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Fiches-micro
Microéconomie (EDHEC Business School)
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CHAPITRE I : LES COÛTS DE PRODUCTION
1. Les fonctions de coûts :
Les facteurs de production : ‘ensemble des éléments nécessaires à la production de biens et
services (inputs) (ça peut être : machines, bâtiments ; matières premières ; énergie)
On distingue :
Les facteurs de production variables : facteurs dont la quantité utilisée est directement
fonction de la quantité à produire.
Les facteurs de production fixes : facteurs dont la quantité mise en œuvre ne peut pas
directement être ajustée à la quantité à produire.
Les coûts de production : les coûts supportés pour réaliser la production d’un bien ou d’un
service : ce sont donc les coûts liés à l’utilisation des facteurs de production.
On distingue :
Les coûts comptables : les dépenses engagées par l’entreprise pour réaliser sa production
Les coûts implicites = coûts d’opportunité
Coûts économiques = coûts comptables + coûts implicites
Profit comptable = chiffre d’affaires – coûts comptables
Profit économique = chiffre d’affaires – coûts économiques
Ce qui compte pour le propriétaire de l’entreprise, c’est le profit économique
On distingue 3 types de coûts :
Les coûts fixes (CF) : indépendants de la quantité produite
Les coûts variables (CV) : dépendant de la quantité produite ; ils sont en fonction de
Q : CV(Q)
Les coûts totaux (CT) : ensemble des coûts nécessaires à la production d’une quantité
Q : CT(Q) = CF + CV(Q)
On distingue 3 types de coûts moyens :
CF
Coûts moyens fixes : CMF (Q) =
Q
CV (Q)
Coûts moyens variables : CMV (Q) =
Q
CT (Q)
Coûts moyens total : CMT (Q) = = CMF(Q) + CMV (Q)
Q
Le coûts moyen par unité produite n’est pas constant, mais dépend de la quantité totale
produite.
2. La relation coûts de production/quantités produites
La fonction de production montre la relation entre la quantité d’« inputs » utilisée pour
fabriquer un bien et la quantité d’ « outputs » obtenue.
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La productivité marginale d’un input dans le processus de production est mesurée par
l’accroissement d’output que génère une unité additionnelle de cet input.
Productivité marginale décroissante : propriété selon laquelle la productivité marginale d’un
input décroit quand la quantité totale d’input utilisée augmente.
Le coût marginal (Cmg) mesure l’accroissement de coûts total que génère la production
d’une unité de bien supplémentaire.
Une productivité marginale décroissante implique un coût marginal croissant : le coût
marginal augmente avec la quantité totale d’output produite.
Le coûts marginal représente le coût des facteurs variables engagés en plus pour
produire une unité supplémentaire :
∆ CV (Q)
Cmg (Q) =
∆Q
Le coût variable moyen (CVM) représente le coût des facteurs variables par unité de
production :
CV (Q)
CMV (Q) =
Q
Un coût marginal croissant implique donc un coût variable moyen croissant
Le coût marginal augmente avec la quantité d’output produite.
La courbe de coût moyen total a une forme de U
Le point le plus bas de la courbe de CMT est atteint pour la quantité qui minimise le coût
moyen total. (Cette quantité = seuil de rentabilité de l’entreprise)
La courbe de coût marginal coupe la courbe de coût moyen total en son minimum, au seuil
de rentabilité.
Economie d’échelle : quand la courbe de coût moyen total décroit alors que l’output
augmente.
Déséconomies d’échelle : quand la courbe de coût moyen total de long terme s’accroit alors
que l’output augmente.
Rendement d’échelle constant : quand le coût moyen total de long terme reste le même
alors que l’output augmente.
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CHAPITRE II : L’ENTREPRISE EN CPP :
1. Caractéristiques d’un marché concurrentiel :
Les 5 caractéristiques fondamentales :
Homogénéité des produits
Atomicité des demandeurs et offreurs
Information parfaite
Libre entrée et sortie des entreprises
Libre circulation des facteurs de production
Le prix du bien P dans un marché concurrentiel est unique et fixé par le marché : les agents
sont preneurs de prix
2. Recette moyenne et marginale :
Le profit d’une entreprise est la différence entre sa recette totale (Chiffre d’affaires) et le total
de ses coûts :
Profit = RT(Q) – CT (Q) = Px Q – CT(Q)
Recette moyenne : le CA par unité produite
RT (Q) PxQ
RM = = =P
Q Q
Recette marginale : la variation du CA qu’entraine la vente d’une unité supplémentaire :
∆ RT (Q ) ∆( PxQ) P ∆ Q
Rmg = = = =P
∆Q ∆Q ∆Q
On constate que la recette moyenne est égale à la recette marginale :
RM (Q) = Rmg(Q) = P
En CPP, la recette moyenne et la recette marginale sont tous deux constants, et égaux au
prix du produit vendu P.
3. Maximisation du profit :
La recette totale (RT) et les coûts totaux (CT) croissent avec la quantité Q.
Pour savoir si une entreprise a intérêt à produire une unité supplémentaire il faut comparer
Rmg et Cmg :
Si Rmg=P > Cmg : produire rapporte plus que cela ne coûte = l’entreprise doit
continuer de produire
Si Rmg=P < Cmg : produire rapporte moins que cela ne coûte = l’entreprise doit
arrêter de produire
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Le niveau de production qui maximise le profit en CPP est atteint lorsque P=Rmg=Cmg
Une hausse de prix ne peut qu’emmener l’entreprise à vouloir produire plus.
La courbe d coût marginal correspond à la courbe d’offre de l’entreprise concurrentielle.
Profit = π =RT −CT
∆ π ∆ RT ∆ CT
Max π ⟹ = − =0 ⟹ Rmg=Cmg
∆Q ∆Q ∆Q
Le niveau de production qui maximise le profit est donc obtenu pour l’égalité entre le coût
marginal et la recette marginale
En CPP, P=Cmg
4. Détermination du profit :
π ( Q ) =Qx( p−CMT ( Q ))
Si p > CMT(Q) : les profits sont positifs, l’entreprise est rentable
Si p = CMT (Q) : les profits sont nuls, c’est le seuil de rentabilité
Si p < CMT (Q) : les profits sont négatifs (pertes)
Sans aucune production, l’entreprise réalise une perte égale aux coûts fixes. On doit donc
comparer RT et CV :
RT CV
RT < CV ⟹ < ⟹ p<CMV
Q Q
Le seuil de fermeture correspond au minimum du CVM
5. Offre globale :
L’offre concurrentielle d’un producteur individuel actif sur le marché est la quantité Q
pour laquelle son coût marginal Cmg(Q) est égale au prix P
L’offre concurrentielle globale donne donc la quantité totale offerte au prix P
résultant de la volonté de chaque producteur actif de vendre une quantité égalisant P
et coût marginaux propres.
Lorsque le prix P d’un bien augmente :
Les perspectives de profit augmentent
Certaines firmes non rentables ont, à présent des perspectives de profits positifs, et
sont poussées à entrer sur le marché
Ces créations/entrées de nouvelles entreprises augmentent la quantité globale
offerte
Lorsque le prix P d’un bien diminue :
Disparition de certaines entreprises passant sous le seuil de rentabilité et réduction
de la quantité offerte globale
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CHAPITRE III : CONCURRENCE IMPARFAITE :
1. Le monopole :
Le monopole est une firme qui est le vendeur unique d’un bien pour lequel il n’y a pas de
substituts proche.
Le monopole est donneur de prix.
Différentes situations de monopole :
Monopole sur un facteur de production : une entreprise est la seule détentrice d’une
ressource essentielle
Monopole créé par le gouvernement : une entreprise se voit accorder le droit exclusif
de produire un bien
Monopole « naturel » : les coûts de production sont tels qu’un producteur unique est
plus efficace que plusieurs producteurs.
La notion de demande inverse :
Fonction de demande F : exprime la quantité d’un bien demandée par un individu en
fonction du prix de ce bien : Q= F(P)
Fonction de demande inverse G : exprime le prix auquel un individu est disposé à acquérir
une quantité donnée d’un bien : P=G(Q)
La courbe d’offre de la firme : correspondre à chaque prix P donné, la quantité Q que la
forme décide de produire afin de maximiser son profit.
La courbe de demande de la firme : fait correspondre, à chaque quantité produire Q donnée,
le prix P auquel la firme s’attend à vendre sa production.
La courbe de demande d’une firme concurrentielle est HORIZONTALE
La courbe de demande d’un monopoleur est DECROISSANTE
Dans le cas d’un monopoleur le prix de vente dépend de la quantité produite
RT(Q) = P(Q)x Q
RT (Q) P(Q) xQ
Recette moyenne : RM = = =P(Q)
Q Q
∆ RT (Q )
Recette marginale : Rmg =
∆Q
Rmg (Q) < RM(Q)
Lorsque j’augmente ma production d’un unité, en passant de Q à Q+1 :
Effet quantité positif : la recette augmente
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Effet prix négatif : comme le prix décroit avec la quantité produite, on vend non
seulement cette unité supplémentaire mais aussi les Q premières unités à un prix
inférieur à P(Q)
Ainsi : Rmg < P(Q) = RM(Q)
En concurrence parfaite comme en monopole, la recette moyenne est toujours
égale au prix de vente
En concurrence parfait : le prix de vente est constant quelle que soit la quantité
produite ; la constance de ce prix implique que la recette marginale est égal à la
recette marginale moyenne. Rmg= RM= P
En monopole : le prix de vente décroit avec la quantité vendue ; ce prix de vente
décroissant implique que la recette marginale est inférieure à la recette marginale
moyenne. Rmg(Q) < RM(Q) = P(Q)
Maximisation du profit en monopole :
o Le monopoleur choisit la quantité Qm telle que Rmg(Qm) = Cmg(Qm)
o Le monopoleur détermine quel prix Pm lui permet de vendre cette quantité
o Profits = Qm x Pm−CT (Qm)
∆ π ∆ RT ∆ CT
Max π ⟹ = − =0 ⟹ Rmg=Cmg
∆Q ∆Q ∆Q
En concurrence parfaite, la firme vend à un prix égal au coût marginal. La vente de sa
dernière unité lui apporte exactement autant que cela lui a coûté de la produire
En situation de monopole, la firme vend à un prix supérieur au coût marginal. La vente de
sa dernière unité lui coûte plus que cela ne lui a coûté de la produire.
Lois antitrust : lois interdisant les fusions d’entreprises qui conduiraient à une situation de
monopole
2. La concurrence imparfaite :
L’oligopole : une structure de marché caractérisée par un petit nombre de producteurs d’un
même bien ou service
- Le prix plus élevé qu’en concurrence parfaite
- Volume d’activité moins élevé
- Inefficience liée à la distorsion entre prix et coût marginal
Pcp < P oligopole < P monopole
Qcp Q oligopole Q monopole
Les cartels : revient à s’entendre sur les auntitées à mettre sur le marché pour pratiquer un
prix supérieur au prix sans entente. « Accord de cartel »
Elles sont le plus souvent illégales et doivent être secrètes.
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L’accord est fragile car il y a divergence entre rationalités individuelles et rationalité
collective :
Rationalité collective : les entreprises ont un intérêt commun à l’entente
Rationalité individuelles : une fois l’accord prévu, chacun peut être tenté de tricher en
produisant une quantité supérieure au quota prévu par l’accord.
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