Riposte COVID-19 : Renforcement des Systèmes de Santé
Riposte COVID-19 : Renforcement des Systèmes de Santé
au COVID-19
Note d’information
Transition de la riposte au COVID-19 vers des
systèmes résistants et pérennes pour la santé,
renforcement des systèmes communautaires et
préparation aux pandémies
Date de mise à jour : 20 mars 2023 (version de 2023 publiée pour la première fois le 13 mars 2023)
Table des matières
Résumé 3
Introduction 5
1. Systèmes de santé et communautaires résilients, préparation et riposte 9
1.1 Renforcement du système de surveillance 11
1.2 Laboratoires et diagnostic 16
1.3 Ressources humaines pour le renforcement des systèmes de santé et des systèmes
communautaires 19
(a) Ressources humaines pour la santé 19
(b) Renforcement des systèmes communautaires – Organisations communautaires et dirigées par
la communauté 22
(c) Prévention et contrôle des infections et protection du personnel de santé au-delà de
l’équipement de protection individuelle (EPI) 24
1.4 Oxygène médical, soins respiratoires et traitements 26
1.5 Systèmes de gestion des produits de santé 29
(a) Assurance qualité 29
(b) Chaîne d’approvisionnement 30
(c) Maintenance des équipements de santé 30
(d) Systèmes de gestion des déchets médicaux et de laboratoire 31
2. Participation des partenaires dans le pays 32
2.1 Assistance technique pour la préparation de la demande de financement 32
2.2 Inclusion des partenaires dans le dialogue au niveau du pays pendant la mise en œuvre des
subventions 33
Acronymes 35
Références 37
Résumé
Le dispositif de riposte au COVID-19 (C19RM) a été conçu pour soutenir les pays dans trois grandes
catégories d’activités : les interventions de lutte et d’endiguement du COVID-19 ; les activités visant
à atténuer les effets de la pandémie sur les programmes de lutte contre le VIH, la tuberculose et le
paludisme ; et le renforcement accru des aspects clés des systèmes de santé et communautaires.
La note d’information technique originale sur le dispositif de riposte au COVID-19 (avril 2021)
couvrait les activités directes recommandées pour la lutte contre le COVID-19 qui pouvaient être
financées dans le cadre de ces trois catégories. Ces activités s’articulaient autour des dix piliers de
la riposte de l’OMS, qui ont servi de base aux plans de riposte nationale au COVID-19 (encadré 1).
L’état de préparation est censé comprendre les deux activités visant à se préparer à de nouvelles
vagues de variants préoccupants du SARS-CoV-2 et/ou à des menaces d’agents pathogènes
nouveaux et émergents. Étant donné que plusieurs piliers de la riposte au COVID-19 sont également
reflétés dans les cadres techniques normatifs appliqués par les pays pour mettre en œuvre les
systèmes de santé et les plans de préparation aux pandémies, tels que l’évaluation externe conjointe
et les plans d’action nationaux pour la sécurité sanitaire, le contenu a été conservé et, dans certains
cas, enrichi si nécessaire.
Les laboratoires et les diagnostics englobent les activités visant à accroître et à renforcer
les capacités de laboratoire et de diagnostic afin de permettre la confirmation rapide du dépistage
de nouvelles flambées épidémiques, y compris les variants préoccupants, tout en s’appuyant sur et
en renforçant les infrastructures et les capacités de diagnostic existantes pour d’autres maladies
2
connexes. Ces activités comprennent les réseaux de transport des échantillons, les systèmes de
gestion de la qualité, les systèmes d’information de laboratoire, les systèmes de gestion des
équipements, les capacités des ressources humaines, ainsi que les pratiques de biosûreté et de
biosécurité.
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Ressources humaines pour le renforcement des systèmes de santé et des
systèmes communautaires, y compris l’optimisation du personnel de santé pour garantir un
accès équitable à des services de santé intégrés centrés sur la personne ainsi que leur mise à
l’échelle, l’amélioration des performances et de la qualité des soins des ressources humaines pour
3 la santé grâce à des interventions innovantes fondées sur des données probantes, et le
renforcement des soins de santé primaires et de la prestation de services intégrés au niveau
communautaire, y compris la préparation aux pandémies. Cela comprend également la prévention
et le contrôle des infections et la protection du personnel de santé, outre les EPI.
Les systèmes de gestion des produits de santé et des déchets sont nécessaires pour
gérer les déchets générés pendant la riposte et/ou dans le cadre de la préparation aux pandémies
afin de renforcer les systèmes de gestion des produits de santé de bout en bout, y compris la
5
sélection, l’assurance qualité et l’approbation réglementaire, les chaînes d’achats et
d’approvisionnement, la formation, la maintenance, la surveillance après commercialisation, les
coûts d’exploitation, les consommables et les systèmes de gestion des déchets, conformément aux
orientations de l’OMS.
Toutes les interventions et les activités décrites dans la présente note d’information reposent sur
l’engagement des partenaires dans le pays à tous les niveaux, depuis la préparation des demandes
de financement C19RM jusqu’à la mise en œuvre des subventions. Ce document souligne
l’importance capitale de la collaboration entre l’instance de coordination nationale (ICN), et les
coordonnateurs de la riposte nationale au COVID-19 et les groupes de travail, lorsqu’ils sont encore
fonctionnels, afin d’élaborer rapidement des demandes de financement C19RM de haute qualité,
stratégiques et efficaces. Lorsque ces organes de coordination nationale ont été déclassés,
généralisés ou ont cessé de fonctionner de manière efficace, il demeure essentiel de garantir la
collaboration avec des organes de gouvernance alternatifs tels que ceux chargés des systèmes de
santé et de la coordination de la préparation aux pandémies, le cas échéant. Enfin, il est essentiel
que l’engagement communautaire dans les systèmes de santé nationaux et les organes de
gouvernance de la préparation et de la riposte aux pandémies soit pris en compte de manière
générale dans tous les domaines techniques.
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Introduction
2. L’atténuation des effets de la pandémie sur les programmes de lutte contre le VIH, la
tuberculose et le paludisme.
• s’aligne sur les orientations actuelles, continuera d’être actualisée et est complétée par
d’autres orientations ;
o combine les principaux piliers opérationnels de riposte au COVID-19, la priorité étant
désormais accordée à la résilience des systèmes de santé et aux interventions
connexes de préparation aux pandémies,
o est le reflet des orientations techniques les plus récentes reposant sur la riposte au
COVID-19 et la préparation aux pandémies au niveau mondial,
o sera mise à jour en fonction des nouvelles informations, des besoins en termes de
préparation et de riposte et des commentaires des partenaires,
o est complétée par des orientations plus détaillées sur les investissements essentiels
dans la lutte contre le VIH, la tuberculose et le paludisme, les systèmes résilients et
pérennes pour la santé (SRPS), les communautés, les droits humains et le genre au
sein du cycle de subventions 7 (CS7),
o doit être complétée par les orientations spécifiques aux achats reprises dans le Guide
sur la politique du Fonds mondial en matière de gestion des achats et des stocks de
produits de santé, les politiques d’assurance de la qualité pour les produits de santé
liés au COVID-19, le cadre de segmentation des produits de santé et les directives
pour l’établissement des budgets du Fonds mondial,
o doit être lue parallèlement aux instructions relatives à la demande de financement du
dispositif de riposte au COVID-19 (C19RM) qui contiennent des informations
supplémentaires sur la façon de remplir une demande de financement du C19RM, et
aux lignes directrices du C19RM. Ces documents ont été mis à jour en février
2023 ;
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pour le dépistage et le diagnostic ; soutien à la surveillance intégrée « de bout en bout »
englobant tout ce qui précède, selon le contexte du pays,
• va au-delà de l’« atténuation » des répercussions sur la lutte contre le VIH, la
tuberculose et le paludisme, jusqu’au « rétablissement » et à l’intégration. En
conséquence, ne prend plus en charge les interventions de lutte contre le VIH, la tuberculose
ou le paludisme uniques et autonomes telles que les cartouches de dépistage de la
tuberculose, la délivrance pour plusieurs mois d’antirétroviraux pour le VIH et les ripostes
communautaires pour les interventions antipaludiques,
• suite au virage stratégique vers des investissements à plus long terme dans les SRPS et la
préparation aux pandémies, certaines interventions initialement incluses dans la note
d’information technique sur le C19RM de 2021 figurent toujours dans le cadre modulaire
C19RM, mais ne sont plus incluses en tant qu’investissements prioritaires dans cette note
d’information technique (p. ex. l’atténuation des répercussions sur les programmes de lutte
contre le VIH, la tuberculose et le paludisme). Les candidats doivent discuter avec les
équipes de pays du Fonds mondial avant d’inclure ces domaines dans les demandes de
financement, en fonction du contexte et des besoins du pays,
• s’aligne sur les priorités programmatiques définies dans le cadre du premier appel à
propositions du nouveau Fonds de lutte contre les pandémies.
Le cadre de suivi et d’évaluation a été mis à jour de manière à garantir une communication de
l’information, un suivi et une évaluation complets et pertinents des investissements de C19RM qui,
dans de nombreux pays, seront programmés en parallèle avec les ressources du CS7.
1
Évaluation externe conjointe (EEC). OMS. [Link]
evaluation-framework/joint-external-evaluations.
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Encadré 1. Piliers du plan stratégique de préparation et de riposte au COVID-19
national
Pilier 1 : Coordination, planification et suivi à l’échelle des pays
Pilier 2 : Communication des risques et participation communautaire, y compris la gestion de
l’infodémie
Pilier 3 : Surveillance, y compris l’étude épidémiologique et le traçage des contacts
Pilier 4 : Ports d’entrée, voyages et transports internationaux
Pilier 5 : Laboratoire et diagnostic
Pilier 6 : Prévention et contrôle des infections et protection du personnel de santé
Pilier 7 : Gestion des cas, opérations cliniques et traitements
Pilier 8 : Soutien opérationnel et logistique
Pilier 9 : Maintien des services et des systèmes de santé essentiels*
Pilier 10 : Vaccination
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Principaux éléments à prendre en compte en matière de préparation et riposte
aux pandémies
2. Financer les stratégies nationales de préparation aux pandémies (plans d’action nationaux pour
la sécurité sanitaire par exemple) et travailler en partenariat avec les instituts nationaux de santé
publique ou des structures gouvernementales équivalentes pour les élaborer et les mettre en œuvre.
Lorsque les instances de coordination nationale (ICN) ne possèdent pas l’expertise spécifique pour
élaborer des demandes de financement solides, il leur est conseillé de documenter leurs
consultations avec les organismes compétents, comme indiqué ci-dessus.
3. Utiliser des stratégies et des outils de suivi de préparation aux pandémies normalisés et éprouvés,
adaptés au contexte du pays. Le gouvernement du pays doit définir les activités prioritaires à
soutenir en utilisant les données disponibles, les évaluations des risques, les exercices
d’apprentissage et les connaissances locales et ces activités doivent se refléter dans le plan d’action
national pour la sécurité sanitaire ou la stratégie et les plans opérationnels équivalents de
préparation aux pandémies.
4. S’appuyer sur les systèmes développés pendant le COVID-19 et d’autres urgences de santé
publique pour renforcer la préparation à moyen et à long terme.
5. Appliquer des approches multisectorielles et One Health (« une seule santé »), p. ex. les secteurs
humain, animal et environnemental.
6. Bien qu’il soit essentiel de renforcer les capacités nationales, des systèmes efficaces de
préparation aux pandémies doivent également soutenir les capacités complémentaires de première
ligne (dont les ressources humaines) aux niveaux des soins de santé primaires et des
communautés. Cela comprend, sans s’y limiter, le maintien des services de santé essentiels, la
collecte des données et la riposte, les cadres de santé publique, les agentes et agents de santé
communautaires, les enquêtes précoces, la collecte d’échantillons, la capacité de diagnostic limitée,
la gestion des cas, la prévention et le contrôle des infections (PCI), les structures locales de gestion
des urgences.
7. Le cas échéant, les ICN doivent étudier comment adapter, modifier ou étendre leur modèle de
gouvernance pour soutenir la coordination et la supervision efficaces des programmes de
préparation aux pandémies. Cela permettra d’assurer une consultation et un engagement
significatifs avec les organismes gouvernementaux spécifiques et compétents, les partenaires de
mise en œuvre et les organisations de la société civile pour la préparation aux pandémies, ainsi
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qu’une participation active et directe au dialogue sur les priorités nationales en matière de
préparation aux pandémies aux niveaux politique, stratégique, opérationnel et technique.
a) Encourager des solutions proactives fondées sur l’équité de genre, car les ripostes aux
pandémies exacerbent souvent les inégalités de genre qui doivent être prises en compte dans les
plans stratégiques et opérationnels de la préparation aux pandémies.
c) Résoudre les obstacles et les inégalités liés aux droits humains et au genre qui limitent l’accès
aux services de soins de santé primaires, y compris au niveau communautaire.
La préparation aux pandémies ne peut être renforcée qu’en incluant les communautés dans la
démarche de préparation, y compris par le biais de la gouvernance nationale et des rôles de mise
en œuvre et de supervision directes.
La présente note d’information traite également des modalités de partenariat, notamment le rôle des
partenaires techniques, de la société civile et des communautés dans la préparation des demandes
de financement C19RM et la mise en œuvre des financements correspondants. Les ICN et les
parties prenantes nationales sont encouragées à impliquer les organismes nationaux de riposte au
COVID-19, lorsqu’ils continuent d’être viables et robustes, ainsi que d’autres organismes de
gouvernance des systèmes de santé et de préparation aux pandémies, tels que ceux qui supervisent
la planification opérationnelle annuelle de mise en œuvre des plans d’action nationaux pour la
sécurité sanitaire, les directions des laboratoires et de la surveillance épidémiologique, entre autres.
Une planification intégrée holistique devrait servir à cerner les lacunes, les besoins et les priorités
qui feront l’objet des demandes et devrait mobiliser tous les partenaires techniques et donateurs
pertinents, ainsi que la société civile et les communautés, dans le suivi et la supervision de la mise
en œuvre.
Les interventions liées aux SRPS, y compris les activités de renforcement des systèmes
communautaires, sont essentielles pour pérenniser la riposte au COVID-19 et renforcer la
préparation aux pandémies.
Lorsque les investissements dans les systèmes de santé contribuent à la préparation aux pandémies
future, les ICN seront priées de veiller à :
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1. la participation des acteurs concernés, tels que les référents nationaux du Règlement
sanitaire international (RSI) et les organes de coordination de la préparation aux pandémies ;
2. l’harmonisation avec les cadres techniques pertinents, notamment le RSI, l’Outil d’évaluation
externe conjointe du Programme d’action pour la sécurité sanitaire mondiale2,les critères de
référence de l’OMS concernant les capacités du RSI3 et, le cas échéant, les plans d’action
nationaux pour la sécurité sanitaire, les stratégies de PCI et les feuilles de route de la
résistance aux antimicrobiens.
Cette mobilisation renforcera la responsabilisation des pays et assurera une harmonisation plus
rigoureuse avec les autres sources de financement nationales et les donateurs. Le Fonds mondial
encourage les pays à innover dans la planification de la transition et de la pérennisation de leur
riposte au COVID-19 pour obtenir de meilleurs résultats, renforcer les rôles communautaires dans
la préparation, la prévention, la détection précoce et la riposte, les laboratoires et les chaînes
d’approvisionnement et impliquer le secteur privé.
Il a été largement prouvé que le COVID-19 et d’autres flambées épidémiques ont exacerbé les
inégalités persistantes en matière de santé, les inégalités de genre et les problématiques liées aux
droits humains dans les communautés déjà marginalisées. Sur la base de l’examen de ces données
probantes dans le cadre des consultations mondiales de l’OMS sur la mise à jour de l’EEC et de
l’outil d’auto-évaluation pour l’établissement de rapports annuels par les États parties (SPAR) en
2021, l’équité et l’égalité de genre ont été explicitement et pour la première fois prises en compte
comme indicateurs. Les investissements des systèmes de santé et communautaires dans la
préparation doivent donc être délibérément conçus pour répondre aux facteurs et aux obstacles qui
entraveront l’accès équitable aux services essentiels pendant les flambées. En outre, six
interventions touchent les systèmes et les ripostes communautaires. Leurs objets sont l’élimination
des obstacles liés aux droits humains et au genre qui entravent l’accès aux services, le suivi, le
plaidoyer et la recherche dirigés par la communauté, la mobilisation sociale, le renforcement des
liens communautaires et de la coordination, le renforcement des capacités institutionnelles, la
planification et le développement du leadership, ainsi que la prévention, le traitement et la prise en
charge en lien avec la violence fondée sur le genre. L’apport des communautés à tous les niveaux,
y compris des populations clés et vulnérables, aux systèmes et aux ripostes communautaires est un
élément essentiel de la riposte au COVID-19. Pour de plus amples informations, veuillez vous
reporter à la liste ci-après des activités en lien avec les investissements nécessaires en matière de
communautés, de droits humains et de genre dans le contexte du COVID-19, ainsi qu’à la note
d’information technique sur les systèmes et ripostes communautaires (en anglais).
Enfin, les décisions relatives au financement des projets d’infrastructure ne seront prises qu’à titre
exceptionnel, comme indiqué dans les directives pour l’établissement des budgets des subventions.
Cette exception s’applique aux projets d’infrastructure clairement définis et étayés, pertinents pour
la riposte nationale au COVID-19.
2
Évaluation externe conjointe (EEC). OMS. [Link]
evaluation-framework/joint-external-evaluations.
3
WHO benchmarks for International Health Regulations (IHR) capacities. OMS, 7 mars 2019.
[Link]
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• Critères de référence de l’OMS concernant les capacités du Règlement sanitaire
international (2019) (en anglais)
• Plans d’action nationaux pour la sécurité sanitaire de l’OMS (2018) (en anglais)
Une transition progressive de la riposte aux pandémies vers le rétablissement et la préparation aux
pandémies nécessitera de se recentrer sur la mise en place de systèmes pérennes et résilients pour
la santé, fondés sur la riposte au COVID-19. Les pays sont encouragés à investir dans des systèmes
qui peuvent aider à passer du mode de riposte à la pandémie de COVID-19 (surveillance universelle
du COVID-19 telle qu’enquête sur les cas, traçage des contacts) au mode de désintensification et
de préparation4.
• La surveillance fondée sur les événements est la saisie organisée et rapide d’informations sur
les événements qui présentent un risque potentiel pour la santé publique. L’information est
initialement saisie sous forme d’alerte, considérée par le système d’alerte précoce et de riposte
comme représentant un risque aigu potentiel (flambée par exemple) pour la santé humaine.
Toutes les alertes ne deviennent pas nécessairement des événements réels et, à ce titre, doivent
être triées et vérifiées avant qu’une riposte ne soit lancée.
• Selon le Guide technique pour la surveillance intégrée de la maladie et la riposte dans la région
Africaine (2019), il existe plusieurs types de surveillance fondée sur les indicateurs, notamment
sur la base des structures, des cas, des laboratoires ou de la communauté, sentinelle,
syndromique et spécifique à la maladie.
Dans cette phase de transition, les systèmes de surveillance sont importants pour fournir des
données permettant de détecter les vagues de COVID-19 quasiment en temps réel (comme la
surveillance sentinelle), d’identifier les foyers d’infection (surveillance fondée sur les événements) et
de détecter les variants émergents de SARS-CoV-2 présentant différentes caractéristiques
épidémiologiques provoquant des flambées ou une sévérité accrue de la maladie (surveillance
fondée sur les indicateurs, dont sentinelle, et sur les événements) (cf. encadré 3). Par ailleurs, ces
systèmes de surveillance de routine (sur la base des indicateurs et des événements) doivent être
développés, intégrés et/ou renforcés de manière stratégique pour dépister plusieurs virus
respiratoires, dont la grippe et le virus respiratoire syncytial.
Alors que les pays continuent d’opérer la transition vers l’intégration de la surveillance du COVID-
19 dans les systèmes courants, les investissements visant à renforcer les capacités et les structures
4
Guide technique pour la surveillance intégrée de la maladie et la riposte dans la région Africaine : Troisième édition. OMS. Mars 2019.
[Link]
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de surveillance et de riposte pouvant mieux préparer les pays aux épidémies actuelles et aux
pandémies futures sont cruciaux.
• Surveillance, dont systèmes de données reposant sur les événements et les indicateurs et
riposte. La surveillance fondée sur les événements doit mettre l’accent sur l’identification et
le signalement précoces par les communautés et les structures de santé (publiques et
privées), ainsi que sur les systèmes et les capacités permettant de gérer les événements
signalés. Celle fondée sur les indicateurs peut inclure un renforcement systématique des
systèmes de surveillance des maladies à déclaration obligatoire et de surveillance sentinelle
qui contribuent à l’alerte précoce. L’exploitation intentionnelle des systèmes existants de
surveillance des maladies et de riposte doit être envisagée pour l’alerte précoce. Pour plus
d’informations sur les activités spécifiques en soutien de ces capacités, consultez l’outil
d’EEC 2022 de l’OMS5, les critères de référence de l’OMS concernant les capacités du RSI
(2019)6, le cadre de surveillance respiratoire mosaïque (2022) de l’OMS (Mosaic Respiratory
Surveillance Framework)7 et/ou le cadre de préparation aux pandémies d’influenza de l’OMS
(Pandemic Influenza Preparedness Framework)8.
• Les éléments des systèmes de laboratoire qui contribuent à la surveillance et à l’alerte
précoce comprennent les systèmes de transport et de transfert des échantillons, la
caractérisation des agents pathogènes en temps utile, les systèmes de données et le retour
rapide des résultats en vue d’une riposte appropriée. Il faudrait envisager des méthodes de
détection d’agents pathogènes multiples et un séquençage de nouvelle génération orientant
la surveillance de la santé publique. Reportez-vous à la section Laboratoires et diagnostics
(ci-après) et à la note d’information sur l’initiative catalytique de renforcement des systèmes
intégrés de laboratoire pour plus de détails.
• Communication, systèmes et utilisation des données. Un système de données
fonctionnel, également appelé « système de gestion de l’information sanitaire », permettra
5
Joint external evaluation tool: International Health Regulations (2005) - third edition. OMS, 23 juin 2022.
[Link]
6 WHO benchmarks for International Health Regulations (IHR) capacities. OMS, 7 mars 2019.
[Link]
7
"Crafting the Mosaic" a framework for resilient surveillance for respiratory virus and epidemic and pandemic potential. OMS,
8 mars 2023. [Link]
and-epidemic-and-pandemic-potential.
8
Pandemic Influenza Preparedness (PIP) Framework. OMS. [Link]
framework.
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de signaler les événements provenant de sources à la fois formelles et informelles
(informateurs clés au sein de la communauté, milieux carcéraux, lieux de travail,
établissements scolaires, cliniciens des structures de santé publiques et privées, et autres),
ainsi que le stockage et l’accès aux données. Ces investissements doivent être liés à des
systèmes permettant de recevoir, de stocker, d’analyser, d’interpréter et de visualiser les
données provenant de multiples sources d’information afin de fournir un tableau complet
d’une épidémie ou d’une maladie sous surveillance, y compris la capacité d’effectuer des
analyses ventilées essentielles par genre, âge, etc. Ces hubs de données peuvent se situer
dans les instituts nationaux de santé publique, les centres d’opérations d’urgence de santé
publique (PHEOC) ou lieux similaires. L’infrastructure des systèmes de données conçue
pour les programmes de lutte contre le VIH, la tuberculose et le paludisme et d’autres
programmes de santé nationaux peut être évaluée, améliorée et exploitée pour répondre aux
besoins des systèmes d’alerte rapide décrits ci-dessus. Ces investissements doivent être,
dans la mesure du possible, liés aux stratégies nationales relatives au système de gestion
de l’information sanitaire courant et/ou à la santé numérique. Le succès des investissements
dans les systèmes de données implique de renforcer les capacités humaines d’accès,
d’analyse, d’interprétation et d’utilisation des données en vue de prendre des mesures. Enfin,
les investissements connexes réalisés dans les systèmes de gestion de l’information
sanitaire ou dans la santé numérique doivent être manifestement liés aux modalités décrites
ci-dessus des systèmes d’alerte rapide essentiels et ne doivent pas concourir à des
investissements élémentaires et vastes qui ne renforcent pas spécifiquement les capacités
des systèmes d’alerte rapide.
• Personnel de santé. Les candidats doivent envisager une formation préalable à l’emploi et
continue des agents de première ligne (agentes et agents de santé communautaires,
cliniciens et personnel infirmier), des membres de la communauté et des épidémiologistes
de santé publique infranationaux, ainsi qu’une formation conjointe périodique du personnel
de laboratoire et du personnel d’épidémiologie afin de mieux comprendre les relations entre
les deux et d’ainsi établir et maintenir un système d’alerte rapide. Des programmes de
formation établis tels que ceux en épidémiologie de terrain doivent être inclus. De plus, des
politiques et des processus définis pour reconnaître, accompagner, rémunérer, retenir et
gérer de manière appropriée les agentes et agents de santé communautaires et les autres
agents de première ligne sont essentiels pour institutionnaliser un système d’alerte rapide
(cf. section sur les RHS).
• Les ressources de riposte comprennent la formation pour enquêter sur les événements
signalés et y répondre, ainsi que la capacité et la possibilité de déployer régulièrement des
exercices de simulation pour évaluer les fonctions d’alerte précoce.
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o Surveillance fondée sur les indicateurs, y compris des sites sentinelles et des
maladies à déclaration obligatoire. Cela comprend le renforcement des systèmes de
surveillance sentinelle pour les virus respiratoires (capacité des laboratoires
notamment) avec des moyens de mieux comprendre la transmission de la maladie,
l’apparition de signaux et le début de la saison épidémique, et de définir des seuils
pour les enquêtes et la riposte.
o Les pays sont encouragés à cartographier les structures de santé privées et à
élaborer des politiques, mécanismes et processus intégrant délibérément les
structures de santé privées dans la surveillance fondée sur les événements et les
indicateurs.
• Investissements dans des systèmes fondamentaux de santé numérique et/ou de données
de routine (système de gestion de l’information sanitaire / système communautaire
d’information sanitaire, systèmes de coordination entre laboratoires et épidémiologie) qui
contribueront aux capacités de surveillance et d’alerte précoce.
• Capacités qui garantiront que les données d’alerte précoce, de surveillance et de riposte
(programmatiques, de laboratoire, logistiques, etc.) sont analysées, présentées, interprétées
et utilisées pour la prise de décision et la mise en place d’une riposte ciblée et appropriée.
• Soutien du renforcement des capacités institutionnelles d’organismes de coordination de la
santé tels que les centres d’opérations d’urgence ou les instituts nationaux de santé publique,
par exemple, dans la gestion de la riposte.
• Élaboration et mise en œuvre d’évaluations externes conjointes (EEC).
• Révision et/ou élaboration d’un plan d’action national pour la sécurité sanitaire.
• Soutien à la société civile et aux organisations communautaires dans le but d’amener celles-
ci à jouer un rôle significatif dans la coordination et la planification au niveau des pays.
• Revues intra-action et après action, dont application de l’objectif 7-1-7, et exercices de
simulation pour évaluer et corriger les capacités de préparation et de riposte en fonction des
flambées et des épidémies locales.
• Soutien des systèmes de financement public en vue d’aider les gouvernements à accélérer
les flux de fonds à l’échelle locale, notamment par le biais de la contractualisation sociale,
tout en suivant les recommandations de l’OMS sur la budgétisation de la préparation et de
la riposte aux urgences sanitaires.
Les activités de surveillance spécifiques liées à la résistance aux antimicrobiens sont notamment
les suivantes :
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données définis, mesures, production de données, analyse et communication de
l’information, gestion de la qualité, suivi et évaluation.
• Élaboration et lancement de programmes de formation pour la collecte et la communication
de données sur la résistance aux antimicrobiens conformément au plan du système national
de surveillance de la résistance aux antimicrobiens et One Health.
• Exécution de la surveillance de la résistance aux antimicrobiens conformément aux
méthodes décrites dans la stratégie de surveillance nationale et le système mondial de
surveillance et d’utilisation des antimicrobiens (Global Antimicrobial Resistance and Use
Surveillance System ou GLASS) de l’OMS.
• Diffusion des rapports relatifs aux mesures et aux résultats prioritaires du système de
surveillance, dont la mesure de la proportion d’agents pathogènes résistants aux
antimicrobiens parmi les échantillons ou les isolats, les résultats de la participation aux cycles
externes d’assurance qualité internationaux du laboratoire national de référence et
l’incidence des infections dues aux agents pathogènes résistants aux antimicrobiens sur les
sites sentinelles (acquisition intra ou extrahospitalière).
• Identification d’un responsable du ministère de la Santé pour la résistance aux antimicrobiens
et d’un comité national multisectoriel de coordination de la résistance aux antimicrobiens
et/ou de One Health avec un mandat et une responsabilité clairs pour la coordination des
activités des ministères concernés sur la résistance aux antimicrobiens et la gestion.
• Élaboration d’un plan d’action national pour lutter contre la résistance aux antimicrobiens,
conformément au pan d’action mondial. Identification des actions prioritaires (selon le risque
et la faisabilité) du plan d’action national, élaboration d’un plan de mise en œuvre avec les
organismes responsables selon un calendrier établi et mise en œuvre de ces actions.
Élaboration et mise en œuvre d’un cadre de suivi du plan d’action national sur la résistance
aux antimicrobiens et/ou One Health.
• Identification des organismes multirésistants prioritaires au niveau national, à l’aide des
données publiées ou de surveillance, dont la présence et la fréquence de génotypes
hautement transmissibles tels que les génotypes producteurs de carbapénémase ou de
bêta-lactamase à spectre étendu.
• Élaboration d’une stratégie ou de directives nationales pour la détection, la déclaration et la
prévention des organismes multirésistants portant sur la colonisation et la transmission des
organismes multirésistants, ainsi que pour la communication entre laboratoires, prévention
et contrôle des infections et autorités de santé publique. Amélioration de la capacité des
structures nationales, infranationales ou cliniques à détecter les organismes multirésistants
et les génotypes transmissibles (génotypage ou mesures phénotypiques comprises).
Les activités décrites dans cette catégorie d’intervention peuvent être mises en correspondance
avec les interventions et indicateurs de l’EEC suivants : D2.1 Fonction de surveillance et d’alerte
précoces ; D2.2 Vérification et enquêtes relatives aux événements ; D2.3 Analyse et communication
des informations ; P4.2 Surveillance de la résistance aux antimicrobiens ; P5.1 Surveillance des
maladies zoonotiques ; R4.2 Surveillance des infections nosocomiales ; EEC P1.1 Instruments
juridiques ; P3.1 Fonctions des référents nationaux du Règlement sanitaire international ; P3.2
Mécanismes de coordination multisectorielle ; P3.3 Planification stratégique pour la préparation au
Règlement sanitaire international ou à la sécurité sanitaire ; P5.2 Riposte aux maladies
zoonotiques ; R1.1 Évaluation et préparation aux risques en cas d’urgences ; R1.2 Centre
d’opérations d’urgence de santé publique ; R1.3 Gestion de la riposte aux urgences sanitaires.
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1.2 Laboratoires et diagnostic
Les laboratoires sont le pilier des systèmes de santé, car les résultats des tests sont essentiels pour
diagnostiquer les maladies, orienter le traitement, déterminer la pharmacorésistance et identifier les
maladies importantes pour la santé publique grâce à la surveillance. Pour répondre à ces exigences
du système de santé, il est nécessaire de disposer d’un système de laboratoire fonctionnel, intégré
et à plusieurs niveaux, avec des tests de diagnostic appropriés. Le module sur le renforcement des
systèmes de laboratoire des systèmes résistants et pérennes pour la santé (SRPS) du Manuel du
cadre modulaire met l’accent sur l’intégration et la coordination entre les programmes de lutte contre
les maladies et propose l’élaboration ou la mise à jour des plans stratégiques nationaux des
laboratoires intégrés. Cela nécessite la consolidation et la coordination de ressources existantes
(p. ex. les installations, le dépistage de pathogènes multiples, l’équipement, le personnel et le
processus de soutien, à savoir le transfert des échantillons, la communication de l’information sur le
dépistage, la gestion des stocks, la gestion de la qualité, la surveillance après la mise sur le marché)
pour de multiples programmes de lutte contre les maladies importants pour la santé publique,
conformément à la déclaration de Maputo. Le module de renforcement des systèmes de laboratoire
dans le contexte des SRPS ou de l’intervention de préparation aux pandémies du cadre modulaire
couvre huit modules :
Une stratégie nationale de dépistage du COVID-19 doit être bien structurée et dotée d’un cadre de
gouvernance interne établissant les paramètres d’intégration/coordination du dépistage et de la
collaboration avec les parties prenantes (y compris la communauté). Les pays doivent continuer à
maintenir et à renforcer leurs capacités de diagnostic et de laboratoire pour le COVID-19 à l’échelle
nationale et infranationale, sans pour autant amenuiser les infrastructures et les capacités de
diagnostic existantes pour d’autres maladies et la résistance aux antimicrobiens, mais bien en
s’appuyant sur celles-ci. La décentralisation du dépistage par l’utilisation de tests antigéniques de
diagnostic rapide pour les programmes de dépistage-traitement (Test and Treat) couvrant les
populations à haut risque de maladie grave doit être envisagée.
Il est recommandé aux candidats d’intégrer le dépistage du COVID-19 à leurs réseaux de diagnostic
existants. Cette pratique tire parti des investissements antérieurs et de l’équipement existant pour
renforcer la capacité de riposte au COVID-19, au VIH, à la tuberculose et au paludisme et d’autres
pathogènes prioritaires. Le délai d’obtention des résultats a une forte incidence sur la qualité des
soins aux patients et des mesures de santé publique. Ainsi, l’achat de produits et d’équipements de
diagnostic devrait être associé à des systèmes intégrés de transport des échantillons et aux
systèmes d’information de laboratoire, dans le but d’accélérer la production des résultats des tests.
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Les pays sont encouragés à maintenir et à renforcer les systèmes nationaux d’information de
laboratoire pour l’ensemble des maladies à tous les niveaux du système, en envisageant des
solutions de connectivité pour les équipements de laboratoire. L’interopérabilité avec tous les
systèmes de santé numériques (dossiers médicaux électroniques et systèmes de gestion de
l’information sanitaire, entre autres) permettra d’intégrer les résultats des tests de laboratoire aux
données cliniques et épidémiologiques pertinentes, de faciliter la restitution des résultats aux
patients et aux médecins et d’agréger les données pour les tableaux de bord nationaux.
Les tests de diagnostic essentiels comprennent les tests moléculaires ayant reçu les autorisations
réglementaires pour les agents pathogènes prioritaires (SARS-CoV-2 notamment) et les tests
antigéniques de diagnostic rapide, ce qui permet de décentraliser les capacités de dépistage et
d’accompagner la prise en charge des patients et les mesures de santé publique. Les utilisations
prévues de chaque type de test et les spécifications des tests à acheter doivent suivre les
recommandations de l’OMS sur la stratégie de dépistage en laboratoire (Laboratory testing strategy
recommendations for COVID-19: interim guidance) et la détection antigénique dans le diagnostic de
l’infection par le SARS-CoV-2 (Antigen-detection in the diagnosis of SARS-CoV-2 infection).
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o Adoption de systèmes normalisés de tests moléculaires (dont résistance aux
antimicrobiens en relation avec One Health) avec un approvisionnement garanti de
réactifs et de matériel.
o Élaboration et mise en œuvre de plans visant à lier les données de laboratoire aux
données épidémiologiques clés aux fins d’analyse opportune des données.
o Élaboration et mise en œuvre de plans d’intervention en période de pointe pour gérer
les pics de demande de tests ; réflexion autour de mesures de maintien des services
de laboratoire essentiels (p. ex. la limitation des tests aux personnes à risque élevé
de morbidité et en fonction des tendances épidémiologiques projetées, si nécessaire,
en prévision d’une éventuelle transmission à grande échelle de pathogènes).
o Élaboration ou mise à jour de la stratégie nationale de surveillance génomique
conformément aux directives de l’OMS ; mise en œuvre des activités de surveillance
génomique.
o Partage des données de séquençage conformément aux protocoles établis.
o Surveillance et évaluation des diagnostics, de la qualité des données et du rendement
du personnel, et inclusion des résultats de l’évaluation dans l’examen stratégique du
plan national de laboratoire ; diffusion des leçons apprises.
o Élaboration de mécanismes d’assurance qualité pour chaque méthode de dépistage,
y compris les points de service.
• Assistance technique pour aider les pays à préparer leurs demandes de financement, avec
une liste d’interventions proposées.
o Élaboration et mise en œuvre de directives et de procédures opérationnelles
normalisées du déroulement des opérations pour tenir compte du dépistage intégré
et de l’établissement des priorités (p. ex. COVID-19, diagnostic précoce du
nourrisson et charge virale pour le VIH, tuberculose, hépatite, VPH, infections
sexuellement transmissibles, dépistage sur des instruments moléculaires pour
plusieurs agents pathogènes).
o Formation, supervision et salaire du personnel à l’appui des points précédents, y
compris au niveau communautaire (p. ex. la passation de marchés avec des
organismes communautaires pour le dépistage rapide de plusieurs pathogènes).
Pour faciliter la préparation des demandes de financement, le Manuel du cadre modulaire couvre
les composantes de laboratoire dans les dispositifs de mise en œuvre des SRPS-PRP qui
comprennent :
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• L’intensification et la décentralisation des diagnostics au point de service pour le dépistage
d’agents pathogènes multiples au niveau de la communauté (p. ex. les tests de diagnostic
rapide d’une seule, de deux ou de plusieurs maladies, les instruments conçus pour plusieurs
agents pathogènes au point de service). Les activités connexes accompagnant l’achat de
tests de diagnostic au point de service doivent être envisagées, comme la formation, le
soutien à l’assurance qualité et l’assistance technique pour l’élaboration de stratégies de
dépistage communautaire et de maladies multiples.
Les activités décrites dans cette catégorie d’intervention peuvent être mises en correspondance
avec les interventions et les indicateurs de l’EEC suivants : D1.1 Système de traitement et de
transport des échantillons ; D1.2 Qualité du système de laboratoire ; D1.3 Modalités de dépistage
en laboratoire ; D1.4 Efficacité du réseau national de diagnostic ; P7.1 Système gouvernemental de
biosûreté et de biosécurité en place pour les installations humaines, animales et agricoles ; P7.2
Pratiques et formations liées à la biosûreté et la biosécurité dans tous les secteurs concernés (y
compris les secteurs humain, animal et agricole).
Le soutien du Fonds mondial joue un rôle de catalyseur pour renforcer le développement des
ressources humaines pour la santé (RHS) de manière durable et en se fondant sur des éléments
probants pour améliorer la qualité des soins, en travaillant avec les ministères concernés, les
partenaires techniques et les autres donateurs, comme cela est formalisé dans la stratégie mondiale
de l’OMS sur les ressources humaines pour la santé, le plan d’action S’engager dans la santé (2022-
2030) et le pacte mondial pour les personnels de santé et d’aide à la personne. Les investissements
du Fonds mondial dans les RHS soutiennent :
• l’optimisation des personnels de santé pour assurer un accès équitable à des services de
santé intégrés centrés sur la personne et déployés à plus grande échelle ;
• l’amélioration des résultats des RHS et de la qualité des soins au moyen d’interventions
innovantes fondées sur des éléments probants ;
• le renforcement des soins de santé primaires et de la prestation de services intégrée au
niveau communautaire, ainsi que de la préparation aux pandémies.
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Les investissements dans les RHS doivent tenir compte du contexte du pays, des évaluations
périodiques (analyses du marché du travail de la santé et de l’optimisation de la charge de travail
par exemple), de la base de données probantes, du dialogue au niveau du pays associant les parties
prenantes publiques chargées des RHS, et des autres partenaires de développement soutenant les
RHS pour assurer la complémentarité. Par rapport au cycle de financement précédent (CS6), les
candidats sont encouragés à soutenir trois changements clés reflétant les nouvelles démarches
essentielles pour investir dans les RHS (cf. Note d’information sur les SRPS, section 4.5 Ressources
humaines pour la santé et la qualité des soins).
Le module SRPS / PP : RHS et qualité des soins du Manuel du cadre modulaire (pages 28 à 36)
met l’accent sur l’intégration et la coordination du personnel des soins de santé primaires.
Les domaines d’intervention dans les ressources humaines pour la santé et la qualité des soins
comprennent :
• Planification, gestion et gouvernance des ressources humaines pour la santé, y compris des
ASC.
• Éducation et développement de nouveaux agents de santé (à l’exception des ASC).
• Rémunération et déploiement de personnel actuel ou nouveau (à l’exception des ASC).
• Formation continue (à l’exception des agentes et agents de santé communautaires).
• Supervision formative intégrée pour les agents de santé (à l’exception des ASC).
• Amélioration de la qualité et renforcement des capacités en matière de qualité des soins.
• Agentes et agents de santé communautaires : sélection, formation initiale et certification.
• Agentes et agents de santé communautaires : contractualisation, rémunération et rétention
en poste.
• Agentes et agents de santé communautaires : formation continue.
• Agentes et agents de santé communautaires : supervision formative intégrée.
Pour les ASC, veuillez également vous reporter au tableau 1 de la Note d’information sur les SRPS
pour un résumé des domaines d’intervention éligibles pour les ASC, à l’exclusion des produits (qui
ne sont pas éligibles au titre du C19RM). Consultez le Manuel du cadre modulaire pour une liste
détaillée des activités sous chaque domaine d’intervention ci-dessus.
• Politique ou planification stratégique des RHS, telles que l’élaboration et le suivi d’une
stratégie nationale en la matière.
• Cadre stratégique visant à établir la priorité des ressources et des investissements à l’échelle
nationale dans le renforcement d’effectifs, axé sur l’approche One Health.
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• Ripostes rapides en cas d’événements de santé publique, exercices ou analyses rapides de
planification des effectifs pour orienter l’optimisation et le redéploiement des compétences
de la main-d’œuvre.
• Formation initiale, y compris l’élaboration et la révision de programmes de formation.
• Programmes de formation en épidémiologie de terrain donnant lieu à un certificat, titre ou
diplôme – y compris un programme avancé de formation en épidémiologie de terrain à
l’intention de stagiaires de professionnels de la santé humaine et animale – notamment
l’élaboration d’un programme de formation et le renforcement des capacités des
établissements de formation dans le domaine de la santé.
• Élaboration de programmes de maintien en poste ou participation à ces programmes.
• Programmes de recrutement temporaire d’agents de santé dûment autorisés (p. ex. les RHS
à la retraite ou au chômage) afin de soutenir la capacité d’appoint en cas d’urgence sanitaire.
• Formation continue sur place axée sur les compétences et les aptitudes avec contenu
technique intégré, associée à un suivi à l’issue de la formation, au moyen d’une supervision
formative intégrée ou d’une amélioration collaborative et permanente de la qualité.
• Intégration de la préparation aux pandémies à la formation continue de perfectionnement
professionnel d’équipes pluridisciplinaires (p. ex. la surveillance de première ligne,
l’épidémiologie, la biostatistique, le laboratoire et la biosécurité, la médecine vétérinaire, la
communication).
• Approches collaboratives et novatrices d’amélioration continue de la qualité, y compris la
résolution de problèmes en groupe.
• Formation en leadership et en gestion à l’intention des responsables de la santé nationaux,
régionaux et de district, y compris la mise en place de mesures visant à promouvoir une
augmentation du leadership féminin et de l’équité de genre.
• Renforcement des capacités des établissements nationaux et infranationaux de formation
dans le domaine de la santé.
• Élaboration, révision ou mise à jour des contrats des ASC précisant les rôles et les
responsabilités, les conditions de travail, le régime de rémunération, l’avancement
professionnel et les droits des travailleurs.
• Formation sur la violence, la stigmatisation et la discrimination fondées sur le genre pour le
personnel de santé à tous les niveaux.
• Salaires, incitatifs, prestations et allocations auxquels sont éligibles les ASC.
• Application, utilisation et intégration de plateformes et d’outils de santé numériques, y
compris l’élaboration de solutions d’apprentissage mixte pour le perfectionnement
professionnel continu.
La viabilité financière à long terme des investissements doit être prise en compte au stade du
développement des activités. Les pays doivent s’assurer qu’ils disposent d’une assistance technique
appropriée pour la planification de la capacité de pointe et de la pérennité.
La capacité de pointe est destinée à compléter l’effectif existant. Elle ne doit pas miner la planification
à long terme et le renforcement des capacités du personnel de la santé. S’il est question
d’embaucher du personnel permanent, les coûts à moyen et à long terme et les répercussions de
l’embauche de fonctionnaires supplémentaires doivent être examinés et justifiés, y compris l’impact
sur les systèmes de santé résilients et la préparation aux futures épidémies.
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Un financement suffisant doit être alloué au transfert des connaissances du personnel temporaire
au personnel existant dans le cadre des activités du C19RM, notamment en matière
d’approvisionnement, d’installation et de fonctionnement des technologies médicales dans des
conditions normales.
Les activités décrites dans cette catégorie d’intervention peuvent être mises en correspondance
avec les interventions et les indicateurs de l’EEC suivants : D3.1 Stratégie multisectorielle pour le
personnel ; D3.2 Ressources humaines pour la mise en œuvre du Règlement sanitaire international ;
D.3.3 Formation du personnel ; D.3.4 Croissance des effectifs en cas de menace pour la santé
publique ; R1.4 Activation et coordination du personnel de santé en cas d’urgence de santé publique.
Des ripostes communautaires fortes, bien planifiées et dotées de ressources adéquates se sont
avérées essentielles pour répondre aux épidémies. Toutes les preuves mettent l’accent sur le rôle
considérable unique que jouent les communautés dans le renforcement de la confiance entre les
acteurs clés et dans l’élaboration de stratégies et de programmes de riposte culturellement et
socialement acceptables, dans la communication avec les populations les plus vulnérables et
marginalisées, dans la création de la demande, dans le suivi de l’accessibilité aux services et de
leur qualité, ainsi que dans la sensibilisation, la génération de la connaissance et la recherche.
Les épidémies de COVID-19 et d’autres maladies ont démontré l’importance des organisations
communautaires et dirigées par la communauté dans leur capacité à s’adapter rapidement aux
menaces émergentes et à agir pour soutenir la réactivité de l’ensemble du système aux besoins et
aux défis en constante évolution de la communauté en matière d’accès aux services essentiels.
Un soutien durable du Fonds mondial quant au renforcement des systèmes pour les organisations
communautaires et dirigées par la communauté sera essentiel dans la transition d’un contexte de
riposte d’urgence au COVID-19 vers un recentrage sur la préparation du système aux flambées et
urgences futures.
Vous trouverez ci-dessous les domaines d’intervention et des exemples d’activités axées sur le
maintien et le renforcement des capacités des organisations communautaires et dirigées par la
communauté à s’engager dans des processus de préparation aux pandémies et aux flambées, ainsi
que les systèmes sous-jacents indispensables à une riposte rapide et à une éventuelle adaptation.
Ici, les investissements doivent être conformes et complémentaires à ceux proposés dans le cadre
du CS7, le cas échéant. Les candidats peuvent s’appuyer sur la Note d’information technique sur le
renforcement des systèmes communautaires s’ils le souhaitent.
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de sûreté pour maintenir l’accès aux services des communautés marginalisées et/ou
criminalisées, la planification de la réponse à apporter face à la recrudescence des
violences fondées sur le genre et du non-respect des droits humains).
o Leadership, perfectionnement professionnel et ressources pour permettre une
représentation efficace de la communauté dans les processus et sur les plateformes de
décisions relatives aux interventions d’urgence.
o Coûts de gestion des programmes engagés par les organisations et les réseaux
communautaires pour soutenir ou renforcer leur capacité de prestation de services, de
mobilisation sociale, et de suivi et de plaidoyer communautaires, en conformité avec les
Directives pour l’établissement des budgets des subventions du Fonds mondial.
• Suivi dirigé par la communauté :
o Activités qui renforcent les capacités du système de suivi dirigé par la communauté à
s’adapter et à réagir aux flambées et à leurs impacts sur la disponibilité, l’accessibilité,
l’acceptabilité et la qualité des services, ainsi qu’à surveiller les impacts sur les droits
humains et liés au genre.
o Activités qui renforcent le suivi dirigé par la communauté de l’élaboration des politiques,
des budgets et des ressources ainsi que des décisions associées en matière de santé,
des décisions relatives à l’allocation de fonds pour la santé et des mécanismes de
plaintes et de réclamations.
o Assistance technique, formation et mentorat en suivi dirigé par la communauté : collecte,
rassemblement, nettoyage et analyse des données, utilisation des données
communautaires dans la prise de décisions programmatiques, élaboration de politiques
et plaidoyer en faveur de la responsabilité sociale.
• Plaidoyer et recherche dirigés par les communautés :
o Recherche qualitative, quantitative et opérationnelle dirigée par la communauté sur la
préparation et la résilience des systèmes de santé dans le contexte de flambées, y
compris la capacité du système à évaluer et à atténuer les implications potentielles en
matière de droits humains, d’équité en santé et de genre.
o Cartographie et analyse communautaires des obstacles juridiques, politiques et autres
qui entravent/limitent les ripostes communautaires et dirigées par la communauté face
aux flambées.
o Plaidoyer budgétaire pour la mobilisation des ressources nationales en faveur de la santé
et des systèmes communautaires dans la préparation et la riposte aux pandémies.
• Participation, liens et coordination au sein des communautés :
o Participation et représentation communautaires dans les processus politiques nationaux,
la prise de décision et les mécanismes de responsabilité, ainsi que dans l’élaboration des
stratégies et des plans locaux, régionaux et nationaux (dont EEC et plan d’action national
pour la sécurité sanitaire, revues intra-action [RIA] et après action [RAA] et exercices de
simulation [SimEx] ; plateformes, groupes de travail ou mécanismes à l’échelle du pays
ayant un rôle dans la préparation).
o Soutien et renforcement des initiatives et des approches de mobilisation communautaire
dans la mesure où elles sont agiles et adaptables dans le contexte de flambées
soudaines et d’urgences sanitaires.
o Création et/ou renforcement de plateformes permettant d’améliorer la coordination, la
planification conjointe et la mise en relation efficace entre les parties prenantes et les
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organisations communautaires et les systèmes de santé officiels dans la planification de
la préparation aux flambées.
o Soutien à l’établissement ou au renforcement de l’engagement communautaire dans les
mécanismes de coordination et les groupes de travail de communication sur les risques
et mobilisation communautaire (CRMC).
Les activités décrites dans cette catégorie d’intervention peuvent être mises en correspondance
avec les interventions et les indicateurs de l’EEC suivants : P.1.2 Équité et égalité des genres en
cas d’urgences sanitaires ; R5.1 Système de communication des risques et engagement
communautaire pour les urgences ; R5.2 Communication des risques ; R5.3 Engagement
communautaire.
La PCI est une stratégie clé dans la prévention des maladies respiratoires, dont la tuberculose et le
COVID-19. Les exigences minimales de l’OMS pour la PCI à l’échelle du pays et des structures
constituent le principal cadre d’orientation des activités de PCI.9 Ces orientations décrivent les
capacités minimales attendues pour la prestation sûre des services de soins de santé. Ces
composantes de base ont été intégrées dans des mesures acceptées telles que l’évaluation externe
conjointe (EEC)10 et l’outil d’auto-évaluation pour l’établissement de rapports annuels par les États
parties (SPAR)11.
Les investissements antérieurs du Fonds mondial dans la PCI dans le cadre du C19RM ont
principalement porté sur les produits, en particulier la fourniture d’équipements de protection
individuelle (EPI). La PCI ne se limite toutefois pas aux EPI. Selon la hiérarchie des contrôles, l’EPI
est la mesure la moins efficace en matière de PCI et de sécurité et constitue la dernière ligne de
défense contre les maladies infectieuses dans les soins de santé. Bien qu’au début de la riposte,
9
Minimum requirements for infection prevention and control programmes. OMS, 18 novembre 2019.
[Link]
10
Joint external evaluation tool: International Health Regulations (2005) - third edition. OMS, 23 juin 2022.
[Link]
11
IHR State Party Self-Assessment Annual Report (SPAR). OMS.[Link]
regulations-monitoring-evaluation-framework/states-parties-self-assessment-annual-reporting
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ce besoin ait été crucial et ait probablement sauvé des vies, compte tenu du virage opéré par le
C19RM vers la préparation et les systèmes de santé, il est important d’aller au-delà des EPI et de
renforcer les programmes de PCI, y compris ceux en dehors du secteur formel de la santé. Des
systèmes de santé solides reposent sur l’élimination, l’ingénierie et les contrôles administratifs pour
assurer la sécurité des agents de santé et des patients ; ces mesures nécessitent des programmes
de PCI pour une planification et une intégration appropriées dans le système de santé.
Il est essentiel d’impliquer les parties prenantes de la PCI dans le processus de planification et de
rédaction des candidatures. Les directeurs des programmes nationaux de PCI relèvent
généralement des ministères de la Santé dans le domaine des services cliniques, des programmes
d’épidémiologie ou de lutte contre les maladies ou des instituts nationaux de santé publique. Parmi
les autres intervenants clés, mentionnons les directeurs de laboratoires nationaux, les directeurs de
la surveillance, les chefs de programmes nationaux de lutte contre la tuberculose, les référents
locaux de la résistance aux antimicrobiens, ainsi que les directeurs de la santé communautaire et
carcérale.
• Soutien d’un programme national de PCI. Le coordonnateur de PCI doit disposer de pouvoirs
suffisants pour mobiliser le secteur de la santé, établir des politiques et coordonner les
activités. Il collabore, selon les besoins, avec les programmes et les ministères pertinents
pour la coordination, la planification et la mise en œuvre des meilleures pratiques de PCI.
• Élaboration ou révision et mise en œuvre d’une stratégie nationale de PCI comprenant des
directives, des normes, une formation/supervision formative, l’amélioration de la qualité et
d’autres politiques visant le COVID-19 et d’autres maladies émergentes.
• Soutien aux programmes infranationaux de PCI. Les coordonnateurs infranationaux
collaborent avec le coordonnateur national de PCI et participent à la mise en œuvre de la
stratégie nationale, notamment au chapitre de la surveillance et de la communication des
indicateurs clés de PCI.
• Élaboration d’un système national de suivi et d’évaluation de la PCI, y compris des
indicateurs clés. Idéalement, il s’agirait d’un système central de collecte et de communication
de données sur la situation de la PCI dans les structures de santé, les niveaux de stock d’EPI
ou les infections nosocomiales parmi les agents de santé et les patients. Les données
doivent servir à l’amélioration de la qualité.
• Pratique d’un exercice sur table visant la PCI dans les structures de santé, afin d’évaluer la
mise en œuvre des stratégies de prévention et d’atténuation de la transmission intra-
structure du SARS-CoV-2 ou d’autres maladies infectieuses émergentes.
• Dépistage et triage des patients, dans le but de détecter rapidement les personnes
présumées atteintes d’une maladie infectieuse, y compris le COVID-19 et la tuberculose ;
dépistage, identification et gestion des expositions ou des cas parmi les agents de santé ;
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formation de cohortes et isolement chez les patients hospitalisés et le personnel de soins de
santé ; gestion des visiteurs.
• Développement ou installation de zones d’isolement dans les structures de santé, y compris
l’isolement respiratoire pour la tuberculose ou d’autres agents pathogènes aéroportés et
l’isolement de contact pour les fièvres hémorragiques ou les bactéries hautement
résistantes.
• Mise en place de barrières physiques et régulation du flux de patients pour réduire
l’encombrement ; ventilation adéquate dans les aires de soins et d’attente.
• Accompagnement de la formation à la PCI, de la supervision formative et/ou de l’amélioration
de la qualité dans les secteurs informels, y compris les ASC.
• Soutien de la mise en œuvre de stratégies de surveillance des infections associées aux soins
de santé ou de la résistance aux antimicrobiens en lien avec les notifications de santé
publique, conformément aux efforts nationaux de surveillance.
• Pratiques adéquates de nettoyage de l’environnement et de gestion des déchets (formation,
aide-mémoire, conseils et protocoles, utilisation d’indicateurs de surveillance des pratiques).
• Infrastructures et fournitures suffisantes (eau, produits, etc.) pour l’hygiène des mains.
• Amélioration de la réponse de PCI à la détection des organismes multirésistants au niveau
des structures, y compris le dépistage de la colonisation, l’isolement, le nettoyage de
l’environnement et d’autres mesures de PCI conformes aux directives de l’OMS.
Les activités décrites dans cette catégorie d’intervention peuvent être mises en correspondance
avec les interventions et les indicateurs de l’EEC suivants : P3.2 Mécanismes de coordination
multisectorielle ; R4.1 Programmes de prévention et de contrôle des infections ; R4.3
Environnement sûr dans les structures de santé ; P4.4 Utilisation optimale des médicaments
antimicrobiens pour la santé humaine.
Lors de la transition de la gestion des cas spécifique au COVID-19 à des approches plus intégrées,
le personnel des structures de santé doit être formé aux définitions de cas de suspicion de COVID-
19 et d’autres maladies infectieuses à déclaration obligatoire, y compris les agents pathogènes
respiratoires tels que l’influenza. Les services ambulatoires et hospitaliers doivent refléter les
parcours de soins appropriés, en veillant à ce que les patients atteints ou à risque de maladie grave
soient traités et orientés immédiatement.
Un volume élevé de cas met sous pression le personnel, les structures et les fournitures. Une bonne
planification des périodes de pointe peut atténuer cette pression. Il pourrait être souhaitable
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d’employer un parcours d’orientation qui dirige les patients à risque modéré ou présentant des
symptômes légers d’un agent pathogène respiratoire vers des milieux de soins dans la communauté,
dans une structure communautaire ou à domicile. Pour ce faire, on peut recourir notamment à
l’oxymétrie pulsée au triage et à l’orientation entre le milieu communautaire et le milieu hospitalier.
Des approches de dépistage-traitement axées sur les groupes à haut risque présentant des formes
légères ou modérées de COVID-19 doivent être mises à l’essai et en œuvre, en favorisant le
dépistage précoce (y compris le recours à des tests rapides antigéniques dans les structures de
santé ou les communautés ou à domicile) et en établissant des relations solides avec les entités
prescriptrices afin de permettre un accès précoce aux antiviraux oraux pour le COVID-19
(nirmatrelvir-ritonavir et molnupiravir), avec gestion adéquate des contre-indications et des
interactions médicamenteuses.
En ce qui concerne les patients gravement malades, il importe que les hôpitaux disposent de la
capacité à fournir les soins d’urgence et intensifs de base (p. ex. le monitorage, l’oxygénothérapie
et l’assistance respiratoire avancée) et des traitements (p. ex. les corticoïdes et autres traitements
récents recommandés par l’OMS). Il en va de même pour tous les services des structures de santé,
les dispensaires, les services de consultations externes, les milieux préhospitaliers et les structures
communautaires ad hoc appelées à prendre en charge des patients atteints d’une forme grave de
COVID-19.
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• Le diagnostic. (Tests de dépistage rapide effectués au sein de la communauté ou à domicile,
stratégie globale, dont clinique et surveillance, ainsi que quantification et prévision connexes)
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• Pilotage et mise en œuvre des activités de dépistage-traitement, en coordination avec les
activités d’introduction de nouveaux produits et axées sur la préparation aux pics d’activité.
• Équipement médical pour le dépistage et le diagnostic intégrés et multimaladies dans les
services de soins respiratoires et de gestion de cas, tels que la radiographie numérique avec
ou sans assistance informatique. Selon les directives de l’OMS, l’utilisation optimale de cette
technologie doit tenir compte de la manière dont elle s’inscrira dans le cadre clinique où elle
sera déployée (p. ex. les systèmes de radiographie numérique portables ne doivent pas être
utilisés pour les patients dont le lieu de résidence, l’état clinique et/ou le statut d’isolement
permettraient le transport vers les services de radiologie hospitaliers).
Les activités décrites dans cette catégorie d’intervention peuvent être mises en correspondance
avec les interventions et les indicateurs de l’EEC suivants : R3.1 Gestion de cas ; R3.2 Utilisation
des services de santé ; R3.3 Continuité des services de santé essentiels ; R4.3 Environnement sûr
dans les structures de santé.
Veuillez consulter les documents suivants de l’OMS : Directives opérationnelles sur la riposte au
COVID-19 (en anglais) ; Traitement et COVID-19 : directives évolutives (en anglais) et Système de
radiographie numérique portable : spécifications techniques (en anglais).
Les chaînes d’approvisionnement nationales ont subi les effets perturbateurs du COVID-19. Les
pays doivent prendre des mesures d’atténuation proactives pour réduire le risque de perturbation
dans les domaines fonctionnels clés, notamment l’assurance qualité et la capacité de stockage et
de distribution. Il importera d’appuyer les processus de planification et les systèmes d’information
pour que les chaînes d’approvisionnement nationales puissent s’adapter rapidement aux
fluctuations de l’offre et de la demande. À ce titre, il faudra renforcer de bout en bout les systèmes
de gestion des produits de santé, notamment la sélection, l’approbation réglementaire, les achats,
la chaîne d’approvisionnement, l’installation, la formation, la maintenance, la surveillance après la
mise sur le marché et les coûts d’exploitation, conformément aux directives de l’OMS.
Les activités admissibles à un soutien dans cette catégorie d’intervention sont l’assurance qualité,
la chaîne d’approvisionnement, la maintenance et l’augmentation de la capacité, comme suit :
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sur le marché. Cela peut nécessiter un renforcement des systèmes d’information sur la
réglementation pour accroître l’efficacité du stockage et du partage des données critiques
sur la réglementation.
Plus d’informations sont disponibles dans ce document de 2020 de l’OMS : Recommandations pour
la surveillance après mise sur le marché des dispositifs médicaux (...).
12
Le Fonds mondial financera la garantie et la maintenance des équipements de santé au cours de la même période d’utilisation de la
somme allouée/de mise en œuvre, conformément aux directives pour l’établissement des budgets du Fonds mondial.
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ces équipements ne doivent pas être considérés comme une dépense ponctuelle mais
comme un investissement à long terme.
Le C19RM est l’occasion d’élargir les capacités de gestion des déchets pour résoudre les problèmes
mis en évidence par la pandémie ainsi que les pics d’activité futurs. Cependant, les programmes de
lutte contre les maladies sont fortement encouragés à considérer la gestion des déchets comme
faisant partie des subventions de base pour traiter les déchets générés par ces programmes et le
C19RM n’est pas destiné à traiter les problèmes de déchets courants des programmes de lutte
contre le VIH, la tuberculose ou le paludisme.
Les candidats à des subventions sont tenus de s’assurer que les parties prenantes techniques
pertinentes dans le pays (p. ex. les référents en matière de PCI et WASH [eau, assainissement et
hygiène], le ministère de l’Environnement) participent activement à la proposition, et que celle-ci
correspond à la stratégie nationale de gestion des déchets. Les propositions ponctuelles qui ne
tiennent pas compte de la pérennité et de l’intégration doivent être évitées.
Pour plus d’informations, les candidats à la subvention doivent également consulter la Note
d’information technique du Fonds mondial sur la prévention, la réduction et la gestion sûre des
déchets médicaux.
Exemples d’activités :
• Évaluation systématique des déchets et des besoins en matière de soins de santé, afin
d’éclairer l’élaboration d’une stratégie nationale ou infranationale de gestion des déchets.
• Élaboration de cadres politiques, d’orientations ou de plans opérationnels au niveau national,
infranational et des structures de santé pour la gestion des soins de santé et des déchets de
laboratoire et/ou du gaspillage de la chaîne d’approvisionnement.
• Soutien des programmes nationaux de gestion des déchets et engagement des principales
parties prenantes, y compris PCI, WASH, Environnement et communautés.
• Évaluation des risques et élaboration d’interventions durables, sûres et respectueuses de
l’environnement pour le traitement ou l’élimination de produits de santé spécifiques (p. ex.
les EPI, les diagnostics, le matériel de laboratoire, les vaccins) ainsi que des produits non
médicaux conformément au système national ou à la stratégie de gestion des déchets.
• Maintenance et entretien des technologies de traitement des déchets.
• Formation des ressources humaines à tous les paliers des secteurs public et privé afin
d’accroître la sensibilisation du personnel et d’améliorer ses compétences liées aux
pratiques de gestion des déchets, y compris la chaîne d’approvisionnement retour.
• Infrastructure et équipement nécessaires à la collecte, au transport, au traitement et à
l’élimination des déchets médicaux, conformément aux normes environnementales et de
santé au travail.
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• Évaluation de l’empreinte carbone de la chaîne d’approvisionnement de bout en bout, en
particulier les options de gestion et d’élimination des déchets et la promotion de systèmes et
de pratiques de gestion des déchets sans impact climatique. Ces activités peuvent passer
par un partenariat public-privé, une mobilisation des communautés et de la société civile ou
des méthodes innovantes.
Les activités décrites dans cette catégorie d’intervention peuvent être mises en correspondance
avec les interventions et les indicateurs de l’EEC suivants : R1.5 Logistique d’urgence et gestion de
la chaîne d’approvisionnement.
Cette section décrit les principaux rôles des partenaires dans le pays dans la préparation des
demandes de financement du C19RM et la mise en œuvre des subventions. Parmi ces rôles, citons
l’assistance technique pour aider les ICN à accélérer la préparation de demandes de financement
C19RM de haute qualité, stratégiques et efficaces, ainsi que la supervision, l’harmonisation et
l’assurance de la qualité de la mise en œuvre, au regard des directives pour l’établissement des
budgets du Fonds mondial. Les documents Note d’orientation pour les instances de coordination
nationale et sur l’atténuation des répercussions sur la lutte contre le VIH, la tuberculose et le
paludisme (en anglais) décrivent en détail la participation des partenaires du C19RM.
L’appropriation par le pays, l’inclusion et la responsabilité sont les principes fondamentaux de tous
les processus de subvention du Fonds mondial. Ces principes s’appliquent à la mobilisation des
partenaires et aux activités d’assistance technique, lesquelles sont généralement pilotées par les
pays et souvent coordonnées par les ICN. Pour la préparation des demandes de financement du
C19RM, les partenariats standard et traditionnels seront élargis et renforcés par la participation
directe des organismes nationaux de coordination de la riposte au COVID-19 et/ou les systèmes de
santé pertinents et/ou les organismes de gouvernance de la préparation aux pandémies. Il est
fortement recommandé aux candidats de se coordonner efficacement avec les organes
responsables de la riposte au COVID-19 et de la préparation aux pandémies durant tout le
processus de préparation de leur demande de financement. Idéalement, les candidats collaborent
directement avec les groupes de travail techniques nationaux pertinents ou avec les organismes
techniques connexes ayant des responsabilités spécifiques pour la surveillance épidémiologique, le
diagnostic en laboratoire, le personnel de santé, la PCI et la gestion de cas, oxygène compris.
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L’évaluation des besoins en assistance technique est également dirigée par les pays, souvent sous
l’égide de l’ICN. Cette activité comprend la recherche de consultants, le dialogue avec les
partenaires, l’élaboration des mandats, les demandes d’assistance technique et la coordination de
l’assistance technique. Notez la distinction entre le financement des besoins en assistance
technique pour la mise en œuvre et le financement du « coût de préparation de la demande de
financement » qui n’est pas couvert par les fonds de subvention. Les documents de la demande de
financement pour l’optimisation du portefeuille C19RM et les pièces à l’appui de la demande aident
à relever les domaines nécessitant une assistance technique spécialisée, comme l’oxygène médical.
Si les services d’un fournisseur d’assistance technique local n’ont pas été retenus par l’intermédiaire
des mécanismes nationaux de riposte au COVID-19 ou des partenaires techniques nationaux, une
communication opportune concernant les nouveaux besoins en assistance technique est
essentielle. Plus précisément, il s’agit de communiquer rapidement avec les partenaires dans le
pays et les équipes de pays du Fonds mondial. Les ICN doivent signaler sans tarder aux équipes
de pays du Fonds mondial les besoins non comblés en assistance technique, par exemple
l’impossibilité de retenir les services d’un fournisseur ou d’un consultant en assistance technique
possédant l’expertise, les compétences ou les ressources nécessaires. Les équipes de pays doivent
en avertir les équipes techniques C19RM du Fonds mondial, car ces dernières peuvent, si
nécessaire, mobiliser des partenaires ACT-A et des réseaux de partenaires, pour trouver des
solutions d’assistance technique.
Enfin, l’assistance technique peut provenir de sources externes, par exemple des institutions
mondiales et régionales, en soutien des principaux aspects du C19RM par l’intermédiaire
d’investissements limités en gestion centralisée (CMLI), ainsi que de ressources d’assistance
technique réservées adaptées. Il s’agit notamment :
• Projet BOXER : usines d’adsorption par inversion de pression (AIP) pour la production
d’oxygène en vrac.
• Projet STELLAR : optimisation du réseau et du diagnostic en laboratoire, dont séquençage
génomique.
• Projet TNT : dépistage-traitement du COVID-19.
• Surveillance et riposte de bout en bout : alerte précoce et surveillance.
• Projet BIRCH : programmes concernant les agentes et agents de santé communautaires.
• Assistance technique « à part » du gouvernement des États-Unis : Agence des États-
Unis pour le développement international et Centres pour le contrôle et la prévention des
maladies.
Après l’approbation des demandes de financement du C19RM, les ICN sont responsables de veiller
à ce que les ressources soient utilisées avec efficience et efficacité, comme elles le font pour les
autres investissements du Fonds mondial.
Les ICN doivent donc continuer de solliciter les mécanismes de la riposte nationale au COVID-19
et/ou les organes des systèmes de santé tels que les directions des laboratoires et de la surveillance
épidémiologique, les ressources communautaires sanitaires/humaines pour les unités de santé
et/ou les organes de coordination de la préparation aux épidémies et aux pandémies (instituts
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nationaux de santé publique par exemple) afin de déterminer si les activités mises en œuvre sont
en adéquation avec les besoins, les lacunes et les priorités.
Idéalement, cette synergie passe par une coordination permanente entre les organes des ICN et les
représentants des groupes techniques de la préparation et de la riposte, par exemple dans la
surveillance des maladies, les laboratoires et les diagnostics, la PCI et la gestion des cas,
notamment les sous-groupes concernant l’oxygénothérapie, ainsi que les programmes nationaux de
lutte contre les maladies et les partenaires participant aux programmes de lutte contre le VIH, la
tuberculose et le paludisme.
En mobilisant ainsi leurs partenaires techniques sur une base régulière, les ICN et les récipiendaires
principaux assureront une adéquation optimale entre les ressources du C19RM et les besoins de la
riposte. Ils optimiseront également le financement des donateurs nationaux et externes, en incluant
par exemple une planification opérationnelle, un établissement des priorités et une élaboration de la
proposition simultanés pour le Fonds de lutte contre les pandémies, le Programme d’action pour la
sécurité sanitaire mondiale ou des processus connexes.
Enfin, c’est grâce à cette mobilisation et à l’inclusion des groupes communautaires, de la société
civile et des acteurs non étatiques que les besoins émergents en matière d’assistance technique
seront relevés et traités de manière coordonnée. Il en ira de même pour le suivi et l’évaluation des
activités soutenues.
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Acronymes
ACT-A Dispositif pour accélérer l’accès aux outils de lutte contre le COVID-19
AIP Adsorption par inversion de pression
AQ Assurance qualité
ASI Alimentation sans interruption
BSCII Armoire de sécurité biologique classe II
RP Récipiendaire principal
RSI Règlement sanitaire international
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SARS-CoV-2 Coronavirus 2 du syndrome respiratoire aigu sévère
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Références
1. Guide sur la politique du Fonds mondial en matière de gestion des achats et des stocks de
produits de santé :
[Link]
s_fr.pdf
2. IFRC/UNICEF/WHO. Risk Communication and Community Engagement (RCCE) action plan
guidance: COVID-19 preparedness and response
3. IFRC/UNICEF/WHO. COVID-19 – novel (new) coronavirus. Key tips and discussion points
for community workers, volunteers and community
4. Comité permanent interorganisations. Interim Guidance on Public Health and Social
Measures for COVID-19 Preparedness and Response Operations in Low Capacity and
Humanitarian Settings
5. The Global Fund Quality Assurance Policies: [Link]
management/quality-assurance/
6. Assurance de la qualité de l’approvisionnement en produits de santé du Fonds mondial :
[Link]
7. Organisation mondiale de la Santé. COVID-19 Strategic Preparedness and Response Plan
Operational Planning Guideline
8. Organisation mondiale de la Santé. Maintenir les services de santé essentiels : orientations
de mise en œuvre dans le cadre de la COVID-19 : orientations provisoires
9. PEPFAR. PEPFAR Technical Guidance in Context of COVID-19 Pandemic
10. Organisation mondiale de la Santé. Guide pour la conduite d’une revue intra-action (RIA) de
la COVID-19
11. UNICEF. Minimum quality standards and indicators in community engagement
12. Organisation mondiale de la Santé. "Crafting the Mosaic" a framework for resilient
surveillance for respiratory virus and epidemic and pandemic potential
13. Organisation mondiale de la Santé. COVID-19 prise en charge clinique : orientations
évolutives, 25 janvier 2021
14. Organisation mondiale de la Santé. Coronavirus disease (COVID-19) training: Simulation
ExerciseOrganisation mondiale de la Santé. Critical preparedness, readiness and response
actions for COVID-19
15. Organisation mondiale de la Santé. Therapeutics and COVID-19: living guideline
16. Organisation mondiale de la Santé. Drugs to Prevent COVID-19
17. Organisation mondiale de la Santé. SARI toolkit
18. Organisation mondiale de la Santé. Port du masque dans le cadre de la COVID-19
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19. Organisation mondiale de la Santé. Spécifications techniques des équipements de protection
individuelle contre la maladie à coronavirus 2019 (COVID 19)
20. Organisation mondiale de la Santé. COVID-19 Essential Supplies Forecasting Tool
21. Organisation mondiale de la Santé. COVID-19 Supply Chain System
22. Organisation mondiale de la Santé. Emergency Global Supply Chain System (COVID-19)
Catalogue
23. Organisation mondiale de la Santé. Disease commodity package - Novel Coronavirus
(COVID-19)
24. Organisation mondiale de la Santé. Cours OpenWHO : COVID-19 : Comment enfiler et
retirer l’équipement de protection individuelle (EPI)
25. Organisation mondiale de la Santé. WHO PPE Donning and Doffing Infographic Tools
26. Organisation mondiale de la Santé. WHO Academy: Augmented reality personal protective
equipment training (AR PPE)
27. Organisation mondiale de la Santé. Oxygen sources and distribution for COVID-19 treatment
28. Organisation mondiale de la Santé. Pandemic Influenza Preparedness (PIP) Framework.
OMS.
29. Organisation mondiale de la Santé. Technical specifications for Pressure Swing Adsorption
(PSA) Oxygen Plants
30. Organisation mondiale de la Santé. Health product and policy standards
31. Organisation mondiale de la Santé. Canal de formation clinique OpenWHO
32. Organisation mondiale de la Santé. Soins à domicile pour les patients présumés infectés par
le nouveau coronavirus (nCoV) présentant des symptômes bénins et prise en charge des
contacts
33. Organisation mondiale de la Santé. Orientations sur l’élaboration d’un plan national de
déploiement et de vaccination applicable aux vaccins contre la COVID-19
34. Rowe SY, Peters DH, Holloway KA, Chalker J, Ross-Degnan D, Rowe AK (2019) A
systematic review of the effectiveness of strategies to improve health care provider
performance in low- and middle-income countries: Methods and descriptive results. PLoS
ONE 14(5): e0217617.
35. Organisation mondiale de la Santé. WHO guideline on health policy and system support to
optimize community health worker programmes
36. Organisation mondiale de la Santé. Laboratory testing strategy recommendations for COVID-
19: interim guidance
37. Organisation mondiale de la Santé. Antigen-detection in the diagnosis of SARS-CoV-2
infection using rapid immunoassays
38. Organisation mondiale de la Santé. Priority medical devices list for the COVID-19 response
and associated technical specifications
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39. Organisation mondiale de la Santé. Spécifications techniques des équipements de protection
individuelle contre la maladie à coronavirus 2019 (COVID 19)
Page 39 sur 39