Polycopi PhysiqueII
Thèmes abordés
Polycopi PhysiqueII
Thèmes abordés
dEP
+ + +
+
+ + +
+ + dV
(V) + +
+ +
Avant-Propos
i
ABLE DES ATIERES
Outils mathématiques
Chapitre I : Electrostatiques
I.1 Introduction 15
I.2 Charges et Force électrostatiques 15
I.2.1 Charge élémentaire 15
I.2.2 Charge électrique 15
I.2.3 Force électrostatique 15
I.2.4 Loi de Coulomb 16
a) Interaction entre deux charges ponctuelles q1 et q2 16
b) Principe de superposition 18
I.3 Champ électrique 18
I.3.1 Champ électrostatique créé par une charge ponctuelle 19
I.3.2 Champ créé par un ensemble de charges - principe de 19
superposition
I.3.3 Champ électrique engendré par une distribution de 20
charge
I.3.4 Lignes de champ électrostatique 21
I.4 Potentiel électrostatique 21
I.4.1 Cas d’une distribution de charge ponctuelle 21
I.4.2 Cas d’une distribution de n charges ponctuelles 22
I.4.3 Moment dipolaires électriques 23
I.4.4 Potentiel et champ électrostatiques crées par un dipôle 23
isole
I.5 Théorème de Gauss 26
ABLE DES ATIERES
Chapitre II : Electrocinétiques
Le repère (O, 𝚤⃗, 𝚥⃗, 𝑘⃗) est dit repère cartésien orthogonal
(ou rectangulaire) si les vecteurs (𝚤⃗, 𝚥⃗, 𝑘⃗) sont deux à deux
perpendiculaires.
Le repère (O, 𝚤⃗, 𝚥⃗, 𝑘⃗) est dit repère cartésien orthonormal (ou orthonormé) si les
trois vecteurs du repère cartésien orthogonal sont des vecteurs unitaires
‖𝚤⃗‖ ‖𝚥⃗‖ 𝑘⃗ 1. (A-3)
Un point M est repéré par ses coordonnées dans le repère (R) : M (x, y, z).
⎯
Un vecteur 𝑂𝑀 est défini par ses composantes dans la base (𝚤⃗, 𝚥⃗, 𝑘⃗):
Outils mathématiques 3
𝑥
⎯
𝑂𝑀 𝑥𝚤⃗ 𝑦𝚥⃗ 𝑧𝑘⃗ 𝑦 (Vecteur position).
𝑧
Les grandeurs physiques peuvent être de nature scalaire ou vectorielle.
a) Grandeur scalaire
Une grandeur scalaire est toujours exprimée par une valeur numérique suivie de l’unité
correspondante.
Exemple : volume, masse, température, charge électrique, énergie…
b) Grandeur vectorielle
On appelle grandeur vectorielle toute grandeur qui nécessite un sens, une direction, un
point d’application en plus de sa valeur numérique appelée intensité ou module.
Exemple : déplacement, vitesse, force, champ électrique…
Le produit scalaire de deux vecteurs est le scalaire, noté 𝐴⃗ ⋅ 𝐵⃗ est un nombre réel, est
défini par trois :
Outils mathématiques 4
1 ère définition (avec les coordonnées des vecteurs), dite "analytique » :
On a :
𝐴⃗ ⋅ 𝐵⃗ 𝑥𝚤⃗ 𝑦𝚥⃗ 𝑧𝑘⃗ . 𝑥 𝚤⃗ 𝑦 𝚥⃗ 𝑧 𝑘⃗ 𝑥𝑥 𝑦𝑦 𝑧𝑧 (A-6)
𝐴⃗ ⋅ 𝐵⃗ 𝐴⃗ . 𝐵⃗ . 𝑐𝑜𝑠𝜃 (A-8)
En comparant les deux expressions du produit scalaire, on peut obtenir une expression de
l’angle (cosinus directeur) en fonction des coordonnées des deux vecteurs :
𝐴⃗. 𝐴⃗ 𝐴⃗ . 𝐴⃗ 𝐴⃗ 𝑥 𝑦 𝑧
⇔ 𝐴⃗ 𝑥 𝑦 𝑧 ;
𝐴𝐵 𝐴𝐵⃗ 𝑥1 𝑥 𝑦 𝑦 𝑧 𝑧 .
3ème définition (avec les normes) :
𝐴⃗ ⋅ 𝐵⃗ 𝐴⃗ 𝐵⃗ 𝐴⃗ 𝐵⃗ (A-9)
Le produit vectoriel de deux vecteurs est un vecteur dont les coordonnées dépendent de
celles des deux vecteurs de départ (contrairement au produit scalaire où le résultat du
produit de deux vecteurs est un scalaire (un nombre)).
Nous pouvons déduire de la définition et de l’expression analytique d’un produit.
Outils mathématiques 5
Le produit vectoriel s'applique seulement dans un espace en trois dimensions.
Le produit vectoriel peut être exprimé de manière géométrique ou algébrique :
a) La formule du produit vectoriel, par l'approche géométrique
𝑥 𝑦1 𝑦𝑥1 𝑘⃗
Sachant que : ⃗ ∧ ⃗ ⃗∧ ⃗ 𝒌⃗ ∧ 𝒌⃗ 𝟎⃗ ; 𝚤⃗
⃗∧ ⃗ 𝒌⃗; ⃗ ∧ 𝒌⃗ ⃗; 𝒌⃗ ∧ ⃗ ⃗; 𝚥⃗ (A-12)
𝑘⃗
⃗ ∧ 𝒌⃗ ⃗; 𝒌⃗ ∧ ⃗ ⃗; ⃗ ∧ ⃗ 𝒌⃗ Figure (A-4) : produit vectoriel
de trois vecteurs unitaires
2.4 Orthogonalité
Deux vecteurs 𝐴⃗ 𝑒𝑡 𝐵⃗ sont orthogonaux lorsque leur produit scalaire est nul ;
𝐴⃗ ⊥ 𝐵⃗ ⇔ 𝐴⃗ ⋅ 𝐵⃗ 𝑥𝑥 𝑦𝑦 𝑧𝑧 0 (A-13)
Soit un repère d'espace orthonormé d'origine O et de vecteurs de base (𝑢⃗ ,𝑢⃗ , 𝑘⃗) . La
position du point M est caractérisée par ses coordonnées cylindriques 𝜌, 𝜑 et z. Le vecteur
𝑂𝑀⃗ s'écrit alors :
⎯ ⎯ ⎯⎯ →
𝑂𝑀 𝑂𝑚 𝑚𝑀 𝜌𝑢⃗ 𝑧𝑘⃗ 𝜌 𝑐𝑜𝑠 𝜑 𝚤⃗ 𝜌 𝑠𝑖𝑛 𝜑 𝚥⃗ 𝑧𝑘 𝑟𝑢⃗ (A-17)
Le vecteur 𝑂𝑀⃗ est radial ; il est défini par : 𝑂𝑀⃗ 𝑂𝑚⃗ 𝑚𝑀⃗
𝑂𝑚⃗ 𝑥𝚤⃗ 𝑦𝚥⃗ 𝑟 sin 𝜃 cos 𝜑 𝚤⃗ 𝑟 sin 𝜃 sin 𝜑 𝚥⃗ (A-24)
𝑚𝑀⃗ 𝑟 cos θ 𝑘⃗ (A-25)
𝑂𝑀⃗ 𝑂𝑚⃗ 𝑚𝑀⃗ 𝑟 sin 𝜃 cos 𝜑 𝚤⃗ 𝑟 sin 𝜃 sin 𝜑 𝚥⃗ 𝑟 cos θ 𝑘⃗
Outils mathématiques 8
Le vecteur position en coordonnées sphériques s’écrit :
𝑂𝑀⃗ 𝑟 sin 𝜃 cos 𝜑 𝚤⃗ sin 𝜃 sin 𝜑 𝚥⃗ cos θ 𝑘⃗
(A-26)
𝑂𝑀⃗ 𝑂𝑀⃗ 𝑢⃗ 𝑟 𝑢⃗
𝚤⃗ 𝚥⃗ 𝑘⃗
𝑢⃗ 𝑢⃗ ∧ 𝑢⃗ sin 𝜃 cos 𝜑 sin 𝜃 sin 𝜑 cos θ
cos 𝜃 cos 𝜑 cos 𝜃 sin 𝜑 sin θ
sin 𝜃 sin 𝜑 cos θ sin 𝜃 cos 𝜑 cos θ sin 𝜃 cos 𝜑 sin 𝜃 sin 𝜑
𝑢⃗ 𝚤⃗ 𝚥⃗ 𝑘⃗
cos 𝜃 sin 𝜑 sin θ cos 𝜃 cos 𝜑 sin θ cos 𝜃 cos 𝜑 cos 𝜃 sin 𝜑
𝑥 𝑟 𝑠𝑖𝑛 𝜃 𝑐𝑜𝑠 𝜑
Relations sur les coordonnées : 𝑦 𝑟 𝑠𝑖𝑛 𝜃 𝑠𝑖𝑛 𝜑
𝑧 𝑟 𝑐𝑜𝑠 𝜃
Outils mathématiques 9
𝑢⃗ sin 𝜃 cos 𝜑 𝚤⃗ cos θ 𝑘⃗
sin 𝜃 sin 𝜑 𝚥⃗
Relations sur les vecteurs unitaires : 𝑢⃗ cos 𝜃 cos 𝜑 𝚤⃗ cos 𝜃 sin 𝜑 𝚥⃗ sin θ 𝑘⃗
𝑢⃗ sin 𝜑 𝚤⃗ cos 𝜑 𝚥⃗
𝑑𝑂𝑀⃗ 𝑠𝑖𝑛 𝜃 𝑐𝑜𝑠 𝜑 𝑑𝑟𝚤⃗ 𝑟 𝑐𝑜𝑠 𝜃 𝑐𝑜𝑠 𝜑 𝑑𝜃𝚤⃗ 𝑟 𝑠𝑖𝑛 𝜃 𝑠𝑖𝑛 𝜑 𝑑𝜑𝚤⃗ 𝑠𝑖𝑛 𝜃 𝑠𝑖𝑛 𝜑 𝑑𝑟𝚥⃗
𝑟 𝑐𝑜𝑠 𝜃 𝑠𝑖𝑛 𝜑 𝑑𝜃𝚥⃗ 𝑟 𝑠𝑖𝑛 𝜃 𝑐𝑜𝑠 𝜑 𝑑𝜑𝚥⃗ 𝑐𝑜𝑠 𝜃 𝑑𝑟𝑘⃗ 𝑟 𝑠𝑖𝑛 𝜃 𝑑𝜃𝑘⃗
𝑑𝑂𝑀⃗ 𝑠𝑖𝑛 𝜃 𝑐𝑜𝑠 𝜑 𝚤⃗ 𝑠𝑖𝑛 𝜃 𝑠𝑖𝑛 𝜑 𝚥⃗ 𝑐𝑜𝑠 𝜃 𝑘⃗ 𝑑𝑟
dérivée de la fonction f (x,y,z) par rapport à sa variable x que l’on calcule en faisant comme
si y et z étaient des constantes.
, ,
On définit de même la dérivée partielle par rapport à y notée et la dérivée partielle
, ,
par rapport à z notée
fixe (𝚤⃗, 𝚥⃗, 𝑘⃗) dont les composantes sont les dérivées des composantes du vecteur 𝑉⃗ 𝑡 :
𝑑𝑉⃗ 𝑡 𝑑𝑉 𝑡 𝑑𝑉 𝑡 𝑑𝑉 𝑡
𝚤⃗ 𝚥⃗ 𝑘⃗ (A-34)
𝑑𝑡 𝑑𝑡 𝑑𝑡 𝑑𝑡
Il est important de noter que dans ce cas les vecteurs de la base sont considérés fixe ;
Cette relation que l’on utilise pour définir le gradient dans un système de coordonnées
quelconques.
Gradient en coordonnées cartésiennes est donné par:
𝜕𝑓 𝑥, 𝑦, 𝑧 𝜕𝑓 𝑥, 𝑦, 𝑧 𝜕𝑓 𝑥, 𝑦, 𝑧
𝑔𝑟𝑎𝑑⃗ 𝑓 𝚤⃗ 𝚥⃗ 𝑘⃗
𝜕𝑥 𝜕𝑦 𝜕𝑧 (A-38)
Gradient en coordonnées cylindriques est donné par :
⎯⎯⎯ 𝜕𝑓 1 𝜕𝑓 𝜕𝑓 (A-39)
𝑔𝑟𝑎𝑑 𝑓 𝑢⃗ 𝑢⃗ 𝑘⃑
𝜕𝜌 𝜌 𝜕𝜙 𝜕𝑧
4.2.3 Divergence
L’opérateur div ou encore 𝛻⃗ associe à un vecteur 𝐴⃗ 𝑥, 𝑦, 𝑧 le produit scalaire de 𝛻⃗ par ce
vecteur
𝑑𝑖𝑣 𝑉⃗ 𝛻⃗. 𝐴⃗ (A-41)
Outils mathématiques 12
Divergence en coordonnées cartésiennes est donnée par :
→ → ⃗ 𝜕𝐴 𝜕𝐴 𝜕𝐴 (A-42)
𝑑𝑖𝑣 𝐴 𝛻 . 𝐴 𝑥, 𝑦, 𝑧
𝜕𝑥 𝜕𝑦 𝜕𝑧
→ → → 1 𝜕 𝜌𝐴 𝜕𝐴 𝜕𝐴 (A-44)
𝑑𝑖𝑣 𝐴 𝛻 . 𝐴 𝜌, 𝜑, 𝑧
𝑟 𝜕𝜌 𝜕𝜑 𝜕𝑧
4.2.4 Rotationnel
Le produit vectoriel entre l'opérateur Nabla 𝛻⃗ et un champ vectoriel 𝐴⃗ 𝑥, 𝑦, 𝑧 donne le
rotationnel de ce champ vectoriel. Le rotationnel obtenu est lui aussi un champ vectoriel.
𝑖⃗ 𝑗⃗ 𝑘⃗
⎯ →
𝑅𝑜𝑡 𝐴 (A-45)
𝐴 𝐴 𝐴
𝜕𝐴 𝜕𝐴 𝜕𝐴 𝜕𝐴 𝜕𝐴 𝜕𝐴 →
𝚤⃗ 𝚥⃗ 𝑘 (A-46)
𝜕𝑦 𝜕𝑧 𝜕𝑧 𝜕𝑥 𝜕𝑥 𝜕𝑦
Rotationnel en coordonnées cartésiennes est donné par :
⎯ → 𝜕𝐴 𝜕𝐴 𝜕𝐴 𝜕𝐴 𝜕𝐴 𝜕𝐴 →
𝑅𝑜𝑡 𝐴 𝚤⃗ 𝚥⃗ 𝑘 (A-47)
𝜕𝑦 𝜕𝑧 𝜕𝑧 𝜕𝑥 𝜕𝑥 𝜕𝑦
⎯ → 1 𝜕𝐴 𝜕𝐴 𝜕𝐴 𝜕𝐴 1 𝜕𝜌𝐴 𝜕𝐴 → (A-48)
𝑅𝑜𝑡 𝐴 𝑢⃗ 𝑢⃗ 𝑘
𝜌 𝜕𝜙 𝜕𝑧 𝜕𝑧 𝜕𝜌 𝜌 𝜕𝜌 𝜕𝜙
⎯ → 1 𝜕 𝑠𝑖𝑛 𝜃 𝐴 𝜕𝐴 1 𝜕 𝑟𝐴 𝜕𝐴
𝑅𝑜𝑡 𝐴 𝑢⃗ 𝑢⃗
𝑟 𝑠𝑖𝑛 𝜃 𝜕𝜃 𝜕𝜙 𝑟 𝜕𝑟 𝜕𝜃 (A-49)
1 𝜕𝐴 1 𝜕 𝑟𝐴
𝑢⃗
𝑟 𝑠𝑖𝑛 𝜃 𝜕𝜙 𝑟 𝜕𝑟
𝐴𝐵 𝐴𝐵⃗ 𝑥1 𝑥 𝑦 𝑦 𝑧 𝑧 .
→ → ⃗ 𝜕𝐴 𝜕𝐴 𝜕𝐴
𝑑𝑖𝑣 𝐴 𝛻 . 𝐴 𝑥, 𝑦, 𝑧 3𝑥 𝑧 8𝑦𝑧 0
𝜕𝑥 𝜕𝑦 𝜕𝑧
Chapitre I. Electrostatique 15
I.1 Introduction
Électrostatique est une branche de la physique qui traite des phénomènes et des
propriétés des charges électriques fixes ou déplaçant lentement. Cette branche, étudie les
interactions entre ces charges au repos.
I.2 Charges et force électrostatiques
I.2.1. La charge élémentaire
En physique, la charge élémentaire est la charge électrique d'un proton (qp=+q) ou, de
façon équivalente, l'opposé de la charge électrique d'un électron (qe=-q). Elle est notée q et
son unité dans le Système international d'unités et s'exprime en coulombs (C), ou en (A.s).
Cette constante physique élémentaire, mesurable à l’aide d’un électromètre, correspond à la
charge électrique portée par les protons, et elle vaut : 𝑞 = 1,6 × 10−19 C
I.2.2. Charge électrique
Qu’est-ce qu’une charge électrique ?
La charge électrique est une caractéristique possédée par certaines particules entre lesquelles
s’exerce une interaction électrique.
La charge électrique des particules :
Electron -e -1,60×10-19
Proton +e 1,60×10-19
Neutron 0 0
Atome 0 0
Si les deux charges qui interagissent ont les même signe (ils sont tous les deux chargés
positivement ou alors tous les deux chargés
négativement) alors l’interaction est répulsive.
La force 𝐹𝐴/𝐵 est orientée de A vers B
Au même instant, la charge q2 exerce sur la charge q1 une force électrostatique, notée
𝐹⃗𝑞2→𝑞1 (𝑀), , dirigée en sens inverse de 𝐹⃗𝑞1→𝑞2 (𝑀) . Elle décroît comme l'inverse du carré
de la distance entre les charges. Cette force est répulsive si les charges sont de même signe,
attractive sinon.
→
1 𝑞1 𝑞2 1 𝑞1 𝑞2
𝑀1 𝑀2
𝐹⃗𝑞1→𝑞2 (𝑀) = −𝐹⃗𝑞2→𝑞1 (𝑀) = 𝑢
⃗⃗1/2 = (I-1)
4𝜋𝜀0 𝑟 2 4𝜋𝜀0 𝑟 ‖𝑀 𝑀 ‖3
2 →
1 2
Chapitre I. Electrostatique 17
Tableau (I-2) : Analogie entre les interactions gravitationnelle, électrostatique et magnétique
Electrostatique 1 𝑞1 𝑞2
𝐹⃗ (𝑀) = 𝑢
⃗⃗ Force entre deux charges
4𝜋𝜀0 𝑟 2 𝑟
Force exercée par le noyau d’un atome d’hydrogène sur l’électron de cet atome
Soit un corps M qui porte un noyau de l’atome d’hydrogène, qui comporte qu’un
seul proton et ne possède qu’une seule charge élémentaire positive :
qM = e = 1,6.10-19 C , et un corps N qui porte un électron qui possède une charge
électrique élémentaire négative : qN = -e = -1,6.10-19 C
La distance entre le noyau d’hydrogène et son électron correspond au rayon de
l’atome d’hydrogène qui vaut r = 5,3×10-11 m
Chaque grandeur est remplacée par sa valeur numérique en respectant les unités :
Chapitre I. Electrostatique 18
1,6.10−19 .(−1,6.10−19 )
𝐹𝐴/𝐵 (𝑀) = 9.109 .
(5,3.10−11 )2
1,6.10−19 .(1,6.10−19 )
𝐹𝐴/𝐵 (𝑀) = 9.109
(5,3.10−11 )2
𝑞2 𝑞1 𝑞3 𝑞1
𝐹⃗1 = 𝐹⃗2/1 + 𝐹⃗3/1 = 𝐾 2 𝑢
⃗⃗12 + 𝐾 2𝑢
⃗⃗13 (I-3)
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
‖𝑀 2 1𝑀 ‖ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
‖𝑀 3 1𝑀 ‖
𝐹⃗ = ∑ 𝐹⃗𝑖1 (I-4)
𝑖
Erreur fréquente :
Mettre les vecteurs force sur les mauvaises charges.
Erreurs On voit parfois dans les solutions des étudiants que les
vecteurs forces sont sur les mauvaises charges.
Si on demande la force sur une charge, les vecteurs
forces doivent tous partir de cette charge qui subit la
force et non pas des charges qui font la force.
Figure I.3
1 𝑞1 𝑞2 1 𝑞1 𝑞2
𝐹⃗1/2 (𝑀) = 𝑢
⃗⃗1/2 = 𝑢
⃗⃗1/2 (I-5)
4𝜋𝜀0 𝑟2 4𝜋𝜀0 𝑟 2
Mais comme pour l'attraction gravitationnelle, on peut la mettre sous une forme
plus intéressante
𝐹⃗1/2 (𝑀) = 𝑞2 𝐸⃗⃗1 (𝑀) (I-6)
Où
1 𝑞1
𝐸⃗⃗1 (𝑀) = 𝑢
⃗⃗1/2 (I-7)
4𝜋𝜀0 𝑟 2
𝑑𝑞
𝜆= (I-9)
𝑑𝑙
Figure I.5
2) Densité surfacique de charge
si la charge n’´était située que sur la surface de la distribution. La charge dq portée
par l´élément de surface infinitésimal dS s´écrit dq = σdS où σ s’exprime en C.m-2.
𝑑𝑞
𝜎= (I-10)
𝑑𝑠
Figure I.6
3) Densité volumique de charge
𝑄 (I-12)
𝜌=
𝑉
Chapitre I. Electrostatique 21
I.3.4 Lignes de champ électrostatique
Le champ électrique est schématiquement représenté par des lignes de champ qui divergent
à partir de l’objet chargé ou convergent vers lui (voir la figure I.8 ).
• Les lignes de champ indiquent la direction de la force électrique agissant
sur la charge positive placée à proximité du champ.
Les lignes de champ électrique convergent Les lignes de champ électrique divergent
(pointent vers l’intérieur) d’une charge (pointent vers l’extérieur) d’une charge positive
négative négative
positive
Figure I.8
→
Le potentiel électrostatique V(M) associé au champ électrostatique 𝐸 (𝑀) est une fonction
→
scalaire contrairement à 𝐸 .
→ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ 𝑉(𝑀)
𝐸 (𝑀) = −𝑔𝑟𝑎𝑑 (I-15)
La charge ponctuelle q crée en tout point M
Un champ électrostatique est donné par :
1 𝑞1
𝐸𝑝 (𝑀) =
4𝜋𝜀0 𝑟 2
Chapitre I. Electrostatique 22
Tableau I.3:
Résumée
⃗⃗⃗⃗⃗⃗ = −𝑞𝑂𝐴
𝑝⃗ = 𝑞𝐴𝐵 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ = − 𝑎 𝑞(−𝑖⃗) + 𝑎 𝑞(𝑖⃗) = 𝑎𝑞 →
⃗⃗⃗⃗⃗⃗+𝑞𝐴𝐵 𝑖 (I-18)
2 2
On remarque que le moment dipolaire décrit la charge et sa géométrie « a ». Son unité dans le
système International (SI) est le Coulomb-mètre (C m).
1.4.4 Potentiel et champ électrostatiques crées par un dipôle isole
1 𝑞 1 𝑞
𝑉 (𝑁 ) = 𝑉 (𝐴 ) + 𝑉 (𝐵 ) = − + (I-19)
4𝜋𝜀0 𝑟𝐴 4𝜋𝜀0 𝑟𝐵
𝑞 1 1
Donc 𝑉 (𝑁 ) = ( − )
4𝜋𝜀0 𝑟𝐵 𝑟𝐴
→ 2 2 𝑎2
‖𝐵𝑁‖ = 𝑟 + − 𝑟⃗𝑎𝑖⃗ (I-21)
4
𝑎 −1⁄2 1𝑎 𝑎
(1 + ) ≈1− avec ( << 1) (I-24)
𝑟 2𝑟 𝑟
𝑎 𝑎2 𝑎 𝑎2
Et puisque << 1 et << on peut négliger les termes en devant le terme
𝑟 𝑟2 𝑟 𝑟2
𝑎
en alors :
𝑟
1 1 𝑎
= (1 + 𝑐𝑜𝑠 𝜃) (I-25)
𝑟𝐵 𝑟 2𝑟
1
De la même manière, on calcule le terme :
𝑟𝑁
1 1 𝑎
= (1 − 𝑐𝑜𝑠 𝜃) (I-26)
𝑟𝑁 𝑟 2𝑟
Et par conséquent :
1 1 𝑎
− = 𝑐𝑜𝑠 𝜃 (I-27)
𝑟𝐵 𝑟𝑁 𝑟
𝐸⃗⃗ = 𝐸𝑟 𝑢
⃗⃗𝑟 + 𝐸𝜃 𝑢
⃗⃗𝜃 (I-29)
𝜕𝑉 1 2𝑎𝑞
𝐸𝑟 (𝑟, 𝜃) = − = 𝑐𝑜𝑠 𝜃
𝜕𝑟 4𝜋𝜀0 𝑟 3
Où : { 𝜕𝑉 1 𝑎𝑞
(I-30)
𝐸𝜃 (𝑟, 𝜃) = − = 3
𝑠𝑖𝑛 𝜃
𝜕𝜃 4𝜋𝜀0 𝑟
Une charge électrique ponctuelle q crée sur l’espace qui l’entoure un champ
électrostatique E . En un point M de l’espace.
1) Trouver l'expression du champ et du potentiel électrostatique
2) déduire l’expression générale reliant le champ électrostatique avec le
potentiel électrostatique.
1)
Expression du champ électrostatique 𝐸⃗⃗ (𝑀) est :
9.10 9 .𝑞
𝐸⃗⃗ (𝑀) = 2 𝑢
⃗⃗𝑟
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗‖
‖0𝑀
Figure I.12
∑𝑞
𝛷𝑆 = ∯(𝛴) 𝐸⃗⃗ (𝑀). 𝑑𝑆. ⃗𝑛⃗ = 𝑖𝑛𝑡 (I.33)
𝜀0
Tableau I.4:
On en déduit donc le théorème de Gauss pour la gravitation : Le flux du champ gravitationnel
à travers une surface fermée (Σ), délimitant un volume τ, est relié à la masse Mint contenue à
l’intérieur de cette surface.
𝛷𝑆 = ∯(𝛴) 𝐴⃗. 𝑑𝑆. ⃗𝑛⃗ = −4𝜋𝐺𝑀𝑖𝑛𝑡 (I.34)
Dans une région vide de charges, le théorème de Gauss s’écrit pour une surface fermée S
𝑞𝑖𝑛𝑡
𝛷𝑆 = ∯(𝛴) 𝐸⃗⃗ (𝑀). 𝑑𝑆. ⃗𝑛⃗ = =0 (I.35)
𝜀0
Chapitre I. Electrostatique 27
Le théorème de Gauss fournit une méthode très utile pour calculer le champ E lorsque celui
ci possède des propriétés de symétrie particulières. Celles-ci doivent en effet permettre de
calculer facilement le flux Φ. Comme le théorème de Gauss est valable pour une surface
quelconque, il nous suffit de trouver une surface S adaptée, c’est à dire respectant les
propriétés de symétrie du champ, appelée « surface de Gauss ».
Somme algébrique des charges
comprises à l’intérieur de la
surface fermée.
Champ électrique
∑ 𝑞𝑖𝑛𝑡
𝛷𝑆 = ∯ 𝐸⃗⃗ (𝑀). 𝑑𝑆. ⃗𝑛⃗ =
Flux de champs (𝛴) 𝜀0
Élément de surface
Surface fermée
Figure I.13
Chapitre I. Electrostatique 28
➀ Tracer les lignes de champ électrique produites par les charges électriques.
Tracez et identifiez le vecteur champ électrique E au point où on veut le
calculer.
➁ Choisisser une surface fermée Sf qui convient à la symétrie du champ : E
est constant pour tous les éléments de surface dS;
q est constant entre 𝐸⃗⃗ et les ⃗⃗⃗⃗⃗
𝑑𝑆 .
Tracez et identifiez le vecteur surface ⃗⃗⃗⃗⃗
𝑑𝑆 au point d'application du vecteur 𝐸⃗⃗ .
➂ Du théorème de Gauss, calculez le flux du champ électrique traversant
la surface fermée (terme de gauche) et l’expression de la somme algébrique des
charges situées à l’intérieur de la surface fermée (terme de droite). Il reste à mettre
le champ E en évidence.
Il faut se rappeler que l’aire S correspond à l’aire de la surface de Gauss, qui est
ici sphérique.
En intégrant sur toute la sphère (sur laquelle r est constant) :
𝑞
𝐸. 𝑆𝑆𝑝ℎè𝑟𝑒 = 4𝜋𝑟 2 𝐸 = (I-40)
𝜀0
donc :
𝑞 1 𝑞
2
4𝜋𝑟 𝐸 = ⟹ 𝐸= (I-41)
𝜀0 4𝜋𝑟 2 𝜀0
Chapitre I. Electrostatique 29
b) Théorème de Gauss pour une distribution continue de charges
Le théorème de Gauss dans le cas où la distribution de charges est continue et décrite par
une = 𝜎𝑆 de charges (linéique λ, surfacique σ et volumique ρ) s’écrit comme suit :
𝑞 densité
1
Cas d’une distribution linéaire. 𝛷𝑆 = ∯𝑠 𝐸⃗⃗ (𝑀). 𝑑𝑆. 𝑛
⃗⃗ = ∫ 𝜆𝑑𝑟
𝜀0
1
Cas d’une distribution surfacique. 𝛷𝑆 = ∯𝑠 𝐸⃗⃗ (𝑀). 𝑑𝑆. 𝑛
⃗⃗ = ∬ 𝜎𝑑𝑠
𝜀0
1
Cas d’une distribution volumique. 𝛷𝑆 = ∯𝑠 𝐸⃗⃗ (𝑀). 𝑑𝑆. 𝑛
⃗⃗ = ∭ 𝜌𝑑𝑉
𝜀0
Soit :
Chapitre I. Electrostatique 30
𝜎𝜋𝑅 2
𝐸(𝑟). 𝜋𝑟 2 = (I-48)
𝜀0
D’où :
R2 1
E (r ) (I-49)
0 r2
D’où :
V (r ) r C2 (I-60)
0
D’où :
𝜎 (I-62)
𝑉(𝑟) = 𝑟
𝜀0
(I-63)
= 𝐸1 𝑆1 + 𝐸2 𝑆2 + 0
𝜎𝑆
= 2𝐸. 𝑆 =
𝜀0
D’où
𝜎
𝐸=
2𝜀0
Chapitre I. Electrostatique 33
(I-64)
𝜎𝑆
Selon le théorème de Gauss, 2𝐸. 𝑆 = . D’où une composante du champ électrostatique
𝜀
𝜎 𝜎
pour z > 0 , 𝐸 = et pour z < 0 à 𝐸 = − du fait de l'imparité de Ex.
2𝜀0 𝜀0
Le champ électrostatique est constant dans chacun des deux demi-espaces séparés par le plan
𝜎
chargé. Sa composante suivant la normale au plan subit une discontinuité égale à au
𝜀0
franchissement du plan.
Remarque
s
Le champ ne varie pas avec la distance, ce qui
est naturel car le plan est supposé infini .
On peut encore appliquer ce résultat pour une
surface quelconque chargée uniformément.
Il suffit alors d’interpréter E comme le champ
au voisinage immédiat de la surface : suffisamment
près, celle-ci peut être assimilée à un plan infini.
Ce théorème est très utile dans le tous cas de symétries fortes (cylindriques ou sphériques).
Comme nous avons vue précédemment, Pour calculer le champ ou le potentiel, il faut alors
suivre le schéma directeur suivant :
Un fil rectiligne infini chargé porte une densité linéique de charge uniforme égale à λ.
Déterminer le module du champ électrique à la distance r du centre O du fil. On suppose que
λ est négatif.
Nous pouvons dire que le module du champ est le même pour tous les points situés à
une distance r du centre du fil.
Chapitre I. Electrostatique 34
Nous avons donc un champ radial au fil, perpendiculaire à la surface de Gauss et
Parallèle à 𝑑𝑠3 les deux surfaces (S1 et S2) formant la surface
de Gauss totale présentent un champ électrique
perpendiculaire aux éléments de surface ( 𝑑𝑠2 , 𝑑𝑠1 ),
S1
générant un flux électrique nul à travers ces surfaces.
La surface de Gauss choisie est un cylindre de rayon r et de S3
longueur ℓ est :
SGauss = 2π r ℓ S2
Le théorème de Gauss donne 𝛷𝑆 = ∯ 𝐸⃗⃗ (𝑀). 𝑑𝑆. 𝑛⃗⃗ = ∬ 𝐸⃗⃗ (𝑀). 𝑑𝑆1 . 𝑛⃗⃗1 + ∬ 𝐸⃗⃗ (𝑀). 𝑑𝑆2 . 𝑛⃗⃗2 +
= 0 (𝐸⃗⃗ ⊥ 𝑑𝑠1 . 𝑛⃗⃗1 + 0 (𝐸⃗⃗ ⊥ 𝑑𝑠2 . 𝑛⃗⃗2 )+𝐸. 𝑆3 (𝐸⃗⃗ ∥ 𝑑𝑠3 . 𝑛⃗⃗3 ) (I-65)
= 𝐸. 𝑆3 = 𝐸. 2𝜋𝑟𝑙
∑ 𝑞𝑖𝑛𝑡
Et on a : 𝛷𝑆 = 𝐸(𝑟). 𝑆𝐺𝑎𝑢𝑠𝑠 =
𝜀0
𝜆. 𝑙
Donc 𝐸(𝑟).2𝜋𝑟𝑙 =
𝜀0
D’où :
𝜆
𝐸(𝑟) = (I-66)
𝜀0 𝑥2𝜋𝑟
Le système possède une symétrie de révolution par rapport à l’axe 𝑧𝑧̀ et de translation
parallèlement à cet axe : le champ E en un point M situé à la distance r de l’axe est donc de
la forme :
Chapitre I. Electrostatique 35
𝐸⃗⃗ (𝑀) = 𝐸 (𝑟). 𝑢
⃗⃗𝑟 (I-67)
Appliquons le théorème de Gauss à un cylindre fermé d'axe (Oz), de rayon r et de hauteur ℓ
∑ 𝑞𝑖𝑛𝑡
Le théorème de Gauss : 𝛷 = ∯𝑆.𝐺 𝐸⃗⃗ . 𝑑𝑆. 𝑛
⃗⃗ = .
𝜀0
∑ 𝑞𝑖𝑛𝑡 (I-69)
𝛷 = ∯ 𝐸⃗⃗ . ⃗⃗⃗⃗⃗
𝑑𝑆 = 𝐸(𝑟). 𝑆 =
𝑆.𝐺 𝜀0
Soit :
𝜎2𝜋𝑅𝑙
𝐸 (𝑟). 2𝜋𝑟𝑙 =
𝜀0
D’où 𝜎𝑅
𝐸 (𝑟 ) = (I-70)
2𝜀0 𝑟
Région 02 Cas 𝒓 < 𝑹 :
La surface de Gauss choisie est un cylindre de rayon r et de
longueur l est :
SGauss = 2π r ℓ
La surface d’un cylindre de rayon r et de hauteur ℓ :
𝑆𝐺 = 2𝜋 𝑟 ℓ . (I-71)
Selon la coupe transversale de la figure suivante, il n’y a pas de charge
à l’intérieur du cylindre de Gauss ∑ 𝑞𝑖𝑛𝑡 = 0 , car la charge Figure I.23 : cas 𝑟 < 𝑅
Chapitre I. Electrostatique 36
est limitée à la surface du cylindre chargé. Alors,
𝐸 = ⃗0⃗
⃗⃗⃗⃗
Comme le champ électrostatique est perpendiculaire à la surface 𝑑𝑆1 , et la surface 𝑑𝑆2 son
flux à travers ces deux surfaces est nul, d’où : Φ1= Φ2 = 0
D’où :
∑ 𝑞𝑖𝑛𝑡
𝛷 = ∯ 𝐸⃗⃗ . 𝑑𝑆. 𝑛
⃗⃗ = (I-72)
𝑆.𝐺 𝜀0
Le champ ⃗⃗⃗⃗
𝐸 créé par un cylindre infini est radial.
La surface de Gauss choisie est un cylindre de rayon r et de longueur ℓ.
Le flux du champ électrique à travers la surface de Gauss est donné par:
Le volume du cylindre est :
V = π 𝑅2 ℓ (I-73)
La charge électrique à l’intérieur du volume est donnée par (𝜌 est uniforme) :
∑ 𝑞𝑖𝑛𝑡 = 𝑞 = 𝜌𝑆 = 𝜌π 𝑅 2 ℓ (I-74)
∑ 𝑞𝑖𝑛𝑡 = 𝑞 = 𝜌𝑉 = 𝜌π 𝑅2 ℓ.
𝜌𝜋𝑅2 ℓ
Soit : 𝐸 (𝑟) × 2𝜋𝑟ℓ = .
𝜀0
Le potentiel électrostatique V r
4R 2
Le théorème de Gauss donne : : E r .4r 2
0
En simplifiant par (4𝜋), on a :
Le champ en tout point intérieur à S est nul ; le potentiel est donc constant : 𝑉 (𝑟 < 𝑅) = 𝐶2
On peut écrire :
1 𝑑𝑞 1 𝜎𝑑𝑠 𝜎 𝜎𝑅
𝑉 (𝑟 ) = 𝑥 = 𝑥 = 𝑥 ∬ 𝑑𝑠 = (I-87)
4𝜋𝜀0 𝑟 4𝜋𝜀0 𝑅 4𝜋𝜀0 𝑅 𝜀0
D’où :
𝜎𝑅
𝑉 (𝑟 ) = (I-88)
𝜀0
Alors que le champ est discontinu à la traversée de la charge (figure (I-30), le potentiel
électrostatique est continu (figure (I-31)).
∑𝑞 𝑞
𝛷 = ∯𝑆 𝐸⃗⃗ 𝑥𝑑𝑆. 𝑛
⃗⃗ = 𝑖𝑛𝑡 = 𝑖𝑛𝑡 (I-89)
𝜀0 𝜀0
Puisque le norme du champ est constant, le théorème de Gauss s’écrit :
𝑄
𝛷 = 𝐸(𝑟)𝑥𝑆 = (I-90)
𝜀0
Chapitre I. Electrostatique 41
Région 01 Cas 𝒓 > 𝑹 :
La charge volumique à l’intérieur d’une sphère de rayon 𝑟 > 𝑅 est donnée par :
4
∑ 𝑞𝑖𝑛𝑡 = 𝑞 = 𝜌𝑉 = 𝜌 π 𝑅3
3
R3 1
Soit : E (r ) (I-91)
3 0 r 2
C’est équivalent au champ dû à une charge ponctuelle q placée en O .
Région 02 Cas 𝒓 < 𝑹 :
La charge volumique à l’intérieur d’une sphère de rayon 𝑟 < 𝑅
est donnée par :
4
∑ 𝑞𝑖𝑛𝑡 = 𝑞 = 𝜌𝑉 = 𝜌 π 𝑟 3 (I-92)
3
Donc :
𝜌𝑅3 1 (I-93)
𝑉(𝑟) = + 𝐶1
3𝜀0 𝑟
Chapitre I. Electrostatique 42
.
puisque a l’infini les charges n’existent pas (q=0) ⟹le V r =0 donc : 𝐶1 = 0𝑉.
Alors :
R 3 1
V (r ) (I-94)
3 0 r
Maintenant on a :
𝜌
𝐸(𝑟) = 𝑟
3𝜀0 (I-95)
∫ 𝑑𝑉 = − ∫ 𝐸(𝑟)𝑑𝑟 (I-96)
donc
𝜌
𝑉(𝑟) = − . 𝑟² + 𝐶2 (I-97)
6𝜀0
Soit :
→ 𝑑𝑉
𝐸⃗⃗𝑖𝑛𝑡 = − 𝑔𝑟𝑎𝑑 (𝑉) ⇒ 𝐸𝑖𝑛𝑡 = − (I-102)
𝑑𝑟
On a : 𝐸 (𝑟) = 0 𝐶
On obtient alors V(r) en utilisant la relation :
⇒ ∫ 𝑑𝑉 = − ∫ 𝐸𝑖𝑛𝑡 (𝑟)𝑑𝑟 = 𝑐𝑠𝑡𝑒 (I-103)
La surface d’un conducteur en équilibre est équipotentielle.
⃗⃗⃗⃗⃗ = ∬ 𝐸⃗⃗ (𝑀). 𝑑𝑆1 . 𝑛⃗⃗1 + ∬ 𝐸⃗⃗ (𝑀). 𝑑𝑆2 . 𝑛⃗⃗2 + ∬ 𝐸⃗⃗ (𝑀). 𝑑𝑆3 . 𝑛⃗⃗3
𝛷𝑆 = ∯ 𝐸⃗⃗ (𝑀). 𝑑𝑆
Chapitre I. Electrostatique 44
D’où :
𝜎
𝐸⃗⃗𝑒𝑥𝑡 = ⃗⃗
𝑁 (I-104)
𝜀0
Lorsque le champ électrique créé par les charges électriques d’un nuage
est supérieur à 3MV/m , il ionise le milieu extérieur (l’air atmosphérique) et
produit des décharges électriques (étincelles).
Figure I.38
d) Théorème de faraday
Soient deux conducteurs (𝐴) et (𝐵) à l’équilibre, placés l'un à côté de l'autre.
Des lignes de champ vont relier (𝐴) à (𝐵). Soit un petit contour fermé 𝐶1 situé sur la
surface de (𝐴) de surface 𝑆1 tel que l'ensemble des lignes de champ s'appuyant sur
𝐶1 rejoignent (𝐵). Ces lignes de champ arrivant sur la surface du conducteur (𝐵)
dessinent un contour fermé 𝐶2 de surface 𝑆2
(figure I.39)
L'ensemble de ces lignes de champ constitue
un tube de flux. On dit que la surface 𝑆2 du
conducteur (𝐵) est l’élément correspondant à la
surface 𝑆1 du conducteur (𝐴)
Figure I.39
1) Influence partielle
2) Influence totale
Deux conducteurs se sont en position d’influence totale lorsque l’un des deux entoure
complètement l’autre. L’influence totale produit lorsque le conducteur B entoure le
conducteur A. Si l’un des deux corps (C2 par exemple) entoure totalement l’autre, il y a
correspondance totale entre les charges de la surface (S1) de (C1) et la surface interne (S2) de
(C2).
On peut alors écrire :
𝑞1 = 𝜎1 . 𝑠1 = − 𝜎2 . 𝑠2
Les charges globales portées par les deux surfaces en regard sont égales et opposées.
(-q)
On peut donc résumer la situation de la manière suivante : (C2)
– dans la partie massive de (C1) : E1 = 0, (C1) (+q)
– sur la surface de (C1) : charge 𝑞1 > 0 créant E2,
(+q)
– sur la surface interne de (C2) : charge - 𝑞1 ,
Figure I.41
– dans la partie massive de (C2) : E = 0,
– sur la surface externe de (C2) : apparition de la charge +𝑞1 pour assurer la neutralité de (C2)
(si l’on suppose (C2) neutre au départ),
– à l’extérieur des deux conducteurs : le champ Eext est celui créé par la
seule charge 𝑞1 portée par la surface externe de (C2).
Donc :
𝜎
𝐸⃗⃗1 (𝑀) = ⃗𝑁
⃗⃗ (I-107)
2𝜀0
Et au voisinage de la surface on a :
𝐸⃗⃗ = 𝐸⃗⃗1 (𝑀) + 𝐸⃗⃗2 (𝑀) (I-108)
Donc le champ créé par le reste du conducteur est :
𝜎
𝐸⃗⃗2 (𝑀) = 𝐸⃗⃗1 (𝑀) − 𝐸⃗⃗𝑒𝑥𝑡 = 𝜀 𝑁⃗⃗ − 𝜎 𝑁 ⃗⃗ = 𝜎 𝑁⃗⃗ (I-109)
0 2𝜀 0 2𝜀0
D’où
𝜎 2 . 𝑑𝑠
𝐹⃗ (𝑀) = ⃗⃗
𝑁 (I-110)
2𝜀0
𝑑𝐹 𝜎 2 . 𝑑𝑠 𝜎2 (I-111)
𝑝= = =
𝑑𝑠 2𝜀0 . 𝑑𝑠 2𝜀0
I.8 Condensateur
I.8.1 Définition d’un condensateur
Un condensateur présente deux armatures conductrices (A) et (B), séparées entre elles
par un isolant. La présence d’une charge + q sur l’une de ses armatures entraîne l’apparition
d’une charge opposée – q sur l’autre armature. Cet effet est dû à l’influence électrostatique
des charges entre elles s’appelle influence totale. La présence d’une distribution de charge
entraîne l’existence d’un champ électrique dans l’isolant entre les armatures, il en résulte une
Chapitre I. Electrostatique 48
différence de potentiel V aux bornes du condensateur.
On considère deux conducteurs (C1) et (C2), placés l’un à côté de l’autre et portant des densités
surfaciques 𝜎1 et 𝜎2 à l’équilibre.
S’ils ne sont pas au même potentiel, des lignes de champ électrostatique relient (C1) et (C2),
Un ensemble des lignes de champ issues arrivant du contour (S1)de (C1) rejoignent le contour
(S2) de (C2) et y dessinent un contour fermé au (S2 ).
L’ensemble de ces lignes de champ constitue ce qu’on appelle un tube de flux :
Le flux du champ électrostatique à travers la surface latérale dessinée par ce tube est nul donc
⃗⃗.
𝐸⃗⃗𝐿 = 0
Donc la surface fermée produite 𝑆 = 𝑆1 + 𝑆2 où 𝑆1 est une surface qui s’appuie sur 𝐶1 et
plonge à l’intérieur de (𝐴1) et 𝑆2 une surface similaire pour (𝐴2).
𝛷1 = ∯ 𝐸⃗⃗1 . 𝑑𝑆1 . 𝑛⃗⃗1 . Car le champ à l’intérieur de C1 est nul.
𝛷2 = ∯ 𝐸⃗⃗2 . 𝑑𝑆2 . 𝑛⃗⃗2 . Car le champ à l’intérieur de C2 est nul.
𝛷3 = 𝛷𝑙𝑎𝑡 = ∯ 𝐸⃗⃗ . ⃗⃗⃗⃗⃗
𝑑𝑆𝑙𝑎𝑡 . Car le champ 𝐸⃗⃗ est perpendiculaire à la normale de la surface
latérale du tube.
𝐸. 𝑆 = 𝐸. 𝑆1 + 𝐸. 𝑆2 (I-117)
Chapitre I. Electrostatique 50
Donc à l’équilibre :
𝑞𝑖𝑛𝑡
𝛷 = 𝛷1 + 𝛷2 + 𝛷3 = =0 (I-118)
𝜀0
1ére état : conducteur n° 1 au potentiel V1 > 0 par exemple, les autres au potentiel 0.
𝑞11 , 𝑞21 , 𝑞31 étant les charges portées respectivement par les conducteurs 1, 2, 3, on a :
Tableau I.5
On peut généraliser la relation entre charges et potentiels à un système de n conducteurs. Sous forme
matricielle, cette relation s’écrit :
𝑞𝑖 = ∑𝑛𝑖=1 𝐶𝑖𝑗 𝑉𝑗 (I-122)
C’est-à-dire :
Cij C ji 0
Avec : (I-124)
Cij 0
où les indices i et j varient entre 1 et n. Cette écriture signifie que, pour chaque valeur de i, il faut
sommer cette expression sur j.
V1 0
On a à l’équilibre :
V2 0
Si le corps (2) entoure le corps (1), l’influence est totale, on a alors :
𝑞2 = −𝑞1 ⇒ 𝐶11 𝑉1 + 𝐶12 𝑉2 = −𝐶21 𝑉1 − 𝐶22 𝑉2
Exemples, applications
Dans ce qui suit, nous allons voir plusieurs exemples de calculs de capacités. Pour
obtenir la capacité C d’un condensateur, il faut calculer la relation entre sa charge
Q et sa tension U, c'est-à-dire :
𝑞
𝑈 = 𝑉1 − 𝑉2 =
𝐶
𝜎
𝐸⃗⃗1 = + 2𝜀 𝑢
⃗⃗12 Pour la première armature
0
{ 𝜎
𝐸⃗⃗2 = − 2𝜀 𝑢
⃗⃗21
0 Pour la deuxième armature
𝑁 𝜎(𝑀−𝑁) 𝜎𝑒
𝑉1 − 𝑉2 = ∫𝑀 𝐸⃗⃗ . 𝑑𝑟⃗ = 𝜀 =𝜀 (I-127)
0 0
On a : 𝑞 = 𝜎𝑆
𝑞𝑒
Donc : 𝑉1 − 𝑉2 = 𝑠𝜀
0 𝐸⃗⃗2 = −𝐸⃗⃗1 𝐸⃗⃗1 Champ total nul
𝐶
𝑠𝑜𝑖𝑡 ∶ 𝑞 = B
𝑉1 − 𝑉2 V2
𝐸⃗⃗2 = 𝐸⃗⃗1 E 𝐸⃗⃗1 e Champ total2 𝐸⃗⃗1
Alors : A
V1 Champ total nul
𝐸⃗⃗2 = 𝐸⃗⃗1 E 𝐸⃗⃗1
𝑅 1 𝑞 𝑞 𝑅 𝑞 𝑅
𝑉1 − 𝑉2 = − ∫ 𝐸(𝑟)𝑑𝑟 = − ∫𝑅 2 2𝜋𝑟ℎ 𝜀 = 4𝜋𝜀 ℎ(ln 𝑟)𝑅21 = 2𝜋𝜀 ℎ𝑙𝑛(𝑅2 )
1 0 0 0 1
𝑅
𝑉1 − 𝑉2 = 2𝜋𝜀0 ℎ𝑙𝑛(𝑅2 ) (I-186)
1
2 0 h
D’où la capacité d’un condensateur cylindrique : C (I-131)
R
ln 2
R1
Alors :
R
C 2 0 h ln 1 (I-132)
R2
⇒ ∫ 𝑑𝑉 = − ∫ 𝐸(𝑟)𝑑𝑟
Figure I.45 : condensateur sphérique
𝑞1 1
⇒ 𝑉(𝑟) = + 𝐶1 (I-133)
4𝜋𝜀0 𝑟
𝑞
Et comme 𝐶 = .
𝑉1 −𝑉2
𝑅2 𝑅1
Alors : 𝐶 = 4𝜋𝜀0 ( ). (I-134)
𝑅2 −𝑅1
𝑉2 𝑉3
𝑉1 𝑉4
+𝑞1 −𝑞1 +𝑞2 −𝑞2 +𝑞3 −𝑞3
𝑉12 𝑉23 𝑉34
1 1 1 𝑞
d’où : 𝑉𝐴 − 𝑉𝐵 = 𝑞1 (𝐶 + 𝐶 + 𝐶 ) = 𝐶 1 (I-138)
1 2 3 𝑒𝑞
1 1 1 1
Alors : 𝑐 =𝐶 +𝐶 +𝐶 (I-139)
𝑒𝑞 1 2 3
Chapitre I. Electrostatique 55
La capacité équivalente Pour n condensateurs groupés en série est donc donnée par :
n
1 1
(I-140)
ceq i 1 Ci
b) Assemblage des condensateurs en parallèle
D’où :
𝑐𝑒𝑞 = (𝐶1 + 𝐶2 + 𝐶3 ) (I-145)
La capacité équivalente Pour n condensateurs groupés en parallèle est donc donnée par :
Exercice 01
On donne la constante de gravitation G = 6,7.10-11 m3kg-2s-1 et le premier rayon de
l’atome de Bohr r0 = 0,53 ·10-10 m.
Dans l’atome d’hydrogène, un électron (charge -q) décrit une orbite circulaire de
rayon r0 autour d’un noyau constitué d’un proton (charge +q). Il s’agit de comparer
les forces électrostatique (Fe) et gravitationnelle (FG) entre ces deux particules.
On a:
1 𝑞1 𝑞2 (1,6.10−19 )2
𝐹𝑒 = = 9.109 = 8,1.10−8 𝑁
4𝜋𝜀0 𝑟 2 (5,3.10−11 )2
𝑚1 𝑚2 (9,1.10−31 ).(1,67.10−27 )
𝐹𝑔 = 𝐺 = 6.7.10−11 = 8,1.10−8 𝑁
𝑟2 (5,3.10−11 )2
Donc 𝐹𝑔 = 3.7.10−47 𝑁
On observe que la force électrostatique est environ 2.1039 fois plus grande que la force de
gravitation. Cette dernière est donc tout à fait négligeable.
Une masse est toujours une grandeur positive tandis qu’une charge électrique peut être
positive ou négative. Il en résulte que la force de gravitation est toujours attractive alors que
la force électrostatique peut être soit attractive (charges de signes différents) ou répulsive
(charges de même signe)
A l’échelle de particules chargées (protons, électrons et même noyaux atomiques) la
valeur de la force électrostatique est toujours nettement supérieure à celle de la force de
gravitation.
Exercice 02
Calculer la force qu’exerce la charge 𝑞1 = 8. 10−6 𝐶 sur une charge 𝑞2 = −4. 10−6 𝐶 séparées
par la distance 9 mm.
Chapitre I. Electrostatique 58
On a :
1 𝑞1 𝑞2
𝐹⃗𝑒 = 𝐹⃗1/2 = (𝑢
⃗⃗21 )
4𝜋𝜀0 𝑟 2
1 𝑞1 𝑞2 8.10−6 .(−4).10−6
𝐹𝑒 = 4𝜋𝜀 = 9.109 . = 3,55.107 𝑁
0 𝑟2 (9.10−3 )2
Figure I.49
Exercice 03
Soient deux charges ponctuelles 𝑞1 et 𝑞2 sont placées sur l’axe (𝑥𝑥 ′ ) au point 𝑂 et 𝐴(2,0)
respectivement.
Déterminer l’expression de la force électrostatique agissante sur une charge ponctuelle 𝑞3
placée sur l’axe (𝑥𝑥 ′ ) au point 𝐵(1,0). On donne : 𝑞1 = 2𝑞, 𝑞2 = −3𝑞 et 𝑞3 = 2𝑞 avec
𝑞 > 0.
Figure I.50
D’après le principe de superposition des forces :
𝐹⃗𝐵 = 𝐹⃗𝑂/𝐵 + 𝐹⃗𝐴/𝐵
𝑞𝑂 𝑞𝐵 2
𝐹⃗𝑂/𝐵 = 𝐾 2 𝑢
⃗⃗𝑂 ; 𝑢 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ‖ = 1
⃗⃗𝑂 = 𝑖⃗ et ‖𝑂𝐵
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ‖
‖𝑂𝐵
𝑞𝐴 𝑞𝐵 2
𝐹⃗𝐴/𝐵 = 𝐾 2 𝑢
⃗⃗𝐴 ; 𝑢
⃗⃗𝐴 = −𝑖⃗ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ‖ = 1
et ‖𝐴𝐵
⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ‖
‖𝐴𝐵
D’où
(2𝑞)(2𝑞) (−3𝑞)(2𝑞)
𝐹⃗𝐵 = 9.109 𝑖⃗ − 9.109 𝑖⃗
1 1
Figure I.51
Les deux forces de répulsion sont encore une fois dans la même direction. Il est donc
impossible que la force soit nulle dans cette région.
Figure I.53
Région 03 Cas 𝟎 𝒎 < 𝒙 < 𝟒 𝒎 :
Dans ce cas, les forces s’annulent puisqu’elles sont dans des directions opposées.
D’après le principe de superposition des forces:
𝑞𝐴 𝑞𝐵 2
𝐹⃗𝐴/𝐵 = 𝐾 2 𝑢
⃗⃗𝐴 ; 𝑢
⃗⃗𝐴 = −𝑖⃗ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ‖ = (2 − 𝑥)2
et ‖𝐴𝐵
⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ‖
‖𝐴𝐵
Chapitre I. Electrostatique 60
(3.10 )(𝑞) −6 (2.10 −6 )(𝑞)
D’où 𝐹⃗𝐵 = 9.109 2
𝑖⃗ − 9.109 𝑖⃗ = ⃗0⃗
𝑥 (2−𝑥)2
Donc
3 2
= ⇒ 𝑥 2 − 12𝑥 + 12 = 0
𝑥 2 (2 − 𝑥)2
Les solutions de cette équation est :
𝑥1 = 1,11 et 𝑥2 = 10,89
Comme la solution doit être entre x = 0 m et x = 2 m. donc notre solution est 𝑥 = 𝑥1 = 1.11 m
Exercice 05
Quatre charges ponctuelles identiques –q (q > 0) sont fixées aux sommets A, B, C et D d’un
carré de côté a. Une cinquième charge q0 > 0 est maintenue fixe au centre O du carré.
Déterminer la valeur de q0 en fonction de q pour que la force électrostatique totale qui s’exerce
sur chacune des cinq charges soit nulle.
On a : 𝑞𝐴 = 𝑞𝐵 = 𝑞𝐶 = 𝑞𝐷 = −𝑞
Présentation graphique des forces électriques 𝐹⃗𝐴 , 𝐹⃗𝐵, 𝐹⃗𝑂 et 𝐹⃗𝐷 au point C.
Détermination de la valeur de la charge q0 en fonction
de q
1
On a : 𝐾 = = 9.109 𝑚/𝐹. Figure I.55
4𝜋𝜀0
𝑞𝐴 𝑞𝐶
𝐹⃗𝐴/𝐶 = 𝐾 2 𝑢
⃗⃗𝐴
⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ‖
‖𝐴𝐶
√2
avec 𝑢
⃗⃗𝐴 = 𝑐𝑜𝑠( 45°)𝑖⃗ + 𝑠𝑖𝑛( 45°)𝑗⃗ = (𝑖⃗ + 𝑗⃗)
2
et
2 2 2
⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ‖ = ‖𝐴𝐷
‖𝐴𝐶 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ‖ + ‖𝐷𝐶
⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ‖ = 𝑎2 + 𝑎2 = 2𝑎2
𝑞𝐴 𝑞𝐶 𝑞2 √2
𝐹⃗𝐴/𝐶 = 𝐾 2 ⃗⃗𝐴 = 9.109
𝑢 . (𝑖⃗ + 𝑗⃗)
⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ‖
‖𝐴𝐶 2.𝑎2 2
Chapitre I. Electrostatique 61
𝑞𝑂 𝑞𝐶
𝐹⃗𝑂/𝐶 = −𝐾 2 𝑢
⃗⃗𝑂
⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ‖
‖𝑂𝐶
𝑞 𝐵 𝑞𝐶 2 2
Avec 𝑢
⃗⃗𝑂 = 𝑢
⃗⃗𝐴 𝐹⃗𝑂/𝐶 = −𝐾 2 𝑢
⃗⃗𝐵 et ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ‖ = 𝑎
‖𝑂𝐶
⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ‖
‖𝑂𝐶 4
𝑞𝐶 𝑞.𝑞0 √2
𝐹⃗𝑂/𝐶 = 𝐾 2 ⃗⃗𝑂 = −9.109
𝑢 𝑎2
. (𝑖⃗ + 𝑗⃗)
⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ‖
‖𝑂𝐶 2
4
𝑞𝐵 𝑞𝐶 𝑞2
𝐹⃗𝐵/𝐶 = 𝐾 2 ⃗⃗𝐵 = 9.109
𝑢 𝑗⃗
⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ‖
‖𝐵𝐶 𝑎2
2
Où 𝑢
⃗⃗𝐵 = 𝑗⃗ et ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ‖ = 𝑎2
‖𝐵𝐶
𝑞𝐷 𝑞𝐶 𝑞2
𝐹⃗𝐷/𝐶 = 𝐾 2 ⃗⃗𝐷 = 9.109
𝑢 𝑖⃗
⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ‖
‖𝐷𝐶 𝑎2
2
Où 𝑢
⃗⃗𝐷 = 𝑖⃗ et ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ‖ = 𝑎2
‖𝐷𝐶
𝑞2 √2 𝑞.𝑞0 √2 𝑞2 𝑞2
𝐹⃗𝐶 =9.109 2
. (𝑖⃗ + 𝑗⃗) − 9.109 𝑎2
. (𝑖⃗ + 𝑗⃗) + 9.109 2
𝑗⃗ + 9.109 𝑖⃗ = ⃗0⃗
2.𝑎 2 2 𝑎 𝑎2
4
3√2
Donc 𝑞𝑂 = 𝑞
4
Exercice 06
On place quatre charges ponctuelles aux sommets ABCD d’un carré de côté a = 1 m, et de
centre O, origine d’un repère orthonormé Oxy de vecteurs unitaires ⃗⃗⃗⃗⃗
𝑢𝑥 𝑒𝑡 ⃗⃗⃗⃗⃗
𝑢𝑦 .
1
On donne : 𝑞1 = 𝑞, 𝑞2 = −2𝑞, 𝑞3 = 2𝑞 et 𝑞4 = −𝑞 avec 𝑞 = 10−8 𝐶 et 𝐾 = 4𝜋𝜀 = 9.109 𝑚/𝐹
0
Détermination du champ E en O.
Soit 𝐸⃗⃗𝐴 , 𝐸⃗⃗𝐵, 𝐸⃗⃗𝐶 et 𝐸⃗⃗𝐷 les champs créés en O respectivement
par les charges q1, q2,q3 ,q4 .
On peut écrire :
1
𝐸⃗⃗𝑂 = (𝑞A 𝑢
⃗⃗𝐴 + 𝑞B 𝑢
⃗⃗𝐵 + 𝑞C 𝑢
⃗⃗𝐶 )
4𝜋𝜀0 𝑥 2
⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ‖
‖𝐵𝐶 𝑎
On a : 2
𝑐𝑜𝑠( 𝐵̂ ) = =2
⃗⃗⃗⃗⃗⃗‖
‖𝐵0 𝑥
Donc
𝑎/2 𝑎/2 √3
𝑥= = = 𝑎
𝑐𝑜𝑠( 𝐵̂ ) √3 3 √3 1 √3 1
2 ⃗⃗𝐴 = (
Et , 𝑢 𝑖⃗ + 𝑗⃗) , 𝑢
⃗⃗𝐵 = (− 𝑖⃗ + 𝑗⃗) , 𝑢
⃗⃗𝐶 = −𝑗⃗
2 2 2 2
3𝑞 −√3 1 √3 1
𝐸⃗⃗𝑂 = 2
( 𝑖⃗ − 𝑗⃗ + 𝑖⃗ − 𝑗⃗ − 𝑗⃗)
2𝜋𝜀0 𝑎 2 2 2 2
Donc :
−3𝑞
𝐸⃗⃗𝑂 = 𝑗⃗.
2𝜋𝜀0 𝑎2
Exercice 08
Soit un fil AB uniformément chargé avec une densité linéiaire
λ > 0, de milieu O porté par l'axe Ox. Déterminer le champ
électrostatique en un tout point M sur une distance a du plan
médiateur du fil AB puis en un point M appartenant au segment
AB.
𝛼
𝛼𝑛
I) Le point M est sur la médiatrice de AB
On a la charge 𝑞 est positive ; 𝜆 > 0
𝑁4 𝑁3 𝑁2 𝑁1
La charge élémentaire pour une distribution linéaire
s’écrit sous la forme : Figure I.57
Chapitre I. Electrostatique 63
2
𝑑𝑞 = 𝜆𝑑𝑙 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ‖ = 𝑟 2
et ‖𝑁𝑀
𝑙
𝑠𝑖𝑛𝛼 = ⟹ 𝑙 = 𝑎. 𝛼 , donc 𝑑𝑙 = 𝑎 𝑑𝛼
𝑎
2
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗‖
‖𝑂𝑀
𝑐𝑜𝑠 2 𝛼 = 2
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ‖
‖𝑁𝑀
1 𝜆𝑑𝑥
𝑑𝐸⃗⃗ = 𝑑𝐸⃗⃗𝑥 = 𝑖⃗
4𝜋𝜀0 (𝑎 − 𝑥)2
𝐿
𝜆 𝑑𝑥
𝐸⃗⃗ = ∫ 𝑖⃗
4𝜋𝜀0 −𝐿 (𝑎 − 𝑥)2
Pour résoudre ce problème on pose 𝑎 − 𝑥 = 𝑦 , 𝑑𝑦 = −𝑑𝑥
𝐿
𝜆 𝑑𝑦 𝜆 𝜆 1 1
𝐸⃗⃗ = ∫ − 𝑖
⃗ = [( 𝑎 − 𝑥 ) −1 ]𝐿
−𝐿 𝑖
⃗ = ( − ) 𝑖⃗
4𝜋𝜀0 −𝐿 (𝑦)2 4𝜋𝜀0 4𝜋𝜀0 𝑎 − 𝐿 𝑎 + 𝐿
𝜆 2𝐿
𝐸⃗⃗ = 𝑖⃗
4𝜋𝜀0 𝑎2 −𝐿2
Exercice 09
On donne un demi-anneau 𝐴𝐵𝐶 de rayon 𝑅 de centre O, d’axe
(xx’) .Une charge positive q est répartie uniformément avec une
densité linéique de charge l en C.m-1 le long de ce dernier
comme l’indique la figure (I-58).
Déterminer l’expression du vecteur champ électrique𝐸⃗⃗ (𝑂).
Figure I.58
𝐾𝑑𝑞 𝐾𝜆𝑑𝑙
𝑑𝐸⃗⃗ (𝑂) = 𝑑𝐸𝑥 𝑖⃗ + 𝑑𝐸𝑦 𝑗⃗ = 𝑢
⃗⃗𝑟 = − 𝑗⃗
𝑟2 𝑟2
avec 𝑑𝑙 = 𝑅𝑑𝜃 et 𝑟 = 𝑅
Alors :
1 𝜆𝑅 𝑐𝑜𝑠 𝜃 𝑑𝜃 𝐾𝜆 𝑐𝑜𝑠 𝜃 𝑑𝜃
𝑑𝐸𝑦 = =
4𝜋𝜀0 𝑅2 𝑅
Donc:
𝜋
1 𝜆 𝐾𝜆
𝐸𝑦 = ∫ 𝑐𝑜𝑠 𝜃 𝑑𝜃 = [−𝑠𝑖𝑛𝜃]𝜋0
4𝜋𝜀0 𝑅 0 𝑅
1 𝜆
Donc l’expression du champ électrique : 𝐸𝑦 =
2𝜋𝜀0 𝑅
2𝐾𝜆
Donc 𝐸⃗⃗ (0) = − ⃗j
R
Exercice 10
Un anneau circulaire de centre 𝑂 et de rayon 𝑟, Une charge positive q est répartie
uniformément avec une densité linéique de charge l sur ce dernier.
Chapitre I. Electrostatique 65
1) Déterminer le potentiel crée par cet anneau au point 𝑀 de l’axe (𝑂𝑧).
1 𝑑𝑞 1 2𝜋 𝜆𝑑𝑙
𝑑𝑉 = 4𝜋𝜀 ⟺ ∫ 𝑑𝑉 = 4𝜋𝜀 ∫0
0 𝑟 0 𝑟
où 𝑟 = √𝑅 2 + 𝑧 2 .
Ce qui donne
2𝜋 2𝜋 2𝜋
1 𝜆𝑑𝑙 1 𝜆𝑅𝑑𝜃 1 𝜆𝑅
∫ 𝑑𝑉 = ∫ = ∫ = ∫ 𝑑𝜃
4𝜋𝜀0 0 𝑟 4𝜋𝜀0 0 √𝑅 2 + 𝑧 2 4𝜋𝜀0 √𝑅 2 + 𝑧 2 0
1 𝜆𝑅
𝑉=
2𝜀0 √𝑅 2 +𝑧 2
2°)
Le potentiel électrostatique est relié au champ électrostatique par la relation :
→ 𝑑𝑉 𝜆𝑅
𝐸⃗⃗ = − 𝑔𝑟𝑎𝑑 (𝑉) ⇒ 𝐸 = − 𝑑𝑧
√𝑅 2 +𝑧 2
Ainsi ; 1 𝜆𝑅
𝐸⃗⃗ (𝑀) = 𝑢
⃗⃗
2𝜀0 √𝑅 2 + 𝑧 2 𝑟
3
Exercice 11
Soit un disque de centre O, de rayon R, uniformément chargé avec une densité surfacique
de charge σ > 0 (figure I.60). Calcul le champ 𝐸⃗⃗ (𝑀)créé par cette distribution de charges en
un point M de l’axe (𝑜𝑧) du disque :
Chapitre I. Electrostatique 66
a) directement
b) à partir du potentiel électrostatique.
1 𝜎𝑑𝑆
𝑑𝐸𝑧 = 𝑑𝐸(𝑀) 𝑐𝑜𝑠 𝛼 = 𝑐𝑜𝑠 𝛼
4𝜋𝜀0 𝜌2 + 𝑧 2
𝑍 𝑍
Avec ; 𝑐𝑜𝑠𝛼 = = et 𝑑𝑠 = 𝜌𝑑𝜌𝑑𝜃
𝑟 √𝜌2 +𝑧 2
1 𝜎𝜌𝑑𝜌𝑑𝜃
Ce qui donne, 𝑑𝐸𝑧 = 𝑐𝑜𝑠 𝛼
4𝜋𝜀0 𝜌2 + 𝑧 2
1 𝑅 𝜌 2𝜋
Donc : 𝐸⃗⃗ (𝑀) = 𝑑𝐸𝑧 𝑘⃗⃗ = 𝑑𝐸⃗⃗ 𝑐𝑜𝑠 𝛼 = 4𝜋𝜀 𝜎𝑧 ∫0 3
√𝜌2 +𝑧 2
⃗⃗ , on pose : 𝜌2 + 𝑧 2 = 𝑐 2
𝑑𝜌 ∫0 𝑑𝜃 𝑘
0
𝑅 𝑐 1 𝑅 1 1
On a : ∫0 3 2 𝑑𝑐 = [− 𝐶] = [|𝑍| − √𝑅2
+𝑧 2
]
√𝑐 0
1 𝑍 𝑍
𝜎 [|𝑍| − √𝑅2 ⃗⃗
]𝑘
2𝜀0 +𝑧 2
1 𝑑𝑞 1 𝜎𝑑𝑆
𝑑𝑉(𝑀) = =
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗‖ 4𝜋𝜀0 ‖𝐴𝑀
4𝜋𝜀0 ‖𝐴𝑀 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗‖
Alors : 1 𝑍 𝑍
𝑉 (𝑀 ) = 𝜎[ − ]
2𝜀0 |𝑍| √𝑅2 + 𝑧2
1 𝑍 𝑍
𝑉 (𝑀 ) = 𝜎[ − ⃗⃗
]𝑘
2𝜀0 |𝑍| √𝑅2 +𝑧2
𝑑𝑣 𝑑𝑣 1
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ (𝑉 ) ⇔ 𝐸 (𝑀) = −
𝐸⃗⃗ (𝑀) = −𝑔𝑟𝑎𝑑 =− = 𝜎(𝑧 − √𝑅2 + 𝑧2 )
𝑑𝑟 𝑑𝑧 2𝜀0
Exercice 12
Figure I.61
1 (𝑧 − 𝑧𝑝 )𝜎𝑑𝑧𝑝 𝑑𝜃
𝑑𝐸𝑧 (𝑀) =
4𝜋𝜀0 [𝑅 2 + (𝑧 − 𝑧 )2 ]3/2
𝑝
Chapitre I. Electrostatique 68
Donc
ℎ
(𝑧 − 𝑧𝑝 ) 2𝜋
1 2
𝐸⃗⃗ (𝑀) = 𝜎𝑧 ∫ ⃗⃗
4𝜋𝜀0 ℎ 2 3 𝑑𝑧𝑝 ∫ 𝑑𝜃 𝑘
− 2 0
2 (𝑅 + (𝑧 − 𝑧𝑝 ) )2
1 ℎ/2 (𝑧−𝑧𝑝 )
= 2𝜀 𝜎𝑧 ∫−ℎ/2 (𝑅2 +(𝑧−𝑧 ⃗⃗
𝑑𝑧𝑝 𝑘
2 3/2
0 𝑝) )
1 1 1
Ce qui donne, 𝐸⃗⃗ (𝑀) = 𝜎[ − ⃗⃗
]𝑘
2𝜀0 ℎ ℎ
√𝑅 2 +(𝑧− )2 √𝑅 2 +(𝑧+ )2
2 2
D’où
𝜎𝑅ℎ
𝐸⃗⃗ (𝑀) = ⃗⃗
𝑘
2|𝑧|𝑧𝜀0
Si le point M est au centre géométrique O du cylindre, le champ 𝐸⃗⃗ (𝑀) sera nulle.
𝑠𝑖 𝑧 ≫ ℎ (le cylindre est infiniment long), le champ 𝐸⃗⃗ (𝑀) sera nulle.
Exercice 13
Parmi les distributions de charges suivantes, quelles sont celles pour lesquelles on peut
appliquer le théorème de Gauss pour le calcul du champ électrique ?
D’où
𝜆
𝐸 (𝑟 ) =
2𝜋𝑟.𝜀0
Figure I.63
L’intégrale de surface fermée peut être divisée en trois intégrales de surface : pour le cercle
de gauche, la partie courbe (le côté du cylindre) et le cercle de droite :
𝛷𝑆 = 𝛷1 + 𝛷2 + 𝛷3
Comme le montre la figure (I.27), 𝐸⃗⃗ et ⃗⃗⃗⃗⃗
𝑑𝑆1 sont perpendiculaires. 𝐸⃗⃗ et ⃗⃗⃗⃗⃗
𝑑𝑆3 le sont
également. Alors,
⃗⃗⃗⃗⃗3 = ∫ 𝐸. 𝑆. 𝑐𝑜𝑠90° = 0
𝛷3 = ∫𝑐𝑒𝑟𝑐𝑙𝑒 𝐸⃗⃗ . 𝑑𝑆 𝑆3
Exercice 15
Un plan infini, parallèle au plan des xy, a une charge surfacique σ=2,80×10-4 C/m2. Une
charge ponctuelle q = 8,90 μC est placée à une distance de 4,50 cm au-dessus du plan.
Calculez la force électrique exercée sur la charge par le plan.
Tout d’abord, nous traçons la surface de Gauss du cylindrique qui s’étend de chaque côté du
plan et qui est centrée par rapport au plan.
⃗⃗⃗⃗⃗
∫𝑆3 𝐸⃗⃗ (𝑀). 𝑑𝑆
D’où :
𝜎
𝐹 = 𝑞. 𝐸 = 𝑞.
2.𝜀0
AN :
𝜎 8,9. 10−6 . 2,8. 10−4
𝐹⃗ = 𝑞. ⃗⃗
𝑘= 𝑘⃗⃗ = 141𝑘⃗⃗
2. 𝜀0 2.8,854. 10−12
Exercice 16
En utilisant le théorème de Gauss, déterminer les expression du champ électrique E r créé
par une distribution volumique de charges 𝜌 (𝜌 > 0)répartie entre deux cylindres
coaxiaux de longueur infinie et de rayons 𝑅1 et 𝑅2(𝑅1 < 𝑅2) dans les trois cas : r R1 ,
R1 r R2
Par symétrie le champ électrostatique créé par ce cylindre est radial et est invariant (reste le
même), ce qui signifie que le champ ne dépend pas de 𝜃 ni de 𝑧 :
Chapitre I. Electrostatique 73
𝐸⃗⃗ = 𝐸𝑢
⃗⃗𝑟
Pour ces raisons de symétrie, on choisit la surface de Gauss 𝑆𝐺 un cylindre de rayon r et de
hauteur h. 𝑆𝐶𝑦𝑙𝑖𝑛𝑑𝑟𝑒 𝑑𝑒 𝐺𝑎𝑢𝑠𝑠 = 2𝜋𝑟ℎ
Charge intérieure à la surface de Gauss : ∑ 𝑞𝑖𝑛𝑡. 𝑆.𝐺 = 𝜌𝑉 = 𝜌𝜋𝑟 2 ℎ
r 2 h
Soit : E r .2 rh E r r
0 2 0
Pour déterminer le champ 𝐸⃗ en tout point de l’espace, on applique le théorème de Gauss à
un cylindre fermé d'axe (Oz), de rayon r et de hauteur h
∑𝑞
𝛷 = ∯𝑆.𝐺 𝐸⃗⃗ . ⃗⃗⃗⃗⃗
𝑑𝑆 = 𝑖𝑛𝑡.
𝜀0
On constate qu’il existe trois surfaces 𝑑𝑆1, 𝑑𝑆2 et 𝑑𝑆3. Comme le champ électrostatique est
⃗⃗ . ⃗⃗⃗⃗⃗
D’où : 𝛷 = 𝛷3 = ∫𝑐𝑒𝑟𝑐𝑙𝑒 𝐸 𝑑𝑆3 = ∫𝑆2 𝐸. 𝑆. 𝑐𝑜𝑠0° = 𝐸. 𝑆 = 𝐸2𝜋𝑟𝑙
Dans cette région, la surface de Gauss ne renferme aucune charge électrique, 𝑞𝑖𝑛𝑡. 𝑆.𝐺 = 0
10𝜋𝑟 2 5
Soit : 𝐸(𝑟)4𝜋𝑟 2 = 𝜀0
𝐸(𝑟) = 2𝜀
0
D’où
2
𝜌ℎ(𝑟 −𝑅 ) 2
𝐸⃗⃗ (𝑟) = 2𝑟𝜀 1 𝑢 ⃗⃗𝑟
0
D’où
2 2
𝜌ℎ(𝑅2 −𝑅1 )
𝐸⃗⃗ (𝑟) = 𝑢
⃗⃗𝑟
2𝑟𝜀 0
𝐸⃗⃗ (𝑟) = 0. 𝑢
⃗⃗𝑟
Exercice 17
Une sphère isolante a une charge q uniformément chargé dans son volume et un rayon R.
Calculer le champ pour un point à l’intérieur de la sphère et situé à une distance r du centre.
Le champ doit être radial et son module doit dépendre de r, la distance par rapport au centre
de la sphère.
Comme la charge est uniformément distribuée, cela veut dire que la charge volumique ρ est
uniforme :
4
𝑞 = ∑ 𝑞𝑖𝑛𝑡 = 𝜋𝜌𝑅3
3
4
r3
E (r ).4 r 2 3
0
D’où : E (r ) r
3 0
Exercice 18
Une sphère de centre O et de rayon R est chargée par une densité de charge surfacique σ
(σ>0)
En utilisant le théorème de Gauss, déterminer les expressions du champ électrique E r en
un point M placé à une distance r du centre dans les deux cas : r R et r R .
𝐸 = ⃗⃗
⃗⃗⃗⃗ 0 𝑁/𝐶 (I-106)
M est à l’extérieur de la sphère de rayon R : 𝑟 ≥ 𝑅
𝜎4𝜋𝑅2 𝜎𝑅2
𝐸 (𝑟). 4𝜋𝑟 2 = ⟹ 𝐸 (𝑟 ) = (I-107)
𝜀0 𝜀0 𝑟 2
Exercice 19
Deux sphères concentriques de rayons 𝑅1 et 𝑅2 (𝑅1 < 𝑅2) chargées avec la densité
volumique :
𝜌0 , 𝑟 ≤ 𝑅1
𝛼
𝜌 = { 𝑟 , 𝑅1 ≤ 𝑟 ≤ 𝑅2
0, 𝑟 > 𝑅2
Calculer à l'aide du théorème de Gauss le champ électrique E en tout point de l’espace.
Chapitre I. Electrostatique 77
Pour déterminer les expression des champs E , On utilise le théorème de Gauss, on a donc
trois regions.
Selon le théorème de Gauss on a :
∑ 𝑞𝑖𝑛𝑡_𝑆_𝐺
𝛷𝑆 = ∯ 𝐸⃗⃗ (𝑀). ⃗⃗⃗⃗⃗
𝑑𝑆 =
𝜀0
La surface de Gauss choisie est une sphère de rayon r.
𝑆𝑠𝑝ℎ𝑒𝑟𝑒 𝐺𝑎𝑢𝑠𝑠 = 4𝜋𝑟2
soit :
𝛼. 2𝜋[𝑅22 − 𝑅12 ]
𝜙 = 𝐸𝑟2 (𝑟). 4𝜋𝑟 2 =
𝜀0
Chapitre I. Electrostatique 78
D’où :
𝛼. [𝑅22 − 𝑅12 ]
𝐸𝑟2 (𝑟) =
2𝜀0 𝑟 2
Région 3 : La sphère de Gauss se trouve entre 𝑟 > 𝑅2 :
Charge intérieure de la surface de Gauss :
Exercice 20
Une distribution de charges électriques de densité volumique uniforme ρ, est répartie entre
deux sphères concentriques de centre O et de rayons R1 et R2 ( R1 R2 ).
Calculer à l'aide du théorème de Gauss le champ électrique E à la distance r du centre.
Distinguer les trois cas : x R1 , R1 x R2 et x R2 .
Pour déterminer les expression des champs E , On utilise le théorème de Gauss, donc on a
trois regions.
Selon le théorème de Gauss on a :
∑ 𝑞𝑖𝑛𝑡_𝑆_𝐺
𝛷𝑆 = ∯ 𝐸⃗⃗ (𝑀). ⃗⃗⃗⃗⃗
𝑑𝑆 =
𝜀0
La surface de Gauss choisie est une sphère de rayon r.
𝑆𝑠𝑝ℎ𝑒𝑟𝑒 𝐺𝑎𝑢𝑠𝑠 = 4𝜋𝑟2
4
= 𝜌. 𝜋[𝑟3 − 𝑅13 ]
3
4 Figure I.75 : cas 𝑅1 > 𝑟 > 𝑅2 .
𝜌. 3 𝜋[𝑟 3 − 𝑅13 ]
2
soit : 𝜙 = 𝐸(𝑟). 4𝜋𝑟 =
𝜀0
𝜌. [𝑟 3 − 𝑅13 ]
d’où 𝐸(𝑟) =
3𝜀0 𝑟 2
Région 3 : la sphère de Gauss se trouve en 𝑟 > 𝑅2 :
𝑅1 = 𝑟 𝐸(𝑟) = 0
𝜌.[𝑅32−𝑅31 ]
𝐸(𝑟) = 3𝜀 𝑟2
0
Exercice 21
𝐵 𝑟
On considère 𝑉(𝑟) = 𝑒 − 𝜆 le potentiel créé par une distribution de charges avec B et 𝜆
𝑟
𝑆𝑠𝑝ℎ𝑒𝑟𝑒 = 4𝜋𝑅2
Comme la charge est uniformément distribuée, cela veut dire que la charge surfacique 𝜎 est
uniforme :
𝑞 = 𝜎4 𝜋𝑅2
Le flux du champ électrique à travers la surface de Gauss est donné par :
⃗⃗⃗⃗⃗ = ∫
𝛷 = ∫sphère 𝐸⃗⃗ . 𝑑𝑆 𝐸. 𝑆. 𝑐𝑜𝑠0° = 𝐸. 𝑆 = 𝐸4𝜋𝑟 2
sphère
Car le champ 𝐸⃗⃗ et la surface ⃗⃗⃗⃗⃗
𝑑𝑆 sont colinéaire et la composante radiale du champ est
constante sur une sphère de rayon 𝑟.
Pour déterminer le champ électrostatique on utilise la relation suivante :
→ 𝜕𝑉 1 𝜕𝑉
𝐸⃗⃗ = − 𝑔𝑟𝑎𝑑 (𝑉) ⇔ 𝐸𝑟 𝑢
⃗⃗𝑟 + 𝐸𝜙 𝑢
⃗⃗𝜙 = − ( 𝜕𝑟 𝑢
⃗⃗𝑟 + 𝑟 𝜕𝜙 𝑢
⃗⃗𝜙 )
𝑟
𝐵 −
Le potentiel en un point de l’espace est donné par : 𝑉(𝑟) = 𝑒 𝜆
𝑟
Le potentiel dépend que de la composante radiale, donc la dérivée par rapport à la
composante angulaire est nulle, ainsi :
𝜕𝑉
𝐸⃗⃗ = − 𝑢 ⃗⃗𝑟
𝜕𝜌
𝑟
𝐵 −
𝜕( 𝑒 𝜆 ) 𝑟
𝑟 𝐵 𝑟
Donc : 𝐸⃗⃗ = − 𝑢
⃗⃗𝑟 = 2
𝑒 − 𝜆 (1 + )𝑢
⃗⃗𝑟
𝜕𝜌 𝑟 𝜆
Pour 𝑟 = 𝑅, on a :
Chapitre I. Electrostatique 81
𝑅 𝑅
𝛷 = 4𝜋𝐵. (1 + ) 𝑒 − 𝜆
𝜆
Soit
𝑟 𝑟
𝑞𝑖𝑛𝑡 = 𝛷. 𝜀0 = 4𝜋𝐵. (1 + ) 𝑒 − 𝜆 . 𝜀0
𝜆
Cas où 𝑅→0
𝐵
𝑞𝑖𝑛𝑡 = 𝛷. 𝜀0 = 4𝜋𝜀0 𝐵 =
𝐾
Cas où 𝑅→∞
𝑞𝑖𝑛𝑡 = 0
Exercice 21
Soient deux sphères concentriques de même centre O et de
rayons respectifs 𝑅1 = 𝑅 𝑒𝑡 𝑅2 = 𝑅√5.
- La sphère interne 𝑆1 (𝑂, 𝑅1 ) porte une charge 𝑞1 = 𝑞 répartie
avec une densité
de charge volumique (en C/m3).
- La sphère externe 𝑆2 (𝑂, 𝑅2 ) porte une charge 𝑞2 = − 𝑞1
répartie uniformément avec une densité de charge Figure I.77
surfacique constante σ (en C/m3).
L’élément de volume pour une sphère est dv = 4πr2dr
𝑟
Avec 𝜌 = C/m3
5
E
Détermination du champ electrique , En utilisant le théorème de Gauss, donc on a trois
regions.
Chapitre I. Electrostatique 82
Selon le théorème de Gauss on a :
∑ 𝑞𝑖𝑛𝑡_𝑆_𝐺
⃗⃗⃗⃗⃗ =
𝛷𝑆 = ∯ 𝐸⃗⃗ (𝑀). 𝑑𝑆
𝜀0
La surface de Gauss choisie est une sphère de rayon r.
𝑆𝑠𝑝ℎ𝑒𝑟𝑒 𝐺𝑎𝑢𝑠𝑠 = 4𝜋𝑟 2
La sphère de rayon 𝑅 est chargée en volume par la densité de charge volumique 𝜌.
4
𝑉𝑠𝑝ℎ𝑒𝑟𝑒 = 𝜋𝑅13
3
𝑞1 = 10𝜋𝑅2
On a :
La sphère de rayon 𝑅 est chargée en surface par la densité de charge 𝜎.
𝑆𝑠𝑝ℎ𝑒𝑟𝑒 = 4𝜋𝑅2
2
𝑞2 =− 𝑞1 = ∬ 𝜎 𝑑𝑠 = 𝜎. 𝑠 = 𝜎 4𝜋𝑅22 = 𝜎 4𝜋(𝑅√5) = −10𝜋𝑅2
D’où :
𝜎 = −0.5 C/m2
2) Détermination de l’expressions du champ dans les deux cas :
Région 1 : Charge intérieure à la surface de Gauss dans le cas r < 𝑹𝟏 :
10𝜋𝑟 2 5
Soit : 𝐸(𝑟)4𝜋𝑟 2 = 𝜀0
𝐸(𝑟) = 2𝜀
0
D’où
5
𝐸⃗⃗ (𝑟) = 2𝜀 𝑢
⃗⃗𝑟
0
10𝜋𝑅12 5.𝑅 2
Soit : 𝐸(𝑟)4𝜋𝑟 2 = 𝜀0
𝐸(𝑟) = 2𝑟 2 𝜀
0
D’où
5.𝑅 2
𝐸⃗⃗ (𝑟) = 2𝑟 2 𝜀 𝑢
⃗⃗𝑟
0
0
Soit : 𝐸 (𝑟)4𝜋𝑟 2 = 𝐸(𝑟) = 0
𝜀0
D’où
𝐸⃗⃗ (𝑟) = 0. 𝑢
⃗⃗𝑟
Soit :
∫ 𝑑𝑉1 (𝑀) = − ∫ 𝐸(𝑟)𝑑𝑟
D’où :
5. 𝑟
𝑉1 (𝑀) = − + 𝐶1
2𝜀0
5.𝑅 2
𝐸⃗⃗ (𝑟) = 2𝑟 2 𝜀1 𝑢
⃗⃗𝑟
0
5.𝑅 2
On a : ∫ 𝑑𝑉2 (𝑀) = − ∫ 𝐸(𝑟)𝑑𝑟 = − ∫ 2𝑟 2 𝜀1 𝑑𝑟
0
D’où :
5. 𝑅 2
𝑉2 (𝑀) = − + 𝐶2
2𝜀0 𝑟
𝐸⃗⃗ (𝑟) = 0 𝑢
⃗⃗𝑟
On a : ∫ 𝑑𝑉3 (𝑀) = − ∫ 0𝑑𝑟 = 𝐶3
D’où :
𝑉3 (𝑀) = 𝐶3
.
Puisque a l’infini (r=∞) les charges n’existent pas (q=0) ⟹le V r =0 donc : 𝐶3 = 0𝑉.
Chapitre I. Electrostatique 84
Donc 𝑉3 (𝑀) = 0
Pour déterminer le constant C 2 en utilisant la continuité du potentiel à l’interface
𝑉2 (𝑟 = 𝑅2 = √5𝑅) = 𝑉3 (𝑟 = 𝑅2 = √5𝑅) = 0
5.𝑅 2
On a : 𝑉2 (𝑀) = − 2𝜀 𝑟 + 𝐶2
0
5.𝑅 2
Soit : 𝑉(𝑟) = − 2𝜀 + 𝐶2 = 0
0 √5𝑅
5𝑅 √5𝑅
Donc on peut écrire : 𝐶2 = 2𝜀 = 2𝜀0
0 √5
D’où :
5.𝑅 2 √5𝑅
𝑉2 (𝑀) = − 2𝜀 𝑟 +
0 2𝜀0
√5𝑅
Donc on peut écrire : 𝐶1 = 2𝜀0
D’où :
5.𝑟 √5𝑅
𝑉1 (𝑀) = − 2𝜀 +
0 2𝜀0
Exercice 22
Une boule métallique de rayon r est reliée à la terre (son potentiel est donc nul). On place à
une distance x du centre de la boule une charge ponctuelle q > 0.
1. Où se trouvent les charges et commenter leur signe.
2. En calculant le potentiel au centre de la boule, calculer la charge Q portée par cette dernière.
3. Tracer les lignes de champ.
[Link] boule acquiert une densité surfacique de charges q > 0 ; des charges (venant de la Terre)
négatives vont être attirées sur la boule. Le potentiel de la boule reste nul puisqu’elle est reliée
à la Terre.
[Link] potentiel au centre de la boule est nul :
1 𝑄 1 𝑞
𝑉 (0) = + =0 (I-150)
4𝜋𝜀0 𝑟 4𝜋𝜀0 𝑥
Chapitre I. Electrostatique 85
𝑞
𝑄 = − .𝑟
𝑥
On remarque bien que Q < 0.
[Link] l’infini et la boule sont au même potentiel nul, aucune ligne de champ ne peut partir
de l’un pour aller à l’autre.
Les lignes de champ partent donc de la charge q pour aller soit à l’infini soit sur la boule
Figure I.79
Exercice 23
La charge 𝑄 d'un conducteur isolé q est proportionnelle à son potentiel 𝑉 ; 𝑄 = 𝐶𝑖 . 𝑉
Le coefficient de proportionnalité 𝐶𝑖 est appelé capacité du conducteur isolé. La capacité 𝐶𝑖
du conducteur isolé ne dépend que de sa géométrie. 𝐶𝑖 S’exprime en farads.
1farads correspond à une charge de 1 Coulomb quand le potentiel est de 1Volt.
Quelle est la charge d'une sphère isolée de rayon 5 𝑐𝑚.
Car le champ 𝐸⃗⃗ et la surface 𝑑𝑆. 𝑛⃗⃗ sont colinéaire et la composante du champ est radiale sur
une sphère de rayon 𝑟.
Comme la charge est uniformément distribuée, cela veut dire que la charge volumique ρ est
uniforme :
Chapitre I. Electrostatique 86
∑ 𝑞𝑖𝑛𝑡 = 𝑞
Selon le théorème de Gauss on a :
𝑞
𝛷𝑆 = 𝐸4𝜋𝑟 2 =
𝜀0
1 𝑞
Alors : 𝐸=
4𝜋𝑟 2 𝜀0
Le potentiel donc lui aussi le même que pour une charge ponctuelle :
1 𝑞
𝑉=
4𝜋𝜀0 𝑟
A la surface r = R
1 𝑞
𝑉= (I-151)
4𝜋𝜀0 𝑅
En plus on a : q=C.V (I-152)
En comparent (II-51) avec (II-52) on trouve : 𝐶 = 4𝜋𝜀0 R
7.10−2
AN : 𝐶 = 4𝜋𝜀0 𝑅 = = 1,28𝑥10−11 = 12,8 𝑝𝐹
9.109
Exercice 24
1) Rappeler les propriétés générales d'un conducteur en équilibre électrostatique.
2) Une sphère conductrice (𝑆1) isolée, de centre 𝑂1 et de rayon 𝑅1 porte une charge q1 =𝑄
(figure (I-80a) :
(𝑆1 ) (𝑆2 )
(𝑆1 )
𝑅1 𝑅2
𝑅1
𝑅3
(a) (b)
Figure I.80
Comme la charge est uniformément distribuée, cela veut dire que la charge surfacique 𝜎1 est
uniforme :
𝑞1 = 𝜎1 4 𝜋𝑅1 2
4 𝜋𝑅1 2
Alors : 𝜎1 =
𝑞1
𝜎
𝐸⃗⃗𝑒𝑥𝑡𝑅1 = 𝑢
⃗⃗
Selon le Théorème de Coulomb on a : 𝜀0 (𝑟)
Le potentiel donc lui aussi le même que pour une charge ponctuelle :
1 𝑞1
𝑉1 =
4𝜋𝜀0 𝑅1
Chapitre I. Electrostatique 88
𝑞1
La capacité 𝑪 𝐶 =
𝑉1
d’où :
𝑞′1 𝑅2 𝑅1 + 𝑅2
𝑞′1 + 𝑅2 = 3q ⟺ 𝑞 ′1 (1 + ) = 3q ⟺ 𝑞 ′1 ( ) = 3q
𝑅1 𝑅1 𝑅1
3q𝑅1 3q𝑅2
Alors 𝑞1′ = et 𝑞2′ =
𝑅1 +𝑅2 𝑅1 +𝑅2
Exercice 25
Soient une sphère creuse (S1) conductrice de rayon R1 et une sphère creuse (S2) concentrique,
de rayon R2 > R1 et d’épaisseur infiniment mince.
On désigne par q1 et q2 les charges totales portées par chacune des sphères et par V1 et V2 leurs
potentiels respectifs.
1. Donner l’expression de la capacité C1 du condensateur sphérique ainsi formé.
A.N. R2 = 2R1 ; R1 = 9.10-2 m ; calculer C1.
2. On applique une différence de potentiel Vo = V1 - V2 entre les armatures de ce
condensateur. Que vaut la charge du condensateur q0 ? A.N. Vo = 2 000 V.
3. Ce condensateur de capacité C1 est ensuite isolé, puis relié à un autre condensateur
sphérique de capacité C2, initialement neutre. Exprimer, dans le nouvel équilibre Electro-
statique, les charges q1 et q2 de chacun des condensateurs en fonction de C1, C2 et Vo.
Déterminer la différence de potentiel V aux bornes des condensateurs. Calculer q1 ,q2 et V
dans le cas où C2 = 3C1.
Chapitre I. Electrostatique 89
On a :
𝑞 𝑅2 𝑅1
𝑐= = 4𝜋𝜀0 ( ).
𝑉1 −𝑉2 𝑅2 −𝑅1
𝑞 𝑅2 𝑆
Si R2 = R1 +e avec e≪ R1 alors 𝑐 = = 4𝜋𝜀0 ( 1 ) = 𝜀0
𝑉1 −𝑉2 𝑒 𝑒
𝑉1 − 𝑉2 C1, q1 - q1 C2, q2 - q2
CC01,,qq01 - q0
𝑉1 − 𝑉2
Figure I.81
Chapitre I. Electrostatique 90
La conservation de la charge s’écrit :
𝑞0 = 𝐶𝑉0 = 𝑞1 + 𝑞2 (I-153)
D’après la figure (Figure I.81) on remarque que Les condensateurs sont montés en parallèle
et ils sont soumis à la même tension entre leurs armatures :
𝑞1 𝑞2
𝑉1 = 𝑉2 = 𝑉 = = (I-154)
𝐶1 𝐶2
b) pour 𝐶2 = 3𝐶1
𝐶1 2 . 𝑉0 𝐶1 . 𝑉0 11. 10−12 . 2000
𝑞1 = = = = 0.55 𝑝𝐶
4𝐶1 4 4
𝑒𝑡
3𝐶1 . 𝑉0 3.11. 10−12 . 2000
𝑞2 = = = 1.65 𝑝𝐶
4 4
𝑉0 2000
𝑉= = = 500 𝑉
4 4
Exercice 26
II) On considère un condensateur dont l’armature interne est constituée par la sphère
précédente l’armature externe ayant pour rayon 𝑅2 = 6 𝑐𝑚.
1) Donner l’expression du champ électrostatique 𝐸⃗⃗ entre les deux armatures.
2) Trouver l’expression approche de la capacité C ' du condensateur ainsi formé.
Chapitre I. Electrostatique 91
3) Déterminer le potentiel V ' entre les armatures, pour que l’énergie du condensateur soit
la même.
Calcul de la capacité C :
La capacité du condensateur est définie par : C 40 R1
B/ On a : 𝑅2 = 6 𝑐𝑚.
1) Calcul du champ entre les armatures
E grad (V ) .
dV 𝑽 𝑹
E ⇒ − ∫𝑽 𝟐 𝑑𝑉 = 𝑉1 − 𝑉2 = ∫𝑹 𝟐 𝐸 . 𝑑𝑟 = (𝑹𝟐 − 𝑹𝟏 )𝑬
dr 𝟏 𝟏
𝑉 −𝑉 950
𝐸 = 𝑅1−𝑅2 = 𝑅 = 9,5.104 𝑉/𝑚
2 1 2 −𝑅1
𝑅2 𝑅1 (5𝑥6)10−4
A.N : 𝑐 = 4𝜋𝜀0 ( ) = 4𝜋 × 8.82 × 10−12 ( ) A.N : 𝐶 = 33,2 𝑝𝐹
𝑅2 −𝑅1 (6−5)10−2
1 1 C
EP' C 'V '2 CV 2 V ' V
2 2 C'
1011 5,54
A.N : V ' 2850 11
299,80Volts .𝑉 ′ = 950. √ = 388,08 𝑣𝑜𝑙𝑡𝑠
9,1.10 33,2
Exercice 27
Une sphère conductrice creuse a un rayon intérieur R1 = 2,00 cm et un rayon extérieur
R2 = 5,00 cm. La sphère a une charge Q = 2,50 μC. Au centre de la cavité, il y a une charge
ponctuelle q = 4,50 μC.
a. Calculer la charge surfacique sur la surface intérieure de la sphère creuse.
b. Quel est le champ électrique à une distance r = 3,00 cm de la charge ponctuelle ?
c. Calculer la charge surfacique sur la surface extérieure de la sphère creuse.
𝑆𝑠𝑝ℎ𝑒𝑟𝑒 1 = 4𝜋𝑅1 2
Comme la charge est uniformément distribuée, cela veut dire que la charge surfacique 𝜎 est
uniforme :
𝑞 = 𝜎1 4 𝜋𝑅1 2
D’où
𝑞 4,5. 10−6
𝜎1 = 2 = = 8,95 𝜇𝐶/𝑚2
4 𝜋𝑅1 4 𝜋(0.02)2
Figure I.82
⃗⃗
⃗⃗ = 0
2) Le champ est nul à l’intérieur d’un conducteur : 𝐸
Exercice 28
On considère deux sphères conductrices chargées, de rayons R1 et R2, dont les centres sont
distants de a, tel que a ≫ R1, R2. Calculer les capacités C11, C22 et les capacités coefficients
d’influence C12 et C21 d’un tel système.
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
On a : ‖𝑂 1 𝑂2 ‖ = 𝑎 q2
q1 a R1
R2
La superposition des états d’équilibre permet d’écrire :
O2 O1
(S2) (S1)
𝑞1 = 𝐶11 𝑉1 + 𝐶12 𝑉2
𝑞2 = 𝐶21 𝑉1 + 𝐶22 𝑉2 Figure I.83
𝐶22 𝐶12
𝑉1 = (𝐶 𝑞1 − (𝐶 𝑞2
22 𝐶11 −𝐶12 𝐶21 ) 22 11 −𝐶12 𝐶21 )
𝐶
𝐶21 𝐶11
𝑉2 = − (𝐶 𝑞1 + (𝐶 𝑞2
11 𝐶22 − 𝐶21 𝐶12 ) 11 𝐶22 − 𝐶21 𝐶12 )
La distance a étant très grande comparée à R1 et R2, on peut assimiler le potentiel de (S1)
dû à (S2) au potentiel créé par (S2) au centre O1, soit
1 𝑞2
4𝜋𝜀0 𝑎
En faisant de même pour le potentiel de (S2) dû à (S1), on peut écrire :
1 𝑞1 1 𝑞2
𝑉1 = +
4𝜋𝜀0 𝑅1 4𝜋𝜀0 𝑎
1 𝑞1 1 𝑞2
𝑉2 = +
4𝜋𝜀0 𝑎 4𝜋𝜀0 𝑅2
La matrice C des coefficients de capacité et d’influence est alors obtenue selon les équations
(I-151)
Chapitre I. Electrostatique 94
𝐶12 1
− =
(𝐶22 𝐶11 − 𝐶12 𝐶21 ) 4𝜋𝜀0 𝑎
⇒ 𝐶12 = 𝐶21 (la matrice 𝐂 est symétrique )
𝐶21 1
− =
{ (𝐶11 𝐶22 − 𝐶21 𝐶12 ) 4𝜋𝜀0 𝑎
𝐶22 1
=
(𝐶 𝐶 −𝐶 𝐶 ) 4𝜋𝜀0 𝑅1 𝑅2
{ 22 11𝐶11 12 21 1 ⇒ 𝐶22 = 𝐶11 (II-155)
𝑅1
=
(𝐶11 𝐶22 − 𝐶21 𝐶12 ) 4𝜋𝜀0 𝑅2
4𝜋𝜀0 𝑅1 4𝜋𝜀0 𝑅2
𝐶11 = 𝑒𝑡 𝐶22 =
𝑅 𝑅 𝑅 𝑅
1 − 221 1 − 221
𝑎 𝑎
En faisant tendre a vers l’infini, on retrouve la capacité de la sphère S1 seule, soit :
𝐶11 = 4𝜋𝜀0 𝑅1
On remarque que : C11 et C22 sont positifs, Tandis que C12 et C21 sont négatifs.
Exercice 29
1 1 1 1 1 7
= 𝐶 + 𝐶 = 5.10−6 + 2.10−6 = 10 𝜇𝐹
𝑐𝑒𝑞 1 2
10
D’où : 𝑐𝑒𝑞 = 𝜇𝐹 Figure I. 84
7
d’où :
1 1 1 𝑞1
𝑉𝐴 − 𝑉𝐵 = 𝑞1 ( + + ) =
𝐶1 𝐶2 𝐶3 𝐶𝑒𝑞
𝑞1 428.57. 10−6
𝑉1 = = = 85,71 𝑣𝑜𝑙𝑡
𝐶1 5. 10−6
𝑞2 428.57. 10−6
𝑉2 = = = 214,29 𝑣𝑜𝑙𝑡
𝐶2 2. 10−6
Exercice 30
On considère le montage suivant (figure (II-19)). Initialement, les
condensateurs 𝐶1 et 𝐶2 étaient non chargés et le condensateur : 𝐶1
portait la charge 𝑞0
On prendra 𝐶1 = 𝐶2 = 𝐶3 = 𝐶 .
Figure I.85
𝑞1 𝑞0
𝑉1 = =
𝐶1 𝐶
D’où :
𝑞0
𝑉𝐴𝐵 = 𝑉23 = 𝑉1 = (mode parallèle)
𝐶
𝐶 3𝐶
= 𝐶23 + 𝐶1 = +𝐶 =
2 2
𝑞0 3𝐶 3𝑞0
D’où : 𝑞𝑒𝑞 = 𝑉𝐴𝐵 𝐶𝑒𝑞 = . =
𝐶 2 2
Exercice 31
Cinq condensateurs sont connectés en série et en parallèle
avec une batterie, comme dans la figure ci-contre (I.86), on
donne : 𝐶1 = 𝐶3 = 8 𝜇𝐹, 𝐶2 = 𝐶4 = 4𝜇𝐹, 𝐶5 = 5 𝜇𝐹
et V AB 48V .
𝐶12 = 𝐶1 + 𝐶2 = 8 + 4 = 12 𝜇𝐹
𝑉1 = 𝑉2 = 6,5 𝑉
Alors :𝑞1 = 𝑉1 . 𝐶1 = 6,5𝑋8 = 52 𝜇𝐶
𝑞2 = 𝑉2 . 𝐶2 = 6,5𝑋4 = 26 𝜇𝐶
3) L’énergie électrique totale emmagasinée dans les condensateurs.
1 1
𝐸𝑒 = 𝑞(𝑉𝐴 − 𝑉𝐵 ) = 156,48𝑋48 = 3,755. 10−6 𝑗𝑜𝑢𝑙𝑒
2 2
Exercice 32
Soit le branchement de condensateurs, dans la figure ci-contre
(figure I.87), 𝐶1 = 𝐶2 = 2𝐶 , et 𝐶3 = 𝐶4 = 4𝐶 et que
𝑞1 = 30 𝜇𝐶 , on pose 𝐶 = 3 𝜇𝐹. Déterminer :
1) la capacité équivalente Ceq entre A et B,
D’où : 𝐶𝑒𝑞𝑢𝑖𝑣 = 9 𝜇𝐹
𝑞1 30. 10−6
𝑝𝑜𝑢𝑟 𝑞1 𝑜𝑛 𝑎 ∶ 𝑉1 = = = 5𝑉
𝐶1 6.10−6
𝑞2 30. 10−6
𝑝𝑜𝑢𝑟 𝑞2 𝑜𝑛 𝑝𝑜𝑠𝑒 ∶ 𝑉2 = = = 5𝑉
𝐶2 6.10−6
puisque 𝐶3 et 𝐶4 sont en série alors : 𝑞3 = 𝑞4 donc :
𝑞3 = 𝑞4 = 30𝜇𝐶
𝑞3 60. 10−6
𝑝𝑜𝑢𝑟 𝑞1 𝑜𝑛 𝑎 ∶ 𝑉3 = = = 5𝑉
𝐶3 12.10−6
𝑞4 60. 10−6
𝑝𝑜𝑢𝑟 𝑞2 𝑜𝑛 𝑝𝑜𝑠𝑒 ∶ 𝑉4 = = = 5𝑉
𝐶4 12.10−6
Figure I.88
C1 C 2 50 150
Ceq' A.N : Ceq' 6
10 37,5 10
6
C1 C 2 50 150
Ceq' 37,5F
C 4 et C5 sont en série :
150 50 6 6
A.N : C45 10 37,5 10
150 50
C 45 37,5F
C 3 // C45 :
Ceq'' 87,5F
C eq' C eq''
C eq
C eq' C eq''
37,5 87,5
A.N : Ceq 10 6 26,25 10 6
37,5 87,5
Donc la capacité équivalente du circuit est : Ceq 26,25F .
𝑄5
𝑉𝐹𝐵 = = 6.75 𝑉
𝐶5
1 𝑄𝑇2 1 1 1 2
𝐸𝑃 = = 𝑄𝑇 𝑉𝐴𝐵 = 𝑄𝑇 𝐶𝑒𝑞 𝑉𝐴𝐵
2 𝐶𝑒𝑞 2 2 2
1
Quelle est l'unité du champ électrique ?
❒ a. volt / mètre [V/m]
❒ b. volt / Coulomb [V/C]
❒ c. Ampère / mètre [A/m]
Deux particules de matière portent respectivement des charges électriques q1 et
2
q2.
❒ a. les particules s'attirent, si q1 et q2 sont électriquement neutres.
❒ b. les particules s'attirent, si q1 et q2 ont des mêmes signes.
❒ c. les particules s'attirent, si q1 et q2 ont des signes différents.
3 Si la distance entre deux corps en interaction électrostatique double, alors :
❒ a. la norme de la force est multipliée par 4.
❒ b. la norme de la force est divisée par 4.
❒ c. la norme de la force est divisée par 2.
4 La norme des forces électrostatiques que deux corps exercent l'un sur l'autre est
proportionnelle.
❒ a. aux masses des corps en interaction.
❒ b. aux charges électriques des corps en interaction.
❒ c. aux charges des corps en répulsion.
𝑞𝐴 𝑞𝐶
. ❒ b. 𝐹⃗𝐴/𝐶 = 𝐾 2
⃗⃗⃗⃗⃗⃗ .
𝐴𝐶
⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ‖
‖𝐴𝐶
𝑞𝐴 𝑞𝐶
❒ c. 𝐹⃗𝐴/𝐶 = 𝐾 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ 𝑢
⃗⃗𝐴
‖𝐴𝐶 ‖
Quelles sont les forces qui agissent sur ces charges ? (grandeur, direction et sens)
𝑞 = −2𝜇𝑐 𝑞 = +3𝜇𝑐
❒ a. F= -216.10 𝑁 3
𝑞 = −2𝜇𝑐 𝑞 = +3𝜇𝑐
❒ b. F= +216.103 𝑁
𝑞 = −2𝜇𝑐 𝑞 = +3𝜇𝑐
. ❒ c. F= +216.104 𝑁
❒ b. Le champ électrique est +9 000 V/m, son vecteur dirigé vers la charge.
❒ c. Le champ électrique est +9 000 V/m, son vecteur dirigé vers l’extérieur par
❒ c. reste inchangée.
12 Les relations liant le champ au potentiel sont :
→
❒ a. 𝐸⃗⃗ = −𝑔𝑟𝑎𝑑(𝑉
⃗⃗ ) ❒ b. 𝐸⃗⃗ = 𝑔𝑟𝑎𝑑 (𝑉)
→ → →
❒ c. 𝐸 = 𝑔𝑟𝑎𝑑 (𝑉 ) ❒ d. 𝐸⃗⃗ = − 𝑔𝑟𝑎𝑑 (𝑉)
Au sommet d'un carré de 4 m de côté, il y a quatre charges
13
indiquées sur le dessin ci-contre. Quel est le champ électrique
au centre du carré ?
❒ a. Le champ 𝐸⃗⃗ = 270 𝑖⃗ 𝑉/𝑚.
❒ c. Le champ ‖𝐸⃗⃗ ‖ = 0 est nul (la somme des charges est nulle).
14 On donne deux points A et C distants de 2m. Quel est le champ électrique en P,
milieu de AC ?
❒ a. Le champ vaut 54 000 V/m.
𝑞 1 1
❒ b. 𝑉(𝑟) = ( − ) + 𝑉1
4𝜋𝜀0 𝑟 𝑅1
𝑞 1 1
❒ c. 𝑉(𝑟) = ( − )
4𝜋𝜀0 𝑟2 𝑅1
22 Soit une sphère de rayon R chargée en surface avec 𝝈 = 𝒂 𝒄𝒐𝒔 𝜽 avec 𝒂 > 𝟎
quelle est la direction du champ électrique crée par cette sphère en au centre de la
sphère :
❒ a. 𝑢
⃗⃗𝑟
❒ b. 𝑢
⃗⃗𝜃
❒ c. 𝑢
⃗⃗𝑧
23 Soit une sphère de rayon R chargée en surface avec 𝝈 = 𝒂 𝒄𝒐𝒔 𝜽 avec 𝒂 > 𝟎
quelle est la direction du champ électrique crée par cette sphère en un point M à
l’extérieur de la sphère :
❒ a. suivant 𝑢
⃗⃗𝑟
❒ b. sa composante suivant 𝑢
⃗⃗𝜃 est nulle
❒ b. ⃗⃗⃗⃗⃗
𝑑𝑆 = 𝑅𝑑𝜃𝑑𝑟𝑢
⃗⃗𝑟
❒ c. ⃗⃗⃗⃗⃗
𝑑𝑆 = 𝑅𝑑𝜃𝑑𝑟𝑢
⃗⃗𝑧
Une sphère creuse (S), de centre O, de rayon extérieur R et de
rayon intérieur nR ; (n < 1), est électriquement chargée en
volume avec une charge volumique uniforme ρ . On repère un
point M de l’espace par son vecteur position 𝑟⃗ = ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑂𝑀 = 𝑟𝑢 ⃗⃗𝑟 où C
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑂𝑀
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ‖ et 𝑢
𝑟 = ‖𝑂𝑀 ⃗⃗𝑟 = Figure I.91
𝑟
25 Le champ électrostatique ⃗𝑬
⃗⃗𝟏 (𝒓) produit par (S) dans la région (C) est définie
par (r > R) :
𝜌𝑅3
❒ a. 𝐸⃗⃗1 (𝑟) = (1 − 𝑛) 𝑢
⃗⃗𝑟
3𝑟 2 𝜀0
𝜌𝑅3
❒ b. 𝐸⃗⃗1 (𝑟) = (1 − 𝑛3 ) 𝑢
⃗⃗𝑟
3𝑟 2 𝜀0
𝜌𝑅3
❒ c. 𝐸⃗⃗1 (𝑟) = (1 − 𝑛3 ) 𝑢
⃗⃗𝑟
𝑟 2 𝜀0
𝜌𝑅2
❒ b. 𝑉𝐵 (𝑟) = (1 − 𝑛)
2𝜀0
𝜌𝑅2
❒ c. 𝑉𝐵 (𝑟) = ((𝑛2 − 1)
2𝜋𝜀0
𝜌𝑅2
❒ b. 𝑉𝐶 (𝑟) = (1 − 𝑛3 )
2𝜀0
𝜌𝑅2
❒ c. 𝑉𝐶 (𝑟) = (1 − 𝑛)
2𝜀0
Chapitre I. Electrostatique 106
28 Un conducteur (sans cavité) en équilibre comporte les propriétés suivantes :
❒ a. C’est un volume équipotentiel
❒ b. 𝐶 = 4𝜋 2 𝜀0 𝑅
❒ c. 𝐶 = 4𝜋𝜀0 𝑅 2
30 Un conducteur possède une cavité vide de charge :
❒ a. Le potentiel dans la cavité est nul.
❒ b. La charge sur la surface de la cavité est non nulle
❒ c. Opposées
32 Lorsque les deux sphères sont en présence les potentiels V1 et V2 sont :
1 𝑞1 1 𝑞2
❒ a. 𝑉1 (𝑀) = . + .
4𝜋𝜀0 𝑅1 4𝜋𝜀0 𝑅2
1 𝑞2 1 𝑞2
❒ b. 𝑉1 (𝑀) = . + .
4𝜋𝜀0 𝑅1 4𝜋𝜀0 𝑅2
1 𝑞1 1 𝑞2
❒ c. 𝑉1 (𝑀) = . + .
4𝜋𝜀0 𝑅1 4𝜋𝜀0 2𝑅2
35 Lorsque deux conducteurs sont en influence totale, les charges des deux surfaces
en influence sont :
❒ a sans relation
❒ b. nulles
❒ c opposées
36 On rappelle que la capacité C d’un conducteur est défini par Q = CV, où Q est la
charge du conducteur et V son potentiel. On considère une boule de rayon R,
de centre O, seule dans l’espace. Sa capacité C est :
❒ a. 𝐶 = 2𝜋𝜀0 𝑅
❒ b. 𝐶 = 4𝜋𝜀0 𝑅
4
❒ c. 𝐶 = 𝜋𝜀0 𝑅 3
3
𝑅2 𝑅1
❒ c. 𝐶 = 2𝜋𝜀0 ( ).
𝑅2 −𝑅1
Figure I.92
Chapitre I. Electrostatique 108
Exercice 1
Dans un nuage se trouvent deux charges de même grandeur et de
signes opposés (±40 C) distantes de 5 km (figure I.93). En +40𝐶
−40𝐶
supposant qu’elles peuvent être considérées comme des charges
ponctuelles, quel est le module de la force électrique qu’elles
exercent l’une sur l’autre ? Figure I.93
Exercice 2
Quatre charges q1 = -4 µC, q2 = +10 µC, q3 = -10 µC, et q4 = -8 µC sont placées aux
sommets d’un rectangle de longueur 2.5 cm, et de largeur
1.5cm, voir la figure (I.94).
1. Quelle est l’intensité de la force F appliquée sur q4? 𝜃
Exercice 3
Soit trois charges q1, q2 et q3 (figure (I.72) . q1=1,5.10‐3 C ;
q2=0,5 10‐3 C ; q3=0,2 10‐3 C ; AC=1m et BC=0,5 m.
Calculer la force et le champ électrique résultant au
point C (direction, sens et module).
Calculer le potentiel créé par q1 et q2 au point C Figure I.95
Exercice 4
Quel est la grandeur et la direction du champ électrique à l’endroit indiqué sur la figure ?
Figure I.96
Chapitre I. Electrostatique 109
Exercice 5
Quel est la grandeur et la direction du champ électrique à
l’endroit indiqué sur la figure ?
Figure I.97
Exercice 6
Quel est la grandeur et la direction du champ électrique à l’endroit indiqué sur la figure ?
Q=5 µC
𝐸⃗⃗ =
++++++++++++++
2 cm 3 cm
Figure I.98
Exercice 7
Soit trois charges électriques ponctuelles q1, q2 et q3 sont placées aux points A(4,0), B(0
,4) et C(-4, 0) respectivement. On donne : q1 = q = 2.10-6 C, q2 = -2q, q3 = 2q.
1.Déterminer champ électrique 𝐸⃗⃗ créé au point O.
[Link] le potentiel électrique V créé par ces trois charges au point O.
3. En déduire la force électrostatique 𝐹⃗ exercée sur une charge (q' = -q) placée en O.
Exercice 8
Dans un plan (XOY), on fixe deux charges ponctuelles q1 et q2 sur les points A (2a, a) et B (-
1
2a, a) . On donne : 𝑘 = = 9.109
4𝜋𝜀0
Figure I.100
Exercice 11
Considérons deux plans parallèles distants de d. Le premier plan est chargé positivement
avec une densité surfacique de charge +σ (en C/m²). Le second
plan est chargé négativement avec une densité surfacique de
charge -σ.
Déterminer le champ électrostatique crée par les deux plans en un
point quelconque de l’espace
Figure I.101
Exercice 12
Soit un disque, de centre O et de rayon R, est chargé positivement avec une densité surfacique
de charge σ .
Calculer le poten9tiel électrique V en O, lorsque la distribution est uniforme :
σ = σ0.
La charge surfacique σ est maintenant donnée par : σ (r) = A/(R2 – r2)1/2 où A est une
constante et r la distance à O.
Calculer le potentiel électrique V en O, et l’exprimer en fonction de R et de
σ (C )= σ (O).
Chapitre I. Electrostatique 111
Exercice 13
a. Un disque de centre O et de rayon R est chargée par une densité de charge surfacique σ
(σ>0)
1) Calculer le potentiel électrique V en O, lorsque la distribution est uniforme : 𝜎 = 𝜎0 .
𝐵
b. La charge surfacique s est maintenant donnée par : 𝜎(𝑟) = où B est une
√(𝑅2 −𝑟 2 )
constante et r la distance à O.
Calculer le potentiel électrique V au point O en fonction de R on pose 𝜎𝑐 = 𝜎(0)
Exprimer la charge q du disque en fonction de V et de R
Exercice 14
Soit un fil infini d’axe (Oz) portant une densité linéaire λ constante.
1) En utilisant le théorème de Gauss, établir les expressions du champ électrique 𝐸⃗⃗ (𝑟) et
le potentiel électrique V(r).
2) On considère deux fils infinis parallèles à l’axe (Oz) situés en (x = -4, y = 0)
et (x = 4, y = 0) portant respectivement des densités linéaires de charges -λ et +λ. Donner
l’expression général du potentiel en un point de l’espace défini par les distances 𝑅1 et 𝑅2 aux
deux fils, en choisissant V = 0 à égale distance des deux fils.
Exercice 15
On considère un cylindre creux infini de rayons ( 𝑥1 𝑒𝑡 𝑥2 ) , tels que 𝑥2 < 𝑥1 chargé
uniformément en volume avec une densité 𝜌 > 0 entre les cylindres de rayons 𝑥1 𝑒𝑡 𝑥2
En utilisant le théorème de Gauss, déterminer le champ électrostatique à une distance 𝑟 de
l’axe du cylindre z . (On distingue les trois régions : 𝑟 < 𝑥1 ; 𝑥1 < 𝑟 < 𝑥2 et 𝑟 > 𝑥2 )
Exercice 16
a) Calculer le champ électrique 𝐸⃗⃗ (𝑟) en tout point de l'espace. Utiliser le théorème de
Gauss et considérer les quatre cas :
r < x1
x1 < r < x 2
x2 < r < x 3
r > x3
b) Calculez le potentiel électrique V(r) dans les quatre cas. Calculer le potentiel au point O
pour déterminer la première constante d'intégration et une propriété du potentiel pour calculer
les autres constantes d'intégration.
c) Evaluer l'allure des variations de E et V en fonction de r.
Exercice 18
Soit une charge q (𝑞 < 0) répartie en volume entre deux sphères concentriques de rayon R1
et R2. On appelle ρ(r) la densité volumique de charges entre R1 et R2. Le champ électrostatique
se met sous la forme :
𝐸⃗⃗ (𝑟) = 𝑎(𝑟 − 𝑅1 )𝑢
⃗⃗𝑟 pour 𝑅1 ≤ 𝑟 ≤ 𝑅2 ; R1 avec a une constante. On donne, pour un champ
𝑑𝐸𝑟 𝐸𝑟
à symétrie sphérique : 𝑑𝑖𝑣𝐸⃗⃗ (𝑟) = +2 dr avec 𝐸 (𝑟) = 𝐸⃗⃗ (𝑟)𝑢
⃗⃗𝑟
𝑑𝑟 𝑟
Exercice 20
On définit trois sphères concentriques de rayons (𝑅1 , 𝑅2 𝑒𝑡 𝑅3 ) , tels que 𝑅1 < 𝑅2 < 𝑅3 .
La sphère de rayon 𝑅1 est chargée en surface. La répartition volumique ρ est compris entre les
sphères de rayons 𝑅2 𝑒𝑡 𝑅3 .
Déterminer le champ électrique E en tout point de l’espace M tel que OM = r avec 0 < r < ∞.
Tracer le module du champ électrique E en fonction de r.
Exercice 21
Soit la distribution de charges volumique à symétrie sphérique constituée d’une charge q
uniformément répartie dans le volume 𝑟 ≤ 𝑅1 et d’une charge (- q) uniformément répartie
dans le volume 𝑅2 ≤ 𝑟 ≤ 𝑅3 avec 𝑅1 < 𝑅2 .
Déterminer l’expression du potentiel et du champ électrostatique créés par cette distribution
en tout point de l’espace. On prendra la référence de potentiel à l’infini.
Exercice 22
Soit une sphère de centre O et de rayon R. On considère un point M de l’espace est repéré par
le vecteur ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑂𝑀 , on appelle 𝜃 l’angle que fait ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑂𝑀 avec l’axe Oz. La sphère porte une densité
surfacique de charge 𝜎 = 𝜎0 𝑐𝑜𝑠 𝜃, 𝜎0 étant une constante.
1. En utilisant l’étude des symétries de la distribution de charge, déterminer la direction du
champ 𝐸⃗⃗ en O.
2. Calculer le champ électrostatique 𝐸⃗⃗ et le potentiel V en point O.
Chapitre I. Electrostatique 114
Exercice 23
Trois sphères conductrices creuses (S1), (S2) et(S3) concentriques et de rayons respectifs 𝑅1 ,
𝑅2 et 𝑅3 (𝑅1 < 𝑅2 et 𝑅3 = 2𝑅1 sont placés dans le vide. (S1) et (S3) sont reliées à la masse et
(S2) porte la charge q.
Calculer le potentiel V2 de la sphère (S2) ainsi que les charges internes qi et les charges
externes qe portées par leurs faces, en fonction de q, 𝑅1 , 𝑅2 et 𝑅3 .
Exercice 24
Exercice 25
Montrer que les charges portées par les armatures sont égales en valeur absolue et de signes
opposés. Dans la suite, on notera q la charge de l’armature
intérieure. R1
R2
Figure I.102
préciser la forme du champ électrostatique 𝐸⃗⃗ en tout point de l’espace.
2) Déterminer ce champ en tout point M, en fonction de q, 𝜀0 et de la distance r = OM.
3) Déterminer la charge Q en fonction de V1, R1, R2 et 𝜀0 . En déduire la capacité C de ce
condensateur sphérique.
Chapitre I. Electrostatique 115
Exercice 26
Dans le circuit suivant, les condensateurs ont les capacités suivantes : C1 = 3,00 μF,
C2 = 5,00μF, C3 = 4,00 μF, C4 = 2,00 μF et C5 = 3,00 μF.
a. Quelle est la capacité équivalente entre les points A et B?
b. Si la charge sur C2 est de 120 μC, quelle est la différence de potentiel aux bornes du
condensateur C5 ?
Figure I.103
Exercice 27
Trois condensateurs ont des capacités C, 2C et C/2 respectivement. On les branche de trois
façons différentes, comme il est indiqué à la figure I.104. Classer les situations par ordre
croissant de Céq.
Figure I.104
Exercice 28
Pour le circuit de la figure I.105, les capacités des condensateurs sont C1 = 12,0 μF, C2 = 6,00
μF et C3 = 8,00 μF. Les condensateurs sont branchés à une source de f.é.m. E = 120 V.
a. Quelle est la capacité équivalente du circuit ?
b. Quelle est l’énergie électrique emmagasinée dans le
circuit complet ?
c. Calculez la charge de chaque condensateur.
d. Quelle est la différence de potentiel aux bornes de
chaque condensateur ? Figure I.105
e. Calculez l’énergie emmagasinée sur chaque condensateur.
Chapitre I. Electrostatique 116
Exercice 29
Dans le circuit de la figure (I.106), les condensateurs ont les capacités suivantes : C1 = 3,00
μF, C2 = 5,00 μF,C3 = 4,00 μF, C4 = 2,00 μF et C5
= 3,00 μF.
a. Quelle est la capacité équivalente entre les
points A et B ?
b. Si la charge sur C2 est de 120 μC, quelle est la
différence de potentiel aux bornes du condensateur
C5 ?
Figure I.106
Exercice 30
II.1 Introduction
L’électrocinétique est l’étude du mouvement d’ensemble des porteurs de charges dans
un circuit électrique assez simple composé de sources, résistance, bobine, condensateur,
etc.
Conducteur et isolants
Selon la capacité de la matière à conduire l’électricité, il est possible de la classer en deux
grandes catégories : les conducteurs et les isolants. Un matériau capable de conduire
l’électricité est un matériau conducteur, en revanche lorsqu’il ne conduit pas l’électricité
c’est un isolant. Un isolant se distingue d’un conducteur par le fait que ses électrons
périphériques sont fortement liés au noyau (fort potentiel d’ionisation), contrairement à
ceux des conducteurs qui sont libres de se déplacer dans le matériau (sous l’effet d’un
champ électrique).
𝑑𝑞 1 1 1
𝑖= = 𝑑𝑞 = ∬ 𝜌𝑚 𝑑𝑆. 𝑣. 𝑑𝑡 . = ∬ 𝑗. 𝑑𝑆. 𝑑𝑡. = ∬ 𝑗. 𝑑𝑆 (II-4)
𝑑𝑡 𝑑𝑡 𝑑𝑡 𝑑𝑡
D’où :
𝑖 = 𝑗⃗. ⃗𝑛
⃗⃗. ∬ 𝑑𝑆 (II-5)
𝑖
𝑗=
𝑠 (II-6)
L’unité de 𝑗 est (𝛺. 𝑚−2 ) et 𝑆 représente la section droite du conducteur.
a) Conductivité électrique
En présence d’un champ électrique 𝐸⃗⃗ , il y a une densité de courant donnée par la relation
𝑗⃗ = 𝐸⃗⃗ (II-9)
avec
𝑛. 𝜏. 𝑒 2 (II-10)
σ=
𝑚
Chapitre II. Electrocinétique 121
𝑚
et σ :la conductivité électrique, 𝜏 = : temps de relaxation
𝐾
c) Puissance électrique
La puissance est définie comme la quantité d’énergie délivrée par unité de temps :
𝑊
𝑃= = 𝑖 (𝑉𝑎 − 𝑉𝑏 ) = 𝑈𝐼 (II-12)
Δ𝑡
d) Effet Joule
Définition
.
Lorsqu’un électron parcourt un fil électrique, son
mouvement n’est pas une ligne droite. Il est en effet en
mouvement dans un milieu constitué d’atomes métalliques et de
cations fixes.
Il est alors soumis à de nombreuses interactions avec les ions du
réseau ou avec les plans de rupture de l’empilement des atomes.
Ces interactions, dénommées chocs, perturbent sa
trajectoire. L’électron perd de l’énergie à chaque choc, au profit
des atomes et cations du fil, qui s’échauffent alors. Cette perte
d’énergie des électrons, et l’échauffement du fil qui en résulte,
est nommée effet Joule.
Une charge positive Q circule dans le même sens que celui du courant. Par conséquent,
elle passe d’un potentiel VA vers un potentiel plus bas VB, et son énergie potentiel diminue
car ∆Ep = Q(VB -VA) < 0. L’énergie dissipée sous forme de chaleur par effet joule est :
Chapitre II. Electrocinétique 122
𝑊 = −∆𝐸𝑝 = 𝑞(𝑉𝐴 − 𝑉𝐵 ) = 𝑅𝐼2 𝑡 (II-14)
Et donc ;
𝑑𝑊 = 𝑑𝑞(𝑉𝐴 − 𝑉𝐵 ) = 𝑖𝑑𝑡(𝑉𝐴 − 𝑉𝐵 )
On a la puissance
𝑑𝑊
𝑃= = 𝑖(𝑉𝐴 − 𝑉𝐵 ) (II-15)
𝑑𝑡
Les composants actifs et passifs sont différenciés sur divers facteurs tels que la
nature de la source, ses fonctions, le gain de puissance, le contrôle du flux de courant.
Divers exemples du composant, de la nature de l’énergie, de la nécessité de la résistance
externe. La différence entre les Composants actif et Composants passifs est donné ci-
dessous sous forme de tableau.
Tableau II.1
BASE COMPOSANTS ACTIFS COMPOSANT PASSIF
Nature de la Les composants actifs fournissent Les éléments passifs utilisent la
source du courant ou de l'énergie au puissance ou l'énergie du
circuit. circuit.
Exemples Diodes, transistors, SCR, circuits Résistance, condensateur,
intégrés, etc. inducteur, etc.
Fonction du Dispositifs produisant de l’énergie Dispositifs qui stockent de
composant sous forme de tension ou de l'énergie sous forme de tension
courant. ou de courant.
Gain de Ils sont capables de fournir un gain Ils sont incapables de fournir un
puissance de puissance. gain de puissance.
Notes
Il convient de noter les deux points importants suivants.
• L’intensité et la tension sont des grandeurs algébriques, elles
peuvent être positives ou négatives suivant que l’orientation
effective correspond ou non à l’orientation conventionnelle
choisie, celle-ci étant choisie arbitrairement.
Certains éléments, appelés conducteur Ohmique, présentent une tension à leurs bornes
proportionnelle au courant les traversant. Cette propriété est exprimée par la loi d’Ohm.
Ils sont modélisés par une résistance R dont l’unité est l’ohm (V).
𝑈
𝑅𝑖 = (II-16)
𝐼𝑖
a) Résistivité électrique
La résistivité est l’inverse de la conductivité :
𝑅. 𝑆 (II-17)
𝜌=
𝐿
S S
Avec :
R : la résistance du fil en ohm (Ω), ρ : la résistivité du
matériau (Ω·m)
S : l’aire de la section du fil (m2), L : la longueur du fil en
mètre (m)
Figure II.7 : conducteur Ohmique
La caractéristique d’un conducteur ohmique est une droite. C’est un dipôle passif.
La conductance G est l’inverse de la résistance ;
U1 =R1 I U2 = R2 I
U = U1 + U2 (II-18)
R = R1 + R2 (II-19)
c’est à dire analogue à celle obtenue par une résistance unique dont la valeur est
U = U1 = U 2 (II-22)
L'intensité du courant du générateur est égale à la somme des
intensités des courants circulant dans les résistors :
I = I1 + I2 (II-23)
c’est à dire que l’ensemble des n branches est analogue à une résistance équivalente en
n
1 1
série : (II-28)
Req i 1 Ri
d) Code de couleurs :
On ne peut pas fabriquer les résistances avec toutes les valeurs possibles. Les résistances
sont fabriquées en grandes séries par les constructeurs des composants électroniques. On
les fabrique alors suivant des valeurs normalisées, qui couvrent largement les besoins en
résistances. Ces valeurs sont indiquées sur ces résistances sous forme d’anneaux en
couleur suivant le code suivant :
Avant d’étudier les circuits électriques on a besoin de définir quelques termes relatifs à
leur constitution.
• Un dipôle est un élément de circuit relié au reste du circuit par deux bornes.
• Une branche est un ensemble de dipôles reliés par des fils de connexion et disposés en
série c’est-à-dire que chaque borne d’un dipôle n’est reliée qu’à un seul autre dipôle.
I
J
J entrantss I J sortants
J
(II-29)
E R .I
J
J
J
J J (II-30)
Exercice 01
Pour recharger une batterie, un chargeur délivre un courant d’intensité 5,0 A sous
une tension de 12 V et fonctionne pendant 10 heures.
1) Quelle quantité d’électricité circule dans les fils d’alimentation de la batterie
lors de cette charge ?
2) Les porteurs de charge sont les électrons. Combien d’électrons ont circulé
pendant cette charge ?
𝑞 18.104
𝑞 = 𝑁𝑒 d’où 𝑁 = 𝑒 = 1.6.10−19 = 1.125. 1022 𝑒 − .
Exercice 02
Un fil électrique de section droite S = 1,0 mm2 est parcouru par un courant d’intensité
constante I = 10 A (ordre de grandeur du courant d’alimentation d’un radiateur ou d’un
lave-linge). La densité volumique des porteurs (électrons de charge q = –e = –1,6·10–19
C) est n = 1,0 · 1029 m–3.
1) Que vaut la norme j de la densité de courant ?
2) Déterminer la vites se moyenne des porteurs
1) Lorsque la section est droite, le vecteur densité de courant est colinéaire au vecteur
normal à la section orientée.
On a donc :
𝐼 = 𝑗⃗. 𝑛⃗⃗. 𝑆 = 𝑗. 𝑆
Chapitre II. Electrocinétique 131
D’où :
𝐼 10
𝑗 = 𝑆 = 1.10−6 = 107 𝐴. 𝑚−2
𝑛 1
2) Par définition, on a: 𝑗 = 𝑉 . 𝑞 où V est la vitesse moyenne des porteurs. On en déduit
donc:
𝑗 107
𝑉 = 𝑛.𝑒 = 1.1029𝑥1.6.10−19 = 6.25.10−4 𝑚. 𝑠 −1
Exercice 03
Soit le circuit illustré à la figure (II.19).
Combien y trouve-t-on (a) de nœuds ; (b) de mailles ;
(c) de branches ?
Dans chaque cas, les nommer.
a) Un nœud est un endroit où trois fils ou plus se rejoignent. On compte donc quatre
nœuds dans ce circuit, soit les points B, D, E et F.
b) Une maille est un parcours fermé. Les premières qui sautent aux yeux sont les
«petites» mailles ABEDA, BCFEB et DFHGD. Mais la loi des mailles peut être
appliquée à n’importe quel parcours fermé, pas qu’aux plus petits.
Notes
c) Une branche est un tronçon qui relie deux nœuds consécutifs. On compte donc les
branches DAB, BCF, BE, DE, EF et DGHF
Notes
On note une ambiguïté : BAD et DAB, par
exemple, désignent la même branche.
Chapitre II. Electrocinétique 132
Exercice 04
Déterminer la résistance équivalente Req du dipôle CD représenté sur la figure (II-20).
Les relations (1), (4) et (5) permettent de définir des tensions inconnues : elles
sont donc indépendantes.
Les relations (2), (3) et (6) s’obtiennent par combinaison linéaire : elles ne
sont donc pas indépendantes
b) À partir de (6), (4) et (2), on trouve facilement :
VAC = –5 V ; VDE = –12 V ; VCD = 9 V
Chapitre II. Electrocinétique 134
Exercice 06
La figure suivante montre un circuit mixte composé de quatre résistances (R1 = 40 ohms,
R2 = 4 ohms, R3 = 10 ohms et R4 = 15 ohms) branchées à une source de tension U=32 V.
On désire calculer :
D’après cette figure on peut citer les nœuds ; qui sont 4 nœuds (A,B,C et D)
Une fois on a introduit et nommé les nœuds,
on peut introduire la résistance équivalente. R2 et R qui sont en série :
Nœuds B et C
La résistance R3 est reliée en parallèle avec la résistance
R4,
10 15 RBC 6
A.N : RBC 6 .
10 15
Branche A et C
La résistance R’eq est reliée en série avec la
résistance R2,
RBC .R2
R AC Ceq'' C3 C45 .
RBC R2
A.N : Req
10.40
8 Req 8
10 40
Chapitre II. Electrocinétique 135
b°) Calcul du courant fourni par la source :
pour déterminer la valeur du courant fourni par la source on applique la loi d’ohm.
U=R×I
U
I
Req
32
c) A.N : I 4A I 4A
8
Exercice 07
Soit le montage de la Figure (II.23) : E1= 12V ; E2= 12V ; E3 = 6V ; R1= 8Ω ; R2=12Ω ;
R3= 18Ω ; r1 = 1Ω
1°) Dans le circuit suivant, les points A et B sont des nœuds (deux cercles rouges).
Chapitre II. Electrocinétique 136
2°) les mailles indépendantes dans ce circuit sont AFEBA et ABCDA.
3°) les branches du circuit sont AFEB , AB et ADCB. (Trois traits rouge)
Lois de Kirchhoff :
Pour la maille 01 :
E1 VR1 E2 VR2 Vr1 0
Pour la maille 02 :
E3 VR2 E 2 VR3 0
E3 R2 .I 2 E2 R3 .I 3 0 E3 E2 R3 .I1 ( R2 R3 ).I 2
R1 r1 R2 9 12
270 216 486
R3 R2 R3 18 30
E1 E 2 R2
E3 E 2 R2 R3
I1
24 12
6 30
A.N : I 1 𝐼1 = 1,333 𝐴
486
Chapitre II. Electrocinétique 137
R1 r1 E1 E 2
R3 E3 E 2
I2
9 24
18 6
A.N : I 2 𝐼2 = 1 𝐴
486
I 3 I 1 I 2 (II-36)
A.N : 𝐼3 = 0,333 𝐴
D’où :
I1
R2 R3 R1 r1 R2 R3
( E1 E2 )R2 R3 ( E3 E2 )R2
A.N : 𝐼1 = 1,333 𝐴
A.N : 𝐼2 = 1 𝐴 ; 𝐼3 = 0,333 𝐴
Exercice 08
Les intensités des courants dans les branches BD, BA, CD, sont des inconnues
indépendantes, et les mailles BADB, BCADB, BCDB sont des mailles indépendantes.
L'application de la loi des mailles donne :
1°) Dans le circuit suivant, les points A , B et D sont des nœuds (trois cercles rouge),
(puisque, électriquement, A et C sont confondus)
2°) les branches du circuit sont AB , BD, CD, DA et BC. (cinq traits rouge).
3°) les mailles indépendantes dans ce circuit sont BCAB, BCADB et BCDB.
Lois de Kirchhoff :
I I1 I 2 (II-39)
La maille 01 : ( BCAB)
On a : E1 VR3 VR2 VR2 0
E1 R1 I R2 I R3 I1 0 E1 ( R1 R2 ) I R3 I1 0
E1 ( R1 R2 ) I R3 I1 ) (II-40)
La maille 02 : ( BCADB)
On a : VR3 VR4 E2 0
E2 R3 I1 R4 I 2 0
E2 R3 I1 R4 I 2 (II-41)
La maille 03 : ( BCAB)
On a : VR3 VR4 VR5 0
R5 I 3 R3 I1 R4 I 2 0
R5 I 3 R3 I 1 R4 I 2 0 (II-42)
Pour pouvoir résoudre le problème des intensités du courant (I1, I2, I3 et I), il faut tout
d’abord éliminer l‘intensité I,
On résout ensuite ce système d’équations à trois inconnues (intensités du courant (I1, I2,
et I3)), par la méthode 2 de l’exercice 07 vue précédemment.
et l'on obtient :
E1 ( R1 R2 R3 ) I1 ( R1 R2 ) I 2
E R I R I
2 3 1 4 2
R
5 3I R I
3 1 R 4I2 0
( R4 R3 ).E1 R3 E 2
D’où I I1 I 2
R1 R2 R3 R4 ( R1 R2 R3 )
Exercice 09
Dans le circuit illustré à la figure (II-27),
E1=17 V, E2=6 V, R1=1 Ω, R2=4 Ω, R3=3 Ω.
(a) Trouver les courants dans chacune des
résistances.
(b) Vérifier que la puissance totale fournie par Figure II.27 : circuit électrique
les piles est bien transformée entièrement en chaleur dans les résistances.
U
i 1
i 0 ou R
J
J .I J E J 0
J
Pour la maille 01 :
𝐸1 − 𝑉𝑅1 + 𝑉𝑅2 = 0
𝐸1 − 𝑅1 . 𝐼1 − 𝑅2 . 𝐼2 = 0 ⇒ 𝐸1 = 𝑅1 . 𝐼1 + 𝑅2 . 𝐼2
Chapitre II. Electrocinétique 141
Pour la maille 02 :
−𝐸2 + 𝑉𝑅2 + 𝑉𝑅3 = 0
−𝐸2 + 𝑅2 . 𝐼2 + 𝑅3 . 𝐼3 = 0 ⇒ 𝐸2 = 𝑅2 . 𝐼2 + 𝑅3 . 𝐼3
𝐸1 = 𝑅1 . 𝐼1 + 𝑅2 . 𝐼2 (II-45)
𝐸2 = 𝑅2 . 𝐼2 + 𝑅3 . 𝐼3 (II-46)
AN :
17 = 1. 𝐼1 + 4. 𝐼2 (II-47)
6 = 4. 𝐼2 + 3. 𝐼3 (II-48)
On remplace (II-44) dans (II-47) on trouve :
17 = 5𝐼1 + 4. 𝐼3 (II-49)
On fait la même chose pour (II-48) on aura :
6 = 4. 𝐼1 + 7. 𝐼3 (II-50)
On multiplie (II-49) par 4 et (II-50) par 5 puis on fait (II-50) – (II-49) on aura :
30 − 68 = (35 − 16). 𝐼3 ⇒ −38 = 19. 𝐼3
D’où
𝐼3 = −2 𝐴
De (05) on peut calculer 𝐼1
6 = 4. 𝐼1 + 7. (−2)
Alors : 𝐼1 = 5 𝐴
On a 𝐼2 = 𝐼1 + 𝐼3
D’où on tire : 𝐼2 = 5 − 2 = 3 𝐴
Le signe négatif pour I3 signifie que notre hypothèse de sens pour I3 était mauvaise
: le courant dans la résistance de 3 Ω est de 2 A vers la droite.
b) Le courant dans la résistance R1 = 1 Ω égale I1 = 5 A, pour une puissance
r1 = r2 = 2 Ω, r3 = 1 Ω, R1 = 4 Ω, R2 = 3 Ω,
𝐸1 = 15 V, 𝐸2 = 6 V et 𝐸3 = 4 V.
(b) Quelle est la différence de potentiel
VA - VB ?
Figure II.29 : circuit électrique
En choisissant le signe positif pour le courant sortant, La loi des nœuds appliquée au
nœud A. on trouve :
𝐼1 − 𝐼2 + 𝐼3 = 0 𝐼2 = 𝐼1 + 𝐼3 (II-51)
Pour appliquer la loi des mailles, on parcourt chaque maille à partir du point A, en sens
horaire tel qu’indiqué.
Loi des mailles :
n
U
i 1
i 0 ou R
J
J .I J E J 0
J
Pour la maille 01 :
𝐸1 − 𝑉𝑅1 − 𝑉𝑟1 + 𝑉𝑅3 − 𝐸3 = 0
𝐸1 − 𝑅1 . 𝐼1 − 𝑟1 . 𝐼1 + 𝑟3 . 𝐼3 − 𝐸3 = 0 ⇒ 𝐸1 − 𝐸3 = (𝑅1 + 𝑟1 ). 𝐼1 − 𝑟3 . 𝐼3
Chapitre II. Electrocinétique 143
Pour la maille 02 :
𝐸2 + 𝐸3 + 𝑉𝑅2 + 𝑉𝑟2 + 𝑉𝑟3 = 0
𝐸2 + 𝐸3 − 𝑅2 . 𝐼2 − 𝑟2 . 𝐼2 − 𝑟3 . 𝐼3 = 0 ⇒ 𝐸2 + 𝐸3 = (𝑅2 + 𝑟2 ). 𝐼2 + 𝑟3 . 𝐼3
𝐸1 − 𝐸3 = (𝑅1 + 𝑟1 ). 𝐼1 − 𝑟3 . 𝐼3 (II-52)
𝐸2 + 𝐸3 = (𝑅2 + 𝑟2 ). 𝐼2 + 𝑟3 . 𝐼3 (II-53)
AN :
11 = 6. 𝐼1 − 1. 𝐼3 (II-54)
10 = 5. 𝐼2 + 1. 𝐼3
Exercice 11
Soit un circuit composé de deux sources et de trois résistances, représentées par la figure
suivante. Le montage possède deux bornes A et B lesquelles peuvent être raccordées à
Chapitre II. Electrocinétique 144
une résistance Req. Trouvez la valeur et le sens du courant circulant dans la résistance de
6 Ω (Figure II-30).
Ainsi, trouvons d'abord la tension de Thévenin E apparaissant entre ces bornes à circuit ouvert,
c'est-à-dire en enlevant la résistance de 𝑅3 = 12Ω
(Figure II-30).
Alors : 𝑅𝑇ℎ = 3 𝛺
𝐸𝑇ℎ
𝐼3 =
𝑅𝑇ℎ + 𝑅3
𝑅2 . 𝐸
𝑅 2 + 𝑅1 𝑅2
𝐼3 = = 𝐸
𝑅1 . 𝑅2 𝑅2 𝑅1 + 𝑅3 (𝑅1 + 𝑅2 )
𝑅1 +𝑅2 + 𝑅3
Chapitre II. Electrocinétique 146
𝑙
❒ b. 𝑗 = 𝜎𝑆
𝜎
❒ c. 𝑗 = 𝑙.𝑆
𝐼 5
❒ b. 𝑗 = = = 12.27 𝐴. 𝑚−2
𝑆 𝜋(1.2.10−3 )2
𝐼 5
❒ c. 𝑗 = = = 1.105 𝐴. 𝑚−2
𝑆 4𝜋(0.6.10−3 )2
❒ c. 2,0.103 J
4 Lorsque deux résistances sont associées en parallèle (𝑅1 < 𝑅2 ), la résistance
équivalente à cette association est toujours :
❒ a. supérieure à la valeur la plus élevée des deux résistances.
❒ c. Les deux résistances sont parcourues par le même courant et ce courant vaut I/2
7 On réalise l'association de conducteurs ohmiques, la résistance équivalente
est
❒ a. 140 Ω
❒ b. 26 Ω
❒ c. 0.16 Ω
8 Un ensemble de résistances R1 = 5 Ω, R2 = 10 Ω et R3 = 20 Ω est construit
comme suit : R2 et R3 sont associées en parallèle et R1 est placé en série avec cette
association. Le tout est alimenté par un générateur de tension parfait E = 10 V.
Quelle est la valeur du courant I délivré par le générateur ?
❒ a. I = 860 mA
❒ b. I = 520 mA
❒ c. I = 500 mA
❒ b. Diminue
❒ c. N'évolue pas
Chapitre II. Electrocinétique 148
Exercice 01
Considérons le circuit de la figure figure (II-31). ci-dessous.
1. Calculer la résistance équivalente RAB entre les points A et B du circuit.
2. On relie les points A et B aux pôles d’un générateur de f. e. m. E=96 V et de résistance
interne négligeable. Calculer l’intensité I du courant débité par le générateur en
précisant son sens de passage.
3. On se propose de calculer de façon simple le
courant dans la branche CD.
a. Calculer la chute de tension VAC entre les
points A et C.
b. En déduire le courant dans la branche CD.
Préciser son sens. Figure II.31 : résistances équivalentes
Exercice 03
Toutes les résistances sont identiques et de valeur
R = 102 Ω. On donne I3 = 8 A,
I4 = 10 A et I5 = 5 A. Déterminer I1, I2, UAB, UAC et
UBD.
VE = 0 V et VF = –2 V.
Déterminer la puissance reçue par chaque dipôle.
Préciser ceux qui sont générateurs et ceux qui sont récepteurs.
c) Déterminer la puissance totale reçue par tous les dipôles.
Exercice 07
Exercice 08
Trouver le circuit équivalent de Thévenin
du circuit de la figure (II-38)
Exercice 09
Exercice 10
Soit le circuit électrique de la figure suivante :
On donne : E1 = 10 V ; E2 = 5 V ;
R1 = R3 = R4 = 100 Ω ; R2 =50 Ω
Calculer le courant I en appliquant le théorème
de Thevenin
Figure II.40 : circuit électrique
Chapitre III. Electromagnétisme 152
III.1 Introduction
Les aimants sont connus depuis l’Antiquité, sous le nom de magnétite, pierre trouvée à
proximité de la ville de Magnesia (Turquie). C’est de cette pierre que provient le nom actuel
de champ magnétique.
Les chinois furent les premiers à utiliser les propriétés des aimants, il y a plus de 1000 ans,
pour faire des boussoles.
Mais il faut attendre la fin du XIXème siècle pour qu’une théorie complète apparaisse, la
théorie de l’électromagnétisme.
Tout commença avec l’expérience de Oersted en 1820. Il plaça un fil conducteur au-dessus
d’une boussole et y fit passer un courant. En présence d’un courant l’aiguille de la boussole
est effectivement déviée, L’étude quantitative des interactions entre aimants et courants fut
faite par les physiciens Biot et Savart (1820). Ils mesurèrent la durée des oscillations d’une
aiguille aimantée en fonction de sa distance à un courant rectiligne. Ils trouvèrent que la force
agissant sur un pôle est dirigée perpendiculairement à la direction reliant ce pôle au
conducteur et qu’elle varie en raison inverse de la distance. De ces expériences, Laplace
déduisit ce qu’on appelle aujourd’hui la loi de Biot et Savart. Une question qui s’est ensuite
immédiatement posée fut : si un courant dévie un aimant, alors est-ce qu’un aimant peut faire
dévier un courant ?
L’élaboration de la théorie électromagnétique mit en jeu un grand nombre de physiciens de
renom : Oersted (1820), Ampère, Arago, Faraday, Foucault, Henry, Lenz, Maxwell, Weber,
Helmholtz, Hertz, Lorentz et bien d’autres.
Une charge électrique, de par sa seule présence, produit une modification des propriétés de
l’espace autour d’elle appelée champ électrique. Lorsqu’elle est en mouvement, s’ajoute au
champ électrique qu’elle rayonne un second phénomène que, historiquement, l’on a
longtemps cru distinct : un champ magnétique.
Le mouvement des particules chargées dans un champ électrique et/ou magnétique est un
sujet important du fait du grand nombre d’applications qui l’utilisent.
Chapitre III. Electromagnétisme 153
III.2 Définition du champ magnétique et la force de Lorenz
La force qui agisse sur une charge ponctuelle q dépend généralement non seulement de
la position de cette charge mais également de sa vitesse 𝑣⃗. Cette force 𝐹⃗𝑚 est décomposée
en deux composantes, la composante électrique 𝐹⃗𝑒 (qui ne dépend pas de la vitesse de la
charge) et la composante magnétique 𝐹⃗𝑚 (qui dépend de la vitesse de la charge). Toutes
les propriétés de la force magnétique peuvent
être décrites par l’introduction de la notion
⃗⃗ qui
de champ magnétique noté usuellement 𝐵
s’exprime en tesla (T). La force magnétique
𝐹⃗𝑚 est décrite par :
Figure III.1 : force de Lorenz
𝐹⃗𝑚 = 𝑞. 𝑣⃗ ∧ 𝐵
⃗⃗ (III-1)
Le champ magnétique est défini à partir
de son action sur une particule chargée, de charge q, se déplaçant à la vitesse 𝑣⃗ dans un
référentiel.
F : force de Lorentz ; v : vitesse de la particule ; q : charge de la particule
B : champ magnétique ; E : champ électrique
Remarques
Par ailleurs, les lois décrivant les phénomènes d’induction mis en évidence par Faraday
ont montré que les variations temporelles du champ magnétique donnaient naissance
à:
→ ⃗⃗
⃗⃗ ∧ 𝐸⃗⃗ = − 𝜕𝐵
𝑟𝑜𝑡 (𝐸⃗⃗ ) = ∇ Équation de Maxwell Faraday
𝜕𝑡
Les champs magnétiques n’étant quant à eux créés que par des courants et non par
des charges magnétiques isolées, ils vérifient l’équation :
⃗⃗) = ∇.
𝑑𝑖𝑣(𝐵 ⃗⃗⃗⃗ 𝐵
⃗⃗ = 0 Équation de Maxwell Thomson ou flux
Chapitre III. Electromagnétisme 155
Enfin, les expériences d’Ampère liant l’apparition d’un champ magnétique à la circulation
d’un courant électrique stationnaire conduisent à l’équation :
→ ⃗⃗) = ∇
⃗⃗ ∧ 𝐵 ⃗⃗⃗⃗ + 𝜀0 𝜕𝐸⃗⃗)
⃗⃗ = 𝜇0 (𝐽
𝑟𝑜𝑡 (𝐵 Équation de Maxwell Ampère
𝜕𝑡
⃗⃗)
Dans le vide, ces équations sont totalement symétriques (Dans le vide 𝜌 = 0 𝑒𝑡 𝐽⃗ = 0
𝑑𝑖𝑣(𝐸⃗⃗ ) = ⃗⃗⃗⃗
∇. 𝐸⃗⃗ = 0 Équation de Maxwell Gauss
→ ⃗⃗ ∧ 𝐸⃗⃗ = − 𝜕𝐵
⃗⃗
𝑟𝑜𝑡 (𝐸⃗⃗ ) = ∇ Équation de Maxwell Faraday
𝜕𝑡
⃗⃗ ⃗⃗⃗⃗
𝑑𝑖𝑣(𝐵) = ∇. 𝐵 = 0 ⃗⃗ Équation de Maxwell Thomson ou flux
→ ⃗⃗) = ∇ ⃗⃗ ∧ 𝐵
⃗⃗
⃗⃗ = 𝜇0 𝜀0 𝜕𝐸
𝑟𝑜𝑡 (𝐵 Équation de Maxwell Ampère
𝜕𝑡
𝐹⃗1 = 𝑞. 𝑣⃗ ∧ 𝐵
⃗⃗1 et 𝐹⃗2 = 𝑞. 𝑣⃗ ∧ 𝐵
⃗⃗2
Au total, elle est soumise à l’action de la somme des forces comme le stipule le principe
fondamental de la dynamique
𝐹⃗ = 𝐹⃗1 + 𝐹⃗2 = 𝑞. 𝑣⃗ ∧ 𝐵
⃗⃗1 + 𝑞. 𝑣⃗ ∧ 𝐵
⃗⃗2 = 𝑞. 𝑣⃗ ∧ (𝐵
⃗⃗1 + 𝐵
⃗⃗2 ) = 𝑞. 𝑣⃗ ∧ 𝐵
⃗⃗ (III-3)
Tout se passe comme s’il n’y avait qu’un seul champ magnétique :
⃗⃗1 + 𝐵
𝐵 ⃗⃗2 = 𝐵
⃗⃗ (III-4)
⃗⃗1 , 𝐵
Si plusieurs champs magnétiques 𝐵 ⃗⃗2 ,…,𝐵
⃗⃗𝑛 agissent simultanément sur une charge
⃗⃗ équivalent,
électrique en mouvement, ou sur une aiguille aimantée, le champ magnétique 𝐵
est égal à la somme vectorielle de tous les champs agissant (figure III.2) :
Chapitre III. Electromagnétisme 156
⃗⃗ = 𝐵
𝐵 ⃗⃗1 + 𝐵
⃗⃗2 + ⋯ + 𝐵
⃗⃗𝑛 (III-5)
Une spire circulaire est un cercle conducteur parcouru par un courant électrique.
La figure ci-dessous représente les lignes de champ magnétique créées par une spire circulaire
dans un plan quelconque contenant l’axe de la spire. La spire est représentée en perspective
et le sens du courant qui la parcourt est indiqué par
une flèche.
Les lignes de champ sont des courbes fermées et
la première règle de la main droite est bien
vérifiée. On observe de plus que les lignes de
champ traversent la spire de courant dans un sens
donné, aussi, par la règle de la main droite :
III.3.1 Définition
Un conducteur traversé par un courant et placé dans un champ magnétique est soumis à une
force 𝐹⃗𝑚 dont le sens est déterminé En utilisant la « règle de la main droite » représentée sur
la figure (III.4). Tout comme la force électrique, elle change de sens lorsque le signe de la
charge change
𝑑𝐹⃗ (𝑟⃗) = 𝐼. ⃗⃗⃗⃗ ⃗⃗(𝑟⃗)
𝑑𝑙 ∧ 𝐵 (III-8)
F : Force en Newtons
B : Induction magnétique en teslas
I : Intensité dans le conducteur en ampères
L : Longueur du conducteur en mètres
Pour déterminer le sens de la force, il faut placer les trois
doigts (pouce, index, majeur) perpendiculairement entre
eux.
Le pouce se place dans le sens du champ (le sens des lignes
d'induction est toujours du N au S à l'extérieur d'un aimant et
du S au N à l'intérieur).
Figure III.4 : règle des trois doigts
Le majeur se place dans le sens du courant (sens conventionnel toujours du + vers le -).
L'index détermine alors le sens de la force.
⃗⃗
𝐵
⃗⃗ =
𝐻
𝜇0 (III-9)
La quantité 𝜇0 est une constante universelle portant le nom de perméabilité du vide.
Elle vaut : 𝜇0 = 4𝜋. 10−7 𝐻𝑚−1
III.4 Loi de Biot et Savart
La loi de Biot et Savart a été postulée en 1820 par ses auteurs sous la forme qui va être énoncée
puisqu’elle permettait de rendre compte de la réalité du champ magnétique observé et de
calculer l’induction magnétique en un point de l’espace, créée par un conducteur, quel que
soit sa forme, et traversé par un courant électrique. ⃗⃗ (𝑀)
𝑑𝐵
Soit un circuit filiforme parcouru par un courant d’intensité
I. Une longueur ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑑𝑙𝑝 de ce circuit a une densité linéique de
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗𝑝 dans le sens de parcours du courant.
courant 𝐼𝑑𝑙
𝜇0 𝐼 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑃𝑀 𝜇 𝐼
⃗⃗ (𝑀) =
𝑑𝐵 𝑑𝑙𝑛⃗⃗ 0
∧ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ = 4𝜋𝑟 2 𝑑𝑙𝑛
⃗⃗ ∧ 𝑢
⃗⃗𝑟 (III-10)
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗2
4𝜋‖𝑃𝑀‖ ‖𝑃𝑀‖
Elle est liée à la permittivité du vide ´0 et à la vitesse de la lumière dans le vide c par
la relation : 𝜇0 𝜀0 𝑐 2 = 1
Chapitre III. Electromagnétisme 159
III.5 Loi d’Ampère
Cette loi est une conséquence de la loi de Biot et Savart. Elle confirme que les courants
électriques sont des sources de champ magnétique.
III.5.1 Forme intégrale
⃗⃗ le long d’une courbe Γ, est proportionnelle au courant traversant
La circulation du champ 𝐵
la surface 𝑆 délimitée par la courbe Γ :
⃗⃗⃗⃗ = 𝜇0 ∬ 𝐽⃗. 𝑑𝑠
⃗⃗. 𝑑𝑙
Am=∫𝛤 𝐵 ⃗⃗⃗⃗⃗ (III-11)
𝑠
Alors 𝑟𝑜𝑡 ⃗⃗ = 𝜇0 . 𝐽⃗
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ . 𝐵 (III-12)
Cette équation montre que la densité de courant 𝐽⃗ crée un champ 𝐵
⃗⃗ qui tourne autour
Attention : 𝐸⃗⃗𝑀 n’est pas un champ électrostatique, sa circulation n’est pas conservative.
– La force électromotrice d’induction : ce générateur est caractérisé par une f.e.m.
⃗⃗⃗⃗ dont le signe dépend du choix de l’orientation du conducteur :
d’induction 𝑒 = ∫ 𝐸⃗⃗𝑀 . 𝑑𝑙
e est positif dans le premier cas et négatif dans le second
⃗⃗(𝑀). 𝑛⃗⃗𝑒𝑥𝑡 . 𝑑𝑆 = − ∯ 𝐵
∯ 𝐵 ⃗⃗(𝑀). 𝑛⃗⃗1 . 𝑑𝑆1 + ∯ 𝐵
⃗⃗(𝑀). 𝑛⃗⃗2 . 𝑑𝑆2 = 0
(𝑠) (𝑠1 ) (𝑠2 )
D’où :
⃗⃗(𝑀). 𝑛⃗⃗1 . 𝑑𝑆1 = ∯ 𝐵
∯(𝑠1 ) 𝐵 ⃗⃗(𝑀). 𝑛⃗⃗2 . 𝑑𝑆2 (III.17)
(𝑠2 )
Alors :
𝛷1 = 𝛷2 (III.18)
Chapitre III. Electromagnétisme 163
III.9 Dipôle magnétique
A chaque dipôle magnétique est associé un moment magnétique M. En présence d’un
⃗⃗, ce dipôle va être soumis à un couple électromagnétique 𝐶⃗ et
champ magnétique uniforme 𝐵
une force 𝐹⃗ .
⃗⃗⃗ plongé dans un champ magnétique
Un circuit ou un aimant de moment magnétique 𝑀
⃗⃗ subit un couple magnétique de moment :
extérieur uniforme 𝐵
𝐶⃗ = 𝑀
⃗⃗⃗ ∧ 𝐵
⃗⃗ ⟹ 𝐶 = 𝑀. 𝐵. 𝑠𝑖𝑛𝛼 (III-19)
Exercice 01
Soit un câble de rayon R , de longueur infinie, parcouru par un courant d’intensité I=𝐼𝑅 . La
densité de courant J est constante à travers toute la section du cylindre et parallèle à l’axe
(Oz) . En appliquant le théorème d’Ampère, trouver les expressions du champ magnétique
𝐵(𝑟) en un point M placé à une distance r du centre dans les deux cas : r R et r R .
Représenter graphiquement ses variations.
⃗⃗ = 𝐵. 2𝜋. 𝑟 = 𝜇0 𝐼
𝐴𝑚 = ∮ 𝐵. 𝑑𝑙𝑢
0 𝜇 𝐼
Alors : 𝐵(𝑟) = 2𝜋𝑟
𝜇0 𝐼0 1
D’où 𝐵(𝑟) = .
2𝜋 𝑟
r
Puisque r rur ur , on peut écrire la loi sous
r
⃗⃗⃗⃗⃗
⃗⃗𝑟
⃗⃗(𝑀) = 𝜇0 𝐼 𝑑𝑙∧𝑢
𝑑𝐵 2
4𝜋 𝑟
Finalement, on arrive à l’expression finale du champ d’induction magnétique produit par tout
le fil est :
𝜇0 𝐼
𝐵=
2𝜋𝑟
Exercice 03
Le vecteur B dans ce cas, est perpendiculaire au plan ( Oxy ) et
dirigé selon des règles d’orientation.
Soit une spire d’axe (Oz), de centre O, de rayon R parcourue par un
courant d’intensité I.
⃗⃗ (𝑀) en un point M de l’axe (Oz).
Calculer 𝐵
Figure III.18
𝜇0 𝐼 ⃗⃗⃗⃗
𝑑𝑙 ∧ 𝑃𝑀 ⃗⃗𝜑 ∧ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ 𝜇0 𝐼𝑅𝑑𝜑 𝑢 𝑃𝑀 𝜇0 𝐼𝑅𝑑𝜑 𝑢 ⃗⃗𝑟
⃗⃗(𝑀) =
𝑑𝐵 = =
3 3 2
4𝜋 ‖𝑃𝑀 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ‖ 4𝜋 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ‖
‖𝑃𝑀 4𝜋 ‖𝑃𝑀
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ‖
𝜇0 𝐼.
M sur l’axe ; avec 𝐵(0) = , ce dernier résultat pouvant se retrouver très rapidement.
2𝑅
Exercice 04
Soit un fil conducteur ohmique de conductivité 𝜎, assimilé à un cylindre d’axe (Oz) et de
rayon r, est soumis au champ électrique uniforme et permanent :
Déterminer le champ magnétique engendré par les courants du cylindre.
𝜇0 𝐼
⃗⃗ =
𝐵 𝑗⃗
2𝜋𝑟
𝑞 𝜌𝜋𝑟 2
( 𝜀𝑖𝑛𝑡 ) ( 𝜀 ) 𝑛𝑞
𝐸⃗⃗ = 𝐸 ⃗𝑢⃗𝑟 = 0 = 0
⃗⃗𝑟 =
𝑢 𝑟𝑢
⃗⃗
2𝜋𝑟 2𝜋𝑟 2𝜀0 𝑟
𝜇 𝐼 𝜇 𝑗𝜋𝑟 𝜇 𝑛𝑞𝑣2
⃗⃗ = 𝐵𝑢
𝐵 ⃗⃗𝜃 = 0 𝑢⃗⃗𝜃 = 0 ⃗⃗𝜃 = 0 𝑟𝑢
𝑢 ⃗⃗𝜃
2𝜋𝑟 2𝜋𝑟 2
On a : 𝐼 = 𝑗. 𝑆 = 𝑗𝜋𝑟2
Figure III.20 : Fil conducteur ohmique
Exercice 05
Soit une bobine plate B, circulaire comportant 𝑁 = 15 𝑠𝑝𝑖𝑟𝑒𝑠 de diamètre 𝑑 = 4.5 𝑐𝑚.
Elle est parcourue par un courant d’intensité I=6 A.
1) Représenter sur un schéma clair, le vecteur moment magnétique de la bobine.
2) Calculer numériquement ce moment magnétique.
Chapitre III. Electromagnétisme 169
⃗⃗⃗
1) Représentation du vecteur moment magnétique Le sens du vecteur moment magnétique 𝑀
est donné par le bras gauche de l’observateur Ampère, en regardant l’intérieur du circuit, où
AN :
4,5 2
𝑀 = 15 × 6 × 𝜋 × ( ) = 0,143 𝐴. 𝑚2
2
QCM
𝜇0 𝐼
1 Dans la loi de Biot et Savart ⃗⃗(𝑀) =
𝐵 𝑑𝑙𝑛⃗⃗ ∧ 𝑢
⃗⃗𝑟
4𝜋𝑟 2
❒ a. 𝐵
⃗⃗(𝑀) = 𝐵
⃗⃗(𝑀). 𝑢
⃗⃗𝑟
❒ b. 𝐵
⃗⃗(𝑀) = 𝐵 (𝑀). 𝑢
⃗⃗𝑟
❒ c. 𝐵
⃗⃗(𝑀) = 𝐵 (𝑀). 𝑢
⃗⃗𝜃
3 v La forme locale du théorème d’Ampère est :
→
❒ a. 𝑟𝑜𝑡 (𝐵
⃗⃗) = 𝜇0 𝑗⃗
Chapitre III. Electromagnétisme 170
❒ b. 𝑑𝑖𝑣(𝐵
⃗⃗) = 𝜇0 𝑗⃗
❒ c. 𝑑𝑖𝑣(𝐵
⃗⃗) = ⃗⃗⃗⃗⃗.
𝜇0 𝑗⃗
❒ a. 𝒅𝐹⃗ (𝑟) = 𝐼. 𝑑𝑙 ∧ 𝐵
⃗⃗(𝑟)
❒ c. 𝑑𝐹⃗ (𝑟) = 𝐼. 𝐵
⃗⃗(𝑟) ∧ 𝑑𝑙. 𝑛⃗⃗
❒ a. Vrai
❒ b. Faux son unité est le kg.m. s-2. A-2
❒ a. Gauss
❒ b. m.s-2.A-2
❒ c. m-1.s-2.A-2
8 Parmi ces affirmations, laquelle est fausse ?
❒ b. 1,6 . 10-6 T
❒ c. nulle
10 Le champ magnétique est un champ :
❒ a. scalaire
❒ b. vectoriel
❒ c. Quelconque
11 L’équation locale associée au flux nul de 𝐵
⃗⃗ à travers une surface fermée S est :
❒ a. 𝑑𝑖𝑣(𝐵
⃗⃗) = 𝜇0 𝑗⃗
❒ b. 𝑑𝑖𝑣(𝐵
⃗⃗) = 0𝑗⃗
Exercice 01
Soit une bobine plate est formée en enroulant un long fil sur un cylindre de carton de 3,00 cm
de rayon. La bobine a 600 spires. À une distance de 17 cm au-dessus de la bobine et sur son
axe, le module du champ magnétique est de 4,5 × 10-5 T.
a. Quel est le module du moment magnétique de la bobine ?
b. Quel est le courant qui circule dans la bobine ?
Exercice 02
Une bobine plate et circulaire de 22 mm de rayon avec 𝑁 spires porte un courant constant de
0,45 A. L'intensité du champ magnétique produit au centre de la bobine par le courant est de
2,3×10-5 T. Calcule 𝑁 en arrondissant la valeur au nombre entier le plus proche. Utilise une
valeur de 4𝜋×10-5 T⋅m/A pour 𝜇0
Chapitre III. Electromagnétisme 172
Exercice 03
On considère une demi spire circulaire de rayon R, placée dans le plan (xoy) où règne un
⃗⃗ = B.𝑘⃗⃗ (B > 0).
champ magnétique 𝐵 La demi spire est
parcourue par un courant d’intensité I (voir la figure (III.22).
1- Déterminer l’expression de la force magnétique agissant
sur la demi spire
2- Représenter sur un schéma clair, le vecteur de la force
magnétique. Figure III.22 : demi spire
circulaire de rayon R
Exercice 04
Un long fil, de rayon R, est parcouru par un courant i uniformément distribué sur sa section
transversale.
a. Calculer le module du champ magnétique à l’intérieur du fil, à une distance r < R
du centre du fil.
b. Calculer le module du champ magnétique à l’extérieur du fil, à une distance r > R
du centre du fil.
Exercice 05
Soit un solénoïde rectiligne de rayon x, de longueur l ≫ r comportant N spires est parcouru
par un courant variable I(t). Une boucle plate de rayon R est placée de telle sorte que son
axe de révolution coïncide avec celui du solénoïde.
déterminer la f.é.m. d’induction dans la boucle dans le cas où R > r et R < r ?
⃗⃗⃗
Un barreau cylindrique de longueur l et de rayon R possède une aimantation permanente 𝑀
supposée uniforme et parallèle à l’axe (zz) du barreau.
1. Quels sont les courants ampériens surfacique et volumique, équivalents j e et J e dans
un tel aimant ?
Exercice 06
Une bobine circulaire, ayant un rayon de 20,0 cm et composée de 50,0 spires, est placée
autour d’un long solénoïde, qui a 3 500 spires par mètre et un rayon de 12,0 cm. Le solénoïde
est parcouru par un courant variable I = 10,00 - 35,0 t, où t est exprimé en secondes et i, en
ampères. La bobine a une résistance de 0,500 Ω.
a. Quelle est la f.é.m. induite dans la bobine ?
b. Quel est le courant induit dans la bobine ?
Chapitre III. Electromagnétisme 173
Exercice 07
Soit, dans le vide, un champ électrique de composantes :
𝐸𝑥 = 0, 𝐸𝑦 = 0, 𝐸𝑧 = 𝐸0 𝑒 (𝛼𝑡−𝛽𝑥) ,
1. Calculer sa divergence et son rotationnel.
⃗⃗ qui l’accompagne ;
2. En déduire les composantes du champ magnétique 𝐵
⃗⃗. 𝐵
3. Calculer ∇ ⃗⃗ et ∇
⃗⃗ ⋏ 𝐵
⃗⃗ .
4. Quelle relation doit lier α et β pour que soient satisfaites les équations de Maxwell ?
Exercice 08
Un fil est recourbé pour former un arc de cercle, de rayon R = 10,0 cm et dont l’angle au
sommet est f = 160°. Un courant I = 15 A circule dans le fil, comme le montre la figure ci-
contre. Calculer le champ magnétique créé par l’arc de cercle au point P. (Le fil fait partie
d’un circuit, qui n’est pas illustré ici.)
F12
Force attractive entre deux corps différents
u 21
u12
F21
Les caractéristiques électriques de l’espace autour d’une charge ponctuelle
ou d’un ensemble de charges peuvent être décrites par un champ vectoriel
électrostatique et un potentiel électrostatique (pour des charges supposées
1 𝑞1
immobiles 𝐸⃗⃗1 (𝑀) = 4𝜋𝜀 𝑢
⃗⃗𝑟 et 𝑉=
0 𝑟2
1 𝑞1
4𝜋𝜀0 𝑟
Les lignes de champ électrique divergent Les lignes de champ électrique convergent
(pointent vers l’extérieur) d’une charge (pointent vers l’intérieur) d’une charge
positive négative
Chapitre I :
Dans un conducteur à l’équilibre électrostatique, le champ électrique est nul.
Les charges qu’il porte sont réparties à la surface.
Le volume occupé par un conducteur à l’équilibre est un volume équipotentiel.
La surface du conducteur est une surface équipotentielle.
Il est impossible de définir le champ électrostatique en un point situé sur la
surface d’un conducteur.
Théorème de Gauss : le flux du champ électrostatique E (r ) sortant à travers
toute surface fermée est égal à la charge contenue dans le volume délimité par
la surface fermée, divisé par la permittivité du vide 0 , est donné par :
[Link].n q int . S .Gasss
Q int. S .Gasss
S .G 0 0
I
J
J entrantss I J sortants
J
∑ 𝐸𝐽 = ∑ 𝑅𝐽 . 𝐼𝐽 ;
𝐽 𝐽
Chapitre III :
Le champ magnétique total en M est la somme de ces contributions pour tous
les points P de la distribution :
Les lignes de champ sont circulaires et le sens du champ est donné par la règle
de la main droite.
le flux du champ magnétique à travers
toute surface fermée est nul ∯ = 𝐵(𝑀 ). . 𝑑𝑆 = 0
(𝑠)
Le champ magnétique est logiquement à l’origine d’une nouvelle force qui agit
sur toute particule chargée en mouvement. Son expression a été donnée par le
physicien hollandais Lorentz :
𝐹⃗𝑚 = 𝑞. 𝑣⃗ ∧ 𝐵
⃗⃗
⃗⃗⃗⃗ ∧ 𝐵
𝑑𝐹⃗ (𝑟⃗) = 𝐼. 𝑑𝑙 ⃗⃗(𝑟⃗)
Le théorème d’Ampère relie la circulation du champ magnétique le long
d’un contour au courant enlacé par ce contour
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑟𝑜𝑡 . 𝐵 ⃗⃗ = 𝜇0 . 𝐽⃗
Bibliographie
U|uÄ|ÉzÜtÑ{|x
1. [Link] et [Link] ."Electrocinétique Class prépa Tout le cours MPSI PCSI
PTSI" Dunod. Pages 150 (2006).
2. R. Langet, "Electromagnétisme Tous les exercices". PCSI et MPSI Prépas. Nathan.
Pages 106 (2007).
3. C. Cappe, " Electromagnétisme - Cours avec exemples concrets, QCM, exercices
corrigés " Dunod. Pages 240 (2019).
4. [Link] [Link], M.Ménétrier, [Link], [Link], et [Link]. "Electro-
nique : électrocinétique :H Prépa MPSI PCSI ". Pages 322 (2003).
5. J.L. Caubarrere, J Fourny, et H Ladjouze. "Electricité, ondes, cours, exercices et
travaux pratiques". 1ère année de Sciences Exactes et de la Technologie. 8ème Edution,
OPU. Pages 269 (2009).
6. [Link], J.L. Baudy, [Link]. "Physique Exercices MP". Licence 1ère et 2ème année.
Hachette Supérieur Précis. Pages 322 (2003).
7. J. Baliti. "Electronique : électrocinétique : 1ère année MPSI PCSI ". Université Sultan
Moulay Slimane. Pages 39 (2018).
8. [Link] [Link], M.Ménétrier, [Link], [Link], et [Link]. Electro-
magnétisme HPrépa MPSI PCSI PTSI" Pages 212 (2003).
9. A. Fizazi. "Electricité et magnétisme". OPU, (2012).
10. [Link], J. Cipriani, J. Bennaim et N. Piccioli. "Précis de physique et électricité
appliquées en productique 1ère et 2ème année. Breal. Pages 151 (2004).
11. D. Sivoukhine, "Cours de physique général, tome III électricité" Union Soviétique,
traduction Française, Edition Mir, (1987).
12. M. Berlin, J.P. Faroux et J. Renault, "Electromagnétisme 1, électrostatique", Dunod,
(1977).
13. J.L. Queyrel, J. Mesplède, "Précis de physique, électricité 2, cours, exercices résolus",
Bréal, (1985).
14. A-E. Badel et F. Clausset"Physique tout-en-un MPSI-PCSI-PTSI 1e année : Cours
et exercices corrigés"1538 Pages ꞏ(2008)
Bibliographie
15. F. clausset et A.M Clausset, « Physique MP-PT : J’évalue en 500 questions mon
niveau". Dunod. Pages 363 (2012).
16. E. Amzallag, J. Cipriani, J. Bennaim et N. Piccioli. "La physique du Fac,
électrostatique et électrocinétique". 2ème Edition, Edi-Science, (2006).
17. Y. Granjon. "Electricité : Exercices et méthodes". Dunod. Pages 303 (2017).
18. [Link], A.E. Badel, et F Clausset. "Physique tout-en-un". 1ère année MPSI PCSI et
PTSI. 3ème Edition, Pages 1538 (2002)
19. [Link]. "QCM-Question". 1ère année, Dunod Pages 111 (1993)
20. A. Mustapha. "Polycopié de cours physique 2". USTO-MB. Pages 69 (2015).
21. N. Benhalima. "Polycopié de cours physique 2". Université Dr. Moulay Tahar de
Saida. Pages 158 (2020).
Décomposition en facteurs :
𝑎3 − 𝑏 3 = (𝑎 − 𝑏)(𝑎2 + 𝑎𝑏 + 𝑏 2 ) (𝑎 + 𝑏)2 = 𝑎2 + 2𝑎𝑏 + 𝑏 2
𝑎3 + 𝑏 3 = (𝑎 + 𝑏)(𝑎2 + 𝑎𝑏 + 𝑏 2 ) (𝑎 − 𝑏)2 = 𝑎2 − 2𝑎𝑏 + 𝑏 2
𝑎4 − 𝑏 4 = (𝑎 + 𝑏)(𝑎 − 𝑏)(𝑎2 + 𝑏 2 ) 𝑎2 − 𝑏 2 = (𝑎 + 𝑏)(𝑎 − 𝑏)
Identités trigonométriques :
sin2 𝐴 + sin2 𝐴 = 1 1 − cos(2𝐴)
sin2 𝐴 =
tan2 𝐴 + 1 = sec 2 𝐴 2
1 + cos(2𝐴)
cos 2 𝐴 =
cot 2 𝐴 + 1 = csc 2 𝐴 2
1
sin(𝐴 + 𝐵) = 𝑠𝑖𝑛𝐴𝑐𝑜𝑠𝐵 + 𝑐𝑜𝑠𝐴𝑠𝑖𝑛𝐵 sin 𝐴 sin 𝐵 = [sin(𝐴 − 𝐵)
2
sin(𝐴 − 𝐵) = 𝑠𝑖𝑛𝐴𝑐𝑜𝑠𝐵 − 𝑐𝑜𝑠𝐴𝑠𝑖𝑛𝐵 + sin(𝐴 + 𝐵)]
1
cos(𝐴 + 𝐵) = 𝑐𝑜𝑠𝐴𝑐𝑜𝑠𝐵 − 𝑠𝑖𝑛𝐴𝑠𝑖𝑛𝐵 sin 𝐴 sin 𝐵 = [cos(𝐴 − 𝐵)
2
cos(𝐴 − 𝐵) = 𝑐𝑜𝑠𝐴𝑐𝑜𝑠𝐵 + 𝑠𝑖𝑛𝐴𝑠𝑖𝑛𝐵 − cos(𝐴 + 𝐵)]
1
sin(2𝐴) = 2𝑠𝑖𝑛𝐴𝑐𝑜𝑠𝐴 cos 𝐴 cos 𝐵 = [cos(𝐴 − 𝐵)
2
cos(2𝐴) = cos2 𝐴 − sin2 𝐴 + cos(𝐴 + 𝐵)]
tan 𝐴 + tan 𝐵
sin(−𝐴) = − sin(𝐴) tan(𝐴 + 𝐵) =
1 − tan 𝐴 tan 𝐵
tan 𝐴 − tan 𝐵
cos(−𝐴) = cos(𝐴) tan(𝐴 − 𝐵) =
1 + tan 𝐴 tan 𝐵
𝑎𝑚 . 𝑎𝑛 = 𝑎𝑚+𝑛 𝑎 𝑚 𝑎𝑚
( ) = 𝑚
(𝑎𝑚 )𝑛 = 𝑎𝑚𝑛 𝑏 𝑏
1
(𝑎)−𝑚 = 𝑚
(𝑎𝑏)𝑚 = 𝑎𝑚 . 𝑏 𝑚 𝑎
(𝑎)0 = 1
𝑎𝑚
= 𝑎𝑚−𝑛
𝑎𝑛
Propriétés des logarithmes :
𝑙𝑜𝑔𝑎 (𝑀𝑁) = 𝑙𝑜𝑔𝑎 (𝑀) + 𝑙𝑜𝑔𝑎 (𝑁) 𝑙𝑜𝑔𝑎 (𝑎) = 1
𝑀
𝑙𝑜𝑔𝑎 ( ) = 𝑙𝑜𝑔𝑎 (𝑀) − 𝑙𝑜𝑔𝑎 (𝑁) 𝑙𝑛𝐴 = 𝐵 ⟺ 𝑒 𝐵 = 𝐴
𝑁
𝑙𝑜𝑔𝑎 (𝑀𝑘 ) = 𝑘 𝑙𝑜𝑔𝑎 (𝑀) 𝑒 𝑙𝑛𝐴 = 𝐴
Formules de dérivation :
Fonction Dérivée
K (constante) 0
x, (identité) 1
𝑥𝑎 ∀ 𝑎 ∈ ℛ 𝑎𝑥 𝑎−1
𝑘𝑓(𝑥) ́
𝑘𝑓(𝑥)
𝑓(𝑥) ± 𝑔(𝑥) ́ ± 𝑔(𝑥)
𝑓(𝑥) ́
𝑓(𝑥). 𝑔(𝑥) ́ . 𝑔(𝑥)+ 𝑓(𝑥) 𝑔(𝑥)
𝑓(𝑥) ́
𝑓(𝑥) ́ . 𝑔(𝑥) − 𝑓(𝑥) 𝑔(𝑥)
𝑓(𝑥) ́
𝑔(𝑥) 𝑔(𝑥)2
(𝑓(𝑥))𝑟 ́
𝑟(𝑓(𝑥))𝑟−1 𝑓(𝑥)
𝑔(𝑓(𝑥)) ́ ) 𝑔(𝑥)
𝑔(𝑓(𝑥) ́
sin 𝑓(𝑥) ́
(cos 𝑓(𝑥))𝑓(𝑥)
cos 𝑓(𝑥) ́
(−sin 𝑓(𝑥) )𝑓(𝑥)
tan 𝑓(𝑥) ́
(sec 2 𝑓(𝑥) )𝑓(𝑥)
𝑒 𝑓(𝑥) ́
𝑒 𝑓(𝑥) 𝑓(𝑥)
𝑙𝑛𝑓(𝑥) ́
𝑓(𝑥)
𝑓(𝑥)
𝑙𝑜𝑔𝑎 𝑓(𝑥) ́
𝑓(𝑥)
𝑓(𝑥)𝑙𝑛𝑎
𝐴𝑟𝑐 sin 𝑓(𝑥) ́
𝑓(𝑥)
√1 − [𝑓(𝑥)]2
𝐴𝑟𝑐 cos 𝑓(𝑥) ́
−𝑓(𝑥)
√1 − [𝑓(𝑥)]2
𝐴𝑟𝑐 tan 𝑓(𝑥) ́
𝑓(𝑥)
√1 + [𝑓(𝑥)]2
Formules d’intégration :
𝑥 𝑎+1 Expression contenant ln
∫ 𝑥 𝑎 𝑑𝑥 = + 𝑐 ∀ 𝑎 ∈ ℛ 𝑒𝑡 𝑎 ≠ −1
𝑎+1
1 ∫ ln2 𝑥 𝑑𝑥 = x. ln2 𝑥 − 2x. lnx + 2x + 𝑐
∫ 𝑑𝑥 = ln(𝑥) + 𝑐
𝑥
𝑎𝑥 ∫ 𝑙𝑛𝑥 𝑑𝑥 = x. lnx − x + 𝑐
∫ 𝑎 𝑥 𝑑𝑥 = 𝑙𝑛𝑎 + 𝑐 𝑜𝑢 𝑎 > 0 𝑒𝑡 𝑎 ≠ 1
𝑥2 𝑥2
1 ∫ 𝑥. 𝑙𝑛𝑥 𝑑𝑥 = . lnx − + 𝑐
∫ 𝑑𝑥 = 𝑎𝑟𝑐 sin 𝑥 + 𝑐 2 2
√1 − 𝑥 2
1 𝑥 𝑛
𝑥 𝑛+1 1
∫ 𝑑𝑥 = 𝑎𝑟𝑐 sin + 𝑐 ∫ 𝑥 . 𝑙𝑛𝑥 𝑑𝑥 = . (lnx − +𝑐
𝑎 𝑛+1 𝑥+1
√𝑎2 − 𝑥 2
1 1 𝑥+𝑎 ∫ 𝑒 𝑥 𝑑𝑥 = 𝑒 𝑥 + 𝑐
∫ 2 2
𝑑𝑥 = 𝑙𝑛 [ ] +𝑐
𝑎 −𝑥 2𝑎 𝑥−𝑎
1 Expressions trigonométriques
∫ 𝑑𝑥 = 𝑎𝑟𝑐 tan 𝑥 + 𝑐
1 + 𝑥2
∫ cos 𝑥 𝑑𝑥 = sin(𝑥) + 𝑐
1
∫ 𝑑𝑥 = 𝑎𝑟𝑐 sec 𝑥 + 𝑐
𝑥√𝑥 2 − 1 ∫ sin 𝑥 𝑑𝑥 = −cos(𝑥) + 𝑐
𝑥
∫ √𝑎2 − 𝑥 2 𝑑𝑥 =2 √𝑎2 − 𝑥2 +
∫ sec 2 𝑥 𝑑𝑥 = tan(𝑥) + 𝑐
𝑎2 𝑥
𝑎𝑟𝑐 sin 𝑎 + 𝑐
2
∫ csc 2 𝑥 𝑑𝑥 = −cot(𝑥) + 𝑐
√𝑎2 −𝑥 2
∫ 𝑑𝑥 = √𝑎2 − 𝑥 2 + cos(𝑎𝑥) sin(𝑎𝑥)
𝑥
∫ 𝑥 cos 𝑎𝑥 𝑑𝑥 = 2
+𝑥 𝑐
𝑎+√𝑎2 −𝑥 2 𝑎 𝑎
𝑎. 𝑙𝑛 [ ]+𝑐
𝑥
𝑥 2 cos(2𝑎𝑥) sin(2𝑎𝑥)
∫ 𝑥 cos2 2𝑎 𝑑𝑥 = + 2
+𝑥 𝑐
4 8𝑎 4𝑎
𝑥 2 cos(2𝑎𝑥) sin(2𝑎𝑥)
Intégration, par partie : 2
∫ 𝑥 sin 2𝑎 𝑑𝑥 = − −𝑥 𝑐
4 8𝑎2 4𝑎
∫ 𝑥 𝑑𝑦 = x. y − ∫ 𝑦. 𝑑 x
Formules d’approximation :
(1 ± 𝛿 )2 = 1 ± 2𝛿
(1 ± 𝛿 )𝑛 = 1 ± 𝑛𝛿
1
√1 + 𝛿 = 1 + 𝛿
2
11
=1+ 𝛿
√1 + 𝛿 2
𝑒𝛿 = 1 + 𝛿
ln(1 + 𝛿 ) = 𝛿
𝛼 A Alpha
𝛽 B Beta
𝛾 Γ Gamma
𝛿 Δ Delta
𝜀 Ε Epsilon
𝜆 Λ Lambda
𝜋 Π Pi
𝜌 Ρ Rho
𝜎 Σ Sigma
𝜏 Τ Tau
𝜙 Φ Phi