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Conscience, État et Liberté en Philosophie

Le document explore des thèses et antithèses sur des concepts philosophiques tels que la conscience, l'État, la liberté, et la justice, en utilisant des arguments de philosophes célèbres. Il aborde également la question de la légitimité du droit et le rôle de la croyance religieuse dans la cohésion sociale. Enfin, il discute des limites du langage dans l'expression de la pensée humaine.

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Conscience, État et Liberté en Philosophie

Le document explore des thèses et antithèses sur des concepts philosophiques tels que la conscience, l'État, la liberté, et la justice, en utilisant des arguments de philosophes célèbres. Il aborde également la question de la légitimité du droit et le rôle de la croyance religieuse dans la cohésion sociale. Enfin, il discute des limites du langage dans l'expression de la pensée humaine.

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Philosophy

Conscience
Thèse : La conscience est la faculté qui permet à l’homme de se connaître et de
comprendre le monde qui l’entoure.
• Argument 1 : La conscience nous donne accès à nous-mêmes et à nos
pensées. C’est ce qui distingue l’être humain des autres êtres vivants. Sartre dit
que « la conscience est toujours conscience de quelque chose », c’est-à-dire
qu’elle met en relation le sujet avec le monde extérieur, lui permettant de se
situer et d’agir de manière réfléchie.
• Argument 2 : La conscience morale permet à l’homme de discerner le bien
du mal et d’agir en fonction de ce qu’il considère juste. Descartes affirmait : «
Je pense, donc je suis », indiquant que la conscience de soi est la base de
l’existence humaine.
Antithèse : La conscience est limitée et parfois illusoire.
• Argument 1 : La conscience n’est pas toujours fiable, elle peut être
biaisée par des illusions ou des manipulations. Nietzsche disait : « L'homme est le
plus trompé de tous les animaux », insistant sur le fait que la conscience peut
nous jouer des tours.
• Argument 2 : Freud avance que la plus grande partie de notre esprit est
inconsciente, ce qui remet en cause l’idée d’une conscience totalement éclairée.
Selon lui, « le moi n'est pas maître dans sa propre maison », soulignant
l'importance des processus inconscients dans nos décisions.

2. État
Thèse : L’État est nécessaire pour organiser la société et garantir la liberté et
la justice.
• Argument 1 : Selon Hobbes, sans l’État, l’homme serait dans un état de
nature, une guerre de tous contre tous. L’État instaure des lois et des
institutions pour garantir la sécurité et l’ordre. Comme Hobbes le dit : « L'homme
est un loup pour l'homme » montrant
• la nécessité de l’État pour éviter le chaos.
• Argument 2 : L’État garantit les libertés fondamentales en mettant en
place des lois qui encadrent les droits des citoyens et protègent l’intérêt
général. Rousseau évoque le « contrat social » où les individus acceptent de
renoncer à certaines libertés en échange de la sécurité et de la protection
offertes par l’État.

Antithèse : L’État peut devenir oppressif et limiter les libertés individuelles.


• Argument 1 : L’État, en concentrant le pouvoir, peut être utilisé pour
opprimer et contrôler les citoyens. Marx critique l’État • comme étant un
outil des classes dominantes pour maintenir leur pouvoir : « L'État est le produit
et la manifestation des contradictions inconciliables entre les classes ».
• Argument 2 : Certains philosophes libertaires, comme Bakounine,
rejettent l’État et le voient comme une source de domination. Pour eux, l’anarchie
(l’absence d’État) est la véritable forme de liberté. Bakounine écrit : « Là où
commence l'État, finit la liberté ».
3 Liberté
Thèse : La liberté est la capacité de l’individu à agir selon sa volonté tout en
respectant les règles de la société.
• Argument 1 : Sartre défend une liberté radicale, affirmant que l’homme
est condamné à être libre. Selon lui, « l'homme est libre, l'homme est liberté ».
Cela signifie que, même si l’on est influencé par des facteurs extérieurs, nous
restons libres dans nos choix et responsables de nos actions.
• Argument 2 : Rousseau affirme que la véritable liberté consiste à obéir
à la loi que l’on s’est soi-même prescrite. Selon lui, « l'obéissance à la loi
qu'on s'est prescrite est liberté ». La liberté implique • donc d’accepter
certaines contraintes pour vivre en société.
Antithèse : La liberté est une illusion, car l’homme est déterminé par des forces
extérieures et intérieures.
• Argument 1 : Spinoza soutient que la liberté n’existe pas en tant que
telle, car tout est déterminé par des causes extérieures. Selon lui, « L'homme
n'est pas un empire dans un empire », ce qui signifie que nous ne sommes pas
libres, mais soumis à des lois naturelles et sociales.
• Argument 2 : Freud explique que nos actions sont largement influencées
par notre inconscient, remettant en cause l’idée que nous sommes libres de nos
choix. Nos pulsions inconscientes orientent nos décisions sans que nous en soyons
toujours conscients.
• Transitions
Pour la conscience : Bien que la conscience nous donne un accès privilégié à nous-
mêmes, elle peut aussi être influencée par des forces inconscientes.
Pour l'État : Alors que l'État est essentiel pour assurer l'ordre social, il peut
également exercer un contrôle excessif sur les libertés individuelles.
• Pour la liberté : Si la liberté est perçue comme un droit fondamental,
il existe des limites à cette liberté imposées par la société et nos propres
déterminismes.

Problème posé : La philosophie est-elle une discipline essentielle pour la pensée


humaine ou simplement une activité accessoire, moins importante que d'autres
domaines comme les sciences ou la politique ?
Thèse : La philosophie est une activité essentielle qui nourrit la pensée critique.
• Argument 1 : La philosophie questionne les fondements des connaissances
et des croyances, ce qui permet d'évaluer la validité des idées et des théories.
• Argument 2 : Elle aide à développer la capacité de réflexion autonome
et critique, indispensable pour la vie en société.
Antithèse : La philosophie peut être considérée comme subalterne par rapport à des
disciplines plus pratiques.
• Argument 1 : Les sciences et les technologies apportent des solutions
concrètes aux problèmes humains, alors que la philosophie peut sembler abstraite.
• Argument 2 : Dans des sociétés très technologiques, la philosophie peut
être perçue comme une distraction des urgences pratiques.
Sujet 2 : Peut-on se fier à l'expérience ?
Problème posé : L'expérience personnelle est-elle une source fiable de
connaissance, ou est-elle sujette à des biais et des interprétations erronées ?
Thèse : L'expérience peut être une source précieuse de connaissance.
• Argument 1 : L’expérience directe nous permet d’apprendre des leçons
qui ne peuvent être enseignées par des théories.
• Argument 2 : Les expériences individuelles enrichissent notre
compréhension du monde et sont souvent plus convaincantes que les arguments
abstraits.
Antithèse : L'expérience peut être trompeuse et limitée.
• Argument 1 : L’expérience est subjective et peut être influencée par
des émotions, des préjugés ou des contextes culturels.
• Argument 2 : Des expériences similaires peuvent aboutir à des
interprétations divergentes, rendant difficile l’établissement d’une vérité
universelle.
Sujet 3 : Le droit peut-il être illégitime ?
Problème posé : Le droit, en tant qu'ensemble de règles établies, peut-il être
considéré comme légitime même s'il n'est pas juste ou moral ?
Thèse : Le droit peut être illégitime s'il est en contradiction avec des principes
moraux fondamentaux.
• Argument 1 : Des lois peuvent être mises en place par des régimes
autoritaires qui ne respectent pas les droits humains (ex. : lois raciales, lois
discriminatoires).
• Argument 2 : Légalité et légitimité ne coïncident pas toujours ; des
lois peuvent être légales mais contraires à la justice (ex. : lois sur
l'esclavage).
Antithèse : Le droit, par sa nature, a besoin d’être respecté pour maintenir
l’ordre social.
• Argument 1 : Même un droit jugé injuste doit être suivi pour éviter le
chaos et l’anarchie.
• Argument 2 : La légitimité du droit peut évoluer dans le temps ; des
actions pour changer des lois illégitimes peuvent être envisagées par des voies
démocratiques.
Sujet 4 : La justice peut-elle se passer du droit ?
Problème posé : La justice peut-elle exister indépendamment des lois établies, ou
est-elle intrinsèquement liée à la légalité ?
Thèse : La justice peut exister indépendamment du droit.
• Argument 1 : La justice est une notion morale qui peut transcender les
lois ; des actions peuvent être justes même si elles sont illégales (ex. :
désobéissance civile).
• Argument 2 : La perception de la justice peut varier selon les cultures
et les contextes, ce qui peut mener à des notions de justice qui ne sont pas
codifiées dans le droit.
Antithèse : La justice nécessite un cadre légal pour être véritablement appliquée.
• Argument 1 : Le droit fournit une structure nécessaire pour
l'application de la justice et la protection des droits individuels.
• Argument 2 : Sans droit, la notion de justice devient arbitraire et
peut mener à des abus de pouvoir.
Sujet 5 : La croyance religieuse peut-elle favoriser la cohésion sociale ?
Problème posé : Les croyances religieuses peuvent-elles unir les individus et créer
une société cohésive, ou peuvent-elles également diviser ?
Thèse : La croyance religieuse peut favoriser la cohésion sociale.
• Argument 1 : La religion crée des valeurs communes et un sens
d’appartenance qui unissent les membres d'une communauté.
• Argument 2 : Les rituels et les pratiques religieuses renforcent les
liens sociaux et l'identité collective.
Antithèse : La croyance religieuse peut aussi être une source de division.
• Argument 1 : Les différences religieuses peuvent engendrer des conflits
et des tensions au sein de la société (ex. : guerres de religion).
• Argument 2 : L'exclusion d'individus ou de groupes qui ne partagent pas
les mêmes croyances peut affaiblir la cohésion sociale.
Sujet 6 : Le langage permet-il de tout dire ?
Problème posé : Le langage est-il un outil suffisant pour exprimer toute la
complexité de la pensée humaine ?
Thèse : Le langage permet d'exprimer de nombreuses idées et émotions.
• Argument 1 : Grâce à son vocabulaire riche et varié, le langage permet
de communiquer des concepts complexes et des nuances émotionnelles.
• Argument 2 : Le langage évolue constamment, permettant aux individus de
nommer de nouvelles expériences et émotions (ex. : néologismes, métaphores).
Antithèse : Le langage a ses limites et ne peut pas tout exprimer.
• Argument 1 : Certaines expériences et émotions peuvent être tellement
intenses ou personnelles qu'elles échappent à l'expression verbale (ex. : l'amour,
la souffrance).
• Argument 2 : Le langage peut être sujet à des interprétations diverses,
ce qui peut mener à des malentendus (ex. : le langage figuratif ou ambigu).
Sujet 1 : La philosophie est-elle une activité subalterne ?
• Thèse :
• « La philosophie est la science des sciences. » — Aristote
• « La philosophie est un acte de réflexion sur les actes. » — Jean-Paul
Sartre
• Antithèse :
• « La philosophie, c'est comme la danse, c'est un divertissement. » —
Voltaire
• « La science n'est pas seulement une discipline intellectuelle ; c'est
un outil puissant. » — Richard Feynman
Sujet 2 : Peut-on se fier à l'expérience ?
• Thèse :
• « L'expérience est le nom que chacun donne à ses erreurs. » — Oscar
Wilde
• « Ce que nous appelons nos moments de vérité sont en fait des moments
d'expérience. » — Friedrich Nietzsche
• Antithèse :
• « L'expérience ne vaut rien si elle n'est pas guidée par la raison. » —
Immanuel Kant
• « L'expérience est une bonne école, mais elle n’est pas toujours la
meilleure. » — Platon

Sujet 3 : Le droit peut-il être illégitime ?


• Thèse :
• « Là où le droit cesse d'être une défense des droits, il devient une
oppression. » — Rosa Luxembourg
• « La légalité n'est pas la légitimité. » — Martin Luther King Jr.
• Antithèse :
• « Sans le droit, la liberté se transforme en licence. » — Thomas Hobbes
• « Le droit est la condition nécessaire de la liberté. » — John Stuart
Mill

Sujet 4 : La justice peut-elle se passer du droit ?


• Thèse :
• « La justice est l'amour en action. » — Martin Luther King Jr.
• « Il n'est pas juste d'appliquer la loi quand elle est injuste. » —
Henri Bergson
• Antithèse :
• « Le droit est le garant de la justice dans une société. » — Jean-
Jacques Rousseau
• « La justice sans le droit est une simple vengeance. » — Jacques
Maritain

Sujet 5 : La croyance religieuse peut-elle favoriser la cohésion sociale ?


• Thèse :
• « La religion est l'opium du peuple. » — Karl Marx (cette citation est
souvent interprétée comme une critique, mais elle peut être utilisée pour montrer
comment la religion peut aussi rassembler les gens dans une culture commune)
• « Les grandes religions du monde ont un rôle à jouer dans la promotion
de la paix et de l'harmonie. » — Ban Ki-moon
• Antithèse :
• « La religion est la cause de beaucoup de guerres et de conflits. » —
Albert Einstein
• « Il n'y a pas de pire fanatisme que celui qui se nourrit de la foi. »
— Victor Hugo

Sujet 6 : Le langage permet-il de tout dire ?


• Thèse :
• « Le langage est la source de malentendus. » — Antoine de Saint-Exupéry
• « La parole est moitié à celui qui parle, moitié à celui qui écoute. »
— Saint-Exupéry
• Antithèse :
• « Les mots sont les ombres de nos pensées. » — Edmund Burke
• « Le langage est un outil puissant, mais il a ses limites. » — Bertrand
Russell

Voici les citations accompagnées de leur provenance pour chaque sujet :


### Sujet 1 : La philosophie est-elle une activité subalterne ?
- **Thèse :**
- « La philosophie est la science des sciences. » — **Aristote**, *Métaphysique*.
- « La philosophie est un acte de réflexion sur les actes. » — **Jean-Paul
Sartre**, *L'existentialisme est un humanisme*.

- **Antithèse :**
- « La philosophie, c'est comme la danse, c'est un divertissement. » —
**Voltaire**, *Dictionnaire philosophique*.
- « La science n'est pas seulement une discipline intellectuelle ; c'est un outil
puissant. » — **Richard Feynman**, *The Pleasure of Finding Things Out*.

### Sujet 2 : Peut-on se fier à l'expérience ?


- **Thèse :**
- « L'expérience est le nom que chacun donne à ses erreurs. » — **Oscar Wilde**,
*The Importance of Being Earnest*.
- « Ce que nous appelons nos moments de vérité sont en fait des moments
d'expérience. » — **Friedrich Nietzsche**, *Par-delà le bien et le mal*.

- **Antithèse :**
- « L’expérience ne vaut rien si elle n'est pas guidée par la raison. » —
**Immanuel Kant**, *Critique de la raison pure*.
- « L’expérience est une bonne école, mais elle n’est pas toujours la meilleure.
» — **Platon**, *Théétète*.

### Sujet 3 : Le droit peut-il être illégitime ?


- **Thèse :**
- « Là où le droit cesse d'être une défense des droits, il devient une
oppression. » — **Rosa Luxembourg**, *La Révolution russe*.
- « La légalité n'est pas la légitimité. » — **Martin Luther King Jr.**, *Lettre
de Birmingham*.

- **Antithèse :**
- « Sans le droit, la liberté se transforme en licence. » — **Thomas Hobbes**,
*Le Léviathan*.
- « Le droit est la condition nécessaire de la liberté. » — **John Stuart Mill**,
*De la liberté*.

### Sujet 4 : La justice peut-elle se passer du droit ?


- **Thèse :**
- « La justice est l'amour en action. » — **Martin Luther King Jr.**, *Strength
to Love*.
- « Il n'est pas juste d'appliquer la loi quand elle est injuste. » — **Henri
Bergson**, *Les Deux sources de la morale et de la religion*.

- **Antithèse :**
- « Le droit est le garant de la justice dans une société. » — **Jean-Jacques
Rousseau**, *Du Contrat Social*.
- « La justice sans le droit est une simple vengeance. » — **Jacques Maritain**,
*Humanisme intégral*.

### Sujet 5 : La croyance religieuse peut-elle favoriser la cohésion sociale ?


- **Thèse :**
- « La religion est l'opium du peuple. » — **Karl Marx**, *Contribution à la
critique de l'économie politique* (cette citation est souvent interprétée comme une
critique, mais elle peut aussi montrer le rôle rassembleur de la religion).
- « Les grandes religions du monde ont un rôle à jouer dans la promotion de la
paix et de l'harmonie. » — **Ban Ki-moon**, discours à l'Assemblée générale des
Nations Unies.
- **Antithèse :**
- « La religion est la cause de beaucoup de guerres et de conflits. » — **Albert
Einstein**, cité dans divers écrits.
- « Il n'y a pas de pire fanatisme que celui qui se nourrit de la foi. » —
**Victor Hugo**, *Les Misérables*.

### Sujet 6 : Le langage permet-il de tout dire ?


- **Thèse :**
- « Le langage est la source de malentendus. » — **Antoine de Saint-Exupéry**,
*Le Petit Prince*.
- « La parole est moitié à celui qui parle, moitié à celui qui écoute. » —
**Antoine de Saint-Exupéry**, *Le Petit Prince*.

- **Antithèse :**
- « Les mots sont les ombres de nos pensées. » — **Edmund Burke**, *A Letter to a
Noble Lord*.
- « Le langage est un outil puissant, mais il a ses limites. » — **Bertrand
Russell**, *L'Art de la pensée*.

Critique externe :

Voici la critique externe de l'antithèse avec les œuvres citées :

---

**Critique externe de l'antithèse :**

Selon l'antithèse, la valeur de la philosophie résiderait principalement dans sa


certitude, une position qui, bien que compréhensible, semble incomplète. En effet,
comme l’affirme Hegel dans *La phénoménologie de l'esprit*, « la vérité est la
totalité », impliquant que la philosophie devrait viser des certitudes absolues et
universelles. Pour lui, la certitude constitue une fondation sur laquelle
l’individu peut établir une compréhension stable du monde. Cependant, cette vision
peut être remise en question.

La philosophie, par sa nature même, est une discipline qui incite à l’exploration
de la complexité des idées et des concepts. Wittgenstein, dans son *Tractatus
logico-philosophicus*, souligne que « les limites de mon langage signifient les
limites de mon monde ». Cette citation met en lumière l’idée que la recherche de
certitudes peut être une entrave à la véritable compréhension. En effet,
s’accrocher à des certitudes figées peut empêcher de considérer des perspectives
nouvelles et enrichissantes.

De plus, la position de Nietzsche dans *Ainsi parlait Zarathoustra* souligne que la


philosophie doit embrasser le doute et l’incertitude, considérant ces éléments
comme essentiels à la vie intellectuelle. Il déclare que « le doute est une
condition de la croissance ». Cette affirmation nous rappelle que la capacité à
remettre en question les certitudes établies est ce qui permet d’atteindre un
niveau supérieur de connaissance.

Ainsi, bien que l'antithèse puisse soutenir que la certitude constitue la valeur
fondamentale de la philosophie, elle omet de prendre en compte la richesse que
l’incertitude et le questionnement apportent à notre compréhension du monde. En
réalité, c’est dans la dialectique entre certitude et incertitude que la
philosophie trouve son véritable dynamisme et sa valeur.

**Conclusion**
En définitive, Jean Giono rappelle que le poète, en tant que professeur
d'espérance, joue un rôle essentiel en éveillant les consciences et en offrant une
vision d'un avenir meilleur. La poésie dépasse les mots, elle critique la société,
inspire et donne foi. Cependant, elle ne se limite pas à cela : elle interroge
également le réel et bouscule l'ordre établi.

Pour notre part, la poésie est un espace de liberté où l'on confronte nos doutes et
espoirs. Le poète, en exprimant ces incertitudes, devient un guide vers un monde à
construire.

Enfin, dans un monde dominé par la technologie, il est pertinent de se demander si


d’autres formes artistiques ne pourraient pas aussi éveiller l’espérance et nourrir
un nouvel espoir collectif.

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