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Polycopi PhysiqueII

Ce polycopié de cours est destiné aux étudiants de première année en sciences et techniques et comprend des chapitres sur l'électrostatique, l'électrocinétique et l'électromagnétisme, accompagnés d'exercices et de QCM. Chaque chapitre présente des concepts clés, des applications pratiques et des méthodes d'enseignement pour les enseignants. Le document inclut également des rappels mathématiques et une bibliographie pour soutenir l'apprentissage.

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Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
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Thèmes abordés

  • système de condensateurs,
  • loi d'Ohm,
  • sphères concentriques,
  • potentiel électrique,
  • énergie potentielle,
  • résistivité,
  • charge surfacique,
  • théorème de Gauss,
  • résistances en parallèle,
  • résistances en série
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Polycopi PhysiqueII

Ce polycopié de cours est destiné aux étudiants de première année en sciences et techniques et comprend des chapitres sur l'électrostatique, l'électrocinétique et l'électromagnétisme, accompagnés d'exercices et de QCM. Chaque chapitre présente des concepts clés, des applications pratiques et des méthodes d'enseignement pour les enseignants. Le document inclut également des rappels mathématiques et une bibliographie pour soutenir l'apprentissage.

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Thèmes abordés

  • système de condensateurs,
  • loi d'Ohm,
  • sphères concentriques,
  • potentiel électrique,
  • énergie potentielle,
  • résistivité,
  • charge surfacique,
  • théorème de Gauss,
  • résistances en parallèle,
  • résistances en série

p

dEP

+ + +
+
+ + +
+ + dV
(V) + +
+ +
Avant-Propos

Strictement conforme au nouveau programme, ce polycopié de cours s’adresse à


tous les étudiants de première année LMD, domaine : sciences et techniques (ST). À ce
titre, il s’adresse aussi largement aux enseignant-es, à qui il fournit des méthodes utiles
pour le cours et pour les examens (exercices et QCM).
Chaque chapitre est divisé en deux parties complémentaires.
 Le Cours, qui présente les principaux raisonnements à comprendre et à
connaître, accompagnés de nombreuses applications directes.
 Les exercices, dont les corrigés sont détaillés, sont classés en deux catégories :
des tests de connaissance sous forme de QCM et des exercices d’approfondissement qui
permettent d’aller un peu plus loin ou de détailler certains calculs qui ne sont pas
développés complètement dans le chapitre. Ils sont d’un niveau facile à moyen.
Ce document est accompagné par des rappels mathématiques dans la première partie et
des grandeurs physiques ainsi que la bibliographie utilisée.
Ce manuscrit est composé de quatre grands chapitres :
Le premier chapitre est consacré à l’électrostatique. Les phénomènes électrostatiques
sont introduits à partir de la loi de Coulomb et du principe de superposition. Le théorème
de Gauss est démontré en calculant la divergence du champ électrique défini à partir de
la loi de Coulomb et le potentiel électrostatique qui sont créés par des charges
ponctuelles et par une distribution de charge continue.
Le deuxième et le troisième chapitre, portent sur les conducteurs en équilibre et
l’électrocinétique des courants continus. La relation entre charges et potentiels dans un
système de conducteurs en équilibre et dans les condensateurs

Le quatrième est consacré à l’électromagnétique débute par une définition du champ


magnétique et la force de Lorenz. Nous avons préféré commencer ce chapitre ;la loi
delaplace ; la loi de Biot-Savart est décrite comme une conséquence des propriétés du
champ magnétique et du potentiel et par le théorème d’Ampère.
Ce document regroupe l’ensemble des exercices donnés aux étudiants de la première
année tronc commun en Physique avec leurs corrigés, on trouvera ici les devoirs maisons
(exercices non résolus). Ce polycopié est ainsi un outil de travail complet.
Nous souhaitons que cet ouvrage puisse aider de manière efficace une majorité
d’étudiant.

i
ABLE DES ATIERES

TABLE DES MATIERES

Outils mathématiques

1 Rappels sur les vecteurs 02


2 Opérations sur les vecteurs 03
2.1 Addition et soustraction de vecteurs 03
2.2 Produit scalaire et analytique 03
2.3 Produit vectorielle 04
2.4 Orthogonalité 05
3 Principaux systèmes de coordonnées 05
3.1 Coordonnées cartésiennes(𝒙, 𝒚, 𝒛) 05
3.2 Coordonnées cylindriques (𝝆, 𝝓, 𝒛) 06
3.3 Coordonnées sphériques (𝒓, 𝜽, 𝝓) 07
4 Dérivées partielles et différentielle 10
4.1 Dérivée d’un vecteur 10
4.2 Opérateurs différentiels vectoriels 11
4.2.1 Opérateur vectoriel « Nabla » 11
4.2.2 Gradient 11
4.2.3 Divergence 12
4.2.4 Rotationnel 12
ABLE DES ATIERES

Chapitre I : Electrostatiques

I.1 Introduction 15
I.2 Charges et Force électrostatiques 15
I.2.1 Charge élémentaire 15
I.2.2 Charge électrique 15
I.2.3 Force électrostatique 15
I.2.4 Loi de Coulomb 16
a) Interaction entre deux charges ponctuelles q1 et q2 16

b) Principe de superposition 18
I.3 Champ électrique 18
I.3.1 Champ électrostatique créé par une charge ponctuelle 19
I.3.2 Champ créé par un ensemble de charges - principe de 19
superposition
I.3.3 Champ électrique engendré par une distribution de 20
charge
I.3.4 Lignes de champ électrostatique 21
I.4 Potentiel électrostatique 21
I.4.1 Cas d’une distribution de charge ponctuelle 21
I.4.2 Cas d’une distribution de n charges ponctuelles 22
I.4.3 Moment dipolaires électriques 23
I.4.4 Potentiel et champ électrostatiques crées par un dipôle 23
isole
I.5 Théorème de Gauss 26
ABLE DES ATIERES

I.5.1 Étapes d’application du théorème 28


a) Théorème de Gauss pour une charge 28
ponctuelle seule
b) Théorème de Gauss pour une distribution 29
continue de charges
I.6 Conducteurs en équilibre 42
I.6.1 Définition 42
I.6.2 Propriétés d’un conducteur en équilibre 43
a) Champ électrostatique à l’intérieur d’un 43
conducteur en équilibre
b) Champ électrostatique à l’extérieur d’un 43
conducteur en équilibre
d) Théorème de faraday 45
I.7 Pression électrostatique 46
I.8 Condensateur 47
I.8.1 Définition d’un condensateur 47
I.8.2 Capacité d’un condensateur en équilibre 48
I.8.3 Energie d’un système de conducteurs 49
a) Énergie potentielle électrostatique d’un 49
conducteur
b) Énergie électrostatique d’interaction de n 49
charges ponctuelles
I.8.4 Phénomènes d’influence de conducteurs en 49
équilibre électrostatique
I.8.5 Système de n conducteurs en équilibre 50
I.8.6 Associations de condensateurs 54
a) Assemblage des condensateurs en série 54
b) Assemblage des condensateurs en parallèle 55
I.8.7 Energie d’un condensateur 56
I.9 Exercices résolus 57
ABLE DES ATIERES

I.10 QCM 101


I.11 Exercices non résolus 108

Chapitre II : Electrocinétiques

II.1 Introduction 118


II.2 Conducteurs électrique 118
II.2.1 Définition 118
II.2.2 Courant électrique 118
a) Définitions 118
b) La densité de courant électrique 119
c) Intensité du courant électrique 120
II.3 Loi d’Ohm 120
II.4 Circuit électrique 122
II.4.1 Définition 122
II.4.2 Dipôle électrique 123
II.4.3 Interrupteur idéal 124
II.4.4 Resistance (Elément passive) 124
a) Résistivité électrique 124

b) Association de résistances en série 125


c) Association de résistances en parallèle (ou 125
dérivation)
ABLE DES ATIERES

d) Code de couleurs 126

II.5. Lois de KIRCHHOFF 127


II.5.1 Terminologie des circuits 127
II.5.2 Les lois de KIRCHHOFF 128
a) Première loi (Loi des nœuds) 128
b) Deuxième loi (Loi des mailles) 128
II.6 Théorème de Thévenin 129
II.7 Puissance – dipôles récepteurs et générateurs 129
II.8 Exercices résolus 130
II.9 QCM 146
II.10 Exercices non résolus 148

Chapitre III : Electromagnétisme

III.1 Introduction 152


III.2 Définition du champ magnétique et la force de 153
Lorenz
III.2.1 Sources de champ magnétique 154
III.2.2 Principe de superposition 155
a) Lignes de champ magnétique 156
b) Travail de la force de Lorentz 156
III.3 Loi de Laplace 157
ABLE DES ATIERES

III.3.1 Définition 157


III.3.2 Caractéristiques de la force de Laplace 157
III.3.3 Le vecteur d’excitation magnétique 158
III.4 Loi de Biot et Savart 158
III.5 Loi d’Ampère 159
III.5.1 Forme intégrale 159
III.5.2 Forme locale 159
III.6 Loi de Faraday 159
III.6.1 Phénomènes d’induction électromagnétique 159
III.6.2 Enoncé de la Loi de Faraday 160
III.7 La loi de Lenz 161
III.8 Flux magnétique 162

III.8.1 Enoncé 162


III.8.2 Propriété du flux magnétique 162
III.9 Dipôle magnétique 163
III.9.1 Moment magnétique d’une spire plane 164
III.9.2 Moment magnétique d’une bobine 164
III.9.3 Lignes de champ d’un moment magnétique 164
III.10 Exercices résolus 165
III.11 QCM 169
III.12 Exercices non résolus 171
Outils mathématiques 2

1. Rappels sur les vecteurs


Un repère cartésien du plan est un triplet (O, 𝚤⃗, 𝚥⃗) où O est un point arbitrairement choisi
comme origine et (𝚤⃗, 𝚥⃗) deux vecteurs non colinéaires.

Figure (A-1) : repère cartésien


à deux vecteurs (𝚤⃗, 𝚥⃗)

Un repère cartésien de l'espace est un quadruplet


(O, 𝚤⃗, 𝚥⃗, 𝑘⃗) où O est un point arbitrairement choisi comme
origine et (𝚤⃗,𝚥⃗, 𝑘⃗ trois vecteurs non coplanaires.

𝑂𝑀 𝑟⃗ 𝑥𝚤⃗ 𝑦𝚥⃗ 𝑧𝑘⃗ (A-1)

Figure (A-2) : repère cartésien


à trois vecteurs (𝚤⃗, 𝚥⃗, 𝑘⃗

Un vecteur 𝑂𝑀 est un segment orienté qui possède un vecteur unitaire :
⎯ ⎯
𝑂𝑀 𝑂𝑀 𝑢⃗ (A-2)

Le repère (O, 𝚤⃗, 𝚥⃗, 𝑘⃗) est dit repère cartésien orthogonal
(ou rectangulaire) si les vecteurs (𝚤⃗, 𝚥⃗, 𝑘⃗) sont deux à deux
perpendiculaires.

Le repère (O, 𝚤⃗, 𝚥⃗, 𝑘⃗) est dit repère cartésien orthonormal (ou orthonormé) si les
trois vecteurs du repère cartésien orthogonal sont des vecteurs unitaires
‖𝚤⃗‖ ‖𝚥⃗‖ 𝑘⃗ 1. (A-3)

Un point M est repéré par ses coordonnées dans le repère (R) : M (x, y, z).

Un vecteur 𝑂𝑀 est défini par ses composantes dans la base (𝚤⃗, 𝚥⃗, 𝑘⃗):
Outils mathématiques 3
𝑥

𝑂𝑀 𝑥𝚤⃗ 𝑦𝚥⃗ 𝑧𝑘⃗ 𝑦 (Vecteur position).
𝑧
 Les grandeurs physiques peuvent être de nature scalaire ou vectorielle.
a) Grandeur scalaire

Une grandeur scalaire est toujours exprimée par une valeur numérique suivie de l’unité
correspondante.
Exemple : volume, masse, température, charge électrique, énergie…
b) Grandeur vectorielle

On appelle grandeur vectorielle toute grandeur qui nécessite un sens, une direction, un
point d’application en plus de sa valeur numérique appelée intensité ou module.
Exemple : déplacement, vitesse, force, champ électrique…

2 Opérations sur les vecteurs


2.1 Addition et soustraction de vecteurs
𝑥 𝑥
⃗ ⃗
Soit 𝚤⃗, 𝚥⃗, 𝑘 une base orthonormale et soit : 𝐴 𝑦 ⃗
et 𝐵 𝑦 deux vecteurs exprimés
𝑧 𝑧
dans la base 𝚤⃗, 𝚥⃗, 𝑘⃗ .
La somme 𝐴⃗ 𝐵⃗ de deux vecteurs est définie comme suit : on met les deux vecteurs bout à bout
de sorte que le point terminal de 𝐴⃗ coïncide avec le point initial de 𝐵⃗
𝑥 𝑥1
𝐴⃗ 𝐵⃗ 𝑦 𝑦1 (A-4)
𝑧 𝑧1
La différence 𝐴⃗ 𝐵⃗ de deux vecteurs est définie comme : 𝐴⃗ 𝐵⃗ 𝐴⃗ 𝐵⃗
𝑥 𝑥1
𝐴⃗ 𝐵⃗ 𝑦 𝑦1 (A-5)
𝑧 𝑧1

2.2 Produit scalaire et analytique

Le produit scalaire de deux vecteurs est le scalaire, noté 𝐴⃗ ⋅ 𝐵⃗ est un nombre réel, est
défini par trois :
Outils mathématiques 4
1 ère définition (avec les coordonnées des vecteurs), dite "analytique » :
On a :
𝐴⃗ ⋅ 𝐵⃗ 𝑥𝚤⃗ 𝑦𝚥⃗ 𝑧𝑘⃗ . 𝑥 𝚤⃗ 𝑦 𝚥⃗ 𝑧 𝑘⃗ 𝑥𝑥 𝑦𝑦 𝑧𝑧 (A-6)

Sachant que : ⃗ ⋅ ⃗ ⃗⋅ ⃗ 𝒌⃗ ⋅ 𝒌⃗ 𝟏; ⃗⋅ ⃗ ⃗ ⋅ 𝒌⃗ ⃗ ⋅ 𝒌⃗ 𝟎 (A-7)

2ème définition (géométrique) :


𝐴⃗

Le produit scalaire de deux vecteurs 𝐴⃗ 𝑒𝑡 𝐵⃗ , formant entre eux un
angle , est le nombre réel noté "𝐴⃗.𝐵⃗ " obtenu en effectuant le calcul 𝐵⃗
suivant : Figure (A-3) : produit scalaire

𝐴⃗ ⋅ 𝐵⃗ 𝐴⃗ . 𝐵⃗ . 𝑐𝑜𝑠𝜃 (A-8)
 En comparant les deux expressions du produit scalaire, on peut obtenir une expression de
l’angle (cosinus directeur) en fonction des coordonnées des deux vecteurs :

𝑥𝑥1 𝑦𝑦1 𝑧𝑧1


cos 𝜃
𝐴⃗ 𝐵⃗

Nous pouvons déduire de la définition et de l’expression


analytique d’un produit scalaire l’expression de la norme
d’un vecteur 𝐴⃗ :

𝐴⃗. 𝐴⃗ 𝐴⃗ . 𝐴⃗ 𝐴⃗ 𝑥 𝑦 𝑧

⇔ 𝐴⃗ 𝑥 𝑦 𝑧 ;

𝐴𝐵 𝐴𝐵⃗ 𝑥1 𝑥 𝑦 𝑦 𝑧 𝑧 .
3ème définition (avec les normes) :

𝐴⃗ ⋅ 𝐵⃗ 𝐴⃗ 𝐵⃗ 𝐴⃗ 𝐵⃗ (A-9)

2.3 Produit vectorielle

Le produit vectoriel de deux vecteurs est un vecteur dont les coordonnées dépendent de
celles des deux vecteurs de départ (contrairement au produit scalaire où le résultat du
produit de deux vecteurs est un scalaire (un nombre)).
Nous pouvons déduire de la définition et de l’expression analytique d’un produit.
Outils mathématiques 5
Le produit vectoriel s'applique seulement dans un espace en trois dimensions.
Le produit vectoriel peut être exprimé de manière géométrique ou algébrique :
a) La formule du produit vectoriel, par l'approche géométrique

𝐴⃗ ∧ 𝐵⃗ 𝐴⃗ . 𝐵⃗ sin 𝐴⃗, 𝐵⃗ 𝑛⃗ (A-10)


b) La formule du produit vectoriel, par l'approche algébrique
𝑥 𝑥
𝚤⃗ 𝚥⃗ 𝑘 ⃗ 𝑦 𝑦 𝑦𝑧1 𝑧𝑦1
𝐴⃗ ∧ 𝐵⃗ 𝑥 𝑦 𝑧 𝑧 𝑧 𝑧𝑥1 𝑥𝑧1 (A-11)
𝑥 𝑦 𝑧 𝑥 𝑥 𝑥 𝑦1 𝑦𝑥1
𝑦 𝑦
Ou bien :
𝐴⃗ ∧ 𝐵⃗ 𝑥𝚤⃗ 𝑦𝚥⃗ 𝑧𝑘⃗ ∧ 𝑥 𝚤⃗ 𝑦 𝚥⃗ 𝑧 𝑘⃗ 𝑦 𝑧1 𝑧𝑦1 𝚤⃗ 𝑧𝑥1 𝑥𝑧1 𝚥⃗

𝑥 𝑦1 𝑦𝑥1 𝑘⃗

Sachant que : ⃗ ∧ ⃗ ⃗∧ ⃗ 𝒌⃗ ∧ 𝒌⃗ 𝟎⃗ ; 𝚤⃗

⃗∧ ⃗ 𝒌⃗; ⃗ ∧ 𝒌⃗ ⃗; 𝒌⃗ ∧ ⃗ ⃗; 𝚥⃗ (A-12)
𝑘⃗
⃗ ∧ 𝒌⃗ ⃗; 𝒌⃗ ∧ ⃗ ⃗; ⃗ ∧ ⃗ 𝒌⃗ Figure (A-4) : produit vectoriel
de trois vecteurs unitaires

2.4 Orthogonalité

Deux vecteurs 𝐴⃗ 𝑒𝑡 𝐵⃗ sont orthogonaux lorsque leur produit scalaire est nul ;
𝐴⃗ ⊥ 𝐵⃗ ⇔ 𝐴⃗ ⋅ 𝐵⃗ 𝑥𝑥 𝑦𝑦 𝑧𝑧 0 (A-13)

3. Principaux systèmes de coordonnées


3.1 Coordonnées cartésiennes 𝒙, 𝒚, 𝒛
La position du point M est caractérisée par ses coordonnées cartésiennes (x, y, z).
Le vecteur position 𝑂𝑀⃗ s'écrit alors :

𝑂𝑀 𝑟⃗ 𝑥𝚤⃗ 𝑦𝚥⃗ 𝑧𝑘⃗ (A-14)
Déplacement élémentaire en coordonnées cartésiennes :

𝑑 𝑂𝑀 𝑑𝑟⃗ 𝑡 𝑑𝑥𝚤⃗ 𝑑𝑦𝚥⃗ 𝑑𝑧𝑘⃗ (A-15)
Outils mathématiques 6
Le vecteur vitesse d’un dans l’espace cartésien est défini par :

 dr t  dx  dy  dz 
v (t )   i j k (A-16)
dt dt dt dt
Volume élémentaire en coordonnées cartésiennes :
𝑑𝑉 𝑑𝑥 𝑑𝑦 𝑑𝑧 (A-17)

Figure (A-4) : produit vectoriel


de trois vecteurs unitaires

3.2 Coordonnées cylindriques 𝜌, 𝜑, 𝑧

Soit un repère d'espace orthonormé d'origine O et de vecteurs de base (𝑢⃗ ,𝑢⃗ , 𝑘⃗) . La
position du point M est caractérisée par ses coordonnées cylindriques 𝜌, 𝜑 et z. Le vecteur
𝑂𝑀⃗ s'écrit alors :

⎯ ⎯ ⎯⎯ →
𝑂𝑀 𝑂𝑚 𝑚𝑀 𝜌𝑢⃗ 𝑧𝑘⃗ 𝜌 𝑐𝑜𝑠 𝜑 𝚤⃗ 𝜌 𝑠𝑖𝑛 𝜑 𝚥⃗ 𝑧𝑘 𝑟𝑢⃗ (A-17)

𝜑 est l'angle formé entre 𝚤⃗ et 𝑢⃗ .

La norme du vecteur 𝑂𝑀⃗ est définie par :



𝑂𝑀 𝜌 𝑧 (A-18)

Lorsqu’on souhaite passer du système de coordonnées polaires au système de


coordonnés cartésiennes (ou inversement) il existe des relations simples entre les
différentes composantes (coordonnées et vecteur de base) :
𝑥 𝜌 𝑐𝑜𝑠 𝜑
Relations sur les coordonnées : 𝑦 𝜌 sin 𝜑 (A-19)
𝑧 𝑧
𝑢⃗ 𝑐𝑜𝑠𝜑 𝚤⃗ 𝑠𝑖𝑛𝜑 𝚥⃗
Relations sur les vecteurs unitaires : 𝑢⃗ 𝑠𝑖𝑛𝜑 𝚤⃗ 𝑐𝑜𝑠𝜑 𝚥⃗ (A-20)
𝑢⃗ 𝑘⃗
Outils mathématiques 7
Le vecteur vitesse en coordonnées cylindriques :

 dr t  d  d  dz 
v t    u   u  k (A-21)
dt dt dt dt
Le vecteur de déplacement en coordonnées cylindriques :
𝑑𝑟⃗ 𝑡 𝑑𝜌𝑢⃗ 𝜌𝑑𝜑𝑢⃗ 𝑑𝑧𝑘⃗ (A-22)
Le vecteur vitesse :

 dr t  d  d  dz 
v t    u   u  k (A-23)
dt dt dt dt

Figure (A-5) : système cylindrique.

3.3 Coordonnées sphériques 𝑟, 𝜃, 𝜑


Soit le repère (O,𝚤⃗, 𝚥⃗, 𝑘⃗) des coordonnées cartésiennes. On construit une sphère de centre O
et un point matériel M sur sa surface.
On note: 𝑂𝑀⃗ 𝑂𝑀 𝑟 0
Les vecteurs de base sphérique (𝑢⃗ ,𝑢⃗ , 𝑢⃗ ) forment la base orthonormée du système. Cette
base est utilisée dans tous les problèmes présentant une symétrie sphérique.

Le vecteur 𝑂𝑀⃗ est radial ; il est défini par : 𝑂𝑀⃗ 𝑂𝑚⃗ 𝑚𝑀⃗
𝑂𝑚⃗ 𝑥𝚤⃗ 𝑦𝚥⃗ 𝑟 sin 𝜃 cos 𝜑 𝚤⃗ 𝑟 sin 𝜃 sin 𝜑 𝚥⃗ (A-24)
𝑚𝑀⃗ 𝑟 cos θ 𝑘⃗ (A-25)
𝑂𝑀⃗ 𝑂𝑚⃗ 𝑚𝑀⃗ 𝑟 sin 𝜃 cos 𝜑 𝚤⃗ 𝑟 sin 𝜃 sin 𝜑 𝚥⃗ 𝑟 cos θ 𝑘⃗
Outils mathématiques 8
Le vecteur position en coordonnées sphériques s’écrit :
𝑂𝑀⃗ 𝑟 sin 𝜃 cos 𝜑 𝚤⃗ sin 𝜃 sin 𝜑 𝚥⃗ cos θ 𝑘⃗
(A-26)
𝑂𝑀⃗ 𝑂𝑀⃗ 𝑢⃗ 𝑟 𝑢⃗

𝑢⃗ sin 𝜃 cos 𝜑 𝚤⃗ sin 𝜃 sin 𝜑 𝚥⃗ cos θ 𝑘⃗ (A-27)


𝑑 𝑢⃗
cos 𝜃 cos 𝜑 𝚤⃗ cos 𝜃 sin 𝜑 𝚥⃗ sin θ 𝑘⃗ 𝑢⃗
𝑑𝜃
𝑢⃗ cos 𝜃 cos 𝜑 𝚤⃗ cos 𝜃 sin 𝜑 𝚥⃗ sin θ 𝑘⃗ (A-28)
(𝑢⃗ ,𝑢⃗ , 𝑢⃗ base orthonormée directe :
𝑢⃗ 𝑢⃗ ∧ 𝑢⃗ , 𝑢⃗ 𝑢⃗ ∧ 𝑢⃗ , 𝑢⃗ 𝑢⃗ ∧ 𝑢⃗ . (A-29)

𝚤⃗ 𝚥⃗ 𝑘⃗
𝑢⃗ 𝑢⃗ ∧ 𝑢⃗ sin 𝜃 cos 𝜑 sin 𝜃 sin 𝜑 cos θ
cos 𝜃 cos 𝜑 cos 𝜃 sin 𝜑 sin θ

sin 𝜃 sin 𝜑 cos θ sin 𝜃 cos 𝜑 cos θ sin 𝜃 cos 𝜑 sin 𝜃 sin 𝜑
𝑢⃗ 𝚤⃗ 𝚥⃗ 𝑘⃗
cos 𝜃 sin 𝜑 sin θ cos 𝜃 cos 𝜑 sin θ cos 𝜃 cos 𝜑 cos 𝜃 sin 𝜑

𝑢⃗ 𝚤⃗ sin 𝜃 sin 𝜑 𝑐𝑜𝑠 𝜃 cos 𝜃 sin 𝜑 𝚥⃗ sin 𝜃 cos 𝜑 𝑐𝑜𝑠 𝜃 cos 𝜑

𝑘⃗ sin 𝜃 cos 𝜑 cos 𝜃 sin 𝜑 cos 𝜃 cos 𝜑 sin 𝜃 sin 𝜑


𝑢⃗ 𝚤⃗ sin 𝜑 sin 𝜃 𝑐𝑜𝑠 𝜃 𝚥⃗ cos 𝜑 sin 𝜃 𝑐𝑜𝑠 𝜃
𝑢⃗ 𝚤⃗ sin 𝜑 sin 𝜃 𝑐𝑜𝑠 𝜃 𝚥⃗ cos 𝜑 sin 𝜃 𝑐𝑜𝑠 𝜃
𝑢⃗ 𝚤⃗ sin 𝜑 𝚥⃗ cos 𝜑
𝑢⃗ sin 𝜑 𝚤⃗ cos 𝜑 𝚥⃗

𝑢⃗ sin 𝜃 cos 𝜑 𝚤⃗ cos θ 𝑘⃗


sin 𝜃 sin 𝜑 𝚥⃗
𝑢⃗ cos 𝜃 cos 𝜑 𝚤⃗ cos 𝜃 sin 𝜑 𝚥⃗ sin θ 𝑘⃗ (A-30)
𝑢⃗ sin 𝜑 𝚤⃗ cos 𝜑 𝚥⃗

Lorsque l’on souhaite passer du système de coordonnées sphériques au système de


coordonnés cartésiennes (ou inversement) il existe des relations simples entre les
différentes composantes (coordonnées et vecteur de base):

𝑥 𝑟 𝑠𝑖𝑛 𝜃 𝑐𝑜𝑠 𝜑
 Relations sur les coordonnées : 𝑦 𝑟 𝑠𝑖𝑛 𝜃 𝑠𝑖𝑛 𝜑
𝑧 𝑟 𝑐𝑜𝑠 𝜃
Outils mathématiques 9
𝑢⃗ sin 𝜃 cos 𝜑 𝚤⃗ cos θ 𝑘⃗
sin 𝜃 sin 𝜑 𝚥⃗
Relations sur les vecteurs unitaires : 𝑢⃗ cos 𝜃 cos 𝜑 𝚤⃗ cos 𝜃 sin 𝜑 𝚥⃗ sin θ 𝑘⃗
𝑢⃗ sin 𝜑 𝚤⃗ cos 𝜑 𝚥⃗

𝑑𝑂𝑀⃗ 𝑠𝑖𝑛 𝜃 𝑐𝑜𝑠 𝜑 𝚤⃗ 𝑠𝑖𝑛 𝜃 𝑠𝑖𝑛 𝜑 𝚥⃗ 𝑐𝑜𝑠 𝜃 𝑘⃗ 𝑑𝑟

𝑐𝑜𝑠 𝜃 𝑐𝑜𝑠 𝜑 𝚤⃗ 𝑐𝑜𝑠 𝜃 𝑠𝑖𝑛 𝜑 𝚥⃗ 𝑟 𝑠𝑖𝑛 𝜃 𝑘⃗ 𝑟𝑑𝜃


𝑠𝑖𝑛 𝜑 𝚤⃗ 𝑐𝑜𝑠 𝜑 𝚥⃗ 𝑟 𝑠𝑖𝑛 𝜃𝑑𝜑
𝑑𝑂𝑀⃗ est appelé déplacement élémentaire, noté 𝑑𝑙
𝑥 𝑟 sin 𝜃 cos 𝜑 → 𝑑𝑥 sin 𝜃 cos 𝜑 𝑑𝑟 𝑟 cos 𝜃 cos 𝜑 𝑑𝜃 𝑟 sin 𝜃 sin 𝜑 𝑑𝜑
𝑦 𝑟 𝑠𝑖𝑛 𝜃 𝑠𝑖𝑛 𝜑 → 𝑑𝑦 𝑠𝑖𝑛 𝜃 𝑠𝑖𝑛 𝜑 𝑑𝑟 𝑟 𝑐𝑜𝑠 𝜃 𝑠𝑖𝑛 𝜑 𝑑𝜃 𝑟 𝑠𝑖𝑛 𝜃 𝑐𝑜𝑠 𝜑 𝑑𝜑 (A-31)
𝑧 𝑟 𝑐𝑜𝑠 𝜃 → 𝑑𝑧 𝑐𝑜𝑠 𝜃 𝑑𝑟 𝑟 𝑠𝑖𝑛 𝜃 𝑑𝜃
En remplaçant dans :
𝑑𝑂𝑀⃗ 𝑑𝑥𝚤⃗ 𝑑𝑦𝚥⃗ 𝑑𝑧𝑘⃗

𝑑𝑂𝑀⃗ 𝑠𝑖𝑛 𝜃 𝑐𝑜𝑠 𝜑 𝑑𝑟 𝑟 𝑐𝑜𝑠 𝜃 𝑐𝑜𝑠 𝜑 𝑑𝜃 𝑟 𝑠𝑖𝑛 𝜃 𝑠𝑖𝑛 𝜑 𝑑𝜑 𝚤⃗


𝑠𝑖𝑛 𝜃 𝑠𝑖𝑛 𝜑 𝑑𝑟 𝑟 𝑐𝑜𝑠 𝜃 𝑠𝑖𝑛 𝜑 𝑑𝜃 𝑟 𝑠𝑖𝑛 𝜃 𝑐𝑜𝑠 𝜑 𝑑𝜑 𝚥⃗
𝑐𝑜𝑠 𝜃 𝑑𝑟 𝑟 𝑠𝑖𝑛 𝜃 𝑑𝜃 𝑘⃗
𝑑𝑂𝑀⃗ 𝑑𝑥𝚤⃗ 𝑑𝑦𝚥⃗ 𝑑𝑧𝑘⃗

𝑑𝑂𝑀⃗ 𝑠𝑖𝑛 𝜃 𝑐𝑜𝑠 𝜑 𝑑𝑟𝚤⃗ 𝑟 𝑐𝑜𝑠 𝜃 𝑐𝑜𝑠 𝜑 𝑑𝜃𝚤⃗ 𝑟 𝑠𝑖𝑛 𝜃 𝑠𝑖𝑛 𝜑 𝑑𝜑𝚤⃗ 𝑠𝑖𝑛 𝜃 𝑠𝑖𝑛 𝜑 𝑑𝑟𝚥⃗
𝑟 𝑐𝑜𝑠 𝜃 𝑠𝑖𝑛 𝜑 𝑑𝜃𝚥⃗ 𝑟 𝑠𝑖𝑛 𝜃 𝑐𝑜𝑠 𝜑 𝑑𝜑𝚥⃗ 𝑐𝑜𝑠 𝜃 𝑑𝑟𝑘⃗ 𝑟 𝑠𝑖𝑛 𝜃 𝑑𝜃𝑘⃗
𝑑𝑂𝑀⃗ 𝑠𝑖𝑛 𝜃 𝑐𝑜𝑠 𝜑 𝚤⃗ 𝑠𝑖𝑛 𝜃 𝑠𝑖𝑛 𝜑 𝚥⃗ 𝑐𝑜𝑠 𝜃 𝑘⃗ 𝑑𝑟

𝑟 𝑐𝑜𝑠 𝜃 𝑐𝑜𝑠 𝜑 𝚤⃗ 𝑟 𝑐𝑜𝑠 𝜃 𝑠𝑖𝑛 𝜑 𝚥⃗ 𝑟 𝑠𝑖𝑛 𝜃 𝑘⃗ 𝑑𝜃 𝑟 𝑠𝑖𝑛 𝜃 𝑠𝑖𝑛 𝜑 𝚤⃗


𝑟 𝑠𝑖𝑛 𝜃 𝑐𝑜𝑠 𝜑 𝚥⃗ 𝑑𝜑

𝑑𝑂𝑀⃗ 𝑠𝑖𝑛 𝜃 𝑐𝑜𝑠 𝜑 𝚤⃗ 𝑠𝑖𝑛 𝜃 𝑠𝑖𝑛 𝜑 𝚥⃗ 𝑐𝑜𝑠 𝜃 𝑘⃗ 𝑑𝑟

𝑐𝑜𝑠 𝜃 𝑐𝑜𝑠 𝜑 𝚤⃗ 𝑐𝑜𝑠 𝜃 𝑠𝑖𝑛 𝜑 𝚥⃗ 𝑟 𝑠𝑖𝑛 𝜃 𝑘⃗ 𝑟𝑑𝜃


𝑠𝑖𝑛 𝜑 𝚤⃗ 𝑐𝑜𝑠 𝜑 𝚥⃗ 𝑟 𝑠𝑖𝑛 𝜃𝑑𝜑

𝑑𝑂𝑀⃗ 𝑑𝑟 𝑢⃗ 𝑟𝑑𝜃 𝑢⃗ 𝑟𝑠𝑖𝑛𝜃𝑑𝜑 𝑢⃗


(A-32)
𝑑𝑂𝑀⃗ 𝑑𝑥𝚤⃗ 𝑑𝑦𝚥⃗ 𝑑𝑧𝑘⃗
Outils mathématiques 10
Le vecteur vitesse :

 dr t  dr  d  d 
v t    ur  r sin u  r u (A-33)
dt dt dt dt

Figure (A-6) : système sphérique

4. Dérivées partielles et différentielle


La notion de dérivée partielle est fondamentale en analyse, en géométrie différentielle et
dans toutes les branches de la physique où on la rencontre systématiquement.
Soit la fonction 𝑓 𝑥, 𝑦, 𝑧 dépendant de trois variables. La dérivée partielle de
𝑓 𝑥, 𝑦, 𝑧 par rapport à l’une des variables est obtenue en calculant la dérivée en
considérant les deux autres variables constantes. Ainsi :
, ,
On appelle dérivée partielle de la fonction 𝑓 𝑥, 𝑦, 𝑧 par rapport à x, notée , la

dérivée de la fonction f (x,y,z) par rapport à sa variable x que l’on calcule en faisant comme
si y et z étaient des constantes.
, ,
On définit de même la dérivée partielle par rapport à y notée et la dérivée partielle
, ,
par rapport à z notée

4.1 Dérivée d’un vecteur


Soit un vecteur 𝑉⃗ 𝑡 𝑉 𝑡 𝚤⃗ 𝑉 𝑡 𝚥⃗ 𝑉 𝑡 𝑘⃗ La dérivée du vecteur 𝑉⃗ 𝑡 dans la base

fixe (𝚤⃗, 𝚥⃗, 𝑘⃗) dont les composantes sont les dérivées des composantes du vecteur 𝑉⃗ 𝑡 :

𝑑𝑉⃗ 𝑡 𝑑𝑉 𝑡 𝑑𝑉 𝑡 𝑑𝑉 𝑡
𝚤⃗ 𝚥⃗ 𝑘⃗ (A-34)
𝑑𝑡 𝑑𝑡 𝑑𝑡 𝑑𝑡
Il est important de noter que dans ce cas les vecteurs de la base sont considérés fixe ;

𝑑𝚤⃗ 𝑑𝚥⃗ 𝑑𝑘⃗ (A-35)


0⃗
𝑑𝑡 𝑑𝑡 𝑑𝑡
Outils mathématiques 11
4.2 Opérateurs différentiels vectoriels
4.2.1 Opérateur vectoriel « Nabla »
Nabla est un opérateur différentiel vectoriel. En coordonnées cartésiennes 𝑥, 𝑦, 𝑧 par
rapport à une base (𝚤⃗, 𝚥⃗, 𝑘⃗ ) de l'espace euclidien de trois dimensions, il s'écrit sous la forme :
𝜕 𝜕 𝜕 (A-36)
𝛻⃗ 𝚤⃗ 𝚥⃗ 𝑘⃗
𝜕𝑥 𝜕𝑦 𝜕𝑧

En physique, il est utilisé en dimension 3 pour représenter aisément plusieurs opérateurs


vectoriels, couramment utilisés en électromagnétisme et en dynamique des fluides.
C'est un moyen mémorisation pour les opérateurs différentiels de champs : les formules du
gradient, de la divergence et du rotationnel se retrouvent en appliquant les règles
habituelles du produit scalaire et du produit vectoriel à cet opérateur
4.2.2 Gradient
Le gradient associe à une fonction scalaire 𝑓 𝑥, 𝑦, 𝑧 est défini de la façon suivante :
𝜕𝑓 𝑥, 𝑦, 𝑧 𝜕𝑓 𝑥, 𝑦, 𝑧 𝜕𝑓 𝑥, 𝑦, 𝑧 (A-37)
𝑔𝑟𝑎𝑑⃗ 𝑓 𝑥, 𝑦, 𝑧 𝚤⃗ 𝚥⃗ 𝑘⃗
𝜕𝑥 𝜕𝑦 𝜕𝑧

Cette relation que l’on utilise pour définir le gradient dans un système de coordonnées
quelconques.
Gradient en coordonnées cartésiennes est donné par:
𝜕𝑓 𝑥, 𝑦, 𝑧 𝜕𝑓 𝑥, 𝑦, 𝑧 𝜕𝑓 𝑥, 𝑦, 𝑧
𝑔𝑟𝑎𝑑⃗ 𝑓 𝚤⃗ 𝚥⃗ 𝑘⃗
𝜕𝑥 𝜕𝑦 𝜕𝑧 (A-38)
Gradient en coordonnées cylindriques est donné par :
⎯⎯⎯ 𝜕𝑓 1 𝜕𝑓 𝜕𝑓 (A-39)
𝑔𝑟𝑎𝑑 𝑓 𝑢⃗ 𝑢⃗ 𝑘⃑
𝜕𝜌 𝜌 𝜕𝜙 𝜕𝑧

Gradient en coordonnées sphériques est donné par :


⎯⎯⎯ 𝜕𝑓 1 𝜕𝑓 1 𝜕𝑓 (A-40)
𝑔𝑟𝑎𝑑 𝑓 𝑢⃗ 𝑢⃗ 𝑢⃗
𝜕𝑟 𝑟 𝑠𝑖𝑛 𝜃 𝜕𝜙 𝑟 𝜕𝜃

4.2.3 Divergence
L’opérateur div ou encore 𝛻⃗ associe à un vecteur 𝐴⃗ 𝑥, 𝑦, 𝑧 le produit scalaire de 𝛻⃗ par ce
vecteur
𝑑𝑖𝑣 𝑉⃗ 𝛻⃗. 𝐴⃗ (A-41)
Outils mathématiques 12
Divergence en coordonnées cartésiennes est donnée par :

→ → ⃗ 𝜕𝐴 𝜕𝐴 𝜕𝐴 (A-42)
𝑑𝑖𝑣 𝐴 𝛻 . 𝐴 𝑥, 𝑦, 𝑧
𝜕𝑥 𝜕𝑦 𝜕𝑧

Divergence en coordonnées cylindriques est donnée par :


→ → → 1𝜕 𝑟 𝐴 1 𝜕𝐴 1 𝜕 𝑠𝑖𝑛 𝜃 𝐴 (A-43)
𝑑𝑖𝑣 𝐴 𝛻 . 𝐴 𝜌, 𝜃, 𝜑
𝑟 𝜕𝑟 𝑟 𝑠𝑖𝑛 𝜃 𝜕𝜑 𝑟 𝑠𝑖𝑛 𝜃 𝜕𝜃

Divergence en coordonnées sphériques est donnée par :

→ → → 1 𝜕 𝜌𝐴 𝜕𝐴 𝜕𝐴 (A-44)
𝑑𝑖𝑣 𝐴 𝛻 . 𝐴 𝜌, 𝜑, 𝑧
𝑟 𝜕𝜌 𝜕𝜑 𝜕𝑧

4.2.4 Rotationnel
Le produit vectoriel entre l'opérateur Nabla 𝛻⃗ et un champ vectoriel 𝐴⃗ 𝑥, 𝑦, 𝑧 donne le
rotationnel de ce champ vectoriel. Le rotationnel obtenu est lui aussi un champ vectoriel.
𝑖⃗ 𝑗⃗ 𝑘⃗
⎯ →
𝑅𝑜𝑡 𝐴 (A-45)
𝐴 𝐴 𝐴
𝜕𝐴 𝜕𝐴 𝜕𝐴 𝜕𝐴 𝜕𝐴 𝜕𝐴 →
𝚤⃗ 𝚥⃗ 𝑘 (A-46)
𝜕𝑦 𝜕𝑧 𝜕𝑧 𝜕𝑥 𝜕𝑥 𝜕𝑦
Rotationnel en coordonnées cartésiennes est donné par :

⎯ → 𝜕𝐴 𝜕𝐴 𝜕𝐴 𝜕𝐴 𝜕𝐴 𝜕𝐴 →
𝑅𝑜𝑡 𝐴 𝚤⃗ 𝚥⃗ 𝑘 (A-47)
𝜕𝑦 𝜕𝑧 𝜕𝑧 𝜕𝑥 𝜕𝑥 𝜕𝑦

Rotationnel en coordonnées cylindriques est donné par :

⎯ → 1 𝜕𝐴 𝜕𝐴 𝜕𝐴 𝜕𝐴 1 𝜕𝜌𝐴 𝜕𝐴 → (A-48)
𝑅𝑜𝑡 𝐴 𝑢⃗ 𝑢⃗ 𝑘
𝜌 𝜕𝜙 𝜕𝑧 𝜕𝑧 𝜕𝜌 𝜌 𝜕𝜌 𝜕𝜙

Rotationnel en coordonnées sphériques est donné par :

⎯ → 1 𝜕 𝑠𝑖𝑛 𝜃 𝐴 𝜕𝐴 1 𝜕 𝑟𝐴 𝜕𝐴
𝑅𝑜𝑡 𝐴 𝑢⃗ 𝑢⃗
𝑟 𝑠𝑖𝑛 𝜃 𝜕𝜃 𝜕𝜙 𝑟 𝜕𝑟 𝜕𝜃 (A-49)
1 𝜕𝐴 1 𝜕 𝑟𝐴
𝑢⃗
𝑟 𝑠𝑖𝑛 𝜃 𝜕𝜙 𝑟 𝜕𝑟

Nous pouvons déduire de la définition et de l’expression analytique d’un produit scalaire


l’expression de la norme d’un vecteur 𝐴⃗
Outils mathématiques 13
𝐴⃗. 𝐴⃗ 𝐴⃗ . 𝐴⃗ 𝐴⃗ 𝑥 𝑦 𝑧 ⇔ 𝐴⃗ 𝑥 𝑦 𝑧 ;

𝐴𝐵 𝐴𝐵⃗ 𝑥1 𝑥 𝑦 𝑦 𝑧 𝑧 .

Soit la fonction 𝑓 𝑥, 𝑦, 𝑧 4𝑥 8𝑦𝑥


Donc cette fonction possède deux dérivées partielles :
𝜕𝑓 𝑥, 𝑦, 𝑧 𝜕 4𝑥 8𝑦𝑥
12𝑥 8𝑦
𝜕𝑥 𝜕𝑥
𝜕𝑓 𝑥, 𝑦, 𝑧 𝜕 4𝑥 8𝑦𝑥
8𝑥
𝜕𝑦 𝜕𝑦

Calculer le gradient de la fonction 𝑓 𝑥, 𝑦, 𝑧 8𝑥 𝑦 𝑧y


𝜕 8𝑥 𝑦 𝑧 𝜕𝑓 8𝑥 𝑦 𝑧 𝜕𝑓 8𝑥 𝑦 𝑧
𝑔𝑟𝑎𝑑⃗ 𝑓 𝑥, 𝑦, 𝑧 𝚤⃗ 𝚥⃗ 𝑘⃗
𝜕𝑥 𝜕𝑦 𝜕𝑧
𝑔𝑟𝑎𝑑⃗ 𝑓 𝑥, 𝑦, 𝑧 16𝑥𝑦 𝚤⃗ 24𝑥 𝑦 𝑧 𝚥⃗ 𝑦𝑘⃗

Calculer la divergence de la fonction vectorielle 𝐴⃗ 𝑥, 𝑦, 𝑧 𝑥 𝑧 𝚤⃗ 4𝑦 𝑧𝚥⃗ 5𝑥𝑦 𝑘⃗

→ → ⃗ 𝜕𝐴 𝜕𝐴 𝜕𝐴
𝑑𝑖𝑣 𝐴 𝛻 . 𝐴 𝑥, 𝑦, 𝑧 3𝑥 𝑧 8𝑦𝑧 0
𝜕𝑥 𝜕𝑦 𝜕𝑧
Chapitre I. Electrostatique 15

I.1 Introduction
Électrostatique est une branche de la physique qui traite des phénomènes et des
propriétés des charges électriques fixes ou déplaçant lentement. Cette branche, étudie les
interactions entre ces charges au repos.
I.2 Charges et force électrostatiques
I.2.1. La charge élémentaire
En physique, la charge élémentaire est la charge électrique d'un proton (qp=+q) ou, de
façon équivalente, l'opposé de la charge électrique d'un électron (qe=-q). Elle est notée q et
son unité dans le Système international d'unités et s'exprime en coulombs (C), ou en (A.s).
Cette constante physique élémentaire, mesurable à l’aide d’un électromètre, correspond à la
charge électrique portée par les protons, et elle vaut : 𝑞 = 1,6 × 10−19 C
I.2.2. Charge électrique
Qu’est-ce qu’une charge électrique ?
La charge électrique est une caractéristique possédée par certaines particules entre lesquelles
s’exerce une interaction électrique.
La charge électrique des particules :

Tableau (I-1) : particules électriquement chargées

Particule Nombre de charges élémentaires Charge en coulomb

Electron -e -1,60×10-19
Proton +e 1,60×10-19
Neutron 0 0
Atome 0 0

I.2.3. Force électrostatique


a) Charges de signes opposés : q1×q2 < 0 :

Si les deux corps qui interagissent ont des charges de signes


opposés (l’un est chargé positivement et l’autre négativement)
alors l’interaction est attractive. 0
Chapitre I. Electrostatique 16
b) Charges de même signe

Si les deux charges qui interagissent ont les même signe (ils sont tous les deux chargés
positivement ou alors tous les deux chargés
négativement) alors l’interaction est répulsive.
La force 𝐹𝐴/𝐵 est orientée de A vers B

La force 𝐹𝐵/𝐴 est orientée de B vers A

I.2.4 Loi de Coulomb


a) Interaction entre deux charges ponctuelles q1 et q2
La loi de Coulomb permet d’exprimer la force électrique exercée
par corps électriquement chargé sur un autre corps électriquement
chargé.
Deux particules chargées q1 et q2 dans un référentiel (R’) placées dans le
vide respectivement en points M1 et M2 et immobiles dans R’ ; une force
s'exerce sur chacune des charges, la force électrostatique de Coulomb, qui respecte la loi de
l'action et de la réaction. 
F12
La charge q1 exerce sur la charge q2 une

force électrostatique, notée 𝐹⃗𝑞1→𝑞2 (𝑀), u 21

dirigée suivant le vecteur unitaire 𝑢
⃗⃗⃗⃗ u12

(vecteur unitaire porté par la ligne d’action



de la force électrostatique dirigé de 𝑞1 vers F21

𝑞2 ). Figure I.1 : Interaction entre deux charges ponctuelles

Au même instant, la charge q2 exerce sur la charge q1 une force électrostatique, notée
𝐹⃗𝑞2→𝑞1 (𝑀), , dirigée en sens inverse de 𝐹⃗𝑞1→𝑞2 (𝑀) . Elle décroît comme l'inverse du carré
de la distance entre les charges. Cette force est répulsive si les charges sont de même signe,
attractive sinon.

1 𝑞1 𝑞2 1 𝑞1 𝑞2
𝑀1 𝑀2
𝐹⃗𝑞1→𝑞2 (𝑀) = −𝐹⃗𝑞2→𝑞1 (𝑀) = 𝑢
⃗⃗1/2 = (I-1)
4𝜋𝜀0 𝑟 2 4𝜋𝜀0 𝑟 ‖𝑀 𝑀 ‖3
2 →
1 2
Chapitre I. Electrostatique 17
Tableau (I-2) : Analogie entre les interactions gravitationnelle, électrostatique et magnétique

Nature Expression Description

Gravitation 𝑀𝑚 Force entre les masses.


𝐹⃗ (𝑀) = 𝐺 𝑢
⃗⃗
𝑟2 𝑟

Electrostatique 1 𝑞1 𝑞2
𝐹⃗ (𝑀) = 𝑢
⃗⃗ Force entre deux charges
4𝜋𝜀0 𝑟 2 𝑟

Electrique 𝐹⃗ (𝑀) = 𝑞𝐸⃗⃗ ⃗⃗


Force sur une particule dans un champ électrique 𝑬
Magnétique 𝐹⃗ = 𝑞𝑣⃗ ∧ 𝐵
⃗⃗ Force sur une particule mobile dans un champ
⃗⃗⃗
magnétique 𝑩

ε0 : est appelée la permittivité diélectrique du vide, sa dimension est I2.T-4.M-1.L-3.


Son unité est le farad par mètre (F.m-1). Sa valeur approchée 8,8542 ×10-12 F.m-1.
r : distance entre q1 et q2 (m)

Applications d’utilisation de la loi de Coulomb

Force exercée par le noyau d’un atome d’hydrogène sur l’électron de cet atome

Soit un corps M qui porte un noyau de l’atome d’hydrogène, qui comporte qu’un
seul proton et ne possède qu’une seule charge élémentaire positive :
qM = e = 1,6.10-19 C , et un corps N qui porte un électron qui possède une charge
électrique élémentaire négative : qN = -e = -1,6.10-19 C
La distance entre le noyau d’hydrogène et son électron correspond au rayon de
l’atome d’hydrogène qui vaut r = 5,3×10-11 m

Soit l’expression générale de la loi de Coulomb :


1 |𝑞𝑀 𝑞𝑁 |
𝐹𝑀/𝑁 = (I-2)
4𝜋𝜀0 𝑟 2

Chaque grandeur est remplacée par sa valeur numérique en respectant les unités :
Chapitre I. Electrostatique 18
1,6.10−19 .(−1,6.10−19 )
𝐹𝐴/𝐵 (𝑀) = 9.109 .
(5,3.10−11 )2

1,6.10−19 .(1,6.10−19 )
𝐹𝐴/𝐵 (𝑀) = 9.109
(5,3.10−11 )2

On applique la valeur absolue en supprimant le signe des charges multipliées et donc on


aura :
A.N : FA/B = 4,34.10–7 N.
I.2.5 Principe de superposition
Quand il s’agit de plusieurs charges qui entrent en jeu, il faut utiliser le principe de super-
position qui stipule que la force agissant sur une charge quelconque par plusieurs charges
d’un système est la somme vectorielle des forces. Comme le montre la figure (I.2) suivante :

𝑞2 𝑞1 𝑞3 𝑞1
𝐹⃗1 = 𝐹⃗2/1 + 𝐹⃗3/1 = 𝐾 2 𝑢
⃗⃗12 + 𝐾 2𝑢
⃗⃗13 (I-3)
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
‖𝑀 2 1𝑀 ‖ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
‖𝑀 3 1𝑀 ‖

D’une manière plus générale, on peut écrire :

𝐹⃗ = ∑ 𝐹⃗𝑖1 (I-4)
𝑖

Figure I.2 : illustration du principe de


superposition pour les forces

Erreur fréquente :
 Mettre les vecteurs force sur les mauvaises charges.
Erreurs  On voit parfois dans les solutions des étudiants que les
vecteurs forces sont sur les mauvaises charges.
 Si on demande la force sur une charge, les vecteurs
forces doivent tous partir de cette charge qui subit la
force et non pas des charges qui font la force.

I.3. Champ électrique


Le champ électrique est une région de l’espace où une force électrique créée par un corps
chargé peut s’exercer sur un autre corps chargé.
Chapitre I. Electrostatique 19
I.3.1 Champ électrostatique créé par une charge ponctuelle :
Soit une charge q1 située en un point O de l'espace,
exerçant une force électrostatique sur une autre charge
q2 située en un point M. L'expression de cette force est
donnée par la loi de Coulomb.

Figure I.3
1 𝑞1 𝑞2 1 𝑞1 𝑞2
𝐹⃗1/2 (𝑀) = 𝑢
⃗⃗1/2 = 𝑢
⃗⃗1/2 (I-5)
4𝜋𝜀0 𝑟2 4𝜋𝜀0 𝑟 2

Mais comme pour l'attraction gravitationnelle, on peut la mettre sous une forme
plus intéressante
𝐹⃗1/2 (𝑀) = 𝑞2 𝐸⃗⃗1 (𝑀) (I-6)

1 𝑞1
𝐸⃗⃗1 (𝑀) = 𝑢
⃗⃗1/2 (I-7)
4𝜋𝜀0 𝑟 2

L'unité usuel du champ électrique est le V/m.


En unités SI de base, le champ électrique est :
Kg.m.s-3.A-1

I.3.2 Champ créé par un ensemble de charges - principe de superposition

On considère maintenant N particules de charges


électriques qi, situées en des points
Pi : quel est le champ électrostatique créé par cet
ensemble de charges en un point M ?
Comme nous l’avons fait précédemment pour les
forces, le principe de superposition pour les champs
électriques peut s’écrire sous la forme suivante :
Figure I.4 : Illustration du principe de
superposition champs électriques
→ 1 𝑞𝑖
𝐸 (𝑀) = ∑𝑛𝑖=1 𝐸⃗⃗𝑖 (𝑀) = ∑𝑛𝑖=1 𝑢
⃗⃗𝑟,𝑖 (I-8)
4𝜋𝜀0 𝑟𝑖2
Chapitre I. Electrostatique 20
I.3.3 Champ électrique engendré par une distribution de charges
1) Densité linéique de charge
Considérons une répartition continue de charges à l’intérieur d’une certaine droite, sur une
surface ou suivant un volume.
Si la distribution de charge est un fil, on introduit la densité linéique de charge, notée λ et
telle qu’une longueur infinitésimale dl porte la charge dq = λdl. λ est en C.m-1 et la charge
totale portée par le fil s’écrit :

𝑑𝑞
𝜆= (I-9)
𝑑𝑙

Figure I.5
2) Densité surfacique de charge
si la charge n’´était située que sur la surface de la distribution. La charge dq portée
par l´élément de surface infinitésimal dS s´écrit dq = σdS où σ s’exprime en C.m-2.

𝑑𝑞
𝜎= (I-10)
𝑑𝑠

Figure I.6
3) Densité volumique de charge

En électrostatique, la densité volumique de charge, souvent


notée ρ, est la quantité nette de charge électrique par unité de
volume. Dans le système international, son unité est le Coulomb
par mètre cube (C.m–3).

La répartition est caractérisée en chaque


point P de volume par la donnée de la densité volumique Figure I.7
de charge ρ(P)= dq/dV
où dq désigne la charge électrique contenu dans l’élément de volume dv entourant le point P.
𝑑𝑞 (I-11)
𝜌=
𝑑𝑣

Donc on peut exprimer la densité volumique de charges  par :

𝑄 (I-12)
𝜌=
𝑉
Chapitre I. Electrostatique 21
I.3.4 Lignes de champ électrostatique
Le champ électrique est schématiquement représenté par des lignes de champ qui divergent
à partir de l’objet chargé ou convergent vers lui (voir la figure I.8 ).
• Les lignes de champ indiquent la direction de la force électrique agissant
sur la charge positive placée à proximité du champ.

Les lignes de champ électrique convergent Les lignes de champ électrique divergent
(pointent vers l’intérieur) d’une charge (pointent vers l’extérieur) d’une charge positive
négative négative
positive
Figure I.8

I.4. Potentiel électrostatique

1.4.1 Cas d’une distribution de charge ponctuelle


De façon générale, la présence d’une charge q en un point M où le champ est E se traduit
par une interaction caractérisée par deux propriétés :
Une propriété vectorielle, la force exercée sur la charge q de la loi de Coulomb) :
→ →
𝐹 (𝑀) = 𝑞2 𝐸 (𝑀) (I-13)
Une propriété scalaire, l’énergie potentielle définie à une constante près comme
le potentiel :
𝐸𝑝 = 𝑞. 𝑉(𝑀) (I-14)


Le potentiel électrostatique V(M) associé au champ électrostatique 𝐸 (𝑀) est une fonction

scalaire contrairement à 𝐸 .
→ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ 𝑉(𝑀)
𝐸 (𝑀) = −𝑔𝑟𝑎𝑑 (I-15)
La charge ponctuelle q crée en tout point M
Un champ électrostatique est donné par :
1 𝑞1
𝐸𝑝 (𝑀) =
4𝜋𝜀0 𝑟 2
Chapitre I. Electrostatique 22

Figure I.9 champ électrostatique


crée par un point M

D’où le potentiel est :


1 𝑞
𝑉(𝑀) = (I-16)
4𝜋𝜀0 𝑟

1.4.2 Cas d’une distribution de n charges ponctuelles

Soient n charges ponctuelles q1, q2, ..., qi, ...,qn fixés


aux points P1, P2, ..., Pi, ...,Pn.
Soit M un point de l’espace. (Figure I.9).

Le potentiel V(M) dû à l’ensemble des n charges est la


somme des potentiels en application du principe de
superposition :
Figure I.10 : distribution de n
charges ponctuelles
𝑛 𝑛
1 𝑞𝑖
𝑉(𝑀) = ∑ 𝑉𝑖 (𝑀) = ∑ (I-17)
4𝜋𝜀0 𝑟𝑖
𝑖=1 𝑖=1

Tableau I.3:

Résumée

Distribution Charge totale Champ électrique Potentiel électrostatique


𝑛 𝑛 𝑛
Distribution → 1 𝑞𝑖 1 𝑞𝑖
discrètes 𝑄 = ∑ 𝑞𝑖 (𝑀) 𝐸 (𝑀) = ∑ 2𝑢⃗⃗ 𝑉(𝑀) = ∑ 𝑢 ⃗⃗
4𝜋𝜀0 𝑟𝑖 𝑟,𝑖 4𝜋𝜀0 𝑟𝑖 𝑟,𝑖
(n charges) 𝑖=1 𝑖=1 𝑖=1

Distribution → 1 𝜆𝑑𝑙 1 𝜆𝑑𝑙


𝑄 = ∫ 𝜆𝑑𝑙 𝐸 (𝑀) = ∫ 𝑢
⃗⃗ 𝑉(𝑀) = ∫
linéique (𝝀) 4𝜋𝜀0 𝑟 2 𝑟 4𝜋𝜀0 𝑟

Distribution → 1 𝜎𝑑𝑆 1 𝜎𝑑𝑆


𝑄 = ∬ 𝜎𝑑𝑆 𝐸 (𝑀) = ∬ 𝑢
⃗⃗ 𝑉(𝑀) = ∬
surfacique (𝝈) 4𝜋𝜀0 𝑟2 𝑟 4𝜋𝜀0 𝑟

Distribution → 1 𝜌𝑑𝑉 1 𝜌𝑑𝑉


𝑄 = ∭ 𝜌𝑑𝑉 𝐸 (𝑀) = ∭ 𝑢
⃗⃗ 𝑉(𝑀) = ∭
volumique (𝝆) 4𝜋𝜀0 𝑟2 𝑟 4𝜋𝜀0 𝑟
Chapitre I. Electrostatique 23
1.4.3 dipolaires électrostatiques

Soient deux charges ponctuelles de signes différentes fixées respectivement


en A et B (q > 0). Déterminer le moment dipolaire électrique décrit par ces deux
charges.

Le moment dipolaire électrique est une grandeur vectorielle définie :

⃗⃗⃗⃗⃗⃗ = −𝑞𝑂𝐴
𝑝⃗ = 𝑞𝐴𝐵 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ = − 𝑎 𝑞(−𝑖⃗) + 𝑎 𝑞(𝑖⃗) = 𝑎𝑞 →
⃗⃗⃗⃗⃗⃗+𝑞𝐴𝐵 𝑖 (I-18)
2 2

On remarque que le moment dipolaire décrit la charge et sa géométrie « a ». Son unité dans le
système International (SI) est le Coulomb-mètre (C m).
1.4.4 Potentiel et champ électrostatiques crées par un dipôle isole

Deux charges sont fixées respectivement en deux points A(-𝑞) et B(  q )


⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ‖. On se propose d’étudier les caractéristiques
séparées d’une distance 𝑎 = ‖𝐴𝐵
du champ et du potentiel électrostatique crées par ces deux charges en un point
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ‖: approximation dipolaire.
N très éloignés des charges : 𝑎 << 𝑟 = ‖𝑂𝑁

1) Calcul du potentiel crée par un dipôle électrostatique dans le cadre de


l'approximation dipolaire

D’après le principe de superposition, le potentiel au


point 𝑁 est 𝑉 (𝑁)

1 𝑞 1 𝑞
𝑉 (𝑁 ) = 𝑉 (𝐴 ) + 𝑉 (𝐵 ) = − + (I-19)
4𝜋𝜀0 𝑟𝐴 4𝜋𝜀0 𝑟𝐵

𝑞 1 1
Donc 𝑉 (𝑁 ) = ( − )
4𝜋𝜀0 𝑟𝐵 𝑟𝐴

avec : 𝑟𝐵 = 𝐵𝑁 et 𝑟𝐴 = 𝐴𝑁 >> 𝑎. Figure I.11


Chapitre I. Electrostatique 24
Calcul des distances 𝑟𝐴 et 𝑟𝐵

D’après la relation de Chasles :


→ → → → → 𝑎
𝐵𝑁 = 𝐵𝑂 + 𝑂𝑁 = 𝑂𝑁 − 𝑂𝐵 = 𝑟⃗ − 𝑖⃗ (I-20)
2

→ 2 2 𝑎2
‖𝐵𝑁‖ = 𝑟 + − 𝑟⃗𝑎𝑖⃗ (I-21)
4

On a 𝑟⃗ = cos 𝜃 𝑖⃗ + sin 𝜃 𝑗⃗, 𝑖⃗. 𝑖⃗ = 1 𝑒𝑡 𝑖⃗⃗⃗⃗


.𝑗 = 0
→ 2 𝑎 2
Donc 𝑟𝐵2 = ‖𝐵𝑁‖ = 𝑟 2 + − 𝑟𝑎 𝑐𝑜𝑠 𝜃 (I-22)
4
1
On calcule en suite :
𝑟𝐵
1 1
− −
1 1 2 𝑎2 2 1 𝑎2 𝑎 2
= = (𝑟 + − 𝑟𝑎 𝑐𝑜𝑠 𝜃) = (1 + − 𝑐𝑜𝑠 𝜃) (I-23)
𝑟𝐵 2
√𝑟 2 +𝑎 −𝑟𝑎 𝑐𝑜𝑠 𝜃 4 𝑟 𝑟2 𝑟
4

On rappelle le développement limité au premier ordre pour le terme de :

𝑎 −1⁄2 1𝑎 𝑎
(1 + ) ≈1− avec ( << 1) (I-24)
𝑟 2𝑟 𝑟

𝑎 𝑎2 𝑎 𝑎2
Et puisque << 1 et << on peut négliger les termes en devant le terme
𝑟 𝑟2 𝑟 𝑟2
𝑎
en alors :
𝑟

1 1 𝑎
= (1 + 𝑐𝑜𝑠 𝜃) (I-25)
𝑟𝐵 𝑟 2𝑟

1
De la même manière, on calcule le terme :
𝑟𝑁

1 1 𝑎
= (1 − 𝑐𝑜𝑠 𝜃) (I-26)
𝑟𝑁 𝑟 2𝑟

Et par conséquent :
1 1 𝑎
− = 𝑐𝑜𝑠 𝜃 (I-27)
𝑟𝐵 𝑟𝑁 𝑟

D’où le potentiel est :


1 𝑎𝑞
𝑉 (𝑀 ) = 𝑐𝑜𝑠 𝜃 (I-28)
4𝜋𝜀0 𝑟

2)Calcul du champ électrostatique créé par un dipôle dans le cadre de


l’approximation dipolaire :
Chapitre I. Electrostatique 25
On définit un champ électrique par La relation suivante (en coordonnées polaires)

𝐸⃗⃗ = 𝐸𝑟 𝑢
⃗⃗𝑟 + 𝐸𝜃 𝑢
⃗⃗𝜃 (I-29)

𝜕𝑉 1 2𝑎𝑞
𝐸𝑟 (𝑟, 𝜃) = − = 𝑐𝑜𝑠 𝜃
𝜕𝑟 4𝜋𝜀0 𝑟 3
Où : { 𝜕𝑉 1 𝑎𝑞
(I-30)
𝐸𝜃 (𝑟, 𝜃) = − = 3
𝑠𝑖𝑛 𝜃
𝜕𝜃 4𝜋𝜀0 𝑟

D’où le champ électrostatique est :


1 𝑎𝑞
𝐸⃗⃗ (𝑀) = (2 𝑐𝑜𝑠 𝜃 𝑢 ⃗⃗𝜃 )
⃗⃗𝑟 + 𝑠𝑖𝑛 𝜃 𝑢 (I-31)
4𝜋𝜀0 𝑟 3

Donc a partir de l’activité 1 et 2 on peut écrire :


1 𝑃
𝑉 (𝑀 ) = 𝑐𝑜𝑠 𝜃 où ‖𝑝⃗‖ = 𝑎𝑞 I-32)
4𝜋𝜀0 𝑟 2

Remarque : le moment dipolaire permet de caractériser le dipôle.

Une charge électrique ponctuelle q crée sur l’espace qui l’entoure un champ

électrostatique E . En un point M de l’espace.
1) Trouver l'expression du champ et du potentiel électrostatique
2) déduire l’expression générale reliant le champ électrostatique avec le
potentiel électrostatique.

1)
Expression du champ électrostatique 𝐸⃗⃗ (𝑀) est :
9.10 9 .𝑞
𝐸⃗⃗ (𝑀) = 2 𝑢
⃗⃗𝑟
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗‖
‖0𝑀

Expression du potentiel électrostatique 𝑉(𝑟) :


9.109 .𝑞
𝑉(𝑀) = ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ‖
‖0𝑀

2) Relation générale reliant un champ électrostatique 𝐸⃗⃗ (𝑟) et le potentiel


électrostatique𝑉(𝑟):
Chapitre I. Electrostatique 26

𝐸⃗⃗ (𝑀) = − 𝑔𝑟𝑎𝑑 (𝑉)

I.5 Théorème de Gauss


Le théorème de Gauss exprime le lien entre les sources et le champ.
On appelle flux élémentaire du champ 𝐸⃗⃗ (𝑀) à travers une surface élémentaire orientée 𝑑𝑆. 𝑛⃗⃗
la quantité :
𝑑𝛷𝑆 = 𝐸⃗⃗ (𝑀). 𝑑𝑆. 𝑛⃗⃗
Le flux du champ électrostatique à travers une surface
fermée (Σ), délimitant un volume τ, est égal à la charge qint
contenue à l’intérieur de cette surface divisée par ε0.

Figure I.12
∑𝑞
𝛷𝑆 = ∯(𝛴) 𝐸⃗⃗ (𝑀). 𝑑𝑆. ⃗𝑛⃗ = 𝑖𝑛𝑡 (I.33)
𝜀0

L’unité SI de flux électrique est le newton-mètre carré par coulomb (N·m2/C).


Le champ électrostatique peut être généralisés au champ gravitationnel en utilisant l’analogie
suivante :

Flux du champ Flux du champ


Particule électrostatique gravitationnel
Éléments Charge (q) Masse (M)
Constantes 1
𝐾= = 9. 109
4𝜋𝜀0 𝐺 = 6.67. 10−11 m3kg-2s-1
Champ 𝐸⃗⃗ 𝐴⃗

Tableau I.4:
On en déduit donc le théorème de Gauss pour la gravitation : Le flux du champ gravitationnel
à travers une surface fermée (Σ), délimitant un volume τ, est relié à la masse Mint contenue à
l’intérieur de cette surface.
𝛷𝑆 = ∯(𝛴) 𝐴⃗. 𝑑𝑆. ⃗𝑛⃗ = −4𝜋𝐺𝑀𝑖𝑛𝑡 (I.34)

Dans une région vide de charges, le théorème de Gauss s’écrit pour une surface fermée S
𝑞𝑖𝑛𝑡
𝛷𝑆 = ∯(𝛴) 𝐸⃗⃗ (𝑀). 𝑑𝑆. ⃗𝑛⃗ = =0 (I.35)
𝜀0
Chapitre I. Electrostatique 27

Le plan d’un disque de rayon 10 cm est incliné de 50° par rapport à un


Champ électrique uniforme de 600 N/C.
Quel est le flux à travers le disque ?

Le vecteur 𝑠⃗ représentant l’aire du disque, dont la direction est normale au


plan du disque, fait un angle de 50° avec le champ (la surface étant ouverte, on a pris le sens
de 𝐸⃗⃗ (𝑀) de façon à ce que le flux soit positif).
L’aire est égale à
𝑠 = 𝜋𝑅2 = 0.025 𝑚2 . (I-36)
Le flux est donc :
𝛷𝑆 = 𝐸. 𝑆. cos 500 = 600.0,025.0,643 = 9.63𝑁. 𝑚2 /𝐶 (I-37)

Le théorème de Gauss fournit une méthode très utile pour calculer le champ E lorsque celui
ci possède des propriétés de symétrie particulières. Celles-ci doivent en effet permettre de
calculer facilement le flux Φ. Comme le théorème de Gauss est valable pour une surface
quelconque, il nous suffit de trouver une surface S adaptée, c’est à dire respectant les
propriétés de symétrie du champ, appelée « surface de Gauss ».
Somme algébrique des charges
comprises à l’intérieur de la
surface fermée.
Champ électrique

∑ 𝑞𝑖𝑛𝑡
𝛷𝑆 = ∯ 𝐸⃗⃗ (𝑀). 𝑑𝑆. ⃗𝑛⃗ =
Flux de champs (𝛴) 𝜀0
Élément de surface

Surface fermée

Figure I.13
Chapitre I. Electrostatique 28

I.5.1 Étapes d’application du théorème :


a) Théorème de Gauss pour une charge ponctuelle seule

Charge ponctuelle eule

➀ Tracer les lignes de champ électrique produites par les charges électriques.
Tracez et identifiez le vecteur champ électrique E au point où on veut le
calculer.
➁ Choisisser une surface fermée Sf qui convient à la symétrie du champ : E
est constant pour tous les éléments de surface dS;
q est constant entre 𝐸⃗⃗ et les ⃗⃗⃗⃗⃗
𝑑𝑆 .
Tracez et identifiez le vecteur surface ⃗⃗⃗⃗⃗
𝑑𝑆 au point d'application du vecteur 𝐸⃗⃗ .
➂ Du théorème de Gauss, calculez le flux du champ électrique traversant
la surface fermée (terme de gauche) et l’expression de la somme algébrique des
charges situées à l’intérieur de la surface fermée (terme de droite). Il reste à mettre
le champ E en évidence.

On choisit dans le cas de la charge ponctuelle, une surface de


Gauss sphérique (surface imaginaire entourant l’élément chargé),
puisque la symétrie du problème le permet. On identifie
ensuite le vecteur E à une distance r de la charge ponctuelle
(pour obtenir le champ en fonction de r) et le vecteur dS. Figure I.14
𝑞
𝛷𝑆 = ∯ 𝐸⃗⃗ (𝑀). 𝑑𝑆. 𝑛⃗⃗ = (I-38)
𝜀0
𝑞
𝐸(𝑀). ∯ . 𝑑𝑆 = (I-39)
𝜀0

Il faut se rappeler que l’aire S correspond à l’aire de la surface de Gauss, qui est
ici sphérique.
En intégrant sur toute la sphère (sur laquelle r est constant) :
𝑞
𝐸. 𝑆𝑆𝑝ℎè𝑟𝑒 = 4𝜋𝑟 2 𝐸 = (I-40)
𝜀0

donc :
𝑞 1 𝑞
2
4𝜋𝑟 𝐸 = ⟹ 𝐸= (I-41)
𝜀0 4𝜋𝑟 2 𝜀0
Chapitre I. Electrostatique 29
b) Théorème de Gauss pour une distribution continue de charges

La charge totale intérieure et limitée par le volume V, la surface S et la longueur L


respectivement et contenue dans la surface fermée de Gauss vaut :
Pour une distribution linéique de charges de densité 𝑄 = ∫ 𝜆𝑑𝑙
Pour une distribution surfacique de charges de densité 𝑄 = ∬ 𝜎𝑑𝑠
Pour une distribution volumique de charges de densité 𝑄 = ∭ 𝜌𝑑𝑣

Disque uniformément chargé

Le théorème de Gauss dans le cas où la distribution de charges est continue et décrite par
une = 𝜎𝑆 de charges (linéique λ, surfacique σ et volumique ρ) s’écrit comme suit :
𝑞 densité
1
Cas d’une distribution linéaire. 𝛷𝑆 = ∯𝑠 𝐸⃗⃗ (𝑀). 𝑑𝑆. 𝑛
⃗⃗ = ∫ 𝜆𝑑𝑟
𝜀0
1
Cas d’une distribution surfacique. 𝛷𝑆 = ∯𝑠 𝐸⃗⃗ (𝑀). 𝑑𝑆. 𝑛
⃗⃗ = ∬ 𝜎𝑑𝑠
𝜀0
1
Cas d’une distribution volumique. 𝛷𝑆 = ∯𝑠 𝐸⃗⃗ (𝑀). 𝑑𝑆. 𝑛
⃗⃗ = ∭ 𝜌𝑑𝑉
𝜀0

1°) Champ électrostatique - Charge électrique totale est immédiate :


(I-42)
La surface du disque de rayon R du système est :
S Disque   R 2 (I-43)

La surface du disque de Gauss de rayon r est :


𝑆𝐺𝑎𝑢𝑠𝑠 = 𝜋𝑟 2 (I-44)
Dans le cas du disque, on peut appliquer le théorème de Gauss.
Dans les deux cas le champ est radial
 
E M .dS.n 
q
S   
int
(I-45)
 0

a) Le champ électrostatique à l’extérieur des deux disques 𝐸 (𝑟)


 Région 01 Cas 𝒓 > 𝑹 :

La charge totale à l’intérieur est :


∑ 𝑞𝑖𝑛𝑡 = 𝑞 = 𝜎𝜋𝑅2 (I-46)
𝑄
𝐸(𝑟). 𝑆𝐺𝑎𝑢𝑠𝑠 = (I-47)
𝜀0

Soit :
Chapitre I. Electrostatique 30
𝜎𝜋𝑅 2
𝐸(𝑟). 𝜋𝑟 2 = (I-48)
𝜀0

D’où :
 R2 1
E (r )  (I-49)
0 r2

Figure I.15 : Cas 𝑟 > 𝑅


b) Le champ électrostatique dans le disque interne :
 Région 02 Cas 𝑟 < 𝑅 :

La charge totale à l’intérieur est :


∑ 𝑞𝑖𝑛𝑡 = 𝑞 = 𝜎𝜋𝑅2 (I-50)
𝑄
𝐸(𝑟). 𝑆𝐺𝑎𝑢𝑠𝑠 = (I-51)
𝜀0

Soit : Figure I.16 : Cas 𝑟 < 𝑅


2
𝜎𝜋𝑟 (I-52)
𝐸(𝑟). 𝜋𝑟 2 =
𝜀0
D’où :
𝜎
𝐸(𝑟) = (I-53)
𝜀0
I°) Représentation graphique du champ 𝑬(𝒓) (pour 𝑸 > 𝟎) :

Figure I.17 : représentation graphique du champ 𝐸 (𝑟).


I°) Détermination du potentiel 𝑽(𝒓) :
Soit :
 dV
E   grad (V ) E (I-54)
dr
 R2 1
E (r )  (I-55)
0 r2
Chapitre I. Electrostatique 31
On obtient alors V(r) en utilisant la relation :
⇒ ∫ 𝑑𝑉 = − ∫ 𝐸(𝑟)𝑑𝑟 (I-56)
 Région 01 Cas 𝒓 > 𝑹 :

La charge totale à l’extérieur est :


R 2 1
 V (r )   C1 (I-57)
0 r
𝐶1 est la constante d’intégration.
Comme 𝑉 (∞) = 0 𝑎𝑙𝑜𝑟𝑠 𝐶1 = 0 (𝑞 = 0)
D’où :
𝜎𝑅 2 1
𝑉(𝑟) = (I-58)
𝜀0 𝑟

 Région 02 Cas 𝑟 < 𝑅 :

La charge totale à l’intérieur est : ∑ 𝑞𝑖𝑛𝑡 = 𝑞 = 𝜎𝜋𝑅2


𝜎
Soit 𝐸(𝑟) =
𝜀0

E   grad (V )   dV    E (r )dr (I-59)

D’où :

 V (r )  r  C2 (I-60)
0

Par continuité du potentiel en 𝒓 = 𝑹, on obtient :


𝜎𝑅 𝜎𝑅 2 1 𝜎𝑅
𝑉(𝑅) = + 𝐶2 = =  C2  0 (I-61)
𝜀0 𝜀0 𝑅 𝜀0

D’où :
𝜎 (I-62)
𝑉(𝑟) = 𝑟
𝜀0

4) Représentation graphique du potentiel V (r ) (pour Q  0 ) :

Figure I.18 : représentation


graphique du potentiel 𝑉 (𝑟).
Chapitre I. Electrostatique 32

Considérons un plan infini portant une charge électrique σ


uniforme par unité de surface.
Le plan d'équation Z = 0, de charge électrique surfacique
𝜎 constante. Elle possède deux invariances par translation
suivant x et y·
Elle est alors aussi invariante ds1 par n’importe quelle
translation de direction un vecteur appartenant au plan
vectoriel. Figure I.19
On choisit donc comme surface de Gauss un cylindre dont les extrémités S1 et S2, parallèles à
la plaque chargée, ont la même surface S et sont situées de part et d’autre et à égale distance
de la plaque, Ainsi, le flux traversant la surface latérale du cylindre est nul et le champ a le
même module en chacun des points de l’une ou l’autre des extrémités : E1 = E2 = E. La portion
de la plaque chargée qui se trouve à l’intérieur de la surface de Gauss a une surface S, la même

que les extrémités du cylindre. La charge contenue dans la


surface est donc σS.

Il y a trois surfaces : la surface de base S1, la surface de base


S2 et la surface latérale S3 :

Le théorème de Gauss donne


Figure I.20

𝛷𝑆 = ∯ 𝐸⃗⃗ (𝑀). 𝑑𝑆. 𝑛


⃗⃗ = ∫𝑆1 𝐸⃗⃗ (𝑀). 𝑑𝑆1 . ⃗⃗⃗⃗ ⃗⃗ (𝑀). 𝑑𝑆2 . 𝑛
𝑛1 + ∫𝑆2 𝐸 ⃗⃗⃗⃗2 + ∫𝑆3 𝐸⃗⃗ (𝑀). 𝑑𝑆3 . ⃗⃗⃗⃗
𝑛3

(I-63)
= 𝐸1 𝑆1 + 𝐸2 𝑆2 + 0
𝜎𝑆
= 2𝐸. 𝑆 =
𝜀0

D’où
𝜎
𝐸=
2𝜀0
Chapitre I. Electrostatique 33
(I-64)
𝜎𝑆
Selon le théorème de Gauss, 2𝐸. 𝑆 = . D’où une composante du champ électrostatique
𝜀
𝜎 𝜎
pour z > 0 , 𝐸 = et pour z < 0 à 𝐸 = − du fait de l'imparité de Ex.
2𝜀0 𝜀0

Le champ électrostatique est constant dans chacun des deux demi-espaces séparés par le plan
𝜎
chargé. Sa composante suivant la normale au plan subit une discontinuité égale à au
𝜀0

franchissement du plan.
Remarque
s
Le champ ne varie pas avec la distance, ce qui
est naturel car le plan est supposé infini .
On peut encore appliquer ce résultat pour une
surface quelconque chargée uniformément.
Il suffit alors d’interpréter E comme le champ
au voisinage immédiat de la surface : suffisamment
près, celle-ci peut être assimilée à un plan infini.

Ce théorème est très utile dans le tous cas de symétries fortes (cylindriques ou sphériques).
Comme nous avons vue précédemment, Pour calculer le champ ou le potentiel, il faut alors
suivre le schéma directeur suivant :

Un fil rectiligne infini chargé porte une densité linéique de charge uniforme égale à λ.
Déterminer le module du champ électrique à la distance r du centre O du fil. On suppose que
λ est négatif.
Nous pouvons dire que le module du champ est le même pour tous les points situés à
une distance r du centre du fil.
Chapitre I. Electrostatique 34
Nous avons donc un champ radial au fil, perpendiculaire à la surface de Gauss et
Parallèle à 𝑑𝑠3 les deux surfaces (S1 et S2) formant la surface
de Gauss totale présentent un champ électrique
perpendiculaire aux éléments de surface ( 𝑑𝑠2 , 𝑑𝑠1 ),
S1
générant un flux électrique nul à travers ces surfaces.
La surface de Gauss choisie est un cylindre de rayon r et de S3

longueur ℓ est :
SGauss = 2π r ℓ S2

La surface latérale du cylindre est S3 = 2π r ℓ


La charge électrique à l’intérieur de la surface de Gauss est
donnée par : Figure I.21 : fil rectiligne infini
chargé avec une densité linéique
∑ 𝑞𝑖𝑛𝑡 = 𝑞 = 𝜆𝑙 (I-65)
Il y a trois surfaces : la surface de base S1, la surface de base S2 et la surface latérale S3.

Le théorème de Gauss donne 𝛷𝑆 = ∯ 𝐸⃗⃗ (𝑀). 𝑑𝑆. 𝑛⃗⃗ = ∬ 𝐸⃗⃗ (𝑀). 𝑑𝑆1 . 𝑛⃗⃗1 + ∬ 𝐸⃗⃗ (𝑀). 𝑑𝑆2 . 𝑛⃗⃗2 +

∬ 𝐸⃗⃗ (𝑀). 𝑑𝑆3 𝑛⃗⃗3

= ∫𝑆1 𝐸. 𝑆. 𝑐𝑜𝑠90° + ∫𝑆2 𝐸. 𝑆. 𝑐𝑜𝑠90° + ∫𝑆3 𝐸. 𝑆. 𝑐𝑜𝑠(0°)

= 0 (𝐸⃗⃗ ⊥ 𝑑𝑠1 . 𝑛⃗⃗1 + 0 (𝐸⃗⃗ ⊥ 𝑑𝑠2 . 𝑛⃗⃗2 )+𝐸. 𝑆3 (𝐸⃗⃗ ∥ 𝑑𝑠3 . 𝑛⃗⃗3 ) (I-65)
= 𝐸. 𝑆3 = 𝐸. 2𝜋𝑟𝑙

∑ 𝑞𝑖𝑛𝑡
Et on a : 𝛷𝑆 = 𝐸(𝑟). 𝑆𝐺𝑎𝑢𝑠𝑠 =
𝜀0
𝜆. 𝑙
Donc 𝐸(𝑟).2𝜋𝑟𝑙 =
𝜀0
D’où :
𝜆
𝐸(𝑟) = (I-66)
𝜀0 𝑥2𝜋𝑟

Le système possède une symétrie de révolution par rapport à l’axe 𝑧𝑧̀ et de translation
parallèlement à cet axe : le champ E en un point M situé à la distance r de l’axe est donc de
la forme :
Chapitre I. Electrostatique 35
𝐸⃗⃗ (𝑀) = 𝐸 (𝑟). 𝑢
⃗⃗𝑟 (I-67)
Appliquons le théorème de Gauss à un cylindre fermé d'axe (Oz), de rayon r et de hauteur ℓ
∑ 𝑞𝑖𝑛𝑡
Le théorème de Gauss : 𝛷 = ∯𝑆.𝐺 𝐸⃗⃗ . 𝑑𝑆. 𝑛
⃗⃗ = .
𝜀0

La surface latérale du cylindre est S = 2π r ℓ

 Région 01 Cas 𝒓 > 𝑹 :

La charge totale électrique à l’intérieur de la surface de Gauss est


donnée par (σ est uniforme) :
∑ 𝑞𝑖𝑛𝑡 = 𝑞 = 𝜎𝑆 = 𝜎2𝜋 𝑟 ℓ (I-68)
Figure I.22 : Cas 𝑟 > 𝑅

∑ 𝑞𝑖𝑛𝑡 (I-69)
𝛷 = ∯ 𝐸⃗⃗ . ⃗⃗⃗⃗⃗
𝑑𝑆 = 𝐸(𝑟). 𝑆 =
𝑆.𝐺 𝜀0
Soit :
𝜎2𝜋𝑅𝑙
𝐸 (𝑟). 2𝜋𝑟𝑙 =
𝜀0
D’où 𝜎𝑅
𝐸 (𝑟 ) = (I-70)
2𝜀0 𝑟
 Région 02 Cas 𝒓 < 𝑹 :
La surface de Gauss choisie est un cylindre de rayon r et de
longueur l est :
SGauss = 2π r ℓ
La surface d’un cylindre de rayon r et de hauteur ℓ :

𝑆𝐺 = 2𝜋 𝑟 ℓ . (I-71)
Selon la coupe transversale de la figure suivante, il n’y a pas de charge
à l’intérieur du cylindre de Gauss ∑ 𝑞𝑖𝑛𝑡 = 0 , car la charge Figure I.23 : cas 𝑟 < 𝑅
Chapitre I. Electrostatique 36
est limitée à la surface du cylindre chargé. Alors,

𝐸 = ⃗0⃗
⃗⃗⃗⃗

Figure I.24 : représentation graphique du champ 𝐸(𝑟).

Comme le champ électrostatique est perpendiculaire à la surface 𝑑𝑆1 , et la surface 𝑑𝑆2 son
flux à travers ces deux surfaces est nul, d’où : Φ1= Φ2 = 0
D’où :
∑ 𝑞𝑖𝑛𝑡
𝛷 = ∯ 𝐸⃗⃗ . 𝑑𝑆. 𝑛
⃗⃗ = (I-72)
𝑆.𝐺 𝜀0

Le champ ⃗⃗⃗⃗
𝐸 créé par un cylindre infini est radial.
La surface de Gauss choisie est un cylindre de rayon r et de longueur ℓ.
Le flux du champ électrique à travers la surface de Gauss est donné par:
Le volume du cylindre est :
V = π 𝑅2 ℓ (I-73)
La charge électrique à l’intérieur du volume est donnée par (𝜌 est uniforme) :
∑ 𝑞𝑖𝑛𝑡 = 𝑞 = 𝜌𝑆 = 𝜌π 𝑅 2 ℓ (I-74)

Région 01 Cas 𝒓 < 𝑹 :

Surface de Gauss considérée : cylindre de rayon r .

Charge totale à l’intérieure de la surface de Gauss :

∑ 𝑞𝑖𝑛𝑡 = 𝑞 = 𝜌𝑉 = 𝜌π 𝑅2 ℓ.
𝜌𝜋𝑅2 ℓ
Soit : 𝐸 (𝑟) × 2𝜋𝑟ℓ = .
𝜀0

D’où : Figure I.25 : cas r > R:


𝜌𝑅2 1
𝐸 (𝑟 ) = . (I-75)
2𝜀0 𝑟
Chapitre I. Electrostatique 37
.Région 02 Cas 𝒓 < 𝑹 :

Le volume du cylindre est V = π 𝑅2 ℓ


La charge électrique à l’intérieur du volume est donnée par (𝜌 est
uniforme) :
∑ 𝑞𝑖𝑛𝑡 = 𝑞 = 𝜌𝑉 = 𝜌π 𝑟 2 ℓ

Appliquons le théorème de Gauss à un cylindre fermé Figure


I.26 : cas r < R
d'axe (Oz), de rayon r et de hauteur ℓ
On a :
∑ 𝑞𝑖𝑛𝑡 ∑ 𝑞𝑖𝑛𝑡
𝛷 = 𝐸 (𝑟) × 𝑆𝐺 =  𝐸 (𝑟) × 2𝜋𝑟ℓ =
𝜀0 𝜀0
𝜌𝜋𝑟 2 ℓ
Soit : 𝐸 (𝑟) × 2𝜋𝑟ℓ =
𝜀0
D’où :
𝜌
𝐸 (𝑟 ) = .𝑟 (I-76)
2𝜀0

Plaçons-nous dans un repère sphérique.


On a alors :
𝐸⃗⃗ (𝑀) = 𝐸𝑟 𝑢
⃗⃗𝑟 + 𝐸𝜃 𝑢
⃗⃗𝜃 + 𝐸𝜑 𝑢
⃗⃗𝜑
Étude des symétries :
⃗⃗𝜃 ) est un plan de symétrie, donc 𝐸⃗⃗
⃗⃗𝑟 ,𝑢
Le plan (O,𝑢
appartient à ce plan.
⃗⃗𝜑 ) est un plan de symétrie, donc 𝐸⃗⃗
⃗⃗𝑟 ,𝑢
Le plan (O,𝑢
appartient à ce plan.
Le champ 𝐸⃗⃗ est donc dirigé selon 𝑢
⃗⃗𝑟 :
𝐸⃗⃗ (M) = E (r, θ, φ) x 𝑢
⃗⃗𝑟
𝐸⃗⃗ (𝑀) = 𝐸𝑟 𝑢
⃗⃗𝑟 + 𝐸𝜃 𝑢
⃗⃗𝜃 + 𝐸𝜑 𝑢
⃗⃗𝜑 Figure I.27 : représentation
graphique du champ 𝐸(𝑟).
Chapitre I. Electrostatique 38
Étude des invariances :
Il y a invariance de la distribution de charges par toute rotation autour de O, donc E ne dépend
pas de  ni de φ.
𝐸⃗⃗ (𝑀) = 𝐸 (𝑟)𝑢
⃗⃗𝑟 (I-77)
1°) Détermination de E(r) par application du théorème de Gauss :
Le flux du champ électrique à travers la surface de Gauss est donné par :
∑𝑞
𝛷 = ∯𝑆.𝐺 𝐸⃗⃗ . 𝑑𝑆. 𝑛
⃗⃗ = 𝑖𝑛𝑡. (I-78)
𝜀0
La surface de Gauss considérée : sphère de rayon r est :
𝑆𝐺𝑎𝑢𝑠𝑠 = 4𝜋𝑟 2

La surface d’une boule de rayon R est : S= 4𝜋𝑅 2


 Région 01 Cas 𝒓 > 𝑹 :
La charge totale à l’intérieur d’une sphère de rayon r  R est donnée par :
∑ 𝑞𝑖𝑛𝑡 = 𝑞 = 0
Le champ électrostatique E r  ⇒ 𝐸 (𝑟) = 0𝑉/𝑚 q
int 0

Le potentiel électrostatique V r 

Figure I.28 : r > R


1 𝑞
𝑉(𝑟) = = 𝑐𝑡𝑒
4𝜋𝜀0 𝑅 (I-79)

C’est équivalent au champ et au potentiel dus à une charge ponctuelle placée en O .

Région 02 Cas 𝒓 < 𝑹 :


La charge surfacique à l’intérieur d’une sphère de rayon 𝑟 < 𝑅 est donnée par :
∑ 𝑞𝑖𝑛𝑡 = 𝑞 = 𝜎𝑆 = 𝜎4π 𝑅2

 4R 2
Le théorème de Gauss donne : : E r .4r 2 
0
En simplifiant par (4𝜋), on a :

Figure I.29 : 𝑟 < 𝑅


𝜎𝑅2 1
𝐸 (𝑟 ) = 𝑥
𝜀0 𝑟 2
Chapitre I. Electrostatique 39
(I-80)
Le champ est donc nul à l’intérieur de la sphère chargée en surface.
Il y a continuité du potentiel pour r  R , 𝑉1 (𝑉 = 𝑅) =𝑉2 (𝑉 = 𝑅) or V(𝑟 = 𝑅+ ) = 𝑉(𝑟 = 𝑅 − )

2°) Représentation graphique du champ 𝑬(𝒓) (pour q> 𝟎).

Figure I.30 : représentation graphique du champ E r  .


Calcul du potentiel électrostatique V(r)

 Région 01 Cas 𝒓 > 𝑹 :


Le potentiel en M est :

Pour (à l’extérieure de la sphère) :


⃗⃗ est donné ;
Soit le champ 𝐸

𝐸⃗⃗ (𝑟) = 𝐸 (𝑟). 𝑢


⃗⃗𝑟 (I-81)
On pose :
𝜎𝑅2 1
𝐸 (𝑟 ) = .
𝜀0 𝑟 2 (I-82)
Soit :
∫ 𝑑𝑉 = − ∫ 𝐸(𝑟)𝑑𝑟 (I-83)
D’où :
𝜎𝑅2 1
𝑉 (𝑟 ) = . + (𝐶1 constante)
𝜀0 𝑟 .
puisque a l’infini (r=∞) les charges n’existent pas (q=0) ⟹le V r  =0 donc : C1  0 V .
𝜎𝑅2 1
𝑉 (𝑟 ) = . (I-84)
𝜀0 𝑟
𝑞
On a : 𝜎= (I-85)
4π 𝑅2
1 𝑞
𝑉 (𝑟 ) = . (I-86)
4𝜋𝜀0 𝑟
Chapitre I. Electrostatique 40
 Région 02 Cas 𝒓 < 𝑹 :

Le champ en tout point intérieur à S est nul ; le potentiel est donc constant : 𝑉 (𝑟 < 𝑅) = 𝐶2

Pour déterminer la constante nous pouvons utiliser la continuité du potentiel pour r = R :


Nous pouvons retrouver cette constante en écrivant : 𝑉 (𝑟 < 𝑅) = 𝑉(𝑟) = 0
avec, V(r=0) est le potentiel au centre O de la sphère S obtenu à partir d’un calcul direct
suivant la relation :
1 𝑑𝑞
𝑑𝑉 (𝑟) = . Puisque r=R
4𝜋𝜀0 𝑟

On peut écrire :
1 𝑑𝑞 1 𝜎𝑑𝑠 𝜎 𝜎𝑅
𝑉 (𝑟 ) = 𝑥 = 𝑥 = 𝑥 ∬ 𝑑𝑠 = (I-87)
4𝜋𝜀0 𝑟 4𝜋𝜀0 𝑅 4𝜋𝜀0 𝑅 𝜀0

D’où :
𝜎𝑅
𝑉 (𝑟 ) = (I-88)
𝜀0
Alors que le champ est discontinu à la traversée de la charge (figure (I-30), le potentiel
électrostatique est continu (figure (I-31)).

Figure I.31 : représentation graphique du potentiel V r  .

1) Calcul du champ 𝑬(𝒓)


Pour une sphère fermée de centre O et de rayon R, le flux sortant est :

∑𝑞 𝑞
𝛷 = ∯𝑆 𝐸⃗⃗ 𝑥𝑑𝑆. 𝑛
⃗⃗ = 𝑖𝑛𝑡 = 𝑖𝑛𝑡 (I-89)
𝜀0 𝜀0
Puisque le norme du champ est constant, le théorème de Gauss s’écrit :
𝑄
𝛷 = 𝐸(𝑟)𝑥𝑆 = (I-90)
𝜀0
Chapitre I. Electrostatique 41
 Région 01 Cas 𝒓 > 𝑹 :
La charge volumique à l’intérieur d’une sphère de rayon 𝑟 > 𝑅 est donnée par :

4
∑ 𝑞𝑖𝑛𝑡 = 𝑞 = 𝜌𝑉 = 𝜌 π 𝑅3
3

Le théorème de Gauss donne :


4
𝜌 𝜋𝑅3
𝛷 = 𝐸(𝑟).4𝜋𝑟2 = 3
𝜀0
Figure I.32 : r  R

R3 1
Soit : E (r )  (I-91)
3 0 r 2
C’est équivalent au champ dû à une charge ponctuelle q placée en O .
 Région 02 Cas 𝒓 < 𝑹 :
La charge volumique à l’intérieur d’une sphère de rayon 𝑟 < 𝑅
est donnée par :
4
∑ 𝑞𝑖𝑛𝑡 = 𝑞 = 𝜌𝑉 = 𝜌 π 𝑟 3 (I-92)
3

Le théorème de Gauss donne :


4
𝜌 𝜋𝑟3
𝛷 = 𝐸(𝑟).4𝜋𝑟2 = 3
𝜀0 Figure I.33 : cas r < R
simplifiant par (4𝜋𝑟 2), on a :
𝜎
𝐸 (𝑟 ) = . 𝑟 = 𝐴. 𝑟
3𝜀0
2) Représentation graphique du champ 𝑬(𝒓) :

Figure I.34 : représentation


graphique du champ E r  .

3) Détermination du potentiel 𝑽(𝒓)


 Région 01 Cas 𝒓 > 𝑹 :
R3 1
On pose : E (r )  , Soit :∫ 𝑑𝑉 = − ∫ 𝐸(𝑟)𝑑𝑟
3 0 r 2

Donc :
𝜌𝑅3 1 (I-93)
𝑉(𝑟) = + 𝐶1
3𝜀0 𝑟
Chapitre I. Electrostatique 42
.
puisque a l’infini les charges n’existent pas (q=0) ⟹le V r  =0 donc : 𝐶1 = 0𝑉.
Alors :
R 3 1
V (r )  (I-94)
3 0 r

 Région 02 Cas 𝒓 < 𝑹 :

Maintenant on a :
𝜌
𝐸(𝑟) = 𝑟
3𝜀0 (I-95)
∫ 𝑑𝑉 = − ∫ 𝐸(𝑟)𝑑𝑟 (I-96)
donc
𝜌
𝑉(𝑟) = − . 𝑟² + 𝐶2 (I-97)
6𝜀0

Pour déterminer La constante C 2 nous pouvons utiliser la continuité du potentiel pour r  R


𝑉1 (𝑉 = 𝑅) =𝑉2 (𝑉 = 𝑅) or V(𝑟 = 𝑅+ ) = 𝑉(𝑟 = 𝑅− ) (I-98)

donc  C2  R² (I-99)
2 0
 R ²
alors : V (r )   r²  (I-100)
6 0 2 0
4) Représentation graphique du potentiel 𝑽(𝒓) (pour 𝑸 > 𝟎) :

Figure I.35 : représentation graphique


du potentiel V r  .

I.6 Conducteurs en équilibre


I.6.1 Définitions
Un conducteur est un matériau qui contient des porteurs de charges (électrons) susceptibles
de se déplacer sous l’action d’un champ électrique.
Un conducteur est dit en équilibre électrostatique si toutes ses charges libres sont
immobiles (lorsque le mouvement d’ensemble des porteurs de charges est nul).
Chapitre I. Electrostatique 43

Quelles sont les conséquences de cette condition

I.6.2 Propriétés d’un conducteur en équilibre


a) Champ électrostatique à l’intérieur d’un conducteur en équilibre :
À l’intérieur du conducteur, la densité de charge est nulle et la charge q=0
⃗⃗⃗𝒊𝒏𝒕 et la charge qint à l’intérieur du conducteur sont nuls. Le potentiel
Le champ électrique 𝑬
est constant.
Puisque les forces extérieures sont nulles : 𝐹⃗ = ⃗0⃗
Donc : ⃗⃗
𝐸⃗⃗𝑖𝑛𝑡 = 0
D’après le théorème de Gauss,
𝑞
𝛷𝑆 = 𝐸𝑖𝑛𝑡 . 𝑆 = =0 (I-101)
𝜀0

Soit :
→ 𝑑𝑉
𝐸⃗⃗𝑖𝑛𝑡 = − 𝑔𝑟𝑎𝑑 (𝑉) ⇒ 𝐸𝑖𝑛𝑡 = − (I-102)
𝑑𝑟

On a : 𝐸 (𝑟) = 0 𝐶
On obtient alors V(r) en utilisant la relation :
⇒ ∫ 𝑑𝑉 = − ∫ 𝐸𝑖𝑛𝑡 (𝑟)𝑑𝑟 = 𝑐𝑠𝑡𝑒 (I-103)
La surface d’un conducteur en équilibre est équipotentielle.

Les lignes de champ sont normales à la surface pour un conducteur chargé.

b) Champ électrostatique à l’extérieur d’un conducteur en équilibre


a) Théorème de Coulomb

A l’extérieur du conducteur, la charge q du conducteur se répartit sur la surface, celle-


ci est une surface équipotentielle. Le champ électrique est perpendiculaire à la surface.

Il y a trois surfaces : la surface de base S1, la surface de base S2 et la surface latérale S3 :


Le théorème de Gauss donne

⃗⃗⃗⃗⃗ = ∬ 𝐸⃗⃗ (𝑀). 𝑑𝑆1 . 𝑛⃗⃗1 + ∬ 𝐸⃗⃗ (𝑀). 𝑑𝑆2 . 𝑛⃗⃗2 + ∬ 𝐸⃗⃗ (𝑀). 𝑑𝑆3 . 𝑛⃗⃗3
𝛷𝑆 = ∯ 𝐸⃗⃗ (𝑀). 𝑑𝑆
Chapitre I. Electrostatique 44

𝑆1 = 𝑆𝑖𝑛𝑡 ∶ est une surface quelconque prise à


l’intérieur du conducteur s’appuyant sur (𝑑𝑆)
⃗⃗
Où le champ est nul 𝐸⃗⃗𝑖𝑛𝑡 = 0
𝑆2 = 𝑆𝑒𝑥𝑡 : est considérée comme parallèle à (dS)
𝑆3 = 𝑆𝐿𝑎𝑡 : est la surface latérale du tube de champ construit
sur les sections (𝑑𝑆𝑖𝑛𝑡 ) et (𝑑𝑆𝑒𝑥𝑡 )
Calculons le flux à travers cette surface de Gauss Figure I.36

Les conditions de passage du champ 𝐸⃗⃗ à travers la surface donnent :


𝐸⃗⃗𝑒𝑥𝑡 = 𝐸⃗⃗𝑖𝑛𝑡 = ⃗0⃗ (Cas 𝑆3 = 𝑆𝐿𝑎𝑡 )
Ainsi, Au voisinage de la surface, 𝐸⃗⃗ ne peut être que normal à la surface.
⃗⃗ = 𝜎 𝑐𝑎𝑠 𝑆2 = 𝑆𝑒𝑥𝑡
(⃗𝐸⃗𝑒𝑥𝑡 − ⃗𝐸⃗𝑖𝑛𝑡 )𝑁 𝜀0

Au départ on a : ⃗⃗𝑖𝑛𝑡 = ⃗0⃗


𝐸

Si σ > 0, le champ est dirigé vers


l’extérieur,
Si σ < 0, le champ est dirigé vers
l’intérieur.

Figure I.37: conducteur en équilibre électrostatique

D’où :
𝜎
𝐸⃗⃗𝑒𝑥𝑡 = ⃗⃗
𝑁 (I-104)
𝜀0

⃗⃗ : est un vecteur unitaire normal à la surface dirigée vers l’extérieur.


𝑁
Cette relation, qui traduit que les lignes de champ sont normales à la surface
du conducteur, constitue le théorème de Coulomb
Chapitre I. Electrostatique 45

Lorsque le champ électrique créé par les charges électriques d’un nuage
est supérieur à 3MV/m , il ionise le milieu extérieur (l’air atmosphérique) et
produit des décharges électriques (étincelles).

Figure I.38
d) Théorème de faraday
Soient deux conducteurs (𝐴) et (𝐵) à l’équilibre, placés l'un à côté de l'autre.
Des lignes de champ vont relier (𝐴) à (𝐵). Soit un petit contour fermé 𝐶1 situé sur la
surface de (𝐴) de surface 𝑆1 tel que l'ensemble des lignes de champ s'appuyant sur
𝐶1 rejoignent (𝐵). Ces lignes de champ arrivant sur la surface du conducteur (𝐵)
dessinent un contour fermé 𝐶2 de surface 𝑆2
(figure I.39)
L'ensemble de ces lignes de champ constitue
un tube de flux. On dit que la surface 𝑆2 du
conducteur (𝐵) est l’élément correspondant à la
surface 𝑆1 du conducteur (𝐴)
Figure I.39
1) Influence partielle

On considère deux conducteurs (C1) et (C2).


On suppose que, initialement (C1) est chargé
avec une densité σ1 > 0, et C2 est neutre.
Si les deux conducteurs sont suffisamment
loin l’un de l’autre il n’y aura aucune
influence entre eux. Figure I.40
Chapitre I. Electrostatique 46
Lorsqu’on approche (C1) de (C2), il apparaît sur la surface de (C2) : une densité de charge
σ2 < 0 sur la partie faisant face à (C1) et une densité σ1 > 0 sur la partie opposée
La charge totale de (C2) restant neutre. On dit alors que (C1) et (C2) sont en position
d’influence partielle.

2) Influence totale

Deux conducteurs se sont en position d’influence totale lorsque l’un des deux entoure
complètement l’autre. L’influence totale produit lorsque le conducteur B entoure le
conducteur A. Si l’un des deux corps (C2 par exemple) entoure totalement l’autre, il y a
correspondance totale entre les charges de la surface (S1) de (C1) et la surface interne (S2) de
(C2).
On peut alors écrire :
𝑞1 = 𝜎1 . 𝑠1 = − 𝜎2 . 𝑠2
Les charges globales portées par les deux surfaces en regard sont égales et opposées.

(-q)
On peut donc résumer la situation de la manière suivante : (C2)
– dans la partie massive de (C1) : E1 = 0, (C1) (+q)
– sur la surface de (C1) : charge 𝑞1 > 0 créant E2,
(+q)
– sur la surface interne de (C2) : charge - 𝑞1 ,
Figure I.41
– dans la partie massive de (C2) : E = 0,
– sur la surface externe de (C2) : apparition de la charge +𝑞1 pour assurer la neutralité de (C2)
(si l’on suppose (C2) neutre au départ),
– à l’extérieur des deux conducteurs : le champ Eext est celui créé par la
seule charge 𝑞1 portée par la surface externe de (C2).

I.7 Pression électrostatique


Soit dS un élément de surface sur un conducteur chargé d’une densité surfacique σ.
𝜎.𝑑𝑆1
𝛷𝑆 = 𝐸1 (𝑀). 𝑑𝑆1 + 𝐸1 (𝑀). 𝑑𝑆1 = (I-105)
𝜀0

Le théorème de Gauss appliqué au cylindre élémentaire indiqué sur la figure donne :


Chapitre I. Electrostatique 47
𝜎
2𝐸1 (𝑀) = (I-106)
𝜀0

Donc :
𝜎
𝐸⃗⃗1 (𝑀) = ⃗𝑁
⃗⃗ (I-107)
2𝜀0
Et au voisinage de la surface on a :
𝐸⃗⃗ = 𝐸⃗⃗1 (𝑀) + 𝐸⃗⃗2 (𝑀) (I-108)
Donc le champ créé par le reste du conducteur est :
𝜎
𝐸⃗⃗2 (𝑀) = 𝐸⃗⃗1 (𝑀) − 𝐸⃗⃗𝑒𝑥𝑡 = 𝜀 𝑁⃗⃗ − 𝜎 𝑁 ⃗⃗ = 𝜎 𝑁⃗⃗ (I-109)
0 2𝜀 0 2𝜀0

La force électrique est :


𝜎 ⃗⃗ 𝜎2 .𝑑𝑠
𝐹⃗ (𝑀) = 𝑞. 𝐸⃗⃗2 (𝑀) = 𝜎. 𝑑𝑠 2𝜀 𝑁 = 2𝜀 𝑁 ⃗⃗
0 0

D’où
𝜎 2 . 𝑑𝑠
𝐹⃗ (𝑀) = ⃗⃗
𝑁 (I-110)
2𝜀0

On peut ainsi définir une pression électrostatique par :

𝑑𝐹 𝜎 2 . 𝑑𝑠 𝜎2 (I-111)
𝑝= = =
𝑑𝑠 2𝜀0 . 𝑑𝑠 2𝜀0

Quel que soit le signe de 𝜎 , la force


de pression electrostatique est
dirigée vers l’exterieur, et tend
donc à arracher les charges
surfaciques.

I.8 Condensateur
I.8.1 Définition d’un condensateur
Un condensateur présente deux armatures conductrices (A) et (B), séparées entre elles
par un isolant. La présence d’une charge + q sur l’une de ses armatures entraîne l’apparition
d’une charge opposée – q sur l’autre armature. Cet effet est dû à l’influence électrostatique
des charges entre elles s’appelle influence totale. La présence d’une distribution de charge
entraîne l’existence d’un champ électrique dans l’isolant entre les armatures, il en résulte une
Chapitre I. Electrostatique 48
différence de potentiel V aux bornes du condensateur.

I.8.2 Capacité d’un conducteur en équilibre


Considérons un conducteur en équilibre électrostatique isolé dans l'espace, chargé avec une
distribution surfacique σ et porté au potentiel V. Celui-ci s'écrit :
1 𝜎𝑑𝑆
𝑉(𝑀) = ∬(𝑆 𝐺𝑎𝑢𝑠𝑠) (I-112)
4𝜋𝜀0 𝑟

La charge totale portée par la surface du conducteur peut s´écrire :


𝑞 = ∬(𝑆) 𝜎𝑑𝑆 (I-113)

Où S présente la surface du conducteur est la densité superficielle de charge et r la distance


entre point M considéré et l’élément de surface dS.
Si on multiplie la densité superficielle 𝜎 par un coefficient quelconque 𝛾 (apportons de
nouvelles charges électrostatique) 𝜎1 = 𝜎. 𝛾 , les grandeurs des équations (I-112) et (I-113) du
potentiel V et de la charge q doivent être aussi multipliés par 𝛾 .
On en déduit que le rapport, entre la charge et le potentiel est une constante.
𝑞 𝑞1
= =𝑐>0 (I-114)
𝑉 𝑉1

• C > 0 toujours. C ne dépend que des caractéristiques géométriques du condensateur et


des caractéristiques du diélectrique séparant les deux armatures.
• La capacité d’un condensateur suffit pour caractériser le comportement de ce
condensateur au niveau électrique.
• Plus la différence de potentielle U est élevée, plus la charge électrique stockée est
importante. • A tension fixée, un condensateur de grande capacité permettra de stocker plus
de charges électriques qu’un condensateur de capacité moindre.
• Un condensateur permet donc de stocker de l’énergie (réservoir de charges électriques) sous
forme d’énergie électrostatique.
Donc pour un matériau conducteur de forme quelconque, on a :
𝑞
= 𝐶𝑜𝑛𝑠𝑡𝑎𝑛𝑡𝑒 = 𝐶 (Capacité propre du conducteur isolé)
𝑉

L’unité de capacité est le Farad de symbole F


Chapitre I. Electrostatique 49
I.8.3 Energie d’un système de conducteurs
a) Énergie potentielle électrostatique d’un conducteur

Soit un conducteur en équilibre électrostatique portant la charge Q, soit V son potentiel et C


sa capacité, on montre que l’énergie associée à un condensateur de capacité C et soumis à une
différence de potentiel V s’écrit :
1 𝑞2 1 1
𝐸𝑝 = = 𝑞𝑉 = 𝐶𝑉 2 (I-115)
2 𝐶 2 2

b) Énergie électrostatique d’interaction de n charges ponctuelles

L’énergie potentielle électrostatique d'un ensemble de n charges ponctuelles qi seules dans


l'espace est :
1 1
𝐸𝑝 (𝑖) = ∑𝑛𝑖=1 𝑞𝑖 𝑉𝑖 = ∑𝑛𝑖=1 𝐶𝑖 𝑉𝑖2 (I-116)
2 2

Où Vi est le potentiel électrostatique au point Xi où se trouve la charge qi

I.8.4 Phénomènes d’influence de conducteurs en équilibre


électrostatique

On considère deux conducteurs (C1) et (C2), placés l’un à côté de l’autre et portant des densités
surfaciques 𝜎1 et 𝜎2 à l’équilibre.
S’ils ne sont pas au même potentiel, des lignes de champ électrostatique relient (C1) et (C2),
Un ensemble des lignes de champ issues arrivant du contour (S1)de (C1) rejoignent le contour
(S2) de (C2) et y dessinent un contour fermé au (S2 ).
L’ensemble de ces lignes de champ constitue ce qu’on appelle un tube de flux :
Le flux du champ électrostatique à travers la surface latérale dessinée par ce tube est nul donc
⃗⃗.
𝐸⃗⃗𝐿 = 0
Donc la surface fermée produite 𝑆 = 𝑆1 + 𝑆2 où 𝑆1 est une surface qui s’appuie sur 𝐶1 et
plonge à l’intérieur de (𝐴1) et 𝑆2 une surface similaire pour (𝐴2).
𝛷1 = ∯ 𝐸⃗⃗1 . 𝑑𝑆1 . 𝑛⃗⃗1 . Car le champ à l’intérieur de C1 est nul.
𝛷2 = ∯ 𝐸⃗⃗2 . 𝑑𝑆2 . 𝑛⃗⃗2 . Car le champ à l’intérieur de C2 est nul.
𝛷3 = 𝛷𝑙𝑎𝑡 = ∯ 𝐸⃗⃗ . ⃗⃗⃗⃗⃗
𝑑𝑆𝑙𝑎𝑡 . Car le champ 𝐸⃗⃗ est perpendiculaire à la normale de la surface
latérale du tube.
𝐸. 𝑆 = 𝐸. 𝑆1 + 𝐸. 𝑆2 (I-117)
Chapitre I. Electrostatique 50
Donc à l’équilibre :
𝑞𝑖𝑛𝑡
𝛷 = 𝛷1 + 𝛷2 + 𝛷3 = =0 (I-118)
𝜀0

Ce qui nous donne : (𝑞𝑖𝑛𝑡 ∶ Charges contenues dans ce tube de champ)


𝑞𝑖𝑛𝑡 = 𝑞1 + 𝑞2 = 0
D’où : 𝑞1 = −𝑞2

Alors : 𝐸⃗⃗𝐴 = −𝐸⃗⃗𝐵 . (I-119)

I.8.5 Système de n conducteurs en équilibre


On se limite à un système de trois conducteurs. Il s’agit de trouver les relations entre les
charges et les potentiels des différents conducteurs.
Pour cela, on définit trois états d’équilibre auxquels on applique ensuite le principe de
superposition.

1ére état : conducteur n° 1 au potentiel V1 > 0 par exemple, les autres au potentiel 0.

2éme état : conducteur n° 2 au potentiel V2, les autres au potentiel 0.

3éme état : conducteur n° 3 au potentiel V3, les autres au potentiel 0.

𝑞11 , 𝑞21 , 𝑞31 étant les charges portées respectivement par les conducteurs 1, 2, 3, on a :

Tableau I.5

1eer état : 2éme état : 3éme état :


𝒒𝟏𝟏 = 𝑪𝟏𝟏 𝑽𝟏 (𝑪𝟏𝟏 > 𝟎) 𝑞12 = 𝐶12 𝑉2 𝑞13 = 𝐶13 𝑉3
𝒒𝟐𝟏 = 𝑪𝟐𝟏 𝑽𝟏 𝑪𝟐𝟏 < 𝟎 car sa charge 𝒒𝟐𝟏 < 𝑞22 = 𝐶22 𝑉2 𝑞23 = 𝐶23 𝑉3
𝟎 𝑞32 = 𝐶32 𝑉2 𝑞33 = 𝐶33 𝑉3
𝒒𝟑𝟏 = 𝑪𝟑𝟏 𝑽𝟏 𝑪𝟑𝟏 < 𝟎 car sa charge 𝒒𝟐𝟏 <
𝟎
Avec |C21 + C31| = C11 (influence partielle)
Superposition des potentiels :
𝑉1 + 0 + 0 = 𝑉1
0 + 𝑉2 + 0 = 𝑉2 (I-120)
0 + 0 + 𝑉3 = 𝑉3
Superposition des charges :
𝑞1 = 𝐶11 𝑉1 + 𝐶12 𝑉2 + 𝐶13 𝑉3
Chapitre I. Electrostatique 51
𝑞2 = 𝐶21 𝑉1 + 𝐶22 𝑉2 + 𝐶23 𝑉3 (I-121)
𝑞3 = 𝐶31 𝑉1 + 𝐶32 𝑉2 + 𝐶33 𝑉3

La relation entre charges et potentiels est une relation matricielle. La matrice


𝐶11 𝐶12 𝐶13
C ainsi définie, soit : [𝐶21 𝐶22 𝐶23 ]
𝐶31 𝐶32 𝐶33

On peut généraliser la relation entre charges et potentiels à un système de n conducteurs. Sous forme
matricielle, cette relation s’écrit :
𝑞𝑖 = ∑𝑛𝑖=1 𝐶𝑖𝑗 𝑉𝑗 (I-122)

𝑞1 = 𝐶11 𝑉1 + 𝐶12 𝑉2 +. . . +𝐶1𝑛 𝑉𝑛


𝑞2 = 𝐶21 𝑉1 + 𝐶22 𝑉2 +. . . +𝐶2𝑛 𝑉𝑛
.
. (I-123)
.
{𝑞𝑛 = 𝐶𝑛1 𝑉1 + 𝐶𝑛2 𝑉2 +. . . +𝐶𝑛𝑛 𝑉𝑛

C’est-à-dire :
 Cij  C ji  0
Avec :  (I-124)
Cij  0
où les indices i et j varient entre 1 et n. Cette écriture signifie que, pour chaque valeur de i, il faut
sommer cette expression sur j.

Cas particulier d’un système de deux conducteurs en influence totale on a :

𝑞1 = 𝐶11 𝑉1 + 𝐶12 𝑉2 avec 𝐶21 = 𝐶12 (I-125)


𝑞2 = 𝐶21 𝑉1 + 𝐶22 𝑉2

V1  0
On a à l’équilibre : 
V2  0
Si le corps (2) entoure le corps (1), l’influence est totale, on a alors :
𝑞2 = −𝑞1 ⇒ 𝐶11 𝑉1 + 𝐶12 𝑉2 = −𝐶21 𝑉1 − 𝐶22 𝑉2

Quels que soient V1 et V2.


On en déduit : 𝐶11 = 𝐶22 = −𝐶21 , comme on pose 𝐶11 = 𝐶
𝑞1 = 𝐶(𝑉1 − 𝑉2 )
𝑞2 = 𝐶(𝑉2 − 𝑉1 )
Chapitre I. Electrostatique 52

Exemples, applications
Dans ce qui suit, nous allons voir plusieurs exemples de calculs de capacités. Pour
obtenir la capacité C d’un condensateur, il faut calculer la relation entre sa charge
Q et sa tension U, c'est-à-dire :
𝑞
𝑈 = 𝑉1 − 𝑉2 =
𝐶

a) Capacité C d’un condensateur plan :

𝜎
𝐸⃗⃗1 = + 2𝜀 𝑢
⃗⃗12 Pour la première armature
0
{ 𝜎
𝐸⃗⃗2 = − 2𝜀 𝑢
⃗⃗21
0 Pour la deuxième armature

Figure I.42 Condensateur plan variable


𝜎
⇒ 𝐸⃗⃗ = 𝐸⃗⃗1 + 𝐸⃗⃗2 = 𝜀 𝑢
⃗⃗12 (I-126)
0

𝑁 𝜎(𝑀−𝑁) 𝜎𝑒
𝑉1 − 𝑉2 = ∫𝑀 𝐸⃗⃗ . 𝑑𝑟⃗ = 𝜀 =𝜀 (I-127)
0 0

On a : 𝑞 = 𝜎𝑆
𝑞𝑒
Donc : 𝑉1 − 𝑉2 = 𝑠𝜀
0 𝐸⃗⃗2 = −𝐸⃗⃗1 𝐸⃗⃗1 Champ total nul
𝐶
𝑠𝑜𝑖𝑡 ∶ 𝑞 = B
𝑉1 − 𝑉2 V2

𝐸⃗⃗2 = 𝐸⃗⃗1 E 𝐸⃗⃗1 e Champ total2 𝐸⃗⃗1
Alors : A
V1   Champ total nul

𝐸⃗⃗2 = 𝐸⃗⃗1 E 𝐸⃗⃗1

Figure I.43 : condensateur plan.


𝜀0 𝑆
𝐶= (I-128)
𝑒

b) Capacité C d’un condensateur cylindrique


Les armatures sont constituées par deux cylindres coaxiaux concentrique. Entre ces deux armatures,
𝑄
le théorème de Gauss permet d’écrire : Φ = 𝐸2𝜋𝑟ℎ = 𝜀
0

On calcul d’abord le champ électrostatique entre les armatures :


Chapitre I. Electrostatique 53
1 𝑞
𝐸⃗⃗ = 2𝜋𝜀 𝑢
⃗⃗𝑟 (I-129)
0 𝑟ℎ

La différence de potentiel d.d.p. entre les deux armatures est donc :

𝑅 1 𝑞 𝑞 𝑅 𝑞 𝑅
𝑉1 − 𝑉2 = − ∫ 𝐸(𝑟)𝑑𝑟 = − ∫𝑅 2 2𝜋𝑟ℎ 𝜀 = 4𝜋𝜀 ℎ(ln 𝑟)𝑅21 = 2𝜋𝜀 ℎ𝑙𝑛(𝑅2 )
1 0 0 0 1

𝑅
𝑉1 − 𝑉2 = 2𝜋𝜀0 ℎ𝑙𝑛(𝑅2 ) (I-186)
1

Figure I.44 : condensateur cylindrique.


Soit :
𝑞
𝐶 = 𝑉 −𝑉 (I-130)
1 2

2 0 h
D’où la capacité d’un condensateur cylindrique : C (I-131)
R 
ln 2 
 R1 
Alors :
R 
C  2 0 h ln 1  (I-132)
 R2 

C) Capacité C d’un condensateur sphérique


Les deux armatures du condensateur sont deux sphères concentriques de rayons R1
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ‖ = r, on peut
et R2. Pour un point M, situé entre les deux armatures et tel que ‖𝑂𝑀
 R2 1
écrire : E (r ) 
0 r2
 dV
Soit : E   grad (V ) E
dr
On obtient alors V(r) en utilisant la relation :

⇒ ∫ 𝑑𝑉 = − ∫ 𝐸(𝑟)𝑑𝑟
Figure I.45 : condensateur sphérique
𝑞1 1
⇒ 𝑉(𝑟) = + 𝐶1 (I-133)
4𝜋𝜀0 𝑟

𝐶1 est la constante d’intégration.

La différence de potentiel d.d.p. entre les deux armatures est donc :


Chapitre I. Electrostatique 54
1 𝑞1 𝑞1 1 𝑅2 𝑅2
𝑞1 1 1
𝑉1 − 𝑉2 = ∫ 𝐸 (𝑟)𝑑𝑟 = ∫ 2
𝑑𝑟 = (− ) = (− + )
𝑅1 4𝜋𝑟 𝜀0 4𝜋𝜀0 𝑟 𝑅1 4𝜋𝜀0 𝑅2 𝑅1

𝑞
Et comme 𝐶 = .
𝑉1 −𝑉2
𝑅2 𝑅1
Alors : 𝐶 = 4𝜋𝜀0 ( ). (I-134)
𝑅2 −𝑅1

II.8.6 Associations de condensateurs


Les condensateurs peuvent être associés en série ou en parallèle, ou par combinaison des
deux (voir figures II-11).

Figure I.46: montage parallèle, série et combinaison des condensateurs.

a) Assemblage des condensateurs en série


La charge q se conserve : toutes les armatures de rang impair portent la même charge +q,
toutes les armatures de rang pair la même charge -q

𝑉2 𝑉3
𝑉1 𝑉4
+𝑞1 −𝑞1 +𝑞2 −𝑞2 +𝑞3 −𝑞3
𝑉12 𝑉23 𝑉34

Figure I.47 : montage série des condensateurs.

𝑞𝑇𝑜𝑡𝑎𝑙𝑒 = 𝑞1 = 𝑉12 𝐶1 = 𝑞2 = 𝑉23 𝐶2 = 𝑞3 = 𝐶3 𝑉34 (I-135)

Or on sait que pour des dipôles en séries :


𝑉𝑇𝑜𝑡𝑎𝑙𝑒 = 𝑉12 + 𝑉23 + 𝑉34 (I-136)

Puisque tous les condensateurs portent la même charge :


𝑞𝑇𝑜𝑡𝑎𝑙𝑒 𝑞 𝑞 𝑞
= 𝐶1 + 𝐶2 + 𝐶3 (I-137)
𝐶𝑒𝑞 1 2 3

1 1 1 𝑞
d’où : 𝑉𝐴 − 𝑉𝐵 = 𝑞1 (𝐶 + 𝐶 + 𝐶 ) = 𝐶 1 (I-138)
1 2 3 𝑒𝑞

1 1 1 1
Alors : 𝑐 =𝐶 +𝐶 +𝐶 (I-139)
𝑒𝑞 1 2 3
Chapitre I. Electrostatique 55

La capacité équivalente Pour n condensateurs groupés en série est donc donnée par :
n
1 1
 (I-140)
ceq i 1 Ci
b) Assemblage des condensateurs en parallèle

Lorsque les condensateurs sont branchés en parallèle, la différence de potentiel à leurs


armatures est la même :
𝑉𝑇𝑜𝑡𝑎𝑙𝑒 = 𝑉1 = 𝑉2 = 𝑉3 (I-141)

En appliquant le principe de la conservation de la différence de potentiel, la charge q du


montage des condensateurs parallèles vaut :
𝑞𝑇𝑜𝑡𝑎𝑙𝑒 = 𝑞1 + 𝑞2 + 𝑞3 (I-142)
et pour un condensateur :
𝑞𝑇𝑜𝑡𝑎𝑙𝑒 = 𝑐𝑒𝑞 𝑉 (I-143)

Figure I.48 : montage parallèle des condensateurs

𝑞𝑇𝑜𝑡𝑎𝑙𝑒 = 𝑞1 + 𝑞2 + 𝑞3 = 𝑉 (𝐶1 + 𝐶2 + 𝐶3 ). (I-144)

D’où :
𝑐𝑒𝑞 = (𝐶1 + 𝐶2 + 𝐶3 ) (I-145)
La capacité équivalente Pour n condensateurs groupés en parallèle est donc donnée par :

𝑐𝑒𝑞 = ∑𝑛𝑖=1 𝐶𝑖 (I-146)


Chapitre I. Electrostatique 56
I.8.7 Energie d’un condensateur
Un condensateur emmagasine une quantité d'énergie électrique égale au travail accompli pour
le charger.
Soit un condensateur constitué de deux armatures. L’énergie électrostatique de ce système de
deux conducteurs est :
1 1
𝐸𝑒 = 𝑞1 𝑉1 + 𝑞2 𝑉2 (I-147)
2 2

En général, on a 𝑞1 = 𝑞2 = 𝑞 charge du condensateur :


1 1 1 𝑞2
𝐸𝑒 = 𝑞(𝑉1 − 𝑉2 ) = 𝑞𝑈 = 𝐶𝑈 2 = (I-148)
2 2 2 2𝐶

Ainsi donc, un condensateur peut emmagasiner de l’énergie électrostatique.


Mais où est-elle stockée ?
Sous quelle forme ?
Prenons le cas d’un condensateur plan de densité surfacique σ uniforme et dont les armatures,
séparées d’une distance d, ont une surface S commune. L’énergie de ce condensateur s’écrit :
𝑞2 1(𝜎𝑆)2 1 𝜎 2 𝜀0 (𝐸)2
𝐸𝑒 = = 𝜀 𝑆 = 𝜀0 ( ) (𝑆𝑑) = 𝜐 (I-149)
2𝐶 2 0 2 𝜀0 2
𝑑
Chapitre I. Electrostatique 57

Exercice 01
On donne la constante de gravitation G = 6,7.10-11 m3kg-2s-1 et le premier rayon de
l’atome de Bohr r0 = 0,53 ·10-10 m.
Dans l’atome d’hydrogène, un électron (charge -q) décrit une orbite circulaire de
rayon r0 autour d’un noyau constitué d’un proton (charge +q). Il s’agit de comparer
les forces électrostatique (Fe) et gravitationnelle (FG) entre ces deux particules.

On a:
1 𝑞1 𝑞2 (1,6.10−19 )2
𝐹𝑒 = = 9.109 = 8,1.10−8 𝑁
4𝜋𝜀0 𝑟 2 (5,3.10−11 )2

𝑚1 𝑚2 (9,1.10−31 ).(1,67.10−27 )
𝐹𝑔 = 𝐺 = 6.7.10−11 = 8,1.10−8 𝑁
𝑟2 (5,3.10−11 )2

Donc 𝐹𝑔 = 3.7.10−47 𝑁
On observe que la force électrostatique est environ 2.1039 fois plus grande que la force de
gravitation. Cette dernière est donc tout à fait négligeable.
 Une masse est toujours une grandeur positive tandis qu’une charge électrique peut être
positive ou négative. Il en résulte que la force de gravitation est toujours attractive alors que
la force électrostatique peut être soit attractive (charges de signes différents) ou répulsive
(charges de même signe)
 A l’échelle de particules chargées (protons, électrons et même noyaux atomiques) la
valeur de la force électrostatique est toujours nettement supérieure à celle de la force de
gravitation.

*Je sais faire la différence entre la force


électrostatique et la force de gravitation.
*Je sais présenter et calculer la force.

Exercice 02

Calculer la force qu’exerce la charge 𝑞1 = 8. 10−6 𝐶 sur une charge 𝑞2 = −4. 10−6 𝐶 séparées
par la distance 9 mm.
Chapitre I. Electrostatique 58

On a :

1 𝑞1 𝑞2
𝐹⃗𝑒 = 𝐹⃗1/2 = (𝑢
⃗⃗21 )
4𝜋𝜀0 𝑟 2

1 𝑞1 𝑞2 8.10−6 .(−4).10−6
𝐹𝑒 = 4𝜋𝜀 = 9.109 . = 3,55.107 𝑁
0 𝑟2 (9.10−3 )2
Figure I.49
Exercice 03

Soient deux charges ponctuelles 𝑞1 et 𝑞2 sont placées sur l’axe (𝑥𝑥 ′ ) au point 𝑂 et 𝐴(2,0)
respectivement.
Déterminer l’expression de la force électrostatique agissante sur une charge ponctuelle 𝑞3
placée sur l’axe (𝑥𝑥 ′ ) au point 𝐵(1,0). On donne : 𝑞1 = 2𝑞, 𝑞2 = −3𝑞 et 𝑞3 = 2𝑞 avec
𝑞 > 0.

On pose : 𝑞1 = 2𝑞, 𝑞2 = −3𝑞 et 𝑞3 = 2𝑞 avec 𝑞 > 0.

Présentation graphique des forces électriques 𝐹⃗𝐴 et 𝐹⃗𝑂 au point B.


Détermination de la valeur de la charge q0 en fonction de q

Figure I.50
D’après le principe de superposition des forces :
𝐹⃗𝐵 = 𝐹⃗𝑂/𝐵 + 𝐹⃗𝐴/𝐵

𝑞𝑂 𝑞𝐵 2
𝐹⃗𝑂/𝐵 = 𝐾 2 𝑢
⃗⃗𝑂 ; 𝑢 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ‖ = 1
⃗⃗𝑂 = 𝑖⃗ et ‖𝑂𝐵
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ‖
‖𝑂𝐵
𝑞𝐴 𝑞𝐵 2
𝐹⃗𝐴/𝐵 = 𝐾 2 𝑢
⃗⃗𝐴 ; 𝑢
⃗⃗𝐴 = −𝑖⃗ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ‖ = 1
et ‖𝐴𝐵
⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ‖
‖𝐴𝐵
D’où

(2𝑞)(2𝑞) (−3𝑞)(2𝑞)
𝐹⃗𝐵 = 9.109 𝑖⃗ − 9.109 𝑖⃗
1 1

Donc l'expression de la force électrostatique agissante sur la charge ponctuelle 𝑞3 est :


𝐹⃗𝐵 = 2,16.1011 𝑞2 𝑗⃗
Chapitre I. Electrostatique 59
Exercice 04

Soit un axe linéaire ox formé par deux charges alignées : 1 µC en 0 et 2 µC en A (x = 2 m).


Où doit-on placer une troisième charge q pour que la force nette sur cette charge soit nulle ?

Figure I.51

Les deux charges délimitent trois régions sur cet axe.


Région 01 Cas 𝒙 < 𝟎 𝒎 :
Dans cette région, les deux forces de répulsion ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑭𝑶/𝑩 et ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑭𝑨/𝑩 sont dans la même
direction. Donc les deux forces de répulsion ne s’annulent pas.

Région 02 Cas 𝒙 < 𝟒 𝒎 : Figure I.52

Les deux forces de répulsion sont encore une fois dans la même direction. Il est donc
impossible que la force soit nulle dans cette région.

Figure I.53
Région 03 Cas 𝟎 𝒎 < 𝒙 < 𝟒 𝒎 :

Dans ce cas, les forces s’annulent puisqu’elles sont dans des directions opposées.
D’après le principe de superposition des forces:

𝐹⃗𝐵 = 𝐹⃗𝑂/𝐵 + 𝐹⃗𝐴/𝐵 Figure I.54


𝑞𝑂 𝑞𝐵 2
𝐹⃗𝑂/𝐵 = 𝐾 2 𝑢
⃗⃗𝑂 ; 𝑢 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ‖ = 𝑥 2
⃗⃗𝑂 = 𝑖⃗ et ‖𝑂𝐵
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ‖
‖𝑂𝐵

𝑞𝐴 𝑞𝐵 2
𝐹⃗𝐴/𝐵 = 𝐾 2 𝑢
⃗⃗𝐴 ; 𝑢
⃗⃗𝐴 = −𝑖⃗ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ‖ = (2 − 𝑥)2
et ‖𝐴𝐵
⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ‖
‖𝐴𝐵
Chapitre I. Electrostatique 60
(3.10 )(𝑞) −6 (2.10 −6 )(𝑞)
D’où 𝐹⃗𝐵 = 9.109 2
𝑖⃗ − 9.109 𝑖⃗ = ⃗0⃗
𝑥 (2−𝑥)2

Donc
3 2
= ⇒ 𝑥 2 − 12𝑥 + 12 = 0
𝑥 2 (2 − 𝑥)2
Les solutions de cette équation est :
𝑥1 = 1,11 et 𝑥2 = 10,89
Comme la solution doit être entre x = 0 m et x = 2 m. donc notre solution est 𝑥 = 𝑥1 = 1.11 m

Exercice 05
Quatre charges ponctuelles identiques –q (q > 0) sont fixées aux sommets A, B, C et D d’un
carré de côté a. Une cinquième charge q0 > 0 est maintenue fixe au centre O du carré.
Déterminer la valeur de q0 en fonction de q pour que la force électrostatique totale qui s’exerce
sur chacune des cinq charges soit nulle.

On a : 𝑞𝐴 = 𝑞𝐵 = 𝑞𝐶 = 𝑞𝐷 = −𝑞
Présentation graphique des forces électriques 𝐹⃗𝐴 , 𝐹⃗𝐵, 𝐹⃗𝑂 et 𝐹⃗𝐷 au point C.
Détermination de la valeur de la charge q0 en fonction
de q

D’après le principe de superposition des forces :

𝐹⃗𝐶 = 𝐹⃗𝐴/𝐶 + 𝐹⃗𝐵/𝐶 + 𝐹⃗𝑂/𝐶 + 𝐹⃗𝐷/𝐶

1
On a : 𝐾 = = 9.109 𝑚/𝐹. Figure I.55
4𝜋𝜀0
𝑞𝐴 𝑞𝐶
𝐹⃗𝐴/𝐶 = 𝐾 2 𝑢
⃗⃗𝐴
⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ‖
‖𝐴𝐶

√2
avec 𝑢
⃗⃗𝐴 = 𝑐𝑜𝑠( 45°)𝑖⃗ + 𝑠𝑖𝑛( 45°)𝑗⃗ = (𝑖⃗ + 𝑗⃗)
2

et
2 2 2
⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ‖ = ‖𝐴𝐷
‖𝐴𝐶 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ‖ + ‖𝐷𝐶
⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ‖ = 𝑎2 + 𝑎2 = 2𝑎2
𝑞𝐴 𝑞𝐶 𝑞2 √2
𝐹⃗𝐴/𝐶 = 𝐾 2 ⃗⃗𝐴 = 9.109
𝑢 . (𝑖⃗ + 𝑗⃗)
⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ‖
‖𝐴𝐶 2.𝑎2 2
Chapitre I. Electrostatique 61
𝑞𝑂 𝑞𝐶
𝐹⃗𝑂/𝐶 = −𝐾 2 𝑢
⃗⃗𝑂
⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ‖
‖𝑂𝐶

𝑞 𝐵 𝑞𝐶 2 2
Avec 𝑢
⃗⃗𝑂 = 𝑢
⃗⃗𝐴 𝐹⃗𝑂/𝐶 = −𝐾 2 𝑢
⃗⃗𝐵 et ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ‖ = 𝑎
‖𝑂𝐶
⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ‖
‖𝑂𝐶 4

𝑞𝐶 𝑞.𝑞0 √2
𝐹⃗𝑂/𝐶 = 𝐾 2 ⃗⃗𝑂 = −9.109
𝑢 𝑎2
. (𝑖⃗ + 𝑗⃗)
⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ‖
‖𝑂𝐶 2
4

𝑞𝐵 𝑞𝐶 𝑞2
𝐹⃗𝐵/𝐶 = 𝐾 2 ⃗⃗𝐵 = 9.109
𝑢 𝑗⃗
⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ‖
‖𝐵𝐶 𝑎2

2
Où 𝑢
⃗⃗𝐵 = 𝑗⃗ et ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ‖ = 𝑎2
‖𝐵𝐶
𝑞𝐷 𝑞𝐶 𝑞2
𝐹⃗𝐷/𝐶 = 𝐾 2 ⃗⃗𝐷 = 9.109
𝑢 𝑖⃗
⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ‖
‖𝐷𝐶 𝑎2

2
Où 𝑢
⃗⃗𝐷 = 𝑖⃗ et ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ‖ = 𝑎2
‖𝐷𝐶

𝐹⃗𝐶 = 𝐹⃗𝐴 = 𝐹⃗𝐴/𝐶 + 𝐹⃗𝐵/𝐶 + 𝐹⃗𝑂/𝐶 + 𝐹⃗𝐷/𝐶

𝑞2 √2 𝑞.𝑞0 √2 𝑞2 𝑞2
𝐹⃗𝐶 =9.109 2
. (𝑖⃗ + 𝑗⃗) − 9.109 𝑎2
. (𝑖⃗ + 𝑗⃗) + 9.109 2
𝑗⃗ + 9.109 𝑖⃗ = ⃗0⃗
2.𝑎 2 2 𝑎 𝑎2
4
3√2
Donc 𝑞𝑂 = 𝑞
4

Exercice 06

On place quatre charges ponctuelles aux sommets ABCD d’un carré de côté a = 1 m, et de
centre O, origine d’un repère orthonormé Oxy de vecteurs unitaires ⃗⃗⃗⃗⃗
𝑢𝑥 𝑒𝑡 ⃗⃗⃗⃗⃗
𝑢𝑦 .
1
On donne : 𝑞1 = 𝑞, 𝑞2 = −2𝑞, 𝑞3 = 2𝑞 et 𝑞4 = −𝑞 avec 𝑞 = 10−8 𝐶 et 𝐾 = 4𝜋𝜀 = 9.109 𝑚/𝐹
0

Déterminer le champ électrique E au centre O du carré. Préciser la direction, le sens et


la norme de E.
Exprimer le potentiel V créé en O par les quatre charges.

Détermination du champ E en O.
Soit 𝐸⃗⃗𝐴 , 𝐸⃗⃗𝐵, 𝐸⃗⃗𝐶 et 𝐸⃗⃗𝐷 les champs créés en O respectivement
par les charges q1, q2,q3 ,q4 .

D’après le principe de superposition des Champs : Figure I.56

𝐸⃗⃗𝑂 = 𝐸⃗⃗𝐴 + 𝐸⃗⃗𝐵 + 𝐸⃗⃗𝐶 + 𝐸⃗⃗𝐷


Chapitre I. Electrostatique 62
2 2
2 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ‖
‖𝐴𝐵 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ‖
‖𝐴𝐷 𝑎2 1
⃗⃗⃗⃗⃗⃗‖ =
‖𝐴0 + = =
4 4 2 2

Selon le principe de superposition des champs on a :

𝐸⃗⃗𝑂 = 𝐸⃗⃗𝐴 + 𝐸⃗⃗𝐵 + 𝐸⃗⃗𝐶


1 𝑞A 1 𝑞B 1 𝑞C
𝐸⃗⃗𝑂 = 2𝑢
⃗⃗𝐴 + 2𝑢
⃗⃗𝐵 + 2𝑢
⃗⃗𝐶
4𝜋𝜀0 ‖0𝐴 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗‖ 4𝜋𝜀0 ‖0𝐵
⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ‖ 4𝜋𝜀0 ‖0𝐶
⃗⃗⃗⃗⃗ ‖
2 2 2
⃗⃗⃗⃗⃗⃗‖ = ‖0𝐵
Puisque ‖0𝐴 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ‖ = ‖0𝐶
⃗⃗⃗⃗⃗ ‖ = 𝑥 2

On peut écrire :
1
𝐸⃗⃗𝑂 = (𝑞A 𝑢
⃗⃗𝐴 + 𝑞B 𝑢
⃗⃗𝐵 + 𝑞C 𝑢
⃗⃗𝐶 )
4𝜋𝜀0 𝑥 2
⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ‖
‖𝐵𝐶 𝑎
On a : 2
𝑐𝑜𝑠( 𝐵̂ ) = =2
⃗⃗⃗⃗⃗⃗‖
‖𝐵0 𝑥
Donc
𝑎/2 𝑎/2 √3
𝑥= = = 𝑎
𝑐𝑜𝑠( 𝐵̂ ) √3 3 √3 1 √3 1
2 ⃗⃗𝐴 = (
Et , 𝑢 𝑖⃗ + 𝑗⃗) , 𝑢
⃗⃗𝐵 = (− 𝑖⃗ + 𝑗⃗) , 𝑢
⃗⃗𝐶 = −𝑗⃗
2 2 2 2

Donc l'expression du champ électrostatique 𝐸⃗⃗𝑂 est :

3𝑞 −√3 1 √3 1
𝐸⃗⃗𝑂 = 2
( 𝑖⃗ − 𝑗⃗ + 𝑖⃗ − 𝑗⃗ − 𝑗⃗)
2𝜋𝜀0 𝑎 2 2 2 2
Donc :
−3𝑞
𝐸⃗⃗𝑂 = 𝑗⃗.
2𝜋𝜀0 𝑎2

Exercice 08
Soit un fil AB uniformément chargé avec une densité linéiaire
λ > 0, de milieu O porté par l'axe Ox. Déterminer le champ
électrostatique en un tout point M sur une distance a du plan
médiateur du fil AB puis en un point M appartenant au segment
AB.
𝛼

𝛼𝑛
I) Le point M est sur la médiatrice de AB
On a la charge 𝑞 est positive ; 𝜆 > 0
𝑁4 𝑁3 𝑁2 𝑁1
La charge élémentaire pour une distribution linéaire
s’écrit sous la forme : Figure I.57
Chapitre I. Electrostatique 63
2
𝑑𝑞 = 𝜆𝑑𝑙 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ‖ = 𝑟 2
et ‖𝑁𝑀
𝑙
𝑠𝑖𝑛𝛼 = ⟹ 𝑙 = 𝑎. 𝛼 , donc 𝑑𝑙 = 𝑎 𝑑𝛼
𝑎
2
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗‖
‖𝑂𝑀
𝑐𝑜𝑠 2 𝛼 = 2
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ‖
‖𝑁𝑀

Expression du champ électrique d𝐸⃗⃗ : d𝐸⃗⃗ = 𝑑𝐸⃗⃗1 + 𝑑𝐸⃗⃗2

1 𝑑𝑞A 1 𝜆𝑑𝑙 1 𝜆𝑎𝑑𝛼


𝑑𝐸⃗⃗ = 2 𝑢
⃗⃗𝑟 = 2 𝑐𝑜𝑠𝛼𝑗⃗ = 𝑐𝑜𝑠𝛼𝑗⃗
4𝜋𝜀0 ‖𝑁
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
1 𝑀‖
4𝜋𝜀0 ‖𝑁𝑀
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗‖ 4𝜋𝜀0 𝑎2
𝛼𝑛
1 𝜆𝑑𝛼 1 𝜆 1 𝜆. 𝐿
𝐸⃗⃗ = ∫ 𝑐𝑜𝑠𝛼𝑗⃗ = . 2𝑠𝑖𝑛𝛼𝑛 𝑗⃗ = 𝑗⃗
4𝜋𝜀0 −𝛼𝑛 𝑎 4𝜋𝜀0 𝑎 2𝜋𝜀0 𝑎. √𝐿2 + 𝑎2
𝐿 𝐿
Avec : 𝑠𝑖𝑛𝛼𝑛 = = √𝐿2
𝑟 +𝑎
𝐿
Si le point M est très écarté de l’origine O (a >> L), on a : 𝑠𝑖𝑛𝛼𝑛 =
𝑎
1 𝜆.𝐿
𝐸⃗⃗ = 𝑗⃗
2𝜋𝜀0 𝑎2
𝐿
Si le point M est très proche du segment (L >> a), on a : 𝑠𝑖𝑛𝛼𝑛 = = 1
𝐿
1 𝜆.
𝐸⃗⃗ = . 𝑗⃗
2𝜋𝜀0 𝑎

I) Le point M appartient à (AB)


La quantité de charge dq = λ dx est sur le barreau AB suivant l’axe (xx’),
crée en M un champ élémentaire 𝑑𝐸⃗⃗ porté par le vecteur 𝑖⃗
1 𝜆𝑑𝑥 1 𝜆𝑑𝑥
𝑑𝐸⃗⃗ = 𝑑𝐸
⃗⃗𝑥 = 2 𝑢
⃗⃗𝑟 = 2 𝑖⃗
4𝜋𝜀0 ‖𝑁𝑀
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗‖ 4𝜋𝜀0 ‖𝑁𝑀
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗‖

1 𝜆𝑑𝑥
𝑑𝐸⃗⃗ = 𝑑𝐸⃗⃗𝑥 = 𝑖⃗
4𝜋𝜀0 (𝑎 − 𝑥)2
𝐿
𝜆 𝑑𝑥
𝐸⃗⃗ = ∫ 𝑖⃗
4𝜋𝜀0 −𝐿 (𝑎 − 𝑥)2
Pour résoudre ce problème on pose 𝑎 − 𝑥 = 𝑦 , 𝑑𝑦 = −𝑑𝑥
𝐿
𝜆 𝑑𝑦 𝜆 𝜆 1 1
𝐸⃗⃗ = ∫ − 𝑖
⃗ = [( 𝑎 − 𝑥 ) −1 ]𝐿
−𝐿 𝑖
⃗ = ( − ) 𝑖⃗
4𝜋𝜀0 −𝐿 (𝑦)2 4𝜋𝜀0 4𝜋𝜀0 𝑎 − 𝐿 𝑎 + 𝐿
𝜆 2𝐿
𝐸⃗⃗ = 𝑖⃗
4𝜋𝜀0 𝑎2 −𝐿2

Si le point M est très éloigné du segment [AB] (a >> L), on a :


Chapitre I. Electrostatique 64
𝜆 2𝐿
𝐸⃗⃗ = 𝑖⃗
4𝜋𝜀0 𝑎2

Exercice 09
On donne un demi-anneau 𝐴𝐵𝐶 de rayon 𝑅 de centre O, d’axe
(xx’) .Une charge positive q est répartie uniformément avec une
densité linéique de charge l en C.m-1 le long de ce dernier
comme l’indique la figure (I-58).
Déterminer l’expression du vecteur champ électrique𝐸⃗⃗ (𝑂).

Figure I.58

𝑞 est positive ; 𝜆 > 0


La charge élémentaire dq pour une distribution linéaire s’écrit sous la forme :
2
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ‖ = 𝑟 2
𝑑𝑞 = 𝜆𝑑𝑙 et ‖𝑂𝑀

Expression du champ électrique 𝐸⃗⃗ (𝑂):


Le champ élémentaire 𝑑𝐸⃗⃗ (𝑂) crée par l’élément de charge 𝑑𝑞 :

𝐾𝑑𝑞 𝐾𝜆𝑑𝑙
𝑑𝐸⃗⃗ (𝑂) = 𝑑𝐸𝑥 𝑖⃗ + 𝑑𝐸𝑦 𝑗⃗ = 𝑢
⃗⃗𝑟 = − 𝑗⃗
𝑟2 𝑟2

On raison de la symétrie et l’axe de symétrie (Oy) on a : 𝑑𝐸𝑥 = 0 ; 𝑑𝐸𝑦 = 𝑑𝐸𝑂 𝑠𝑖𝑛 𝜃

avec 𝑑𝑙 = 𝑅𝑑𝜃 et 𝑟 = 𝑅
Alors :
1 𝜆𝑅 𝑐𝑜𝑠 𝜃 𝑑𝜃 𝐾𝜆 𝑐𝑜𝑠 𝜃 𝑑𝜃
𝑑𝐸𝑦 = =
4𝜋𝜀0 𝑅2 𝑅
Donc:
𝜋
1 𝜆 𝐾𝜆
𝐸𝑦 = ∫ 𝑐𝑜𝑠 𝜃 𝑑𝜃 = [−𝑠𝑖𝑛𝜃]𝜋0
4𝜋𝜀0 𝑅 0 𝑅

1 𝜆
Donc l’expression du champ électrique : 𝐸𝑦 =
2𝜋𝜀0 𝑅
2𝐾𝜆
Donc 𝐸⃗⃗ (0) = − ⃗j
R
Exercice 10
Un anneau circulaire de centre 𝑂 et de rayon 𝑟, Une charge positive q est répartie
uniformément avec une densité linéique de charge l sur ce dernier.
Chapitre I. Electrostatique 65
1) Déterminer le potentiel crée par cet anneau au point 𝑀 de l’axe (𝑂𝑧).

2) Déduire le champ électrostatique de ce point M .

Soit un élément de longueur dl qui porte la charge

dq = λ dl . Soit M un point de l’axe (Oz) tel que OM=z. Figure I.59


Le champ créé au point M par cet élément est :
Suivant la figure ci-dessus on peut écrire : 𝑠𝑖𝑛 𝜃 = 𝑑𝑙
𝑅

L’expression de la vitesse en coordonnée polaire s’écrit :


𝑑𝑙 𝑑(𝑅𝜃) 𝑑𝜃 𝑑𝑙 Donc : 𝑅𝑑𝜃 = 𝑑𝑙
𝑣= = =𝑅 =
𝑑𝑡 𝑑𝑡 𝑑𝑡 𝑑𝑡

1 𝑑𝑞 1 2𝜋 𝜆𝑑𝑙
𝑑𝑉 = 4𝜋𝜀 ⟺ ∫ 𝑑𝑉 = 4𝜋𝜀 ∫0
0 𝑟 0 𝑟

où 𝑟 = √𝑅 2 + 𝑧 2 .
Ce qui donne
2𝜋 2𝜋 2𝜋
1 𝜆𝑑𝑙 1 𝜆𝑅𝑑𝜃 1 𝜆𝑅
∫ 𝑑𝑉 = ∫ = ∫ = ∫ 𝑑𝜃
4𝜋𝜀0 0 𝑟 4𝜋𝜀0 0 √𝑅 2 + 𝑧 2 4𝜋𝜀0 √𝑅 2 + 𝑧 2 0
1 𝜆𝑅
𝑉=
2𝜀0 √𝑅 2 +𝑧 2

2°)
Le potentiel électrostatique est relié au champ électrostatique par la relation :
→ 𝑑𝑉 𝜆𝑅
𝐸⃗⃗ = − 𝑔𝑟𝑎𝑑 (𝑉) ⇒ 𝐸 = − 𝑑𝑧
√𝑅 2 +𝑧 2
Ainsi ; 1 𝜆𝑅
𝐸⃗⃗ (𝑀) = 𝑢
⃗⃗
2𝜀0 √𝑅 2 + 𝑧 2 𝑟
3

Exercice 11
Soit un disque de centre O, de rayon R, uniformément chargé avec une densité surfacique
de charge σ > 0 (figure I.60). Calcul le champ 𝐸⃗⃗ (𝑀)créé par cette distribution de charges en
un point M de l’axe (𝑜𝑧) du disque :
Chapitre I. Electrostatique 66
a) directement
b) à partir du potentiel électrostatique.

La charge élémentaire pour une distribution surfacique s’écrit sous la forme :


2
𝑑𝑞 = 𝜎𝑑𝑆 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ‖ = 𝑟 2
et ‖𝑂𝑀

Expression du champ électrique 𝐸⃗⃗𝑂 :


Calcul du champ crée au point M .
Tout plan contenant l’axe (𝑂𝑧) est un plan de symétrie paire de
la distribution. Donc le champ 𝐸⃗⃗ (𝑀)en un point M de l’axe (𝑂𝑧)
est porté par 𝑘⃗⃗ :
𝐸⃗⃗ (𝑀) = 𝐸𝑥 𝑖⃗ + 𝐸𝑦 𝑗⃗ + 𝐸𝑧 𝑘⃗⃗ ( 𝐸𝑥 = 𝐸𝑦 = 0 ).
 
Donc E ( M )  Ez k . Figure I.60
Le champ électrostatique créé par la charge élémentaire au point M est :
1 𝑑𝑞
𝑑𝐸⃗⃗ (𝑀) = 𝑢
⃗⃗
2 𝑟
4𝜋𝜀0 𝑟
Avec 𝑑𝑞 = 𝜎𝑑𝑆 et 𝑟 = √𝜌2 + 𝑧 2

1 𝜎𝑑𝑆
𝑑𝐸𝑧 = 𝑑𝐸(𝑀) 𝑐𝑜𝑠 𝛼 = 𝑐𝑜𝑠 𝛼
4𝜋𝜀0 𝜌2 + 𝑧 2

𝑍 𝑍
Avec ; 𝑐𝑜𝑠𝛼 = = et 𝑑𝑠 = 𝜌𝑑𝜌𝑑𝜃
𝑟 √𝜌2 +𝑧 2

1 𝜎𝜌𝑑𝜌𝑑𝜃
Ce qui donne, 𝑑𝐸𝑧 = 𝑐𝑜𝑠 𝛼
4𝜋𝜀0 𝜌2 + 𝑧 2
1 𝑅 𝜌 2𝜋
Donc : 𝐸⃗⃗ (𝑀) = 𝑑𝐸𝑧 𝑘⃗⃗ = 𝑑𝐸⃗⃗ 𝑐𝑜𝑠 𝛼 = 4𝜋𝜀 𝜎𝑧 ∫0 3
√𝜌2 +𝑧 2
⃗⃗ , on pose : 𝜌2 + 𝑧 2 = 𝑐 2
𝑑𝜌 ∫0 𝑑𝜃 𝑘
0
𝑅 𝑐 1 𝑅 1 1
On a : ∫0 3 2 𝑑𝑐 = [− 𝐶] = [|𝑍| − √𝑅2
+𝑧 2
]
√𝑐 0
1 𝑍 𝑍
𝜎 [|𝑍| − √𝑅2 ⃗⃗
]𝑘
2𝜀0 +𝑧 2

A partir du potentiel électrostatique

1 𝑑𝑞 1 𝜎𝑑𝑆
𝑑𝑉(𝑀) = =
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗‖ 4𝜋𝜀0 ‖𝐴𝑀
4𝜋𝜀0 ‖𝐴𝑀 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗‖

Avec 𝑑𝑠 = 𝜎𝜌𝑑𝜌𝑑𝜃 et ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗‖ = √𝜌2 + 𝑧 2


𝑟 = ‖𝐴𝑀
Chapitre I. Electrostatique 67
Ce qui donne :
1 𝜎𝜌𝑑𝜌𝑑𝜃
𝑑𝑉(𝑀) =
4𝜋𝜀0 √𝜌2 + 𝑧 2
1 𝑅 𝜌 2𝜋
Donc 𝑉 (𝑀 ) = 𝜎𝑧 ∫0 3 𝑑𝜌 ∫0 𝑑𝜃
4𝜋𝜀0 √𝜌2 +𝑧2

Alors : 1 𝑍 𝑍
𝑉 (𝑀 ) = 𝜎[ − ]
2𝜀0 |𝑍| √𝑅2 + 𝑧2
1 𝑍 𝑍
𝑉 (𝑀 ) = 𝜎[ − ⃗⃗
]𝑘
2𝜀0 |𝑍| √𝑅2 +𝑧2

𝑑𝑣 𝑑𝑣 1
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ (𝑉 ) ⇔ 𝐸 (𝑀) = −
𝐸⃗⃗ (𝑀) = −𝑔𝑟𝑎𝑑 =− = 𝜎(𝑧 − √𝑅2 + 𝑧2 )
𝑑𝑟 𝑑𝑧 2𝜀0

Exercice 12

On Considère un cylindre d’axe (zz’) et tel que l’origine O soit


confondu avec son centre (figure I.61). Ce cylindre est
uniformément chargé sur sa surface latérale avec une densité
superficielle uniforme σ > 0.
Déterminer l’expression du champ électrostatique en un point

M de l’axe de symétrie du cylindre.

Figure I.61

𝑞 est positive ; 𝜎 > 0


La charge élémentaire dq pour une distribution surfacique s’écrit sous la forme :

avec 𝑑𝑞 = 𝜎𝑅𝑑𝜃𝑑𝑧𝑝 et le champ électrostatique élémentaire créé par cette charge au


point M est :
1 𝑑𝑞 1 𝑑𝑞
𝑑𝐸⃗⃗ (𝑀) = 𝑢
⃗⃗𝑟 = ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑃𝑀
4𝜋𝜀0 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ 2 4𝜋𝜀0 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ 3
‖𝑃𝑀‖ ‖𝑃𝑀‖
Ce qui donne.

1 𝜎𝑅𝑑𝑧𝑝 𝑑𝜃 𝑧−𝑍𝑝 𝑧−𝑍𝑝


𝑑𝐸𝑧 (𝑀) = 𝑐𝑜𝑠𝛼 avec ; 𝑐𝑜𝑠𝛼 = =
𝑟
4𝜋𝜀0 [𝑅 + (𝑧 − 𝑧𝑝 )2 ]
2 √𝑅2 +(𝑧−𝑧𝑝 )2

1 (𝑧 − 𝑧𝑝 )𝜎𝑑𝑧𝑝 𝑑𝜃
𝑑𝐸𝑧 (𝑀) =
4𝜋𝜀0 [𝑅 2 + (𝑧 − 𝑧 )2 ]3/2
𝑝
Chapitre I. Electrostatique 68
Donc

(𝑧 − 𝑧𝑝 ) 2𝜋
1 2
𝐸⃗⃗ (𝑀) = 𝜎𝑧 ∫ ⃗⃗
4𝜋𝜀0 ℎ 2 3 𝑑𝑧𝑝 ∫ 𝑑𝜃 𝑘
− 2 0
2 (𝑅 + (𝑧 − 𝑧𝑝 ) )2
1 ℎ/2 (𝑧−𝑧𝑝 )
= 2𝜀 𝜎𝑧 ∫−ℎ/2 (𝑅2 +(𝑧−𝑧 ⃗⃗
𝑑𝑧𝑝 𝑘
2 3/2
0 𝑝) )

1 1 1
Ce qui donne, 𝐸⃗⃗ (𝑀) = 𝜎[ − ⃗⃗
]𝑘
2𝜀0 ℎ ℎ
√𝑅 2 +(𝑧− )2 √𝑅 2 +(𝑧+ )2
2 2

𝑠𝑖 𝑧 ≫ ℎ 𝑒𝑡 𝑅 le champ 𝐸⃗⃗ (𝑀) sera approximativement donné par :


R ℎ 𝑅2 ℎ 𝑅2
𝐸⃗⃗ (𝑀) = 𝜎 [1 + − −1+ + ⃗⃗
)] 𝑘
2|𝑍|𝜀0 2𝑧 2𝑍 2 𝑧 2𝑧 2

D’où
𝜎𝑅ℎ
𝐸⃗⃗ (𝑀) = ⃗⃗
𝑘
2|𝑧|𝑧𝜀0

Si le point M est au centre géométrique O du cylindre, le champ 𝐸⃗⃗ (𝑀) sera nulle.
𝑠𝑖 𝑧 ≫ ℎ (le cylindre est infiniment long), le champ 𝐸⃗⃗ (𝑀) sera nulle.
Exercice 13

Parmi les distributions de charges suivantes, quelles sont celles pour lesquelles on peut
appliquer le théorème de Gauss pour le calcul du champ électrique ?

Exprimer alors ce champ en précisant sa direction et son sens :

1) fil de longueur de densité linéique de charge λ.

2) fil infini de densité linéique de charge λ.

3) circonférence de densité linéique de charge λ.

4) disque de densité surfacique de charge σ.

5) plan infini (π) de densité surfacique de charge σ.

1) Fil de longueur finie : non, on ne peut appliquer le théorème de Gauss.


2) Fil de longueur infinie : oui. Dans ce cas, la surface de Gauss est un cylindre ayant pour
axe le fil. Soit h et r respectivement la hauteur et le rayon de ce cylindre, r étant la distance
Chapitre I. Electrostatique 69

du fil au point M où l’on calcule le champ électrique. Pour des


raisons de symétrie, ce champ est radial. On a :
∑ 𝑞𝑖𝑛𝑡 = 𝑞 = 𝜎𝑆 = 𝜎2π r ℓ
le champ E en un point M situé à la distance r de l’axe est donc
de la forme :
𝐸⃗⃗ (𝑀) = 𝐸 (𝑟). 𝑢
⃗⃗𝑟
Appliquons le théorème de Gauss à un cylindre fermé d'axe Figure I.62
(Oz), de rayon r et de hauteur ℓ
∑𝑞
Le théorème de Gauss : 𝛷 = ∯𝑆.𝐺 𝐸⃗⃗ . ⃗⃗⃗⃗⃗
𝑑𝑆 = 𝑖𝑛𝑡.
𝜀0

La surface latérale du cylindre est S = 2π r ℓ


𝜆ℓ
Soit : 𝐸 (𝑟). 2𝜋𝑟ℓ = .
𝜀0

D’où
𝜆
𝐸 (𝑟 ) =
2𝜋𝑟.𝜀0

𝜆>0 ⃗E⃗ est dans le sens de u


⃗⃗r
𝜆<0 ⃗⃗ est opposé à u
E ⃗⃗r
3) Circonférence : non.
4) Disque : non.
5) Selon le Plan infini suivant. On peut appliquer le théorème de Gauss :
La distribution est invariante par translation quelconque parallèle au plan et V ne dépend donc
que de la distance z au plan.
→ ⃗⃗
𝑑𝑉𝑘
Par conséquent, le champ 𝐸⃗⃗ = − 𝑔𝑟𝑎𝑑 (𝑉 ) = −
𝑑𝑟

est perpendiculaire au plan (π). Tant que le calcul est


fait en un point M tel que (π) puisse être considéré
comme infini, E est uniforme de part de d’autre de π,
seul son sens change. En effet, si l’on prend pour
surface de Gauss un cylindre de hauteur h et de
Chapitre I. Electrostatique 70
surface de base S, symétrique par rapport à (π), (voir figure ci-contre), on a :
Figure I.50
∑ 𝑞𝑖𝑛𝑡
𝛷 = ∯ 𝐸⃗⃗ . ⃗⃗⃗⃗⃗
𝑑𝑆 =
𝑆.𝐺 𝜀0
𝜎
Soit 2. 𝐸. 𝑆 = 𝑆
𝜀0
𝜎
𝐸 (𝑟 ) =
2.𝜀0
𝜆.𝑙
Donc 𝐸(𝑟).2𝜋𝑟𝑙 =
𝜀0

Le sens de E indiqué sur la figure correspond


à σ > 0. Les sens de E1 et E2 changent si σ < 0
Exercice 14

Un cylindre a un rayon de 7 cm, et il porte une densité surfacique σ où


σ = 3,250 × 10-6 C/m2.
1. Quel est le champ électrique à une distance de 4,00 cm de l’axe du
cylindre ?
2. Quel est le champ électrique à une distance de 9,0 cm de l’axe du
cylindre ?

Figure I.63
L’intégrale de surface fermée peut être divisée en trois intégrales de surface : pour le cercle
de gauche, la partie courbe (le côté du cylindre) et le cercle de droite :

𝛷𝑆 = 𝛷1 + 𝛷2 + 𝛷3
Comme le montre la figure (I.27), 𝐸⃗⃗ et ⃗⃗⃗⃗⃗
𝑑𝑆1 sont perpendiculaires. 𝐸⃗⃗ et ⃗⃗⃗⃗⃗
𝑑𝑆3 le sont
également. Alors,

𝛷1 = ∫𝑐𝑒𝑟𝑐𝑙𝑒 𝐸⃗⃗ . ⃗⃗⃗⃗⃗


𝑑𝑆1 = ∫𝑆1 𝐸. 𝑆. 𝑐𝑜𝑠90° = 0

⃗⃗⃗⃗⃗3 = ∫ 𝐸. 𝑆. 𝑐𝑜𝑠90° = 0
𝛷3 = ∫𝑐𝑒𝑟𝑐𝑙𝑒 𝐸⃗⃗ . 𝑑𝑆 𝑆3

De plus, 𝐸⃗⃗ et ⃗⃗⃗⃗⃗


𝑑𝑆1 ont la même orientation, et le module de doit être constant le long de la
surface de Gauss selon la symétrie cylindrique. Alors,
Chapitre I. Electrostatique 71
𝛷2 = ∫𝑐𝑒𝑟𝑐𝑙𝑒 𝐸⃗⃗ . ⃗⃗⃗⃗⃗
𝑑𝑆2 = ∫𝑆2 𝐸. 𝑆. 𝑐𝑜𝑠(0°) = 𝐸. 𝑆 = 𝐸2𝜋𝑟𝑙

1°) Cas 𝑟 = 4𝑐𝑚 < 𝑅 = 7𝑐𝑚 (à l’intérieur du disque) :


Selon la coupe transversale de la figure (I.08), il n’y a pas de charge à l’intérieur du cylindre
de Gauss ∑ 𝑞𝑖𝑛𝑡 = 0 , car la charge est limitée à la surface du cylindre chargé.

Alors, 𝐸 = ⃗0⃗ 𝑁/𝐶


⃗⃗⃗⃗
2°) Cas 𝑟 = 9𝑐𝑚 > 𝑅 = 7𝑐𝑚 (à l’extérieur du disque) :
Dans ce cas-là, nous utilisons la charge surfacique du cylindre et son rayon, en plus de la
longueur de la surface de Gauss, car la partie du cylindre chargé, comprise dans la surface
de Gauss a une longueur (l) :

La charge intérieure totale est :


∑ 𝑞𝑖𝑛𝑡 = 𝑞 = 𝜎2𝜋𝑅𝑙
Surface d’un système de cylindre de rayon R
𝑆𝐶𝑦𝑙𝑖𝑛𝑑𝑟𝑒 = 2𝜋𝑅𝑙
Surface d’un cylindre de Gauss de rayon r
𝑆𝐶𝑦𝑙𝑖𝑛𝑑𝑟𝑒 𝑑𝑒 𝐺𝑎𝑢𝑠𝑠 = 2𝜋𝑟𝑙
𝜎2𝜋𝑅𝑙 𝜎𝑅
𝐸(𝑟). 2𝜋𝑟𝑙 = ⟹ 𝐸(𝑟) =
𝜀0 𝜀0 𝑟

𝜎.𝑅 ⃗⃗ = 3,25.10−6 .7.10−2 ⃗⃗ = 28.5. 104 𝑁/𝐶 𝑢


AN : 𝐸⃗⃗ = 𝑘 𝑘 ⃗⃗𝑟
2.𝜀0 8,854.10−12 .9.10−2

Exercice 15
Un plan infini, parallèle au plan des xy, a une charge surfacique σ=2,80×10-4 C/m2. Une
charge ponctuelle q = 8,90 μC est placée à une distance de 4,50 cm au-dessus du plan.
Calculez la force électrique exercée sur la charge par le plan.

Tout d’abord, nous traçons la surface de Gauss du cylindrique qui s’étend de chaque côté du
plan et qui est centrée par rapport au plan.

L’aire transversale du cylindre est égale à A.


On a : 𝐹⃗ (𝑀) = 𝑞𝐸⃗⃗ (𝑀)
∑ 𝑞𝑖𝑛𝑡
⃗⃗ (𝑀). ⃗⃗⃗⃗⃗
et 𝛷𝑆 = ∯ 𝐸 𝑑𝑆 =
𝜀0
Chapitre I. Electrostatique 72
La surface de Gauss peut être divisée en trois surfaces :
les deux bouts et le côté du cylindre :

𝛷𝑆 = ∯ 𝐸⃗⃗ (𝑀). ⃗⃗⃗⃗⃗


𝑑𝑆 = ∫𝑆1 𝐸⃗⃗ (𝑀). ⃗⃗⃗⃗⃗
𝑑𝑆 + ∫𝑆2 𝐸⃗⃗ (𝑀 ). ⃗⃗⃗⃗⃗
𝑑𝑆 +

⃗⃗⃗⃗⃗
∫𝑆3 𝐸⃗⃗ (𝑀). 𝑑𝑆

Pour la première surface, 𝐸⃗⃗ et ⃗⃗⃗⃗⃗


𝑑𝑆1 ont la même orientation, et le
module de E ne change pas
Figure I.64
sur la [Link] même remarque a été vue pour la deuxième surface𝐸⃗⃗ et
⃗⃗⃗⃗⃗2 et Pour le côté
𝑑𝑆
du cylindre, 𝐸⃗⃗ et ⃗⃗⃗⃗⃗
𝑑𝑆3 sont perpendiculaires donc on peut écrire :

𝛷𝑆 = ∫𝑆1 𝐸. 𝑆. 𝑐𝑜𝑠0° + ∫𝑆2 𝐸. 𝑆. 𝑐𝑜𝑠0° + ∫𝑆2 𝐸. 𝑆. 𝑐𝑜𝑠90°


Donc
∑ 𝑞𝑖𝑛𝑡 𝜎𝑆
𝛷𝑆 = 2𝐸. 𝑆 = =
𝜀0 𝜀0
𝜎
𝐸=
2.𝜀0

D’où :
𝜎
𝐹 = 𝑞. 𝐸 = 𝑞.
2.𝜀0

AN :
𝜎 8,9. 10−6 . 2,8. 10−4
𝐹⃗ = 𝑞. ⃗⃗
𝑘= 𝑘⃗⃗ = 141𝑘⃗⃗
2. 𝜀0 2.8,854. 10−12
Exercice 16
En utilisant le théorème de Gauss, déterminer les expression du champ électrique E r  créé
par une distribution volumique de charges 𝜌 (𝜌 > 0)répartie entre deux cylindres
coaxiaux de longueur infinie et de rayons 𝑅1 et 𝑅2(𝑅1 < 𝑅2) dans les trois cas : r  R1 ,

R1  r  R2

Par symétrie le champ électrostatique créé par ce cylindre est radial et est invariant (reste le
même), ce qui signifie que le champ ne dépend pas de 𝜃 ni de 𝑧 :
Chapitre I. Electrostatique 73
𝐸⃗⃗ = 𝐸𝑢
⃗⃗𝑟
Pour ces raisons de symétrie, on choisit la surface de Gauss 𝑆𝐺 un cylindre de rayon r et de
hauteur h. 𝑆𝐶𝑦𝑙𝑖𝑛𝑑𝑟𝑒 𝑑𝑒 𝐺𝑎𝑢𝑠𝑠 = 2𝜋𝑟ℎ
Charge intérieure à la surface de Gauss : ∑ 𝑞𝑖𝑛𝑡. 𝑆.𝐺 = 𝜌𝑉 = 𝜌𝜋𝑟 2 ℎ
 r 2 h 
Soit : E r .2 rh   E r   r
0 2 0
Pour déterminer le champ 𝐸⃗ en tout point de l’espace, on applique le théorème de Gauss à
un cylindre fermé d'axe (Oz), de rayon r et de hauteur h
∑𝑞
𝛷 = ∯𝑆.𝐺 𝐸⃗⃗ . ⃗⃗⃗⃗⃗
𝑑𝑆 = 𝑖𝑛𝑡.
𝜀0
On constate qu’il existe trois surfaces 𝑑𝑆1, 𝑑𝑆2 et 𝑑𝑆3. Comme le champ électrostatique est

perpendiculaire à la surface, ⃗⃗⃗⃗⃗


𝑑𝑆1 et à la surface ⃗⃗⃗⃗⃗
𝑑𝑆2 ,son flux à travers ces deux surfaces est
nul,

⃗⃗ . ⃗⃗⃗⃗⃗
D’où : 𝛷 = 𝛷3 = ∫𝑐𝑒𝑟𝑐𝑙𝑒 𝐸 𝑑𝑆3 = ∫𝑆2 𝐸. 𝑆. 𝑐𝑜𝑠0° = 𝐸. 𝑆 = 𝐸2𝜋𝑟𝑙

2) Détermination de l’expressions du champ dans les trois cas :


Région 1 : Charge intérieure à la surface de Gauss dans le cas r < 𝑹𝟏 :

Dans cette région, la surface de Gauss ne renferme aucune charge électrique, 𝑞𝑖𝑛𝑡. 𝑆.𝐺 = 0

10𝜋𝑟 2 5
Soit : 𝐸(𝑟)4𝜋𝑟 2 = 𝜀0
 𝐸(𝑟) = 2𝜀
0

D’où : 𝐸⃗⃗ (𝑟) = 0. 𝑢


⃗⃗𝑟 et le flux 𝛷 = 𝛷3 = 0

Région 2 : Charge intérieure à la surface de Gauss dans le cas 𝑹𝟏 < 𝒓 < 𝑹𝟐 :

La Charge intérieure de la surface de Gauss : 𝑄𝑖𝑛𝑡. 𝑆.𝐺 = ∭ 𝜌𝑑𝑣


𝑟
𝑟 ℎ
𝑟2 𝑟
𝑟 2 𝑅1 2
𝑄𝑖𝑛𝑡. 𝑆.𝐺 = 𝜌2𝜋 ∫ 𝑟𝑑𝑟 ∫ 𝑑𝑧 = 𝜌2𝜋ℎ ∫ 𝑟𝑑𝑟 = [𝜌2𝜋ℎ ] = 𝜌2𝜋ℎ [ − ]
𝑅1 0 𝑅1 2 𝑅 2 2
1

𝜌𝜋ℎ(𝑟 2 −𝑅12 ) 𝜌ℎ(𝑟 2 −𝑅12 )


Soit : 𝐸(𝑟)2𝜋ℎ𝑟 = 𝜀0
 𝐸(𝑟) = 2𝑟𝜀0

D’où
2
𝜌ℎ(𝑟 −𝑅 ) 2
𝐸⃗⃗ (𝑟) = 2𝑟𝜀 1 𝑢 ⃗⃗𝑟
0

Région 3 : Charge intérieure à la surface de Gauss dans le cas 𝑟 > 𝑅2 :

La Charge intérieure de la surface de Gauss : 𝑄𝑖𝑛𝑡. 𝑆.𝐺 = ∭ 𝜌𝑑𝑣


Chapitre I. Electrostatique 74
𝑅
𝑅2 ℎ
𝑟2 2𝑅2
𝑅2 2 𝑅1 2
𝑄𝑖𝑛𝑡. 𝑆.𝐺 = 𝜌2𝜋 ∫ 𝑟𝑑𝑟 ∫ 𝑑𝑧 = 𝜌2𝜋ℎ ∫ 𝑟𝑑𝑟 = [𝜌2𝜋ℎ ] = 𝜌2𝜋ℎ [ − ]
𝑅1 0 𝑅1 2 𝑅 2 2
1

𝜌𝜋ℎ(𝑅2 2 −𝑅12 ) 𝜌ℎ(𝑅2 2 −𝑅12 )


Soit : 𝐸(𝑟)2𝜋ℎ𝑟 = 𝜀0
 𝐸(𝑟) = 2𝑟𝜀0

D’où
2 2
𝜌ℎ(𝑅2 −𝑅1 )
𝐸⃗⃗ (𝑟) = 𝑢
⃗⃗𝑟
2𝑟𝜀 0

𝐸⃗⃗ (𝑟) = 0. 𝑢
⃗⃗𝑟

Figure I.65 : représentation graphique


du champ E r  .

Exercice 17

Une sphère isolante a une charge q uniformément chargé dans son volume et un rayon R.
Calculer le champ pour un point à l’intérieur de la sphère et situé à une distance r du centre.

Le champ doit être radial et son module doit dépendre de r, la distance par rapport au centre
de la sphère.
Comme la charge est uniformément distribuée, cela veut dire que la charge volumique ρ est
uniforme :
4
𝑞 = ∑ 𝑞𝑖𝑛𝑡 = 𝜋𝜌𝑅3
3

Selon le théorème de Gauss on a :


∑ 𝑞𝑖𝑛𝑡
𝛷𝑆 = ∯ 𝐸⃗⃗ (𝑀). ⃗⃗⃗⃗⃗
𝑑𝑆 =
𝜀0
La sphère de Gauss se trouve à l’intérieure du sphère ( r  R ) :
Le champ est parallèle à, et son module ne change pas le long de la surface de Gauss.
Chapitre I. Electrostatique 75
Alors:

𝛷 = ∫sphère 𝐸⃗⃗ . ⃗⃗⃗⃗⃗


𝑑𝑆 = ∫sphère 𝐸. 𝑆. 𝑐𝑜𝑠0° = 𝐸. 𝑆 = 𝐸4𝜋𝑟 2

Qint représente la charge à l’intérieur de la sphère de


Gauss
4
Figure I.66
3
𝑞 = ∑ 𝑞𝑖𝑛𝑡 = 𝜌 𝜋𝑟
3

4
  r3
 E (r ).4 r 2  3
0

D’où : E (r )  r
3 0

Le champ varie linéairement avec la distance au


centre r
Figure I.67: représentation graphique
du champ E r  .

Exercice 18
Une sphère de centre O et de rayon R est chargée par une densité de charge surfacique σ
(σ>0)
En utilisant le théorème de Gauss, déterminer les expressions du champ électrique E r  en
un point M placé à une distance r du centre dans les deux cas : r  R et r  R .

La charge à l’intérieur de la surface de Gauss Σ dépend de la position de M. Deux cas


peuvent être distingués : M est extérieur à la sphère chargé (S) ou M est intérieur à (S).

1°) Détermination de l’expressions du champ dans les deux cas 𝑟 ≤ 𝑅 et 𝑟 ≥ 𝑅:


La charge à l’intérieur de la surface de Gauss Σ dépend de la position de M. Deux cas peuvent
être distingués : M est extérieur à la sphère chargé (S) ou M est intérieur à (S).
∑ 𝑞𝑖𝑛𝑡. 𝑆.𝐺𝑎𝑠𝑠𝑠
⃗⃗⃗⃗⃗ =
Par l’application du théorème de Gauss on a : 𝛷 = ∯𝑆.𝐺 𝐸⃗⃗ . 𝑑𝑆 .
𝜀0
Chapitre I. Electrostatique 76
M est à l’intérieur de la sphère de rayon R : 𝒓 ≤ 𝑹

Surface de Gauss considérée : sphère de rayon r


La surface d’une sphère de rayon r : S G  4r 2 .
Selon la coupe transversale de la figure suivante, il n’y a pas de
charge à l’intérieur de la sphère de Gauss ∑ 𝑞𝑖𝑛𝑡 = 0 , car la
charge est limitée à la surface du c sphère chargé. Alors, Figure I.68 : cas r  R .

𝐸 = ⃗⃗
⃗⃗⃗⃗ 0 𝑁/𝐶 (I-106)
M est à l’extérieur de la sphère de rayon R : 𝑟 ≥ 𝑅

La charge intérieure totale est :


∑ 𝑞𝑖𝑛𝑡 = 𝑞 = 𝜎4𝜋𝑅2
Surface d’un système d’une sphère de rayon R
𝑆𝑠𝑝ℎ𝑒𝑟𝑒 = 4𝜋𝑅2
Surface d’une sphère de Gauss de rayon r
𝑆𝑠𝑝ℎ𝑒𝑟𝑒 𝑑𝑒 𝐺𝑎𝑢𝑠𝑠 = 4𝜋𝑟 2 Figure I.69 : cas 𝑟 ≥ 𝑅.

𝜎4𝜋𝑅2 𝜎𝑅2
𝐸 (𝑟). 4𝜋𝑟 2 = ⟹ 𝐸 (𝑟 ) = (I-107)
𝜀0 𝜀0 𝑟 2

Figure I.70 : représentation graphique


du champ E r  .

Exercice 19
Deux sphères concentriques de rayons 𝑅1 et 𝑅2 (𝑅1 < 𝑅2) chargées avec la densité
volumique :
𝜌0 , 𝑟 ≤ 𝑅1
𝛼
𝜌 = { 𝑟 , 𝑅1 ≤ 𝑟 ≤ 𝑅2
0, 𝑟 > 𝑅2

Calculer à l'aide du théorème de Gauss le champ électrique E en tout point de l’espace.
Chapitre I. Electrostatique 77


Pour déterminer les expression des champs E , On utilise le théorème de Gauss, on a donc
trois regions.
Selon le théorème de Gauss on a :
∑ 𝑞𝑖𝑛𝑡_𝑆_𝐺
𝛷𝑆 = ∯ 𝐸⃗⃗ (𝑀). ⃗⃗⃗⃗⃗
𝑑𝑆 =
𝜀0
La surface de Gauss choisie est une sphère de rayon r.
𝑆𝑠𝑝ℎ𝑒𝑟𝑒 𝐺𝑎𝑢𝑠𝑠 = 4𝜋𝑟2

La sphère de rayon 𝑅 est chargée en volume par la densité de charge volumique 𝜌.


4
𝑉𝑠𝑝ℎ𝑒𝑟𝑒 = 𝜋𝑅 3
3

Région 1 : La sphère de Gauss se trouve entre 𝑟 < 𝑅1 :


Charge intérieure de la surface de Gauss :
4
𝑞𝑖𝑛𝑡. 𝑆.𝐺 = ∭ 𝜌𝑑𝑣 = ∭ 𝜌0 𝑑𝑣 = 𝜌0 . 3 𝜋𝑟 3 .
4
𝜌0 . 𝜋𝑟3
Soit : 𝜙 = 𝐸𝑟1 (𝑟). 4𝜋𝑟2 = 3
𝜀0
𝜌0 .𝑟
D’où : 𝐸𝑟1 (𝑟) =
3𝜀0

Figure I.71 : cas 𝑟 < 𝑅1


Région 2 : La sphère de Gauss se trouve entre 𝑅1 ≤ 𝑟 ≤ 𝑅2 :
Charge intérieure de la surface de Gauss :
𝛼
𝑞𝑖𝑛𝑡. 𝑆.𝐺 = ∭ 𝜌𝑑𝑣 = ∭ . 𝑑𝑣
𝑟
On a : 𝑑𝑣 = 4𝜋𝑟 2 𝑑𝑟

Figure I.72 : cas 𝑅1 ≤ 𝑟 ≤ 𝑅2 .


Donc :
𝑅2
𝛼 𝑅2
4 2 𝑅2
𝑞𝑖𝑛𝑡. 𝑆.𝐺 =∫ . 4𝜋𝑟 𝑑𝑟 = ∫ 𝛼. 4𝜋𝑟𝑑𝑟 = [𝛼. 𝜋𝑟 ] = 𝛼. 2𝜋[𝑅22 − 𝑅12 ]
2
𝑅1 𝑟 𝑅1 2 𝑅1

soit :
𝛼. 2𝜋[𝑅22 − 𝑅12 ]
𝜙 = 𝐸𝑟2 (𝑟). 4𝜋𝑟 2 =
𝜀0
Chapitre I. Electrostatique 78
D’où :
𝛼. [𝑅22 − 𝑅12 ]
𝐸𝑟2 (𝑟) =
2𝜀0 𝑟 2
Région 3 : La sphère de Gauss se trouve entre 𝑟 > 𝑅2 :
Charge intérieure de la surface de Gauss :

𝑄𝑖𝑛𝑡. 𝑆.𝐺 = ∭ 𝜌𝑑𝑣 = ∭ 0. 𝑑𝑣

la surface de Gauss renferme une charge totale 𝑄 = 𝑄𝑖𝑛𝑡 1 + 𝑄𝑖𝑛𝑡2


4
𝑞 𝜌0 . 𝜋𝑟3 +𝛼.2𝜋[𝑅22 −𝑅12 ]
2
soit : 𝜙 = = 𝐸𝑟3 (𝑟). 4𝜋𝑟 = 3
𝜀0 𝜀0

Figure I.73 : cas 𝑟 > 𝑅2


D’où :
𝜌0 . 2𝑟 3 + 3𝛼[𝑅22 − 𝑅12 ]
𝐸𝑟3 (𝑟) =
6𝜀0 𝑟 2

Exercice 20
Une distribution de charges électriques de densité volumique uniforme ρ, est répartie entre
deux sphères concentriques de centre O et de rayons R1 et R2 ( R1  R2 ).

Calculer à l'aide du théorème de Gauss le champ électrique E à la distance r du centre.
Distinguer les trois cas : x  R1 , R1  x  R2 et x  R2 .


Pour déterminer les expression des champs E , On utilise le théorème de Gauss, donc on a
trois regions.
Selon le théorème de Gauss on a :
∑ 𝑞𝑖𝑛𝑡_𝑆_𝐺
𝛷𝑆 = ∯ 𝐸⃗⃗ (𝑀). ⃗⃗⃗⃗⃗
𝑑𝑆 =
𝜀0
La surface de Gauss choisie est une sphère de rayon r.
𝑆𝑠𝑝ℎ𝑒𝑟𝑒 𝐺𝑎𝑢𝑠𝑠 = 4𝜋𝑟2

La sphère de rayon 𝑅 est chargée en volume par la densité de charge volumique 𝜌.


4
𝑉𝑠𝑝ℎ𝑒𝑟𝑒 = 𝜋𝑅 3
3
Charge intérieure à la surface de Gauss dans le cas x  R1 :
Chapitre I. Electrostatique 79
Région 1 : La sphère de Gauss se trouve en 𝑟 < 𝑅1 :

Charge intérieure à la surface de Gauss est 𝑞𝑖𝑛𝑡. 𝑆.𝐺 = 0𝐶

Soit : Figure I.74 : cas 𝑥 > 𝑅1


0
𝐸 (𝑟). 4𝜋𝑟 2 =  𝐸(𝑟) = 0 𝑉/𝑚.
𝜀0

Région 2 : La sphère de Gauss se trouve entre 𝑅1 < 𝑟 < 𝑅2 :

Charge intérieure de la surface de Gauss est :


𝑟 𝑟 𝑟
4
𝑞𝑖𝑛𝑡. 𝑆.𝐺 = ∫ 𝜌. 4𝜋𝑟2 𝑑𝑟 = 𝜌. 4𝜋 ∫ 𝑟2 𝑑𝑟 = [𝜌. 𝜋𝑟3 ]
𝑅1 𝑅1 3 𝑅 1

4
= 𝜌. 𝜋[𝑟3 − 𝑅13 ]
3
4 Figure I.75 : cas 𝑅1 > 𝑟 > 𝑅2 .
𝜌. 3 𝜋[𝑟 3 − 𝑅13 ]
2
soit : 𝜙 = 𝐸(𝑟). 4𝜋𝑟 =
𝜀0

𝜌. [𝑟 3 − 𝑅13 ]
d’où 𝐸(𝑟) =
3𝜀0 𝑟 2
Région 3 : la sphère de Gauss se trouve en 𝑟 > 𝑅2 :
𝑅1 = 𝑟 𝐸(𝑟) = 0

Charge intérieure de la surface de Gauss est :


𝑅 𝑅 4 𝑅2
𝑞𝑖𝑛𝑡. 𝑆.𝐺 = ∫𝑅 2 𝜌. 4𝜋𝑟 2 𝑑𝑟 = 𝜌. 4𝜋 ∫𝑅 2 𝑟 2 𝑑𝑟 = [𝜌. 𝜋𝑟 3 ] =
1 1 3 𝑅1
4
𝜌. 𝜋[𝑅23 − 𝑅13 ]
3

Figure I.76 : cas r> 𝑅2 .


4
𝜌. 𝜋[𝑅32 −𝑅31 ]
Soit : 𝜙 = 𝐸(𝑟). 4𝜋𝑟 2 = 3
𝜀0

𝜌.[𝑅32−𝑅31 ]
 𝐸(𝑟) = 3𝜀 𝑟2
0

Exercice 21
𝐵 𝑟
On considère 𝑉(𝑟) = 𝑒 − 𝜆 le potentiel créé par une distribution de charges avec B et 𝜆
𝑟

sont des constantes positives.


Chapitre I. Electrostatique 80
1) déterminer le flux du champ électrique 𝐸⃗⃗ à travers la surface d’une sphère de centre
O et de rayon R
2) Donner l’expression la charge électrique à l’intérieur de la sphère. Etudier les cas où 𝑅
tend vers o et ∞

1°) Détermination de l’expressions du flux :

La surface de Gauss choisie est une sphère de rayon r.


𝑆𝑠𝑝ℎ𝑒𝑟𝑒 𝐺𝑎𝑢𝑠𝑠 = 4𝜋𝑟2

La sphère de rayon 𝑅 est chargée en surface par la densité de charge 𝜎.

𝑆𝑠𝑝ℎ𝑒𝑟𝑒 = 4𝜋𝑅2
Comme la charge est uniformément distribuée, cela veut dire que la charge surfacique 𝜎 est
uniforme :
𝑞 = 𝜎4 𝜋𝑅2
Le flux du champ électrique à travers la surface de Gauss est donné par :
⃗⃗⃗⃗⃗ = ∫
𝛷 = ∫sphère 𝐸⃗⃗ . 𝑑𝑆 𝐸. 𝑆. 𝑐𝑜𝑠0° = 𝐸. 𝑆 = 𝐸4𝜋𝑟 2
sphère
Car le champ 𝐸⃗⃗ et la surface ⃗⃗⃗⃗⃗
𝑑𝑆 sont colinéaire et la composante radiale du champ est
constante sur une sphère de rayon 𝑟.
Pour déterminer le champ électrostatique on utilise la relation suivante :
→ 𝜕𝑉 1 𝜕𝑉
𝐸⃗⃗ = − 𝑔𝑟𝑎𝑑 (𝑉) ⇔ 𝐸𝑟 𝑢
⃗⃗𝑟 + 𝐸𝜙 𝑢
⃗⃗𝜙 = − ( 𝜕𝑟 𝑢
⃗⃗𝑟 + 𝑟 𝜕𝜙 𝑢
⃗⃗𝜙 )
𝑟
𝐵 −
Le potentiel en un point de l’espace est donné par : 𝑉(𝑟) = 𝑒 𝜆
𝑟
Le potentiel dépend que de la composante radiale, donc la dérivée par rapport à la
composante angulaire est nulle, ainsi :
𝜕𝑉
𝐸⃗⃗ = − 𝑢 ⃗⃗𝑟
𝜕𝜌
𝑟
𝐵 −
𝜕( 𝑒 𝜆 ) 𝑟
𝑟 𝐵 𝑟
Donc : 𝐸⃗⃗ = − 𝑢
⃗⃗𝑟 = 2
𝑒 − 𝜆 (1 + )𝑢
⃗⃗𝑟
𝜕𝜌 𝑟 𝜆

A partir de l’équation précédente l’expression du flux devient :


𝑟 𝑟
𝛷 = 4𝜋𝐵. (1 + ) 𝑒 − 𝜆
𝜆

Pour 𝑟 = 𝑅, on a :
Chapitre I. Electrostatique 81
𝑅 𝑅
𝛷 = 4𝜋𝐵. (1 + ) 𝑒 − 𝜆
𝜆

Pour déterminer la charge à l’intérieur de la sphère, on utilise le théorème de Gauss :


𝑞𝑖𝑛𝑡
𝛷= .
𝜀0

Soit
𝑟 𝑟
𝑞𝑖𝑛𝑡 = 𝛷. 𝜀0 = 4𝜋𝐵. (1 + ) 𝑒 − 𝜆 . 𝜀0
𝜆

Cas où 𝑅→0
𝐵
𝑞𝑖𝑛𝑡 = 𝛷. 𝜀0 = 4𝜋𝜀0 𝐵 =
𝐾

Cas où 𝑅→∞
𝑞𝑖𝑛𝑡 = 0
Exercice 21
Soient deux sphères concentriques de même centre O et de
rayons respectifs 𝑅1 = 𝑅 𝑒𝑡 𝑅2 = 𝑅√5.
- La sphère interne 𝑆1 (𝑂, 𝑅1 ) porte une charge 𝑞1 = 𝑞 répartie
avec une densité
de charge volumique (en C/m3).
- La sphère externe 𝑆2 (𝑂, 𝑅2 ) porte une charge 𝑞2 = − 𝑞1
répartie uniformément avec une densité de charge Figure I.77
surfacique constante σ (en C/m3).
L’élément de volume pour une sphère est dv = 4πr2dr
𝑟
Avec 𝜌 = C/m3
5

Déterminer en fonction de R la charge totale 𝑅1 portée par la sphère 𝑆1 . En déduire la valeur


de la densité surfacique σ de la sphère.
Déterminer le champ électrique E en tout point de l’espace M tel que OM = r avec 0 < r <
∞. Tracer le module du champ électrique E en fonction de r.
Déterminer le potentiel électrique en tout point de l’espace sachant qu’à l’infini, le potentiel
est nul.


E
Détermination du champ electrique , En utilisant le théorème de Gauss, donc on a trois
regions.
Chapitre I. Electrostatique 82
Selon le théorème de Gauss on a :
∑ 𝑞𝑖𝑛𝑡_𝑆_𝐺
⃗⃗⃗⃗⃗ =
𝛷𝑆 = ∯ 𝐸⃗⃗ (𝑀). 𝑑𝑆
𝜀0
La surface de Gauss choisie est une sphère de rayon r.
𝑆𝑠𝑝ℎ𝑒𝑟𝑒 𝐺𝑎𝑢𝑠𝑠 = 4𝜋𝑟 2
La sphère de rayon 𝑅 est chargée en volume par la densité de charge volumique 𝜌.
4
𝑉𝑠𝑝ℎ𝑒𝑟𝑒 = 𝜋𝑅13
3

1) La charge totale 𝑹𝟏 portée par la sphère 𝑺𝟏 :


𝑅 𝑅 5 𝑅 𝑅 4
𝑞𝑖𝑛𝑡. 𝑆.𝐺 = ∫0 1 𝜌. 4𝜋𝑟 2 𝑑𝑟 = ∫0 1 𝑟 . 4𝜋𝑟 2 𝑑𝑟 = 20𝜋 ∫0 1 𝑟𝑑𝑟 = [10𝜋𝑟 2 ]0 1 = 3 𝜋𝑅12 = 10𝜋𝑅 2

𝑞1 = 10𝜋𝑅2
On a :
La sphère de rayon 𝑅 est chargée en surface par la densité de charge 𝜎.
𝑆𝑠𝑝ℎ𝑒𝑟𝑒 = 4𝜋𝑅2
2
𝑞2 =− 𝑞1 = ∬ 𝜎 𝑑𝑠 = 𝜎. 𝑠 = 𝜎 4𝜋𝑅22 = 𝜎 4𝜋(𝑅√5) = −10𝜋𝑅2
D’où :
𝜎 = −0.5 C/m2
2) Détermination de l’expressions du champ dans les deux cas :
Région 1 : Charge intérieure à la surface de Gauss dans le cas r < 𝑹𝟏 :

10𝜋𝑟 2 5
Soit : 𝐸(𝑟)4𝜋𝑟 2 = 𝜀0
 𝐸(𝑟) = 2𝜀
0

D’où
5
𝐸⃗⃗ (𝑟) = 2𝜀 𝑢
⃗⃗𝑟
0

Région 2 : Charge intérieure à la surface de Gauss dans le cas 𝑅1 < 𝑟 < 𝑅2 :

10𝜋𝑅12 5.𝑅 2
Soit : 𝐸(𝑟)4𝜋𝑟 2 = 𝜀0
 𝐸(𝑟) = 2𝑟 2 𝜀
0

D’où
5.𝑅 2
𝐸⃗⃗ (𝑟) = 2𝑟 2 𝜀 𝑢
⃗⃗𝑟
0

Région 3 : Charge intérieure à la surface de Gauss dans le cas 𝑟 > 𝑅2 :

Charge intérieure à la surface de Gauss est :


Chapitre I. Electrostatique 83
2
𝑞𝑖𝑛𝑡. 𝑆.𝐺 = 𝑞1 + 𝑞2 = 𝜎 4𝜋𝑅22 + 10𝜋𝑅12 = (−0.5). 4. 𝜋(√5𝑅) + 10. 𝜋𝑅2 = 0

0
Soit : 𝐸 (𝑟)4𝜋𝑟 2 =  𝐸(𝑟) = 0
𝜀0

D’où
𝐸⃗⃗ (𝑟) = 0. 𝑢
⃗⃗𝑟

Figure I.78 : représentation graphique


du champ E r  .
2) Détermination de l’expressions du potentiel les trois régions :
* M est extérieur à (S) : r > R Le potentiel en M est :
On pose :
5
𝐸⃗⃗ (𝑟) = 𝑢
⃗⃗𝑟
2𝜀0

Soit :
∫ 𝑑𝑉1 (𝑀) = − ∫ 𝐸(𝑟)𝑑𝑟

D’où :
5. 𝑟
𝑉1 (𝑀) = − + 𝐶1
2𝜀0

* M se situe entre 𝑹𝟏 < 𝒓 < 𝑹𝟐 ; Le potentiel en M est :

5.𝑅 2
𝐸⃗⃗ (𝑟) = 2𝑟 2 𝜀1 𝑢
⃗⃗𝑟
0

5.𝑅 2
On a : ∫ 𝑑𝑉2 (𝑀) = − ∫ 𝐸(𝑟)𝑑𝑟 = − ∫ 2𝑟 2 𝜀1 𝑑𝑟
0

D’où :
5. 𝑅 2
𝑉2 (𝑀) = − + 𝐶2
2𝜀0 𝑟

* M se situe entre 𝒓 > 𝑹𝟐 ; Le potentiel en M est :

𝐸⃗⃗ (𝑟) = 0 𝑢
⃗⃗𝑟
On a : ∫ 𝑑𝑉3 (𝑀) = − ∫ 0𝑑𝑟 = 𝐶3
D’où :
𝑉3 (𝑀) = 𝐶3
.
Puisque a l’infini (r=∞) les charges n’existent pas (q=0) ⟹le V r  =0 donc : 𝐶3 = 0𝑉.
Chapitre I. Electrostatique 84
Donc 𝑉3 (𝑀) = 0
Pour déterminer le constant C 2 en utilisant la continuité du potentiel à l’interface

𝑉2 (𝑟 = 𝑅2 = √5𝑅) = 𝑉3 (𝑟 = 𝑅2 = √5𝑅) = 0
5.𝑅 2
On a : 𝑉2 (𝑀) = − 2𝜀 𝑟 + 𝐶2
0
5.𝑅 2
Soit : 𝑉(𝑟) = − 2𝜀 + 𝐶2 = 0
0 √5𝑅

5𝑅 √5𝑅
Donc on peut écrire : 𝐶2 = 2𝜀 = 2𝜀0
0 √5

D’où :

5.𝑅 2 √5𝑅
𝑉2 (𝑀) = − 2𝜀 𝑟 +
0 2𝜀0

Pour déterminer le constant 𝐶1 en utilisant la continuité du potentiel à l’interface


𝑉1 (𝑟 = 𝑅1 = √5𝑅) = 𝑉2 (𝑟 = 𝑅1 = √5𝑅)
5.𝑟
On a : 𝑉1 (𝑀) = − 2𝜀 + 𝐶1
0
5.𝑅 5.𝑅 √5𝑅
Soit : − 2𝜀 + 𝐶1 = − 2𝜀 + 2𝜀0
0 0

√5𝑅
Donc on peut écrire : 𝐶1 = 2𝜀0

D’où :
5.𝑟 √5𝑅
𝑉1 (𝑀) = − 2𝜀 +
0 2𝜀0

Exercice 22
Une boule métallique de rayon r est reliée à la terre (son potentiel est donc nul). On place à
une distance x du centre de la boule une charge ponctuelle q > 0.
1. Où se trouvent les charges et commenter leur signe.
2. En calculant le potentiel au centre de la boule, calculer la charge Q portée par cette dernière.
3. Tracer les lignes de champ.

[Link] boule acquiert une densité surfacique de charges q > 0 ; des charges (venant de la Terre)
négatives vont être attirées sur la boule. Le potentiel de la boule reste nul puisqu’elle est reliée
à la Terre.
[Link] potentiel au centre de la boule est nul :

1 𝑄 1 𝑞
𝑉 (0) = + =0 (I-150)
4𝜋𝜀0 𝑟 4𝜋𝜀0 𝑥
Chapitre I. Electrostatique 85
𝑞
𝑄 = − .𝑟
𝑥
On remarque bien que Q < 0.
[Link] l’infini et la boule sont au même potentiel nul, aucune ligne de champ ne peut partir
de l’un pour aller à l’autre.
Les lignes de champ partent donc de la charge q pour aller soit à l’infini soit sur la boule

Figure I.79

Exercice 23
La charge 𝑄 d'un conducteur isolé q est proportionnelle à son potentiel 𝑉 ; 𝑄 = 𝐶𝑖 . 𝑉
Le coefficient de proportionnalité 𝐶𝑖 est appelé capacité du conducteur isolé. La capacité 𝐶𝑖
du conducteur isolé ne dépend que de sa géométrie. 𝐶𝑖 S’exprime en farads.
1farads correspond à une charge de 1 Coulomb quand le potentiel est de 1Volt.
Quelle est la charge d'une sphère isolée de rayon 5 𝑐𝑚.

La surface de Gauss choisie est une sphère [Link] rayon r.


𝑆𝑠𝑝ℎ𝑒𝑟𝑒 𝐺𝑎𝑢𝑠𝑠 = 4𝜋𝑟2
Le flux du champ électrique à travers la surface de Gauss est donné par :

𝛷 = ∫sphère 𝐸⃗⃗ . 𝑑𝑆. 𝑛⃗⃗ = ∫sphère 𝐸. 𝑆 = 𝐸4𝜋𝑟 2

Car le champ 𝐸⃗⃗ et la surface 𝑑𝑆. 𝑛⃗⃗ sont colinéaire et la composante du champ est radiale sur
une sphère de rayon 𝑟.
Comme la charge est uniformément distribuée, cela veut dire que la charge volumique ρ est
uniforme :
Chapitre I. Electrostatique 86
∑ 𝑞𝑖𝑛𝑡 = 𝑞
Selon le théorème de Gauss on a :
𝑞
𝛷𝑆 = 𝐸4𝜋𝑟 2 =
𝜀0
1 𝑞
Alors : 𝐸=
4𝜋𝑟 2 𝜀0
Le potentiel donc lui aussi le même que pour une charge ponctuelle :
1 𝑞
𝑉=
4𝜋𝜀0 𝑟
A la surface r = R
1 𝑞
𝑉= (I-151)
4𝜋𝜀0 𝑅
En plus on a : q=C.V (I-152)
En comparent (II-51) avec (II-52) on trouve : 𝐶 = 4𝜋𝜀0 R
7.10−2
AN : 𝐶 = 4𝜋𝜀0 𝑅 = = 1,28𝑥10−11 = 12,8 𝑝𝐹
9.109

La sphère de Gauss se trouve à l’intérieure du sphère ( r  R ) :


Le champ est parallèle à, et son module ne change pas le long de la surface de Gauss.
Alors:

𝛷 = ∫sphère 𝐸⃗⃗ . 𝑑𝑆. 𝑛⃗⃗ = ∫sphère 𝐸. 𝑆. 𝑐𝑜𝑠0° = 𝐸. 𝑆 = 𝐸4𝜋𝑟 2

qint représente la charge à l’intérieur de la sphère de Gauss


4
𝑞 = ∑ 𝑞𝑖𝑛𝑡 = 𝜌 𝜋𝑟 3
3

Exercice 24
1) Rappeler les propriétés générales d'un conducteur en équilibre électrostatique.
2) Une sphère conductrice (𝑆1) isolée, de centre 𝑂1 et de rayon 𝑅1 porte une charge q1 =𝑄
(figure (I-80a) :
(𝑆1 ) (𝑆2 )

(𝑆1 )
𝑅1 𝑅2
𝑅1

𝑅3

(a) (b)

Figure I.80

a) Calculer la densité surfacique de charge 𝜎1 de (𝑆1). Enoncer le théorème de Coulomb et


exprimer le champ électrostatique 𝐸⃗⃗1 au voisinage de la surface (𝑆1).
Chapitre I. Electrostatique 87
b) Calculer le potentiel 𝑉1 de (𝑆1) et en déduire sa capacité 𝐶 et son énergie électrostatique
E𝑒
3) Une seconde sphère conductrice (𝑆2) creuse, de rayon intérieur 𝑅2 > 𝑅1 et de rayon
extérieur 𝑅3 = 2𝑅1 porte une charge q2 = 2q > 0 est placée à une distance 𝑑 de (𝑆1),
suffisamment éloignée pour que l'on puisse négliger les phénomènes d'influence. Les deux
sphères sont reliées par un fil conducteur de capacité négligeable (figure b). On note q′1 et
q′2 les charges portées respectivement par (𝑆1) et (𝑆2) à l'équilibre.
a) Comment se répartissent les charges sur les surfaces intérieure et extérieure de (𝑆2)?
justifier votre réponse.
b) Calculer en fonction de q les charges q′1 et q′2.

1) Propriétés générales d'un conducteur en équilibre électrostatique


Le champ 𝐸⃗⃗𝑖𝑛𝑡 et la charge qint à l’intérieur du conducteur sont nuls. Le potentiel est constant.
 ⃗⃗
Puisque les forces extérieures sont nulles : 𝐹⃗ = 0
 Donc : 𝐸⃗⃗𝑖𝑛𝑡 = ⃗⃗⃗
0 et qint = 0
On obtient alors V(r) en utilisant la relation : ⇒ ∫ 𝑑𝑉 = − ∫ 𝐸𝑖𝑛𝑡 (𝑟)𝑑𝑟 = 𝑐𝑠𝑡𝑒
La densité surfacique de charge 𝝈𝟏 de (𝑺𝟏) :

Comme la charge est uniformément distribuée, cela veut dire que la charge surfacique 𝜎1 est
uniforme :
𝑞1 = 𝜎1 4 𝜋𝑅1 2
4 𝜋𝑅1 2
Alors : 𝜎1 =
𝑞1
𝜎
𝐸⃗⃗𝑒𝑥𝑡𝑅1 = 𝑢
⃗⃗
Selon le Théorème de Coulomb on a : 𝜀0 (𝑟)

Le champ électrostatique 𝐸⃗⃗1 au voisinage de la surface (𝑆1).


𝜎
𝐸⃗⃗1 = 𝑢⃗⃗
𝜀0 (𝑟)
b) Calculer le potentiel 𝑽𝟏 de (𝑺𝟏)

Le potentiel donc lui aussi le même que pour une charge ponctuelle :
1 𝑞1
𝑉1 =
4𝜋𝜀0 𝑅1
Chapitre I. Electrostatique 88
𝑞1
La capacité 𝑪 𝐶 =
𝑉1

L’énergie électrostatique de ce système est :


𝑞1 2
𝐸𝑒 ==
2𝐶
a) Répartition de charges sur les surfaces intérieure et extérieure de (𝑺𝟐) :
puisque la sphère conductrice lié à un autre conducteur par un fil conducteur, alors la surface
interne de 𝑺𝟐 contient 𝑸𝒊𝒏𝒕 = 𝟎
b) Calcule des charges 𝑸′𝟏 et 𝑸′𝟐 :
On a :
𝑞′1 + 𝑞′2 = 𝑞1 + 𝑞2 = 3q
De plus (𝑆1) et (𝑆2) ont le même potentiel 𝑉′1 = 𝑉′2 , donc :
𝑞′1 𝑞′2 𝑞′1 𝑞′2
= ⟺ =
4𝜋𝜀0 𝑅1 4𝜋𝜀0 𝑅2 𝑅1 𝑅2

d’où :
𝑞′1 𝑅2 𝑅1 + 𝑅2
𝑞′1 + 𝑅2 = 3q ⟺ 𝑞 ′1 (1 + ) = 3q ⟺ 𝑞 ′1 ( ) = 3q
𝑅1 𝑅1 𝑅1
3q𝑅1 3q𝑅2
Alors 𝑞1′ = et 𝑞2′ =
𝑅1 +𝑅2 𝑅1 +𝑅2

Exercice 25

Soient une sphère creuse (S1) conductrice de rayon R1 et une sphère creuse (S2) concentrique,
de rayon R2 > R1 et d’épaisseur infiniment mince.
On désigne par q1 et q2 les charges totales portées par chacune des sphères et par V1 et V2 leurs
potentiels respectifs.
1. Donner l’expression de la capacité C1 du condensateur sphérique ainsi formé.
A.N. R2 = 2R1 ; R1 = 9.10-2 m ; calculer C1.
2. On applique une différence de potentiel Vo = V1 - V2 entre les armatures de ce
condensateur. Que vaut la charge du condensateur q0 ? A.N. Vo = 2 000 V.
3. Ce condensateur de capacité C1 est ensuite isolé, puis relié à un autre condensateur
sphérique de capacité C2, initialement neutre. Exprimer, dans le nouvel équilibre Electro-
statique, les charges q1 et q2 de chacun des condensateurs en fonction de C1, C2 et Vo.
Déterminer la différence de potentiel V aux bornes des condensateurs. Calculer q1 ,q2 et V
dans le cas où C2 = 3C1.
Chapitre I. Electrostatique 89

L’expression de la capacité C du condensateur sphérique :


le champ 𝐸⃗⃗ est radiale sur une sphère de rayon 𝑟
La surface de Gauss choisie est une sphère S1, de rayon r.
𝑆𝑠𝑝ℎ𝑒𝑟𝑒 𝐺𝑎𝑢𝑠𝑠 = 4𝜋𝑟2
Le flux du champ électrique sortant à travers la surface de Gauss est donné par :

𝛷 = ∫sphère 𝐸⃗⃗ . 𝑑𝑆. 𝑛⃗⃗ = ∫sphère 𝐸. 𝑆 = 𝐸4𝜋𝑟 2



Pour déterminer les expression des champs E , On utilise le théorème de Gauss, on a donc
trois regions.
Région 1 : la sphère de Gauss se trouve entre 𝑟 < 𝑅1 :
Charge intérieure de la surface de Gauss :
𝑞𝑖𝑛𝑡. 𝑆.𝐺 = 0 𝐸 = ⃗0⃗
⟹ 𝜙 = 0 𝑑𝑜𝑛𝑐 ⃗⃗⃗
Région 2 : la sphère de Gauss se trouve entre 𝑅1 < 𝑟 < 𝑅2
𝑞1 1 𝑞
𝑞𝑖𝑛𝑡. 𝑆.𝐺 = 𝑞1 ⟹ 𝜙= 𝜀0
𝑑𝑜𝑛𝑐 ⃗⃗⃗
𝐸 = 4𝜋𝑟2 𝜀 u
⃗⃗𝑟
0

Région 3 : la sphère de Gauss se trouve entre 𝑟 > 𝑅2 :


𝑞𝑖𝑛𝑡. 𝑆.𝐺 = 𝑞1 + 𝑞2 = 0 𝐸 = ⃗0⃗
⟹ 𝜙 = 0 𝑒𝑡 𝑑𝑜𝑛𝑐 ⃗⃗⃗
𝑅 1 𝑞 𝑞 1 𝑅1 𝑞 1 1
𝑉1 − 𝑉2 = − ∫ 𝐸(𝑟)𝑑𝑟 = − ∫𝑅 1 4𝜋𝑟2 𝜀 = 4𝜋𝜀 ( 𝑟 ) = 4𝜋𝜀 (𝑅 − 𝑅 )
2 0 0 𝑅2 0 1 2

On a :
𝑞 𝑅2 𝑅1
𝑐= = 4𝜋𝜀0 ( ).
𝑉1 −𝑉2 𝑅2 −𝑅1

𝑞 𝑅2 𝑆
Si R2 = R1 +e avec e≪ R1 alors 𝑐 = = 4𝜋𝜀0 ( 1 ) = 𝜀0
𝑉1 −𝑉2 𝑒 𝑒

On retrouve la capacité d’un condensateur plan.


10−1
AN : 𝐶 = 4𝜋𝜀0 2𝑅1 = = 11 𝑝𝐹
9.109

Soit 𝑉0 = 𝑉1 − 𝑉2 la différence de potentiel entre les armatures de ce condensateur

Donc on peut écrire 𝑞0 = 𝑞1 = 𝐶𝑉0 = 11. 10−12 . 2000 = 22 𝑛𝐶

𝑉1 − 𝑉2 C1, q1 - q1 C2, q2 - q2
CC01,,qq01 - q0
𝑉1 − 𝑉2
Figure I.81
Chapitre I. Electrostatique 90
La conservation de la charge s’écrit :
𝑞0 = 𝐶𝑉0 = 𝑞1 + 𝑞2 (I-153)
D’après la figure (Figure I.81) on remarque que Les condensateurs sont montés en parallèle
et ils sont soumis à la même tension entre leurs armatures :
𝑞1 𝑞2
𝑉1 = 𝑉2 = 𝑉 = = (I-154)
𝐶1 𝐶2

De l’équations (I-151) et (I-154), on Obtient :


𝐶1 2 . 𝑉0
𝑞1 =
𝐶1 + 𝐶2
𝑒𝑡
𝐶1 . 𝐶2 . 𝑉0
𝑞2 =
𝐶1 + 𝐶2

b) pour 𝐶2 = 3𝐶1
𝐶1 2 . 𝑉0 𝐶1 . 𝑉0 11. 10−12 . 2000
𝑞1 = = = = 0.55 𝑝𝐶
4𝐶1 4 4
𝑒𝑡
3𝐶1 . 𝑉0 3.11. 10−12 . 2000
𝑞2 = = = 1.65 𝑝𝐶
4 4

𝑉0 2000
𝑉= = = 500 𝑉
4 4

Exercice 26

I) Soit une sphère conductrice de rayon 𝑅1 = 5 𝑐𝑚 est portée au potentiel 𝑉 = 𝑉1 − 𝑉2 =


950 𝑉𝑜𝑙𝑡𝑠.
1) Calculer sa capacité C .
2) Quelle est son énergie électrostatique E P ?

II) On considère un condensateur dont l’armature interne est constituée par la sphère
précédente l’armature externe ayant pour rayon 𝑅2 = 6 𝑐𝑚.
1) Donner l’expression du champ électrostatique 𝐸⃗⃗ entre les deux armatures.
2) Trouver l’expression approche de la capacité C ' du condensateur ainsi formé.
Chapitre I. Electrostatique 91
3) Déterminer le potentiel V ' entre les armatures, pour que l’énergie du condensateur soit
la même.

Calcul de la capacité C :
La capacité du condensateur est définie par : C  40 R1

A.N : 𝐶 = 4𝜋 × 8,82 × 10−12 × 5 × 10−2 = 5,54 𝑝𝐹


1) Energie électrostatique E P
1
L’énergie d’un condensateur de charge q est donnée par : 𝐸𝑃 = 2 𝐶𝑉 2
1
A.N : 𝐸𝑃 = 2 5,54.10−12 × (950)2 = 2,5.10−6 𝐽

B/ On a : 𝑅2 = 6 𝑐𝑚.
1) Calcul du champ entre les armatures


E   grad (V ) .
dV 𝑽 𝑹
E ⇒ − ∫𝑽 𝟐 𝑑𝑉 = 𝑉1 − 𝑉2 = ∫𝑹 𝟐 𝐸 . 𝑑𝑟 = (𝑹𝟐 − 𝑹𝟏 )𝑬
dr 𝟏 𝟏

𝑉 −𝑉 950
 𝐸 = 𝑅1−𝑅2 = 𝑅 = 9,5.104 𝑉/𝑚
2 1 2 −𝑅1

2) Calcul de la capacité C ' du condensateur sphérique


 dV
Soit : 𝑬 = 𝟒𝝅𝜺𝒒 𝒓𝟐 et E   grad (V ) E
𝟎 dr
On obtient alors V(r) en utilisant la relation :
⇒ ∫ 𝑑𝑉 = − ∫ 𝐸(𝑟)𝑑𝑟
𝑞1 1
⇒ 𝑉(𝑟) = + 𝐶1
4𝜋𝜀0 𝑟

𝐶1 est la constante d’intégration.


La différence de potentiel d.d.p. entre les deux armatures est donc :
1 𝑞1 𝑞1 𝑅2
1 𝑅2 𝑞1 1 1
𝑉1 − 𝑉2 = ∫ 𝐸 (𝑟)𝑑𝑟 = ∫ 2
𝑑𝑟 = (− ) = (− + )
𝑅1 4𝜋𝑟 𝜀0 4𝜋𝜀0 𝑟 𝑅1 4𝜋𝜀0 𝑅2 𝑅1
𝑞1
Et comme 𝑐 =
𝑉1 −𝑉2
𝑅2 𝑅1
Alors : 𝑐 = 4𝜋𝜀0 ( ).
𝑅2 −𝑅1

𝑅2 𝑅1 (5𝑥6)10−4
A.N : 𝑐 = 4𝜋𝜀0 ( ) = 4𝜋 × 8.82 × 10−12 ( ) A.N : 𝐶 = 33,2 𝑝𝐹
𝑅2 −𝑅1 (6−5)10−2

3) Calcul de la différence de potentiel V '


Chapitre I. Electrostatique 92
1
L’énergie d’un condensateur de charge q est donnée par : 𝐸𝑃 = 𝐶𝑉 2
2

1 1 C
EP'  C 'V '2  CV 2  V '  V
2 2 C'

1011 5,54
A.N : V '  2850 11
 299,80Volts .𝑉 ′ = 950. √ = 388,08 𝑣𝑜𝑙𝑡𝑠
9,1.10 33,2

Exercice 27
Une sphère conductrice creuse a un rayon intérieur R1 = 2,00 cm et un rayon extérieur
R2 = 5,00 cm. La sphère a une charge Q = 2,50 μC. Au centre de la cavité, il y a une charge
ponctuelle q = 4,50 μC.
a. Calculer la charge surfacique sur la surface intérieure de la sphère creuse.
b. Quel est le champ électrique à une distance r = 3,00 cm de la charge ponctuelle ?
c. Calculer la charge surfacique sur la surface extérieure de la sphère creuse.

1) La sphère de rayon R1 est chargée en surface par la densité de charge 𝜎1 .

𝑆𝑠𝑝ℎ𝑒𝑟𝑒 1 = 4𝜋𝑅1 2
Comme la charge est uniformément distribuée, cela veut dire que la charge surfacique 𝜎 est
uniforme :
𝑞 = 𝜎1 4 𝜋𝑅1 2
D’où

𝑞 4,5. 10−6
𝜎1 = 2 = = 8,95 𝜇𝐶/𝑚2
4 𝜋𝑅1 4 𝜋(0.02)2
Figure I.82
⃗⃗
⃗⃗ = 0
2) Le champ est nul à l’intérieur d’un conducteur : 𝐸

la conservation de la charge pour la sphère conductrice :


𝑞 = 𝑞2 + 𝑞1
Alors :
−6
𝑞2 = 𝑞 − 𝑞1 = 4,5. 10 − (2,5. 10−6 ) = 2. 10−6 𝜇𝐶
3) La charge surfacique sur la surface extérieure est :
Chapitre I. Electrostatique 93
𝑞2 7. 10−6
𝜎2 = 2 = = 63,71 𝜇𝐶/𝑚2
4 𝜋𝑅1 4 𝜋(0,05)2

Exercice 28
On considère deux sphères conductrices chargées, de rayons R1 et R2, dont les centres sont
distants de a, tel que a ≫ R1, R2. Calculer les capacités C11, C22 et les capacités coefficients
d’influence C12 et C21 d’un tel système.

⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
On a : ‖𝑂 1 𝑂2 ‖ = 𝑎 q2
q1 a R1
R2
La superposition des états d’équilibre permet d’écrire :
O2 O1
(S2) (S1)
𝑞1 = 𝐶11 𝑉1 + 𝐶12 𝑉2
𝑞2 = 𝐶21 𝑉1 + 𝐶22 𝑉2 Figure I.83
𝐶22 𝐶12
𝑉1 = (𝐶 𝑞1 − (𝐶 𝑞2
22 𝐶11 −𝐶12 𝐶21 ) 22 11 −𝐶12 𝐶21 )
𝐶

𝐶21 𝐶11
𝑉2 = − (𝐶 𝑞1 + (𝐶 𝑞2
11 𝐶22 − 𝐶21 𝐶12 ) 11 𝐶22 − 𝐶21 𝐶12 )

La distance a étant très grande comparée à R1 et R2, on peut assimiler le potentiel de (S1)
dû à (S2) au potentiel créé par (S2) au centre O1, soit
1 𝑞2
4𝜋𝜀0 𝑎
En faisant de même pour le potentiel de (S2) dû à (S1), on peut écrire :
1 𝑞1 1 𝑞2
𝑉1 = +
4𝜋𝜀0 𝑅1 4𝜋𝜀0 𝑎

1 𝑞1 1 𝑞2
𝑉2 = +
4𝜋𝜀0 𝑎 4𝜋𝜀0 𝑅2

La matrice C des coefficients de capacité et d’influence est alors obtenue selon les équations
(I-151)
Chapitre I. Electrostatique 94
𝐶12 1
− =
(𝐶22 𝐶11 − 𝐶12 𝐶21 ) 4𝜋𝜀0 𝑎
⇒ 𝐶12 = 𝐶21 (la matrice 𝐂 est symétrique )
𝐶21 1
− =
{ (𝐶11 𝐶22 − 𝐶21 𝐶12 ) 4𝜋𝜀0 𝑎
𝐶22 1
=
(𝐶 𝐶 −𝐶 𝐶 ) 4𝜋𝜀0 𝑅1 𝑅2
{ 22 11𝐶11 12 21 1 ⇒ 𝐶22 = 𝐶11 (II-155)
𝑅1
=
(𝐶11 𝐶22 − 𝐶21 𝐶12 ) 4𝜋𝜀0 𝑅2

De l’équation (II-55) on tire :

4𝜋𝜀0 𝑅1 4𝜋𝜀0 𝑅2
𝐶11 = 𝑒𝑡 𝐶22 =
𝑅 𝑅 𝑅 𝑅
1 − 221 1 − 221
𝑎 𝑎
En faisant tendre a vers l’infini, on retrouve la capacité de la sphère S1 seule, soit :

𝐶11 = 4𝜋𝜀0 𝑅1
On remarque que : C11 et C22 sont positifs, Tandis que C12 et C21 sont négatifs.

Exercice 29

Soit un condensateur de capacité de 5 µF et un condensateur de capacité de 2 µF sont


montés en série.
1. donner l’expression générale de la capacité équivalente ?
2. Une d.d.p de 300 Volts est appliquée à l’ensemble. Trouver la charge de chacun des
condensateurs et la d.d.p aux bornes de chacun d’entre eux

La capacité équivalente est donnée par :

1 1 1 1 1 7
= 𝐶 + 𝐶 = 5.10−6 + 2.10−6 = 10 𝜇𝐹
𝑐𝑒𝑞 1 2

10
D’où : 𝑐𝑒𝑞 = 𝜇𝐹 Figure I. 84
7

La tension totale (d.d.p) est : U T  U AB  U 1  U 2 ,(mode série)

En plus, en série les charges 𝑞1 et 𝑞2 sont égaux.


𝑞 = 𝑞1 = 𝑞2
Et on a : 𝑞 = 𝐶𝑉
Chapitre I. Electrostatique 95
10
Donc 𝑞 =300. = 428,57 𝜇𝐶
7
𝑞 = 𝑞1 = 𝑞2 = 428,57 𝜇𝐶

d’où :
1 1 1 𝑞1
𝑉𝐴 − 𝑉𝐵 = 𝑞1 ( + + ) =
𝐶1 𝐶2 𝐶3 𝐶𝑒𝑞

𝑞1 428.57. 10−6
𝑉1 = = = 85,71 𝑣𝑜𝑙𝑡
𝐶1 5. 10−6

𝑞2 428.57. 10−6
𝑉2 = = = 214,29 𝑣𝑜𝑙𝑡
𝐶2 2. 10−6

Exercice 30
On considère le montage suivant (figure (II-19)). Initialement, les
condensateurs 𝐶1 et 𝐶2 étaient non chargés et le condensateur : 𝐶1
portait la charge 𝑞0
On prendra 𝐶1 = 𝐶2 = 𝐶3 = 𝐶 .
Figure I.85

A l’équilibre, déterminer la différence de potentiel (ddp ou la tension) U AB  V A  VB et les

charges 𝑞1 , 𝑞2 et 𝑞3 des trois condensateurs en fonction de C et 𝑞0 .

La différence de potentiel 𝑽𝑨𝑩 = 𝑽𝑨 − 𝑽𝑩 en fonction de C et 𝒒𝟎


𝑞0 = 𝐶1 . 𝑉1 = 𝐶𝑒𝑞𝑢𝑖𝑣 𝑉𝐴𝐵

𝑞1 𝑞0
𝑉1 = =
𝐶1 𝐶

D’où :
𝑞0
𝑉𝐴𝐵 = 𝑉23 = 𝑉1 = (mode parallèle)
𝐶

Capacité 𝐶𝑒𝑞 équivalente aux trois condensateurs:


𝐶2 .𝐶3 𝐶
𝐶23 = (𝐶2 𝑒𝑠𝑡 𝑒𝑛 𝑠𝑒𝑟𝑖𝑒 𝑎𝑣𝑒𝑐 𝐶3 ) = =
𝐶2 +𝐶3 2
Chapitre I. Electrostatique 96

𝐶𝑒𝑞 = (𝐶23 𝑒𝑠𝑡 𝑒𝑛 𝑝𝑎𝑟𝑎𝑙𝑙è𝑙𝑒 𝐶1 )

𝐶 3𝐶
= 𝐶23 + 𝐶1 = +𝐶 =
2 2
𝑞0 3𝐶 3𝑞0
D’où : 𝑞𝑒𝑞 = 𝑉𝐴𝐵 𝐶𝑒𝑞 = . =
𝐶 2 2

Puisque 𝐶2 𝑒𝑠𝑡 𝑒𝑛 𝑠𝑒𝑟𝑖𝑒 𝑎𝑣𝑒𝑐 𝐶3


𝑞2 = 𝑞3 = 𝑞23 et 𝑞1 = 𝑞0 donc :
3𝑞0 𝑞0
𝑞23 = 𝑞𝑒𝑞 − 𝑞1 = − 𝑞0 =
2 2
𝑞0
Alors : 𝑞2 = 𝑞3 = 𝑞23 =
2

Exercice 31
Cinq condensateurs sont connectés en série et en parallèle
avec une batterie, comme dans la figure ci-contre (I.86), on
donne : 𝐶1 = 𝐶3 = 8 𝜇𝐹, 𝐶2 = 𝐶4 = 4𝜇𝐹, 𝐶5 = 5 𝜇𝐹
et V AB  48V .

1) Calculer la capacité équivalente Ceq des cinq condensateurs. Figure I.86

2) déterminer la charge q de chaque condensateur ainsi que leur tension.


3) Calculer l’énergie électrique totale emmagasinée dans les condensateurs.

1) Calcul de la capacité CAB équivalente aux cinq condensateurs :


𝐶1 est en parallèle avec 𝐶2

𝐶12 = 𝐶1 + 𝐶2 = 8 + 4 = 12 𝜇𝐹

𝐶3 est en serie avec 𝐶12


𝐶3 𝑋𝐶12 12𝑋8
𝐶123 = = = 4,8 𝜇𝐹
𝐶3 + 𝐶12 12 + 8
𝐶123 est en parallèle avec 𝐶4

𝐶1234 = 𝐶123 + 𝐶4 = 4,8 + 4 = 8,8 𝜇𝐹

𝐶1234 est en serie avec 𝐶5


Chapitre I. Electrostatique 97
𝐶5 𝑥𝐶1234 8,8𝑥5
𝐶𝑒𝑞𝑢𝑖𝑣 = = = 3.26 𝜇𝐹
𝐶5 + 𝐶1234 8,8 + 5
2) Calcul de la charge et la tension aux bornes de chaque condensateur
La charge totale 𝑞𝑒𝑞 = 𝑉𝐴𝐵 𝐶𝑒𝑞 = 48𝑋3,26 = 156,48 𝜇𝐶

puisque 𝐶5 et 𝐶1234 sont en série : 𝑞𝑒𝑞 = 𝑞1234 = 𝑞5 , donc :


𝑞
𝑞5 = 156,48 𝜇𝐶 et 𝑉5 = 𝐶5 = 31,3 𝑉
5

Pour trouver les charges 𝑄4 𝑒𝑡 𝑄123 il faut d’abord trouver la tension 𝑉5 − 𝑉𝐵


𝑉1234 = 𝑉𝐴𝐵 − 𝑉5 = 48 − 31,3 = 16,7 𝑉
𝑉1234 = 𝑉123 = 𝑉4 = 16,7 𝑉 ( mode parallèle)
Donc : 𝑉4 = 16,7𝑉
D’où : 𝑞4 = 𝑉4 . 𝐶4 = 16,7 × 4 = 66,8𝜇𝐶
On a : 𝒒𝟏𝟐𝟑 = 𝑉123 . 𝐶123 = 16,7 × 4.8 = 80,16 𝜇𝐶

puisque 𝐶3 et 𝐶12 sont en série : 𝑞123 = 𝑞12 = 𝑞3 , donc :


𝑞3 = 80.16𝜇𝐶
𝑞3 80,16
Donc : 𝑉3 = = = 10,02𝑣𝑉
𝐶3 8

On a ; 𝑉12 = 𝑉123 − 𝑉3 = 16.7 − 10.2 = 6.5 𝑉 (mode serie)


puisque 𝐶1 et 𝐶2 sont en parallèle, la tension 𝑉12 = 𝑉1 = 𝑉2

𝑉1 = 𝑉2 = 6,5 𝑉
Alors :𝑞1 = 𝑉1 . 𝐶1 = 6,5𝑋8 = 52 𝜇𝐶
𝑞2 = 𝑉2 . 𝐶2 = 6,5𝑋4 = 26 𝜇𝐶
3) L’énergie électrique totale emmagasinée dans les condensateurs.

1 1
𝐸𝑒 = 𝑞(𝑉𝐴 − 𝑉𝐵 ) = 156,48𝑋48 = 3,755. 10−6 𝑗𝑜𝑢𝑙𝑒
2 2
Exercice 32
Soit le branchement de condensateurs, dans la figure ci-contre
(figure I.87), 𝐶1 = 𝐶2 = 2𝐶 , et 𝐶3 = 𝐶4 = 4𝐶 et que
𝑞1 = 30 𝜇𝐶 , on pose 𝐶 = 3 𝜇𝐹. Déterminer :
1) la capacité équivalente Ceq entre A et B,

2) la charge et la tension de chacun des condensateurs de circuit, Figure I.87


3) la tension U AB que subit l’ensemble du système.
Chapitre I. Electrostatique 98

a°) la capacité CAB équivalente aux quatre condensateurs:


 C .C C .C 
C AB  (C AE en serie avec C EB )   1 2 en série avec (C3  4 5 )
 C1  C 2 C 4  C5 

𝐶1 𝑒𝑠𝑡 𝑒𝑛 𝑠𝑒𝑟𝑖𝑒 𝑎𝑣𝑒𝑐 𝐶2


𝐶1 𝑋𝐶2
𝐶12 = = 𝐶 = 3 𝜇𝐹
𝐶1 + 𝐶2
𝐶3 𝑒𝑠𝑡 𝑒𝑛 𝑠𝑒𝑟𝑖𝑒 𝑎𝑣𝑒𝑐 𝐶4
𝐶3 𝑋𝐶4
𝐶34 = = 2𝐶 = 6 𝜇𝐹
𝐶3 +𝐶4

𝐶12 𝑒𝑠𝑡 𝑒𝑛 𝑝𝑎𝑟𝑎𝑙𝑙𝑒𝑙𝑒 𝑎𝑣𝑒𝑐 𝐶34

𝐶𝑒𝑞𝑢𝑖𝑣 = 𝐶12 + 𝐶34 = 𝐶 + 2𝐶 = 3𝐶 = 9 𝜇𝐹

D’où : 𝐶𝑒𝑞𝑢𝑖𝑣 = 9 𝜇𝐹

la charge et la tension de chacun des condensateurs de circuit,


puisque C1 et C 2 sont en série : 𝑞1 = 𝑞2 donc :
𝑞1 = 𝑞2 = 12 𝜇𝐶

𝑞1 30. 10−6
𝑝𝑜𝑢𝑟 𝑞1 𝑜𝑛 𝑎 ∶ 𝑉1 = = = 5𝑉
𝐶1 6.10−6
𝑞2 30. 10−6
𝑝𝑜𝑢𝑟 𝑞2 𝑜𝑛 𝑝𝑜𝑠𝑒 ∶ 𝑉2 = = = 5𝑉
𝐶2 6.10−6
puisque 𝐶3 et 𝐶4 sont en série alors : 𝑞3 = 𝑞4 donc :
𝑞3 = 𝑞4 = 30𝜇𝐶

𝑞3 = 𝑞4 = 𝑉𝐴𝐵 . 𝐶34 = 10. .6 = 60𝜇𝐶

𝑞3 60. 10−6
𝑝𝑜𝑢𝑟 𝑞1 𝑜𝑛 𝑎 ∶ 𝑉3 = = = 5𝑉
𝐶3 12.10−6
𝑞4 60. 10−6
𝑝𝑜𝑢𝑟 𝑞2 𝑜𝑛 𝑝𝑜𝑠𝑒 ∶ 𝑉4 = = = 5𝑉
𝐶4 12.10−6

la tension U AB que subit l’ensemble du système


𝑉𝐴𝐵 = 𝑉1 + 𝑉2 + 𝑉3 + 𝑉4 = 20𝑉
Exercice 33
On considère le montage de condensateurs (voir la figure II-74).
Sachant que 𝑉𝐴𝐵 = 15 𝑉, 𝐶5 = 𝐶3 = 𝐶1 = 25 𝜇𝐹, 𝐶4 = 𝐶2 = 75 𝜇𝐹 et .
Chapitre I. Electrostatique 99
1) Calculer la capacité équivalente Ceq .

2) Calculer la charge et la tension aux bornes


du condensateurs 𝐶4 .
3) Calculer l’énergie totale emmagasinée.

Figure I.88

1) Calcul de la capacité équivalente C eq

C1 et C2 sont montées en série :

C1  C 2  50 150 
Ceq'  A.N : Ceq'   6
 10  37,5 10
6

C1  C 2  50  150 

Ceq'  37,5F

C 4 et C5 sont en série :

 150  50  6 6
A.N : C45    10  37,5 10
 150  50 
C 45  37,5F

C 3 // C45 :

Ceq''  C3  C45 A.N : Ceq''  50  37,5  106  87,5  106

Ceq''  87,5F

Ceq' et Ceq'' sont montées en série:

C eq'  C eq''
C eq 
C eq'  C eq''

 37,5  87,5 
A.N : Ceq     10 6  26,25  10 6
 37,5  87,5 
Donc la capacité équivalente du circuit est : Ceq  26,25F .

2) Charge et la tension aux bornes des deux condensateurs C 3 et C 5

Puisque C1 et C 2 sont montées en série :


Chapitre I. Electrostatique 100
Q1  Q2

D’autre part, Q1 est la charge qui circule le long du circuit, donc :

𝑄1 = 𝑄2 = 𝑉𝐴𝐵 . 𝐶𝐴𝐵 = 787,5 𝜇𝐶


𝑄1
𝑉𝐴𝐷 = 𝑉𝐴 − 𝑉𝐷 = = 15.75 𝑉
𝐶1
𝑄2
𝑉𝐷𝐸 = 𝑉𝐷 − 𝑉𝐸 = = 5.25 𝑉
𝐶2

Pour trouver les charges Q3 et Q4 il faut d’abord trouver la tension VE  VB .

𝑉𝐸𝐵 = 𝑉𝐸 − 𝑉𝐵 = 𝑉𝐴𝐵 − 𝑉𝐴𝐷 − 𝑉𝐷𝐸 = 9 𝑉

Donc : 𝑉𝐸𝐵 = 9 𝑉 et 𝑄3 = 𝑉𝐸𝐵 . 𝐶3 = 450 𝜇𝐶

Puisque C4 et C5 sont montées en série : Q4  Q5


Donc : Q2  Q3  Q5 et Q5  Q2  Q3 A.N : Q5  337,5C

𝑄5
𝑉𝐹𝐵 = = 6.75 𝑉
𝐶5

3) Energie total emmagasinée E P

1 𝑄𝑇2 1 1 1 2
𝐸𝑃 = = 𝑄𝑇 𝑉𝐴𝐵 = 𝑄𝑇 𝐶𝑒𝑞 𝑉𝐴𝐵
2 𝐶𝑒𝑞 2 2 2

26,25  30  11812,5


1
A.N: EP  2
EP  11812,5 J
2
Chapitre I. Electrostatique 101
QCM

1
Quelle est l'unité du champ électrique ?
❒ a. volt / mètre [V/m]
❒ b. volt / Coulomb [V/C]
❒ c. Ampère / mètre [A/m]
Deux particules de matière portent respectivement des charges électriques q1 et
2
q2.
❒ a. les particules s'attirent, si q1 et q2 sont électriquement neutres.
❒ b. les particules s'attirent, si q1 et q2 ont des mêmes signes.
❒ c. les particules s'attirent, si q1 et q2 ont des signes différents.
3 Si la distance entre deux corps en interaction électrostatique double, alors :
❒ a. la norme de la force est multipliée par 4.
❒ b. la norme de la force est divisée par 4.
❒ c. la norme de la force est divisée par 2.
4 La norme des forces électrostatiques que deux corps exercent l'un sur l'autre est
proportionnelle.
❒ a. aux masses des corps en interaction.
❒ b. aux charges électriques des corps en interaction.
❒ c. aux charges des corps en répulsion.

5 Deux corps de charges électriques opposées sont placés en A et B. Une ligne de


champ électrostatique les relie. Elle est orientée de A vers B
❒ a. La charge du corps placé en A est positive et celle du corps placé en B est
négative.
❒ b. La charge du corps placé en A est négative et celle du corps placé en B est
positive.
❒ c. La charge du corps placé en A est négative et celle du corps placé en B est
négative.
6 Que peut-on dire de la force électrostatique exercée sur une particule de charge q ?
❒ a. Elle est inversement proportionnelle à la valeur du champ électrostatique.
Chapitre I. Electrostatique 102
❒ b. Elle est proportionnelle à la charge de la particule.
❒ c. Elle est de sens opposé au champ électrostatique si la charge q est positive
7 La force électrostatique est donnée par la relation :
𝑞𝐴 𝑞𝐶
❒ a. 𝐹⃗𝐴/𝐶 = 𝐾 3
⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝐴𝐶
⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ‖
‖𝐴𝐶

𝑞𝐴 𝑞𝐶
. ❒ b. 𝐹⃗𝐴/𝐶 = 𝐾 2
⃗⃗⃗⃗⃗⃗ .
𝐴𝐶
⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ‖
‖𝐴𝐶

𝑞𝐴 𝑞𝐶
❒ c. 𝐹⃗𝐴/𝐶 = 𝐾 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ 𝑢
⃗⃗𝐴
‖𝐴𝐶 ‖

8 Deux charges valant respectivement +1 mC et -2 mC sont à 50 cm de distance.

Quelles sont les forces qui agissent sur ces charges ? (grandeur, direction et sens)
𝑞 = −2𝜇𝑐 𝑞 = +3𝜇𝑐
❒ a. F= -216.10 𝑁 3

𝑞 = −2𝜇𝑐 𝑞 = +3𝜇𝑐
❒ b. F= +216.103 𝑁

𝑞 = −2𝜇𝑐 𝑞 = +3𝜇𝑐
. ❒ c. F= +216.104 𝑁

9 Quel est le champ électrique d'une charge ponctuelle de +4 μC à 2 m (une


réponse détaillée).

❒ a. Le champ électrique est +9 000 V/m

❒ b. Le champ électrique est +9 000 V/m, son vecteur dirigé vers la charge.

❒ c. Le champ électrique est +9 000 V/m, son vecteur dirigé vers l’extérieur par

rapport vers la charge.

10 L'interaction électrostatique est


❒ a. toujours attractive.

❒ b. toujours attractive, parfois répulsive.


❒ c. toujours répulsive.
11 Quand on double la charge électrique d'un corps en interaction avec un autre

corps chargé électriquement, la valeur de la force d'interaction électrostatique :


❒ a. se double.
Chapitre I. Electrostatique 103
❒ b. se divise.

❒ c. reste inchangée.
12 Les relations liant le champ au potentiel sont :

❒ a. 𝐸⃗⃗ = −𝑔𝑟𝑎𝑑(𝑉
⃗⃗ ) ❒ b. 𝐸⃗⃗ = 𝑔𝑟𝑎𝑑 (𝑉)
→ → →
❒ c. 𝐸 = 𝑔𝑟𝑎𝑑 (𝑉 ) ❒ d. 𝐸⃗⃗ = − 𝑔𝑟𝑎𝑑 (𝑉)
Au sommet d'un carré de 4 m de côté, il y a quatre charges
13
indiquées sur le dessin ci-contre. Quel est le champ électrique
au centre du carré ?
❒ a. Le champ 𝐸⃗⃗ = 270 𝑖⃗ 𝑉/𝑚.

❒ b. Le champ ‖𝐸⃗⃗ ‖ = 270 𝑉/𝑚. Figure I.89

❒ c. Le champ ‖𝐸⃗⃗ ‖ = 0 est nul (la somme des charges est nulle).
14 On donne deux points A et C distants de 2m. Quel est le champ électrique en P,
milieu de AC ?
❒ a. Le champ vaut 54 000 V/m.

❒ b. Le champ vaut 6 000 V/m. Figure I.90

❒ c. Le champ est nul


15 Donnez la définition d'une ligne de champs :
❒ a. Ce sont des cercles concentriques autour de la charge.
❒ b. Ce sont des rayons de ces cercles concentriques autour de la charge.
❒ c. Ce sont des courbes plus compliquées
16 Que peut-on dire de la force électrostatique exercée sur une particule d charge q ?
❒ a. Elle est proportionnelle à la charge de la particule.
❒ b. Elle est proportionnelle au temps.
❒ c. Elle est inversement proportionnelle à la valeur de la fréquence.
17 On en déduit que la distribution de charges qui crée ce potentiel est constituée :
❒ a. d’une charge q placée en O et d’une charge -q répartie dans tout l’espace.
❒ b. Le champ vaut 6 000 V/m.

❒ c. Le champ est nul


Chapitre I. Electrostatique 104
18 Une bille électrisée chargée positivement

❒ a. a perdu des électrons

❒ b. a acquis des protons


❒ c. a perdu des neutrons
19 De quoi sert le théorème de Gauss ?
❒ a. Permet de calculer le flux d'un champ électrique
❒ b. De calculer facilement des potentiels électrostatiques
❒ c. De déterminer la forme des lignes de champ charges
20 Soit une sphère uniformément chargée en surface :
❒ a. le potentiel est continu à la traversée de la sphère chargée

❒ b. le champ électrique qu’elle crée est radial

❒ c. pour tout point n’appartenant pas à la sphère

21 Le potentiel en un point M de l’espace tel que R2 ≥ OM ≥ R1 est :


𝑞 1
❒ a. 𝑉(𝑟) =
4𝜋𝜀0 𝑟

𝑞 1 1
❒ b. 𝑉(𝑟) = ( − ) + 𝑉1
4𝜋𝜀0 𝑟 𝑅1
𝑞 1 1
❒ c. 𝑉(𝑟) = ( − )
4𝜋𝜀0 𝑟2 𝑅1

22 Soit une sphère de rayon R chargée en surface avec 𝝈 = 𝒂 𝒄𝒐𝒔 𝜽 avec 𝒂 > 𝟎
quelle est la direction du champ électrique crée par cette sphère en au centre de la
sphère :
❒ a. 𝑢
⃗⃗𝑟
❒ b. 𝑢
⃗⃗𝜃

❒ c. 𝑢
⃗⃗𝑧

23 Soit une sphère de rayon R chargée en surface avec 𝝈 = 𝒂 𝒄𝒐𝒔 𝜽 avec 𝒂 > 𝟎
quelle est la direction du champ électrique crée par cette sphère en un point M à
l’extérieur de la sphère :
❒ a. suivant 𝑢
⃗⃗𝑟
❒ b. sa composante suivant 𝑢
⃗⃗𝜃 est nulle

❒ c. aucune réponse n’est correcte


Chapitre I. Electrostatique 105
24 On considère un cylindre d’axe (𝒐, 𝑢
⃗⃗𝑧 ), de hauteur h et de rayon R. Dans le
repère cylindrique, l’élément de surface orienté qui entoure un point M de la
surface Latérale s’écrit :
❒ a. ⃗⃗⃗⃗⃗
𝑑𝑆 = 𝑅𝑑𝜃𝑑𝑧𝑢
⃗⃗𝑟

❒ b. ⃗⃗⃗⃗⃗
𝑑𝑆 = 𝑅𝑑𝜃𝑑𝑟𝑢
⃗⃗𝑟

❒ c. ⃗⃗⃗⃗⃗
𝑑𝑆 = 𝑅𝑑𝜃𝑑𝑟𝑢
⃗⃗𝑧
Une sphère creuse (S), de centre O, de rayon extérieur R et de
rayon intérieur nR ; (n < 1), est électriquement chargée en
volume avec une charge volumique uniforme ρ . On repère un
point M de l’espace par son vecteur position 𝑟⃗ = ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑂𝑀 = 𝑟𝑢 ⃗⃗𝑟 où C

⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑂𝑀
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ‖ et 𝑢
𝑟 = ‖𝑂𝑀 ⃗⃗𝑟 = Figure I.91
𝑟

25 Le champ électrostatique ⃗𝑬
⃗⃗𝟏 (𝒓) produit par (S) dans la région (C) est définie
par (r > R) :
𝜌𝑅3
❒ a. 𝐸⃗⃗1 (𝑟) = (1 − 𝑛) 𝑢
⃗⃗𝑟
3𝑟 2 𝜀0

𝜌𝑅3
❒ b. 𝐸⃗⃗1 (𝑟) = (1 − 𝑛3 ) 𝑢
⃗⃗𝑟
3𝑟 2 𝜀0

𝜌𝑅3
❒ c. 𝐸⃗⃗1 (𝑟) = (1 − 𝑛3 ) 𝑢
⃗⃗𝑟
𝑟 2 𝜀0

26 L’expression du potentiel électrostatique VB(r) de la région (B) est définie


par (r < nR) :
𝜌𝑅2
❒ a. 𝑉𝐵 (𝑟) = (1 − 𝑛2 )
2𝜀0

𝜌𝑅2
❒ b. 𝑉𝐵 (𝑟) = (1 − 𝑛)
2𝜀0

𝜌𝑅2
❒ c. 𝑉𝐵 (𝑟) = ((𝑛2 − 1)
2𝜋𝜀0

27 Le potentiel électrostatique VC (r) de la région (C) en choisissant son origine


l’infini :
𝜌𝑅3
❒ a. 𝑉𝐶 (𝑟) = (1 − 𝑛3 )
2𝜀0

𝜌𝑅2
❒ b. 𝑉𝐶 (𝑟) = (1 − 𝑛3 )
2𝜀0

𝜌𝑅2
❒ c. 𝑉𝐶 (𝑟) = (1 − 𝑛)
2𝜀0
Chapitre I. Electrostatique 106
28 Un conducteur (sans cavité) en équilibre comporte les propriétés suivantes :
❒ a. C’est un volume équipotentiel

❒ b. Le champ qu’il crée est nul.


❒ c. Il n’est chargé qu’en volumes
29 On rappelle que la capacité C d’un conducteur est défini par Q = CV, où q est
la charge du conducteur et V son potentiel. On considère une boule de rayon R,
de centre O, seule dans l’espace. Sa capacité C est :
❒ a. 𝐶 = 4𝜋𝜀0 𝑅

❒ b. 𝐶 = 4𝜋 2 𝜀0 𝑅
❒ c. 𝐶 = 4𝜋𝜀0 𝑅 2
30 Un conducteur possède une cavité vide de charge :
❒ a. Le potentiel dans la cavité est nul.
❒ b. La charge sur la surface de la cavité est non nulle

❒ c. Le potentiel dans la cavité est constant.


31 Lorsque deux conducteurs sont en influence totale, les charges des deux
Surfaces en influence sont :
❒ a. nulles
❒ b. sans relation

❒ c. Opposées
32 Lorsque les deux sphères sont en présence les potentiels V1 et V2 sont :
1 𝑞1 1 𝑞2
❒ a. 𝑉1 (𝑀) = . + .
4𝜋𝜀0 𝑅1 4𝜋𝜀0 𝑅2

1 𝑞2 1 𝑞2
❒ b. 𝑉1 (𝑀) = . + .
4𝜋𝜀0 𝑅1 4𝜋𝜀0 𝑅2

1 𝑞1 1 𝑞2
❒ c. 𝑉1 (𝑀) = . + .
4𝜋𝜀0 𝑅1 4𝜋𝜀0 2𝑅2

33 Le potentiel entre les deux armatures est :


𝑉2 −𝑉1
❒ a. 𝑉 (𝑥) = . 𝑥 + 𝑉1
𝑒
𝑉2 −𝑉1
❒ b. 𝑉 (𝑥) = . 𝑥 − 𝑉1
𝑒
𝑉2 −𝑉1
❒ c. 𝑉 (𝑥) = . 𝑥 + 𝑉1
2𝑒

34 La capacité d’un condensateur plan est :


Chapitre I. Electrostatique 107
𝑆
❒ a. 𝐶 = 𝜀0 .
4𝑒
𝑒
❒ b. 𝐶 = 4𝜋𝜀0 .
𝑆
𝑆
❒ c. 𝐶 = 𝜀0 .
𝑒

35 Lorsque deux conducteurs sont en influence totale, les charges des deux surfaces
en influence sont :
❒ a sans relation
❒ b. nulles

❒ c opposées
36 On rappelle que la capacité C d’un conducteur est défini par Q = CV, où Q est la
charge du conducteur et V son potentiel. On considère une boule de rayon R,
de centre O, seule dans l’espace. Sa capacité C est :
❒ a. 𝐶 = 2𝜋𝜀0 𝑅
❒ b. 𝐶 = 4𝜋𝜀0 𝑅
4
❒ c. 𝐶 = 𝜋𝜀0 𝑅 3
3

37 Donner l’expression de la capacité C de ce condensateur :


𝑅2 𝑅1
❒ a. 𝐶 = 4𝜋𝜀0 ( ).
𝑅2 −𝑅1
𝑅2
❒ b. 𝐶 = 4𝜋𝜀0 ( ).
𝑅2 −𝑅1

𝑅2 𝑅1
❒ c. 𝐶 = 2𝜋𝜀0 ( ).
𝑅2 −𝑅1

38 Soit le circuit ci-contre, avec deux condensateurs. Quelle proposition est-elle


correcte ?
❒ a. Les charges sont égales et la capacité équivalente est 32 μF
❒ b. Les charges sont inégales et la capacité équivalente est 32 μF

❒ c. Les charges sont inégales et la capacité équivalente est 50 μF

Figure I.92
Chapitre I. Electrostatique 108

Exercice 1
Dans un nuage se trouvent deux charges de même grandeur et de
signes opposés (±40 C) distantes de 5 km (figure I.93). En +40𝐶
−40𝐶
supposant qu’elles peuvent être considérées comme des charges
ponctuelles, quel est le module de la force électrique qu’elles
exercent l’une sur l’autre ? Figure I.93

Exercice 2

Quatre charges q1 = -4 µC, q2 = +10 µC, q3 = -10 µC, et q4 = -8 µC sont placées aux
sommets d’un rectangle de longueur 2.5 cm, et de largeur
1.5cm, voir la figure (I.94).
1. Quelle est l’intensité de la force F appliquée sur q4? 𝜃

2. Déterminer la direction de la force F. Figure I.94

Exercice 3
Soit trois charges q1, q2 et q3 (figure (I.72) . q1=1,5.10‐3 C ;
q2=0,5 10‐3 C ; q3=0,2 10‐3 C ; AC=1m et BC=0,5 m.
Calculer la force et le champ électrique résultant au
point C (direction, sens et module).
Calculer le potentiel créé par q1 et q2 au point C Figure I.95

Exercice 4

Quel est la grandeur et la direction du champ électrique à l’endroit indiqué sur la figure ?

Figure I.96
Chapitre I. Electrostatique 109
Exercice 5
Quel est la grandeur et la direction du champ électrique à
l’endroit indiqué sur la figure ?

Figure I.97

Exercice 6

Quel est la grandeur et la direction du champ électrique à l’endroit indiqué sur la figure ?
Q=5 µC
𝐸⃗⃗ =
++++++++++++++
2 cm 3 cm

Figure I.98

Exercice 7

Soit trois charges électriques ponctuelles q1, q2 et q3 sont placées aux points A(4,0), B(0
,4) et C(-4, 0) respectivement. On donne : q1 = q = 2.10-6 C, q2 = -2q, q3 = 2q.
1.Déterminer champ électrique 𝐸⃗⃗ créé au point O.
[Link] le potentiel électrique V créé par ces trois charges au point O.
3. En déduire la force électrostatique 𝐹⃗ exercée sur une charge (q' = -q) placée en O.

Exercice 8
Dans un plan (XOY), on fixe deux charges ponctuelles q1 et q2 sur les points A (2a, a) et B (-
1
2a, a) . On donne : 𝑘 = = 9.109
4𝜋𝜀0

q1 = 3.5 µc, q2 = 1.5 µc et a= 8 cm.


1. Déterminer en fonction de x, a et q le vecteur champ électrique 𝐸⃗⃗ (𝑥) et le potentiel V(x)
créés par les charges q1 et q2 en un point M (x, 0).
On fixe une troisième charge q’ = -q au point O (0,0).
2- Déduire la force électrique 𝐹⃗ appliquée à la charge q’ et son énergie potentielle.
Exercice 9
Soit six charges qui sont arrangées sur les coins d'un hexagone voir la figure (I.76)
Chapitre I. Electrostatique 110
Le potentiel au centre de l'hexagone est-il nul ?
Le champ électrique au centre de l'hexagone est-il nul ?

Exercice 10 Figure I.99

Considérons maintenant un fil infini, chargé uniformément


par une densité linéaire de charge dl > 0.
Déterminer l’expression du le champ électrique et le
potentiel en point M situé à la distance r du fil. On note que
La distribution de charges présente une symétrie axiale, il
convient d’utiliser les coordonnées cylindriques (r, u, z)
pour décrire la position du point M.

Figure I.100
Exercice 11
Considérons deux plans parallèles distants de d. Le premier plan est chargé positivement
avec une densité surfacique de charge +σ (en C/m²). Le second
plan est chargé négativement avec une densité surfacique de
charge -σ.
Déterminer le champ électrostatique crée par les deux plans en un
point quelconque de l’espace

Figure I.101
Exercice 12

Soit un disque, de centre O et de rayon R, est chargé positivement avec une densité surfacique
de charge σ .
Calculer le poten9tiel électrique V en O, lorsque la distribution est uniforme :
σ = σ0.
La charge surfacique σ est maintenant donnée par : σ (r) = A/(R2 – r2)1/2 où A est une
constante et r la distance à O.
Calculer le potentiel électrique V en O, et l’exprimer en fonction de R et de
σ (C )= σ (O).
Chapitre I. Electrostatique 111
Exercice 13
a. Un disque de centre O et de rayon R est chargée par une densité de charge surfacique σ
(σ>0)
1) Calculer le potentiel électrique V en O, lorsque la distribution est uniforme : 𝜎 = 𝜎0 .
𝐵
b. La charge surfacique s est maintenant donnée par : 𝜎(𝑟) = où B est une
√(𝑅2 −𝑟 2 )

constante et r la distance à O.
Calculer le potentiel électrique V au point O en fonction de R on pose 𝜎𝑐 = 𝜎(0)
Exprimer la charge q du disque en fonction de V et de R

Exercice 14
Soit un fil infini d’axe (Oz) portant une densité linéaire λ constante.
1) En utilisant le théorème de Gauss, établir les expressions du champ électrique 𝐸⃗⃗ (𝑟) et
le potentiel électrique V(r).
2) On considère deux fils infinis parallèles à l’axe (Oz) situés en (x = -4, y = 0)
et (x = 4, y = 0) portant respectivement des densités linéaires de charges -λ et +λ. Donner
l’expression général du potentiel en un point de l’espace défini par les distances 𝑅1 et 𝑅2 aux
deux fils, en choisissant V = 0 à égale distance des deux fils.

Exercice 15
On considère un cylindre creux infini de rayons ( 𝑥1 𝑒𝑡 𝑥2 ) , tels que 𝑥2 < 𝑥1 chargé
uniformément en volume avec une densité 𝜌 > 0 entre les cylindres de rayons 𝑥1 𝑒𝑡 𝑥2
En utilisant le théorème de Gauss, déterminer le champ électrostatique à une distance 𝑟 de
l’axe du cylindre z . (On distingue les trois régions : 𝑟 < 𝑥1 ; 𝑥1 < 𝑟 < 𝑥2 et 𝑟 > 𝑥2 )

Exercice 16

On considère deux sphères concentriques de centre O de rayons R₁ et R₂ respectifs tel que


R₁ < R₂ .
La sphère de rayon R₁ est chargée en volume. La seconde de rayon R₂ est chargée en surface.
1- En utilisant le théorème de Gauss calculer le champ électrostatique 𝐸⃗⃗ (𝑟) en tout point de
l’espace.
2- En déduire l’expression du potentiel électrique V(r).
3- Donner l’expression générale reliant un champ de force et l’énergie potentielle associée.
Chapitre I. Electrostatique 112
Exercice 17

Sphères concentriques : Soit un système de trois sphères concentriques de centre O, de rayons


x1, x2, x3 tels que x1 < x2 < x3. La répartition de charge sur le système est organisée comme
suit :
La sphère de rayon x1 porte une densité surfacique de charge σ >0,
La sphère de rayon x2 une densité surfacique de charge -σ.
La sphère de rayon x3 une densité surfacique de charge σ.

a) Calculer le champ électrique 𝐸⃗⃗ (𝑟) en tout point de l'espace. Utiliser le théorème de
Gauss et considérer les quatre cas :
r < x1
x1 < r < x 2
x2 < r < x 3
r > x3

b) Calculez le potentiel électrique V(r) dans les quatre cas. Calculer le potentiel au point O
pour déterminer la première constante d'intégration et une propriété du potentiel pour calculer
les autres constantes d'intégration.
c) Evaluer l'allure des variations de E et V en fonction de r.

Exercice 18

Soit une charge q (𝑞 < 0) répartie en volume entre deux sphères concentriques de rayon R1
et R2. On appelle ρ(r) la densité volumique de charges entre R1 et R2. Le champ électrostatique
se met sous la forme :
𝐸⃗⃗ (𝑟) = 𝑎(𝑟 − 𝑅1 )𝑢
⃗⃗𝑟 pour 𝑅1 ≤ 𝑟 ≤ 𝑅2 ; R1 avec a une constante. On donne, pour un champ
𝑑𝐸𝑟 𝐸𝑟
à symétrie sphérique : 𝑑𝑖𝑣𝐸⃗⃗ (𝑟) = +2 dr avec 𝐸 (𝑟) = 𝐸⃗⃗ (𝑟)𝑢
⃗⃗𝑟
𝑑𝑟 𝑟

Déterminer ρ(r) en fonction de a, r, R1 et ε0.


Déterminer a en fonction de q, ε0, R1 et R2
Déterminer le champ électrostatique en tout point de l’espace.
Représenter graphiquement Er en fonction de r.
Chapitre I. Electrostatique 113
Exercice 19
On considère une sphère (S) de rayon R=2 cm et de centre O porte une charge totale q > 0
chargée uniformément en volume. Soit le point M de l’espace est repéré par le vecteur
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑂𝑀 = 𝑟⃗ = 𝑟𝑢
⃗⃗𝑟 et que le potentiel électrique créé par cette sphère (S) soit nul pour (r → ∞)
1) En utilisant le théorème de Gauss, établir les expressions du champ électrique 𝐸⃗⃗ (𝑟) et
le potentiel électrique V(r) créé par (S) pour r > R
2) Calculer le flux Φ1 du champ électrique à travers la sphère pour R1 = 30 cm, sachant
que 𝐸 (𝑅1 ) = 4.103 V/m.

Exercice 20
On définit trois sphères concentriques de rayons (𝑅1 , 𝑅2 𝑒𝑡 𝑅3 ) , tels que 𝑅1 < 𝑅2 < 𝑅3 .
La sphère de rayon 𝑅1 est chargée en surface. La répartition volumique ρ est compris entre les
sphères de rayons 𝑅2 𝑒𝑡 𝑅3 .
Déterminer le champ électrique E en tout point de l’espace M tel que OM = r avec 0 < r < ∞.
Tracer le module du champ électrique E en fonction de r.

Exercice 21
Soit la distribution de charges volumique à symétrie sphérique constituée d’une charge q
uniformément répartie dans le volume 𝑟 ≤ 𝑅1 et d’une charge (- q) uniformément répartie
dans le volume 𝑅2 ≤ 𝑟 ≤ 𝑅3 avec 𝑅1 < 𝑅2 .
Déterminer l’expression du potentiel et du champ électrostatique créés par cette distribution
en tout point de l’espace. On prendra la référence de potentiel à l’infini.

Exercice 22
Soit une sphère de centre O et de rayon R. On considère un point M de l’espace est repéré par
le vecteur ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑂𝑀 , on appelle 𝜃 l’angle que fait ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑂𝑀 avec l’axe Oz. La sphère porte une densité
surfacique de charge 𝜎 = 𝜎0 𝑐𝑜𝑠 𝜃, 𝜎0 étant une constante.
1. En utilisant l’étude des symétries de la distribution de charge, déterminer la direction du
champ 𝐸⃗⃗ en O.
2. Calculer le champ électrostatique 𝐸⃗⃗ et le potentiel V en point O.
Chapitre I. Electrostatique 114
Exercice 23
Trois sphères conductrices creuses (S1), (S2) et(S3) concentriques et de rayons respectifs 𝑅1 ,
𝑅2 et 𝑅3 (𝑅1 < 𝑅2 et 𝑅3 = 2𝑅1 sont placés dans le vide. (S1) et (S3) sont reliées à la masse et
(S2) porte la charge q.

Calculer le potentiel V2 de la sphère (S2) ainsi que les charges internes qi et les charges
externes qe portées par leurs faces, en fonction de q, 𝑅1 , 𝑅2 et 𝑅3 .

Exercice 24

Considérons deux plans parallèles distants de d.


Le premier plan est chargé positivement avec une densité surfacique de charge +σ (en C/m²).
Le second plan est chargé négativement avec une densité surfacique de charge -σ.
Déterminer le champ électrostatique crée par les deux plans en un point quelconque de
l’espace

Exercice 25

Deux conducteurs sphères métalliques, concentriques de rayons respectifs R1 et R2 > R1, se


sont en position d’influence totale lorsque l’un des deux entoure complètement l’autre. A
l’équilibre, l’armature intérieure est au potentiel V1 tandis que l’armature extérieure est à la
Terre (potentiel 0).

Montrer que les charges portées par les armatures sont égales en valeur absolue et de signes
opposés. Dans la suite, on notera q la charge de l’armature
intérieure. R1
R2

1) En utilisant les symétries de ce système de conducteurs,

Figure I.102
préciser la forme du champ électrostatique 𝐸⃗⃗ en tout point de l’espace.
2) Déterminer ce champ en tout point M, en fonction de q, 𝜀0 et de la distance r = OM.
3) Déterminer la charge Q en fonction de V1, R1, R2 et 𝜀0 . En déduire la capacité C de ce
condensateur sphérique.
Chapitre I. Electrostatique 115
Exercice 26

Dans le circuit suivant, les condensateurs ont les capacités suivantes : C1 = 3,00 μF,
C2 = 5,00μF, C3 = 4,00 μF, C4 = 2,00 μF et C5 = 3,00 μF.
a. Quelle est la capacité équivalente entre les points A et B?
b. Si la charge sur C2 est de 120 μC, quelle est la différence de potentiel aux bornes du
condensateur C5 ?

Figure I.103
Exercice 27

Trois condensateurs ont des capacités C, 2C et C/2 respectivement. On les branche de trois
façons différentes, comme il est indiqué à la figure I.104. Classer les situations par ordre
croissant de Céq.

Figure I.104

Exercice 28

Pour le circuit de la figure I.105, les capacités des condensateurs sont C1 = 12,0 μF, C2 = 6,00
μF et C3 = 8,00 μF. Les condensateurs sont branchés à une source de f.é.m. E = 120 V.
a. Quelle est la capacité équivalente du circuit ?
b. Quelle est l’énergie électrique emmagasinée dans le
circuit complet ?
c. Calculez la charge de chaque condensateur.
d. Quelle est la différence de potentiel aux bornes de
chaque condensateur ? Figure I.105
e. Calculez l’énergie emmagasinée sur chaque condensateur.
Chapitre I. Electrostatique 116
Exercice 29

Dans le circuit de la figure (I.106), les condensateurs ont les capacités suivantes : C1 = 3,00
μF, C2 = 5,00 μF,C3 = 4,00 μF, C4 = 2,00 μF et C5
= 3,00 μF.
a. Quelle est la capacité équivalente entre les
points A et B ?
b. Si la charge sur C2 est de 120 μC, quelle est la
différence de potentiel aux bornes du condensateur
C5 ?
Figure I.106
Exercice 30

Quelle est la capacité du condensateur de la


figure (I.107), qui a des armatures d’aire A qui sont
séparées d’une distance d, avec trois diélectriques
entre les armatures, sachant que les diélectriques 2 et
3 ont chacun une épaisseur de d/2 ?
Figure I.107
Chapitre II. Electrocinétique 118

II.1 Introduction
L’électrocinétique est l’étude du mouvement d’ensemble des porteurs de charges dans
un circuit électrique assez simple composé de sources, résistance, bobine, condensateur,
etc.
Conducteur et isolants
Selon la capacité de la matière à conduire l’électricité, il est possible de la classer en deux
grandes catégories : les conducteurs et les isolants. Un matériau capable de conduire
l’électricité est un matériau conducteur, en revanche lorsqu’il ne conduit pas l’électricité
c’est un isolant. Un isolant se distingue d’un conducteur par le fait que ses électrons
périphériques sont fortement liés au noyau (fort potentiel d’ionisation), contrairement à
ceux des conducteurs qui sont libres de se déplacer dans le matériau (sous l’effet d’un
champ électrique).

II.2 Conducteurs électrique

II.2.1 Définition : Qu’est-ce qu’un conducteur électrique ?

Un conducteur est un matériau qui contient des porteurs


microscopiques chargées pouvant se déplacer librement sous l’action
d’un champ électrique.

II.2.2 Courant électrique


a) Définitions Figure II.1
Le courant électrique i traduit le déplacement ordonné d’un ensemble de charges dans un
matériau conducteur. L’unité du courant électrique à l’échelle international est l’Ampère
de symbole A. Dans le système international, l’Ampère est l’une des quatre unités
fondamentales Il est défini par la relation :
𝑑𝑞 (II-1)
𝑖=
𝑑𝑡

dq représente la quantité algébrique de charge (en coulombs) traversant la section S du


Chapitre II. Electrocinétique 119
conducteur pendant un intervalle de temps dt (en secondes).
Par convention, le sens positif du courant est indiqué par une flèche. Ce sens correspond
au sens de déplacement des charges positives. Si ce sont les électrons qui conduisent le
courant, alors ils se déplacent dans le sens opposé au courant

Figure II.2 : Composition des champs électriques

b) Densité de courant électrique


Le vecteur densité de courant 𝑗⃗ caractérise le mouvement d’ensemble des porteurs de
charges dans un circuit électrique :
Soit un conducteur comportant des charges libres identiques, de charge q, et se déplaçant
à la vitesse 𝑣⃗ . Le vecteur densité de courant est : 𝑗⃗ = 𝑛𝑞𝑣⃗ où n présente le nombre de
charges libres par unité de volume.
Soit 𝜌𝑚 la densité volumique de charges mobiles (en C·m–3): 𝜌𝑚 = 𝑛𝑞
Le vecteur densité de courant peut alors s’écrire :
𝑗⃗ = 𝜌𝑚 𝑣⃗ (II-2)
s’exprime en A·m–2.
Soit dq la charge traversant une section S du conducteur parcouru par le courant
d’intensité I pendant le temps dt.
On peut exprimer l'intensité du courant électrique en fonction des caractéristiques de
l'écoulement des porteurs de charge, à savoir leur vitesse moyenne et leur densité
volumique. 𝑑𝑞 = 𝜌𝑚 𝑑𝑉 = 𝜌𝑚 𝑑𝑆. 𝑑𝑥
𝑑𝑥 = 𝑣. 𝑑𝑡

Figure II.3 : conducteur comportant


des charges libres
Donc :
𝑑𝑞 = 𝜌𝑚 𝑑𝑆. 𝑣. 𝑑𝑡 (II-3)
Chapitre II. Electrocinétique 120
La quantité de courant qui travers la surface est alors :

𝑑𝑞 1 1 1
𝑖= = 𝑑𝑞 = ∬ 𝜌𝑚 𝑑𝑆. 𝑣. 𝑑𝑡 . = ∬ 𝑗. 𝑑𝑆. 𝑑𝑡. = ∬ 𝑗. 𝑑𝑆 (II-4)
𝑑𝑡 𝑑𝑡 𝑑𝑡 𝑑𝑡
D’où :
𝑖 = 𝑗⃗. ⃗𝑛
⃗⃗. ∬ 𝑑𝑆 (II-5)

𝑖
𝑗=
𝑠 (II-6)
L’unité de 𝑗 est (𝛺. 𝑚−2 ) et 𝑆 représente la section droite du conducteur.

c) Intensité du courant électrique

L’intensité du courant mesure la quantité algébrique d’électricité (c’est-à-dire, la


charge électrique) traversant la section d’un circuit orienté par unité de temps. L’unité de
charge est le coulomb (C) et l’unité d’intensité est l’ampère (A).
𝑞
𝑖= (II-7)
𝑡

En régime continu permanent, l'intensité I du courant à travers un conducteur est


𝑑𝑞
constante, et l'on peut écrire : 𝑖 = 𝑑𝑡
où 𝑑𝑞 est la quantité d'électricité ayant traversé une
section du conducteur pendant la durée 𝑑𝑡

II.3 Loi d’Ohm

L’expérience montre que le rapport, entre la différence de potentiel V entre deux


points d’un conducteur métallique et le courant qui le traverse, est constant, la température
étant maintenue constante. Loi d’Ohm est :
𝑈 = 𝑅𝑖 (II-8)

a) Conductivité électrique
En présence d’un champ électrique 𝐸⃗⃗ , il y a une densité de courant donnée par la relation
𝑗⃗ =  𝐸⃗⃗ (II-9)
avec
𝑛. 𝜏. 𝑒 2 (II-10)
σ=
𝑚
Chapitre II. Electrocinétique 121
𝑚
et σ :la conductivité électrique, 𝜏 = : temps de relaxation
𝐾

m : masse de l’électron. 𝜎 est exprimée en Siemens/m2= 𝐴/𝑉.𝑚= Ω−1.𝑚−1


b) Résistivité électrique
La résistivité est l’inverse de la conductivité :
1 (II-11)
𝜌=
𝜎
Elle s’exprime en 𝛀. 𝒎

c) Puissance électrique
La puissance est définie comme la quantité d’énergie délivrée par unité de temps :
𝑊
𝑃= = 𝑖 (𝑉𝑎 − 𝑉𝑏 ) = 𝑈𝐼 (II-12)
Δ𝑡

L’unité de puissance est le Watt.


• Puissance par effet joule:
𝑈2
𝑃 = 𝑅𝐼2 = (II-13)
𝑅

d) Effet Joule

L’effet Joule est la transformation d’énergie électrique en énergie thermique. La


puissance Joule dissipée dans une résistance de valeur R, parcourue par un courant
d’intensité I, soumise à une tension U, est :
𝑈2
2
𝑃 = 𝑅𝐼 =
𝑅

Définition
.
Lorsqu’un électron parcourt un fil électrique, son
mouvement n’est pas une ligne droite. Il est en effet en
mouvement dans un milieu constitué d’atomes métalliques et de
cations fixes.
Il est alors soumis à de nombreuses interactions avec les ions du
réseau ou avec les plans de rupture de l’empilement des atomes.
Ces interactions, dénommées chocs, perturbent sa
trajectoire. L’électron perd de l’énergie à chaque choc, au profit
des atomes et cations du fil, qui s’échauffent alors. Cette perte
d’énergie des électrons, et l’échauffement du fil qui en résulte,
est nommée effet Joule.
Une charge positive Q circule dans le même sens que celui du courant. Par conséquent,
elle passe d’un potentiel VA vers un potentiel plus bas VB, et son énergie potentiel diminue
car ∆Ep = Q(VB -VA) < 0. L’énergie dissipée sous forme de chaleur par effet joule est :
Chapitre II. Electrocinétique 122
𝑊 = −∆𝐸𝑝 = 𝑞(𝑉𝐴 − 𝑉𝐵 ) = 𝑅𝐼2 𝑡 (II-14)
Et donc ;
𝑑𝑊 = 𝑑𝑞(𝑉𝐴 − 𝑉𝐵 ) = 𝑖𝑑𝑡(𝑉𝐴 − 𝑉𝐵 )
On a la puissance
𝑑𝑊
𝑃= = 𝑖(𝑉𝐴 − 𝑉𝐵 ) (II-15)
𝑑𝑡

II.4 Circuit électrique


II.4.1 Définition
Un circuit électrique est constitué d’un ensemble de dispositifs (une association série ou
parallèle) appelés dipôles par exemple, les composants passifs (résistances, bobines,
condensateurs, etc…) et éléments actifs (générateurs, transistors, Amplificateurs,
moteurs, etc. …), reliés entre eux par un fil conducteur et formant ainsi une structure
fermée.

 Les composants actifs et passifs sont différenciés sur divers facteurs tels que la
nature de la source, ses fonctions, le gain de puissance, le contrôle du flux de courant.
Divers exemples du composant, de la nature de l’énergie, de la nécessité de la résistance
externe. La différence entre les Composants actif et Composants passifs est donné ci-
dessous sous forme de tableau.

 Tableau II.1
BASE COMPOSANTS ACTIFS COMPOSANT PASSIF
Nature de la Les composants actifs fournissent Les éléments passifs utilisent la
source du courant ou de l'énergie au puissance ou l'énergie du
circuit. circuit.
Exemples Diodes, transistors, SCR, circuits Résistance, condensateur,
intégrés, etc. inducteur, etc.
Fonction du Dispositifs produisant de l’énergie Dispositifs qui stockent de
composant sous forme de tension ou de l'énergie sous forme de tension
courant. ou de courant.
Gain de Ils sont capables de fournir un gain Ils sont incapables de fournir un
puissance de puissance. gain de puissance.

II.4.2 Dipôle électrique


On appelle dipôle électrique un dispositif électrique quelconque qui présente deux bornes
A et B permettant de le relier à un circuit extérieur.
Chapitre II. Electrocinétique 123
Il existe deux possibilités d’orientations relatives de la tension et de l’intensité : de même
sens ou de sens opposé.
Ces deux orientations relatives conduisent à deux conventions p : la convention
génératrice et la convention récepteur

Notes
Il convient de noter les deux points importants suivants.
• L’intensité et la tension sont des grandeurs algébriques, elles
peuvent être positives ou négatives suivant que l’orientation
effective correspond ou non à l’orientation conventionnelle
choisie, celle-ci étant choisie arbitrairement.

Le générateur (dipôle actif) : est un système qui fournit de l'énergie électrique.


Le rôle de ce dernier le circuit électrique est de mettre en mouvement les électrons qui
sont présents dans ses composants (fil, ampoule, résistance, etc.) pour maintenir un
courant.

Convention générateur : où l’intensité i et la tension U sont choisies de même sens

Figure II.4 : convention récepteur


Récepteur (dipôles passifs) : Le récepteur transforme l'énergie électrique en une
énergie autre qu’électrique (mécanique, chimique). La polarité d’un récepteur dépend
du sens du courant

Convention récepteur : où l’intensité i et la tension U sont choisies de sens


opposé.

Figure II.5 : convention récepteur


II.4.3 Interrupteur idéal
L’interrupteur idéal possède deux états : ouvert ou fermé
Chapitre II. Electrocinétique 124

Figure II.6 : (a) interrupteur ouvert (b) interrupteur fermé


II.4.4 Resistance (elément passive)
Une résistance ou résistor est un composant électronique ou électrique dont la principale
caractéristique est d'opposer une plus ou moins grande résistance (mesurée en ohms) à la
circulation du courant électrique,

Certains éléments, appelés conducteur Ohmique, présentent une tension à leurs bornes
proportionnelle au courant les traversant. Cette propriété est exprimée par la loi d’Ohm.
Ils sont modélisés par une résistance R dont l’unité est l’ohm (V).
𝑈
𝑅𝑖 = (II-16)
𝐼𝑖

a) Résistivité électrique
La résistivité est l’inverse de la conductivité :
𝑅. 𝑆 (II-17)
𝜌=
𝐿

S S
Avec :
R : la résistance du fil en ohm (Ω), ρ : la résistivité du
matériau (Ω·m)
S : l’aire de la section du fil (m2), L : la longueur du fil en
mètre (m)
Figure II.7 : conducteur Ohmique

La caractéristique d’un conducteur ohmique est une droite. C’est un dipôle passif.
La conductance G est l’inverse de la résistance ;

elle s’exprime en siemens (symbole S)

Figure II.8 : caractéristique d’un


conducteur ohmique
b) Association de résistances en série :

La résistance R équivalente à deux résistances en série se calcule aisément :


Chapitre II. Electrocinétique 125
 Les deux résistances (résistors) sont traversées par le même courant d'intensité I
La loi d'Ohm vue précédemment appliquée à chacun des résistances donne

U1 =R1 I U2 = R2 I

La tension U aux bornes de l'ensemble est égale à la somme des


tensions aux bornes de chacun:

U = U1 + U2 (II-18)

D’où : U = R1 I + R2 I = (R1 + R2) I

La résistance équivalente R = U/I vaut donc : Figure II.9 : Association en série

R = R1 + R2 (II-19)

Soient n résistances Ri mises bout à bout dans un circuit et parcourues par un


courant I. La tensionaux bornes de la chaîne est simplement.

U  V0  V1  V1  V2   ….. Vn1  Vn   R1I  R2 I  …… Rn I (II-20)

c’est à dire analogue à celle obtenue par une résistance unique dont la valeur est

𝑅𝑒𝑞 = ∑𝑛𝑖=1 𝑅𝑖 (II-21)


c) Association de résistances en parallèle (ou dérivation) :

 Les deux résistances sont soumises à la même tension

U = U1 = U 2 (II-22)
L'intensité du courant du générateur est égale à la somme des
intensités des courants circulant dans les résistors :

Figure II.10 : Association en parallèle

I = I1 + I2 (II-23)

 La loi d'Ohm appliquée à chacun des résistances donne :


U1 =R1 I1 U2 = R 2 I 2
U U
I1  , I2 
R1 R2
𝑈 𝑈 1 1
𝐼 = 𝐼1 + 𝐼2 = + = 𝑈( + ) (II-24)
𝑅1 𝑅2 𝑅1 𝑅2
Chapitre II. Electrocinétique 126
La résistance équivalente R = U/I vaut donc:
1 1 1
= + (II-25)
𝑅𝑒𝑞 𝑅1 𝑅2

Soient n résistances Ri mises en parallèle sous une tension U = V1 - V2 et alimentées


par un courant I. Le courant se sépare alors en n courants dans chacune des n branches.
En vertu de la conservation du courant (voir ci-dessous), on a :
𝑈
𝐼𝑖 = (II-26)
𝑅𝑖
𝑈
∑𝑛𝑖=1 𝑖𝑖 = ∑𝑛𝑖=1 (II-27)
𝑅𝑖

c’est à dire que l’ensemble des n branches est analogue à une résistance équivalente en
n
1 1
série :  (II-28)
Req i 1 Ri

d) Code de couleurs :
On ne peut pas fabriquer les résistances avec toutes les valeurs possibles. Les résistances
sont fabriquées en grandes séries par les constructeurs des composants électroniques. On
les fabrique alors suivant des valeurs normalisées, qui couvrent largement les besoins en
résistances. Ces valeurs sont indiquées sur ces résistances sous forme d’anneaux en
couleur suivant le code suivant :

Figure II.11 : Code de couleurs résistance


La tolérance est un pourcentage qui indique la précision de la résistance. Connaissant la
valeur de chaque chiffre on peut déterminer la valeur de la résistance comme suit :

R = [(1er chiffre x 1) + (2eme chiffre x 10)] x 10 Multiplicateur  la tolérance en Ω


Chapitre II. Electrocinétique 127
II.5 Lois de Kirchhoff

II.5.1 Terminologie des circuits

Avant d’étudier les circuits électriques on a besoin de définir quelques termes relatifs à
leur constitution.

• Un dipôle est un élément de circuit relié au reste du circuit par deux bornes.

• Une branche est un ensemble de dipôles reliés par des fils de connexion et disposés en
série c’est-à-dire que chaque borne d’un dipôle n’est reliée qu’à un seul autre dipôle.

Figure II.12 : une branche

Un nœud est un point où se rejoignent au moins deux branches.

Figure II.13 : un noeud

Une maille est un ensemble de branches se refermant sur elles-mêmes.

Figure II.14 : une maille


Chapitre II. Electrocinétique 128

Soit le circuit électrique de la figure ci-dessous. On donne :

Figure II.15 : circuit électrique


1. les nœuds du circuit sont B et E
2. les mailles indépendantes dans ce circuit sont ABEFA , BCDEB
3. les branches du circuit sont EFAB , BE et BCDE

II.5.2 lois de KIRCHHOFF

a) Première loi (Loi des nœuds)

En un nœud d’un circuit, la somme algébrique des courants est


nulle.

Selon la loi des nœuds

I
J
J entrantss   I J sortants
J
(II-29)

Figure II.16 : nœud à trois branches

b) Deuxième loi (loi des mailles)


Pour une maille d’un circuit, la somme algébrique des f.é.m. est égale à la somme
algébrique des produits RI.
Selon la loi des mailles on a :

 E   R .I
J
J
J
J J (II-30)

Figure II.17 : maille à cinq branches


Chapitre II. Electrocinétique 129
On choisit un sens de parcours de la maille et on applique la loi en comptant positivement
les tensions dans le sens de la maille et négativement celles en sens opposé.

II.6 Théorème de Thévenin


Tout réseau linéaire compris entre deux bornes A et B, aussi compliqué soit-il, est
équivalent à un générateur unique de fém e et de résistance interne r telles que la fem e=E
est la tension entre les bornes de R .
La résistance interne r=Req est la résistance du réseau entre les bornes de A et B, obtenue
en posant que toutes les fém et fcém sont nulles.

Figure II.18 : Circuit de Thévenin

II.7 Puissance – dipôles récepteurs et générateurs


Soit un dipôle parcouru par un courant d’intensité i(t) et aux bornes duquel on a
une tension u(t) = VA - VB. On notera que du fait de la non accumulation de charges,
l’intensité du courant entrant dans le dipôle et celle du courant sortant du dipôle sont les
mêmes.
La puissance instantanée est par définition la quantité :
𝑃(𝑡) = 𝑣 (𝑡 ). 𝑖(𝑡) (II-31)
Si on est en régime continu alors intensité et tension ne dépendent pas du temps et
on peut écrire :
𝑃(𝑡) = 𝑉. 𝐼 (II-32)
L’énergie dégagée par la résistance R parcourue par le courant I pendant la durée t vaut :
𝑊 = 𝑅𝐼2 𝑡 (II-33)
Chapitre II. Electrocinétique 130

Exercice 01
Pour recharger une batterie, un chargeur délivre un courant d’intensité 5,0 A sous
une tension de 12 V et fonctionne pendant 10 heures.
1) Quelle quantité d’électricité circule dans les fils d’alimentation de la batterie
lors de cette charge ?
2) Les porteurs de charge sont les électrons. Combien d’électrons ont circulé
pendant cette charge ?

1) L’intensité du courant I = 5,0 A est constante.

La durée de la charge est t = 10 h = 3,6 · 104 s.


La quantité d’électricité circulant dans les fils d’alimentation vaut donc :
𝑞 = 𝑖. 𝑡 = 5𝑥3.6. 104 = 18. 104 𝐶
2) La valeur absolue de la charge d’un électron est e = 1,6·10–19 C. Pour avoir la
charge q, il a donc circulé dans les fils N électrons tels que :

𝑞 18.104
𝑞 = 𝑁𝑒 d’où 𝑁 = 𝑒 = 1.6.10−19 = 1.125. 1022 𝑒 − .

Exercice 02
Un fil électrique de section droite S = 1,0 mm2 est parcouru par un courant d’intensité
constante I = 10 A (ordre de grandeur du courant d’alimentation d’un radiateur ou d’un
lave-linge). La densité volumique des porteurs (électrons de charge q = –e = –1,6·10–19
C) est n = 1,0 · 1029 m–3.
1) Que vaut la norme j de la densité de courant ?
2) Déterminer la vites se moyenne des porteurs

1) Lorsque la section est droite, le vecteur densité de courant est colinéaire au vecteur
normal à la section orientée.
On a donc :
𝐼 = 𝑗⃗. 𝑛⃗⃗. 𝑆 = 𝑗. 𝑆
Chapitre II. Electrocinétique 131
D’où :
𝐼 10
𝑗 = 𝑆 = 1.10−6 = 107 𝐴. 𝑚−2
𝑛 1
2) Par définition, on a: 𝑗 = 𝑉 . 𝑞 où V est la vitesse moyenne des porteurs. On en déduit

donc:
𝑗 107
𝑉 = 𝑛.𝑒 = 1.1029𝑥1.6.10−19 = 6.25.10−4 𝑚. 𝑠 −1

Exercice 03
Soit le circuit illustré à la figure (II.19).
Combien y trouve-t-on (a) de nœuds ; (b) de mailles ;
(c) de branches ?
Dans chaque cas, les nommer.

Figure II.19 : circuit électrique

a) Un nœud est un endroit où trois fils ou plus se rejoignent. On compte donc quatre
nœuds dans ce circuit, soit les points B, D, E et F.
b) Une maille est un parcours fermé. Les premières qui sautent aux yeux sont les
«petites» mailles ABEDA, BCFEB et DFHGD. Mais la loi des mailles peut être
appliquée à n’importe quel parcours fermé, pas qu’aux plus petits.
Notes

Il y a aussi le plus grand, ACHGA, et ceux


de taille intermédiaire, ACFEDA, ABEFHGA et
BCFHGDEB l’orientation effective correspond ou non à
l’orientation conventionnelle choisie, celle-ci étant
choisie arbitrairement.

c) Une branche est un tronçon qui relie deux nœuds consécutifs. On compte donc les
branches DAB, BCF, BE, DE, EF et DGHF

Notes
On note une ambiguïté : BAD et DAB, par
exemple, désignent la même branche.
Chapitre II. Electrocinétique 132
Exercice 04
Déterminer la résistance équivalente Req du dipôle CD représenté sur la figure (II-20).

Figure II.20 : circuit electrique

Les trois résistances R2, R3 et R4 sont en parallèle et


forment donc une résistance équivalente que nous
baptiserons temporairement r, telle que :
1 1 1 1 1 1 1 7
= + + = + + =
𝑅234 𝑅2 𝑅3 𝑅4 400 200 100 400

Donc 𝑅234 = 57.1Ω

Le dipôle CD est donc équivalent à l’association en série des


résistances 𝑅1 , 𝑅234 et 𝑅5
Sa résistance équivalente est donc :
𝑅𝑒𝑞 = 𝑅1 + 𝑅234 + 𝑅5 = 100 + 57.1 + 300 = 457.1Ω
alors :
𝑅𝑒𝑞 = 457.1Ω
Exercice 05
On considère le circuit suivant, dans lequel la nature
des dipôles n’est pas précisée.
a) Dénombrer les mailles qui peuvent être
définies dans ce circuit.
b) Appliquer la loi des mailles à chacune de
celles-ci. Combien de relations
indépendantes obtient-on ainsi ? Figure II.21 : circuit électrique

c) Déterminer les tensions uAC, uCD et uDF.


Chapitre II. Electrocinétique 133

a) On dénombre 6 mailles dans le circuit :


ABEDCA ; ABCDA; BCDEB; ABEDA ; ACBA; ACDA.
b)

On obtient le système suivant :

Maille ABCDA : 3 + 8 – 6 + VDC + 4 = 0 (1)


Maille ABEDCA : 3 + 8 – 3 + VDE + VCD + VAC = 0 (2)
Maille BCDEB : –6 + VDC + VED + 3 = 0 (3)
Maille ABEDA : 3 + 8 – 3 + VDE + 4 = 0 (4)
Maille ACBA : 3 + 8 – 6 + VAC = 0 (5)
Maille ACDA : VAC + VCD – 4 = 0 (6)

Les relations (1), (4) et (5) permettent de définir des tensions inconnues : elles
sont donc indépendantes.
Les relations (2), (3) et (6) s’obtiennent par combinaison linéaire : elles ne
sont donc pas indépendantes
b) À partir de (6), (4) et (2), on trouve facilement :
VAC = –5 V ; VDE = –12 V ; VCD = 9 V
Chapitre II. Electrocinétique 134
Exercice 06
La figure suivante montre un circuit mixte composé de quatre résistances (R1 = 40 ohms,
R2 = 4 ohms, R3 = 10 ohms et R4 = 15 ohms) branchées à une source de tension U=32 V.

On désire calculer :

a) la valeur de la résistance équivalente.


b) le courant fourni par la source.

Figure II.22 : circuit électrique

a°) Calcul de la résistance équivalente :

D’après cette figure on peut citer les nœuds ; qui sont 4 nœuds (A,B,C et D)
Une fois on a introduit et nommé les nœuds,
on peut introduire la résistance équivalente. R2 et R qui sont en série :
Nœuds B et C
La résistance R3 est reliée en parallèle avec la résistance
R4,
10  15 RBC  6 
A.N : RBC   6  .
10  15
 Branche A et C
La résistance R’eq est reliée en série avec la
résistance R2,
RBC .R2
R AC  Ceq''  C3  C45 .
RBC  R2

A.N : RAC  6  4  10   RAC  10 

 Nœuds A et D (C est confondu avec D)


Il apparait que RAC est en parallèle avec
R1

A.N : Req 
10.40
 8  Req  8 
10  40
Chapitre II. Electrocinétique 135
b°) Calcul du courant fourni par la source :
 pour déterminer la valeur du courant fourni par la source on applique la loi d’ohm.

U=R×I

U
I 
Req

32
c) A.N : I   4A I  4A
8

Exercice 07

Soit le montage de la Figure (II.23) : E1= 12V ; E2= 12V ; E3 = 6V ; R1= 8Ω ; R2=12Ω ;
R3= 18Ω ; r1 = 1Ω

1. Nommer les nœuds du circuit.


2. Nommer les mailles indépendantes dans ce
circuit.
3. Nommer les branches du circuit. Figure II.23 : circuit électrique
4. Calculer I1, I2 et I3. (En appliquant les lois de Kirchhoff)
Soit le montage de la Figure 2.

Figure II.24 : circuit électrique

1°) Dans le circuit suivant, les points A et B sont des nœuds (deux cercles rouges).
Chapitre II. Electrocinétique 136
2°) les mailles indépendantes dans ce circuit sont AFEBA et ABCDA.

3°) les branches du circuit sont AFEB , AB et ADCB. (Trois traits rouge)

4°) Calcule I1 , I2 et I3 . (En appliquant les lois de Kirchhoff).

Lois de Kirchhoff :

Loi des nœuds :


I
J
J entrants   I J sortants  I 2  I1  I 3  I 3  I1  I1
J

Loi des mailles :


R
J
J .I J   E J  0
J

 Pour la maille 01 :
 E1  VR1  E2  VR2  Vr1  0

 E1  R1 .I1  E2  R2 .I 2  r.I1  0  E1  E2  ( R1  r ).I1  R2 .I 2

 Pour la maille 02 :

 E3  VR2  E 2  VR3  0

 E3  R2 .I 2  E2  R3 .I 3  0  E3  E2  R3 .I1  ( R2  R3 ).I 2

𝐸1 + 𝐸2 = (𝑅1 + 𝑟1 )𝐼1 + 𝑅2 𝐼2 (II-34)

𝐸3 − 𝐸2 = 𝑅3 𝐼1 − (𝑅2 + 𝑅3 )𝐼2 (II-35)

Soit on utilise le déterminant (Méthode 01)

R1  r1  R2 9 12
     270  216  486
R3  R2  R3  18  30

E1  E 2 R2
E3  E 2  R2  R3 
I1 

24 12
 6  30
A.N : I 1   𝐼1 = 1,333 𝐴
 486
Chapitre II. Electrocinétique 137
R1  r1  E1  E 2
R3 E3  E 2
I2 

9 24
18  6
A.N : I 2   𝐼2 = 1 𝐴
 486

I 3 I 1 I 2 (II-36)

A.N : 𝐼3 = 0,333 𝐴

Soit on utilise la simplification : (Méthode 02)

On multiplie l’équation (II-34) par R2+ R3 et l’équation (II-35) par R2 :

 E1  E2  R1  r1 I1  R2 I 2 .......... ....multiplie par R2  R3 



 E3  E2  R3 I1  R2  R3 I 2 .......... ....multiplie par R2 

𝐸1 + 𝐸2 )(𝑅2 + 𝑅3 ) = (𝑅2 + 𝑅3 )(𝑅1 + 𝑟1 )𝐼1 + 𝑅2 𝐼2 (𝑅2 + 𝑅3 ) (II-37)

𝐸3 − 𝐸2 )(𝑅2 ) = 𝑅2 𝑅3 𝐼1 − (𝑅2 + 𝑅3 )𝑅2 𝐼2 (II-38)

Puis on fait (II-37) + (II-38), on trouve :

( E1  E2 )R2  R3   ( E3  E2 )R2   R2  R3 R1  r1 I1  R2 R3 I1

On fait sortir I1 et on trouve :

D’où :
I1 
R2  R3 R1  r1   R2 R3
( E1  E2 )R2  R3   ( E3  E2 )R2 

A.N : 𝐼1 = 1,333 𝐴

Puis on remplace I1 dans l’équation (II-34) et on calcul I2 et I3 dans l’équation (II-36)

A.N : 𝐼2 = 1 𝐴 ; 𝐼3 = 0,333 𝐴

Exercice 08

Soit le circuit électrique de la figure ci-dessous. On demande de :


1. Citer les nœuds du circuit.
Chapitre II. Electrocinétique 138
2. Citer les mailles indépendantes dans ce
circuit.
3. Citer les branches du circuit.
4. calculer les intensités dans toutes les
branches du réseau.
Figure.3
Figure II.25 : circuit électrique

Les intensités des courants dans les branches BD, BA, CD, sont des inconnues
indépendantes, et les mailles BADB, BCADB, BCDB sont des mailles indépendantes.
L'application de la loi des mailles donne :

Figure II.26 : circuit électrique

1°) Dans le circuit suivant, les points A , B et D sont des nœuds (trois cercles rouge),
(puisque, électriquement, A et C sont confondus)
2°) les branches du circuit sont AB , BD, CD, DA et BC. (cinq traits rouge).

3°) les mailles indépendantes dans ce circuit sont BCAB, BCADB et BCDB.

4°) Les intensités dans toutes les branches du réseau ( I1 , I2, I3 et I ).

Lois de Kirchhoff :

Les lois de Kirchhoff permettent d’écrire :


Loi des nœuds :
I
J
J entrants   I J sortants
J
Chapitre II. Electrocinétique 139

 I  I1  I 2 (II-39)

Loi des mailles :


 R .I
J
J J  EJ  0
J

 La maille 01 : ( BCAB)
On a : E1  VR3  VR2  VR2  0
E1  R1 I  R2 I  R3 I1  0  E1  ( R1  R2 ) I  R3 I1  0
 E1  ( R1  R2 ) I  R3 I1 ) (II-40)

 La maille 02 : ( BCADB)
On a :  VR3  VR4  E2  0
E2  R3 I1  R4 I 2  0
 E2  R3 I1  R4 I 2 (II-41)

 La maille 03 : ( BCAB)
On a :  VR3  VR4  VR5  0
 R5 I 3  R3 I1  R4 I 2  0
  R5 I 3  R3 I 1  R4 I 2  0 (II-42)

Pour pouvoir résoudre le problème des intensités du courant (I1, I2, I3 et I), il faut tout
d’abord éliminer l‘intensité I,

de l’équation (II-39) et (II-40) On a :  E1  ( R1  R2 )( I1  I2 )  R3 I1


 E1  ( R1  R2  R3 ) I1  ( R1  R2 ) I 2 (II-43)

On résout ensuite ce système d’équations à trois inconnues (intensités du courant (I1, I2,
et I3)), par la méthode 2 de l’exercice 07 vue précédemment.
et l'on obtient :
 E1  ( R1  R2  R3 ) I1  ( R1  R2 ) I 2
E  R I  R I
 2 3 1 4 2

R
 5 3I  R I
3 1  R 4I2  0


R4 .E1  R1  R2 .E2 R3 .E1  ( R1  R2  R3 ) E2


I1  ; I2  ;
R1  R2 R3  R4 ( R1  R2  R3 ) R1  R2 R3  R4 ( R1  R2  R3 )
Chapitre II. Electrocinétique 140
 .E2
I3  ;
R5
R4 .E1  R1  R2 .E2  R3 .E1  ( R1  R2  R3 ) E2 ( R4  R3 ).E1  R3 E2
I  I1  I 2  
R1  R2 R3  R4 ( R1  R2  R3 ) R1  R2 R3  R4 ( R1  R2  R3 )

( R4  R3 ).E1  R3 E 2
D’où I  I1  I 2 
R1  R2 R3  R4 ( R1  R2  R3 )
Exercice 09
Dans le circuit illustré à la figure (II-27),
E1=17 V, E2=6 V, R1=1 Ω, R2=4 Ω, R3=3 Ω.
(a) Trouver les courants dans chacune des
résistances.
(b) Vérifier que la puissance totale fournie par Figure II.27 : circuit électrique

les piles est bien transformée entièrement en chaleur dans les résistances.

a) Calcul des courants : I 1 , I 2 et I 3 .

Selon les Lois de Kirchhoff on a :


Loi des nœuds :
I J entrants   I J sortants
J J Figure II.28 : circuit électrique
Lorsqu’on choisit d’appliquer au nœud C ; en choisissant le signe positif pour le
courant sortant, on trouve :
−𝐼1 + 𝐼2 − 𝐼3 = 0  𝐼2 = 𝐼1 + 𝐼3 (II-44)
Puisque nous avons 3 inconnues, il manque deux équations, qu’on trouve en
appliquant la loi des mailles aux « petites » mailles ABCA et ACDA.
Loi des mailles :
n

U
i 1
i  0 ou R
J
J .I J   E J  0
J

 Pour la maille 01 :
𝐸1 − 𝑉𝑅1 + 𝑉𝑅2 = 0
𝐸1 − 𝑅1 . 𝐼1 − 𝑅2 . 𝐼2 = 0 ⇒ 𝐸1 = 𝑅1 . 𝐼1 + 𝑅2 . 𝐼2
Chapitre II. Electrocinétique 141
 Pour la maille 02 :
−𝐸2 + 𝑉𝑅2 + 𝑉𝑅3 = 0
−𝐸2 + 𝑅2 . 𝐼2 + 𝑅3 . 𝐼3 = 0 ⇒ 𝐸2 = 𝑅2 . 𝐼2 + 𝑅3 . 𝐼3

𝐸1 = 𝑅1 . 𝐼1 + 𝑅2 . 𝐼2 (II-45)
𝐸2 = 𝑅2 . 𝐼2 + 𝑅3 . 𝐼3 (II-46)
AN :
17 = 1. 𝐼1 + 4. 𝐼2 (II-47)
6 = 4. 𝐼2 + 3. 𝐼3 (II-48)
On remplace (II-44) dans (II-47) on trouve :
17 = 5𝐼1 + 4. 𝐼3 (II-49)
On fait la même chose pour (II-48) on aura :
6 = 4. 𝐼1 + 7. 𝐼3 (II-50)
On multiplie (II-49) par 4 et (II-50) par 5 puis on fait (II-50) – (II-49) on aura :
30 − 68 = (35 − 16). 𝐼3 ⇒ −38 = 19. 𝐼3
D’où
𝐼3 = −2 𝐴
De (05) on peut calculer 𝐼1
6 = 4. 𝐼1 + 7. (−2)
Alors : 𝐼1 = 5 𝐴
On a 𝐼2 = 𝐼1 + 𝐼3
D’où on tire : 𝐼2 = 5 − 2 = 3 𝐴
Le signe négatif pour I3 signifie que notre hypothèse de sens pour I3 était mauvaise
: le courant dans la résistance de 3 Ω est de 2 A vers la droite.
b) Le courant dans la résistance R1 = 1 Ω égale I1 = 5 A, pour une puissance

𝑃1 = 𝑅1 𝐼2 = 1.25 = 25 𝑊 . De même, on trouve que


𝑃2 = 𝑅2 𝐼22 = 4.9 = 36 𝑊 et 𝑃3 = 𝑅3 𝐼32 = 3.4 = 12 𝑊 sont respectivement dissipés
dans R2 et R3.
La puissance totale dissipée dans les résistances est :
𝑃𝑇 = 𝑃1 + 𝑃2 + 𝑃3 = 25 + 36 + 12 = 73 𝑊.
Le courant qui traverse la pile 𝐸1 = 17 𝑉 est de I1 = 5 A, pour une puissance
Chapitre II. Electrocinétique 142
𝑃𝐸1 = 𝐸1 . 𝐼1 = 17.5 = 85 𝑊.
Dans l’autre pile, 𝑃𝐸2 = 𝐸2 . 𝐼2 = 6.2 = 12 𝑊.
Or, il faut tenir compte du fait que la pileE2 est en train de se recharger (car I3 traverse la
pile « dans le mauvais sens »). Ainsi, la puissance de 12 W calculée pour 𝐸2 est une
puissance absorbée par la pile. La puissance totale fournie par les piles est bien
85 W - 12 W = 73 W, et l’énergie est bel et bien entièrement dissipée tel qu’attendu
Exercice 10
Soit le circuit de la figure (II-29).
(a) Déterminer les courants, sachant que

r1 = r2 = 2 Ω, r3 = 1 Ω, R1 = 4 Ω, R2 = 3 Ω,
𝐸1 = 15 V, 𝐸2 = 6 V et 𝐸3 = 4 V.
(b) Quelle est la différence de potentiel
VA - VB ?
Figure II.29 : circuit électrique

a) Selon la méthode globale de Kirchhoff,

Loi des nœuds :


I J
J entrants   I J sortants
J

En choisissant le signe positif pour le courant sortant, La loi des nœuds appliquée au
nœud A. on trouve :
𝐼1 − 𝐼2 + 𝐼3 = 0  𝐼2 = 𝐼1 + 𝐼3 (II-51)
Pour appliquer la loi des mailles, on parcourt chaque maille à partir du point A, en sens
horaire tel qu’indiqué.
Loi des mailles :
n

U
i 1
i  0 ou R
J
J .I J   E J  0
J

 Pour la maille 01 :
𝐸1 − 𝑉𝑅1 − 𝑉𝑟1 + 𝑉𝑅3 − 𝐸3 = 0
𝐸1 − 𝑅1 . 𝐼1 − 𝑟1 . 𝐼1 + 𝑟3 . 𝐼3 − 𝐸3 = 0 ⇒ 𝐸1 − 𝐸3 = (𝑅1 + 𝑟1 ). 𝐼1 − 𝑟3 . 𝐼3
Chapitre II. Electrocinétique 143
 Pour la maille 02 :
𝐸2 + 𝐸3 + 𝑉𝑅2 + 𝑉𝑟2 + 𝑉𝑟3 = 0
𝐸2 + 𝐸3 − 𝑅2 . 𝐼2 − 𝑟2 . 𝐼2 − 𝑟3 . 𝐼3 = 0 ⇒ 𝐸2 + 𝐸3 = (𝑅2 + 𝑟2 ). 𝐼2 + 𝑟3 . 𝐼3
𝐸1 − 𝐸3 = (𝑅1 + 𝑟1 ). 𝐼1 − 𝑟3 . 𝐼3 (II-52)
𝐸2 + 𝐸3 = (𝑅2 + 𝑟2 ). 𝐼2 + 𝑟3 . 𝐼3 (II-53)
AN :
11 = 6. 𝐼1 − 1. 𝐼3 (II-54)
10 = 5. 𝐼2 + 1. 𝐼3

On remplace (II-51) dans (II-53) on trouve :


10 = 5𝐼1 + 6. 𝐼3 (II-55)
On multiplie (II-55) par 6 et (II-54) par 5 puis on fait (II-55) -(II-54) on aura :

60 − 55 = (36 + 5). 𝐼3 ⇒ 5 = 41. 𝐼3


D’où
𝐼3 = 0.12 𝐴
De (II-55) on peut calculer 𝐼1
10 = 5. 𝐼1 + 6. (0.12)
Alors : 𝐼1 = 1.85 𝐴
On a 𝐼2 = 𝐼1 + 𝐼3
D’où on tire : 𝐼2 = 1.85 + 0.12 = 1.97 𝐴
Le long de la branche centrale, on trouve :
𝑉𝐵 + 𝑟3 . 𝐼3 − 𝐸3 = 𝑉𝐴
Donc :
𝑉𝐴 − 𝑉𝐵 = 𝑟3 . 𝐼3 − 𝐸3 = 0.12.1 − 4 = −3.88 𝑉
Le signe négatif signifie que VA est inférieur à VB.

Exercice 11
Soit un circuit composé de deux sources et de trois résistances, représentées par la figure
suivante. Le montage possède deux bornes A et B lesquelles peuvent être raccordées à
Chapitre II. Electrocinétique 144
une résistance Req. Trouvez la valeur et le sens du courant circulant dans la résistance de
6 Ω (Figure II-30).

a) Le théorème de Thévenin permet de trouver la tension et le courant dans une


résistance à la fois. Puisqu'il s'agit de la résistance de 𝑅3 = 12Ω , on doit déterminer le
circuit équivalent de Thévenin entre les bornes A et B (Figure II-30)

Ainsi, trouvons d'abord la tension de Thévenin E apparaissant entre ces bornes à circuit ouvert,
c'est-à-dire en enlevant la résistance de 𝑅3 = 12Ω
(Figure II-30).

En appliquant le diviseur de tension ; La tension


aux bornes de la résistance de 𝑅3 = 12 𝛺 est
alors
𝑅3 12
𝑉2 = 𝑉4 . = 40. = 36 𝑉
𝑅3 + 𝑅2 12 + 4
On a : 𝑉 = 𝑉1 + 𝑉2 = 𝑉𝐴𝐵 + 𝑉2 Figure II.30 : circuit de Thévenin
D’où La tension de Thévenin E vaut donc :
𝑉𝐴𝐵 = 𝑉 − 𝑉2 = 108 − 36 = 72 𝑉
En suppose que les sources de 108 V et de 48 V soient mises en court-circuit, donc
maintenant, on calcule la résistance qui se trouve entre les bornes A et B.
Cette dernière est composée d'une résistance de 𝑅 = 12𝛺 en parallèle avec une résistance
de 𝑅2 = 4 𝛺, soit une résistance
de
1 1 1 1 1 1
= + = + =
𝑅𝑇ℎ 𝑅 𝑅2 4 12 3

Alors : 𝑅𝑇ℎ = 3 𝛺

Lorsque la résistance de 𝑅1 = 6 𝛺 est branchée entre les bornes A


et B , on trouve qu'elle porte un courant de
𝑉
I𝑅1 = =8𝐴
𝑅𝑇ℎ +𝑅1

b) Le courant circule de gauche à droite dans la résistance.


Chapitre II. Electrocinétique 145
Exercice 12
Calculer on utilisant le théorème de Thevenin le
courant I de la branche AB du circuit suivant :

Figure II.30 : circuit de Thévenin

Au début, on doit déterminer le circuit équivalent de


Thévenin entre les bornes A et B, On commence par
débrancher la branche du résistance R2
Donc :
𝑅2 . 𝐸
𝐸𝑇ℎ = 𝑉𝐴 − 𝑉𝐵 =
𝑅2 + 𝑅1

En suppose que la source E soit mise en court-


circuit, donc maintenant, on calcule la résistance de
Thévenin qui se trouve entre les bornes A et B.
Cette dernière est composée d'une résistance de 𝑅1 en
parallèle avec la résistance 𝑅2

soit la résistance 𝑅𝑇ℎ :


1 1 1
= +
𝑅𝑇ℎ 𝑅1 𝑅2
𝑅1 .𝑅2
D’où : 𝑅𝑇ℎ =
𝑅1 +𝑅2

𝐸𝑇ℎ
𝐼3 =
𝑅𝑇ℎ + 𝑅3

𝑅2 . 𝐸
𝑅 2 + 𝑅1 𝑅2
𝐼3 = = 𝐸
𝑅1 . 𝑅2 𝑅2 𝑅1 + 𝑅3 (𝑅1 + 𝑅2 )
𝑅1 +𝑅2 + 𝑅3
Chapitre II. Electrocinétique 146

1 Un fil de cuivre de diamètre 1,2 est parcouru par un courant d'intensité


I=5 A. Calculer la densité de courant dans ce fil ?
❒ a. 𝑗 = σ 𝑆
𝑙

𝑙
❒ b. 𝑗 = 𝜎𝑆
𝜎
❒ c. 𝑗 = 𝑙.𝑆

2 On considère un barreau conducteur d’axe (Ox), de sections de longueur et


de conductivité γ. Ce barreau est parcouru par une intensité I selon (Ox) et soumis
à une tension U entre ses deux extrémités. Déterminer la résistance R du barreau.
𝐼 5
❒ a. 𝑅 = = = 4.42 𝐴. 𝑚−2
𝑆 𝜋(0.6.10−3 )2

𝐼 5
❒ b. 𝑗 = = = 12.27 𝐴. 𝑚−2
𝑆 𝜋(1.2.10−3 )2

𝐼 5
❒ c. 𝑗 = = = 1.105 𝐴. 𝑚−2
𝑆 4𝜋(0.6.10−3 )2

3 Un récepteur électrique alimenté sous une tension de 12 V est traversé par un


courant de 350 mA. Il fonctionne pendant 8,0 minutes, l'énergie électrique reçue
vaut
❒ a. 3,4.104 J
❒ b. 34 J

❒ c. 2,0.103 J
4 Lorsque deux résistances sont associées en parallèle (𝑅1 < 𝑅2 ), la résistance
équivalente à cette association est toujours :
❒ a. supérieure à la valeur la plus élevée des deux résistances.

❒ b. inférieure à la valeur la plus faible des deux résistances


❒ c. supérieure à la valeur la plus faible des deux résistances.
5 Le dipôle ci-dessous a un caractère générateur
❒ a.
❒ b.
❒ c.
Chapitre II. Electrocinétique 147
6 Un générateur de courant parfait alimente deux résistances R1 = 10 Ω et
R2 = 10 Ω placées en parallèle :
❒ a. Les deux résistances sont parcourues par le même courant et ce courant vaut I.
❒ b. La tension aux bornes du générateur de courant est indéterminée

❒ c. Les deux résistances sont parcourues par le même courant et ce courant vaut I/2
7 On réalise l'association de conducteurs ohmiques, la résistance équivalente
est
❒ a. 140 Ω

❒ b. 26 Ω
❒ c. 0.16 Ω
8 Un ensemble de résistances R1 = 5 Ω, R2 = 10 Ω et R3 = 20 Ω est construit
comme suit : R2 et R3 sont associées en parallèle et R1 est placé en série avec cette
association. Le tout est alimenté par un générateur de tension parfait E = 10 V.
Quelle est la valeur du courant I délivré par le générateur ?
❒ a. I = 860 mA

❒ b. I = 520 mA

❒ c. I = 500 mA

9 La loi des nœuds sert

❒ a. À calculer une tension


❒ b. À calculer un courant

❒ c. À calculer une puissance

10 On associe un nombre croissant de conducteurs ohmiques identiques en


parallèle, la résistance équivalente
❒ a. Augmente

❒ b. Diminue
❒ c. N'évolue pas
Chapitre II. Electrocinétique 148

Exercice 01
Considérons le circuit de la figure figure (II-31). ci-dessous.
1. Calculer la résistance équivalente RAB entre les points A et B du circuit.
2. On relie les points A et B aux pôles d’un générateur de f. e. m. E=96 V et de résistance
interne négligeable. Calculer l’intensité I du courant débité par le générateur en
précisant son sens de passage.
3. On se propose de calculer de façon simple le
courant dans la branche CD.
a. Calculer la chute de tension VAC entre les
points A et C.
b. En déduire le courant dans la branche CD.
Préciser son sens. Figure II.31 : résistances équivalentes

4. En procédant de la même façon qu’à la 3ième question, on demande de déterminer le


courant qui circule dans la branche EF.
Exercice 02
On donne VAC = 30 V. Déterminer :
1. la résistance équivalente entre les nœuds A et C,
2. la valeur de la tension VBC,

3. les intensités des courants dans chaque


Figure II.32 : résistances équivalentes
résistance,
4. la puissance Joule dissipée dans R4.

Exercice 03
Toutes les résistances sont identiques et de valeur
R = 102 Ω. On donne I3 = 8 A,
I4 = 10 A et I5 = 5 A. Déterminer I1, I2, UAB, UAC et
UBD.

Figure II.33 : pont de résistances


Electrique
Chapitre II. Electrocinétique 149
Exercice 04
On considère le circuit de la figure (II-34).
Déterminer les courants I1, I2, I3, respectivement dans les
branches AB, C D, E F
On se donne arbitrairement les sens de courant indiqués
sur la figure. Figure II.34 : circuit électrique
Exercice 05
On considère le circuit suivant, dans lequel la nature des dipôles n’est pas précisée
a) Dénombrer les mailles qui peuvent être définies dans
ce circuit.
b) Appliquer la loi des mailles à chacune de celles-ci.
Combien de relations indépendantes obtient-on ainsi ?
c) Déterminer les tensions VAC, VCD et VDF.

Figure II.35 : résistances équivalentes


Exercice 06
Dans notre expérience nous avons réalisé le montage de
la figure (II-36), et on a mesuré les courants i
i1, i2, i3 et i4. On a obtenu :
i1=2 A ; i2 = 1 A ; i3 = 0,5 A et i4 = 1,5 A.
Déterminer les intensités des courants i5, i6, i7, i8 , i9
b) On a mesuré les potentiels des points A, B, C, D, E et
F, on a obtenu :
VA = 7 V ; VB = 3 V ; VC = 5 V ; VD = 2 V ; Figure II.36 : résistances équivalentes

VE = 0 V et VF = –2 V.
Déterminer la puissance reçue par chaque dipôle.
Préciser ceux qui sont générateurs et ceux qui sont récepteurs.
c) Déterminer la puissance totale reçue par tous les dipôles.

Exercice 07

Un circuit électrique est constitué comme l’indique la figure (II-37), On désigne


respectivement par I1 I2 I3 les intensités des courants dans les branches ACB, ADB et AB.
Chapitre II. Electrocinétique 150
(M) est un récepteur polarisé de f.c.é.m. 𝐸1 = 2 volts. Montrer que, quelle que soit la
position de ses pôles sur la branche AB, ce récepteur se
comporte comme un générateur.

Figure II.37 : circuit électrique

Exercice 08
Trouver le circuit équivalent de Thévenin
du circuit de la figure (II-38)

Figure II.38 : circuit électrique

Exercice 09

En Appliquant le théorème de Thevenin;


calculer le courant I de la figure (II-39) :
On donne : E1 = 20 V ; E2 = 70 V ; R1 = 2 Ω ;
R2 = 10 Ω ; R3 = 5 Ω

Figure II.39 : circuit électrique

Exercice 10
Soit le circuit électrique de la figure suivante :
On donne : E1 = 10 V ; E2 = 5 V ;
R1 = R3 = R4 = 100 Ω ; R2 =50 Ω
Calculer le courant I en appliquant le théorème
de Thevenin
Figure II.40 : circuit électrique
Chapitre III. Electromagnétisme 152

III.1 Introduction
Les aimants sont connus depuis l’Antiquité, sous le nom de magnétite, pierre trouvée à
proximité de la ville de Magnesia (Turquie). C’est de cette pierre que provient le nom actuel
de champ magnétique.
Les chinois furent les premiers à utiliser les propriétés des aimants, il y a plus de 1000 ans,
pour faire des boussoles.
Mais il faut attendre la fin du XIXème siècle pour qu’une théorie complète apparaisse, la
théorie de l’électromagnétisme.
Tout commença avec l’expérience de Oersted en 1820. Il plaça un fil conducteur au-dessus
d’une boussole et y fit passer un courant. En présence d’un courant l’aiguille de la boussole
est effectivement déviée, L’étude quantitative des interactions entre aimants et courants fut
faite par les physiciens Biot et Savart (1820). Ils mesurèrent la durée des oscillations d’une
aiguille aimantée en fonction de sa distance à un courant rectiligne. Ils trouvèrent que la force
agissant sur un pôle est dirigée perpendiculairement à la direction reliant ce pôle au
conducteur et qu’elle varie en raison inverse de la distance. De ces expériences, Laplace
déduisit ce qu’on appelle aujourd’hui la loi de Biot et Savart. Une question qui s’est ensuite
immédiatement posée fut : si un courant dévie un aimant, alors est-ce qu’un aimant peut faire
dévier un courant ?
L’élaboration de la théorie électromagnétique mit en jeu un grand nombre de physiciens de
renom : Oersted (1820), Ampère, Arago, Faraday, Foucault, Henry, Lenz, Maxwell, Weber,
Helmholtz, Hertz, Lorentz et bien d’autres.
Une charge électrique, de par sa seule présence, produit une modification des propriétés de
l’espace autour d’elle appelée champ électrique. Lorsqu’elle est en mouvement, s’ajoute au
champ électrique qu’elle rayonne un second phénomène que, historiquement, l’on a
longtemps cru distinct : un champ magnétique.
Le mouvement des particules chargées dans un champ électrique et/ou magnétique est un
sujet important du fait du grand nombre d’applications qui l’utilisent.
Chapitre III. Electromagnétisme 153
III.2 Définition du champ magnétique et la force de Lorenz
La force qui agisse sur une charge ponctuelle q dépend généralement non seulement de
la position de cette charge mais également de sa vitesse 𝑣⃗. Cette force 𝐹⃗𝑚 est décomposée
en deux composantes, la composante électrique 𝐹⃗𝑒 (qui ne dépend pas de la vitesse de la
charge) et la composante magnétique 𝐹⃗𝑚 (qui dépend de la vitesse de la charge). Toutes
les propriétés de la force magnétique peuvent
être décrites par l’introduction de la notion
⃗⃗ qui
de champ magnétique noté usuellement 𝐵
s’exprime en tesla (T). La force magnétique
𝐹⃗𝑚 est décrite par :
Figure III.1 : force de Lorenz

𝐹⃗𝑚 = 𝑞. 𝑣⃗ ∧ 𝐵
⃗⃗ (III-1)
Le champ magnétique est défini à partir
de son action sur une particule chargée, de charge q, se déplaçant à la vitesse 𝑣⃗ dans un
référentiel.
F : force de Lorentz ; v : vitesse de la particule ; q : charge de la particule
B : champ magnétique ; E : champ électrique

Remarques

Si la vitesse 𝑣⃗ a la même direction que le champ


magnétique, la particule ne subit pas de force.
Dans les autres cas de figures, la force subie par la
⃗⃗.
particule est perpendiculaire à la fois à 𝑣⃗ et à 𝐵

Dans le système international, l'unité de B est le Tesla et 1 Tesla = l04 Gauss


Quand une charge se déplace dans une région de l’espace, où règnent un champ magnétique
et un champ électrique, la résultante est égale à la somme des deux forces : électrique et
magnétique :
𝐹⃗ = 𝐹⃗𝑒 + 𝐹⃗𝑚 = 𝑞. 𝐸⃗⃗ + 𝑞. 𝑣⃗ ∧ 𝐵
⃗⃗ (III-2)
Chapitre III. Electromagnétisme 154
III.2.1 Sources de champ magnétique
On peut distinguer deux sources de champ magnétique :
Les aimants : certains matériaux, comme le fer, le nickel ou le cobalt, sont capables
d’engendrer en leur voisinage un champ magnétique ; ils constituent des aimants permanents
et sont dits ferromagnétiques.
Un aimant possède toujours deux pôles, un pôle nord et un pôle sud, même si l’aimant est
brisé en deux : il n’est pas possible d’isoler les deux pôles (Par une substance électrisée
présente soit une charge positive, soit une charge négative.
Les courants électriques : c’est-à-dire des charges en mouvement d’ensemble :
un conducteur parcouru par un courant électrique crée un champ magnétique en son voisinage.
Donnons quelques ordres de grandeur des champs magnétiques pour estimer l'étendue de
leurs valeurs .
Champ géomagnétique : 10 µT
Champ magnétique terrestre : 5.10–5 T
Champ créé par un aimant (champ généré dans un moteur électrique) : 0,1 à 1 T.
Les phénomènes de l’électromagnétisme dans leur ensemble pouvaient ainsi être
décrits en toute généralité à partir de quatre équations appelées équations de Maxwell.
Les quatre équations de Maxwell vérifiées par le champ électromagnétique 𝐸⃗⃗ ,
⃗⃗ dans le vide, en un point M caractérisé par une densité volumique de charge m (M) et un
𝐵
vecteur densité de courant 𝒋⃗ (M) sont :
𝜌
𝑑𝑖𝑣(𝐸⃗⃗ ) = ⃗⃗⃗⃗
∇. 𝐸⃗⃗ = Équation de Maxwell Gauss
𝜀0

Par ailleurs, les lois décrivant les phénomènes d’induction mis en évidence par Faraday
ont montré que les variations temporelles du champ magnétique donnaient naissance
à:
→ ⃗⃗
⃗⃗ ∧ 𝐸⃗⃗ = − 𝜕𝐵
𝑟𝑜𝑡 (𝐸⃗⃗ ) = ∇ Équation de Maxwell Faraday
𝜕𝑡

Les champs magnétiques n’étant quant à eux créés que par des courants et non par
des charges magnétiques isolées, ils vérifient l’équation :
⃗⃗) = ∇.
𝑑𝑖𝑣(𝐵 ⃗⃗⃗⃗ 𝐵
⃗⃗ = 0 Équation de Maxwell Thomson ou flux
Chapitre III. Electromagnétisme 155
Enfin, les expériences d’Ampère liant l’apparition d’un champ magnétique à la circulation
d’un courant électrique stationnaire conduisent à l’équation :
→ ⃗⃗) = ∇
⃗⃗ ∧ 𝐵 ⃗⃗⃗⃗ + 𝜀0 𝜕𝐸⃗⃗)
⃗⃗ = 𝜇0 (𝐽
𝑟𝑜𝑡 (𝐵 Équation de Maxwell Ampère
𝜕𝑡

⃗⃗)
Dans le vide, ces équations sont totalement symétriques (Dans le vide 𝜌 = 0 𝑒𝑡 𝐽⃗ = 0

𝑑𝑖𝑣(𝐸⃗⃗ ) = ⃗⃗⃗⃗
∇. 𝐸⃗⃗ = 0 Équation de Maxwell Gauss
→ ⃗⃗ ∧ 𝐸⃗⃗ = − 𝜕𝐵
⃗⃗
𝑟𝑜𝑡 (𝐸⃗⃗ ) = ∇ Équation de Maxwell Faraday
𝜕𝑡
⃗⃗ ⃗⃗⃗⃗
𝑑𝑖𝑣(𝐵) = ∇. 𝐵 = 0 ⃗⃗ Équation de Maxwell Thomson ou flux
→ ⃗⃗) = ∇ ⃗⃗ ∧ 𝐵
⃗⃗
⃗⃗ = 𝜇0 𝜀0 𝜕𝐸
𝑟𝑜𝑡 (𝐵 Équation de Maxwell Ampère
𝜕𝑡

Le champ électromagnétique se propage par les effets superposés de l’induction et du courant


déplacement. Si le champ magnétique décroît, il apparaît alors un champ électrique opposé à
sa disparition (loi de Faraday) ; à l’inverse si le champ électrique disparaissait, il apparaîtrait
dans le même temps un champ magnétique. Ainsi champs magnétiques et champs électriques
se soutiennent l’un l’autre et se propagent dans le vide.

III.2.2 Principe de superposition


Le principe de superposition s’applique au champ magnétique comme il s’appliquait au
champ électrostatique ;
⃗⃗1 et 𝐵
Soient deux champs magnétiques 𝐵 ⃗⃗2 . Une particule de charge q animée d’une vitesse 𝑣⃗

subit a une force magnétique 𝐹⃗1 due à 𝐵


⃗⃗1 et une force magnétique 𝐹⃗2 due à 𝐵
⃗⃗2 avec :

𝐹⃗1 = 𝑞. 𝑣⃗ ∧ 𝐵
⃗⃗1 et 𝐹⃗2 = 𝑞. 𝑣⃗ ∧ 𝐵
⃗⃗2
Au total, elle est soumise à l’action de la somme des forces comme le stipule le principe
fondamental de la dynamique
𝐹⃗ = 𝐹⃗1 + 𝐹⃗2 = 𝑞. 𝑣⃗ ∧ 𝐵
⃗⃗1 + 𝑞. 𝑣⃗ ∧ 𝐵
⃗⃗2 = 𝑞. 𝑣⃗ ∧ (𝐵
⃗⃗1 + 𝐵
⃗⃗2 ) = 𝑞. 𝑣⃗ ∧ 𝐵
⃗⃗ (III-3)
Tout se passe comme s’il n’y avait qu’un seul champ magnétique :
⃗⃗1 + 𝐵
𝐵 ⃗⃗2 = 𝐵
⃗⃗ (III-4)
⃗⃗1 , 𝐵
Si plusieurs champs magnétiques 𝐵 ⃗⃗2 ,…,𝐵
⃗⃗𝑛 agissent simultanément sur une charge
⃗⃗ équivalent,
électrique en mouvement, ou sur une aiguille aimantée, le champ magnétique 𝐵
est égal à la somme vectorielle de tous les champs agissant (figure III.2) :
Chapitre III. Electromagnétisme 156

Figure III.2 : composition des champs magnétiques

⃗⃗ = 𝐵
𝐵 ⃗⃗1 + 𝐵
⃗⃗2 + ⋯ + 𝐵
⃗⃗𝑛 (III-5)

a) Lignes de champ magnétique (Champ magnétique créé par une spire


circulaire)

Une spire circulaire est un cercle conducteur parcouru par un courant électrique.
La figure ci-dessous représente les lignes de champ magnétique créées par une spire circulaire
dans un plan quelconque contenant l’axe de la spire. La spire est représentée en perspective
et le sens du courant qui la parcourt est indiqué par
une flèche.
Les lignes de champ sont des courbes fermées et
la première règle de la main droite est bien
vérifiée. On observe de plus que les lignes de
champ traversent la spire de courant dans un sens
donné, aussi, par la règle de la main droite :

Figure III.3 : Lignes de champ magnétique


b) Travail de la force de Lorentz

Le travail infinitésimal d’une force 𝐹⃗ pendant un déplacement élémentaire ⃗⃗⃗⃗


𝑑𝑙 s’écrit :
𝑑𝑤 = 𝐹⃗ . ⃗⃗⃗⃗
𝑑𝑙 (III-6)
⃗⃗ de la
La force de Lorentz étant par définition, à tout instant t, perpendiculaire à la vitesse 𝒗
particule (propriété du produit vectoriel), elle est aussi perpendiculaire, à tout instant t, au
vecteur déplacement élémentaire, ce qui entraîne dW= 0 quel que soit le déplacement
élémentaire
⃗⃗⃗⃗
𝑑𝑙 = 𝑣⃗ . 𝑑𝑡 (III-7)
Chapitre III. Electromagnétisme 157
• Si la vitesse 𝑣⃗ a la même direction que le champ magnétique, la particule ne subit pas de
force.
• Dans les autres cas de figures, la force subie par la particule est perpendiculaire à la fois à 𝑣⃗
⃗⃗
et à 𝐵

III.3 Loi de Laplace

III.3.1 Définition
Un conducteur traversé par un courant et placé dans un champ magnétique est soumis à une
force 𝐹⃗𝑚 dont le sens est déterminé En utilisant la « règle de la main droite » représentée sur
la figure (III.4). Tout comme la force électrique, elle change de sens lorsque le signe de la
charge change
𝑑𝐹⃗ (𝑟⃗) = 𝐼. ⃗⃗⃗⃗ ⃗⃗(𝑟⃗)
𝑑𝑙 ∧ 𝐵 (III-8)
F : Force en Newtons
B : Induction magnétique en teslas
I : Intensité dans le conducteur en ampères
L : Longueur du conducteur en mètres
Pour déterminer le sens de la force, il faut placer les trois
doigts (pouce, index, majeur) perpendiculairement entre
eux.
Le pouce se place dans le sens du champ (le sens des lignes
d'induction est toujours du N au S à l'extérieur d'un aimant et
du S au N à l'intérieur).
Figure III.4 : règle des trois doigts
Le majeur se place dans le sens du courant (sens conventionnel toujours du + vers le -).
L'index détermine alors le sens de la force.

III.3.2 Caractéristiques de la force de Laplace


⃗⃗ est parcouru par un
Un conducteur de longueur l placé dans un champ magnétique 𝐵
courant I, est soumis à une force de Laplace 𝐹⃗ (𝑚) .

direction : (𝐹⃗ (𝑚) ⊥ (𝑙⃗ 𝑒𝑡 𝐵


⃗⃗)) perpendiculaire au plan formé par le conducteur et 𝐵
⃗⃗
Chapitre III. Electromagnétisme 158
sens : déterminé par la règle des trois doigts de la main droite pouce : sens du
courant
⃗⃗
index : sens de 𝐵
majeur : sens de 𝐹⃗ (𝑚).
norme : 𝐹 (𝑚) = 𝐼. 𝐵. 𝑙. 𝑠𝑖𝑛𝛼
où I est l'intensité de courant (A)
B est l'intensité (la norme) du vecteur champ magnétique (T) ; α est l'angle formé par B
par rapport au conducteur l.
III.3.3 Vecteur d’excitation magnétique
En introduisant le vecteur excitation magnétique 𝐻 (A m-1) défini par :

⃗⃗
𝐵
⃗⃗ =
𝐻
𝜇0 (III-9)
La quantité 𝜇0 est une constante universelle portant le nom de perméabilité du vide.
Elle vaut : 𝜇0 = 4𝜋. 10−7 𝐻𝑚−1
III.4 Loi de Biot et Savart
La loi de Biot et Savart a été postulée en 1820 par ses auteurs sous la forme qui va être énoncée
puisqu’elle permettait de rendre compte de la réalité du champ magnétique observé et de
calculer l’induction magnétique en un point de l’espace, créée par un conducteur, quel que
soit sa forme, et traversé par un courant électrique. ⃗⃗ (𝑀)
𝑑𝐵
Soit un circuit filiforme parcouru par un courant d’intensité
I. Une longueur ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑑𝑙𝑝 de ce circuit a une densité linéique de
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗𝑝 dans le sens de parcours du courant.
courant 𝐼𝑑𝑙

Figure III.5 : champ magnétique élémentaire


créé par un element du courant.

𝜇0 𝐼 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑃𝑀 𝜇 𝐼
⃗⃗ (𝑀) =
𝑑𝐵 𝑑𝑙𝑛⃗⃗ 0
∧ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ = 4𝜋𝑟 2 𝑑𝑙𝑛
⃗⃗ ∧ 𝑢
⃗⃗𝑟 (III-10)
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗2
4𝜋‖𝑃𝑀‖ ‖𝑃𝑀‖

Elle est liée à la permittivité du vide ´0 et à la vitesse de la lumière dans le vide c par
la relation : 𝜇0 𝜀0 𝑐 2 = 1
Chapitre III. Electromagnétisme 159
III.5 Loi d’Ampère
Cette loi est une conséquence de la loi de Biot et Savart. Elle confirme que les courants
électriques sont des sources de champ magnétique.
III.5.1 Forme intégrale
⃗⃗ le long d’une courbe Γ, est proportionnelle au courant traversant
La circulation du champ 𝐵
la surface 𝑆 délimitée par la courbe Γ :
⃗⃗⃗⃗ = 𝜇0 ∬ 𝐽⃗. 𝑑𝑠
⃗⃗. 𝑑𝑙
Am=∫𝛤 𝐵 ⃗⃗⃗⃗⃗ (III-11)
𝑠

III.5.2 Forme locale


D’après le théorème de Stokes, ∫𝛤 𝐵 ⃗⃗⃗⃗ = ∬ 𝑟𝑜𝑡
⃗⃗. 𝑑𝑙 ⃗⃗⃗⃗⃗
⃗⃗⃗⃗ 𝑑𝑠
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ . 𝐵.
𝑠

Soit 𝜇0 ∬𝑠 𝐽⃗. ⃗⃗⃗⃗⃗ 𝐵. ⃗⃗⃗⃗⃗


𝑟𝑜𝑡 . ⃗⃗⃗⃗
𝑑𝑠 = ∬𝑠 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ 𝑑𝑠

Figure III.6 : lignes de champ magnétique.

Alors 𝑟𝑜𝑡 ⃗⃗ = 𝜇0 . 𝐽⃗
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ . 𝐵 (III-12)
Cette équation montre que la densité de courant 𝐽⃗ crée un champ 𝐵
⃗⃗ qui tourne autour

de 𝐽⃗ (qui se confond alors avec l’axe de rotation de 𝐵


⃗⃗)

III.6 Loi de Faraday


III.6.1 Phénomènes d’induction électromagnétique
Le phénomène d’induction se traduit par
Note
une f.é.m. induite (induit ouvert ou fermé) et/ou s appelle inducteur la source de
On
champ magnétique. Ce peut être
un courant induit (induit fermé seulement) dans
un aimant ou un électroaimant.
l’induit lors du déplacement relatif de l’inducteur par On appelle induit le circuit électrique,
siège du phénomène d’induction, il
rapport à l’induit ou bien lors des variations peut être ouvert (fermé par un
temporelles du courant dans l’inducteur. voltmètre parfait par exemple) ou
fermé (fermé par un ampèremètre par
L’inducteur est un aimant fixe. exemple).
L’induit est un circuit électrique mobile.
Lorsque l’induit est ouvert, le voltmètre dévie. Lorsque l’induit est fermé, l’ampèremètre
dévie.
Chapitre III. Electromagnétisme 160

Figure III.7 : phénomène d’induction électromagnétique


Interprétation dans le cas d’un induit ouvert
– Le champ électromoteur d’induction : l’induit est un conducteur rectiligne animé d’une
⃗⃗𝑀 perpendiculaire à 𝑣⃗ et au barreau. Les
vitesse 𝑣⃗ dans un champ magnétique uniforme 𝐵
électrons de l’induit, de charge q, sont soumis à la force de Lorentz. 𝐹⃗𝑀 = 𝑞. 𝑣⃗ ∧ 𝐵
⃗⃗𝑀 Ils se
déplacent, s’accumulent en N et quittent M. Il apparaît une d.d.p. VM - VN dont le signe ne
⃗⃗𝑀
dépend que du sens de 𝑣⃗ et 𝐵
L’induit se comporte comme un générateur où règne un champ électromoteur d’induction :
𝐸⃗⃗𝑀 = 𝑣⃗ ∧ 𝐵
⃗⃗𝑀

Attention : 𝐸⃗⃗𝑀 n’est pas un champ électrostatique, sa circulation n’est pas conservative.
– La force électromotrice d’induction : ce générateur est caractérisé par une f.e.m.
⃗⃗⃗⃗ dont le signe dépend du choix de l’orientation du conducteur :
d’induction 𝑒 = ∫ 𝐸⃗⃗𝑀 . 𝑑𝑙
e est positif dans le premier cas et négatif dans le second

III.6.2 Enoncé de la Loi de Faraday


⃗⃗ qui traverse une surface orientée S.
Soit un champ magnétique 𝐵

⃗⃗ à travers la surface S s’écrit : 𝛷 = ∬ 𝐵


Alors le flux du champ 𝐵 ⃗⃗ ⃗⃗⃗⃗⃗
𝑑𝑠 = 𝐵⃗⃗ 𝑆⃗
𝒔

On considère un circuit électrique filiforme fermé orienté arbitrairement. Toute variation


temporelle du flux magnétique à travers le circuit est responsable de l’apparition d’une force
électromotrice induite e exprimée en volt (V) donnée par la loi de Faraday :
𝝏𝜱
𝒆=− ; (III-13)
𝝏𝒕

La f.é.m est mesurée en volts, le flux magnétique F en weber (Wb).


L’orientation du circuit, qui permet de définir la surface orientée S, donne son orientation à la
f.é.m. et ainsi le sens du courant induit dans le circuit.
Chapitre III. Electromagnétisme 161
Remarques

Le signe (-) qui apparaît dans la loi de Faraday montre


qu’il y a opposition entre la f.é.m. induite et la variation
de flux, ceci est la traduction de la loi de Lenz :
Les effets s’opposent aux causes.

III.7 La loi de Lenz


Le flux magnétique produit par le courant induit dans un circuit C

fermé tend à s’opposer à la variation du flux qui le cause. B


Elle s’apparente à la loi de l’action et de la réaction en mécanique.
Cette loi permet de déterminer facilement le sens du courant induit B'
dans un circuit par suite d’une variation du flux magnétique.
Ainsi, dans le circuit de la figure (III.8), placé dans un Fiure III.8 : Flux magnétique
champ B décroissant, le courant est induit dans le sens indiqué, de façon que son champ B’
tende à maintenir la valeur de B. Une inversion du sens de B ou de son taux de variation dB/dt
entraîne une inversion du courant.

Exemple : La f.é.m induite est négative lorsque l'on approche un circuit du


pôle nord d'un aimant, car le flux augmente. Le champ magnétique induit sera alors
opposé à celui de l'aimant et le courant induit sera négatif. Deux conséquences
1) L'augmentation du flux à travers le circuit est amoindrie.
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ 𝜙, se révèle négative et s'oppose à
2) Il apparaît une force de Laplace 𝐹⃗ = 𝐼𝑔𝑟𝑎𝑑
l'approche de l'aimant. Dans la loi de Faraday, également connue sous le nom de
loi de Lenz, le signe (-) indique que dans des conditions normales, il n'y a pas de
possibilité d'emballement (par exemple, le courant ne faisant qu'augmenter).
Remarque sur la convention de signe
La détermination du sens du courant induit se fait de la façon suivante :
a) On se choisit arbitrairement un sens de circulation le long du circuit.
b) Ce sens définit, grâce à la règle du bonhomme d'Ampère, une normale au
circuit.
c) Le signe du flux est alors déterminé en faisant le produit scalaire du champ
magnétique par cette normale.
d) En utilisant ensuite la loi de Faraday, on obtient la valeur et le signe de la
fém.
e) Enfin, le courant est obtenu à partir de la loi d'Ohm (son signe peut aussi être
directement connu en utilisant la loi de Lenz)
Chapitre III. Electromagnétisme 162
III.8 Flux magnétique
III.8.1 Enoncé
Considérons une région de l'espace où se manifeste un champ magnétique B. Le flux du
champ magnétique est mesuré à travers une surface S.
Son expression est :
⃗⃗(𝑀). 𝑛⃗⃗. 𝑑𝑆
𝛷 = ∯(𝑠) 𝐵 (III.14)

où M est un point quelconque de la surface S, 𝑛⃗⃗ correspondant à la normale en ce point.


Le flux magnétique s'exprime en weber (Wb). en hommage au physicien allemand Wilhelm
Eduard Weber (1804-1891).
⃗⃗(𝑀)‖. 𝑆. 𝑐𝑜𝑠𝜃
𝛷 = ‖𝐵 (III.15)
⃗⃗(𝑀)et le vecteur normal au plan de la
où θ est l'angle entre les lignes du champ d'induction 𝐵
surface S.
III.8.2 Propriété du flux magnétique
Le flux magnétique à travers une surface fermée est
toujours nul. Cette propriété dite de conservation du
flux s'exprime sous la forme :
⃗⃗(𝑀). 𝑛⃗⃗𝑒𝑥𝑡 . 𝑑𝑆 = 0
∯(𝑠) 𝐵 (III.16)

Pour que cette relation soit valable, il faut que la


surface S soit fermée.
On considère un contour fermé C sur lequel
s'appuient deux surfaces S1 et S2 (Figure III.9). Figure III.9 : Flux magnétique
On note S la surface fermée, composée des deux surfaces ouvertes S1 et S2.
Le flux magnétique à travers S peut s'exprimer, de par sa propriété de linéarité, sous la
forme :

⃗⃗(𝑀). 𝑛⃗⃗𝑒𝑥𝑡 . 𝑑𝑆 = − ∯ 𝐵
∯ 𝐵 ⃗⃗(𝑀). 𝑛⃗⃗1 . 𝑑𝑆1 + ∯ 𝐵
⃗⃗(𝑀). 𝑛⃗⃗2 . 𝑑𝑆2 = 0
(𝑠) (𝑠1 ) (𝑠2 )

D’où :
⃗⃗(𝑀). 𝑛⃗⃗1 . 𝑑𝑆1 = ∯ 𝐵
∯(𝑠1 ) 𝐵 ⃗⃗(𝑀). 𝑛⃗⃗2 . 𝑑𝑆2 (III.17)
(𝑠2 )

Alors :
𝛷1 = 𝛷2 (III.18)
Chapitre III. Electromagnétisme 163
III.9 Dipôle magnétique
A chaque dipôle magnétique est associé un moment magnétique M. En présence d’un
⃗⃗, ce dipôle va être soumis à un couple électromagnétique 𝐶⃗ et
champ magnétique uniforme 𝐵
une force 𝐹⃗ .
⃗⃗⃗ plongé dans un champ magnétique
Un circuit ou un aimant de moment magnétique 𝑀
⃗⃗ subit un couple magnétique de moment :
extérieur uniforme 𝐵

Figure III.10 : Couple magnétique de moment

𝐶⃗ = 𝑀
⃗⃗⃗ ∧ 𝐵
⃗⃗ ⟹ 𝐶 = 𝑀. 𝐵. 𝑠𝑖𝑛𝛼 (III-19)

III.9.1 Moment magnétique d’une spire plane :


Le moment magnétique d’une spire plane, de surface S, parcourue par un courant
d’intensité algébrique I, est le vecteur :
⃗⃗⃗ = 𝐼𝑆⃗
𝑀 (III-20)

1) Le vecteur surface 𝑆⃗ d’une spire plane orientée se définit comme suit :


• sa norme est égale à la surface S de la spire,
• sa direction est orthogonale au plan de la spire,
• son sens se déduit du sens conventionnel positif du courant selon la règle de la main droite

M
I
𝑆⃗

Figure III.11 : Moment magnétique


Chapitre III. Electromagnétisme 164
III.9.2 Moment magnétique d’une bobine
Le moment magnétique d’une bobine, assimilée à un ensemble de spires, est la somme
vectorielle des moments magnétiques des spires.
Soit la bobine représentée sur la figure (III.12), qui comporte N spires circulaires de rayon r
de vecteur normal 𝑢
⃗⃗; le moment magnétique de la bobine est donc :
⃗⃗⃗ = 𝑁𝐼𝜋𝑟 2 𝑢
𝑀 ⃗⃗ (III-21)

La norme du moment magnétique s’exprime en A.m2

Figure III.12 : moment magnétique d’une bobine

III.9.3 Lignes de champ d’un moment magnétique


⃗⃗⃗ représente tout aussi bien une spire, une bobine ou un aimant.
Un moment magnétique 𝑀
On démontre que le champ magnétique créé par ces sources à distance très supérieure à leur
⃗⃗⃗. Ses lignes
taille caractéristique ne dépend, en première approximation, que de la valeur de 𝑀
de champ ont l’allure montrée sur la figure suivante.

Figure III.13 : lignes de champ d’un moment magnétique


Chapitre III. Electromagnétisme 165

Exercice 01
Soit un câble de rayon R , de longueur infinie, parcouru par un courant d’intensité I=𝐼𝑅 . La
densité de courant J est constante à travers toute la section du cylindre et parallèle à l’axe
(Oz) . En appliquant le théorème d’Ampère, trouver les expressions du champ magnétique
𝐵(𝑟) en un point M placé à une distance r du centre dans les deux cas : r  R et r  R .
Représenter graphiquement ses variations.

1°) Détermination de l’expression du champ magnétique dans les deux cas


𝑟 ≤ 𝑅 et 𝑟 ≥ 𝑅:
Deux cas peuvent être distingués : M est à l’extérieur de câble ou M est à l‘ intérieur de ce
dernier.
Par l’application du théorème d’Ampère avec un contour circulaire (C) centré sur le

câble. : ⃗⃗. 𝑑𝑙. 𝑛⃗⃗ = 𝜇0 ∬ 𝐽⃗. 𝑑𝑆. 𝑛⃗⃗ = 𝜇0 𝐼


𝐴𝑚 = ∮ 𝐵 𝑠

⃗⃗ = 𝐵. 2𝜋. 𝑟 = 𝜇0 𝐼
𝐴𝑚 = ∮ 𝐵. 𝑑𝑙𝑢

0 𝜇 𝐼
Alors : 𝐵(𝑟) = 2𝜋𝑟

Champ magnétique à l’extérieur du câble Pour 𝒓 > 𝑹 :


𝐵(𝑟) 2𝜋𝑟 = 𝜇0 𝐼0

𝜇0 𝐼0 1
D’où 𝐵(𝑟) = .
2𝜋 𝑟

Figure III.14 : cas de 𝑟 > 𝑅.

Champ magnétique à l’intérieur du câble Pour 𝒓 < 𝑹 :


2𝜋𝐵(𝑟)𝑟 = 𝜇0 𝐼𝑟
𝐼𝑅 𝐼𝑟
𝐽= =
𝑆𝑅 𝑆𝑟
𝐼𝑅 𝐼𝑅 2 𝐼𝑟 𝑟 2
D’où 𝐼𝑟 = 𝑆𝑟 = 2 𝜋𝑟 =
𝑆𝑅 𝜋𝑅 𝑅2

𝑆0 = 𝜋𝑅 2 et S   r 2 Figure III.15 : cas de r  R .


Chapitre III. Electromagnétisme 166
𝐼𝑟 𝑟 2
2𝜋𝐵(𝑟)𝑟 = 𝜇0 𝐼𝑅 = 𝜇0 2
𝑅
𝜇 𝐼
0 𝑟
D’où : 𝐵(𝑟) = 2𝜋𝑅 2
𝑟

2) Représentation graphique du champ magnétique 𝑩(𝒓)

Figure III.16: représentation graphique du champ magnétique.


Exercice 02
La figure (III.17) représente un fil infiniment long, parcouru par un courant électrique
⃗⃗ produit par tout le fil en un point
d’intensité I. Déterminer le champ d’induction magnétique 𝐵
P situé sur l’axe (Oz).


   r
Puisque r  rur  ur  , on peut écrire la loi sous
r
⃗⃗⃗⃗⃗
⃗⃗𝑟
⃗⃗(𝑀) = 𝜇0 𝐼 𝑑𝑙∧𝑢
𝑑𝐵 2
4𝜋 𝑟

𝜇0 𝐼 𝑑𝑧𝑘⃗⃗ ∧ (−𝑧𝑘⃗⃗ + 𝑥𝑖⃗ )


⃗⃗(𝑀) =
𝑑𝐵
4𝜋 𝑟3
On a : 𝑑𝑧𝑘⃗⃗ ∧ +𝑥𝑖⃗ = 𝑥𝑑𝑧(𝑘⃗⃗ ∧ 𝑖⃗) = 𝑥𝑑𝑧𝑗⃗
𝜇0 𝐼 𝑥𝑑𝑧𝑗⃗
⃗⃗(𝑀) =
𝑑𝐵
4𝜋 𝑟 3

𝑥 𝑧
Puisque 𝑟= ; 𝑥 = 𝑡𝑎𝑛 𝜃 ⇒ 𝑧 =
𝑐𝑜𝑠 𝜃
𝑥
𝑥. 𝑡𝑎𝑛𝜃 , 𝑑𝑧 = 𝑑𝜃 Figure III.17 : fil infiniment long
𝑐𝑜𝑠 2 𝜃
𝑥𝑑𝑧 = 𝑟 2 𝑐𝑜𝑠𝜃. 𝑑𝜃.
2 𝑐𝑜𝑠𝜃.𝑑𝜃𝑗⃗ 𝜇0 𝐼 𝑐𝑜𝑠𝜃.𝑑𝜃𝑗⃗
⃗⃗(𝑀) = 𝜇0 𝐼 𝑟
Par substitution, on obtient : 𝑑𝐵 =
4𝜋 𝑟3 4𝜋 𝑟
Chapitre III. Electromagnétisme 167
En intégrant cette expression :
𝜋

𝜇0 𝐼 2 𝜇 𝐼
⃗⃗
𝐵= ⃗⃗ = 0 𝑗⃗
𝑗⃗ ∫ 𝑐𝑜𝑠 𝜃 𝑑𝜃 ⇒ 𝐵
4𝜋𝑟 −𝜋 2𝜋𝑟
2

Finalement, on arrive à l’expression finale du champ d’induction magnétique produit par tout
le fil est :

𝜇0 𝐼
𝐵=
2𝜋𝑟

Exercice 03

Le vecteur B dans ce cas, est perpendiculaire au plan ( Oxy ) et
dirigé selon des règles d’orientation.
Soit une spire d’axe (Oz), de centre O, de rayon R parcourue par un
courant d’intensité I.
⃗⃗ (𝑀) en un point M de l’axe (Oz).
Calculer 𝐵

Figure III.18

Tout plan contenant l’axe (Oz) est un



plan d’antisymétrie des courants donc B appartient à ces plans,
⃗⃗(𝑀) = 𝐵𝑢
donc à leur intersection, soit : 𝐵 ⃗⃗𝑧

⃗⃗(𝑀) en utilisant la loi de Biot et Savart :


Calculons 𝐵
⃗⃗⃗⃗ en P avec 𝑑𝑙
Soit un élément de courant 𝐼𝑑𝑙 ⃗⃗⃗⃗ = 𝑅𝑑𝜑𝑢
⃗⃗𝜑 Figure III.19

𝜇0 𝐼 ⃗⃗⃗⃗
𝑑𝑙 ∧ 𝑃𝑀 ⃗⃗𝜑 ∧ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ 𝜇0 𝐼𝑅𝑑𝜑 𝑢 𝑃𝑀 𝜇0 𝐼𝑅𝑑𝜑 𝑢 ⃗⃗𝑟
⃗⃗(𝑀) =
𝑑𝐵 = =
3 3 2
4𝜋 ‖𝑃𝑀 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ‖ 4𝜋 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ‖
‖𝑃𝑀 4𝜋 ‖𝑃𝑀
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ‖

Donc la composante sur z est :


𝜇0 𝐼𝑅𝑑𝜑
𝑑𝐵𝑧 = 2 𝑠𝑖𝑛𝜃
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ‖
4𝜋‖𝑃𝑀
𝑅 𝜇0 𝐼.𝑠𝑖𝑛3 𝜃
On sait que 𝑠𝑖𝑛𝜃 = donc 𝑑𝐵𝑧 = 𝑑𝜑
𝑃𝑀 4𝜋 𝑅
Chapitre III. Electromagnétisme 168
𝜑 varie de 0 à 2𝜋 :
𝜇0 𝐼. 𝑠𝑖𝑛3 𝜃 2𝜋
𝜇0 𝐼. 𝑠𝑖𝑛3 𝜃
𝐵𝑧 = [𝜑 ] 0 =
4𝜋 𝑅 2𝑅
3𝜃
⃗⃗(𝑀) = 𝜇0 𝐼.𝑠𝑖𝑛
Et 𝐵 𝑢
⃗⃗𝑧
2𝑅

𝜇0 𝐼.
M sur l’axe ; avec 𝐵(0) = , ce dernier résultat pouvant se retrouver très rapidement.
2𝑅

Exercice 04
Soit un fil conducteur ohmique de conductivité 𝜎, assimilé à un cylindre d’axe (Oz) et de
rayon r, est soumis au champ électrique uniforme et permanent :
Déterminer le champ magnétique engendré par les courants du cylindre.

Le fil est parcouru par la densité volumique de courant uniforme :


𝐽⃗ = 𝜎. 𝐸⃗⃗ = 𝑗. 𝑘⃗⃗
Le champ magnétique créé par cette distribution est de la forme

𝜇0 𝐼
⃗⃗ =
𝐵 𝑗⃗
2𝜋𝑟
𝑞 𝜌𝜋𝑟 2
( 𝜀𝑖𝑛𝑡 ) ( 𝜀 ) 𝑛𝑞
𝐸⃗⃗ = 𝐸 ⃗𝑢⃗𝑟 = 0 = 0
⃗⃗𝑟 =
𝑢 𝑟𝑢
⃗⃗
2𝜋𝑟 2𝜋𝑟 2𝜀0 𝑟
𝜇 𝐼 𝜇 𝑗𝜋𝑟 𝜇 𝑛𝑞𝑣2
⃗⃗ = 𝐵𝑢
𝐵 ⃗⃗𝜃 = 0 𝑢⃗⃗𝜃 = 0 ⃗⃗𝜃 = 0 𝑟𝑢
𝑢 ⃗⃗𝜃
2𝜋𝑟 2𝜋𝑟 2

On a : 𝐼 = 𝑗. 𝑆 = 𝑗𝜋𝑟2
Figure III.20 : Fil conducteur ohmique

Exercice 05
Soit une bobine plate B, circulaire comportant 𝑁 = 15 𝑠𝑝𝑖𝑟𝑒𝑠 de diamètre 𝑑 = 4.5 𝑐𝑚.
Elle est parcourue par un courant d’intensité I=6 A.
1) Représenter sur un schéma clair, le vecteur moment magnétique de la bobine.
2) Calculer numériquement ce moment magnétique.
Chapitre III. Electromagnétisme 169

⃗⃗⃗
1) Représentation du vecteur moment magnétique Le sens du vecteur moment magnétique 𝑀
est donné par le bras gauche de l’observateur Ampère, en regardant l’intérieur du circuit, où

⃗⃗⃗ sort de la face nord du circuit


bien on utilise le fait que le le vecteur 𝑀

Figure III.21 : moment magnétique de la bobine


2) Calculer numériquement de ce moment magnétique
⃗⃗⃗ = 𝑁. 𝐼. 𝑆𝑛⃗⃗ = 𝑁𝐼𝜋𝑟 2 𝑛⃗⃗
On a : 𝑀
𝑑 2
Donc 𝑀 = 𝑁𝐼𝜋𝑟 2 = 𝑁𝐼𝜋 ( )
2

AN :
4,5 2
𝑀 = 15 × 6 × 𝜋 × ( ) = 0,143 𝐴. 𝑚2
2

QCM
𝜇0 𝐼
1 Dans la loi de Biot et Savart ⃗⃗(𝑀) =
𝐵 𝑑𝑙𝑛⃗⃗ ∧ 𝑢
⃗⃗𝑟
4𝜋𝑟 2

❒ a. Volt / mètre [V/m]

❒ b. Volt / Coulomb [V/C]


❒ c. Ampère / mètre [A/m]
2 Le champ ⃗𝑩
⃗⃗(𝑴) est tel que q2.

❒ a. 𝐵
⃗⃗(𝑀) = 𝐵
⃗⃗(𝑀). 𝑢
⃗⃗𝑟

❒ b. 𝐵
⃗⃗(𝑀) = 𝐵 (𝑀). 𝑢
⃗⃗𝑟

❒ c. 𝐵
⃗⃗(𝑀) = 𝐵 (𝑀). 𝑢
⃗⃗𝜃
3 v La forme locale du théorème d’Ampère est :

❒ a. 𝑟𝑜𝑡 (𝐵
⃗⃗) = 𝜇0 𝑗⃗
Chapitre III. Electromagnétisme 170
❒ b. 𝑑𝑖𝑣(𝐵
⃗⃗) = 𝜇0 𝑗⃗
❒ c. 𝑑𝑖𝑣(𝐵
⃗⃗) = ⃗⃗⃗⃗⃗.
𝜇0 𝑗⃗

4 ⃗⃗(𝒓) s’exerçant sur un


L’expression de la force de Laplace élémentaire 𝒅𝑭
élément de conducteur de longueur 𝒅𝒍. ⃗𝒏⃗ parcouru par une intensité I et placé dans un
champ ⃗𝑩
⃗⃗(𝒓)s’écrit :

❒ a. 𝒅𝐹⃗ (𝑟) = 𝐼. 𝑑𝑙 ∧ 𝐵
⃗⃗(𝑟)

❒ b. 𝒅𝐹⃗ (𝑟) = 𝐼. 𝑑𝑙. 𝑛⃗⃗ ∧ 𝐵


⃗⃗(𝑟)

❒ c. 𝑑𝐹⃗ (𝑟) = 𝐼. 𝐵
⃗⃗(𝑟) ∧ 𝑑𝑙. 𝑛⃗⃗

5 Une boucle circulaire de fil de rayon 50 mm conduit un courant constant de 𝐼 A


et produit un champ magnétique de grandeur 𝐵1 T en son centre. Une autre boucle
circulaire de fil a un rayon de 150 mm. Sachant que ce fil conduit également un
courant constant de 𝐼 A, laquelle des affirmations suivantes exprime correctement la
relation entre 𝐵2, l'intensité du champ magnétique produit par la plus grande boucle
en son centre, et 𝐵1 ?
❒ a. 𝐵1 = 𝐵2
1
❒ b. 𝐵2 = 𝐵1
3
1
❒ c. 𝐵1 = 𝐵2
3

6 La perméabilité magnétique du vide µ0 est un coefficient sans dimension.

❒ a. Vrai
❒ b. Faux son unité est le kg.m. s-2. A-2

❒ c. Faux son unité est le kg.m-1. S-2. A-2

7 Quelle est l’unité du champ magnétostatique ?

❒ a. Gauss
❒ b. m.s-2.A-2

❒ c. m-1.s-2.A-2
8 Parmi ces affirmations, laquelle est fausse ?

❒ a. Deux lignes de champ magnétostatique peuvent se couper

❒ b. Les lignes de champ magnétostatique divergent à partir des sources du champ.


Chapitre III. Electromagnétisme 171
❒ c. Les lignes de champ magnétostatique sont des courbes fermées.
9 Deux fils parallèles de grande longueur sont parcourus
par des courants de même sens valant chacun 10 A. Les fils sont
distants de 50 cm.
Que vaut la norme du champ magnétique au point P, milieu
entre les deux fils ?
❒ a. 16 . 10-6 T

❒ b. 1,6 . 10-6 T

❒ c. nulle
10 Le champ magnétique est un champ :
❒ a. scalaire

❒ b. vectoriel
❒ c. Quelconque
11 L’équation locale associée au flux nul de 𝐵
⃗⃗ à travers une surface fermée S est :

❒ a. 𝑑𝑖𝑣(𝐵
⃗⃗) = 𝜇0 𝑗⃗

❒ b. 𝑑𝑖𝑣(𝐵
⃗⃗) = 0𝑗⃗

❒ c. 𝑑𝑖𝑣(𝐵 ⃗⃗⃗⃗ ∧ 𝐹⃗ (𝑟)


⃗⃗) = 𝑑𝑙

Exercice 01
Soit une bobine plate est formée en enroulant un long fil sur un cylindre de carton de 3,00 cm
de rayon. La bobine a 600 spires. À une distance de 17 cm au-dessus de la bobine et sur son
axe, le module du champ magnétique est de 4,5 × 10-5 T.
a. Quel est le module du moment magnétique de la bobine ?
b. Quel est le courant qui circule dans la bobine ?

Exercice 02
Une bobine plate et circulaire de 22 mm de rayon avec 𝑁 spires porte un courant constant de
0,45 A. L'intensité du champ magnétique produit au centre de la bobine par le courant est de
2,3×10-5 T. Calcule 𝑁 en arrondissant la valeur au nombre entier le plus proche. Utilise une
valeur de 4𝜋×10-5 T⋅m/A pour 𝜇0
Chapitre III. Electromagnétisme 172
Exercice 03
On considère une demi spire circulaire de rayon R, placée dans le plan (xoy) où règne un
⃗⃗ = B.𝑘⃗⃗ (B > 0).
champ magnétique 𝐵 La demi spire est
parcourue par un courant d’intensité I (voir la figure (III.22).
1- Déterminer l’expression de la force magnétique agissant
sur la demi spire
2- Représenter sur un schéma clair, le vecteur de la force
magnétique. Figure III.22 : demi spire
circulaire de rayon R
Exercice 04
Un long fil, de rayon R, est parcouru par un courant i uniformément distribué sur sa section
transversale.
a. Calculer le module du champ magnétique à l’intérieur du fil, à une distance r < R
du centre du fil.
b. Calculer le module du champ magnétique à l’extérieur du fil, à une distance r > R
du centre du fil.

Exercice 05
Soit un solénoïde rectiligne de rayon x, de longueur l ≫ r comportant N spires est parcouru
par un courant variable I(t). Une boucle plate de rayon R est placée de telle sorte que son
axe de révolution coïncide avec celui du solénoïde.
déterminer la f.é.m. d’induction dans la boucle dans le cas où R > r et R < r ?
⃗⃗⃗
Un barreau cylindrique de longueur l et de rayon R possède une aimantation permanente 𝑀
supposée uniforme et parallèle à l’axe (zz) du barreau.
1. Quels sont les courants ampériens surfacique et volumique, équivalents j e et J e dans
un tel aimant ?

Exercice 06
Une bobine circulaire, ayant un rayon de 20,0 cm et composée de 50,0 spires, est placée
autour d’un long solénoïde, qui a 3 500 spires par mètre et un rayon de 12,0 cm. Le solénoïde
est parcouru par un courant variable I = 10,00 - 35,0 t, où t est exprimé en secondes et i, en
ampères. La bobine a une résistance de 0,500 Ω.
a. Quelle est la f.é.m. induite dans la bobine ?
b. Quel est le courant induit dans la bobine ?
Chapitre III. Electromagnétisme 173
Exercice 07
Soit, dans le vide, un champ électrique de composantes :
𝐸𝑥 = 0, 𝐸𝑦 = 0, 𝐸𝑧 = 𝐸0 𝑒 (𝛼𝑡−𝛽𝑥) ,
1. Calculer sa divergence et son rotationnel.
⃗⃗ qui l’accompagne ;
2. En déduire les composantes du champ magnétique 𝐵
⃗⃗. 𝐵
3. Calculer ∇ ⃗⃗ et ∇
⃗⃗ ⋏ 𝐵
⃗⃗ .
4. Quelle relation doit lier α et β pour que soient satisfaites les équations de Maxwell ?
Exercice 08
Un fil est recourbé pour former un arc de cercle, de rayon R = 10,0 cm et dont l’angle au
sommet est f = 160°. Un courant I = 15 A circule dans le fil, comme le montre la figure ci-
contre. Calculer le champ magnétique créé par l’arc de cercle au point P. (Le fil fait partie
d’un circuit, qui n’est pas illustré ici.)

Figure III.23 : demi spire circulaire de rayon R


Chapitre I :
 Les caractéristiques électriques de l’espace autour de deux charges
ponctuelles ou d’un ensemble de charges peuvent être décrites par une force
d’attraction ou de répulsion (pour des charges supposées immobiles).
1 𝑞1 𝑞2
𝐹⃗1/2 (𝑀) = 𝑢
⃗⃗
4𝜋𝜀0 𝑟 2 1/2


F12
 Force attractive entre deux corps différents
u 21

u12


F21
 Les caractéristiques électriques de l’espace autour d’une charge ponctuelle
ou d’un ensemble de charges peuvent être décrites par un champ vectoriel
électrostatique et un potentiel électrostatique (pour des charges supposées
1 𝑞1
immobiles 𝐸⃗⃗1 (𝑀) = 4𝜋𝜀 𝑢
⃗⃗𝑟 et 𝑉=
0 𝑟2
1 𝑞1
4𝜋𝜀0 𝑟

 Le champ électrique est schématiquement représenté par des lignes de


champ qui divergent à partir de l’objet chargé ou convergent vers lui

Les lignes de champ électrique divergent Les lignes de champ électrique convergent
(pointent vers l’extérieur) d’une charge (pointent vers l’intérieur) d’une charge
positive négative


Chapitre I :
 Dans un conducteur à l’équilibre électrostatique, le champ électrique est nul.
Les charges qu’il porte sont réparties à la surface.
 Le volume occupé par un conducteur à l’équilibre est un volume équipotentiel.
La surface du conducteur est une surface équipotentielle.
 Il est impossible de définir le champ électrostatique en un point situé sur la
surface d’un conducteur.

 Théorème de Gauss : le flux du champ électrostatique E (r ) sortant à travers

toute surface fermée est égal à la charge contenue dans le volume délimité par
la surface fermée, divisé par la permittivité du vide  0 , est donné par :
 
   [Link].n  q int . S .Gasss

Q int. S .Gasss
S .G 0 0

Système Surface Volume Surface de Gauss


Cylindrique S  2 R.h V  R h 2
S G  2 r.h
Sphérique S  4 R 2 4 S G  4 r 2
V   R3
3
La valeur approximative
de la constante
diélectrique à 20 °C
Substance k
Air 1,000 59
Eau 80,4
Germanium 16
Glycérine 42,5
Méthanol 33,6
Mica 3à6
Papier 3
Porcelaine 6à8
PVC 3,4
Teflon 2,1
Verre 4à7
Chapitre II :
 Un circuit électrique est un ensemble de conducteurs reliés entre eux par des
fils de jonction et dans lequel circule un courant électrique.
 Un dipôle est un composant électrique limité par deux bornes.
 Un nœud est un point commun à plus de deux dipôles.
 Une maille est une partie d’un circuit électrique formant un contour fermé.
 Une branche est une suite de dipôles entre deux nœuds consécutifs

Selon la loi des nœuds

I
J
J entrantss   I J sortants
J

∑ 𝐸𝐽 = ∑ 𝑅𝐽 . 𝐼𝐽 ;
𝐽 𝐽
Chapitre III :
 Le champ magnétique total en M est la somme de ces contributions pour tous
les points P de la distribution :

 Les lignes de champ sont circulaires et le sens du champ est donné par la règle
de la main droite.
 le flux du champ magnétique à travers
toute surface fermée est nul ∯ = 𝐵(𝑀 ). . 𝑑𝑆 = 0
(𝑠)

 Le champ magnétique est logiquement à l’origine d’une nouvelle force qui agit
sur toute particule chargée en mouvement. Son expression a été donnée par le
physicien hollandais Lorentz :

𝐹⃗𝑚 = 𝑞. 𝑣⃗ ∧ 𝐵
⃗⃗

 Soit un circuit filiforme parcouru par une intensité I. Les porteurs de


charges de ce circuit subissent la force exprimée au paragraphe précédent
soit, compte tenu de la distribution linéique de charges envisagée ici :

⃗⃗⃗⃗ ∧ 𝐵
𝑑𝐹⃗ (𝑟⃗) = 𝐼. 𝑑𝑙 ⃗⃗(𝑟⃗)
 Le théorème d’Ampère relie la circulation du champ magnétique le long
d’un contour au courant enlacé par ce contour

⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑟𝑜𝑡 . 𝐵 ⃗⃗ = 𝜇0 . 𝐽⃗
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19. [Link]. "QCM-Question". 1ère année, Dunod Pages 111 (1993)
20. A. Mustapha. "Polycopié de cours physique 2". USTO-MB. Pages 69 (2015).
21. N. Benhalima. "Polycopié de cours physique 2". Université Dr. Moulay Tahar de
Saida. Pages 158 (2020).
Décomposition en facteurs :
𝑎3 − 𝑏 3 = (𝑎 − 𝑏)(𝑎2 + 𝑎𝑏 + 𝑏 2 ) (𝑎 + 𝑏)2 = 𝑎2 + 2𝑎𝑏 + 𝑏 2
𝑎3 + 𝑏 3 = (𝑎 + 𝑏)(𝑎2 + 𝑎𝑏 + 𝑏 2 ) (𝑎 − 𝑏)2 = 𝑎2 − 2𝑎𝑏 + 𝑏 2
𝑎4 − 𝑏 4 = (𝑎 + 𝑏)(𝑎 − 𝑏)(𝑎2 + 𝑏 2 ) 𝑎2 − 𝑏 2 = (𝑎 + 𝑏)(𝑎 − 𝑏)

Théorème de Pythagore et trigonométriques :


𝑎2 + 𝑏 2 = 𝑐 2 𝑎 𝑐
sin 𝜃 = csc 𝜃 =
𝑐 𝑎
𝑏 𝑐 a c
cos 𝜃 = sec 𝜃 =
𝑐 𝑏
𝑎 𝑏 𝜽
tan 𝜃 = cot 𝜃 =
𝑏 𝑎 b

Identités trigonométriques :
sin2 𝐴 + sin2 𝐴 = 1 1 − cos(2𝐴)
sin2 𝐴 =
tan2 𝐴 + 1 = sec 2 𝐴 2
1 + cos(2𝐴)
cos 2 𝐴 =
cot 2 𝐴 + 1 = csc 2 𝐴 2
1
sin(𝐴 + 𝐵) = 𝑠𝑖𝑛𝐴𝑐𝑜𝑠𝐵 + 𝑐𝑜𝑠𝐴𝑠𝑖𝑛𝐵 sin 𝐴 sin 𝐵 = [sin(𝐴 − 𝐵)
2
sin(𝐴 − 𝐵) = 𝑠𝑖𝑛𝐴𝑐𝑜𝑠𝐵 − 𝑐𝑜𝑠𝐴𝑠𝑖𝑛𝐵 + sin(𝐴 + 𝐵)]
1
cos(𝐴 + 𝐵) = 𝑐𝑜𝑠𝐴𝑐𝑜𝑠𝐵 − 𝑠𝑖𝑛𝐴𝑠𝑖𝑛𝐵 sin 𝐴 sin 𝐵 = [cos(𝐴 − 𝐵)
2
cos(𝐴 − 𝐵) = 𝑐𝑜𝑠𝐴𝑐𝑜𝑠𝐵 + 𝑠𝑖𝑛𝐴𝑠𝑖𝑛𝐵 − cos(𝐴 + 𝐵)]
1
sin(2𝐴) = 2𝑠𝑖𝑛𝐴𝑐𝑜𝑠𝐴 cos 𝐴 cos 𝐵 = [cos(𝐴 − 𝐵)
2
cos(2𝐴) = cos2 𝐴 − sin2 𝐴 + cos(𝐴 + 𝐵)]
tan 𝐴 + tan 𝐵
sin(−𝐴) = − sin(𝐴) tan(𝐴 + 𝐵) =
1 − tan 𝐴 tan 𝐵
tan 𝐴 − tan 𝐵
cos(−𝐴) = cos(𝐴) tan(𝐴 − 𝐵) =
1 + tan 𝐴 tan 𝐵

Propriétés des exposants :

𝑎𝑚 . 𝑎𝑛 = 𝑎𝑚+𝑛 𝑎 𝑚 𝑎𝑚
( ) = 𝑚
(𝑎𝑚 )𝑛 = 𝑎𝑚𝑛 𝑏 𝑏
1
(𝑎)−𝑚 = 𝑚
(𝑎𝑏)𝑚 = 𝑎𝑚 . 𝑏 𝑚 𝑎
(𝑎)0 = 1
𝑎𝑚
= 𝑎𝑚−𝑛
𝑎𝑛
Propriétés des logarithmes :
𝑙𝑜𝑔𝑎 (𝑀𝑁) = 𝑙𝑜𝑔𝑎 (𝑀) + 𝑙𝑜𝑔𝑎 (𝑁) 𝑙𝑜𝑔𝑎 (𝑎) = 1
𝑀
𝑙𝑜𝑔𝑎 ( ) = 𝑙𝑜𝑔𝑎 (𝑀) − 𝑙𝑜𝑔𝑎 (𝑁) 𝑙𝑛𝐴 = 𝐵 ⟺ 𝑒 𝐵 = 𝐴
𝑁
𝑙𝑜𝑔𝑎 (𝑀𝑘 ) = 𝑘 𝑙𝑜𝑔𝑎 (𝑀) 𝑒 𝑙𝑛𝐴 = 𝐴

𝑙𝑜𝑔𝑎 (1) = 0 𝑙𝑛𝑒 𝐵 = 𝐵

Formules de dérivation :
Fonction Dérivée
K (constante) 0
x, (identité) 1
𝑥𝑎 ∀ 𝑎 ∈ ℛ 𝑎𝑥 𝑎−1
𝑘𝑓(𝑥) ́
𝑘𝑓(𝑥)
𝑓(𝑥) ± 𝑔(𝑥) ́ ± 𝑔(𝑥)
𝑓(𝑥) ́
𝑓(𝑥). 𝑔(𝑥) ́ . 𝑔(𝑥)+ 𝑓(𝑥) 𝑔(𝑥)
𝑓(𝑥) ́
𝑓(𝑥) ́ . 𝑔(𝑥) − 𝑓(𝑥) 𝑔(𝑥)
𝑓(𝑥) ́
𝑔(𝑥) 𝑔(𝑥)2
(𝑓(𝑥))𝑟 ́
𝑟(𝑓(𝑥))𝑟−1 𝑓(𝑥)
𝑔(𝑓(𝑥)) ́ ) 𝑔(𝑥)
𝑔(𝑓(𝑥) ́

sin 𝑓(𝑥) ́
(cos 𝑓(𝑥))𝑓(𝑥)
cos 𝑓(𝑥) ́
(−sin 𝑓(𝑥) )𝑓(𝑥)
tan 𝑓(𝑥) ́
(sec 2 𝑓(𝑥) )𝑓(𝑥)
𝑒 𝑓(𝑥) ́
𝑒 𝑓(𝑥) 𝑓(𝑥)
𝑙𝑛𝑓(𝑥) ́
𝑓(𝑥)
𝑓(𝑥)
𝑙𝑜𝑔𝑎 𝑓(𝑥) ́
𝑓(𝑥)
𝑓(𝑥)𝑙𝑛𝑎
𝐴𝑟𝑐 sin 𝑓(𝑥) ́
𝑓(𝑥)
√1 − [𝑓(𝑥)]2
𝐴𝑟𝑐 cos 𝑓(𝑥) ́
−𝑓(𝑥)
√1 − [𝑓(𝑥)]2
𝐴𝑟𝑐 tan 𝑓(𝑥) ́
𝑓(𝑥)
√1 + [𝑓(𝑥)]2
Formules d’intégration :
𝑥 𝑎+1 Expression contenant ln
∫ 𝑥 𝑎 𝑑𝑥 = + 𝑐 ∀ 𝑎 ∈ ℛ 𝑒𝑡 𝑎 ≠ −1
𝑎+1
1 ∫ ln2 𝑥 𝑑𝑥 = x. ln2 𝑥 − 2x. lnx + 2x + 𝑐
∫ 𝑑𝑥 = ln(𝑥) + 𝑐
𝑥
𝑎𝑥 ∫ 𝑙𝑛𝑥 𝑑𝑥 = x. lnx − x + 𝑐
∫ 𝑎 𝑥 𝑑𝑥 = 𝑙𝑛𝑎 + 𝑐 𝑜𝑢 𝑎 > 0 𝑒𝑡 𝑎 ≠ 1
𝑥2 𝑥2
1 ∫ 𝑥. 𝑙𝑛𝑥 𝑑𝑥 = . lnx − + 𝑐
∫ 𝑑𝑥 = 𝑎𝑟𝑐 sin 𝑥 + 𝑐 2 2
√1 − 𝑥 2
1 𝑥 𝑛
𝑥 𝑛+1 1
∫ 𝑑𝑥 = 𝑎𝑟𝑐 sin + 𝑐 ∫ 𝑥 . 𝑙𝑛𝑥 𝑑𝑥 = . (lnx − +𝑐
𝑎 𝑛+1 𝑥+1
√𝑎2 − 𝑥 2
1 1 𝑥+𝑎 ∫ 𝑒 𝑥 𝑑𝑥 = 𝑒 𝑥 + 𝑐
∫ 2 2
𝑑𝑥 = 𝑙𝑛 [ ] +𝑐
𝑎 −𝑥 2𝑎 𝑥−𝑎
1 Expressions trigonométriques
∫ 𝑑𝑥 = 𝑎𝑟𝑐 tan 𝑥 + 𝑐
1 + 𝑥2
∫ cos 𝑥 𝑑𝑥 = sin(𝑥) + 𝑐
1
∫ 𝑑𝑥 = 𝑎𝑟𝑐 sec 𝑥 + 𝑐
𝑥√𝑥 2 − 1 ∫ sin 𝑥 𝑑𝑥 = −cos(𝑥) + 𝑐
𝑥
∫ √𝑎2 − 𝑥 2 𝑑𝑥 =2 √𝑎2 − 𝑥2 +
∫ sec 2 𝑥 𝑑𝑥 = tan(𝑥) + 𝑐
𝑎2 𝑥
𝑎𝑟𝑐 sin 𝑎 + 𝑐
2
∫ csc 2 𝑥 𝑑𝑥 = −cot(𝑥) + 𝑐
√𝑎2 −𝑥 2
∫ 𝑑𝑥 = √𝑎2 − 𝑥 2 + cos(𝑎𝑥) sin(𝑎𝑥)
𝑥
∫ 𝑥 cos 𝑎𝑥 𝑑𝑥 = 2
+𝑥 𝑐
𝑎+√𝑎2 −𝑥 2 𝑎 𝑎
𝑎. 𝑙𝑛 [ ]+𝑐
𝑥
𝑥 2 cos(2𝑎𝑥) sin(2𝑎𝑥)
∫ 𝑥 cos2 2𝑎 𝑑𝑥 = + 2
+𝑥 𝑐
4 8𝑎 4𝑎
𝑥 2 cos(2𝑎𝑥) sin(2𝑎𝑥)
Intégration, par partie : 2
∫ 𝑥 sin 2𝑎 𝑑𝑥 = − −𝑥 𝑐
4 8𝑎2 4𝑎
∫ 𝑥 𝑑𝑦 = x. y − ∫ 𝑦. 𝑑 x
Formules d’approximation :
(1 ± 𝛿 )2 = 1 ± 2𝛿
(1 ± 𝛿 )𝑛 = 1 ± 𝑛𝛿
1
√1 + 𝛿 = 1 + 𝛿
2
11
=1+ 𝛿
√1 + 𝛿 2
𝑒𝛿 = 1 + 𝛿
ln(1 + 𝛿 ) = 𝛿

Table de l'alphabet grec, des lettres et des symboles


Minuscule Majuscule Nom

𝛼 A Alpha
𝛽 B Beta
𝛾 Γ Gamma
𝛿 Δ Delta
𝜀 Ε Epsilon
𝜆 Λ Lambda
𝜋 Π Pi
𝜌 Ρ Rho
𝜎 Σ Sigma
𝜏 Τ Tau
𝜙 Φ Phi

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