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Cette thèse analyse le comportement non linéaire des poutres renforcées par des matériaux composites face aux efforts de cisaillement, en utilisant le logiciel ANSYS pour modéliser plusieurs modèles tridimensionnels. Les résultats expérimentaux ont validé les modèles développés, qui ont montré une bonne concordance avec les résultats de la littérature et les codes de calcul tels que l'ACI et le FIB. Les conclusions indiquent que ces modèles sont fiables et capables de simuler l'historique de la poutre jusqu'à la rupture.

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Cette thèse analyse le comportement non linéaire des poutres renforcées par des matériaux composites face aux efforts de cisaillement, en utilisant le logiciel ANSYS pour modéliser plusieurs modèles tridimensionnels. Les résultats expérimentaux ont validé les modèles développés, qui ont montré une bonne concordance avec les résultats de la littérature et les codes de calcul tels que l'ACI et le FIB. Les conclusions indiquent que ces modèles sont fiables et capables de simuler l'historique de la poutre jusqu'à la rupture.

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République Algérienne Démocratique et Populaire

Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique

Université Des Frères Mentouri - Constantine -

Faculté des Sciences de la Technologie

Département de Génie Civil

Option : Structures

THESE

Pour l’obtention du Diplôme de Doctorat en Sciences en Génie Civil

ETUDE DU RENFORCEMENT DES POUTRES


VIS –À –VIS
DES EFFORTS DE CISAILLEMENT

Présentée par : BAROUR SABIHA

Dirigée par : ZERGUA ABDESSELAM

Soutenue le 18/07/2022

Devant le jury composé de :

Président Boumekik Ahmed Prof Univesité des frères Mentouri - Constantine 1.

Rapporteur Zergua Abdesselam Prof Univesité des frères Mentouri - Constantine 1.

Examinateurs Bouziadi Farid M.C.A Université Hassiba Benbouali - Chlef.

Himeur Mohamed M.C.A Université 8 mai 1945 - Guelma.

Zarza Tahar M.C.A Univesité des frères Mentouri - Constantine 1.


Remerciements

Je tiens à remercier vivement le professeur Zergua Abdesselam, pour la confiance qu’il

m’a témoignée en acceptant la direction scientifique de mes travaux. Je lui suis reconnaissante

de m’avoir fait bénéficier tout au long de ce travail de sa grande compétence, de sa rigueur

intellectuelle, de son dynamisme, et de son efficacité. Soyez assuré de ma profonde gratitude.

Je suis très honorée de leur présence à mon jury de thèse et je tiens à remercier :

Monsieur Boumekik Ahmed, Professeur, pour l’honneur qu’il m’a fait en acceptant de

présider mon jury de thèse. Je tiens à l’assurer de ma profonde reconnaissance pour l’intérêt

qu’il porte à ce travail.

Monsieur Bouziadi Farid, Maitre de Conférences à l’université de Hassiba Benbouali (Chlef)

pour l’honneur qu’il m’a fait par sa participation à mon jury de thèse en qualité

d’examinateur, pour le temps consacré à la lecture de cette thèse, et pour les suggestions et les

remarques judicieuses qu’il m’a indiquées.

Monsieur Himeur Mohamed, Maitre de conférences à l’université de 8 mai 1945 (Guelma)

pour sa participation à mon jury de thèse en qualité d’examinateur de mon travail et pour

toutes remarques intéressantes qu’il m’a faites. Je le remercie pour le temps consacré à la

lecture de ce travail ainsi que pour les commentaires m’ayant permis de l’améliorer

Monsieur Zarza Tahar, Maitre de conférences à l’université des frères Mentouri (Constantine)

d’avoir accepté de faire parti du jury de cette thèse. Je le remercie pour les conseils

scientifiques qu’il a apportés en qualité d’examinateur de mon travail, ainsi que pour son

immense aide pour mener à bien ces travaux.

Je tiens également à exprimer ma reconnaissance aux enseignants du département de génie

civil de l’université des frères Mentouri avec qui j’ai appris les bases du génie civil, sans

lesquelles je n’aurais pas arrivé à ce niveau.

i
Toute ma gratitude va aux Messieurs SEREIR Zouaoui et BENNEGADI Mohammed El

Larbi qui m ont accueilli dans leurs laboratoire à l’université d’Oran et avec qui j ai passé de

bon jours. Qu’ils trouvent ici l’assurance de mon estime et mon profond respect Finalement

je remercie mes parents pour leurs soutiens qui m’a été bien utile durant ma thèse.

Barour Sabiha.

ii
RÉSUMÉ

Cette thèse traite de l’analyse non linéaire du comportement de poutres, renforcées par les

matériaux composites, vis à vis des efforts de cisaillement. Cette modélisation est réalisée en

utilisant le programme d'éléments finis à usage général ANSYS©. Plusieurs modèles

tridimensionnels non linéaires ont été développés. Ces modèles sont obtenus en tenant en

compte les propriétés mécaniques et géométriques des différents composants des poutres

étudiées. Les éléments ‘ SOLID 65’ ; ‘LINK180’ ;‘SHELL181’ et ‘SOLID185’ ont été

utilisés pour modéliser, respectivement ; le béton ; le renfort en acier ; les polymères

renforcés de fibres de (PRF) et les supports en plaques d'acier.

Les modèles ainsi obtenus ont été validés par comparaison avec les résultats

expérimentaux. Ensuite une étude paramétrique, notamment la configuration et la quantité

des renforts, la géométrie des poutres, a eu lieu, suivie d’une comparaison des résultats

numériques avec les résultats expérimentaux de la littérature et les différents codes de calcul

des structures tel que ACI (American Concrete Institute) et FIB (Fédération Internationale

du Béton). De concordants et satisfaisants résultats ont été observés concernant la capacité

portante de la poutre, les déformations, les modes de rupture, la distribution et l’évolution des

fissures. Il a été conclu que les modèles obtenus sont fiables, prédisent convenablement la

réponse et le comportement des poutres testées. Ils sont, également, capables de simuler toute

l’historique de la poutre jusqu'à la rupture.

Mots clés : renforcement des Poutres, efforts de cisaillement, analyse numérique, ANSYS,
matériaux composites.

iii
‫ملخص‬

‫تتناول هذه األطروحة التحليل غير الخطي لدراسة سلوك الروافد بالخرسانة المسلحة المقواة خارجيا بإستخدام المواد‬

‫المركبة ‪ ،PRF‬تحت تأثير قوى القص‪ .‬يتم تنفيذ هذه النمذجة باستخدام برنامج العناصر المنتهية ‪ . ANSYS‬وتم تطوير‬

‫عدة نماذج غير خطية ثالثية األبعاد‪ .‬وقد تم األخذ بعين اإلعتبار في تلك النماذج للخصائص الميكانيكية والهندسية للروافد‬

‫المدروسة‪ .‬لقد تم استخدام العناصر ‪ ،SHELL181" ،"LINK180" ,"SOLID 65" :‬و" ‪ "SOLID185‬لنمذجة كل‬

‫من الخرسانة ‪،‬حديد التسليح‪ ،‬البوليمرات المقواة بألياف (‪ )PRF‬والدعامات من األلواح الفوالذية على التوالي‪.‬‬

‫و لقد تم التحقق من صحة النماذج الذي تم الحصول عليها من خالل المقارنة مع نتائج التجريبية‪ .‬كما تم إجراء دراسة‬

‫تأثير عدة معامالت‪ ،‬والسيما شكل وكمية التعزيزات‪ ،‬وشكل الروافد الخرسانية‪ ،‬متبوعة بمقارنة النتائج العددية النتائج‬

‫‪ACI (American Concrete‬‬ ‫العددية و البيانات التجربية لألدبيات و القوانين المختلفة لحساب الهياكل مثل‬

‫)‪Institute‬و ‪FIB‬‬

‫)‪ ) Fédération Internationale du Béton‬حيث لوحظ تقارب جيد بين النتائج الرقمية والتجريبية في جميع مراحل‬

‫التحميل للعينات التي تم اختبارها‪ ،‬والتشوهات‪ ،‬وأنماط اإلنهيار‪ ،‬وتوزيع وتطور الشقوق‪ .‬وهذا يثبت أيضا صحة التـحليل‬

‫العددي بواسطة ‪ ، ANSYS‬ويتنبأ بشكل صحيح لسلوك الروافد المختبرة‪ .‬كما انه قادر على محاكاة جميع مراحل التحميل‬

‫حتى اإلنهيار ‪.‬‬

‫الكلمات المفتاحیة ‪ :‬تقوية الروافد‪ ،‬قوي القص‪ ،‬تحليل رقمي ‪ ،ANSYS ،‬المواد المركبة‪.‬‬

‫‪iv‬‬
ABSTRACT

This thesis deals with the non-linear analysis of the behaviour of beams, reinforced with

composite materials, with respect to shear forces. The modelling is carried out using the

general purpose finite element program ANSYS©. Several three-dimensional non-linear

models have been developed. These models are obtained by taking into account the

mechanical and geometrical properties of the different components of the studied [Link]

elements 'SOLID 65'; 'LINK180'; 'SHELL181' and 'SOLID185' were used to model, the

concrete; the steel reinforcement; the fibre reinforced polymers (FRP) and the steel plate

supports, respectively.

The resulting models were validated by comparison with experimental results. Then a

parametric study, notably the configuration and quantity of reinforcements, the geometry of

the beams, was carried out, followed by a comparison of the numerical results with

experimental results of the literature and the various structural codes such as ACI (American

Concrete Institute) and FIB (International Federation of Structural Concrete). Consistent and

satisfactory results were observed regarding the beam's load-bearing capacity, deformations,

failure modes, cracks distribution and evolution. It was concluded that the models obtained

are reliable, predicting adequately the response and behaviour of the tested beams. They are

also capable of simulating the entire history of the beam up to failure.

Keywords: reinforcement of beams, shear force, numerical analysis, ANSYS, composite

material.

v
SOMMAIRE

SOMMAIRE

Introduction générale……………………………………………………………………………………………….1

Chapitre N°1 : Synthèse Bibliographique

Première partie : Techniques de renforcement

1.1. Introduction…………………………………………………………………………………………...............5

1.2. Méthodes de renfort……………………………………………………………………………………………5

1.2.1. Augmentation de la section en béton avec ou sans addition d’armature en acier ou addition d’armatures
en acier sans augmentation de la section ………………………………….……………………………………….5
1.2.2. Adjonction de platines en acier dans les poutres, dalles, murs, piliers ……………………………..............7

1.2.3. Adjonction de lamelles ou bandes en matériaux composites………………………………………………..8

1.3. Matériaux composite Polymère Renforcé de Fibres (PRF)…………………………………………...............9

1. 3.1. Fibres………………………………………………………………………………………………………10

[Link]. Fibre de carbone………………………………………………………………………………………….10

[Link]. Fibre de verre……………………………………………………………………………………………..11

[Link]. Fibre d'aramide………………………………………………………………………………….………..11

1. 3.2. Matrice……………………………………………………………………………………………………..13

1. 3.3. Composites «PRF»……………………………………………………………………………….………. 14

1.4. Synthèse des travaux portant sur les applications des ‘ PRF ‘ en génie civil ………………………………..15

1.4.1. Renforcement des poutres en béton armé par PRF ………………………………………………………..15

1.4.2 .Renforcement des poutres en béton armé par PRF à la zone de cisaillement…………………….............18

Deuxième partie : analyse analytique du renforcement

1.5. Code de calcul pour la prédiction de la résistance en cisaillement des poutres en béton armé renforcée par
PRF………………………………………………………………………………………………………………..26
1.5.1. ACI 440.2R (2008)…………………………………………………………………………………………26

1.5.2. FIB 14………………………………………………………………………………………………………28

1.5.3. EUROCODE 2……………………………………………………………………………………………..30

1.5. 4. CNR-DT200 (2004)……………………………………………………………………………………….31

Troisième partie : modélisation numérique des poutres renforcées

1.6. Synthèse des modélisations numériques des poutres renforcées……………………………………………..33

1.6.1. Analyse par éléments finis des poutres en béton armée renforcées avec le PRF en flexion……….............34

vi
SOMMAIRE

1.6.2. Analyse par éléments finis des poutres en béton armé renforcées avec le PRF au cisaillement…………...35

1.7. Conclusion……………………………………………………………………………………………………37

Chapitre N°2 : Modélisation Par La Méthode Des Eléments Finis

2 .1. Introduction………………………………………………………………………………………………….39

2 .2. Méthode des éléments finis………………………………………………………………………………….39

2.2.1. Avantage de la méthode des éléments finis………………………………………………………………..40

2 .3. Procédures de base de la méthode des éléments finis……………………………………………………….40

2.3.1. Formulation des équations gouvernantes et des conditions aux limites……………………………………41

2.3.2. Discrétisation géométrique…………………………………………………………………………………41

2.3.3. Approximation sur un élément…………………………………………………………………….............41

2.3.4. Assemblage et application des conditions aux limites…………………………………………………….42

2.3.5. Résolution du système global……………………………………………………………………….……..42

2.4. Utilisation d’un logiciel des éléments finis…………………………………………………………………..42

2.4. 1. Analyse du problème (Choix du modèle)………………………………………………………….............43

2.4. 2. Choix du type d’éléments………………………………………………………………………….............43

2.4. 3. Création et vérification des données………………………………………………………………............45

2.4. 4. Exécution du calcul………………………………………………………………………………………..45

2.4. 5. Exploitation des résultats…………………………………………………………………………………..46

2.5. Organigramme d’un logiciel éléments finis………………………………………………………………….47

2.6. Conclusion……………………………………………………………………………………………………48

CHAPITRE N°3 : Modélisation non-Linéaire

3.1. Introduction…………………………………………………………………………………………………..50

3 .2. Définition de programme ANSYS…………………………………………………………………………..50

3 .2. 1. Interface utilisateur………………………………………………………………………………………..51

3.3. Présentation globale du logiciel ANSYS…………………………………………………………………….51

3.3.1. Description de la phase pre-processing…………………………………………………………….............53

3.3.1. 1.Définition des types d’éléments et des constantes réelles………………………………………………..53

[Link]. Définition des propriétés des matériaux………………………………………………………….............53

[Link]. Création de la géométrie du modèle …………………………………………………………..................53

[Link]. Application de Charges…………………………………………………………......................................54

3.3.2. Description de la phase Solution…………………………………………………………...........................54

vii
3.3.3. Description de la phase Post-processing…………………………………………………………………...54
SOMMAIRE

3.4. Techniques de solution Non-linéaires………………………………………………………………………..55

3.4.1. Méthode de Newton-Raphson……………………………………………………………………………...55

3.5. Les paramètres de solution non linéaires par ANSYS……………………………………………………….56

3.5. 1. L'option pour l'incrémentation des charges dans ANSYS ………………………………………………..56

3.5. [Link] d'itération de l’équilibre…………………………………………………………………………..58

[Link] de solutionner (Solve)………………………………………………………………………………..58

3.5.4. Convergence………………………………………………………………………………………………..59

3.6. Types d'éléments……………………………………………………………………………………………..60

3.6.1. Description des éléments béton…………………………………………………………………………….60

[Link]. Propriétés des bétons…………………………………………………………………..............................61

3.6.2. Description des éléments acier……………………………………………………………………………..64

3.6.3. Polymère renforcé de fibre de (PRF)……………………………………………………………………... 65

3.6.4. Supports des appuis………………………………………………………………………………………...65

3.7. Conclusion…………………………………………………………………………………………………....66

Chapitre N°4 : Résultats et discussions

4.1 Introduction……………………………………………………………………………..…………………….68

4.2. Elaboration et validation des modèles ………………………………………………………..……………..68

4.2.1. Premier modèle ……………………………………………………………..…………………….………..68

4.2. 1.1.Géométrie et caractéristiques des matériaux utilisés……………………………………………………..68

4.2. 1.2. Caractéristiques des matériaux utilisés…………………………………………………………………..70

4.2. 1.3. Modélisation des poutres………………………………………………………………………………...70

4.2. 1.4. Résultats et discussions………………………………………………………………………………….71

4.2. [Link] selon le code ACI 318-19………………………………………………………………………...75

4.2. 1.6. Effet d’épaisseur de PRFC………………………………………………………………………............75

4.2.2. Deuxième modèle …………………………………………………….………..............................………..76

[Link]. Caractéristiques des matériaux utilisés …………………………………………………………………..76

[Link]. Modélisation des poutres…………………………………………………………………………………78

[Link]. Résultats et discussion ………………………………………………………………….………………..79

[Link]. Evolution des fissures…………………………………………………………………………………….86

[Link]. Effet de longueur du PRFC…………………………………………………...………………………….90

viii
SOMMAIRE

[Link]. Calcul selon le code ACI 440.2R-08…………………………………………………………………...94

4.2.3. Troisième modèle……..……………………………………………………………………….…………...95

[Link]. Caractéristiques des matériaux utilisés …………………………………………………………………..95

4.2. 3.2. Modélisation des poutres………………………………………………………………………………...97

4.2. 3.3. Résultats et discussions………………………………………………………………………………….98

4.2. 3.4. Codes de calcul de la résistance au cisaillement des poutres renforcées par le PRFC…………………104

4.2.4. Quatrième modèle………………………..……………………………………………….……………...105

[Link]. Caractéristiques des matériaux utilisés …………………………………………………………………105

[Link]. Modélisation des poutres………………………………………………………………………..............107

[Link]. Résultats et discussions……………………………………...………………….……………………...108

[Link]. Évolution des fissures ………………………………………………………….………………………112

[Link]. Calcul de la charge ultime à l'aide du code ACI 318-19………………………………………………116

[Link]. Calcul de la charge ultime à l'aide du code ACI 544.1R-96 …………………………………………..117


4.3. Conclusion ………………………………………………………………………………………………….119

Conclusion générale et perspectives

Conclusions et Perspectives……………………………………………………………………………………..121

ANNEXE

ANNEXE 1 : La charge ultime de la poutre sont calculées à l'aide du code ACI 440.2R (2008)………. …..124

ANNEXE 2 : Les charges ultimes des poutres testées sont calculées à l’aide des codes ACI 440.2R (2008) et
FIB14 (2001)……………………………………………..……………………………………………………...126
ANNEXE 3 : La charge ultime de la poutre avec SFRC renforcées au cisaillement par PRFC selon le code ACI
544.1R-96……………………………………………………………………………………..…………………129
Références bibliographiques…………………………………………………………………………………….131

ix
LISTE DES FIGURES

Figure 1.1 . Adjonction d’armatures complémentaires …………………………………………..………………...6

Figure 1.2. Chemisage en acier pour poutre en béton arme …….………………………………..……...................6

Figure 1.3. Réparation de poutre par béton projeté …………………………………….……………..……………7

Figure 1.4. Renforcement d’un viaduc par tôles collées……………………………………………………………7

Figure 1.5. Détails sur les différentes couches d’un béton réparé …………………………….....………………...8

Figure 1.6. Définition d’un matériau composite ou PRF ……………………..……………....……………………9

Figure 1.7. Fibres Carbone ……………………………….…………………………………..…………………..10

Figure 1.8. Fibres de verre…………………………………………………………………………….…………..11

Figure 1.9. Fibres d’aramide………………………………………………………………………………………12

Figure 1.10. Organigramme illustrant les différentes familles de matrice………………………………………...13

Figure 1.11. Rupture en flexion de la poutre……………………………………………………………...............15

Figure 1.12. Renforcement vis-à-vis de la flexion par collage de plaque composite……………………………..16

Figure 1.13. Différents configurations du renforcement vis –à-vis de l’effort tranchant………………................18

Figure 2.1. Formes classique des éléments …………………………………………………………….................44

Figure 2.2. Organigramme d’un logiciel éléments finis ………………………………………..………………...47

Figure 3.1. Organigramme du logiciel ANSYS …………………………………………………………………..52

Figure 3.2. Solution de Newton –Raphson après une itération ……………….…………………………………..56

Figure 3.3. Control de solution- de base…………………………………………………………………………..57

Figure 3.4. Contrôle de solution - non linéaire……………………………………………………………………58

Figure 3.5. Control de solution - option de solution………………………………………………………………59

Figure 3.6. Critère de convergence L2 (force et le déplacement) ………………………………………………..60

Figure 3 .7. Géométrie de l’élément SOLID65 ……………………………………………...…............................61

Figure 3.8. Courbe contrainte-déformation typique du béton ………………………………………...…………..61

Figure 3.9. Diagramme contrainte -déformation simplifié du béton en compression uniaxiale…………………..63

Figure 3.10. Géométrie des éléments LINK 180 ………………………..………………………….…………….64

Figure 3.11. Relation contrainte-déformation pour l'acier..………..………..………..…………...……………....64

Figure 3.12. Elément SHELL 181 ………………………………………………………………………………..65

Figure 3.13. Géométrie des éléments SOLID 185 …………………………………………...…………………...66

x
Figure 4.1. Armatures et dimensions des poutres (en mm) adoptées par Akram et al……………………………69

Figure 4.2. Géométrie et maillage du modèle par EF……………………………………………...……………...71

Figure 4.3 (a-b). Courbes charge-déplacement pour les configurations (a-b). Comparaison entre les résultats
expérimentaux et numériques. ……………………………………………………………………………...…….72
Figure 4.3 (c-d). Courbes charge-déplacement pour les configurations (c-d). Comparaison entre les résultats
expérimentaux et numériques. ……………………………………………………………………………...…….73
Figure 4.3 (e). Courbes charge-déplacement pour la configurations (e). Comparaison entre les résultats
expérimentaux et numériques. ……………………………………………………………………………...…….74
Figure 4.4. Courbes charges - déplacements pour différentes épaisseurs de PRFC………………………………76

Figure 4.5. Détails du programme expérimental selon El-sayed …………………………………………………77

Figure 4.6. Géométrie et maillage du modèle par EF……………………………………………...……………...79

Figure 4.7 (a-b). Courbes charge-déplacement pour les configurations (a-b). Comparaison entre les résultats
expérimentaux et numériques. ……………………………………………………………………………...…….80
Figure 4.7 (c-d). Courbes charge-déplacement pour les configurations (c-d). Comparaison entre les résultats
expérimentaux et numériques. ……………………………………………………………………………...…….81
Figure 4.7 (e-f). Courbes charge-déplacement pour les configurations (e-f). Comparaison entre les résultats
expérimentaux et numériques. ……………………………………………………………………………...…….82
Figure 4.7 (g). Courbes charge-déplacement pour la configurations (g). Comparaison entre les résultats
expérimentaux et numériques. ……………………………………………………………………………...…….83
Figure 4.8. Comparaison entre les déplacements (expérimentaux et numériques). ………………………………85

Figure 4.9. Comparaison entre les charges (expérimentale et numérique)………………………………………..85

Figure 4.10. Les charges correspondantes aux fissurations initiales pour différentes poutres……………………86

Figure 4.11. les modes d’endommagement : (a) fissures de flexion; (b) fissures de compression; (c) fissures
diagonales. ………………………………………………………………………………………………………...87
Figure 4.12. Propagation de fissures à différentes étapes de charge par ANSYS – poutre C-1.0………………..87

Figure 4.13. Propagation de fissures à différentes étapes de charge par ANSYS – poutre PL-1.0-0.43…………88

Figure 4.14. Propagation de fissures à différentes étapes de charge par ANSYS – poutre PL-1.0-0.85…………88

Figure 4.15. Propagation de fissures à différentes étapes de charge par ANSYS – poutre PH-1.0-0.36………...88

Figure 4.16. Propagation de fissures à différentes étapes de charge par ANSYS – poutre S-1.0-0.27…………..89

Figure 4.17. Propagation de fissures à différentes étapes de charge par ANSYS – poutre C-1.5………………..89

Figure 4.18. Propagation de fissures à différentes étapes de charge par ANSYS – poutre PL-1.5-0.85…………89

Figure 4.19. Modèle de poutres renforcées extérieurement en PRFC.……………………………….………….91

Figure 4.20. Courbes charges - déplacements pour différentes longueurs des PRFC…………………………….91

Figure 4.21. Développement des déplacements mi-portés des poutres…………………………………………...93

xi
Figure 4.22. Détails du programme expérimental de Sherif ……………………………………………………..96

Figure 4.23. Modélisation par éléments finis de la poutre (Bandes de PRFC verticales) ………………..............97

Figure 4.24. Modélisation par éléments finis de la poutre (Bandes de PRFC inclinées)………………………….97

Figure 4.25 (a-b). Courbes charge-déplacement pour les configurations (a-b). Comparaison entre les résultats
expérimentaux et numériques. ……………………………………………………………………………...….100
Figure 4.25 (c-d). Courbes charge-déplacement pour les configurations (c-d). Comparaison entre les résultats
expérimentaux et numériques. ……………………………………………………………………...……...……101
Figure 4.25 (e-f). Courbes charge-déplacement pour les configurations (e-f). Comparaison entre les résultats
expérimentaux et numériques. …………………………………………………………………………...…….102
Figure 4.26. Comparaison entre les déplacements (expérimentales et numériques)…………………….............103

Figure 4.27. Comparaison entre les charges (expérimentale et numérique)……………………………………..103

Figure 4.28. Courbes charges - déplacements pour l’effet de résistance à la compression du béton……………104

Figure 4.29. Détails du programme expérimental selon Keskin et al……………………………………………106

Figure 4.30. Modélisation des poutres…………………………………………………………………………...107

Figure 4.31(a-b). Courbes charge-déplacement pour configurations (a-b). Comparaison entre les résultats
expérimentaux et numériques. …………………………………………………………………………….....….109
Figure 4.31 (c-d). Courbes charge-déplacement pour configurations (c-d). Comparaison entre les résultats
expérimentaux et numériques. ……………………………………………………………………………...…...110
Figure 4.32. Comparaison entre la charge (expérimental et numérique) à mi-portée pour toutes les poutres
testées……………………………………………………………………………………………………...……..111
Figure 4.33. Comparaison entre déplacement (expérimental et numérique) à mi-portée pour toutes les poutres
testées……………………………………………………………………………………………………...……..112

Figure 4.34. Propagation de fissures à différentes charges (poutreA2.5RC10/10)………………………………113

Figure 4.35. Fissures sur la poutre A2.5RC10/10.(expérimentation)………………………………………..…..114

Figure 4.36. Fissures sur la poutre A2.5RC10/10.(numérique)………………………………………….............114

Figure 4.37. Fissures sur la poutre A2.5F2.0C10/10.(expérimentation)……………………………………..….114

Figure 4.38. Fissures sur la poutre A2.5F2.0C10/10.(numérique)……………………………………………....114

Figure 4.39. Déplacement du modèle EF à travers les poutres…………………………………………………..115

Figure 4.40. Evolution des déplacements en fonction du chargement…………………………………………...115

Figure 4.41. Contrainte de cisaillement maximale dans la direction XY pour la poutre A2.5F2.0C10/10…….. 116

xii
LISTE DES TABLEAUX

Tableau 1.1. Avantages et inconvénients des matériaux composites………………...…………………………….9

Tableau 1.2. Propriétés des fibres…………………………………………………...…………….……...……....12

Tableau 1.3. Comparaison qualitative entre Verre-E, Carbone-H.T et fibres Aramide…….…………………….12

Tableau 1.4. Propriétés mécaniques typiques des composites «PRFV», «PRFC» et «PRFA»……………...…...14

Tableau 4.1. Détails du programme expérimental selon Akram et al……………………………………...……..69

Tableau 4.2. Caractéristiques des bétons et acier selon Akram et al.………………………………………...….70

Tableau 4.3. Propriétés des matériaux de PRF selon Akram et al…………………………………………...…...70

Tableau 4.4. Comparaison entre les résultats expérimentales et résultats numériques……………………...……74

Tableau 4. 5. Comparaison entre la charge ultime numérique et celle obtenu par le code ACI 318-19 ………...75

Tableau 4.6. Détails des poutres testées selon El- sayed…………………………………………………...…….78

Tableau 4.7. Caractéristiques des bétons et des aciers selon El-sayed……………………………………...…...78

Tableau 4.8. Comparaison entre les résultats expérimentaux et les résultats numériques………………...……..84

Tableau 4.9. Variations des charges ultimes (expérimentales et numériques)…………………………...……....84

Tableau 4.10. Variations des déplacements ultimes (expérimentales et numériques)…………………...……….84

Tableau 4.11. Différentes configurations du renforcement de la poutre. Ef= 165 GPa, épaisseur de la couche =
1.4 mm………………………………………………………………………………………………………….....90
Tableau 4.12. Valeurs des charges ultimes (numériques) pour les de différentes configurations……..................92

Tableau 4.13. Propriétés mécaniques des matériaux…………………………………………………………......94

Tableau 4.14. Comparaison entre la charge ultime numérique et celle obtenu par le code ACI 440.2R-08 pour
différentes poutres………………………………………………………………………………………………...95
Tableau 4.15. Détails des poutres testées par Sherif …………………………………………………...……….96

Tableau 4.16. Comparaison entre les données expérimentales et les résultats numériques…………...…………99

Tableau 4.17. Propriétés mécaniques du béton et PRFC (B3Va1Lb-21c)…………………………......………..104

Tableau 4.18. Comparaison entre les charges ultimes numériques et ceux calculées selon les 440.2R et
FIB14………………………………………………………………………………………………………….…105

Tableau 4.19. Caractéristiques des poutres selon Keskin et al………………………………………………….106

Tableau 4.20. Comparaison entre les résultats (numériques et expérimentaux)…………………………….…..111

Tableau 4.21. Propriétés mécaniques du béton et des armatures d’acier……………………………………….116

Tableau 4.22. Comparaison entre la charge numérique et celle calculée par le code ACI 318-08……………..117

xiii
Tableau 4.23. Propriétés mécaniques du béton et des PRFC…………………………………………................118

Table au 4.24. Comparaison entre la charge ultime numérique et celle calculée par ACI 544.1R-96 poutre
A2.5F2.0C10 / 10……………………………………………………………………………...………………...118

xiv
INTRODUCTION GENERALE
INTRODUCTION GENERALE

INTRODUCTION GENERALE

Le béton armé est un matériau qui est le plus souvent utilisé dans des constructions grâce à

ses performances et souplesse d’emploi. Cependant, les ouvrages en béton armé peuvent être

endommagés durant leur durée de vie par plusieurs facteurs tel que le vieillissement des

matériaux ; une modification des conditions d’exploitation ; la corrosion des aciers

d’armatures, la fissuration du béton, des changements d’affectation qui imposent de nouvelles

charges, un mauvais dimensionnement, l’évolution des normes, les secousses telluriques

…etc.. d’où le recours aux renforcements et aux réparations de ces ouvrages devient

nécessaire.

Il existe diverses méthodes de renforcement qui ont évolué avec le temps. On cite le

renforcement utilisant des matériaux composites, qui est devenu une option efficace qui offre

de nombreux avantages physiques et mécaniques, telles qu'une haute résistance, une bonne

capacité d'amortissement, une fabrication légère et facile à mettre en œuvre, ainsi qu'une

haute résistance à la corrosion, et la facilité d'exécution.

Les techniques de renforcement des poutres ont fait l’objet de plusieurs études

expérimentales. Néanmoins, le cout élevé et la longue durée de l’expérimentation et la

limitation des résultats aux enregistrements par les jauges de contrainte et LVDT, fixés à

quelques points dans la poutre, à un moment ou à une charge spécifiés, on conduit les

chercheurs avec le développement de l’outil informatique, à la modélisation numériques de

ces essais. L’avantage de la modélisation par les éléments finis réside dans le gain du temps et

du cout avec des résultats qui couvrent plusieurs paramètres à la fois.

La modélisation par éléments finis présente un avantage par rapport aux essais

expérimentaux. Elle permet d’étudier différents cas qui ne peuvent être mesurés

expérimentalement.

1
INTRODUCTION GENERALE

 Objectif

Dans cette étude, nous effectuons une modélisation non linéaire par éléments finis (EF) du

comportement de poutres vis-à-vis des efforts de cisaillement. L’objectif est d’aboutir à des

modèles numériques capables prédire le comportement des poutres en béton arme renforcée

par les matériaux composés (PRF).

L’analyse numérique s’effectuera à l’aide du code ANSYS. L'importance de cette étude

vient du fait que si une approche numérique est validée, elle aidera les chercheurs à prédire le

comportement de différentes poutres sans avoir à passer par les programmes expérimentaux

longs et coûteux.

 Organisation du manuscrit

Le travail présenté dans cette thèse est structuré autour de quatre chapitres, en plus de

l’introduction et des conclusions et perspectives.

Le chapitre 01 : Présente une étude bibliographique en relation avec le sujet. On y présente

les différents types de dégradation des ouvrages en béton armé, et les différentes techniques

employées dans les travaux de renforcement ou de réparation des structures en béton armé et

un rappel sur la technologie des matériaux composites appliquée au renforcement externe des

structures. On présentera, les matériaux composites, les constituants, les propriétés

mécaniques et les différents procédés de mise en œuvre des renforts composites, ainsi que les

codes des calculs pour la prédiction de la résistance en cisaillement des poutres en béton armé

(BA) renforcées par (PRF), en passant par une revue de la littérature sur le renforcement les

poutres en BA par PRF est également présentée.

Le chapitre 02 : Est un exposé, sur la méthode des éléments finis. Sa structuration, sa

formulation et les étapes de calcul. Un examen détaillé sera effectué sur la théorie des

éléments finis et son application.

2
INTRODUCTION GENERALE

Le chapitre 03 : Présente le programme de modélisation appelé ANSYS. On y trouve

également une description détaillée des éléments utilisés pour modéliser les poutres en BA

renforcées par PRF ; le béton, le renfort en acier ; le polymère et le support des plaques

d’aciers, respectivement. Il comprend également synthèse exhaustive de tous les travaux

traitant la modélisation des poutres renforcées par PRF.

Le chapitre 04 : Présente les résultats des modèles numériques obtenus. Un examen de ces

résultats est également inclus, ainsi qu' une section pour la validation des résultats par rapport

aux résultats expérimentaux. Une étude paramétrique, notamment, l’effet des couches de PRF,

l’effet des longueurs des PRF, l’effet des configurations des renforcements a eu lieu et les

resultats obtenus ont été comparés avec ceux de la littérature.

Enfin, des conclusions et des perspectives les principaux résultats et des recommandations

pour d'éventuelles futures recherches sont présentés.

3
CHAPITRE 01

SYNTHESE BIBLIOGRAPHIQUE
CHAPITRE 01 SYNTHESE BIBLIOGRAPHIQUE

Première partie : Techniques de renforcement

1.1. Introduction

Les ouvrages en génie civil sont conçus pour une durée de vie donnée, soit cent ans en

moyenne. Cependant, plusieurs types de désordre, chimiques ou mécaniques, viennent réduire

cette période de vie prévisionnelle, tels que la corrosion des aciers, les chocs ; l’action des

cycles de gel-dégel ; altération physico-chimique du béton …etc, d’où la nécessite d’une

maintenance pour assurer la sécurité de ces ouvrages. Parmi les moyens utilisés dans la

maintenance des ouvrages on peut citer les renforcements et les réparations.

Il existe diverses méthodes de renforcement qui ont évolué avec le temps. Les plus

anciennes ont des inconvénients tels que la difficulté de mise en œuvre et le faible gain de la

capacité portante. Cependant, les nouvelles techniques de renforcement utilisant des

matériaux composites sont plus attrayantes vu les nombreux avantages qu’elles offrent du

point de vue des propriétés mécaniques et la facilité d'exécution.

1.2. Méthodes de renfort

Différentes techniques de réparation ou renforcement des ouvrages en béton armé existent.

On cite les plus courantes :

1.2.1. Augmentation de la section en béton avec ou sans addition d’armature en acier

ou addition d’armatures en acier sans augmentation de la section

Cette technique est basée sur l'ajout d'armatures pour remplacer l'acier corrodé ou renforcer

la structure. Ces armatures ajoutées contribuent à la résistance des sections renforcées. Le

renforcement ajouté est protégé par un béton coulé ou projeté. Il y’ a une possibilité de lier les

armatures anciennes et les nouveaux par le recouvrement ou la soudure [1].

5
CHAPITRE 01 SYNTHESE BIBLIOGRAPHIQUE

Figure 1.1. Adjonction d’armatures complémentaires [2].

Parmi les avantages de cette technique, on cite le faible prix et une main d’œuvre peu

qualifiée, tandis que les inconvénients sont principalement: l’augmentation considérable des

sections donc du poids de la structure ; la mise hors service l’ouvrage pendant la durée des

travaux en plus d’une mise en œuvre souvent difficile.

La technique de chemisage peut se faire aussi par collage ou vissage des plaques d’acier

contre le béton. Du point de vue transmission des efforts, la meilleure technique est celle du

collage [3].

Figure 1. 2. Chemisage en acier pour poutre en béton arme [1].

Parmi les avantages de cette technique, on cite [4]: la durée de réalisation courte par rapport

au chemisage en béton ; bonne performances des éléments renforcés (bonne ductilité) ; faible

augmentation de la section. Les inconvénients sont principalement : Le cout relativement

élevé ; nécessité d’une main d’œuvre qualifiée ; nécessité d’un entretien régulier (corrosion).

6
CHAPITRE 01 SYNTHESE BIBLIOGRAPHIQUE

Le béton projeté est un béton mis en œuvre à l’aide d’une lance, par projection sur une

paroi sous l’impulsion d’un jet d’air comprimé [5]. La technique consiste à : malaxer et

homogénéiser les constituants (ciment, granulats, adjuvants, …) à l’état sec ou en incorporant

l’eau de gâchage ; projeter le matériau sur le support à revêtir grâce à un jet d’air comprimé.

La technique de projection du béton a d'abord été utilisée pour réparer des structures

endommagées. Il existe deux techniques de projection : Par voie sèche et par voie mouillée.

Figure 1.3. Réparation de poutre par béton projeté [6].

1.2.2. Adjonction de platines en acier dans les poutres, dalles, murs, piliers

Le principe de cette technique est de relier la plaque d'acier à la surface du béton pour

transférer les efforts et augmenter la résistance et la rigidité de la structure. Cette technique est

très économique et ne change pas forme et les dimensions de la structure [5].

Figure 1.4. Renforcement d’un viaduc par tôles collées [2].

Cette technique présente plus d’inconvénients que d’avantages [4]. On cite : sensibilité de

l’acier à l’oxydation ; nécessité d’une préparation spécifique de la surface à traiter (la raideur
7
CHAPITRE 01 SYNTHESE BIBLIOGRAPHIQUE

des tôles nécessite une surface parfaitement plane pour assurer l’uniformité de l’épaisseur de

l’adhésif) ; nécessité d’un collage sous pression (vérins), pour assurer une adhésion suffisante

et éviter les bulles d’air dans la couche de résine de collage.

1.2.3. Adjonction de lamelles ou bandes de matériaux composites

Les techniques traditionnelles ont montré leurs limites (augmentation considérable des

sections donc du poids de la structure, oxydation des tôles d’acier, durabilité du béton projeté,

difficulté de chemisage ...etc).Ces dernières années, la technique de renforcement par

matériaux composites pour les éléments structuraux porteurs est utilisée de plus en plus. Cette

technique efficace pour l’accroissement de la résistance des structures et aussi les plaques

composites présentent de meilleures propriétés mécaniques, physiques et chimiques que les

tôles d’acier [7].

Le système de renforcement par matériaux composites peut se résumer par : Examiner et

réparer les surfaces effritées et les fissures de l’élément à renforcer ; appliquer une couche du

mastic de vitrier après la préparation de la surface de l’élément en éliminant les saillies ;

mettre en place les tissus de fibres sur la surface après une application d’une première couche

d’agent d’imprégnation ; répéter l’étape précédente jusqu’à ce que les couches demandées de

fibres soient installées.

Figure 1.5. Détails sur les différentes couches d’un béton réparé [8].

Parmi les méthodes de renforcement disponibles, on retrouve la technique de renforcement

externe (EBR :Externally bonded reinforced), qui consiste au collage de feuilles ou de plaques

8
CHAPITRE 01 SYNTHESE BIBLIOGRAPHIQUE

de polymères renforcés en fibres (PRF) sur la surface extérieure de l'élément structurel avec

une résine époxydique appropriée.

Tableaux 1.1. Avantages et inconvénients des matériaux composites [9].

Avantages Inconvénients

- sa faible densité ; - une anisotropie très marquée ;

- ses propriétés mécaniques longitudinales ; - un comportement à la rupture de type

- l’absence de corrosion ; fragile des composites ;

- sa très bonne tenue à la fatigue ; - un prix de matière élevé comparé à celui

- sa facilité de manipulation. de l’acier.

1.3. Matériaux composite Polymère Renforcé de Fibres (PRF)

Un polymère renforcé de fibres (PRF) est un matériau composite qui se compose d’un

arrangement de matrice et de fibres continus ou discontinus. La phase discontinue, appelée

renfort ou matériau renforçant, est habituellement plus dure avec des propriétés mécaniques

supérieures à celles de la phase continue, appelée matrice [5].

Figure 1.6. Définition d’un matériau composite ou PRF [5].

9
CHAPITRE 01 SYNTHESE BIBLIOGRAPHIQUE

1. 3.1. Fibres

La fibre est l’élément porteur de charge principal d’un composite. Par conséquent, la fibre

influe fortement sur les caractéristiques mécaniques du composite.

Il existe principalement trois types de fibres qui sont utilisés pour le renforcement des

structures en génie civil qui sont les fibres de verre , d’aramide et de carbone pour améliorer

la résistance mécanique et la rigidité des matériaux composites [4].

[Link]. Fibre de carbone

C'est la fibre la plus utilisée dans les applications hautes performances. Elle est obtenue par

carbonisation de la fibre de PAN (Polyactylonitrile). Selon la température de combustion, on

distingue deux types de fibres : Fibres haute résistance (HR) : pour une combustion de 1000-

1500 °C et fibres haut module (HM) : pour une température de combustion de 1800-2000 °C.

En effet, les fibres de carbone se brisent aisément si elles sont comprimées dans le sens de

leur longueur, alors que, à masse égale, elles sont cinq fois plus raides et dix fois plus

résistantes à la traction que l'acier [7].

Figure 1.7. Fibres Carbone [10].

10
CHAPITRE 01 SYNTHESE BIBLIOGRAPHIQUE

[Link]. Fibre de verre

Elles constituent le renfort essentiel des composites de grande diffusion. Elle est obtenue à

partir de sable (silice) et d'additifs (alumine, carbonate de chaux, magnésie, oxyde de bore).

On distingue trois types de fibres :

• E : pour les composites de grande diffusion et les applications courantes ;

• R : pour les composites hautes performances ;

• D : pour la fabrication de circuits imprimés (propriétés diélectriques) [7].

Figure 1.8 .Fibres de verre [10].

[Link]. Fibre d'aramide

Souvent appelée Kevlar, la fibre d'aramide est issue de la chimie des polyamides

aromatiques. Il est possible de trouver deux types de fibres d'aramide de rigidités différentes :

Les fibres bas module : utilisées pour les câbles et les gilets pare-balles;

La fibre haute module : employées dans le renforcement pour les composites hautes

performances .Le Kevlar est une fibre synthétique qui possède d'exceptionnelles des qualités

de résistance à la traction et à l'allongement [7].

11
CHAPITRE 01 SYNTHESE BIBLIOGRAPHIQUE

Figure 1.9. Fibres d’aramide [10].

Tableaux 1.2. Propriétés des fibres [2].

Résistance Module Allongement Température


Diamètre Densité
Filament à la traction de traction à la rupture de fusion
(μm)
(MPa) (MPa) (%) (oC)
Verre E 3 à 30 2,54 3 400 73 000 4,5 850
Verre D 3 à 30 2,14 2 500 55 000 4,5 –
Verre R 3 à 30 2,48 4 400 86 000 5,2 990
Carbone HR 8 1,78 3500 200 000 1 2 500
Carbone HM 8 1,8 2200 400 000 0,5 2 500
Aramide HR 12 1,45 3100 70 000 4 480
Aramide HM 12 1,45 3100 130 000 2 480

HR: haute résistance; HM : haut module.

Tableaux 1.3. Comparaison qualitative entre Verre-E, Carbone-H.T et fibres Aramide [11].

Tissus de composites en:


Critères

Fibres de Verre-E Fibres de Carbone Fibres d’Aramide

Force de traction Très bonne Très bonne Très bonne


Force de compression Bonne Très bonne Inadéquate
Module de Young Adéquat Très bon Bon
Comportement à long terme Adéquat Très bon Bon
Comportement à la fatigue Adéquat Excellent Bon
Densité apparente Adéquate Bonne Excellent
Résistance à l’alcaline Inadéquate Très bonne Bonne

12
CHAPITRE 01 SYNTHESE BIBLIOGRAPHIQUE

1. [Link]

La matrice dans un composite est la phase continue. Elle fournit le mécanisme nécessaire

au transfert de la charge de part et d’autre des fibres [12]. Il existe deux types principaux de

matrices :

 Résine thermodurcissable (TD): polymère transformée en un produit essentiellement

infusible et insoluble après traitement thermique (chaleur, radiation) ou physicochimique

(catalyse, durcisseur). La transformation est irréversible.

 Résine thermoplastique (TP): polymère pouvant être alternativement ramollie par

chauffage et durci par refroidissement dans un intervalle de température spécifique du

polymère étudié. Les résines thermoplastiques présentent l’aptitude à l’état ramolli, de

se mouler aisément par plasticité. La transformation est réversible.

Les différentes familles de matrice sont résumées sur la figure 1.10 :

Matrices
Organiques Minérales

Thermodurcissables Thermoplastiques Elastomères Céramiques Métalliques

Nitrures Carbures Borures

Figure 1.10. Organigramme illustrant les différentes familles de matrice [12].

13
CHAPITRE 01 SYNTHESE BIBLIOGRAPHIQUE

1. 3.3. Composites «PRF»

La fabrication des composites peut être faite par plusieurs méthodes différentes : La

stratification directe ou au contact, la pultrusion, et l’enroulement filamentaire.

En fonction des fibres utilisées, les composites «PRF» sont classées en trois groupes :

 polymère renforcé de fibres de verre (glass-fibre-reinforced polymer) : PRFV

 polymère renforcé de fibres de carbone (carbon-fibre-reinforced polymer) : PRFC

 polymère renforcé de fibres d’aramide (aramid-fibre-reinforced polymer) : PRFA

La fibre est l’élément porteur de charge principale d’un composite. Par conséquent, elle

influe fortement sur les caractéristiques mécaniques du composite. Le tableau 1.9 résume les

principales propriétés mécaniques des matériaux composites couramment utilisés en génie

civil [4].

Tableaux 1.4. Propriétés mécaniques typiques des composites «PRFV», «PRFC» et «PRFA» [13].

Module
Contenu en Résistance à la
Matériaux composites Densité d’élasticité
fibres traction
Unidirectionnel (kg / m3) longitudinale
(% par poids) (MPa)
(GPa)

Fibres de verre / polyester


50-80 1600-2000 20-55 400-1800
(GFRP laminé)

Carbone / époxy
65-75 1600-1900 120-250 1200-2250
(CFRP laminé)

Aramide / époxy
60-70 1050-1250 40-125 1000-1800
(FRP laminé)

14
CHAPITRE 01 SYNTHESE BIBLIOGRAPHIQUE

1.4. Synthèse des travaux portant sur les applications des ‘ PRF ‘ en génie

civil

Depuis l’introduction des PRF dans les métiers du génie civil, d'innombrables éludes ont

été effectuées pour étudier 1'utilisation de ces matériaux dans la réhabilitation des structures

en béton armé. Cette partie présente une revue de littérature des résultats de quelques travaux

expérimentaux antérieurs reliés à la réhabilitation et au renforcement des poutres en béton

armé par matériaux composites.

1.4.1. Renforcement des poutres en béton armé par PRF

Ce type de renforcement est appliqué aux structures supportant une sollicitation due au

moment fléchissant. Les fissures ou bien l’endommagement apparaissent dans la zone de

traction des poutres (Figure 1.11) [10].

Figure 1.11. Rupture en flexion de la poutre [10].

Dans la plupart des cas, on colle le renforcement à l'élément de sorte que les fibres soient

orientées de la même manière que les efforts. Les renforts utilisés sont généralement des

bandes de tissu unidirectionnel pour le cas de poutre (Figure1 .12) [6].

15
CHAPITRE 01 SYNTHESE BIBLIOGRAPHIQUE

Figure 1.12. Renforcement vis-à-vis de la flexion par collage de plaque composite [6].

Plusieurs études ont été effectuées sur le renforcement des poutres en béton armé par

matériaux composites soumises à la flexion. Cette section nous permet d’avoir une

compréhension générale de l’apport du renforcement en flexion par collage externe de PRF. Il

existe de nombreuses études expérimentales sur le comportement en flexion des poutres

renforcées avec des couches en PRFC, [14,15].

Meier (1992)[16] a montré que l'utilisation des plaques en fibres de carbone pour le post-

renforcement de structures en béton arme a pour résultat d'augmenter la résistance en flexion.

Pour cela, il a testé des poutres de 2 m de longueur, renforcées avec des lamelles de 0,3 mm

d'épaisseur et des poutres de 7 m de longueur, renforcées avec des lamelles de 1 mm

d’épaisseur. Enfin, des poutres de 2m de longueur sans renforcement ont servi pour comparer

les résultats. Les poutres de 2 m avec renforcement ont montré un gain de 100 % de résistance

en flexion centre 22% pour celles de 7 m.

Riyad et al. (2001)[17] Ont testé sept poutres en béton armé renforcées par PRFC. Les

poutres avaient différentes quantités des barres d'acier et aussi la quantité (taille et type) des

matériaux composite de PRFC. Ils ont conclu que les poutres renforcées avec une quantité

inférieure des barres d'acier existantes ont une ductilité plus faible. De plus, la fourniture

d'ancrages dans le système de renforcement par PRFC qui augmentait la résistance et la

ductilité des poutres renforcées.

Aboutaha et al. (2003)[18] ont étudié la ductilité à la flexion des poutres renforcées de

PRFC. Les auteurs ont conclu que les poutres renforcées avec une quantité inférieure des

16
CHAPITRE 01 SYNTHESE BIBLIOGRAPHIQUE

barres d'acier existantes ont une ductilité plus faible. De plus, la fourniture d'ancrages dans le

système de renforcement empêchait le délaminage des feuilles de PRFC qui augmentait la

ductilité en flexion des poutres renforcées.

Ashour et al. (2004)[19] ont testé seize poutres continues en béton armé. Les poutres

avaient différentes barres d'acier et des stratifiés de polymères renforcés de fibres de carbone

(PRFC). Ils ont conclu que toutes les poutres renforcées présentaient des capacités plus

élevées comparativement aux poutres de contrôle non renforcées.

Esfahani et al. (2007)[20] ont testé des poutres avec différents nombres de couches de

PRFC ayant différentes dimensions. Ils ont conclu que la résistance à la flexion et la rigidité

des poutres renforcées étaient plus élevées que celles des poutres non renforcées. De plus, les

auteurs ont constaté que lorsque de faibles rapports de renforcement étaient utilisés, la

résistance à la flexion des poutres était surestimée.

Soudki et al. (2007)[21] ont étudié le comportement des poutres en béton armé renforcées

de PRFC dans un environnement corrosif. Ils ont conclu que les poutres renforcées

produisaient le double de la résistance des poutres non renforcées même lorsqu'elles étaient

soumises à un environnement difficile.

Ahmad et al. (2011)[22] ont constaté, quant à eux, une augmentation dans la rigidité de

flexion et de la charge finale des poutres testées avec différents schémas de renforcement.

L’étude de Anju Antony et al.(2019) [23] a porté sur l’évaluation du comportement des

poutres renforcées selon la technique EBR . Les spécimens d'EBR ont présentés une

augmentation de la résistance à la flexion de 16,67% pour une seule couche 26,67% pour

deux couches et 27,78 pour trois couches de feuilles de PRFC.

Asad ur Rehman Khan et Shamsoon Fareed (2014)[24] ont étudié le comportement des

poutres en béton armé renforcées avec des enveloppes PRFC en zone tendue avec et sans

ancrages, avec différents rapports (travée de cisaillement et la hauteur efficace de la section de

17
CHAPITRE 01 SYNTHESE BIBLIOGRAPHIQUE

poutre) a/d. Soumises à une flexion à quatre points. Ils ont conclu que la résistance à la

flexion et la rigidité et aussi la ductilité des poutres renforcées étaient plus élevées que celles

des poutres non renforcées ainsi que l'augmentation des capacités de charge des poutres

renforcées avec ancrages.

1.4.2. Renforcement des poutres en béton armé par PRF à la zone de cisaillement

La rupture en cisaillement apparait sur les zones où l’effort tranchant est élevé. Différentes

configurations du renforcement vis-à-vis de l’effort tranchant ont été testées.

(a) Plaque composite.

(b) Bandes de tissu verticales ou inclinées.

(c)

(c) Bandes du tissu collées verticalement, bandes de tissu en forme de U, des bandes du tissu entourant des
poutres sur toutes leurs périphéries

Figure 1.13. Différents configurations du renforcement vis –à-vis de l’effort tranchant [6].

Les configurations de renforcement en cisaillement par la méthode de collage externe

(Externally - bonded) EB sont classées comme suit [10] :

18
CHAPITRE 01 SYNTHESE BIBLIOGRAPHIQUE

 Le FRP est collé complètement sur les surfaces de la section transversale de la poutre

(Applicable seulement sur les sections rectangulaires),

 Le FRP est collé sur les deux faces latérales (side-bonding),

 Le FRP est collé sur les deux faces latérales et la face de traction de la poutre (U-

jacketing),

Plusieurs recherches traitant du comportement des poutres renforcées en cisaillement à

l’aide des matériaux composites ont été entreprises.

Berset (1992)[25] ont étudié le renforcement au cisaillement des poutres par PRF. Les tests

ont été réalisés sur une série de six poutres rectangulaires. Cette expérimentation a pris en

considération deux paramètres : l’épaisseur du renfort de PRF et l’implication des étriers. Le

renfort de PRF a été collé en surface sur les côtés des spécimens à un angle de 45°. Les gains

en résistance en cisaillement obtenus se sont établis entre 33% et 66% en fonction de

l’épaisseur du renfort. Cette étude a permis de démontrer, que l’utilisation de PRF pouvait

accroître la résistance en cisaillement.

Chajes et al. (1995)[26] ont testé des poutres en T ayant un rapport de travée de

cisaillement et la hauteur efficace de la section de poutre a/d de=2.7. Les spécimens ne

comportaient aucune armature transversale. Cette analyse visait à identifier le gain de

résistance de poutres renforcées à l’aide de trois différents types de renforts, soit fibre de

verre, d’aramide et de carbone. Tous les spécimens étaient enveloppés en U sur toute la

longueur avec les fibres orientées différemment (0° et 90°) et à des angles de 45° et 135° pour

ceux utilisant la fibre de carbone. Les gains de résistance en cisaillement obtenus ont atteint

60% à 150%.

Sato et al. (1996)[27] ont effectué des essais sur des poutres renforcées par des bandes en

U uniformément espacées, ce qui a aussi permis d'identifier divers modes de rupture lors du

développement des fissures de cisaillement.

19
CHAPITRE 01 SYNTHESE BIBLIOGRAPHIQUE

Taljsten (1997)[28] a expérimenté différentes techniques de collage sous pression, ainsi

que l'effet de l'angle de collage des bandes de renforcement.

Umezu et al.(1997)[29] ont étudié le renforcement en utilisant des bandes d'aramide.

Triantafillou (1998)[30] a proposé un modèle pour déterminer la contribution des PRF à la

résistance au cisaillement des poutres en (BA). Ses résultats sont obtenus à partir d’une série

de tests sur des poutres ayant une section rectangulaire, aucun acier transversal et un

renforcement en cisaillement par bandes PRFC. Deux paramètres ont été étudiés : l’épaisseur

de PRF et l’angle d’orientation du PRF par rapport l’axe longitudinal de la poutre. Les

résultats de test montrent que le PRF augmente la résistance au cisaillement de l’ordre de 65%

à 95 % par rapport à une poutre non renforcée. De plus, Le mode de rupture de toutes les

poutres est fragile par développement de fissures diagonales dans la travée de cisaillement.

Pour les poutres renforcées, la fissure diagonale est suivie par le décollement du PRF, et la

défaillance se produit pour une charge plus grande que celle pour une poutre non renforcée.

Khalifa et Nanni (2000)[31] ont réalisé des tests sur une série de six poutres avec une

section en Té sans aciers transversaux, renforcées par différentes configurations de PRF. Les

paramètres étudiés sont : configuration de PRF (renforcement continu vs bandes discrètes) ;

surface de collage (deux faces vs forme-U);combinaisons des directions de fibre (90°-0° en

combinaison de direction de fibre vs 90° direction); effet d’ancrage (forme-U avec ancrage vs

forme-U sans ancrage). Les résultats montrent que toutes les poutres atteignent la rupture par

décollement du PRF. Grâce à la contribution du FRP, la résistance au cisaillement des poutres

est augmentée de l’ordre de 35% à 135%par rapport au cas de poutres non renforcées. Pour

les poutres avec le renforcement PRF en forme-U et l’ancrage, l’ancrage a démontré son

avantage sur la résistance au cisaillement de la poutre, le mode de rupture a évolué d’une

défaillance en cisaillement à une défaillance en flexion.

20
CHAPITRE 01 SYNTHESE BIBLIOGRAPHIQUE

Deniaud et Cheng (2001)[32] ont testé des poutres en Té. L’objectif visé était d’évaluer

l’influence de certains paramètres, tels que : l’espacement des étriers ; le type de fibre utilisé

(fibre de verre ou fibre de carbone) et l’orientation de la fibre : 90°, 45°/90°, et triaxiale

0°/60°/-60°. Ils ont constaté que la résistance ultime ainsi que la ductilité des spécimens

étaient clairement influencées par la quantité d’armatures transversales et l’application de

renforts en PRF.

Chaallal et al. (2002)[33] ont présenté les résultats d’une série de vingt-huit tests sur

quatorze poutres avec section en Té, sous charge statique. Deux paramètres sont considérés

dans cette étude l’espacement des aciers transversaux ; le nombre de couches de PRFC. Le

renfort PRFC est collé sous forme de U sur la surface de la poutre. Le ratio de cisaillement le

rapport entre travée de cisaillement et hauteur efficace de la section est a/d=2, donc nous

pouvons la considérer comme une poutre profonde. Ils ont conclu la résistance au cisaillement

est augmentée avec l’augmentation de nombre de FRP.

Täljsten (2003)[34] ont étudié sept poutres rectangulaires ayant et un rapport a/d(le rapport

entre travée de cisaillement et hauteur efficace de la section) de 2.7. L’objectif de cette étude

visait à évaluer l’influence de certains paramètres, tels que : (i) l’orientation des fibres (45°,

0°, 90°) et (ii) l’épaisseur du renfort de PRFC. Tous les spécimens à l’étude, à l’exception du

spécimen de contrôle, étaient renforcés à l’aide de tissu collé en U. De plus, les poutres ne

disposaient d’aucune armature transversale dans la zone de cisaillement pour mieux évaluer la

contribution du béton. Les résultats ont montré qu’un gain de résistance dû au PRFC variant

entre 100% et 170%.

d'Adhikary et al. (2004)[35] ont étudié les poutres (BA) renforcée par PRFC le renfort

PRFC est collé sous forme de U sur la surface de la poutre, plus efficace par rapport à d'autres

schémas des renforcements. Ils ont conclu que la poutre en (BA) renforcée par PRFC sous

forme de U augmente la capacité de cisaillement de 119% par rapport à la poutre témoin.

21
CHAPITRE 01 SYNTHESE BIBLIOGRAPHIQUE

Bousselham (2005)[36] a réalisé Trente-quatre tests répartis en deux séries dont la

première constituée de vingt-deux poutres en T de 152 mm x 406 mm x 4520 mm et une

deuxième série de douze poutres en T de 95 mm x 220 mm x 3000 mm. Toutes les poutres ont

été renforcées à l’aide de tissu de fibres de carbone bidirectionnelles collé en U sur toute la

longueur de l’âme des poutres. L’objectif visé lors de ces essais était d’évaluer le

comportement des poutres renforcées en cisaillement en observant certains paramètres ; tels

que : (i) le taux de PRFC, (ii) le taux d’acier transversal, (iii) le type de poutre (élancée ou

profonde), et (iv) la taille des spécimens. Ces essais ont montré que l’augmentation du taux de

PRF n’était pas proportionnelle à sa contribution en termes de gain en résistance et que cette

contribution était influencée par le taux d’acier transversal. Il a été observé que plus le taux

d’acier augmente, moins la contribution du PRF est importante.

Bousselham et Chaallal (2006)[37] ont présenté les résultats d’une série de tests sur vingt-

deux poutres, section en Té. Les paramètres étudiés sont : le ratio de PRF (nombre de couche

de PRF) ; le ratio d’aciers transversaux (espacement) ; le ratio de la longueur de travée de

cisaillement sur la hauteur effective de la poutre. Les résultats ont montré que la contribution

du PRF est influencée par le ratio du rapport entre travée de cisaillement et hauteur efficace

de la section est a/d et la présence d’aciers transversaux.

Bencardino et al. (2007)[38] ont étudié le comportement des poutres renforcées en

cisaillement par PRF soumises à une flexion à quatre points. Ils ont conclu que l'ancrage

améliore la résistance et la rigidité des poutres renforcées par plaques de PRFC.

Monti et Liotta (2007) [39] ont étudié l’effet de l’orientation des fibres PRFC à différents

angles (30, 45, 60 et 90°). L'augmentation de la capacité de cisaillement, allant de 86 % par

rapport à celles non renforcées. La méthode de renforcement des bandes avec différents

angles et espacements a augmenté la capacité de cisaillement des poutres jusqu'à 37 %.

22
CHAPITRE 01 SYNTHESE BIBLIOGRAPHIQUE

D’après les travaux de Teng et al. (2009)[40] neuf poutres sont testées soumises à une

flexion à trois points. Parmi les neuf poutres, il y a trois poutres non renforcées et six poutres

renforcées (UBF et BDF). Il n’y a qu’une différence entre les deux séries, PRFC dans série

UBF n’est pas connecté avec le béton sur les deux faces latérales de la poutre. Le but de ces

tests est de déterminer l’interaction entre FRP, béton, et aciers transversaux d’une poutre

renforcée par FRP avec chargement en cisaillement. Les résultats montrent que la poutre de

série UBF (FRP non collé sur la surface latérale) donne une résistance plus grande que la

poutre avec le FRP collé sur la surface latérale de la poutre (BDF).

Sundarraja et Rajamohan (2009)[41] ont étudié l’effet PRFV pour améliorer la capacité de

cisaillement des poutres en béton armé. La précision du code ACI pour la prédiction de la

capacité de cisaillement des poutres renforcées avec PRFV (polymère renforcé de fibres de

verre), Les auteurs ont conclu que la capacité de cisaillement, des poutres renforcées,

augmente à 50% par rapport à la poutre témoin. De plus, les poutres renforcées sous forme de

U sont plus efficaces par rapport aux poutres renforcées de deux faces par PRFV. Les

résultats par le code ACI montrent un bon accord avec les données expérimentales.

Bukhaari et al. (2010)[42] ont étudié l’effet de l’orientation de la fibre PRFC (0/90 et

45/135). Ils ont conclu que l'orientation de la fibre PRFC 45° présente des capacités plus

élevées comparativement aux autres poutres, car ils sont approximativement perpendiculaires

aux fissures de cisaillement.

Godat et al. (2010)[43] ont réalisé des essais sur sept poutres rectangulaires de dimensions

différentes afin d’être en mesure d’obtenir une compréhension plus juste de l’influence de

l’effet d’échelle sur la contribution du renfort en PRF des poutres renforcées en cisaillement à

l’aide de PRF. Les dimensions des trois séries de spécimens étaient respectivement de 100

mm x 200 mm x 900 mm pour la première série, de 200 mm x 400 mm x 1800 mm pour la

deuxième série et de 300 mm x 600 mm x 2700 mm pour la troisième série. Les spécimens

23
CHAPITRE 01 SYNTHESE BIBLIOGRAPHIQUE

ont été renforcés à l’aide de bande en U et de bande enveloppant entièrement le spécimen,

espacé de façon variable selon la dimension du spécimen. Enfin, ces essais ont démontré que

la contribution du PRF était plus grande sur les spécimens de petite taille comparativement à

ceux ayant des dimensions qui s’approchent de la réalité. En comparant les résultats

expérimentaux aux différentes normes, les auteurs mentionnent que la norme ACI est celle

qui, en termes de résistance offerte par le PRF, s’approche le plus des résultats obtenus.

El-Maaddawy et Chekfeh (2012)[44] ont étudié huit poutres en Té renforcées à l’aide de

différentes épaisseurs de tissus collés en U sur toute la longueur. Le programme expérimental

a été mené sous deux groupes : (A) trois poutres chargées jusqu’à rupture n’ayant pas été pré

fissurées avant l’application du renfort et (B) cinq poutres ayant été chargées jusqu’à la

charge maximale avant d’être renforcées et chargées à nouveau jusqu’à la rupture. Les

résultats ont montré qu’il était possible de restaurer une poutre ayant subi des dommages

sévères en recouvrant 91% de sa résistance originale lorsqu’aucun système d’ancrage n’est

mis en place, 117% pour les poutres renforcées avec un système de fixation d’une tige

enfoncée et entre 130% et 145% de gain de résistance pour une tige filetée introduite à travers

la partie supérieure de l’âme. De plus, les auteurs mentionnent que le nombre de couches

n’aurait pas une grande influence sur le gain de résistance pour les spécimens munis

d’ancrage.

Panda et al. (2013)[45] ont fait des essais expérimentaux sur deux séries de poutre en Té.

Le rapport entre la travée de cisaillement et la hauteur efficace de la section de poutre (a/d) est

de 3,26. La première série se compose de neuf poutres non renforcées par le composite, tandis

que les neuf poutres de la deuxième série sont renforcées par PRFG avec différentes

configurations. Les paramètres suivants sont étudiés : le taux d’aciers transversaux (sans acier

transversal et avec l’espacement des aciers transversaux de 200 mm ou 300 mm) ; différentes

configurations de PRFG (Coté-collé, forme en U, et forme en U avec ancrage). Les résultats

24
CHAPITRE 01 SYNTHESE BIBLIOGRAPHIQUE

ont montré que le gain de capacité en cisaillement est significatif sur toutes les poutres

renforcées par PRFG. La configuration forme en U avec ancrage présente plus d’efficacité

que la configuration forme en U et coté-collé (Bandes du tissu collées verticalement).

El-Saikaly et al. (2014)[46] ont réalisé douze essais sur des spécimens. Le programme

expérimental comportait des poutres sans étriers et des poutres avec étriers avec différents

espacements. Ces essais comptaient : (i) un spécimen de contrôle, (ii) un spécimen renforcé à

l’aide de tissu en U collé sur toute la longueur, (iii) un spécimen renforcé de bande en L et

(iv) un spécimen renforcé de bande en L avec ancrages par cordage introduit à travers la

semelle de la poutre en Té. L’objectif visé par ces essais était de valider l’efficacité d’un

nouveau système d’ancrages composé de cordes de PFRC introduites à travers la semelle,

visant à reproduire les effets du tissu collé enveloppant entièrement le spécimen. Les résultats

ont montré que ce système pouvait amener jusqu’à 96% en gain de résistance pour le

spécimen qui ne contient pas d’armature transversale. Ceci indique qu’une meilleure

performance est obtenue lorsque le décollement prématuré du renfort est contrôlé. De plus, les

résultats ont montré que la contribution du PRF doublait en présence d’ancrages. Ainsi, ce

système mène à l’utilisation de la pleine capacité des matériaux et se traduit par une rupture

par éclatement du béton.

Musa Hakan Arslan et al. (2022)[47] ont étudié le renforcement au cisaillement des poutres

en Té avec et sans ancrage dans différentes configurations de PRFC. Ils ont conclu que le

renfoncement par PRFC empêche la formation des fissures de cisaillement et que

l’amélioration de la capacité portante, de la rigidité et de la ductilité dépend du type de

renforcement.

A partir des études expérimentales, réalisées par de nombreux chercheurs, portant sur des

poutres en béton armé renforcées parles matériaux composites, il a été remarqué que le

renforcement externe augmente la capacité portante et la rigidité des poutres.

25
CHAPITRE 01 SYNTHESE BIBLIOGRAPHIQUE

Deuxième partie : Analyse analytique du renforcement

1.5. Code de calcul pour la prédiction de la résistance en cisaillement des


Poutres en béton armé renforcées par PRF
Dans cette section, il sera question de présenter quelques instructions de conception

principales pour le renforcement en cisaillement par PRF tels que : ACI 440.2R (2008) [48],

FIB bulletin 14 (2001) [49], EUROCODE 2 [50], CNR-DT200(2004) [51].

1.5.1. ACI 440.2R (2008)

Le guide américain pour la conception et la construction de systèmes de PRF à liaison

externe, pour le renforcement des structures en béton ACI 440.2R-08 [48], considère que la

contribution du PRF à la résistance au cisaillement peut être déterminée par le calcul de la

force résultant de la contrainte de traction dans le PRF. Dans le code ACI, la contribution du

PRF est calculée de la manière suivante :

∅(𝑉𝑛 ) = ∅(𝑉𝑐 + 𝑉𝑆 + 𝛹𝑓 𝑉𝑓 ) (1.1)

∅ ∶ 𝑓𝑎𝑐𝑡𝑒𝑢𝑟 𝑑𝑒 𝑟é𝑑𝑢𝑐𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑑𝑒 𝑙𝑎 𝑟é𝑠𝑖𝑠𝑡𝑎𝑛𝑐𝑒.

𝛹𝑓 : 𝐹𝑎𝑐𝑡𝑒𝑢𝑟 𝑑𝑒 𝑟é𝑑𝑢𝑐𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑑𝑒 𝑙𝑎 𝑟é𝑠𝑖𝑠𝑡𝑎𝑛𝑐𝑒 𝑎𝑢 𝐹𝑅𝑃.

0.95 𝑒𝑛𝑣𝑒𝑙𝑜𝑝𝑝𝑒 𝑡𝑜𝑡𝑎𝑙𝑒


Avec 𝛹𝑓 = { 𝑔
0.85 𝑟𝑒𝑛𝑓𝑜𝑟𝑡 𝑐𝑜𝑙𝑙é 𝑠𝑢𝑟 𝑙𝑒𝑠 𝑐𝑜𝑡é𝑠

Les contributions du béton et de l’acier transversal s’expriment ainsi :

1
𝑉𝑐 = √𝑓 ′ 𝑏 𝑑 (1.2)
6 𝑐 𝑤

𝑓𝑐′ : Résistance en compression du béton obtenu à partir d’un test standard.

𝑏𝑤 ∶ Largeur de l’âme de la poutre.

𝑑: Profondeur de la poutre (Hauteur utile).

26
CHAPITRE 01 SYNTHESE BIBLIOGRAPHIQUE

𝐴𝑣 𝑓𝑦 𝑑
𝑉𝑠 = (1.3)
𝑆

𝐴𝑣 : Aire de l′ armature transversale.

𝑓𝑦 : Limite élastique de l’acier d’armature (contrainte).

𝑆: Espacement des étriers.

La contribution du PRF s’exprime différemment aussi :

𝐴𝑓𝑣 𝑓𝑓𝑒 (sin 𝛼 + cos 𝛼)𝑑𝑓𝑣


𝑉𝑓 = (1.4)
𝑆𝑓

𝐴𝑓𝑣 : Aire du renfort.

𝑓𝑓𝑒 ∶ Contrainte effective du renfort .

𝛼 ∶ Angle d’inclinaison du renfort par rapport à l’axe de la poutre.

𝑑𝑓𝑣 : l’épaisseur du joint de colle

𝑆𝑓 : Espacement entre axes de deux lamelles successives du renfort

Avec :

𝐴𝑓𝑣 = 2𝑛𝑡𝑓 𝑤𝑓

𝑛 ∶ Nombre de couches de PRF.

𝑡𝑓 ∶ Épaisseur du renfort.

𝑤𝑓 : Largeur des lamelles de renfort .

Avec la formulation des coefficients 𝐾1, 𝐾2 et Le :

ƒ′𝑐 2
𝐾1 = ( )3
27

𝐾1 ∶ Facteur de modification de résistance du béton .

23300
𝐿𝑒 =
(𝑛𝑡𝑓 𝐸𝑓 )0.58

Le : Longueur effective du renfort.

𝐸𝑓 : Module élastique du renfort.

27
CHAPITRE 01 SYNTHESE BIBLIOGRAPHIQUE

𝑑𝑓𝑣 − 𝐿𝑒
𝑃𝑅𝐹 𝑐𝑜𝑙𝑙é 𝑒𝑛 𝑈
𝑑𝑓𝑣
𝑆
𝐾2 =
𝑔
𝑑𝑓𝑣 − 2𝐿𝑒
𝑃𝑅𝐹 𝑐𝑜𝑙𝑙é 𝑠𝑢𝑟 𝑙𝑒𝑠 𝑐𝑜𝑡𝑒𝑠
{ 𝑑𝑓𝑣

𝐾2 : Facteur de modification du modèle d’enveloppe.

𝑑𝑓𝑣 ∶ l’épaisseur du joint de colle

𝐾𝑣 ∶ Étant un facteur de réduction d’adhérence calculé ainsi

𝐾1 𝐾2 𝐿𝑒
𝐾𝑣 = (1.5)
11900 𝜀𝑓𝑢

𝜀𝑓𝑢 : Déformation ultime du renfort.

0.004 ≤ 0.75 𝜀𝑓𝑢 𝑝𝑜𝑢𝑟 𝑢𝑛𝑒 𝑒𝑛𝑣𝑒𝑙𝑜𝑝𝑝𝑒 𝑡𝑜𝑡𝑎𝑙𝑒


𝐹
𝐸𝑡 𝜀𝑓𝑒 = (1.6)
𝑔
𝑘 𝜀
{ 𝑣 𝑓𝑢 𝑝𝑜𝑢𝑟 𝑢𝑛 𝑟𝑒𝑛𝑓𝑜𝑟𝑡 𝑐𝑜𝑙𝑙é 𝑠𝑢𝑟 𝑙𝑒𝑠 𝑐𝑜𝑡é𝑠 𝑜𝑢 𝑒𝑛 𝑈

𝜀𝑓𝑒 : Déformation effective du renfort .

𝑓𝑓𝑒 = 𝜀𝑓𝑒 𝐸𝑓

1.5.2. FIB 14 [49]

D’après la méthode de la FIB (Fédération internationale du Béton)(fib bulletin 14, 2001),

le calcul de la résistance à l’effort tranchant d’un élément renforcé au PRF, s’exprime ainsi :

VRd= Vcd + Vwd + Vfd (1.7)

Les contributions du béton s’expriment par :

√𝑓𝑐𝑘
𝑉𝑅𝑑,𝑐 = 𝑉𝑐𝑑 = 𝑘𝑣 . 𝑏 . 0.9 . 𝑑 (1.8)
𝛾𝑐 𝑤

𝑘𝑣 ∶ Coefficient qui tient compte de la longueur d’adhérence effective du renfort (Le)

𝑓𝑐𝑘 ∶ Résistance en compression du béton obtenu à partir d’un test standard

𝛾𝑐 : coefficient partiel pour le béton

28
CHAPITRE 01 SYNTHESE BIBLIOGRAPHIQUE

𝑏𝑤 : Largeur de l’âme de la poutre

𝑑: Profondeur de la poutre (Hauteur utile).

200
𝑘𝑣 = ≤ 0.15 (1.9)
1000+1.3 .0.9.𝑑

La contribution du PRF s’exprime différemment aussi :

𝑉𝑓𝑑 = 0.9 . 𝜀𝑓𝑑,𝑒 . 𝐸𝑓𝑢 . 𝜌𝑓 . 𝑏𝑤 . 𝑑. (cot 𝜃 + cot 𝛼 ). sin 𝛼

𝜀𝑓𝑑,𝑒 : la déformation effective

𝐸𝑓𝑢 ∶ Module élastique du renfort

𝜃 = angle de fissure diagonale par rapport à l’axe de poutre

𝛼 = angle entre l’orientation de fibre et l’axe longitudinale de poutre

𝜌𝑓 : Taux de renforcement du PRF

2𝑡 𝑏
𝜌𝑓 = ( 𝑏 𝑓 ) (𝑆𝑓 ) pour le cas du PFR noncontinue sous la forme de bande ou plaque.
𝑤 𝑓

𝑡𝑓 ∶ Épaisseur du renfort.

𝑏𝑓 : Largeur des lamelles de renfort

𝑆𝑓 ∶ Espacement entre axes de deux lamelles successives du renfort

𝑏𝑤 : Largeur de l’âme de la poutre

2𝑡𝑓 sin 𝛼
𝜌𝑓 = 𝑏𝑤
pour le cas du PFR continu (1.10)

La déformation effective est calculée par les équations ci-après :

2/3
𝑓𝑐𝑚 0.3
𝜀𝑓,𝑒 = 0.17 . ( ) 𝜀𝑓𝑢
𝐸𝑓𝑢 𝜌𝑓

𝑓𝑐𝑚 ∶ résistance de calcul du béton à la compression

𝐸𝑓𝑢 : Module élastique du renfort à l’ultime

𝜀𝑓𝑢 : Déformation ultime du renfort

29
CHAPITRE 01 SYNTHESE BIBLIOGRAPHIQUE

𝜀𝑓𝑘,𝑒 = 𝐾𝜀𝑓,𝑒 (1.11)

K : Coefficient

𝜀𝑓,𝑒 : déformation effective du composite

𝜀𝑓𝑑,𝑒 ∶ déformation de conception du renforcement FRP

𝜀𝑓𝑘,𝑒
𝜀𝑓𝑑,𝑒 =
𝛾𝑓

𝛾𝑓 : coefficient partiel pour le renforcement du PRF .

1.5.3. EUROCODE 2[50]

Dans la norme européenne, la résistance en cisaillement de la section d’une poutre

renforcée par la méthode de collage externe (EB) de PRF est calculée par :

𝑉𝑅𝑑 = 𝑚𝑖𝑛{𝑉𝑅𝑑,𝑠 + 𝑉𝑅𝑑,𝑓 ; 𝑉𝑅𝑑 𝑚𝑎𝑥 } (1.12)

Où :

VRd : effort tranchant résistant

VRdmax : effort tranchant minimum pouvant être repris par la section avant écrasement des bielles de

compression.

Contribution d’armature :

𝐴𝑠𝑤 𝑓𝑦𝑤𝑘
VRd,s = 𝑧 (𝑐𝑜𝑡 𝜃 + 𝑐𝑜𝑡 𝛼) 𝑠𝑖𝑛 𝛼 (1.13)
𝑆 𝛾𝑠

𝐴𝑠𝑤 : cross − sectional area of stirrup

S: centreline spacing of stirrups

z ∶ length of section internal lever ann

𝑓𝑦𝑤𝑘 ∶ yield strength of transverse reinforcement

𝛾𝑠 : 𝑓𝑎𝑐𝑡𝑒𝑢𝑟 𝑑𝑒 𝑠é𝑐𝑢𝑟𝑖𝑡é 𝑝𝑎𝑟𝑡𝑖𝑒𝑙 𝑝𝑜𝑢𝑟 𝑙𝑒𝑠 𝑝𝑟𝑜𝑝𝑟𝑖é𝑡é𝑠 𝑚𝑎𝑡é𝑟𝑖𝑒𝑙𝑙𝑒𝑠 𝑑𝑒 𝑙′𝑎𝑐𝑖𝑒𝑟 𝑑′𝑎𝑟𝑚𝑎𝑡𝑢𝑟𝑒

30
CHAPITRE 01 SYNTHESE BIBLIOGRAPHIQUE

Contribution du composite :

𝐴𝑓
𝑉𝑓 = 𝑧 𝑓 𝜎𝑓 (cot θ + cot αf ) sin αf (1.14)
𝑆

𝐴𝑓 : Aire du renfort
𝑧 𝑓 :Distance entre la fibre extrême en compression et le centroïde du renfort en tension

𝜎𝑓 : contrainte de traction .
αf : Angle d’inclinaison du renfort par rapport à l’axe de la poutre

1.5. 4. CNR-DT200 (2004) [51]

Pour le code Italien CNR-DT200 (2004), la résistance au cisaillement de la section d’une

poutre renforcée est calculée par :

VRd = min{VRd,ct + VRd,s + VRd,f ; VRd,max } (1.15)

Les contributions du béton s’expriment ainsi :

VRd,ct = 0.6 fctd b d δ (1.16)

𝑓𝑐𝑡𝑑 : résistance de calcul à la traction du béton

b ∶ largeur de la section transversale

d ∶ profondeur effective de la section

δ ∶ Déplacement vertical de la poutre (flèche)

La contribution du PRF s’exprime différemment aussi :

1 Wf
VRd,f = 0.9 d ƒfed 2 t f (cot θ + cot β) (1.17)
γRd Pf

ƒfed : valeur de calcul de la résistance effective

γRd : Facteur partiel de résistance

t f ∶ Épaisseur du renfort

Wf , Pf ∶ largeur et espacement du PRF, respectivement

31
CHAPITRE 01 SYNTHESE BIBLIOGRAPHIQUE

Avec :

1 l sin β 1 le sin β
e
ƒfed = ƒfdd [1 − 6 min{0.9 ]+ (∅R ffd − ƒfdd ) [1 − ] (1.18)
dh } w 2 min{0.9 dhw }

ƒ𝑓𝑒𝑑 : valeur de calcul de la résistance effective

le : longueur optimale de collage

𝑓𝑓𝑑 : Contrainte ultime de conception du PRF

ƒ𝑓𝑑𝑑 : Contrainte de conception du décollement du PRF

∅R : Facteur de réduction dû aux contraintes locales de coin

Ici, ƒfed est calculé séparément selon le type de configuration de renforcement du PRF. Pour le

cas où le PRF est collé complètement(le contact parfait) sur la section de la poutre :

rc
∅R = 0.2 + 1.6 (1.19)
bw

rc : rayon de coin de la section

rc
0≤ ≤ 0.5
bw

1 2 Ef ΓFk
ƒfdd = γ √ (1.20)
f,d √γc nftf,1

γf,d : Facteur partiel de sécurité sur la qualité de l’application du PRF

Ef ∶ module élastique

ΓFk ∶ énergie de rupture spécifique

γc ∶ coefficient partiel pour le béton

nf ∶ Nombre de couches de PRF

t f,1 : épaisseur du PRF

E tf
le = √2 f f (1.21)
ctm

32
CHAPITRE 01 SYNTHESE BIBLIOGRAPHIQUE

𝑓𝑐𝑡𝑚 : résistance en traction du béton

2/3
𝑓𝑐𝑡𝑚 = 0.30 𝑓𝑐𝑘

𝑓𝑐𝑘 : résistance en compression du béton

le = 80.44

ΓFk = 0.03 K b √fck fctm (1.22)

K b : coefficient de géométrie

b
2− f
b
Kb = √ b ≥1 (1.23)
1+ f
400

1 2 .Ef .ΓFk
ƒfdd = γ .√ (1.24)
f,d √γc nf .tf,1

Troisième partie : Modélisation numérique des poutres renforcée

1.6. Synthèse des modélisations numériques des poutres renforcées

Avoir un modèle d'éléments finis fiable et validé est avantageux par rapport aux données

mesurées expérimentalement dans de nombreux cas. Les résultats expérimentaux sont

généralement limités à ceux enregistrés par les jauges de contrainte et LVDT fixés à quelques

points dans la poutre à un moment ou à une charge spécifiés. Pour cela, la modélisation par

éléments finis présente un avantage par rapport aux essais expérimentaux. Elle permet

également d’étudier différents cas qui ne peuvent être mesurés expérimentalement, y compris

les valeurs de déformation à différents endroits le long des poutres. Cette partie présente une

revue de littérature des résultats des analyses numériques des poutres en béton armée

renforcées avec PRF (flexion ou cisaillement).

33
CHAPITRE 01 SYNTHESE BIBLIOGRAPHIQUE

1.6.1. Analyse par éléments finis des poutres en béton armée renforcées avec le PRF en

flexion

Beaucoup de chercheurs se sont intéressés a l'analyse des poutres en béton armée

renforcées avec le PRF. Amer et al. (2009)[52] ont utilisé le programme ANSYS pour simuler

le comportement non-linéaire des poutres renforcées par les polymères renforcés de fibres de

carbone. Les résultats des courbes de charge-déformation montrent un bon accord avec les

données expérimentales disponibles dans la littérature. Les modes des ruptures, également,

correspondent bien avec ceux observés dans l’expérimentation.

Amer et al. (2009)[53] ont aussi modélisé des poutres renforcées extérieurement par des

couches de PRF. Le modèle d'éléments finis était développé par l’approche de fissuration

répartie pour le béton. Les courbes charge-déformation de l'analyse par éléments finis

concordaient bien avec les résultats expérimentaux dans la gamme linéaire. Cependant, elles

sont légèrement plus rigides que celles des résultats expérimentaux.

Ramezanianpour et al. (2009)[54] ont montré l'efficacité du modèle numérique sous

ANSYS pour étudier le renforcement des poutres par des plaques en PRF, collées

extérieurement. Leur modèle par éléments finis a permis l'optimisation du mode de rupture

dans ces poutres.

Abbas et al. (2010)[55] ont utilisé le programme ANSYS pour analyser la réponse des

poutres renforcées par des plaques d'acier et de PRFC en termes de charge appliquée. Les

courbes charge-déformation à mi- portée ont montré un bon accord avec les résultats

expérimentaux et d'autres résultats numériques disponibles.

Fathelbab et al. (2011)[56] ont analysé l’effet de la flexion, cisaillement et leur

combinaison dans les poutres renforcées par différents schémas de feuilles de PRF. La

comparaison des résultats a montré que les poutres renforcées ont plus de capacité et une

amélioration notable de ductilité par rapport à la poutre de contrôle.

34
CHAPITRE 01 SYNTHESE BIBLIOGRAPHIQUE

Jayajothi et al. (2013)[57] ont réalisé des modèles d'éléments finis non linéaires des

poutres renforcées en flexion et en cisaillement par des couches de polymère (PRF) et ont

constaté que la capacité de charge limite de toutes les poutres renforcées était supérieure à

celle des poutres de poutre témoin et que le comportement des poutres était similaire entre les

modèles d'éléments finis et les résultats expérimentaux à toutes les phases de chargement

jusqu'à la ruine.

Mostefa Hamrat et al. (2020)[58] ont travaillé sur des modèles d'éléments finis non

linéaires en trois dimensions. Les poutres ont été renforcées extérieurement par des fibres de

carbone renforcé de polymères (PRFC et PRFV). Les résultats obtenus par ANSYS sont

satisfaisants et en bon accord avec les résultats expérimentaux avec le coefficient de

corrélation supérieur à 0.9. Ils ont également montre que les contraintes interfaciales de

cisaillement augmentent avec le nombre des couche PRF pour les poutres réparées

1.6.2. Analyse par éléments finis des poutres en béton armé renforcées avec le PRF au

cisaillement

L’analyse numérique à l’aide du programme ANSYS a également été utilisée pour

déterminer le comportement global des poutres en béton armé renforcées avec le PRF au

cisaillement. Dans ce contexte, Elyasian et al. (2006)[59] ont étudié le comportement des

poutres renforcées au cisaillement par couches de PRF à l'aide du logiciel ANSYS. Après

l'analyse, ils ont observé une bonne corrélation et un haut niveau de précision avec les

résultats expérimentaux. Ceci démontre la validité des modèles développés pour la prédiction

du comportement des poutres renforcées au cisaillement par les couches de PRF.

Obaidat et al. (2010)[60] ont utilisé le programme ANSYS pour étudier le comportement

des poutres renforcées en flexion et en cisaillement par couches de polymère et comparer les

résultats des courbes de charge-déformation. Les modes de rupture et les modèles de fissures

obtenus à partir des analyses par éléments finis ont été comparés avec l’expérimental.

35
CHAPITRE 01 SYNTHESE BIBLIOGRAPHIQUE

Hawileh et al. (2013)[61] ont développé un modèle 3D d'éléments finis à l'aide du

programme ANSYS pour analyser la réponse et les performances des poutres en béton armé

renforcées par des plaques de PRFC. Les résultats de la simulation numérique étaient en bon

accord avec ceux de l’expérimentation.

Harihar et al. (2016)[62] ont utilisé l'analyse par les éléments finis non-linéaires pour

évaluer les comportements des poutres renforcées par des couches de polymère (PRFC) sous

charge statique. Les résultats obtenus ont été en bon accord avec les résultats expérimentaux

et d'autres résultats numériques disponibles.

Prajapati et al. (2017)[63] ont développé un modèle 3D d'éléments finis à l'aide du

programme ANSYS pour l’analyse de la réponse et des performances des poutres renforcées

par différents types de composite (PRFC,PRFB, PRFV) à l'aide d'enveloppe de forme U. Les

résultats de la simulation numérique étaient en bon accord avec ceux des expérimentations.

Banjara et Ramanjaneyulu (2017)[64] ont étudié à l’aide du programme ANSYS les

comportements des poutres renforcées avec des (PRFV). Après l'analyse, ils ont observé une

bonne corrélation et un haut niveau de précision avec les résultats expérimentaux.

Habib et al. (2018)[65] ont utilisé ANSYS pour analyser la réponse des poutres renforcées

par des plaques d'acier et de PRFC. Les courbes charge-déformation à mi- portée ont montré

un bon accord avec les résultats expérimentaux et d'autres résultats numériques disponibles.

Choobbor et al. (2019)[66] ont aussi modélisé des poutres renforcées extérieurement par

(PRFC Carbon Fibre Reinforced Polymer (CFRP) / PRFB Basalt Fibre Reinforced Polymer

(BFRP)), Ils ont conclu que les poutres renforcées produisaient le double de la résistance des

poutres non renforcées et une amélioration notable de ductilité par rapport à la poutre témoin.

36
CHAPITRE 01 SYNTHESE BIBLIOGRAPHIQUE

1.7. Conclusion

Les différentes techniques des renforcements des ouvrages en béton arme ont été

présentées. Les techniques traditionnelles de renforcement présentent plusieurs inconvénients

tels que la nécessite, souvent, de grands moyens humains et matériels pour une capacité assez

limitée. Cependant les techniques de renforcement par matériaux composites offrent des

meilleures performances avec moins de moyen et une facilité de mise en œuvre. Les

recherches menées sur l’apport des matériaux composites PRF sur les poutres en béton armé,

ont conclu que le renforcement à l’aide de ces matériaux augmente la résistance ultime, la

ductilité, et aussi la rigidité des poutres en diminuant les flèches maximales.

Ces dernières années, avec le développement d'ordinateurs et de modèles de matériaux

constitutifs non linéaires , plus sophistiqués, l'accent a été mis davantage sur l’analyse

numérique des structures renforcées, en utilisant des logiciels basés sur les élément finis et des

simulations numériques, moins couteuses en temps et en argent comparativement aux essais

expérimentaux.

37
CHAPITRE 02

MODELISATION PAR LA METHODE DES

ELEMENTS FINIS
CHAPITRE 0 2 MODELISATION PAR LA METHODE DES ELEMENTS FINIS

2 .1. Introduction

Des problèmes dans un passé récent ont été considérés comme insolvables par les

méthodes analytiques classiques, sont maintenant aisément résolus par les méthodes

numériques dont la plus utilisée est la méthode des éléments finis (MEF). La méthode des

éléments finis est l’une des techniques numériques les plus puissantes et un outil d’analyse

dans le cas des structures, tels que poutres, poteaux, dalles et aussi poutres profondes,

structures en béton armé renforcées par matériau composite de polymère renforcé de fibre . . .

etc. L’un des avantages majeurs de cette méthode est le fait qu’elle offre la possibilité de

développer un programme permettant de résoudre, avec peu de modifications, plusieurs types

de problèmes. En particulier, toute forme complexe d’un domaine géométrique où un

problème est bien posé avec toutes les conditions aux limites, peut être facilement traitée par

la méthode des éléments finis [67].

2 .2. Méthode des éléments finis

La méthode des éléments finis est une méthode générale d'analyse structurale dans laquelle

la solution d'un problème dans la mécanique continue est rapprochée par l'analyse d'un

assemblage des éléments finis qui sont reliés ensemble à un nombre de points nodaux et

représentent le domaine de la solution du problème [68]. Les domaines d’application de la

méthode des éléments finis sont très larges et très variés tels que la mécanique des milieux

continus solides, la mécanique des milieux continus fluides, …..ect . [69]

La méthode des éléments finis est extrêmement puissante, puisqu’elle permet d’étudier des

structures continues ayant des propriétés géométriques et des conditions de charges

appliquées.

39
CHAPITRE 0 2 MODELISATION PAR LA METHODE DES ELEMENTS FINIS

2.2.1. Avantages de la méthode des éléments finis

La MEF étant versatile, elle présente des avantages par rapport aux autres méthodes

numériques [70]. Elle permet de :

-Représenter un grand nombre de formes de structures à l’aide du modèle numérique général

commun;

- La faculté de définir des maillages très irréguliers. Elle n’impose aucune restriction

géométrique, le corps ou le domaine à modéliser peut avoir une forme quelconque ;

- Accepter des lois complexes de propriétés intrinsèques des matériaux si on compare aux

possibilités des méthodes classiques de résolution, et offre plus vastes perspectives en analyse

non linaire. Elle n’impose aucune restriction sur les propriétés du matériau. Ces propriétés ne

sont donc pas réduites à l’isotropie, et peuvent changer d’un élément à un autre ;

- Elle est applicable à tout type de problème dit de champs, d’analyses de contraintes, de

transfert thermique, etc ;

- Elle n’impose aucune restriction sur les conditions aux limites et le type de chargement,

- Les éléments possédant différents comportements (modèles mathématiques) peuvent être

combinées (ex : voile-portique dans une structure 3D), donc un seul modèle d’élément fini

(EF) peut contenir des barres, des poutres, des plaques, etc ;

- La structure modélisée par des éléments finis représente le plus possible la structure réelle ou

au domaine à analyser. L’approximation peut être améliorée en raffinant davantage le

maillage.

2 .3. Procédures de base de la méthode des éléments finis

Les étapes d'application de la méthode des éléments finis, nécessaires à la construction

d’un modèle éléments finis peuvent être résumées comme suit [71] :

40
CHAPITRE 0 2 MODELISATION PAR LA METHODE DES ELEMENTS FINIS

 Discrétisation du milieu continu en sous domaines, avec numérotation des nœuds et

des éléments ;

 Construction de l’approximation nodale par sous domaine ;

 Calcul des matrices élémentaires correspondant à la forme intégrale du problème ;

 Assemblage des matrices élémentaires en une matrice globale ;

 Introduction des conditions aux limites ;

 Formation du vecteur des charges et sollicitations ;

 Résolution du système d’équations.

 Calcul des efforts dans les éléments.

2.3.1. Formulation des équations gouvernantes et des conditions aux limites

La majorité des problèmes d'ingénierie sont décrits par des équations différentielles aux

dérivées partielles associées à des conditions aux limites définies sur un domaine et son

contour.

L'application de la MEF exige une réécriture de ces équations sous forme intégrale [71].

2.3.2. Discrétisation géométrique

Cette opération consiste à procéder à un découpage de la structure en petits éléments

géométriques (maillage) tout en numérotant chaque nœud et chaque élément. Il est très

recommandé de représenter au mieux la géométrie réelle, souvent complexe du domaine

étudié.

2.3.3. Approximation sur un élément

Dans chaque élément la variable tel que le déplacement, la pression, est approximée par

une simple fonction linéaire, polynomiale ou autre. Le degré du polynôme d'interpolation est

relie au nombre de nœuds de l'élément et ses derges de liberté. L'approximation nodale est

appropriée. C'est dans cette étape que se fait la construction des matrices élémentaires [71].

41
CHAPITRE 0 2 MODELISATION PAR LA METHODE DES ELEMENTS FINIS

2.3.4. Assemblage et application des conditions aux limites

Toutes les propriétés de l'élément (masse, rigidité,…etc) doivent être assemblées afin de

former le système algébrique pour les valeurs nodales des variables physiques. C'est à ce

niveau qu'on utilise les connectivités calculées à l'étape de discrétisation géométrique pour

construire les matrices globales à partir des matrices élémentaires [71].

2.3.5. Résolution du système global

Le système global peut être linéaire ou non linéaire. Il peut définir soit un problème

d'équilibre, de valeurs critiques ou de propagation. Le problème d’équilibre concerne les cas

statiques et les cas stationnaires. Dans un problème de valeurs critiques, ons’intéresse aux

fréquences et aux modes propres de vibrations du système physique étudie. Les problèmes de

propagations, concernent les cas transitoires dans les quels sont déterminées les variations

dans le temps des variables physiques. Les méthodes d'intégration pas à pas conviennent

mieux pour ce type de problème. Les plus utilisées sont : la méthode des différences finies

centrales, la méthode de Newmark, la méthode de Wilson. A ces méthodes doivent être

associées des techniques d'itération pour traiter le cas non linéaire. La plus fréquente est la

méthode de Newton Raphson [69].

2.4. Utilisation des logiciels des éléments finis

La possibilité d’une application presque généralisée de la MEF, lui a permis d’être un outil

puissant et versatile pour résoudre une large variété de problèmes. De ce fait, un grand

nombre de logiciels professionnel ont été développés pour résoudre un grand nombre de

problèmes d’ingénieur et de génie civil en particulier [72].

Ces programmes complexes nécessitent un travail d’approche non négligeable avant

d’espérer pouvoir traiter un problème réel de façon correcte. Citons à titre d’exemple

quelques noms de logiciels : NASTRAN, ANSYS, ADINA, ABAQUS, … etc.

42
CHAPITRE 0 2 MODELISATION PAR LA METHODE DES ELEMENTS FINIS

Les possibilités offertes par de tels programmes sont nombreuses :

– Analyse linéaire ou non linéaire ; Analyse statique ou dynamique; Prise en compte de lois

de comportement complexes; Prise en compte de phénomènes divers (élasticité, thermiques,

électromagnétiques, de plasticité, d’écoulement ….) pouvant être couplés; Problèmes

d’optimisation, ...etc.

L’utilisation de tels programmes nécessite une formation de base minimale. Pour réaliser une

étude par éléments finis, il faut que les objectifs de l’étude soient bien définis selon les étapes

suivantes :

2.4. 1. Analyse du problème (Choix du modèle)

La modélisation par éléments finis est basée sur une approche géométrique, une fois cette

géométrie approchée, il faut choisir un espace d'approximation de la solution du problème.

Cet espace est défini à l'aide du maillage du domaine. Elle est basée sur l’idée de discrétiser la

forme complexe en un grand nombre de sous domaines élémentaires de formes géométriques

simples interconnectés en des points appelés nœuds [71].

2.4. 2. Choix du type d’éléments

Il est fonction de la précision voulue, de la nature du problème, mais aussi du temps

disponible. On choisira les éléments les mieux adaptés dans les familles disponibles. On

distingue trois familles d’éléments correspondants à des domaines à une, deux et trois

dimensions. Chaque élément est identifié par sa forme, le type de courbe ou de surface qui

forme sa frontière, ainsi que le nombre de nœuds nécessaires pour le définir. Il faut que le

nombre de nœuds géométriques sur chaque frontière soit compatible avec la forme de la

courbe qui constitue la dite frontière [73].

43
CHAPITRE 0 2 MODELISATION PAR LA METHODE DES ELEMENTS FINIS

 Eléments à une dimension

 Eléments à deux dimensions triangulaires

 Eléments à deux dimensions quadrangulaires

 Eléments à trois dimensions tétraédriques

 Eléments à trois dimensions hexaédriques (briques)

Figure 2.1. Formes classique des éléments [73].

44
CHAPITRE 0 2 MODELISATION PAR LA METHODE DES ELEMENTS FINIS

2.4. 3. Création et vérification des données

Cette étape dépend du logiciel utilisé. La syntaxe utilisée pour définir le jeu de données est

définie dans le mode d’emploi du bloc fonctionnel correspondant. En sortie, un fichier est

créé, qui contient toutes les informations nécessaires à l’exécution des calculs.

Les vérifications relatives au jeu de données se font généralement graphiquement, grâce à un

module informatique appelé pré-processeur [71].

Différents contrôles peuvent être utilisés pour valider le jeu de données :

– Vérification de la géométrie de la pièce et du maillage ;

– Vérification de la prise en compte des sollicitations et des conditions cinématiques (liaisons)

imposées à la structure ;

– Vérification des propriétés mécaniques utilisées.

Pour des problèmes spécifiques, d’autres contrôles seront envisagés.

L’objectif est d’éviter de faire tourner un calcul inutilement. Ceci d’autant plus que la

recherche d’une solution acceptable pour un problème donné est rarement le résultat d’un seul

calcul.

2.4. 4. Exécution du calcul

Ce bloc, le plus coûteux en temps machine est souvent exécuté en tâche de fond. Un

fichier de résultats permet de vérifier que les différentes phases de calcul se sont correctement

déroulées [71] :

 Interprétation des données, vérification des paramètres manquants ;

 Construction des matrices, espace utile pour les gros problèmes ;

 Singularité de la matrice raideur, problème de conditions aux limites ou de définition

des éléments ;

 Convergence, nombre d’itérations,...etc.

45
CHAPITRE 0 2 MODELISATION PAR LA METHODE DES ELEMENTS FINIS

Ce fichier peut contenir aussi les résultats du calcul (déplacements, résidus, contraintes...) ce

qui lui confère dans ce cas un volume généralement très important. Il peut arriver que le

calcul échoue. Les principales sources d’erreurs généralement observées à ce niveau sont

listées.

2.4. 5. Exploitation des résultats

Les calculs demandés ont le plus souvent pour objectif de valider ou de vérifier le

dimensionnement d’une structure. Les résultats obtenus et les conclusions relatives aux

phénomènes à étudier devront être présentés de façon synthétique : tableaux, courbes,

visualisation. Cela justifie largement l’utilisation d’un post-processeur, qui propose des outils

pour sélectionner les informations quel’on veut étudier.

Différentes vérifications doivent être effectuées pour valider les résultats. Elles poussent,

dans la plupart des cas, à remettre en cause le modèle pour en créer un nouveau, dont on

espère qu’il améliorera la solution précédente.

Ayant les informations sur la qualité de la solution, différents contrôles peuvent être

envisagés pour valider le modèle [71]:

 Ordre de grandeur des résultats obtenus ;

 Vérification des hypothèses du modèle ;

 Justification des choix de départ.

La comparaison des résultats des différents modèles permet d’améliorer puis dévaliser un

modèle final. Une fois la fiabilité du modèle assurée, on peut conclure sur l’adéquation entre

la structure et le cahier des charges. La synthèse de ces calculs préliminaires est indispensable

car elle permet de justifier et de définir les limites des modèles retenus.

46
CHAPITRE 0 2 MODELISATION PAR LA METHODE DES ELEMENTS FINIS

2.5. Organigramme d’un logiciel éléments finis

Tout logiciel de calcul par la méthode des éléments finis contient les étapes

caractéristiques sou blocs fonctionnels décrits sur la figure 2.2 [74].

LOGICIEL
UTILISATEUR
Analyse du problème
Préprocesseur interactif
Fonctions
Modification des données
– Lecture des données
Données
Coordonnées des nœuds ; Définition des éléments «mailles ; Paramètres physiques ;
Sollicitations ; Conditions aux limites
Vérifications
– Visualisation du maillage
– Lecture du « fichier résultat » ou
« questions-réponses-vérifications »
création du fichier des données

Vérification des données


Bloc calcul non interactif
Fonctions
pour chaque élément
– Calcul des matrices élémentaires (comportement, sollicitations)
– Assemblage dans les matrices globales
Résolution
– Prise en compte des sollicitations nodales
– Prise en compte des conditions aux limites
– Résolution
Création du fichier des données

Vérification des données

Post processeur interactif


Fonctions
– Traitement des résultats visualisation
– Calcul des variables secondaires ( ε , σ)
– Traitement des variables isocontraintes, isodéformations, déformées, valeurs maximales normes.
– Superposition de problèmes. . .
visualisation

Analyse des résultats note de calcul

Figure 2.2. Organigramme d’un logiciel éléments finis [74].

47
CHAPITRE 0 2 MODELISATION PAR LA METHODE DES ELEMENTS FINIS

2.6. Conclusion

La méthode des éléments finis a prouvé sa fiabilité pour le calcul des structures. Les codes

basés sur les éléments finis font maintenant partie des outils couramment utilisés pour la

conception et l’analyse des structures. La finesse de la modélisation à retenir dépend des

moyens que l’on est capable, mais aussi disposé, à mettre en œuvre.

Les chercheurs se sont intéressés de très près à l’utilisation des codes industriels pour

résoudre les problèmes posés. L’approche numérique exige de mettre sur pied une

méthodologie spécifique dont la préparation et le choix des éléments.

48
CHAPITRE 03

ANALYSE NON-LINEAIRE
CHAPITRE 03 ANALYSE NON -LINEAIRE

3.1. Introduction

De nombreux outils numériques ont été développés lors des quarante dernières années,

toujours plus robustes et précises. Il existe actuellement plusieurs logiciels Abaqus, Ansys,...

etc, logiciel d’éléments finis idéal avait été défini comme un logiciel qui permettrait une

modélisation rapide et facile d’un problème, allant du simple au complexe (structure multi-

matériaux avec un comportement du matériau non linéaire et une interface complexe). Dans

ce chapitre, une description sommaire de la procédure de la modélisation numérique par le

logiciel ANSYS pour trouver des solutions approximatives pour les poutres en BA renforcée

par PRF et système de chargement statique. Le but de cette étude est une explication des

étapes de l’analyse d'un modèle éléments finis par ANSYS possède une bibliothèque

d’éléments finis très étendue. Le choix de l’élément à utiliser va dépendre de la problématique

mise en œuvre. Ensuite, nous appliquons les étapes de l’analyse à l'aide d'un programme

jusqu'à trouver une solution.

3 .2. Définition du programme ANSYS

Logiciel ANSYS a été développé par Dr. John Swanson, fondateur de la société ANSYS

Inc. qui a son siège à Houston, PA, USA. ANSYS [75]. Est un logiciel de modélisation par

élément finis performant et convenable pour la résolution d’une grande variété de problèmes

mécaniques : statiques, dynamiques et structuraux (à la fois linéaire et non –linéaire) [76].

L’avantage de cette programme c'est un couvre toutes les étapes nécessaires à une

simulation (traitement de géométrie, maillage, résolution, traitement de résultats et

optimisation) [77].

50
CHAPITRE 03 ANALYSE NON -LINEAIRE

3 .2. 1. Interface utilisateur

Pour ANSYS, L'interface utilisateur est basée sur l'environnement X Windows

conjointement à OSF/Motif. La partie graphique est interactive et permet la visualisation 3D,

incluant les gradients, les isosurfaces, les flux de particules et les coupes de volumes. Il est

possible de générer des images en postscript, HPGL ou TIFF [75].

3.3. Présentation globale du logiciel ANSYS

ANSYS est basé sur trois phases ordonnées : la phase pre-processing, la phase solution et

enfin la phase post-processing. Lors de l'analyse et de la résolution d'un problème avec la

méthode des éléments finis l'organigramme du logiciel ANSYS est représenté sur la figure 3.1

51
CHAPITRE 03 ANALYSE NON -LINEAIRE

Analyse complète par ANSYS

Pré-processing

Attribution des types


d’éléments et des constantes
réelles

Définition des propriétés


des matériaux

Création de la géométrie du
modèle et maillage

Solution

Application du chargement
(liaisons et charges extérieures)

Vérification du résume des


informations sur le modèle
Correction des erreurs

Lancement de l’analyse

Post-processing

Visualisation des résultats à Visualisation des résultats


un temps arrête en fonction du temps

Figure 3.1. Organigramme du logiciel ANSYS [76].

52
CHAPITRE 03 ANALYSE NON -LINEAIRE

3.3.1. Description de la phase pre-processing

La phase de préprocesseur est utilisé pour choisir les types d’élément, définir les constantes

réelles, les propriétés mécaniques des matériaux et la géométrie du modèle .enfin, les

différents charges appliquées sont introduites [76].

3.3.1. 1.Définition des types d’éléments et des constantes réelles

La bibliothèque d’éléments d’ANSYS contient plus de cent différents types d’éléments.

Chaque type d’éléments possède un numéro unique et un préfixe qui identifie sa catégorie .les

constantes réelles des éléments sont des propriétés qui dépendent du type d’élément, telles

que les propriétés de la section transversale d’un élément poutre .comme pour les types

d’élément, chaque ensemble de constantes réels a un numéro de référence .les types

d’éléments n’ont pas tous besoin de constantes réelles [76].

[Link]. Définition des propriétés des matériaux

Les propriétés des matériaux doivent être définies pour la plupart des types d'éléments.

Selon l'application, ces propriétés peuvent être linéaires, bilinéaires ou non-linéaires, isotrope,

orthotrope ou anisotrope. Comme avec les types d'éléments et les constantes réelles, chaque

ensemble de propriétés des matériaux a un numéro de référence du matériau [76].

[Link]. Création de la géométrie du modèle

Une fois les propriétés des matériaux définies, un modèle constitué d'éléments finis est

généré. Ce dernier décrit adéquatement la géométrie de l'élément structural analysé. Il existe

deux méthodes pour créer le modèle par éléments finis : la modélisation solide et la

génération directe. Avec la modélisation solide, la géométrie de la forme du modèle est

décrite puis le programme ANSYS maille automatiquement la géométrie avec des nœuds et

des éléments. La taille et la forme des éléments créés par le programme peuvent être

contrôlées. Avec la génération directe, l'emplacement de chaque nœud et la connectivité de

53
CHAPITRE 03 ANALYSE NON -LINEAIRE

chaque élément sont définis manuellement. Plusieurs opérations de commodité, telles que la

copie des modèles de nœuds et d'éléments existants, le reflet de symétrie,... etc., sont

disponibles [76].

[Link]. Application de Charges

Il est nécessaire de définir les options et le type d'analyse, d'appliquer les charges, de

spécifier les options de l'étape du chargement et d'initier la solution d'éléments [Link] type

d'analyse à utiliser dépend des conditions de chargement ainsi que des réponses que

l'utilisateur souhaite recueillir. Le programme ANSYS offre les types d'analyse suivants :

statique (ou l'état d'équilibre), transitoire, harmonique, modal, spectral, du flambement et

sous-structuration .Tous les types d'analyse ne sont pas valables pour toutes les disciplines

[76].

3.3.2. Description de la phase Solution

Lorsque cette commande est émise, le programme ANSYS prend les informations sur le

modèle et le chargement de la base de données et calcule les résultats. Ces derniers sont

écrits dans le fichier de résultats ainsi que dans la base de données. L’unique différence est

que seul un ensemble (groupe, série) de résultats peut résider dans la base de données en une

seule fois (un seul temps), tandis qu'un certain nombre d'ensembles de résultats peuvent être

écrits dans le fichier de résultats. Une fois que la solution a été calculée, les post-processeurs

d'ANSYS peuvent être utilisés pour examiner les résultats [76].

3.3.3. Description de la phase Post-processing

C'est la dernière étape d'une analyse par éléments finis. Où l'utilisateur peut manipuler les

résultats de la phase précédente et les visualiser interactivement ou faire des sauvegardes pour

impression et/ou vidéo. Il existe de nombreuses façons de présenter le logiciel ANSYS des

54
CHAPITRE 03 ANALYSE NON -LINEAIRE

résultats tels que des sous forme numérique, sous forme graphique, tableaux, des graphiques

et des diagrammes de contour [76].

[Link] de solution Non-linéaires

Une structure nécessite une analyse non-linéaire lorsque le chargement auquel elle est

soumise entraîne des variations significatives dans sa rigidité. Un changement de rigidité est

typiquement causé par un contact entre deux corps (l'un déformant l'autre), de grands

déplacements ou bien encore des contraintes dont la valeur est située au-delà de celle de la

limite élastique. Dans une analyse non-linéaire il est impossible d'anticiper, au moyen

d'équations linéaires, la réponse d'une structure. Cependant, cette dernière peut être obtenue

au moyen d'une série itérative d'approximations linéaires avec corrections [76].

3.4.1. Méthode de Newton-Raphson

La résolution d’un problème non-linéaire fait appel généralement à la méthode de Newton-

Raphson. ANSYS utilise la méthode de Newton-Raphson pour résoudre les problèmes non

linéaires. Cette approche, utilise un processus itératif en se servant du dernier résultat obtenu

pour calculer le prochain. Afin d'obtenir la convergence.

La méthode de Newton Raphson est un processus itératif qui permet de résoudre les équations

non linéaires écrites sous la forme suivante [72] :

[𝐾𝑖𝑇 ]{∆𝑈𝑖 } = {𝐹 𝑎 } − {𝐹𝑖𝑛𝑟 } … … … … … … … … … … … … … … … … … … … … … … … … (3.1)

[𝐾𝑖𝑇 ]: Matrice de Jacobéenne (matrice de la tangente).

i : Indice d’itération d’équilibre.

{𝐹𝑖𝑛𝑟 }: Vecteur de charge de reconstitution correspondant aux charges internes des éléments.

55
CHAPITRE 03 ANALYSE NON -LINEAIRE

Une simple solution d’itérations est décrite graphiquement sur la figure (3.2) c’est une

solution de Newton-Raphson pour une itération.

Figure 3.2. Solution de Newton –Raphson après une itération [1].

Ainsi, à chaque début de solution, la méthode évalue le vecteur d'équilibre des forces entre les

forces appliquées et les forces de restauration (dû à la contrainte dans les éléments). Le

programme applique une solution linéaire en utilisant le vecteur d'équilibre et si le critère de

convergence n'est pas vérifié, le vecteur d'équilibre est réévalué. Ce processus itératif est

répété jusqu'à la convergence [78].

Pour cela, il peut le logiciel ANSYS est capable de résoudre des problèmes non linéaires et

munie d’une interface graphique qui facilité la tâche à l’utilisateur, et elle est dotée d’une

bibliographie d’éléments assez riche capable à satisfaire pratiquement tous les problèmes de

modélisation, et nous permet d’introduire les différents modèles des matériaux employés dans

la modélisation des poutres en béton armé renforcées par composites.

3.5. Les paramètres de solution non linéaires par ANSYS

3.5. 1. L'option pour l'incrémentation des charges dans ANSYS

Le réglage des paramètres de la solution numérique consiste à définir les options de type

d'analyse, un ensemble de contrôles de solutions numériques devront être identifiés pour

56
CHAPITRE 03 ANALYSE NON -LINEAIRE

mener à bien une analyse non linéaire appropriée. Principalement, le type d'analyse a été réglé

sur "Small déplacement statique". Cela signifie qu'une analyse linéaire et non linéaire sera

transportée pour résoudre les modèles, dans lesquels les grands effets de déformation sont

ignorés. La méthodologie dans ANSYS est fonction du temps (TIME) où la charge est

considérée comme une fraction d’un temps sous étapes « substeps ».

Il pourrait être défini en spécifiant le nombre d’étapes ou en définissant une valeur

additionnelle de temps. La seconde approche était considérée, avec valeur d’heure à la fin de

charge-étape égale à 1 seconde (load-step), un minimum et une durée maximale étape étaient

respectivement de 0,005 et 0,01 et un pas de temps par défaut égale à 0,01. Différentes

valeurs de pas de temps minimum et maximum permettrait d’automatiser la valeur de la

charge selon la convergence. Automatisé le temps en plaçant une limite supérieure sur la taille

de palier de temps surtout pour des modèles compliqués renforcerait le processus de

convergence [79].

Figure 3.3. Control de solution- de base – [79].

57
CHAPITRE 03 ANALYSE NON -LINEAIRE

3.5. [Link] d'itération de l’équilibre

Cette option indique le nombre maximal d'itération d'équilibre permis par sous incrément

(Supstep), Le nombre maximum d’itération de l’équilibre a été mis à 100 itérations pour

l'analyse structurale.

Figure 3.4. Contrôle de solution - non linéaire-[79].

3.5.3. Choix de solutionner (Solve)

Pour résoudre les modèles, ANSYS a différents solveurs d'équations, à savoir SPARSE,

PRE-CONDITION CG et algébriques M-GRID. le "Solver Direct Sparse" a été utilisé. Le

solveur direct clairsemé est basé sur une élimination directe des équations. Une élimination

directe nécessite la factorisation très clairsemée d'un système d'équations linéaires initial dans

une matrice triangulaire inférieure suivie par l'avant et la substitution vers l'arrière en utilisant

ce système triangulaire. L'espace requis pour les facteurs de matrice triangulaire inférieure est

généralement beaucoup plus que la matrice creuse assemblée initiale, donc le grand disque ou

en-core mémoire exigences pour les méthodes directes [79].

58
CHAPITRE 03 ANALYSE NON -LINEAIRE

Figure 3.5. Control de solution - option de solution –[79].

3.5.4. Convergence

Pendant le processus de résolution de problèmes, le programme continuera de faire des

itérations d’équilibre jusqu'à ce que le nombre maximal des équations d’équilibre soient

atteint. Le contrôle automatique de la solution sur ANSYS utilise L2 -norme de tolérance

(force et du déplacement) la plupart des cas un cadre convient égale à 0 .5 %-0.2 [79].Dans

cette étude L2-norme de tolérance (force et du déplacement) égale à 0.5 % comme ceci la

valeur est adéquate dans la plupart des cas (analyses des poutres sous charges statiques).

59
CHAPITRE 03 ANALYSE NON -LINEAIRE

Figure 3.6. Critère de convergence L2 (force et le déplacement) [79].

3.6. Types d'éléments

La bibliothèque d'éléments ANSYS contient plus de 177 types d'éléments différents.

Chaque type d'élément possède un numéro unique et un préfixe qui identifie l'élément

catégorie [77]. Dans cette partie explique les types d'éléments utilisée pour les poutres en

béton armé renforcée par PRF (béton, acier et PRF, plaques d'acier (appuyer).

3.6.1. Description des éléments béton

Un élément solide, SOLID 65, est utilisé pour modéliser le béton dans ANSYS. SOLID65

est utilisé pour la modélisation 3-D de solides avec ou sans fibre. L'élément solide a huit

nœuds avec trois degrés de liberté transitoires à chaque nœud dans les directions x, y et z. De

plus, l'élément est capable de simuler une déformation plastique, une fissuration dans trois

directions orthogonales et un écrasement [80]. La géométrie et les nœuds de cet élément sont

représentés dans la figure 3.7.

60
CHAPITRE 03 ANALYSE NON -LINEAIRE

Figure 3.7 .Géométrie de l’élément SOLID 65[80].

[Link]. Propriétés des bétons

Le béton est un matériau quasi fragile qui a un comportement différent en compression et

en traction [1]. La figure (3.8) montre une courbe contrainte-déformation typique pour un

béton ordinaire.

Figurer 3. 8. Courbe contrainte-déformation typique du béton [81].

En compression, la courbe contrainte-déformation du béton est linéairement élastique jusqu’à

environ 30% de la contrainte maximale .Au-dessus de ce point, la contrainte augmente

graduellement jusqu’à la contrainte maximale à la compression σcu. Après avoir atteint la

61
CHAPITRE 03 ANALYSE NON -LINEAIRE

résistance à la compression maximale σcu, la courbe descend. Et se produit l’écrasement et la

rupture à une déformation ultime εcu [79].

En traction, la courbe contrainte-déformation pour le béton est approximativement linéaire

élastique jusqu’à la contrainte maximale à la traction. Après ce point, la résistance du béton

diminue graduellement à zéro [72].

Les résistances ultimes du béton à la compression et à la traction ont été calculées par les

équations (3.2) , et (3.3),respectivement [72] :

E
fc′ = ( c⁄4730)2 … … … … … … … … … … … … … … … … … … … … … … … … … … … … … . . . (3.2)

ft′ = √fc′ … … … … … … … … … … … … … … … … … . . … … … … … … … … … … … … … … … . . . (3.3)

Le programme ANSYS exige la relation contrainte-déformation pour le béton dans la

compression uniaxiale. Les équations suivantes ont été utilisées pour calculer la courbe

multilinéaire isotopique de contrainte- déformation pour le béton [72].

𝐸𝑐 𝜀
𝑓= … … … … … … … … … … … … … … … … … . . … … … … … … . . … … … … … . . . (3.4)
1 + (𝜀⁄𝜀0 )2

2𝑓𝑐′
𝜀0 = … … … … … … … … … … … … … … … … … . . … … … … … … … … … … … . … … … … . . . (3.5)
𝐸𝑐

𝑓
𝐸𝑐 = … … … … … … … … … … … … … … … … … . . … … … … … … … … … … … … … … … … . . . (3.6)
𝜀

Avec :

𝑓: Contrainte à n′ importequelle déformation ε, en MPa.

ε ∶ Déformation à la contrainte 𝑓.

ε0 : Déformation à la résistance ultime de compression 𝑓𝑐′

La courbe contrainte – déformation est constituée par six points connectés par des lignes

droites, la figure (3.9) montre la courbe contrainte – déformation simplifiée de béton en

compression uniaxiale qui a été employé dans cette étude [72].

62
CHAPITRE 03 ANALYSE NON -LINEAIRE

- Calcul les points 1 à 5 :

 Point 1 : défini comme0.30 𝑓𝑐′ . Est calculé par la relation contrainte (déformation du

béton dans la partie linéaire (équation(3.6)).

 Les points 2,3,et 4 : sont obtenus à partir de l’équation (3.4) , ou 𝜀0 est calculé à

partir de l’équation (3.5).

 Le point 5 : est défini par 𝑓𝑐′ et 𝜀0 .

Figurer 3. 9 .Diagramme contrainte -déformation simplifié du béton en compression uniaxiale [81].

Pour le béton, ANSYS exige des données d’entrée pour les propriétés des matériaux

comme suit :

 Module d’élasticité (Ec).

 Résistance à la compression uniaxiale ultime (fc’).

 Coefficient de transmission de l’effort tranchant (Bt).

 Le coefficient de Poisson pour le béton est supposé égal à 0,2.

 Coefficients de transfert de cisaillement pour la fissure fermée ( Bc ).

Il faut introduire deux transmission de l’effort tranchant pour une fissure ouverte B t et pour

une fissure fermée Bc. La valeur du Bt, s’étend de 0.0 à 1.0 avec 0.0 représentant une fissure

ouverte (perte complète de transfert de cisaillement) et 1.0 représentant une fissure fermée

(aucune perte de transfert de cisaillement) [81].

63
CHAPITRE 03 ANALYSE NON -LINEAIRE

3.6.2. Description des éléments acier

Un élément LINK180 a été utilisé pour modéliser le renfort en acier. Deux nœuds sont

nécessaires pour cet élément. Chaque nœud possède trois degrés de liberté. L'élément est

également capable d’avoir des déformations plastiques [80]. La géométrie, emplacement des

nœuds, et le système de coordonnées de l’élément sont présentés dans la figure (3.10).

Figure 3.10 .Géométrie des éléments LINK 180 [80].

L'acier pour les modèles d'éléments finis a été supposé être un matériau élastique

parfaitement plastique et identique en traction et en compression. Le coefficient de Poisson de

0.3 et module d’élasticité (E) 200000 MPa a été utilisé pour l’armature en acier. La figure

(3.11) montre la relation contrainte-déformation.

Figure 3.11. Relation contrainte-déformation pour l'acier [81].

64
CHAPITRE 03 ANALYSE NON -LINEAIRE

3.6.3. Polymère renforcé de fibre de (PRF)

L’élément SHELL181 est utilisé pour la modélisation de polymères renforcés de fibres de

(PRF). C'est un élément à quatre nœuds à six degrés de liberté par nœud [80].Pour les

modèles en éléments finis les données d’entrée requises pour les composes de PRF comme

suit: module d’élasticité de PRF ; nombre de couches et épaisseur de chaque couche. La

géométrie, emplacement des nœuds, et le système de coordonnées de l’élément sont présentés

dans la figure (3.12).

Figure 3. 12. Elément SHELL 181 [80].

3.6.4. Supports des appuis

L’élément SOLID185 est utilisé pour la modélisation des supports en plaques d'acier défini

par huit nœuds ayant trois degrés de liberté par nœud. Cet élément est capable d’avoir des

déformations plastiques et de fluage [80]. La géométrie, emplacement des nœuds, et le

système de coordonnées de l’élément sont présentés dans la figure (3.13).

65
CHAPITRE 03 ANALYSE NON -LINEAIRE

Figure 3. 13. Géométrie des éléments SOLID185 [80].

Pour les modèles en éléments finis les données d’entrée requises pour les supports des appuis

comme suit: le coefficient de poisson de 0.3 et module d’élasticité(E) 200 GPa.

3.7. Conclusion

Ce chapitre nous a permis d’avoir un aperçue sur le logiciel ANSYS. On explique les

procédures générales de logiciel et les principaux produits. Et toutes les étapes nécessaires

pour créer les modèles. Et aussi, la méthode des éléments finis a prouvé sa fiabilité pour le

calcul des structures. L’analyse par la méthode des éléments finis à l’aide du programme

ANSYS a également été utilisée pour déterminer le comportement global de la des poutres

béton armée renforcé avec PRF.

66
CHAPITRE 04

RESULTATS ET DISCUSSIONS
CHAPITRE 04 RESULTATS ET DISCUSSIONS

4.1 Introduction

Dans ce chapitre on présente la modélisation des poutres en béton armé renforcées à

l'extérieur par les matériaux composite (PRF). Plusieurs modélisations ont été proposées et

comparées successivement aux résultats expérimentaux des : Akram et al. (2014)[82], El-

sayed (2014) [83],Sherif (2013)[84] et aussi Keskin et al. (2017) [85].

Les poutres en béton renforcées par PRF, ont été modélisées à l’aide du programme

ANSYS12. Plusieurs types d'éléments finis ont été utilisés. L’élément SOILD65, pour

modéliser le béton. L’élément LINK 180, pour modéliser le renfort en acier. L’élément

SHELL181, pour modéliser les polymères renforcés de fibres (PRF) et l’élément SOLID185,

pour la modélisation de support des plaques d’acier.

4.2. Elaboration et validation des modèles

4.2.1. Premier modèle

4.2. 1.1.Géométrie et caractéristiques des matériaux utilisés

Pour le premier modèle, des poutres en béton armé renforcées avec différents composites

(PRFC et PRFV) soumises à la flexion trois points ont été modélisées en utilisant les

paramètres et données de l’expérimentation menée par Akram et al. (2014) [82]. Cinq poutres

de différentes configurations ont été testées. Les poutres mesuraient 1350 mm de long, 75mm

de large et 150 mm de hauteur. Elles ont été divisées en fonction de la quantité du PRF et du

module d’élasticité des différents composites de fibres (PRFC et PRFV). Le tableau 4.1 et la

figure 4.1 montrent les détails de ces poutres et les tableaux 4.2, 4.3 montrent les

caractéristiques des matériaux (bétons, acier et PRF).

68
CHAPITRE 04 RESULTATS ET DISCUSSIONS

Figure 4.1. Armatures et dimensions des poutres (en mm) adoptées par Akram et al [82].

Tableau 4.1. Détails du programme expérimental selon Akram et al [82].

Série Poutres

Renforcement de la poutre à

l'aide du(PRFC).

Configuration 1

Renforcement de la poutre à

l'aide du (PRFC).

Configuration 2

Renforcement de la poutre à

l'aide du (PRFC).

Configuration 3

Renforcement de la poutre à

l'aide du(PRFV).

Configuration4

Tableau 4.2. Caractéristiques des bétons et acier selon Akram et al[82].

69
CHAPITRE 04 RESULTATS ET DISCUSSIONS

Propriété des matériaux Valeurs

Béton Résistance à la compression du béton à 28 jours 20 MPa

coefficient de Poisson 0.2

Module d’élasticité 200 GPa

Acier coefficient de Poisson 0.2

Rendement limite 278MPa

Tableau 4.3. Propriétés des matériaux de PRF selon Akram et al[82].

Matériau PRFC PRFV

Épaisseur (mm) 0.12 mm 3 mm

Module d'élasticité 231 GPa 35 GPa

Résistance ultime à la traction 4,100MPa 415 MPa

4.2. 1.2. Caractéristiques des matériaux utilisés

L’analyse non linéaire par éléments finis a été réalisée à l’aide du logiciel ANSYS pour un

chargement incrémentiel statique. La liaison entre le béton et l'acier d'armature et le béton et

la couche PRF est supposée parfaite.

4.2. 1.3. Modélisation des poutres

Le modèle été construit en utilisant un maillage rectangulaire de dimensions de 25 25

mm, pour se conformer aux données de l’étude de Akram et al. (2014) [82] la figure 4.2

présente la géométrie et le maillage du modèle par EF.

70
CHAPITRE 04 RESULTATS ET DISCUSSIONS

PRF composite

Figure 4.2. Géométrie et maillage du modèle par EF [82].

4.2. 1.4.Résultats et discussions

Les résultats obtenus ont été comparés à ceux d’Akram et al. [82]. Les figures (4 .3a - 4.3e)

montrent les courbes charge/déplacement (expérimentales et numériques) pour différents

types de poutres. On observe une bonne concordance des résultats obtenus avec les résultats

expérimentaux, surtout pour des valeurs relativement moyennes du déplacement imposé. De

plus, le tableau 4.4 résume, respectivement, les valeurs des capacités des charges et

déplacement pour l’étude expérimentale et les résultats numériques correspondants. Les

différences ultimes entre les résultats expérimentaux et numériques sont 7.67 % pour la

capacité de charge et 25.38 % pour déplacement.

Les figures (4.3a-4.3e) et le tableau 4.4 montrent clairement un bon accord entre les

résultats numériques et expérimentaux à toutes les phases de chargement jusqu'à la ruine des

poutres avec les coefficients de corrélation R2 variant entre 0.927 et [Link] les poutres

renforcées ont montré un comportement plus rigide par rapport à la poutre non

renforcée(poutre témoin).
71
CHAPITRE 04 RESULTATS ET DISCUSSIONS

25

20

15
Charge (kN)

10

5
Résultat expérimental
Résultat numérique

0
0 2 4 6 8 10 12

Déplacement (mm)

(a) Poutre témoin

40

35

30

25
Charge (kN)

20

15

10

Résultat expérimental
5
Résultat numérique

0
0 2 4 6 8 10 12

Déplacement (mm)

(b) Configuration 1

Figure 4.3(a-b). Courbes charge-déplacement pour les configurations (a-b).


Comparaison entre les résultats expérimentaux et numériques.

72
CHAPITRE 04 RESULTATS ET DISCUSSIONS

45

40

35

30
Charge (kN)

25

20

15

10
Résultat expérimental
5 Résultat numérique

0
0 2 4 6 8 10 12

Déplacement (mm)

(c) Configuration 2

35

30

25
Charge (kN)

20

15

10

5 Résultat expérimental
Résultat numérique

0
0 2 4 6 8 10 12 14

Déplacement (mm)

(d) Configuration 3

Figure 4.3(c-d). Courbes charge-déplacement pour les configurations (c-d).


Comparaison entre les résultats expérimentaux et numériques.

73
CHAPITRE 04 RESULTATS ET DISCUSSIONS

45

40

35

30
Charge (kN)

25

20

15

10
Résultat expérimental
5 Résultat numérique

0
0 2 4 6 8 10

Déplacement (mm)

(e) Configuration 4

Figure 4.3(e). Courbes charge-déplacement pour la configuration (e).


Comparaison entre les résultats expérimentaux et numériques.

Tableau 4.4. Comparaison entre les résultats expérimentaux et les résultats numériques.

Charge ultime (kN) Différence % déplacement (mm) Différence %


Poutres
Exp. Num. (Exp-Num) 100/Exp Exp. Num. (Exp-Num) 100/Exp

Témoin 19.84 21.37 7.67 9.97 8.89 10.83

Configuration 1 33.43 33.5 0.20 9.75 9.09 6.76

Configuration 2 36.82 38.62 4.88 9.99 8.82 11.71

Configuration 3 27.95 29.25 4.65 9.65 12.1 25.38

Configuration 4 40.25 40 0.621 8.33 9.11 9.363

74
CHAPITRE 04 RESULTATS ET DISCUSSIONS

4.2. [Link] selon le code ACI 318-19

Dans cette section, on utilise le code ACI 318-19[86] pour évaluer la charge ultime de la

poutre et la comparer avec la modélisation.

La section des armatures d’acier :As = 157 mm2

a
Le moment ultime de la section est défini par: Mns = 0.85 𝑓𝑐′ ab (d − 2) − As fs (d − d′)

Le tableau 4.5 montre la différence entre l’analyse numérique et la charge mesurée par le

code ACI 318-19 [86]. Elle est inférieure à6 %. C’est une bonne approximation entre les deux

approches.

Tableau 4.5. Comparaison entre la charge ultime numérique et celle obtenu par le code ACI 318-19.

Charge ultime (kN) Charge ultime (kN)


Poutre
Numérique Selon le code ACI 318-19 Différence (%)

Témoin (control)
21.37 22.71 5.90

Les différentes comparaisons effectuées, valident le modèle proposé d'éléments finis. C’est

un modèle fiable, capable simuler l’expérimentation et prédire la capacité de charge et le

comportement des poutres testées.

4.2. 1.6. Effet d’épaisseur de PRFC

La poutre renforcée suivant la configuration 1 a été testée avec plusieurs couches de PRFC

de différentes épaisseurs : 0.12 mm (épaisseur initiale), puis 0.18 mm et 0.24 mm. La figure

4.4 montre l’effet de différentes épaisseurs de PRFC sur la charge ultime de la poutre.

Lorsque l’épaisseur de la couche augmente, la charge ultime augmente également. Cette

différence est estimée à environ 53.84% entre la poutre témoin (control). Plus l’épaisseur de la

couche augmente, plus la rigidité de la poutre augmente. La poutre ayant 0.24 mm de PRFC a

75
CHAPITRE 04 RESULTATS ET DISCUSSIONS

montré une augmentation de la capacité de charge jusqu’à43 kN et a, aussi, enregistré la plus

grande rigidité.

50

45

40

35

30
Charge ( kN )

25

20

15
Résultat numérique ( 0.24 mm )
10 Résultat numérique ( 0.18 mm )
Ex ( Configuration 1 )
5 Ex (Témoin )

0
0 2 4 6 8 10 12 14
Déplacement ( mm )

Figure 4.4. Courbes charges - déplacements pour différentes épaisseursde PRFC.

4.2.2. Deuxième modèle

[Link]. Caractéristiques des matériaux utilisés

Pour le deuxième modèle, des poutres en béton armé renforcées par (PRFC) soumises à la

flexion trois points ont été modélisées en utilisant les paramètres et données de

l’expérimentation menée par El-sayed (2014) [83]. Sept poutres avec différentes

configurations ont été testées jusqu’à la rupture. Les poutres mesuraient 1800 mm de long,

150 mm de large et 300 mm de hauteur. Elles ont été divisées en fonction de la quantité et

module d’élasticité des PRFC. Les différentes configurations sont montrées sur la figure 4.5.

76
CHAPITRE 04 RESULTATS ET DISCUSSIONS

Cinq poutres renforcées avec deux barres d'acier de 16 mm de diamètre dans la zone

tendue(taux de renforcement (ρs) est de 1,0%) , dont quatre sont renforcées avec différentes

couches de PRFC collées sur leurs faces tendues. Deux autres poutres avec des barres d'acier

16 mm

( taux de renforcement (ρs) est de 1,5%), dont une renforcée avec une couche de PRFC collée

sur sa face tendue. La figure 4.5 et les tableaux 4.6 et 4.7, donnent les détails de ces poutres.

Figure 4.5. Détails du programme expérimental selon El-sayed [83]

77
CHAPITRE 04 RESULTATS ET DISCUSSIONS

Tableau 4.6. Détails des poutres testées selon El-sayed [83].

Renforcement externe du PRFC


Poutres
Nombre de Largeur de la couche
Ef (GPa) Épaisseur (mm)
couches (mm)
C-1.0 - - - -

PL-1.0-0.43 165 1.4 1 120

PL-1.0-0.85 165 1.4 2 120


Series I
PH-1.0-0.36 300 1.4 1 100

S-1.0-0.27 240 0.3 3 120

C-1.5 - - - -
Series II
PL-1.5-0.85 165 1.4 2 120

Tableau 4.7. Caractéristiques des bétons et des aciers selon El-sayed [83].

Propriété des matériaux Valeurs

Pour les poutres de série I - Résistance à la compression du béton à 28 42.7 MPa


Béton
jours

Pour les poutres de série II- Résistance à la compression du béton à 28 33.5 MPa
jours
0.2
Coefficient de Poisson
205 GPa
Module d’élasticité
Acier 0.3
Coefficient de Poisson
562 MPa
Rendement limite

[Link]. Modélisation des poutres

Le modèle été construit en utilisant un maillage rectangulaire. Tous les matériaux ont été

modélisés. La figure 4.6 présente la géométrie et maillage du modèle par EF.

78
CHAPITRE 04 RESULTATS ET DISCUSSIONS

Béton

Charge appliquée

Appui Acier

PRFC

Figure 4. 6. Géométrie et maillage du modèle par EF [83].

[Link]. Résultats et discussion

Les déplacements des poutres sont mesurés à mi- portée. Les résultats obtenus sont

comparés avec ceux présentés par El-sayed (2014) [83] suivant son étude expérimentale. Les

figures (4 .7a- 4.7g) montrent les courbes (charges– déplacements) à mi porté des différentes

poutres. Il est clair que les analyses par éléments finis sont en bonne concordance avec les

résultats expérimentaux avec les coefficients de corrélation R2 variant entre 0.972et 0.995. Il

est remarquable aussi que les poutres renforcées par le PRFC sont plus résistantes.

79
CHAPITRE 04 RESULTATS ET DISCUSSIONS

140

120

100
Charge ( kN)

80

60

40
Résultat expérimental
Résultat numérique
20

0
0 1 2 3 4
Déplacement (mm)

(a) C-1.0

140

120

100
Charge ( kN)

80

60

40
Résultat expérimental
Résultat numérique
20

0
0 1 2 3 4
Déplacement (mm)

(b) PL-1.0-0.43

Figure 4.7(a-b). Courbes charge-déplacement pour les configurations (a-b).


Comparaison entre les résultats expérimentaux et numériques.

80
CHAPITRE 04 RESULTATS ET DISCUSSIONS

140

120

100
Charge ( kN)

80

60

40
Résultat expérimental
Résultat numérique
20

0
0 1 2 3 4
Déplacement (mm)

(c) PL-1.0-0.85

140

120

100
Charge ( kN)

80

60

40
Résultat expérimental
Résultat numérique
20

0
0 1 2 3 4
Déplacement (mm)

(d) PH-1.0-0.36

Figure 4.7(c-d). Courbes charge-déplacement pour les configurations (c-d).


Comparaison entre les résultats expérimentaux et numériques.

81
CHAPITRE 04 RESULTATS ET DISCUSSIONS

140

120

100
Charge (kN)

80

60

40
Résultat expérimental
Résultat numérique
20

0
0 1 2 3 4
Déplacement (mm)

(e) S-1.0-0.27

140

120

100
Charge ( kN)

80

60

40
Résultat expérimental
Résultat numérique
20

0
0 1 2 3 4
Déplacement (mm)

(f) C-1.5

Figure 4.7(e-f ). Courbes charge-déplacement pour les configurations (e-f).


Comparaison entre les résultats expérimentaux et numériques.

82
CHAPITRE 04 RESULTATS ET DISCUSSIONS

140

120

100
Charge ( kN)

80

60

40
Résultat expérimental
Résultat numérique
20

0
0 1 2 3 4
Déplacement (mm)

(g) PL-1.5-0.85

Figure 4.7(g). Courbes charge-déplacement pour la configuration (g).


Comparaison entre les résultats expérimentaux et numériques.

Le tableau 4.8 résume les résultats des tests expérimentaux et de l'analyse numérique pour

les différentes poutres testées. Les différences entre les valeurs numériques et expérimentales,

des déplacements sont inférieures à 10%,de même pour les différences entre les charges

ultimes qui sont aussi inférieure à 12 %.

Toutes les poutres renforcées ont montré un comportement plus rigide par rapport à la

poutre non renforcée, Les tableaux 4.9 et 4.10 montrent les variations (charges /déplacements)

ultimes (expérimentales et numériques).

83
CHAPITRE 04 RESULTATS ET DISCUSSIONS

Tableau 4.8. Comparaison entre les résultats expérimentaux et les résultats numériques.

Charge ultime Différence déplacements Différence


(kN) % (mm) %
Poutres

(Exp-Num)
Exp. Num. (Exp-Num) 100/Exp Exp. Num.
100/Exp

92.905 92.876 + 0.03 2.814 3.116 - 4.48


C-1.0

PL-1.0-0.43 117.760 112.724 + 4.27 2.497 2.757 + 2.08

PL-1.0-0.85 122.148 122.836 - 0.56 2.564 2.459 + 6.57

PH-1.0-0.36 116.216 119.840 - 3.11 2.243 2.2933 - 7.25

S-1.0-0.27 100.226 111.601 -11.34 2.659 2.7000 - 0.241

C-1.5 87.834 97.744 -11.28 2.180 2.121 + 2.70

PL-1.5-0.85 119.722 125.083 - 4.47 1.925 2.099 - 9.02

Tableau [Link] des charges ultimes (expérimentales et numériques).

Pouters Charge experimental (%) Charge numérique (%)

C-1.0 - -
PL-1.0-0.43 21.10 17.60
PL-1.0-0.85 31.47 24.39
PH-1.0-0.36 20.05 29.03
C-1.5 - -
PL-1.5-0.85 26.63 21.85

Tableau 4.10. Variations des déplacements ultimes (expérimentales et numériques).

Déplacements expérimentale déplacements numérique


Poutres
(%) (%)

C-1.0 - -

PL-1.0-0.43
-13.02
-12.69
PL-1.0-0.85
-26.71
-9.75
PH-1.0-0.36
-35.87
-25.45
C-1.5 -
-
PL-1.5-0.85 -13.24 -1.04

84
CHAPITRE 04 RESULTATS ET DISCUSSIONS

Les figures 4.8et 4.9 montrent la comparaison entre les déplacements et charges ultimes

obtenues par l’expérimentation [83] et celles obtenus numériquement par la présente étude.

Ces valeurs ont été mesurées à mi-portée des poutres. La comparaison montre une bonne

similitude entre les résultats de même type.

Experimental
3.5
Numérique
3
Déplacement (mm)

2.5

1.5

0.5

Les poutres

Figure 4.8. Comparaison entre les déplacements (expérimentaux et numériques).

Experimental
140
Numérique
120

100
Charge (kN)

80

60

40

20

Les poutres

Figure 4.9. Comparaison entre les charges (expérimentale et numérique).

85
CHAPITRE 04 RESULTATS ET DISCUSSIONS

[Link]. Evolution des fissures

Le logiciel ANSYS enregistre les fissures à chaque étape de chargement appliqué. La

figure 4.10montre la charge correspondante à la fissuration initiale.

Il peut être remarqué que la résistance ultime de fissuration initiale pour les poutres

renforcées augmente avec la quantité de renforcement composite

26
25.5
Fissuration initiale (kN)

25
24.5
24
23.5
23
22.5
22
21.5
21
20.5

Les poutres

Figure 4. 10. Les charges correspondantes aux fissurations initiales pour différentes poutres.

La figure 4.11 montre les modes d’endommagement enregistrés par ANSYS.(a)fissures de

flexion; (b) fissures de compression; (c) fissures diagonales. Les figures (4.12) à (4.18)

montrent l’évolution des fissures développées pour chaque poutre à différentes étapes de

chargement. Il peut être remarqué que la formation de fissures s’initie, pour toutes les poutres,

à proximité de la mi-portée où la contrainte de flexion est la plus élevée. Avec la croissance

de la charge, les fissures de flexion supplémentaires s’ouvrent à l'intérieur de la portée et s

généralisent à travers toute la poutre. Cependant, en raison de la prédominance des contraintes

de cisaillement, les fissures sont devenues progressivement plus inclinées et propagées vers le

point de charge menant finalement à une rupture de tension en diagonale.

86
CHAPITRE 04 RESULTATS ET DISCUSSIONS

(b)

(c)
(a)

(b) (c)
(a)

Figure 4. 11. les modes d’endommagement : (a) fissures de flexion; (b) fissures de compression;

(c) fissures diagonales.

Figure 4. 12. Propagation de fissures à différentes étapes de charge par ANSYS – poutre C-1.0.

87
CHAPITRE 04 RESULTATS ET DISCUSSIONS

Figure 4. 13. Propagation de fissures à différentes étapes de charge par ANSYS – poutre PL-1.0-0.43.

Figure 4. 14. Propagation de fissures à différentes étapes de charge par ANSYS – poutre PL-1.0-0.85.

Figure 4. 15. Propagation de fissures à différentes étapes de charge par ANSYS – poutre PH-1.0-
0.36.

88
CHAPITRE 04 RESULTATS ET DISCUSSIONS

Figure 4. 16. Propagation de fissures à différentes étapes de charge par ANSYS – poutre S-1.0-0.27.

Figure 4. 17. Propagation de fissures à différentes étapes de charge par ANSYS – poutre C-1.5.

Figure 4. 18. Propagation de fissures à différentes étapes de charge par ANSYS – poutre PL-1.5-0.85.

89
CHAPITRE 04 RESULTATS ET DISCUSSIONS

[Link]. Effet de longueur du PRFC

Afin d'étudier l'efficacité des longueurs PRFC sur le comportement des poutres en béton

armé renforcée, on utilise trois schémas de renforcement différents qu’on modélise, et qui

sont :

1- Configuration (PL-1.0-0.43): une couche de PRFC de 1400 mm de longueur,

2- Configuration A: une couche de PRFC de 1125 mm de longueur,

3- Configuration B: une couche de PRFC de 1050 mm de longueur.

Tableau 4.11. Différentes configurations du renforcement de la poutre. Ef= 165 GPa, épaisseur de la
couche = 1.4 mm.

Poutres Longueur du PFRC (mm)

C1 .0 -

PL-1.0-0.43 1400

Configuration A 1125

Configuration B 1050

La figure 4.19 montre le modèle des éléments finis des poutres renforcées extérieurement par

le PRFC.

90
CHAPITRE 04 RESULTATS ET DISCUSSIONS

Longueur du PFRC =

Longueur du PFRC = PRFC

1400 mm pour PL-1.0-0.43

1125 mm pour Configuration A

1050mm pour ConfigurationB

Figure 4.19. Modèle de poutres renforcées extérieurement en PRFC.

La figure 4.20montre les courbes charges-déplacements pour les trois configurations de

renforcement.

140

120

100
Charge ( kN)

80

60

40
C-1.0
Configuration B
20 Configuration A
PL-1.0-0.43
0
0 1 2 3 4
Déplacement (mm)

Figure 4. 20. Courbes charges - déplacements pour différentes longueurs des PRFC.

91
CHAPITRE 04 RESULTATS ET DISCUSSIONS

D’autre part, le tableau 4.12 montre la charge ultime pour chaque configuration de

renforcement.

Tableau [Link] des charges ultimes (numériques) pour les de différentes configurations.

Charge ultime Augmentation de la Charge


Poutres
(kN) (%)

-
C-1.0 92.9054
98.868
Configuration B 7.063

Configuration A 101.864 9.642


112.7245
PL-1.0-0.43 21.332

À partir de la figure 4.20 (charge - déplacement), on observe que la charge ultime

(capacité de charge ultime) de la poutre appelée (PL-1.0-0.43) est égale à 112.7245 kN. Elle

est supérieure de 21.33 % par rapport à la charge ultime de la poutre témoin (C-1.0).De

même pour les configurations A et B où la charge ultime est augmentée de, respectivement,

de 9.64% et 7.06 % par rapport à la charge ultime de la poutre témoin (C-1.0).

On peut déduire que la capacité portante de la poutre augmente avec la longueur de la couche

de renforcement en PRFC.

La figure 4.21 montre l'évolution des déplacements à mi-portée des poutres testées (C-1.0,

PL-1.0-0.43, configuration A et configuration B).

92
CHAPITRE 04 RESULTATS ET DISCUSSIONS

Figure 4. 21. Développement des déplacements mi-portés des poutres.

La diminution des déplacements de la poutre appelée (PL-1.0-0.43), configuration A et

configuration B se révèle être de 6%, 3% et 2%, respectivement par rapport à celle de la

poutre témoin (C-1.0). En fait, dans les formulations d'analyse EF non linéaires, la matrice de

rigidité des éléments est proportionnelle à la matrice des propriétés du matériau. La matrice

des propriétés des matériaux est composée de la contribution des propriétés des matériaux du

béton, de l'acier, de l'adhésif époxy et du PRFC. Par conséquent, l'augmentation de la

longueur du PRFC améliore ces propriétés matérielles ; par conséquent, la matrice de rigidité

des éléments d'une poutre BA réaménagée de l'extérieur est la plus robuste avec la plus

grande longueur de couche de PRFC, ce qui limite la croissance des fissures, améliorant ainsi

la résistance de la poutre BA et réduisant le déplacement à mi-portée. D'autre part,

l'augmentation de la longueur de la couche de CFRP sert à rigidifier les poutres BA, ce qui

réduit la contrainte de cisaillement interfaciale et limite la propagation des fissures,

augmentant ainsi la capacité de charge et diminuant le déplacement à mi- portée. En général,

les résultats numériques de l'analyse EF non linéaire sont en bon accord avec les résultats

expérimentaux enregistrés dans le programme expérimental Obaidat (2011)[ 87].

93
CHAPITRE 04 RESULTATS ET DISCUSSIONS

[Link]. Calcul selon le code ACI 440.2R-08

Dans cette section, on utilise le code ACI 440.2R (2008) [48] pour évaluer la charge ultime

de la poutre renforcée extérieurement en PRFC et la comparer avec celle donnée par la

modélisation. Le tableau 4.13présente les propriétés mécaniques du béton, des aciers

d’armatures et des matériaux PRFC.

Tableau 4. 13. Propriétés mécaniques des matériaux.

La résistance caractéristique du béton en compression𝑓𝑐′ 42.7 MPa

Module d’élasticité de l’acier (Es) 2.05 105 MPa

La limite d’élasticité de l’acier des armatures transversales𝑓𝑦 562 MPa

La déformation maximale du bétonεcu 0.003

Module d’élasticité de PRFC 𝐸𝑓 165000 MPa



La contrainte ultime du composite𝑓𝑓𝑢 2800 MPa

𝜀𝑓𝑢 0.017

L’épaisseur du composite PRFC𝑡𝑓 1.4 mm

L'algorithme pas à pas est utilisé pour calculer les charges ultimes des poutres en béton

armé renforcées par le PRFC à l'aide du code ACI 440.2R (2008) [48]pour la poutre appelée

(PL-1.0-0.43) la valeur de la charge ultime calcule par ce code est égale à125.866 kN(détail

de calcul, voir Annexe 1).Le tableau 4.14 montre la comparaison des charges ultimes

numérique avec ceux calculées selon le code ACI 440.2R-08. On observe que la charge

ultime calculée selon le code ACI 440.2R-08 augmente avec l’augmentation du taux

d’armatures et les nombres des couches de PRFC .Les différences entre les charges ultimes

numérique et charges ultimes calculées selon le code ACI 440.2R-08, sont inférieures à 17%.

En général un bon accord entre les deux approches.

94
CHAPITRE 04 RESULTATS ET DISCUSSIONS

Tableau 4.14. Comparaison entre la charge ultime numérique et celle obtenu par le code
ACI 440.2R-08 pour différentes poutres.

Charge ultime (kN)


Charge ultime (kN) Différence (%)
Poutres selon le code ACI
Numérique
440.2R-08
PL-1.0-0.43 112.7245 125.866 10.440

PL-1.0-0.85 122.836 126.551 2.935

PH-1.0-0.36 119.84 126.302 5.116

S-1.0-0.27 111.601 112.334 0.652

PL-1.5-0.85 125.083 149.168 16.146

4.2.3. Troisième modèle

[Link]. Caractéristiques des matériaux utilisés

Pour le troisième modèle, des poutres en béton armé renforcées vis-à-vis du cisaillement

avec différents configuration en (PRFC)ont été modélisées en utilisant les paramètres et

données de l’expérimentation menée par Sherif (2013) [84]. Au total six poutres de sections

rectangulaires de 100200 mm et de longueur totale de 1800 mm, avec armatures

longitudinales et transversales ont été étudiées. Le tableau 4.15 et la figure 4.22 donnent les

détails de ces poutres.

a: Détails de la poutre témoin.

95
CHAPITRE 04 RESULTATS ET DISCUSSIONS

b: Détails des poutres renforcées (B3V1L-21) et (B4V2L-21).

c: Détails des poutres renforcées (B5Incl.1L-21) et (B7Incl.1L-35)

Figure 4.22. Détails du programme expérimental de Sherif [84].

Tableau 4.15. Détails des poutres testées par Sherif [84].

poutres Acier longitudinal Détails du PRFC


fc
(MPa) angle Largeur
As As' Épaisseur (mm)
PRFC (mm)
B1- control -21 21 2T12 2T10 - - -

B2- control -35 35 2T12 2T10 - - -

B3Va1Lb-21c 21 2T12 2T10 90° 100 0.13

B4V2L-21 21 2T12 2T10 90° 100 0.26

B5Incl.1L-21 21 2T12 2T10 45° 100 0.13

B7Incl.1L-35 35 2T12 2T10 45° 100 0.13

96
CHAPITRE 04 RESULTATS ET DISCUSSIONS

4.2. [Link]élisation des poutres

Le modèle été construit en utilisant un maillage rectangulaire. Tous les matériaux ont été

modélisés. Les figures 4.23 et 4.24 présentent la géométrie et maillage du modèle par EF.

Appui

Béton

Acier

PRFC

Figure 4.23. Modélisation par éléments finis de la poutre (Bandes de PRFC verticales).

Appui

Béton

PRFC

Acier

Figure 4.24. Modélisation par éléments finis de la poutre (Bandes de PRFC inclinées).

97
CHAPITRE 04 RESULTATS ET DISCUSSIONS

4.2. 3.3. Résultats et discussions

L’analyse non linéaire par éléments finis a été réalisée à l’aide du logiciel ANSYS pour un

chargement incrémentiel statique. Les résultats obtenus ont été comparés aux résultats

expérimentaux rapportés par Sherif (2013)[84]. Les figures 4.25a- 4.27f montrent la

comparaison entres les courbes (charge –déplacement) à tous les stades du chargement jusqu'à

la ruine. On constate à partir de ce tableau (4-16) que la variation de la charge ultime

numérique par rapport à celle de l’expérimentation est de 0.5 % environ, dépendamment du

type de la poutre. Tandis que, cette variation est de beaucoup plus variée pour le cas de

déplacement. Les figures 4.25 (a- f)et le tableau 4 .16 montrent clairement un bon accord

entre les résultats numériques et expérimentaux à toutes les phases de chargement jusqu'à la

ruine des poutres avec les coefficients de corrélation R2 variant entre 0.536 et 0.993. De plus,

il est remarquable que les résultats numériques sont relativement plus importantes que les

résultats expérimentaux. Donc, les poutres du modèle EF sont plus rigides que la poutre testé

au laboratoire, à cause des considérations de la parfaite adhérence (pas de glissement)entre le

béton et l'acier d'armature et la couche PRFC. Ainsi, les modèles d'éléments finis représentés

par cette recherche sont capables de prédire la capacité de charge et le comportement des

poutres testées.

Les figures 4.26 et 4.27 montrent la comparaison entre les déplacements et charges ultimes

obtenues par l’expérimentation [84] et celles obtenus numériquement par la présente étude.

Ces valeurs ont été mesurées à mi-portée des poutres. La comparaison montre une bonne

similitude entre les résultats de même type. L’analyse numérique par ANSYS ont prouvé leur

crédibilité avec les résultats expérimentaux rapportés par Sherif (2013) [84].

La figure 4.28 montre les courbes charges - déplacements pour une poutre de type (B1-

Contrôle-21)avec les Trois valeurs de la résistance à la compression du béton (fc) ont été

98
CHAPITRE 04 RESULTATS ET DISCUSSIONS

prises en considération, à savoir : 21 MPA, 35 MPA et 49 MPA. On peut voir sur la figure

que la résistance du béton augmente la charge ultime du béton. L’augmentation est évaluée à

environ 23 %.

Tableau 4.16. Comparaison entre les données expérimentales et les résultats numériques .

Charge ultime (kN) Différence % Déplacement (mm) Différence %


Les Pouters
Exp. Num. (Exp-Num) 100/Exp Exp. Num. (Exp-Num) 100/Exp

B1-control-21 62.34 63.50 -1.86 6.43 6.44 - 0.15

B2-control-35 67.76 68.14 - 0.56 6.15 6.16 - 0.16

B3Va1Lb-21c 98.01 102.9 - 4.98 9.78 10.19 - 4.19

B4V2L-21 97.59 99.05 - 1.49 8.60 9.13 - 6.16

B5Incl.1L-21 93.11 95.04 - 2.07 11.08 11.07 + 0.09

B7Incl.1L-35 106.54 109.22 - 2.51 10.60 10.63 - 0.28

99
CHAPITRE 04 RESULTATS ET DISCUSSIONS

100

80
Charge ( kN)

60

40

20
Résultat expérimental
Résultat numérique
0
0 2 4 6 8 10 12 14
Déplacement (mm)

(a) B1-Control-21

100

80
Charge ( kN)

60

40

20
Résultat expérimental
Résultat numérique
0
0 2 4 6 8 10 12 14
Déplacement (mm)

(b) B2-Control-35

Figure 4.25(a-b). Courbes charge-déplacement pour les configurations (a-b).


Comparaison entre les résultats expérimentaux et numériques.

100
CHAPITRE 04 RESULTATS ET DISCUSSIONS

100

80
Charge ( kN)

60

40

20
Résultat expérimental
Résultat numérique
0
0 2 4 6 8 10 12 14
Déplacement (mm)

(c) B3V1L-21

100

80
Charge ( kN)

60

40

20
Résultat expérimental
Résultat numérique
0
0 2 4 6 8 10 12 14
Déplacement (mm)

(d) B4V2L-21

Figure 4.25(c-d). Courbes charge-déplacement pour les configurations (c- d).


Comparaison entre les résultats expérimentaux et numériques.

101
CHAPITRE 04 RESULTATS ET DISCUSSIONS

140

120

100
Charge ( kN)

80

60

40
Résultat expérimental
Résultat numérique
20

0
0 5 10 15 20 25

Déplacement (mm)

(e) B5Incl.1L-21

140

120

100
Charge ( kN)

80

60

40
Résultat expérimental
Résultat numérique
20

0
0 5 10 15 20 25

Déplacement (mm)

(f) B7Incl.1L-35

Figure 4.25(e-f ). Courbes charge-déplacement pour les configurations (e-f).


Comparaison entre les résultats expérimentaux et numériques.

102
CHAPITRE 04 RESULTATS ET DISCUSSIONS

12

10
Déplacement (mm)

Les poutres

Figure 4.26 .Comparaison entre les déplacements (expérimentales et numériques).

120

100

80
Charge (kN)

60

40

20

Les poutres

Figure4.27. Comparaison entre les charges (expérimentale et numérique).

103
CHAPITRE 04 RESULTATS ET DISCUSSIONS

100

80

60
Charge ( kN)

40

20 NUM B1(49 MPA)


NUM B1(35 MPA)
EX B1(21 MPA)
0
0 2 4 6 8 10 12 14 16
Déplacement (mm)

Figure 4.28. Courbes charges - déplacements pour l’effet de résistance à la compression du béton.

4.2. 3.4. Codes de calcul de la résistance au cisaillement des poutres renforcées par le

PRFC

Dans cette section, on calculera la charge ultime des poutres en béton armé renforcées en

cisaillement par le PRFC, à l’aide des codes ACI 440.2R (2008) [48] et FIB14 (2001) [49],

qu’on comparera avec la charge ultime numérique. Le tableau 4.17 montre les propriétés

mécaniques des matériaux composant la poutre testée.

Tableau 4.17. Propriétés mécaniques du béton et PRFC ( B3Va1Lb-21c).

La résistance caractéristique du béton en compression𝑓𝑐′


21 MPa
Module d’élasticité du PRFC Ef
200 GPa
Epaisseur du PRF𝑡𝑓
0.13mm

Les charges ultimes des poutres testées sont calculées à l’aide des codes ACI 440.2R (2008)

[48] et FIB14 (2001) [49]sont donnés en annexe 2.

104
CHAPITRE 04 RESULTATS ET DISCUSSIONS

Le tableau 4.18 représente les valeurs des charges ultimes numériques et celles obtenues

par les codes ACI 440.2R et FIB14. On observe les charges ultimes calculées selon les codes

ACI 440.2R et FIB14 augmente avec l’augmentation les nombres des couches PRFC. On

constate à partir de ce tableau que la variation de la charge ultime numérique par rapport à

celle obtenues par le code ACI 440.2R est de 4.44% à 24.49% et pour le code FIB14 est de

2.69% à 26.03%. Les valeurs numériques sont, en général, plus petites que celles données

par les codes.

Tableau 4.18. Comparaison entre les charges ultimes numériques et ceux calculées selon les 440.2R
et FIB14.

Charge ultime (kN)


Poutres ACI 440.2R Différence (%) FIB 14 Différence (%)
numérique

B3Va1Lb-21c 102.9 107.682 + 4.44 105.75 + 2.69

B4V2L-21 99.05 125.732 + 21.22 133.91 + 26.03

B5Incl.1L-21 95.04 121.058 + 21.49 125.42 + 24.22

B7Incl.1L-35 109.22 144.68 + 24.50 137.93 + 20.81

4.2.4. Quatrième modèle

[Link]. Caractéristiques des matériaux utilisés

Dans ce même contexte, on modélisera des poutres en béton armé et avec SFRC(Steel

Fiber Reinforced Concrete), sans étriers, renforcées en cisaillement par le matériau

composite (PRFC). On utilisera les mêmes paramètres du programme expérimental rapportés

par Keskin et al. (2017) [85]. Au total quatre types de poutres ont été considérés. Les poutres

mesuraient 1400 mm de long, 150 mm de large et 230 mm de hauteur. Quatre poutres

renforcées avec deux barres d'acier 16 mm de diamètre comme armature principale de

105
CHAPITRE 04 RESULTATS ET DISCUSSIONS

traction, donnant un taux de renforcement (ρs) de 1.34%. La figure 4.29 et le tableau

4.19donnent les détails de ces poutres.

CFRP sheet Steel plate


50 x 150 x 20mm

b = 150
200 a = 500 a = 500 200 Cross-section
200 1000mm 200
1400mm

Figure 4.29. Détails du programme expérimental selon Keskin et al. [85].

Table4.19. Caractéristiques des poutres selon Keskin et al[85].

Caractéristiques des matériaux

Pouters fc
(MPa) s Vf Sf Largeur de la couche du PRFC Épaisseur du PRFC
(%) (%) (mm (mm) (mm)
A2.5R 39 1.34 - - - -

A2.5RC10/10 39 1.34 - 100 100 0.166

A2.5F2.0 21.43 1.34 2 - - -

A2.5F2.0C10/10 21.43 1.34 2 100 100 0.166

fc: résistance à la compression du béton;


s: taux de renforcement;
Vf :à la fraction volumique de fibres d'acier;
Sf : Espacement entre les plaques PRFC.

106
CHAPITRE 04 RESULTATS ET DISCUSSIONS

[Link]. Modélisation des poutres

La figure 4.30 représente le modèle par éléments finis des poutres testés. Pour le béton

renforcé de fibres en acier en utilisant le modèle « SOLID65 ».Les propriétés du matériau

linéaire et non linéaire ont été intégrées dans le code éléments finis EF. Modélisation des

fibres en acier peut être faite soit par voie:

1. Modèle imprégné (Smeared) : en supposant des propriétés matérielles homogènes du béton

de fibre. Dans ce cas, l'effet de la fibre en acier sera imprégné des propriétés du matériau.

2. Modèle discret: les fibres en acier seront modélisées de manière discrète à l'aide des

propriétés du matériau sous-jacent pour chacun des éléments du béton de fibre. L'orientation

des fibres en acier sera arbitraire pour refléter la situation réelle [79].

Béton (solide 65)

Plaque en acier (solide 185)

PRFC (Shell 181)

Barre ɸ16 (LINK 180)

Figure 4.30. Modélisation des poutres.

107
CHAPITRE 04 RESULTATS ET DISCUSSIONS

[Link]. Résultats et discussions

Les résultats obtenus ont été comparés aux résultats expérimentaux rapportés par Keskin et

al. (2017) [85]. Les figures 4. 31 (a-d) montrent une comparaison entres les courbes (charge –

déplacement) pour les poutres en béton armé et avec SFRC renforcées à l'extérieur par des

fibres de carbone (PRFC) à tous les stades du chargement jusqu'à la ruine. Les courbes

montrent une bonne concordance dans l'analyse par éléments finis avec les résultats

expérimentaux avec les coefficients de corrélation R2 variant entre 0.848 et 0.996. De plus, Il

est clair que l'ajout des fibres d'acier dans la poutre (A2.5F2.0) augmente sa résistance au

cisaillement par rapport à celle de la poutre témoin (A2.5R). En outre, la charge ultime dans

les poutres BA renforcées par PRFC (A2.5RC10/10) augmente par rapport la poutre en béton

armé et avec SFRC (Steel Fiber Reinforced Concrete), sans étriers, renforcées en cisaillement

par matériau composite (PRFC)(A2.5F 2.0C10/10).

Les courbes (charge- déplacement) montrent que toutes les poutres du modèle éléments

finis est plus rigide que celles de l’expérimentation, par ce que l’adhérence entre les matériaux

(acier-béton-composites) est supposé parfaite (pas de fuite) dans les modèles d’éléments finis,

mais cette hypothèse n’est pas vérifiée pour les poutres expérimentales ou un glissement peut

se produit et l’action composée entre les matériaux est perdue. Le tableau (4 .20) résume,

respectivement, les valeurs des capacités des charges expérimentales et prédites et les

déplacements correspondants des poutres testées. On constate à partir de ce tableau que la

variation de la charge ultime numérique (prévue par le modèle d'éléments finis) par rapport à

celle de l’expérimentation est de 0.43% à 15.47 %, dépendamment du type de la poutre.

Tandis que, cette variation est de 0.049% à 9.90 % pour déplacement. Les résultats

numériques obtenus montrent globalement une concordance raisonnablement bonne avec les

résultats d’essais expérimentaux, et confirment clairement l’effet bénéfique du renforcement

sur le comportement des poutres, qui se traduit notamment par l’augmentation des charges

108
CHAPITRE 04 RESULTATS ET DISCUSSIONS

ultime. La comparaison entre les résultats expérimentaux et numériques a démontré que les

prédictions obtenues avec le logiciel ANSYS étaient réalistes et fiables en ce qui concerne le

comportement des poutres en béton armé et avec SFRC, sans étriers, renforcées en

cisaillement par matériaux composites de fibre de carbone.

(a) A2.5R.

(b) A2.5F2.0.

Figure 4.31(a-b). Courbes charge-déplacement pour les configurations (a-b).


Comparaison entre les résultats expérimentaux et numériques.

109
CHAPITRE 04 RESULTATS ET DISCUSSIONS

200
180
160
140

CLhoaargd e kN
, ,k N 120
100
80
60 N u m é riq u e
40 E x p rim e n ta l
20
0
0 10 20 30 40 50 60 70

M idD
-séppalan cdeemfle
e nc t,
tiomn m
, mm

(c)A2.5RC10/10.

200
180
160
140
rgde, k, Nk N

120
100
hoaa

80
CL

60 N u m é riq u e
40 E x p rim e n ta l
20
0
0 10 20 30 40 50 60 70

M idD
-séppalan cdeemfle
e nc t,
tiomn m
, mm

(d) A2.5F 2.0C10/10.

Figure 4.31(c-d). Courbes charge-déplacement pour les configurations (c-d).


Comparaison entre les résultats expérimentaux et numériques.

110
CHAPITRE 04 RESULTATS ET DISCUSSIONS

Table 4.20. Comparaison entre les résultats (numériques et expérimentaux)

.
Charge ultime Difference Déplacement Difference
(kN) (%) (mm) (%)
Les pouters
Exp. Num. (Exp-Num) /Exp Exp. Num. (Exp-Num) /Exp

A2.5R 82.64 82.28 + 0.43 2.011 2.010 + 0.049

A2.5F2.0 100.37 96.04 + 4.31 5.017 5 + 0.29

A2.5RC10/10 178.51 181.28 -1.55 17.09 16.73 + 2.10

A2.5F2.0C10/10 135.77 114.75 +15.47 6.24 5.62 + 9.90

Les figures 4.32 et 4.33 montrent la comparaison entre les charges ultimes et déplacement

obtenus expérimentalement et numériquement pour toutes les poutres testées. Il est clair un

bon accord entre les résultats expérimentaux et les résultats numériques.

Figure 4.32. Comparaison entre la charge (expérimental et numérique) à mi-portée pour toutes les
poutres testées.

111
CHAPITRE 04 RESULTATS ET DISCUSSIONS

Figure 4.33. Comparaison entre déplacement (expérimental et numérique) à mi-portée pour toutes les
poutres testées.

[Link]. Évolution des fissures

Le logiciel ANSYS enregistre les fissures à chaque étape de chargement appliqué. La

fissure apparaît lorsque le béton atteint sa résistance ultime à la traction. Il peut être remarqué

que la formation de fissures s’initie, pour toutes les poutres, à proximité de la de mi-portée où

la contrainte de flexion est la plus élevée. Comme le montre la figure 4.34 (a). Avec la

croissance de la charge, les fissures de flexion supplémentaires s’ouvrent à l'intérieur de la

portée. Cependant, en raison de la prédominance des contraintes de cisaillement, les fissures

sont devenues progressivement plus inclinées et propagées vers le point de charge menant

finalement à une rupture de tension en diagonale comme le montrent les figures 4.34 (b) et

(c). D’autre part les figures (4.35) à (4.38) montrent l’évolution des fissures développées par

l’étude expérimentale et par le model éléments finis dans les poutres (A2.5RC10 /10) et

(A2.5F2.0C10/10) pour différents chargements jusqu'à la rupture. Les différents types de

fissures sont représentés par des petits cercles aux points de dans les éléments en béton avec

112
CHAPITRE 04 RESULTATS ET DISCUSSIONS

des couleurs et formes distinctives. La première fissure au point d'intégration est représentée

avec un contour de cercle rouge, la deuxième fissure avec un contour vert et la troisième

fissure avec un contour bleu. D'une manière générale, le mode de rupture et l'évolution des

fissures observées à partir de l'analyse EF sont en bon accord avec celui des poutres testées au

laboratoire.

(a) Fissuration pour une charge de24.81 kN

(b) Fissuration pour une charge de34.07 kN

(c) Fissuration pour une charge de44.44 kN

Figure 4.34. Propagation de fissures à différentes charges (poutreA2.5RC10/10).

113
CHAPITRE 04 RESULTATS ET DISCUSSIONS

Figure 4.35. Fissures sur la poutre A2.5RC10/10.(expérimentation).

Figure 4.36. Fissures sur la poutre A2.5RC10/10(numérique).

Figure 4.37. Fissures sur la poutre A2.5F2.0C10/10(expérimentation).

Figure 4.38. Fissures sur la poutre A2.5F2.0C10/10 (numérique).

La figure 4.39 montre les valeurs des déplacements pour les poutres A2.5RC10/10 et

A2.5F2.0C10/10. La figure4.40 montre les évolutions des déplacements pour différents

chargements pour les poutres A2.5RC10/10 et A2.5F2.0C10/10, respectivement.

114
CHAPITRE 04 RESULTATS ET DISCUSSIONS

(a) A2.5RC10/10. (b) A2.5F2.0C10/10.

Figure 4.39. Déplacement du modèle EF à travers les poutres.

d is ta n c e le lo n g d e la p o u tre , m m d is ta n c e le lo n g d e la p o u tre , m m
0 200 400 600 800 1000 1200 1400
0 0 200 400 600 800 1000 1200 1400
0
-2 14kN
-1
D é p la c e m e n t, m m

25kN
12kN
D é p la c e m e n t, m m

-4 34kN
50kN -2 18kN
-6 88kN
97kN 32kN
-3
-8 1 27 kN
51kN
1 49 kN
1 63 kN -4 78kN
-1 0
1 75 kN
1 79 kN -5 1 02 kN
-1 2
1 80 kN
1 13 kN
-6

poutre (A2.5RC10/10). poutre (A2.5F2.0C10/10).

Figure 4.40. Evolution des déplacements en fonction du chargement.

D'autre part, la figure 4.41 montre la contrainte de cisaillement dans la direction XY à

travers la poutre A2.5RC10/10. La valeur de la contrainte de cisaillement maximale dans la

direction XY dans la section des couches de PRFC. En conséquence, le FEM démontre

l'efficacité des composites PRFC dans l'amélioration de la résistance au cisaillement des

poutres BA.

115
CHAPITRE 04 RESULTATS ET DISCUSSIONS

Figure 4.41. Contrainte de cisaillement maximale dans la direction XY pour la poutre

A2.5F2.0C10/10.

[Link]. Calcul de la charge ultime à l'aide du code ACI 318-19

Dans cette section, on calculera la charge ultime de la poutre A2.5Selon le code ACI 318-

19 [86], qu’on comparera avec la charge ultime numérique. Le tableau 4.21 présente les

propriétés mécaniques du béton et des armatures d’acier.

Tableau 4. 21. Propriétés mécaniques du béton et des armatures d’acier.

La résistance caractéristique du béton en compression𝑓𝑐′


39 MPa
Module d’élasticité de l’acier (Es) 200 GPa

La déformation maximale du bétonεcu 0.003

116
CHAPITRE 04 RESULTATS ET DISCUSSIONS

L'algorithme pas à pas suivant est utilisé pour prédire le comportement des poutres à

l'aide du code ACI 318-19[86] pour la poutre A2.5R:

Section des armatures d’acier:As = 401.92 mm2

As 𝑓𝑠
La profondeur de l'axe neutre : a = ;a = 33.94 mm
0.85𝑓𝑐′ b

a
Le moment ultime de la section est défini par: Mns = As fs (d − ). Mns = 30.89 kN. m
2

Le tableau 4.22 montre la charge ultime numérique et celle calculée par le code ACI 318-19.

La différence entre ces valeurs n’excède pas 30 %. Les valeurs numériques sont, en général,

plus petites que celles données par les codes.

Tableau 4.22. Comparaison entre la charge numérique et celle calculée par le code ACI 318-19.

Charge ultime (kN) Charge ultime (kN)


Différence (%)
Poutre numérique Selon ACI 318-19

A2.5R 82.28 111 25.87

[Link]. Calcul de la charge ultime à l'aide du code ACI 544.1R-96

Dans cette section, on calculera la charge ultime de la poutre avec SFRC renforcées au

cisaillement par PRFC (A2.5F2.0C10/10) selon le code ACI 544.1R-96 [88], qu’on

comparera avec la charge ultime numérique. Le tableau 4.21 présente les propriétés

mécaniques du béton et des armatures d’acier. Le tableau 4.23 montre les propriétés

mécaniques des matériaux en béton et PRFC.

117
CHAPITRE 04 RESULTATS ET DISCUSSIONS

Tableau 4.23. Propriétés mécaniques du béton et des PRFC.

Propriétés mécaniques

La résistance caractéristique du béton en compression𝑓𝑐′ 21.43 MPa

module d’élasticité du PRFC 𝐸𝑓 230 GPa

L'algorithme suivant est utilisé pour le calcul de la charge ultime de la poutre

(A2.5F2.0C10/10) selon le code ACI 544.1R-96 [88]:pour la poutre appelée (A2.5F2.0C10

/10) la valeur de la charge ultime calcule par ce code est égale à118.96 kN (détail de calcul,

voir Annexe 3).

Le tableau 4.24 montre la comparaison entre la charge ultime à partir d'approches

analytique et numérique de la poutre A2.5F2.0C10/10. La différence entre la valeur

numérique et théorique est inférieure à 4%. En général, les résultats du modèle par éléments

finis sont en bon accord avec les résultats du modèle analytique.

Tableau 4. 24. Comparaison entre la charge ultime numérique et celle calculée par ACI 544.1R-96
poutre A2.5F2.0C10 / 10.

Pouter Charge Ultime(kN) Charge Ultime (kN)


Difference (%)
numérique (ACI 544.1R-96)

A2.5F2.0C10/10 114.75 118.96 3.53

118
CHAPITRE 04 RESULTATS ET DISCUSSIONS

4.3. Conclusion

Cette étude a présenté le développement numérique d’un modèle pour simuler la réponse

des poutres en béton armé renforcées extérieurement par des feuilles de PRFC soumises à un

chargement statique. Les observations et conclusions suivantes ont été tirées:

•Les modèles numériques peuvent prédire la charge ultime correspondant au déplacement

maximal avec un niveau de précision raisonnable.

•Les courbes charges -déplacements montrent que toutes les poutres du modèle éléments finis

est plus rigide que celles de l’expérimentation, L’adhérence entre les matériaux (acier-béton-

composites) est supposé parfaite dans les modèles d’éléments finis, mais cette hypothèse n’est

pas vérifiée pour les poutres expérimentales ou un glissement peut se produit et l’action

composée entre les matériaux est perdue.

• Les résultats des modèles numériques sont en bon accord avec les résultats expérimentaux

en termes de mécanisme de défaillance et de distribution structurelle des fissures.

•Après avoir établi la validité des modèles développés, on procède à une différente étude

paramétrique (Effet d’épaisseur et longueur du PRFC, l’effet de résistance à la compression

du béton), puis une comparaison avec les codes de calcul des structures ce qui prouve aussi la

validité l’analyse numérique par ANSYS.

•La modélisation par éléments finis présente un avantage par rapport aux essais

expérimentaux. Elle permet également d’étudier différents cas qui ne peuvent être mesurés

expérimentalement.

• Ainsi, les modèles d'éléments finis représentés par cette recherche sont capables de prédire

la capacité de charge et le comportement des poutres testées.

119
CONCLUSION GENERALE ET PERSPECTIVES
CONCLUSIONS ET PERSPECTIVES

CONCLUSIONS ET PERSPECTIVES

Le but de cette recherche est l’étude du comportement des poutres, en béton arme

renforcées par les matériaux composites, soumises à un chargement statique (flexion trois

points). Les observations et conclusions suivantes ont été tirées:

– Les résultats de la modélisation numérique obtenus par le logiciel ANSYS ont été validés

par les résultats expérimentaux.

– Le modèles développés fournissent une description précise de l’évolution du comportement

en flexion ou cisaillement des poutres BA renforcées par différentes matériaux composites

soumises à un chargement statique; Les modèles numériques peuvent prédire la charge ultime

correspondant à la déformation ultime avec un niveau de précision raisonnable.

– Les résultats en termes de charges/déplacements du modèle EF des poutres testées sont en

bon accord avec ceux obtenus expérimentalement pour toutes les phases de chargement

jusqu'à la ruine. Il était aussi remarquable que toutes les poutres renforcées ont montré un

comportement plus rigide par rapport à la poutre non renforcée.

– La liaison entre le béton et l'acier et la couche PRF est supposée parfaite pour le model EF,

ce qui contribue à la rigidité plus élevée des modèles éléments finis.

– Les résultats des modèles numériques sont en bon accord avec les résultats expérimentaux

en termes de mécanisme de défaillance et de distribution structurelle des fissures.

– Après avoir établi la validité des modèles développés, il a été procédé à une étude

paramétrique, puis une comparaison avec les codes de calcul des structures. Cette

comparaison a mis encore en évidence la validité l’analyse numérique par ANSYS.

– D’après les résultats obtenus par la modélisation statique des poutres BA renforcées par

PRF, il a été conclu que l’analyse numérique par ANSYS peut aisément remplacer ou

121
CONCLUSIONS ET PERSPECTIVES

diminuer le recours à l’expérimentation qui demeure un processus très coûteux et qui

nécessite beaucoup de temps.

Ce travail doit être bien évidement enrichi et complété en introduisant d’autres paramètres

mécaniques et géométriques. Il serait intéressant d’étudier le cas des portiques (à un étage ou

plusieurs étages) renforcés avec des PRF sous l’action dynamique pour généraliser l’étude au

cas de bâtiments renforcés sous l’action sismique. Le but, serait d’aboutir à un modèle général

capable de simuler le comportement d’un bâtiment renforcé par PRF dans une zone sismique.

Un autre axe intéressant à développer, serait l’étude du comportement d’un pont rénové et

renforcé par les PRF sous l’action des charges mobiles.

122
ANNEXE
ANNEXE

ANNEXE 1 : La charge ultime de la poutre sont calculées à l'aide du code ACI

440.2R (2008)

Dans cette annexe est présenté le charges ultimes pour la poutre PL-1.0-0.43 sont

calculées à l'aide du code ACI 440.2R (2008) Ces résultats sont employés dans le chapitre 04

du texte.

Étape 1- Propriétés des matériaux de conception du système FRP :



ffu = CE ffu = 2660 MPa ; εfu = CE ε∗fu = 0.01615

Étape 2- Calculs préliminaires :

Propriétés du béton: Ec = 4700 √fc′ = 30712.26 MPa

La section d'armatures: As = 401.92 mm2

Aire (PFRC) : Af = 168 mm2

Étape 3- État de déformation existant sur la sous-face :

MDl ( df − kd)
εbi = = 0.0124
Icr Ec

Étape 4- Déformation de conception du système PRFC :

f′
εfd = 0,41 √n t cE ≤ 0.9 εfu ; εfd = 0,00557 ≤ 0.0145
f f

Étape 5- Estimation de la profondeur de l'axe neutre:

Une première estimation de la profondeur de l'axe neutre c est 0.2 d. Cependant, la valeur de c est

considérée comme 0.339 d.

Étape 6- Niveau de contrainte efficace dans les composites de matériaux PRFC:

df − c
εfe = εcu ( ) − εbi ≤ εfd
c

D'où,

εfe = 0.000241
c
εc = (εfe + εbi )( ); εc = 0.003
df − c

124
ANNEXE

Étape 7- Contrainte dans l'armature en acier existante:

d−c
εs = (εfe + εbi )( d − c ) ; εs = 0.0106
f

Étape 8- Niveau de contrainte dans les armatures en acier et les plaques en PRFC:

fs = Es εs ≤ fy ; fs = 2173 MPa > 562 𝑀𝑃𝑎

D'où, fs = 562 MPa

Étape 9-

As fs + Af ffe
c=
α1 fc′ β1 d

Où,

d = 262 mm ; 1 et 1 sont des facteurs de blocs de stress:

Où, α1 = 0. 84; β1 = 0.7484 donc

c =57.080 mm

Étape 10- le moment ultime de la section d’acier est défini par:

β1 c
Mns = As fs (d − ) ; Mns = 54.35 kN. m
2

La contribution du PRFC à la flexion peut être donnée par:

β1 c
Mnf = Ψf Af ffe (df − 2
) ; Mnf = 1.585 kN. m

Étape 11- le moment ultime de la section est défini par:

β1 c β1 c
Mn = As fs (d − ) + Ψf Af ffe (df − )
2 2

Où,

Ψf = 0.85 ; Mn = 55.935 kN. m ; ∅Mn ≥ Mu

Où,

∅ = 0.9 ; ∅ Mn = 50.341 kN. m ≥ 47.104 kN. m

La valeur de la charge ultime calcule par ce code est égale a 125.866 kN.

125
ANNEXE

ANNEXE 2 : Les charges ultimes des poutres testées sont calculées à l’aide des codes

ACI 440.2R (2008) et FIB14 (2001)

Dans cette annexe, on calculera la charge ultime pour la poutre B3Va1Lb-21c, à l’aide des

codes ACI 440.2R (2008) et FIB14 (2001). Ces résultats sont employés dans le chapitre 04 du

texte.

A) La charge ultime selon ACI 440.2R-08

Selon ce code, on procède au calcul de la charge ultime comme suit :

Les facteurs de réduction supplémentaires recommandés pour FRP ψf = 0.95 pour le

renforcement continu.

𝐷
𝑉𝑛 = 𝑉𝑐 + 𝑉𝑠 + 𝛹𝑓 𝑉𝑓 ; 𝑉𝑐 = 0.17 √ƒ′𝑐 𝑏𝑤 𝑑

𝐴𝑓𝑣 𝑓𝑓𝑒 (sin 𝛼 + cos 𝛼) 𝑑𝑓𝑣


𝑉𝑓 =
𝑆𝑓

ƒ′ 2
𝐴𝑓𝑣 = 2𝑛 𝑡𝑓 𝑤𝑓 = 26 𝑚𝑚2 ; 𝐾1 = ( 27𝑐 )3 = 0.845

23300 𝑑𝑓𝑣 − 𝐿𝑒
𝐿𝑒 = = 64.072 𝑚𝑚 ; 𝐾2 = = 0.662
(𝑛 𝑡𝑓 𝐸𝑓 )0.58 𝑑𝑓𝑣

𝐾1 𝐾2 𝐿𝑒
𝐾𝑣 = 11900 𝜀𝑓𝑢
= 0.177 𝜀𝑓𝑢 = 0.017 ; 𝜀𝑓𝑒 = 𝐾𝑣 𝜀𝑓𝑢 = 0.003009

𝐴𝑓𝑣 𝑓𝑓𝑒 (sin 𝛼+cos 𝛼)𝑑𝑓𝑣


𝑓𝑓𝑒 = 𝜀𝑓𝑒 𝐸𝑓 = 601.8 𝑀𝑝𝑎 ; 𝑉𝑓 = 𝑆𝑓
= 16.98 𝑘𝑁

𝑉𝑐 = 0.17 √ƒ′𝑐 𝑏𝑤 𝑑 = 14.801 𝑘𝑁

𝐴𝑣 𝑓𝑦 𝑑
𝑉𝑠 = = 22.909 𝑘𝑁
𝑆

𝑉𝑛 = 𝑉𝑐 + 𝑉𝑠 + 𝛹𝑓 𝑉𝑓 = 53.841 𝑘𝑁

𝑃𝑛 = 2 𝑉𝑛 = 107.682 𝑘𝑁

126
ANNEXE

B) La charge ultime selon FIB 14

Selon FIB14 on calculera la charge ultime pour une poutre en béton armé renforcée en

cisaillement avec PRFC de la manière suivante :

VRd = Vcd + Vwd + Vfd ;

La contribution du béton à la résistance au cisaillement est écrite comme suit :

√𝑓𝑐𝑘
𝑉𝑅𝑑,𝑐 = 𝑉𝑐𝑑 = 𝑘𝑣 . 𝑏𝑤 . 0.9 . 𝑑
𝛾𝑐

200
𝑘𝑣 = ≤ 0.15
1000 + 1.3 .0.9. 𝑑

√𝑓𝑐𝑘
𝑉𝑅𝑑,𝑐 = 𝑘𝑣 . 𝑏𝑤 . 0.9 . 𝑑
𝛾𝑐

La contribution du PRFC à la résistance au cisaillement est écrite comme suit :

𝑉𝑓𝑑 = 0.9 . 𝜀𝑓𝑑,𝑒 . 𝐸𝑓𝑢 . 𝜌𝑓 . 𝑏𝑤 . 𝑑. (cot 𝜃 + cot 𝛼). sin 𝛼

𝜃 = angle de fissure diagonale par rapport à l’axe de la poutre

𝛼 = angle entre l’orientation de fibre et l’axe longitudinale de la poutre

𝜌𝑓 : Taux de renforcement du PRF :

2𝑡𝑓 𝑏𝑓
𝜌𝑓 = ( ) ( ) pour le cas du PFR non − continue sous la forme de bande ou plaque
𝑏𝑤 𝑆𝑓

𝜌𝑓 = 0.00148

Valeur de calcul de la déformation effective

𝜀𝑓𝑑,𝑒 = 𝜀𝑓𝑘,𝑒 /𝛾𝑓

Pour le cas où le PRF est collé complètement sur toute la section transversale :

2/3
𝑓𝑐𝑚 0.3
𝜀𝑓,𝑒 = 0.17 . ( ) 𝜀𝑓𝑢
𝐸𝑓𝑢 𝜌𝑓

𝜀𝑓,𝑒 = 0.00765

𝜀𝑓𝑘,𝑒 = 𝐾𝜀𝑓,𝑒 = 0.00612

127
ANNEXE

𝜀𝑓𝑘,𝑒
𝜀𝑓𝑑,𝑒 = = 0.0047
𝛾𝑓

𝑉𝑓𝑑 = 0.9 . 𝜀𝑓𝑑,𝑒 . 𝐸𝑓𝑢 . 𝜌𝑓 . 𝑏𝑤 . 𝑑. (cot 𝜃 + cot 𝛼).

𝑉𝑓𝑑 = 23.80 𝑘𝑁

𝑃𝑛 = 105.75 𝑘𝑁

128
ANNEXE

ANNEXE 3 : La charge ultime de la poutre avec SFRC renforcées au cisaillement par

PRFC selon le code ACI 544.1R-96

Dans cette annexe, on calculera la charge ultime de la poutre avec SFRC renforcées au

cisaillement par PRFC (A2.5F2.0C10 /10) selon le code ACI 544.1R-96. Ces résultats sont

employés dans le chapitre 04 du texte.

d 0.25
Vc = k 𝑓𝑐𝑡 ( a ) bw d = 38.72 kN ; Afv = 2n t f wf = 33.2 mm2

2
ƒ′ 23300
𝐾1 = ( 27c )3 = 0.856 ; Le = (n t 0.58 = 51.27 mm
f Ef )

dfv −Le K1 K2 Le
𝐾2 = = 0.743 ; 𝐾𝑣 = = 0.128
dfv 11900 εfu

εfe = K v εfu = 0.00272 ; ffe = εfe Ef = 625.6 MPa

Afv ffe (sin α+cos α)dfv


Vf = = 20.76 kN
Sf

Vn = Vc + Vs + Vf ; Vn = 59.48 kN

Pn = 2 Vn = 118.96 kN

129
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