R-Cmas 117
R-Cmas 117
MEMOIRE
PRÉSENTÉ À
L'UNIVERSITÉ DU QUÉBEC À CHICOUTIMI
COMME EXIGENCE PARTIELLE
DE LA MAÎTRISE EN PSYCHOLOGIE
OFFERTE À
L'UNIVERSITÉ DU QUÉBEC À CHICOUTIMI
EN VERTU D'UN PROTOCOLE D'ENTENTE
AVEC L'UNIVERSITÉ DU QUÉBEC À TROIS-RIVIÈRES
PAR
KARINE LÉVESQUE
7 MAI 2004
UIUQAC
bibliothèque
Paul-Emile-Bouletj
Mise en garde/Advice
de la coordination. Au point de vue cognitif, l'étude de Bouchard (1978) a révélé que les
individus atteints d'ARSCS possèdent une intelligence normale. Au cours des dix
& Mathieu (2002) ont confirmé la présence d'un déficit sur le plan attentionnel sans
des jeunes atteints par cette maladie éprouvent des difficultés d'apprentissage scolaire.
La présente étude s'est intéressée aux aspects affectifs, tels l'anxiété et l'estime de soi
des jeunes atteints de l'ARSCS, afin de tenter d'expliquer les difficultés observés dans
les apprentissages en milieu scolaire. Les résultats de l'étude ne permettent pas d'établir
un profil affectif homogène qui pourrait expliquer ces difficultés. Cependant, l'étude
démontre que le niveau d'anxiété chez les participants ARSCS avec difficulté
d'apprentissage scolaire (ARSCS/ADAS) est plus élevé que chez ceux sans difficulté
ARSCS/SDAS.
Ill
SOMMAIRE ii
REMERCIEMENTS xiii
INTRODUCTION 1
Population atteinte 4
Histoire naturelle 5
Caractéristiques cliniques 7
Membres inférieurs 7
Membres supérieurs 8
Mouvements oculaires 8
Langage 9
Caractéristiques électrophysiologiques 9
Caractéristiques génétiques 11
IV
Au plan scolaire 17
handicapé 24
Difficulté d'apprentissage 26
Anxiété (RCMAS) 29
La méthodologie de la recherche 33
Description des participants 34
Taille de l'échantillon 37
Déroulement de l'expérimentation 38
Instruments de mesure 39
Echelle « Total » 61
Échelle « Général » 63
Échelle « Social » 64
Échelle « Familial » 65
Échelle « Scolaire » 68
Échelle « Mensonge » 70
Échelle « Hypersensibilité/Inquiétude » 78
Échelle « Mensonge » 83
L'estime de soi 92
L'anxiété 93
CONCLUSION 101
RÉFÉRENCES 103
SLSJ: Saguenay-Lac-Saint-Jean.
Tableau 1 : Moyenne des résultats obtenus aux échelles de SEI pour la population
normale 50
Tableau 14 : Résultats obtenus aux échelles du SEI selon les deux groupes de
participants à l'étude (ARSCS/ADAS et ARSCS/SDAS) 75
ses nombreux conseils et ses encouragements qui m'ont permis d'accomplir cet ouvrage.
cette étude, pour ses conseils judicieux, son aide, son dévouement, sa patience ainsi qu'à
Cette étude n'aurait pu être réalisée sans la participation des jeunes atteints
et pour avoir facilité les contacts avec les familles des enfants atteints d'ARSCS.
recherche de documents.
Enfin, je tiens à remercier mon conjoint, Daniel ainsi que mes parents pour le
soutien, les encouragements et la patience dont ils ont fait preuve pendant toute cette
période.
Introduction
étude. Cette forme d'ataxie est une maladie neurodégénérative héréditaire, localisée
progressive de la moelle épinière et est caractérisée, entre autres, par des problèmes
neuromusculaires (CMNM), les enseignants et les parents des enfants atteints, observent
atteints d'ARSCS. Les observations des intervenants laissent soupçonner que les
troubles moteurs ne peuvent, à eux seuls, expliquer les difficultés scolaires. Une étude
récente a mis en évidence des troubles d'attention (Drolet et al., 2002). Les auteurs
mentionnent aussi que ces troubles d'apprentissage pourraient être occasionnés par des
troubles affectifs tels l'anxiété ou une faible estime de soi liés au fait d'être atteint de la
maladie.
Aucune étude n'a encore permis de déterminer de façon spécifique la nature et les
causes exactes des difficultés scolaires rencontrées chez la moitié des jeunes atteints
de trouble de nature affective, tels un haut niveau d'anxiété et une faible estime de soi,
chez les personnes atteintes d'ARSCS et qui pourraient expliquer des difficultés
scolaires. Ainsi, cette étude évaluera le niveau d'anxiété (sur quatre composantes :
niveau d'anxiété total) et le niveau d'estime de soi (sur cinq aspects : familial, scolaire,
instaurer, s'il y a lieu, des plans d'interventions mieux adaptés à leurs besoins et, de ce
suite, différentes études des fonctions cognitives faites auprès de personnes atteintes
d'ARSCS y sont rapportées. Ce chapitre traite aussi de l'état des connaissances actuelles
concernant l'effet de l'ARSCS sur le plan scolaire, social et affectif ainsi que des études
recensées relatives aux variables de l'étude. Finalement, le but de l'étude et les objectifs
y sont présentés.
Le troisième chapitre présente les résultats obtenus aux différents tests utilisés pour
évaluer les variables. Au cours de ce chapitre, les résultats des participants sont d'abord
observations suite aux analyses y sont mentionnées. Dans ce même chapitre, les
conséquences et retombées de l'étude sont énoncées ainsi que ses limites. La conclusion
CONTEXTE THÉORIQUE
Population atteinte
Québec (Bouchard et al., 1978). C'est une maladie neurodégénérative héréditaire qu'on
Selon Bouchard et al. (2000), l'ARSCS atteint les deux sexes dans une proportion
égale. Il y a 205 patients (103 hommes et 102 femmes) suivis à la clinique des maladies
51 ans. Plusieurs survivent jusqu'à 70 ans, mais sont alités à cette période. Bon nombre
d'entre eux décèdent d'une infection respiratoire. Il n'y a pas de trouble cardiaque
Histoire naturelle
200 kilomètres au nord-est de la ville de Québec (figure 1). Entre 1838 et 1911, environ
20 000 immigrants arrivent de Charlevoix, une autre région isolée, localisée à l'est de la
l'immigration mais surtout par une augmentation naturelle de 5 000 habitants en 1851 à
205 000 en 1977 (Bouchard, 1991; Bouchard, Barbeau, Bouchard & Bouchard, 1978; De
Braekeleer, 1991). Différents chercheurs proposent qu'une fécondité élevée ait permis
aux gènes délétères de se reproduire en grands nombres, causant ainsi une diversité de
(Bouchard & De Braekeleer, 1992 ; Bouchard et al., 1978). L'ARSCS compte parmi les
diverses affections isolées dans ces comtés (De Braekeleer, Giasson, Mathieu, Roy,
Bas St Lauiiint a.
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Sltanmi j ^ States
Ontario -*g; C 50 KW 150 km
Plusieurs faits incitent les chercheurs à penser que la forte incidence de l'ARSCS
au SLSJC est probablement le résultat de l'effet fondateur (De Braekeleer et al, 1993).
Premièrement, les recherches ont démontré que la maladie est inconnue ailleurs dans le
de Canadiens-français vivant dans ces régions du Québec a hérité d'une unique mutation,
soit celle des ancêtres venant de Perche, une petite région de France, ce qui justifierait,
en partie, les cas d'ARSCS des régions du SLSJC. Parce que tous les ancêtres sont
originaires de France, il est probable que le gène de l'ARSCS y était présent en France
au 17e siècle (Bouchard et al., 2000). Un second argument est possible : la découverte
récente (Engert et al, 2000) du gène responsable où 97% des patients ont la même
mutation.
Caractéristiques cliniques
Membres inférieurs
l'enfant, que les parents consultent. L'enfant atteint d'ARSCS reçoit un diagnostic
médical vers l'âge de deux ou trois ans. Selon Bouchard et al. (2000), tous les patients
atteints d'ARSCS montrent des signes de spasticité aux membres inférieurs tôt au début
(Bouchard et al., 1998). Le portrait clinique, tôt à l'enfance, est toujours caractérisé par
une démarche ataxique avec tendance à la chute, due à l'atteinte cérébelleuse (Bouchard
et al., 1998). Le terme ataxie fait référence à un manque de coordination dans les
saccadée et parfois cisaillée (Bouchard et al., 1998). Les déformations au niveau des
pieds (pieds creux) apparaissent vers l'adolescence et les déformations aux doigts
distale est également vue plus tard dans le développement. Les réflexes ostéo-tendinaux
ans, la majorité d'entre eux doivent utiliser un fauteuil roulant pour se déplacer. Une
étude effectuée par Bouchard et al. (1978) indique que chez les patients atteints
d'ARSCS, la sensation de vibration est diminuée ou absente dans les pieds et réduite au
Membres supérieurs
cérébelleuse, provoquant de l'imprécision dans les gestes quotidiens. Ceci entraîne des
difficultés à coordonner les deux bras et une difficulté à exécuter des mouvements fins
cérébelleuses est démontrée par l'épreuve doigt-nez, tâche ardue pour les patients
une maladresse des mains avec un degré variable de dysrythmie et une lenteur des
Mouvements oculaires
(Bouchard, 1991). Les signes cérébelleux incluent aussi une altération de la poursuite
oculaire.
9
Langage
Caractéristiques électrophysiologiques
L'ARSCS est une maladie qui se traduit par une dégénérescence de la moelle
électromyographique, qui confirme l'atteinte des nerfs périphériques. L'atteinte des nerfs
une diminution du volume des muscles, au niveau des pieds et des mains.
signes progressifs sont les résultats d'une dégénérescence des axones du système
l'ARSCS est caractérisée par l'absence de potentiel d'action sensitif et une réduction de
magnétique (IRM), l'atrophie du vermis cérébelleux supérieur est présent en bas âge et
progresse (Bouchard et al., 1998). Le vermis inférieur reste dense tout au long de la
(Bouchard et al., 2000 ; Richter et al., 1999 ; Rosenzweig & Leiman, 1991). Un examen
post mortem sur un jeune homme de 21 ans atteint d'ARSCS a permis de constater que
antérieures. L'autopsie révèle une sévère perte de myéline au niveau des cordons
homme de 59 ans, révèle la présence des mêmes anomalies mais plus prononcées
Caractéristiques génétiques
Cette forme d'ataxie est transmise par voie autosomale récessive, c'est-à-dire
qu'elle apparaît en présence de deux copies mutantes (figure 2). Dans toutes les maladies
récessives, le patient qui présente la maladie possède deux copies du défaut génétique
causant cette maladie; chacun de ses parents lui ayant transmis une copie de la mutation.
Les parents du patient ne sont pas atteints parce qu'ils sont porteurs d'une seule copie du
gène anormal. Dans toutes les maladies récessives, la fréquence des porteurs sains est
plus élevée que la fréquence des patients atteints parce que le risque que deux porteurs
d'une même mutation aient des enfants ensemble demeure relativement faible.
Les porteurs du gène ne présentent aucun signe de la maladie, c'est pourquoi les
parents peuvent ignorer qu'il existe un risque de mettre au monde un enfant atteint de la
maladie. À chaque grossesse, les deux parents porteurs ont 25% de probabilité d'avoir un
enfant non porteur du gène de la maladie, 50% de probabilité d'avoir un enfant porteur
du gène mais non atteint et 25% de probabilité de mettre au monde un enfant atteint de la
maladie.
12
u i \\JS> S Parents
X : \
t m
Atteint Porteur Porteur Sain
I Enfants
Les récentes recherches effectuées avec l'aide des familles et patients atteints
qui empêchent la protéine sacsine de se former correctement. Ces études ont permis aux
13 (13ql 1) (Engert et al., 2000). L'équipe des docteurs Richter et Hudson de Montréal a
protéine sacsine, qui pourrait jouer un rôle important dans le fonctionnement des
neurones du système nerveux central. Cette découverte ouvre aussi la voie au dépistage
Quelques sources font état des connaissances concernant les fonctions cognitives
des quotients intellectuels, que l'intelligence des adultes atteints d'ARSCS se situe dans
13
présentant des difficultés scolaires, réalisées par des intervenants du CHS entre 1986 et
1997, démontrent aussi une intelligence globale se situant dans les limites de la
normalité. Troisièmement, l'étude de Drolet et al. (2002) effectuée chez douze enfants et
adolescents atteints d'ARSCS démontre que ces derniers ont un quotient intellectuel
normal mais observent la présence de déficits sur le plan attentionnel. Finalement, les
de la Sagamie croient qu'il est peu probable que les difficultés d'apprentissage scolaire
soient causées uniquement par les troubles moteurs. Selon eux, des facteurs
psychologiques et des déficits cognitifs peuvent être en cause. Étant donné que plusieurs
jeunes atteints d'ARSCS présentent des difficultés scolaires non documentées, les
spécialistes se questionnent encore sur l'intégrité des fonctions cognitives et émettent des
Battery ». Cette recherche a permis de conclure qu'il existe un écart significatif entre le
(QINV) moyen (71.14). Le score moyen obtenu au QIV situe l'échantillon dans la
normalité pour le score moyen obtenu au QINV. L'auteur explique cette différence par la
faiblesse des résultats aux sous-tests non-verbaux qui requièrent de la vitesse, un bon
en fonction de l'âge, Bouchard et al. (1998) ont constaté que la performance obtenue se
détériore dans le temps. Selon cette étude, les résultats de deux sous-tests non-verbaux
présentant des difficultés scolaires ont été évalués par des intervenants du CHS. Les
épreuves suivantes ont été administrées : WISC-R ou WISC-III, figure complexe de Rey,
cancellation test. Les résultats aux épreuves d'intelligence pour les 17 participants ont
permis de démontrer que le QIV moyen (90,8), le QINV moyen (92,8) et le QIG moyen
(90,7) se situent dans la moyenne de la population générale. Donc, malgré que ces
participants éprouvent tous des difficultés scolaires, ils ne présentent pas de déficit
intellectuel pouvant les expliquer. L'étude des autres tests administrés démontre
attentionnel chez des enfants et adolescents atteints d'ARSCS (Drolet et al., 2002) Cette
étude a été effectuée auprès de douze enfants et adolescents âgés entre 7 et 18 ans et
atteints de l'ARSCS.
douze. Également, les auteurs ont observé une certaine lenteur d'exécution dans les
traitement de l'information.
Les enfants atteints d'ARSCS sont généralement intégrés dans des écoles
rapportent qu'environ la moitié des jeunes atteints d'ARSCS éprouvent des difficultés
suffisantes pour mettre en péril leur cheminement scolaire. Les jeunes sont considérés
répondre aux questions. Ces observations ont soulevé des interrogations concernant
Les informations présentées dans cette section proviennent des observations des
Plan scolaire
Selon les observations des intervenants et suite à certains commentaires que ceux-
ci ont recueillis auprès des enseignants et des parents des jeunes ataxiques, il semblerait
que ces derniers présentent des difficultés au niveau de la confiance en soi, de leur
estime personnelle et de la valorisation par les pairs. Ils constatent également un manque
d'autonomie. Selon eux, ces éléments pourraient entraîner un désintérêt face à l'école,
une perte de motivation et une chute des résultats scolaires. De même des
comportements de surprotection de la part des parents et/ou des enseignants sont souvent
observés et ceci pourrait avoir un rôle néfaste chez les jeunes atteints d'ARSCS.
Donc l'enfant doit être prudent dans les marches et s'abstenir d'entreprendre des
cours réguliers d'éducation physique. Les problèmes de motricité fine amènent une perte
l'écriture, un respect inadéquat des espaces et une lenteur de transcription graphique. Les
déficits en motricité fine amènent également des difficultés et de la lenteur aux exercices
ses lacets ou à engager les fermetures éclair. Également, celui-ci perd l'équilibre lors de
18
l'enfilage des bottes, des habits de neige; donc une lenteur générale lors de l'habillage.
d'un adulte pour arriver à rattraper les autres enfants. Sur le plan langagier, les troubles
pouvant amener une lenteur dans la réponse aux questions. Tous ces éléments peuvent
entraîner chez l'enfant ataxique des sentiments douloureux et pourraient avoir un effet
chez l'enfant ataxique qui diffère d'un individu à l'autre. Par contre, certaines
Il semble que les besoins et aspirations des enfants ataxiques ne diffèrent en rien
des autres enfants. Les habiletés motrices étant les plus valorisées au niveau scolaire
primaire, l'enfant ataxique peut se sentir différent par rapport aux autres enfants. Il
pourra avoir tendance à généraliser ses échecs sur l'ensemble de ses capacités. L'enfant
peut alors s'éloigner progressivement des autres, adopter une attitude de retrait et
s'isoler.
19
la socialisation et de l'affectivité. L'enfant ataxique étant moins habile aux jeux faisant
L'enfant ataxique est conscient de son état et ceci peut provoquer un sentiment
Aucune étude ne met en lumière l'estime de soi des enfants atteints d'ARSCS. Par
contre, certaines recherches font état des troubles affectifs des enfants et adolescents
souffrant de maladies chroniques. Selon celles-ci, il apparaît que ces derniers sont
émotionnels (Offord, 1987; Pless, 1984). Une étude faite sur près de 11 700 jeunes âgés
entre 4 et 17 ans aux États-Unis a conclu que les maladies chroniques sont un facteur de
facteurs importants, observés chez les adolescents ayant une maladie chronique,
l'anxiété, l'isolement social de même que les conflits avec les pairs ont été identifiés
(Gortmaker, Walker, Weitzman & Sobol, 1990). Une autre étude, Dumas (1995), sur la
que la perception de soi, sur toutes les dimensions, est plus basse que celle des enfants
Par contre, une étude auprès d'enfants atteints d'asthme et de diabète juvénile,
effectuée par Pelletier, Lepage et Chouinard (1997), va à rencontre des résultats des
psychologiques et sociaux ainsi que pour les troubles de santé mentale, de perception de
soi et/ou de fonctionnement social chez des enfants atteints d'asthme et de diabète
juvénile. Les résultats indiquent que les enfants malades ayant participé à l'étude n'ont
pas plus de problème de santé mentale que les enfants du groupe témoin. Leurs analyses
indiquent que la proportion d'enfants ayant obtenu un faible résultat dans l'évaluation de
suggère plutôt que le fait d'être atteint d'une maladie chronique telle que l'asthme ou le
Selon Mannoni (1984, 1986), l'affectivité est présente dans chacun de nos gestes.
handicap de l'enfant est le sentiment d'être inférieur aux autres (Tremblay, Renaud,
Selon Mazet & Houzel (1993), les troubles affectifs tendent à prendre une place
écrite en particulier. Ils affirment que les capacités d'apprentissage sont très vulnérables
chez les enfants. Ainsi, le moindre problème au niveau affectif aurait un impact sur la
(Héroux et al, 1985) et de leurs effets sur le développement global de l'enfant (Leonard
soi aurait une influence non seulement sur la performance scolaire (Penick, 1982), mais
D'après Launay & Duché (1958), les troubles moteurs ou l'infirmité de l'enfant
dans tous les domaines. Des études cliniques démontrent qu'une des principales causes
de l'anxiété est le sentiment d'échec vis-à-vis ses objectifs (Coopersmith, 1984). Ainsi,
plusieurs auteurs indiquent que les problèmes d'estime de soi et d'anxiété sont en étroite
relation avec les difficultés scolaires. Selon Jalenques, Lâchai et Coudert (1991),
l'attention et la mémoire sont les fonctions cognitives les plus perturbées par l'anxiété.
Également, certains chercheurs rapportent que le niveau d'anxiété est plus élevé chez les
élèves ayant des difficultés d'apprentissage (Fisher, Allen & Kose, 1996).
Les adolescents ayant une faible estime d'eux-mêmes semblent plus enclins à vivre
de l'anxiété. Une étude (Kahle et al, 1980) propose des résultats semblables indiquant
une relation entre une faible estime de soi et des difficultés d'ordre affectif et social. Il est
apparu que les adolescents ayant une faible estime d'eux-mêmes présentaient des
difficultés à se faire des amis, à travailler avec les autres, à se sentir à l'aise dans un
groupe et à assumer des responsabilités. Bien que les résultats obtenus ne soient pas
recherches suggèrent qu'une faible estime de soi peut être associée à des difficultés
d'ordre social et affectif. Il est donc pertinent de croire que les troubles affectifs tels
scolaire.
23
grande partie de l'image que l'on a de soi-même. Des études américaines ont révélé
Brack (1962) ont démontré que les enfants ayant une bonne estime d'eux-mêmes
Également, d'autres études ont établi qu'il y a une forte corrélation entre le manque
d'estime de soi et l'abandon scolaire (Quimby, 1967 ; Shaw & Alves, 1963). Bourisseau
(cité dans Jodoin, 1980) a également démontré l'existence d'une relation entre le concept
de soi et les difficultés d'apprentissage scolaire. Selon Chilland (1971), il y aurait une
comportements peu favorables à la réussite scolaire. Une mauvaise réussite scolaire est
dangereuse car il existe un risque de voir apparaître un effet cumulatif qui peut entraîner
L'échec scolaire entraînerait une baisse de l'estime de soi et parallèlement des sujets
présentant une image de soi négative obtiendraient des résultats inférieurs à leurs
potentiels.
Les éducateurs et les chercheurs portent un intérêt particulier au concept de soi des
élèves qui éprouvent des difficultés d'apprentissage, car selon Lavoie (1993) : «Le
24
concept de soi constitue une réalité centrale liée à la réussite académique, et il est
d'adaptation scolaire». Plusieurs études réalisées au cours des années 80 ont concentré
leurs efforts sur le concept de soi global et le concept de soi scolaire des jeunes ayant des
difficultés d'apprentissage. Les analyses de ces études concluent que les jeunes en
difficulté ont un concept de soi scolaire plus faible que les autres élèves (Cooley &
Ayres, 1988 ; Kloomok & Cosden, 1994). Cependant, les résultats concernant le concept
significative entre les groupes, d'autres non (Clever, Bear & Juvonen, 1992).
courir comme il veut, fait face au rejet ou l'indifférence d'autrui. Selon eux, le jeu,
moqueries de la part de ses pairs, ce qui crée chez lui un profond sentiment d'insécurité
et entraîne une diminution de l'estime de lui-même (Tremblay et al., 1978). Selon ces
sociale au groupe. Différents auteurs supposent qu'il existe un lien entre les difficultés
d'apprentissage et l'isolement social. D'abord, une étude révèle que les enfants isolés
socialement sont plus susceptibles d'abandonner l'école (Schloss, Schloss, Wood &
Kiehl, 1986). Ensuite, selon Goupil (1997), le fait d'être isolé, abandonné ou rejeté par
25
les pairs entraîne des répercussions pouvant se faire sentir à l'école. Une troisième étude
a démontré que les jeunes ayant une faible estime d'eux-mêmes sont très vulnérables à la
critique, au rejet ou à tout ce qui leur rappelle leur incompétence et la faible estime qu'ils
appréhender l'échec.
Selon les écrits, tout comme pour les enfants handicapés, l'intégration aux pairs est
difficile pour les jeunes atteints de maladie chronique. Selon Perrin & Gerrity (1984), un
se faire accepter par ses pairs. Les résultats d'une étude, effectuée aux États-Unis,
indiquent que les enfants atteints de maladie chronique sont souvent plus isolés que les
Les résultats obtenus par Rosenberg (1965) et Kahle et al. (1980) mettent en
lumière l'établissement d'un cycle dans lequel l'appréhension positive, les succès et
l'appréciation par les pairs contribuent à affirmer l'estime de soi de l'individu. Cet
encouragement induit chez l'individu des attitudes et des efforts qui vont, en retour,
favoriser le succès et l'admiration de la part de ses pairs. Par ailleurs, les individus ayant
une faible estime de soi sont aussi pris dans un cycle négatif et dépréciateur dans leur
relation avec les pairs (Grunebaum et Solomon, 1987). Ce cercle vicieux dans lequel se
trouvent piégées les personnes ayant une faible estime de soi va les amener à penser, à
ressentir et à agir de façon à renforcer leur faible estime d'elles-mêmes, alors que c'est
26
tout à fait l'inverse qui se produit chez les personnes qui ont une haute estime d'elles-
À ce jour, aucun écrit ne traite de l'état affectif des jeunes atteints d'ARSCS ni des
scolaire. Toutefois, les études présentées ci-haut concernant les jeunes atteints par
d'autres maladies chroniques ont démontré que ces derniers sont particulièrement à
risque de présenter des problèmes sociaux et des désordres émotionnels tels l'anxiété,
l'isolement social de même que les conflits avec les pairs. Ces données renforcent
l'hypothèse de la présence d'un désordre affectif (tels l'anxiété et/ou un faible estime de
soi) chez les jeunes atteints d'ARSCS et que ce désordre pourrait causer des difficultés
d'apprentissage scolaire.
Difficulté d'apprentissage
l'apprentissage peut être causée par une dysfonction cérébrale ou des problèmes émotifs
(Goupil, 1997).
Estime de Soi
soi. James (1890), (cité dans Lamarche, 1979) a été un des premiers auteurs à
une même notion. Selon lui, l'évaluation qu'une personne fait d'elle-même est
directement reliée à ses aspirations. Un individu a une forte estime de lui-même lorsque
concept de soi englobe la connaissance et l'évaluation de soi (Héroux & Farrell, 1985) et
la description que la personne pense que les autres font d'elle. Cette image ou description
comprend les capacités, les émotions, les croyances, les valeurs, les intérêts. Wells et
Marwell (1976) ont affirmé que l'estime de soi est un aspect si important du concept de
développe à propos de ses attributs, ses capacités et ses réalisations. Selon Coopersmith
(1984), c'est l'appréciation, positive ou négative, de cette image de soi qui constitue
l'estime de soi. L'estime de soi serait donc une évaluation, un jugement que la personne
porte sur différents aspects de sa personnalité. Cette estime de soi comporterait donc un
image de lui-même dès l'enfance. Cette image se précise selon le comportement des
camarades.
l'estime de soi, il est possible de formuler une définition de ce concept: l'estime de soi est
le résultat d'une évaluation subjective que l'individu porte sur lui-même et un ensemble
d'attitudes qu'il met enjeu dans ses relations avec le monde extérieur. Cette évaluation
Anxiété
Selon Marcelli (1996), l'anxiété est un affect pénible associé à une attitude
d'attente d'un événement imprévu mais vécu comme désagréable. L'enfant vit en
terrible allait survenir. Cette attente se manifeste sous différents aspects : une inquiétude
sur l'avenir, une irritabilité et des colères, des craintes concernant une attitude passée («
l'anxiété généralisée est caractérisée par au moins six mois d'inquiétude persistante et
par des soucis excessifs et difficiles à contrôler qui concernent un certain nombre
grand degré d'anxiété. Cette anxiété est d'autant plus exacerbée que l'individu perçoit les
interactions sociales comme une menace (Coopersmith, 1967). Pour l'individu qui a une
faible estime de soi, la possibilité d'un échec, du ridicule et du rejet est une menace
inhérente à toute interaction sociale. Son anxiété est telle qu'il s'exprime peu dans un
groupe et évite surtout d'attirer l'attention. Il vit plutôt retiré et isolé, ce qui minimise ses
chances de créer des liens et de se faire des amis (Coopersmith, 1967). Il semble donc
que le niveau d'anxiété qu'une personne vit dans ses relations avec les autres soit
par les parents, enseignants et intervenants, chez les jeunes atteints d'ARSCS. Plusieurs
faits ont motivé cette étude. D'abord, les intervenants de la CMNM croient que les
difficultés d'apprentissage scolaires peuvent être causées par des troubles affectifs. Selon
ces derniers, les troubles moteurs ne peuvent à eux seuls expliquer les difficultés
fonctions cognitives et concluent que les jeunes atteints d'ARSCS ont un quotient
attentionnel. Également, deux études effectuées dans des domaines connexes renforcent
l'hypothèse qu'il existe un lien entre le niveau affectif des jeunes atteints d'ARSCS et
les difficultés d'apprentissage scolaire : l'étude observant l'effet des maladies chroniques
sur le niveau affectif des enfants (estime de soi et anxiété) et l'étude sur les effets d'un
handicap sur les performances scolaires et sur l'estime de soi. Au terme de ces énoncés,
il semble approprié de supposer qu'il existe des troubles affectifs chez les jeunes atteints
d'ARSCS qui pourraient expliquer les difficultés scolaires chez la moitié d'entre eux.
But de l'étude
Cette étude a pour but d'identifier, chez des enfants et adolescents atteints
d'ARSCS, la présence de troubles affectifs, tels l'anxiété et une faible estime de soi.
Hypothèse de recherche
une faible estime de soi présents chez les enfants et adolescents atteint d'ARSCS
Plus spécifiquement, les jeunes atteints d'ARSCS qui présentent des difficultés
d'apprentissage scolaire, démontrent un niveau d'estime de soi plus faible que ceux qui
scolaire, démontrent un plus haut niveau d'anxiété que ceux qui n'éprouvent pas de
Objectifs spécifiques
1. Mesurer et comparer l'estime de soi chez les enfants et les adolescents qui
LE CADRE MÉTHODOLOGIQUE
La méthodologie de la recherche
L'approche descriptive a été utilisée suivi de l'approche statistique qui a été faite
participant ont été comparés aux résultats obtenus par la population normale du même
âge. Puis, les résultats des participants ont été comparés entre les deux groupes, soit :
scolaire (SDAS).
En second lieu, une analyse statistique a permis d'observer si des liens significatifs
existent entre les deux groupes au niveau de l'anxiété et de l'estime de soi, pouvant ainsi
La sollicitation des jeunes pour cette étude a été effectuée à partir des cinq critères
Le Diagnostic médical
Les jeunes visés par cette étude devaient nécessairement porter le diagnostic de
l'ARSCS. Celui-ci s'effectue en bas âge et il est clairement identifié au dossier médical.
Environ 200 patients portant le diagnostic de l'ARSCS, âgés entre 2 et 77 ans, sont
âgés entre 10 et 19 ans. Les critères diagnostiques cliniques ont été établis par Bouchard
et al. (1978) et tous les patients sont porteurs d'une mutation dans le gène sacs.
Pour faire partie de l'étude, les jeunes devaient avoir un QI normal ou supérieur,
c'est-à-dire qu'ils ne devaient pas présenter de déficience intellectuelle. Les sujets ayant
déjà subi une évaluation des habiletés mentales, inscrite au dossier médical, étaient
participé à d'autres études avaient une note concernant l'évaluation du QIV. Ces derniers
étaient, eux aussi, identifiés pour l'étude, car il suffirait d'administrer les sous-tests de
l'échelle non-verbale du même test pour mesurer le QINV et ainsi obtenir le QIG. Pour
ceux n'ayant pas d'indication concernant le QI, inscrit au dossier médical, une
évaluation préalable à la sélection devait être effectuée. Étant donné que les études faites
sur le sujet indiquent que la majorité des personnes atteintes d'ARSCS ont un QI normal,
le risque de rejet dû à ce critère était minime. En effet, aucun participant n'a été rejeté
Afin d'être admissible à l'étude, les jeunes devaient être âgés entre 10 et 19 ans.
Les limites du groupe d'âge ont été déterminées en tenant compte de la clientèle visée
par les instruments de mesure. Les mesures d'anxiété et d'estime de soi étant très
Scolarité
Pour pouvoir participer à l'étude, les jeunes devaient être inscrits dans un
établissement scolaire. Afin de répondre aux objectifs visés par la présente étude, deux
pédagogique et/ou a repris une année scolaire et/ou a un résultat cumulatif de moins de
56% dans une matière ou plus. Les dossiers médicaux indiquent de façon relativement
claire si le jeune a des difficultés scolaires. Lorsque les indications étaient ambiguës, une
Le recrutement des jeunes atteints d'ARSCS a été réalisé avec l'aide du personnel
Une première sélection des participants a été faite suite à l'analyse des dossiers
médicaux. Ceci a permis de classer les jeunes atteints d'ARSCS dans une des trois
dans le dossier ne fait référence aux apprentissages scolaire). Les jeunes ayant un résultat
d'une évaluation intellectuelle (se situant dans la moyenne ou plus) indiqué au dossier
ont été privilégiés pour l'étude. L'étude des dossiers médicaux a aussi permis de vérifier
si les jeunes ont déjà subi un traumatisme cranio-cérébral qui aurait pu causer des
37
Suite à la revue des dossiers médicaux, dix jeunes ARSCS/ADAS et dix jeunes
concernant l'étude ont été envoyés par la poste aux 20 personnes sélectionnées (voir
Appendice A). La lettre explique l'étude visée et mentionne qu'ils seront contactés dans
un délai de dix jours afin de connaître leur intérêt à participer au projet sur une base
volontaire. Par ce formulaire informatif, les personnes étaient avisées qu'elles pouvaient
mettre fin à leur participation en tout temps. Cinq jeunes ont refusé d'y participer. Des
lettres ont donc été envoyées aux cinq derniers candidats répondants aux critères. Au
l'étude ont été contactés une seconde fois afin de fixer une date de rencontre.
Taille de l'échantillon
Étant donné que seulement 28 jeunes atteints d'ARSCS au SLSJ sont âgés entre 10
et 19 ans, il a fallu restreindre le recrutement à ce nombre. Après avoir essuyé sept refus
et trois exclusions par les critères de base, la taille de l'échantillon s'est limitée à 18
À partir de ces participants, deux groupes ont été formés. Le premier groupe est
composé de neuf jeunes atteints d'ARSCS, ayant des troubles d'apprentissage scolaire.
Déroulement de l'expérimentation
Les données ont donc été recueillies auprès de 18 jeunes atteints d'ARSCS entre le
3 octobre et le 14 décembre 2000. Les jeunes ont été rencontrés individuellement et une
fois chacun, à l'endroit qui leur convenait le mieux, soit dans un local de l'Université du
Québec à Chicoutimi (UQAC) ou à leur domicile. La durée des entrevues variait entre 20
minutes et 2h30, pour ceux n'ayant jamais eu l'évaluation du quotient intellectuel. Parmi
les 18 participants, deux ont été rencontrés à l'UQAC, dans un local prévu à cette fin.
Les autres ont été rencontrés à leur domicile. Les évaluations au domicile furent faites
dans un endroit isolé du bruit, soit dans la chambre, le sous-sol ou la cuisine. Lors des
entrevues, le jeune était seul avec l'évaluateur. Dans tous les cas, la collaboration fut
formulaire de consentement. Pour les participants n'ayant jamais été soumis à une
administrée. Pour certains, une partie de cette batterie avaient déjà été réalisée, alors
seulement la seconde partie leur était passée. Par la suite, le jeune débutait l'inventaire
mesurant l'estime de soi puis, par la suite, celui de l'anxiété. Pour les jeunes de 14 ans et
moins, les consignes étaient lues par l'expérimentatrice afin de s'assurer d'une bonne
était expliqué et il était avisé que s'il n'était pas certain de bien comprendre un énoncé
consentement à participer à l'étude et à autoriser que les résultats obtenus soient joints à
leur dossier de la CMNM. Un parent (ou tuteur) des jeunes âgés de moins de 14 ans
devait signer le formulaire de consentement (voir Appendice B) qui autorise leur jeune à
participer à l'étude.
Instruments de mesure
Les données concernant l'estime de soi ont été recueillies à l'aide de l'inventaire
Appendice D). La version française de l'instrument, traduite et adaptée en 1984 par les
éditions du Centre de Psychologie Appliquée, a été utilisée. Cet instrument a été retenu
étant donné qu'il permet à l'enfant de s'auto-évaluer. Dans la plupart des instruments, tel
40
le "Child Behavior Checklist" (Achenbach & Edelbrock, 1983), le parent doit évaluer la
un groupe d'âge trop restreint tel : "Slef Concept Scale" (Bledsoe, J.C. & Garrison, K.C.,
1962) qui concerne les enfants âgés entre 7 et 13 ans. Le "Piers-Harris Children's Self
Concept Scale" (Piers, E.V. & Harris, D.B., 1969) regroupe les jeunes en terme de
scolarité (4e à 12e année), dans sa version traduite, ce qui apparaissait peu approprié,
étant donné que bon nombre de participants de cette étude avaient repris une ou plusieurs
années scolaires.
comprend 58 items dans quatre domaines, soit: social-pairs (8 items), familial (8 items),
scolaire (8 items) et soi en général (26 items). Les sous-échelles d'estime de soi sont
composées d'items qui font référence à leur domaine d'activité. Par exemple, l'échelle
d'estime de soi « Social » est composée d'items faisant référence à l'estime de soi au
par «Me ressemble» ou «Ne me ressemble pas». Ce questionnaire contient huit items qui
score à cette échelle est considéré comme un indice d'attitudes défensives à l'égard du
test ou comme un désire de montrer une bonne image de soi. Le résultat à l'échelle
mensonge n'entre pas dans le score total. Le résultat de l'échelle « Total » devra donc
être interprété en tenant compte du score obtenu à l'échelle « Mensonge ». Seul le score
de l'échelle « Total » a été réparti en centile. Pour les scores des sous-échelles, l'auteur a
41
inclus, à titre indicatif, des valeurs caractéristiques. Ce dernier mentionne qu'il a inclus
des sous-échelles dans son test afin de répondre aux présupposées théories des
composantes de l'estime de soi qui veut qu'un individu n'ait pas la même estime de lui-
même sur tous les aspects de sa vie. C'est-à-dire qu'il peut se sentir, par exemple, très
estimable en tant que skieur et très peu valable en tant qu'étudiant. L'analyse des
résultats aux sous-échelles doit donc se faire par comparaison intra-individuelle ce qui
permet d'observer sur quel aspect l'individu a une image positive de lui-même. Le SEI
peut être utilisé pour une population âgée de 6 ans à 66 ans. Il existe une forme scolaire,
qui s'applique aux jeunes scolarisés âgés de huit ans et plus et une forme adulte qui
s'applique aux personnes ayant terminé leur scolarité. Dans le cadre de la présente étude,
la forme scolaire est utilisée. L'épreuve demande environ 10 minutes pour la compléter
une estime de soi très basse, et donc révélatrice de difficulté. Les participants sont
ans.
Les intercorrélations entre les cinq échelles ont été calculées sur un échantillon de
110 sujets et varient de .17 à .65 (Échelle « Général » et échelle « Social » : .65, échelle
« Général » et échelle « Scolaire » : .54). La fidélité des notes totales est de .90. La
fidélité des échelles est moins précise étant donné le nombre limité d'items qu'elles
.01. Le coefficient de fidélité test-retest obtenu au SEI pour des enfants de dix ans, avec
cinq semaines d'intervalle est de .88; avec trois ans d'intervalle, sur un échantillon de
même âge, est de .70. Étant donné que, selon l'auteur, l'estime de soi reste relativement
stable au cours de la vie d'un individu, il n'a pas inclus dans l'inventaire, de normes
selon les groupes d'âges. C'est suite à une étude sur 87 sujets (garçons et filles) que
l'auteur a constaté qu'il n'y avait pas de différence significative entre les deux sexes.
Puis, dans un deuxième temps, l'inventaire a été administré à 1748 jeunes d'origines plus
Children's Manifest Anxiety Scale (RCMAS) a été utilisé. Le RCMAS (Reynolds &
Richmond, 1978, 1985), a été traduit par Cyr, Wright et Thériault en 1996. Basé sur
l'original CMAS, le RCMAS est un instrument relativement bref qui peut être administré
en groupe ou individuellement. Les normes sont disponibles pour les jeunes âgés entre 6
et 19 ans. Il existe très peu d'outil standardisé pour une population francophone qui
permet de mesurer l'anxiété chez les enfants et adolescents. Witt, Heffer & Pfieffer
(1990) ont noté que le RCMAS est une mesure fiable et valide de l'anxiété générale. Cet
instrument a été retenu étant donné qu'il permet à l'enfant de s'auto-évaluer. D'autres
instruments de mesure auto administrés concernent un groupe d'âge trop restreint tels : le
« IPAT-Échelle d'Anxiété » (Cattell, R., 1976) qui a été construit pour des individus de
43
CD., 1973), qui concerne les jeunes âgés entre 9 et 12 ans. Le test "Anxiety scale for
children (TASC)" (Sarason, S. B., Davidson, K. S., Lightfall, F. F., & Waite, R. R, 1960)
regroupe les jeunes en terme de scolarité (grades 2 à 7), ce qui apparaissait peu
approprié, étant donné que bon nombre de participants de cette étude avaient repris une
associés aux manifestations physiologiques. Cette échelle suggère que le jeune démontre
de plusieurs choses relativement vagues dans son esprit, associée à la peur d'être blessé
ou isolé. Un score élevé à cette échelle est un signe que le jeune intériorise que le jeune
sept items concernant des pensées distrayantes et des peurs, de nature sociale ou
des items décrit des sentiments et des actions qui, à leur tour, décrivent un aspect de
l'anxiété. Un résultat élevé à cette échelle suggère que le jeune se sent incapable de vivre
« OUI » ou « NON ». Le résultat d'anxiété « Total » est déterminé par le nombre de fois
dire à adopter une attitude défensive envers le test, ce qui peut être considéré comme une
un écart-type de 10. Les résultats aux sous-échelles ont une moyenne de 10 et un écart-
type de 3. Le résultat à l'échelle « mensonge » n'est pas inclus dans le score global, ainsi
l'individu peut obtenir une note entre 0 et 28. Plus le score est élevé, plus l'enfant
«Mensonge» est considéré élevé lorsqu'il est de 13 ou plus. Un score élevé à cette
échelle peut être considéré comme une mesure de désirabilité sociale. C'est-à-dire un
19 ans (Reynolds & Richmond, 1985). Les indices de consistance interne varient de .78 à
.86. Le coefficient alpha pour le score d'anxiété totale est de .80. L'indicé test-retest
pour l'ensemble de l'instrument est de .98. Pour le résultat d'anxiété totale, la fiabilité
45
test-retest est de .68 après un intervalle de neuf mois (Reynolds, 1981). La validité
Comme il est essentiel de s'assurer que tous les participants ont un QI normal,
ans et normalisée pour le milieu francophone québécois, a été utilisée. Cette batterie,
conçue par Jean-Marc Chevrier en 1986, est composée de 11 sous-tests mesurant des
habiletés cognitives différentes et classées selon deux échelles : verbal et non verbal. Le
EIHM est de situer le niveau intellectuel de l'individu par rapport à son groupe d'âge.
l'étendue des connaissances générales assimilées par l'individu. Il est démontré que ce
questions reliées aux éléments suivants : des règles d'un comportement social
acceptable, les raisons qui justifient les coutumes et les lois sociales et l'interprétation de
chiffres » contient deux tâches : la répétition de chiffres à l'endroit, qui fait appel à la
mémoire auditive immédiate et demande une capacité à maintenir son attention sur la
tâche, et la répétition de chiffres à rebours. Cette dernière fait aussi appel à la capacité de
focaliser et de maintenir l'attention sur la tâche mais aussi, demande une capacité à
d'apprentissage.
consiste à compléter des casse-tête le plus rapidement possible. Il informe sur l'habileté
du sujet à transiger avec les relations de contour et de détails et sur le degré avec lequel il
relie des morceaux avec des méthodes d'essai et d'erreur. Au sous-test « Histoires en
images », l'examiné doit placer en ordre une série d'image de façon à constituer une
47
capacité à former un ordre séquentiel. Le sous-test « Dessins avec blocs » est le meilleur
consiste à présenter des blocs ainsi qu'une image à l'examiné et ce dernier doit
15 ans est de .855. Les intercorrélations entre les 10 sous-tests et l'échelle globale ont été
l'échelle globale pour une population de 200 sujets de 16 à 24 ans varient de .314 à .848.
Les intercorrélations entre les échelles verbales, non verbale et globale, fondées sur
LES RÉSULTATS
Un résultat brut est obtenu pour chacun des sous-tests du EIHM. Celui-ci est
selon l'âge du participant. Par la suite, la somme des cotes pondérées aux échelles
(QIV) et non-verbal (QINV). Finalement, le quotient intellectuel global (QIG) est obtenu
par l'addition des QIV et QINV. Les QIV, QINV et QIG sont comparés à la moyenne
Les résultats obtenus aux six échelles du SEI (Général, social, familial, scolaire,
sont les mêmes pour toute la population inclus dans la forme scolaire, indépendamment
de l'âge ou du sexe des participants. Le tableau 1 montre les valeurs avec lesquelles les
résultats des participants à l'étude sont comparés. Par la suite, le résultat à l'échelle
« Total » est converti en centile. Les notes aux sous-échelles n'ont pas été réparties en
rang centile par l'auteur du test et les valeurs caractéristiques pour ces échelles sont
données à titre indicatif. L'analyse de ces résultats se fait donc par comparaison intra-
individuelle, en repérant l'endroit où l'estime de soi est la plus basse (ou la plus élevée).
Les données brutes des différentes échelles et de l'échelle « Total » sont converties
l'échelle « Total » la moyenne est de 50 et l'écart type de 10, pour les sous-échelles la
Tableau 1
Moyenne des résultats obtenus aux échelles du SEI pour la population normale
Échelles
Les résultats du EIHM ont étés traités comme suit: un résultat est considéré
déficitaire lorsqu'il se situe sous deux écarts-types de la moyenne. Lorsqu'il se situe sous
un écart-type de la moyenne, il est interprété comme étant plus faible que la moyenne de
considérées normales.
Selon l'auteur du test, une cote brute de 18 ou moins à l'échelle « Total » (i.e. un
centile inférieur à 8) est considérée comme une estime de soi très basse, la moyenne de
l'échantillon étant de 33.35 avec un écart-type de 8.97. Pour qu'un résultat d'estime de
soi soit considéré déficitaire, le résultat doit se situer à 1.70 écart-type de la moyenne
51
Les résultats aux échelles du RCMAS sont considérés déficitaires lorsque le score
l'appendice E.
L'équivalence des groupes est vérifiée à l'aide d'un test-?. Une analyse de
puissance est effectuée à l'aide du logiciel GPOWER afin d'assurer une puissance
52
minimale de .80 pour l'ensemble des tests qui sont administrés. La cohérence interne du
D'abord, une analyse multivariée a été effectuée sur les quatre sous-échelles du
SEI et les trois sous-échelles du RCMAS. Une analyse uni variée a été effectuée pour
l'échelle « Total » du SEI et du RCMAS. Par la suite, une ANCOVA a été réalisée afin
de vérifier l'existence de différence significative entre les groupes en tenant compte des
tests est présentée. Pour cette partie, les résultats sont assujettis à une analyse intra-
selon l'âge. Puis, les résultats aux tests sont soumis à des comparaisons inter-groupes, en
observant et analysant le rendement des deux groupes de participants. Enfin, une analyse
commentée.
53
présentent des difficultés d'apprentissage scolaire et neuf (50%) n'ayant pas de difficulté
d'apprentissage scolaire. Les participants sont âgés entre 10 et 19 ans, la moyenne d'âge
se situant à 15 ans. Dans le groupe déjeunes ARSCS/ADAS, sept filles et deux garçons
ayant un âge moyen de 15.2 ans ont participé à l'étude, alors que quatre filles et cinq
garçons ayant un âge moyen de 14.8 ans font partie du groupe ARSCS/SDAS.
Le groupe déjeune ARSCS/ADAS est constitué dans une plus large proportion de
sexe féminin, c'est-à-dire sept participants sur neuf (77.8%). Le nombre total de filles
parmi les participants est d'un peu plus de la moitié, c'est-à-dire 11 participants sur 18
(61.1%).
L'analyse des moyennes obtenues par les neuf participants évalués au EIHM
Le tableau 2 présente les résultats au QIG pour tous les participants. Comme il est
mentionné au chapitre II, seuls les participants à qui aucun résultat concernant le QI
figurant à leur dossier ont été évalués au EIHM. Parmi les 18 participants à l'étude, neuf
ont une note au dossier médical indiquant qu'ils ont un QI normal (participants 1, 4, 7, 9,
11, 13, 15, 16 et 17), ils n'ont donc pas été réévalués au niveau du QI dans le cadre de
cette étude. Parmi les neuf participants restants, trois avaient participé à une étude, où la
partie verbale du EIHM avait été administrée (participants 2, 10 et 14). Pour ces
score de QIG.
55
Tableau 2
1 10 F WISC-R Normal
2 10 M EIHM 102
3 12 M EIHM 87
4 13 M WISC-R Normal
5 13 F EIHM 95
6 13 M EIHM 100
7 13 M WISC-R Normal
8 14 F EIHM 105
9 14 F WISC-R Normal
10 16 F EIHM 94
11 17 F WISC-R Normal
12 17 F EIHM 99
13 17 M WISC-R Normal
14 18 F EIHM 100
15 18 F WISC-R Normal
16 18 F WISC-R Normal
17 18 M WISC-R Normal
18 19 F EIHM 94
56
L'échelle verbale de l'EIHM. Le quotient intellectuel verbal (QIV) moyen pour les
100, écart-type : 15). Selon les résultats, tous les participants obtiennent un QIV se
résultat limite au sous-test « Jugement », par contre, il obtient de bons résultats aux
autres sous-tests verbaux. Le sous-test « Mémoire de chiffre » est le plus faible des sous-
tests verbaux, les participants 5 et 10 obtiennent des scores limites (-1.84 et -1.99 écart-
type de la moyenne). Les résultats obtenus par les participants aux autres sous-tests de
les neuf participants évalués avec l'EIHM est de 100.33 avec un écart-type de 11.85
(moyenne = 100, écart-type = 15). Les résultats indiquent que la majorité des
légèrement plus faible et plus élevé que la moyenne (respectivement -1.24 et 1.6 écart-
Tableau 3
2 10 M 99 100(15) -.07
3 12 M 95 100(15) -.33
5 13 F 95 100(15) -.33
6 13 M 109 100(15) .6
10 16 F 91 100(15) -.6
12 17 F 98 100(15) -.13
18 19 F 86 100(15) -.93
Note. Les participants non-inscrits au tableau (1, 4, 7, 9, 11, 13, 15, 16 et 17) sont
ceux qui ont étés évalués antérieurement à l'extérieur de cette étude.
58
Tableau 4
Note. Les participants non-inscrits au tableau (1, 4, 7, 9, 11, 13, 15, 16 et 17) sont ceux
qui ont étés évalués antérieurement à l'extérieur de cette étude.
obtenu les plus faibles rendements comparativement à l'ensemble des autres sous-tests
déficitaire (-2.35 écart-type), alors que les participants 2 et 12 sont dans les limites de la
59
Tableau 5
12 M 81 100(15) -1.27
13 91 100(15) -.2
13 M 89 100(15) -.73
12 17 100 100(15)
14 18 99 100(15) -.07
Note. Les participants non-inscrits au tableau (1, 4, 7, 9, 11, 13, 15, 16 et 17) sont ceux
qui ont étés évalués antérieurement à l'extérieur de cette étude.
Tableau 6
3 12
12 M 11 (.44) 4 (-2.35) 5 (-1.66) 12(.69) 7 (-1.16)
Note. Les participants non-inscrits au tableau (1, 4, 7, 9, 11, 13, 15, 16 et 17) sont ceux
qui ont étés évalués antérieurement à l'extérieur de cette étude.
61
Échelle « Total » du SEI. La majorité des résultats obtenus par les participants à
obtenu un résultat se situant à 1.93 écart-type sous la moyenne (6e centile). Le participant
14, faisant partie de ce même groupe, obtient un faible résultat mais sans présenter de
déficit, il se situe à -1.38 écart-type de la moyenne (13e centile). Les notes obtenues par
qui obtient un résultat d'estime de soi élevé se situant à 1.3 écart-type au-dessus de la
Les scores des jeunes faisant partie du groupe ARSCS/SDAS, sont dans la
moyenne sauf trois d'entre eux qui ont obtenu un résultat d'estime de soi légèrement au-
noter une bonne estime de soi chez les participants 2, 8 et 17 dont les résultats se situent
à 1.3, 1.08 et 1.3 écart-type au-dessus de la moyenne (i.e. 93e et 85e et 93e centile) (voir
Tableau 7).
Il n'y a pas d'écart significatif entre les résultats au SEI des participants
Résultats obtenus à l'échelle « Total » du SEI pour chaque participant (N= 18)
participants (9 et 14) démontrent un niveau d'estime de soi très faible, avec des résultats
de soi (-1.36 écart-type de la moyenne). Les autres participants obtiennent des résultats
ARSCS/SDAS est sans particularité, excepté pour trois d'entre eux qui obtiennent un
résultat légèrement plus faible ou plus élevé que la moyenne, soit à -1.15 (participant 3)
Le niveau général d'estime de soi est légèrement plus élevé dans le groupe de
Tableau 8
Valeurs
ARSCS/ADAS (n=9) ARSCS/SDAS (n=9)
caractéristiques
démontrent une estime de soi, sur le plan social, légèrement plus élevée que la moyenne
Un seul d'entre eux (participant 2) a obtenu un résultat plus élevé que la moyenne, se
résultats des participants ARSCS/ADAS (6) et ceux des jeunes ARSCS/SDAS (6.22). Le
niveau moyen d'estime de soi à l'échelle «Social» est sensiblement le même dans les
tableau 10 démontre que les participants dans le groupe ARSCS/ADAS ont, dans
l'ensemble une estime de soi se situant dans la moyenne, à quelques exceptions près. Le
participant 9 démontre un niveau d'estime de soi à l'échelle « Familial » plus faible avec
1.17 écart-type.
résultats des participants ARSCS/ADAS (6.33) et ceux des jeunes ARSCS/SDAS (7).
66
Tableau 9
Valeurs
ARSCS/ADAS (n=9) ARSCS/SDAS (n=9)
caractéristiques
Moyenne 6 6.22
Tableau 10
Valeurs
ARSCS/ADAS (n=9) ARSCS/SDAS (n=9)
caractéristiques
Moyenne 6.33 7
Échelle « Scolaire » du SEL La majorité des résultats des participants faisant partie
du groupe de jeunes ARSCS/ADAS sont dans la moyenne. Cependant, trois d'entre eux
soi élevée à cette échelle (1.99 écart-type de la moyenne). Faisant partie du même
-1.6 écart-type.
Il n'y a pas d'écart significatif entre les résultats obtenus à l'échelle « Scolaire »
du SEI par les participants faisant partie du groupe ARSCS/ADAS (4.67) et ceux
Tableau 11
Valeurs
ARSCS/ADAS (n=9) ARSCS/SDAS (n=9)
caractéristiques
obtiennent un résultat élevé à l'échelle « Mensonge » dont deux ont un résultat à plus de
élevés dans le groupe ARSCS/ADAS que dans le groupe ARSCS/SDAS. Les résultats
sont respectivement de 4.11 et 2.44, la moyenne étant de 2.38 avec un écart type de 1.59.
que plusieurs d'entre eux obtiennent des résultats élevés à certaines échelles du SEI,
d'estime de soi élevé aux échelles « Total », « Scolaire » et « Familial » mais obtient un
Échelles du SEL La moyenne des résultats obtenus aux échelles du SEI, pour
Tableau 12
Valeurs
ARSCS/ADAS ARSCS/SDAS
caractéristiques
Tableau 13
Le Tableau 14 présente les moyennes et les écarts types de chacune des échelles du
Les résultats indiquent que les moyennes obtenues par les deux groupes de
Cependant, lorsque l'on compare les résultats obtenus à l'échelle « Total » des deux
groupes, on constate que les scores sont légèrement plus élevés dans le groupe de
ARSCS/SDAS, soit 37.44 contre 34.78 pour ceux ARSCS/ADAS. Toutefois, cet écart
n'est pas significatif. En second lieu, les résultats obtenus à l'échelle « Mensonge » sont
74
presque deux fois plus élevés dans le groupe ARSCS/ADAS comparativement au groupe
groupe ARSCS/ADAS ont des résultats à l'échelle « Total » se situant dans la moyenne.
Par contre, deux d'entre eux (participants 1 et 9) obtiennent un score limite (T = 56), se
qui se situe à 3.1 écart-type et le participant 14 (T=69), qui se situe à 1.9 écart-type (voir
Tableau 15). Les participants 7 et 11, quant à eux, obtiennent des résultats indiquant
et-1.9 écart-type.
75
Tableau 14
Résultats obtenus aux échelles du SEI selon les deux groupes de participants à l'étude
(ADASetSDAS)(JV=18)
participant 3 obtient un résultat d'anxiété très élevé (T = 66), se situant à 1.6 écart-type.
Tableau 15
ARSCS/ADAS (n = 9) ARSCS/SDAS (n = 9)
47 -.3 20 66 1.6
35 -1.5 13 57 .7
15 56 .6 48 -.4
11 31 -1.9 46 -.2
12 37 -1.3 10 16 58 .8
13 22 81 3.1 15 12 54 .4
14 22 69 1.9 17 52 .2
16 44 -.6 18 11 52 1
moyenne. Cependant, deux d'entre eux ont obtenu un score t déficitaire, témoignant
77
d'une anxiété très élevée, c'est-à-dire, le participant 13 (T=15), qui se situe à 1.67 écart-
score t de 12 (.67 écart-type). Quant aux participants 7 et 11, ils manifestent un niveau
Il n'y a pas d'écart significatif entre les résultats obtenus à l'échelle « Anxiété
Tableau 16
ARSCS/ADAS (n = 9) ARSCS/SDAS (n = 9)
Participant Résultat Score t Nombre Participant Résultat Score t Nombre
Brut d'é.t. de la Brut d'é.t. de la
moyenne moyenne
I 5 11 .33 2 0 4 - 2
5 4 10 0 3 7 14 1.33
7 0 5 -1.67 4 3 10 0
9 5 12 0.67 6 2 9 -.33
II 0 4 - 2 8 3 9 -.33
12 2 8 -.67 10 6 14 1.33
13 6 15 1.67 15 1 6 -1.33
14 6 14 1.33 17 1 8 -.67
16 2 8 -.67 18 5 12 .67
ARSCS/ADAS, les résultats de trois participants témoignent d'une anxiété très élevée à
cette échelle. En effet, les participants 1, 13 et 14, obtiennent des scores t de 13, 17 et 14
79
Tableau 17
ARSCS/ADAS (n = 9) ARSCS/SDAS (n = 9)
Participant Résultat Score t Nombre Participant Résultat Score t Nombre
Brut d'é.t. de la Brut d'é.t. de la
moyenne moyenne
1 13 1 0 -1.67
-.67 14 1.33
-1.33 12 .67
-.33 -.33
11 -1 -.33
12 0 -2 10 12 .67
13 11 17 2.33 15 13
14 10 14 1.33 17 10 0
16 10 0 18 11 .33
Note. Les scores t aux sous-échelles ont une moyenne de 10 et un écart-type de [Link]
score t de 13 ou plus à cette échelle est significatif.
81
= 13).
Tableau 18
ARSCS/ADAS (n = 9) ARSCS/SDAS (n = 9)
Participant Résultat Score t Nombre Participant Résultat Score t Nombre
Brut d'é.t. de la Brut d'é.t. de la
moyenne moyenne
1 2 9 -.33 2 0 5 -1.67
5 1 8 -.67 3 5 13 1
7 1 8 -.67 4 4 12 .67
9 6 14 1.33 6 3 10 0
11 0 6 -1.33 8 1 7 - 1
12 2 9 -.33 10 2 9 -.33
13 5 14 1.33 15 3 11 .33
14 6 16 2 17 3 11 .33
16 0 6 -1.33 18 1 8 -.67
élevé à cette échelle, représentant 33.33% du groupe. En effet, les participants 15 et 18,
moyenne.
Les résultats moyens obtenus à l'échelle « Mensonge » sont plus élevés dans le
groupe ARSCS/ADAS que dans le groupe ARSCS/SDAS. Les résultats moyens des
L'observation des résultats sur l'ensemble du test permet de constater que plusieurs
ARSCS/ADAS.
85
Tableau 19
ARSCS/ADAS (n = 9) ARSCS/SDAS (n = 9)
Participant Résultat Score t Nombre Participant Résultat Score t Nombre
Brut d'é.t. de la Brut d'é.t. de la
moyenne moyenne
1 3 10 0 2 1 8 -.67
5 2 11 .33 3 0 7 -1
7 8 15 1.67 4 0 7 - 1
9 3 11 .33 6 3 11 .33
11 9 15 1.67 8 3 11 .33
12 5 14 1.33 10 4 12 .67
13 1 9 -.33 15 6 14 1.33
14 6 14 1.33 17 8 16 2
16 8 15 1.67 18 6 14 1.33
Les mêmes analyses ont été faites pour les deux épreuves mesurant l'affectivité,
soit : le SEI et le RCMAS. Les analyses ont été traitées de façon indépendante pour les
deux tests. Les analyses effectuées avec les résultats obtenus au SEI seront présentées,
qui a été réalisée dans le but d'observer ce qui se produit si on contrôle l'effet du score
de mensonge. Les autres analyses statistiques sont regroupées sous forme de tableau à
l'appendice E.
l'ANCOVA.
< .05), l'échelle « Scolaire » (p < .05) et l'échelle « Total » (p < .10) (voir Tableau 20).
87
Tableau 20
*p<A0. **p<.05
covariable « mensonge » indique l'existence d'une différence significative entre les deux
Tableau 21
En effet, il existe une différence significative entre les deux groupes à l'échelle
7.94 (p<.05) (voir Figure 3 et Tableau 21). En effet, lorsque le score à l'échelle
« Mensonge », pour les deux groupes, est situé entre 0 et 2.67, le groupe ARSCS/ADAS
d'anxiété plus faible que le groupe ARSCS/SDAS. Toutes les échelles du RCMAS
25
• ARSCS/ADAS
• ARSCS/SDAS
Linéaire (ARSCS/SDAS)
20 - Linéaire (ARSCS/ADAS)
15 ^
ci
O
H
10 '-
5 '-
0
0 1 2 3 4 5 6 7 8 10
Mensonge
Figure 3. Effet de la covariable « Mensonge » sur l'échelle « Total »
CHAPITRE IV
Après un bref rappel des objectifs de l'étude, l'interprétation des résultats est
présentée, suivie de la discussion développée sous trois volets. D'abord, les résultats
obtenus seront discutés en lien avec les hypothèses de recherche. Une analyse des
Objectifs de l'étude
La présente étude a pour but d'établir l'existence d'une relation entre les troubles
affectifs (estime de soi et anxiété) et les difficultés scolaires chez les jeunes atteints
d'ARSCS.
91
Les résultats obtenus suite à la passation du test EIHM mesurant les fonctions
intellectuelles des jeunes atteints d'ARSCS confirme que ces derniers possèdent une
intelligence normale. Le QIG moyen des neuf participants évalués dans le cadre de cette
étude est de 97.33, le QIV de 97.89 et le QINV de 100.33. Ces résultats sont
comparables à ceux de Bouchard et al. (1978) et à ceux obtenus lors de l'étude effectuée
Aucun jeune évalué grâce au EIHM n'a obtenu un résultat de QI déficitaire, et ce,
moins. Toutefois, quelques participants ont démontré des faiblesses à certains sous-tests.
ont démontré le plus de difficulté. Ce résultat confirme celui de Drolet et al. (2002). Ce
sous-test (Mémoire de chiffres) requiert une grande capacité d'attention, fonctions qui,
selon Drolet et al. (2002), sont déficitaires chez bon nombre de jeunes atteints
« Assemblage » sont les moins bien réussis. Ces sous-tests nécessitent une action
motrice fine, de la coordination ainsi qu'une bonne rapidité d'exécution ce qui est
L'estime de soi
Selon les résultats obtenus au SEI, l'estime de soi des jeunes ARSCS est sans
particularité par rapport aux autres enfants du même âge. Bien que le rendement dans le
groupe ARSCS/ADAS soit légèrement plus faible sur l'ensemble du test que celui du
groupe ARSCS/SDAS. L'hypothèse de la présente étude voulant que les jeunes atteints
ARSCS/ADAS obtiennent des résultats d'estime de soi élevée, avec des résultats élevés
de soi est élevé, plus l'échelle de mensonge l'est aussi. Cette constatation mérite
réflexion. Selon Coopersmith (1984), l'échelle de mensonge doit être interprétée comme
un indice de désirabilité sociale. Plus cette échelle est élevée, plus le désir de plaire est
sorte ses réponses dans ce but et, par le fait même, augmenter de façon non réelle son
Il semble donc que le fait d'être atteint d'ARSCS ne soit pas l'élément qui
explique ce fait mais plutôt les difficultés d'apprentissage scolaires. Les données
suggèrent que les jeunes ARSCS ayant des difficultés d'apprentissage scolaire ont un
besoin d'acceptation et de désirabilité sociale plus élevé que les jeunes ARSCS n'ayant
L'anxiété
Les résultats concernant le niveau d'anxiété des jeunes atteints d'ARSCS sont
normaux et comparables aux autres enfants du même âge et n'ayant pas d'atteinte ou de
maladie. De plus, le niveau d'anxiété est le même entre les deux groupes de participants
l'analyse statistique démontre que si l'échelle « Mensonge » est isolée, une différence
existe.
niveau d'anxiété plus élevé, sur les quatre échelles, que le groupe ARSCS/SDAS. De
plus les analyses démontrent que 56% des jeunes ARSCS/ADAS ont un faible niveau
94
d'anxiété avec des résultats élevés à l'échelle « Mensonge ». Il semble donc, pour le
groupe ARSCS/ADAS, que plus le score d'anxiété est bas, plus l'échelle « Mensonge »
est élevée.
indicateur d'un besoin de se sentir accepté ou désiré socialement. Peut-être désire t-il
donner une image meilleure de lui-même pour atteindre son désir? Selon eux, l'enfant
l'examinateur ou toute autre personne qu'il est encore mieux qu'il ne l'est en réalité.
Les données recueillies par les analyses effectuées sur l'échelle « Mensonge »
nous portent à nous demander si les jeunes ARSCS/ADAS ont un besoin d'acceptation
L'ensemble des analyses effectuées indique que le niveau d'estime de soi chez les
jeunes atteints d'ARSCS qui éprouvent des difficultés d'apprentissage scolaire est
normal et le même que chez les jeunes ARSCS qui n'éprouvent pas de difficulté
viennent appuyer l'étude de Pelletier et al. (1997) qui conclu que le fait d'être atteint
95
d'une maladie chronique ne contribue pas à augmenter le risque de présenter une faible
perception de soi. Nos résultats appuient également l'étude de Chilland (1971), qui
affirme qu'il y a une interaction continuelle entre l'image de soi et le rendement scolaire.
Cependant, nos résultats ne peuvent appuyer les études de Gortmaker et al. (1990),
Offord (1987) et Pless (1984) qui ont conclu que les jeunes ayant une maladie chronique
Nos résultats ont permis de démontrer que le niveau d'anxiété est plus élevé chez
les jeunes ARSCS/ADAS que chez ceux ARSCS/SDAS. Ces faits ont également été
observés par Fisher et al. (1996) ainsi que Launay & Duché (1958) qui ont conclu à
l'existence d'une relation entre l'anxiété et les difficultés d'apprentissage scolaire ainsi
niveau d'anxiété est faible, plus l'échelle « Mensonge » est élevée. Le même phénomène
est apparent au SEI, c'est-à-dire que plus l'estime de soi dans le groupe ARSCS/ADAS
est élevée, plus l'échelle « Mensonge » l'est aussi. Ceci nous porte à supposer que les
accepter socialement. Nous pouvons donc supposer que les jeunes ARSCS/ADAS ont
une plus forte tendance à vouloir donner une bonne image d'eux-mêmes que les jeunes
maladie (ARSCS) et le désire de donner une bonne image de soi-même. Toutefois une
96
d'apprentissage scolaire.
haut. D'abord, selon Perrin et al. (1984), l'intégration est difficile pour les jeunes atteints
de maladie chronique, tout comme pour les enfants handicapés. Selon cette étude, un
se faire accepter par ses pairs. Les résultats de l'étude de Pless et al. (1971) indiquent que
ces enfants sont souvent plus isolés que les autres enfants en milieu scolaire. De plus,
différents auteurs supposent qu'il existe un lien entre les difficultés d'apprentissage et le
sentiment de rejet social. (Schloss et al., 1986; Goupil, 1997; Rosenberg, 1965).Ces
différentes études nous donne un aperçu de ce que peuvent ressentir les jeunes atteints
d'ARSCS qui ont des difficultés scolaires et nous permettent de penser que ce sentiment
de rejet peut les amener à vouloir donner une meilleure image d'eux-mêmes afin de se
Les auteurs du RCMAS indiquent que des problèmes émotifs, une mauvaise
relation avec les pairs, des difficultés académiques à l'école et des situations stressantes
à la maison peuvent être en lien avec un score élevé à l'échelle « Mensonge ». Les
jeunes présentant ce type de problématique ont donc tendance à donner une bonne image
précédemment, c'est-à-dire que les jeunes ARSCS ayant des difficultés d'apprentissage
97
scolaire ont un désir d'acceptabilité et de désirabilité sociale plus élevé que les jeunes
ARSCS sans difficulté scolaire. Sur le volet psychologique, il serait donc intéressant
d'explorer le côté « désirabilité sociale » des jeunes atteints d'ataxie récessive spastique
point de vouloir améliorer son image face aux autres? L'étude a démontré que les jeunes
ARSCS/ADAS ont une plus forte tendance à vouloir donner une bonne image d'eux-
mêmes que les jeunes ARSCS/SDAS. Les données suggèrent donc que ce premier
groupe de jeunes, qui présente des difficultés d'apprentissage scolaire, a une grande
volonté d'être accepté et désiré socialement bien qu'il soit difficile de restreindre cette
scolaire. Il serait intéressant de comparer les résultats de la présente étude à ceux d'une
seul fait de présenter des difficultés d'apprentissage scolaire peut faire augmenter le
Le niveau d'anxiété peut-il influencer et nuire à l'attention? Un fait a été établi lors
de l'étude de Drolet et al. (2002) : des difficultés attentionnelles sont observées chez
plus de la moitié des jeunes atteints d'ARSCS et évalués dans le cadre de cette étude.
98
Selon Barkley (1998), environ le tiers des enfants souffrant d'un déficit attentionnel ont
des tendances anxieuses. De même, Jalenques et al. (1991), ont conclu que l'attention et
la mémoire sont les fonctions cognitives les plus perturbées par l'anxiété. Ces données
constituent une piste qu'il serait intéressant d'explorer afin d'en connaître davantage sur
corrélations entre le niveau d'anxiété et les difficultés d'apprentissage scolaire chez les
jeunes atteints d'ARSCS. Suite aux analyses des données, nous pouvons croire que le
niveau d'estime de soi est normal et le même chez les deux groupes de participants, mais
que le niveau d'anxiété est plus élevé chez les participants ARSCS/ADAS. L'étude a
aussi permis de constater que les jeunes ARSCS/ADAS ont un désir d'acceptabilité et de
certains indices de traitement au niveau psychologique. Cette étude procure donc aux
jeunes atteints par cette maladie. Ces informations permettront aux parents de mieux
99
comprendre leur enfant et ainsi, ils seront en mesure d'aller chercher les ressources
appropriées afin de mieux aider leur enfant. De plus, ces observations permettront au
milieu scolaire d'établir des plans d'interventions mieux adaptés aux besoins de cette
clientèle.
supplémentaire concernant l'aspect affectif des jeunes atteints d'ARSCS. Cette étude
bonne image de soi, observé chez les individus ARSCS ayant des difficultés
d'apprentissage scolaire; il sera aussi intéressant d'étudier la possibilité d'un lien entre
également intéressant de vérifier si les participants ayant des troubles attentionnels ont
En ce qui concerne les forces de l'étude, tout d'abord, le choix des outils constitue
une force de l'étude, non seulement à cause de leur fiabilité, mais aussi parce qu'ils ont
pu déceler une différence entre les deux groupes au niveau de l'anxiété, ni le désire
accrue des jeunes ARSCS/ADAS d'être accepté socialement et de donner une bonne
image d'eux-mêmes.
deux groupes égaux a permis d'établir des conclusions plus justes, étant donné que nous
grand nombre de participants ainsi qu'un groupe contrôle apparié auraient permis de
réaliser une analyse statistique plus élaborée. Il est certes très difficile de recruter des
jeunes atteints d'ARSCS étant donné le petit échantillon de personnes atteintes par cette
maladie, toutefois, un nombre plus élevé de participants aurait permis de tirer des
conclusions plus justes et plus près de la réalité. Le groupe contrôle, quant à lui, aurait
contribué à établir des comparaisons entre le niveau affectif des jeunes ARSCS et celui
Conclusion
Charlevoix-Saguenay (ARSCS), avait pour but une meilleure compréhension des causes
pouvant expliquer les difficultés scolaires observées chez environ la moitié des jeunes
atteints par cette maladie. Ceci, en vérifiant si ces difficultés pouvaient être associées à
des troubles affectifs tels la présence d'anxiété élevée et/ou un faible estime de soi. Pour
ce faire, le niveau d'anxiété et d'estime de soi a été mesuré et comparé entre deux
niveau d'anxiété plus élevé que les participants ARSCS/SDAS. Par contre, l'hypothèse
démontrent pas un niveau d'estime de soi plus faible, en considérant les différentes
De même, l'étude a démontré que les jeunes ARSCS/ADAS ont une plus forte
tendance à vouloir donner une bonne image d'eux-mêmes que les jeunes ARSCS/SDAS.
affectif des jeunes atteints d'ARSCS, sans toutefois pouvoir l'attribuer à l'ensemble de
la communauté ARSCS.
102
difficultés d'apprentissage scolaire observées chez environ la moitié des jeunes atteints
d'ARSCS. Par exemple, les recherches ne se sont pas intéressées à la possibilité d'un
lien entre les troubles attentionnels et les difficultés d'apprentissage scolaire. Il serait
également intéressant de vérifier si les participants ayant des troubles attentionnels ont
aussi un niveau d'anxiété élevé, car la littérature semble indiquer qu'il y aurait un lien
entre ces deux variables (Barkley, 1998). Au plan psychologique, il serait intéressant
d'explorer davantage le désir manifeste de donner une bonne image de soi, observé chez
Les informations recueillies par cette étude serviront de guide aux intervenants,
parents et enseignant afin d'établir des méthodes de traitements appropriés pour ces
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Appendice A
Formulaire d'information
110
FORMULAIRE D'INFORMATION
Tu es invité à participer à une étude clinique sur l'Ataxie récessive spastique de Charlevoix-
Saguenay. Tu es libre de décider si tu acceptes ou si tu refuses d'y participer et discutes-en avec
tes parents. Le présent document renferme les renseignements essentiels en rapport avec le projet
de recherche. Nous te proposons de le lire attentivement. Si tu as des questions, Karine Lévesque,
investigatrice de l'étude, se fera un plaisir d'y répondre.
Description de l'étude
Cette étude a pour but d'identifier la présence de troubles affectifs, tels l'anxiété et le manque
d'estime de soi, possiblement reliés à 1 Ataxie récessive spastique de Charlevoix-Saguenay
(ARSCS) et qui pourraient influencer les apprentissages scolaires. L'ARSCS est une maladie
génétique que l'on retrouve presque exclusivement au Québec, et surtout dans la région du
Saguenay Lac-St-Jean et dans Charlevoix. Cette maladie touche la moelle épinière et les nerfs de
tout le corps.
L'ARSCS entraîne des symptômes physiques dont une lenteur d'exécution des mouvements, une
maladresse des mains et une difficulté à parler due à la mollesse articulaire des muscles de la
bouche. Mais pourquoi veut-on vérifier s'il y a présence de troubles affectifs?
D'après les cliniciens de la clinique des maladies neuromusculaires (CMNM), un certain nombre
d'enfants atteints de l'ARSCS éprouvent des difficultés d'apprentissage scolaire. De plus, les
Ill
Grâce à cette étude, nous serons en mesure de savoir s'il existe réellement certains troubles
affectifs chez les personnes atteintes d'ARSCS et nous pourrons préciser la nature de ces
problèmes. Cette recherche permettra de mieux comprendre les difficultés scolaires de plusieurs
enfants et adolescents atteints de l'ARSCS.
Nature de ta participation
Il s'agit de quelques rencontres individuelles pendant lesquelles la personne est soumise à une
série de tests, d'épreuves et d'activités, un peu comme à l'école.
Les résultats que l'on obtient à partir de ces tests nous aident à décrire l'état de chacune de nos
fonctions mentales et notre état émotif. Cela nous aide aussi à voir dans quels domaines la
personne a puis d'habileté et ceux dans lesquels elle a plus de difficulté.
Si tu acceptes de participer à l'étude, la seule chose que tu auras à faire sera de te soumettre à une
évaluation neuropsychologique. Tu n'auras à subir aucun test médical. Ces évaluations seront
réalisées sous forme de rencontres individuelles, c'est-à-dire que tu seras seul avec l'examinatrice
et aucune autre personne ne sera présente. Les autres enfants et adolescents viendront chacun leur
tour et seront eux aussi seuls en compagnie de l'examinatrice. La disponibilité requise de ta part
sera de une ou deux rencontres pour une durée approximative totale variant entre une et deux
heures.
Afin de ne pas perturber ton rendement scolaire, les rencontres se tiendront en dehors des heures
de cours, soit après l'école, la fin de semaine ou encore lors des journées pédagogiques ou de
congé. Les rencontres auront lieu, selon ta convenance, chez toi, à la Clinique des maladies
neuromusculaires de Jonquière, à l'UQAC ou au Complexe hospitalier de la Sagamie. Une
entente sera personnellement prise avec toi afin de déterminer les dates et les heures qui te
conviendront le mieux.
À la suite de cette étude, tu ne pourras profiter de bénéfices dans l'immédiat. Par contre, à plus
long terme, il sera possible de retirer certains avantages. Ainsi, en comprenant mieux le
fonctionnement émotif des enfants et adolescents atteints de l'ARSCS, il sera plus facile, dans un
avenir proche, d'adapter les programmes éducatifs en tenant compte de leurs difficultés
112
Risques et inconvénients
Cette étude ne comporte aucun risque pour toi et le seul inconvénient est le temps requis pour ta
participation.
Dans le cadre de cette étude, tous les renseignements obtenus sur toi à partir de l'évaluation
neuropsychologique seront traités de façon confidentielles. Pour réaliser ce projet, un numéro de
code te sera assigné. Les résultats de cette recherche pourront être utilisés à des fins de
publication scientifiques sans que ton identité ne soit toutefois révélée. Nous te demandons la
permission de joindre tes résultats à ton dossier de la clinique des maladies neuromusculaires.
Cependant, nous devons t'aviser que dans toute étude clinique, il est nécessaire que l'information
recueillie puisse être vérifiée. De ce fait, il est possible que les chercheurs impliqués dans le
projet et le personnel médical de la CMNM consultent ton dossier
Karine Lévesque, étudiante à la maîtrise en neuropsychologie clinique, UQAC (545-5011, poste 5421)
Carole Dion, M.A., neuropsychologue, UQAC, (545-5011, poste 5421)
Jean Mathieu, MD, Clinique des maladies neuromusculaires, Hôpital de Jonquière (695- 7777)
Appendice B
AU PROJET DE RECHERCHE
Relation entre les troubles affectifs et les difficultés scolaires chez des
jeunes atteints d'Ataxie récessive spastique de Charlevoix-
Saguenay ayant un quotient intellectuel normal
3. Je sais que toutes les informations recueillies seront traitées de façon confidentielle et les
résultats ne seront utilisés qu'à des fins scientifiques et de publication.
4. Je sais que je suis libre d'y participer et que je demeure libre de me retirer de cette étude
en tout temps, par avis verbal, sans que cela n'affecte la qualité des traitements, des soins
futurs et des rapports avec mon médecin traitant.
6. J'autorise Mme Karine Lévesque, Mme Carole Dion et le Dr Jean Mathieu à consulter
mon dossier médical aux fins de la présente recherche.
7. J'autorise les chercheurs impliqués dans le projet à joindre les résultats obtenus lors de
l'évaluation neuropsychologique à mon dossier de la Clinique des maladies
neuromusculaires.
2. Je certifie que toute nouvelle information qui pourrait influencer la décision du sujet à
participer à l'étude lui sera communiquée verbalement et par le biais d'un formulaire de
consentement éclairé révisé et/ou d'un feuillet d'information révisé sur lequel(s) les
nouvelles mentions ou changements ou ajouts seront soulignés.
Signature^ Date^_
( chercheur ou son représentant)
Le formulaire sera conservé au dossier de recherche du patient avec copie au dossier médical du
patient à la Clinique des maladies neuro-musculaires.
Voici quelques phrases qui indiquent comment certaines personnes peuvent penser et se
sentir à propos d'elles-mêmes. Lis chaque phrase attentivement.
• Encercle le mot "OUI" si tu penses que la phrase est vraie pour toi.
• Encercle le mot "NON" si tu penses que la phrase n'est pas vraie pour toi.
Réponds à chacune des questions même si pour certaines tu as de la difficulté à te décider .
II n'y a pas de bonnes ou de mauvaises réponses. Il y a seulement toi qui peut nous dire ce
que tu penses et ce que tu ressens à propos de toi-même. Souviens-toi, après avoir lu
chaque phrase, demande-toi "Est-ce vrai pour moi?" Si oui, encercle "OUI". Si non,
encercle "Non".
INVENTAIRE DE COOPERSMITH
FORME SCOLAIRE
SEI
NOM: PRENOM :
DATE de L'EXAMEN :
CONSIGNES
Dans les pages qui suivent, vous trouverez des phrases qui expriment des sentiments, des opinions ou des
réactions. Vous lirez attentivement chacune de ces phrases.
Quand une phrase vous semblera exprimer votre façon habituelle de penser ou de réagir, vous ferez une
croix dans la case de la première colonne, intitulée « Me ressemble ».
Quand une phrase n'exprimera pas votre façon habituelle de penser ou de réagir, vous ferez une croix dans
la case de la colonne intitulée « Ne me ressemble pas ».
Efforcez-vous de répondre à toutes les phrases, même si certains choix vous paraissent difficiles.
Copyright 1981 by Consulting Psychologists Press, Inc, Palo Alto, California, U.S.A.
Tous droits réservés.
Copyright de l'édition française 1984 by les Editions du Centre Psychologie appliquée, Paris, 1 re édition
121
Me Ne me
ressemble ressemble
pas
FIN
So Se M
Appendice E
Tableaux et figures de l'analyse statistique
124
Tableau 22
Critères de „ , ,,, v . , ,
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J
classification __
Wilks Lambda / dl p
Groupes de
participants
Tableau 23
Tableau 24
Tableau 25
Analyse comparative entre les résultats moyens des échelles du SEI avec et sans
contrôle de l'effet pour la covariable « Mensonge »
Tableau 26
Tableau 27
Hypersensibilité/ 4M QJ
Inquietude
Préoccupations sociales 1M 2M _u
I Concentration
Tableau 28
Analyse comparative entre les résultats moyens des échelles du RCMAS avec et sans
contrôle de l'effet pour la co variable « Mensonge »
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Figure 4. Effet de la covariable "Mensonge" sur l'échelle "Anxiété Physiologique"
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Figure 5. Effet de la covariable « Mensonge » sur l'échelle « Hypersensibilité/
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