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Électromagnétisme et conducteurs électriques

Le document traite de l'électromagnétisme dans les milieux conducteurs, en expliquant les propriétés des conducteurs électriques, la loi d'Ohm locale et la conductivité. Il aborde également la neutralité électrique des conducteurs et les équations de Maxwell, ainsi que les équations d'onde dans un conducteur. Enfin, il présente la relation de dispersion pour les ondes monochromatiques dans ces milieux.

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Électromagnétisme et conducteurs électriques

Le document traite de l'électromagnétisme dans les milieux conducteurs, en expliquant les propriétés des conducteurs électriques, la loi d'Ohm locale et la conductivité. Il aborde également la neutralité électrique des conducteurs et les équations de Maxwell, ainsi que les équations d'onde dans un conducteur. Enfin, il présente la relation de dispersion pour les ondes monochromatiques dans ces milieux.

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Electromagnétisme dans les milieux

A) Milieux Conducteurs
I-Conducteur électrique
Un conducteur électrique est un matériau caractérisé par la présence de charges libres, c’est-à-
dire de charges susceptibles de se déplacer à l’échelle macroscopique (elles ne sont pas
confinées au voisinage d’un atome par exemple) mais tout en restant attachées au matériau
auquel elles appartiennent.
En plus des métaux, il existe un grand nombre de substances physiques représentant des
propriétés conductrices dues à la présence de charges libres: les électrolytes et les plasmas (gaz
ionisés). La propagation des OEM dans un conducteur constitue un bon exemple permettant
d’introduire le phénomène d’absorption, la notion de vecteur d’onde complexe et celle de l’effet
de peau dont les applications sont nombreuses aussi bien dans le domaine des
télécommunications que celui du transport d’énergie électrique.
Les conducteurs et les plasmas sont des milieux matériels dont le comportement varie très
sensiblement selon la fréquence des champs électromagnétiques auxquels ils sont soumis.

I-1Loi d’Ohm locale – conductivité


La conductivité peut être décrite par le modèle de Drude suivant :
Un conducteur métallique est formé d’atomes ionisés fixes et d’électrons libres de densité
𝒏 (nombre d’électrons par unité de volume). Ce sont ces électrons
qui assurent la conductivité électrique. En l’absence de champ
électrique extérieur, l’électron libre a un mouvement aléatoire, et
donc, une vitesse moyenne nulle. En présence d’un champ
électromagnétique (𝑬 ##⃗, #𝑩
#⃗), l’électron est soumis aux forces
suivantes force de Lorenz et force de frottement (forces
d’interaction (chocs) avec les ions supposés fixes). Ainsi, dans ce
modèle, le mouvement d’un électron de masse 𝒎 et de charge
électrique 𝒒, est régi par l’équation fondamentale de la dynamique.
𝒅𝒗#⃗
𝒎 = 𝒒(𝑬##⃗ + 𝒗 ##⃗) − 𝒌𝒗
#⃗𝚲𝑩 #⃗
𝒅𝒕
Où le deuxième terme du second membre correspond à une force de frottement fluide qui
permet de modéliser l’influence des collisions sur le mouvement de l’électron.

Lorsque le champ électrique et le champ magnétique viennent tous les deux d’une même onde
électromagnétique supposée plane, on négligera, en général, le terme dû au champ
magnétique, compte tenu du fait que la vitesse de l’électron est relativement faible 𝒗 ≪ 𝒄 et
que 𝑩 = 𝑬/𝒄 et donc l’équation fondamentale de la dynamique est alors réduite à
𝒅𝒗#⃗
𝒎 ##⃗ − 𝒌𝒗
= 𝒒𝑬 #⃗
𝒅𝒕
a)Régime statique
Sous l’application d’un champ électrique statique 𝑬 #⃗, les charges libres d’un conducteur se
mettent en mouvement. Pour un électron ayant initialement une vitesse nulle 𝒗 #⃗(𝟎) = 𝟎, la
solution de l’équation différentielle s’écrit :
𝝉𝒒 𝒕
#⃗(𝒕) =
𝒗 8𝟏 − 𝒆;𝝉 < 𝑬
##⃗
𝒎

Pr : A. ZUGARI 24
𝒎
Avec 𝝉 = 𝒌 représente le temps de relaxation, caractéristique de la durée du régime transitoire
préalable à la stabilisation de la vitesse.
Les électrons ont donc une certaine vitesse pendant le régime transitoire, mais après un temps
𝝉𝒒
suffisamment long ( 𝒕 ≫ 𝝉), le régime permanent est rapidement atteint et 𝒗 #⃗ = 𝑬 #⃗
𝒎

Le vecteur densité de courant en régime permanent peut s’écrit ainsi :


𝝉𝒒 𝒏𝒒𝟐 𝝉
𝑱⃗ = 𝒏. 𝒒. 𝒗 #⃗ = 𝝆 #𝑬⃗ =
#⃗ = 𝝆. 𝒗 #𝑬⃗ = 𝜸𝟎 #𝑬⃗
𝒎 𝒎
Où 𝝆 = 𝒏. 𝒒 est la densité volumique de charges mobiles ayant la vitesse 𝒗 #⃗.
𝒏𝒒𝟐 𝝉
Et 𝜸𝟎 = 𝒎
est la conductivité du métal exprimée en Siemens par mètre (S. 𝒎;𝟏 )
Notons que 𝑱⃗ est indifféremment appelé « densité de courants libres » ou « densité libre de
courants de conduction ».

b)Régime variable
Lorsque le champ électrique appliqué à la particule n’est plus statique mais dépend du temps
de manière harmonique et s’exprime comme suit #𝑬⃗ = 𝑬𝟎 𝒆𝒊𝝎𝒕
La solution permanente devient dans ces conditions une équation simple qui s’écrit :
𝒒𝝉 𝟏
#⃗ =
𝒗 #𝑬⃗
𝒎 𝟏 + 𝒊𝝎𝝉
𝒏𝒒𝟐 𝝉 𝟏
La densité volumique de courants libres s’écrit alors : 𝑱⃗ = 𝒏. 𝒒. 𝒗
#⃗ = ##⃗ = 𝜸𝟎 𝑬
𝑬 ##⃗
𝒎 𝟏F𝒊𝝎𝝉 𝟏F𝒊𝝎𝝉
𝒒𝝉 𝟏 𝜸𝟎
La conductivité est alors définie par : 𝜸 = 𝒎 𝟏F𝒊𝝎𝝉 = 𝟏F𝒊𝝎𝝉 et donc 𝑱⃗ = 𝜸𝑬#⃗
Où 𝜸𝟎 est la conductivité en champ statique.
En régime variable, la conductivité devient complexe ; ce qui indique que la densité de courant
et le champ électrique ne sont plus en phase.
On peut aussi souligner plusieurs points importants :
1- Si le champ électrique varie suffisamment lentement pour que sa période 𝑻 = 𝟐𝝅/𝝎
soit très grande par rapport au temps de relaxation, 𝝉 ≪ 𝑻, alors le terme 𝝎𝝉 deviendra
négligeable devant 1, et on aura 𝜸 = 𝜸𝟎 . L’approximation statique demeure valable. Ce
régime correspond à l’approximation des régimes quasi-stationnaires (ARQS). Dans
l’ARQS, le milieu répond immédiatement à la sollicitation imposée par le champ
électrique. Cette approximation est valable pour les fréquences industrielles, les
fréquences hertziennes (radio, Télévision, radar, etc.), l’infrarouge, le visible et le
proche ultra-violet.

2- Si la période du champ électrique est de l’ordre du temps de relaxation, 𝑻 ≈ 𝝉, la densité


de courant 𝑱⃗ ne pourra plus suivre instantanément les variations du champ électrique, et
un déphasage 𝝓 apparaitra entre #𝑬⃗ et 𝑱⃗. Pour obtenir 𝝓, on décompose 𝜸 sous la forme
𝜸 = 𝜸𝟏 + 𝒊𝜸𝟐 où :
𝜸 ;𝝎𝝉𝜸
𝜸𝟏 (𝝎) = 𝟏F𝝎𝟎𝟐 𝝉𝟐 , 𝜸𝟐 (𝝎) = 𝟏F𝝎𝟐 𝝉𝟎𝟐
En écrivant 𝒄𝒐𝒔𝝓 = 𝜸𝟏 /𝜸𝟎 𝒔𝒊𝒏𝝓 = 𝜸𝟐 /𝜸𝟎 avec 𝜸𝟎 = M𝜸𝟏 𝟐 + 𝜸𝟐 𝟐 , on peut écrire
que 𝜸 = 𝜸𝟎 𝑬𝟎 𝒆𝒊𝝓 , et : 𝑱⃗ = 𝜸𝑬
#⃗ = 𝜸𝟎 #𝑬⃗𝟎 𝒆𝒊(𝝎𝒕F 𝝓)

3- D’après le modèle de Drude, 𝜸𝟏 et 𝜸𝟐 tendent vers zéro, lorsque 𝝎𝝉 ≫ 𝟏. Autrement


dit, si la fréquence d’oscillation du champ électromagnétique est suffisamment élevée,
c’est-à-dire T≪ 𝝉, l’électron libre ne pourra plus suivre les variations du champ
électrique, et restera inerte. La conductivité s’annulera.

Pr : A. ZUGARI 25
I-2Neutralité électrique d’un conducteur
La loi d’Ohm permet de calculer la densité de courant induite dans un conducteur en fonction
du champ auquel il est soumis. Reste à déterminer la densité de charge associée.
L’équation de conservation de la charge à savoir :
𝜕𝜌
𝛻#⃗ . 𝚥⃗ + =0
𝜕𝑡
En vertu de l’équation de Maxwell-Gauss, l’équation de conservation de la charge donne
𝜌 𝜕𝜌
𝛻#⃗ . T𝜸𝑬
#⃗U = 𝜸T𝛻#⃗ . #𝑬#⃗U = 𝜸 = −
𝜺 𝜕𝑡
WX 𝜸
Soit + 𝜌=0
WY 𝜺
𝜸
La solution de cette équation différentielle du premier ordre est : 𝜌(𝑟⃗, 𝑡) = 𝜌𝟎 (𝑟⃗)𝒆; 𝜺 𝒕
𝜌𝟎 (𝑟⃗) est la valeur initiale de la distribution de charges au point considéré localisé par sa
position 𝒓#⃗.
Cette solution montre bien que les charges de volume tendent à disparaître rapidement (de
manière exponentielle) de l’intérieur pour aller s’accumuler sur la surface du conducteur. Le
𝜺
temps de relaxation, défini par la constante 𝝉 = 𝜸 , est extrêmement court pour les bons
conducteurs (tableau ci-dessous). Pour le cuivre (𝜸 = 𝟓. 𝟓𝟕𝒙𝟏𝟎𝟕 𝑺/𝒎), par exemple, le temps
𝜺 𝜺𝟎 𝟖.𝟖𝟓𝒙𝟏𝟎a𝟏𝟐
de relaxation est 𝝉 = 𝜸 = 𝜸
= 𝟓.𝟓𝟕𝒙𝟏𝟎𝟕
= 𝟏. 𝟔𝒙𝟏𝟎;𝟏𝟗 𝒔
alors que pour les diélectriques, cette constante est très élevée.

𝜸
L’équation 𝜌(𝑟⃗, 𝑡) = 𝜌𝟎 (𝑟⃗)𝒆;𝜺 𝒕 montre que la charge volumique s’annule quasi-
instantanément. Il s’en suit que pour un conducteur métallique, on peut admettre que 𝜌(𝑟⃗, 𝑡) ≈
0.
Le conducteur métallique reste donc électriquement neutre en volume.

I-3Équations de Maxwell et équations d’onde dans un conducteur


En absence de sources, un conducteur est caractérisé en volume par les deux équations d’état
𝜌(𝑟⃗, 𝑡) ≈ 0 et 𝐽⃗(𝑟⃗, 𝑡) = 𝛾𝐸#⃗ (𝑟⃗, 𝑡)
Avec une conductivité 𝜸 réelle égale à la valeur nominale 𝜸𝟎 .
Les équations de Maxwell deviennent
Équation de Maxwell-Gauss (MG) #⃗. 𝐸#⃗ = 0

Équation du flux magnétique (MΦ ) #⃗. 𝐵
∇ #⃗ = 0
Équation de Maxwell-Faraday (MF) #⃗Λ 𝐸#⃗ = − Wj#⃗
∇ WY

Pr : A. ZUGARI 26
Équation de Maxwell-Ampère (MA) ∇ #⃗ = 𝜇(𝛾𝐸#⃗ + 𝜀 Wm#⃗)
#⃗Λ 𝐵
WY

On obtient les équations de propagation du champ électrique et du champ magnétique en


appliquant la formule du double rotationnel au champ 𝑬 #⃗ et 𝑩
##⃗:

⎧ #⃗ 1 𝜕 𝐸#⃗ 𝜕𝐸#⃗
u
⎪ ∆𝐸 − = 𝜇𝛾
𝑣 u 𝜕𝑡 u 𝜕𝑡
⎨ 1 𝜕u𝐵#⃗ #⃗
𝜕𝐵
#⃗ −
⎪ ∆𝐵 = 𝜇𝛾
u
𝑣 𝜕𝑡 u 𝜕𝑡

𝟏
où 𝒗 =
√wx
Nous retrouvons ainsi les équations de propagation mais avec un second membre proportionnel
à la dérivée temporelle du champ. Ce terme, pouvant être aperçu comme un terme correctif à la
propagation dans le vide, va entrainer une modification de l’équation de dispersion.

Toutefois, cette équation reste linéaire. Il s’en suit donc que toute solution de cette équation
peut s’écrire comme une superposition de solutions monochromatiques (à l’aide de la
transformée de Fourier ).

II-Ondes monochromatiques dans un milieu conducteur

II-1Relation de dispersion
En régime harmonique et en vertu de la loi d’Ohm locale, l’équation de Maxwell-Ampère
s’écrit, en notation complexe, comme suit :
𝜕𝐸#⃗ 𝛾
#⃗Λ 𝐵
∇ #⃗ = 𝜇 y𝛾𝐸#⃗ + 𝜀 z = (𝜇𝛾 + 𝑖𝝎𝜇𝜀 )𝐸#⃗ = 𝑖𝝎𝜇 |𝜀 − 𝑖 } 𝐸#⃗ = 𝑖𝝎𝜇𝜀̃𝐸#⃗
𝜕𝑡 𝝎
€ €
On introduit ainsi la notion de permittivité complexe 𝜺• par : 𝜀̃ = 𝜀 − 𝑖 • = 𝜀 |1 − 𝑖 x• }
Considérons un champ électrique monochromatique 𝐸#⃗ = 𝐸#⃗‚ 𝑒 „(•Y;…#⃗†⃗) on a : ∆𝐸#⃗ = −𝒌𝟐 𝐸#⃗
L’équation de propagation se met sous la forme suivante :
•ˆ •ˆ
−𝑘 u 𝐸#⃗ + ˆ 𝐸#⃗ = 𝜇𝛾𝐸#⃗

⟹ −𝑘 u + ˆ = 𝑖𝜇𝛾𝜔 ‰
•ˆ €
⟹ Œu
𝒌 = u
− 𝑖𝜇𝛾𝜔 = 𝜔 𝜇𝜀(1 − 𝑖 x•) relation de dispersion
‰ˆ
La conductivité 𝜸 étant admise comme réelle positive, il s’en suit que le nombre d’onde 𝒌 Œ est
complexe. On définit ainsi les constantes de phase 𝜷 et d’atténuation 𝜶, respectivement comme
étant les parties réelle et imaginaire du nombre d’onde complexe 𝒌 Œ , comme suit :
Œ (𝝎) = 𝜷 − 𝒊𝜶 = 𝝎M𝝁𝜺•
𝒌
Le vecteur d’onde s’écrit #𝒌 Œ⃗(𝜔) = 𝒌
Œ (𝜔)𝑢#⃗. 𝑢
#⃗ est le vecteur unitaire indiquant la direction et le
sens de propagation de l’onde. Pour une ondes planes monochromatique (OPPM), se
propageant le long de l’axe 𝒛 dans le sens positif , la solution de l’équation d’onde est
#⃗Œ
𝐸#⃗ = 𝐸#⃗‚ 𝑒 „|•Y;𝒌†⃗} = 𝐸#⃗‚ 𝑒 ;𝜶𝒛 𝑒 „(•Y;𝜷𝒛)
Il s’agit d’une onde plane pseudo-sinusoïdale (fig ci-
contre) dont l’amplitude s’atténue de manière
exponentielle (facteur 𝑒 ;𝜶𝒛 ) lors de sa propagation et qui
oscille avec le facteur de phase 𝑒 ;„𝜷𝒛 .

Pr : A. ZUGARI 27
On constate, en vertu de la relation de dispersion, que c’est la conductivité réelle 𝜸 qui a
entrainé le fait que le vecteur d’onde soit complexe et, par conséquent, responsable de
l’absorption.

En effet, la conductivité 𝜸 entraine la naissance d’un courant de conduction (loi d’ohm locale)
et donc un déplacement de charges. L’onde cède donc de la puissance à ces charges ( principe
de la conservation de l’énergie) au cours des collisions des charges mobiles avec les charges
fixes. Cette énergie absorbée est convertie donc en agitation thermique (effet Joule).

II-2Structure de l’onde dans un conducteur


En supposant que le conducteur est défini par ses paramètres physiques (𝝁 = 𝝁𝟎 , 𝜺 = 𝜺𝟎 , 𝜸 ),
les équations de Maxwell pour une onde (type OPPM), en notation complexe, donnent

#𝛁⃗. #𝑬
#⃗ = −𝒋𝒌 “
#Œ⃗. #𝑬
#⃗ = 𝟎 #𝛁 “#⃗ = −𝒋𝒌
#⃗. #𝑩 “#⃗ = 𝟎
#Œ⃗. #𝑩
#⃗𝚲 𝑬
𝛁 #“
#⃗ = −𝒋𝒌 #Œ⃗𝚲𝑬 #“ #“#⃗
#⃗ = −𝒋𝝎𝑩 #⃗𝚲 𝑩
𝛁 #“#⃗ = −𝒋𝒌#Œ⃗ 𝚲 𝑩 #“#⃗ = (𝝁 𝜸 + 𝒋 𝝎 ) 𝑬
𝟎
#“⃗
𝒄𝟐
“#⃗
#𝒌⃗ 𝚲 #𝑬 “
#𝒌⃗ 𝚲 #𝑩
Soit #𝒌 “⃗ = 𝟎
Œ⃗. #𝑬 #𝒌 “#⃗ = 𝟎
Œ⃗. #𝑩 “#⃗ =
#𝑩
Œ “⃗ = −𝒄𝟐
et #𝑬
Œ #⃗
𝝎 𝝎;𝒋𝝁 𝟐
𝟎 𝜸𝒄
Ces relations ne montrent nullement l’orthogonalité des vecteurs champs ni la transversalité
de l’onde comme dans le cas de la propagation d’une OPPM dans le vide. D’une part, on ne
sait pas la signification de l’orthogonalité des vecteurs complexes et, d’autre part, la
multiplication d’un vecteur par un nombre complexe change la phase de ce vecteur.

Considérons, par exemple, le cas une onde se propageant dans la direction 𝑶𝒛 dans le sens
positif qui, en notation complexe, décrite par son champ électrique formulé par la relation à
savoir
𝐸#⃗ = 𝐸#⃗‚ 𝑒 ;𝜶𝒛 𝑒 –(•Y;𝜷𝒛)
Avec
𝐸#⃗‚ = #𝑬#⃗ = 𝑬
Œ ‚
Œ ‚— 𝑒⃗— + 𝑬Œ ‚˜ 𝑒⃗˜ + 𝑬Œ ‚™ 𝑒⃗™ = 𝐸‚— 𝑒 ;𝒋𝝋𝒙 𝑒⃗— + 𝐸‚˜ 𝑒 ;𝒋𝝋𝒚 𝑒⃗˜ + 𝐸‚™ 𝑒 ;𝒋𝝋𝒛 𝑒⃗™
a) Transversalité des champs
La relation #𝒌 “⃗ = 𝟎 s’explicite comme suit
Œ⃗. #𝑬
(𝜷 − 𝒋𝜶)𝑒 ;𝜶𝒛 𝑒 –(•Y;𝜷𝒛) 𝑒⃗™ T𝑬 Œ ‚— 𝑒⃗— + 𝑬
Œ ‚˜ 𝑒⃗˜ + 𝑬
Œ ‚™ 𝑒⃗™ U = 0
Pour que cette relation soit être vérifiée à tout instant et en tout point de l’espace, Il faut que la
composante 𝑬 Œ ‚™ soit nécessairement nulle et le champ électrique 𝐸#⃗ est donc orthogonal
à 𝑶𝒛 (Onde TE) En notation réelle, le champ électrique s’écrit
𝐸#⃗ (𝑧, 𝑡) = ℛ𝑒 ž𝐸#⃗Ÿ = 𝑒 ;𝜶𝒛 (𝐸‚— 𝑐𝑜𝑠𝝓𝒙 𝑒⃗— + 𝐸‚˜ 𝑐𝑜𝑠𝝓𝒙 𝑒⃗˜ )
Avec 𝝓𝒙 = 𝜔𝑡 − 𝜷𝒛 + 𝝋𝒙 et 𝝓𝒚 = 𝜔𝑡 − 𝜷𝒛 + 𝝋𝒚
Il en de même pour le champs magnétique qui, en vertu de la relation #𝒌 #“#⃗ = 𝟎, donne 𝑩
Œ⃗. 𝑩 Œ ‚™ =
0 . Le champ magnétique est également transverse (onde TM).
L’onde considérée est donc transverse (TEM) comme dans le cas de la propagation dans le
vide.
b) Orthogonalité des champs
L’onde étant transverse (𝐸‚™ = 𝐸‚™ = 0), la relation de structure explicitée donne
#Œ⃗ #“#⃗
#“#⃗ = 𝒌 𝚲 𝑬 = ¤ (𝜷 − 𝒋𝜶)𝑒 –(•Y;𝜷𝒛) (𝑒⃗ ΛT𝑬
a𝜶𝒛
𝑩 ™
Œ 𝑒⃗ + 𝑬
‚— —
Œ 𝑒⃗ U)
‚˜ ˜
𝝎 𝝎
Soit #“#⃗ = 𝜷;𝒋𝜶 𝑒 ;𝜶𝒛 𝑒 –(•Y;𝜷𝒛) (−𝑬
𝑩 Œ ‚˜ 𝑒⃗— + 𝑬
Œ ‚— 𝑒⃗˜ )
𝝎
on a #“
¥𝑬 #⃗¥ = 𝝎 ¥𝑩 #“#⃗¥
M𝜶𝟐 F𝜷𝟐

Pr : A. ZUGARI 28
En notation réelle, le champ magnétique s’exprime par
;𝜶𝒛
#⃗(𝑧, 𝑡) = ℛ𝑒 ž𝐵
𝐵 Ÿ =𝑒
#⃗ (−𝐸‚˜ T𝜷𝑐𝑜𝑠𝝓𝒚 + 𝜶𝑠𝑖𝑛𝝓𝒚 U𝑒⃗— + 𝐸‚— (𝜷𝑐𝑜𝑠𝝓𝒙 + 𝜶𝑠𝑖𝑛𝝓𝒙 )𝑒⃗˜ )
𝝎
produit scalaire 𝐸#⃗ . 𝐵#⃗ est alors
𝑒 ;𝟐𝜶𝒛 𝑒 ;𝟐𝜶𝒛
#⃗ #⃗
𝐸. 𝐵 = 𝜶𝐸‚— 𝐸‚˜ 𝑠𝑖𝑛(𝝓𝒙 − 𝝓𝒚 ) = 𝜶 𝐸‚— 𝐸‚˜ sin (𝝋𝒙 − 𝝋𝒚 )
𝝎 𝝎
a𝟐𝜶𝒛
Soit #⃗ = 𝜶 ¤
𝐸#⃗ . 𝐵 𝐸‚— 𝐸‚˜ sin (𝝋𝒙 − 𝝋𝒚 )
𝝎

• Ainsi en dehors de 𝝓𝒙 − 𝝓𝒚 = 𝒎π (correspondant à une onde à polarisation rectiligne) ou d’un


vecteur d’onde réel (𝜶 = 𝟎) les champs électrique #𝑬⃗ et magnétique #𝑩#⃗ ne sont pas orthogonaux.
• D’après l’équation ¥𝑬 #“
#⃗¥ = 𝝎 ¥𝑩 #“#⃗¥, la relation «𝐸#⃗ « = 𝑐«𝐵
#⃗« n’est plus valable dans un
𝟐 𝟐
M𝜶 F𝜷
conducteur.
• Œ (𝝎) = 𝜷 − 𝒊𝜶 = 𝝎M𝝁𝜺•
Dans le cas d’un conducteur parfait, on a, en vertu de la relation 𝒌
;𝜶𝒛
𝜸 → ∞; 𝜶 → ∞ et 𝑒 → 𝟎 Il s’en suit qu’à l’intérieur d’un conducteur parfait, le champ
##⃗ = 𝑩
électromagnétique est nul (𝑬 #⃗).
##⃗ = 𝟎

II-3Vitesse de phase et épaisseur de peau


Œ u = 𝜔u 𝜇𝜀(1 − 𝑖 € ) et 𝑘¯(𝜔) = 𝛽 − 𝑖𝛼 = 𝜔M𝜇𝜀̃, les parties réelle 𝜷 et
En vertu des relations 𝒌 x•
imaginaire 𝜶 de la norme du vecteur d’onde complexe #𝒌 Œ⃗ vérifient le système d’équations
suivant
𝜷𝟐 − 𝜶𝟐 = 𝜔u 𝜇𝜀
𝟐𝜷𝜶 = 𝝎𝜇𝛾
dont la résolution est
¶/u
1 𝛾 u
𝜶 = 𝝎𝜇𝜀 ² (´1 + | } − 1)µ
2 𝜀𝜔
¶/u
1 𝛾 u
𝜷 = 𝝎𝜇𝜀 ² (´1 + | } + 1)µ
2 𝜀𝜔
La vitesse 𝒗𝝓 de propagation des plans à phase constante ou vitesse de phase est donnée par
;¶/u
𝝎 𝝎 𝟏 1 𝛾 u
𝒗𝝓 = = = ² (´1 + | } + 1)µ
Œ
ℛ𝑒·𝒌¸ 𝜷 𝜇𝜀 2 𝜀𝜔
Elle dépend de la fréquence. En plus d’être absorbant, un conducteur est un milieu dispersif.
L’absorption, caractérisée par le coefficient d’atténuation peut également être exprimé
autrement en introduisant ce qu’on appelle la profondeur de pénétration 𝜹 définie comme étant
la profondeur pour laquelle on a
¥𝑬#“⃗(𝒛 + 𝜹, 𝒕)¥ 1
=
¥𝑬#“
#⃗(𝒛, 𝒕)¥ 𝑒
𝑒 = 2.718 étant la base du logarithme népérien.

Pr : A. ZUGARI 29
La profondeur de pénétration 𝜹 est une estimation de la "rapidité de l’amortissement " de l’onde
dans un milieu donné. Ainsi, un affaiblissement de 𝟏% du champ par rapport à sa valeur initiale
est obtenu pour une distance de l’ordre de 4.6𝜹.
#“#⃗(𝒛F𝜹,𝒕)¥
¥𝑬 ¶
En vertu des relations 𝐸#⃗ = 𝐸#⃗‚ 𝑒 ;𝜶𝒛 𝑒 –(•Y;𝜷𝒛) et “ (𝒛,𝒕)¥
##⃗
= ¤, la profondeur de pénétration
¥𝑬
;¶/u
𝟏 𝟏 ¶ € u
𝜹 est exprimée par 𝜹 = 𝜶 = 𝝎wx ¿u (À1 + |x•} − 1)Á
L’amortissement du champ électrique entraine celui de la densité de courant de conduction. Les
charges libres ne subissent alors l’effet du champ électrique que sur une
faible épaisseur proche de la surface du conducteur. C’est l’effet de
peau (également appelé effet pelliculaire ou effet Kelvin) et qui désigne
le phénomène selon lequel les courants alternatifs ont tendance à
circuler à la périphérie d’un conducteur plutôt que de se répartir
uniformément.
Profondeur de peau (δ) pour certains matériau

III-Degré de conductivité
III-1Cas des mauvais conducteurs

Pour un diélectrique parafait (sans pertes), la conductivité est nulle (𝛾 = 0) et il en est de même
pour le courant de conduction ; la propagation s’effectue donc comme dans le cas du vide .

Lorsque la conductivité devient non nulle, les pertes commencent à apparaitre à cause de la
circulation du courant de conduction. Toutefois, tant que ce courant demeure très faible devant
celui de déplacement, on dit que c’est un mauvais conducteur (milieu faiblement dissipatif). Un
tel milieu est caractérisé par la condition 𝛾 ≪ 𝝎𝜀.

Dans ces conditions, un développement limité au premier ordre donne


𝛾 𝛾 𝝁
𝒌Œ (𝝎) = 𝜷 − 𝒊𝜶 = 𝝎M𝝁𝜺• = 𝝎M𝝁𝜀À|𝟏 − 𝒋 } = 𝝎M𝝁𝜀 − 𝒋 À
𝜀𝜔 2 𝜀
Soit
𝜷 = 𝝎M𝝁𝜀
 𝛾 𝝁
𝜶= À
2 𝜀
Le terme d’atténuation 𝜶 devient indépendant de la fréquence. Il ne dépend que des
caractéristiques du milieu de propagation (𝝁, 𝜺, 𝜸). Le milieu est toujours (légèrement)
absorbant. Quant au terme de phase 𝜷, il est indépendant de la conductivité 𝜸.
L’expression de la vitesse de phase devient tout simplement
𝜔 1
𝑣Ã = =
𝛽 √𝜇𝜀

Pr : A. ZUGARI 30
Le milieu est alors non dispersif car sa vitesse de phase est indépendante de la fréquence.
L’impédance d’onde du milieu s’exprime comme suit

𝜇 𝜇 𝛾 ;u 𝜇 𝛾 𝛾
𝑍̅ = À = À |1 − 𝑖 } = À |1 + 𝑖 } = 𝑍 + 𝑖𝑍
𝜀̃ 𝜀 𝜀𝜔 𝜀 2𝜀𝜔 2𝜀𝜔
Soit
𝛾
𝑍̅ = 𝑍 + 𝑖𝑍
2𝜀𝜔

Comme 𝜸 ≪ 𝝎𝜺, sa réactance (partie imaginaire) est pratiquement négligeable 𝑍̅ ≅ 𝑍.

III-2Cas des bons conducteurs


a)Expressions de la profondeur de pénétration et de la vitesse de phase
Un bon conducteur est caractérisé par une conductivité élevée (𝜸 ≅10Ç S/m ), une permittivité
𝜺 supposée réelle (généralement prise égale à 𝜺𝟎 ) et doit satisfaire à la condition 𝝎𝜺 ≪ 𝜸.
Dans ces conditions, en posant 𝜏 = 𝜸/𝝎𝜺, on peut effectuer les approximations suivantes
¶ ¶ É ¶ 𝜏
(1 − 𝑖𝜏)u ≅ (−𝑖𝜏);u = 𝑒 ;„ Ê (𝜏)u = (1 − 𝑖 )À
2
Ë
;
Et (1 − 𝑖𝜏) ˆ ≅ (1 + 𝑖)M𝜏/2
pour exprimer le nombre d’onde complexe, comme suit
𝜏 𝝁𝜸𝝎
Œ = 𝜷 − 𝒊𝜶 = 𝝎M𝜇𝜀 (1 − 𝑖𝜏) ≅ 𝝎M𝝁𝜀 (1 − 𝑖 )À = À
𝒌 (1 − 𝑖 )
2 2
On en déduit immédiatement les paramètres 𝜶, 𝜷 et 𝜹 sous la forme
wۥ
𝜷=À u
= M𝜋𝑓𝜇𝛾 (rad/m)
wۥ
𝜶=À u
= M𝜋𝑓𝜇𝛾 (Np/m)
𝟏 u ¶
𝜹 = 𝜶 = Àw€• = (m)
MÉÎw€
• u•
On peut exprimer la vitesse de phase par 𝑣Ã = Ï
= À w€ (m/s)
Le milieu est à la fois absorbant et dispersif. De plus, les plus hautes fréquences (tout en restant
dans l’approximation quasi-statique) sont les plus rapides et les plus absorbées.
L’impédance d’onde d’un milieu bon conducteur est
¶ ¶ ¶
𝜇 𝜇 𝛾 ;u 𝜇 𝛾 ;u 𝜇 𝛾 ;u 𝑖𝜀𝜔𝜇 𝜔𝜇
𝑍̅ = À = À |1 − 𝑖 } ≅ À |−𝑖 } = À | } =´ = √𝑖´
𝜀̃ 𝜀 𝜀𝜔 𝜀 𝜀𝜔 𝜀 𝑖𝜀𝜔 𝜀𝛾 𝛾
Ð
•w •w
Soit 𝑍̅ = À € 𝑒 „ Ñ = À u€ (1 + 𝑖) (Ω)
Évolution fréquentielle de la profondeur de pénétration, de la longueur d’onde et de la vitesse
de phase d’ OPPM dans le cuivre

Pr : A. ZUGARI 31
L’effet de peau est généralement une nuisance, car il crée des pertes supplémentaires, des
atténuations à fréquence élevée. Une manière efficace d’en diminuer
l’effet est de diviser la section d’un fil conducteur, c’est-à-dire de le
remplacer par plusieurs conducteurs en parallèle isolés entre eux. Ce
procédé permet d’alléger le poids des lignes de transmission à haute
fréquence en utilisant des conducteurs tubulaires, ou même des tuyaux,
sans perte de courant. Il est utilisé dans le blindage électromagnétique
des fils coaxiaux constitués d’un isolant revêtu d’une
très faible pellicule métallique (de quelques 𝜹) au lieu
d’un câble métallique plein. Le blindage
électromagnétique est également utilisé pour
empêcher l’accès aux données stockées dans les
puces RFID incluses dans de nombreux appareils,
comme les passeports biométriques.

B)Milieux diélectriques
I-Introduction
En général, on distingue deux grandes classes de matériaux : conducteurs et isolants (en fait il
y a également les semi-conducteurs entre les deux !)
Les conducteurs se caractérise par la présence de charges libres. A l’inverse, un diélectrique
ou isolant ne contient pas de charges libres. Il est formé, en général, par des molécules (ou
atomes) qui peuvent être polaires ou non polaires.
Contrairement aux conducteurs (en équilibre électrostatique) où le champ 𝑬 ##⃗ est nul à l’intérieur,
ce dernier pénètre à l’intérieur du diélectrique et agit sur les porteurs de charge de la matière.
Ces porteurs, électrons ou ions, ne peuvent se déplacer librement sous l’effet du champ
(Mouvements microscopiques l’ordre de l’Angström). Ils restent attachés aux atomes,
molécules ou cristallins. Ces porteurs sont appelés des charges liées. Ces charges ne peuvent
donc conduire l’électricité!
Cependant, malgré l’impossibilité des diélectriques de conduire le courant, ils présentent de
nombreuses caractéristiques électriques. Il peut acquérir un moment dipolaire électrique sous
l’action d’un champ électrique.
II-Diélectriques non polaires (ou apolaires)
Ils constituent des molécules (ou atomes) ayant un moment dipolaire nul 𝒑 #⃗. En effet, en
#⃗ = 𝟎
l’absence de champ électrique #𝑬 #⃗ les centres de gravité des charges positives et des charges
#⃗=𝟎
négatives sont confondus. Et l’application d’un champ électrique extérieur sépare les centres
de gravité des charges positives et négatives sous l’action des forces électriques appliquées,
induisant ainsi un dipôle électrique de moment dipolaire induit 𝒑 #⃗𝒊 . On dit que l’atome est
polarisé.

Un champ #𝑬
#⃗ va provoquer l’apparition d’un moment dipolaire électrique 𝒑
#⃗ sur un atome.

Pr : A. ZUGARI 32
Un champ électrique #𝑬#⃗ (au niveau de la molécule) provoque une polarisation qui, moyennée à
l’échelle macroscopique, donne un moment dipolaire moyen par molécule de la forme :
######⃗
#⃗𝒊 = 𝒒𝑨𝑩
𝒑
######⃗
𝑨𝑩 est la distance entre deux atome.

II-Diélectriques polaires
#⃗ même en absence de champ
Il s’agit de milieux qui possède un moment dipolaire non nul 𝑝⃗ ≠ 0
#⃗ (moment dipolaire permanent). En revanche, la présence du champ électrique externe, les
𝑬
dipôles électriques dans ce type de matériaux ont tendance à s’aligner avec 𝑬#⃗. L’alignement se
produit mécaniquement, à cause du couple de force électrique qui agit sur le dipôle. Par exemple
H2O.

Orientation aléatoire des dipôles ##⃗


Orientation préférentielle dans le sens de 𝑬

Exemples de diélectrique
Ø Le verre, certains plastiques (revêtement des câbles
électriques) .....
Ø les condensateurs les plus courants sont constitués de
deux armatures conductrices séparées par un
diélectrique (par exemple du tantale (peu coûteux), du
mica, des films plastiques ou paraffinés, du titanate de
baryum, etc...).

III-Vecteur de polarisation
Dans un milieu à structure moléculaire, chaque molécule peut être assimilée, à grande distance,
à un doublé de charges (dipôles). D’un point de vue macroscopique, on caractérisera le milieu
par sa polarisation #𝑷
#⃗, ou densité volumique de moments dipolaires électriques; autrement dit,
la quantité de moments dipolaires électriques par unité de volume du matériau. Son expression
#####⃗
est donnée par : 𝑷 ##⃗ = 𝒅𝒑
𝒅𝑽
#####⃗ désigne le moment dipolaire total contenu dans le volume élémentaire 𝒅𝑽.
Où 𝒅𝒑
L’unité de la polarisation est C/m2. C’est bien l’unité d’une densité de charge.
IV-Densités de charges de polarisation

Densité Surfacique des charges de polarisation 𝜎Ú = 𝑃#⃗. 𝑛#⃗


Densité Volumique des charges de polarisation 𝜌Ú = −𝑑𝑖𝑣Ý (𝑃#⃗)
Ces charges de polarisation, appelées aussi charges fictives ou liées, correspondent à des
excédents locaux de charges liées du fait de la polarisation.

Pr : A. ZUGARI 33
1 𝜎Ú 1 𝜌Ú
𝑉 (𝑀 ) = à 𝑑𝑆 + â 𝑑𝜏
4𝜋𝜀‚ 𝑟 4𝜋𝜀‚ 𝑟

Le potentiel créé par le diélectrique polarisé est la


somme de deux potentiels créés par deux
distributions de charges fictives (de polarisation
ou liées) (en surface et dans le volume) placées
dans le vide.

Remarque :
-Le diélectrique est globalement neutre, la charge totale de polarisation est:

𝑄YäY = à 𝜎Ú 𝑑𝑆 + â 𝜌Ú 𝑑𝜏
= ∬ 𝑃#⃗. 𝑛#⃗𝑑𝑆 + ∭ −𝑑𝑖𝑣Ý T𝑃#⃗U𝑑𝜏
= ∬ 𝑃#⃗. ####⃗
𝑑𝑆 − ∬ 𝑃#⃗. ####⃗
𝑑𝑆 = 0

-Si la polarisation est uniforme, 𝑃#⃗ = 𝑐𝑡𝑒, alors 𝜌Ú = −𝑑𝑖𝑣Ý T𝑃#⃗U = 0; il reste uniquement les
charges de polarisation en surface .
-Si en plus, le diélectrique porte des charges libres de densité volumique 𝝆𝒍 et de densité
surfacique 𝝈𝒍 , le potentiel devient:
1 𝜎Ú + 𝜎é 1 𝜌Ú + 𝜌é
𝑉 (𝑀 ) = à 𝑑𝑆 + â 𝑑𝜏
4𝜋𝜀‚ 𝑟 4𝜋𝜀‚ 𝑟

##⃗
V-Vecteur déplacement électrique 𝑫
Dans un diélectrique polarisé (𝜌Ú ≠ 0), contenant des charges libres (𝜌é ≠ 0), le théorème de
Gauss sous sa forme locale est donné par:
X FX X ï#⃗
𝑑𝑖𝑣𝐸#⃗ = ëx ì = x ì − x soit 𝑑𝑖𝑣T𝜀‚ 𝐸#⃗ + 𝑃#⃗U = 𝑑𝑖𝑣𝐷
#⃗ = 𝜌é
í í í
Par définition, on appelle vecteur déplacement (ou excitation) électrique noté 𝑫 ##⃗ défini par :
𝐷#⃗ = 𝜀‚ 𝐸#⃗ + 𝑃#⃗
Le module de 𝑫 ##⃗ s’exprime en C.m-2 (comme la polarisation #𝑷 #⃗)
L’intérêt d’utiliser 𝑫##⃗ réside dans le fait qu’il est relié aux charges libres. Leur densité 𝝆𝒍 est
plus facile à quantifier que 𝝆𝒑 .
Dans le cas général le théorème de Gauss s’écrit sous :
X FX X
Sa forme locale #⃗ = 𝜌é
𝑑𝑖𝑣𝐷 ⇔ 𝑑𝑖𝑣𝐸#⃗ = ëx ì = xòóò
í í
Ý
Sa forme intégrale #⃗. ####⃗
∯õ 𝐷 𝑑𝑆 = ∭ö 𝜌é . 𝑑𝑉 = 𝑄é ⇔ #⃗. ####⃗
∯õ 𝐷 𝑑𝑆 = xòóò
í
Où, 𝑸𝒍 est la charge totale libre contenue dans le volume V (délimité par la surface S).

VI-Propriétés des milieux diélectrique


La réaction du diélectrique au champ électrique appliqué ( pas trop intense) est caractérisé par
une relation linéaire entre #𝑷
#⃗ et #𝑬⃗. On écrit : #𝑷
#⃗ = 𝜺𝟎 𝝌
ù #𝑬⃗
#𝑬⃗ est le champ électrique macroscopique
𝜺𝟎 est la permittivité du vide.

Pr : A. ZUGARI 34
𝜒—— 𝜒—˜ 𝜒—™
ù est tenseur de susceptibilité électrique du diélectrique
𝝌 𝜒̿ = ü𝜒˜— 𝜒˜˜ 𝜒˜™ ý
𝜒™— 𝜒™˜ 𝜒™™
Chaque 𝝌𝒊𝒋 traduit le comportement électrique du matériau dans la direction correspondante.
-Pour un matériau isotrope où ses propriétés ne dépendent pas de la direction considérée, la
1 0 0
matrice 𝝌ù est proportionnelle à la matrice unité 𝜒̿ = 𝜒¤ ü0 1 0ý
0 0 1

La polarisation #𝑷
#⃗ est localement parallèle au champ et s’écrit : #𝑷 #⃗ = 𝜺𝟎 𝝌𝒆 #𝑬⃗
On peut classifier les matériaux diélectriques comme suit :
1) Caractéristiques géométriques
-Isotrope : Propriétés identiques dans toutes les directions.
-Anisotrope: Propriétés variables selon la direction.
2) Homogénéité
-Homogène : Propriétés uniformes sur toute la matière.
-Inhomogène : Propriétés variables dans le matériau.
3) Propriétés de perte
-Sans perte: Matériaux qui ne dissipent pas d'énergie dans un champ électrique alternatif.
-Avec perte : Matériaux qui dissipent de l'énergie, caractérisés par un facteur de perte
diélectrique tanδ>0.
4) Propriétés électriques
-Permittivité complexe : Représente la réponse d'un matériau à un champ électrique, donnée
par (𝜺 = 𝜺′ − 𝒋𝜺′′), où 𝜺′ est la permittivité réelle et 𝜺′′ est la permittivité imaginaire (pertes).
5) Dépendance à la fréquence
-Permittivité en fonction de la fréquence : La permittivité d'un matériau peut varier en fonction
de la fréquence du champ électrique appliqué, souvent décrite par des modèles tels que le
modèle de Debye ou le modèle de Cole-Cole.
- Pour un matériau homogène dont ses propriétés ne dépendent pas du point du milieu où on
se place. Dans un tel milieu, 𝝌𝒆 a la même valeur en tout point du volume occupé par le
matériau. Dans un milieu linéaire, homogène et isotrope (LHI), lorsque le champ électrique ne
varie pas trop vite dans le temps, les vecteurs 𝑬 #⃗, 𝑷
##⃗ et 𝑫
##⃗ sont liés par les relations :
𝑃#⃗ = 𝜀‚ 𝜒¤ 𝐸#⃗
#⃗ = 𝜀‚ 𝐸#⃗ + 𝜀‚ 𝜒¤ 𝐸#⃗ = 𝜀‚ (1 + 𝜒¤ )𝐸#⃗ = 𝜀‚ 𝜀† 𝐸#⃗
𝐷
Donc #⃗ = 𝜀𝐸#⃗
𝐷 avec 𝜀 = 𝜀‚ 𝜀†
Où 𝜺𝒓 est la permittivité relative du matériau (ou constante diélectrique). Dans le vide, où il n’y
a pas de matière à polariser, la susceptibilité 𝝌𝒆 est nulle et la permittivité relative du vide est
𝜀† = 1. on peut écrire :
𝜀
𝜀† = 1 + 𝜒¤ =
𝜀‚
On note que 𝜀† > 1 pour les milieux ordinaires (naturels).
Le tableau ci-contre présente les permittivités relatives de
quelques matériaux :

Pr : A. ZUGARI 35
Un milieu de propagation peut être inhomogène, anisotrope, non linéaire et dispersif. Dans un
matériau inhomogène, la permittivité 𝜺 dépend du point considéré dans ce matériau.
La relation a priori linéaire permet de déterminer la valeur du vecteur 𝑫 ##⃗ à partir de celle de #𝑬
#⃗
par l’intermédiaire de la permittivité 𝜺 :
𝑫##⃗ = 𝜺𝑬
##⃗
Cependant, en toute généralité, la permittivité 𝜺 peut dépendre de la position considérée 𝒓 #⃗
(milieu hétérogéne ou inhomogène), de la pulsation 𝝎 de l’onde transportée par 𝑬 (milieu #⃗
dispersif) et de la norme de #𝑬
#⃗ (milieu non-linéaire). La permittivité peut également prendre des
valeurs complexes (milieu absorbant). Enfin, la permittivité n’a aucune raison a priori d’être un
scalaire. En effet, elle relie deux vecteurs dont les composantes peuvent s’entrecroiser. La
permittivité peut donc prendre la forme d’une matrice 3 × 3, ce qui en fait un tenseur d’ordre
2:

Le cas le plus généralement rencontré est celui d’un milieu homogène, linéaire, dispersif et
absorbant : 𝜺Ÿ(𝝎) = 𝜺′(𝝎) − 𝒊𝜺′′(𝝎)
Le phénomène de dispersion est une propriété générale des milieux. Cependant, la dispersion
ne se manifeste que dans des gammes restreintes de pulsations, à proximité́ des pulsations de
résonance des constituants du milieu.

Un diélectrique anisotrope est un matériau dont les propriétés électriques varient en fonction
de la direction. Cela signifie que la permittivité électrique dépend de la direction dans laquelle
elle est mesurée.
Pour un milieu anisotrope, la permittivité 𝜺 dépend des directions x, y, z et les relations de
constitution sont des équations matricielles (tenseurs) de la forme
𝜺—— 𝜺—˜ 𝜺—™
𝜺 = ü𝜺˜— 𝜺˜˜ 𝜺˜™ ý
𝜺™— 𝜺™˜ 𝜺™™
Ces matériaux peuvent avoir des comportements très différents selon l'orientation du champ
électrique. Ils sont souvent utilisés dans des applications où des propriétés directionnelles sont
nécessaires, comme dans les dispositifs optoélectroniques ou les antennes.

Diélectrique avec perte


Dans les milieux réels, il existe toujours une certaine dissipation d’énergie, principalement sous
forme de chaleur. Ces milieux sont appelés milieux avec pertes, et ils sont caractérisés par une
conductivité électrique non nulle (𝜸 ≠ 0), une permittivité complexe (𝜺 = 𝜺′ − 𝒋𝜺′′) et un facteur
de perte diélectrique tanδ>0.

Pr : A. ZUGARI 36
Un diélectrique avec perte est un matériau qui non seulement stocke de l'énergie électrique
(comme un condensateur) mais aussi dissipe une partie de cette énergie sous forme de chaleur
lorsqu'il est soumis à un champ électrique alternatif (à des fréquences radio ou micro-ondes) .
𝜺′ représente la capacité du matériau à stocker de l'énergie dans le champ électrique. Elle est
liée à la polarisation des dipôles dans le matériau sous l'influence du champ électrique.
Plus 𝜺 ′est élevé, plus le matériau peut accumuler d'énergie dans son champ électrique.
𝜺′′ facteur de perte, décrit les pertes d'énergie dans le matériau dues à la dissipation (effets
résistifs ou diélectriques). Elle quantifie les pertes d'énergie dues à l'absorption du champ
électrique, ce qui provoque un échauffement du matériau (effet diélectrique).
Facteur de perte tangentielle (ou facteur de dissipation)
Le facteur de perte diélectrique, noté généralement tanδ est un indicateur de la dissipation
d'énergie dans un matériau diélectrique lorsqu'il est soumis à un champ électrique alternatif. Il
peut être calculé à partir de la permittivité complexe du matériau.
Le facteur de perte diélectrique est donné par :
𝜺ÿÿ
tanδ =
𝜺′
tanδ mesure l'importance des pertes dans le matériau.
Si tanδ est faible, le matériau est principalement un bon isolant et présente peu de pertes.
Si tanδ est élevé, les pertes d'énergie dans le matériau deviennent importantes.
Le facteur de perte diélectrique est important pour évaluer la performance des matériaux dans
des applications comme les condensateurs, les isolants, et dans les télécommunications, car il
influence l'efficacité énergétique et la chaleur générée.
Dépendance à la fréquence
Lorsque la permittivité d'un matériau dépend de la fréquence, cela implique plusieurs
phénomènes importants, notamment la dispersion et l'absorption. Voici un aperçu de ces
propriétés et phénomènes :
1-Dispersion
La dispersion désigne le phénomène où la vitesse de propagation d'une onde électromagnétique
dans un matériau varie en fonction de la fréquence. Cela signifie que les différentes fréquences
se déplacent à des vitesses différentes dans le matériau.
-La permittivité complexe 𝜺 (𝝎)varie avec la fréquence, affectant la propagation des ondes.
- Les matériaux peuvent avoir des bandes de fréquences spécifiques où la permittivité
change rapidement, ce qui influence la transmission des signaux.
- Exemples :
- Dans les matériaux optiques, la lumière de différentes couleurs (fréquences) se propage à des
vitesses différentes, provoquant la séparation des couleurs (comme dans un prisme).
2-Absorption
L'absorption est le processus par lequel un matériau convertit l'énergie d'une onde
électromagnétique en chaleur ou en d'autres formes d'énergie, entraînant une diminution de
l'intensité de l'onde qui le traverse.
- Permittivité Imaginaire : La partie imaginaire de la permittivité complexe 𝜺ÿÿ est responsable
des pertes d'énergie par absorption. Plus 𝜺ÿÿ est élevé, plus l'absorption est forte.
- L'absorption peut varier selon la fréquence ; certaines fréquences peuvent être davantage
absorbées que d'autres, ce qui peut être crucial dans des applications comme le chauffage par
micro-ondes ou les communications.
-Exemples
- Les matériaux diélectriques perdent de l'énergie lorsqu'ils sont exposés à des champs
électriques alternatifs, ce qui entraîne un échauffement.
- Dans les matériaux absorbants, comme les mousses acoustiques, une partie de l'énergie
sonore est absorbée, réduisant ainsi le bruit.

Pr : A. ZUGARI 37
Quant à l’absorption, celle-ci est introduite par la partie imaginaire de la permittivité, comme
nous allons le voir en menant à bien une analyse harmonique. Lorsque 𝜺Ÿrel (𝝎) ∈ ℂ, on constate
un retard à la réponse du milieu. En effet, dans ce cas, le vecteur d’onde 𝒌 “ est également
complexe. Considérons une onde plane progressive harmonique se propageant selon la
direction (Oz) : 𝒌 #“⃗ = 𝒌
“𝒆#⃗𝒛 = (𝒌ÿ + 𝒊𝒌")𝒆 #⃗𝒛
La fonction d’onde s’écrit alors : 𝝍 “ (𝒛, 𝒕) = 𝑨𝒎 𝒆;𝒊T𝝎𝒕;𝒌“𝒛U = 𝑨𝒎 𝒆𝒌 »𝒛 𝒆;𝒊T𝝎𝒕;𝒌& 𝒛U
Dans cette expression, le second terme 𝒆;𝒊(𝝎𝒕;𝒌ÿ𝒛) est identifié à une onde se propageant dans
𝝎
la direction (Oz) à la célérité 𝒗𝝓 = 𝒌& (𝝎). En général, la partie réelle du vecteur d’onde 𝒌ÿ (𝝎)
n’est pas proportionnelle à 𝝎, de sorte que 𝒗𝝓 dépend alors de 𝝎. Le milieu est dans ce cas
dispersif. Le premier 𝒆𝒌"𝒛 correspond à une atténuation en 𝜶 = 𝒌"(𝝎), ce qui signifie que
l’onde est absorbée au cours de sa propagation. On verra plus tard qu’un milieu dispersif est
nécessairement absorbant.

VII-Conditions de continuité à la surface de séparation de deux milieux


Considérons une surface chargée avec une densité 𝛔𝐥𝐢𝐛𝐫𝐞 , séparant deux milieux LHI de
permittivité 𝜺𝟏 𝑒𝑡 𝜺𝟐 .
Composante normale de 𝑫 ##⃗ 𝑒𝑡 #𝑬⃗
Au point M de la surface de séparation å le vecteur 𝑫 ##⃗ s’exprime suivant les directions tangente
et normale. Soit 𝐷 #⃗ = 𝐷 #⃗Y + 𝐷 #⃗-
En appliquant le théorème de Gauss sur un cylindre de hauteur
infiniment petite avec des surfaces de base 𝑺𝟏 et 𝑺𝟐 dans le milieu
1 et 2 respectivement.
𝑑𝜙𝑫 #⃗ ####⃗
##⃗ = 𝐷 . 𝑑𝑆 = 𝑑𝑄é„/†¤ = σ12345 . 𝑑𝑆
𝑑𝜙𝑫 ####⃗ ######⃗ ####⃗ #######⃗
##⃗ = 𝐷¶ . 𝑑𝑆¶ + 𝐷u . 𝑑𝑆u + 𝑑𝜙𝒍𝒂𝒕
Or 𝑛#⃗ = 𝑛#⃗¶ = −𝑛#⃗u et 𝑑𝑆 = 𝑑𝑆¶ = 𝑑𝑆u
Puisque les surfaces 𝑺𝟏 et 𝑺𝟐 sont très proches de la surface de séparation, on a 𝑑𝜙𝒍𝒂𝒕 = 0
⟹ #⃗¶ − 𝐷
(𝐷 #⃗u )𝑛#⃗. 𝑑𝑆 = σ12345 . 𝑑𝑆 ⟹ (𝐷 #⃗¶ − 𝐷
#⃗u )𝑛#⃗ = σ12345
⟹ 𝐷¶- − 𝐷u- = σ12345
On a donc la discontinuité de 𝑫𝒏 lorsque σ12345 ≠ 0 et la continuité lorsque σ12345 = 0.
La composante normale de 𝑬 ##⃗ est discontinue dans tous les cas 𝜀¶ 𝐸¶- − 𝜀u 𝐸u- = σ12345
Composante tangentielle de 𝑫 ##⃗ 𝑒𝑡 𝑬
##⃗
Considérons le contour ABCD dans le plan orthogonal à la surface de séparation S. AD et BC
sont pris proches de 0. AB et CD sont parallèles à ####⃗ 𝒅𝒍 .
######⃗ 𝐸#⃗ = 0
𝑟𝑜𝑡
D’après le théorème de Stokes on a :

7 𝐸#⃗ . ###⃗ 𝑟𝑜𝑡T𝐸#⃗ U. 𝑛#⃗ 𝑑𝑆


𝑑𝑙 = à ######⃗
9 (õ)

⟹ ###⃗ ###⃗
∮;j<= 𝐸. 𝐸¶ . ###⃗
𝑑𝑙 = ∫;j ####⃗ 𝐸. ###⃗
𝑑𝑙 + ∫j< ###⃗ 𝐸u . ###⃗
𝑑𝑙 + ∫<= ####⃗ 𝐸. ###⃗
𝑑𝑙 + ∫=; ###⃗ 𝑑𝑙 = 0
Comme la distance 𝐴𝐷 = 𝐵𝐶 tend vers 0
=Ëò =ˆò
D’où ∫;j 𝐸¶ 𝑑𝑙 − ∫<= 𝐸u 𝑑𝑙 = 0 ⟹ 𝐸¶Y = 𝐸uY et xË
= xˆ
La composante tangentielle de #𝑬⃗ est continue à la traversée de la surface de séparation entre
deux milieux.
𝐷¶Y ≠ 𝐷uY et donc discontinuité de la composante normale de 𝑫 ##⃗ de part et d'autre de la surface
de séparation.

Pr : A. ZUGARI 38
C) Milieux aimantés
Certains corps appelés aimants ont la propriété de créer autour d’eux un champ magnétique
comme les courants électriques. Placés dans un champ d’induction magnétique ; ils subissent
des actions analogues à celles subies par les courants.
Certaines substances possèdent naturellement ces propriétés (la magnétite de formule Fe3O4).
C’est l’aimantation permanente D’autres ne les possèdent qu’après avoir été préalablement
placés dans un champ d’induction magnétique appliqué. C’est l’aimantation induite (Exemple
le fer Fe ).
En effet les mouvements de rotation de l’électron autour du noyau (mouvement orbital) et de
rotation des électrons autour d’eux-mêmes (rotation propre ou mouvement de spin) forment des
boucles de courants ou dipôles magnétiques qui créent des champs magnétiques.
Un volume de matière aimantée contient à l’échelle atomique un grand nombre de circuits
électriques fermés analogues à des dipôles magnétiques. Par analogie avec un milieu
diélectrique, on appelle milieu aimanté un milieu contenant des dipôles magnétiques en grand
nombre.

I-Dipôle magnétique
Un dipôle magnétique est une boucle de courant électrique de dimensions très petites par
rapport aux distances considérées. Un dipôle magnétique est caractérisé par
son moment magnétique 𝒎 ##⃗ = 𝐼 𝑆⃗
###⃗ défini par : 𝑚
Où 𝑰 est l’intensité du courant électrique dans la boucle, 𝑺 est la surface de la
boucle et 𝒏##⃗ est le vecteur unitaire ⊥ à la surface est dont le sens est lié au sens du courant par
la règle du tire-bouchon.

II-Vecteur aimantation
L’expérience montre que sous l’effet d’un champ magnétique, la matière s’aimante, c-à-d que
chaque élément de volume 𝒅𝝉 est le siège d’un moment magnétique 𝒎 ###⃗ = 𝑴 ###⃗ 𝒅𝝉. La grandeur
###⃗ est désignée sous le nom du vecteur aimantation et représente le densité volumique du
𝑴
moment magnétique. 𝑴 ###⃗ est une grandeur locale macroscopique caractérisant l’état
d’aimantation de la matière. 𝑴 ###⃗ s’exprime en A/m.
III-Potentiel vecteur et courants d’aimantation
Une distribution surfacique (de densité) de courants dans 𝝉 : 𝐽⃗F
G
=𝑀##⃗Λ 𝑛#⃗ s’exprime en A/m
Une distribution volumique (de densité) de courants dans 𝝉 : ####⃗
𝐽F = ######⃗
𝑟𝑜𝑡(𝑀) #####⃗ s’exprime en A/m2
L’expression du champ magnétique à partir de cette distribution de courants fictifs, soit en
utilisant les lois de magnétostatique dans le vide :

𝜇‚ 𝐽⃗F
G
Λ 𝑟⃗ 𝜇‚ ####⃗
𝐽F Λ 𝑟⃗
𝐵 ######⃗ T𝐴⃗U =
#⃗(𝑃) = 𝑟𝑜𝑡 à H
. 𝑑𝑆 + â 𝑑𝜏
4𝜋 õ 𝑟 4𝜋 I 𝑟H
Remarques :
-Le champ 𝐵 #⃗ peut-être calculé par application du théorème d'Ampère si la symétrie de la
distribution des courants d'aimantation le permet.
-Si le milieu aimanté, contient en plus des distributions de courants libres (réelles) surfacique
et de volume, le champ en 𝑃 sera :

𝜇‚ (𝐽⃗F
G
+ 𝐽⃗éG )Λ 𝑟⃗ 𝜇‚ (𝐽####⃗ #⃗ ⃗
F + 𝐽é )Λ 𝑟
𝐵 ######⃗ (𝐴⃗) =
#⃗ (𝑃) = 𝑟𝑜𝑡 à 𝑑𝑆 + â 𝑑𝜏
4𝜋 õ 𝑟H 4𝜋 I 𝑟H

Pr : A. ZUGARI 39
IV-Champ d’excitation magnétique #𝑯 #⃗
Dans le cas général, le champ magnétique total (macroscopique) est la superposition du champ
magnétique extérieur et du champ magnétique dû à la matière aimantée.
#⃗ = 𝐵
𝐵 #⃗¤—Y + 𝐵#⃗F
######⃗
𝑟𝑜𝑡T𝐵 #⃗U = 𝜇‚ 𝚥⃗ = 𝜇‚ (𝐽####⃗ #⃗
F + 𝐽é )
Où ##⃗
𝑱𝒍 est la densité des courants réels et ####⃗ 𝑱𝒎 est la densité volumique fictive due aux courants
####⃗ #####⃗
######⃗ (𝑀)
de magnétisation : 𝐽F = 𝑟𝑜𝑡
#⃗
######⃗ | j − 𝑀
Ou encore 𝑟𝑜𝑡 ##⃗} = ##⃗ #⃗ = j#⃗ − 𝑀
𝐽é conduit à définir 𝐻 ##⃗
w
í w í
##⃗ vecteur excitation magnétique, tel que 𝑟𝑜𝑡
𝑯 #⃗U = #𝐽⃗é s’exprime en A/m.
######⃗ T𝐻
Ainsi, le vecteur champ d’excitation magnétique #𝑯 ##⃗ ne dépend pas de la matière mais
de la densité du courant libre ##⃗ 𝑱𝒍 .
D’où la nouvelle formulation du théorème d’Ampère :
Intégrale ∮< 𝐻 #⃗###⃗
𝑑𝑙 = ∑ 𝐼é„/†¤
Locale ######⃗ T𝐻
𝑟𝑜𝑡 #⃗U = 𝐽##⃗é

V-Milieux magnétique linéaires, homogènes et isotrope (LHI)


###⃗
Dans l’hypothèse des milieux magnétiques linéaire homogène isotrope (LHI), l’aimantation 𝑴
est purement induite et proportionnelle à l’excitation magnétique :
###⃗ = 𝝌𝒎 #𝑯
𝑴 ##⃗
Où 𝝌𝒎 correspond à la susceptibilité magnétique du milieu.
Le champ magnétique est alors donné par :
#𝑩
#⃗ = 𝝁𝟎 T𝑯###⃗ + 𝑴
###⃗U = 𝝁𝟎 (𝟏 + 𝝌𝒎 )#𝑯 #⃗ = 𝝁𝟎 𝝁𝒓 #𝑯
#⃗ = 𝝁 #𝑯
##⃗
Où 𝝁𝒓 est la perméabilité relative et 𝝁 est la perméabilité absolue du milieu.
𝝁 𝒓 = 𝟏 + 𝝌𝒎
𝝁 = 𝝁𝟎 𝝁𝒓 = 𝝁𝟎 (𝟏 + 𝝌𝒎 )
Si 𝜇† > 1, alors 𝜒F > 0 ⟹ le milieu est paramagnétique.
Si 𝜇† < 1, alors 𝜒F < 0 ⟹ le milieu est diamagnétique.
Si 𝜇† = 1, alors 𝜒F = 0 ⟹ le milieu est non magnétique.

L’hypothèse des milieux magnétiques LHI exclut naturellement les corps


ferromagnétiques, antiferromagnétiques et ferrimagnétiques qui ne sont pas linéaires.
En résumé :
#⃗ = j#⃗ − 𝑀
Pour un milieu quelconque : 𝐻 ##⃗ = j#⃗OPò Fj#⃗Q − 𝑀
##⃗
wí wí
#⃗
j #⃗
j #⃗
j
Pour un milieu LHI #⃗ = =
: 𝐻 =w
w w í wR í (¶FSQ )
VI-Conditions de continuité à la surface de séparation de deux milieux
Composante normale de #𝑩 #⃗ 𝑒𝑡 #𝑯
##⃗
Considérons une surface parcourue par un courant surfacique de densité 𝑱⃗𝒔𝒍 , séparant deux
milieux magnétiques (LHI) de perméabilités 𝝁𝟏 et 𝝁𝟐 . 𝒏 #⃗ est la
normale à la surface de séparation. Si on prend comme surface
fermée le cylindre de surfaces de bases 𝑆 = 𝑆¶ = 𝑆u très petites
et de surface latérale infiniment petite (𝑆T ≈ 0) pour rester au
voisinage de la surface de séparation entre les deux milieux.
Le flux est conservatif 𝑑𝑖𝑣𝐵 #⃗ = 0
𝐵¶ . ######⃗
𝑑𝜙j#⃗ = ####⃗ 𝑑𝑆¶ + 𝐵 #######⃗u + 𝑑𝜙éUY = 0
####⃗u . 𝑑𝑆

Pr : A. ZUGARI 40
Or 𝑑𝜙éUY ≈ 0 (𝑆T ≈ 0) 𝑛#⃗ = 𝑛#⃗¶ = −𝑛#⃗u et 𝑑𝑆 = 𝑑𝑆¶ = 𝑑𝑆u
⟹ (𝐵 #⃗¶ − 𝐵
#⃗u )𝑛#⃗. 𝑑𝑆 = 0 ⟹ (𝐵 #⃗¶ − 𝐵
#⃗u )𝑛#⃗ = 0 ⟹ 𝐵¶- = 𝐵u- ⟹ 𝜇¶ 𝐻¶- = 𝜇u 𝐻u-
Il y a donc continuité de la composante normale de 𝑩 ##⃗ à la traversée de la surface de séparation
entre deux milieux magnétiques.
𝐻¶- ≠ 𝐻u- et donc discontinuité de la composante normale de #𝑯 #⃗ de part et d'autre de la surface
de séparation.
Composante tangentielle de 𝑩 ##⃗ 𝑒𝑡 𝑯
##⃗
Considérons alors un contour fermé ABCD de longueur 𝑳
suffisamment petite afin que #𝑯#⃗ puisse y être comme pratiquement
constant. D’autre part, on suppose que sa largeur 𝒍 est infiniment
petite.
On applique le théorème d’Ampère pour le contour ABCD :
###⃗ = 𝐼é„/†¤
#⃗. 𝑑𝑙
7 𝐻
9
⟹ 𝐻. ###⃗
∮;j<= ####⃗ 𝐻¶ . ###⃗
𝑑𝑙 = ∫;j ####⃗ 𝐻. ###⃗
𝑑𝑙 + ∫j< ####⃗ 𝐻u . ###⃗
𝑑𝑙 + ∫<= ####⃗ 𝐻. ###⃗
𝑑𝑙 + ∫=; ####⃗ 𝑑𝑙 = 0
Comme la distance 𝑨𝑫 = 𝑩𝑪 tend vers 0
𝐻¶ . ###⃗
D’où ∫ ####⃗
;j
𝑑𝑙 − ∫ ####⃗ 𝐻u . ###⃗
<=
𝑑𝑙 = ∫ 𝐽⃗é„/†¤ . ###⃗
𝑑𝑙 ⟹ ∫ T𝐻 𝐻u U. ###⃗
####⃗¶ − ####⃗ 𝑑𝑙 = ∫ 𝐽⃗é„/†¤ . ###⃗
𝑑𝑙
𝐻¶Y − 𝐻uY = 𝐽é„/†¤ ⟹ 𝐻uY − 𝐻¶Y = 𝐽⃗é„/†¤ Λ 𝑛.
###⃗
Si la surface de séparation n'est parcourue par aucun courant réel (𝑱⃗𝒔𝒍 = 𝟎), on a : 𝑯𝒕𝟐 = 𝑯𝒕𝟏
##⃗ à la traversée de cette surface.
Il y a donc continuité de la composante tangentielle de 𝑯
𝑩𝟏𝒕 𝑩𝟐𝒕
𝑯𝟏𝒕 = 𝑯𝟐𝒕 ⟹ 𝝁 = 𝝁 ⟹ 𝑩𝟏𝒕 ≠ 𝑩𝟐𝒕 et donc discontinuité de la composante tangentielle
𝟏 𝟐
de de part et d'autre de la surface de séparation.

En résumé : Analogie avec les

Équations de Maxwell dans les milieux


##⃗, 𝑫
Dans de tels milieux une onde électromagnétique est caractérisée par quatre vecteurs 𝑬 ##⃗, 𝑩
##⃗
###⃗.
𝑒𝑡 𝑯
Dans la matière, les équations locales de Maxwell en régime variable sont données par :
Équation de Maxwell-Gauss (MG) #⃗. 𝐷
∇ #⃗ = 𝜌é
Équation du flux magnétique (MΦ ) #⃗. 𝐵
∇ #⃗ = 0
Équation de Maxwell-Faraday (MF) ∇#⃗Λ 𝐸#⃗ = − Wj#⃗
WY

Équation de Maxwell-Ampère (MA) ∇ #⃗ = #𝐽⃗é + W=#⃗


#⃗Λ 𝐻
WY
L’équation de Maxwell-Ampère prend en compte de l’existence de la contribution des courants
d’aimantation et de polarisation de densités volumiques respectives ####⃗ 𝑱𝒎 et ###⃗
𝑱𝒑 .
𝜕𝐸#⃗
𝑟𝑜𝑡 #⃗U = 𝜇‚ 𝚥⃗ = 𝜇‚ y𝐽####⃗
######⃗ T𝐵 #⃗ ###⃗
F + 𝐽é + 𝐽Ú + 𝜀‚ z
𝜕𝑡
Or ####⃗ #####⃗
######⃗ (𝑀)
𝐽F = 𝑟𝑜𝑡 et ##⃗
𝑱𝒍 désigne la densité volumique de courants libres

Pr : A. ZUGARI 41
Par analogie la conservation de la charge qui s’applique aux charges de polarisation est donnée
WX
par : #⃗. ###⃗
∇ 𝐽Ú + ë = 0
WY
WXë W Wï#⃗ Wï#⃗
⟹ #⃗. 𝐽###⃗
∇ #⃗ #⃗
Ú = − WY = − WY T−∇. 𝑃 U = ∇. | WY }
#⃗ ⟹ ###⃗
𝐽Ú = WY
En remplaçant ces courants, on obtient :
######⃗
𝑟𝑜𝑡T𝐵 #⃗ U = 𝜇‚ (𝑟𝑜𝑡 ##⃗) + #𝐽⃗é + Wï#⃗ + 𝜀‚ Wm#⃗)
######⃗ (𝑀
WY WY
Donc
#⃗
j
######⃗
𝑟𝑜𝑡 |w − 𝑀 ##⃗} = #𝐽⃗é + W (𝜀‚ 𝐸#⃗ + 𝑃#⃗)
í WY
#⃗ = j#⃗ − 𝑀
Avec 𝐻 ##⃗ et #⃗ = 𝜀‚ 𝐸#⃗ + 𝑃#⃗
𝐷
w í
On en déduit une autre forme de l’équation de Maxwell-Ampère que vérifie le vecteur 𝑯 ###⃗ et qui
est sous la forme:
𝜕𝐷 #⃗ Équation (MA)
######⃗
𝑟𝑜𝑡T 𝐻 #⃗U = #𝐽⃗é +
𝜕𝑡
De plus, dans le cas d’un milieu conducteur obéissant à la loi d’Ohm, on écrira la relation
supplémentaire :
#𝐽⃗é = 𝛾𝐸#⃗
##⃗
𝑱𝒍 est la densité de courant de conduction (courant libre) et 𝜸 la conductivité électrique du
milieu.
Cette formulation des équations de Maxwell, a comme principal avantage de faire apparaître
explicitement les densités de charges et de courants libres, 𝝆𝒍 et ##⃗ 𝑱𝒍 (dont on connaît le
comportement dans de nombreux matériaux). Mais cet avantage s’accompagne de
l’introduction de deux vecteurs supplémentaires (𝑫 ##⃗ et #𝑯
#⃗ ), qui correspondent à des « inconnues
» supplémentaires.

Propagation des ondes électromagnétiques dans les milieux


diélectriques
Les milieux diélectriques sont des milieux isolants. Leur conductivité est extrêmement faible,
de l’ordre de 10-20 à 10-12 Sm-1, celle d’un conducteur métallique étant de l’ordre de 107 Sm-1, à
température ambiante. Il est donc tout à fait raisonnable de prendre 𝜸 = 𝟎. Par ailleurs dans de
tels milieux, 𝜌é = 0.
Les équations de maxwell dans un milieu diélectrique LHI de permittivité diélectrique absolue
𝜺 et de perméabilité magnétique absolue 𝝁, se simplifient alors en :
Équation de Maxwell-Gauss (MG) #⃗. 𝐷
∇ #⃗ = 𝜌é ⟹ #⃗. 𝐸#⃗ = Xì
∇ x
Équation du flux magnétique (MΦ ) #⃗. 𝐵
∇ #⃗ = 0
Équation de Maxwell-Faraday (MF) #⃗Λ 𝐸#⃗ = − Wj#⃗
∇ WY
Équation de Maxwell-Ampère (MA) ∇ #⃗ = #𝐽⃗é + W=#⃗
#⃗Λ 𝐻 ∇ #⃗ = 𝜇(𝐽#⃗é + 𝜀 Wm#⃗)
#⃗Λ 𝐵 ⟹
WY WY
Dans un diélectrique LHI isolant, les densités des charges libres et des courants (𝜌é = 0 et #𝐽⃗é =
#⃗), les équations de Maxwell s’écrivent:
0
#⃗. 𝐸#⃗ = 0

#⃗. 𝐵
∇ #⃗ = 0
#⃗
𝜕𝐵
#⃗Λ 𝐸#⃗ = −

𝜕𝑡

Pr : A. ZUGARI 42
𝜕𝐸#⃗ 𝜕𝐸#⃗
#⃗Λ 𝐵
∇ #⃗ = 𝜇𝜀 = 𝜇‚ 𝜀
𝜕𝑡 𝜕𝑡
On prend en considération le fait que la plupart des diélectriques sont non magnétiques et que
leurs perméabilités relatives sont voisines de 1 (𝜇† »1), soit : 𝜇»𝜇‚ .
En utilisant la même démarche que le chapitre précédent, on peut montrer que le champ
électrique et le champ magnétique satisfont les équations de propagation suivantes :
⎧ #⃗ 1 𝜕 𝐸#⃗ #⃗
u
⎪ ∆𝐸 − =0
𝑣2 𝜕𝑡 u
⎨ 1 𝜕 u #𝐵⃗
#⃗ − 2 u = 0
⎪ ∆𝐵 #⃗
⎩ 𝑣 𝜕𝑡
On en déduit que les champs obéissent à la même équation que dans le vide à condition de
¶ ¶ x
remplacer 9 ˆ par ‰ ˆ = 9 Rˆ . Où 𝒗 est la vitesse de propagation de l’onde dans le milieu
𝟏 9 𝟏
diélectrique 𝒗 = = - et 𝑐 = est la vitesse de la lumière.
Mwí wR xí xR Mxí xR
Sachant que l’indice de réfraction (ou indice optique) du milieu est donnée par 𝑛 = √𝜇† 𝜀† .
Dans les milieux réels 𝒏 est constant pour les grandes longueurs d’onde, tandis que pour les
hautes fréquences, il faut faire intervenir le phénomène de dispersion qui entraîne une
dépendance de 𝒏 avec la fréquence. Dans la plupart des diélectriques 𝜇† »1, d’où 𝑛 = √𝜀† .
Remarque

-Les solutions de ces équations de propagation sont similaires à celles trouvées pour le vide.
-Considérons l’onde progressive, Si l’onde est plane monochromatique et polarisée
rectilignement, alors 𝑬 #⃗ et 𝑩
##⃗ sont perpendiculaires entre eux et à la direction de propagation,
on dit que 𝑬 ##⃗ et 𝑩
##⃗ sont transverses:
##⃗ , 𝑩
-( 𝑬 #⃗) trièdre direct, ⟹ 𝑬
##⃗, 𝒌 #⃗ et 𝑩
##⃗ transverses et en phase, 𝑬 = 𝒗𝑩.

Pr : A. ZUGARI 43

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