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Le Pfe Final

Ce mémoire présente une étude sur les traumatismes alvéolo-dentaires, incluant leurs formes cliniques et les conduites à tenir actuelles. Il aborde des aspects tels que l'anatomie, les étiologies, la physiopathologie, ainsi que les classifications et traitements des différents types de traumatismes. Les auteurs, Amira Haddad, Islam Djafer et Maya Amaouz, ont réalisé ce travail sous la supervision de Dr A. Zaidi à l'Université Saad Dahlab-Blida.

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Ce mémoire présente une étude sur les traumatismes alvéolo-dentaires, incluant leurs formes cliniques et les conduites à tenir actuelles. Il aborde des aspects tels que l'anatomie, les étiologies, la physiopathologie, ainsi que les classifications et traitements des différents types de traumatismes. Les auteurs, Amira Haddad, Islam Djafer et Maya Amaouz, ont réalisé ce travail sous la supervision de Dr A. Zaidi à l'Université Saad Dahlab-Blida.

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REPUBLIQUE ALGERIENNE DEMOCRATIQUE ET POPULAIRE

Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique

N° UNIVERSITÉ SAAD DAHLAB-BLIDA « 1 »

FACULTÉ DE MÉDECINE
DÉPARTEMENT DE MÉDECINE DENTAIRE

Traumatismes alvéolo-dentaires : formes


cliniques et conduite à tenir actuelle
Mémoire de fin d’études

PRESENTE EN VUE DE L’OBTENTION DU DIPLOME DE DOCTEUR EN


MEDECINE DENTAIRE

Présenté par : Le : 13/07/2021

Amira HADDAD
Islam DJAFER
Maya AMAOUZ

Encadré par : Dr A. ZAIDI Maitre assistante en Odontologie Conservatrice /


Endodontie

Devant le Jury :

-Président : Dr H. CHARIF Maitre assistante en Odontologie


Conservatrice / Endodontie

-Examinateur : Dr H. MIHOUBI Maitre-assistant en Odontologie


Conservatrice / Endodontie

Année universitaire : 2020/2021


Remerciements

"Après l'effort, le réconfort !" Partant de ce principe, la recherche qui a été menée pour
réaliser ce modeste travail, nous a été utile pour comprendre la valeur inestimable de la
motivation, la nécessité de l'appui apporté par les formateurs, l'entourage et l'importance de
la qualité de la formation dispensée.
Nous tenons d'abord, à rendre grâce à Dieu, le tout puissant qui nous a été d'un grand secours
pour surmonter les difficultés et avancer avec confiance et détermination.
Nos vifs remerciements vont vers toutes les illustres personnes citées ci- dessous,
Nous remercions donc, Dr A. ZAIDI Maitre assistante en Odontologie Conservatrice et
Endodontie à la Faculté de Médecine Dentaire de Blida, de nous avoir encadré et dirigé tout
au long de ce travail.
Nous tenons à lui exprimer notre profond respect, nous la remercions pour son
professionnalisme, son suivi, ses conseils et sa générosité.
Nous tenons par ailleurs à remercier, Dr H. CHARIF Maitre assistante en Odontologie
Conservatrice et Endodontie à la Faculté de Médecine Dentaire de Blida, de nous avoir fait
honneur d’accepter la présidence du jury.
Nous remercions également Dr H. MIHOUBI Maitre-assistant en Odontologie Conservatrice
et Endodontie à la Faculté de Médecine Dentaire d’Alger, d’avoir accepté d’examiner et juger
notre travail.
Nos plus sincères remerciements s’adressent également, à l’ensemble des enseignants du
département de Médecine dentaire de Blida pour leur dévouement, pour nous avoir conseillé,
orienté et soutenu et surtout pour l’enseignement de qualité dont ils nous ont fait par durant
notre cursus universitaire.
Nous tenons aussi à remercier tous les médecins dentistes qui ont eu la gentillesse de répondre
à notre enquête, afin de nous aider à enrichir notre mémoire de fin d’études.
Enfin, un hommage et une gratitude particuliers à nos parents et ami(e)s que nous remercions
vivement, pour leur soutien physique et morale, pour leur accompagnement indéfectible durant
toutes ces années d’étude.
Quelques lignes ne pourront jamais exprimer la reconnaissance que nous éprouvons envers
tous ceux qui, de près ou de loin, ont contribué, par leurs conseils et leurs encouragements.
Louange au bon dieu (Allah) qui m’a donné la force, le courage, la patience et surtout
la santé pour continuer mes études.
Je dédie ce modeste travail à ceux qui me sont chers :
Pour mes parents Amel et Mustapha qui ont donné tous ce qu'ils peuvent pour me voir
femme aujourd'hui et chirurgien-dentiste.
Pour mes petits frères très adorables Hani et Adem ; à qui je souhaite la réussite du
fond de mon cœur.
Pour ma grand-mère Saida qui m’aime beaucoup.
Pour mes deux chers amis Maya et Islam.
Pour les parents de maya très gentils, Tonton Rachid et tante Zahra et leurs fils
Youcef Salim.
Pour le Docteur Boutahraoui Alaa et toute l’équipe de son cabinet dentaire, avec qui
j’ai passé beaucoup de bons moments cette année et j’ai appris tellement de choses, je
vous aime tous.
Pour moi, qui était très courageuse pour finir ce travail, et durant tout mon cursus.
Amira Haddad
A ma très chère mère : Zahra
Ma maman chérie, ma meilleure amie, mon bonheur. Comment pourrai-je commencer sans te
remercier….
Tu es une personne en or, symbole de tendresse, d’amour et de gentillesse. Tu t’es toujours
battue à mes côtés, toujours présente pour me consoler quand il fallait, tu as partagé avec
moi chaque instant de mes études. Ton soutien, ton amour, ta présence, la fierté dans tes yeux
sont la clé de ma réussite.
J’espère que tout le monde aura la chance d’avoir une maman comme la mienne.
A mon très cher père : Rachid
Les mots me manquent pour exprimer mes sentiments, ma gratitude et ma reconnaissance. Tu
m’as élevé avec amour et tendresse, appris à être une femme libre, indépendante,
responsable, une femme forte qui n’a pas peur de faire face à la vie.
Ta ferme volonté de me voir réussir, ton encouragement, ton soutien, ton amour et tes
infatigables conseils ont porté fruits.
Je vous dois ce que je suis aujourd’hui et ce que je serai demain.
A mes frères et sœur :
Ahcene, Youcef et Silva, je vous aime si fort. Merci d’être là pour moi.
A toute ma famille :
Grand-mères, tantes et oncles, cousins et cousines, en particulier ma petite cousine Meriem et
mes deux tantes Djamila et kahina que je considère comme des secondes mères.
A la mémoire de mes grands-pères
A mes amis :
Samia, Amira, Ibtisseme, Ali, Zaki, a mes meilleures amies et mes sœurs « Fadoula et
Ahlem » ainsi qu’à toi Youcef, merci pour tous les souvenirs et les fous rires, j’espère qu’on
aura encore de nombreux. Amis un jour, amis toujours.
A mes binômes du PFE :
Islam et Amira, vous avez fait preuve de courage et de bravoure, merci pour votre sens de
responsabilité.
A toutes les mains qui m’ont été tendues.
Maya Amaouz
A mon exemple éternel, celui qui s’est toujours sacrifié pour me voir réussir, que dieu
lui procure bonne santé et longue vie. A toi mon père Lakhder.
A la lumière du jour, la source de mes efforts, la flamme de mon cœur, ma vie et mon
bonheur. Maman Khedidja que j’adore.
Mes chers frères et sœurs : Amine, Fatima, Younes, Sara, Abdelkadir et ses enfants.
Mes très chers amis avec qui j’ai passé les meilleurs moments de ma vie : Mounir,
Mohamed, Abdelbasset, El Alaa, Amir, Khadidja, Rym et Djazia, et spécialement à
mon cousin Mohamed Salim.
A mes chères collègues Amira et Maya.
Islam Djafer
Tables Des Matières
LISTE DES TABLEAUX
LISTE DES FIGURES
LISTE DES ABREVIATIONS
INTRODUCTION………………………………………………………...…………………………1

Chapitre 1 : Généralités ...................................................................................... 2


1.1 Rappel anatomique de la dent et du parodonte ........................................................................ 4
1.2 Définitions ............................................................................................................................... 5
1.3 Etiologies ................................................................................................................................. 5
1.4 Facteurs de risque .................................................................................................................... 6
1.5 Physiopathologie ..................................................................................................................... 7
1.6 Epidémiologie ......................................................................................................................... 8
1.7 Prévention................................................................................................................................ 9
1.8 Classifications des traumatismes alvéolo dentaire ................................................................ 10
1.8.1 Traumatismes des tissus dentaires ................................................................................. 10
1.8.2 Traumatismes des tissus parodontaux et osseux............................................................ 11
1.8.3 Traumatismes de la gencive ou de la muqueuse buccale (38) ....................................... 11
Chapitre 2 : 1ere consultation du patient traumatisé .............................. 12
2.1 Anamnèse : ............................................................................................................................ 14
2.2 Examen clinique .................................................................................................................... 15
2.2.1 Examen exobuccal ......................................................................................................... 15
2.2.2 Examen endobuccal ....................................................................................................... 16
2.3 Examens complémentaires .................................................................................................... 18
2.3.1 Examen radiographique ................................................................................................. 18
2.3.2 La photographie ............................................................................................................. 21
2.4 Certificat médical initial (CMI) ............................................................................................. 21
2.5 Examen clinique de l’enfant .................................................................................................. 22
2.5.1 Instructions aux parents ................................................................................................. 22
Chapitre 3 : Formes cliniques des traumatismes et conduite à tenir .......... 23
3.1 Les formes cliniques des traumatismes et leur conduite à tenir ............................................ 24
3.1.1 Traumatismes dentaires ................................................................................................. 24
3.1.1.1 Fractures coronaires................................................................................................... 24
3.1.1.1.1 Fractures coronaires sans exposition pulpaire ..................................................... 24
3.1.1.1.1.1 Fêlure............................................................................................................ 24
3.1.1.1.1.1.1 Diagnostic.............................................................................................. 24
3.1.1.1.1.1.2 Traitement ............................................................................................. 25
3.1.1.1.1.1.3 Suivi ...................................................................................................... 25
3.1.1.1.1.1.4 Pronostic ................................................................................................ 25
3.1.1.1.1.2 Fracture de l’émail ....................................................................................... 25
3.1.1.1.1.2.1 Diagnostic.............................................................................................. 25
3.1.1.1.1.2.2 Traitement ............................................................................................. 26
3.1.1.1.1.2.3 Suivi ...................................................................................................... 26
3.1.1.1.1.2.4 Pronostic ................................................................................................ 26
3.1.1.1.1.3 Fracture amélo-dentinaire............................................................................. 26
3.1.1.1.1.3.1 Diagnostic.............................................................................................. 26
3.1.1.1.1.3.2 Traitement ............................................................................................. 27
3.1.1.1.1.3.2.1 Traitement d’urgence ..................................................................... 27
3.1.1.1.1.3.2.2 Restauration par collage du fragment ............................................. 27
3.1.1.1.1.3.2.3 Restauration au composite par la technique de stratification ......... 29
3.1.1.1.1.3.3 Pronostic ................................................................................................ 30
3.1.1.1.1.3.4 Suivi ...................................................................................................... 30
3.1.1.1.2 Fractures coronaires avec exposition pulpaire .................................................... 30
3.1.1.1.2.1.1 Diagnostic.............................................................................................. 30
3.1.1.1.2.1.2 Traitement ............................................................................................. 30
3.1.1.1.2.1.2.1 Dent permanente immature : .......................................................... 31
3.1.1.1.2.1.2.2 Dent permanente mature ................................................................ 34
3.1.1.1.2.1.3 Suivi ...................................................................................................... 34
3.1.1.1.2.1.4 Pronostic ................................................................................................ 34
3.1.1.2 Fractures corono-radiculaires (FCR) ......................................................................... 34
3.1.1.2.1 Diagnostic............................................................................................................ 35
3.1.1.2.2 Traitement ........................................................................................................... 36
3.1.1.2.2.1 Traitement d’urgence ................................................................................... 36
3.1.1.2.2.2 Les options thérapeutiques ........................................................................... 36
3.1.1.2.3 Suivi .................................................................................................................... 41
3.1.1.2.4 Pronostic .............................................................................................................. 42
3.1.1.3 Fractures radiculaires................................................................................................. 42
3.1.1.3.1 Fractures radiculaires horizontales ...................................................................... 42
3.1.1.3.1.1 Diagnostic..................................................................................................... 43
3.1.1.3.1.2 Traitement .................................................................................................... 44
3.1.1.3.1.2.1 Fracture radiculaire du tiers apical ........................................................ 44
3.1.1.3.1.2.2 Fracture radiculaire du tiers moyen ....................................................... 45
3.1.1.3.1.2.3 Fracture radiculaire du tiers cervical ..................................................... 46
3.1.1.3.1.3 Suivi ............................................................................................................. 47
3.1.1.3.1.4 Pronostic ....................................................................................................... 47
3.1.1.3.2 Fractures radiculaires verticales (FRV) ............................................................... 48
3.1.2 Les traumatismes parodontaux (Luxations) .................................................................. 48
3.1.2.1 Concussion (Commotion) .......................................................................................... 48
3.1.2.1.1 Diagnostic............................................................................................................ 49
3.1.2.1.2 Traitement ........................................................................................................... 49
3.1.2.1.3 Suivi .................................................................................................................... 49
3.1.2.1.4 Pronostic .............................................................................................................. 49
3.1.2.2 Subluxation ................................................................................................................ 49
3.1.2.2.1 Diagnostic............................................................................................................ 50
3.1.2.2.2 Traitement ........................................................................................................... 50
3.1.2.2.3 Suivi .................................................................................................................... 50
3.1.2.2.4 Pronostic .............................................................................................................. 50
3.1.2.3 Extrusion (expulsion partielle) .................................................................................. 51
3.1.2.3.1 Diagnostic............................................................................................................ 51
3.1.2.3.2 Traitement ........................................................................................................... 52
3.1.2.3.3 Suivi .................................................................................................................... 52
3.1.2.3.4 Pronostic .............................................................................................................. 52
3.1.2.4 Luxation latérale ........................................................................................................ 53
3.1.2.4.1 Diagnostic............................................................................................................ 53
3.1.2.4.2 Traitement ........................................................................................................... 54
3.1.2.4.3 Suivi .................................................................................................................... 55
3.1.2.4.4 Pronostic .............................................................................................................. 55
3.1.2.5 Intrusion (impaction) ................................................................................................. 56
3.1.2.5.1 Diagnostic............................................................................................................ 56
3.1.2.5.2 Traitement ........................................................................................................... 57
3.1.2.5.3 Suivi .................................................................................................................... 57
3.1.2.5.4 Pronostic .............................................................................................................. 57
3.1.2.6 Luxation totale (expulsion)........................................................................................ 58
3.1.2.6.1 Diagnostic............................................................................................................ 58
3.1.2.6.2 Traitement ........................................................................................................... 58
3.1.2.6.2.1 Milieux de conservation de la dent............................................................... 59
3.1.2.6.2.2 Réimplantation sur le lieu de l’accident (Traitement d’urgence) ................. 59
3.1.2.6.2.3 La dent a été réimplantée avant l’arrivée du patient au cabinet (sur le lieu de
l’accident) 59
3.1.2.6.2.4 Temps extra-alvéolaire inférieur à 60 min ou dent conservée dans un milieu
de transport adapté............................................................................................................. 60
3.1.2.6.2.5 Temps extra-alvéolaire supérieur à 60 min ou dent conservée dans un milieu
de stockage non physiologique .......................................................................................... 60
3.1.2.6.2.6 Prescription................................................................................................... 61
3.1.2.6.2.7 Instructions au patient (aux parents) ............................................................ 61
3.1.2.6.2.8 Les contres indications à la réimplantation .................................................. 61
3.1.2.6.3 Suivi .................................................................................................................... 61
3.1.2.6.4 Pronostic .............................................................................................................. 62
3.1.2.6.5 Les facteurs de pronostic ..................................................................................... 62
3.1.3 Traumatismes alvéolaires (osseux)................................................................................ 62
3.1.3.1 Les fractures alvéolaires ............................................................................................ 63
3.1.3.2 Fractures des bases osseuses ..................................................................................... 64
3.1.4 Traumatismes des tissus mous (22) ............................................................................... 64
3.1.4.1 Abrasion .................................................................................................................... 64
3.1.4.2 Concussion ................................................................................................................ 64
3.1.4.3 Lacération .................................................................................................................. 64
Chapitre 4 : Traumatismes des dents temporaires ........................................ 65
4.1 Traumatismes dentaires ......................................................................................................... 66
4.1.1 Fractures coronaires....................................................................................................... 66
4.1.1.1 Fracture de l’émail ..................................................................................................... 66
4.1.1.2 Fracture amélo-dentinaire sans exposition pulpaire .................................................. 67
4.1.1.3 Fracture amélo-dentinaire avec exposition pulpaire .................................................. 67
4.1.2 Fracture corono-radiculaire ........................................................................................... 67
4.1.3 Fracture radiculaire........................................................................................................ 67
4.2 Traumatismes parodontaux ................................................................................................... 68
4.2.1 Concussion .................................................................................................................... 68
4.2.2 Subluxation .................................................................................................................... 68
4.2.3 Extrusion ....................................................................................................................... 68
4.2.4 Luxation latérale ............................................................................................................ 69
4.2.5 Intrusion......................................................................................................................... 69
4.2.6 Expulsion ....................................................................................................................... 69
4.3 Traumatismes alvéolaires (osseuses) ..................................................................................... 69
Chapitre5 : Complications et séquelles ........................................................... 70
5.1 Les complications pulpaires .................................................................................................. 71
5.1.1 Nécrose .......................................................................................................................... 71
5.1.2 Resorption interne ......................................................................................................... 72
5.1.3 Oblitération canalaire .................................................................................................... 72
5.2 Les complications parodontales ............................................................................................ 73
5.2.1 Résorption externe de surface ....................................................................................... 73
5.2.2 Résorption inflammatoire .............................................................................................. 74
5.2.3 Résorption de remplacement ......................................................................................... 74
5.2.4 Ankylose ........................................................................................................................ 75
5.3 Les séquelles des traumatismes des dents temporaires sur les dents permanentes ................ 79
5.4 Prévention des complications ................................................................................................ 80
Chapitre 6 : Evaluation de la prise en charge des traumatismes alvéolo-
dentaire ............................................................................................................... 81
6.1 Type d’enquête ...................................................................................................................... 82
6.2 Objectifs ................................................................................................................................ 82
6.3 Matériel et méthode ............................................................................................................... 82
6.3.1 Matériel ......................................................................................................................... 82
6.3.2 Méthode ......................................................................................................................... 82
6.4 Résultats ................................................................................................................................ 83
6.5 Discussion ............................................................................................................................. 93
CONCLUSION
BIBLIOGRAPHIE

ANNEXE .......................................................................................................... 113


Classification des traumatismes alvéolo-dentaire : .............................................................................. I
Traumatisme des tissus parodontaux :................................................................................................. II
Exemple d’un certificat médical initial (CMI) chez l’enfant : .......................................................... III
Les traumatismes des dents temporaires : ......................................................................................... IV
Fracture corono-radiculaire : .............................................................................................................. V
Fracture radiculaire : ......................................................................................................................... VI
Traumatismes parodontaux : ............................................................................................................ VII
Extrusion : ...................................................................................................................................... VIII
Luxation latérale :.............................................................................................................................. IX
Traumatismes alvéolaire : .................................................................................................................. X
Questionnaire : évaluation de la prise en charge des traumatismes alvéolodentaires ....................... XI
Cas cliniques : ................................................................................................................................ XIV
RESUME
Liste des tables
Tableau 2-1 : les circonstances du traumatisme. .................................................................................. 14
Tableau 3-1: Les avantages et les inconvénients de la restauration par collage du fragment. ............ 27
Tableau 3-2 : Résultats favorables et défavorables d'une fracture coronaire compliquée. .................. 34
Tableau 3-3 : Résultats favorables et défavorables d'une FCR. ........................................................... 42
Tableau 3-4: Les facteurs pronostics d'une extrusion (1)..................................................................... 52
Tableau 3-5 : Etat des cellules du ligament alvéolo-dentaire d’une dent expulsée. ............................. 59
Tableau 3-6: Les fractures alvéolaires : diagnostic, traitement et suivi. .............................................. 63
Tableau 5-1: Le pourcentage du risque de nécrose selon le type de traumatisme. .............................. 71
Tableau 5-2: Pourcentage du risque de l’oblitération canalaire selon le type de traumatisme. ........... 73
Tableau 5-3: Pourcentage du risque de résorption externe de surface selon le type de traumatisme. . 73
Tableau 1: Traumatismes des tissus durs dentaires selon la classification d’Andreasen (1,2). .............. I
Tableau 2: Traumatismes des tissus parodontaux et osseux (2,3).......................................................... II
Tableau 3 : Prise en charge d'une fracture amélaire. ............................................................................ IV
Tableau 4: Prise en charge d’une fracture amélo-dentinaire sans exposition pulpaire. ....................... IV
Tableau 5: Prise en charge d'une fracture amélo-dentinaire avec exposition pulpaire. ....................... IV
Tableau 6: Prise en charge d’une fracture corono-radiculaire. ............................................................. V
Tableau 7: Prise en charge d'une fracture radiculaire. ......................................................................... VI
Tableau 8: Prise en charge d’une concussion. .................................................................................... VII
Tableau 9: Prise en charge d’une subluxation..................................................................................... VII
Tableau 10: Prise en charge d’une extrusion. ................................................................................... VIII
Tableau 11: Prise en charge d’une intrusion. .................................................................................... VIII
Tableau 12: Prise en charge d’une luxation latérale. ........................................................................... IX
Tableau 13: Prise en charge d’une expulsion. ...................................................................................... IX
Tableau 14: Prise en charge d’un traumatisme alvéolaire……………………………………………..X
Liste des Figures
Figure 1-1: Anatomie de l’organe dentaire ( Dr. Albert Hauteville). ...................................................... 4
Figure 1-2: Traumatisme dentaire atteignant les dents, les muqueuses et l’os alvéolaire (CSD Nantes,
SAY LIANG FAT M, interne)................................................................................................................... 5
Figure 1-3: Risque de chute d’un enfant des escaliers ( Dr Pierre Miquel , sciencesetAvenir.fr). ........... 5
Figure 1-4: Un enfant qui mord sur un objet dur (Naitreetgrandir.com). ................................................. 6
Figure 1-5: Médecin effectuant intubation dans la salle d'opération (Andrey Malov). ............................ 6
Figure 1-6: Malocclusion de classe II rétromandibulie (Dr Bernard Negrier).......................................... 6
Figure 1-7: Rapports entre les germes des dents définitives et les apex des dents temporaires chez l’enfant.
A1, A2 : de 1 à 3 ans ; B1, B2 : à partir de la 4ème année (28). ............................................................... 7
Figure 1-8: Un protège-dent qui implique le maxillaire et la mandibule (1). ........................................... 9
Figure 1-9: Port de casques et protège dents à la pratique du box . .......................................................... 9
Figure 1-10: Traitement orthodontique d’une proalvéolie supérieure (Dr Michel Le Gall). .................... 9
Figure 1-11 : Affiche de l'International Association of Dental Traumatology concernant la
réimplantation……………………………………………...……………………………………………...9
Figure 1-12 : (a-b) plaquette réalisée par des chirurgiens-dentistes intervenant en milieu sportif incitant
au port du protège-dents et sur le verso illustrant les gestes à réalisés en cas de traumatisme
(1)…………………………………………………………………………………………….…………... 9
Figure 2-1: Blessures externes après un traumatisme (1). ...................................................................... 15
Figure 2-2: Nettoyage à l’aide d’une compresse (1). .............................................................................. 15
Figure 2-3: Palpation des rebords osseux (1). ........................................................................................ 15
Figure 2-4: Hématome mentonnier devant suggérer un examen approfondi des ATM (1). .................. .15
Figure 2-5: Lacération du frein supérieur médian et fracture de l’os alvéolaire en denture permanente
(1). ............................................................................................................................................................ 16
Figure 2-6: Occlusion perturbée en denture temporaire (1). ................................................................... 16
Figure 2-7: Dyschromie le la 11 (1). ....................................................................................................... 16
Figure 2-8: Test de mobilité avec le manche de 2 miroirs d'examen (1). ............................................... 17
Figure 2-9: periotest M. .......................................................................................................................... 17
Figure 2-10: Test de percussion axiale avec le manche d’un miroir d’examen (1). ............................... 17
Figure 2-11: Test de percussion par tapotement du doigt (1). ................................................................ 17
Figure 2-12 : Pulp Tester (SybronEndo) (1)………………………………..…………...………...…….16
Figure 2-13: L'éléctrode est placée sur le tiers inférieur de la surface coronaire (1)………...…….……16
Figure 2-14 : L'utilisation d'un angulateur permet d'obtenir des RX reproductibles dans le temps
(1)………………………………………………………………………………………………...……... 16
Figure 2-15 : Cette RX montre une oblitération coronaire et radiculaire de la 21 (suivie d’un traumatisme
de luxation d’une dent immature) (1)…………………………………………………... ………………17
Figure 2-16 : Le film n° 2 est placé entre les commissures des lèvres, chez un enfant en denture
temporaire (1)……………………………………………………….…………………………………... 17
Figure 2-17 : Le mordu indique une fractures radiculaire de la 61 (1)………………...……………... ..17
Figure 2-18 : RX panoramique révélant un double trait de fracture au niveau de l’angle de la mandibule
et passant par la 37 (1)…………………………………………………………………...……………….17
Figure 2-19: Cette reformation isosurface CBCT 3D semi-transparente montre le maxillaire d'un patient
de 22 ans qui est tombé en faisant du vélo. Une image 3D segmentée et des reformations en coupe
montrent les fractures radiculaires transversales des incisives latérales et centrales du maxillaire droit et
gauche (Dr Levin)……………………………………………………………………………….……… 18
Figure 3-1: Fêlure amélaire horizontale de la 51 (Journal dentaire du Québec, Novembre 2005). .. …. 24
Figure 3-2: Mise en évidence d'une fêlure par Trans-illumination (flèche bleu) et une inflammation de la
gencive marginale sur le site de fracture (flèche verte) (Wikimedia commons). ......... ………………...24
Figure 3-3: Fracture amélaire de la 21 (Journal du Québec, Novembre 2005)....................................... 25
Figure 3-4: Fracture amélo-dentinaire sans exposition pulpaire sur la 11 et 21 (Dr Janos Grosz). ....... 26
Figure 3-5 : (a) Fracture coronaire non compliquée de la 11 avec préservation du fragment dentaire (b)
Essayage du fragment dentaire (c) Mordançage de la dent et du fragment a l’acide orthophosphorique à
37 pendant 30 secondes (d) Rinçage pendant 30 secondes (e) Après séchage application de l’adhésif au
niveau de la dent et du fragment (f) Photopolymerisation de l’adhésif sur la dent et le fragment pendant
40 s (h) Collage des deux parties après mise en place du composite fluide et photopolymerisation (g)
Images du cas après le collage Résultat final après finition et polissage (B. BOUSFIHA*, F.
ELMOUATARIF*, K. HEJJOUJI**, A. CHLYAH*, S. ELARABI). .................................................... 28
Figure 3-6 : Fracture amélo-dentinaire sans exposition pulpaire sur la 11 et 21. ................................... 29
Figure 3-7 : Des empreintes ont été prises sur les dents des patient, puis envoyées au laboratoire pour une
cire de l'anatomie originale.…………………………………………………………...............................27
Figure 3-8 : Réalisation de la clé en silicone…………………………………………………………….27
Figure 3-9 : Une isolation par digue en caoutchouc a été effectuée. Les arêtes vives et l’email non soutenu
ont été retirés, et un biseau buccal a été préparé…………………………………………………………27
Figure 3-10 : Mordançage à l'acide phosphorique pendant 30 s. Les dents voisines peuvent être protégées
avec du ruban téflon……………………………………………………………………………………...27
Figure 3-11 : Après l'application de la coquille d'email palatine. Notez la bonne configuration du bord
incisif, déjà à ce stade…………………………………………………………………………………….27
Figure 3-12 : La couche de dentine est appliquée. Cette couche doit s'étendre presque jusqu'au bord incisif
et doit également couvrir la majeure partie de l’email dans la zone du biseau…………………………..27
Figure 3-13 : Après une légère caractérisation des mamelons dentinaires, une couche d'email plus
translucide a été appliquée entre les mamelons pour imiter la zone incisale translucide…………..……27
Figure 3-14 : Ensuite, les restaurations ont été finies avec une dernière couche d'email…………….…27
Figure 3-15 : Ensuite, les restaurations ont été finies avec une dernière couche d'email……………….27
Figure 3-16 : Fracture coronaire amélo-dentinaire avec exposition pulpaire (101)…………………..…28
Figure 3-17 : Traitement d’une fracture coronaire avec une large exposition pulpaire ; le fragment
dentaire est conservé (Vue préopératoire ; noter l’immaturité radiculaire de la dent) (1)……………….29
Figure 3-18 : Après pulpotomie partielle et recollage du fragment dentaire. L’édification radiculaire a été
achevée au bout d’un an et 4 mois (1)……………………………………………………………………29
Figure 3-19 : Radiographie rétro-alvéolaire d’un enfant ayant subi un traumatisme entrainant l’exposition
pulpaire de la 11 immature. Pulpotomie partielle avec du MTA sur les cornes mesiale et distale, et
recollage du fragment (1)………………………………………………………………………………...29
Figure 3-20 : Radiographie rétro-alvéolaire montrant la fermeture de l’apex (1)………………………29
Figure 3-21 : Réaction pulpaire après pulpotomie cervicale (hydroxyde de calcium), à 3 ans
postopératoire (1)………………………………………………………………………………………...30
Figure 3-22 : Etapes d'apexification au Ca(OH)2 (109)…………………………………………………30
Figure 3-23 : Etapes d'apexification au MTA (109)…………………………………………………….30
Figure 3-24 : Maturation d’une dent permanente avec pulpe nécrosée (a) DPI (b) Nécrose pulpaire (c)
Ablation de la pulpe (d) désinfection (e) PTA (f) Irritation du tissu périapical (g) Saignement initial (h)
Formation du caillot (i) Matériel de barrière pour le caillot (j) Poursuite du développement radiculaire
(111)……………………………………………………………………………………………………..31
Figure 3-25 : Radiographie périapicale de l'incisive centrale permanente gauche montrant un apex ouvert,
une fracture verticale impliquant l'émail, la dentine et la pulpe et s'étendant jusqu'à 3 mm au-dessus de la
ligne cervicale (112)…………………………..........................................................................................31
Figure 3-26 : Radiographie périapicale prise après stabilisation du fragment coronaire (112)…………31
Figure 3-27 : Mise en place d'un agrégat de trioxyde minéral au niveau cervical après la formation du
caillot sanguin (112)……………………………………………………………………………………..31
Figure 3-28 : Suivi à 3 mois montrant les premiers stades de l'apexogenèse (112)……………..………31
Figure 1-29 : Suivi à 6 mois montrant une apexogenèse continue (112)……………………………….31
Figure 1-30: Suivi d'un an montrant la poursuite de l'apexogenèse et de l'épaississement de la paroi
dentinaire (112)……………………………………………………………………….…..……………...31
Figure 1-31: FCR simple et FCR compliquée (56)………………………………………………...……32
Figure 1-32 : FCR de la 14 (Dr David Fernandez, Dr Nicolas Henner)………………………...………33
Figure 1-33: Fracture coronaire compliquée de l’incisive centrale et latérale du maxillaire droit et de
l'incisive centrale du maxillaire gauche. (a-b) Radiographies périapicales sous différentes angulations
horizontales (Dr Nestor Cohenca)…………………………………………………………………..……33
Figure 1-34: Fracture coronaire compliquée de l’incisive centrale et latérale du maxillaire droite et de
l'incisive centrale du maxillaire gauche (même cas que la figure 3-33). Tomographie à faisceau conique
démontrant une FCR supplémentaire sur l’incisive latérale du maxillaire droite qui n'était pas visible sur
les RX périapicales (Dr Nestor Cohenca)………………………………………………………………..34
Figure 1-35: FCR de l'incisive centrale du maxillaire gauche. RX périapicales. (a) Immédiatement après
l'opération, (b) à 2 mois du suivi, et (c) à 6 mois du suivi (Dr Nestor Cohenca)…………………………34
Figure 1-36: FCR horizontale de la 11 vestibulo-palatine (1)………………………….…………….....34
Figure 1-37: Seul le trait de fracture vestibulaire est visible sur les clichés rétro-alvéolaire (1)….…….34
Figure 1-38: Après collage du fragment, le traitement pulpaire est réalisable (noter le trait de fracture
vestibulaire) (1)……………………………………………………………………………..……………34
Figure 1-39: Réaction inflammatoire gingivale au niveau du trait de fracture situé sous la jonction émail-
cément (1)…………………………………………………………… ……………………….…………34
Figure 1-40: Vue clinique après retrait de fragment (FCR non compliquée de la 36 après chute sur le
menton) (1)………………………………………………………………………....…………………… 35
Figure 1-41: mise en place du champ opératoire (1)………………………………….…………………35
Figure 1-42: Restauration composite (1)…………………………………………………..……………35
Figure 1-43: Radiographie post-traitement (1)…………………………………………………..………35
Figure 1-44: Pulpotomie partielle (Biodentine et verre ionomère) (1)…………………………..………36
Figure 1-45:A 4 mois post-traitement, visibilité de la réaction pulpaire du pont dentinaire (1)….……..36
Figure 1-46: A 6 mois post-traitement : la racine est mature, la réaction de cicatrisation pulpaire est
visible (1)……………………………………………………………………………………………… ..36
Figure 1-47: Vue clinique à 16 mois post-traumatisme. La 11 répond positivement au test de sensibilité
pulpaire. Difficulté de brossage au niveau du trait de fracture (1)…………………………..……………36
Figure 1-48: Vues cliniques de la FCR de la 21 (1)……………………………………………………..36
Figure 1-49: Coiffage pulpaire effectué avec de l’hydroxyde de calcium (1)………………….……….36
Figure 1-50: Sondage avec une sonde parodontale de la situation du trait de fracture palatin (1)………36
Figure 1-51: Dégagement avec un bistouri électrique (1)……………………………………………….37
Figure 1-52: Retrait du pansement provisoire (1)……………………………………………….………37
Figure 1-53: Pose d’une obturation avec un verre ionomère (1)…………………………………..……37
Figure 1-54: restauration coronaire avec un composite photopolymérisant (1)…………………..…….37
Figure 1-55: Radiographie post-traitement (1)…………………………………………………….……37
Figure 1-56: (a) Vue palatine préopératoire (b) vue labiale préopératoire (c) RX préopératoire (d) CBCT,
la flèche montrant la ligne de fracture (e) traitement canalaire de la 22 et 23 (f) énucléation du kyste
(Amaia Artieda-Estanga, Pablo Castelo-Baz, [...],and Juan Blanco-Carrion)………………..………….38
Figure 1-57: (a) Extrusion orthodontique (b) Allongement de la couronne ((Amaia Artieda-Estanga,
Pablo Castelo-Baz, [...], and Juan Blanco-Carrion)…………………………………………..………….38
Figure 1-58 : (a) Préparation de la couronne (b) RX post-opératoire (c) vue labiale post-opératoire (d)
RX prise après 4 ans de traitement (Amaia Artieda-Estanga, Pablo Castelo-Baz, [...], and Juan Blanco-
Carrion)…………………………………………………………………………………………..……... 38
Figure 1-59: (a) Racine obturée et enfouie obturation gutta et verre ionomère (b-c) Réalisation d’un
bridge collé (Réalisation prothétique Y. Samama) (1)……………………………………………….….39
Figure 1-60: Fracture radiculaire (101)………………………………………………………….….…..40
Figure 1-61: Schéma d'une fracture radiculaire qui sépare la dent en deux fragments, le fragment
coronaire et le fragment apical séparés par la diastase (1)………………………………………….……40
Figure 1-62: RX rétro-alvéolaire montrant une fracture radiculaire au tiers coronaire (1)…………......41
Figure 1-63: RX rétro-coronaire montrant une fracture radiculaire au tiers moyen(1)…………………41
Figure 1-64: RX rétro-alvéolaire montrant une fracture radiculaire au tiers apical (1)…………………41
Figure 1-65: Le fragment coronaire est déplacé en palatin et un saignement dans le sulcus (1)………..41
Figure 1-66: Sondage de la sertissu en vestibulaire(1)………………….…………………………..…..41
Figure 1-67: Sondage de la sertissure en palatin (1)……………………………………………….……41
Figure 1-68: Vue coronale du CBCT, illustrant deux lignes de fracture aux tiers coronal et apical de la
11 (Dr Yosef Nahmias, Dr Ali Fatemi)……………………………………………………….………….42
Figure 1-69: Reconstruction 3D du CBCT montrant deux lignes de fracture sur la 11 (Dr Yosef Nahmias,
Dr Ali Fatemi)……………………………………………………………………………………………42
Figure 1-70: Cette reconstitution isosurface CBCT 3D semi-transparente montrant le maxillaire d'un
patient de 22 ans qui est tombé en faisant du vélo. Une image 3D segmentée et des reconstitutions en
coupe montrent les fractures radiculaires transversales des incisives latérales et centrales du maxillaire
droite et gauche (Dr Levin)……………………………………..………………………………..………42
Figure 1-71 : Vue clinique d'une fracture radiculaire du tiers apical: aucun signe clinique et aucune
symptomatologie (1)…………………………………………………………………………………......43
Figure 1-72: Radiographie correspondante (1)……………………………………………………..…...43
Figure 1-73: A 4 mois post-traumatique (1)………………………………………………………..……43
Figure 1-74: A 9 mois post-traumatique ( résorption) (1)……………………………………….………43
Figure 1-75: Schéma d'une fracture radiculaire sans nécrose pulpaire (101)……………………..…….44
Figure 1-76: Schéma d'une fracture radiculaire avec nécrose pulpaire (101)…………………….……..44
Figure 1-77: Schéma montrent une cicatrisation avec un tissu calcifiée (101)………………………….45
Figure 1-78: Schéma montrent une cicatrisation par interposition d'os et de tissu conjonctif (101)……45
Figure 1-79: Schéma montrent une cicatrisation par interposition de tissu conjonctif (101)……….......45
Figure 1-80: Schéma montent une absence de cicatrisation avec interposition de tissu de granulation
(101)…………………………………………………………………………………………………...... 45
Figure 1-81: Vue axiale du CBCT montrant la ligne de fracture sur la deuxième prémolaire supérieure
droite (Dr Prashant P Juja, Dr Sushma P Juja)……………………………………………………..…….46
Figure 1-82: Concussion (56)……………………………………………………………………..…..... 46
Figure 1-83: Concussion de la 11, œdème et petit saignement gingival (1)……………………………. 47
Figure 1-84: Subluxation (56)…………………………………………………………………...………47
Figure 1-85: Subluxation de la 21, saignement sulculaire avec œdème gingival (1)……………..……. 48
Figure 1-86: Vue sagittale du CBCT montrant un élargissement de l'espace du ligament parodontal
suggérant une subluxation (Dr Yosef Nahmias, Dr Ali Fatemi)…………………………………..……. 48
Figure 1-87: Extrusion (56)…………………………………………………………………..………….49
Figure 1-88:(1) Extrusion de la 11, la dent paraît plus longue (2) Extrusion sévère de la 21 (1)….……49
Figure 1-89: Extrusion sévère de la 21 associée à une fracture alvéolaire. Radiographie occlusale
montrant une racine plus courte (apex déplacé en vestibulaire) et une vacuité apicale (1)………………49
Figure 1-90: Luxation latérale (101)………………………………………………………………..…...51
Figure 1-91: Luxation de la 21 et 22, et une fracture coronaire de la 21 (1)……………………………51
Figure 1-92: Luxation de la 11, couronne déplacée en direction palatine (1)……………………...……51
Figure 1-93: Luxation des 21 et 22 avec fracture alvéolaire associée et lacération du frein médian
(1)……………………………………………………………………………………………………….. 51
Figure 1-94: RX rétro-alvéolaire (1)…………………………………………………………….………51
Figure 1-95: RX occlusale indiquant précisément le degré de déplacement (1)………………….…….51
Figure 1-96: Traitement ODF à 3 mois post-traumatisme (1)…………………………………….…….52
Figure 1-97: A 2 mois post-traumatisme (1)……………………………………………………….……52
Figure 1-98: Luxation de la 21 et 22 associées à une extrusion (1)……………………………….…….52
Figure 1-99 : Occlusion perturbée (1)…………………………………………………………….…......52
Figure 1-100: Repositionnement de la 21 et 22 (1)……………………………………….…….……....52
Figure 1-101: Contention (1)……………………………………………………………….….……......52
Figure 1-102: A 3 semaines post-traumatique (1)……………………………………………………….52
Figure 1-103 : Retrait de la contention (1)…………………………………………………….…….......52
Figure 1-104: Intrusion (56)………………………………………………………………………..……54
Figure 1-105: (1) Impactions des 11 et 21 chez un enfant de 7 ans et demi (2) Impactions sévères des 11
et 21 associées à des fractures coronaires (3) Difficulté clinique de connaître le degré d’impaction et le
retard d’éruption en dentition mixte (1)…………………………………………………………….........54
Figure 1-106: Luxation totale (expulsion)………………………………………………………………56
Figure 1-107: Expulsion de la 11 (1)……………………………………………………………………56
Figure 1-108: Fracture alvéolaire associée à une expulsion de la 11 (1)………………………………..56
Figure 1-109: Vérifier l'intégrité de la racine (1)……………………………………………….……….56
Figure 1-110: Rinçage de l'alvéole avec du sérum physiologique (1)……………………………...……58
Figure 1-111: Réimplantation de la dent en la tenant par la couronne (1)………………………………58
Figure 1-112 : Fracture dentoalvéolaire sévèrement déplacée. (a)-(b) Déplacement sévère des dents
antérieures supérieures, perte de l'os alvéolaire de soutien et lésion de la gencive. (c) Dents repositionnées,
résine composite et attelle métallique placé. (d) Suivi postopératoire montrant une dentition stable et des
tissus mous sains. (e) Radiographie rétro-alvéolaire postopératoire immédiate après traitement
endodontique. (f) Suivi à 4 ans montrant une résorption de remplacement externe (traitement
endodontique fourni par le Dr Amanda Law, endodontiste, Sydney)……………………....................... 62
Figure 1-113: Abrasion (1)………………………………………………………………………….….. 62
Figure 1-114: Concussion (1)……………………………………………………………………….….. 62
Figure 1-115: Lacération (1)……………………………………………………………….……………62
Figure 4-1: fracture de l’émail (225). ..................................................................................................... 66
Figure 4-2: Fracture amélo-dentinaire sans exposition pulpaire (225). .................................................. 67
Figure 4-3: Fracture amélo-dentinaire avec exposition pulpaire (225)................................................... 67
Figure 4-4: Fracture corono-radiculaire (225). ....................................................................................... 67
Figure 4-5: Fracture radiculaire (225)..................................................................................................... 68
Figure 4-6: Concussion (225). ................................................................................................................ 68
Figure 4-7: Subluxation (225)................................................................................................................. 68
Figure 4-8: Extrusion (225). ................................................................................................................... 68
Figure 4-9: Luxation latérale (225). ........................................................................................................ 69
Figure 4-10: Intrusion (225).................................................................................................................... 69
Figure 4-11: Expulsion (225). ................................................................................................................. 69
Figure 4-12 : Fracture alvéolaire (225). .................................................................................................. 69
Figure 5-1: Résorption interne et son traitement (courtoise du Pr.P.Machtou) (22).............................. .72
Figure 1-2: Oblitération canalaire : subluxation de 21 chez une jeune fille de 9 ans (22)………………71
Figure 1-3: Oblitération canalaire : radiographie 2 ans post-trauma (22)………………………………71
Figure 1-4: Oblitération canalaire : cliniquement, la dyschromie de 21 (jaune) signe l’oblitération
(22)……………………………………………………………………………………………………… 71
Figure 1-5: une semaine après la réimplantation. Désinfection canalaire et obturation au Ca(OH)2 de la
21 (Dr Mayou Rachida, Dr Mouna Jabri) (22)………………………………………………………….. 71
Figure 1-6: Destruction radiculaire par résorption inflammatoire progressive (22)……………….……72
Figure 1-7: la radiographie montre une résorption inflammatoire de 21 et une oblitération canalaire de 22
(22)……………………………………………………………………………………………………… 72
Figure 1-8: Résorption inflammatoire ayant détruit toute la racine (22)……………………………......72
Figure 1-9 : Destruction radiculaire par résorption de remplacement (22)………………………………73
Figure 1-10: Enfant de 10 ans : traumatisme d’expulsion. Réimplantation 4 heures après une conservation
à sec (22)……………………………………………………………………………...………………….73
Figure 1-11: Mise en place 10 jours post-trauma d’une médication intra-canalaire de type hydroxyde de
calcium (22)……………………………………………………………………………………...………73
Figure 1-12: 2 ans post-traumatisme : résorption de remplacement et résorption inflammatoire (22)….73
Figure 1-13: Schéma des structures parodontales et osseuses, soulignant l'espace parodontal, en rose
(263)…………………………………………………………………………………………………...... 75
Figure 1-14: Schéma des zones focales d'ankylose dentoalvéolaire de la deuxième prémolaire maxillaire
(263)…………………………………………………………………………………………………….. 75
Figure 1-15: Schéma des zones focales avec résorption de remplacement, dans la deuxième prémolaire
maxillaire (263)…………………………………………………………………………………….…… 75
Figure 1-16: Schéma de résorption de remplacement avancé dans la deuxième prémolaire maxillaire
(263)…………………………………………………………………………………………………….. 75
Figure 1-17: Schéma de décortication de la deuxième prémolaire maxillaire, avec résorption de
remplacement, la préparant à recevoir un implant dans la région (263)…………………………….……75
Figure 1-18: Schéma de décortication de la deuxième prémolaire maxillaire, avec remplacement de la
résorption, suivi de la pose d'un implant dans la région. Le remplacement des résidus dentaires suivra son
cours naturel et ne perturbera pas l'ostéointégration (263)………………………………………............75
Figure 1-19: RX montrant une résorption de remplacement de l'incisive centrale gauche maxillaire
induite par un traumatisme dentaire, dont le pronostic est la perte inévitable de la dent. L'incisive centrale
droite a également subi un traumatisme, mais sans évolution vers une ankylose dentoalvéolaire, et a évolué
vers une nécrose pulpaire aseptique (263)……………………………………………………………….76
Figure 1-20: Radiographies des manœuvres chirurgicales intermédiaires, préparant le lieu pour recevoir
l'implant dentaire, chez le patient de la figure précédente (263)…………………………………………76
Figure 1-11: RX finale du site après la pose de l'implant dans la région de l'incisive centrale découronée
avec résorption de remplacement. L'incisive centrale adjacente a également subi un traumatisme, mais
sans évolution vers une ankylose dentoalvéolaire. et a évolué vers une nécrose pulpaire aseptique, traitée
endodontiquement (263)………………………………………………………………………………...76
Figure 1-22: Aspects cliniques avant et après la fixation de la partie coronaire de la prothèse sur l'implant
installé dans la dent décoronée (263)…………………………………………………………………….76
Figure 1-23: Aspects cliniques six ans après l'intervention (263)………………………………………76
Figure 1-24: Aspects cliniques, en vue occlusale, six ans après l'intervention. On note le maintien du
volume et du contour gingival, ainsi que la couleur et la texture normales (263)……………………….76
Figure 1-25: Aspects cliniques, en vue latérale, six ans après l'intervention.On note le maintien du volume
et du contour gingival, ainsi que la couleur et la texture normales (263)………………………………..76
Figure 1-26: Aspects radiographiques de l'implant dans la région de la dent découronée, six ans après
l'intervention. Les restes de la dent avec résorption de remplacement et ostéointégration sont également
notés (263)…………………………………………………………………………………………….....76
Figure 1-27: Dyschromie de l’émail de la 21 :tâche blanchâtre (265)…………………………………...77
Figure 1-28: Dyschromie amélaire associée à de l’hypoplasie amélaire sur 11 et 12 (265)……………..77
Figure 1-29: Dilacération coronaire de la 41 (268)………………………………………………………77
Figure 1-30: Radiographie montrant une dilacération coronaire de la 41 (266)…………………………77
Figure 1-31: Eruption ectopique de la 21 (267)…………………………………………………………77
Figure 1-32: Absence de formation radiculaire de 41 qui s’incluse (268)………………………………77
Figure 1-33: Observation d’un odontome (267)…………………………………………………………77
Figure 6-1 : Pourcentage des chirurgiens-dentistes ayant répondu à notre questionnaire selon leur
fonction………………………………………………………………………………………………......81
Figure 6-2 : Pourcentage des chirurgiens-dentistes ayant répondu à notre questionnaire selon leurs
qualifications…………………………………………………………………………………………..... 81
Figure 6-3 : Distribution globale des chirurgiens-dentistes ayant répondu à notre questionnaire selon leurs
âges……………………………………………………………………………………………................82
Figure 6-4 : Distribution globale des chirurgiens-dentistes ayant répondu à notre questionnaire selon leur
expérience professionnelle……………………………………………………………………….............82
Figure 6-5 : Distribution globale des chirurgiens-dentistes ayant répondu à notre questionnaire selon leurs
régions d'exercice………………………………………………………………………………... ……...83
Figure 6-6 : Distribution de la fréquence des traumatismes alvéolo-dentaires……………………….. ..83
Figure 6-7 : Distribution globale des patients traumatisés selon leurs âges…………………………..….84
Figure 6-8 : Pourcentage globale des patients traumatisés selon le sexe…………………………….….84
Figure 6-9 : Distribution globale des TAD selon les circonstances d'apparition…………………………85
Figure 6-10 : Pourcentage des différentes formes cliniques des traumatismes dentaires………………..85
Figure 6-11 : Pourcentage des patients traumatisés selon leur type de denture…………………….…. 86
Figure 6-12 : Distribution globale des dents traumatisées……………………………………………. 86
Figure 6-13 : Pourcentage des patients selon le nombre de dents traumatisés………………………… 87
Figure 6-14 : Distribution des patients traumatisés selon le laps de temps écoulé entre l'accident et leur
consultation…………………………………………………………………………………………….. .87
Figure 6-15 : Pourcentage global des examens radiologiques utilisés par les praticiens en 1 ère
intention………………………………………………………………………………………………… 88
Figure 6-16 : Distribution globale des Test d’évaluation du statut pulpaire utilisés par les praticiens…88
Figure 6-17 : Pourcentage global des praticiens concernant leur prise de photos des lésions traumatiques
lors de la première consultation……………………………………………………………………….... 89
Figure 6-18 : Distribution globale des praticiens concernant leur rédaction systématique du certificat
médical initial…………………………………………………………………………………………… 89
Figure 6-19 : Distribution globale des praticiens selon leurs attitudes face aux urgences traumatiques .90
Figure 6-20 : Distribution globale des praticiens selon leur connaissance des recommandations de
l’IADT. ………………………………………………………………………………………………... ..90
Figure 6-21 : Distribution globale des praticiens selon leurs avis concernant la formation académique qui
ont bénéficié……………………………………………………………………………………………...91
Figure 1 : Vue clinique vestibulaire du traumatisme………………………………………………….XIV
Figure 2 : Examen du fragment Dentaire……………………………………………………………...XIV
Figure 3 : Pose du champ opératoire…………………………………………………………………..XIV
Figure 4 : Recollage du fragment dentaire terminée…………………………………………………...XV
Figure 5 : Dépose du champ opératoire………………………………………………………………..XV
Figure 6 : Vue post-opératoire…………………………………………………………………………XV
Figure 7 : Vue pré et post opératoire…………………………………………………………………...XV
Figure 8 : Vue clinique vestibulaire de l’expulsion…………………………………………………….XV
Figure 9 : Examen de la dent conservée………………………………………………………………..XV
Figure 10 : Réimplantation de la dent…………………………………………………………………..XV
Figure 11 : Mise en place de la contention…………………………………………………………….. XV
Figure 12 : Vue clinique vestibulaire après dépose de la contention…………………………………..XV
Figure 13 : Vue clinique vestibulaire pré-opératoire…………………………………………………. XVI
Figure 14 : Mordançage de la surface dentaire……………………………………………………….. XVI
Figure 15 : Vue clinique vestibulaire post-opératoire…………………………………………………XVI
Figure 16 : Vue vestibulaire pré-opératoire du traumatisme de la 11,21……………………………. XVII
Figure 17 : Radiographie panoramique pré-opératoire……………………………………………….XVII
Figure 18 : prise de radiographie rétro-alvéolaire……………………………………………………XVII
Figure19 :le cliché radiographique de contrôle………………………………………………………XVII
Figure20: Désobturation canalaire………………………………………………………...………… XVII
Figure21 : irrigation canalaire……………………………………………………………………….. XVII
Figure22 :renouvellement de la pâte………………………………………………………………… XVII
Figure 23 : le cliché radiographique de contrôle……………………………………………………..XVII
Figure24 : le cliché radiographique de contrôle……………………………………………………..XVIII
Figure 25 : séchage canalaire de la 11 et 21 par les cônes absorbants………………………………XVIII
Figure26 : Obturation canalaire à l’eugénate………………………………………………………..XVIII
Figure27 : cône de gutta en place……………………………………………………………………XVIII
Figure28 : tenons fibrés en place…………………………………………………………………….XVIII
Figure 29 : mordançage par acide orthophosphorique………………………………………………XVIII
Figure 30 : Vue vestibulaire post-opératoire après la restauration au composite (bouche ouverte)…XVIII
Figure 31 : Vue vestibulaire post-opératoire après la restauration au composite (en occlusion)……XVIII
Figure32 : radiographie panoramique pré-opératoire…………………………………………………XIX
Figure 33 : Vue vestibulaire préopératoire (bouche entre-ouverte)……………………………………XIX
Figure 34 : Mise en place immédiate de la 11 et 21 dans un sérum physiologique……………………XIX
Figure 35 : Réimplantation des deux dents dans leurs positions adéquate par pression digitale
douce………………………………………………………………………………………………….. XIX
Figure 36 : Mise en place de l’etching et l’adhésif sur la 12,11,21,22,24…………………………….XIX
Figure 37 : photopolymérisation……………………………………………………………………….XX
Figure38 : Mise en place de fil de contention par du composite de la 12 à 24………………………… XX
Figure 39 : photopolymérisation……………………………………………………………………….XX
Figure 40 : Vue vestibulaire post-opératoire…………………………………………………………...XX
Figure 41: Vue vestibulaire contention en place……………………………………………………….XX
Figure 42 : Vue vestibulaire de contention en place……………………………………………………XX
Figure 43 : Vue vistibulaire après élimination de la contention et finitions……………………………XXI
Figure 44 : Test au froid…………………………………………………..………………………….. XXI
Figure 45 : Vue préopératoire du profil……………………………………………………………….XXI
Figure 46 : Vue vestibulaire préopératoire…………………………………………………………….XXI
Figure 47 : Vue préopératoire de profil……………………………………………………………….XXII
Figure 48 : vue vestibulaire préopératoire (bouche fermée)…………………………………………..XXII
Figure 49 : vue vestibulaire préopératoire (bouche ouverte)………………………………………….XXII
Liste des abréviations :
ATM : Articulation temporo-mandibulaire
CaOH2: Hydroxide de calcium
CBCT: Cone beam computed tomography
CMI : Certificat médical initial
CVI : Ciment verre ionomère
2D : 2 dimensions
3D : 3 dimensions
DPI : Dent permanente immature
DPM : Dent permanente mature
EPT : Test pulpaire électrique
FCR : Fracture corono-radiculaire
FRV : Fracture radiculaire verticale
H : Heure
IADT : International Association of Dental Traumatology
IMC : Indice de masse corporelle
ITT : Incapacité temporaire totale
min : Minute
MTA : Minéral trioxyde aggregate
ODF : orthopédie dentofaciale
OMS : Organisation mondiale de santé
RDV : rendez-vous
RX : radiographie
TAD : traumatisme alvéolo-dentaire
Introduction
Les traumatismes alvéolo-dentaires (TAD) sont des lésions qui affectent aussi bien les tissus durs
dentaires que les tissus parodontaux (1). Ces lésions touchent généralement les enfants et les jeunes
adultes (2).
Les TAD peuvent avoir de graves conséquences sur l’esthétique, la phonation ainsi que le
développement maxillo-facial. Une prise en charge de ces patients doit donc être un enjeu majeur lors
de la consultation d’urgence, cette dernière doit guider le praticien dans sa démarche diagnostic, sa
décision thérapeutique, permettra d’optimiser le pronostic et appréhender les complications (1).
Il semble donc primordial que les chirurgiens-dentistes possèdent une connaissance précise de
l’anatomie ainsi que des recommandations actuelles de prise en charge des TAD (3). En ce sens, élaborer
une fiche pratique pour la prise en charge des TAD permettra une meilleure approche et un bénéfice
majeur en termes de santé publique.

1
1 Chapitre 1 :
Généralités
Chapitre1 : Généralités

1.1 Rappel anatomique de la dent et du parodonte

Un traumatisme alvéolo-dentaire (TAD) intéresse plusieurs tissus et structures. Il est nécessaire de


connaître la structure d'une dent saine et de ses tissus de soutien pour déterminer les conséquences d’un
traumatisme, établir un plan de traitement et évaluer son pronostic(4). Chaque dent (ou odonte) possède
deux parties anatomiques principales : la partie coronaire, visible et la partie radiculaire implantée dans
la cavité osseuse de l’alvéole. La zone de jonction entre la couronne et la racine est représentée par le
collet (5).
La dent est constituée de trois tissus minéralisés : l’émail, la dentine et le cément, et d’un tissu
conjonctif : la pulpe dentaire.

-L’émail : Protège le complexe pulpo-dentinaire, et confère aux dents leur aspect et leur fonction dans
la cavité buccale. La substance qui le compose est extrêmement dure, cassante, blanche et brillante (6).

-La dentine : Constitue la masse principale de la dent, elle est recouverte au niveau de la couronne par
l’email et au niveau de la racine par une fine couche de cément (6).

-La pulpe : Est un tissu conjonctif spécialisé, inclus à l’intérieur d’une cavité dite pulpaire, située dans
la partie interne et centrale de la dent et limitée par les parois dentinaires rigides. Elle permet d’assurer
la formation de la dentine, la transmission d’informations sensorielles au système nerveux central, et la
surveillance immunitaire lui permet d’engager des réactions inflammatoires en réponse aux agressions
(6).

Les structures de soutien de la dent ou parodonte comprennent l’os alvéolaire, le ligament alvéolo-
dentaire, la gencive et le cément. Sa fonction essentielle est de maintenir les dents solidement et
durablement attachées au maxillaire de façon à permettre l’exécution des fonctions du système
stomatognathique.

-L’os alvéolaire : Tapisse la paroi de la cavité, dans


laquelle est englobée la dent (4).

-Le ligament alvéolo-dentaire: Constitué de fibres


tendues de la dent à l’os ; cette particularité fait de la dent
une articulation à part entière (4).

-La gencive : Comprend deux parties, la gencive libre et la


gencive attachée (4).

-Le cément : Tissu minéralisé qui recouvre la racine


dentaire (4).

Figure 1-1: Anatomie de l’organe


dentaire ( Dr. Albert Hauteville).

4
Chapitre1 : Généralités

1.2 Définitions
-Un traumatisme se définit comme une lésion non physiologique de toute partie du corps, qu’elle soit
mécanique, thermique ou chimique. C’est un contexte d’urgence (médicale et / ou bucco-dentaire), de
douleur et de stress pour le patient traumatisé, davantage encore lorsqu’il s’agit d’un enfant.

-Le traumatisme dentaire est une lésion de la région oro-faciale affectant une ou plusieurs dents et
pouvant atteindre les os, les muqueuses et les tissus mous (7). Ce sont tous les chocs directs et indirects
qui intéressent le système alvéolo-dentaire à l’exception des traumatismes para physiologiques que sont
le bruxisme et les troubles de l’occlusion (8) .
-L’urgence se définit comme la survenance brutale d’une situation qui réclame un diagnostic rapide et
un traitement immédiat.
Les urgences médicales recouvrent entre autres, le malaise, la perte de connaissance, les hémorragies,
les réactions allergiques (obligation de détenir une trousse d’urgence dans tout cabinet dentaire) et les
accidents d’inhalation ou d’ingestion.

Les urgences bucco-dentaires, suite à un traumatisme, peuvent-être d’ordre : esthétique, infectieux ou


fonctionnel (9).

Figure 1-2: Traumatisme dentaire atteignant les dents, les muqueuses et l’os alvéolaire (CSD Nantes,
SAY LIANG FAT M, interne).

1.3 Etiologies
En ce qui concerne les traumatismes d’origine externe, diverses étiologies sont évoquées dans la
littérature, avec des prévalences variables selon les études (exprimées en pourcentage du total des
traumatismes) (10) :

- Les chutes : (Liées à l’apprentissage de la marche, de vélo, de hauteur…) : 9 à 80 % ;

Figure 1-3: Risque de chute d’un enfant des escaliers ( Dr Pierre Miquel , sciencesetAvenir.fr).

5
Chapitre1 : Généralités

-Agression/rixes/ violence : 1 à 70 % ;
-Les collisions : 2 à 65 % ;
-Pratique sportive et notamment des sports de contact : (ex. boxe, rugby, judo, basket-ball…) : 2 à
49 % ;

-Accidents de la voie publique : 2 à 24 % ;

-Usage inapproprié des dents (ex : mordre dans quelque chose de trop dur) : 2 à 6 % (8) ;

Figure 1-4: Un enfant qui mord sur un objet dur (Naitreetgrandir.com).

-Accidents domestiques et accidents du travail : très faibles prévalences (11–13).

-Les accidents iatrogène : Des traumas peuvent également survenir lors


ou suite à des soins dentaires (ex. Fracture coronaire due à un choc avec
un instrument dentaire (rotatif, davier…) ou lors d’anesthésie générale (ex.
fracture ou expulsion dentaire lors d’intubation ou extubation) (14–16). La
mise en place, en constante progression, des piercings intra-buccaux ou
labiaux augmentent également le taux de dommages bucco-dentaires dus
à ces éléments (14–16).

Figure 1-5: Médecin effectuant intubation


1.4 Facteurs de risque dans la salle d'opération (Andrey Malov).
-les malpositions dentaires et notamment l’existence d’un
surplomb avec protrusion (17,18). La position avancée du bloc incisivo-
canin maxillaire, expose les dents de ce bloc (faisant office de pare-
chocs) à la majorité des impacts survenant au niveau facial.
La proportion des TAD attribuables au surplomb incisif serait de 21,8%
(19), Pour un surplomb de 3-4 mm, le risque est doublé (19), et triplé,
s’il est supérieur à 6 mm (20).
Lors d’une béance labiale (lèvre supérieure courte), la lèvre ne remplit
pas son rôle de protection des dents supérieures (21) , ainsi les enfants
respirateurs buccaux qui n’ont pas de contact bilabial au repos sont plus
exposés aux TAD (22). Figure 1-6: Malocclusion de classe II
rétromandibulie (Dr Bernard Negrier).

6
Chapitre1 : Généralités

-Les conditions socio-économiques : Une récente revue systématique de la littérature, incluant neuf
études réalisées en denture temporaire, n’a pas mis en évidence d’association significative entre TAD et
niveau socio-économique (23). Ainsi que déjà supposé en denture permanente par une revue narrative
de la littérature (24) : les enfants des milieux favorisés pourraient être plus exposés du fait des
nombreuses activités physiques pratiquées (17).
-Obésité : Le surpoids ou l’obésité déterminés à partir de l’indice de masse corporelle (IMC)
augmenteraient le risque de TAD chez les garçons, plus nombreux à effectuer une activité physique dans
ces conditions (25).
-Habitudes de succion : De 0 à 2 ans, les enfants utilisant une tétine avaient significativement plus de
traumatismes des tissus parodontaux avec déplacement dentaire que les non-utilisateurs (26). Ce facteur,
ainsi que la succion des doigts, augmentent le risque de traumatismes uniquement s’ils sont responsables
de dysharmonie dento-maxillaire (20).
-Antécédents de traumatismes : Le risque de traumatisme des dents permanentes est augmenté chez
les enfants ayant une histoire de traumatisme en denture temporaire (11,17).
-Les comportements à risques ou troubles comportementaux notamment chez les enfants (10).

Il est à signaler qu’il existe bien évidemment d’autres facteurs de risque, moins influents, avec par
exemple des pathologies d’ordre général (ex. épilepsie, défauts visuels ou auditifs, …), états
psychologiques (ex. personne stressée et émotive, …) (10).

1.5 Physiopathologie
Les structures dentaires et osseuses offrent des résistances différentes aux agents vulnérants selon le
stade de leur évolution, tout au long de la croissance (8) .
-En denture temporaire : Entre 6 mois et 3 ans, il existe une forte croissance des maxillaires, et le
remodelage osseux important aboutit à la formation d’un os alvéolaire peu dense et peu minéralisé, donc
malléable, favorisant les luxations des organes dentaires plutôt que les fractures. Par ailleurs, le retard
de croissance de la mandibule par rapport au maxillaire génère une proalvéolie supérieure relative qui
expose préférentiellement les incisives supérieures. C’est également durant cette période, vers l’âge de
3 ans, que les rapports entre apex de la dent lactéale et germe de la dent définitive sont les plus étroits,
menaçant de blesser ce dernier, ou provoquant
simplement l’ouverture de son sac, en cas d’ingression
de la dent temporaire (27) . Mais aussi, à cet âge, la
racine est raccourcie par la rhizalyse physiologique, et
avec cette résorption progressive, on voit diminuer le
risque de complications pour l’os alvéolaire et le
germe de la dent définitive. Les ingressions dentaires
sont fréquentes tout comme les versions palatines ou
vestibulaires (8). (28)
Figure 1-7: Rapports entre les germes des dents définitives
et les apex des dents temporaires chez l’enfant. A1, A2 : de
1 à 3 ans ; B1, B2 : à partir de la 4ème année (28).

-En denture mixte : Entre 6 et 12 ans, les incisives centrales supérieures sont les premières à apparaître
et restent les plus touchées par les traumatismes. Mais durant les premières années, l’édification
radiculaire en cours confère quelques spécificités : la racine courte favorise les luxations, même si l’os
alvéolaire devient plus compact et plus résistant aux déplacements latéraux et axiaux ; le canal

7
Chapitre1 : Généralités

radiculaire est large et protège le paquet vasculonerveux des forces de cisaillement et de la strangulation
par l’œdème post traumatique ce qui évite le plus souvent la mortification pulpaire. Les lésions de
fracture des organes dentaires apparaissent avec l’allongement des racines et la densification osseuse
(8).
-En denture permanente : Après 12 ans, les lésions des tissus de soutien et des organes dentaires
s’équilibrent donc et sont déterminées par les caractéristiques des agents vulnérants : Les projectiles de
faible masse percutant des dents nues à vitesse rapide aboutiront aux fractures coronaires radiculaires
(FCR) ou mixtes. Le processus carieux majore ce risque. Les agents contondants, lourds et à
déplacement lent, surtout s’ils percutent des dents protégées par des tissus mous tels que les lèvres,
engendreront des luxations. Avec l’âge, le vieillissement des tissus parodontaux favorise le retour des
luxations quelle que soit la nature du traumatisme (8).

1.6 Epidémiologie
-Âge : Le TAD est très fréquent chez l’enfant et chez l’adolescent. L’International Association of Dental
Traumatology (IADT) indique en effet qu’un enfant sur deux est victime d’un traumatisme, le plus
souvent entre 8 et 12 ans (29). La prévalence des TAD varie principalement en fonction de l’âge des
sujets, et selon les études une prévalence moyenne de 30 % de TAD pour les enfants en denture
temporaire est classiquement évoquée (17,20,22) . La prévalence diminue ensuite en denture permanente
pour être de l’ordre de 22 % à 14 ans (30). De façon plus générale, une revue systématique de la
littérature met en évidence que 25 % des enfants scolarisés et 33 % des adultes ont été victimes d’un
TAD, et dans la catégorie des adultes, ils interviennent le plus souvent avant l’âge de 19 ans (17,31) .
On observe deux pics d’incidence principaux :
- le premier lors de l’apprentissage de la marche et l’acquisition de la vitesse vers 2-4 ans.
-Le second pic d’incidence est décrit à 8-10 ans(17), au moment où les jeux et les activités sportives
deviennent plus vifs.

-Sexe : Il n’y a pas de différence significative entre les sexes selon Oldin et coll (2014). Des études
descriptives récentes font valoir une diminution progressive du ratio filles/garçons jusqu’à une valeur
minimale de 1/1, 1 (21,25,32). Cette évolution est probablement liée à la généralisation des activités
autrefois réservées au sexe masculin dans certains pays (1).
-Type de dents : Les incisives supérieures sont les plus touchées. En denture temporaire, l’incisive
supérieure droite serait la plus atteinte(33), alors qu’en denture mixte ou permanente la fréquence des
traumatismes est de 37 % pour l’incisive supérieure gauche et de 34 % pour l’incisive supérieure droite.
Pour toutes les dentures la prévalence de TAD des incisives latérales et des incisives mandibulaires varie
entre 3 et 6 % (33). Les dents postérieures sont rarement atteintes généralement suite à un choc indirect
sur le menton, sinon à l’occasion de chutes entraînant un choc de bas en haut (11).
-Sport : La prévalence des TAD liés aux activités sportives augmente avec l’âge, de 9% (entre 0 et 5
ans) à 61,5% (entre 10-15 ans) (34) . Par ailleurs, le risque serait augmenté chez ceux qui pratiquent
régulièrement un sport, au moins une fois par semaine, par rapport aux sportifs occasionnels (25) , et en
cas de pratique régulière, il serait diminué en présence d’un entraîneur (32).
Un sportif a rarement un TAD limité à une dent, plusieurs sont fréquemment concernées (17,30,35).
-Maltraitance : Les TAD liés à la maltraitance ont été mis en évidence plus souvent entre l’âge de 0 à
5 ans (80%) qu’entre 5 et 10 ans (20%). Ils concernent souvent les tissus mous lésés par morsures
(30,34).

8
Chapitre1 : Généralités

1.7 Prévention
La prévention joue également un rôle important dans la réduction de l’incidence des traumatismes
dentaires chez les enfants et les adolescents grâce à :

-La prévention primaire : En amont du traumatisme, elle a pour objectif de limiter les circonstances
et la gravité des accidents. Et cela par :

-L’usage de moyens de protection intra-buccale comme l’utilisation de « protège-dents » thermoformés


ou de casques dans la pratique des sports ; les différentes études mettent en évidence la nette supériorité
des protections personnalisées réalisées par des odontologistes sur les protections thermoformées du
commerce (8).

Figure 1-9: Port de casques et protège dents


Figure 1-8: Un protège-dent qui implique
à la pratique du box .
le maxillaire et la mandibule (1).

-des traitements d’orthopédie dento-facile (ODF) ; ils permettent le traitem


ent précoce de pro-alvéolie maxillaire et/ou de rétro-alvéolie mandibulaire.
Le traitement des dysmorphies faciales peut être considéré comme un moyen
indirect de prévention des traumatismes dentaires et alvéolaires (36).

Figure 1-10: Traitement orthodontique d’une proalvéolie supérieure (Dr Michel Le Gall).

-La prévention secondaire : A pour but de prévenir ou de réduire la sévérité des accidents par une prise
en charge rapide et efficace des parents, des professionnels dentaires, des enseignants et des coaches
sportifs qui auront été préalablement formés aux gestes d’urgence grâce à l’information et aux
compagnes de sensibilisation.

9
Chapitre1 : Généralités

Figure 1-12: (a-b) Plaquette réalisée par des chirurgiens-


dentistes intervenant en milieu sportif incitant au port du
protège-dents et sur le verso illustrant les gestes à réaliser en
cas de traumatisme (1).
Figure 1-11: Affiche de l’International Association of Dental Traumatology concernant la réimplantation.

(www.iadt-dentaltrauma.org/forpatients.html).
-La prévention tertiaire : La prévention tertiaire est complémentaire à la prévention primaire et
secondaire. Elle porte sur le traitement optimal et la réhabilitation (9). Une intervention rapide, un
diagnostic et une thérapeutique adaptés après l’accident peuvent avoir un effet préventif en réduisant les
complications du traumatisme (37).

1.8 Classifications des traumatismes alvéolo dentaire


Les TAD sont classés suivant des considérations étiologiques, anatomiques, pathologiques ou
thérapeutiques. On connait plusieurs classifications : classification de l’organisation mondiale de santé
(OMS) 1969, Ellis 1970 , Ellis et Davey 1970, application de la classification international des maladies
de l’odontologie et de la stomatologie (OMS,1978), classification de Vanek 1980, Garcia-Godoy 1981,
Andreasen 1981, Galea 1984, Hunter et al 1990, Zerman et cavellari 1993, classification de l’OMS dans
son application des maladies internationales de l’odontologie et de la stomatologie 1994, classfication
des traumatismes des dents temporaires par Fried et Erickson 1995,celle de l’OMS modifiée par
Andreasen 2000. C’est cette dernièrre qui a été retenue car détaillée (22).

Traumatismes des tissus dentaires

Selon la classification de l’OMS modifiée par Andreasen 2000 (10):

 Atteintes amélaires (craquelures, fractures…)


 Fractures coronaires non compliquées (sans exposition pulpaire)
 Fractures coronaires compliquées (avec exposition pulpaire)
 Fractures corono-radiculaires (compliquées ou non)
 Fractures radiculaires

10
Chapitre1 : Généralités

Traumatismes des tissus parodontaux et osseux

Selon la classification de l’OMS modifiée par Andreasen 2000 (10):


Atteintes parodontales :

 Concussions
 Subluxations
 Luxations extrusives
 Luxations latérales
 Luxations intrusives
 Luxations complètes : expulsions
Atteintes osseuses :

 Fractures comminutives de l’alvéole


 Fractures d’une paroi ou d’un procès alvéolaire
 Fractures des maxillaires
Traumatismes de la gencive ou de la muqueuse buccale (38)

-Lacération : Plaie superficielle ou profonde dans la muqueuse résultant d'une déchirure et


généralement produite par un objet tranchant.

-Contusion : Ecchymose généralement produite par un objet contondant et non accompagnée d'une
rupture de la continuité de la muqueuse.

-Abrasion : Plaie superficielle produite par frottement ou grattage de la muqueuse laissant une surface
saignante à vif.

11
2 Chapitre 2 :
1ere consultation du
patient traumatisé
Chapitre 3 : Formes cliniques des traumatismes et conduite à tenir

13
Chapitre 2 : 1ere consultation du patient traumatisé

Un traumatisme dentaire doit être considéré comme une urgence et pris en charge immédiatement ou
tout au moins le plus rapidement possible (1).
La consultation du patient traumatisé permet de (1):

 Collecter un maximum d’informations sur les lésions des structures dentaires et environnantes ;
 Poser un diagnostic ;
 Prendre une décision thérapeutique ;
 Réaliser l’acte d’urgence ;
 Instaurer un calendrier de suivi du traumatisme ;
 Formuler un pronostic.

2.1 Anamnèse :
C’est la première étape de l’examen médical, elle permet de recueillir :

 Les données du patient : (nom, prénom, âge, coordonnées, …) ;


 Les antécédents médico-chirurgicaux : (interventions chirurgicales antérieures, pathologies
connues, troubles de l’hémostase, allergies médicamenteuses, traitements en cours …) (36) ;
 Les troubles liés au traumatisme : lors de l’évaluation du patient, il est essentiel de déterminer
s’il y a eu perte de conscience, même très brève, vomissements, maux de tête, écoulement nasal,
troubles de la vue, signes généraux d’atteinte cérébrale qui obligent à orienter immédiatement
le patient vers un service hospitalier d’urgences ;
 Le statut vaccinal : si le patient n’est pas vacciné contre le tétanos ou celui-ci n’est pas à jour,
une injection de sérum antitétanique et du vaccin par un médecin sont nécessaires en cas de
plaie grave ou souillée (39) ;
 Les circonstances du traumatisme : Trois questions sont incontournables afin de comprendre
et d’évaluer l’ampleur des lésions (1): ( voir tableau 2-1)
Tableau 2-1 : les circonstances du traumatisme.

Où ? Quand ? Comment ?
Il est important de Le temps écoulé entre L’énergie du choc et la direction de
connaitre le lieu de la survenue du l’impact déterminent le type de luxation.
l’accident pour évaluer traumatisme et la - Un choc au 1/3 coronaire entraine
le risque de consultation du patient généralement une fracture alvéolo-
contamination des influence le choix dentaire ;
plaies et d’instaurer thérapeutique - Un choc plus cervical augmente le
une éventuelle (traitement pulpaire , risque de fracture radiculaire ;
antibiothérapie et/ou repositionnement après - Un choc coronaire antéropostérieur
une vaccination luxation ou expulsion) entraîne essentiellement une luxation ;
antitétanique. et le pronostic de la - Un choc coronaire du bas vers le haut va
dent . plutôt entraîner une intrusion (40).

 Les antécédents traumatiques : facteurs importants dans le pronostic, donc il est impératif de
les identifier ;
 Les signes fonctionnels : c’est une bonne étape de transition entre interrogatoire et examen
clinique : existence de douleurs et conditions d’apparition (chaud, froid, alimentation, position),
paresthésies ou anesthésie dans un territoire précis, … (36).

14
Chapitre 2 : 1ere consultation du patient traumatisé

2.2 Examen clinique


Il doit être méthodique, réalisé avec des manœuvres douces et sans précipitation, afin de poser un
diagnostic précis sur les lésions des tissus durs et des tissus mous.
Cette observation clinique comporte un examen à la fois exobuccal et endobuccal. Tout ce qui est
remarqué est noté dans le dossier médical et est utile à la rédaction du certificat médical initiale (CMI)
remis à la fin de cette consultation (1).
Examen exobuccal

Nettoyer le visage à l’aide d’eau s’il est souillé (41) ou bien à l’aide de compresses imbibées de sérum
physiologique (1).
L’examen exo buccal comprend aussi bien
l’inspection que la palpation.
L’inspection se fait de face, de profil, en vue
plongeante à la recherche de plaies, morsures,
contusions, ecchymoses ou hématomes (42).

Figure 2-1: Blessures externes Figure 2-2: Nettoyage à


après un traumatisme (1). l’aide d’une compresse
(1).

La palpation des rebords osseux (Bord inférieur de la mandibule, os


zygomatique, plancher de l’orbite, épine nasale) (1) doit être douce, bilatérale et
symétrique, avec les deux mains réchauffées en utilisant les pulpes du pouce et
de l’index (42) à la recherche de fracture osseuse (présence d’une solution de
continuité ou le déclenchement d’une douleur), d’hématome et œdèmes (1).

Figure 2-3: Palpation des rebords osseux (1).

Une gêne, douleur ou une limitation de l’ouverture lors de l’examen


fonctionnel des articulations temporo-mandibulaires (ATM) doit
faire suspecter une fracture ou une fêlure du col condylien (ou du
condyle). Une plaie cutanée ou un hématome de la région
mentonnière doit toujours faire évoquer une lésion des ATM, le plus
souvent sans douleur chez le jeune enfant (1).
Figure 2-4: Hématome mentonnier devant
suggérer un examen approfondi des ATM (1).

15
Chapitre 2 : 1ere consultation du patient traumatisé

Examen endobuccal

La cavité orale est examinée délicatement (en utilisant des manœuvres douces) après rinçage.
Il comprend :
 L’examen des muqueuses : Toutes les blessures (coupure,
lacération, morsure, …) sont inspectées, leur étendue et leur profondeur
évaluées pour déterminer si des sutures sont nécessaires.
La palpation des lèvres permet de détecter la présence éventuelle de
corps étrangers, graviers ou fragments dentaires inclus au moment du
traumatisme.

Figure 2-5: Lacération du frein supérieur médian et fracture de l’os alvéolaire en denture permanente
(1).

 L’examen de l’occlusion : Des troubles de l’occlusion peuvent


être observées en cas de traumatismes avec déplacement d’une ou
plusieurs dents ou en cas de fracture d’une table osseuse. Le patient ne
peut plus fermer la bouche en intercuspidation maximale et tend à
prendre une position de confort en propulsant la mandibule ou bien en
gardant la bouche légèrement entrouverte.
Figure 2-6: Occlusion perturbée en denture temporaire (1).

 L’examen dentaire : Il est exceptionnel qu’une seule dent soit


concernée lors d’un traumatisme, aussi toutes les dents doivent être
inspectées minutieusement et nettoyées au préalable, si nécessaire, avec
une compresse imbibée de chlorhexidine ou de sérum physiologique.
Il faut évaluer et inspecter les atteintes coronaires (fêlures, fractures,
dyschromies, taille de la plaie pulpaire…) ainsi que les atteintes
parodontales (saignement, mobilité …).
Figure 2-7: Dyschromie le la 11 (1).

Des tests complémentaires sont à effectuer sur les dents traumatisées et les dents adjacentes. Toutefois,
ils ne sont pas totalement fiables et ont des limites.
A-Test de mobilité :
Indicateur majeur de la sévérité du déplacement de la dent dans son alvéole :
-une mobilité axiale suppose une rupture du paquet vasculo-nerveux ;
-une augmentation de la mobilité vestibulo-linguale signe une fracture radiculaire à confirmer
par l’examen radiographique ;
-une mobilité d’un groupe de dent en monobloc révèle une fracture de l’os alvéolaire ;
-une absence de mobilité physiologique indique une intrusion ou une luxation latérale.
Le test de mobilité s’effectue :
-en tenant la dent entre les doigts ou entre les manches de deux miroirs : Technique rapide,
simple subjective et non reproductible.

16
Chapitre 2 : 1ere consultation du patient traumatisé

-à l’aide d’un PERIOTEST : Appareil électromécanique avec une connexion flexible à une
sonde (43,44), cette méthode qui a aussi été testé en traumatologie (45,46) est une technique
facile, objective et reproductible, mesurant la mobilité axiale et horizontale, en transformant la
valeur d’amortissement en une échelle numérique allant de 0 à 100 (de 8 à 9 : mobilité
physiologique / de 10 à 19 : mobilité I / de 20 à 29 : mobilité II de 30 à 50 : mobilité III). Il est
recommandé d’effectuer deux lectures à 10 minutes d’intervalle (47).

Figure 2-8: Test de mobilité avec le Figure 2-9: periotest M.


manche de 2 miroirs d'examen (1).

B-Test de percussion : ce test qui peut


être particulièrement douloureux doit
être réalisé avec précaution à l’aide d’un
manche à miroir ou préférablement par
simple tapotement avec le doigt. En
denture temporaire, ce test n’est pas
utilisé (1).
Figure 2-10: Test de Figure 2-11: Test de
percussion axiale avec percussion par
le manche d’un miroir tapotement du doigt (1).
d’examen (1).

La percussion peut émettre un son :


-Sourd (résonance), qui indique que la dent est sortie de son alvéole (extrusion) (40) ;
-métallique, il y a une transmission du bruit directement à l'os qui indique une luxation
latérale ou intrusion. Lors des séances de suivi, ce son permet de faire le diagnostic d'une
ankylose (48).
C-Tests d’évaluation de l’état pulpaire : Il existe deux type de tests (49) :
C-1-Tests de sensibilité : Ces tests évaluent l’activité nerveuse (réponse des fibres sensitives
à un stimulus appliqué) mais pas l’alimentation vasculaire, ils sont donc non fiables (une
réponse négative n’affirme pas une nécrose de la dent traumatisée) en raison du phénomène
de sidération pulpaire, qui se produit suite à un déchirement des terminaisons nerveuses,
rendant ainsi la dent insensible aux tests conventionnels. Pourtant, si le paquet vasculaire est
intact, la vitalité pulpaire est préservée. La dent sera alors testée comme « faux-positif »,
c'est-à-dire nécrosée (50–52). De plus, même en cas de lésion vasculaire associée, la
régénération nerveuse est beaucoup plus lente que la régénération vasculaire, ce qui implique
que la dent peut rester insensible aux tests alors qu’elle est vitale (53). La pression et
l’inflammation des nerfs dans la zone apicale responsables de la sidération pulpaire
disparaissent en moyenne entre deux et trois mois après le traumatisme initial. En d’autres
termes, il est nécessaire d’attendre entre deux et trois mois avant d’obtenir une réponse de la

17
Chapitre 2 : 1ere consultation du patient traumatisé

dent aux tests thermiques ou électrique (50–52,54,55). Malgré cette limitation, ces tests
doivent être réalisés à l’examen initial et aux rendez-vous (RDV) de contrôles (56),
uniquement sur la dent permanente mature (DPM) et la dent permanente immature (DPI)
(pas de test de sensibilité pour les dents temporaires à cause de la difficulté à coopérer chez
l’enfant, sa réponse facilement influençable et l’immaturité du réseau sensoriel ) (1). Le test
initial est aussi un bon prédicteur pour le pronostic à long terme de la pulpe (53,57,58).
Deux types de test peuvent être réalisés : Le test thermique au froid (tétrafluoroéthane,
butane ou propane…) et au chaud (gutta percha chaude…), ou le test électrique (Pulp Tester).
Idéalement, les deux types (thermique et électrique), doivent être effectués(59).

Figure 2-12: Pulp Tester (SybronEndo) (1). Figure 2-13: L'éléctrode est placée sur le
tiers inférieur de la surface coronaire (1).

C-2-Tests de vitalité : Ces tests mesurent le flux sanguin réel plutôt que la réponse nerveuse
(1,56). L’oxymétrie de pouls est l’outil de choix pour le diagnostic et le suivi de la vitalité
pulpaire (60). Plusieurs études confirment que les oxymétries de pouls réalisées après un
traumatisme sont en mesure d’affirmer ou d’infirmer la préservation de la vitalité pulpaire,
même lorsqu’elles sont réalisées immédiatement après la survenue du traumatisme (52,61).

2.3 Examens complémentaires

Examen radiographique

Complément indispensable à l’examen clinique, l’examen radiographique (RX) permet d’évaluer le


degré de maturation apicale et d’objectiver les éventuelles lésions radiculaires et parodontales (1,22).
Il doit être systématique sur toutes les dents de la zone traumatisée(1,22,62), même si aucune lésion
n’est visible à l’examen clinique(1,22).
Noter l’incidence du rayon utilisée lors de la première séance et
l’utilisation d’un angulateur sont nécessaire afin que les clichés
soient standardisés et reproductible dans le temps, cela permet une
comparaison des images lors du suivi (1,22,56).

Figure 2-14: L’utilisation d’un angulateur permet


d’obtenir des RX reproductibles dans le temps (1).

18
Chapitre 2 : 1ere consultation du patient traumatisé

A-Radiographie rétro-alvéolaire : L’examen doit comporter plusieurs clichés rétro-alvéolaires (n° 0


pour les dents temporaires et n° 1 pour les dents permanentes), avec différentes incidences (une
incidence orthocentrée et deux clichés excentrés latéralement de 20° en mésial et 20° en distal), cela
permet de mettre en évidence l’étendu du traumatisme (22).
Cette radio permet de visualiser (36):

 la structure de l’organe dentaire ;


 l’état de la chambre pulpaire ;
 le degré d’édification radiculaire ;
 l’os alvéolaire et l’espace ligamentaire.

Figure 2-15: Cette RX montre une oblitération coronaire et


radiculaire de la 21 (suivie d’un traumatisme de luxation
d’une dent immature) (1).

La recherche des corps étrangers s’effectue avec un film (n°0 chez le jeune enfant et n°2 pour l’adulte)
interposé entre les lèvres et les dents. Le temps d’exposition est diminué d’un quart à la moitié par
rapport au temps d’exposition normal (22).
B-Radiographie occlusale (mordu occlusal) : (n°2 en denture temporaire ou n°4 en denture
permanente) (22), c’est l’examen radiologique de base en traumatologie de la dent temporaire et sera
complété par d’autres incidences si nécessaire (1). Ce cliché permet (1):

 d’apprécier le rapport entre les germes et les racines des dents temporaires ;
 d’évaluer la plupart des luxation;
 d’évaluer les fractures radiculaires ainsi que les fractures osseuses.

Figure 2-16: Le film n° 2 est placé entre Figure 2-17: Le mordu indique une fractures
les commissures des lèvres, chez un enfant radiculaire de la 61 (1).
en denture temporaire (1).

C-Radiographie panoramique : Elle est utilisée


uniquement en cas de suspicion de fracture des bases
osseuses ou d’atteinte condylienne (choc sur le
menton). Elle reste inappropriée dans toutes les
autres situations (63). La panoramique permet de
montrer sur un seul film l’ensemble des deux arcades
dentaires, leurs bases osseuses alvéolaires et
basilaires, les branches montantes mandibulaires et
les ATM (36).
Figure 2-18: RX panoramique révélant un double trait de fracture
au niveau de l’angle de la mandibule et passant par la 37 (1).

19
Chapitre 2 : 1ere consultation du patient traumatisé

C- Cone Beam Computed Tomography (CBCT) : Il s’agit d’une technique d’acquisition fondée,
comme son nom l’indique, sur l’émission d’un faisceau conique de rayons X avec acquisition d’un
volume qui permet secondairement les reconstructions multiplanaires et en 3D, aussi ; il a un caractère
limité des artéfacts (64,65).
Cette technique récente, qui a fait son apparition peu avant les années 2000 (64,65) offre une vue
augmentée des TAD, particulièrement les fractures radiculaires, les fractures corono-radiculaires (FCR)
et les luxations latérales. Le CBCT aide à déterminer la localisation, l’étendue et la direction d’une
fracture. Dans ces traumatismes spécifiques, une
imagerie en 3D sera utile et doit être considérée
si elle est disponible (66,67). Cependant, il ne
doit pas être un examen systématique en
traumatologie dentaire (68). La dose de
rayonnement délivrée, moins importante que
pour un scanner mais plus élevée que pour une
rétro-alvéolaire, ainsi que son coût font qu’il
n’est prescrit que si les examens radiographiques
conventionnels ne donnent pas suffisamment
d’informations au regard des atteintes dentaires
observées, principalement quand il existe une
suspicion, entre autres, de fracture radicuaire
(53,61).
Figure 2-19: Cette reformation isosurface CBCT 3D semi-transparente montre le
maxillaire d'un patient de 22 ans qui est tombé en faisant du vélo. Une image 3D
segmentée et des reformations en coupe montrent les fractures radiculaires transversales
des incisives latérales et centrales du maxillaire droit et gauche (Dr Levin).

Arbre décisionnel pour la réalisation d’un Cone Beam en traumatologie (d’après (69)).

20
Chapitre 2 : 1ere consultation du patient traumatisé

La photographie

La prise de photographies de toutes les lésions (dentaires, tissus mous, revêtement cutané) est fortement
recommandée pour la documentation initiale et les contrôles de suivi (cicatrisation des tissus mous,
dyschromie dentaire, ré-éruption d’une dent intruse et le développement d’une dent ankylosée en
infraclusion). Les photos sont en plus un élément médico-légal qui peut être utilisé en cas de litige (56).
Elles nécessitent l’accord parental(1).

2.4 Certificat médical initial (CMI)


-Définition : Le CMI est le premier acte médico-légale effectué par un praticien lorsqu’une personne
est victime d’un accident ou d’une agression. Il décrit les blessures les plus voyantes. Il est remis
directement au blessé. La rédaction et la délivrance de ce document doivent se faire dès la fin des soins
d’urgence. Tous les éléments recueillis lors de sa rédaction concourent à éclairer une juridiction civile
pour fixer une indemnisation la plus juste possible ou une juridiction pénale pour déterminer une peine
éventuelle.
-Un certificat médical à usage médico-légal doit être :

 méthodique, complet et concis ;


 précis ;
 clair et explicite ;
 rédigé sur papier libre après l’examen du blessé.
-La rédaction du CMI comporte :

 Nom, prénom, qualités, adresse du praticien, éventuellement sa spécialité.


 Nom, date de naissance, domicile de l’intéressé. Afin d’éviter de rédiger un faux certificat, le
praticien doit s’entourer de précautions en précisant qu’il transcrit des renseignements émanant
des déclarations recueillies par la victime elle-même ou de ses représentants légaux (si la
personne est mineure ou incapable).
 Dans le même souhait d’objectivité, l’énoncé des signes fonctionnels est rédigé sous forme de
dires. Monsieur ou Madame X qui me dit... souffrir... constater...
 Le lieu où l’examen est pratiqué, la date et l’heure sont consignées.
-Lors de la description des lésions et des signes, il faut noter :

 l’aspect général de la victime ;


 toutes les lésions traumatiques observées ;
 la nature, la localisation et l’intensité des douleurs ;
 les gênes fonctionnelles ;
 les fractures osseuses et dentaires, les plaies, les luxations ;
 les examens radiologiques réalisés. Le praticien doit interpréter les clichés ;
 la conduite d’urgence qui a été tenue ou reste à tenir ;
 l’intervention qui a été pratiquée en urgence (extraction, obturation canalaire, contention,
suture...) ;
 la durée de l’incapacité temporaire totale (ITT) ou l’incapacité temporaire de travail si
nécessaire.
- La rédaction du CMI présente plusieurs intérêts (9) :

21
Chapitre 2 : 1ere consultation du patient traumatisé

 Pour le patient : il expose la situation le jour de la première consultation et il est indispensable


pour les assurances en cas de frais de soins, prothèses de transition/ semi-permanentes,
traitement d’ODF, etc ;
 Pour le praticien (si expertise) : il justifie la qualité de son examen, la pertinence du traitement
d’urgence et l’exactitude des informations fournies.

2.5 Examen clinique de l’enfant


Les enfants arrivant au cabinet ou à l’hôpital en urgence, suite à un traumatisme, sont souvent très jeunes.
Le praticien peut être le premier contact de l’enfant avec le monde dentaire. Ainsi, ce RDV est primordial
dans l'approche psychologique de l'enfant et des parents, afin de rassurer et d'obtenir leur coopération
respective pour les soins qui seront à réaliser (9).
Instructions aux parents

Les instructions peuvent être remises aux parents, formalisées dans un document. Leur principe est de
tout faire pour favoriser la guérison en fonction du type de traumatisme(1) :

 Hygiène bucco-dentaire biquotidienne : brosse à dents souple et compresses imbibées d’un


bain de bouche, antiseptiques sans alcool;
 utilisation d’un baume à lèvres pour éviter la sécheresse ;
 activités calmes;
 nourriture molle pendant 10 jours;
 diminution, voire suppression de la tétine;
 surveillance de l’apparition d’un œdème gingival;
 information sur les conséquences possibles sur la dent définitive, notamment dans les cas
d’impaction, d’expulsion ou de fracture alvéolaire.

22
3 Chapitre 3 :
Formes cliniques des
traumatismes et
conduite à tenir
Chapitre 3 : Formes cliniques des traumatismes et conduite à tenir

3.1 Les formes cliniques des traumatismes et leur conduite à tenir


Les TAD doivent être abordés cliniquement avec une logique anatomique parfaitement retranscrite dans
la classification d’Andreasen (11), et une conduite à tenir actuelle selon les dernières recommandations
de l’International Association of Dental Traumatology (IADT) qui est une organisation professionnelle
régie par un conseil d’administration international qui est constitué en société aux Etats-Unis et
administré par RESINC, elle publie la seule revue au monde exclusivement consacrée aux TAD
(prévention, diagnostic, traitement, suivi…), elle tient un congre mondial international de traumatologie
tous les 2 ans. L’IADT dispose d’une page web qui peut être consultée sur (www.iadt-dentaltrauma.org)
et un groupe de discussion Facebook. L’IADT a diffusé en 2007 (révisé en 2012 puis en 2020) des
recommandations pour la prise en charge des TAD aussi bien pour la denture déciduale que pour la
denture définitive.
Traumatismes dentaires

3.1.1.1 Fractures coronaires


Les fractures coronaires des dents permanentes sont les traumatismes dentaires les plus fréquents (1),
selon la littérature, elles représentent 26 à 76% de ces lésions (11,70). Ces fractures peuvent être plus
ou moins étendues, concernent uniquement l’email, l’email et la dentine, ou l’email, la dentine et la
pulpe (22).
Les dents antérieures maxillaires sont le plus souvent touchées (1).

3.1.1.1.1 Fractures coronaires sans exposition pulpaire


Les fractures coronaires sans exposition pulpaire représentent 51% des traumatismes dentaires (1).

3.1.1.1.1.1 Fêlure
Il s’agit de micro craquelure de l’émail, sans perte de substance, qui ne passe pas la jonction amélo-
dentinaire. Elle est provoquée par un choc direct et donc se situant préférentiellement sur la face
vestibulaire des incisives supérieures (1).
Ce type de traumatisme est très fréquent mais passe souvent inaperçu et
n’entraîne pas à lui seul une consultation en urgence chez le chirurgien-
dentiste. Or il est important d’en faire le diagnostic, car il peut être associé
à une fracture coronaire ou encore à un traumatisme plus important au niveau
des tissus de soutien pouvant impacter le pronostic pulpaire, malgré
l’absence de signes à l’examen endobuccal(1). Figure 3-1: Fêlure amélaire horizontale de la 51
3.1.1.1.1.1.1 Diagnostic (Journal dentaire du Québec, Novembre 2005).

La trans-illumination est l'examen de référence pour leur diagnostic (36), elle se fait à
l’aide d’une lampe à photopolymériser (ou fibre optique) , le faisceau placé
perpendiculairement au grand axe de la dent(1).

Figure 3-2: Mise en évidence d'une fêlure par Trans-illumination (flèche bleu) et une inflammation de la
gencive marginale sur le site de fracture (flèche verte) (Wikimedia commons).

24
Chapitre 3 : Formes cliniques des traumatismes et conduite à tenir

Les signes cliniques sont le plus souvent inexistants, parfois le patient se plaint d’une légère sensibilité
au froid (22). A long terme, une nécrose peut survenir (1).

 Test de sensibilité pulpaire: Il est positif et peut être légèrement augmenté (1).
 Test à la percussion : Le test à la percussion axiale et horizontale est indolore (1).
 Test de mobilité : La mobilité est normale. Si tel n’est pas le cas, il faut rechercher un
traumatisme de luxation ou une fracture radiculaire (1).
 La radiographie (RX) : L'examen RX n'apporte rien dans le diagnostic des fêlures (36).
3.1.1.1.1.1.2 Traitement
En fonction de l’importance de la fissure, le traitement peut être :
-un simple polissage (36) ;
- une application d’un vernis ou d’une résine de scellement au niveau de la fêlure afin de prévenir
les sensibilités et les dyschromies dues aux colorants externes (caféine, théine…) (1) ;
-abstention (2).
3.1.1.1.1.1.3 Suivi
Selon l’IADT le suivi n’est pas nécessaire si la dent n’a subi qu’une fissuration, s’il y a un autre
traumatisme associé comme la luxation ; le régime du suivi aux traumatismes est à évoquer (56).
3.1.1.1.1.1.4 Pronostic
Le pronostic est excellent si la fêlure n’est pas associée à un autre traumatisme (elle n’entraine pas de
conséquence pulpaire grave) (1).
Il est préférable de bien surveiller le devenir de cette dent lors du suivi annuel du patient afin d’écarter
tout risque de complication.
3.1.1.1.1.2 Fracture de l’émail
Ce sont de véritables fractures de la couronne et, à la différence des
fêlures, l’observation à l’œil nu met en évidence une amputation
partielle de celle-ci, ne touchant que l’email et respectant la dentine.
Ces variétés de traumatismes se rencontrent fréquemment au niveau
des incisives et se limitent le plus souvent à un angle du bord libre de
la dent (36). Figure 3-3: Fracture amélaire de la 21
(Journal du Québec, Novembre 2005).
3.1.1.1.1.2.1 Diagnostic
La dent est généralement asymptomatique ou légèrement sensible au froid (62).

 Test de sensibilité pulpaire : positif (1).


 Test à la percussion : La percussion axiale et horizontale est indolore (1).
 Test de mobilité : Normal (1).
 La radiographie : Une RX périapicale ne doit pas révéler de traumatisme des structures
environnantes ou de fracture radiculaire (1).
-En cas de blessure de la lèvre, on peut effectuer une RX de la lèvre pour vérifier la présence ou
non du fragment (1).
-Des RX supplémentaires sont indiquées si les signes cliniques ou les symptômes d'autres
lésions sont présents (56).

25
Chapitre 3 : Formes cliniques des traumatismes et conduite à tenir

3.1.1.1.1.2.2 Traitement
En cas de perte minime :
Le collage du fragment est difficile à réaliser car, trop petit, sa pérennité ne sera pas assurée (1).
La thérapeutique consiste en un polissage ou une coronoplastie du bord de l’email avec une fraise
diamantée à grain fin montée sur turbine et sous irrigation constante. Parfois, par souci d’esthétique, la
dent controlatérale peut être légèrement retouchée. Pour éliminer une éventuelle sensibilité
postopératoire, une séance de fluoration, l’application d’un vernis fluorée ou d’un sealant peut être
envisagés (1,22).
Le rendu de la translucidité de l’email étant difficile à obtenir, un polissage est préféré à une restauration
au composite pour les dents antérieures (1).
En cas de perte étendu :
Réaliser un collage du fragment ou une restauration avec de la résine composite (56).
3.1.1.1.1.2.3 Suivi
Un suivi radio clinique à 6-8 semaines, puis à un an (3).
Si la fracture amélaire est associée à un autre traumatisme (luxation, fracture radiculaire,…), le régime
du suivi de la lésion associée est prioritaire et doit être utiliser , donc un suivi plus long sera nécessaire
(56).
3.1.1.1.1.2.4 Pronostic
Le pronostic est excellent, les risques de nécrose se limitant à moins de 1% des cas, si la fracture amélaire
ne s’accompagne pas d’un traumatisme des tissus de soutien (1).
3.1.1.1.1.3 Fracture amélo-dentinaire
Il s’agit d’une perte de substance concernant l’email et la dentine,
non compliquée (sans exposition pulpaire). C’est le traumatisme le
plus fréquent (1), il représente 44,9% en denture permanente (33).

Figure 3-4: Fracture amélo-dentinaire sans exposition


pulpaire sur la 11 et 21 (Dr Janos Grosz).
3.1.1.1.1.3.1 Diagnostic
La perte de substance peut être plus ou moins étendue, ayant pour conséquence des signes cliniques de
peu à très sévères (1).

La dent est généralement sensible au froid et douloureuse lors de la mastication (62). Dans ce cas les
soins d’urgence sont réalisés après anesthésie locale (1).

 Test de sensibilité pulpaire : Il est généralement positif (1) et peut parfois être négatif (53).
 Test à la percussion : normal (1).
 Test de mobilité : normal (1).
 Radiographie : Trois clichés radiographiques sont réalisés, deux RX périapicales
(orthocentrée, excentrée) et une RX occlusale (1).

26
Chapitre 3 : Formes cliniques des traumatismes et conduite à tenir

Ces clichés permettent d’objectiver (1) :

- Le stade d’édification radiculaire ;


- L’association d’un traumatisme des tissus de soutien ;
- Le volume pulpaire ;
- Le rapport entre le trait de fracture et la chambre pulpaire.

3.1.1.1.1.3.2 Traitement
3.1.1.1.1.3.2.1 Traitement d’urgence
Le traitement immédiat est instaurée si :

 Le praticien juge ne pas avoir assez de temps pour réaliser la restauration (1).
 Manque de coopération du patient (notamment chez les très jeunes enfants) (22).
Le traitement d’urgence consiste en une application d’une protection dentinaire (sans préparation
mécanique du fragment coronaire) à l’aide d’un composite fluide ou d’un ciment verre ionomère (CVI),
ce dernier représente l’avantage (1) :

 De ne pas nécessiter l’application d’un mordançage et d’un système adhésif ;


 D’une visualisation facile lors de sa dépose.
Si la dentine exposée est à 0,5mm de la pulpe (rose mais sans saignement), mettre une couche
d’hydroxyde de calcium (CaOH2) et couvrir avec du CVI au-dessus (56).
L’objectif du traitement d’urgence est de (1) :

 sceller hermétiquement les tubules dentinaires exposés ;


 protéger le tissu pulpaire des agressions chimiques et thermiques.
3.1.1.1.1.3.2.2 Restauration par collage du fragment
De nos jours, le recollage du fragment doit être la première alternative pour reconstituer la dent fracturée.
Andreasen et coll. ont considéré que c’était la meilleure solution esthétique par rapport à une
reconstitution avec un composite (71). Cette opinion est partagée par d’autres auteurs (72).
Le recollage du fragment représente plusieurs avantages et inconvénients (résumé dans le tableau 3-1) :
Tableau 3-1: Les avantages et les inconvénients de la restauration par collage du fragment.

Les avantages Les inconvénients


 la teinte, la morphologie sont identiques ;  Coloration possible du trait de fracture (limiter la
 psychologiques (le patient retrouve consommation de nicotine, caféine, théine, …) ;
immédiatement sa dent) ;  dyschromie du fragment recollé (due à une
 mise en œuvre simple ; déshydratation de la dentine sous-jacente) ;
 protocole rapide et fiable (73).  risque de décollement du fragment si le
 excellent rapport qualité/coût (1) protocole opératoire n’est pas respecter (2).

La conservation du fragment dans un milieu hydrique permet d’avoir une meilleure résistance à la
fracture (74,75). Une étude de 2013 conclut que le blanc d’œuf ou une solution hypertonique sont les
meilleures alternatives (76). S’il est déshydraté, le tremper dans de l’eau ou du sérum physiologique
pendant 20 minutes avant le collage (56).

27
Chapitre 3 : Formes cliniques des traumatismes et conduite à tenir

Le matériau de collage a été également estimé. Ainsi, la résistance dépendrait du matériau utilisé : de la
résine de scellement après mordançage et adhésif (20), du composite utilisé (77) ou de l’agent de liaison
(78).
L’adjonction d’un chanfrein circonférentiel semble avoir un effet positif sur la stabilité du fragment
réattaché (79–83).

Protocole opératoire de la restauration par collage du fragment d’une fracture coronaire non
compliquée

Figure 3-5 : (a) Fracture coronaire non compliquée de la 11 avec préservation du fragment dentaire (b)
Essayage du fragment dentaire (c) Mordançage de la dent et du fragment a l’acide orthophosphorique à
37 pendant 30 secondes (d) Rinçage pendant 30 secondes (e) Après séchage application de l’adhésif au
niveau de la dent et du fragment (f) Photopolymerisation de l’adhésif sur la dent et le fragment pendant
40 s (h) Collage des deux parties après mise en place du composite fluide et photopolymerisation (g)
Images du cas après le collage Résultat final après finition et polissage (B. BOUSFIHA*, F.
ELMOUATARIF*, K. HEJJOUJI**, A. CHLYAH*, S. ELARABI).

28
Chapitre 3 : Formes cliniques des traumatismes et conduite à tenir

3.1.1.1.1.3.2.3 Restauration au composite par la technique de stratification


La stratification est une technique de restauration consistant à superposer différentes couches de
composites ayant des propriétés optiques différentes (84,85). Elle se base sur le principe de bio
émulation (86). L’objectif étant d’atteindre un résultat esthétique très proche de la dent naturelle. Celle-
ci peut être utilisée en technique directe (mock-up) mais aussi en technique indirecte (wax up) (87–92) :
Méthode directe (le Mock-up) : La clé en silicone est réalisé après une reconstitution provisoire de la
dent à l’aide d’une résine composite monochrome sans mordançage ni protocole de collage préalable,
une fois réalisée , le composite provisoire est éliminé (87,88).
Cette technique n’est privilégiée qu’on cas de légères modifications de l’anatomie dentaire (90,93).
Méthode indirecte (le Wax-up) : La clé est réalisée à partir d’un modèle en plâtre après un montage
en cire diagnostic (90,94).

Protocole opératoire de la restauration par la technique de stratification indirecte (Wax-up)


Cas clinique par le Dr Janos Grosz

Figure 3-6 : Fracture amélo- Figure 3-7: Des empreintes ont été Figure 3-8:Réalisation de la
dentinaire sans exposition prises sur les dents des patient, puis clé en silicone .
pulpaire sur la 11 et 21. envoyées au laboratoire pour une cire
de l'anatomie originale.

Figure 3-9: Une isolation par Figure 3-10: Mordançage à Figure 3-11: Après l'application
digue en caoutchouc a été l'acide phosphorique pendant 30 s. de la coquille d'email palatine.
effectuée. Les arêtes vives et Les dents voisines peuvent être Notez la bonne configuration du
l’email non soutenu ont été protégées avec du ruban téflon. bord incisif, déjà à ce stade.
retirés, et un biseau buccal a
été préparé.

Figure 3-13 : Après une légère Figure 3-14 : Ensuite, les


Figure 3-12: La couche de caractérisation des mamelons restaurations ont été finies avec
dentine est appliquée. Cette dentinaires, une couche d'email une dernière couche d'email.
couche doit s'étendre presque plus translucide a été appliquée
jusqu'au bord incisif et doit entre les mamelons pour imiter
également couvrir la majeure la zone incisale translucide
partie de l’email dans la zone
du biseau
Figure 3-15: Ensuite, les restaurations ont
été finies avec une dernière couche d'email.
29
Chapitre 3 : Formes cliniques des traumatismes et conduite à tenir

3.1.1.1.1.3.3 Pronostic

Le risque de nécrose pulpaire varie de 2 à 5% (95–97). Ce risque est augmenté en cas d'association de
luxation ou autres facteurs tels que le stade de développement radiculaire, la proximité du trait de
fracture et du tissu pulpaire (1). Enfin, le traitement effectué est primordial, si aucun traitement n’a été
instauré, on observe 54% de nécrose, tandis que la protection dentinaire fait chuter à 8% cet effet
secondaire (1).
Les complications parodontales sont extrêmement rares et uniquement sous la forme de résorptions de
surface si elles apparaissent (98).
3.1.1.1.1.3.4 Suivi
Le suivi clinique et radiographique est programmé à 6-8 semaines, puis 1 an (1).
3.1.1.1.2 Fractures coronaires avec exposition pulpaire
Ces fractures touchent l’email, la dentine et la pulpe. Elle sont provoqués par
un choc direct sur la dent, et sont toujours associés à des lésions du parodonte
(99). Elles représentent 2 à 13% des traumas dentaires (100).

Figure 3-16: Fracture coronaire amélo-dentinaire avec exposition pulpaire (101).

3.1.1.1.2.1.1 Diagnostic
Selon l’IADT, la pulpe exposée est sensible aux différents stimulations telles l’air, le froid et le
sucré(56).

 Test de sensibilité : Si le patient se plaint d’une sensibilité thermique, il nous semble inutile
de l’effectuer car douloureux ; entraîne une non-coopération future du jeune patient (1).
Il peut être négatif au début, indiquant une atteinte transitoire de la pulpe, avec risque ultérieur
de nécrose (119).
 Test à la percussion : Normal(1).
 Test de mobilité : Normal(1).
 Radiographie : Trois clichés radiographiques sont réalisés (1) :Deux RX périapicales
(orthocentrée, excentrée) ;une RX occlusale.
Si le fragment est perdu et il y a des blessures des tissus mous, des RX des lèvres et/ou des
joues sont indiquées pour la recherche des fragments ou d’objets étrangers (56).
3.1.1.1.2.1.2 Traitement
La décision thérapeutique va dépendre de plusieurs facteurs (100) :
-le stade de maturité radiculaire ;
-la taille de l’exposition ;
-le temps écoulé entre le moment du traumatisme et la consultation ;
-considérations endodontiques.

30
Chapitre 3 : Formes cliniques des traumatismes et conduite à tenir

3.1.1.1.2.1.2.1 Dent permanente immature :


Chez les patients où les racines sont immatures (apex ouvertes), il est primordial de préserver la pulpe.
L’apexogenèse est recommandée afin de poursuivre la formation radiculaire. Le traitement pulpaire
conservateur est aussi le traitement préféré sur des dents ayant fini la formation radiculaire (56).
A- Les thérapeutiques d’apexogénèse :
Les techniques utilisées sont le coiffage direct, la pulpotomie partielle (encore nommée pulpotomie de
Cvek) et la pulpotomie cervicale (1). Selon l’IADT c’est des traitements pulpaires conservateurs
recommandés pour la DPI afin de poursuivre la formation radiculaire(56).
Cependant, il faut prendre en compte la durée et la taille d'exposition de la pulpe (48).
Le coiffage pulpaire direct : indiqué si l'exposition pulpaire est inférieure à 1mm et que le délai de
consultation est inférieur à 24h (matériau de coiffage pulpaire type biodentine® ou MTA®) suivi d’une
reconstitution coronaire (101). Il a un pronostic de 71 à 88% selon les études cliniques (1).
La pulpotomie partielle : consiste à retirer 2 à 3 mm du tissu superficiel à l’aide d’une fraise boule
stérile diamantée. Le matériau de coiffage est posé sans compression sur le tissu sain (1). Indiquée si
l'exposition pulpaire est supérieure à 1mm et que le délai de consultation est supérieur à 24h sans
dépasser 48 h (61). Le pronostic est excellent, cette thérapeutique présente un taux de succès de 95 %
sur les dents traumatisées (102,103).

Figure 3-17: Traitement d’une fracture Figure 3-18: Après pulpotomie partielle et
coronaire avec une large exposition pulpaire recollage du fragment dentaire. L’édification
; le fragment dentaire est conservé (Vue radiculaire a été achevée au bout d’un an et 4
préopératoire ; noter l’immaturité radiculaire mois (1).
de la dent) (1).

Figure 3-19: Radiographie rétro-alvéolaire d’un Figure 3-20: Radiographie


enfant ayant subi un traumatisme entrainant rétro-alvéolaire montrant la
l’exposition pulpaire de la 11 immature. fermeture de l’apex (1).
Pulpotomie partielle avec du MTA sur les cornes
mesiale et distale, et recollage du fragment (1).

La pulpotomie cervicale n’est envisagée que si l’inflammation pulpaire est plus profonde (absence de
contrôle de l’hémostase à un niveau plus coronaire) (1). Elle trouve son indication dans le cas
d’exposition plus importante plus de 1.5mm d’étendue et le laps de temps entre le moment du

31
Chapitre 3 : Formes cliniques des traumatismes et conduite à tenir

traumatisme et la consultation est supérieur à 72h (1). Cette thérapeutique présente un taux de succès de
75 (1).
N.B : La pulpotomie partielle est préférée à la pulpotomie cervicale car elle autorise un
test de sensibilité pulpaire (1).

Figure 3-21: Réaction pulpaire après pulpotomie cervicale (hydroxyde de calcium), à 3 ans
postopératoire (1).

B- La thérapeutique d’apexification :
L’apexification est une thérapeutique réalisée pour la DPI traumatisée en cas de nécrose pulpaire après
leur suivi (104), elle a pour but de provoquer une réparation biologique qui entrainera une fermeture de
l’extrémité radiculaire (105).
Cette thérapeutique n’induit pas une revitalisation de la pulpe au sein des dents traitées, il n’y a donc
pas de reprise de l’édification dentaire (106), ni système immunitaire actif, ni réponse pulpaire (107).
Elle se fait (108) :
 Soit avec la mise en place de Ca (OH2), renouvelé si nécessaire jusqu’à la fermeture apicale ;
 Soit avec la mise en place d’un bouchon au niveau apical (MTA ou Biodentine) avant
l’obturation canalaire à la gutta percha ;
 Soit par la mise en œuvre d’une technique nouvelle permettant en première intention la
revascularisation d’une dent immature et nécrosée. (109)

Figure 3-22: Etapes d'apexification au Ca(OH)2 Figure 3-23: Etapes d'apexification au MTA
(109). (109).
C- La revascularisation pulpaire :
Encore appelée revitalisation pulpaire ou maturogénèse, est une nouvelle méthode qui a fait son
apparition depuis une dizaine d’années, elle permet de retrouver une vitalité pulpaire afin que la dent
continue son développement de manière physiologique.
Elle est indiquée dans le traitement de la pulpe inflammatoire et nécrotique (105).

Les objectifs de la revascularisation (63) :


- la diminution de la lésion apicale si elle est présente ;
- l’épaississement des parois latérales ;
- l’augmentation de la longueur de la racine ;
- un test de vitalité positif.

32
Chapitre 3 : Formes cliniques des traumatismes et conduite à tenir

Les principes de la revascularisation :


La revascularisation de la pulpe est basée sur 3 principes (110) :
 Désinfection de l’espace canalaire sans instrumentation ;
 Créer un environnement favorable à la matrice pour favoriser la croissance des tissus ;
 Restauration temporaire étanche pour prévenir la réinfection de l’espace canalaire. (111) (112)

Figure 3-24: Maturation d’une dent permanente avec pulpe nécrosée (a) DPI (b) Nécrose pulpaire (c)
Ablation de la pulpe (d) désinfection (e) PTA (f) Irritation du tissu périapical (g) Saignement initial (h)
Formation du caillot (i) Matériel de barrière pour le caillot (j) Poursuite du développement radiculaire
(111) .

Figure 3-25: Radiographie Figure 3-26: Radiographie Figure 3-27: Mise en place
périapicale de l'incisive périapicale prise après d'un agrégat de trioxyde
centrale permanente gauche stabilisation du fragment minéral au niveau cervical
montrant un apex ouvert, une coronaire (112). après la formation du caillot
fracture verticale impliquant sanguin (112).
l'émail, la dentine et la pulpe et
s'étendant jusqu'à 3 mm au-
dessus de la ligne cervicale
(112).

Figure 3-28: Suivi à 3 mois Figure 3-29 : Suivi à 6 mois


montrant les premiers stades Figure 3-30: Suivi d'un an montrant
montrant une apexogenèse la poursuite de l'apexogenèse et de
de l'apexogenèse (112). continue (112). l'épaississement de la paroi
dentinaire (112).

33
Chapitre 3 : Formes cliniques des traumatismes et conduite à tenir

3.1.1.1.2.1.2.2 Dent permanente mature


L'objectif du chirurgien-dentiste est de conserver au maximum la vitalité de la dent si la durée et la taille
d'exposition de la pulpe permettent de l'envisager (48).
– si l'exposition pulpaire est inférieure à 1mm et que le délai de consultation est inférieur à 3h : on réalise
un coiffage direct et la reconstitution coronaire.
– si l'exposition pulpaire est supérieure à 1mm et que le délai de consultation est supérieur à 3h : on
réalise une biopulpectomie (exérèse de l'ensemble de la pulpe) et la reconstitution coronaire.
Les reconstitutions : Elles seront identiques à celle des fractures coronaires sans exposition pulpaire
(113), et une fois les thérapeutiques pulpaires entamés pour les dents matures ou immature (114).
La préparation coronaire totale en vue d’une couronne ne doit pas être effectuée en première intention.
Pour les dents permanentes matures, il y a davantage risque de nécrose (95) .
3.1.1.1.2.1.3 Suivi
Des contrôles radio clinique à 6-8 semaines, 3 mois, 6 mois puis à une année (2).
3.1.1.1.2.1.4 Pronostic
Selon l’IADT, le pronostic peut être favorable ou défavorable (56) (voir tableau 3-2):
Tableau 3-2 : Résultats favorables et défavorables d'une fracture coronaire compliquée.

Résultats favorables Résultats défavorables

•Asymptomatique •Symptomatique
•Test de sensibilité pulpaire positif •Discoloration
•Bonne qualité de restauration •Nécrose pulpaire et infection
•Formation radiculaire se poursuit dans le cas •Absence de formation continue des racines dans
des dents immatures le cas des dents immatures

3.1.1.2 Fractures corono-radiculaires (FCR)


Les fractures corono-radiculaires intéressent les tissus amélaire,
dentinaire et cémentaire, avec ou sans implication pulpaire (115), et
s’étendent sous la jonction amélo-cémentaire (1). Lorsque la pulpe
est impliquée, la fracture est qualifiée de compliquée (1).
Le fragment dentaire fracturé est perdu ou toujours attaché (et
mobile) à l’os alvéolaire ou à la gencive par le ligament
parodontal(10,56).
Figure 3-31: FCR simple et
Ce type de fracture représente entre 18 et 20 % des traumatismes des FCR compliquée (56).
dents permanentes (116), et une prévalence de 0.5 à 5 % de tous les
traumatismes dentaires (11,95).
La direction et l’étendue du trait de fracture seront liées à la direction et à l’intensité du choc sur la dent
(1).

34
Chapitre 3 : Formes cliniques des traumatismes et conduite à tenir

-Les FCR dans la région antérieure sont dues à des chocs directes et selon la direction de ce dernier, le
trait de fracture peut être horizontale ou oblique (1).
- dans les secteurs postérieurs, elles peuvent être secondaires à un choc
indirect (36) (ex : choc sur le menton). Cependant, des causes
iatrogènes peuvent entraîner des FCR telles que les restaurations, faux
moignon trop volumineux ou thérapeutiques endodontiques
inappropriées (1).

Figure 3-32 : FCR de la 14 (Dr David


Fernandez, Dr Nicolas Henner).
3.1.1.2.1 Diagnostic
Le plus souvent au niveau antérieur, le trait de fracture débute en supra-gingival de la partie coronaire
vestibulaire et s’étendra en direction apicale pour finir en position sous-gingivale au niveau de la partie
linguale/palatine de la dent (1).
Il est important d’évaluer l’étendue du trait de fracture (supra ou infra alvéolaire) (56,114).
Des examens cliniques et radiologiques complets permettent d’établir un diagnostic précis (1).
Fragment perdu : la dent réagit de la même manière que les fractures amélo-dentinaires compliquées
ou non (1).
Fragment en place:

 Test de sensibilité : Le test de sensibilité est généralement positif (10,56)


 Test à la percussion : Douleur liée à la mobilisation des fragments (10) (sensibilité a la
mastication, pression et percussion (1) ).
 Test de mobilité : Fragment coronal est mobile (56).
 Radiographie : Les radiographies recommandées (56):
-une rétro-alvéolaire parallèle
- 2 rétro-alvéolaires avec des angulations différentes (verticales et /ou horizontals)
- Le CBCT peut être considéré pour mieux visualiser (56):
*Le trajet de la fracture,
*Son étendue et sa relation avec l’os marginal ;
*Évaluer le ratio couronne/racine
*Aider à déterminer les options de traitements.
Figure 3-33: Fracture coronaire
compliquée de l’incisive centrale et
latérale du maxillaire droit et de l'incisive
centrale du maxillaire gauche. (a-b)
Radiographies périapicales sous
différentes angulations horizontales (Dr
Nestor Cohenca).

35
Chapitre 3 : Formes cliniques des traumatismes et conduite à tenir

Figure 3-35: FCR de l'incisive centrale du


maxillaire gauche. RX périapicales. (a)
Figure 3-34: Fracture coronaire compliquée de Immédiatement après l'opération, (b) à 2
l’incisive centrale et latérale du maxillaire droite et de mois du suivi, et (c) à 6 mois du suivi (Dr
l'incisive centrale du maxillaire gauche (même cas que Nestor Cohenca).
la figure 3-33). Tomographie à faisceau conique
démontrant une FCR supplémentaire sur l’incisive
latérale du maxillaire droite qui n'était pas visible sur
les RX périapicales (Dr Nestor Cohenca).

3.1.1.2.2 Traitement
Le traitement requiert une approche pluridisciplinaire faisant intervenir pédodontistes, endodontistes,
orthodontistes, parodontistes et prothésistes (1).
3.1.1.2.2.1 Traitement d’urgence
But : l’objectif du traitement d’urgence consiste à soulager la douleur du patient (1) et à conserver la
vitalité pulpaire (117–119).
Si le fragment est toujours en place, il peut être soit immobilisé, soit enlevé et conservé dans un milieu
adéquat, type sérum physiologique, et réfrigéré pour être recollé dans un second temps (1).

Figure 3-36: FCR horizontale Figure 3-38: Après collage du


de la 11 vestibulo-palatine (1). fragment, le traitement
pulpaire est réalisable (noter le
Figure 3-37: Seul le trait de fracture vestibulaire trait de fracture vestibulaire)
est visible sur les clichés rétro-alvéolaire (1). (1).

3.1.1.2.2.2 Les options thérapeutiques


Du fait de la situation sous-gingivale du trait de fracture, la restauration
coronaire empiétera sur l’espace biologique, induisant une inflammation
gingivale, une perte d’attache et une perte osseuse ce qui se manifeste
cliniquement par des saignements gingivaux, des poches parodontales
et des récessions gingivales (120,121). Padbury et coll. recommandent
donc que la limite de la restauration coronaire soit à une distance Figure 3-39: Réaction
minimum de 3 mm par rapport à la crête osseuse alvéolaire (69). inflammatoire gingivale au
niveau du trait de fracture situé
sous la jonction émail-cément (1).

36
Chapitre 3 : Formes cliniques des traumatismes et conduite à tenir

L’objectif des différentes thérapeutiques est d’amener le trait de fracture à un niveau juxta-gingival ou
supra-gingival (1). Ces thérapeutiques sont dépendantes de plusieurs facteurs (122) :
• la localisation et le degré d’atteinte de l’espace biologique ;
• l’implication pulpaire ou non ;
• le stade de développement radiculaire ;
• le stade d’éruption de la dent ;
• la présence et l’adaptation du fragment coronaire fracturé.
Les différentes options thérapeutiques envisagées sont :
A-Suppression du fragment coronaire et restauration supra-gingivale
C’est le traitement le plus conservateur, indiquée dans le cas des fractures superficielles avec ou sans
exposition pulpaire (1).
La restauration est effectuée soit par :
- Collage du fragment fracturé et conservé s’il est relativement intact et qu’il s’adapte bien au niveau du
trait de fracture et si la fracture empiète peu ou pas du tout sur l’espace biologique (31,72,73) , ce
fragment peut aussi servir de couronne provisoire (123) ;
- Restauration par composite ;
- Réalisation d’une couronne (124,125).

Figure 3-40: Vue Figure 3-41: mise en Figure 3-42: Figure 3-43: Radiographie
clinique après retrait de place du champ Restauration composite post-traitement (1).
fragment (FCR non opératoire (1). (1).
compliquée de la 36
après chute sur le
menton) (1).

Pour les FCR compliquées, la pulpe sera traitée au préalable comme dans le cas des fractures coronaires,
par une pulpotomie partielle, ou cervicale dans le cas d’une atteinte plus importante. Dans le cas où la
cicatrisation pulpaire est compromise, le traitement endodontique sera réalisé dans un premier temps et
la restauration coronaire exécutée dans un deuxième temps (1).

37
Chapitre 3 : Formes cliniques des traumatismes et conduite à tenir

Figure 3-44: Figure 3-45:A 4 Figure 3-46: A 6 Figure 3-47: Vue clinique à
Pulpotomie partielle mois post- mois post- 16 mois post-traumatisme.
(Biodentine et verre traitement, visibilité traitement : la racine La 11 répond positivement
ionomère) (1). de la réaction est mature, la au test de sensibilité
pulpaire du pont réaction de pulpaire. Difficulté de
dentinaire (1). cicatrisation brossage au niveau du trait
pulpaire est visible de fracture (1).
(1).

Les dents immatures représentant une FCR compliquée peuvent bénéficier d'une intervention
endodontique régénératrice de revascularisation (112) ,cependant ce traitement est techniquement
sensible et difficile , par conséquence , un suivi radio-clinique est fortement recommandé pour le succès
de la revascularisation (74).
Monteiro de Castro et coll. recommandent la réalisation d’un lambeau de pleine épaisseur afin de mettre
en évidence l’étendue du trait de fracture et de maîtriser ainsi un collage optimum. De plus, ils
préconisent l’élimination du tissu cémentaire sous-gingival du fragment fracturé avant le recollage afin
de favoriser la cicatrisation gingivale (126).
B- L’exposition chirurgicale du trait de fracture
L’exposition chirurgicale est réalisée à l’aide d’une gingivectomie et/ou ostéotomie (11).
Cette option doit être réservée dans les cas où le fragment coronaire représente moins d’un tiers de la
racine clinique (127).
Dans le cas des dents antérieures, elles pourront être consécutives à une traction orthodontique, mais ne
seront pas pratiquées en première intention, l’esthétique de la zone en serait alors fortement compromise
(1).

Figure 3-48: Vues cliniques de la FCR de Figure 3-50: Sondage avec


Figure 3-49: Coiffage
la 21 (1). une sonde parodontale de la
pulpaire effectué avec de
l’hydroxyde de calcium situation du trait de fracture
(1). palatin (1).

38
Chapitre 3 : Formes cliniques des traumatismes et conduite à tenir

Figure 3-51: Dégagement Figure 3-52: Retrait du Figure 3-53: Pose d’une
avec un bistouri électrique pansement provisoire obturation avec un verre
(1). (1). ionomère (1).

Figure 3-54: restauration coronaire avec


un composite photopolymérisant (1). Figure 3-55: Radiographie
post-traitement (1).
C- La traction orthodontique
La traction orthodontique est une extrusion lente qui requiert de nombreuses visites sur une période de
plusieurs mois (1). Elle est privilégiée dans les cas de FCR simples, car elle permet la conservation de
la vitalité pulpaire (128).
L’extrusion d’une dent non vitale peut être réalisée en 3 à 4 semaines (1).
Cette technique est le traitement de choix, elle permet une traction de l’ensemble du parodonte avec le
fragment apical induisant une restauration de l’espace biologique et une correction des défauts
parodontaux consécutives à un traumatisme (1).
Dans le cas où le niveau osseux est correct, Pontoriero et coll. préconisent la réalisation d’une fibrotomie
chaque semaine pendant la période de traction afin d’éviter une apposition osseuse au niveau de la crête
osseuse alvéolaire (129). Si la fibrotomie n’est pas réalisée, une ostéotomie de correction de la crête
devra être réalisée à la fin de la traction afin de permettre une restauration coronaire adéquate (1,56).
Dans le cas où il existe un défaut osseux, la fibrotomie sera partielle : elle n’aura pas lieu au niveau du
défaut, pour obtenir justement dans ce cas-là une apposition osseuse, désirée, afin de corriger le défaut
(1).
Dans tous les cas, une fibrotomie devra être réalisée avant la période de contention (qui durera au moins
3 à 4 semaines, et jusqu’à 12 semaines selon les auteurs) pour éviter le phénomène de récidive suite à
l’extrusion, induit par l’élasticité des fibres parodontales (11,129).

39
Chapitre 3 : Formes cliniques des traumatismes et conduite à tenir

Figure 3-57: (a) Extrusion


orthodontique (b) Allongement de Figure 3-58 : (a) Préparation de la
la couronne ((Amaia Artieda- couronne (b) RX post-opératoire (c)
Estanga, Pablo Castelo-Baz, [...], vue labiale post-opératoire (d) RX
Figure 3-56: (a) Vue palatine and Juan Blanco-Carrion). prise après 4 ans de traitement
préopératoire (b) vue labiale (Amaia Artieda-Estanga, Pablo
préopératoire (c) RX Castelo-Baz, [...], and Juan Blanco-
préopératoire (d) CBCT, la Carrion).
flèche montrant la ligne de
fracture (e) traitement canalaire
de la 22 et 23 (f) énucléation du
kyste (Amaia Artieda-Estanga,
Pablo Castelo-Baz, [...],and
Juan Blanco-Carrion).

D- L’extrusion chirurgicale
C’est une technique d’extrusion rapide comparativement à l’extrusion orthodontique, elle permet le
replacement de la dent en une seule phase. Elle peut être utilisée en première intention ou en seconde
intention lorsque la traction orthodontique ne donne pas de résultat (1).
On peut extruder en moyenne la dent d’environ 4,5 mm (certains cas décrits allant jusqu’à 7 mm) (130).
Elle est utilisée dans les cas de FCR compliquée (1).
Les fibres desmodontales sont sectionnées afin de repositionner la racine de la dent dans une situation
plus coronaire (131).
Deux techniques ont été décrites (1) :
• dans la première, un lambeau est réalisé avec une exposition précautionneuse de l’apex et une
extrusion de la dent à l’aide d’un élévateur. Après l’extrusion, un transplant d’os autogène (obtenu
au niveau de la région de l’épine nasale ou du procès alvéolaire adjacent à la zone concernée) est
placé afin de stabiliser la dent dans sa nouvelle position. Après le repositionnement et la suture du
lambeau, un pansement chirurgical est appliqué sur la zone afin d’immobiliser la racine ;
• la seconde technique consiste à luxer la dent avec un abord marginal et sans exposer l’apex et
donc sans stabilisation par un transplant osseux. La luxation et l’extrusion de la racine sont réalisées
à l’aide d’instruments fins comme le périotome et l’élévateur. La stabilisation de la dent est réalisée
par des sutures interdentaires et un pansement chirurgical.

40
Chapitre 3 : Formes cliniques des traumatismes et conduite à tenir

Les résorptions de surface sont les complications les plus fréquentes, elles représentant 30% de ces
dernières , elles sont non évolutives donc non dommageables (132). Les résorptions radiculaires
inflammatoires externes apparaissent dans 5 à 12% des cas (132,133).
La seconde technique, minimise au maximum les complications pouvant survenir à la suite de
l’extrusion chirurgicale, comme les résorptions, la destruction périapicale ou la perte d’os marginal
(130,131).
La période de contention s’étend entre 7 à 14 jours (1).
Le traitement endodontique définitif n’est pas recommandé avant la transplantation intra-alvéolaire, Il
sera réalisé dans les 6 mois suivants l’extrusion en fonction de la cicatrisation (1).
E- Enfouissement de la racine
L’objectif de cette solution étant la conservation d’un volume osseux satisfaisant en vue de la mise en
place d’un implant à la fin de la croissance (1).
Elle peut se faire avec conservation de la vitalité pulpaire (134) ou après réalisation du traitement
endodontique (135).
Après la réalisation d’un lambeau de pleine épaisseur et un curetage du tissu de granulation, la dent
résiduelle est sectionnée horizontalement au niveau de l’os alvéolaire (dans le cas où la racine est vitale,
on objectivera le saignement pulpaire). Le niveau de la dent est ensuite abaissé entre 2 à 4 mm sous le
niveau de la crête osseuse. Une incision vestibulaire périostée en demi-épaisseur permet de libérer le
lambeau et d’assurer des sutures étanches (1).
Une prothèse provisoire est réalisée une fois la cicatrisation gingivale obtenue (1).

Figure 3-59: (a) Racine obturée et enfouie obturation gutta et verre ionomère (b-c) Réalisation d’un
bridge collé (Réalisation prothétique Y. Samama) (1).

F- L’extraction de la dent
C’est la dernière option envisagée (1) lorsque toutes les autres options ne peuvent être mises en œuvre
(la fracture représente plus d’un tiers de la racine) (131).
L’espace pourra être soit maintenu grâce à une prothèse provisoire jusqu’à la fin de la croissance, soit
être fermé grâce à un appareil orthodontique (1).
3.1.1.2.3 Suivi
L’IADT recommande un RDV de contrôle radio-clinique à 6-8 semaines, 3 mois, 6 mois, un an puis
tous les ans pendant au moins 5 ans.

41
Chapitre 3 : Formes cliniques des traumatismes et conduite à tenir

3.1.1.2.4 Pronostic
Selon l’IADT, les résultats peuvent être favorables ou défavorables (56) (voir tableau 3-3) :
Tableau 3-3 : Résultats favorables et défavorables d'une FCR.

Résultats favorables Résultats défavorables


•Asymptomatique •Symptomatique
•Test de sensibilité pulpaire positif •Discoloration
•Bonne qualité de restauration •Nécrose pulpaire et infection
•Formation radiculaire se poursuit dans le cas des •Parodontites apicales
dents immatures •Absence de formation continue des racines dans
le cas des dents immatures

3.1.1.3 Fractures radiculaires


Les Fractures radiculaires impliquent le cément, la dentine et la pulpe (114).
Elles sont moins répondues que les autres traumatismes et représentent entre
0,5 et 7% des traumatismes en denture permanente (136,137).
Le plus souvent, les dents atteintes sont les incisives centrales maxillaires
(68%), les incisives latérales maxillaires (27%). Les incisives mandibulaires
sont rarement touchées (5%) (1). Figure 3-60: Fracture
radiculaire (101).
Les fractures radiculaires surviennent chez les sujets entre 10 et 20 ans (137–
139).
Le trait de fracture peut être vertical, selon le grand axe de la dent, ou plus horizontal (1).
Dans une étude épidémiologique qui avait pour but d'évaluer l'image CBCT prélevé sur 50 patients âgés
de 8 à 15 ans qui ont subi un traumatisme dentaire; il a été détecté que chez 50 enfants qui ont été
exposés à un traumatismes 97 dents ont été touchés par une fracture radiculaire, 63.9 % de ces fractures
sont horizontales, 31.9 % sont des fractures obliques, 1.03 % sont des fractures horizontales et
verticales, 2.06 % sont des fractures partielles (140).
3.1.1.3.1 Fractures radiculaires horizontales
C’est les plus fréquentes des fractures radiculaires (141) , le trait de fracture est
horizontal et intraosseux. La racine est alors séparée en deux fragments : le
fragment coronaire et le fragment apical, séparés par la diastase (142).

Figure 3-61: Schéma d'une fracture radiculaire qui sépare la dent en deux fragments, le fragment
coronaire et le fragment apical séparés par la diastase (1).

Le trait de fracture peut se situer à différents niveaux de la racine : au tiers coronaire, au tiers moyen ou
au tiers apical. On observe deux fois plus d fractures du tiers moyen (143) que du tiers apical, et moins
de 10% siègent au niveau du tiers coronaire.

42
Chapitre 3 : Formes cliniques des traumatismes et conduite à tenir

Figure 3-62: RX rétro- Figure 3-63: RX rétro- Figure 3-64: RX rétro-


alvéolaire montrant une coronaire montrant une alvéolaire montrant une
fracture radiculaire au fracture radiculaire au fracture radiculaire au
tiers coronaire (1). tiers moyen (1). tiers apical (1).

3.1.1.3.1.1 Diagnostic
L’expression clinique de ces traumatismes peut être multiple (137). Le
fragment coronaire, le plus souvent extrudé et déplacé vers le côté palatin
(ou lingual), il peut également garder une position normale (fractures du
tiers apical) (1). On peut observer un saignement dans le sulcus (1).
La couronne peut présenter une dyschromie (144). Figure 3-65: Le fragment
Lors de l’examen clinique, il est nécessaire de sonder la sertissure coronaire est déplacé en palatin
et un saignement dans le sulcus
gingivale afin de vérifier l’existence ou non d’une communication
(1).
entre le trait de fracture et l’environnement buccal.

Figure 3-66: Sondage de la Figure 3-67: Sondage de


sertissure en vestibulaire (1). la sertissure en palatin (1).

Les fractures radiculaires peuvent dans 40% des cas être associées à une fracture de l’os alvéolaire (137).
Les signes cliniques et radiologiques sont :

 Test de sensibilité : Le test de la sensibilité pulpaire peut être négatif initialement, suggérant
un dégât nerveux transitoire ou permanent (56).
Le test pulpaire électrique (EPT) doit être pratiqué. Avec ce test, il est possible de détecter une
section de la pulpe(114).

 Test à la percussion : La percussion est +/- douloureuse. Avec un son métallique si le fragment
coronaire est luxé et bloqué dans l’alvéole, ou un son mat si ce dernier est extrudé (1).
 Test de mobilité : Le degré de mobilité dépend de la situation du trait de fracture et de la
sévérité du traumatisme. Plus le trait de fracture est situé vers le tiers coronaire, plus la mobilité
est considérable. A contrario, si la situation est apicale, la dent peut présenter une mobilité
physiologique et le diagnostic de fracture radiculaire peut être dû à une découverte lors de
l’examen radiologique (1).
 Radiographie : Selon les dernières recommandations de l’IADT, les RX recommandées sont
(56) :

43
Chapitre 3 : Formes cliniques des traumatismes et conduite à tenir

-Une RX rétro alvéolaire parallèle ;


-2 RX supplémentaires prises avec différente angulations verticales et/ou horizontales ;
-Une RX occlusale.
Les fractures radiculaires peuvent être inaperçues sans RX supplémentaires.
Dans le cas où les moyens cités ci-dessus ne donnent pas suffisamment d’information pour le
plan de traitement, le CBCT peut être considéré afin de déterminer la localisation, l’étendue et
la direction de la facture.
Micheal et coll ont comparé le CBCT et la RX conventionnelle pour évaluer les fractures radiculaires,
à la suite ils ont rapporté que les images CBCT étaient supérieures à la RX conventionnelle (145).
Bernardes et coll ont comparé la RX conventionnelle et le CBCT sur 20 patients qui ont reçu un
traitement endodontique avec la suspicion de racine fracturée et ont rapporté que le CBCT était
statistiquement supérieur à la radiographie conventionnelle dans l'identification de la racine fracturée
(146).
Avsever et coll ont rapporté que sur les images radiographiques bidimensionnelles, les fractures
radiculaires ne peuvent pas être diagnostiquées avec précision ou ne peuvent pas être diagnostiquées du
tout en raison de la superposition des structures dentaires et des formations anatomiques (147).

Figure 3-68: Vue Figure 3-69: Reconstruction Figure 3-70: Cette reconstitution
coronale du CBCT, 3D du CBCT montrant deux isosurface CBCT 3D semi-transparente
illustrant deux lignes de lignes de fracture sur la 11 (Dr montrant le maxillaire d'un patient de 22
fracture aux tiers coronal Yosef Nahmias, Dr Ali ans qui est tombé en faisant du vélo. Une
et apical de la 11 (Dr Fatemi). image 3D segmentée et des
Yosef Nahmias, Dr Ali reconstitutions en coupe montrent les
Fatemi). fractures radiculaires transversales des
incisives latérales et centrales du
maxillaire droite et gauche (Dr Levin).
3.1.1.3.1.2 Traitement
De nombreuses études ont montré que les dents présentant une fracture radiculaire peuvent conserver
une vitalité pulpaire à condition que le traitement soit entrepris rapidement (148).
En fonction de la localisation du trait de fracture, la conduite à tenir ne va pas être la même (101).
3.1.1.3.1.2.1 Fracture radiculaire du tiers apical
C’est la situation la plus favorable. Dans la plupart des cas, on n’observe pas de déplacement et aucune
mobilité pathologique du fragment coronaire. L’abstention et la surveillance sont alors de règle. La
réparation se fait le plus fréquemment par tissu dur. Parfois, le fragment apical peut se résorber (1).

44
Chapitre 3 : Formes cliniques des traumatismes et conduite à tenir

Néanmoins, dans de rares cas, un traumatisme plus sévère peut entraîner une fracture de la table osseuse
externe. Le fragment apical est alors extrait au moyen d’un lambeau chirurgical, le fragment coronaire
obturé a rétro et le canal endodontique avec de la gutta-percha (1).

Figure 3-71 : Vue Figure 3-72: Figure 3-74: A 9


clinique d'une fracture Figure 3-73: A
Radiographie 4 mois post- mois post-
radiculaire du tiers correspondante traumatique
(apical: aucun signe traumatique (1).
(1). ( résorption) (1).
clinique et aucune
symptomatologie (1).

3.1.1.3.1.2.2 Fracture radiculaire du tiers moyen


Les fractures du tiers moyen sont les plus fréquentes, Elles peuvent être uniques ou multiples, complètes
ou incomplètes (1).
Les DPI présentant une fracture incomplète se réparent spontanément sans réalignement (149).
Pour les dents matures (1), et selon les dernières recommandations de l’IADT (56), le fragment coronal
doit être replacé dès que possible dans sa position originelle aussi précisément que possible en vérifiant
le repositionnement à la RX, puis Stabiliser le fragment coronal mobile avec une contention passive et
flexible (avec une résine adhésive et un fil orthodontique) (114) pendant 4 semaines. Déposer la
contention si la pulpe répond normalement et si les données radiographiques sont favorables. Si le
segment coronaire reste mobile après le retrait de la contention, il sera nécessaire de refaire une
contention pour une période plus longue (114).
Selon l’IADT, Aucun traitement endodontique ne doit être réalisé au RDV d’urgence, Il est conseillé de
surveiller la cicatrisation de la fracture et l’état de la pulpe pour au moins un an (56). Si l’absence de
réponse pulpaire se poursuit et la nécrose pulpaire est confirmée, si un inconfort fonctionnel ou une
douleur à la percussion apparaissent, ainsi qu’une radio-clarté autour du trait de fracture. Dans ces cas,
le protocole opératoire sera le suivant (114) :
1- Procéder au traitement endodontique du segment coronaire jusqu’au niveau du trait de fracture.
Débrider cette portion du canal et obturer avec du CaOH2 jusqu’à la fracture. La mise en place
d’un CaOH2 dans la partie coronaire du canal radiculaire va stimuler la formation d’un tissu
dur, permettant de fermer l’extrémité apicale du segment coronaire. La pulpe du segment apical
va subir une calcification progressive, qui va considérablement réduire l’espace canalaire. Après
confirmation de la fermeture radiculaire au niveau de la fracture, la cavité pulpaire coronaire est
obturée avec un ciment de scellement et de la gutta-percha, ou un ciment CVI conventionnel.
La couronne peut être blanchie en cas de dyschromie et reconstituée à l’aide d’une résine
composite. Habituellement, pour les dents traumatisées, une oblitération canalaire apparaît dans
le fragment apical, qui ne nécessite aucun traitement.

45
Chapitre 3 : Formes cliniques des traumatismes et conduite à tenir

2- En de rares occasions, la pulpe d’une dent avec fracture radiculaire peut être entièrement
inflammatoire et même nécrosée. Le diagnostic est fait soit par un inconfort durable même après
pulpotomie du fragment coronaire, ou par le développement d’une lésion apicale ou autour du
site de fracture. Dans certains cas, le traitement endodontique doit inclure les deux segments,
coronaire et apical, de la dent. Après débridement canalaire, obturer tout le canal au CaOH2 et
attendre les signes de guérison, avant d’obturer définitivement avec de la gutta percha et un
ciment de scellement.
3- Si le traitement canalaire échoue dans le segment apical, éliminer le fragment apical
chirurgicalement. Deux méthodes sont possibles : la première est l’apicoectomie, l’autre la
réimplantation intentionnelle. La seconde comprend l’extraction du fragment coronaire,
l’avulsion du fragment apical hors de son alvéole, puis la réimplantation du segment coronaire
dans sa position originelle. Suit l’étape 1 pour le traitement endodontique du fragment coronaire
(114).
La contention ne semble donc pas toujours nécessaire, surtout s’il n’y a pas de déplacement ou
si celui-ci est minime (1).

Figure 3-75: Schéma d'une fracture Figure 3-76: Schéma d'une fracture
radiculaire sans nécrose pulpaire (101). radiculaire avec nécrose pulpaire (101).

3.1.1.3.1.2.3 Fracture radiculaire du tiers cervical


Le traitement va dépendre de la communication ou non du trait de fracture avec l’environnement oral
(1).
En l’absence de communication et si le déplacement est de faible intensité, surtout si la dent est
immature, l’abstention et la surveillance sont recommandées. Une contention flexible pendant 4 mois
peut être instaurée (1).
En cas de communication, il est préférable de retirer le fragment coronaire. Il faut alors évaluer les
possibilités de conservation du fragment apical qui vont dépendre de la future possibilité prothétique
(récupération d’un espace biologique et d’un rapport couronne clinique/racine clinique favorable) (1).
Si le rapport couronne clinique/racine clinique est favorable pour supporter une couronne prothétique,
la racine doit être extrudée de façon chirurgicale ou orthodontique. Un rapport couronne clinique / racine
clinique défavorable peut être une indication d’extraction. Si le choix est d’extraire, il faut prévoir les
possibilités de restauration esthétique et fonctionnelle par une autotransplantation, un implant, une
prothèse fixée ou une fermeture orthodontique de l’espace (114).

46
Chapitre 3 : Formes cliniques des traumatismes et conduite à tenir

3.1.1.3.1.3 Suivi

Selon les dernières recommandations de l’IADT, Des contrôles cliniques et radiographiques sont
nécessaires (2,56):
•A 4 semaines ; ablation de la contention (pour fractures au 1/3 apical et 1/3 moyen)
•A 6-8 semaines
•A 4 mois ; ablation de la contention (pour fractures au 1/3 coronaire)
•A 6 mois
•A 1 an
•Puis tous les ans pendant au moins 5 ans
3.1.1.3.1.4 Pronostic

La guérison d’un tel traumatisme est très complexe, nécessitant la guérison de tous les tissus lésés :
cément-dentine-pulpe-parodonte et tissu osseux (1). Elle a été classée en quatre groupes d’après
Andreasen et Hjørting-Hansen (150):
1- Guérison avec des tissus durs : les points de contact entre les fragments de fracture sont fermés
et la ligne de fracture a disparu ou ne peut être tracé que de manière très ambiguë.
2- Accumulation de tissus durs et de tissus mous entre fragments de fracture.
3- Guérison avec accumulation de tissus mous entre les fragments de fracture : des zones
radioclaire peuvent être vues entre pièces de fracture en radiographie.
4- Pas de guérison : en raison de la nécrose pulpaire, radioclarté des zones peuvent être vues entre
les fragments de fracture et dans l'os alvéolaire en RX.

Figure 3-77: Figure 3-78: Schéma Figure 3-79: Schéma Figure 3-80: Schéma
Schéma montrent montrent une cicatrisation montrent une cicatrisation montent une absence
une cicatrisation par interposition d'os et de par interposition de tissu de cicatrisation avec
avec un tissu tissu conjonctif (101). conjonctif (101). interposition de tissu
calcifiée (101). de granulation (101).

Le pronostic des dents est influencé par différents facteurs tels que la situation du trait de fracture, l’âge
du patient, le stade de formation radiculaire, le degré de luxation et la mobilité du fragment coronaire,
ainsi que la largeur de la diastase entre les fragments (143,150,151). Les fractures du tiers cervical ont
un moins bon pronostic (150,152).
Les possibilités de réparation des racines fracturées sont équivalentes pour toutes les localisations (tiers
cervical, moyen ou apical), sous réserve que le traitement d’urgence – repositionnement et contention –
ait été correctement effectué (1).

47
Chapitre 3 : Formes cliniques des traumatismes et conduite à tenir

3.1.1.3.2 Fractures radiculaires verticales (FRV)


La FRV est définie comme étant une fracture longitudinale de la racine, qui s’étend du canal radiculaire
au parodonte (153).
La prévalence des FRV des dents permanentes était de 3 à 5 % dans les études rétrospectives, l'étiologie
étant multifactorielle (146,154).
Les FRV sont souvent dues à des traitements endodontiques utilisant une mise en forme et des forces de
compactage excessives et/ou des tenons intra radiculaires. Dans ces cas, le traitement le plus fréquent
est l’extraction (la dent n’étant pas conservable) (1). Pour les dents vitales, les traumatismes représentent
l’étiologie la plus fréquente (155).
Plusieurs RX (avec des incidences décalées) ainsi qu'un sondage parodontal
permettent d’objectiver l’étendue du trait de fracture (101).
Dans une étude réalisée sur des molaires extraites avec CBCT et RX périapicale,
Bassam Hassan et al ont trouvé que le CBCT était supérieur pour identifier la
fracture radiculaire verticale (156).

Figure 3-81: Vue axiale du CBCT montrant la ligne de fracture sur la deuxième prémolaire
supérieure droite (Dr Prashant P Juja, Dr Sushma P Juja).

Les manifestations des FRV sont variables, surtout au stade précoce de leur développement (157–160).
Elles peuvent inclure des poches parodontales profondes et étroites, la présence d'un tractus sinusal, un
gonflement ou un abcès parodontal, et la présentation d'une radiolucidité en forme de J ou de "halo" à
la radiographie. Il est toujours difficile de faire une distinction précise entre les FRV et les infections
endodontiques ou parodontales, car leurs caractéristiques cliniques sont généralement similaires (157–
161). Par conséquent, la plupart des FRV restent non détectées pendant une période prolongée jusqu'à
la manifestation de signes et/ou de symptômes cliniques et la destruction étendue de l'os et du parodonte
adjacents à la fracture (158,162–164).(162)
La FRV est un grand défi pour les dentistes pour son diagnostic et son traitement. Comme la dent
présente un mauvais pronostic, la modalité de traitement la plus courante est l'extraction (165).
Les traumatismes parodontaux (Luxations)

3.1.2.1 Concussion (Commotion)


La concussion est un traumatisme mineur des tissus parodontaux, elle résulte
généralement d’un choc frontal de faible intensité et représente rarement le motif de
consultation d’urgence (1).
Ce traumatisme n’entraine ni déplacement de la dent dans son alvéole ni atteinte des
fibres ligamentaires (166).

Figure 3-82: Concussion (56).

48
Chapitre 3 : Formes cliniques des traumatismes et conduite à tenir

3.1.2.1.1 Diagnostic
Leur diagnostic n’est pas évident à la simple inspection (36) et dans la
majorité des cas, aucun signe clinique n’est observé (1).
Un saignement au niveau du collet peut être observer (10), et parfois un
léger œdème (1,36).
Figure 3-83: Concussion de la 11,
Les signes cliniques et radiographiques sont : œdème et petit saignement gingival (1).
 Test de sensibilité : Généralement positifs (1,56).
 Test à la percussion : La dent est sensible à la mastication et à la percussion (1,10,56).
 Test de mobilité : La mobilité est physiologique (normale) (1,10,56).
 Radiographie :Absence d’anomalie à la radio (56) {pas d’épaississement du ligament
parodontal (3) }
- Une RX rétro-alvéolaire est généralement suffisante, mais en cas de suspicion de fracture
radiculaire plusieurs incidences seront nécessaires (1,56).
3.1.2.1.2 Traitement
Ce traumatisme ne nécessite pas de traitement ni de contention (1,10,56). Un meulage sélectif occlusal
si on constate des prématurités afin d'éviter les microtraumatismes (101).
Les recommandations (1) :
- une hygiène dentaire rigoureuse avec une brosse à dents souple ;
- alimentation molle pendant 1 semaine en cas de douleur a la mastication ;
- une prescription d'un bain de bouche pendant 1 semaine et antalgiques.
3.1.2.1.3 Suivi
Un suivi radio-clinique à 4 semaines, 2 mois puis à un an est nécessaire (2,56,167).
3.1.2.1.4 Pronostic
Le pronostic est excellent. Dix ans après le traumatisme, on observe que (168) :
- 100% des dents immatures restent vitales ;
- 3% des dents matures se nécrosent ;
- 4% des dents matures présentent une résorption de surface auto-limitante.

3.1.2.2 Subluxation
La subluxation est un traumatisme des tissus parodontaux plus important que la
concussion, elle s’accompagne d’une augmentation de la mobilité suite à la rupture de
certaines fibres desmodontales, et n’entraine pas de déplacement de la dent dans son
alvéole (1,10,56,101).
La circulation sanguine de la pulpe peut être affectée, surtout si la dent est mature (169).
Les traumatismes mineurs tels que concussion et subluxation représentent 7% de tous
les traumatismes (95) et entre 30 à 77% des traumatismes de luxation (170,171).
Figure 3-84: Subluxation (56).

49
Chapitre 3 : Formes cliniques des traumatismes et conduite à tenir

3.1.2.2.1 Diagnostic
Le patient se plaint d’une sensation de dent plus « longue » (1).
Un saignement gingival au niveau du sulcus est observé lors de l’examen clinique
(1).

Figure 3-85: Subluxation de la 21, saignement sulculaire


avec œdème gingival (1).

Les signes cliniques et radiographies sont :

 Tests de sensibilité : Ils sont exacerbés par rapport aux dents controlatérales(1). Dans de rares
cas, ils peuvent être initialement négatifs (56,172).
 Test à la percussion : La percussion est douloureuse (1,10,56) et émet un son sourd (10).
 Test de mobilité : La mobilité est augmentée dans le sens vestibulo-lingual (1,10,56)
 Radiographie : La RX est généralement normale et peut révéler un élargissement desmodontal
(1,2,8,61).
Les RX recommandées (56) :
-une rétro-alvéolaire parallèle ;
-2 RX supplémentaires prises avec différente angulations verticales et/ou
horizontales ;
-Une RX occlusale.

Figure 3-86: Vue sagittale du CBCT montrant un élargissement de l'espace du ligament parodontal
suggérant une subluxation (Dr Yosef Nahmias, Dr Ali Fatemi).

3.1.2.2.2 Traitement
Le traitement consiste en :
-Une alimentation molle pendant 1 à 2 semaines (1,101) ;
-Une contention souple pendant 1 à 2 mais seulement s’il y a une mobilité excessive ou sensibilité
sur la dent en mangeant (1,56) ;
-Une décharge de l’occlusion en ajoutant des plots de composite sur les dents postérieures en cas de
douleur à la mastication (1,101) ;
-Une hygiène dentaire rigoureuse en utilisant une brosse à dents chirurgicale et des bains de bouche
pendant 1 semaine (1).
3.1.2.2.3 Suivi
Selon l’IADT, un contrôle clinique et radiologique doit être effectué. Ces rappels sont pratiqués à 2
semaines (retrait de la contention si celle-ci a été effectuée), 3 mois, 6 mois puis à 1 an (2,56)
3.1.2.2.4 Pronostic
Le pronostic est favorable.
A 10 ans, on observe une conservation de la vitalité pulpaire dans (168):
– 100% des cas pour les dents immatures ;
50
Chapitre 3 : Formes cliniques des traumatismes et conduite à tenir

– 80% des cas pour les dents matures ;


– 10% de calcifications.
A 10 ans, on observe une réparation ligamentaire dans (168):
– 89% des cas pour les dents immatures ;
– 80% des cas pour les dents matures.
3.1.2.3 Extrusion (expulsion partielle)
La luxation extrusive est un déplacement partiel de la dent en dehors de son alvéole selon une
direction axiale (1,56) suit à un choc violent et oblique (173). Le ligament parodontal et le
paquet vasculo-nerveux sont sévèrement atteints (étirement ou déchirure) (36).
Pour Ritwik et coll, les extrusions et les luxations latérales se placent en première position
avec un pourcentage de 26%, devant les fractures coronaires (25%) (174).

Figure 3-87: Extrusion (56).


3.1.2.3.1 Diagnostic
La dent traumatisée paraît plus longue que les controlatérales, avec une couronne généralement incliné
en palatin (1,56).
Un œdème et un saignement cervical plus au moins
important sont constatés (1,36).
L’occlusion peut être perturbée (1).
Figure 3-88:(1) Extrusion de la 11, la dent paraît
Les signes cliniques et radiographiques sont : plus longue (2) Extrusion sévère de la 21 (1).

 Tests de sensibilité : Ils sont le plus


souvent négatifs et dépendent de la sévérité de l’extrusion (1,10,36,56).
 Test à la percussion : La percussion émet un son sourd et peut être douloureuse (1).
 Test de mobilité : La mobilité est augmentée (1,10,36,56).
 Radiographie : On note (173,175,176) :
-un élargissement plus ou moins important de l’espace desmodontal au niveau des faces
mésiale et distale de la racine ;
-une vacuité dans la région apicale.
Les RX recommandées (1,56) :
-une rétro-alvéolaire parallèle ;
Figure 3-89: Extrusion sévère de la 21
-une RX occlusale ; associée à une fracture alvéolaire.
-2 RX supplémentaires prises avec différente Radiographie occlusale montrant une
racine plus courte (apex déplacé en
angulations verticale et/ ou horizontale.
vestibulaire) et une vacuité apicale (1).

La réponse négative de la dent aux tests de sensibilité ne doit en aucun cas entraîner un traitement
endodontique systématique dès la première séance (1). Il faut plusieurs semaines pour que les tests de
vitalité soient exploitables : la sidération pulpaire peut être longue et le test de vitalité peut devenir
positif seulement 2 ou 3 mois après le traumatisme (175,176).

51
Chapitre 3 : Formes cliniques des traumatismes et conduite à tenir

Des fractures de l’os alvéolaire peuvent être observés dans les cas sévères (1).
Il est nécessaire de faire le diagnostic différentiel entre déplacement et immaturité de la dent (1).
Le diagnostic différentiel de l’extrusion avec la luxation latérale se fait par le test de mobilité. Dans la
seconde situation, la dent est immobile et bloquée dans son alvéole (1).
3.1.2.3.2 Traitement
Le traitement consiste en :
 Un repositionnement de la dent dans son alvéole via une pression digitale douce (1,10,56).
En cas de déplacement sévère, le repositionnement se fait sous anesthésie locale
(1,10,56)(préférer l’anesthésie sans vasoconstricteur car ce dernier pourrait retarder la
cicatrisation pulpaire et parodontale) (177).
 Une stabilisation de la dent avec une contention souple pendant 2 semaines (1,10,56). En cas de
fracture alvéolaire associée , la contention sera laisser au moins 4 semaines (1,56).
 Une prescription d’un bain de bouche pendant une semaine, des antalgiques et une hygiène
bucco-dentaire avec brosse à dent chirurgicale (1,101).

Remarques :
- Plus la consultation d’urgence est éloignée du traumatisme, plus il est difficile de repositionner la
dent (1,36).
- En cas de fracture coronaire associée , l’urgence première consiste à traiter l’extrusion (1).
3.1.2.3.3 Suivi
L’IADT recommande un RDV de contrôle radio-clinique à 2 semaines (déposer de la contention), à un
mois, 2 mois, 3 mois, 6mois, à un an puis tous les ans pendant au moins 5 ans (2,56) pour évaluer l’état
pulpaire et intercepter une éventuelle nécrose pulpaire et/ou des phénomènes de résorption (176).
Lorsque la dent est immature, on va particulièrement suivre la poursuite ou l’arrêt de l’édification
radiculaire (1).
3.1.2.3.4 Pronostic
Selon les auteurs et les études, les facteurs pronostics varient et sont illustrés dans le tableau ci-dessous
(175,178–180) :
Tableau 3-4: Les facteurs pronostics d'une extrusion (1).

Pronostic favorable Pronostic défavorable


Délai d’intervention (178) < 3 heures > 3 heures
Repositionnement (1) Adéquat insuffisant ou forcé
Degré de maturité radiculaire (168,178) apex ouvert > 0,5 mm apex fermé ou < 0,5 mm
Sévérité du traumatisme (178) déplacement < 3 mm déplacement > 6 mm
Fracture coronaire associée DPM (169,173) Non Oui
DPI Non Non significatif
Interférence occlusale (168) Non Oui
Trois complications sont possibles (1,168):
- la nécrose ;
- l’oblitération canalaire ;

52
Chapitre 3 : Formes cliniques des traumatismes et conduite à tenir

- la résorption radiculaire inflammatoire.


- pour la dent immature, la nécrose est rare mais l'oblitération canalaire est fréquente ;
- pour la dent mature, la nécrose est fréquente et l'oblitération canalaire rare (168,179).
3.1.2.4 Luxation latérale
La dent est déplacée dans une direction autre qu’axiale (latérale) et bloquée dans une nouvelle position,
le plus souvent en palatin/ lingual. Elle fait suite à un traumatisme sévère, généralement frontal. Elle
s’accompagne systématiquement d’une fracture de l’os alvéolaire vestibulaire ou lingual/palatin (1).
Le ligament parodontal subit un écrasement d’un côté et un étirement du côté opposé.
Le paquet vasculo-nerveux apical est rompu (1).
Ces traumatismes sont particulièrement fréquents chez les enfants entre 8 et 12 ans.
Ils représentent 15 à 61% des traumatismes des dents permanentes (179).

Figure 3-90: Luxation latérale (101).


3.1.2.4.1 Diagnostic
Les signes cliniques et radiographiques sont :

 Signes cliniques : La palpation vestibulaire peut mettre en évidence l’apex de la dent luxée (1).
L’occlusion peut être perturbée (1)
 Test de sensibilité : Probablement pas de réponse au test de la sensibilité pulpaire (56).
 Test à la percussion : La dent est sensible à la percussion et émet un son métallique aigu
(ankylose) (1,10,56)
 Test de mobilité : La dent est immobile et fermement bloquée dans sa nouvelle position
(1,56).
 Radiographie : Selon l’IADT, les radiographies recommandées sont (56) :

-Une RX rétro-alvéolaire parallèle qui renseigne sur le volume pulpaire et le stade


d’édification radiculaire (DPI) ;
-2RX supplémentaires prises avec différente angulations verticales et/ou horizontales
afin d’observer une éventuelle fracture alvéolaire ;
-Une RX occlusale qui objective le mieux le degré du déplacement et l’élargissement
ligamentaire.

Figure 3-91: Figure 3-92: Figure 3-93: Figure 3-94: Figure 3-95: RX
Luxation de la 21 Luxation de la Luxation des 21 et RX rétro- occlusale
et 22, et une 11, couronne 22 avec fracture alvéolaire (1). indiquant
fracture coronaire déplacée en alvéolaire associée précisément le
de la 21 (1). direction et lacération du degré de
palatine (1). frein médian (1). déplacement (1).

53
Chapitre 3 : Formes cliniques des traumatismes et conduite à tenir

Pour les dents immatures, un test négatif ne doit pas conduire à un traitement d’apexification
systématique, mais un suivi très régulier doit être institué (168,181). En cas de signes cliniques (abcès,
fistule) et/ou RX (résorption radiculaire inflammatoire) indiquant la nécrose pulpaire, un traitement
endodontique approprié est effectué.
3.1.2.4.2 Traitement
Selon les dernières recommandations de l’IADT (56):

 Si le délai de consultation est inférieur à 48 h : repositionnement manuel sous anesthésie locale,


et si le délai est supérieur à 48 h : repositionnement orthodontique

Figure 3-96: Traitement ODF à 3 mois Figure 3-97: A 2 mois post-traumatisme (1).
post-traumatisme (1).

 Stabilisation de la dent avec une contention souple (flexible) pendant 4 semaines, en cas de
solution de continuité de l’os marginal ou du mur de l’os alvéolaire, une prolongation de la durée
de contention serait nécessaire ;
 Privilégier une alimentation molle pendant une à 2 semaines (1) ;
 Une prescription d’un bain de bouche pendant une semaine, des antalgiques et une hygiène
bucco-dentaire avec brosse à dent souple (1) .
 Surveiller l’état pulpaire avec des tests de sensibilité pulpaire dans les RDV de contrôle, Si la
pulpe se nécrose et il y a signes de la résorption inflammatoire externe (liée à infection), le
traitement canalaire doit être initié dès que possible.

Figure 3-98: Luxation de Figure 3-99 : Occlusion Figure 3-100:


la 21 et 22 associées à une perturbée (1). Repositionnement de la 21 et
extrusion (1). 22 (1).

Figure 3-101: Contention (1). Figure 3-102: A 3 semaines Figure 3-103 : Retrait de la
post-traumatique (1). contention (1).

54
Chapitre 3 : Formes cliniques des traumatismes et conduite à tenir

3.1.2.4.3 Suivi
Selon les dernières recommandations de l’IADT(2,56), des contrôles radio-cliniques sont nécessaires à
2semaines, 4 semaines (ablation de la contention), 8 semaines, 12 semaines, 6 mois, un an, puis tous les
ans pendant au moins 5 ans.
Dès l’apparition de mauvais signes, un traitement est souvent nécessaire (56).
En cas de nécrose d’une dent permanente mature, un traitement canalaire doit commencer en utilisant
un antibiotique-corticoïde ou CaOH2 comme médicament intra-canalaire pour éviter l’apparition de la
résorption inflammatoire externe (liée à infection) (56).
3.1.2.4.4 Pronostic
Le pronostic est réservé car la luxation latérale entraîne un fort pourcentage de nécroses pulpaires
(168,179) :
-10% sur dent immature ;
-75% sur dent mature et dans le cas d'un déplacement supérieur à 2mm.
Lorsque la dent présente en plus une fracture coronaire, ce risque est multiplié par dix pour une dent
immature et il est proche de 93% pour une dent mature (182).
La littérature rapporte également un fort pourcentage de calcifications canalaires (183,184) :
- 70% sur dent immature ;
- 10% sur dent mature.
Les complications parodontales ne sont pas les plus fréquentes (moins de 10% des cas). Les dents
matures sont les plus susceptibles : résorptions de surface localisées apicalement le plus souvent
(29,5%), résorption inflammatoire au niveau du tiers moyen ou cervical (2,6%). De rares cas de
résorptions de remplacement peuvent être observés, uniquement sur des dents matures (0,8%) (95,166).
Toutes les études s’accordent à dire que les dents immatures ont un meilleur pronostic que les dents
matures, où la vascularisation tant apicale que ligamentaire est plus réduite (136).
Différents facteurs influencent le pronostic (1) :
-le stade d’édification radiculaire ;
-la sévérité de la luxation (supérieur à 3 mm de déplacement) ;
-le temps écoulé entre le traumatisme et le repositionnement ;
-la présence d’une fracture coronaire associée, la contamination bactérienne de la pulpe et du
ligament parodontal.

55
Chapitre 3 : Formes cliniques des traumatismes et conduite à tenir

3.1.2.5 Intrusion (impaction)


L’intrusion est Le déplacement axial de la dent en direction apicale. Elle peut être
partielle ou totale avec enfouissement complet de la couronne dentaire (10), elle
représente la forme la plus sévère des luxations ,et fait souvent suite à un choc axial (1).
Ce traumatisme force la dent dans son alvéole, comprime le paquet vasculo-nerveux
(risque de nécrose pulpaire très important),lèse les fibres desmodontales et présent un
risque de fracture et/ou de perforation de l'os alvéolaire (1).

Figure 3-104: Intrusion (56).

L’intrusion représente 5 à 12% des traumatismes de luxation (185,186) et 0,3 à 1,9% des traumatismes
des dent permanentes (187,188). Elle survient le plus souvent chez les enfants entre 6 et 12 ans et
n’affecte généralement qu’une seule dent (l’incisive centrale ou latérale supérieure) (187).
58,3% des fractures coronaires sans exposition pulpaire sont associées aux impactions (187).

Figure 3-105: (1) Impactions des 11 et 21 chez un enfant de 7 ans et demi (2) Impactions sévères des
11 et 21 associées à des fractures coronaires (3) Difficulté clinique de connaître le degré d’impaction et
le retard d’éruption en dentition mixte (1).

3.1.2.5.1 Diagnostic
La dent parait plus courte que les controlatérales (1).
Les signes cliniques et radiographiques sont :

 Test de sensibilité : Il est le plus souvent négatif (9 fois sur 10) (189).
 Test à la percussion : La percussion est douloureuse et émet un son métallique (ankylose)
(1,10,56).
 Test de mobilité : La dent peut avoir une mobilité normale (1),comme elle peut être immobile
(bloquée dans son alvéole)(56).
 Radiographie : L’espace ligamentaire pourrait ne pas être visible pour toute la racine ou
partiellement (surtout apicalement), la jonction amélo-cémentaire est localisée plus apicalement
à la dent intruse qu’à la dent adjacente intacte (56).
-RX recommandées (56) :
•Une RX rétro-alvéolaire parallèle ;
•2 RX supplémentaires prises avec différente angulations verticales et/ou horizontales ;
•Une RX occlusale.
-L’examen radiographique permet de déterminer (190) :
•le degré d’impaction,

56
Chapitre 3 : Formes cliniques des traumatismes et conduite à tenir

•le stade d’édification radiculaire,


•la présence d’une fracture alvéolaire ou radiculaire,
•le dommage éventuel des dents controlatérales,
•le diagnostic différentiel entre une fracture coronaire (impaction partielle) et une expulsion
(impaction totale) (1).
3.1.2.5.2 Traitement
Dents permanentes immatures (56) :

 Attendre la ré-éruption spontanée pour toutes les dents intruses indépendamment du degré de
l’impaction ;
 Traction orthodontique si absence de ré-éruption spontanée à 4 semaines post-traumatique ;
 Surveiller l’état pulpaire, si la pulpe devient nécrotique et infectée ou qu’il y a signes de
résorption inflammatoire externe, le traitement canalaire est indiqué et doit commencer dès que
possible (des traitements endodontiques adaptés aux dents immatures doivent être prodigués).
Dent permanentes matures (56) :

 Attendre la ré-éruption spontanée si le déplacement est moins de 3mm ;


 Traction chirurgicale de la dent avec une contention pendant 4 semaines ou un repositionnement
orthodontique avant l’apparition d’ankylose si absence de ré-éruption au bout de 8 semaines ;
 En cas d’intrusion entre 3-7mm, le repositionnement est chirurgical ou orthodontique ;
 En cas d’une intrusion supérieur à 7mm, faire un repositionnement chirurgical ;
 La pulpe d’une dent permanente mature qui a subi une intrusion devient presque toujours
nécrotique, donc le traitement canalaire doit commencer au bout de 2 semaines ou dès que la
position de la dent le permet. L’utiliser d’un antibiotique-corticoïde ou l’hydroxyde de calcium
comme médicament intra-canalaire permet de prévenir l’apparition de résorption inflammatoire
externe.
Des antalgiques et un bain de bouche sont également prescrits pendant 1 semaine (101).
3.1.2.5.3 Suivi
Selon les dernières recommandations de l’IADT(2,56), des contrôles radio-cliniques sont nécessaires à
2semaines, 4 semaines (ablation de la contention), 8 semaines, 12 semaines, 6 mois, un an, puis tous les
ans pendant au moins 5 ans.
3.1.2.5.4 Pronostic
On observe un pourcentage élevé de nécrose pulpaire (149) :

 63 à 68 % pour les dents immatures ;


 100 % pour les dents matures.
Seules les DPI peuvent présenter des oblitérations canalaires (168,188,191,192).
On observe également un pourcentage élevé de résorption de remplacement (191) :

 58% pour les dents immatures ;


 70% pour les dents matures.

57
Chapitre 3 : Formes cliniques des traumatismes et conduite à tenir

Certaines dents peuvent montrer une ankylose 5 à 10 ans après le traumatisme (191).
3.1.2.6 Luxation totale (expulsion)
La luxation totale est un traumatisme sévère qui induit une expulsion de la dent en dehors de son alvéole
, elle implique non seulement le tissu pulpaire, mais également le ligament parodontal (1).
L’expulsion des dents permanentes représente 0,5%-16% de toutes les TAD (193,194).
Ce traumatisme survient le plus souvent entre 7 et 10 ans (170),il est plus fréquent
pour les dents immatures que pour les dents matures en raison de la laxité
ligamentaire et de l’immaturité radiculaire (22,195).
Les incisives centrales maxillaires sont les plus fréquemment
touchées (11).

Figure 3-106: Luxation totale (expulsion) (http://www.dentaltraumaguide.org/).


Figure 3-107:
3.1.2.6.1 Diagnostic Expulsion de la 11
(1).
Examen clinique :
Si la dent a été retrouvé, la racine doit être contrôler afin d’éliminer une éventuelle fracture radiculaire
du tiers apical avec un apex résiduel dans l’alvéole (1).
En l’absence de la dent expulsée, une RX est réalisée pour éliminer l’éventualité d’une impaction
complète (1).
La palpation des rebords alvéolaires vestibulaires peut mettre en évidence une fracture alvéolaire
associée (1).
Examen radiographique :
Cette examen permet de mettre en évidence une éventuelle fracture alvéolaire associée (1).
Les RX recommandées (1) :
•une RX occlusale ;
•2 clichés rétro-alvéolaires d’incidences
dissociées mésiale et distale.
Figure 3-108: Fracture alvéolaire Figure 3-109: Vérifier
associée à une expulsion de la 11 (1). l'intégrité de la racine (1).
3.1.2.6.2 Traitement
Le traitement dépend de plusieurs facteurs (196) :
- stade de maturation radiculaire (apex ouvert ou fermé) ;
- l’état des cellules du ligament alvéolo-dentaire, qui dépend du :
• temps extra-alvéolaire ;
• milieu de conservation de la dent.

58
Chapitre 3 : Formes cliniques des traumatismes et conduite à tenir

Il est primordial pour le praticien d’évaluer l’état des cellules du ligament alvéolo-dentaire en classant
la dent expulsée dans un des trois groupes ci-dessous (tableau 3-5) avant le traitement (196):
Tableau 3-5 : Etat des cellules du ligament alvéolo-dentaire d’une dent expulsée.

Les cellules du desmodonte Les cellules du desmodonte Les cellules du desmodonte


sont vraisemblablement sont peut-être viables mais sont vraisemblablement non-
viables compromises viables
Dent réimplanté Dent stocké dans un milieu de Durée de déshydratation extra-
immédiatement sur le lieu de conservation et une durée de alvéolaire supérieur à 60 min
l’accident ou dans un espace de déshydratation extra-alvéolaire avec ou sans conservation de la
temps très court (15 min) inférieur à 60 min dent dans un milieu de
stockage.

Ces trois groupes donnent des renseignements au dentiste sur le pronostic de la dent et guide les
décisions thérapeutiques (196).
3.1.2.6.2.1 Milieux de conservation de la dent
Aucune cellule du ligament alvéolo-dentaire ne pourra survivre après une heure de conservation à sec,
induisant ainsi une résorption de remplacement et une ankylose (197) , donc en vue d’une réimplantation
différée, un milieu de conservation adaptée est indispensable (198).
Selon l’IADT, les milieux de conservation dans un ordre de préférence descendent sont (196) :

 Le lait ;
 HBSS (Hanks’ Balanced Salt Solution) ;
 salive ou sérum physiologique ;
 bien que l’eau est un moyen médiocre, c’est mieux que de laisser la dent déshydrater dans l’air
(194,199).
3.1.2.6.2.2 Réimplantation sur le lieu de l’accident (Traitement d’urgence)
La réimplantation immédiate de la dent expulsée sur les lieux de l’accident est le meilleur traitement,
selon les recommandations de l’IADT, il faut (196):

 Maintenir le patient au calme ;


 Tenter de replacer la dent dans son alvéole en évitant de toucher la racine ;
 Si la dent est souillée, la rincer délicatement avec du lait, sérum physiologique ou de la salive
(194,199) ;
 Maintenir la dent replacée en mordant sur une compresse, un mouchoir ou une serviette.

3.1.2.6.2.3 La dent a été réimplantée avant l’arrivée du patient au cabinet (sur le lieu de
l’accident)
Selon les dernières recommandations de l’IADT, le traitement consiste en (196) :

 Un nettoyage de la zone au sérum physiologique ou à la chlorhexidine ;


 une vérification clinique et radiographique du bon repositionnement de la dent ;
 si nécessaire,une anesthésie locale, de préférence sans vasoconstricteur ;
 une contention flexible pendant 2 semaines , cette durée est prolongée pour les DPI courtes ;
 une contention plus rigide pendant 4 semaines en cas de fracture alvéolaire associée ;

59
Chapitre 3 : Formes cliniques des traumatismes et conduite à tenir

 une suture des lacérations gingivales ,si elles sont présentes ;


 si la dent est mature : Commencer le traitement canalaire dans 2 les semaines suivant la
réimplantation ;
 si la dent est immature : surveillance (une revascularisation spontanée est possible),en cas de
complications , une thérapeutique d’apexification, de revascularisation (200,201) ou un
traitement endodontique est instauré ;
 une administration systémique d’une antibiothérapie (202,203) ;
 une vérification du statut antitétanique (204), en cas de non-couverture, le patient est alors dirigé
vers son médecin traitant dans les 48h (205) ;
 instructions post-opératoires.
3.1.2.6.2.4 Temps extra-alvéolaire inférieur à 60 min ou dent conservée dans un milieu de
transport adapté
Le traitement consiste en (196) :

 Un retrait des débris de la surface dentaire en secouant la dent doucement dans son milieu de
conservation ou par rinçage au sérum physiologique ;
 une anesthésie locale, de préférence sans vasoconstricteur ;
 une irrigation de l’alvéole au sérum physiologique ;

Figure 3-110: Rinçage de l'alvéole


avec du sérum physiologique (1).

 une réimplantation de la dent avec une pression légère ;


 une vérification clinique et radiologique du bon
repositionnement de la dent ;
 suivre les mêmes instructions précédemment cités dans la prise
en charge d’une dent réimplantés avant l’arrivée du patient au
cabinet (sur le lieu de l’accident). Figure 3-111: Réimplantation de la
dent en la tenant par la couronne (1).

3.1.2.6.2.5 Temps extra-alvéolaire supérieur à 60 min ou dent conservée dans un milieu de


stockage non physiologique
De ce cas , le traitement d’une dent permanente mature et d’une DPI est le même (1).
La prise en charge consiste à suivre les mêmes instructions précédemment citées pour une dent
réimplantée en cas d’un Temps extra-alvéolaire inférieur à 60 min ou dent conservée dans un milieu de
transport adapté, à la seule différence qu’un traitement endodontique extra-alvéolaire est possible (1).
La réimplantation d’une dent permanente est presque toujours la bonne décision même si la durée extra-
orale est supérieure à 60 min, cette thérapeutique permet (196) :

 une restauration temporaire de l’esthétique et de la fonction ;


 de maintenir le contour de l’os alvéolaire, dans sa hauteur et sa largeur ;
 de laisser plus d’options thérapeutiques dans le future.
Les parents doivent être informés qu’une décoronation ou une autre procédure comme
l’autotransplantation serait nécessaire plus tard (196).

60
Chapitre 3 : Formes cliniques des traumatismes et conduite à tenir

3.1.2.6.2.6 Prescription
Les antibiotiques :Une antibiothérapie systémique après la réimplantation est recommandée
pendant 7 à 10 jours (1,196).
L’amoxicilline (pénicilline) reste le premier choix dû à son efficacité sur la flore buccale et à l’incidence
basse de ces effets secondaires (196). D’autres antibiotiques doivent être envisagés en cas d’allergie à
la pénicilline.
Les tétracyclines sont des antibiotiques adaptés à utiliser en particulier grâce à leurs effets antibactériens,
anti-inflammatoires et leur potentiel de réduire la résorption radiculaire. Elles sont prescrites à des doses
classiques selon l’âge et le poids du patient. Cependant, il faut prendre en compte le risque de
dyschromie des dents permanentes, donc elles ne sont généralement pas recommandées pour les patients
de moins de 12 ans (206).
Les antalgiques :Une prescription d’antalgique classique peut être donnée (1).
Hygiène bucco-dentaire : Une brosse à dents chirurgicale et un bain de bouche biquotidien à la
chlorhexidine (0,1%) sont prescrits jusqu’à la dépose de la contention (1).
3.1.2.6.2.7 Instructions au patient (aux parents)
Pour une cicatrisation optimale et une prévention d’un traumatisme secondaire. Des instructions doivent
être donnés aux patients, aux parents ou aux représentants légaux des jeunes enfants, ces instructions
sont (196):

 Éviter la participation aux sports de contact ;


 Maintenir un régime alimentaire mou jusqu’à 2 semaines après l’incident (207) ;
 Brosser les dents avec une brosse à dent souple après chaque repas ;
 Utiliser un bain de bouche à chlorhexidine 0,12% deux fois par jour pendant 2 semaines.
3.1.2.6.2.8 Les contres indications à la réimplantation
L’indication thérapeutique d’une expulsion dentaire est la réimplantation. Celle-ci devrait être tentée
dans la majorité des cas, cependant quelques situations contre-indiquent la réimplantation de la dent
permanente dans le cas (208) :

 d’une pathologie générale, notamment pour les patients présentant un risque infectieux, des
déficits immunitaires congénitaux ou acquis… ;
 d’un gros fracas osseux ;
 d’un délabrement important de la dent avulsée (caries, fracture) (194,209) ;
 d’handicap cognitif sévère requérant une sédation (196) ;
 d’un patient non-coopératif (196) ;
 d’une expulsion d’une dent temporaire (36)
3.1.2.6.3 Suivi
Un suivi radio-clinique d’une dent réimplanté est nécessaire à 2 semaines (ablation de la contention), 4
semaines, 6-8 semaines, 3 mois, 6 mois, 1 an et puis tous les ans pour au moins 5 ans (194,210–213).

61
Chapitre 3 : Formes cliniques des traumatismes et conduite à tenir

3.1.2.6.4 Pronostic
3.1.2.6.5 Les facteurs de pronostic
La maturité apicale : La cicatrisation du ligament parodontal est significativement moins bonne pour
les dents matures. Plus le stade d’édification radiculaire est avancé, moins la possibilité de
revascularisation pulpaire est bonne (1).
Le délai de réimplantation : La réimplantation immédiate favorise de manière significative la guérison
pulpaire et parodontale. Même pour une dent conservée en milieu humide, les chances de
revascularisation pulpaire sont fortement diminuées après 5 min et les possibilités de réparation
parodontale après 20 min. Si la dent est remise en place immédiatement et en fonction du stade
d’évolution radiculaire, on obtient un taux de guérison du ligament de 85 à 97% et une revascularisation
pulpaire des dents immatures dans 41 à 93% des cas (1).
La prise en charge endodontique des dents permanentes matures : Le traitement endodontique est
nécessaire. En revanche, il est recommandé d’attendre 1 semaine pour la phase de CaOH2 afin de ne
pas affecter la réparation du ligament parodontal. La pulpe est certes nécrosée, mais pas encore infectée,
les toxines bactériennes n’ayant pas encore eu le temps d’engendrer des phénomènes inflammatoires.
Les dents nécessitant une thérapeutique prolongée avec l’hydroxyde du CaOH2 présentent
significativement plus de complications que celles dont le traitement endodontique final a été réalisé
plus précocement (214).
Le milieu de conservation : L’utilisation d’un milieu de conservation inapproprié augmente
potentiellement le risque de nécrose des cellules du ligament parodontal et donc le taux de complication.
Il est considéré comme physiologique s’il se rapproche des conditions de vie des cellules ligamentaires
dans leur environnement buccal. Pour le tissu pulpaire, ce facteur semble moins décisif. Quel que soit
le milieu, il faut une conservation maximum de 5 minutes (196).
Traumatismes alvéolaires (osseux)

Un TAD, en particulier une luxation ou une avulsion, peut provoquer des fractures de l'os alvéolaire
(215) qui sont souvent compliquées par des lésions des tissus mous (216).
Les fractures de l’os alvéolaire prédominent aux incisives supérieures et touchent généralement
plusieurs dents(1). Elles représentent 5.5% des TAD (217,218).
Selon la classification de d’Andreasen (219), les fractures des bases osseuses suit le plan suivant :

 Fracture comminutive de l’alvéole (en plusieurs morceaux) : l’os alvéolaire est comprimé ou
écrasé ;
 Fracture du mur alvéolaire : Fracture d’une paroi alvéolaire (vestibulaire ou linguale) ;
 Fracture du procès alvéolaire : Fracture alvéolaire complète qui s’étend tout au long de l’os
(de la paroi vestibulaire à la paroi linguale/ palatine) ,elles surviennent généralement chez les
patients plus âgés (1) ;
 Fracture de la mandibule ou du maxillaire.

62
Chapitre 3 : Formes cliniques des traumatismes et conduite à tenir

3.1.3.1 Les fractures alvéolaires


Les Fractures alvéolaires sont illustrées dans le tableau ci-dessous :
Tableau 3-6: Les fractures alvéolaires : diagnostic, traitement et suivi.

Signes cliniques Radiographies Traitement Suivi


-mobilité dentaire -Les lignes de Le traitement est Des contrôles
Fracture du unitaire (36) ; fractures pourraient celui de la luxation radio-cliniques
mur -tuméfaction et se trouver à dentaire sont nécessaires
alvéolaire des ecchymoses n’importe quel Selon l’IADT (56), à (2,56) :
de la muqueuse niveau, de l’os le traitement •4 semaines
gingivale (36) ; marginal à l’apex de consiste à: (ablation de la
-Les tests de la dent (56). -réduire la fracture contention) ;
vitalité pulpaire -RX recommandées par pression •6-8 semaines,
sont le plus (56) : digitale, sous •4 mois,
souvent perturbés •Une RX rétro- anesthésie ; •6 mois,
(36). alvéolaire parallèle ; -Stabiliser le •1 an Puis tous
•2 RX segment par une les ans pendant
supplémentaires contention flexible au moins 5 ans.
prises avec différente des dents pendant 4
angulations semaines ;
-déplacement de verticales et/ou -Sutures les
Fracture du fragment avec une horizontales lacérations
procès perturbation de •Une RX occlusale gingivales si
alvéolaire l’occlusion (1) ; •Dans le cas où les présentes ;
- mobilité de moyens cités ci- -prescrire un bain
plusieurs dent en dessus ne donnent de bouche pendant
monobloc (36) ; pas suffisamment 1 semaine et
-Les dents dans le d’information, on d’antalgique,
segment fracturé peut avoir recours à -prescrire une
pourrait ne pas la panoramique et à couverture
répondre au test un examen 3D type antibiotique
de la sensibilité scanner/cône beam (pénicillines ou
pulpaire (56) ; afin de déterminer la macrolides si
-saignement et localisation, allergie aux
une tuméfaction l’étendue et la bétalactamines) en
(36). direction de la cas de plaies
facture. contaminées (220).
•Le traitement
canalaire est
contre-indiqué à la
visite d’urgence
(56).

63
Chapitre 3 : Formes cliniques des traumatismes et conduite à tenir

Figure 3-112 : Fracture dentoalvéolaire sévèrement déplacée. (a)-(b) Déplacement sévère des dents
antérieures supérieures, perte de l'os alvéolaire de soutien et lésion de la gencive. (c) Dents
repositionnées, résine composite et attelle métallique placé. (d) Suivi postopératoire montrant une
dentition stable et des tissus mous sains. (e) Radiographie rétro-alvéolaire postopératoire immédiate
après traitement endodontique. (f) Suivi à 4 ans montrant une résorption de remplacement externe
(traitement endodontique fourni par le Dr Amanda Law, endodontiste, Sydney).

3.1.3.2 Fractures des bases osseuses


le patient doit être orienté vers un chirurgien maxillo-facial.
Traumatismes des tissus mous (22)

3.1.4.1 Abrasion
Définition : Blessure superficielle de l’épithélium gingival.
Traitement : nettoyage des plaies et prescription de bain de bouche. Figure 3-113: Abrasion (1).
3.1.4.2 Concussion
Définition : Hémorragie du tissu sous-cutané sans lacération du tissu
épithélial. Elle est généralement due au choc par un objet contondant
Traitement : Un maintien d’une excellente hygiène bucco-dentaire.
3.1.4.3 Lacération Figure 3-114: Concussion (1).

Définition : Plaie de la muqueuse plus au moins profonde résultant d’un objet tranchant.
-La radiographie des tissus mous peut mettre en évidence la présence de fragments dentaires et/ou des
corps étrangers enfouis.
Traitement : -Parage de la plaie et retirer le corps étranger/corps nécrotique, sous anesthésie ;
-irrigation avec un antiseptique ;
-réalisation de sutures et assurer l'hémostase ;
-prescription d'un bain de bouche et d’antalgique.

Figure 3-115: Lacération (1).

64
4 Chapitre 4 :
Traumatismes des
dents temporaires
Chapitre 4 : Traumatismes des dents temporaires

Les traumatismes des dents temporaires sont plus fréquents que ceux des dents permanentes (1) ,surtout
entre l’âge de 1 et 3 ans (22,221). . Néanmoins, ils sont trop souvent ignorés (1). Les incisives centrales
supérieures sont les plus touchées (95%), sans prédominance droite-gauche (1).
Les formes cliniques les plus fréquemment rencontrées sont des pathologies de déplacement (luxation
44%, impaction 12%, expulsion 11%), en raison :

 De la plasticité de l’os alvéolaire ;


 Du faible ancrage du ligament parodontal ;
 De la résorption radiculaire et de l’involution de l’entité dent/parodonte.
Les fractures coronaires et/ou radiculaires, moins fréquentes, sont rencontrées préférentiellement durant
la période de stabilité. Les fractures coronaires représentent environ 30% des cas (sans exposition
pulpaire, 15% ; avec exposition 15% ; radiculaire, 3%) (22,222). Très souvent, plusieurs types de
traumatisme peuvent être associés, compliquant la situation et le pronostic.
La plupart des traumatismes en denture temporaire (70%) n’affectent qu’une seule dent (223,224). Dans
certaines situations (accidents de la voie publique ou sportifs), plusieurs dents peuvent être touchées :
deux dents dans 25% et trois dents et plus dans 3% (222).
L’examen dentaire et le diagnostic peuvent être difficiles chez l’enfant. Il n’est pas facile d’obtenir des
radiographies de bonne qualité et parfois l’aide d’une tierce personne peut s’avérer nécessaire.
L’intensité du rayon est réduite de la moitié ou des 2/3 par rapport à celle de l’adulte (114).
Le traitement des dents temporaires traumatisées est généralement différent de celui des dents
permanentes, pour les raisons suivantes(114) :

 Les mécanismes de guérison de la pulpe et des tissus parodontaux sont différents de ceux des
dents permanentes ;
 L’extraction est parfois une priorité, afin de limiter les dommages créés aux germes sous-
jacents,
 Traitement impossible du fait du manque de coopération.

4.1 Traumatismes dentaires


Fractures coronaires

4.1.1.1 Fracture de l’émail


Traitement : Selon les dernières recommandations de l’IADT (225):
• Polir tout bord pointu
• Éducation du parent/patient :
-Faire attention en mangeant à ne pas traumatiser davantage la dent traumatisée mais
en encourageant le retour à la fonction normale dès que possible.
- Nettoyer la zone affectée avec une brosse souple ou un coton-tige associé au bain de
bouche au gluconate de chlorhexidine 0,1%-0,2%, appliquer 2 fois/jour pendant une
semaine en topique.

Figure 4-1: fracture de l’émail (225).

66
Chapitre 4 : Traumatismes des dents temporaires

4.1.1.2 Fracture amélo-dentinaire sans exposition pulpaire


Traitement : Selon les dernières recommandations de l’IADT (225) :
-Couvrir toute la dentine exposée avec du CVI ou composite.
-La structure dentaire perdue peut être restaurée en utilisant du composite
immédiatement ou dans un RDV ultérieur.
-Éducation du parent/patient (comme cité précédemment).

Figure 4-2: Fracture amélo-dentinaire sans exposition pulpaire (225).


4.1.1.3 Fracture amélo-dentinaire avec exposition pulpaire
Du fait de la petite taille de la couronne et de la pulpe proportionnellement plus large, les implications
pulpaires sont plus fréquentes (1).
Traitement : Selon les dernières recommandations de l’IADT (225) :
-une pulpotomie partielle. Une pâte d’hydroxyde de calcium non durcissante doit
être appliquée audessus de la pulpe, couvrir le tout avec un CVI et puis une résine
composite.
-La pulpotomie cervicale en cas d’exposition pulpaire large.
-Éducation du parent/patient (comme cité précédemment)
Figure 4-3: Fracture amélo-dentinaire
Fracture corono-radiculaire avec exposition pulpaire (225).

Traitement : Selon les dernières recommandations de l’IADT (225) :


-Abstention et orientation en pédodontie si possible
- Si un traitement est envisagé dans le RDV d’urgence, l’anesthésie locale sera nécessaire ; retirer le
fragment mobile et déterminer si la couronne est réparable, selon les options suivantes :
•Option A : Si réparable et pas d’exposition pulpaire, couvrir la dentine exposée avec
du CVI.
-Si réparable et la pulpe est exposée, réaliser une pulpotomie ou un traitement canalaire,
dépendant du stade de développement radiculaire et le niveau de la fracture.
•Option B : Si irréparable, retirer tous les fragments mobiles en faisant attention à ne
pas endommager la dent permanente sous-jacente et laisser tout fragment radiculaire
solide in situ, ou extraire la dent entière.
-Éducation du parent/patient (comme cité précédemment).

Figure 4-4: Fracture corono-radiculaire (225).


Fracture radiculaire

Traitement : Selon les derniers recommandation de l’IADT (225) :


-Si le fragment coronaire n’est pas déplacé, pas de traitement nécessaire
- Si le fragment coronaire est déplacé et n’est pas excessivement mobile, le laisser au repositionnement
spontané même s’il y a quelques interférences occlusales

67
Chapitre 4 : Traumatismes des dents temporaires

-Si le fragment coronaire est déplacé, excessivement mobile et interférer avec l’occlusion, 2 options
(sous anesthésie locale) sont disponibles :
•Option A : Extraire seulement le fragment coronaire mobile. Le fragment apical
doit être laissé sur place pour être résorbé.
•Option B : Repositionner doucement le fragment coronaire mobile. S’il est
instable dans sa nouvelle position, le stabiliser avec une contention flexible collée
aux dents adjacentes non traumatisées. Laisser la contention en place pour 4
semaines.
-Éducation du parent/patient (comme cité précédemment).
Figure 4-5: Fracture radiculaire (225).

4.2 Traumatismes parodontaux


Concussion

Traitement : Selon les derniers recommandations de l’IADT, aucun traitement n’est


nécessaire (225).
-Éducation du parent/patient (comme cité précédemment).

Figure 4-6: Concussion (225).

Subluxation

Traitement : Selon les derniers recommandations de l’IADT ,aucun traitement n’est


nécessaire (225).
-Éducation du parent/patient (comme cité précédemment).

Figure 4-7: Subluxation (225).

Extrusion

Traitement : Les décisions du traitement sont basées sur le degré (225):

 du déplacement ;
 de la mobilité ;
 de l’interférence occlusale ;
 de la formation de la racine ;
 la capacité de l’enfant à tolérer la situation d’urgence . Figure 4-8: Extrusion (225).

-Si la dent n’interfère pas avec l’occlusion, laisser la dent se repositionner spontanément (225).
-Si la dent est excessivement mobile ou extrudée>3mm, l’extraire sous (225).
-Éducation du parent/patient (comme cité précédemment).

68
Chapitre 4 : Traumatismes des dents temporaires

Luxation latérale

Traitement : Selon les dernières recommandations de l’IADT (225) :


-En cas d’interférence minime ou absente, laisser la dent se repositionné
spontanément (il se produit souvent dans 6 mois).
-En cas e déplacement sévère, 2 options sont disponibles est requièrent une
anesthésie locale :
•Option A : Extraction quand il y a risque d’ingestion ou d’aspiration de la dent.
•Option B : Repositionner la dent doucement
-si elle est instable dans sa nouvelle position, la maintenir pour 4 semaines en utilisant
une contention flexible.
-Éducation du parent/patient (comme cité précédemment).
Figure 4-9: Luxation latérale (225).

Intrusion

Traitement : Selon les dernières recommandations de l’IADT (225) :


-Laisser la dent se repositionner spontanément, peu importe la direction du
déplacement : Une amélioration spontanée de la position de la dent se produit souvent
dans 6 mois et dans sans certains cas, cela peut prendre jusqu’à 1 an.
-Éducation du parent/patient (comme cité précédemment).
Figure 4-10: Intrusion (225).

Expulsion

Traitement : Ne pas réimplanter les dents temporaires car la dent peut être forcée dans
le follicule, le caillot dans l’alvéole, et les conséquences de la réimplantation peuvent
être plus nuisibles que le traumatisme lui-même (nécrose, résorption, ankylose) (1,225).

Figure 4-11: Expulsion (225).

4.3 Traumatismes alvéolaires (osseuses)


Traitement : Selon les dernières recommandations de l’IADT (225) :
-Repositionner (sous anesthésie locale) tout segment déplacé qui est mobile
et/ou provoque l’interférence occlusale.
-Contention flexible collée aux dents adjacentes non traumatisées pendant 4
semaines.
-Éducation du parent/patient (comme cité précédemment).
Figure 4-12 : Fracture alvéolaire (225).

69
5 Chapitre5 :
Complications et
séquelles
Chapitre5 : Complications et séquelles

5.1 Les complications pulpaires


Nécrose

Les réponses du système vasculaire face à un traumatisme de moyenne intensité, sont celles d’une
hémorragie intra pulpaire, une inflammation, et une destruction tissulaire. La pulpe peut alors, soit
récupérer, soit se nécroser. Devant un traumatisme de forte intensité, le système vasculaire apical est
sévèrement atteint. Le tissu pulpaire présente une ischémie et une hémorragie, conduisant à la nécrose
(22).
Le diamètre apical, qui est directement associé au stade de développement radiculaire, est un facteur
prédictif de la nécrose pulpaire. Une étude d’Andreasen et coll. a mis en évidence que la survenue de
nécrose pulpaire était significativement plus importante lorsque le diamètre apical est inférieur à 0,7 mm
par rapport à un diamètre apical supérieur à 1,2 mm (168,181), donc il y a davantage risque de nécrose
pour les dents permanentes matures (1).
L’association des traumatismes dentaires aux traumatismes de luxation augmente le risque de nécrose
pulpaire (95,226,227).
Les signes cliniques de la nécrose peuvent être une douleur spontanée, une sensibilité à la percussion
axiale, des tests de sensibilité pulpaires négatifs et une dyschromie coronaire grise. Les signes
radiographiques peuvent montrer une image radioclaire périapicale associée ou non à une résorption
inflammatoire. Attention, pour les dents permanentes immatures il faut bien distinguer une image
périapicale radioclaire et l’immaturité radiculaire(1).
On réalise un traitement endodontique classique lorsque la dent est mature. Dans le cas d’une dent
immature, le traitement conventionnel reste l’apexification. Néanmoins, à l’heure actuelle, il est
souhaitable de proposer en première intention un traitement par revascularisation (228).
Remarque : Pour les fractures radiculaires ; Lorsque la nécrose pulpaire s’installe, celle-ci doit être
dépistée et traitée le plus rapidement possible. La pulpe nécrosée relargue des toxines dans le trait de
fracture pouvant contaminer le tissu pulpaire du fragment apical (1).
Le pourcentage du risque de nécrose varie selon le type de traumatisme (illustrée dans le tableau ci-
dessous) :
Tableau 5-1: Le pourcentage du risque de nécrose selon le type de traumatisme.

Forme Fracture Fracture Fracture Subluxation Luxation Intrusion


clinique de amélo- radiculaire latérale
l’émail dentinaire
sans
exposition
pulpaire
Le Moins de varie de 2 Varie de 20 Pour la dent 25,4 à 63 à 68% des cas
risque 1% (1). à 5% (95– à 44% (1). mature 5 à 79,5% pour les dents
de 97). 13% des cas (168,230) immatures,100%
nécrose (3,95,229) des cas pour les
dents matures
(149).

71
Chapitre5 : Complications et séquelles

Pour les dents temporaires, La nécrose pulpaire constitue une séquelle fréquente (221), elle complique
près de 25% des traumatismes (222,231).
Resorption interne

Elles sont observées après des traumatismes par déplacement mais restent rares (2%) (232). Le facteur
causal semble être une inflammation pulpaire chronique irréversible. Cliniquement, au début, la dent est
asymptomatique, puis peut devenir douloureuse après perforation radiculaire. Une coloration « rose »
de la couronne dentaire est un des signes cliniques majeurs. Lorsque la résorption intéresse la chambre
pulpaire, le traitement est la pulpectomie et l’obturation du canal avec de la gutta-percha.
Cependant, si la résorption interne a progressé et entraîné une perforation de la racine, il faut obturer
cette dernière avec le MTA. Cette thérapeutique peut être précédée d’une phase d’obturation avec
Ca(OH2), qui arrêtera le phénomène de résorption, et favorisera un dépôt de tissu dur sur le site de la
perforation (22).

Figure 5-1: Résorption interne et son traitement (courtoise du Pr.P.Machtou) (22).

Seuls moins de 2% des traumatismes des dents temporaires se compliquent d’une résorption interne
(221).
Oblitération canalaire

La dégénérescence calcique se traduit par le dépôt anarchique de dentine dans le tissu pulpaire
conduisant à long terme à une oblitération de la chambre pulpaire. La dent peut présenter une dyschromie
(teinte jaunâtre) (233). L’oblitération est généralement associée à une pulpe restant vitale. Il est très rare
qu’une oblitération canalaire se complique en nécrose. Dans l’étude de Lee et coll., seulement 2 dents
ayant présenté une oblitération canalaire ont secondairement développé une nécrose (179).
A la radiographie, la chambre pulpaire est de moins en moins visible. Cependant, le traitement
endodontique préventif n'est plus recommandé. En effet, les lésions péri-apicales surviennent 12 à 24
mois après le trauma dans 1 à 16 % des cas (234,235). Ce faible pourcentage impose donc dans un
premier temps une simple surveillance. En cas de lésions péri apicales, le traitement endodontique sera
réalisé. Celui-ci peut s'avérer difficile, c'est pourquoi la recherche du canal doit être réalisée selon un
protocole adapté avec des aides optiques (loupes, microscope opératoire) et un bilan radiologique
complet (233).
Elle est plus fréquente quand l’apex est ouvert et le déplacement minime. De nombreux auteurs
s’accordent sur le fait que l’oblitération canalaire est plus fréquente lorsque la dent est immature
(3,173,179). L’abstention thérapeutique et la surveillance de l’édification radiculaire sont les traitements
de choix. Le traitement de la dyschromie peut être un blanchiment externe ou la réalisation d’une facette
(1).

72
Chapitre5 : Complications et séquelles

Figure 5-2: Oblitération Figure 5-3: Oblitération Figure 5-4: Oblitération canalaire :
canalaire : subluxation de canalaire : radiographie 2 cliniquement, la dyschromie de 21
21 chez une jeune fille de ans post-trauma (22). (jaune) signe l’oblitération (22).
9 ans (22).
Le pourcentage varie en fonction du type de traumatisme (illustré dans le tableau ci-dessous) :
Tableau 5-2: Pourcentage du risque de l’oblitération canalaire selon le type de traumatisme.

Forme Fracture Subluxation Extrusion Luxation


clinique radiculaire latérale
Le risque 73 à 86% des 5% à 10% des 35% de cas, 40%
d’oblitération cas(1). cas (95,168). 84% pour des (168,230).
canalaire dents
immatures
(179).

5.2 Les complications parodontales


Résorption externe de surface

Ce sont des résorptions lacunaires qui se situent à la surface radiculaire. Elles se limitent
donc au cément, sont auto-limitantes et non évolutives. La dent est cliniquement
asymptomatique. Radiologiquement, elles ne sont visibles que si elles concernent les
faces proximales. On les observe dans tous les traumatismes parodontaux.

Figure 5-5: une semaine après la réimplantation. Désinfection canalaire et obturation au Ca(OH)2 de
la 21 (Dr Mayou Rachida, Dr Mouna Jabri) (22).

Le pourcentage varie en fonction du type de traumatisme (22) (illustré dans le tableau ci-dessous) :
Tableau 5-3: Pourcentage du risque de résorption externe de surface selon le type de traumatisme.

Forme Concussion Subluxation Extrusion Intrusion Luxation


clinique latérale
Risque de 5%(22). 7% pour DPI; 15%(22). 30%(22). 34%(22).
résorption et 2 à 15%
externe pour DPM
(95,166,168).

73
Chapitre5 : Complications et séquelles

Résorption inflammatoire

Ce sont des résorptions évolutives, non limitées et retrouvées au niveau coronaire et/ou radiculaire après
un traumatisme important. Elles apparaissent généralement après une extrusion, une intrusion ou une
expulsion (236). C'est l'altération du cément au niveau de la surface radiculaire qui va créer une porte
d'entrée bactérienne et qui va conduire à la nécrose en quelques semaines. La nécrose va entretenir la
résorption qui devient progressive. La radiographie présente des zones de résorptions lobulaires
radioclaires qui touchent les tissus dentinaires et cémentaires. Pour arrêter leur évolution, le traitement
endodontique doit être réalisé (237). Ce traitement consiste à réaliser l’exérèse du tissu pulpaire nécrosé
avec mise en place de CaOH2 jusqu'à disparition des phénomènes inflammatoires, cette phase transitoire
de CaOH2 intracanalaire est recommandée avant l’obturation définitive conventionnelle (236). Son
efficacité a été démontrée avec un taux de succès jusqu’à 97% (238). Une fois le phénomène de
résorption arrêté, une réparation s’effectue par apposition de cément ou d’os alvéolaire.
Cette complication se développe plus rapidement pour les dents permanentes immatures (236)
– subluxation : 5% pour les DPI (168), et 0.6 à 5% pour les DPM (95,166,168).
– extrusion : elles sont rares : 5,6%, Hecova et coll trouvent dans leur étude des pourcentages très faibles
et non significatifs (95,179).
– luxation latérale : 2,6% au niveau du tiers moyen ou cervical (95).

Figure 5-6: Destruction radiculaire par résorption inflammatoire progressive (22).

Figure 5-7: la radiographie montre une résorption Figure 5-8: Résorption inflammatoire
inflammatoire de 21 et une oblitération canalaire de 22 (22). ayant détruit toute la racine (22).

Résorption de remplacement

Les résorptions de remplacement apparaissent après Les résorptions de remplacement apparaissent après
l'altération des plages cémentaires et une nécrose des cellules ligamentaires. Elles sont constatées après
une réimplantation dans de mauvaises conditions, car toutes les cellules desmodontales sont nécrosées
et la dent va être considérée comme un “corps étranger“. Des ostéoclastes vont détruire la dentine et le
pré-cément, et des ostéoblastes vont induire de l'os. C'est un phénomène irréversible de remodelage

74
Chapitre5 : Complications et séquelles

osseux avec apposition et résorption. Ainsi peu à peu la surface radiculaire va laisser place à de l'os
alvéolaire jusqu'à la perte de la dent au bout de trois à sept ans chez le jeune patient, et jusqu'à 10 ans
chez l'adulte (22).
En effet, la vitesse de remplacement varie en fonction du métabolisme du patient et peut être plus rapide
chez un individu jeune.
Le traitement consiste à mettre en place de Ca(OH2) pour stabiliser les phénomènes inflammatoires liés
à la nécrose pulpaire puis d'obturer le système canalaire afin de conserver le plus longtemps possible la
dent sur arcade (22).
En cas de luxation latérale, on peut être observés 0.8% de résorption de remplacenent, uniquement sur
des dents matures (142,166).

Figure 5-9 : Destruction radiculaire par résorption de remplacement (22).

Figure 5-10: Enfant de 10 Figure 5-11: Mise en place 10 Figure 5-12: 2 ans post-
ans : traumatisme d’expulsion. jours post-trauma d’une traumatisme : résorption de
Réimplantation 4 heures après médication intra-canalaire de remplacement et résorption
une conservation à sec (22). type hydroxyde de calcium (22). inflammatoire (22).

Ankylose

L’ankylose alvéolo-dentaire correspond à un envahissement progressif de l’espace parodontal par du


tissu osseux et à la fusion anatomique anormale du cément (voir de la dentine) de la dent atteinte à l’os
alvéolaire sans interposition de tissu conjonctif (239) . Elle nécessite donc pour son développement, une
rupture au niveau du ligament alvéolodentaire ou du sac folliculaire de la dent sujette (240).
C’est la complication parodontale la plus fréquente mais la plus difficile à diagnostiquer. Les signes
cliniques (son métallique à la percussion axiale et limitation, voire absence, de mobilité) précèdent le
plus souvent le diagnostic radiographique (241). Lorsque moins de 20% de la surface radiculaire est
touchée, l’ankylose est très localisée et peut-être réversible. Celle-ci pourra disparaître grâce à la
stimulation du ligament lors de la mastication. D’où l’importance d’une contention permettant de légers
mouvements et la prescription d’une alimentation plutôt ferme. Pour les traumatismes plus étendus sur

75
Chapitre5 : Complications et séquelles

la surface radiculaire, une ankylose permanente a lieu. Selon l’âge de l’enfant, on observera une
infraclusion progressive de la dent, liée à une absence de croissance alvéolaire verticale de la dent
ankylosée. La résorption de remplacement s’observe surtout chez les sujets jeunes. Elle mène à la perte
de la dent dans les 5 ans, alors que chez l’adulte elle est beaucoup plus (242). Ce type de résorption ne
peut pas être arrêté ni réparé. Cette complication n’en est une que pour les patients en cours de croissance
pour qui elle a un impact sur la croissance faciale et alvéolaire. Différentes approches ont été proposées :
1. L’extraction/réimplantation de la dent dès les premiers signes d’ankylose en recouvrant la
racine avec une protéine amélaire (Emdogain®) (243).
2. La décoronation : a été proposée dès 1984 par Malmgren et permet de limiter la perte osseuse
liée à l’ankylose chez un sujet en cours de croissance. L’objectif est de retirer la couronne et le
contenu canalaire tout en conservant la racine comme support de développement osseux (244).
La dent affectée tend à disparaître dans un délai de 1 à 10 ans après l’intervention, avec ou sans
implant (245). Différents auteurs l’ont ensuite bien décrite (246–248). et des publications
récentes ont démontré que la décoronation préserve la hauteur et l’épaisseur de l’os alvéolaire
(249,250). Cette technique consiste à lever un lambeau, couper la couronne au niveau de la
jonction amélo-cémentaire, puis fraiser la partie coronaire de la racine jusqu’à 1 à 2 mm sous la
crête alvéolaire (fraises Komet 858 314010 et 6801 314014). Le canal radiculaire est alors
instrumenté et vidé de tout son contenu (tissu pulpaire, médication intracanalaire ou matériau
d’obturation) avec une lime Hedström de gros diamètre, puis rincé avec du sérum
physiologique. Il faut ensuite provoquer un saignement intracanalaire avec une lime
endodontique stérile au-delà de l’apex, afin d’induire une résorption de remplacement au niveau
des parois canalaires internes en complément de la résorption de remplacement externe déjà
initiée. Le lambeau est suturé pour accélérer la cicatrisation gingivale et favoriser l’apposition
osseuse verticale. La couronne de la dent est utilisée pour le maintien temporaire de l’espace et
l’esthétique du sourire. La racine enfouie sera résorbée progressivement. C’est une procédure
chirurgicale simple, présentant des résultats fiables et permettant une approche conservatrice en
comparaison avec les autres thérapeutiques chirurgicales (251).
Différents stades ont été décrits par Malmgren en 2002 afin de déterminer le moment idéal de
réalisation de la décoronation.
Pour un enfant en cours de croissance, la décoronation est recommandée dès que l’infraposition
du bord libre de la dent ankylosée atteint le score 2. Si l’ankylose est dépistée entre 7 et 10 ans,
il est conseillé de la réaliser dans les 2 ans, car le risque de perte osseuse est le plus grand pour
cette tranche d’âge. Si, en revanche, elle survient entre 10 et 12 ans, la décision devra être prise
au cas par cas. Quand l’ankylose est diagnostiquée pendant le pic de croissance, elle doit être
réalisée le plus tôt possible. Après l’âge de 12 ans, une simple surveillance est recommandée,
l’infraclusion progressant moins vite. La décoronation sera alors réalisée idéalement 2 ans avant
la chirurgie implantaire afin de permettre le remodelage de la racine. L’IADT quant à elle
recommande la décoronation dès que l’infraclusion est supérieure à 1 mm (252). Pour les
patients traités avant l’âge de 13 ans, on observe une augmentation osseuse verticale et un
maintien de l’épaisseur de la crête alvéolaire (253). Une étude très récente de Malmgren et coll.
de 2015 (254) a mis en évidence que l’âge et le sexe influençaient la formation d’os au niveau
de la crête alvéolaire et recommande d’effectuer la décoronation plus tôt chez les filles. On
constate que l’os néoformé après le remaniement de la racine est de très bonne qualité et que la
mise en place d’implants semble être relativement simple et sans complications, et ce malgré la
persistance de résidus radiculaires visibles à la radiographie (244). Il n’y a aucune indication à
les extraire avant la chirurgie implantaire (247,255). Bien que la dimension osseuse verticale
soit préservée, une augmentation horizontale de l’os alvéolaire peut cependant s’avérer

76
Chapitre5 : Complications et séquelles

nécessaire avant la pose d’un implant (256). L'application immédiate des implants après la
décoronation favorise le maintien du volume osseux et des tissus mous, verticalement et
horizontalement, ce qui permet de restaurer correctement l'esthétique et la fonction. Il en va de
même lorsque les implants sont posés plus tard (248,250,257–259). Cet avantage existe déjà
lorsque la décoronation est effectuée, sans la pose d'implants (246,253,260–262); mais avec les
implants, cet avantage semble plus important.
Les contres indications à la décoronation (263) :
-Contamination microbienne dans la région (lésion périapicale chronique, fistule).
-Enciennes fractures radiculaires non consolidées.
-Maladie parodontale avancée active.

Figure 5-13: Schéma des Figure 5-14: Schéma des Figure 5-15: Schéma des
structures parodontales et zones focales d'ankylose zones focales avec résorption
osseuses, soulignant dentoalvéolaire de la de remplacement, dans la
l'espace parodontal, en rose deuxième prémolaire deuxième prémolaire
(263). maxillaire (263). maxillaire (263).

Figure 5-16: Schéma de Figure 5-18: Schéma de


Figure 5-17: Schéma de
résorption de remplacement décortication de la deuxième
décortication de la deuxième
avancé dans la deuxième prémolaire maxillaire, avec
prémolaire maxillaire, avec
prémolaire maxillaire (263). remplacement de la résorption,
résorption de remplacement,
la préparant à recevoir un suivi de la pose d'un implant dans
implant dans la région (263). la région. Le remplacement des
résidus dentaires suivra son cours
naturel et ne perturbera pas
l'ostéointégration (263).

77
Chapitre5 : Complications et séquelles

Figure 5-19: RX montrant une résorption de Figure 5-20: Radiographies des


remplacement de l'incisive centrale gauche maxillaire manœuvres chirurgicales intermédiaires,
induite par un traumatisme dentaire, dont le pronostic préparant le lieu pour recevoir l'implant
est la perte inévitable de la dent. L'incisive centrale dentaire, chez le patient de la figure
droite a également subi un traumatisme, mais sans précédente (263).
évolution vers une ankylose dentoalvéolaire, et a
évolué vers une nécrose pulpaire aseptique (263).

Figure 5-23: Aspects cliniques six ans après


l'intervention (263).

Figure 5-21: RX finale du Figure 5-22: Aspects


site après la pose de cliniques avant et
l'implant dans la région de après la fixation de la
l'incisive centrale partie coronaire de la
découronée avec prothèse sur l'implant
résorption de Figure 5-24: Aspects cliniques, en vue occlusale,
installé dans la dent
six ans après l'intervention. On note le maintien
remplacement. L'incisive décoronée (263).
centrale adjacente a du volume et du contour gingival, ainsi que la
également subi un couleur et la texture normales (263).
traumatisme, mais sans
évolution vers une
ankylose dentoalvéolaire.
et a évolué vers une
nécrose pulpaire
aseptique, traitée
endodontiquement (263).

Figure 5-25: Aspects cliniques, en Figure 5-26: Aspects radiographiques de


vue latérale, six ans après l'implant dans la région de la dent découronée,
l'intervention.On note le maintien du six ans après l'intervention. Les restes de la dent
volume et du contour gingival, ainsi avec résorption de remplacement et
que la couleur et la texture normales ostéointégration sont également notés (263).
(263).

78
Chapitre5 : Complications et séquelles

5.3 Les séquelles des traumatismes des dents temporaires sur les dents permanentes
L’atteinte des dents temporaires constitue une réelle menace pour les germes des dents permanentes
successionnelles et ce, à cause de la proximité anatomique des apex des dents temporaires aux dits
germes.
Les séquelles des traumatismes des dents temporaires sur les germes des dents permanentes
successionnelles ont fait l’objet de classification par plusieurs auteurs (ANDREASEN, 1981, Jasmin,
1991, MATHEWSON et al., 1995, NAULIN - IFI, 1999).
De ces classifications nous pouvons distinguer en résumé :

 des dyschromies coronaires (colorations blanchâtre, jaune-brun, ou jaune-foncé avec


éventuellement des hypoplasies de l’émail),
 des anomalies coronaires (dilacérations coronaires, formations odontoïdes),
 des anomalies radiculaires (angulation et arrêt de développement radiculaires
 et enfin, des anomalies d’éruption parmi lesquelles; on peut citer :
+ des absences d’éruption par séquestration du germe de la dent successionnelle,
+ un retard d’éruption,
+ une éruption ectopique
Plus le traumatisme est précoce en denture temporaire, plus les séquelles sur le germe successionnel
sont graves, la gravité de la lésion-séquelle est aussi fonction de l’intensité de la force traumatisante
du choc. En effet, c’est le choc vertical qui entraîne presque toujours une ingression de la dent
temporaire et, c’est par suite de cette ingression que le germe successionnel a des probabilités
certaines d’être atteint et donc lésé en fonction de l’intensité du choc et donc de l’impact de la racine
temporaire sur le germe successionnel sous ou sus-jacent (264). (265) (266) (267) (268)

Figure 5-27: Dyschromie Figure 5-28: Dyschromie Figure 5-29: Dilacération


de
, l’émail de la 21 :tâche amélaire associée à de coronaire de la 41 (268).
blanchâtre (265). l’hypoplasie amélaire sur 11 et 12
(265).

Figure 5-30: Figure 5-31: Eruption Figure 5-32: Absence de Figure 5-33:
Radiographie ectopique de la 21 (267). formation radiculaire de Observation
montrant une 41 qui s’incluse (268). d’un odontome
dilacération (267).
coronaire de
la 41 (266).

79
Chapitre5 : Complications et séquelles

5.4 Prévention des complications


Afin d’éviter ces complications (108) :
- Le délai de prise en charge, doit être le plus court.
- Le milieu de conservation permet d’éviter le desséchement des tissus et doit avoir un PH
compatible avec la survie des cellules.
- Les contentions doivent être atraumatiques, maintenir la dent dans sa position physiologique.
- Une surveillance régulière.

80
6 Chapitre 6 :
Evaluation de la prise
en charge des
traumatismes
alvéolodentaires
Chapitre 6 : Evaluation des prises en charge des traumatismes
alvéolodentaires

6.1 Type d’enquête


Enquête descriptive multicentrique.

6.2 Introduction :
Les lésions traumatiques sont des graves problèmes sociaux (3). Les traumatismes dentaires représentent
5% des lésions nécessitant un traitement (268). La plupart du temps, elles se produisent chez les jeunes,
mais elles sont observées chez des individus de différents âge (17).
Les TAD ont de graves conséquences sur la fonction, l’esthétique et peuvent entrainer des séquelles
psychologiques et sociales (269).
Avant de songer à sensibiliser le public, il semble important de savoir comment et où se produisent les
TAD, les facteurs étiologiques, et le type du traumatisme dentaire (33).

6.3 Objectifs
 Evaluer les caractéristiques des praticiens.
 Evaluer les caractéristiques des patients traumatisés.
 Evaluer la fréquence et la sévérité des traumatismes dentaires en cabinet ainsi qu’en milieu
hospitalier.
 Etudier les étiologies des traumatismes.
 Etudier les formes cliniques des traumatismes.
 Comprendre l’attitude des praticiens face à de telles urgences ; la gestion ou non de ces
consultations et les éventuelles raisons pour adresser un patient.
 Evaluer la connaissance des praticiens sur les dernières recommandations de l’IADT concernant
la prise en charge des urgences traumatiques.
 Enrichir notre mémoire fin d’étude.

6.4 Matériel et méthode


Matériel

Dans le but d’analyser l’attitude des chirurgiens-dentistes algériens face aux TAD, nous avons mis au
point un questionnaire (voir ANNEXE ) constitué de 5 questions de présentation et 16 questions sur
notre thème.
Méthode

Notre enquête a duré 2 mois et demi, elle a débuté le 4 avril 2021 et s’est achevée le 27 juin 2021. Nous
nous sommes déplacés dans certains cabinets dentaires et polycliniques dans les wilayas de Blida,
Médéa, Alger, Djelfa et Tizi Ouzou pour transmettre notre questionnaire directement aux dentistes, et
nous avons aussi créé un questionnaire web qu’on a partagé sur les réseaux sociaux.

82
Chapitre 6 : Evaluation des prises en charge des traumatismes
alvéolodentaires

6.5 Résultats

Fonction

36%

64%

Publique libérale

Figure 6-1 : Pourcentage des chirurgiens-dentistes ayant répondu à notre questionnaire selon leur
fonction.

Vous êtes
5%
4%

91%

Chirurgien dentiste omnipraticien


Chirurgien dentiste spécialiste en odontologie conservatrice endodontie
Chirurgien dentiste spécialiste ( autre spécialité que l'OCE )

Figure 6-2 : Pourcentage des chirurgiens-dentistes ayant répondu à notre questionnaire selon
leurs qualifications.

83
Chapitre 6 : Evaluation des prises en charge des traumatismes
alvéolodentaires

Votre âge
80%
67%
70%
60%
50%
40%
30%
21%
20%
7%
10% 5%

0%
23-35 ans 36-45 ans 46-55 ans 56 ans et plus
Votre âge

Figure 6-3 : Distribution globale des chirurgiens-dentistes ayant répondu à notre questionnaire
selon leurs âges.

Votre expérience professionnelle


50% 47%
45%
40%
35%
30%
24%
25%
20%
14%
15%
9%
10% 6%
5%
0%

Nombre d'années d'exercice

Figure 6-4 : Distribution globale des chirurgiens-dentistes ayant répondu à notre questionnaire
selon leur expérience professionnelle.

84
Chapitre 6 : Evaluation des prises en charge des traumatismes
alvéolodentaires

Régions d'exercice
80% 76%

70%
60%
50%
40%
30%
20% 13%
10%
10%
1%
0%
Centre Est Ouest Sud

Régions d'exercice

Figure 6-5 : Distribution globale des chirurgiens-dentistes ayant répondu à notre questionnaire
selon leurs régions d'exercice.

Fréquence des traumatismes alvéolo-dentaires

9%

35%
37%

6%
13%

Une fois par semaine une fois par mois


Une fois tous les trois mois Une fois tous les six mois
Une fois par an

Figure 6-6 : Distribution de la fréquence des traumatismes alvéolo-dentaires.

85
Chapitre 6 : Evaluation des prises en charge des traumatismes
alvéolodentaires

l'âge
60%
49%
50%

40%
28%
30%

20% 16%

10% 7%

0%
moins de 3 ans de 3 à 6 ans de 6 à 12 ans > 12 ans

l'âge

Figure 6-7 : Distribution globale des patients traumatisés selon leurs âges.

Le sexe

13%

87%

Masculin Féminin

Figure 6-8 : Pourcentage globale des patients traumatisés selon le sexe.

86
Chapitre 6 : Evaluation des prises en charge des traumatismes
alvéolodentaires

Les circonstances d'apparition


40% 37%
35%
30%
25%
20% 17%
14% 13%
15% 10%
10% 7%
3%
5%
0%

Les circonstances d'apparition

Figure 6-9 : Distribution globale des TAD selon les circonstances d'apparition.

Formes cliniques
50% 43%
45%
40% 33%
35%
30%
25%
20%
15%
10% 5% 4% 6% 4%
3% 1% 2%
5%
0%

Formes cliniques

Figure 6-10 : Pourcentage des différentes formes cliniques des traumatismes dentaires.

87
Chapitre 6 : Evaluation des prises en charge des traumatismes
alvéolodentaires

Type de denture

10%
21%

69%

Denture temporaire Denture mixte Denture permanente

Figure 6-11 : Pourcentage des patients traumatisés selon leur type de denture.

Dents traumatisées
0% 1% 1%

98%

Bloc incisivo-canin supérieur Bloc incisivo-canin inférieur


Bloc prémolo-molaire supérieure Bloc prémolo-molaire inférieure

Figure 6-12 : Distribution globale des dents traumatisées.

88
Chapitre 6 : Evaluation des prises en charge des traumatismes
alvéolodentaires

Nombre de dent traumatisée

10%

45%

45%

Une seule dent Deux dents Supérieure à 2 dents

Figure 6-13 : Pourcentage des patients selon le nombre de dents traumatisés.

Les patients traumatisés consultent


généralement :
60% 52%
50%
40%
30%
20%
20%
9% 11%
7%
10%
1%
0%
Dans les Dans les 24 heures Trois jours Un mois après Un an après le
minutes qui heures qui après le après le le traumatisme traumatisme
suivent le suivent le traumatisme traumatisme
traumatisme traumatisme

Les patients traumatisés consultent généralement :

Figure 6-14 : Distribution des patients traumatisés selon le laps de temps écoulé entre l'accident
et leur consultation.

89
Chapitre 6 : Evaluation des prises en charge des traumatismes
alvéolodentaires

L'examen radiologique de 1ére intention :


1% 0%

34%

65%

La radiographie panoramique La rétro-alvéolaire


Le mordu occlusal Le cône beam

Figure 6-15 : Pourcentage global des examens radiologiques utilisés par les praticiens en 1ère
intention.

Les tests d'évaluation du statut pulpaire utilisés


80%
68%
70%
60%
50%
40%
31%
30%
20%
10%
1% 0%
0%
Tests de sensibilité Tests éléctriques Tests vasculaires Tests de la
pulpaire percussion
Les tests d'évaluation du statut pulpaire utilisés :

Figure 6-16 : Distribution globale des Test d’évaluation du statut pulpaire utilisés par les
praticiens.

90
Chapitre 6 : Evaluation des prises en charge des traumatismes
alvéolodentaires

Prenez-vous des photos des lésions


traumatiques lors de la première
consultation ?

52% 48%

Oui Non

Figure 6-17 : Pourcentage global des praticiens concernant leur prise de photos des lésions
traumatiques lors de la première consultation.

Etablissez-vous systématiquement un certificat


médical initial ?

12%

88%

Oui Non

Figure 6-18 : Distribution globale des praticiens concernant leur rédaction systématique du
certificat médical initial.

91
Chapitre 6 : Evaluation des prises en charge des traumatismes
alvéolodentaires

Quelle est votre conduite à tenir face à de


telles urgences ?
60% 51%
50%
40%
30% 23% 23%
20%
10% 3%
0%
Vous traiter et Vous traitez l'urgence Vous adressez Vous adressez les
assurez le suivi de et adressez le patient systématiquement patients vers un
toutes les urgences vers un confrère vos patients vers un confrère uniquement
spécialiste pour le confrère spécialiste si le traumatisme est
suivi sévère
Quelle est votre conduite à tenir face à de telles urgences ?

Figure 6-19 : Distribution globale des praticiens selon leurs attitudes face aux urgences
traumatiques.

Avez-vous connaissance des recommandations


de l’IADT ?

33%

67%

Oui Non

Figure 6-20 : Distribution globale des praticiens selon leur connaissance des recommandations de
l’IADT.

92
Chapitre 6 : Evaluation des prises en charge des traumatismes
alvéolodentaires

Estimez vous avoir bénéficié d’une formation


académique suffisante pour prendre en charge les
urgences traumatiques ?

42%
58%

Oui Non

Figure 6-21 : Distribution globale des praticiens selon leurs avis concernant la formation
académique qui ont bénéficié.

6.6 Discussion
Les TAD varies selon les pays où l’étude a été mené, dans notre enquête, on observe une fréquence des
consultations au sein des cabinets dentaires pour un traumatisme d’une fois par mois.
Notre étude met en évidence une prévalence des traumatismes qui est plus élevée chez les garçons que
chez les filles. Les résultats obtenus sont analogues à d’autres études menées par Baston (270),
Abdelaziz et al (271) et plusieurs autres études (272–275). Ces traumatismes sont pertinents chez les
garçons du fait qu’ils sont adeptes des sports violents et des rixes. D’autres études rapportent qu’il n’y
a pas de différence significative entre les 2 sexes (21,25,32). Cette évolution est probablement liée à la
généralisation des activités autrefois réservées au sexe masculin dans certains pays (1).
L’incidence des TAD s’avère plus importante chez les enfants âgés de 6 à 12 ans, selon notre étude. Elle
correspond au conclusion d’Altun et al (272) et quasi identique à d’autres recherches menées à travers
le monde : Turquie, Inde, Chili, Australie, Iran, etc (268–274). Ceci dit que les jeunes enfants sont plus
actifs et inconscients des risques.
Similaires à d’autres études (33,276,277), les chutes sont les causes les plus communes ; liés à
l’acquisition de la marche chez les petits, les jeux de sociétés qui favorisent les contacts physiques.
Dans une étude menée par Choi et al. En Corée (274), 62.8% des enfants se présentent à la clinique dans
les 24h qui suivent le traumatisme. Quant à notre étude, elle révèle 52% de cas qui consulte aussi tôt.
Ce taux indique que notre société prend conscience de l’urgence à traiter ces traumatismes. Le type du
TAD a une influence importznte sur le moment de la consultation, Atabek et al (33) ont rapporté que
55,5% des patients ce présentant à la consultation dans l’heure qui suit présentent une avulsion.

93
Chapitre 6 : Evaluation des prises en charge des traumatismes
alvéolodentaires

Glendor (17) rapport que la majorité des TAD sont liées à une seule dent. D’autres analyses menées par
Caldas et Burgos (278) montre un plus grand nombre de dents atteintes.
Dans notre étude et comme pour la majeure partie des études déjà effectuées, les dents les plus
fréquemment atteintes par les TAD sont celles du bloc incisivo-canin supérieur cela peut être expliqué
par leur position faisant office de pare- choc, d’autant plus les malpositions, les protrusions et les béances
labiales font en sorte que ce groupe de dent soit plus touché par les traumatismes.
La fracture coronaire était la forme de TAD la plus rencontrée dans la présente étude (76%); similaire
aux résultats de l'étude de Tapias et al (70) et les extrusions occupaient le second rang (6%). Presque
similaire à l’étude de Hecova et coll qui ont observé que les extrusions représentaient 10% de tous les
traumatismes alvéolo-dentaires (95).
En raison de la documentation approfondie de ces fractures, comprenant à la fois l'information clinique,
des radiographies et des photographies cliniques, il est commode d'établir leurs diagnostics avec
précision. Aujourd'hui, avec des outils de diagnostic les plus avancés et disponibles, tels que CBCT, il
est possible d'avoir une image précise de la fracture dans les trois dimensions et la précision du
diagnostic est beaucoup plus élevée [19]. L'incidence radiographique retro-alvéolaire a été
malheureusement la plus réalisée et la plus accessible à 65% et cela au fait que la majorité des patients
dans les pays en voie de développement sont des patients à faible revenu.
51% des praticiens prennent en charge la totalité des urgences traumatiques qui se présentent au cabinet.
23% déclarent adresser une partie de ces urgences à un confrère spécialiste pour les cas sévères, et 22%
pour le suivi. Les 3% qui restent déclarent adresser systématiquement tout patient présentant quelconque
traumatisme. La non prise en charge complète de ces traumatismes peut être expliquée par la
méconnaissance des recommandations de l’IADT par 70% des praticiens et leurs estimations de ne pas
avoir bénéficié d’une formation académique suffisante (58%).
Les écoles spécialisées doivent prendre en compte les déficits en matière de traumatologie dentaire. On
doit mettre à la disposition des dentistes des formations adéquates, organiser régulièrement des journées
pédagogiques et des séminaires.
Nous devons mettre tous les moyens pour mieux équiper nos praticiens pour une meilleure prise en
charge de ces traumatismes qui constituent un problème de santé publique. Dans le cadre de la
prévention, les pouvoirs publics sont un acteur important en matière de sensibilisation par l’audiovisuel,
les ressources humaines, peuvent aider à réduire leur prévalence.

6.7 Conclusion
Le profil épidémio-clinique des traumatismes alvéolo-dentaires aux cabinets dentaires algériens est celui
d'un enfant de 6 à 12 ans de sexe masculin, présentant des Fractures coronaires comme principale forme
clinique, causée par des chutes. Pour améliorer le pronostic ; la poursuite de l’éducation de la population,
et l’acquisition de connaissances spécialisées sur le diagnostic et le traitement des TAD par les
professionnels dentaires seront les éléments clés.

94
Conclusion
Les traumatismes alvéolo-dentaires constituent des atteintes dont la prévalence et l’incidence
sont relativement importantes notamment dans certaines catégories de la population. A chaque
situation clinique correspond une atteinte différente des tissus dentaires et environnantes. La
prise en charge de ces atteintes doit intervenir en urgence et peut être parfois délicate. La
connaissance des dernières recommandations scientifiques et leur mise en application adéquate
permettent généralement de mieux gérer ces cas et d’en améliorer le pronostic.
Les séquelles des traumatismes sont extrêmement variables, nous pouvons les réduire par un
traitement adéquat et un suivi régulier. Cependant, il est encore préférable de les prévenir.
On ne soigne jamais un traumatisme mais un patient traumatisé physiquement et
psychologiquement, auquel il faut offrir le meilleur traitement possible.
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11-5-2013.pdf.
Annexe
Classification des traumatismes alvéolo-dentaire :
Traumatisme des tissus dentaires :
Tableau 1: Traumatismes des tissus durs dentaires selon la classification d’Andreasen (11,279).

I
Traumatisme des tissus parodontaux :
Tableau 4: Traumatismes des tissus parodontaux et osseux (25,279).

II
Exemple d’un certificat médical initial (CMI) chez l’enfant :

III
Les traumatismes des dents temporaires :
Traumatismes dentaires :
Fractures coronaires :
Fracture de l’émail :

Tableau 5 : Prise en charge d'une fracture amélaire.

Examen Examen Traitement Suivi


clinique radiographique
Perte de Pas de radiographie Polir tout Pas de suivi clinique ni
structure recommandée(225). bord pointu de suivi radiologique
minime (1). (225) recommandé (225).
Fracture amélo-dentinaire sans exposition pulpaire :
Tableau 6: Prise en charge d’une fracture amélo-dentinaire sans exposition pulpaire.

Examen Examen Traitement Suivi


clinique radiographique
Perte de -Une RX rétro- Selon les dernières Selon l’IADT
substance alvéolaire de référence recommandations de (2,225) :
+/– est optionnelle pour l’IADT (225) : -un contrôle
importante, voir le rapport entre la -Couvrir toute la clinique à 6-8
mais sans pulple et trait de dentine exposée avec semaines
exposition fracture (1). du CVI ou composite -Le suivi
pulpaire -Faire une RX des -La structure dentaire radiologique est
(1). tissus mous si le perdue peut être indiqué seulement
fragment fracturé restaurée en utilisant si les éléments
présumé à être enfoui du composite cliniques suggèrent
dans les lèvres, les immédiatement ou une pathologie (ex :
joues ou la langue dans un RDV signes de nécrose
(225). ultérieur. pulpaire et
infection)
Fracture amélo-dentinaire avec exposition pulpaire :
Tableau 7: Prise en charge d'une fracture amélo-dentinaire avec exposition pulpaire.

Examen Examen Traitement Suivi


clinique radiographique
Perte de -Déterminer le stade Selon l’IADT (225); Un contrôle clinique
substance++ physiologique (1). - une pulpotomie à une semaine, 6-8
et pulpe -Selon l’IADT, une partielle suivi d’une semaines puis à un
exposée (1). RX rétro-alvéolaire application d’une pâte an (2).
ou une RX occlusale de CaOH2 non Le suivi radiologique
et une RX des tissus durcissante au-dessus à 1 an après la
mous si les de la pulpe et couvrir pulpotomie ou le
fragments fracturés le tout avec un CVI et traitement canalaire.
sont présumés à être puis une résine D’autres RX sont
enfouis dans les composite indiquées seulement
lèvres, les joues, ou -Pulpotomie cervicale où les éléments
la langue (225). en cas exposition cliniques suggèrent
pulpaire large. une pathologie (225).

IV
Fracture corono-radiculaire :
Tableau 8: Prise en charge d’une fracture corono-radiculaire.

Examen Examen Traitement Suivi


clinique radiographique
-Fracture Selon l’IADT, une Selon les derniers En cas de
intéressant RX rétro-alvéolaire recommandations de conservation de la
l’émail, la ou occlusale doit l’IADT (225): dent,un contrôle
dentine et le être réalisée à la -Abstention et orientation clinique à 1
ciment avec ou première en pédodontie si possible. semaine, 6-8
sans consultation (225). - Si un traitement est semaines puis à un
exposition envisagé dans le RDV an.
pulpaire. d’urgence, l’anesthésie Le suivi
-Fragment locale sera nécessaire ; radiologique à un
peut être Retirer le fragment an après la
mobile et mobile et déterminer si la pulpotomie ou le
toujours couronne est réparable traitement
attaché. -Option A : Si réparable canalaire. D’autres
-Déplacement et pas d’exposition RX sont indiquées
minime ou pulpaire, couvrir la seulement où les
modéré (1). dentine exposée avec du éléments cliniques
CVI suggèrent une
-Si réparable et la pulpe pathologie(2,225).
est exposée, réaliser une
pulpotomie ou un
traitement canalaire,
dépendant du stade de
développement
radiculaire et le niveau de
la fracture
-Option B : Si
irréparable, retirer tous les
fragments mobiles en
faisant attention à ne pas
endommager la dent
permanente sous-jacente
et laisser tout fragment
radiculaire solide in situ,
ou extraire la dent entière.

V
Fracture radiculaire :
Tableau 9: Prise en charge d'une fracture radiculaire.

Examen Examen Traitement Suivi


clinique radiographique
Selon la Une RX rétro- Selon les derniers Selon les
localisation de alvéolaire ou recommandation de dernières
la fracture : occlusale doit l’IADT(225) : recommandations
-Le fragment être réalisée à la -Si le fragment de l’IADT :
coronaire première coronaire n’est pas Quand il n’y a
pourrait être consultation. déplacé, pas de pas de
mobile et La fracture est traitement nécessaire déplacement de
serait déplacé souvent - Si le fragment fragment
-Interférence localisée à la coronaire est déplacé coronaire, un
occlusale mi- racine ou au et n’est pas contrôle clinique
serait présente 1/3 apical (225). excessivement à 1 semaine, 6-8
(225). mobile, le laisser au semaines, 1an
repositionnement puis tous les ans
spontané même s’il y jusqu’à éruption
a quelques de la dent
interférences permanente.
occlusales • Si le fragment
-Si le fragment coronaire a été
coronaire est déplacé, repositionné et
excessivement mobile stabilisé par la
et interférer avec contention,
l’occlusion, 2 options examen clinique
(sous anesthésie à 1 semaine, 4
locale) sont semaines
disponibles : (ablation de la
Option A : contention), 8
Extraire seulement le semaines puis à 1
fragment coronaire an.
mobile. Le fragment -Quand il y a des
apical doit être laissé inquiétudes
sur place pour être cliniques ou
résorbé qu’un résultat
Option B : défavorable est
Repositionner probable,
doucement le continuer le suivi
fragment coronaire clinique chaque
mobile. S’il est année jusqu’à
instable dans sa l’éruption des
nouvelle position, le dents
stabiliser avec une permanentes.
contention flexible
collée aux dents
adjacentes non
traumatisées. Laisser
la contention en place
pour 4 semaines.

VI
Traumatismes parodontaux :
Concussion :
Tableau 10: Prise en charge d’une concussion.

Examen clinique Examen Traitement Suivi


radiographique
-Percussion +/– Pas de RX de Selon les Un suivi
douloureuse (1). référence derniers clinique est
- La dent est recommandée recommandations nécessaire a une
sensible au touché (225). de l’IADT, aucun semaine puis à
mais elle n’est pas traitement n’est 6-8semaines, le
déplacée (225). nécessaire (225). contrôle
- Elle a une radiologique est
mobilité normale indiqué
et n’a pas de seulement si les
saignement au éléments
sulcus (225). cliniques
suggèrent une
pathologie
(225).
Subluxation :
Tableau 11: Prise en charge d’une subluxation.

Examen Examen Traitement Suivi


clinique radiographique
-La dent est -Une RX rétro- Selon les Selon
sensible au alvéolaire ou derniers l’IADT(2,225)
touché. occlusale. recommandations -Un contrôle
-Mobilité -L’espace de l’IADT ,aucun clinique à une
accentuée sans desmodontal traitement n’est semaine puis à 6-8
déplacement. normal ou nécessaire (225). semaines est
-Saignement légèrement élargi nécessaire. En cas
sulculaire (225). de résultats
(225). défavorables,
-Percussion +/– continuer le suivi
douloureuse clinique tous les
(1). ans jusqu’à
éruption de la dent
permanente.
-Le suivi
radiologique est
indiqué seulement
si les éléments
cliniques suggèrent
une pathologie.

VII
Extrusion :
Tableau10: Prise en charge d’une extrusion.

Examen Examen Traitement Suivi


clinique radiographique
-La dent -Une RX rétro- Les décisions du Selon
apparaît plus alvéolaire ou traitement sont basées l’IADT(2,225)
longue et peut occlusale. sur le degré (225): -Un contrôle
être -Augmentation  du déplacement ; clinique à une
excessivement légère ou  de la mobilité ; semaine puis à 6-
mobile. substantielle de  de l’interférence 8 semaines est
– présence l’espace occlusale ; nécessaire. En cas
d’une desmodontal  de la formation de la de résultats
interférence apicalement racine ; défavorables,
occlusale (225). (225).  la capacité de continuer le suivi
l’enfant à tolérer la clinique tous les
situation d’urgence . ans jusqu’à
- Si la dent n’interfère éruption de la
pas avec l’occlusion, dent permanente.
laisser la dent se - Le suivi
repositionner radiologique est
spontanément. indiqué seulement
-Si la dent est si les éléments
excessivement mobile cliniques
ou extrudée>3mm, suggèrent une
l’extraire sous pathologie.
anesthésie locale (225).
Intrusion
Tableau 12: Prise en charge d’une intrusion.

Examen Examen Traitement Suivi


clinique radiographique
-La dent est -Utiliser une RX Selon l’IADT Selon l’IADT
souvent rétro-alvéolaire (225) : (225) :
déplacée par ou occlusale -Laisser la dent -Un contrôle
l’os en (225). se clinique à 1
vestibulaire ou -Si déplacement repositionner semaine, 6-
s’empiète sur le vers l’os spontanément, semaines, 6mois
germe de la dent vestibulaire, la peu importe la puis à 1 an.
permanente. dent paraît plus direction du -Un suivi plus tard
-La dent est courte par rapport déplacement : à l’âge de 6 ans est
quasi/complète à la dent Une indiqué pour
ment disparue controlatérale et amélioration intrusion sévère à
dans son apex visible. spontanée de la surveiller l’éruption
emplacement et - Si déplacement position de la de la dent
peut être palpée vers le germe, la dent se produit permanente
en vestibulaire dent paraît plus souvent dans 6 -Le suivi
(225). longue par rapport mois et dans radiologique est
à la dent sans certains indiqué seulement
controlatérale et cas, cela peut si les éléments
apex non visible prendre cliniques suggèrent
(1). jusqu’à 1 an. une pathologie

VIII
Luxation latérale :
Tableau 13: Prise en charge d’une luxation latérale.

Examen Examen Traitement Suivi


clinique radiographique
-Dent non -Une RX rétro- -En cas Selon l’IADT
alignée/control alvéolaire ou d’interférence (2,225) :
atérale. -Peu occlusale. minime ou absente, -Un contrôle
ou pas de -Augmentation laisser la dent se clinique est
mobilité. légère ou repositionné necessaire à
-Occlusion substantielle de spontanément (il se 1semaine, 6-8
parfois l’espace produit souvent semaines,6 mois
perturbée (1). desmodontale dans 6 mois) (225). puis à 1 an.
apicalement (225) -En cas e -En cas de
déplacement contention, revoir
sévère, 2 options le patient après 1
sont disponibles est semaine, 4
requièrent une semaines
anesthésie locale (ablation de la
(225) : contention),8
Option A : semaines, 6 mois
Extraction quand il puis à 1 an.
y a risque -En cas de résultat
d’ingestion ou défavorable,
d’aspiration de la continuer le suivi
dent. clinique chaque
Option B : année jusqu’à
Repositionner la éruption de la
dent doucement dent permanente.
-si elle est instable -Le suivi
dans sa nouvelle radiologique est
position, la indiqué seulement
maintenir pour 4 si les éléments
semaines en cliniques
utilisant une suggèrent une
contention flexible. pathologie.
Expulsion :
Tableau 14: Prise en charge d’une expulsion.

Examen Examen Traitement Suivi


clinique Radiographique
La dent est Une RX rétro- Ne pas réimplanter les Un contrôle
complètement alvéolaire ou dents temporaires car clinique à 1
en dehors de occlusale (225). la dent peut être forcée semaine, puis
son alvéole dans le follicule, le un contrôle
(225). caillot dans l’alvéole, radio-clinique à
et les conséquences de 6 mois et à un
la réimplantation an jusqu’à
peuvent être plus l’éruption de la
nuisibles que le dent
traumatisme lui-même successionnelle
(nécrose, résorption, (1).
ankylose)(1,241).

IX
Traumatismes alvéolaire :
Tableau14 : prise en charge d’un traumatisme alvéolaire.

Examen Examen Traitement Suivi


clinique radiographique
La fracture selon l’IADT(225) : Selon les Selon l’IADT
implique l’os -une RX rétro- dernières (225) :
alvéolaire alvéolaire ou recommandations -un suivi clinique
(vestibulaire et occlusale à la 1ere de l’IADT (225) : à 1 semaine, 4
palatin/lingual) consultation, -Repositionner semaines
et pourrait -Une (sous anesthésie (ablation de la
s’étendre à l’os téléradiographie locale) tout contention), 8
adjacent (225). donnerait des segment déplacé semaines puis à 1
-mobilité en informations entre qui est mobile an. Un suivi plus
bloc d’un les dentures et/ou provoque tard à l’âge de 6
groupe de dent maxillaire et l’interférence ans est indiqué
(225) ; mandibulaire et si occlusale. pour surveiller
-interférence les segments -Contention l’éruption des
occlusale déplacés dans la flexible collée dents
souvent présente direction aux dents permanentes.
(225). vestibulaire, adjacentes non -un suivi
-Des radiographies traumatisées radiologique à 4
supplémentaires pendant 4 semaines puis à 1
pourraient être semaines. an. Cette
nécessaires afin de radiographie
visualiser l’étendue pourrait indiquer
de la/des fracture(s), qu’un régime de
mais seulement si suivi plus
cela changera le fréquent est
traitement donné. nécessaire

X
Questionnaire : évaluation de la prise en charge des traumatismes alvéolodentaires
Les traumatismes alvéolodentaires sont des urgences auxquelles le praticien est confronté ; afin
d'améliorer leur prise en charge et leur suivi nous nous permettons de vous solliciter pour remplier
ce questionnaire concernant ces derniers.
*Obligatoire

Vous travaillez dans le secteur : *

☐ Public ☐ Libéral

Vous êtes :

☐Chirurgien-dentiste omnipraticien
☐Chirurgien-dentiste spécialiste en pathologie et chirurgie buccale
☐Chirurgien-dentiste spécialiste en orthopédie dento-faciale
☐Chirurgien-dentiste spécialiste en Odontologie Conservatrice Endodontie
☐Chirurgien-dentiste spécialiste en parodontologie
☐Chirurgien maxillo-faciale
☐Chirurgien-dentiste spécialiste en prothèse dentaire
☐Pédiatre
Votre âge : * ……………
Votre expérience professionnelle * ………………….
Dans quelle wilaya exercez-vous ? * ……………………….
1- A quel rythme êtes-vous confrontés à des traumatismes alvéolo-dentaires (TAD) au sein de
votre cabinet ? *
☐Une fois par semaine
☐Une fois par mois
☐Une fois tous les trois mois
☐Une fois tous les six mois
☐Une fois par an

2- Quel est l'âge des patients se présentant à votre cabinet suite à un TAD ? *

3- Quel est le sexe le plus atteint par les TAD que vous êtes amenés à rencontrer ? *
☐Féminin ☐Masculin

4- Quelles sont les principales circonstances des traumatismes dentaires que vous êtes amenés
à rencontrer ? *
☐Les chutes
☐Exercices/sports
☐Accident scolaire
☐Accident domestique
☐Accident de travail
☐Accident de la voie publique
☐Agressions

XI
5- Quels sont les traumatismes les plus fréquents qui se présentent à votre consultation ? *
☐Fractures coronaires sans exposition pulpaire
☐Fractures coronaires avec exposition pulpaire
☐Fractures corono-radiculaires
☐Fractures radiculaires (horizontales/verticales)
☐Concussions/Subluxation
☐Luxations latérales
☐Extrusions
☐Intrusions
☐Expulsions
6- Quel est le type de denture la plus atteinte par les TAD que vous êtes amenés à rencontrer?*
☐Denture temporaire ☐Denture mixte ☐Denture permanente
7- Comment estimez- vous la répartition des dents traumatisée des patients se présentant à
votre cabinet ? *
☐Bloc incisivo-canin maxillaire
☐Bloc incisivo-canin mandibulaire
☐Bloc prémolo-molaire maxillaire
☐Bloc prémolo-molaire mandibulaire
8- En moyenne, quel est le nombre de dent traumatisée des patients se présentant à votre
consultation ? *
☐Une seule dent ☐Deux dents ☐Supérieure à 2 dents
9- Les patients traumatisés consultent généralement : *
☐Dans les minutes qui suivent le traumatisme
☐Dans les heures qui suivent le traumatisme
☐24 heures après le traumatisme
☐Trois jours après le traumatisme
☐Un mois après le traumatisme
☐Un an après le traumatisme
10- Quel est l’examen radiologique de première intention que vous utilisez : *
☐La radiographie panoramique
☐La rétroalvéolaire
☐Le mordu occlusal
☐Le cône beam
11- Pour évaluer le statut pulpaire des dents traumatisées vous avez recours : *
☐Aux tests de sensibilité pulpaire
☐Aux tests électriques
☐Aux tests vasculaires
☐Aux tests de la percussion
12- Prenez-vous des photos des lésions traumatiques lors de la première consultation : *
☐Oui ☐Non
13- Etablissez-vous systématiquement un certificat médical initial *
☐Oui ☐Non
14- Quelle est votre conduite à tenir face à de telles urgences ? *
☐Vous traitez et assurez le suivi de toutes les urgences
☐Vous traitez l'urgence et adressez le patient vers un confrère spécialiste pour le suivi
☐Vous adressez systématiquement vos patients vers un confrère spécialiste
☐Vous adressez les patients vers un confrère uniquement si le traumatisme est sévère

XII
15- Avez-vous connaissance des recommandations de l’IADT (international Association of
Dental Traumatology) : *
☐Oui ☐Non
16- Estimez-vous avoir bénéficié d’une formation académique suffisante pour prendre en
charge les urgences traumatiques : *
☐Oui ☐Non

XIII
Cas cliniques :
Cas clinique N° 1 : Fracture coronaire amélo-dentinaire sans exposition pulpaire
Un jeune patient âgé de 11 ans se présente à la consultation en urgence suite à une chute sur la 21, le
laps de temps écoulée entre le traumatisme et la consultation est < 24h, et le fragment a était bien
conservé dans un sérum physiologique.
Nous constatons une fracture coronaire amélo-dentinaire sans exposition pulpaire.
A- L’examen clinique :
L’examen exobuccal révèle un léger œdème de la lèvre inférieure.
A l’examen endobuccale, on note :

 Test de sensibilité pulpaire : positif


 Test à la percussion axial et transversal : douloureux
 Test de mobilité : mobilité physiologique
 Couleur de la dent : physiologique (pas de dyschromie)

B- Plan de traitement : collage du fragment fracturé


Protocole opératoire :
1- Une adaptation parfaite du fragment coronaire sur la dent fracturée ;
2- Décontamination du fragment ;
3- Anesthésie et mise en place du champ opératoire ;
4- Un léger biseautage des parois palatine et vestibulaire de la dent et du fragment ;
5- Mordançage du fragment et la dent avec l’acide orthophosphorique puis rinçage abondant ;
6- Application de l’adhésif sur les deux parties ; suivie de 40s de photopolymérisation
7- Collage en applicant du composite flow sur la partie fracturée suivie par une très fine couche
de composite en stratification progressive sur les parties biseautées vestibulaire et palatine
8- Finition
9- Une bonne motivation à l’hygiène

C- Contrôle :
Après 30j, on note :
 Silence clinique
 Couleur dentaire normal
 Test de vitalité positif
 Percussion négative

Figure 1 : Vue clinique Figure 2 : Examen du fragment Figure3 : Pose du champ


vestibulaire du traumatisme. Dentaire. opératoire.

XIV
Figure 4 : Recollage du Figure 5 : Dépose du Figure 6 : Vue post-opératoire.
fragment dentaire terminée. champ opératoire.

Figure 7: Vue pré et post opératoire.


Cas clinique N° 2 : Expulsion de la 21
Suite à un accident de vélo, un jeune patient âgé de 9 ans a perdu sa 21. Il a été orienté au cabinet dentaire
par le service dentaire de la polyclinique. La dent a été retrouvée et convenablement conservée.
A- Plan de traitement : réimplantation de la dent expulsée
Protocole opératoire :
1- Désinfection de l’alvéole et de la dent au sérum physiologique
2- Réimplantation de la dent
3- Mise en place d’une contention passive et flexible
4- Prescription d’une antibiothérapie
B- Contrôle :
Après 1 semaine : développement d’un abcès
CAT : traitement endodontique de le 21.

Figure 8: Vue clinique Figure 9: Examen de Figure 10: Figure 11: Mise en place
vestibulaire de l’expulsion. la dent conservée. Réimplantation de la de la contention.
dent.

Figure 12: Vue clinique vestibulaire après


dépose de la contention.
XV
Cas clinique N° 3 : Restauration au composite d’une Fracture coronaire

Un jeune patient âgé de 20 ans se présente à notre consultation, on constate une fracture amélo-
dentino avec exposition pulpaire de la 11 et 21.

Histoire de la maladie :
Le patient était victime d’un accident de travail en 2019, avec de graves douleurs post-traumatiques
et lésions de tissus mous, il a été orienté chez un dentiste pour un traitement endodontique et une
restauration au composite.

A- Diagnostic :
 Pas de symptomatologie
 Test de sensibilité pulpaire : négatif
 Test à la percussion : négatif
B- Plan de traitement : Refaire la restauration au composite perdue

Figure13: Vue clinique Figure 14: Mordançage Figure 15: Vue clinique
vestibulaire préopératoire. de la surface dentaire. vestibulaire post-opératoire.

Cas clinique N° 4 : Fracture amélo-dentinaire avec exposition pulpaire (Dr.Boutahraoui El-


Alaa)
Le patient Bounedjaad Abdelouahab âgé de 9 ans, s’est présenté au cabinet le 14/4/2021, évoquant un
traumatisme sur la 11 et la 21, suite à une chute avant 15 jours, ce patient a déjà consulté un dentiste le
jour de l’accident souffrant de douleurs intenses mais le praticien a choisi de s’abstenir et prendre une
radiographie panoramique.
A- Diagnostic :
Signes subjectifs : douleurs à la mastication
Signes objectifs :

 Percussion : douloureuse
 Test au froid : négatif
B- Plan de traitement :
Protocole opératoire :
1er jour :

 asepsie (rouleaux de coton)


 anesthésie para-apical
 Curetage dentinaire par fraise boule montée sur contre-angle.

XVI
 Apexification (préparation canalaire (instrumentation), l’irrigation canalaire, et
séchage)
 Obturation canalaire à l’hydroxyde de calcium.
 Pansement à base d’eugénate.

Figure 16: Vue vestibulaire


Figure 17: Radiographie panoramique
préopératoire.
préopératoire .
2éme séance (à la 2éme semaine) :

 Prise de radiographie rétro-alvéolaire ;


 asepsie (rouleaux de coton) ;
 Désobturation canalaire de la 11 et 21 (élimination de l’hydroxyde de calcium) ;
 Irrigation canalaire avec l’hypochlorite de sodium à 2,5 %, à raison de 10 ml par canal en
désinfection immédiate ;
 séchage canalaire ;
 obturation canalaire au CaOH2 (le renouvellement de la pâte).

Figure 19 : le cliché Figure 20 : Figure 21 : Figure 22 :


radiographique de Désobturation irrigation canalaire. renouvellement de
contrôle. canalaire. la pâte.

Figure 18 :
prise de RX
rétro-alvéolaire.

3éme séance (à la 4éme semaine) : Prise de radiographie de contrôle et


renouvellement de l’hydroxyde de calcium pour la 11 et la 21.

Figure 23 : le cliché
radiographique de contrôle.

4éme séance (à la 6ème semaine) : renouvellement de l’hydroxyde de calcium.

XVII
5ème séance (à la 8éme semaine) : Prise de radiographie rétro-alvéolaire de
contrôle.

6ème séance (le 15 juin) : obturation canalaire

 Asepsie ; Figure 24 : le cliché


 Désobturation canalaire de la 11 et 21 (élimination de radiographique de contrôle.
l’hydroxyde de calcium) ;
 Irrigation canalaire avec l’hypochlorite de sodium à 2,5 %, à raison de 10 ml par canal en
désinfection immédiate ;
 séchage canalaire ;
 obturation canalaire à l’eugénate (technique mono-cône).

Figure 25 : séchage Figure 26 : Obturation Figure 27 : cône de


canalaire de la 11 et 21 canalaire à l’eugénate. gutta en place.
par les cônes absorbants.

7éme et dernière séance : restauration au composite par la technique de stratification sur un tenon fibré.

Figure 28 : tenons Figure 29 : Figure 30 : Vue Figure 31 : Vue


fibrés en place. mordançage par acide vestibulaire post- vestibulaire post-
orthophosphorique. opératoire après la opératoire après la
restauration au restauration au
composite (bouche composite (en
ouverte). occlusion).

XVIII
Cas clinique N°5 : Expulsion de la 11 et 21 (CHU ZABANA)
La patiente Daouadji Aya âgé de 10 ans, s’est présenté à notre clinique dentaire hospitalo-universitaire
Ahmed Zabana ; le matin du 25/4/2021, évoquant un traumatisme parodontal d’expulsion totale de la
11 et la 21 et subluxation de la 22, et une petite fracture amélaire de la 11, suite à une chute hier soir,
les 2 dents (11 et 21) n’ont pas été conservés dans un milieu adéquat ; la maman les a mises sur un
papier.
Protocole opératoire :

 Mise en place immédiate de la 11 et 21 dans un sérum physiologique


 Demande de prendre une radiographie panoramique
 Traitement canalaire de la 11 et 21 (préparation canalaire et irrigation canalaire à l’hypochlorite
de sodium)
 Séchage et obturation canalaire de la 11 et 21 au BioRoot et cônes de gutta percha
 Asepsie
 Anesthésie locale para-apicale sans vasoconstricteur
 Rinçage de l’alvéole au sérum physiologique
 Réimplantation des deux dents dans leurs positions adéquate par pression digitale douce.
 Mise en place de l’etching sur la 12,11,21,22,24
 Rinçage
 Séchage
 Mise en place de l’adhésif sur la 12,11,21,22,24
 Photopolymérisation
 Mise en place de fil de contention par du composite de la 12 à 24
 Photopolymérisation
 Prescription médicamenteuse (ATB, AINS, antalgique et bain de bouche et brosse à dent souple)
 Conseils post-opératoires : alimentation molle et brossage avec précaution
 Donner un RDV de contrôle après 1 semaine.

Figure 32 : radiographie panoramique Figure 33 : Vue vestibulaire Figure 34 : Mise en place


préopératoire.
. préopératoire (bouche entre- immédiate de la 11 et 21 dans
ouverte). un sérum physiologique.

Figure 35 : Réimplantation des deux dents dans Figure 36: Mise en place de l’etching
leurs positions adéquate par pression digitale douce. et l’adhésif sur la 12,11,21,22,24.

XIX
Figure 37 : photopolymérisation. Figure 38 : Mise en place Figure 39 : photopolymérisation.
de fil de contention par du
composite de la 12 à 24.

Figure 40 : Vue vestibulaire post-opératoire.

Cas clinique n°6 : Extrusion de la 11 et 21 (CHU ZABANA)


Le patient Fodil Alaa-edine, âgé de 14 ans, a été référé après un traumatisme alvéolo-dentaire avec
son vélo. En conséquence il a été diagnostiqué avec :
- Extrusion de la 11 et 21 (douleurs à la mastication et déplacement axiale surtout pour la 11 qui
apparait plus longue que sa controlatérale).
- lacération de la muqueuse interne de la lèvre supérieure.
Le patient a bénéficié d’une prise en charge en urgence au niveau de l’hôpital frantz fanon le jour
de l’accident (13/5/2021) pour une suture de sa lèvre, et s’est rendu au service dentaire le 23/5/2021
pour une contention passive flexible sur la 12,11,21,22.
- Après 2 semaines on a vu le patient : pour la dépose de sa contention
On a : * fait un test de mobilité dentaire : grade 1 pour la 21 et grade 2 pour la 11
 Dépose de la contention à l’aide d’une fraise fissure diamantée et une fraise flemme
diamantée ;
 Polissage de la surface dentaire ;
 Test de sensibilité pulpaire : négatif
 Conseil de reprendre une alimentation semi-solide
 RDV de contrôle après un mois

Figure 41 : Vue vestibulaire contention en place. Figure 42 : Vue de profil contention en place
XX
Figure 43 : vue vestibulaire après élimination de la
contention et finitions.
Figure 44 : Test au froid.
Cas clinique n°6 : (Djafer Islam, interne en médecine dentaire au CHU Ahmed Zabana –Blida)
Le patient Kacemi Nour el yakine âgé de 15 ans s’est présenté à notre consultation le 21 mars 2021
suite à un traumatisme sur la 21 et la 22 causé par une chute, le garçon est venu 1 jour après l’accident
présentant les signes suivants :
- Pas de douleurs spontanées
- 21 : Test au froid : positif
Test de la percussion : négatif
- 22 : Test au froid : positif
Test de la percussion : positif
- Mobilité physiologique de la 21 et 22
Diagnostic positif :
21 : Fracture coronaire amélo-dentinaire (non compliquée)
22 : Fracture coronaire amélo-dentinaire avec exposition pulpaire (compliquée)
Protocole opératoire :
 Asepsie rigoureuse ;
 Anesthésie para-apicale ;
 Curetage dentinaire de la 21,22,23(cariée) ;
 Coiffage pulpaire direct au MTA de la 22.

Figure 45 : Vue préopératoire du profil. Figure 46 : Vue vestibulaire


préopératoire.

Cas clinique N° 7 : (Djafer Islam, interne en médecine dentaire au CHU Ahmed Zabana –Blida)
Le patient Berdaoui Abderahman âgé de 17 ans, s’est présenté à notre consultation le 24 mars 2021
suite à un traumatisme dentaire sur la 11, subi avant une semaine suite à une agression, la dent
présente les signes cliniques suivantes :

XXI
 Test au froid : positif
 Test de percussion : positif
 Mobilité : physiologique
 Diagnostic positif : fracture coronaire amélo-dentinaire associée à une subluxation.

Figure 47 : Vue préopératoire Figure 44 : Vue Figure 43 : vue


de profil. vestibulaire préopératoire vestibulaire préopératoire
(bouche ouverte). (bouche fermée).

XXII
RESUMÉ :
Les traumatismes alvéolo-dentaires sont des lésions fréquentes qui peuvent intéresser l’organe
dentaire (couronne et/ou racine) ainsi que les tissus de soutien. Ils sont d’étiologies multiples ;
le plus souvent accidentels causés par un choc direct ou indirect.
L’international association of dental traumatology (l’IADT) a édité des recommandations
récentes sur les diagnostics et les traitements à réaliser lors des traumatismes. De ce fait, il est
nécessaire pour les praticiens de respecter ces recommandations afin d’adopter la meilleure
prise en charge en urgence.
Le chirurgien-dentiste doit jouer un rôle important dans la prévention, la prise en charge précoce
et efficace de ces lésions afin d’éviter l’instauration de complications et séquelles.

MOT CLÉS :
Trauma, expulsion, fracture dentaire, prévention, luxation.

ABSTRACT:
Dental trauma is a frequent injury that can affect the dental organ (crown and/or root) as well
as the supporting tissues. They are of multiple etiologies; most often accidental caused by a
direct or indirect shock.
The International Association of Dental Traumatology (IADT) has published recent
recommendations on the diagnostics and treatments that have been realised on trauma.
Therefore, it is necessary for practitioners to respect these recommendations in order to adopt
the best emergency management.
The dental surgeon must play an important role in the prevention, early and effective
management of these lesions in order to avoid the development of complications and sequels.

KEY WORDS :
Trauma, expulsion, dental fracture, prevention, luxation.

Contact : [email protected]
RESUMÉ :
Les traumatismes alvéolo-dentaires sont des lésions fréquentes qui peuvent intéresser l’organe
dentaire (couronne et/ou racine) ainsi que les tissus de soutien. Ils sont d’étiologies multiples ;
le plus souvent accidentels causés par un choc direct ou indirect.
L’international association of dental traumatology (l’IADT) a édité des recommandations
récentes sur les diagnostics et les traitements à réaliser lors des traumatismes. De ce fait, il est
nécessaire pour les praticiens de respecter ces recommandations afin d’adopter la meilleure
prise en charge en urgence.
Le chirurgien-dentiste doit jouer un rôle important dans la prévention, la prise en charge précoce
et efficace de ces lésions afin d’éviter l’instauration de complications et séquelles.

MOT CLÉS :
Trauma, expulsion, fracture dentaire, prévention, luxation.

ABSTRACT:
Dental trauma is a frequent injury that can affect the dental organ (crown and/or root) as well
as the supporting tissues. They are of multiple etiologies; most often accidental caused by a
direct or indirect shock.
The International Association of Dental Traumatology (IADT) has published recent
recommendations on the diagnostics and treatments that have been realised on trauma.
Therefore, it is necessary for practitioners to respect these recommendations in order to adopt
the best emergency management.
The dental surgeon must play an important role in the prevention, early and effective
management of these lesions in order to avoid the development of complications and sequels.

KEY WORDS :
Trauma, expulsion, dental fracture, prevention, luxation.

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