Pascal
Pascal
A
1
F
B
E
C
D
P Q R
Abstract. The paper presents the Blaise Pascal's theorem and some developments. View of the
matter is summital and tabular. The progressive approach purely geometric and non-
combinatorial is experimental. The author who has desired to understand the
geometric basis for this question gives rules of construction obtained by generalizing
and applies in many examples.
Exercises, notes historical, biographical, references and archives are associated with
the text.
The figures are all in general position and all cited theorems can all be demonstrated
synthetically.
Remerciements : ils vont pour les photos incluses dans le texte au regretté Steve Sigur2, enseignant au
1
St.-Denis, Île de la Réunion (France) 2011.
2
Sigur S., Triangle Geometry, http://www.paideiaschool.org/Teacherpages/Steve_Sigur/geometryIndex.htm
http://www.paideiaschool.org/teacherpages/steve_sigur/resources/pascal2/index.html
2
Sommaire
A. Hexagramma Mysticum 4
1. Le "lemme" de Blaise Pascal
2. Commentaire
3. Note historique
4. Règles tabulaires
5. Une courte biographie de Blaise Pascal
6. Une autre visualisation
7. Un exercice de Paul Aubert
B. Deux cas particuliers 14
1. L'équivalence de Paul Aubert
2. L'équivalence de Joseph Diaz Gergonne
C. Rayonnement * Beauté * Charme 19
D. Développements 21
I. Dénombrement 21
1. Pascals et pascales
2. c-droites
3. p-points
4. p-point et pascales ; règles
5. Première synthèse
II. Le premier théorème de Jakob Steiner 26
1. s-point ou point de Steiner
2. Nombre de s-points
3. Règles, S-pascals et notation d'un s-point
4. Note historique
5. Applications
Exemple 1
Exemple 2
6. Deuxième synthèse
7. Une courte biographie de Jakob Steiner
III. Le théorème de Thomas Kirkman 42
1. Pascals disjoints d'un pascal
2. Règle d'obtention de 3 pascals disjoints d'un pascal
3. Premier théorème de Kirkman : k-point ou point de Kirkman
4. Règle, K-pascal et notation d'un k-point
5. Nombre de k-points
6. Applications
Exemple 1
Exemple 2
Exemple 3
Exemple 4
Exemple 5
7. Second théorème de Kirkman : K-droite ou droite de Kirkman
8. Règle d'obtention d'une K-droite à partir d'un k-point
9. Règle d'obtention d'une K-droite à partir d'un p-point
10. Nombre de K-droites
11. Troisième synthèse
12. Une courte biographie du Révérend Thomas Kirkman
IV. Le théorème d'Arthur Cayley 66
1. C-droite ou droite de Cayley
2. Nombre de C-droite
3. Quatrième synthèse
4. Une courte biographie d'Arthur Cayley
3
Fisher J. C. and Fuller N . ; http://www.math.uregina.ca/~fisher/Norma/TransparentHexagram/pmh.html
2
3
Sommaire (fin)
V. Le théorème de George Salmon 72
1. Un s-point sur une C-droite
2. Cinquième synthèse
3. Une courte biographie de George Salmon
VI. Le théorème de Julius Plüker 77
1. P-droite ou droite de Plüker
2. Règle d'obtention d'une P-droite et notation
3. Droites de Plüker passant par un s-point
4. Nombre de P-droites
5. Sixième synthèse
6. Une courte biographie de Julius Plüker
VII. Points de Salmon 87
1. I-point ou point de Salmon
2. Règle d'obtention d'un I-point
3. Nombre de I-points
4. Septième synthèse
VIII. Le résultat d'Otto Hesse 93
1. Le résultat d'Otto Hesse
2. Huitème synthèse
3. Une courte biographie d’Otto Hesse
IX. Résumé : droites et points 95
E. Références 96
F. Annexe 96
1. Le théorème faible de Desargues
2. Le théorème des trois cercles concourants
G. Archives 98
1. La lettre de Leibnitz
2. A history of mathematics notations de Florian Cajori
3
4
A. HEXAGRAMMA MYSTICUM
VISION DOUBLE
Figure :
F
B
E
C
D
R P Q
Traits : 0 un cercle,
A, B, C, D, E, F les six sommets dans cet ordre d'un hexagone
tels que A, B, C, D, E soient sur 0
et P, Q, R les points d'intersection de (EF) et (BC), (AF) et (CD), (AB) et (DE).
VISUALISATION NÉCESSAIRE 4
4
Pascal B. (1639-1640).
4
5
1
F
B
A'
C
E
D'
R P Q
1
F
B
A'
C
E
D'
R P Q
5
6
1 6
F
B
5
2
4
3 E
C
D
R P Q
Commentaire : c'est cette vision latérale qui est la plus souvent développée dans les articles que l'auteur a eu à
sa disposition.
Le pascal ABCDEF détermine, par exemple, deux triangles, le premier ABC et le second DEF.
A C
D F
5
Levi F., Geometrische Konfigurationen, Hirzel S., Leipzig (1929) 178 ;
Klark B. G. (University of Alabama), An analytic study of the Pascal hexagon, Am. Math. Monthly (April 1937) 228-231.
6
7
A E C
D B F
P Q R
nous ajoutons une ligne supplémentaire au tableau précédent que nous remplissons par les points P, Q et R.
En développant ce tableau par rapport à la dernière ligne d'une façon analogue à un déterminant d'ordre 3,
Énoncés traditionnels : les côtés opposés d'un pascal se coupent deux à deux, en trois points alignés
ou
la pascale d'un pascal passe par les points d'intersection des côtés opposés.
VISION SUFFISANTE
F
F'
B
E
C
D
R P' Q
i.e.
7
8
i.e.
Énoncé traditionnel : si, cinq des six sommets d'un hexagone sont situés sur un cercle et que
les trois paires de côtés opposés se coupent en des points alignés
alors, le sixième sommet est sur le cercle.
2. Commentaire
Pour la visualisation nécessaire, l'auteur s'est inspiré de celle de celle proposée en 1993 par Jan van
Yzeren6 et l'a rendue encore plus légère en mettant en œuvre son théorème favori i.e. le théorème de Reim.
La littérature géométrique, nous apprend que la preuve de Jan van Yzeren était déjà en germe en 1967 dans celle
de H. W. Guggenheimer qui recourrait à la méthode des faisceaux de cercles, et discrètement présente en 1902
dans celle du professeur Parrod7 du lycée de Vesoul comme l'atteste le Frère Gabriel-Marie8 dans ses Exercices
de Géométrie.
Au sujet de la preuve de Jan van Yzeren, Harold Scott McDonald Coxeter écrivait :
It is indeed remarkable
that this elegant proof was not found in 350 years,
and also somewhat remarkable that Guggenheimer9 came close to it in 1967
and then felt obliged to introduce a peculiar lemma.
3. Note historique
Parmi tous les théorèmes de géométrie, celui de Pascal est l'un des plus fascinants. Son auteur,
Blaise Pascal, l'a découvert à l'âge de 16 ans et présenté à l'une des réunions du Révérend Père Marin Mersenne
en juin 1639. Il en avait fait la base d'un traité qui parut en février 1640 sous forme d'affiche contenant trois
définitions, trois lemmes, cinq théorèmes et trois figures. Ce traité de huit pages m-8°, intitulé Essai pour les
coniques dans lequel, il mettait en tête son fameux "lemme" dans le cas du cercle comme étant de sa propre
invention et qu'il appelait "Hexagrammatum mysticum", ne nous est pas parvenu.
La démonstration de Blaise Pascal est à ce jour perdue, mais Gottfried Wilhelm Leibniz put la lire lors de son
passage à Paris et il semble que ce dernier ait soulevé de graves objections. Leibniz nous fait connaître cet Essai,
dans une lettre datée du 30 août 1676, adressée à Etienne Périer, neveu de Pascal et conseiller à la Cour des aides
d'Auvergne, en donnant les titres des parties qui le composaient.
Rappelons que le Révérend Père Marin Mersenne disait que Blaise Pascal avait tiré quatre cents théorèmes et
corollaires de son "lemme" de l'hexagone et que René Descartes qui n'admirait jamais rien, pensa que cet Essai
qu'il avait vu, était de Girard Desargues ou d'Etienne Pascal, le père de Blaise, très versé dans les
mathématiques.
6
van Yzeren Jan, A Simple Proof of Pascal's Hexagon Theorem, American Mathematical Monthly vol. 100, n° 10 (1993) 930-931.
7
Parrod, Journal de Vuibert (1902) 41.
8
F.G.M., Exercices de Géométrie, 6th ed. (1920) ; rééditions Jacques Gabay, Paris (1991) 461.
9
Guggenheimer H. W., Plane Geometry and Its Groups, Holden Day Inc., Cambridge (1967).
10
Liebniz G. W. : Hexgramme de Pascal, mystique comme il l'appelle, et qui est toujours conique.
8
9
Cet Essai se perdit jusqu'au jour où l’abbé Charles Bossut imprima les Œuvres complètes de Pascal en 1779.
4. Règles tabulaires
A E C
Notation tabulaire du pascal ABCDEF
D B F
11
En récompense, son père Etienne Pascal lui offre les Éléments d'Euclide.
A partir de 1637, il accompagne son père dans le cercle d'étude du Révérend Père Marin Mersenne où il se
familiarise très rapidement avec les idées de Girard Desargues qu'il écoute et admire.
11
The MacTutor History of Mathematics Archive ; http://www-groups.dcs.st-and.ac.uk/~history/BiogIndex.html
9
10
En décembre 1639, son père est nommé commissaire pour l'impôt en Haute-Normandie par le cardinal Richelieu
et s'installe à Rouen avec son fils et ses deux filles.
En 1647, Etienne Pascal blessé à la jambe se fait soigner par deux jeunes frères d'un mouvement religieux qui
finissent par convertir toute la famille Pascal au christianisme austère de Port-Royal.
La même année la famille s'installe à nouveau à Paris. C'est alors pour Blaise une période mondaine, riche d'une
intense activité scientifique qui sera suivie d'une seconde "conversion" : lors de "la nuit de feu" du 23 novembre
1654 où il connaît une extase mystique, celle du "Dieu sensible au coeur", il décide de consacrer sa vie à la foi et
à la piété en assistant les jansénistes dans leur combat contre les jésuites.
Avec la mort de son père le 24 septembre 1651, Blaise Pascal donne un sens profondément chrétien à la mort et
ses réflexions philosophiques à ce sujet seront à la base des Pensées.
En 1658, Blaise Pascal est très malade.
Il décède le 19 août 1662 à Paris avant d'avoir achevé une Apologie de la religion chrétienne, dont les fragments
seront publiés en 1670, sous le titre des Pensées.
VISION
Figure :
F
B
3
1
E
C
D
P S Q R
Traits : 0 un cercle,
A, B, C, D, E, F les six sommets d'un hexagone tels que A, B, C, D, E soient sur 0
et P, Q, R les points d'intersection de (AB) et (DE), (BC) et (EF), (CD) et (FA).
10
11
VISUALISATION NÉCESSAIRE
F
B
E
C
D
P S Q R
11
12
F
B
3
1
E
C
D
P S Q R, R'
Note historique : cet exercice proposé dans un ouvrage des années 60 en France a été rappelé par
François Rideau12 et traitée par la technique des angles orientés dans le magazine
français Quadrature.
Une preuve angulaire originale13 a été présentée en 2008 sur le site Mathlinks, puis
12
Rideau F., Le théorème de Pascal, Quadrature 51 (janvier-mars 2004).
13
Juan ? (Mar del Plata, Argentine), Is Pascal for circles the same of "it exists the isog conj"?, A simple proof of Pascal's Theorem...
Mathlinks du 02/08/2008 ; http://www.artofproblemsolving.com/Forum/viewtopic.php?f=50&t=218485&p=1211436#p1211436
Donaire Peña, Milton F. (Lima, Pérou) : Una prueba elemental del teorema de Pascal. Revistaoim 39 (juillet-août 2010).
12
13
VISUALISATION SUFFISANTE
VISION DOUBLE
Figure :
C E
J
D I
Traits : 0 un cercle,
ABCDEF un pascal de 0,
(PQR) la pascale de ABCDEF
I le second point d'intersection de (AP) avec 0
et J le point d'intersection de (DI) et (BF).
B E I
Conseil : appliqué le lemme de pascal au pascal BAIDEF D A F
P J R
Énoncé traditionnel :
14
Aubert P., Sur une propriété des sections coniques, Cambridge Journals (1888) 61-66 ;
journals.cambridge.org/article_S0013091500030376
13
14
VISION DOUBLE
Figure :
A F
E
B
C D
P Q
Traits : 0 un cercle,
A, B, C, D, E cinq points de 0,
F un point tel que (AF) soit parallèle à (CD)
et P, Q les points d'intersection resp. de (AB) et (DE), (BC) et (EF).
14
15
Donné : F est sur 0 si, et seulement si, (PQ) est parallèle à (AF).
VISUALISATION NÉCESSAIRE 15
A F
E
B
C D
1
Q"
P Q'
VISUALISATION SUFFISANTE 16
15
Aubert P..
16
BMO (2006) problem 2.
15
16
F
A F'
E
B
C D
P Q
Raisonnons par l'absurde en affirmant (PQ) est parallèle à (AF) et F n'est pas sur 0.
Scolie : (AF') n'étant pas parallèle à (PQ), (AF') n'est pas parallèle à (CD).
VISION DOUBLE
Figure :
16
17
0
A F
C D
Traits : 0 un cercle,
A, B, C, D, E cinq points de 0 tel que (AB) soit parallèle à (DE)
et F un point tel que (BC) soit parallèle à (EF)
Donné : F est sur 0 si, et seulement si, (CD) est parallèle à (AF).
VISUALISATION NÉCESSAIRE 17
0
A F
C D
Le quadrilatère convexe CDAF ayant ses deux diagonales égales, est isocèle.
Énoncé traditionnel : si, deux paires de côtés opposés d'un pascal sont parallèles
alors, il en est de même pour la troisième paire.
17
Gergonne D. J. (1813).
17
18
Note historique : ce résultat a été évoqué et démontré par Joseph Diaz Gergonne18 en 1813.
VISUALISATION SUFFISANTE
F
0
A F'
C D
Raisonnons par l'absurde en affirmant (CD) est parallèle à (AF) et F n'est pas sur 0.
18
Gergone J. D., Géométrie de la règle. Application de la doctrine des projections à la démonstration des propriétés des hexagones
inscrits et circonscrits aux sections coniques, Annales de Gergonne 4 (1813-1814) 78 ;
http://www.numdam.org/numdam-bin/feuilleter?j=AMPA
18
19
PRÉPARATION
Avant de se lancer dans l'étude d'une configuration hexagonale, le Géomètre commence par s'installer à
son bureau, puis allume son ordinateur et clique sur l'icône de son logiciel de Géométrie qui s'ouvre dans un
écran oblong symbolisant le monde académique.
S'emparant des instruments19 de Platon20, il commence par déterminer sur son écran vierge un centre, trace
ensuite un cercle autour de lui et, enfin, y inscrit avec soins un hexagone i.e. un pascal, en se souvenant au fur et
à mesure des différents éléments nécessaires à sa construction. Face au tracé qu'il vient de réaliser avec son
cœur, il se souvient de ce que certains de ses Maîtres inspirés lui avaient enseigné :
ne pas se comporter
comme un analyste froid et dominateur
mais comme un ardent amoureux épris de son Sujet
UNE SEMBLANCE
Par Grâce ou par Magie i.e. lorsque l'Âme universelle agit, le Géomètre au cœur pur se retrouve face à un
spéculum21 quadrangulaire, voire face à sa véritable nature.
Du rectangle au carré22
du monde à l'uni-vers
Et dans les profondeurs sans fin de ce miroir magique, les nombreuses unités géométriques qu'il avait
distinguées lors de la construction du pascal, se dissolvent les unes après les autres au sein d'une aurore naissante
face à l'émergence d'une Semblance23 rempli de charme i.e. d'un être cristallin24 rayonnant de beauté. Ses traits
essentiels transcendent le tracé électronique devenu, l'espace d'un instant, une figure iconique au centre d'un
manchon circulaire de ténèbres.
19
La règle et le compas.
20
Philosophe grec, 428 ou 427-348 av. J.-C., disciple de Socrate qui oscilla entre la tendresse filiale qu'il vouait à son maître et
l'affection sans limite pour Dion de Syracuse à la fin de sa vie. Dion était le frère du tyran Denis de Syracuse. Philolaüs tenté
par une grande somme d'argent, leur vendit trois livres qui contenaient l'essence même de la doctrine secrète du pythagorici sme.
Platon, lors de son premier séjour à Syracuse, eut accès grâce à Dion à ce trésor de connaissances. Appuyé par Carthage, Dion
devint tyran de Syracuse de 357 à 354.
21
Miroir.
22
Le carré parfait répond aux exigences du cœur.
23
Sel Philosophal ou Materia prima ; ce Sel est semblable au cristal par sa transparence et sa sonorité. Il est à l'origine de l'art du
vitrail au sein des cathédrales.
24
Cet être vivant est alors inséparable de la conscience de celui qui le regarde.
19
20
L'étoile de Salomon25
Au cours de cette effusion 26 silencieuse, le Géomètre au cœur grand ouvert sent qu'il est habité par une Présence27
immanente et muette qui lui insuffle un enseignement lapidaire.
Dérangé tout à coup dans ses travaux symboliques par un bruit insolite, son front se ride comme par réflexe et
son regard s'aiguise à tel point qu'il se surprend à vouloir épingler avec ses deux yeux cette Semblance, ce qui est
absolument déconseillé. Face à cette agression purement visuelle, l'hexagramma mysticum se rétracte aussitôt
pour retomber et s'évanouir comme une étoile filante dans les profondeurs de son ciel intérieur... en laissant pour
change de sa longue chevelure laiteuse,
l'étude
i.e.
l'apprentissage et l'approfondissement
du
théorème de Pascal
Selon Michel Chasles, l'hexagramme mystique fut entre les mains de Pascal d'un usage magique.
25
Hexagramme, étoile à six pointes.
26
Manifestation de tendresse et d'affection.
27
L'Un.
28
Un est dans Tout et Tout est dans Un ; en grec, "en to pan".
20
21
D. DÉVELOPPEMENTS
Commentaire : si, Blaise Pascal encore enfant avait trouvé en 1639-40 son théorème devenu célèbre par la
suite, il faudra attendre l'année 1806 pour que Charles Julien Brianchon ne l'étende et 1828
pour que Jakob Steiner29 s'y intéresse et commence un premier développement dans les Annales
de Gergonne.
I. DÉNOMBREMENT
1. Pascals et pascales
30
Notons 0 un cercle
et A, B, C, D, E, F six points de 0.
et ainsi de suite…
Nous pouvons joindre A à un autre point, celui-ci à un autre et ainsi de suite jusqu'au point A de
5x4x3x3x2x1 façons différentes, mais compté deux fois.
2. c-droites
29
Steiner, J. "Questions proposées. Théorèmes sur l'hexagramum mysticum." Ann. Math. de Gergonne 18 (1827-1828) 339-340 ;
http://www.numdam.org/numdam-bin/feuilleter?j=AMPA
30
Weisstein E., WolframMathWorld ; http://mathworld.wolfram.com/
21
22
A
1
F
B
E
C
D
Notons 0 un cercle
et A, B, C,RD, E, F six point de 0.
Une photo :
31
31
Fisher J. C., Fuller N., University of Regina (Canada) ;
http://www.math.uregina.ca/~fisher/Norma/TransparentHexagram/pmh.html
22
23
3. p-points
B
E
C
D
Notons 0 un cercle
et A, B, C, D, E, F six point de 0.
Par exemple, (AB) rencontre resp. (CD), (DE), (EF), (FC), (CE), (DF) en six points.
D'une façon générale, chaque c-droite contient 6 points d'intersection en dehors des deux sommets
qui la définissent.
Scolie : le point d'intersection de deux c-droites en dehors des deux sommets qui la définissent
est un "p-point". (p pour Pascal)
Une photo
23
24
32
La règle tabulaire
A E C
Considérons le pascal ABCDEF (1)
D B F
Recherchons tous les tableaux qui conduisent au p-point P, intersection de (EF) et (BC).
Pour cela, fixons la première colonne
E C
et considérons le sous tableau
B F
* Par symétrie
par rapport à la diagonale principale E-F du sous tableau A E B
nous obtenons le pascal ACBDEF (3) D C F
* Par symétrie
par rapport à la diagonale secondaire B-C du sous tableau
A F C
nous obtenons le pascal ABCDFE (4)
D B E
Notons que toutes les autres permutations relatives au point d'intersection considéré sont inopérantes.
32
Fisher J. C., Fuller N., University of Regina (Canada) ;
http://www.math.uregina.ca/~fisher/Norma/TransparentHexagram/pmh.html
24
25
La règle ponctuelle
Nous obtenons les trois autres pascals dont les pascales passent par P de la façon suivante
Scolies : (1) chaque p-point est dit "quadruple" relativement au nombre de pascales qui passent
par ce p-point.
5. Première synthèse
25
26
DE
JAKOB STEINER
VISION
Figure :
F
P3
B
P2 E
C
D
P1
Traits : 0 un cercle,
ABCDEF, ABEFCD, ADEBCF trois pascals de 0
et P1, P2, P3 les pascales resp. de ABCDEF, ADEBCF, CFEBAD.
VISUALISATION
33
Steiner J., Lehrsatz 4 bd1 p. 177 ;
Steiner, J., Questions proposées. Théorèmes sur l'hexagramum mysticum. Ann. Math. de Gergonne 18 (1827-1828) 339-340 ;
http://www.numdam.org/numdam-bin/feuilleter?j=AMPA
26
27
1 6
F
B
2 5
4
3 E
C
D
A' A* P1 A"
A E C
Considérons le pascal de départ ABCDEF, sa pascale P1 = (A'A"A*) D B F
et notons que P1 est écrite de droite à gauche. A* A" A'
0 B'
6 B'
1
B" B'
F
5 P2
B 3
4
2 E B"
C
D
B*
A' A* P1 A"
A C E
Considérons le pascal ADEBCF, sa pascale P2 = (B'B"B*) B D F
et notons que P2 est écrite de gauche à droite. B' B" B*
Scolie : ABCDEF et ADEBCF ont trois côtés non successifs en commun [AF], [BC], [DE].
Les six autres côtés [CF], [FE], [EB], [BA], [AD], [DC] déterminent un troisième hexagone
noté CFEBAD.
27
28
0 B'
B'
5 B'
C" 4
F
P2
B 3
2
1
P3 E B"
6
C
D
C'
B*
A' A* P1 A"
C*
C A E
Considérons le pascal CFEBAD, sa pascale P3 = (C'C"C*) B F D
et notons que P3 est écrite de droite à gauche C* C" C'
Scolies : (1) ADEBCF et CFEBAD ont trois côtés non successifs en commun [AD], [EB], [CF].
(2) CFEBAD et ABCDEF ont trois côtés non successifs en commun [AB], [EF], [CD].
(4) Notons que les 6 c-droites restantes (AC), (AE), (EC), (BD), (BF) et (DF)
ne déterminent pas un pascal
mais deux triangles disjoints AEC et DBF qui apparaissent dans les deux
premières lignes des 3 tableaux précédents.
28
29
A
C'
0
6 C'
1 C'
B"
F
5 P3
B 2
U V
P4
W 3
P2 E C"
4
C
D
B'
C*
A' A* P1 A"
B*
A C E
Considérons le pascal ABEDCF et sa pascale P4 = (UVW) D B F
U V W
D'après Desargues "Le théorème des deux triangles" (Cf. Annexe 1),
les triangles A'B'C' et A"B"C" sont perspectifs d'axe (VWU) i.e. P4 ;
en conséquence, (A'A"), (B'B") et (C'C") sont concourantes.
(2) Nous observons dans le dernier tableau que les deux triangles disjoints et cocycliques
AEC et DBF apparaissent dans les deux premières lignes.
29
30
F
P3
B
P2 E
C
D
2. Nombre de s-point
Considérons le pascal (1) FA BC DE et les côtés non successifs [FA], [BC], [DE].
ont resp. les côtés non successifs [FA], [BC], [DE] en commun avec AB CD EF.
(2) Tout autre pascal cité précédemment conduit à un autre point de Steiner.
(3) Nous dirons qu'un s-point est "triple" relativement au nombre de pascales qui passent
par ce point.
Conclusion : ayant montré que nous avons 60 pascals à partir de 6 points cocycliques
et que chaque s-point est triple,
nous obtenons 60 :3 i.e. 20 s-points.
Photo :
30
31
34
Note historique : Jakob Steiner crut que ces 20 s-points étaient placés 4 à 4 sur 5 droites concourantes ;
mais Julius Plücker montra qu'ils étaient placés 4 à 4 sur 15 droites.
35
34
Fisher J. C., Fuller N., University of Regina (Canada) ;
http://www.math.uregina.ca/~fisher/Norma/TransparentHexagram/pmh.html
35
Steiner, J. "Questions proposées. Théorèmes sur l'hexagramum mysticum." Ann. Math. de Gergonne 18 (1827-1828) 339-340 ;
http://www.numdam.org/numdam-bin/feuilleter?j=AMPA
31
32
Notons que l'erreur de Jakob Steiner au 3° et 4° sera corrigée et démontré analytiquement l'année suivante par
Julius Plüker36 dans le Journal de Crelle.
La règle tabulaire 37
Hypothèses
(1) A E C
D B F
A* A" A'
(2) A C E
B D F
B' B" B*
36
Pluker J., Über ein neues Princip der Geometrie und den Gebrauch allgemeiner Symbol und unbestimmter Coëfficienten,
Journal de Crelle, vol. 5 (1829) 268-274.
37
de l'auteur.
32
33
(3) C A E
B F D
C* C" C'
nous obtenons le dernier pascal CFEBAD = ADCFEB et sa pascale P3 = (C'C"C*).
Scolies : (1) les pascals ABCDEF, ADEBCF et CFEBAD ont deux à deux trois côtés non
successifs en commun.
C E A
(1) F B D
A' A" A*
nous obtenons le premier pascal CBAFED ou encore ABCDEF.
En partant de (2) et en appliquant la procédure précédente, nous obtenons (1), puis (3).
En partant de (3) et en appliquant la procédure précédente, nous obtenons (1), puis (2).
Preuve
A C E
(4) D B F
U V W
nous obtenons le pascal ABEDCF et sa pascale (UVW) qui permet de conclure (Cf. p. 23-24)
D'après Desargues "Le théorème des deux triangles" (Cf. Annexe 1),
les triangles A'B'C' et A"B"C" sont perspectifs d'axe (VWU) i.e. P4 ;
en conséquence, (A'A"), (B'B") et (C'C") sont concourantes.
33
34
(4) Les pascals ABCDEF, ADEBCF et CFEBAD mis en œuvre par la règle tabulaire
sont les trois "S-pascals associé au s-point AEC.DBF".
La règle ponctuelle
Hypothèses
En permutant circulairement les lettres restantes i.e. B, D et F, nous obtenons les pascals
5. Applications
EXEMPLE 1
VISION
Figure :
34
35
P2 P1
E
C
B
A
F
D
P3
Traits : 0 un cercle,
ABCFED, AFEBCD, CDEBAF trois pascals de 0
et P1, P2, P3 les pascales de ABCFED, AFEBCD, CDEBAF.
Aide : à partir de ces trois pascals, les 6 c-droites restantes ne déterminent pas un pascal mais deux
triangles disjoints.
Ces trois pascals ayant deux à deux trois côtés non successifs en commun,
leurs pascales concourent en un point de Steiner.
Sachant que l'ordre de ces pascals n'intervient pas dans la preuve,
considérons le pascal ABCFED noté
A E C
(1) F B D
A* A" A'
et sa pascale P1 = (A'A"A*).
38
Salmon G., A treatise on Conics Sections (1848) 5th ed. p. 361.
35
36
P2 E P1
C
3
0 U 4
C"
B'
2
1
W B
A C' A'
6
5
F
D
A"
V
P3
B"
(2) A C E
B F D
B' B" B*
nous obtenons le deuxième pascal AFEBCD et sa pascale P2 = (B'B"B*).
(3) C A E
B D F
C* C" C'
nous obtenons le dernier pascal CDEBAF et sa pascale P3 = (C'C"C*).
Preuve
36
37
A C E
(1) F B D
U V W
D'après Desargues "Le théorème des deux triangles" (Cf. Annexe 1),
les triangles A'B'C' et A"B"C" sont perspectifs d'axe (VWU) i.e. P4 ;
en conséquence, (A'A"), (B'B") et (C'C") sont concourantes.
EXEMPLE 2
VISION
Figure :
C' A"
F
A 0
B" C*
B*
B E
A*
B'
D
A'
C"
Traits : 0 un cercle,
A, B, C, D, E, F six points de 0
et A', B', C', A", B", C", A*, B*, C* neuf points comme indiqués sur la figure.
37
38
VISUALISATION
W W
C' A"
U
F
A 0
B" C*
V
B*
B E
A*
B'
D
A'
V
C"
Hypothèses
(1) A C E
D B F
A* A" A'
et sa pascale P1 = (A'A"A*).
39
Lachlan, section 181 p. 113
38
39
(2) A E C
B D F
B' B" B*
nous obtenons le deuxième pascal ADCBEF et sa pascale P2 = (B'B"B*).
(3) E A C
B F D
C* C" C'
nous obtenons le dernier pascal EFCBAD et sa pascale P3 = (C'C"C*).
Scolie : les pascals ABEDCF, ADCBEF, EFCBAD ont deux à deux trois côtés non successifs en
Commun et les 6 c-droites restantes ne déterminent pas un pascal.
Preuve
A E C
D B F
U V W
nous obtenons le pascal ABCDEF et sa pascale (UVW) qui permet de conclure (Cf. p. 23-24)
D'après Desargues "Le théorème des deux triangles" (Cf. Annexe 1),
les triangles A'B'C' et A"B"C" sont perspectifs d'axe (VWU) i.e. P4 ;
en conséquence, (A'A"), (B'B") et (C'C") sont concourantes.
6. Deuxième synthèse
39
40
40
Fils du fermier suisse Niklaus Steiner et d'Anna Barbara Weber, Jacob Steiner dernier d'une famille de
huit enfants, est né le 18 mars 1796 à Utzendorf (à 24 km au nord de Berne).
Analphabète jusqu'à l'âge de 14 ans, il est recueilli lors de sa 18-ème année et ce malgré l'opposition de ses
parents, par le célèbre pédagogue Johann Heinrich Pestalozzi41 qui développait une méthode d'enseignement très
interactif à Yverdom à l'extrémité sud-est du lac de Neuchâtel. Le fait que Niklaus Steiner était incapable de
payer quoi que ce soit pour les études de son fils n'était pas un problème, car Pestalozzi voulait essayer ses
méthodes éducatives sur les pauvres.
En 1818, il est étudiant à l'université de Heidelberg (Allemagne) où il gagne sa vie en donnant des leçons privées
de mathématiques. En 1821, il rejoint l'université de Berlin ou il survit avec les émoluments d'un modeste tutorat
dans un établissement privé. La licence restreinte qu'il obtient lui permet d'enseigner uniquement les
mathématiques au lycée de Werder à Berlin. Si, dans un premier temps, il reçoit de bons rapports concernant son
enseignement, il entre rapidement en conflit avec son proviseur, le Dr Zimmermann. Ayant repris le poste de
tutorat, il gagne assez d'argent pour lui permettre de suivre à nouveau des cours à l'Université de Berlin de
novembre 1822 à août 1824.
En 1825, il obtient un poste de maître assistant à l'école technique de Berlin et rencontre les mêmes difficultés
qu'au lycée de Werder en ne suivant pas les ordres du directeur K. F. Klöden. Malgré cette mauvaise ambiance,
Jakob Steiner réussit à mener des recherches mathématiques et est promu maître principal en 1829. Dès le
lancement en 1827 du Journal de mathématiques pures et appliquées de Crelle, il publie son premier article
concernant ''La puissance d'un point par rapport à un cercle'' suivi d'un autre dans les Annales de Gergonne42.
En 1833, il écrit un ouvrage intitulé Développement systématique de la dépendance mutuelle des figures
géométriques qui établit définitivement sa grande réputation.
Le 20 avril 1833, il reçoit suite à la recommandation de Charles Gustave Jacobi de huit ans plus jeune, le titre de
docteur Honoris Causa de l'Université de Königsberg et le 5 juin de la même année, il est élu à l'Académie des
Sciences de Prusse.
Le 8 octobre 1834, grâce au soutien de Charles Gustave Jacobi 43, de August Crelle et de von Humboldt, il est
nommé "professor extraordinarius" à l'Université de Berlin, poste qu'il occupera jusqu'à sa mort.
40
The MacTutor History of Mathematics Archive ; http://www-groups.dcs.st-and.ac.uk/~history/BiogIndex.html
41
Pestalozzi Johann Heinrich (1746-1827) fut influencé par Jean-Jacques Rousseau. Sa pédagogie est fondée sur le travail manuel et
sur l'enseignement mutuel.
42
C'est dans les Annales 18 de 1827-28 qu'il propose dix questions sur le quadrilatère complet qui seront démontrées par de
nombreux géomètres comme Miquel, Aubert...
43
Jacobi C. G. (1804-185), professeur à l'université de Königsberg.
40
41
Jakob Steiner est le type même du géomètre pur ayant le souci permanent de privilégier la forme et non le
nombre. Pour la petite histoire, ce Maître de la géométrie synthétique refusait de publier ses travaux dans les
revues qui acceptaient des articles de géométrie analytique comme Julius Plücker affectait de les faire.
Suite à un problème rénal diagnostiqué en 1883, il passe la majeure partie de l'année dans sa Suisse natale,
rejoignant Berlin en hiver pour donner des conférences. Cloué au lit, il est incapable d'exercer ses fonctions
d'enseignant. Jamais marié, il décide de partager après sa mort, sa fortune, un tiers allant à l'Académie de Berlin
pour fonder le prix Steiner, le reste divisé entre ses parents et l'école de son village natal pour que les enfants
pauvres d'Utzendorf puissent avoir une meilleure chance que lui.
44
O'Connor J. J. and Robertson E. F., The MacTutor History of Mathematics archive ;
http://www-groups.dcs.st-and.ac.uk/~history/BiogIndex.html
41
42
III. LE THÉORÈME
DU
VISION
Figures :
A
0
F
B
E
C
D
A R A P A Q
0 0 0
F F F
B B B
E E E
C C C
D D D
Finition : 0 un cercle,
R P R
ABCDEF Q
P R
un pascal de 0 Q
P Q
et ACEBFD, AECFBD, EACFDB trois pascals de 0.
Définition : ACEBFD, AECFBD, EACFDB n'ayant aucun côté en commun avec ABCDEF sont dits
"disjoints" par rapport avec ABCDEF.
42
43
A E C
(0) D B F
Par écriture dans le sens direct des sommets du pascal de départ ABCDEF,
A F E
(1) B C D
A B C
(2) F E D
Scolie : ACEBFD et AECFBD ont trois côtés non successifs en commun [CE], [BB], [DA].
Les six autres côtés [AC], [EB], [FD], [AE], [CF], [BD] déterminent un troisième hexagone
noté ACFDBE ou encore EACFDB.
E D C
(3) F A B
Scolies : (1) par symétrie par rapport à la diagonale principale du tableau précédent,
nous retrouvons le premier pascal (1)
(2) AECFBD et EACFDB ont trois côtés non successifs en commun [AE], [CF], [BD].
(3) EACFDB et ACEBFD ont trois côtés non successifs en commun [AC], [FD], [BE].
(5) Notons que les 6 c-droites restantes (AB), (BC), (CD), (DE), (EF) et (FA)
déterminent un pascal disjoint de (1), (2) et (3).
Commentaire : nous venons de montrer qu'à partir d'un pascal de départ donné,
la règle exposée nous permet de déduire successivement
les trois autres pascals disjoints de celui du départ, et inversement.
VISION
43
44
Figure :
F
B
P1 P2
P3
E
C
D
Traits : 0 un cercle,
ACEBFD, AECFBD, EACFDB trois pascals de ABCDEF
et P1, P2, P3 les pascales resp. de ACEBFD, AECFBD, EACFDB.
VISUALISATION
45
Salmon G., A treatise on Conics Sections (1848) 5th ed. p. 363.
44
45
6
1
A' 4
F
B P1
A" 5
3
2 A* E
C
D
A F E
Considérons le pascal ACEBFD, sa pascale P1 B C D
et notons que P1 est écrite de droite à gauche. A* A" A'
6 1
A' B* 4
F
B
P1 P2
A" 3
5
B"
E
A* 2
C B'
A B C
Considérons le pascal AECFBD, sa pascale P2 F E D
et notons que P2 est écrite de gauche à droite. B' B" B*
45
46
2 1
A' B*
F
B
P1 P2 4
6 A"
C*
5 C" P3
C'
3 B"
E
A*
C B'
E D C
Considérons le pascal EACFDB, sa pascale P3 F A B
et notons que P3 est écrite de gauche à droite. C' C" C*
6 1
A' B*
F
B 5
3 P1 P2
Y A" 4
2 C*
C" P3
C'
B"
X E
A*
C B'
P4
46
47
Notons X, Y, Z les points d'intersection de (CF) et (BD), (AC) et (BE), (AD) et (EF).
A F B
D'après A. 1. Le "lemme" de Pascal, (XYZ) est la pascale de ADBEFC notée E D C
X Y Z
Notons P4 cette pascale.
1 6
A' B*
4 F
B
P1 P2
Y A" 3
C*
5 C" P3
C'
B"
X 2 E
A*
C B'
D
P4
P5
A B E
D'après A. 1. Le "lemme" de Pascal, (A'B'Z) est la pascale de ACEFBD notée F C D
B' Z A'
Notons P5 cette pascale.
46
Ayme J.-L., Une rêverie de Pappus, G.G.G. vol. 6 p. 39 ; http://perso.orange.fr/jl.ayme
47
48
(2) Nous dirons qu'un k-point est "triple" relativement au nombre de pascales qui passent
par ce point.
(3) Généralisation
Hypothèses
A E C
(0) D B F
Par écriture dans le sens direct des sommets du pascal de départ ABCDEF,
A F E
(1) B C D
A* A" A'
A B C
(2) F E D
B' B" B*
E D C
(3) F A B
C' C" C*
47
Kirkman T., Cambridge and Dublin Mathematical Journal, vol. 5 (1850) 185-200.
48
49
Preuve
ou
A F B
(1') E D C
X Y Z
A B E
(2') F C D
B' Z A'
Scolies : (1) nous observons que tous les pascals mis en œuvres dépendent de leurs précédent et
qu'en conséquence ils dépendent tous du premier i.e. de ABCDEF.
(3) Montrer que les trois pascals ABCDEF, ABEFDC, AFDEBC conduisent à un k-point.
5. Nombre de k-point
Chaque pascal conduit par application de la règle précédente à un k-point du pascal de départ ;
en conséquence, nous avons 60 k-points.
48
Ayme J.-L., Une rêverie de Pappus, G.G.G. vol. 6 p. 39 ; http://perso.orange.fr/jl.ayme
49
50
Photo :
49
6. Applications
EXEMPLE 1
VISION
Figure :
49
Fisher J. C., Fuller N., University of Regina (Canada) ;
http://www.math.uregina.ca/~fisher/Norma/TransparentHexagram/pmh.html
50
51
C
0
B
A
F
P3 D
P1
P2
Traits : 0 un cercle,
ACEFDB, AECDFB, EACDBF trois pascals de 0
et P1, P2, P3 les pascales de ACEFDB, AECDFB, EACDBF.
VISUALISATION
Scolie : à partir de ces trois pascals, nous observons que le pascal AFCBED leur est disjoint.
Ces trois pascals se déduisant de AFCBED par la procédure indiquée, leurs pascales
concourent au point de Kirkman de AFCBED.
Hypothèses
Départ : considérons le pascal AFCBED (obtenu en joignant les points non connectés) noté
A E C
(0) B F D
Par écriture dans le sens direct des sommets du pascal de départ AFCBED,
A D E
(1) F C B
A* A" A'
50
Kirkman T. P., Sur l'hexagone complet inscrits dans les sections coniques, Cambridge Dublin Math. J. 5 (1849) 185.
51
52
A F C
(2) D E B
B' B" B*
E B C
(3) D A F
C' C" C*
Preuve
C'
C
0 4
Y B'
A*
C"
6
Z A" B
A 1 B"
3 2
5
F
P1 D
P2
B*
A' P3
C* P4
52
53
A D F
(1') E B C
X Y Z
C'
C
0 4
Y B'
A*
C"
6
Z A" B
A 1 B"
3 2
P5 5
F
D
P1
P2
B*
A' P3
C* P4
A F E
(2') D C B
B' Z A'
53
54
EXEMPLE 2
VISION
Figure :
B"
C' 0
B'
C"
B A' A" C
VISUALISATION
51
Ayme J.-L., Une rêverie de Pappus, G.G.G. vol. 6 p. 39 ; http://perso.orange.fr/jl.ayme
52
circle that cuts side of a triangle in 6 points - china 2005, china mathematical olympiad cmo 2005 final round - Problem 2,
Mathlinks du 22/01/2005 ; http://www.artofproblemsolving.com/Forum/viewtopic.php?f=47&t=24378
AL, BM, CN meeting at one point, Mathlinks du 06/06/2009 ;
http://www.artofproblemsolving.com/Forum/viewtopic.php?f=46&t=281381
Grinberg D., Specialize this as you want, Message Hyacinthos # 9873 du 06/06/2004 ;
http://tech.groups.yahoo.com/group/Hyacinthos/message/9873?expand=1
54
55
Hypothèses
Départ : considérons le pascal A'B"C'A"B'C" (obtenu en joignant les points non connectés) noté
Par écriture dans le sens direct des sommets du pascal de départ A'B"C'A"B'C",
Preuve
EXEMPLE 3
VISION
Figure :
55
56
C'
B"
0
A
N M
A' A"
B C
L
B'
C"
VISUALISATION
Départ : considérons le pascal A'B"C'A"B'C" (obtenu en joignant les points non connectés) noté
EXEMPLE 4
VISION
53
interesting concurrency in circle, Mathlinks du 06/08/2007 ;
http://www.artofproblemsolving.com/Forum/viewtopic.php?f=47&t=161737
56
57
Figure :
Y
A
0
B"
C'
Z
B'
C"
B A' A" C
VISUALISATION
Hypothèses
A C B
(0) X Z Y
Par écriture dans le sens direct des sommets du pascal de départ AZBXCY,
A Y C
(1) Z B X
A" V C'
54
Two triangles with the same circumcircle, Mathlinks du 26/07/2006 ;
http://www.artofproblemsolving.com/Forum/viewtopic.php?f=47&t=103574
57
58
A Z B
(2) Y C X
A' W B"
C X B
(3) Y A Z
C" U B'
Preuve
EXEMPLE 5
VISION
Figure :
58
59
F
B
E
C D
P3
P2
P1
Traits : 0 un cercle,
ABCDEF, ACBEDF, CABEFD trois pascals de 0
et P1, P2, P3 les pascales resp. de ABCDEF, ACBEDF, CABEFD.
VISUALISATION
55
Steiner J., Lehrsatz 4 bd1 p. 177 ;
Steiner, J., Questions proposées. Théorèmes sur l'hexagramum mysticum. Ann. Math. de Gergonne 18 (1827-1828) 339-340 ;
http://www.numdam.org/numdam-bin/feuilleter?j=AMPA
59
60
C"
F
B
E B"
C D
P2
B'
B*
P2
C*
A' A* P1 A"
C'
Hypothèses
Départ : considérons le pascal ADBFCE (obtenu en joignant les points non connectés) noté
A C B
(0) F D E
Par écriture dans le sens direct des sommets du pascal de départ ADBFCE,
A E C
(1) D B F
A* A" A'
A D B
(2) E C F
B' B" B*
C F B
(3) E A D
C' C" C*
60
61
Scolie : Les pascals mis en œuvres ABCDEF, ACBEDF et CABEFD ont, deux à deux, trois côtés non
successifs en commun et sont disjoints de ADBFCE.
Preuve
VISION
Figure :
A
0
F
B E K2
C D
k1
Traits : 0 un cercle,
k1 le k-point ADBFCE,
k2 le k-point ABDFEC
et p le point d'intersection de (BC) et (DE).
VISUALISATION
Scolie : d'après D. III. 2. La règle d'obtention (d'un k-point), p n'est sur aucunes des pascales passant
par k1 et K2.
(1) au pascal ADBFCE, nous obtenons successivement les pascals ABCDEF, ACBEDF, CABEFD
56
Théorème de Pascal et ses conséquences ; d'après MM. Steiner, Plucker, Otto Hesse, Cayley, Kirkman, Salmon ;
Nouvelles Annales de Mathématiques série 1 t. XI (1852) 163-176 ;
http://www.numdam.org/numdam-bin/feuilleter?j=NAM&sl=0
61
62
(2) au pascal ABDFEC, nous obtenons successivement les pascals ADEBCF, AEDCBF, EADCFB
k1 k2 p
B2'
C2"
A2'
A1'
C1'
B1'
T
S
A2"=B1"
C2'=C1"
B2"=A1"
A C E A B D A B C
B D F C E F F D E
A2* A2"=B1" A2' B2' B2"=A1" B2* C2'=C1" C2" C2*
62
63
F B E
(1) (A1'B1') étant la pascale de C D A
A1' S B1'
(B2"A2") la droite (AF) et
A B E
(B2'A2') la pascale de C D F
B2' S A2'
ces trois droites sont concourantes en S. (p-point)
Règle tabulaire
63
64
Par permutation des points de la première colonne de (0), nous obtenons les deux K-droites possibles :
A E B F E B
F D C A D C
Conclusion : deux K-droites passant par chacun des 45 p-point, nous avons 90 K-droites.
64
65
58
58
O'Connor J. J. and Robertson E. F., The MacTutor History of Mathematics Archive ;
http://www-groups.dcs.st-and.ac.uk/~history/BiogIndex.html
65
66
IV. LE THÉORÈME
DE
ARTHUR CAYLEY
Commentaire : en considérant comme invariantes les droites latérales deux triangles disjoints et cocycliques,
l'auteur qui a proposé une technique pour en déterminer trois S-pascals,
montre sur un exemple que leurs trois k-points sont alignés.
VISION
Figure :
F
B
k1
E
C
D
k3
k2
Traits : 0 un cercle,
AFBDCE, ADBECF, AEBFCD trois pascals de 0,
et k1, k2, k3 les k-points AFBDCE, ADBECF, AEBFCD.
59
Cayley A., Note sur quelques théorèmes de la géométrie de position (1851) ;
http://www.reference-global.com/doi/abs/10.1515/crll.1851.41.66
66
67
VISUALISATION
Scolies : (1) les pascals (1) AFBDCE, (2) ADBECF et (3) AEBFCD
répondent à D. II. 3. Règle d'obtention d'un s-point
où (1) conduit à (3), et (3) conduit à (2).
(1) au pascal AFBDCE, nous obtenons successivement les pascals ABCFED, ACBEFD, CABEDF
(2) au pascal ADBECF, nous obtenons successivement les pascals ABCDFE, ACBFDE, CABFED
(3) au pascal AEBFCD, nous obtenons successivement les pascals ABCEDF, ACBDEF, CABDFE
Les points mis en œuvre dans (1) et avec les deux pascals d'appui
A E C A F B C D B
F B D E C D E A F
A1* A1" A1' B1' B1" B1* C1' C1" C1*
A E F A F C
C D B E B D
X1 Y1 Z1 B1' Z1 A1'
Les points mis en œuvre dans (2) et avec les deux pascals d'appui
A F C A D B C E B
D B E F C E F A D
A2*=B3’ A2" A2'=C1' B2'=A1* B2" B2*=C3* C2' C2" C2*=B1*
A F D A D C
C E B F B E
X2 Y2 Z2 B2'=A1* Z2 A2'=C1'
Les points mis en œuvre dans (3) et avec les deux pascals d'appui
A D C A E B C F B
E B F D C F D A E
A3*=B1' A3" A3'=C2’ B3'=A2* B3" B3*=C1* C3'=A1' C3" C3*=B2*
A D E A E C
C F B D B F
X3 Y3 Z3 B3'=A2* Z3 A3'=C2'
67
68
Commentaire : cette approche originale de l'auteur est basée sur les points de Kirkman.
Scolies : (1) (k1k2k3) est "une C-droite" ou "une droite de Cayley" (C pour Cayley).
60
A* et B* seront définis en D. V. 1.
61
de l'auteur.
62
B' et C' seront définis en D. V. 1.
63
A" et C" seront définis en D. V. 1.
68
69
Note historique : dans un remarquable article Arthur Cayley64 développe, à Cambridge, en 1846, le
point de vue latéral.
2. Nombre de C-droites
Photo :
66
3. Quatrième synthèse
64
Cayley A., Sur quelques théorèmes de la géométrie de position,
Journal de Crelle 31 (1846) 213-230 ; 34 (1847 270-275 ; 38 (1849) 97-104 ;
65
Cayley A. Note sur quelques théorèmes de la géométrie de position (1851) ;
http://www.reference-global.com/doi/abs/10.1515/crll.1851.41.66
66
Fisher J. C., Fuller N., University of Regina (Canada) ;
http://www.math.uregina.ca/~fisher/Norma/TransparentHexagram/pmh.html
69
70
67
67
Sigur S., ; http://www.paideiaschool.org/teacherpages/steve_sigur/resources/pascal2/index.html
68
Idée et expression d'Otto Hesse.
70
71
69
69
O'Connor J. J. and Robertson E. F., The MacTutor History of Mathematics Archive ;
http://www-groups.dcs.st-and.ac.uk/~history/BiogIndex.html
71
72
V. LE THÉORÈME
DU
Commentaire : en considérant comme invariantes les droites latérales deux triangles disjoints et cocycliques,
l'auteur qui a proposé une technique pour en déterminer trois S-pascals,
montre, sur un exemple, que leurs trois k-points sont alignés sur une C-droite avec
le s-point associé aux deux triangles de départ.
VISION
Figure :
F
B
k1
E
C
D
k3
k2
Traits : 0 un cercle,
72
73
VISUALISATION
Commentaire : les hypothèses et notations sont identiques à celles présentées en D. IV. 1. C-droite.
(1) A C B
D F E
A* A" A'=Z3
(3) A B C
F D E
B' B"=Z2 B*
nous obtenons le pascal (3) ADCFBE et sa pascale P2 = (B'B"B*).
(2) B A C
F E D
C*=Z1 C" C'
nous obtenons le pascal (2) BECFAD et sa pascale P3 = (C'C"C*).
Preuve
73
74
D'après Desargues "Le théorème des deux triangles" (Cf. Annexe 1),
les triangles A*Z3C2' et Z1C'B1' étant perspectifs de centre M, s, k1 et k2 sont alignés.
Commentaire : cette approche originale de l'auteur est basée sur la technicité mis en œuvre.
Scolies : (1) la C-droite (s k1k2k3) est noté en fonction du s-point ACB.DFE i.e.
(2) Par le s-point ACB.DFE passent deux autre C-droites obtenues à partir de ses deux
autres écritures i.e. ACB.FED et ACD.EDF.
ou
Note historique : le professeur Cayley70 a publié dans le Quaterly Journal une table montrant la nature
des points d'intersection des pascales.
70
Cayley A., Quaterly Journal vol. IX.
74
75
71
En bleu, le point de Kirkman, en vert les points de Steiner et en ocre les droites de Cayley.
Exercice : Montrer que le s-point ACE.FBD est sur la K-droite déterminé par
les k-points ACEBFD, ACFDBE et ADBFCE.
2. Cinquième synthèse
71
Fisher J. C., Fuller N., University of Regina (Canada) ;
http://www.math.uregina.ca/~fisher/Norma/TransparentHexagram/pmh.html
75
76
73
72
Idée et expression d'Otto Hesse.
73
O'Connor J. J. and Robertson E. F., The MacTutor History of Mathematics Archive ;
http://www-groups.dcs.st-and.ac.uk/~history/BiogIndex.html
76
77
VI. LE THÉORÈME
DE
JULIUS PLÜKER
Commentaire : en considérant comme invariantes les droites sommitales de deux triangles disjoints et
cocycliques, l'auteur propose une technique pour en déterminer trois P-pascals, et
montre, sur un exemple, que leurs trois s-points sont alignés sur une P-droite avec
le s-point associé aux deux triangles de départ.
VISION
Figure :
F
B
s1
s4 s2
s3
E
C
D
Traits : 0 un cercle,
A, B, C, D, E, F six points de 0
et s1, s2, s3, s4 les s-points BDA.ECF, BCA.EDF, BFC.EAD, BDF.ECA.
VISUALISATION
77
78
B D A B A D A B D
E C F C E F C F E
A1* A1" A1' B1' B1" B1* C1* C1" C1'
B A D
E C F
U1 V1 W1
B C A B A C A B C
E D F D E F D F E
A2* A2"=A1" A2' B2' B2"=B1" B2* C2* C2"=C1" C2'
B A C
E D F
U2=U1 V2 W2
B F C B C F C B F
E A D A E D A D E
A3*=A1* A3"=A2' A3' B3' B3"=C2' B3*=B1* C3*=C1* C3"=B2' C3'
B C F
E A D
U3=U2 V3 W3
B D F B F D F B D
E C A C E A C A E
A4*=A2* A4"=A3' A4'=A1' B4'=B1' B4"=C3' B4*=C2* C4*=B2* C4"=B3' C4'=C1'
B F D
E C A
U4=U2 V4 W4
78
79
s1 s2 s3 s4
A4"=A3'
B4"=C3'
A4*=A2*
A4'=A1' B4*=C2*
C4"=B3'
B1'=B4'
C4'=C1'
C4*=B2*
B3"=C2'
C3*=C1*
A3"=A2'
A1*=A3* C3"=B2'
B1*=B3*
Commentaire : l'auteur a tracé sur une feuille tous les points mis en œuvre et a eu l'intuition que
(s1s2s3) pouvait être l'axe de perspective de deux triangles à déterminer.
C'est une nouvelle approche de l'alignement recherché.
* (A2'X)
C F D
Nous avons : (A2'ML) est la pascale de CADBFE (1) B A E
M A2' L
79
80
A E D
(B1*C2') est la pascale de ACDBEF (2) B C F
B3' C2' B1*
A B C
(B2"C3") est la pascale de ADCEBF (3)
E D F
B2" C3" B2*
Les K-pascals CADBFE, ACDBEF et ADCEBF étant disjoints du pascal AEDFCB et ayant, deux à deux,
trois côtés non successifs en commun,74
leurs pascales (A2'ML), (B1*C2') et (B2"C3") sont concourantes au k-point AEDFCB.
s1 s2 s3 s4
A4"=A3'
B4"=C3'
A4*=A2*
A4'=A1' B4*=C2*
Y C4"=B3'
B1'=B4'
C4'=C1'
C4*=B2*
B3"=C2'
C3*=C1*
A3"=A2'
A1*=A3* C3"=B2'
B1*=B3*
74
Le lecteur pourra vérifier qu'à partir du pascal AEDFCB, nous retrouvons les pascals (3), (2), (1)
par application de la règle énoncée en D. III. 2.
80
81
* (A1'Y)
A C D
Nous avons : (A1'ON) est la pascale de AEDFCB (1) F E B
A1' O N
B F D
(B4*B4") est la pascale de BEDCFA (3)
C E A
B4'=B1' B4"=C3' B4*=C2*
Les K-pascals AEDFCB, AFDCBE et BEDCFA étant disjoints du pascal ACEFBD et ayant, deux à deux,
trois côtés non successifs en commun,75
leurs pascales (A1'ON), (C1"C1') et (B4*B4") sont concourantes au k-point ACEFBD.
Scolies : (1) (s1s2s3s4) est "une P-droite" ou "une droite de Plüker". (P pour Plüker)
B D A B C A B F C B D F
E C F E D F E A D E C A
sont respectivement les tableaux associés aux s-points s1, s2, s3, s4
i.e. BDA.ECF, BCA.EDF, BFC.EAD, BDF.ECA.
En considérant, par exemple, les deux triangles disjoints et cocycliques BCA et EDF,
nous observons les colonnes sont les mêmes à l'ordre près de leurs éléments.
Énoncé traditionnel : les 20 points de Steiner sont par 4 alignés sur une P-droite.
75
Le lecteur pourra vérifier qu'à partir du pascal AEDFCB, nous retrouvons les pascals (3), (2), (1)
par application de la règle énoncée en D. III. 2.
81
82
Photo :
76
Note historique : Jakob Steiner avait relaté en 1832 dans Systematische Entwicklungen der
Abhängigkeit geometrischer gestalten que les pascales sont par trois concourantes et
que les 20 s-points obtenus sont alignés 4 par 4 sur 15 droites. Il précisee qu’il n’a pas
réussi à trouver le règle d’alignement de 4 s-points et ajoute
B D A
* départ avec le s1-point BDA.ECF (1)
E C F
76
Fisher J. C., Fuller N., University of Regina (Canada) ;
http://www.math.uregina.ca/~fisher/Norma/TransparentHexagram/pmh.html
77
Plüker J., Note sur le théorème de Pascal, Journal de Crelle 34 (1847) 337-340.
78
Pluker J., Über ein neues Princip der Geometrie und den Gebrauch allgemeiner Symbol und unbestimmter Coëfficienten,
Journal de Crelle, vol. 5 (1829) 268-274.
82
83
B D F
* Dans (1), permutons les éléments A et F de la troisième colonne ; (4)
E C A
nous obtenons le s4-point BDF.ECA.
A
0
E
C
D
Nous dirons que les 4 pascals précédents sont des P-pascals dans lesquels les colonnes sont les mêmes à
l'ordre près de ses éléments.
Scolies : (1) la mise en évidence de deux triangles disjoints et cocycliques est importante mais pas
l'ordre des lettres de ces deux derniers. (Cf. A. 4. Règles tabulaires)
Seule la composition des colonnes est à respecter.
(2) Exemple
Commentaire : nous considérons deux triangles disjoints et cycliques, par exemple, BDA et ECF
et d'après la preuve en D. VI. 1. P-droite, une permutation circulaire des sommets de
ECF conduit à un alignes des s-points correspondants.
79
Nous montrerions que BCF.EDA = BFC.EAD d'après A. 4. Règles tabulaires.
83
84
B D A
* deuxième droite de Plücker P2 : (BF.DE.AC) (2)
F E C
Exercices : (1) ABC.DEF étant un s-point, trouver les trois P-droites passant par ce s-point. 80
3. Nombre de P-droites
Conclusion : il y a 15 P-droites.
4. Sixième synthèse
80
(AB.CD.EF), (AD.CF.EB), (AF.CB.ED).
84
85
81
81
Sigur S. ; http://www.paideiaschool.org/teacherpages/steve_sigur/resources/pascal2/index.html
82
Idée et expression d'Otto Hesse.
85
86
83
Julius Plüker est né le 16 juin 1801 à Elberfeld (Wuppertal) dans le duché de Berg (Allemagne).
Fils d'une famille de marchands originaire d'Aix-la-Chapelle, il sera toute sa vie partagé entre les cultures
française et allemande.
Après avoir été élève au Gymnasium de Düsseldorf, il est comme tout étudiant allemand de cette époque,
successivement étudiant à l'université de Bonn, d'Heidelberg, de Berlin et de Paris en 1823. Il soutient sa thèse
de doctorat la même année à l'université de Marburg.
Assistant en 1824 à Bonn, "professor extraordinarius " en 1828 à Bonn, puis à Berlin en 1838, il enseigne la
même année au Gymnasium Friedrich Wilhelm de cette ville.
Notons pour la petite histoire, le conflit entre Jakob Steiner, le maître de la géométrie synthétique, et Julius
Plüker qui en développait une approche analytique. Ce conflit éclate au grand jour lorsque Léopold Crelle
préfére Plüker à Steiner pour le poste à pourvoir à Polytechnique.
Pour éviter cette désagréable situation, Julius Plüker préfère s'éloigner de Berlin pour aller enseigner à Halle en
1834 comme "professor ordinarius", puis rejoint en 1836 l'université Friedrich-Wilhelm de Bonn. L'année
suivante, il épouse mademoiselle Altstätten avec qui il aura un fils.
En 1847, il accepte la chaire de physique à Bonn qu'il occupera jusqu'à sa mort et aura pour assistant Félix Klein
de 1866 à 1868.
Il décède le 22 mai 1868 à Bonn (Allemagne)
83
O'Connor J. J. and Robertson E. F., The MacTutor History of Mathematics Archive ;
http://www-groups.dcs.st-and.ac.uk/~history/BiogIndex.html
86
87
VISION
Figure :
84
Traits : 0 un cercle,
A, B, C, D, E, F six points de 0
et C1, C2, C3, C4 les C-droites (BDA.ECF), (BCA.EDF), (BCF.EDA), (BDF.ECA).
VISUALISATION
B D A B A D A B D
E C F C E F C F E
B F D B F A A E B
C A E E D C F D C
84
Sigur S. ; http://www.paideiaschool.org/teacherpages/steve_sigur/resources/pascal2/index.html
87
88
B C A B E D A F D
F D E F A C E B C
D E A A C D B C D
F B C F B E E A F
B C A B A C A B C
E D F D E F D F E
B F C B F A A E B
D A E E C D F C D
B D A B E C A F C
F C E F A D E B D
C E A A D C B D C
F B D F B E E A F
B C F B F C F B C
E D A D E A D A E
B A C B A F F E B
D F E E C D A C D
B D F B E C F A C
A C E A F D E B D
C E F F D C B D C
A B D A B E E F A
B D F B F D F B D
E C A C E A C A E
B A D B A F F E B
C F E E D C A D C
88
89
B C F B E D F A D
A D E A F C E B C
D E F F C D B C D
A B C A B E E F A
La photo obtenue ci-dessous après analyse du point précédent, nous permet de considérer trois triangles en
perspective.
k14
k11
AE.BF
AD.CF
k33
k13
k22
C4
C3
C2
C1
AB.EF
* Les triangles k12k23k32 et k13k22k33 admettant (AB.EF, BC.DE, AD.CF) pour arguésienne
sont perspectifs.
D'après Desargues "Le théorème des deux triangles" appliqué à ces deux triangles,
C1, C2 et C3 sont concourantes.
* Les triangles k23k32k43 et k22k33k42 admettant (BC.DE, AC.BF, AE.BF) pour arguésienne
sont perspectifs.
D'après Desargues "Le théorème des deux triangles" appliqué à ces deux triangles,
C2, C3 et C4 sont concourantes
89
90
Scolie : (1) ce point de concours est "le point Salmon relativement à C1, C2, C3 et C4"
ou plus brièvement "I-point".
Rappelons
B D A B C A B C F B D F
E C F E D F E D A E C A
Nous observons que ces tableaux ont les mêmes colonnes à l'ordre près de leurs éléments.
85
Note historique : rappelons que Cayley et Georges Salmon ont trouvé en même temps que
les 60 s-points sont situés 3 à 3 sur 20 C-droites souvent appelées droites de
Cayley-Salmon.
Georges Salmon a démontré par la suite que ces 20 C-droites se coupent 4 à 4
en 15 I-points et que chacune d'elles passe par un seul s-point.
85
Fisher J. C., Fuller N., University of Regina (Canada) ;
http://www.math.uregina.ca/~fisher/Norma/TransparentHexagram/pmh.html
86
Résultat à prouver.
90
91
La procédure :
B D A
* départ avec la C1-droite de Cayley (BDA.ECF) (1)
E C F
3. Nombre de I-points
4. Septième synthèse
91
92
90
En rose des C-droite, en noir des points des k-points, en vert des i-points.
87
Idée et expression d'Otto Hesse.
88
À prouver.
89
À prouver.
90
Sigur S. ; http://www.paideiaschool.org/teacherpages/steve_sigur/resources/pascal2/index.html
92
93
VI. LE THÉORÈME
DE
OTTO HESSE
Traits : 0 un cercle,
A, B, C, D, E, F six points de 0,
s le s-point BDA.ECF,
P1, P2, P3 les P-droites (BE.DC.AF), (BC.DF.AE), (BF.DE.AC),
s11, s12, s13 les trois s-points de P1,
s21, s22, s23 les trois s-points de P2,
s31, s32, s33 les trois s-points de P3
et P'1, P'2, P'3 les trois arguésiennes des triangles s11s12s13 et s21s22s23
s21s22s23 et s31s32s33, s11s12s13 et s31s32s33
Note historique :
92
91
Théorème de Pascal et ses conséquences ; d'après MM. Steiner, Plucker, Otto Hesse, Cayley, Kirkman, Salmon ;
Nouvelles Annales de Mathématiques série 1 t. XI (1852) 163-176 ;
http://www.numdam.org/numdam-bin/feuilleter?j=NAM&sl=0
92
Théorème de Pascal et ses conséquences ; d'après MM. Steiner, Plucker, Otto Hesse, Cayley, Kirkman, Salmon ;
Nouvelles Annales de Mathématiques série 1 t. XI (1852) 163-176 ;
http://www.numdam.org/numdam-bin/feuilleter?j=NAM&sl=0 ;
Hesse O., Eine Bemerkung sum Pascalschen Theorem, Journal de Crelle 41 (1851) 269
93
94
2. Huitième synthèse
93
A prouver.
94
Idée et expression d'Otto Hesse dès 1868
95
À prouver.
96
À prouver.
94
95
99
Ludwig Otto Hesse est né à Königsberg (Prusse, aujourd'hui Kaliningrad, Russie), le 22 avril 1811.
Étudiant, puis professeur dans une école de commerce de Königsberg, il devient à partir de 1845, professeur de
l'Université de cette ville. De 1856 à 1868, il professe à l'Université d'Heidelberg avant d'enseigner à l'École
polytechnique de Munich. A partir de 1868, il devient membre de l'Académie bavaroise des sciences.
Il décède le 4 août 1874 à Munich (Allemagne).
IX. RÉSUMÉ
DES
POINTS ET DROITES
97
Plücker, M. J., reine angew. Math. 5 p. 274.
98
Salmon G., Notes: Pascal's theorem, Art. 267.
99
O'Connor J. J. and Robertson E. F., The MacTutor History of Mathematics Archive ;
http://www-groups.dcs.st-and.ac.uk/~history/BiogIndex.html
95
96
E. RÉFÉRENCES
1. Dewulf E., Hexagramme de Pascal, Bulletin des sciences mathématiques et astronomiques 2e série, tome 1,
n° 1 (1877) 348-350 ; archive.numdam.org/article/BSMA_1877_2_1_1_348_1.pdf
3. Ladd Franklin, Christine, The Pascal Hexagram, Science, Volume 1, Issue 21 506/1883) 592-594
4. Fisher J. Chris and Fuller Norma, The Complete Pascal Figure Graphically Presented,
http://www.math.uregina.ca/~fisher/Norma/paper.html
F. ANNEXE
C'
B'
C
B
O A A'
Conclusion : (CC') passe par O si, et seulement si, (AC) est parallèle à (A'C').
96
97
R
3
B
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G. ARCHIVES
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Mesnard J., Taton R., Persée vol. 16 (1963)
http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/rhs_0048-7996_1963_num_16_1_4438
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Cajori F., A history of mathematics notations, vol. 1, 2 (1928-1929) 326.
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