Guide de lumière
Rôle : éviter la réflexion des photons en sortie de cristal (indice de réfraction cristal et air
différent).
Quand la lumière sort droite à va droit vers le photomultiplicateur.
Photomultiplicateur
Convertit les photons lumineux qui proviennent du cristal en signal électrique (impulsion
électrique) permettant de localiser les photons gamma issu du patient.
Environs 100 photomultiplicateur dans une caméra
Forme ronde ou hexagonale
Photomultiplicateur : tube à vide dans lequel on applique une différence de potentiel. Les
photons lumineux qui arrivent sur la photocathode qui elle, émet des photoélectrons par effet
photoélectrique. La différence de potentiel augmente à chaque dynode (circuit Haute
Tension). Chaque dynode frappée par un électron restitue un ou généralement plus
d’électrons.
Système de localisation des photons
A chaque scintillateur, l’ensemble des impulsions électrique est délivrée par les
photomultiplicateurs jusqu’au calculateur de positionnement.
Les signaux sont directement numérisés en sortie des photomultiplicateurs (sur dernières
caméras).
Le circuit de positionnement analyse la distribution de l’amplitude des signaux délivrés par
les photomultiplicateurs et fournit les coordonnées du point d’interaction dans le cristal.
En sortie du photomultiplicateur à 2 coordonnées X et Y ; ainsi qu’une amplitude
électrique Z.
Analyseur et sélecteur d’amplitude
L’ensemble Z de tous les signaux de sortie des photomultiplicateurs est proportionnelle à
l’énergie perdue dans le scintillateur et donc à l’énergie du photon incident absorbé dans le
cristal.
L’impulsion Z est amplifiée. Il y a sélection de l’impulsion Z participant à la formation de
l’image grâce au sélecteur d’amplitude.
L’électronique
Amplificateur : circuit électrique qui augmente l’amplitude des impulsions où le gain peut
être contrôlé.
Sélecteur d’amplitude
Compteur d’impulsion :
2 circuits électriques permettent de travailler en pré-temps et/ou en pré-coups:
o Circuits de comptage
o Horloge
En pré-coups : choix du nombre de coups. Une fois la valeur X de coups choisis atteint le
système s’arrête.
En pré-temps : choix du temps. Une fois le temps écoulé, le système s’arrête.
Les deux : système qui ne s’arrête pas temps que le temps est non écoulé et pré-coups non
atteint.
SCHEMA RECAPITULATIF DU SYSTEME DE GAMMA CAMERA
Caractéristiques d’une gamma caméra
Résolution spatiale du détecteur
Définition : plus petite distance séparant 2 sources ponctuelles radioactives.
Environs 7 à 9 mm.
D’autant meilleure que cristal est mince.
La résolution spatiale est limitée par le collimateur !
Résolution intrinsèque : cristal + électronique à qualité image mesurée sans
collimateur
Résolution extrinsèque : qualité image mesurée avec collimateur
La résolution spatiale est la mesure de la largeur à mi-hauteur d’un profil d’activité obtenue à
partir de l’image d’un point. (Voir image 9)
Plus la courbe est fine, plus la résolution spatiale est élevée.
Plus on est au centre de la source, plus il y a d’activité maximum.
Plus on s’éloigne de la source, moins la courbe sera haute (décroissance courbe).
Résolution en énergie
Définition : capacité de distinguer les photons gamma selon leur énergie et de séparer le pic
d’absorption du diffusé.
C’est le rapport de la largeur à mi-hauteur (moitié du nombre d’évènements maximums) et de
l’énergie Ei des photons incidents.
(Environ 10% à 140 keV). Energie de rayonnement incident.
Quand il y a une mauvaise résolution en énergie la courbe est très élargie.
Le plus faible possible pour meilleure Résolution en énergie.
Taux de comptage maximal
Définition : capacité à compter le plus grand nombre de photons.
Dépend du temps mort (temps pendant lequel l’évènement est comptabilisé = une
seule détection pouvant être enregistrée à la fois).
Taux de comptage actuel > 300 000 impulsions par secondes.
Le taux de comptage est d’autant plus faible que le temps mort est fort et que le phénomène
d’empilement est fort (pour deux informations qui arrivent en même temps, elles sont
rejetées).
Uniformité
Définition : aptitude de la caméra à fournir une image homogène pendant qu’elle est
soumise à une source radioactive uniforme.
Elle est d’autant meilleure que :
o L’écart de gain entre les photomultiplicateurs est faible.
o Correction d’homogénéité efficace (=table informatique).
Utilisation de matrices de correction pour corriger les défauts d’uniformités (et linéarités
géométriques). Calibration des photomultiplicateurs pour chaque élément radioactif.
Linéarité géométrique
Définition : capacité de la caméra à déterminer précisément les coordonnées de l’interaction
du photon gamma dans le cristal.
Une source linéaire formant normalement une ligne ne doit pas apparaitre déformée au niveau
de l’image.