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Première preuve synthétique du théorème des cercles inscrits égaux

L'auteur présente la première preuve synthétique du théorème des cercles inscrits égaux, reliant des contributions historiques d'Euclide à Jordan Tabov. Le document explore diverses situations remarquables et mentionne des travaux préparatoires réalisés au Japon au XVIIIe siècle. Toutes les figures sont en position générale et les théorèmes cités peuvent être démontrés synthétiquement.

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Première preuve synthétique du théorème des cercles inscrits égaux

L'auteur présente la première preuve synthétique du théorème des cercles inscrits égaux, reliant des contributions historiques d'Euclide à Jordan Tabov. Le document explore diverses situations remarquables et mentionne des travaux préparatoires réalisés au Japon au XVIIIe siècle. Toutes les figures sont en position générale et les théorèmes cités peuvent être démontrés synthétiquement.

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EQUAL INCIRCLES THEOREM

FIRST SYNTHETIC PROOF

OR

MORE ON INCIRCLES
A NEW ADVENTURE

Jean - Louis AYME 1

Résumé. L'auteur présente la première preuve synthétique du ''théorème des cercles inscrits égaux''
résultant d'une aventure allant d'Euclide à Jordan Tabov en passant par Henri Pitot, Jakob
Steiner et Hüseyin Demir. Au passage, de remarquables situations sont étudiées et des
archives illustrent qu'un travail préparatoire a été mené au Japon au XVIIIe siècle.
Les figures sont toutes en position générale et tous les théorèmes cités peuvent tous être
démontrés synthétiquement.

Abstract. The author presents the first synthetic proof of "Equal incircles theorem" resulting from an
adventure from Euclid to Jordan Tabov, passing through Henri Pitot, Jakob Steiner and
Hüseyin Demir. Remarkable situations are studied and archives illustrate that preparatory
work was conducted at the Japan in the 18th century.
The figures are all in general position and all cited theorems can all be demonstrated
synthetically.

1
Saint-Denis, Île de la Réunion (France), le 10/10/2011.

1
Sommaire
A. Euclide d'Alexandrie 3
1. La tangente au sommet
2. Deux tangentes égales
3. Quatre tangentes égales
B. L'ingénieur Henri Pitot 7
1. Le quadrilatère de Pitot
2. Le triangle de Pitot
3. Une courte biographie d'Henri Pitot
4. Un quadrilatère circonscriptible
5. Une tangente commune à trois cercles
C. Viktor Prasolov 18
D. Jakob Steiner 20
1. Quadrilatères de Pitot
2. Quadrilatères de Steiner
E. Hüseyin Demir 25
1. Le troisième cercle de Demir
2. Un exercice d'Olympiade
3. Le quatrième cercle de Demir
4. Une généralisation du quatrième cercle de Demir
5. Five-Circle Theorem
6. Une courte note sur Hüseyin Demir
F. Jordan B. Tabov 34
1. The Four-Circle Theorem
G. The equal incircles theorem 37
H. Annexe 40
1. La droite de d'Alembert
I. Archives 41

2
A. EUCLIDE D’ALEXANDRIE

1. La tangente au sommet

A Ta

B C

Traits : ABC un triangle,


0 le cercle circonscrit à ABC
et Ta la tangente à 0 en A.

Donné : ABC est A-isocèle si, et seulement si, Ta est parallèle à (BC).

2. Deux tangentes égales

VISION

Figure :

3
P

A B

Traits : 0 un cercle,
P un point extérieur à 0,
et A, B les points de contact des deux tangentes à 0 menées à partir de P.

Donné : PA = PB. 2

VISUALISATION

P Tp

A B

• Notons O le centre de 0,
1 le cercle de diamètre [PO] ; il passe par A, B, O ;
et Tp la tangente à 0 en P.

• Les cercles 0 et 1, les points de base A et B, les moniennes (AAP) et (BBP),


conduisent au théorème 5 de Reim ; il s’en suit que (AB) // Tp.

2
Conséquence de la proposition 36 du Livre III des Éléments d'Euclide.

4
• D'après A. 1. La tangente au sommet, le triangle PAB est P-isocèle.

• Conclusion : PA = PB.

3. Quatre tangentes égales

VISION

Figure :

B'
P'
T2
Q'
B T4 2

T3

A P T1 Q A'

Traits : 1, 2 deux cercles extérieurs l'un de l'autre,


T1, T2 les deux tangentes communes extérieures de 1 et 2,
A, A', B, B' les points de contact de T1, T2 avec 1 et 2 comme indiqués sur la figure,
T3, T4 les deux tangentes communes intérieures de 1 et 2,
P, P' les points d'intersection de T3 resp. avec T1, T2
et Q, Q' les points d'intersection de T4 resp. avec T1, T2.

Donné : AA' = BB' = PP' = QQ'. 3

VISUALISATION

3
Revue Arbelos (novembre 1984).

5
B'
P'
T2
Q'
B 2

O A P T1 Q A'

• Notons O le point d'intersection de (AA') et (BB').

• D'après A. 2. Deux tangentes égales, OA' = OB' et OA = OB.

• Conclusion partielle : par soustraction membre à membre, AA' = BB'.

B'
P'

Q'
T4 D'
B 2

C
D C'
1
T3

A P Q A'

• Notons C, C', D, D' les points de contact de T3, T4 avec 1, 2 comme indiqués sur la figure.

• Une chasse segmentaire


d'après A. 2. Deux tangentes égales, P'B = P'D et P'B' = P'D' ;
nous avons : BB' = P'B + P'B' ;
par substitution, BB' = P'D + P'D' ;
par décomposition, BB' = P'D' + DD' + P'D' = DD' + 2.P'D'.

d'après A. 2. Deux tangentes égales, PA' = PD' et PA = PD ;


nous avons : AA' = AP + PA' ;
par substitution, AA' = PD + PD' ;
par décomposition, AA' = PD + PD + DD' = [Link] + DD'.

Nous avons : AA' = BB' ;


par équivalence, [Link] + DD' = DD' + 2.P'D' ;
d'où, PD = P'D'.

• Conclusion partielle : PP' = PD + DD' + D'P' = AA' = BB'.

6
• Mutatis mutandis, nous montrerions que QQ' = AA' = BB'.

• Conclusion : AA' = BB' = PP' = QQ'.

B. L'INGÉNIEUR HENRI PITOT

1. Le quadrilatère de Pitot

VISION

Figure :

A B

Traits : ABCD un quadrilatère convexe


et 1 un cercle,

Donné : 1 est inscrit dans ABCD si, et seulement si, AB + CD = BC + DA.

VISUALISATION NÉCESSAIRE 4

4
Pitot H., (1725)

7
D
R
C
S
Q

A P B

• Notons P, Q, R S les points de contact de 1 resp. avec [AB], [BC], [CD], [DA].

• D'après A. 2. Deux tangentes égales, (1) AP = SA


(2) PB = BQ
(3) CR = QC
(4) RD = DS.

• En additionnant ces égalités, membre à membre, (AP + PB) + (CR + RD) = (BQ + QC) + (DS + SA)

• Conclusion : AB + CD = BC + DA.

Scolies : (1) ABCD est ''circonscriptible''.

(2) Tout quadrilatère circonscriptible est dit ''de Pitot''.

Énoncé traditionnel :

pour tout quadrilatère de Pitot,


la somme de deux côtés opposés est égale à la somme des deux autres.

Note historique : de tels quadrilatères ont été envisagés dès le XIIIème siècle par Jordanus de Nemore,
un contemporain de Léonard de Pise et un résultat significatif a été trouvé en 1725 par
l'ingénieur Henri Pitot que Jacob Steiner a complété en 1846.
Rappelons que dans le film de Louis Malle, Au revoir les enfants (1987), Jean est au
tableau noir sur lequel a été tracé un quadrilatère de Pitot...

VISUALISATION SUFFISANTE 5

• Raisonnons par disjonction des cas.

• Premier cas : AB < AD

5
Pitot H. (1725).

8
D
E F

I
C

A B

• L'égalité AB + CD = BC + DA est équivalente à AD – AB = CD – CB.

• Plaçons sur (1) [AD] le point E tel que AE = AD – AB


(2) [CD] le point F tel que CF = CD – CB.

• Les triangles ABE, CFB et DEF sont isocèles resp. en A, C et D ;


les bissectrices intérieures de ces triangles resp. en A, C et D sont resp. les médiatrices de [BE], [BF] et [EF]
i.e. les médiatrices du triangle BFE ;
ces médiatrices concourent au centre du cercle circonscrit de BFE.

• Notons I ce point de concours.

• I étant sur les bissectrices intérieures évoquées précédemment, est équidistant des côtés de ABCD.

• Conclusion partielle : 1 est inscrit dans ABCD.

• Second cas : AB ≥ AD.


• Mutatis mutandis, nous montrerions que 1 est inscrit dans ABCD.

• Conclusion : 1 est inscrit dans ABCD.

Énoncé traditionnel :

pour tout quadrilatère convexe,


si,la somme de deux côtés opposés est égale à la somme des deux autres
alors,ce quadrilatère est de Pitot.

Note historique : cette réciproque du théorème d'Henri Pitot a été proposée6 en 1814 comme Question,
et résolue directement l'année suivante par J. B. Durrande7 professeur à Cahors (Lot,
Manœuvre).
La visualisation suffisante présentée est due à R. Fricke8, mathématicien allemand de
Brême et L. Gérard qui la proposa en 1904 dans la revue belge Mathesis.

6
Questions proposées, Annales de Gergonne 5 (1814-1815) 384.
7
Durrande J. B. (1797-1825), Annales de Gergonne 6 (1815-1816) 49-50.
8
Fricke R., Gérard L., Mathesis (1904) 13, 2° et 67 n° 10.

9
10
2. Le triangle de Pitot

VISION

Figure :

B P C

11
Traits : ABC un triangle,
P un point de [BC]
et 1 un cercle tangent resp. à [AB], [AC] et passant par P.

Donné : 1 est tangent à [BC] en P si, et seulement si, AB + PC = AC + PB.

VISUALISATION NÉCESSAIRE

1
Q

B P C

• Notons Q, R les points de contact de 1 resp. avec [AC], [AB].

• D'après A. 2. Deux tangentes égales, (1) AR = AQ


(2) RB = PB
(3) PC = QC.

• En additionnant ces égalités, membre à membre, (AR + RB) + PC = (AQ + QC) + PB

• Conclusion : AB + PC = AC + PB.

Scolies : (1) autre formulation : BC = BR + CQ.

(2) Une formule remarquable

• Notons a, b, c BC, CA, AB


et 2p le périmètre de ABC.

• D'après A. 2. Deux tangentes égales, 2p = [Link] + 2b


[Link] = 2p – 2b i.e. a – b + c ou encore BC – AC + AB.

• Conclusion : [Link] = a – b + c ou encore BC – AC + AB.

VISUALISATION SUFFISANTE

12
A

B P C

• Raisonnons par l'absurde


en affirmant que 1 n’est pas tangent à [BC] en P i.e. coupe [BC] en deux points distincts.

• Supposons que AB < AC

• Recherche de P sur [BC]


par hypothèse, AB + PC = AC + PB ;
par transposition, PC – PB = AC – AB ;
par décomposition, PC + PB = BC ;

par combinaison, [Link] = BC – AC + AB (= a – b + c).

d'après B. 2. Scolie 2, P est l’unique point de [BC] vérifiant AB + PC = AC + PB,


ce qui est contradictoire.

• Conclusion : 1 est tangent à [BC] en P.

Scolie : le lecteur pourra envisager le cas ou le cercle 1 est extérieur à ABC en modifiant l’équivalence.

Note historique :

George Szekeres9 dans un article traitant de l'espace de Minkowski donne la preuve de Basil Rennie concernant le
théorème d'Urquhart. Cette preuve est basée sur le lemme suivant :

Given a circle and two points A and C outside the circle,


the line AC will be tangent
if the distance AC equals the difference between (or the sum of)
the length of a tangent from A and the length of a tangent from C.

3. Une courte biographie d'Henri Pitot

9
Szekeres G., Kinematic geometry. M. L. Urqhart in memoriam, J. Ausral. Math. Soc. 8 (1968) 134-160.

13
Henri Pitot est né à Aramon (Gard, Manœuvre) le 29 mai 1695.
Sa formation en mathématique et en astronomie, lui permet en 1723 de devenir l'assistant du physicien Réaumur.
L'année suivante, il est adjoint mécanicien à l'Académie des Sciences, puis associé mécanicien en 1727 et, en fin,
pensionnaire géomètre en 1733. Ingénieur en chef des États du Languedoc en 1740, il participe à l'élargissement du
Pont du Gard, à la conception de l'aqueduc Saint Clément à Montpellier en 1772, à la construction du Canal du Midi
qui s'appelait à l'époque Canal du Languedoc dont il en devient le surintendant.
En 1740, il devient membre de la Royal Society.
En 1748, il acquiert la seigneurie de Launay et devient membre, l'année suivante, de la Confrérie des Pénitents blancs
de Montpellier.
Publiant plusieurs mémoires concernant la Géométrie, Henri Pitot est aussi un inventeur qui a mis au point le ''tube
de Pitot'' pour mesurer la vitesse des cours d'eau.
Il décède à Aramon le 27 décembre 1771.
Aujourd’hui, le collège d'Aramon porte son nom.

4. Un quadrilatère circonscriptible

VISION

Figure :

M N
T

3
2 1

A E B

14
Traits : ABCD un quadrilatère circonscriptible,
1 le cercle inscrit dans ABCD,
E un point de ]AB[,
2, 3 les cercles inscrits des triangles ADE, CEB,
T la seconde tangente commune extérieure de 2 et 3,
et M, N les points d'intersection de T resp. avec (DE), (CE).

Donné : le quadrilatère CDMN est circonscriptible.

VISUALISATION

• Raisonnons par contre variance i.e. en partant de la conclusion, puis en régressant par équivalence.

D
L
S
R

M N
T
K W
V
U 3
2 1

A P E Q B

• Notons K, L les points d'intersection de T resp. avec (AD), (BC).


P, Q les points de contact de 2, 3 avec (BC),
T, S les points de contact de 2, 3 avec (KL),
U le point de contact de 2 avec (AD),
R le point de contact de 3 avec (BC),
V le point de contact de 2 avec (DE)
et W le point de contact de 3 avec (CE).

• D'après B. 1. Le quadrilatère de Pitot


appliqué au quadrilatère circonscriptible CDMN, CD + MN = CN + DM ;

par addition de (MT + NS), CD + MN + MT + NS = CN + DM + MT + NS ;

d'après A. 2. Tangentes égales, MT = MV et NS = NW ;

d'où : CD + TS = CN + DM + MV + NW ;

par addition, CD + TS = CW + DV ;

d'après A. 3. Quatre tangentes égales, TS = PQ et DV = DU ;

par substitution, CD + PQ = CW + DU ;

15
d'après A. 2. Tangentes égales, CW = CR ;

par substitution, CD + PQ = CR + DU ;

d'après A. 2. Tangentes égales, AP = AU et BQ = BR ;

par addition membre à membre, CD + PQ + AP + BQ = CR + DU + AU + BR ;

d'où : CD + AB = BC + AD

cette égalité étant vraie du fait que ABCD est circonscriptible.

• Conclusion : le quadrilatère CDMN est circonscriptible.

5. Une tangente commune à trois cercles

VISION

Figure :

1
4

2 3

A E B

Traits : ABC un triangle,


1 le cercle inscrit de ABC,
D le point de contact de 1 avec (AC),
E un point de ]AB[
et 2, 3, 4 les cercles inscrits des triangles ADE, DEC, BCE.

Donné : 2, 3, 4 ont une tangente commune. 10

10
Russie (1989) ;
van Lamoen F., incircles problem, Messages Hyacinthos # 2652, 2654, 2663 du 24/03/2001 ;
[Link]

16
VISUALISATION

• Commentaire : ce problème apparaît comme un cas dégénéré du problème précédent.

D
L

M N
K

3
2 1

A E B

• Partons de B. 1. Un quadrilatère de Pitot.

1
4

D T
N
M

2 3

A E B

• Lorsque D se déplace pour se positionner sur la droite (AC), D devient le point de contact de 1 avec (AC).

• Notons T la seconde tangente commune extérieure de 2 et 3,


et M, N les points d'intersection de T resp. avec (DE), (CE).

• En se référant à B. 4. Un quadrilatère circonscriptible,


nous montrerions que le quadrilatère CDMN est circonscriptible.

• Conclusion : 2, 3, 4 ont une tangente commune.

17
C. VIKTOR PRASOLOV

VISION

Figure :

C
T
U
D

S
L K

V
W I
J R

A P Q B

Traits : ABCD un quadrilatère non convexe et non croisé,


P, Q deux point de [AB],
R, S deux point de [BC],
T, U deux point de [CD],
V, W deux point de [DA]
et I, J, K , L les points d'intersection comme indiqués sur la figure.

Donné : si, les quadrilatères APIW, BRJQ, CTKS, DULV, IJKL sont circonscriptibles
alors, ABCD est circonscriptible.11

VISUALISATION

11
Prasolov V., Problems in plane and solid Geometry, translated and edited by Dimitry Leites, problem 3.8 p. 59, solution p. 67 ;
[Link]

18
C
T
U
D

S
L K

V
W I
J R

A P Q B

• Raisonnons par contre variance et équivalence logique

* D'après B. 1. Le quadrilatère de Pitot,

ABCD est circonscriptible  AB + CD = BC + DA.

C
T
U
D

S
L K

V
W I
J R

A P Q B

* D'après A. 2. Deux tangentes égales,

la somme des segments bleus est égal à la somme des segments rouges.

19
C
T
U
D

S
L K

V
W I
J R

A P Q B

* D'après A. 3. Quatre tangentes égales,

la somme des nouveaux segments bleus est égal à la somme des nouveaux segments rouges.

* D'après A. 2. Deux tangentes égales,

la somme des petits segments bleus est égal à la somme des petits segments rouges
car le quadrilatère IJKL est circonscriptible.

Commentaire : l'auteur ayant eu tardivement connaissance de cette généralisation n'a pu la prendre en


considération dans cet article ce qui aurait pu l'alléger…

12
D. JAKOB STEINER

1. Quadrilatères de Pitot

VISION ''NON CROISÉE''

Figure :

12
Steiner J., über das dem Kreise umgeschriebene Viereck , Journal de Crelle 32 (1846) 305-310.

20
F

A E

Traits : AECF un quadrilatère non convexe et non croisé,


et 1 un cercle.

Donné : 1 est inscrit dans AECF si, et seulement si, AE + CF = EC + FA.

VISUALISATION NÉCESSAIRE

R
C
S
Q
1

A P E

• Notons P, Q, R S les points de contact de 1 resp. avec [AE], (CF), (CE), [AF].

• D'après A. 1. Deux tangentes égales, (1) AP = SA


(2) EP = ER
(3) FQ = FS
(4) CQ = CR.

• Calculons (1) + (2) + (3) – (4), (AP + EP) + (FQ – CQ) = (SA + FS) + (ER – CR).

• Conclusion : AE + CF = EC + FA.

21
Scolies : (1) AECF est ''circonscriptible''.

(2) Tout quadrilatère circonscriptible non croisé est dit ''de Pitot''.

(3) Nous retrouvons la condition nécessaire de B. 1. Le quadrilatère de Pitot.

Énoncé traditionnel :

pour tout quadrilatère,


si, ce quadrilatère est de Pitot
alors, la somme de deux côtés opposés est égale à la somme des deux autres.

Archive :

VISUALISATION SUFFISANTE

• La visualisation est la même qu'en B. 2. Le quadrilatère de Pitot.

Scolie : nous retrouvons la condition suffisante de B. 1. Le quadrilatère de Pitot.

Énoncé traditionnel :
pour tout quadrilatère,
si, la somme de deux côtés opposés est égale à la somme des deux autres
alors, ce quadrilatère est de Pitot.

2. Quadrilatères de Steiner

VISION ''CROISÉE''

22
Figure :

B E

Traits : BEDF un quadrilatère non convexe et croisé tel que BF < DE,
A, C les points d'intersection resp. de (BE) et (DF), de (BF) et (ED),
et 1 un cercle.

Donné : 1 est inscrit dans BEDF si, et seulement si, BE – DF = ED – FB.

VISUALISATION NÉCESSAIRE

D
R

S
Q

P B E

• Notons P, Q, R S les points de contact de 1 resp. avec (BE), (BF), (DE), (DF).

• D'après A. 1. Deux tangentes égales, (1) EP = ER


(2) BP = BQ
(3) FS = FQ
(4) DS = DR.

23
• Calculons (1) – (2) – (3) + (4), (EP – BP) – (FS – DS) = (ER + DR) – (BQ + FQ).

• Conclusion : BE - DF = ED – FB.

Scolies : (1) BEDF est ''circonscriptible''.

(2) Tout quadrilatère circonscriptible et croisé est dit ''de Steiner''.

Énoncé traditionnel :

pour tout quadrilatère croisé,


si, ce quadrilatère est de Steiner
alors, la différence de deux côtés opposés est égale à la différence des deux autres.

Archive :

13

13
Baltzer R., Nouvelles Annales 1re série 8 (1849) 367 ; [Link]

24
VISUALISATION SUFFISANTE

• La visualisation est la même qu'en B. 2. Le quadrilatère de Pitot.

Énoncé traditionnel :

pour tout quadrilatère croisé,


si, la différence de deux côtés opposés est égale à la différence des deux autres
alors, ce quadrilatère est de Steiner.

E. HUSEYIN DEMIR

1. Le troisième cercle de Demir

VISION

Figure :

D
Q
C

M
L
P

A K B E

Traits : ABCD un quadrilatère convexe,


E, F les points d'intersection de (AB) et (CD), de (BC) et (AD),
De, Df deux droites passant resp. par E, F,
P, M les points d'intersection de De resp. avec (BC), (AD),
K, Q les points d'intersection de Df resp. avec (AB), (CD)
et L le point d'intersection de De et Df.

25
Donné : si, AKLM est circonscriptible
LPCQ est circonscriptible alors, ABCD est circonscriptible. 14

VISUALISATION

D
Q
C

M
L
P

A K B E

• D'après D. 1. Quadrilatères non convexes de Steiner


appliqué
(1) au quadrilatère circonscriptible AELF AE + LF = EL + FA
(2) au quadrilatère circonscriptible LECF LE + CF = EC + FL.

• Par addition de (1) et (2), AE + CF = FA + EC.

• D'après D. 1. Quadrilatères non convexes de Steiner, le quadrilatère AECF est circonscriptible.

• Conclusion : le quadrilatère ABCD est circonscriptible.

Scolies : (1) mutatis mutandis, nous montrerions que

si, KBPL est circonscriptible


MLQD est circonscriptible alors, ABCD est circonscriptible.

(2) Mutatis mutandis, nous montrerions que

si, AKLM est circonscriptible


ABCD est circonscriptible alors, LPCQ est circonscriptible.

Énoncés traditionnels : si, deux des trois quadrilatères AKLM, LPCQ et ABCD
sont circonscriptibles

14
Demir H., More on incircles, Mathematics Magazine 62 (1989) 107-114.

26
alors, le troisième l’est aussi ;

si, deux des trois quadrilatères KBPL, MLQD et ABCD


sont circonscriptibles
alors, le troisième l’est aussi.

2. Un exercice d'Olympiade

VISION

Figure :

T3

3
T1 X
Y

1
2
B K C

Traits : ABC un triangle,


1 le cercle inscrit de ABC,
K un point de [BC],
2 le cercle inscrit de ABK,
T1 la tangente à 1 parallèle à (BC)
X, Y les points d'intersection de T1 resp. avec (AC), (AK),
3 le cercle inscrit du triangle AXY
et T3 la tangente à 3 parallèle à (BC).

Donné : T3 est tangente à 1. 15

VISUALISATION

15
A problem on Geometry (Olympiad), Messages Hyacinthos # 16262, 16269, 16273 du /04/2008 ;
[Link]

27
A

D
Q
C

M T'3
L
3 P
T'1

2 1
B K C E

• Raisonnons par l'absurde en affirmant que T3 n’est pas tangente à 1.

• Notons T’3 la seconde tangente commune extérieure à 1 et 3, distincte de (AC),


E le point d'intersection de T’3 et (BC),
T’1 la seconde tangente à 3 passant par E, distincte de T’3,
et L, M les points d'intersection de T’1 resp. avec (AK), (AB).

• Scolie : T’1 est distincte de T1.

• D'après E. 1. Le troisième cercle de Demir, le quadrilatère BKLM est circonscriptible ;


en conséquence, 2 étant tangent à trois côtés, est tangent à (LM).

• 2 et 3 ayant trois tangentes communes intérieures, notre hypothèse est fausse.

• Conclusion : T3 est tangente à 1.

Note historique : Nikolas Dergiades16 a proposé en 2008 une solution métrique de ce problème
et ajoute

It would be nice to have a synthetic proof.

3. Le quatrième cercle de Demir

VISION

Figure :

16
Dergiades N., Alteration to the message 16262, Messages Hyacinthos # 16273 du 11/04/2008 ;
[Link]

28
F

D
Q

C
M

L
P

A K B E

Traits : ABCD un quadrilatère convexe,


E, F les points d'intersection resp. de (AB) et (CD), de (BC) et (AD),
De, Df deux droites passant resp. par E, F,
P, M les points d'intersection de De resp. avec (BC), (AD),
K, Q les points d'intersection de Df resp. avec (AB), (CD)
et L le point d'intersection de De et Df.

Donné : si, AKLM, KBPL et PCQL sont circonscriptibles


alors, QDML est circonscriptible. 17

VISUALISATION

D
Q
C

M
L
P

A K B E

17
Demir H., More on incircles, Mathematics Magazine 62 (1989) 107-114.

29
• D'après E. 1. Le troisième cercle de Demir
appliqué aux quadrilatères circonscriptibles AKLM et PCQL, le quadrilatère ABCD est circonscriptible.

D
Q

C
M
L

A K B E

• Conclusion : d'après D. 1. Le troisième cercle de Demir


appliqué aux quadrilatères circonscriptibles ABCD et KBPL,
le quadrilatère QDML est circonscriptible.

Énoncé traditionnel : si, trois des quatre quadrilatères AKLM, KBPL, PCQL et QDML
sont circonscriptibles
alors, le quatrième l'est aussi.

4. Une généralisation du quatrième cercle de Demir

VISION

Figure :

30
A1

D1

B1
A4
A2 C1
B4 D4
D2 A3
B2 C4
C2 D3
B3
C3

E F

Traits : A1EF un triangle,


B1, A2, B2 trois points sur [A1E] comme indiqué sur la figure,
D1, A4, B4 trois points sur [A1F] comme indiqué sur la figure,
C1, D2, C2 les points d'intersection de (ED1) resp. avec (FB1), (FA2), (FB2),
B4, A3, B3 les points d'intersection de (EA4) resp. avec (FB1), (FA2), (FB2)
et C4, D3, C3 les points d'intersection de (ED4) resp. avec (FB1), (FA2), (FB2).

Donné : si, les quadrilatères A1B1C1D1, A2B2C2D2, A3B3C3D3 sont circonscriptibles


alors, le quadrilatère A4B4C4D4 est circonscriptible.

VISUALISATION

31
A1

D1

B1
A4
A2 C1
B4 D4
D2 A3
B2 C4
C2 D3
B3
C3

E G F

• Scolies : E est le centre externe d'homothétie des cercles bleu et rouge


F est le centre externe d'homothétie des cercles rouge et vert.

• Notons G le centre externe d'homothétie des cercles bleu et vert.

• D'après ''La droite de d’Alembert'' (Cf. Annexe 1)


appliqué aux cercles bleu, rouge et vert, E, F et G sont alignés.

A1

D1
B1, B'1
A4
A2 C1, C'1
B4, B'4 D4
D2 A3 4
B2 C4, C'4
C2 D3 D
B3
C3

E G F, F'

32
• Raisonnons par l'absurde en affirmant que le quadrilatère A4B4C4D4 n'est pas circonscriptible.

• Notons 4 le cercle mauve inscrit du triangle ED4A4,


D la seconde tangente commune extérieure aux cercles bleu et mauve,
B'1 le point d'intersection de D et [A1E],
F' le point d'intersection de D et (A1D1).
et C'1, B'4, C'4 les points d'intersection de (F'B'1) resp. avec (ED1), (EA4), (ED4).

• Scolie : le quadrilatère A4B'4C'4D4 est circonscriptible.

• D'après ''La droite de d’Alembert'' (Cf. Annexe 1)


appliqué aux cercles bleu, vert et mauve, E, F' et G sont alignés ;
en conséquence, F et F' sont confondus ;
il s'en suit que B'1 et B1 sont confondus
en conséquence, le quadrilatère A4B4C4D4 est circonscriptible ce qui est contradictoire.

• Conclusion : le quadrilatère A4B4C4D4 est circonscriptible.

Énoncé traditionnel : si, trois des quatre quadrilatères A1B1C1D1, A2B2C2D2, A3B3C3D3,
A4B4C4D4 sont circonscriptibles
alors, le quatrième l'est aussi.

5. Five-Circle theorem

VISION

Figure :

4 5

1 2 3

B P Q C

Traits : ABC un triangle,


P, Q deux points de [BC],
1, 2, 3 les cercles inscrits resp. des triangles ABP, APQ, AQC
et 4, 5 les cercles inscrits resp. des triangles ABQ, APC.

33
Donné : 1, 2 et 3 sont égaux si, et seulement si, 4 et 5 sont égaux. 18

Note historique : ce résultat présenté dans son premier article de 1986, Huseyin Demir résoud
métriquement ce résultat et demande une approche synthétique.
Dans le second article écrit avec Cem Tezer en 1989, Huseyin Demir présente la
démonstration synthétique qui est exposée en E. 1. The Four-Circle Theorem montrant au
passage que l'hypothèse [2 est égal à 1] est redondante.

6. Une courte note sur Huseyin Demir

19

Une présentation de Hüseyin Demir a été faite en 1995 suite à son décès dans Mathematics World en langue
turque par le géomètre Cem Tezer du Middle East Technical University d’Ankara où travaillait durant une longue
période H. Demir. Cet article relate la vie, la personnalité, les relations, les points de vue et la liste des publications
de Hüseyin Demir.

F. JORDAN B. TABOV

1. The Four-Circle Theorem

VISION

Figure :

18
Demir H., Incircles within, Mathematics Magazine 59 (1986) 77-83 ;
Demir H., Tezer C., More on incircles, Mathematics Magazine 62 (1989) 107-114.
19
Cette photo de H. Demir a fait l'objet de la page couverture de Mathematics World en 1995.

34
A

3 4

1 2

B P Q C

Traits : ABC un triangle,


P, Q deux points de [BC],
1, 2 les cercles inscrits resp. des triangles ABP, AQC
et 3, 4 les cercles inscrits resp. des triangles ABQ, APC.

Donné : 1 et 2 sont égaux si, et seulement si 3 et 4 sont égaux. 20

VISUALISATION NÉCESSAIRE

• Raisonnons par contraposition : si, 3 et 4 sont inégaux alors, 1 et 2 sont inégaux.

B"
P"
3 Q"
B' C"
P'
1 Q'
C' Dt

D't
4 2
B P Q C T

20
Tabov Jordan B., Anote on the Five-Circle Theorem, Mathematics Magazine 63 (April 1990) 92-94 ;
http ://[Link]/images/cms_upload/[Link]

35
• Notons T le centre externe d'homothétie de 3 et 4,
Dt la seconde tangente commune extérieure de 3 et 4,
B'', C'' les points d'intersection de Dt resp. avec (AB), (AC),
P'', Q'' les points d'intersection de Dt resp. avec (AP), (AQ),
D't la seconde tangente à 1 issue de T,
B', C' les points d'intersection de D't resp. avec (AB), (AC)
et P', Q' les points d'intersection de D't resp. avec (AP), (AQ).

• D'après E. 1. Le troisième cercle de Demir,


les quadrilatères BQQ''B'' et BPP'B' étant circonscriptible,
le quadrilatère P'Q'Q''P'' est circonscriptible.

• D'après E. 1. Le troisième cercle de Demir,


les quadrilatères P'Q'Q''P'' et PCC''P'' étant circonscriptible,
le quadrilatère QCC'Q' est circonscriptible.

• Conclusion : 1 et 2 admettant T pour centre d’homothétie, sont inégaux.

Scolie :

B"
P"
3 Q"
B' C"
P'
1 Q'
C'

4 2
B P Q C T

• Conclusion : les droites des centres de 1 et 2, de 3 et 4 passent par T.

VISUALISATION SUFFISANTE

• Raisonnons par contraposition : si, 1 et 2 sont inégaux alors, 3 et 4 sont inégaux.

• Conclusion : mutatis mutandis, nous montrerions que 3 et 4 sont inégaux.

36
Commentaire : ''The Four-Circle Theorem'' est une généralisation du ''Five-Circle Theorem''.
Cette généralisation sera le ''moteur'' de l'hypothèse d'hérédité de la récurrence que nous
envisageons en F. The equal incircles theorem.
Une preuve peut être envisagée à partir de D. 2. Un exercice d'Olympiade.

Note historique : ce résultat est démontré métriquement en 1990 par Jordan B. Tabov, professeur à l'Institut
mathématiques de Sofia (Bulgarie).

G. EQUAL INCIRCLES THEOREM

VISION

Figure :

21 22

11 12 13

M1 M2 M3 M4

Simulation avec n = 4

Traits : A un point,
n un naturel supérieur ou égal à 4,
M1,…, Mn une suite de points alignés,
k un naturel de [1, n-2], c’est un niveau
i un naturel de [1, n-k],
le triangle MiAMi+k
et ki le cercle inscrit de tel que les 1i soient égaux.

Donné : n ≥ 4, k = 1, 2,.., n-2, i = 1,.., n-k, les ki sont égaux. 21

21
Wells D., Curious and Interesting Geometry, Penguin Books (1991)
Bogomolny A., Equal incircles theorem, Cut-the-knot ;
[Link]

37
38

VISUALISATION

• Scolie : les 1i sont les cercles du ''premier niveau'',


2i sont les cercles du ''deuxième niveau'',

ki sont les cercles du ''i-ème niveau''


(n-2)i sont les cercles du ''(n-2)-ème niveau''.

• Raisonnons par récurrence.

• Notons P(n) la fonction propositionnelle [ k = 1, 2,.., n-2, i = 1,.., n-k, les ki sont égaux].

• Hypothèse de départ : P(4) est vraie. (Cf. F. 1. The Four-Circle Theorem).

• Hypothèse d’hérédité : au rang n, P(n) est vraie ;

au rang (n+1)

31 32

21 22 23

11 12 13 14

M1 M2 M3 M4 M5

Simulation du passage du rang 4 au rang 5

* Considérons les cercles égaux 12 et 14 ;


d'après F. 1. The Four-Circle Theorem, 22 et 23 sont égaux ;
en conséquence, 21, 22 et 23 sont égaux.

* Considérons les cercles égaux 21 et 23 ;


d'après F. 1. The Four-Circle Theorem, 31 et 32 sont égaux.

* Commentaire : pour le passage du rang 4 au rang 5, ''The Four-Circle Theorem'' apparaît


comme le ''moteur'' de l'hypothèse d'hérédité et cette simulation nous permet
d'envisager l'allure de la preuve à mener dans le cas du passage de n à (n+1).

* N'ayant aucune contrainte sur le choix de n,

38
39

la proposition [ n ≥ 4, P(n) P(n+1)] est vraie.

• Conclusion : d'après le théorème de récurrence, la proposition [ n ≥ 4, P(n)] est vraie.

Commentaire : dans la rubrique AdjacentIncircles du site cut-the-knot d'Alexander Bogomolny22, celui-ci écrit

I do not know of an elegant proof of that theorem.

Note historique : ce résultat apparaît sans preuve et sans référence en 1991 chez David Wells23 dans
Curious and Interesting Geometry.
En 2004, Ross Honsberger24 examine ce problème et le considère à tort comme une
généralisation d'un San Gaku de 1897 gravé sur une tablette de la Prefecture de
Chiba25.

26

Notons que ce San Gaku est déjà répertorié dans le livre de Teisi Fujita27 datant de
1781 et qu'il ne correspond pas au problème au regard de la question posée. Peut-être
du point de vue de la forme de la figure…

Cependant, le résultat est une conséquence et une généralisation d'un théorème publié
en 1986 par le Turc Hüseyin Demir. En 1990, Jordan B. Tabov affirme

si, ma preuve n'est pas élégante, alors la généralisation l'est.

Une preuve métrique est publiée par Claudio Bernardi et Angela Drei du lycée
Torricelli de Faenza près de Ravenne (Émilie-Romagne, Italie) dans la revue
Archimède 28.

Le 10 août 2009, les professeurs Yves Martin et Domique Tournès 29 de l'université de


la Réunion (France) proposent à nouveau une preuve métrique.
En écho, Gery Huvent30 professeur en classes préparatoires PCSI au lycée Faidherbe
de Lille (France) en donne, une semaine après, une preuve à l'aide des fonctions
hyperboliques. Le 31 août 2009, Yves Martin et Domique Tournès 31 en donne une

22
Bogomolny A., cut-the-knot ; [Link]
23
Wells D., Curious and Interesting Geometry, Penguin Books (1991)
24
Honsberger R., Mathematical Delights, section 17, MAA (2004)
25
Akira Hirayama, Chiba (1970) published by Naritasan Shiryokan.
26
Fukagawa H., Pedoe D., Japanese Temple Geometry Problems, # 2.2.5., no solution given, The Charles Babbage Research Center,
Winnipeg (1989) ;
Unger J. M., A collection of Sangaku problems, Problem 8, 9, 12, 24 (16/10/2011) ;
[Link]
27
Teisi Fujita (1734-1807), Seiyo Sanpo (1781), Mathematical Detailed vol. 3.
28
Drei A., cut-the-knot ; [Link] ;
Bernardi C., Drei A., Un problema da discutere, Archimède 2 (2010).
29
Martin Y. et Tournès D., Démonstrations élémentaires et aspect dynamique du théorème des cercles inscrits égaux (10/08/2009) ;
[Link]
30
Huvent Gery, Le théorème des cercles inscrits égaux par la trigonométrie hyperbolique (16 et 24/08/2009) ;
[Link]
[Link]
31
Martin Y. et Tournès D., Nouvelle preuve du théorème des cercles inscrits égaux et considérations didactiques (31/08/2009)

39
40

nouvelle preuve.

H. ANNEXE

1. La droite de d'Alembert 32

3 R

1 2

Traits : 1, 2, 3 trois cercles deux à deux extérieurs


et P, Q, R les points d'intersections des tangentes communes extérieures
de 1 et 2, de 2 et 3, de 3 et 1.

Donné : P, Q et R sont alignés.

[Link]
32
Chasles M., Note VI, Aperçu historique (1837) 293.

40
41

I. ARCHIVES

PRÉMICES

DU

EQUAL INCIRCLES THEOREM

Je remercie tout particulièrement Douglas Rogers de l'Université d’Hawaï (États-Unis) de m'avoir communiqué
les références suivantes qu'il a puisées sur le site du Dr. Kotera Hiroshi et d'autres. Actuellement, il enseigne à
l'Université des Sciences de Tokyo (Japon), institution qui a succédé à l'Académie de Physique où Sawayama
Kazuburo professait après avoir enseigné les élèves-officiers de l'Académie militaire.

33

33
Tablette votive du Hachiman Shrine datant de 1810 dans Gunma-ken ; [Link]

41
42

34

35

34
Reproduction du 6eme sangaku de la tablette votive précédente ; [Link]
35
Solution en japonais, à la manière du Brahmapoutre Jojutsu ; [Link]

42
43

36

37

36
Tablette votive du Takasago Shrine, problème moderne de Hyogo-ken pour un triangle obtusangle ;
[Link]
37
Nine circles in a right triangle p. 72 of the first fascicle of Fujita Kagen's pioneering collection of Sangaku problems,
Shinpeki Sanpo (Mathematical Problems Exhibited at Temples, 1789) ;
[Link]

43
44

38

This type of problem is covered by the general formulae #56 (right triangles) and #57 (scalene triangles) Sanpo Jojutsu
(1841/1842?) ; [Link]
You will see #56 at the top left, with #57 below it ; [Link]

44

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