objectifs pédagogiques de ses enseignements, et respecter

les règles pédagogiques de la progression (périodicité, durée, barème de notation,

consultation des copies et réception des étudiants avant validation définitive des

notes) ;

- Avoir une appréciation la plus objective possible des performances des étudiants ;

- Orienter ses activités d’expertise et de conseil vers des travaux susceptibles

d’enrichir ses enseignements, de contribuer à l’avancement de ses recherches, ou

de participer à son rayonnement en tant qu’universitaire ;

- Fonder ses travaux de recherche sur une quête sincère du savoir, avec tout le

respect dû au principe de la preuve et à l’impartialité du raisonnement ;

- Respecter le travail d’érudition de ses collègues universitaires et les travaux des

étudiants et en créditer les auteurs. Aussi, le plagiat constitue une faute majeure et

inexcusable pouvant conduire à l’exclusion ;

- Contribuer au respect des libertés académiques des autres membres de la


communauté universitaire et accepter la confrontation loyale des points de vue

différents ;

- Faire preuve d’équité et d’impartialité dans l’évaluation professionnelle ou

académique de ses collègues.

II.2.3 Les droits et obligations du personnel administratif et technique

L’enseignant-chercheur et l’étudiant ne sont pas les seuls acteurs de l’Université. Ils

sont étroitement associés au personnel administratif et technique des établissementsqui, tout comme
eux, a des droits qu’accompagnent des obligations.

II.2.3.1 Les obligations du personnel administratif et technique

II.[Link] La compétence

Le personnel administratif et technique s’acquitte de ses tâches avec

professionnalisme. Il est responsable de ses décisions et de ses actes ainsi que de

l’utilisation judicieuse des ressources et de l’information mises à sa disposition.

II.[Link] L’impartialité

Le personnel administratif et technique fait preuve de neutralité et d’objectivité. Il

prend ses décisions dans le respect des règles en vigueur, et en accordant à tous un
traitement équitable. Il remplit ses fonctions sans considérations partisanes et évite

toute forme de discrimination.

II.[Link] L’intégrité

Le personnel administratif et technique se conduit d’une manière juste et honnête. Il

évite de se mettre dans une situation où il se rendrait redevable à quiconque pourrait

l’influencer indûment dans l’exercice de ses [Link].2.3.1 Les obligations du personnel administratif
et technique

II.[Link] La compétence

Le personnel administratif et technique s’acquitte de ses tâches avec

professionnalisme. Il est responsable de ses décisions et de ses actes ainsi que de

l’utilisation judicieuse des ressources et de l’information mises à sa disposition.

II.[Link] L’impartialité

Le personnel administratif et technique fait preuve de neutralité et d’objectivité. Il

prend ses décisions dans le respect des règles en vigueur, et en accordant à tous un

traitement équitable. Il remplit ses fonctions sans considérations partisanes et évite

toute forme de discrimination.


II.[Link] L’intégrité

Le personnel administratif et technique se conduit d’une manière juste et honnête. Il

évite de se mettre dans une situation où il se rendrait redevable à quiconque pourrait

l’influencer indûment dans l’exercice de ses fonctions.

II.[Link] Le respect

Le personnel administratif et technique fait preuve de courtoisie, d’écoute et de

discrétion.

II.[Link] La confidentialité

Les dossiers administratifs, techniques, pédagogiques et scientifiques doivent être

soumis à l’obligation de confidentialité.

II.[Link] La transparence

Le personnel accomplit ses fonctions et les différents actes qui en découlent d’une

façon qui permette la bonne circulation de l’information utile aux membres de la

communauté universitaire, la vérification des bonnes pratiques professionnelles et

leur traçabilité.

II.[Link] La performance
En pratique, l’obligation de traiter l’enseignant et l’étudiant avec égards signifie que le

personnel administratif et technique adopte un comportement poli et courtois dans

ses relations avec eux. Quant à l’obligation de diligence, elle requiert notamment que

le personnel administratif et technique s’empresse de traiter les dossiers qui lui sont

confiés et qui concernent directement aussi bien l’enseignant que l’étudiant. Le

personnel administratif et technique est enfin tenu de donner à ces derniers toute

l’information qu’ils demandent et qu’ils sont en droit d’obtenir.

Parfois les gens utilisent le mot « respect » pour vouloir dire : ‘Respecte-moi

en tant que personne’ et parfois ils utilisent le mot ‘Respect’ pour vouloir dire :

« Respecte-moi car je suis l’autorité. » ‘’Le respect n’est pas une faiblesse.

Mais la preuve d’une bonne éducation’’ On est tous différents. Tous uniques.

Personne ne se ressemble. Mais on est tous égaux. « Respecter les autres,

c’est se faire respecter ». ‘’Le respect n’est pas à sens unique’’II.[Link] Le respect

Le personnel administratif et technique fait preuve de courtoisie, d’écoute et de

discrétion.

II.[Link] La confidentialité
Les dossiers administratifs, techniques, pédagogiques et scientifiques doivent être

soumis à l’obligation de confidentialité.

II.[Link] La transparence

Le personnel accomplit ses fonctions et les différents actes qui en découlent d’une

façon qui permette la bonne circulation de l’information utile aux membres de la

communauté universitaire, la vérification des bonnes pratiques professionnelles et

leur traçabilité.

II.[Link] La performance

En pratique, l’obligation de traiter l’enseignant et l’étudiant avec égards signifie que le

personnel administratif et technique adopte un comportement poli et courtois dans

ses relations avec eux. Quant à l’obligation de diligence, elle requiert notamment que

le personnel administratif et technique s’empresse de traiter les dossiers qui lui sont

confiés et qui concernent directement aussi bien l’enseignant que l’étudiant. Le

personnel administratif et technique est enfin tenu de donner à ces derniers toute

l’information qu’ils demandent et qu’ils sont en droit d’obtenir.

Parfois les gens utilisent le mot « respect » pour vouloir dire : ‘Respecte-moi
en tant que personne’ et parfois ils utilisent le mot ‘Respect’ pour vouloir dire :

« Respecte-moi car je suis l’autorité. » ‘’Le respect n’est pas une faiblesse.

Mais la preuve d’une bonne éducation’’ On est tous différents. Tous uniques.

Personne ne se ressemble. Mais on est tous égaux. « Respecter les autres,

c’est se faire respecter ». ‘’Le respect n’est pas à sens unique’’.

III/ ETHIQUE ET DEONTOLOGIE DANS LE MONDE DU TRAVAIL

III.1 Confidentialité juridique en entreprise

III.1.1 Obligation législative

Les règles régissant la confidentialité sont consignées aux articles de la loi. Elles

concernent tous les administrateurs, membres de comités et dirigeants des

entreprises.

- Devoir de garder le secret sur les renseignements ;

- Interdiction d’utiliser les renseignements confidentiels à son propre profit ou

avantage ;

- Devoir spécifique de confidentialité sur les opérations des sociétaires ;

- Exceptions : quand les renseignements peuvent être divulgués.


III.1.2 Saines pratiques

De saines pratiques commerciales et financières exigent que chacun garde le secret

le plus absolu sur toutes les opérations de l’établissement et des sociétaires, sauf

exceptions prévues par la Loi, les règlements administratifs applicables ou d’autres

textes. Outre les règles prévues par la Loi, les documents suivants donnent des

directives sur l’utilisation de renseignements confidentiels.

III.1.3 Ententes de confidentialité

Avant d’assumer des fonctions donnant accès aux dossiers des sociétaires, les

administrateurs, les membres de comités et les membres du personnel doivent être

priés de signer une entente de confidentialité. Il s’agit d’un engagement écrit à garder

le secret le plus absolu sur les questions confidentielles.

III.1.4 Protection des dossiers

Chaque entreprise doit mettre en place certains contrôles administratifs et matériels

permettant de protéger les dossiers contre l’accès ou la divulgation non autorisés, les

dégâts matériels ou la destruction. Les contrôles instaurés doivent être

proportionnels à la confidentialité des dossiers et permettre, au minimum :


- de tenir les dossiers hors de la vue du public;

- de surveiller, pendant les heures de bureau, l’endroit où les dossiers sont

entreposés, afin d’empêcher les personnes non autorisées de pénétrer dans ce

secteur ou d’accéder aux documents.

III.1.5 Conduite des employés

Le directeur général de chaque entreprise doit s’assurer que les membres du

personnel relevant de son autorité sont conscients de leur devoir de confidentialité.

Les employés doivent savoir ce qu’ils sont tenus de faire pour protéger les

renseignements personnels, vérifier si ceux-ci sont exacts, utiles et complets, et

éviter toute divulgation non autorisée, soit verbalement, soit par écrit.

III.1.6 Violations de la confidentialité

Les pratiques suivantes sont des violations de la confidentialité et elles doivent donc

être évitées :

- Fournir (vendre, prêter ou rendre disponibles d’une autre manière) des copies du

registre ou de la liste de distribution des sociétaires aux personnes non autorisées;

- Discuter de façon inconsidérée des opérations effectuées par un sociétaire ou des


activités de la caisse (c.-à-d. faire des commérages) avec des personnes qui n’ont

pas droit à ces informations;

- Choisir des endroits inappropriés, tels que des lieux publics (restaurants ou

ascenseurs) pour réunir le conseil ou les comités ou s’entretenir avec les employés

de questions confidentielles;

- Envoyer par la poste des renseignements confidentiels à l’adresse professionnelle

des destinataires quand on n’est pas sûr qu’ils leur seront remis directement;

- Examiner des renseignements confidentiels de telle manière que l’on risque, par

négligence, absence de supervision ou imprudence, de les divulguer à des

personnes non autorisées (par ex. en les lisant dans un lieu public ou en les laissant

traîner);

- Demander à des bénévoles de participer aux tâches administratives sans leur avoir

exposé au préalable les règles de confidentialité.dégâts matériels ou la destruction. Les contrôles


instaurés doivent être

proportionnels à la confidentialité des dossiers et permettre, au minimum :

- de tenir les dossiers hors de la vue du public;


- de surveiller, pendant les heures de bureau, l’endroit où les dossiers sont

entreposés, afin d’empêcher les personnes non autorisées de pénétrer dans ce

secteur ou d’accéder aux documents.

III.1.5 Conduite des employés

Le directeur général de chaque entreprise doit s’assurer que les membres du

personnel relevant de son autorité sont conscients de leur devoir de confidentialité.

Les employés doivent savoir ce qu’ils sont tenus de faire pour protéger les

renseignements personnels, vérifier si ceux-ci sont exacts, utiles et complets, et

éviter toute divulgation non autorisée, soit verbalement, soit par écrit.

III.1.6 Violations de la confidentialité

Les pratiques suivantes sont des violations de la confidentialité et elles doivent donc

être évitées :

- Fournir (vendre, prêter ou rendre disponibles d’une autre manière) des copies du

registre ou de la liste de distribution des sociétaires aux personnes non autorisées;

- Discuter de façon inconsidérée des opérations effectuées par un sociétaire ou des

activités de la caisse (c.-à-d. faire des commérages) avec des personnes qui n’ont
pas droit à ces informations;

- Choisir des endroits inappropriés, tels que des lieux publics (restaurants ou

ascenseurs) pour réunir le conseil ou les comités ou s’entretenir avec les employés

de questions confidentielles;

- Envoyer par la poste des renseignements confidentiels à l’adresse professionnelle

des destinataires quand on n’est pas sûr qu’ils leur seront remis directement;

- Examiner des renseignements confidentiels de telle manière que l’on risque, par

négligence, absence de supervision ou imprudence, de les divulguer à des

personnes non autorisées (par ex. en les lisant dans un lieu public ou en les laissant

traîner);

- Demander à des bénévoles de participer aux tâches administratives sans leur avoir

exposé au préalable les règles de confidentialité.

III.1.7 Dérogations aux règles de confidentialité

Les personnes ayant le droit d’obtenir des renseignements confidentiels de

l’entreprise sont citées dans le code de déontologie de l’entreprise.

III.2 Fidélité à l’entreprise


La loi définit l’obligation de fidélité comme l’obligation pour le travailleur de

sauvegarder fidèlement les intérêts légitimes de l’employeur. L’obligation de fidélité

est avant tout une obligation de ne pas faire. Le travailleur doit donc, sommairement,

éviter tout acte pouvant entraîner un dommage économique pour l’employeur.

III.2.1 Les différentes obligations de fidélité

III.2.1.1 Obligation générale de fidélité

Le travailleur se rend coupable d’une violation de l’obligation de fidélité dans les cas

suivants :

- comportement illicite ou immoral vis-à-vis de l’employeur ;

- agitation aux fins de perturber la paix dans l’entreprise ;

- souillure de la réputation de l’entreprise ;

- détournement de clients et de fournisseurs ;

- utilisation des installations de l’entreprise à des fins privées.

III.2.1.2 Traitement avec soin des instruments de travail

Le travailleur est, tenu de traiter avec soin le matériel, les machines, les installations

techniques, les véhicules etc.


III.2.1.3 Secrets de fabrication et d’affaires

Le travailleur ne doit, au cours du rapport de travail, pas utiliser ni révéler à des tiers

des faits destinés à rester confidentiels dont il a pris connaissance au service de

l’employeur. Sont considérés comme confidentiels tous les faits qui ne sont pas

notoires, non généralement accessibles au public et qui sont d’un intérêt confidentiel

pour l’employeur. Le travailleur est tenu de garder le secret même après la fin du

contrat. Cette obligation n’existe qu’en tant que l’exige la sauvegarde des intérêts

légitimes de l’employeur.

III.2.1.4 Travail clandestin

Au cours de la durée du contrat de travail, le travailleur n’est pas en droit d’effectuer

des travaux rémunérés pour un tiers si ce travail constitue une activité concurrentielle

pour l’employeur. Il lui est également interdit de travailler à son compte ou de

travailler gratuitement.

III.2.1.5 Obligation de rendre compte et de remise

Le travailleur doit remettre à l’employeur tout ce qu’il reçoit des tiers pour lui dans

l’exercice de son activité contractuelle. Il doit l’informer sur tous ce qu’il a reçus et
doit remettre immédiatement tout ce qu’il produit par son activité contractuelle.

III.2.1.6 Sanctions

Si le travailleur se rend coupable d’une violation de son obligation de fidélité, il est

passible de différentes sanctions :

- résiliation (sans préavis uniquement en cas de violation grave) ;

- responsabilité (uniquement en cas de faute) ;

- obligation d’exécuter par l’intermédiaire d’une action en justice.

III.3 Responsabilité au sein de l’entreprise

La Responsabilité au sein de l’entreprise peut se traduire sous forme des devoirs qui

peuvent être séparés en trois catégories :

- l’obligation générale de travail, comprend l’obligation de travail personnel,

l’obligation d’accomplir des heures supplémentaires ou du travail supplémentaire

(sous certaines conditions) et l’obligation d’appliquer ordres et indications ;

- L’obligation de fournir un travail soigné, de sauvegarder les intérêts de l’employeur

et l’obligation de rendre compte et de restituer font partie de la deuxième catégorie

(devoir de fidélité et de diligence) ;


- Les obligations contractuelles individuelles quant à elles sont très diverses. Elles

comprennent par exemple le devoir de signaler des activités accessoires, le devoir

de cession d’inventions ou de découvertes ou encore le devoir de formation

corrompu peuvent être aussi bien publiques que privées mais leur caractère public

va entraîner une peine plus lourde que celle prévue pour la corruption privée.

III.5.2 Les formes de la Corruption

La corruption peut prendre des formes et des types variés. :

- La corruption active : La corruption active est commise par une personne faisant

des offres, promesses, ou accordant des avantages indus à une autre personne pour

que cette dernière commette un acte malhonnête ou illégal, en relation avec sa

fonction ;

- La corruption passive : A l’inverse, une personne commet un acte de corruption

passive en sollicitant, recevant ou acceptant la promesse d’un avantage indu pour

agir d’une certaine façon (c'est-à-dire faire quelque chose, s’abstenir de faire quelque

chose, ou encore influencer une décision). La corruption passive est dès lors un

abus de pouvoir dans le but d’obtenir un gain personnel.


Les formes les plus répandues de corruption sont :

- Pots-de-vin et commissions occultes (ainsi que paiements de facilitation, cadeaux

et frais de représentation, recours à des intermédiaires) ;

- Conflit d’intérêt ;

- Fraude ;

- Prélèvements illicites ;

- Courtage en information illégal ;

- Criminalité organisée ;

- Blanchiment d’argent.

III.5.3 Les conséquences de la Corruption

La corruption se traduit par un accord (le « pacte de corruption ») entre le corrompu

et le corrupteur. L'existence même de cet accord est constitutive de l'infraction sans

qu'il soit nécessaire de s'attacher à ses effets. On peut résumer les conséquences de

la corruption on :

- Risques de réputation : La réputation d’une entreprise est devenue un enjeu

majeur et participe à sa valorisation, notamment boursière lorsqu’elle est cotée ;


- Risques économiques : Le risque économique émerge quand l’entreprise a, par

exemple, décidé d’user de corruption dans ses affaires en cherchant à réaliser des

bénéfices. L’acte de corruption peut donner ou non les résultats attendus ;

- Risques financiers : la corruption a un coût et donc une conséquence financière

systématique. Financièrement, si le ratio coût /bénéfices de la corruption est

supérieur à un, l’entreprise n’a aucun intérêt à recourir à la corruption, la

conséquence est une perte sèche ;

- Risques humains : Si la corruption pratiquée ou subie par un individu a des

conséquences personnelles (sanctions pénales, perte d’emploi, réputation

individuelle,…) ;

- Risques sociétaux : Un comportement inapproprié de l’entreprise peut provoquer

des réactions du corps social ou accentuer des tensions internes allant jusqu’à un

rejet de l’opinion publique et de la société. Dans ce domaine, les conséquences de la

corruption interne au niveau individuel peuvent dégénérer en crise en fonction du

pouvoir des partenaires sociaux ;

- Risques environnementaux : si E1 sert à obtenir une concession dans une zone


naturelle protégée, ou si E2 a pour but de ne pas déclarer la toxicité de certains

produits alors que la réglementation locale l’impose ;

- Risques juridiques : les conséquences juridiques concernent les personnes

physiques et morales.

III.5.4 Modes de lutte et sanctions contre la corruption

III.5.4.1 Peine et sanction

La corruption est sévèrement sanctionnée par le Code pénal. La loi prévoit que le

corrompu et le corrupteur encourent chacun une peine maximale d'emprisonnement

ainsi qu'une amende. Outre ces sanctions, corrompu et corrupteur s'exposent

également à des peines complémentaires et notamment à l'interdiction d'exercer une

fonction publique ou l'activité professionnelle ou sociale concernée par l'infraction.

III.5.4.2 Sanctions

Renforcer l’obligation de rendre compte passe nécessairement par la mise en place

et l’application de sanctions. En général, celles-ci portent principalement sur des

mesures législatives qui criminalisent la corruption. Dans certains pays, le code pénal

permet d’intenter des poursuites non seulement lorsqu’il y a des preuves concrètes
de corruption, mais également pour « enrichissement illicite », c’est-à-dire la

possession de richesses et de revenus dont la provenance ne peut être retracée

dans aucune activité licite

De toute évidence, les sanctions demeureront vaines s’il est impossible de les

appliquer.

Les modes de lutte contre la corruption sont :

- Mobilisation des gestionnaires : Les gestionnaires et les superviseurs sont

responsables de l’intégrité des opérations qu’ils commandent. L’expérience démontre

que pour tenir la corruption en échec, il faut une coopération efficace entre les

procureurs, les enquêteurs, les gestionnaires et le personnel à tous les paliers ;

- Réforme judiciaire : L’obligation de rendre compte exige qu’on applique les

sanctions, mais encore faut-il que cette application soit impartiale. Sans cela, les lois

contre la corruption n’ont aucun effet et elles ne font que susciter et accroître le

cynisme à leur égard. Pour tenir les représentants des secteurs public et privé

responsables, l’appareil judiciaire a besoin d’indépendance et il doit pouvoir se

prémunir contre l’ingérence extérieure, qu’elle provienne de la direction ou d’ailleurs ;


- Réforme électorale Des élections libres et justes sont un mécanisme important

pour obliger les représentants publics à rendre compte. Toutefois, pour être efficace,

le processus électoral doit s’accompagner de garanties significatives quant aux

libertés civiles qui consistent à voter et à briguer les suffrages. De plus, les

procédures de scrutin doivent être équitables. Le financement des campagnes pose

de sérieuses difficultés face à l’équité et il peut être une source importante de

corruption. La divulgation des sources de financement, du temps d’antenne gratuit à

la télévision et à la radio, des sources de financement extrabudgétaire, qu’elles

proviennent du gouvernement ou d’ailleurs, sont une partie importante de l’obligation de

re

IV/ ETHIQUE ET DEONTOLOGIE DE L’INGENIEUR

IV.1 Qui est l’ingénieur

Personne dont les connaissances rendent apte à occuper des fonctions scientifiques

ou techniques actives en vue de prévoir, créer, organiser, diriger, contrôler les

travaux qui en découlent, ainsi qu’à y tenir un rôle de cadre. Il inscrit ses acte, diffuse

son savoir et transmet son expérience au service de la société dans une démarche
de "développement durable" en ayant conscience de l’impact des réalisations

techniques sur l’environnement.

IV.1.1 L’ingénieur et ses compétences

L’ingénieur n’est pas un simple calculateur:

- Communication orale et écrite ;

- Maîtrise des langues étrangères ;

- Management ;

- Leadership ;

- Travail en équipe ;

- Engagement citoyen ;

- Ethique et déontologie, etc.

L’ingénieur peut se distinguer par ses compétences transversales:

- Evolution dans la carrière

- Postes de responsabilité

- L'ingénieur est source d'innovation et moteur de progrès ;

- L’ingénieur est objectif et méthodique dans sa démarche et dans ses jugements. Il


s'attache à expliquer les fondements de ses décisions ;

- L’ingénieur met régulièrement à jour ses connaissances et ses compétences en

fonction de l’évolution des sciences et des techniques ;

- L’ingénieur est à l’écoute de ses partenaires; il est ouvert aux autres disciplines ;

- L'ingénieur sait admettre ses erreurs, en tenir compte et en tirer des leçons pour l'avenir

.1.2 L’ingénieur et son métier

- L'ingénieur utilise pleinement ses compétences, tout en ayant conscience de leurs

limites ;

- L'ingénieur respecte loyalement la culture et les valeurs de l’entreprise et celles de

ses partenaires et de ses clients ;

- Il ne saurait agir contrairement à sa conscience professionnelle ;

- Le cas échéant, il tire les conséquences des incompatibilités qui pourraient

apparaître ;

- L’ingénieur respecte les opinions de ses partenaires professionnels. Il est ouvert et

disponible dans les confrontations qui en découlent ;

- L'ingénieur se comporte vis-à-vis de ses collaborateurs avec loyauté et équité sans


aucune discrimination ;

- Il les encourage à développer leurs compétences et les aide à s’épanouir dans leur

métier.

IV.1.3 L’ingénieur et ses missions

- L’ingénieur cherche à atteindre le meilleur résultat en utilisant au mieux les moyens

dont il dispose et en intégrant les dimensions humaine, économique, financière,

sociale et environnementale ;

- L’ingénieur prend en compte toutes les contraintes que lui imposent ses missions,

et respecte particulièrement celles qui relèvent de la santé, de la sécurité et de

l'environnement ;

- L’ingénieur intègre dans ses analyses et ses décisions l’ensemble des intérêts

légitimes dont il a la charge, ainsi que les conséquences de toute nature sur les

personnes et sur les biens. Il anticipe les risques et les aléas; il s’efforce d'en tirer

parti et d’en éliminer les effets négatifs ;

- L’ingénieur est rigoureux dans l’analyse, la méthode de traitement, la prise de

décision et le choix de la solution ;


- L'ingénieur, face à une situation imprévue, prend sans attendre les initiatives

permettant d’y faire face dans les meilleures conditions, et en informe à bon escient

les personnes appropriées.

- L’ingénieur citoyen, responsable, assurant le lien entre les sciences, les

technologies et la communauté humaine.

L’ingénieur qui s’interroge continuellement sur le sens de ses actions et les place

dans une perspective éthique ;

- L’ingénieur dont les valeurs auront pour référent non pas une simple logique de

profit et de rentabilité mais l’homme lui-même…

Il ne s’agit pas d’une leçon de morale. Il s’agit plutôt d’une réflexion et d’un débat

collectifs ayant pour objectifs:

- Attirer l’attention du futur ingénieur sur la dimension éthique de son métier,

- Lui inculquer des compétences: de réflexivité, de distance critique de

communication et d’argumentation d’esprit critique et de travail en équipe ;

- Lui inculquer des valeurs: d’ouverture, de respect, d’équité, d’esprit civique, etc.

-
IV.2 Déontologie de l’ingénieur

La nature du métier de l’ingénieur induit le fait que le client ne peut juger de la qualité

du service assuré par l’ingénieur, ce qui implique: Une position de pouvoir et un

risque d’abus.

Un code de déontologie a pour buts:

- Devoirs et obligations envers le public, les clients et la profession ;

- Un système de surveillance et de justice par les pairs: Attribution d’un permis

d’exercice, véhicule les valeurs éthiques de la profession et la possibilité de sanction.

IV.2.1 Devoirs et obligations envers le public

- L'ingénieur doit respecter ses obligations envers l'homme et tenir compte des

conséquences de l'exécution de ses travaux sur l'environnement et sur la vie, la

santé et la propriété de toute personne ;

- L'ingénieur doit appuyer toute mesure susceptible d'améliorer la qualité et la

disponibilité de ses services professionnels (actualisation des connaissances) ;

- L'ingénieur doit, lorsqu'il considère que des travaux sont dangereux pour la sécurité

publique, en informer l'Ordre des ingénieurs ou les responsables de tels travaux ;


- L'ingénieur ne doit exprimer son avis sur des questions ayant trait à l'ingénierie, que

si cet avis est basé sur des connaissances suffisantes et sur d'honnêtes convictions

(distinguer connaissances et opinions) ;

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