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Analyse Linéaire 3

Le texte explore la mort de Raphaël dans 'La Peau de Chagrin' de Balzac, mettant en lumière la lutte entre le désir et la rédemption à travers la figure angélique de Pauline. Le récit évoque des thèmes gothiques et baroques, tels que la déshumanisation et la métamorphose, tout en soulignant l'impact tragique de l'amour sur les personnages. La dynamique entre le talisman, symbole de malédiction, et l'amour pur de Pauline illustre la tension entre le réalisme et le fantastique dans l'œuvre.

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Analyse Linéaire 3

Le texte explore la mort de Raphaël dans 'La Peau de Chagrin' de Balzac, mettant en lumière la lutte entre le désir et la rédemption à travers la figure angélique de Pauline. Le récit évoque des thèmes gothiques et baroques, tels que la déshumanisation et la métamorphose, tout en soulignant l'impact tragique de l'amour sur les personnages. La dynamique entre le talisman, symbole de malédiction, et l'amour pur de Pauline illustre la tension entre le réalisme et le fantastique dans l'œuvre.

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Texte 3 : La mort de Raphaël

Balzac, La Peau de Chagrin, « L’Agonie »

Grpace à amour de margerite, dieu prend en considération, faust de Goethe, il sera ainsi sauvé d’un point de vue
spirituel, il ne pourra pas être prit par Méphistophélès

Variante du drame dans la littérature populaire

Mélodrame ? Popularisé à l’époque, particulièrement déchirant, ici jusqu’au portrait physique et le suicide Pauline

Influence du gothique, dans la tentative de suicide, athmosphère et épouvante (frayeurs, cris), accroupis sur son
cadavre

Fond baroque ? première moitié du 17e siècle, fin 16e, meme en France juqu’à 17e (Dom juan). Opposition des
ténèbres et de la lumière (clair-obscur), ombre d’un personnage et lumière d’un seul aspect. Les romantiques
vont le transformer en fantastique, avec des évènements surnaturels, caractère éphémère de la vie (memento
mori), rappel de la puissance de dieu et de la mort. Vanita, uanitas, uanitatoum, vanité des vanités, notre vie n’est
que vanité, rappel incessant que nous sommes nés pour cette vie qui est extrememe limité, mais menacé par la
mort qui fait partie de notre vie. Montrer que la vie est en train de brûler mais qu’elle est en train de s’éteindre,
fleur flétrie

Mouvement 1 : révélation du secret


Vêtue de blanc, la tête penchée et foulant à peine le lit, elle était là comme un ange descendu des
cieux, comme une apparition qu’un souffle pouvait faire disparaître. […]
 Pauline : figure angélique, opposé à la déchéance physique et morale Raphaël, vêtu de blanc…. Ange
descendue des cieux, référence à « ange sans rayon »

 Pauline devient une apparition


 Figure surnaturelle et angélique

 Spiritualité pour décrire pauline, comparaison, contraste situation dramatique de Raphael et figure
angélique de Pauline, très baroque

 Figure spectrale : Pauline

— (…) Ceci est un talisman qui accomplit mes désirs, et représente ma vie. Vois ce qu’il m’en reste.
Si tu me regardes encore, je vais mourir…
 Aspect fatale de leur relation, « si tu me regarde encore je vais mourir »

 Raphaël révèle le Talisman, prise de conscience de sa condition à travers le discours direct, PdC qui
accomplit ses désir et représente sa vie

La jeune fille crut Valentin devenu fou, elle prit le talisman, et alla chercher la lampe. Éclairée par la
lueur vacillante qui se projetait également sur Raphaël et sur le talisman, elle examina très-
attentivement et le visage de son amant et la dernière parcelle de la Peau magique.
 Réaction de pauline face à l’incompréhensible, figure rassurante et rationnel, elle pense qu’il est FOU, la
folie fait peur DONC, élément gotiques

 Raphaël, possédé par le pacte, seul l’amour peut le délivrer = romantisme

 Matrice des comptes traditionnels, la belle et la bête, retrournement de situation, mise à l’épreuve pour
montrer sa amour, son courage, sa braveur
 Question de la rédemption, réussir la mise à l’épreuve

 Force de son amour+ courage pour réussir les forces du mal, parallèles avec la Belle et la Bête,

 Peau de Chagrin, conte ? Forme de maléfice, sortilège de la peau de chagrin. Déjouer le maléfice ? Un
amour fort, pure, authentique et sincière comme force d’antidote contre le maléfice

 Pauline détient donc les clefs de la rédemption

 Pauline découvre l’existence du Talisman et ses pouvoirs magiques/maléfiques

 Elle comprends donc un RdV métamorphosé, l’être qu’elle aime s’en retrouve métamorphose

 Métamorphose de RdV IMPORTANT

 Déshumanisation, agonie bestiale, désir prend le dessus en le transformant en prédateur

 Amour Pauline rédempteur : il n’est pas sauvé, car Balzac reste réaliste et il meurt, éloignement du
conte

 Utilisation de métaphore mais dans un cadre réaliste, coexistance entre le réalisme et le conte

 Sacrifice avorté de Pauline, question du Salut de l’âme , est-ce que RdV sera sauvé ?

 Rédemption = rachat, est-ce que âme racheter grâce à l’intervention de l’amour de Pauline

 Belle et la bête :

 Désumanisation

 Ange égaré RdV contre ange pauline

 Interaction entre état humain et bestial

 Belle et la bête, métamorphose grâce à l’amour de la belle malgrès sa bestialité, INVERSEMENt, beau
jeune homme avec un cœur de bête et le désir prend le dessus donc transformation en Bête

Synthèse :

- Figure angélique et fantastique, elle devient spectrale

- Le dévoilement du Talisman, objet maudit (élément baroque et gothique)

Mouvement 2 : le déchainement mélodramatique du désir prédateur et de la


passion charnelle (la métamorphose de R.) et le sacrifice de Pauline (pureté de
l’intention)

En la voyant belle de terreur et d’amour, il ne fut plus maître de sa pensée : les souvenirs
des scènes caressantes et des joies délirantes de sa passion triomphèrent dans son âme
depuis longtemps endormie, et s’y réveillèrent comme un foyer mal éteint.
— Pauline, viens ! Pauline !
Un cri terrible sortit du gosier de la jeune fille, ses yeux se dilatèrent, ses sourcils violemment
tirés par une douleur inouïe, s’écartèrent avec horreur, elle lisait dans les yeux de Raphaël
un de ces désirs furieux, jadis sa gloire à elle ; et à mesure que grandissait ce désir, la Peau
en se contractant, lui chatouillait la main. Sans réfléchir, elle s’enfuit dans le salon voisin dont
elle ferma la porte.

— Pauline ! Pauline ! cria le moribond en courant après elle, je t’aime, je t’adore, je te veux !
Je te maudis, si tu ne m’ouvres ! Je veux mourir à toi !
Par une force singulière, dernier éclat de vie, il jeta la porte à terre, et vit sa maîtresse à demi
nue se roulant sur un canapé. Pauline avait tenté vainement de se déchirer le sein, et pour
se donner une prompte mort, elle cherchait à s’étrangler avec son châle. — Si je meurs, il
vivra, disait-elle en tâchant vainement de serrer le nœud. Ses cheveux étaient épars, ses
épaules nues, ses vêtements en désordre, et dans cette lutte avec la mort, les yeux en
pleurs, le visage enflammé, se tordant sous un horrible désespoir, elle présentait à Raphaël,
ivre d’amour, mille beautés qui augmentèrent son délire ; il se jeta sur elle avec la légèreté
d’un oiseau de proie, brisa le châle, et voulut la prendre dans ses bras.

Mouvement 4 :
Le moribond chercha des paroles pour exprimer le désir qui dévorait toutes ses forces ; mais
il ne trouva que les sons étranglés du râle dans sa poitrine, dont chaque respiration creusée
plus avant, semblait partir de ses entrailles. Enfin, ne pouvant bientôt plus former de sons, il
mordit Pauline au sein. Jonathas se présenta tout épouvanté des cris qu’il entendait, et tenta
d’arracher à la jeune fille le cadavre sur lequel elle s’était accroupie dans un coin.

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