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Option : Structures
THESE
Soutenue le 18/07/2022
m’a témoignée en acceptant la direction scientifique de mes travaux. Je lui suis reconnaissante
Je suis très honorée de leur présence à mon jury de thèse et je tiens à remercier :
Monsieur Boumekik Ahmed, Professeur, pour l’honneur qu’il m’a fait en acceptant de
présider mon jury de thèse. Je tiens à l’assurer de ma profonde reconnaissance pour l’intérêt
pour l’honneur qu’il m’a fait par sa participation à mon jury de thèse en qualité
d’examinateur, pour le temps consacré à la lecture de cette thèse, et pour les suggestions et les
pour sa participation à mon jury de thèse en qualité d’examinateur de mon travail et pour
toutes remarques intéressantes qu’il m’a faites. Je le remercie pour le temps consacré à la
lecture de ce travail ainsi que pour les commentaires m’ayant permis de l’améliorer
Monsieur Zarza Tahar, Maitre de conférences à l’université des frères Mentouri (Constantine)
d’avoir accepté de faire parti du jury de cette thèse. Je le remercie pour les conseils
scientifiques qu’il a apportés en qualité d’examinateur de mon travail, ainsi que pour son
civil de l’université des frères Mentouri avec qui j’ai appris les bases du génie civil, sans
i
Toute ma gratitude va aux Messieurs SEREIR Zouaoui et BENNEGADI Mohammed El
Larbi qui m ont accueilli dans leurs laboratoire à l’université d’Oran et avec qui j ai passé de
bon jours. Qu’ils trouvent ici l’assurance de mon estime et mon profond respect Finalement
je remercie mes parents pour leurs soutiens qui m’a été bien utile durant ma thèse.
Barour Sabiha.
ii
RÉSUMÉ
Cette thèse traite de l’analyse non linéaire du comportement de poutres, renforcées par les
matériaux composites, vis à vis des efforts de cisaillement. Cette modélisation est réalisée en
tridimensionnels non linéaires ont été développés. Ces modèles sont obtenus en tenant en
compte les propriétés mécaniques et géométriques des différents composants des poutres
étudiées. Les éléments ‘ SOLID 65’ ; ‘LINK180’ ;‘SHELL181’ et ‘SOLID185’ ont été
Les modèles ainsi obtenus ont été validés par comparaison avec les résultats
des renforts, la géométrie des poutres, a eu lieu, suivie d’une comparaison des résultats
numériques avec les résultats expérimentaux de la littérature et les différents codes de calcul
des structures tel que ACI (American Concrete Institute) et FIB (Fédération Internationale
portante de la poutre, les déformations, les modes de rupture, la distribution et l’évolution des
fissures. Il a été conclu que les modèles obtenus sont fiables, prédisent convenablement la
réponse et le comportement des poutres testées. Ils sont, également, capables de simuler toute
Mots clés : renforcement des Poutres, efforts de cisaillement, analyse numérique, ANSYS,
matériaux composites.
iii
ملخص
تتناول هذه األطروحة التحليل غير الخطي لدراسة سلوك الروافد بالخرسانة المسلحة المقواة خارجيا بإستخدام المواد
المركبة ،PRFتحت تأثير قوى القص .يتم تنفيذ هذه النمذجة باستخدام برنامج العناصر المنتهية . ANSYSوتم تطوير
عدة نماذج غير خطية ثالثية األبعاد .وقد تم األخذ بعين اإلعتبار في تلك النماذج للخصائص الميكانيكية والهندسية للروافد
المدروسة .لقد تم استخدام العناصر ،SHELL181" ،"LINK180" ,"SOLID 65" :و" "SOLID185لنمذجة كل
من الخرسانة ،حديد التسليح ،البوليمرات المقواة بألياف ( )PRFوالدعامات من األلواح الفوالذية على التوالي.
و لقد تم التحقق من صحة النماذج الذي تم الحصول عليها من خالل المقارنة مع نتائج التجريبية .كما تم إجراء دراسة
تأثير عدة معامالت ،والسيما شكل وكمية التعزيزات ،وشكل الروافد الخرسانية ،متبوعة بمقارنة النتائج العددية النتائج
ACI (American Concrete العددية و البيانات التجربية لألدبيات و القوانين المختلفة لحساب الهياكل مثل
)Instituteو FIB
) ) Fédération Internationale du Bétonحيث لوحظ تقارب جيد بين النتائج الرقمية والتجريبية في جميع مراحل
التحميل للعينات التي تم اختبارها ،والتشوهات ،وأنماط اإلنهيار ،وتوزيع وتطور الشقوق .وهذا يثبت أيضا صحة التـحليل
العددي بواسطة ، ANSYSويتنبأ بشكل صحيح لسلوك الروافد المختبرة .كما انه قادر على محاكاة جميع مراحل التحميل
الكلمات المفتاحیة :تقوية الروافد ،قوي القص ،تحليل رقمي ،ANSYS ،المواد المركبة.
iv
ABSTRACT
This thesis deals with the non-linear analysis of the behaviour of beams, reinforced with
composite materials, with respect to shear forces. The modelling is carried out using the
models have been developed. These models are obtained by taking into account the
mechanical and geometrical properties of the different components of the studied [Link]
elements 'SOLID 65'; 'LINK180'; 'SHELL181' and 'SOLID185' were used to model, the
concrete; the steel reinforcement; the fibre reinforced polymers (FRP) and the steel plate
supports, respectively.
The resulting models were validated by comparison with experimental results. Then a
parametric study, notably the configuration and quantity of reinforcements, the geometry of
the beams, was carried out, followed by a comparison of the numerical results with
experimental results of the literature and the various structural codes such as ACI (American
Concrete Institute) and FIB (International Federation of Structural Concrete). Consistent and
satisfactory results were observed regarding the beam's load-bearing capacity, deformations,
failure modes, cracks distribution and evolution. It was concluded that the models obtained
are reliable, predicting adequately the response and behaviour of the tested beams. They are
material.
v
SOMMAIRE
SOMMAIRE
Introduction générale……………………………………………………………………………………………….1
1.1. Introduction…………………………………………………………………………………………...............5
1.2.1. Augmentation de la section en béton avec ou sans addition d’armature en acier ou addition d’armatures
en acier sans augmentation de la section ………………………………….……………………………………….5
1.2.2. Adjonction de platines en acier dans les poutres, dalles, murs, piliers ……………………………..............7
1. 3.1. Fibres………………………………………………………………………………………………………10
1. 3.2. Matrice……………………………………………………………………………………………………..13
1.4. Synthèse des travaux portant sur les applications des ‘ PRF ‘ en génie civil ………………………………..15
1.4.2 .Renforcement des poutres en béton armé par PRF à la zone de cisaillement…………………….............18
1.5. Code de calcul pour la prédiction de la résistance en cisaillement des poutres en béton armé renforcée par
PRF………………………………………………………………………………………………………………..26
1.5.1. ACI 440.2R (2008)…………………………………………………………………………………………26
1.6.1. Analyse par éléments finis des poutres en béton armée renforcées avec le PRF en flexion……….............34
vi
SOMMAIRE
1.6.2. Analyse par éléments finis des poutres en béton armé renforcées avec le PRF au cisaillement…………...35
1.7. Conclusion……………………………………………………………………………………………………37
2 .1. Introduction………………………………………………………………………………………………….39
2.6. Conclusion……………………………………………………………………………………………………48
3.1. Introduction…………………………………………………………………………………………………..50
vii
3.3.3. Description de la phase Post-processing…………………………………………………………………...54
SOMMAIRE
3.5.4. Convergence………………………………………………………………………………………………..59
3.7. Conclusion…………………………………………………………………………………………………....66
4.1 Introduction……………………………………………………………………………..…………………….68
viii
SOMMAIRE
4.2. 3.4. Codes de calcul de la résistance au cisaillement des poutres renforcées par le PRFC…………………104
Conclusions et Perspectives……………………………………………………………………………………..121
ANNEXE
ANNEXE 1 : La charge ultime de la poutre sont calculées à l'aide du code ACI 440.2R (2008)………. …..124
ANNEXE 2 : Les charges ultimes des poutres testées sont calculées à l’aide des codes ACI 440.2R (2008) et
FIB14 (2001)……………………………………………..……………………………………………………...126
ANNEXE 3 : La charge ultime de la poutre avec SFRC renforcées au cisaillement par PRFC selon le code ACI
544.1R-96……………………………………………………………………………………..…………………129
Références bibliographiques…………………………………………………………………………………….131
ix
LISTE DES FIGURES
Figure 1.5. Détails sur les différentes couches d’un béton réparé …………………………….....………………...8
x
Figure 4.1. Armatures et dimensions des poutres (en mm) adoptées par Akram et al……………………………69
Figure 4.3 (a-b). Courbes charge-déplacement pour les configurations (a-b). Comparaison entre les résultats
expérimentaux et numériques. ……………………………………………………………………………...…….72
Figure 4.3 (c-d). Courbes charge-déplacement pour les configurations (c-d). Comparaison entre les résultats
expérimentaux et numériques. ……………………………………………………………………………...…….73
Figure 4.3 (e). Courbes charge-déplacement pour la configurations (e). Comparaison entre les résultats
expérimentaux et numériques. ……………………………………………………………………………...…….74
Figure 4.4. Courbes charges - déplacements pour différentes épaisseurs de PRFC………………………………76
Figure 4.7 (a-b). Courbes charge-déplacement pour les configurations (a-b). Comparaison entre les résultats
expérimentaux et numériques. ……………………………………………………………………………...…….80
Figure 4.7 (c-d). Courbes charge-déplacement pour les configurations (c-d). Comparaison entre les résultats
expérimentaux et numériques. ……………………………………………………………………………...…….81
Figure 4.7 (e-f). Courbes charge-déplacement pour les configurations (e-f). Comparaison entre les résultats
expérimentaux et numériques. ……………………………………………………………………………...…….82
Figure 4.7 (g). Courbes charge-déplacement pour la configurations (g). Comparaison entre les résultats
expérimentaux et numériques. ……………………………………………………………………………...…….83
Figure 4.8. Comparaison entre les déplacements (expérimentaux et numériques). ………………………………85
Figure 4.10. Les charges correspondantes aux fissurations initiales pour différentes poutres……………………86
Figure 4.11. les modes d’endommagement : (a) fissures de flexion; (b) fissures de compression; (c) fissures
diagonales. ………………………………………………………………………………………………………...87
Figure 4.12. Propagation de fissures à différentes étapes de charge par ANSYS – poutre C-1.0………………..87
Figure 4.13. Propagation de fissures à différentes étapes de charge par ANSYS – poutre PL-1.0-0.43…………88
Figure 4.14. Propagation de fissures à différentes étapes de charge par ANSYS – poutre PL-1.0-0.85…………88
Figure 4.15. Propagation de fissures à différentes étapes de charge par ANSYS – poutre PH-1.0-0.36………...88
Figure 4.16. Propagation de fissures à différentes étapes de charge par ANSYS – poutre S-1.0-0.27…………..89
Figure 4.17. Propagation de fissures à différentes étapes de charge par ANSYS – poutre C-1.5………………..89
Figure 4.18. Propagation de fissures à différentes étapes de charge par ANSYS – poutre PL-1.5-0.85…………89
Figure 4.20. Courbes charges - déplacements pour différentes longueurs des PRFC…………………………….91
xi
Figure 4.22. Détails du programme expérimental de Sherif ……………………………………………………..96
Figure 4.23. Modélisation par éléments finis de la poutre (Bandes de PRFC verticales) ………………..............97
Figure 4.24. Modélisation par éléments finis de la poutre (Bandes de PRFC inclinées)………………………….97
Figure 4.25 (a-b). Courbes charge-déplacement pour les configurations (a-b). Comparaison entre les résultats
expérimentaux et numériques. ……………………………………………………………………………...….100
Figure 4.25 (c-d). Courbes charge-déplacement pour les configurations (c-d). Comparaison entre les résultats
expérimentaux et numériques. ……………………………………………………………………...……...……101
Figure 4.25 (e-f). Courbes charge-déplacement pour les configurations (e-f). Comparaison entre les résultats
expérimentaux et numériques. …………………………………………………………………………...…….102
Figure 4.26. Comparaison entre les déplacements (expérimentales et numériques)…………………….............103
Figure 4.28. Courbes charges - déplacements pour l’effet de résistance à la compression du béton……………104
Figure 4.31(a-b). Courbes charge-déplacement pour configurations (a-b). Comparaison entre les résultats
expérimentaux et numériques. …………………………………………………………………………….....….109
Figure 4.31 (c-d). Courbes charge-déplacement pour configurations (c-d). Comparaison entre les résultats
expérimentaux et numériques. ……………………………………………………………………………...…...110
Figure 4.32. Comparaison entre la charge (expérimental et numérique) à mi-portée pour toutes les poutres
testées……………………………………………………………………………………………………...……..111
Figure 4.33. Comparaison entre déplacement (expérimental et numérique) à mi-portée pour toutes les poutres
testées……………………………………………………………………………………………………...……..112
Figure 4.41. Contrainte de cisaillement maximale dans la direction XY pour la poutre A2.5F2.0C10/10…….. 116
xii
LISTE DES TABLEAUX
Tableau 1.4. Propriétés mécaniques typiques des composites «PRFV», «PRFC» et «PRFA»……………...…...14
Tableau 4. 5. Comparaison entre la charge ultime numérique et celle obtenu par le code ACI 318-19 ………...75
Tableau 4.8. Comparaison entre les résultats expérimentaux et les résultats numériques………………...……..84
Tableau 4.11. Différentes configurations du renforcement de la poutre. Ef= 165 GPa, épaisseur de la couche =
1.4 mm………………………………………………………………………………………………………….....90
Tableau 4.12. Valeurs des charges ultimes (numériques) pour les de différentes configurations……..................92
Tableau 4.14. Comparaison entre la charge ultime numérique et celle obtenu par le code ACI 440.2R-08 pour
différentes poutres………………………………………………………………………………………………...95
Tableau 4.15. Détails des poutres testées par Sherif …………………………………………………...……….96
Tableau 4.16. Comparaison entre les données expérimentales et les résultats numériques…………...…………99
Tableau 4.18. Comparaison entre les charges ultimes numériques et ceux calculées selon les 440.2R et
FIB14………………………………………………………………………………………………………….…105
Tableau 4.22. Comparaison entre la charge numérique et celle calculée par le code ACI 318-08……………..117
xiii
Tableau 4.23. Propriétés mécaniques du béton et des PRFC…………………………………………................118
Table au 4.24. Comparaison entre la charge ultime numérique et celle calculée par ACI 544.1R-96 poutre
A2.5F2.0C10 / 10……………………………………………………………………………...………………...118
xiv
INTRODUCTION GENERALE
INTRODUCTION GENERALE
INTRODUCTION GENERALE
Le béton armé est un matériau qui est le plus souvent utilisé dans des constructions grâce à
ses performances et souplesse d’emploi. Cependant, les ouvrages en béton armé peuvent être
endommagés durant leur durée de vie par plusieurs facteurs tel que le vieillissement des
…etc.. d’où le recours aux renforcements et aux réparations de ces ouvrages devient
nécessaire.
Il existe diverses méthodes de renforcement qui ont évolué avec le temps. On cite le
renforcement utilisant des matériaux composites, qui est devenu une option efficace qui offre
de nombreux avantages physiques et mécaniques, telles qu'une haute résistance, une bonne
capacité d'amortissement, une fabrication légère et facile à mettre en œuvre, ainsi qu'une
Les techniques de renforcement des poutres ont fait l’objet de plusieurs études
limitation des résultats aux enregistrements par les jauges de contrainte et LVDT, fixés à
quelques points dans la poutre, à un moment ou à une charge spécifiés, on conduit les
ces essais. L’avantage de la modélisation par les éléments finis réside dans le gain du temps et
La modélisation par éléments finis présente un avantage par rapport aux essais
expérimentaux. Elle permet d’étudier différents cas qui ne peuvent être mesurés
expérimentalement.
1
INTRODUCTION GENERALE
Objectif
Dans cette étude, nous effectuons une modélisation non linéaire par éléments finis (EF) du
comportement de poutres vis-à-vis des efforts de cisaillement. L’objectif est d’aboutir à des
modèles numériques capables prédire le comportement des poutres en béton arme renforcée
vient du fait que si une approche numérique est validée, elle aidera les chercheurs à prédire le
comportement de différentes poutres sans avoir à passer par les programmes expérimentaux
longs et coûteux.
Organisation du manuscrit
Le travail présenté dans cette thèse est structuré autour de quatre chapitres, en plus de
les différents types de dégradation des ouvrages en béton armé, et les différentes techniques
employées dans les travaux de renforcement ou de réparation des structures en béton armé et
un rappel sur la technologie des matériaux composites appliquée au renforcement externe des
mécaniques et les différents procédés de mise en œuvre des renforts composites, ainsi que les
codes des calculs pour la prédiction de la résistance en cisaillement des poutres en béton armé
(BA) renforcées par (PRF), en passant par une revue de la littérature sur le renforcement les
formulation et les étapes de calcul. Un examen détaillé sera effectué sur la théorie des
2
INTRODUCTION GENERALE
également une description détaillée des éléments utilisés pour modéliser les poutres en BA
renforcées par PRF ; le béton, le renfort en acier ; le polymère et le support des plaques
Le chapitre 04 : Présente les résultats des modèles numériques obtenus. Un examen de ces
résultats est également inclus, ainsi qu' une section pour la validation des résultats par rapport
aux résultats expérimentaux. Une étude paramétrique, notamment, l’effet des couches de PRF,
l’effet des longueurs des PRF, l’effet des configurations des renforcements a eu lieu et les
Enfin, des conclusions et des perspectives les principaux résultats et des recommandations
3
CHAPITRE 01
SYNTHESE BIBLIOGRAPHIQUE
CHAPITRE 01 SYNTHESE BIBLIOGRAPHIQUE
1.1. Introduction
Les ouvrages en génie civil sont conçus pour une durée de vie donnée, soit cent ans en
cette période de vie prévisionnelle, tels que la corrosion des aciers, les chocs ; l’action des
maintenance pour assurer la sécurité de ces ouvrages. Parmi les moyens utilisés dans la
Il existe diverses méthodes de renforcement qui ont évolué avec le temps. Les plus
anciennes ont des inconvénients tels que la difficulté de mise en œuvre et le faible gain de la
matériaux composites sont plus attrayantes vu les nombreux avantages qu’elles offrent du
Cette technique est basée sur l'ajout d'armatures pour remplacer l'acier corrodé ou renforcer
renforcement ajouté est protégé par un béton coulé ou projeté. Il y’ a une possibilité de lier les
5
CHAPITRE 01 SYNTHESE BIBLIOGRAPHIQUE
Parmi les avantages de cette technique, on cite le faible prix et une main d’œuvre peu
qualifiée, tandis que les inconvénients sont principalement: l’augmentation considérable des
sections donc du poids de la structure ; la mise hors service l’ouvrage pendant la durée des
La technique de chemisage peut se faire aussi par collage ou vissage des plaques d’acier
contre le béton. Du point de vue transmission des efforts, la meilleure technique est celle du
collage [3].
Parmi les avantages de cette technique, on cite [4]: la durée de réalisation courte par rapport
au chemisage en béton ; bonne performances des éléments renforcés (bonne ductilité) ; faible
élevé ; nécessité d’une main d’œuvre qualifiée ; nécessité d’un entretien régulier (corrosion).
6
CHAPITRE 01 SYNTHESE BIBLIOGRAPHIQUE
Le béton projeté est un béton mis en œuvre à l’aide d’une lance, par projection sur une
paroi sous l’impulsion d’un jet d’air comprimé [5]. La technique consiste à : malaxer et
l’eau de gâchage ; projeter le matériau sur le support à revêtir grâce à un jet d’air comprimé.
La technique de projection du béton a d'abord été utilisée pour réparer des structures
endommagées. Il existe deux techniques de projection : Par voie sèche et par voie mouillée.
1.2.2. Adjonction de platines en acier dans les poutres, dalles, murs, piliers
Le principe de cette technique est de relier la plaque d'acier à la surface du béton pour
transférer les efforts et augmenter la résistance et la rigidité de la structure. Cette technique est
Cette technique présente plus d’inconvénients que d’avantages [4]. On cite : sensibilité de
l’acier à l’oxydation ; nécessité d’une préparation spécifique de la surface à traiter (la raideur
7
CHAPITRE 01 SYNTHESE BIBLIOGRAPHIQUE
des tôles nécessite une surface parfaitement plane pour assurer l’uniformité de l’épaisseur de
l’adhésif) ; nécessité d’un collage sous pression (vérins), pour assurer une adhésion suffisante
Les techniques traditionnelles ont montré leurs limites (augmentation considérable des
sections donc du poids de la structure, oxydation des tôles d’acier, durabilité du béton projeté,
matériaux composites pour les éléments structuraux porteurs est utilisée de plus en plus. Cette
technique efficace pour l’accroissement de la résistance des structures et aussi les plaques
réparer les surfaces effritées et les fissures de l’élément à renforcer ; appliquer une couche du
mettre en place les tissus de fibres sur la surface après une application d’une première couche
d’agent d’imprégnation ; répéter l’étape précédente jusqu’à ce que les couches demandées de
Figure 1.5. Détails sur les différentes couches d’un béton réparé [8].
externe (EBR :Externally bonded reinforced), qui consiste au collage de feuilles ou de plaques
8
CHAPITRE 01 SYNTHESE BIBLIOGRAPHIQUE
de polymères renforcés en fibres (PRF) sur la surface extérieure de l'élément structurel avec
Avantages Inconvénients
Un polymère renforcé de fibres (PRF) est un matériau composite qui se compose d’un
renfort ou matériau renforçant, est habituellement plus dure avec des propriétés mécaniques
9
CHAPITRE 01 SYNTHESE BIBLIOGRAPHIQUE
1. 3.1. Fibres
La fibre est l’élément porteur de charge principal d’un composite. Par conséquent, la fibre
Il existe principalement trois types de fibres qui sont utilisés pour le renforcement des
structures en génie civil qui sont les fibres de verre , d’aramide et de carbone pour améliorer
C'est la fibre la plus utilisée dans les applications hautes performances. Elle est obtenue par
distingue deux types de fibres : Fibres haute résistance (HR) : pour une combustion de 1000-
1500 °C et fibres haut module (HM) : pour une température de combustion de 1800-2000 °C.
En effet, les fibres de carbone se brisent aisément si elles sont comprimées dans le sens de
leur longueur, alors que, à masse égale, elles sont cinq fois plus raides et dix fois plus
10
CHAPITRE 01 SYNTHESE BIBLIOGRAPHIQUE
Elles constituent le renfort essentiel des composites de grande diffusion. Elle est obtenue à
partir de sable (silice) et d'additifs (alumine, carbonate de chaux, magnésie, oxyde de bore).
Souvent appelée Kevlar, la fibre d'aramide est issue de la chimie des polyamides
aromatiques. Il est possible de trouver deux types de fibres d'aramide de rigidités différentes :
Les fibres bas module : utilisées pour les câbles et les gilets pare-balles;
La fibre haute module : employées dans le renforcement pour les composites hautes
performances .Le Kevlar est une fibre synthétique qui possède d'exceptionnelles des qualités
11
CHAPITRE 01 SYNTHESE BIBLIOGRAPHIQUE
Tableaux 1.3. Comparaison qualitative entre Verre-E, Carbone-H.T et fibres Aramide [11].
12
CHAPITRE 01 SYNTHESE BIBLIOGRAPHIQUE
1. [Link]
La matrice dans un composite est la phase continue. Elle fournit le mécanisme nécessaire
au transfert de la charge de part et d’autre des fibres [12]. Il existe deux types principaux de
matrices :
Matrices
Organiques Minérales
13
CHAPITRE 01 SYNTHESE BIBLIOGRAPHIQUE
La fabrication des composites peut être faite par plusieurs méthodes différentes : La
En fonction des fibres utilisées, les composites «PRF» sont classées en trois groupes :
La fibre est l’élément porteur de charge principale d’un composite. Par conséquent, elle
influe fortement sur les caractéristiques mécaniques du composite. Le tableau 1.9 résume les
civil [4].
Tableaux 1.4. Propriétés mécaniques typiques des composites «PRFV», «PRFC» et «PRFA» [13].
Module
Contenu en Résistance à la
Matériaux composites Densité d’élasticité
fibres traction
Unidirectionnel (kg / m3) longitudinale
(% par poids) (MPa)
(GPa)
Carbone / époxy
65-75 1600-1900 120-250 1200-2250
(CFRP laminé)
Aramide / époxy
60-70 1050-1250 40-125 1000-1800
(FRP laminé)
14
CHAPITRE 01 SYNTHESE BIBLIOGRAPHIQUE
1.4. Synthèse des travaux portant sur les applications des ‘ PRF ‘ en génie
civil
Depuis l’introduction des PRF dans les métiers du génie civil, d'innombrables éludes ont
été effectuées pour étudier 1'utilisation de ces matériaux dans la réhabilitation des structures
en béton armé. Cette partie présente une revue de littérature des résultats de quelques travaux
Ce type de renforcement est appliqué aux structures supportant une sollicitation due au
Dans la plupart des cas, on colle le renforcement à l'élément de sorte que les fibres soient
orientées de la même manière que les efforts. Les renforts utilisés sont généralement des
15
CHAPITRE 01 SYNTHESE BIBLIOGRAPHIQUE
Figure 1.12. Renforcement vis-à-vis de la flexion par collage de plaque composite [6].
Plusieurs études ont été effectuées sur le renforcement des poutres en béton armé par
matériaux composites soumises à la flexion. Cette section nous permet d’avoir une
Meier (1992)[16] a montré que l'utilisation des plaques en fibres de carbone pour le post-
Pour cela, il a testé des poutres de 2 m de longueur, renforcées avec des lamelles de 0,3 mm
d’épaisseur. Enfin, des poutres de 2m de longueur sans renforcement ont servi pour comparer
les résultats. Les poutres de 2 m avec renforcement ont montré un gain de 100 % de résistance
Riyad et al. (2001)[17] Ont testé sept poutres en béton armé renforcées par PRFC. Les
poutres avaient différentes quantités des barres d'acier et aussi la quantité (taille et type) des
matériaux composite de PRFC. Ils ont conclu que les poutres renforcées avec une quantité
inférieure des barres d'acier existantes ont une ductilité plus faible. De plus, la fourniture
Aboutaha et al. (2003)[18] ont étudié la ductilité à la flexion des poutres renforcées de
PRFC. Les auteurs ont conclu que les poutres renforcées avec une quantité inférieure des
16
CHAPITRE 01 SYNTHESE BIBLIOGRAPHIQUE
barres d'acier existantes ont une ductilité plus faible. De plus, la fourniture d'ancrages dans le
Ashour et al. (2004)[19] ont testé seize poutres continues en béton armé. Les poutres
avaient différentes barres d'acier et des stratifiés de polymères renforcés de fibres de carbone
(PRFC). Ils ont conclu que toutes les poutres renforcées présentaient des capacités plus
Esfahani et al. (2007)[20] ont testé des poutres avec différents nombres de couches de
PRFC ayant différentes dimensions. Ils ont conclu que la résistance à la flexion et la rigidité
des poutres renforcées étaient plus élevées que celles des poutres non renforcées. De plus, les
auteurs ont constaté que lorsque de faibles rapports de renforcement étaient utilisés, la
Soudki et al. (2007)[21] ont étudié le comportement des poutres en béton armé renforcées
de PRFC dans un environnement corrosif. Ils ont conclu que les poutres renforcées
produisaient le double de la résistance des poutres non renforcées même lorsqu'elles étaient
Ahmad et al. (2011)[22] ont constaté, quant à eux, une augmentation dans la rigidité de
flexion et de la charge finale des poutres testées avec différents schémas de renforcement.
L’étude de Anju Antony et al.(2019) [23] a porté sur l’évaluation du comportement des
poutres renforcées selon la technique EBR . Les spécimens d'EBR ont présentés une
augmentation de la résistance à la flexion de 16,67% pour une seule couche 26,67% pour
Asad ur Rehman Khan et Shamsoon Fareed (2014)[24] ont étudié le comportement des
poutres en béton armé renforcées avec des enveloppes PRFC en zone tendue avec et sans
17
CHAPITRE 01 SYNTHESE BIBLIOGRAPHIQUE
poutre) a/d. Soumises à une flexion à quatre points. Ils ont conclu que la résistance à la
flexion et la rigidité et aussi la ductilité des poutres renforcées étaient plus élevées que celles
des poutres non renforcées ainsi que l'augmentation des capacités de charge des poutres
1.4.2. Renforcement des poutres en béton armé par PRF à la zone de cisaillement
La rupture en cisaillement apparait sur les zones où l’effort tranchant est élevé. Différentes
(c)
(c) Bandes du tissu collées verticalement, bandes de tissu en forme de U, des bandes du tissu entourant des
poutres sur toutes leurs périphéries
Figure 1.13. Différents configurations du renforcement vis –à-vis de l’effort tranchant [6].
18
CHAPITRE 01 SYNTHESE BIBLIOGRAPHIQUE
Le FRP est collé complètement sur les surfaces de la section transversale de la poutre
Le FRP est collé sur les deux faces latérales et la face de traction de la poutre (U-
jacketing),
Berset (1992)[25] ont étudié le renforcement au cisaillement des poutres par PRF. Les tests
ont été réalisés sur une série de six poutres rectangulaires. Cette expérimentation a pris en
renfort de PRF a été collé en surface sur les côtés des spécimens à un angle de 45°. Les gains
l’épaisseur du renfort. Cette étude a permis de démontrer, que l’utilisation de PRF pouvait
Chajes et al. (1995)[26] ont testé des poutres en T ayant un rapport de travée de
résistance de poutres renforcées à l’aide de trois différents types de renforts, soit fibre de
verre, d’aramide et de carbone. Tous les spécimens étaient enveloppés en U sur toute la
longueur avec les fibres orientées différemment (0° et 90°) et à des angles de 45° et 135° pour
ceux utilisant la fibre de carbone. Les gains de résistance en cisaillement obtenus ont atteint
60% à 150%.
Sato et al. (1996)[27] ont effectué des essais sur des poutres renforcées par des bandes en
U uniformément espacées, ce qui a aussi permis d'identifier divers modes de rupture lors du
19
CHAPITRE 01 SYNTHESE BIBLIOGRAPHIQUE
résistance au cisaillement des poutres en (BA). Ses résultats sont obtenus à partir d’une série
de tests sur des poutres ayant une section rectangulaire, aucun acier transversal et un
renforcement en cisaillement par bandes PRFC. Deux paramètres ont été étudiés : l’épaisseur
de PRF et l’angle d’orientation du PRF par rapport l’axe longitudinal de la poutre. Les
résultats de test montrent que le PRF augmente la résistance au cisaillement de l’ordre de 65%
à 95 % par rapport à une poutre non renforcée. De plus, Le mode de rupture de toutes les
poutres est fragile par développement de fissures diagonales dans la travée de cisaillement.
Pour les poutres renforcées, la fissure diagonale est suivie par le décollement du PRF, et la
défaillance se produit pour une charge plus grande que celle pour une poutre non renforcée.
Khalifa et Nanni (2000)[31] ont réalisé des tests sur une série de six poutres avec une
section en Té sans aciers transversaux, renforcées par différentes configurations de PRF. Les
combinaison de direction de fibre vs 90° direction); effet d’ancrage (forme-U avec ancrage vs
forme-U sans ancrage). Les résultats montrent que toutes les poutres atteignent la rupture par
est augmentée de l’ordre de 35% à 135%par rapport au cas de poutres non renforcées. Pour
les poutres avec le renforcement PRF en forme-U et l’ancrage, l’ancrage a démontré son
20
CHAPITRE 01 SYNTHESE BIBLIOGRAPHIQUE
Deniaud et Cheng (2001)[32] ont testé des poutres en Té. L’objectif visé était d’évaluer
l’influence de certains paramètres, tels que : l’espacement des étriers ; le type de fibre utilisé
0°/60°/-60°. Ils ont constaté que la résistance ultime ainsi que la ductilité des spécimens
renforts en PRF.
Chaallal et al. (2002)[33] ont présenté les résultats d’une série de vingt-huit tests sur
quatorze poutres avec section en Té, sous charge statique. Deux paramètres sont considérés
dans cette étude l’espacement des aciers transversaux ; le nombre de couches de PRFC. Le
renfort PRFC est collé sous forme de U sur la surface de la poutre. Le ratio de cisaillement le
rapport entre travée de cisaillement et hauteur efficace de la section est a/d=2, donc nous
pouvons la considérer comme une poutre profonde. Ils ont conclu la résistance au cisaillement
Täljsten (2003)[34] ont étudié sept poutres rectangulaires ayant et un rapport a/d(le rapport
entre travée de cisaillement et hauteur efficace de la section) de 2.7. L’objectif de cette étude
visait à évaluer l’influence de certains paramètres, tels que : (i) l’orientation des fibres (45°,
0°, 90°) et (ii) l’épaisseur du renfort de PRFC. Tous les spécimens à l’étude, à l’exception du
spécimen de contrôle, étaient renforcés à l’aide de tissu collé en U. De plus, les poutres ne
disposaient d’aucune armature transversale dans la zone de cisaillement pour mieux évaluer la
contribution du béton. Les résultats ont montré qu’un gain de résistance dû au PRFC variant
d'Adhikary et al. (2004)[35] ont étudié les poutres (BA) renforcée par PRFC le renfort
PRFC est collé sous forme de U sur la surface de la poutre, plus efficace par rapport à d'autres
schémas des renforcements. Ils ont conclu que la poutre en (BA) renforcée par PRFC sous
21
CHAPITRE 01 SYNTHESE BIBLIOGRAPHIQUE
deuxième série de douze poutres en T de 95 mm x 220 mm x 3000 mm. Toutes les poutres ont
été renforcées à l’aide de tissu de fibres de carbone bidirectionnelles collé en U sur toute la
longueur de l’âme des poutres. L’objectif visé lors de ces essais était d’évaluer le
que : (i) le taux de PRFC, (ii) le taux d’acier transversal, (iii) le type de poutre (élancée ou
profonde), et (iv) la taille des spécimens. Ces essais ont montré que l’augmentation du taux de
PRF n’était pas proportionnelle à sa contribution en termes de gain en résistance et que cette
contribution était influencée par le taux d’acier transversal. Il a été observé que plus le taux
Bousselham et Chaallal (2006)[37] ont présenté les résultats d’une série de tests sur vingt-
deux poutres, section en Té. Les paramètres étudiés sont : le ratio de PRF (nombre de couche
cisaillement sur la hauteur effective de la poutre. Les résultats ont montré que la contribution
du PRF est influencée par le ratio du rapport entre travée de cisaillement et hauteur efficace
cisaillement par PRF soumises à une flexion à quatre points. Ils ont conclu que l'ancrage
Monti et Liotta (2007) [39] ont étudié l’effet de l’orientation des fibres PRFC à différents
rapport à celles non renforcées. La méthode de renforcement des bandes avec différents
22
CHAPITRE 01 SYNTHESE BIBLIOGRAPHIQUE
D’après les travaux de Teng et al. (2009)[40] neuf poutres sont testées soumises à une
flexion à trois points. Parmi les neuf poutres, il y a trois poutres non renforcées et six poutres
renforcées (UBF et BDF). Il n’y a qu’une différence entre les deux séries, PRFC dans série
UBF n’est pas connecté avec le béton sur les deux faces latérales de la poutre. Le but de ces
tests est de déterminer l’interaction entre FRP, béton, et aciers transversaux d’une poutre
renforcée par FRP avec chargement en cisaillement. Les résultats montrent que la poutre de
série UBF (FRP non collé sur la surface latérale) donne une résistance plus grande que la
Sundarraja et Rajamohan (2009)[41] ont étudié l’effet PRFV pour améliorer la capacité de
cisaillement des poutres en béton armé. La précision du code ACI pour la prédiction de la
capacité de cisaillement des poutres renforcées avec PRFV (polymère renforcé de fibres de
verre), Les auteurs ont conclu que la capacité de cisaillement, des poutres renforcées,
augmente à 50% par rapport à la poutre témoin. De plus, les poutres renforcées sous forme de
U sont plus efficaces par rapport aux poutres renforcées de deux faces par PRFV. Les
résultats par le code ACI montrent un bon accord avec les données expérimentales.
Bukhaari et al. (2010)[42] ont étudié l’effet de l’orientation de la fibre PRFC (0/90 et
45/135). Ils ont conclu que l'orientation de la fibre PRFC 45° présente des capacités plus
élevées comparativement aux autres poutres, car ils sont approximativement perpendiculaires
Godat et al. (2010)[43] ont réalisé des essais sur sept poutres rectangulaires de dimensions
différentes afin d’être en mesure d’obtenir une compréhension plus juste de l’influence de
l’effet d’échelle sur la contribution du renfort en PRF des poutres renforcées en cisaillement à
l’aide de PRF. Les dimensions des trois séries de spécimens étaient respectivement de 100
deuxième série et de 300 mm x 600 mm x 2700 mm pour la troisième série. Les spécimens
23
CHAPITRE 01 SYNTHESE BIBLIOGRAPHIQUE
espacé de façon variable selon la dimension du spécimen. Enfin, ces essais ont démontré que
la contribution du PRF était plus grande sur les spécimens de petite taille comparativement à
ceux ayant des dimensions qui s’approchent de la réalité. En comparant les résultats
expérimentaux aux différentes normes, les auteurs mentionnent que la norme ACI est celle
qui, en termes de résistance offerte par le PRF, s’approche le plus des résultats obtenus.
a été mené sous deux groupes : (A) trois poutres chargées jusqu’à rupture n’ayant pas été pré
fissurées avant l’application du renfort et (B) cinq poutres ayant été chargées jusqu’à la
charge maximale avant d’être renforcées et chargées à nouveau jusqu’à la rupture. Les
résultats ont montré qu’il était possible de restaurer une poutre ayant subi des dommages
mis en place, 117% pour les poutres renforcées avec un système de fixation d’une tige
enfoncée et entre 130% et 145% de gain de résistance pour une tige filetée introduite à travers
la partie supérieure de l’âme. De plus, les auteurs mentionnent que le nombre de couches
n’aurait pas une grande influence sur le gain de résistance pour les spécimens munis
d’ancrage.
Panda et al. (2013)[45] ont fait des essais expérimentaux sur deux séries de poutre en Té.
Le rapport entre la travée de cisaillement et la hauteur efficace de la section de poutre (a/d) est
de 3,26. La première série se compose de neuf poutres non renforcées par le composite, tandis
que les neuf poutres de la deuxième série sont renforcées par PRFG avec différentes
configurations. Les paramètres suivants sont étudiés : le taux d’aciers transversaux (sans acier
transversal et avec l’espacement des aciers transversaux de 200 mm ou 300 mm) ; différentes
24
CHAPITRE 01 SYNTHESE BIBLIOGRAPHIQUE
ont montré que le gain de capacité en cisaillement est significatif sur toutes les poutres
renforcées par PRFG. La configuration forme en U avec ancrage présente plus d’efficacité
El-Saikaly et al. (2014)[46] ont réalisé douze essais sur des spécimens. Le programme
expérimental comportait des poutres sans étriers et des poutres avec étriers avec différents
espacements. Ces essais comptaient : (i) un spécimen de contrôle, (ii) un spécimen renforcé à
l’aide de tissu en U collé sur toute la longueur, (iii) un spécimen renforcé de bande en L et
(iv) un spécimen renforcé de bande en L avec ancrages par cordage introduit à travers la
semelle de la poutre en Té. L’objectif visé par ces essais était de valider l’efficacité d’un
visant à reproduire les effets du tissu collé enveloppant entièrement le spécimen. Les résultats
ont montré que ce système pouvait amener jusqu’à 96% en gain de résistance pour le
spécimen qui ne contient pas d’armature transversale. Ceci indique qu’une meilleure
performance est obtenue lorsque le décollement prématuré du renfort est contrôlé. De plus, les
résultats ont montré que la contribution du PRF doublait en présence d’ancrages. Ainsi, ce
système mène à l’utilisation de la pleine capacité des matériaux et se traduit par une rupture
Musa Hakan Arslan et al. (2022)[47] ont étudié le renforcement au cisaillement des poutres
en Té avec et sans ancrage dans différentes configurations de PRFC. Ils ont conclu que le
renforcement.
A partir des études expérimentales, réalisées par de nombreux chercheurs, portant sur des
poutres en béton armé renforcées parles matériaux composites, il a été remarqué que le
25
CHAPITRE 01 SYNTHESE BIBLIOGRAPHIQUE
principales pour le renforcement en cisaillement par PRF tels que : ACI 440.2R (2008) [48],
externe, pour le renforcement des structures en béton ACI 440.2R-08 [48], considère que la
force résultant de la contrainte de traction dans le PRF. Dans le code ACI, la contribution du
1
𝑉𝑐 = √𝑓 ′ 𝑏 𝑑 (1.2)
6 𝑐 𝑤
26
CHAPITRE 01 SYNTHESE BIBLIOGRAPHIQUE
𝐴𝑣 𝑓𝑦 𝑑
𝑉𝑠 = (1.3)
𝑆
Avec :
𝐴𝑓𝑣 = 2𝑛𝑡𝑓 𝑤𝑓
𝑡𝑓 ∶ Épaisseur du renfort.
ƒ′𝑐 2
𝐾1 = ( )3
27
23300
𝐿𝑒 =
(𝑛𝑡𝑓 𝐸𝑓 )0.58
27
CHAPITRE 01 SYNTHESE BIBLIOGRAPHIQUE
𝑑𝑓𝑣 − 𝐿𝑒
𝑃𝑅𝐹 𝑐𝑜𝑙𝑙é 𝑒𝑛 𝑈
𝑑𝑓𝑣
𝑆
𝐾2 =
𝑔
𝑑𝑓𝑣 − 2𝐿𝑒
𝑃𝑅𝐹 𝑐𝑜𝑙𝑙é 𝑠𝑢𝑟 𝑙𝑒𝑠 𝑐𝑜𝑡𝑒𝑠
{ 𝑑𝑓𝑣
𝐾1 𝐾2 𝐿𝑒
𝐾𝑣 = (1.5)
11900 𝜀𝑓𝑢
𝑓𝑓𝑒 = 𝜀𝑓𝑒 𝐸𝑓
le calcul de la résistance à l’effort tranchant d’un élément renforcé au PRF, s’exprime ainsi :
√𝑓𝑐𝑘
𝑉𝑅𝑑,𝑐 = 𝑉𝑐𝑑 = 𝑘𝑣 . 𝑏 . 0.9 . 𝑑 (1.8)
𝛾𝑐 𝑤
28
CHAPITRE 01 SYNTHESE BIBLIOGRAPHIQUE
200
𝑘𝑣 = ≤ 0.15 (1.9)
1000+1.3 .0.9.𝑑
2𝑡 𝑏
𝜌𝑓 = ( 𝑏 𝑓 ) (𝑆𝑓 ) pour le cas du PFR noncontinue sous la forme de bande ou plaque.
𝑤 𝑓
𝑡𝑓 ∶ Épaisseur du renfort.
2𝑡𝑓 sin 𝛼
𝜌𝑓 = 𝑏𝑤
pour le cas du PFR continu (1.10)
2/3
𝑓𝑐𝑚 0.3
𝜀𝑓,𝑒 = 0.17 . ( ) 𝜀𝑓𝑢
𝐸𝑓𝑢 𝜌𝑓
29
CHAPITRE 01 SYNTHESE BIBLIOGRAPHIQUE
K : Coefficient
𝜀𝑓𝑘,𝑒
𝜀𝑓𝑑,𝑒 =
𝛾𝑓
renforcée par la méthode de collage externe (EB) de PRF est calculée par :
Où :
VRdmax : effort tranchant minimum pouvant être repris par la section avant écrasement des bielles de
compression.
Contribution d’armature :
𝐴𝑠𝑤 𝑓𝑦𝑤𝑘
VRd,s = 𝑧 (𝑐𝑜𝑡 𝜃 + 𝑐𝑜𝑡 𝛼) 𝑠𝑖𝑛 𝛼 (1.13)
𝑆 𝛾𝑠
30
CHAPITRE 01 SYNTHESE BIBLIOGRAPHIQUE
Contribution du composite :
𝐴𝑓
𝑉𝑓 = 𝑧 𝑓 𝜎𝑓 (cot θ + cot αf ) sin αf (1.14)
𝑆
𝐴𝑓 : Aire du renfort
𝑧 𝑓 :Distance entre la fibre extrême en compression et le centroïde du renfort en tension
𝜎𝑓 : contrainte de traction .
αf : Angle d’inclinaison du renfort par rapport à l’axe de la poutre
1 Wf
VRd,f = 0.9 d ƒfed 2 t f (cot θ + cot β) (1.17)
γRd Pf
t f ∶ Épaisseur du renfort
31
CHAPITRE 01 SYNTHESE BIBLIOGRAPHIQUE
Avec :
1 l sin β 1 le sin β
e
ƒfed = ƒfdd [1 − 6 min{0.9 ]+ (∅R ffd − ƒfdd ) [1 − ] (1.18)
dh } w 2 min{0.9 dhw }
Ici, ƒfed est calculé séparément selon le type de configuration de renforcement du PRF. Pour le
cas où le PRF est collé complètement(le contact parfait) sur la section de la poutre :
rc
∅R = 0.2 + 1.6 (1.19)
bw
rc
0≤ ≤ 0.5
bw
1 2 Ef ΓFk
ƒfdd = γ √ (1.20)
f,d √γc nftf,1
Ef ∶ module élastique
E tf
le = √2 f f (1.21)
ctm
32
CHAPITRE 01 SYNTHESE BIBLIOGRAPHIQUE
2/3
𝑓𝑐𝑡𝑚 = 0.30 𝑓𝑐𝑘
le = 80.44
K b : coefficient de géométrie
b
2− f
b
Kb = √ b ≥1 (1.23)
1+ f
400
1 2 .Ef .ΓFk
ƒfdd = γ .√ (1.24)
f,d √γc nf .tf,1
Avoir un modèle d'éléments finis fiable et validé est avantageux par rapport aux données
généralement limités à ceux enregistrés par les jauges de contrainte et LVDT fixés à quelques
points dans la poutre à un moment ou à une charge spécifiés. Pour cela, la modélisation par
éléments finis présente un avantage par rapport aux essais expérimentaux. Elle permet
également d’étudier différents cas qui ne peuvent être mesurés expérimentalement, y compris
les valeurs de déformation à différents endroits le long des poutres. Cette partie présente une
revue de littérature des résultats des analyses numériques des poutres en béton armée
33
CHAPITRE 01 SYNTHESE BIBLIOGRAPHIQUE
1.6.1. Analyse par éléments finis des poutres en béton armée renforcées avec le PRF en
flexion
renforcées avec le PRF. Amer et al. (2009)[52] ont utilisé le programme ANSYS pour simuler
le comportement non-linéaire des poutres renforcées par les polymères renforcés de fibres de
carbone. Les résultats des courbes de charge-déformation montrent un bon accord avec les
données expérimentales disponibles dans la littérature. Les modes des ruptures, également,
Amer et al. (2009)[53] ont aussi modélisé des poutres renforcées extérieurement par des
couches de PRF. Le modèle d'éléments finis était développé par l’approche de fissuration
répartie pour le béton. Les courbes charge-déformation de l'analyse par éléments finis
concordaient bien avec les résultats expérimentaux dans la gamme linéaire. Cependant, elles
ANSYS pour étudier le renforcement des poutres par des plaques en PRF, collées
extérieurement. Leur modèle par éléments finis a permis l'optimisation du mode de rupture
Abbas et al. (2010)[55] ont utilisé le programme ANSYS pour analyser la réponse des
poutres renforcées par des plaques d'acier et de PRFC en termes de charge appliquée. Les
courbes charge-déformation à mi- portée ont montré un bon accord avec les résultats
combinaison dans les poutres renforcées par différents schémas de feuilles de PRF. La
comparaison des résultats a montré que les poutres renforcées ont plus de capacité et une
34
CHAPITRE 01 SYNTHESE BIBLIOGRAPHIQUE
Jayajothi et al. (2013)[57] ont réalisé des modèles d'éléments finis non linéaires des
poutres renforcées en flexion et en cisaillement par des couches de polymère (PRF) et ont
constaté que la capacité de charge limite de toutes les poutres renforcées était supérieure à
celle des poutres de poutre témoin et que le comportement des poutres était similaire entre les
modèles d'éléments finis et les résultats expérimentaux à toutes les phases de chargement
jusqu'à la ruine.
Mostefa Hamrat et al. (2020)[58] ont travaillé sur des modèles d'éléments finis non
linéaires en trois dimensions. Les poutres ont été renforcées extérieurement par des fibres de
carbone renforcé de polymères (PRFC et PRFV). Les résultats obtenus par ANSYS sont
corrélation supérieur à 0.9. Ils ont également montre que les contraintes interfaciales de
cisaillement augmentent avec le nombre des couche PRF pour les poutres réparées
1.6.2. Analyse par éléments finis des poutres en béton armé renforcées avec le PRF au
cisaillement
déterminer le comportement global des poutres en béton armé renforcées avec le PRF au
cisaillement. Dans ce contexte, Elyasian et al. (2006)[59] ont étudié le comportement des
poutres renforcées au cisaillement par couches de PRF à l'aide du logiciel ANSYS. Après
l'analyse, ils ont observé une bonne corrélation et un haut niveau de précision avec les
résultats expérimentaux. Ceci démontre la validité des modèles développés pour la prédiction
Obaidat et al. (2010)[60] ont utilisé le programme ANSYS pour étudier le comportement
des poutres renforcées en flexion et en cisaillement par couches de polymère et comparer les
résultats des courbes de charge-déformation. Les modes de rupture et les modèles de fissures
obtenus à partir des analyses par éléments finis ont été comparés avec l’expérimental.
35
CHAPITRE 01 SYNTHESE BIBLIOGRAPHIQUE
programme ANSYS pour analyser la réponse et les performances des poutres en béton armé
renforcées par des plaques de PRFC. Les résultats de la simulation numérique étaient en bon
Harihar et al. (2016)[62] ont utilisé l'analyse par les éléments finis non-linéaires pour
évaluer les comportements des poutres renforcées par des couches de polymère (PRFC) sous
charge statique. Les résultats obtenus ont été en bon accord avec les résultats expérimentaux
programme ANSYS pour l’analyse de la réponse et des performances des poutres renforcées
par différents types de composite (PRFC,PRFB, PRFV) à l'aide d'enveloppe de forme U. Les
résultats de la simulation numérique étaient en bon accord avec ceux des expérimentations.
comportements des poutres renforcées avec des (PRFV). Après l'analyse, ils ont observé une
Habib et al. (2018)[65] ont utilisé ANSYS pour analyser la réponse des poutres renforcées
par des plaques d'acier et de PRFC. Les courbes charge-déformation à mi- portée ont montré
un bon accord avec les résultats expérimentaux et d'autres résultats numériques disponibles.
Choobbor et al. (2019)[66] ont aussi modélisé des poutres renforcées extérieurement par
(PRFC Carbon Fibre Reinforced Polymer (CFRP) / PRFB Basalt Fibre Reinforced Polymer
(BFRP)), Ils ont conclu que les poutres renforcées produisaient le double de la résistance des
poutres non renforcées et une amélioration notable de ductilité par rapport à la poutre témoin.
36
CHAPITRE 01 SYNTHESE BIBLIOGRAPHIQUE
1.7. Conclusion
Les différentes techniques des renforcements des ouvrages en béton arme ont été
tels que la nécessite, souvent, de grands moyens humains et matériels pour une capacité assez
limitée. Cependant les techniques de renforcement par matériaux composites offrent des
meilleures performances avec moins de moyen et une facilité de mise en œuvre. Les
recherches menées sur l’apport des matériaux composites PRF sur les poutres en béton armé,
ont conclu que le renforcement à l’aide de ces matériaux augmente la résistance ultime, la
constitutifs non linéaires , plus sophistiqués, l'accent a été mis davantage sur l’analyse
numérique des structures renforcées, en utilisant des logiciels basés sur les élément finis et des
expérimentaux.
37
CHAPITRE 02
ELEMENTS FINIS
CHAPITRE 0 2 MODELISATION PAR LA METHODE DES ELEMENTS FINIS
2 .1. Introduction
Des problèmes dans un passé récent ont été considérés comme insolvables par les
méthodes analytiques classiques, sont maintenant aisément résolus par les méthodes
numériques dont la plus utilisée est la méthode des éléments finis (MEF). La méthode des
éléments finis est l’une des techniques numériques les plus puissantes et un outil d’analyse
dans le cas des structures, tels que poutres, poteaux, dalles et aussi poutres profondes,
structures en béton armé renforcées par matériau composite de polymère renforcé de fibre . . .
etc. L’un des avantages majeurs de cette méthode est le fait qu’elle offre la possibilité de
problème est bien posé avec toutes les conditions aux limites, peut être facilement traitée par
La méthode des éléments finis est une méthode générale d'analyse structurale dans laquelle
la solution d'un problème dans la mécanique continue est rapprochée par l'analyse d'un
assemblage des éléments finis qui sont reliés ensemble à un nombre de points nodaux et
méthode des éléments finis sont très larges et très variés tels que la mécanique des milieux
La méthode des éléments finis est extrêmement puissante, puisqu’elle permet d’étudier des
appliquées.
39
CHAPITRE 0 2 MODELISATION PAR LA METHODE DES ELEMENTS FINIS
La MEF étant versatile, elle présente des avantages par rapport aux autres méthodes
commun;
- La faculté de définir des maillages très irréguliers. Elle n’impose aucune restriction
- Accepter des lois complexes de propriétés intrinsèques des matériaux si on compare aux
possibilités des méthodes classiques de résolution, et offre plus vastes perspectives en analyse
non linaire. Elle n’impose aucune restriction sur les propriétés du matériau. Ces propriétés ne
sont donc pas réduites à l’isotropie, et peuvent changer d’un élément à un autre ;
- Elle est applicable à tout type de problème dit de champs, d’analyses de contraintes, de
- Elle n’impose aucune restriction sur les conditions aux limites et le type de chargement,
combinées (ex : voile-portique dans une structure 3D), donc un seul modèle d’élément fini
(EF) peut contenir des barres, des poutres, des plaques, etc ;
- La structure modélisée par des éléments finis représente le plus possible la structure réelle ou
maillage.
d’un modèle éléments finis peuvent être résumées comme suit [71] :
40
CHAPITRE 0 2 MODELISATION PAR LA METHODE DES ELEMENTS FINIS
des éléments ;
La majorité des problèmes d'ingénierie sont décrits par des équations différentielles aux
dérivées partielles associées à des conditions aux limites définies sur un domaine et son
contour.
L'application de la MEF exige une réécriture de ces équations sous forme intégrale [71].
géométriques (maillage) tout en numérotant chaque nœud et chaque élément. Il est très
étudié.
Dans chaque élément la variable tel que le déplacement, la pression, est approximée par
une simple fonction linéaire, polynomiale ou autre. Le degré du polynôme d'interpolation est
relie au nombre de nœuds de l'élément et ses derges de liberté. L'approximation nodale est
appropriée. C'est dans cette étape que se fait la construction des matrices élémentaires [71].
41
CHAPITRE 0 2 MODELISATION PAR LA METHODE DES ELEMENTS FINIS
Toutes les propriétés de l'élément (masse, rigidité,…etc) doivent être assemblées afin de
former le système algébrique pour les valeurs nodales des variables physiques. C'est à ce
niveau qu'on utilise les connectivités calculées à l'étape de discrétisation géométrique pour
Le système global peut être linéaire ou non linéaire. Il peut définir soit un problème
statiques et les cas stationnaires. Dans un problème de valeurs critiques, ons’intéresse aux
fréquences et aux modes propres de vibrations du système physique étudie. Les problèmes de
propagations, concernent les cas transitoires dans les quels sont déterminées les variations
dans le temps des variables physiques. Les méthodes d'intégration pas à pas conviennent
mieux pour ce type de problème. Les plus utilisées sont : la méthode des différences finies
associées des techniques d'itération pour traiter le cas non linéaire. La plus fréquente est la
La possibilité d’une application presque généralisée de la MEF, lui a permis d’être un outil
puissant et versatile pour résoudre une large variété de problèmes. De ce fait, un grand
nombre de logiciels professionnel ont été développés pour résoudre un grand nombre de
d’espérer pouvoir traiter un problème réel de façon correcte. Citons à titre d’exemple
42
CHAPITRE 0 2 MODELISATION PAR LA METHODE DES ELEMENTS FINIS
– Analyse linéaire ou non linéaire ; Analyse statique ou dynamique; Prise en compte de lois
d’optimisation, ...etc.
L’utilisation de tels programmes nécessite une formation de base minimale. Pour réaliser une
étude par éléments finis, il faut que les objectifs de l’étude soient bien définis selon les étapes
suivantes :
La modélisation par éléments finis est basée sur une approche géométrique, une fois cette
Cet espace est défini à l'aide du maillage du domaine. Elle est basée sur l’idée de discrétiser la
disponible. On choisira les éléments les mieux adaptés dans les familles disponibles. On
distingue trois familles d’éléments correspondants à des domaines à une, deux et trois
dimensions. Chaque élément est identifié par sa forme, le type de courbe ou de surface qui
forme sa frontière, ainsi que le nombre de nœuds nécessaires pour le définir. Il faut que le
nombre de nœuds géométriques sur chaque frontière soit compatible avec la forme de la
43
CHAPITRE 0 2 MODELISATION PAR LA METHODE DES ELEMENTS FINIS
44
CHAPITRE 0 2 MODELISATION PAR LA METHODE DES ELEMENTS FINIS
Cette étape dépend du logiciel utilisé. La syntaxe utilisée pour définir le jeu de données est
définie dans le mode d’emploi du bloc fonctionnel correspondant. En sortie, un fichier est
créé, qui contient toutes les informations nécessaires à l’exécution des calculs.
imposées à la structure ;
L’objectif est d’éviter de faire tourner un calcul inutilement. Ceci d’autant plus que la
recherche d’une solution acceptable pour un problème donné est rarement le résultat d’un seul
calcul.
Ce bloc, le plus coûteux en temps machine est souvent exécuté en tâche de fond. Un
fichier de résultats permet de vérifier que les différentes phases de calcul se sont correctement
déroulées [71] :
des éléments ;
45
CHAPITRE 0 2 MODELISATION PAR LA METHODE DES ELEMENTS FINIS
Ce fichier peut contenir aussi les résultats du calcul (déplacements, résidus, contraintes...) ce
qui lui confère dans ce cas un volume généralement très important. Il peut arriver que le
calcul échoue. Les principales sources d’erreurs généralement observées à ce niveau sont
listées.
Les calculs demandés ont le plus souvent pour objectif de valider ou de vérifier le
dimensionnement d’une structure. Les résultats obtenus et les conclusions relatives aux
visualisation. Cela justifie largement l’utilisation d’un post-processeur, qui propose des outils
Différentes vérifications doivent être effectuées pour valider les résultats. Elles poussent,
dans la plupart des cas, à remettre en cause le modèle pour en créer un nouveau, dont on
Ayant les informations sur la qualité de la solution, différents contrôles peuvent être
La comparaison des résultats des différents modèles permet d’améliorer puis dévaliser un
modèle final. Une fois la fiabilité du modèle assurée, on peut conclure sur l’adéquation entre
la structure et le cahier des charges. La synthèse de ces calculs préliminaires est indispensable
car elle permet de justifier et de définir les limites des modèles retenus.
46
CHAPITRE 0 2 MODELISATION PAR LA METHODE DES ELEMENTS FINIS
Tout logiciel de calcul par la méthode des éléments finis contient les étapes
LOGICIEL
UTILISATEUR
Analyse du problème
Préprocesseur interactif
Fonctions
Modification des données
– Lecture des données
Données
Coordonnées des nœuds ; Définition des éléments «mailles ; Paramètres physiques ;
Sollicitations ; Conditions aux limites
Vérifications
– Visualisation du maillage
– Lecture du « fichier résultat » ou
« questions-réponses-vérifications »
création du fichier des données
47
CHAPITRE 0 2 MODELISATION PAR LA METHODE DES ELEMENTS FINIS
2.6. Conclusion
La méthode des éléments finis a prouvé sa fiabilité pour le calcul des structures. Les codes
basés sur les éléments finis font maintenant partie des outils couramment utilisés pour la
moyens que l’on est capable, mais aussi disposé, à mettre en œuvre.
Les chercheurs se sont intéressés de très près à l’utilisation des codes industriels pour
résoudre les problèmes posés. L’approche numérique exige de mettre sur pied une
48
CHAPITRE 03
ANALYSE NON-LINEAIRE
CHAPITRE 03 ANALYSE NON -LINEAIRE
3.1. Introduction
De nombreux outils numériques ont été développés lors des quarante dernières années,
toujours plus robustes et précises. Il existe actuellement plusieurs logiciels Abaqus, Ansys,...
etc, logiciel d’éléments finis idéal avait été défini comme un logiciel qui permettrait une
modélisation rapide et facile d’un problème, allant du simple au complexe (structure multi-
matériaux avec un comportement du matériau non linéaire et une interface complexe). Dans
logiciel ANSYS pour trouver des solutions approximatives pour les poutres en BA renforcée
par PRF et système de chargement statique. Le but de cette étude est une explication des
étapes de l’analyse d'un modèle éléments finis par ANSYS possède une bibliothèque
mise en œuvre. Ensuite, nous appliquons les étapes de l’analyse à l'aide d'un programme
Logiciel ANSYS a été développé par Dr. John Swanson, fondateur de la société ANSYS
Inc. qui a son siège à Houston, PA, USA. ANSYS [75]. Est un logiciel de modélisation par
élément finis performant et convenable pour la résolution d’une grande variété de problèmes
L’avantage de cette programme c'est un couvre toutes les étapes nécessaires à une
optimisation) [77].
50
CHAPITRE 03 ANALYSE NON -LINEAIRE
incluant les gradients, les isosurfaces, les flux de particules et les coupes de volumes. Il est
ANSYS est basé sur trois phases ordonnées : la phase pre-processing, la phase solution et
méthode des éléments finis l'organigramme du logiciel ANSYS est représenté sur la figure 3.1
51
CHAPITRE 03 ANALYSE NON -LINEAIRE
Pré-processing
Création de la géométrie du
modèle et maillage
Solution
Application du chargement
(liaisons et charges extérieures)
Lancement de l’analyse
Post-processing
52
CHAPITRE 03 ANALYSE NON -LINEAIRE
La phase de préprocesseur est utilisé pour choisir les types d’élément, définir les constantes
réelles, les propriétés mécaniques des matériaux et la géométrie du modèle .enfin, les
Chaque type d’éléments possède un numéro unique et un préfixe qui identifie sa catégorie .les
constantes réelles des éléments sont des propriétés qui dépendent du type d’élément, telles
que les propriétés de la section transversale d’un élément poutre .comme pour les types
Les propriétés des matériaux doivent être définies pour la plupart des types d'éléments.
Selon l'application, ces propriétés peuvent être linéaires, bilinéaires ou non-linéaires, isotrope,
orthotrope ou anisotrope. Comme avec les types d'éléments et les constantes réelles, chaque
Une fois les propriétés des matériaux définies, un modèle constitué d'éléments finis est
deux méthodes pour créer le modèle par éléments finis : la modélisation solide et la
décrite puis le programme ANSYS maille automatiquement la géométrie avec des nœuds et
des éléments. La taille et la forme des éléments créés par le programme peuvent être
53
CHAPITRE 03 ANALYSE NON -LINEAIRE
chaque élément sont définis manuellement. Plusieurs opérations de commodité, telles que la
copie des modèles de nœuds et d'éléments existants, le reflet de symétrie,... etc., sont
disponibles [76].
Il est nécessaire de définir les options et le type d'analyse, d'appliquer les charges, de
spécifier les options de l'étape du chargement et d'initier la solution d'éléments [Link] type
d'analyse à utiliser dépend des conditions de chargement ainsi que des réponses que
l'utilisateur souhaite recueillir. Le programme ANSYS offre les types d'analyse suivants :
sous-structuration .Tous les types d'analyse ne sont pas valables pour toutes les disciplines
[76].
Lorsque cette commande est émise, le programme ANSYS prend les informations sur le
modèle et le chargement de la base de données et calcule les résultats. Ces derniers sont
écrits dans le fichier de résultats ainsi que dans la base de données. L’unique différence est
que seul un ensemble (groupe, série) de résultats peut résider dans la base de données en une
seule fois (un seul temps), tandis qu'un certain nombre d'ensembles de résultats peuvent être
écrits dans le fichier de résultats. Une fois que la solution a été calculée, les post-processeurs
C'est la dernière étape d'une analyse par éléments finis. Où l'utilisateur peut manipuler les
résultats de la phase précédente et les visualiser interactivement ou faire des sauvegardes pour
impression et/ou vidéo. Il existe de nombreuses façons de présenter le logiciel ANSYS des
54
CHAPITRE 03 ANALYSE NON -LINEAIRE
résultats tels que des sous forme numérique, sous forme graphique, tableaux, des graphiques
Une structure nécessite une analyse non-linéaire lorsque le chargement auquel elle est
soumise entraîne des variations significatives dans sa rigidité. Un changement de rigidité est
typiquement causé par un contact entre deux corps (l'un déformant l'autre), de grands
déplacements ou bien encore des contraintes dont la valeur est située au-delà de celle de la
limite élastique. Dans une analyse non-linéaire il est impossible d'anticiper, au moyen
d'équations linéaires, la réponse d'une structure. Cependant, cette dernière peut être obtenue
Raphson. ANSYS utilise la méthode de Newton-Raphson pour résoudre les problèmes non
linéaires. Cette approche, utilise un processus itératif en se servant du dernier résultat obtenu
La méthode de Newton Raphson est un processus itératif qui permet de résoudre les équations
Où
{𝐹𝑖𝑛𝑟 }: Vecteur de charge de reconstitution correspondant aux charges internes des éléments.
55
CHAPITRE 03 ANALYSE NON -LINEAIRE
Une simple solution d’itérations est décrite graphiquement sur la figure (3.2) c’est une
Ainsi, à chaque début de solution, la méthode évalue le vecteur d'équilibre des forces entre les
forces appliquées et les forces de restauration (dû à la contrainte dans les éléments). Le
convergence n'est pas vérifié, le vecteur d'équilibre est réévalué. Ce processus itératif est
Pour cela, il peut le logiciel ANSYS est capable de résoudre des problèmes non linéaires et
munie d’une interface graphique qui facilité la tâche à l’utilisateur, et elle est dotée d’une
bibliographie d’éléments assez riche capable à satisfaire pratiquement tous les problèmes de
modélisation, et nous permet d’introduire les différents modèles des matériaux employés dans
Le réglage des paramètres de la solution numérique consiste à définir les options de type
56
CHAPITRE 03 ANALYSE NON -LINEAIRE
mener à bien une analyse non linéaire appropriée. Principalement, le type d'analyse a été réglé
sur "Small déplacement statique". Cela signifie qu'une analyse linéaire et non linéaire sera
transportée pour résoudre les modèles, dans lesquels les grands effets de déformation sont
ignorés. La méthodologie dans ANSYS est fonction du temps (TIME) où la charge est
additionnelle de temps. La seconde approche était considérée, avec valeur d’heure à la fin de
charge-étape égale à 1 seconde (load-step), un minimum et une durée maximale étape étaient
respectivement de 0,005 et 0,01 et un pas de temps par défaut égale à 0,01. Différentes
charge selon la convergence. Automatisé le temps en plaçant une limite supérieure sur la taille
convergence [79].
57
CHAPITRE 03 ANALYSE NON -LINEAIRE
Cette option indique le nombre maximal d'itération d'équilibre permis par sous incrément
(Supstep), Le nombre maximum d’itération de l’équilibre a été mis à 100 itérations pour
l'analyse structurale.
Pour résoudre les modèles, ANSYS a différents solveurs d'équations, à savoir SPARSE,
solveur direct clairsemé est basé sur une élimination directe des équations. Une élimination
directe nécessite la factorisation très clairsemée d'un système d'équations linéaires initial dans
une matrice triangulaire inférieure suivie par l'avant et la substitution vers l'arrière en utilisant
ce système triangulaire. L'espace requis pour les facteurs de matrice triangulaire inférieure est
généralement beaucoup plus que la matrice creuse assemblée initiale, donc le grand disque ou
58
CHAPITRE 03 ANALYSE NON -LINEAIRE
3.5.4. Convergence
itérations d’équilibre jusqu'à ce que le nombre maximal des équations d’équilibre soient
(force et du déplacement) la plupart des cas un cadre convient égale à 0 .5 %-0.2 [79].Dans
cette étude L2-norme de tolérance (force et du déplacement) égale à 0.5 % comme ceci la
valeur est adéquate dans la plupart des cas (analyses des poutres sous charges statiques).
59
CHAPITRE 03 ANALYSE NON -LINEAIRE
Chaque type d'élément possède un numéro unique et un préfixe qui identifie l'élément
catégorie [77]. Dans cette partie explique les types d'éléments utilisée pour les poutres en
béton armé renforcée par PRF (béton, acier et PRF, plaques d'acier (appuyer).
Un élément solide, SOLID 65, est utilisé pour modéliser le béton dans ANSYS. SOLID65
est utilisé pour la modélisation 3-D de solides avec ou sans fibre. L'élément solide a huit
nœuds avec trois degrés de liberté transitoires à chaque nœud dans les directions x, y et z. De
plus, l'élément est capable de simuler une déformation plastique, une fissuration dans trois
directions orthogonales et un écrasement [80]. La géométrie et les nœuds de cet élément sont
60
CHAPITRE 03 ANALYSE NON -LINEAIRE
en traction [1]. La figure (3.8) montre une courbe contrainte-déformation typique pour un
béton ordinaire.
61
CHAPITRE 03 ANALYSE NON -LINEAIRE
Les résistances ultimes du béton à la compression et à la traction ont été calculées par les
E
fc′ = ( c⁄4730)2 … … … … … … … … … … … … … … … … … … … … … … … … … … … … … . . . (3.2)
compression uniaxiale. Les équations suivantes ont été utilisées pour calculer la courbe
𝐸𝑐 𝜀
𝑓= … … … … … … … … … … … … … … … … … . . … … … … … … . . … … … … … . . . (3.4)
1 + (𝜀⁄𝜀0 )2
2𝑓𝑐′
𝜀0 = … … … … … … … … … … … … … … … … … . . … … … … … … … … … … … . … … … … . . . (3.5)
𝐸𝑐
𝑓
𝐸𝑐 = … … … … … … … … … … … … … … … … … . . … … … … … … … … … … … … … … … … . . . (3.6)
𝜀
Avec :
ε ∶ Déformation à la contrainte 𝑓.
La courbe contrainte – déformation est constituée par six points connectés par des lignes
62
CHAPITRE 03 ANALYSE NON -LINEAIRE
Point 1 : défini comme0.30 𝑓𝑐′ . Est calculé par la relation contrainte (déformation du
Les points 2,3,et 4 : sont obtenus à partir de l’équation (3.4) , ou 𝜀0 est calculé à
Pour le béton, ANSYS exige des données d’entrée pour les propriétés des matériaux
comme suit :
Il faut introduire deux transmission de l’effort tranchant pour une fissure ouverte B t et pour
une fissure fermée Bc. La valeur du Bt, s’étend de 0.0 à 1.0 avec 0.0 représentant une fissure
ouverte (perte complète de transfert de cisaillement) et 1.0 représentant une fissure fermée
63
CHAPITRE 03 ANALYSE NON -LINEAIRE
Un élément LINK180 a été utilisé pour modéliser le renfort en acier. Deux nœuds sont
nécessaires pour cet élément. Chaque nœud possède trois degrés de liberté. L'élément est
également capable d’avoir des déformations plastiques [80]. La géométrie, emplacement des
L'acier pour les modèles d'éléments finis a été supposé être un matériau élastique
0.3 et module d’élasticité (E) 200000 MPa a été utilisé pour l’armature en acier. La figure
64
CHAPITRE 03 ANALYSE NON -LINEAIRE
(PRF). C'est un élément à quatre nœuds à six degrés de liberté par nœud [80].Pour les
modèles en éléments finis les données d’entrée requises pour les composes de PRF comme
L’élément SOLID185 est utilisé pour la modélisation des supports en plaques d'acier défini
par huit nœuds ayant trois degrés de liberté par nœud. Cet élément est capable d’avoir des
65
CHAPITRE 03 ANALYSE NON -LINEAIRE
Pour les modèles en éléments finis les données d’entrée requises pour les supports des appuis
3.7. Conclusion
Ce chapitre nous a permis d’avoir un aperçue sur le logiciel ANSYS. On explique les
procédures générales de logiciel et les principaux produits. Et toutes les étapes nécessaires
pour créer les modèles. Et aussi, la méthode des éléments finis a prouvé sa fiabilité pour le
calcul des structures. L’analyse par la méthode des éléments finis à l’aide du programme
ANSYS a également été utilisée pour déterminer le comportement global de la des poutres
66
CHAPITRE 04
RESULTATS ET DISCUSSIONS
CHAPITRE 04 RESULTATS ET DISCUSSIONS
4.1 Introduction
l'extérieur par les matériaux composite (PRF). Plusieurs modélisations ont été proposées et
comparées successivement aux résultats expérimentaux des : Akram et al. (2014)[82], El-
Les poutres en béton renforcées par PRF, ont été modélisées à l’aide du programme
ANSYS12. Plusieurs types d'éléments finis ont été utilisés. L’élément SOILD65, pour
modéliser le béton. L’élément LINK 180, pour modéliser le renfort en acier. L’élément
SHELL181, pour modéliser les polymères renforcés de fibres (PRF) et l’élément SOLID185,
Pour le premier modèle, des poutres en béton armé renforcées avec différents composites
(PRFC et PRFV) soumises à la flexion trois points ont été modélisées en utilisant les
paramètres et données de l’expérimentation menée par Akram et al. (2014) [82]. Cinq poutres
de différentes configurations ont été testées. Les poutres mesuraient 1350 mm de long, 75mm
de large et 150 mm de hauteur. Elles ont été divisées en fonction de la quantité du PRF et du
module d’élasticité des différents composites de fibres (PRFC et PRFV). Le tableau 4.1 et la
figure 4.1 montrent les détails de ces poutres et les tableaux 4.2, 4.3 montrent les
68
CHAPITRE 04 RESULTATS ET DISCUSSIONS
Figure 4.1. Armatures et dimensions des poutres (en mm) adoptées par Akram et al [82].
Série Poutres
Renforcement de la poutre à
l'aide du(PRFC).
Configuration 1
Renforcement de la poutre à
l'aide du (PRFC).
Configuration 2
Renforcement de la poutre à
l'aide du (PRFC).
Configuration 3
Renforcement de la poutre à
l'aide du(PRFV).
Configuration4
69
CHAPITRE 04 RESULTATS ET DISCUSSIONS
L’analyse non linéaire par éléments finis a été réalisée à l’aide du logiciel ANSYS pour un
mm, pour se conformer aux données de l’étude de Akram et al. (2014) [82] la figure 4.2
70
CHAPITRE 04 RESULTATS ET DISCUSSIONS
PRF composite
Les résultats obtenus ont été comparés à ceux d’Akram et al. [82]. Les figures (4 .3a - 4.3e)
types de poutres. On observe une bonne concordance des résultats obtenus avec les résultats
plus, le tableau 4.4 résume, respectivement, les valeurs des capacités des charges et
différences ultimes entre les résultats expérimentaux et numériques sont 7.67 % pour la
Les figures (4.3a-4.3e) et le tableau 4.4 montrent clairement un bon accord entre les
résultats numériques et expérimentaux à toutes les phases de chargement jusqu'à la ruine des
poutres avec les coefficients de corrélation R2 variant entre 0.927 et [Link] les poutres
renforcées ont montré un comportement plus rigide par rapport à la poutre non
renforcée(poutre témoin).
71
CHAPITRE 04 RESULTATS ET DISCUSSIONS
25
20
15
Charge (kN)
10
5
Résultat expérimental
Résultat numérique
0
0 2 4 6 8 10 12
Déplacement (mm)
40
35
30
25
Charge (kN)
20
15
10
Résultat expérimental
5
Résultat numérique
0
0 2 4 6 8 10 12
Déplacement (mm)
(b) Configuration 1
72
CHAPITRE 04 RESULTATS ET DISCUSSIONS
45
40
35
30
Charge (kN)
25
20
15
10
Résultat expérimental
5 Résultat numérique
0
0 2 4 6 8 10 12
Déplacement (mm)
(c) Configuration 2
35
30
25
Charge (kN)
20
15
10
5 Résultat expérimental
Résultat numérique
0
0 2 4 6 8 10 12 14
Déplacement (mm)
(d) Configuration 3
73
CHAPITRE 04 RESULTATS ET DISCUSSIONS
45
40
35
30
Charge (kN)
25
20
15
10
Résultat expérimental
5 Résultat numérique
0
0 2 4 6 8 10
Déplacement (mm)
(e) Configuration 4
Tableau 4.4. Comparaison entre les résultats expérimentaux et les résultats numériques.
74
CHAPITRE 04 RESULTATS ET DISCUSSIONS
Dans cette section, on utilise le code ACI 318-19[86] pour évaluer la charge ultime de la
a
Le moment ultime de la section est défini par: Mns = 0.85 𝑓𝑐′ ab (d − 2) − As fs (d − d′)
Le tableau 4.5 montre la différence entre l’analyse numérique et la charge mesurée par le
code ACI 318-19 [86]. Elle est inférieure à6 %. C’est une bonne approximation entre les deux
approches.
Tableau 4.5. Comparaison entre la charge ultime numérique et celle obtenu par le code ACI 318-19.
Témoin (control)
21.37 22.71 5.90
Les différentes comparaisons effectuées, valident le modèle proposé d'éléments finis. C’est
La poutre renforcée suivant la configuration 1 a été testée avec plusieurs couches de PRFC
de différentes épaisseurs : 0.12 mm (épaisseur initiale), puis 0.18 mm et 0.24 mm. La figure
4.4 montre l’effet de différentes épaisseurs de PRFC sur la charge ultime de la poutre.
différence est estimée à environ 53.84% entre la poutre témoin (control). Plus l’épaisseur de la
couche augmente, plus la rigidité de la poutre augmente. La poutre ayant 0.24 mm de PRFC a
75
CHAPITRE 04 RESULTATS ET DISCUSSIONS
grande rigidité.
50
45
40
35
30
Charge ( kN )
25
20
15
Résultat numérique ( 0.24 mm )
10 Résultat numérique ( 0.18 mm )
Ex ( Configuration 1 )
5 Ex (Témoin )
0
0 2 4 6 8 10 12 14
Déplacement ( mm )
Pour le deuxième modèle, des poutres en béton armé renforcées par (PRFC) soumises à la
flexion trois points ont été modélisées en utilisant les paramètres et données de
l’expérimentation menée par El-sayed (2014) [83]. Sept poutres avec différentes
configurations ont été testées jusqu’à la rupture. Les poutres mesuraient 1800 mm de long,
150 mm de large et 300 mm de hauteur. Elles ont été divisées en fonction de la quantité et
module d’élasticité des PRFC. Les différentes configurations sont montrées sur la figure 4.5.
76
CHAPITRE 04 RESULTATS ET DISCUSSIONS
Cinq poutres renforcées avec deux barres d'acier de 16 mm de diamètre dans la zone
tendue(taux de renforcement (ρs) est de 1,0%) , dont quatre sont renforcées avec différentes
couches de PRFC collées sur leurs faces tendues. Deux autres poutres avec des barres d'acier
16 mm
( taux de renforcement (ρs) est de 1,5%), dont une renforcée avec une couche de PRFC collée
sur sa face tendue. La figure 4.5 et les tableaux 4.6 et 4.7, donnent les détails de ces poutres.
77
CHAPITRE 04 RESULTATS ET DISCUSSIONS
C-1.5 - - - -
Series II
PL-1.5-0.85 165 1.4 2 120
Tableau 4.7. Caractéristiques des bétons et des aciers selon El-sayed [83].
Pour les poutres de série II- Résistance à la compression du béton à 28 33.5 MPa
jours
0.2
Coefficient de Poisson
205 GPa
Module d’élasticité
Acier 0.3
Coefficient de Poisson
562 MPa
Rendement limite
Le modèle été construit en utilisant un maillage rectangulaire. Tous les matériaux ont été
78
CHAPITRE 04 RESULTATS ET DISCUSSIONS
Béton
Charge appliquée
Appui Acier
PRFC
Les déplacements des poutres sont mesurés à mi- portée. Les résultats obtenus sont
comparés avec ceux présentés par El-sayed (2014) [83] suivant son étude expérimentale. Les
figures (4 .7a- 4.7g) montrent les courbes (charges– déplacements) à mi porté des différentes
poutres. Il est clair que les analyses par éléments finis sont en bonne concordance avec les
résultats expérimentaux avec les coefficients de corrélation R2 variant entre 0.972et 0.995. Il
est remarquable aussi que les poutres renforcées par le PRFC sont plus résistantes.
79
CHAPITRE 04 RESULTATS ET DISCUSSIONS
140
120
100
Charge ( kN)
80
60
40
Résultat expérimental
Résultat numérique
20
0
0 1 2 3 4
Déplacement (mm)
(a) C-1.0
140
120
100
Charge ( kN)
80
60
40
Résultat expérimental
Résultat numérique
20
0
0 1 2 3 4
Déplacement (mm)
(b) PL-1.0-0.43
80
CHAPITRE 04 RESULTATS ET DISCUSSIONS
140
120
100
Charge ( kN)
80
60
40
Résultat expérimental
Résultat numérique
20
0
0 1 2 3 4
Déplacement (mm)
(c) PL-1.0-0.85
140
120
100
Charge ( kN)
80
60
40
Résultat expérimental
Résultat numérique
20
0
0 1 2 3 4
Déplacement (mm)
(d) PH-1.0-0.36
81
CHAPITRE 04 RESULTATS ET DISCUSSIONS
140
120
100
Charge (kN)
80
60
40
Résultat expérimental
Résultat numérique
20
0
0 1 2 3 4
Déplacement (mm)
(e) S-1.0-0.27
140
120
100
Charge ( kN)
80
60
40
Résultat expérimental
Résultat numérique
20
0
0 1 2 3 4
Déplacement (mm)
(f) C-1.5
82
CHAPITRE 04 RESULTATS ET DISCUSSIONS
140
120
100
Charge ( kN)
80
60
40
Résultat expérimental
Résultat numérique
20
0
0 1 2 3 4
Déplacement (mm)
(g) PL-1.5-0.85
Le tableau 4.8 résume les résultats des tests expérimentaux et de l'analyse numérique pour
les différentes poutres testées. Les différences entre les valeurs numériques et expérimentales,
des déplacements sont inférieures à 10%,de même pour les différences entre les charges
Toutes les poutres renforcées ont montré un comportement plus rigide par rapport à la
poutre non renforcée, Les tableaux 4.9 et 4.10 montrent les variations (charges /déplacements)
83
CHAPITRE 04 RESULTATS ET DISCUSSIONS
Tableau 4.8. Comparaison entre les résultats expérimentaux et les résultats numériques.
(Exp-Num)
Exp. Num. (Exp-Num) 100/Exp Exp. Num.
100/Exp
C-1.0 - -
PL-1.0-0.43 21.10 17.60
PL-1.0-0.85 31.47 24.39
PH-1.0-0.36 20.05 29.03
C-1.5 - -
PL-1.5-0.85 26.63 21.85
C-1.0 - -
PL-1.0-0.43
-13.02
-12.69
PL-1.0-0.85
-26.71
-9.75
PH-1.0-0.36
-35.87
-25.45
C-1.5 -
-
PL-1.5-0.85 -13.24 -1.04
84
CHAPITRE 04 RESULTATS ET DISCUSSIONS
Les figures 4.8et 4.9 montrent la comparaison entre les déplacements et charges ultimes
obtenues par l’expérimentation [83] et celles obtenus numériquement par la présente étude.
Ces valeurs ont été mesurées à mi-portée des poutres. La comparaison montre une bonne
Experimental
3.5
Numérique
3
Déplacement (mm)
2.5
1.5
0.5
Les poutres
Experimental
140
Numérique
120
100
Charge (kN)
80
60
40
20
Les poutres
85
CHAPITRE 04 RESULTATS ET DISCUSSIONS
Il peut être remarqué que la résistance ultime de fissuration initiale pour les poutres
26
25.5
Fissuration initiale (kN)
25
24.5
24
23.5
23
22.5
22
21.5
21
20.5
Les poutres
Figure 4. 10. Les charges correspondantes aux fissurations initiales pour différentes poutres.
flexion; (b) fissures de compression; (c) fissures diagonales. Les figures (4.12) à (4.18)
montrent l’évolution des fissures développées pour chaque poutre à différentes étapes de
chargement. Il peut être remarqué que la formation de fissures s’initie, pour toutes les poutres,
de cisaillement, les fissures sont devenues progressivement plus inclinées et propagées vers le
86
CHAPITRE 04 RESULTATS ET DISCUSSIONS
(b)
(c)
(a)
(b) (c)
(a)
Figure 4. 11. les modes d’endommagement : (a) fissures de flexion; (b) fissures de compression;
Figure 4. 12. Propagation de fissures à différentes étapes de charge par ANSYS – poutre C-1.0.
87
CHAPITRE 04 RESULTATS ET DISCUSSIONS
Figure 4. 13. Propagation de fissures à différentes étapes de charge par ANSYS – poutre PL-1.0-0.43.
Figure 4. 14. Propagation de fissures à différentes étapes de charge par ANSYS – poutre PL-1.0-0.85.
Figure 4. 15. Propagation de fissures à différentes étapes de charge par ANSYS – poutre PH-1.0-
0.36.
88
CHAPITRE 04 RESULTATS ET DISCUSSIONS
Figure 4. 16. Propagation de fissures à différentes étapes de charge par ANSYS – poutre S-1.0-0.27.
Figure 4. 17. Propagation de fissures à différentes étapes de charge par ANSYS – poutre C-1.5.
Figure 4. 18. Propagation de fissures à différentes étapes de charge par ANSYS – poutre PL-1.5-0.85.
89
CHAPITRE 04 RESULTATS ET DISCUSSIONS
Afin d'étudier l'efficacité des longueurs PRFC sur le comportement des poutres en béton
armé renforcée, on utilise trois schémas de renforcement différents qu’on modélise, et qui
sont :
Tableau 4.11. Différentes configurations du renforcement de la poutre. Ef= 165 GPa, épaisseur de la
couche = 1.4 mm.
C1 .0 -
PL-1.0-0.43 1400
Configuration A 1125
Configuration B 1050
La figure 4.19 montre le modèle des éléments finis des poutres renforcées extérieurement par
le PRFC.
90
CHAPITRE 04 RESULTATS ET DISCUSSIONS
Longueur du PFRC =
renforcement.
140
120
100
Charge ( kN)
80
60
40
C-1.0
Configuration B
20 Configuration A
PL-1.0-0.43
0
0 1 2 3 4
Déplacement (mm)
Figure 4. 20. Courbes charges - déplacements pour différentes longueurs des PRFC.
91
CHAPITRE 04 RESULTATS ET DISCUSSIONS
D’autre part, le tableau 4.12 montre la charge ultime pour chaque configuration de
renforcement.
Tableau [Link] des charges ultimes (numériques) pour les de différentes configurations.
-
C-1.0 92.9054
98.868
Configuration B 7.063
(capacité de charge ultime) de la poutre appelée (PL-1.0-0.43) est égale à 112.7245 kN. Elle
est supérieure de 21.33 % par rapport à la charge ultime de la poutre témoin (C-1.0).De
même pour les configurations A et B où la charge ultime est augmentée de, respectivement,
On peut déduire que la capacité portante de la poutre augmente avec la longueur de la couche
de renforcement en PRFC.
La figure 4.21 montre l'évolution des déplacements à mi-portée des poutres testées (C-1.0,
92
CHAPITRE 04 RESULTATS ET DISCUSSIONS
poutre témoin (C-1.0). En fait, dans les formulations d'analyse EF non linéaires, la matrice de
rigidité des éléments est proportionnelle à la matrice des propriétés du matériau. La matrice
des propriétés des matériaux est composée de la contribution des propriétés des matériaux du
longueur du PRFC améliore ces propriétés matérielles ; par conséquent, la matrice de rigidité
des éléments d'une poutre BA réaménagée de l'extérieur est la plus robuste avec la plus
grande longueur de couche de PRFC, ce qui limite la croissance des fissures, améliorant ainsi
l'augmentation de la longueur de la couche de CFRP sert à rigidifier les poutres BA, ce qui
les résultats numériques de l'analyse EF non linéaire sont en bon accord avec les résultats
93
CHAPITRE 04 RESULTATS ET DISCUSSIONS
Dans cette section, on utilise le code ACI 440.2R (2008) [48] pour évaluer la charge ultime
L'algorithme pas à pas est utilisé pour calculer les charges ultimes des poutres en béton
armé renforcées par le PRFC à l'aide du code ACI 440.2R (2008) [48]pour la poutre appelée
(PL-1.0-0.43) la valeur de la charge ultime calcule par ce code est égale à125.866 kN(détail
de calcul, voir Annexe 1).Le tableau 4.14 montre la comparaison des charges ultimes
numérique avec ceux calculées selon le code ACI 440.2R-08. On observe que la charge
ultime calculée selon le code ACI 440.2R-08 augmente avec l’augmentation du taux
d’armatures et les nombres des couches de PRFC .Les différences entre les charges ultimes
numérique et charges ultimes calculées selon le code ACI 440.2R-08, sont inférieures à 17%.
94
CHAPITRE 04 RESULTATS ET DISCUSSIONS
Tableau 4.14. Comparaison entre la charge ultime numérique et celle obtenu par le code
ACI 440.2R-08 pour différentes poutres.
Pour le troisième modèle, des poutres en béton armé renforcées vis-à-vis du cisaillement
données de l’expérimentation menée par Sherif (2013) [84]. Au total six poutres de sections
longitudinales et transversales ont été étudiées. Le tableau 4.15 et la figure 4.22 donnent les
95
CHAPITRE 04 RESULTATS ET DISCUSSIONS
96
CHAPITRE 04 RESULTATS ET DISCUSSIONS
Le modèle été construit en utilisant un maillage rectangulaire. Tous les matériaux ont été
modélisés. Les figures 4.23 et 4.24 présentent la géométrie et maillage du modèle par EF.
Appui
Béton
Acier
PRFC
Figure 4.23. Modélisation par éléments finis de la poutre (Bandes de PRFC verticales).
Appui
Béton
PRFC
Acier
Figure 4.24. Modélisation par éléments finis de la poutre (Bandes de PRFC inclinées).
97
CHAPITRE 04 RESULTATS ET DISCUSSIONS
L’analyse non linéaire par éléments finis a été réalisée à l’aide du logiciel ANSYS pour un
chargement incrémentiel statique. Les résultats obtenus ont été comparés aux résultats
expérimentaux rapportés par Sherif (2013)[84]. Les figures 4.25a- 4.27f montrent la
comparaison entres les courbes (charge –déplacement) à tous les stades du chargement jusqu'à
type de la poutre. Tandis que, cette variation est de beaucoup plus variée pour le cas de
déplacement. Les figures 4.25 (a- f)et le tableau 4 .16 montrent clairement un bon accord
entre les résultats numériques et expérimentaux à toutes les phases de chargement jusqu'à la
ruine des poutres avec les coefficients de corrélation R2 variant entre 0.536 et 0.993. De plus,
il est remarquable que les résultats numériques sont relativement plus importantes que les
résultats expérimentaux. Donc, les poutres du modèle EF sont plus rigides que la poutre testé
béton et l'acier d'armature et la couche PRFC. Ainsi, les modèles d'éléments finis représentés
par cette recherche sont capables de prédire la capacité de charge et le comportement des
poutres testées.
Les figures 4.26 et 4.27 montrent la comparaison entre les déplacements et charges ultimes
obtenues par l’expérimentation [84] et celles obtenus numériquement par la présente étude.
Ces valeurs ont été mesurées à mi-portée des poutres. La comparaison montre une bonne
similitude entre les résultats de même type. L’analyse numérique par ANSYS ont prouvé leur
crédibilité avec les résultats expérimentaux rapportés par Sherif (2013) [84].
La figure 4.28 montre les courbes charges - déplacements pour une poutre de type (B1-
Contrôle-21)avec les Trois valeurs de la résistance à la compression du béton (fc) ont été
98
CHAPITRE 04 RESULTATS ET DISCUSSIONS
prises en considération, à savoir : 21 MPA, 35 MPA et 49 MPA. On peut voir sur la figure
que la résistance du béton augmente la charge ultime du béton. L’augmentation est évaluée à
environ 23 %.
Tableau 4.16. Comparaison entre les données expérimentales et les résultats numériques .
99
CHAPITRE 04 RESULTATS ET DISCUSSIONS
100
80
Charge ( kN)
60
40
20
Résultat expérimental
Résultat numérique
0
0 2 4 6 8 10 12 14
Déplacement (mm)
(a) B1-Control-21
100
80
Charge ( kN)
60
40
20
Résultat expérimental
Résultat numérique
0
0 2 4 6 8 10 12 14
Déplacement (mm)
(b) B2-Control-35
100
CHAPITRE 04 RESULTATS ET DISCUSSIONS
100
80
Charge ( kN)
60
40
20
Résultat expérimental
Résultat numérique
0
0 2 4 6 8 10 12 14
Déplacement (mm)
(c) B3V1L-21
100
80
Charge ( kN)
60
40
20
Résultat expérimental
Résultat numérique
0
0 2 4 6 8 10 12 14
Déplacement (mm)
(d) B4V2L-21
101
CHAPITRE 04 RESULTATS ET DISCUSSIONS
140
120
100
Charge ( kN)
80
60
40
Résultat expérimental
Résultat numérique
20
0
0 5 10 15 20 25
Déplacement (mm)
(e) B5Incl.1L-21
140
120
100
Charge ( kN)
80
60
40
Résultat expérimental
Résultat numérique
20
0
0 5 10 15 20 25
Déplacement (mm)
(f) B7Incl.1L-35
102
CHAPITRE 04 RESULTATS ET DISCUSSIONS
12
10
Déplacement (mm)
Les poutres
120
100
80
Charge (kN)
60
40
20
Les poutres
103
CHAPITRE 04 RESULTATS ET DISCUSSIONS
100
80
60
Charge ( kN)
40
Figure 4.28. Courbes charges - déplacements pour l’effet de résistance à la compression du béton.
4.2. 3.4. Codes de calcul de la résistance au cisaillement des poutres renforcées par le
PRFC
Dans cette section, on calculera la charge ultime des poutres en béton armé renforcées en
cisaillement par le PRFC, à l’aide des codes ACI 440.2R (2008) [48] et FIB14 (2001) [49],
qu’on comparera avec la charge ultime numérique. Le tableau 4.17 montre les propriétés
Les charges ultimes des poutres testées sont calculées à l’aide des codes ACI 440.2R (2008)
104
CHAPITRE 04 RESULTATS ET DISCUSSIONS
Le tableau 4.18 représente les valeurs des charges ultimes numériques et celles obtenues
par les codes ACI 440.2R et FIB14. On observe les charges ultimes calculées selon les codes
ACI 440.2R et FIB14 augmente avec l’augmentation les nombres des couches PRFC. On
constate à partir de ce tableau que la variation de la charge ultime numérique par rapport à
celle obtenues par le code ACI 440.2R est de 4.44% à 24.49% et pour le code FIB14 est de
2.69% à 26.03%. Les valeurs numériques sont, en général, plus petites que celles données
Tableau 4.18. Comparaison entre les charges ultimes numériques et ceux calculées selon les 440.2R
et FIB14.
Dans ce même contexte, on modélisera des poutres en béton armé et avec SFRC(Steel
par Keskin et al. (2017) [85]. Au total quatre types de poutres ont été considérés. Les poutres
105
CHAPITRE 04 RESULTATS ET DISCUSSIONS
b = 150
200 a = 500 a = 500 200 Cross-section
200 1000mm 200
1400mm
Pouters fc
(MPa) s Vf Sf Largeur de la couche du PRFC Épaisseur du PRFC
(%) (%) (mm (mm) (mm)
A2.5R 39 1.34 - - - -
106
CHAPITRE 04 RESULTATS ET DISCUSSIONS
La figure 4.30 représente le modèle par éléments finis des poutres testés. Pour le béton
linéaire et non linéaire ont été intégrées dans le code éléments finis EF. Modélisation des
de fibre. Dans ce cas, l'effet de la fibre en acier sera imprégné des propriétés du matériau.
2. Modèle discret: les fibres en acier seront modélisées de manière discrète à l'aide des
propriétés du matériau sous-jacent pour chacun des éléments du béton de fibre. L'orientation
des fibres en acier sera arbitraire pour refléter la situation réelle [79].
107
CHAPITRE 04 RESULTATS ET DISCUSSIONS
Les résultats obtenus ont été comparés aux résultats expérimentaux rapportés par Keskin et
al. (2017) [85]. Les figures 4. 31 (a-d) montrent une comparaison entres les courbes (charge –
déplacement) pour les poutres en béton armé et avec SFRC renforcées à l'extérieur par des
fibres de carbone (PRFC) à tous les stades du chargement jusqu'à la ruine. Les courbes
montrent une bonne concordance dans l'analyse par éléments finis avec les résultats
expérimentaux avec les coefficients de corrélation R2 variant entre 0.848 et 0.996. De plus, Il
est clair que l'ajout des fibres d'acier dans la poutre (A2.5F2.0) augmente sa résistance au
cisaillement par rapport à celle de la poutre témoin (A2.5R). En outre, la charge ultime dans
les poutres BA renforcées par PRFC (A2.5RC10/10) augmente par rapport la poutre en béton
armé et avec SFRC (Steel Fiber Reinforced Concrete), sans étriers, renforcées en cisaillement
Les courbes (charge- déplacement) montrent que toutes les poutres du modèle éléments
finis est plus rigide que celles de l’expérimentation, par ce que l’adhérence entre les matériaux
(acier-béton-composites) est supposé parfaite (pas de fuite) dans les modèles d’éléments finis,
mais cette hypothèse n’est pas vérifiée pour les poutres expérimentales ou un glissement peut
se produit et l’action composée entre les matériaux est perdue. Le tableau (4 .20) résume,
respectivement, les valeurs des capacités des charges expérimentales et prédites et les
variation de la charge ultime numérique (prévue par le modèle d'éléments finis) par rapport à
Tandis que, cette variation est de 0.049% à 9.90 % pour déplacement. Les résultats
numériques obtenus montrent globalement une concordance raisonnablement bonne avec les
sur le comportement des poutres, qui se traduit notamment par l’augmentation des charges
108
CHAPITRE 04 RESULTATS ET DISCUSSIONS
ultime. La comparaison entre les résultats expérimentaux et numériques a démontré que les
prédictions obtenues avec le logiciel ANSYS étaient réalistes et fiables en ce qui concerne le
comportement des poutres en béton armé et avec SFRC, sans étriers, renforcées en
(a) A2.5R.
(b) A2.5F2.0.
109
CHAPITRE 04 RESULTATS ET DISCUSSIONS
200
180
160
140
CLhoaargd e kN
, ,k N 120
100
80
60 N u m é riq u e
40 E x p rim e n ta l
20
0
0 10 20 30 40 50 60 70
M idD
-séppalan cdeemfle
e nc t,
tiomn m
, mm
(c)A2.5RC10/10.
200
180
160
140
rgde, k, Nk N
120
100
hoaa
80
CL
60 N u m é riq u e
40 E x p rim e n ta l
20
0
0 10 20 30 40 50 60 70
M idD
-séppalan cdeemfle
e nc t,
tiomn m
, mm
110
CHAPITRE 04 RESULTATS ET DISCUSSIONS
.
Charge ultime Difference Déplacement Difference
(kN) (%) (mm) (%)
Les pouters
Exp. Num. (Exp-Num) /Exp Exp. Num. (Exp-Num) /Exp
Les figures 4.32 et 4.33 montrent la comparaison entre les charges ultimes et déplacement
obtenus expérimentalement et numériquement pour toutes les poutres testées. Il est clair un
Figure 4.32. Comparaison entre la charge (expérimental et numérique) à mi-portée pour toutes les
poutres testées.
111
CHAPITRE 04 RESULTATS ET DISCUSSIONS
Figure 4.33. Comparaison entre déplacement (expérimental et numérique) à mi-portée pour toutes les
poutres testées.
fissure apparaît lorsque le béton atteint sa résistance ultime à la traction. Il peut être remarqué
que la formation de fissures s’initie, pour toutes les poutres, à proximité de la de mi-portée où
la contrainte de flexion est la plus élevée. Comme le montre la figure 4.34 (a). Avec la
sont devenues progressivement plus inclinées et propagées vers le point de charge menant
finalement à une rupture de tension en diagonale comme le montrent les figures 4.34 (b) et
(c). D’autre part les figures (4.35) à (4.38) montrent l’évolution des fissures développées par
l’étude expérimentale et par le model éléments finis dans les poutres (A2.5RC10 /10) et
fissures sont représentés par des petits cercles aux points de dans les éléments en béton avec
112
CHAPITRE 04 RESULTATS ET DISCUSSIONS
des couleurs et formes distinctives. La première fissure au point d'intégration est représentée
avec un contour de cercle rouge, la deuxième fissure avec un contour vert et la troisième
fissure avec un contour bleu. D'une manière générale, le mode de rupture et l'évolution des
fissures observées à partir de l'analyse EF sont en bon accord avec celui des poutres testées au
laboratoire.
113
CHAPITRE 04 RESULTATS ET DISCUSSIONS
La figure 4.39 montre les valeurs des déplacements pour les poutres A2.5RC10/10 et
114
CHAPITRE 04 RESULTATS ET DISCUSSIONS
d is ta n c e le lo n g d e la p o u tre , m m d is ta n c e le lo n g d e la p o u tre , m m
0 200 400 600 800 1000 1200 1400
0 0 200 400 600 800 1000 1200 1400
0
-2 14kN
-1
D é p la c e m e n t, m m
25kN
12kN
D é p la c e m e n t, m m
-4 34kN
50kN -2 18kN
-6 88kN
97kN 32kN
-3
-8 1 27 kN
51kN
1 49 kN
1 63 kN -4 78kN
-1 0
1 75 kN
1 79 kN -5 1 02 kN
-1 2
1 80 kN
1 13 kN
-6
poutres BA.
115
CHAPITRE 04 RESULTATS ET DISCUSSIONS
A2.5F2.0C10/10.
Dans cette section, on calculera la charge ultime de la poutre A2.5Selon le code ACI 318-
19 [86], qu’on comparera avec la charge ultime numérique. Le tableau 4.21 présente les
116
CHAPITRE 04 RESULTATS ET DISCUSSIONS
L'algorithme pas à pas suivant est utilisé pour prédire le comportement des poutres à
As 𝑓𝑠
La profondeur de l'axe neutre : a = ;a = 33.94 mm
0.85𝑓𝑐′ b
a
Le moment ultime de la section est défini par: Mns = As fs (d − ). Mns = 30.89 kN. m
2
Le tableau 4.22 montre la charge ultime numérique et celle calculée par le code ACI 318-19.
La différence entre ces valeurs n’excède pas 30 %. Les valeurs numériques sont, en général,
Tableau 4.22. Comparaison entre la charge numérique et celle calculée par le code ACI 318-19.
Dans cette section, on calculera la charge ultime de la poutre avec SFRC renforcées au
cisaillement par PRFC (A2.5F2.0C10/10) selon le code ACI 544.1R-96 [88], qu’on
comparera avec la charge ultime numérique. Le tableau 4.21 présente les propriétés
mécaniques du béton et des armatures d’acier. Le tableau 4.23 montre les propriétés
117
CHAPITRE 04 RESULTATS ET DISCUSSIONS
Propriétés mécaniques
/10) la valeur de la charge ultime calcule par ce code est égale à118.96 kN (détail de calcul,
numérique et théorique est inférieure à 4%. En général, les résultats du modèle par éléments
Tableau 4. 24. Comparaison entre la charge ultime numérique et celle calculée par ACI 544.1R-96
poutre A2.5F2.0C10 / 10.
118
CHAPITRE 04 RESULTATS ET DISCUSSIONS
4.3. Conclusion
Cette étude a présenté le développement numérique d’un modèle pour simuler la réponse
des poutres en béton armé renforcées extérieurement par des feuilles de PRFC soumises à un
•Les courbes charges -déplacements montrent que toutes les poutres du modèle éléments finis
est plus rigide que celles de l’expérimentation, L’adhérence entre les matériaux (acier-béton-
composites) est supposé parfaite dans les modèles d’éléments finis, mais cette hypothèse n’est
pas vérifiée pour les poutres expérimentales ou un glissement peut se produit et l’action
• Les résultats des modèles numériques sont en bon accord avec les résultats expérimentaux
•Après avoir établi la validité des modèles développés, on procède à une différente étude
du béton), puis une comparaison avec les codes de calcul des structures ce qui prouve aussi la
•La modélisation par éléments finis présente un avantage par rapport aux essais
expérimentaux. Elle permet également d’étudier différents cas qui ne peuvent être mesurés
expérimentalement.
• Ainsi, les modèles d'éléments finis représentés par cette recherche sont capables de prédire
119
CONCLUSION GENERALE ET PERSPECTIVES
CONCLUSIONS ET PERSPECTIVES
CONCLUSIONS ET PERSPECTIVES
Le but de cette recherche est l’étude du comportement des poutres, en béton arme
renforcées par les matériaux composites, soumises à un chargement statique (flexion trois
– Les résultats de la modélisation numérique obtenus par le logiciel ANSYS ont été validés
soumises à un chargement statique; Les modèles numériques peuvent prédire la charge ultime
bon accord avec ceux obtenus expérimentalement pour toutes les phases de chargement
jusqu'à la ruine. Il était aussi remarquable que toutes les poutres renforcées ont montré un
– La liaison entre le béton et l'acier et la couche PRF est supposée parfaite pour le model EF,
– Les résultats des modèles numériques sont en bon accord avec les résultats expérimentaux
– Après avoir établi la validité des modèles développés, il a été procédé à une étude
paramétrique, puis une comparaison avec les codes de calcul des structures. Cette
– D’après les résultats obtenus par la modélisation statique des poutres BA renforcées par
PRF, il a été conclu que l’analyse numérique par ANSYS peut aisément remplacer ou
121
CONCLUSIONS ET PERSPECTIVES
Ce travail doit être bien évidement enrichi et complété en introduisant d’autres paramètres
plusieurs étages) renforcés avec des PRF sous l’action dynamique pour généraliser l’étude au
cas de bâtiments renforcés sous l’action sismique. Le but, serait d’aboutir à un modèle général
capable de simuler le comportement d’un bâtiment renforcé par PRF dans une zone sismique.
Un autre axe intéressant à développer, serait l’étude du comportement d’un pont rénové et
122
ANNEXE
ANNEXE
440.2R (2008)
Dans cette annexe est présenté le charges ultimes pour la poutre PL-1.0-0.43 sont
calculées à l'aide du code ACI 440.2R (2008) Ces résultats sont employés dans le chapitre 04
du texte.
MDl ( df − kd)
εbi = = 0.0124
Icr Ec
f′
εfd = 0,41 √n t cE ≤ 0.9 εfu ; εfd = 0,00557 ≤ 0.0145
f f
Une première estimation de la profondeur de l'axe neutre c est 0.2 d. Cependant, la valeur de c est
df − c
εfe = εcu ( ) − εbi ≤ εfd
c
D'où,
εfe = 0.000241
c
εc = (εfe + εbi )( ); εc = 0.003
df − c
124
ANNEXE
d−c
εs = (εfe + εbi )( d − c ) ; εs = 0.0106
f
Étape 8- Niveau de contrainte dans les armatures en acier et les plaques en PRFC:
Étape 9-
As fs + Af ffe
c=
α1 fc′ β1 d
Où,
c =57.080 mm
β1 c
Mns = As fs (d − ) ; Mns = 54.35 kN. m
2
β1 c
Mnf = Ψf Af ffe (df − 2
) ; Mnf = 1.585 kN. m
β1 c β1 c
Mn = As fs (d − ) + Ψf Af ffe (df − )
2 2
Où,
Où,
La valeur de la charge ultime calcule par ce code est égale a 125.866 kN.
125
ANNEXE
ANNEXE 2 : Les charges ultimes des poutres testées sont calculées à l’aide des codes
Dans cette annexe, on calculera la charge ultime pour la poutre B3Va1Lb-21c, à l’aide des
codes ACI 440.2R (2008) et FIB14 (2001). Ces résultats sont employés dans le chapitre 04 du
texte.
renforcement continu.
𝐷
𝑉𝑛 = 𝑉𝑐 + 𝑉𝑠 + 𝛹𝑓 𝑉𝑓 ; 𝑉𝑐 = 0.17 √ƒ′𝑐 𝑏𝑤 𝑑
ƒ′ 2
𝐴𝑓𝑣 = 2𝑛 𝑡𝑓 𝑤𝑓 = 26 𝑚𝑚2 ; 𝐾1 = ( 27𝑐 )3 = 0.845
23300 𝑑𝑓𝑣 − 𝐿𝑒
𝐿𝑒 = = 64.072 𝑚𝑚 ; 𝐾2 = = 0.662
(𝑛 𝑡𝑓 𝐸𝑓 )0.58 𝑑𝑓𝑣
𝐾1 𝐾2 𝐿𝑒
𝐾𝑣 = 11900 𝜀𝑓𝑢
= 0.177 𝜀𝑓𝑢 = 0.017 ; 𝜀𝑓𝑒 = 𝐾𝑣 𝜀𝑓𝑢 = 0.003009
𝐴𝑣 𝑓𝑦 𝑑
𝑉𝑠 = = 22.909 𝑘𝑁
𝑆
𝑉𝑛 = 𝑉𝑐 + 𝑉𝑠 + 𝛹𝑓 𝑉𝑓 = 53.841 𝑘𝑁
𝑃𝑛 = 2 𝑉𝑛 = 107.682 𝑘𝑁
126
ANNEXE
Selon FIB14 on calculera la charge ultime pour une poutre en béton armé renforcée en
√𝑓𝑐𝑘
𝑉𝑅𝑑,𝑐 = 𝑉𝑐𝑑 = 𝑘𝑣 . 𝑏𝑤 . 0.9 . 𝑑
𝛾𝑐
200
𝑘𝑣 = ≤ 0.15
1000 + 1.3 .0.9. 𝑑
√𝑓𝑐𝑘
𝑉𝑅𝑑,𝑐 = 𝑘𝑣 . 𝑏𝑤 . 0.9 . 𝑑
𝛾𝑐
2𝑡𝑓 𝑏𝑓
𝜌𝑓 = ( ) ( ) pour le cas du PFR non − continue sous la forme de bande ou plaque
𝑏𝑤 𝑆𝑓
𝜌𝑓 = 0.00148
Pour le cas où le PRF est collé complètement sur toute la section transversale :
2/3
𝑓𝑐𝑚 0.3
𝜀𝑓,𝑒 = 0.17 . ( ) 𝜀𝑓𝑢
𝐸𝑓𝑢 𝜌𝑓
𝜀𝑓,𝑒 = 0.00765
127
ANNEXE
𝜀𝑓𝑘,𝑒
𝜀𝑓𝑑,𝑒 = = 0.0047
𝛾𝑓
𝑉𝑓𝑑 = 23.80 𝑘𝑁
𝑃𝑛 = 105.75 𝑘𝑁
128
ANNEXE
Dans cette annexe, on calculera la charge ultime de la poutre avec SFRC renforcées au
cisaillement par PRFC (A2.5F2.0C10 /10) selon le code ACI 544.1R-96. Ces résultats sont
d 0.25
Vc = k 𝑓𝑐𝑡 ( a ) bw d = 38.72 kN ; Afv = 2n t f wf = 33.2 mm2
2
ƒ′ 23300
𝐾1 = ( 27c )3 = 0.856 ; Le = (n t 0.58 = 51.27 mm
f Ef )
dfv −Le K1 K2 Le
𝐾2 = = 0.743 ; 𝐾𝑣 = = 0.128
dfv 11900 εfu
Vn = Vc + Vs + Vf ; Vn = 59.48 kN
Pn = 2 Vn = 118.96 kN
129
REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES
REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES
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référence particulière à l'utilisation des composés en polymères renforcés par la fibre de carbone ou de
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application aux poutres renforcées par des armatures PRF (Doctoral dissertation, Université Claude Bernard-
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