Le Pfe Final
Le Pfe Final
FACULTÉ DE MÉDECINE
DÉPARTEMENT DE MÉDECINE DENTAIRE
Amira HADDAD
Islam DJAFER
Maya AMAOUZ
Devant le Jury :
"Après l'effort, le réconfort !" Partant de ce principe, la recherche qui a été menée pour
réaliser ce modeste travail, nous a été utile pour comprendre la valeur inestimable de la
motivation, la nécessité de l'appui apporté par les formateurs, l'entourage et l'importance de
la qualité de la formation dispensée.
Nous tenons d'abord, à rendre grâce à Dieu, le tout puissant qui nous a été d'un grand secours
pour surmonter les difficultés et avancer avec confiance et détermination.
Nos vifs remerciements vont vers toutes les illustres personnes citées ci- dessous,
Nous remercions donc, Dr A. ZAIDI Maitre assistante en Odontologie Conservatrice et
Endodontie à la Faculté de Médecine Dentaire de Blida, de nous avoir encadré et dirigé tout
au long de ce travail.
Nous tenons à lui exprimer notre profond respect, nous la remercions pour son
professionnalisme, son suivi, ses conseils et sa générosité.
Nous tenons par ailleurs à remercier, Dr H. CHARIF Maitre assistante en Odontologie
Conservatrice et Endodontie à la Faculté de Médecine Dentaire de Blida, de nous avoir fait
honneur d’accepter la présidence du jury.
Nous remercions également Dr H. MIHOUBI Maitre-assistant en Odontologie Conservatrice
et Endodontie à la Faculté de Médecine Dentaire d’Alger, d’avoir accepté d’examiner et juger
notre travail.
Nos plus sincères remerciements s’adressent également, à l’ensemble des enseignants du
département de Médecine dentaire de Blida pour leur dévouement, pour nous avoir conseillé,
orienté et soutenu et surtout pour l’enseignement de qualité dont ils nous ont fait par durant
notre cursus universitaire.
Nous tenons aussi à remercier tous les médecins dentistes qui ont eu la gentillesse de répondre
à notre enquête, afin de nous aider à enrichir notre mémoire de fin d’études.
Enfin, un hommage et une gratitude particuliers à nos parents et ami(e)s que nous remercions
vivement, pour leur soutien physique et morale, pour leur accompagnement indéfectible durant
toutes ces années d’étude.
Quelques lignes ne pourront jamais exprimer la reconnaissance que nous éprouvons envers
tous ceux qui, de près ou de loin, ont contribué, par leurs conseils et leurs encouragements.
Louange au bon dieu (Allah) qui m’a donné la force, le courage, la patience et surtout
la santé pour continuer mes études.
Je dédie ce modeste travail à ceux qui me sont chers :
Pour mes parents Amel et Mustapha qui ont donné tous ce qu'ils peuvent pour me voir
femme aujourd'hui et chirurgien-dentiste.
Pour mes petits frères très adorables Hani et Adem ; à qui je souhaite la réussite du
fond de mon cœur.
Pour ma grand-mère Saida qui m’aime beaucoup.
Pour mes deux chers amis Maya et Islam.
Pour les parents de maya très gentils, Tonton Rachid et tante Zahra et leurs fils
Youcef Salim.
Pour le Docteur Boutahraoui Alaa et toute l’équipe de son cabinet dentaire, avec qui
j’ai passé beaucoup de bons moments cette année et j’ai appris tellement de choses, je
vous aime tous.
Pour moi, qui était très courageuse pour finir ce travail, et durant tout mon cursus.
Amira Haddad
A ma très chère mère : Zahra
Ma maman chérie, ma meilleure amie, mon bonheur. Comment pourrai-je commencer sans te
remercier….
Tu es une personne en or, symbole de tendresse, d’amour et de gentillesse. Tu t’es toujours
battue à mes côtés, toujours présente pour me consoler quand il fallait, tu as partagé avec
moi chaque instant de mes études. Ton soutien, ton amour, ta présence, la fierté dans tes yeux
sont la clé de ma réussite.
J’espère que tout le monde aura la chance d’avoir une maman comme la mienne.
A mon très cher père : Rachid
Les mots me manquent pour exprimer mes sentiments, ma gratitude et ma reconnaissance. Tu
m’as élevé avec amour et tendresse, appris à être une femme libre, indépendante,
responsable, une femme forte qui n’a pas peur de faire face à la vie.
Ta ferme volonté de me voir réussir, ton encouragement, ton soutien, ton amour et tes
infatigables conseils ont porté fruits.
Je vous dois ce que je suis aujourd’hui et ce que je serai demain.
A mes frères et sœur :
Ahcene, Youcef et Silva, je vous aime si fort. Merci d’être là pour moi.
A toute ma famille :
Grand-mères, tantes et oncles, cousins et cousines, en particulier ma petite cousine Meriem et
mes deux tantes Djamila et kahina que je considère comme des secondes mères.
A la mémoire de mes grands-pères
A mes amis :
Samia, Amira, Ibtisseme, Ali, Zaki, a mes meilleures amies et mes sœurs « Fadoula et
Ahlem » ainsi qu’à toi Youcef, merci pour tous les souvenirs et les fous rires, j’espère qu’on
aura encore de nombreux. Amis un jour, amis toujours.
A mes binômes du PFE :
Islam et Amira, vous avez fait preuve de courage et de bravoure, merci pour votre sens de
responsabilité.
A toutes les mains qui m’ont été tendues.
Maya Amaouz
A mon exemple éternel, celui qui s’est toujours sacrifié pour me voir réussir, que dieu
lui procure bonne santé et longue vie. A toi mon père Lakhder.
A la lumière du jour, la source de mes efforts, la flamme de mon cœur, ma vie et mon
bonheur. Maman Khedidja que j’adore.
Mes chers frères et sœurs : Amine, Fatima, Younes, Sara, Abdelkadir et ses enfants.
Mes très chers amis avec qui j’ai passé les meilleurs moments de ma vie : Mounir,
Mohamed, Abdelbasset, El Alaa, Amir, Khadidja, Rym et Djazia, et spécialement à
mon cousin Mohamed Salim.
A mes chères collègues Amira et Maya.
Islam Djafer
Tables Des Matières
LISTE DES TABLEAUX
LISTE DES FIGURES
LISTE DES ABREVIATIONS
INTRODUCTION………………………………………………………...…………………………1
1
1 Chapitre 1 :
Généralités
Chapitre1 : Généralités
-L’émail : Protège le complexe pulpo-dentinaire, et confère aux dents leur aspect et leur fonction dans
la cavité buccale. La substance qui le compose est extrêmement dure, cassante, blanche et brillante (6).
-La dentine : Constitue la masse principale de la dent, elle est recouverte au niveau de la couronne par
l’email et au niveau de la racine par une fine couche de cément (6).
-La pulpe : Est un tissu conjonctif spécialisé, inclus à l’intérieur d’une cavité dite pulpaire, située dans
la partie interne et centrale de la dent et limitée par les parois dentinaires rigides. Elle permet d’assurer
la formation de la dentine, la transmission d’informations sensorielles au système nerveux central, et la
surveillance immunitaire lui permet d’engager des réactions inflammatoires en réponse aux agressions
(6).
Les structures de soutien de la dent ou parodonte comprennent l’os alvéolaire, le ligament alvéolo-
dentaire, la gencive et le cément. Sa fonction essentielle est de maintenir les dents solidement et
durablement attachées au maxillaire de façon à permettre l’exécution des fonctions du système
stomatognathique.
4
Chapitre1 : Généralités
1.2 Définitions
-Un traumatisme se définit comme une lésion non physiologique de toute partie du corps, qu’elle soit
mécanique, thermique ou chimique. C’est un contexte d’urgence (médicale et / ou bucco-dentaire), de
douleur et de stress pour le patient traumatisé, davantage encore lorsqu’il s’agit d’un enfant.
-Le traumatisme dentaire est une lésion de la région oro-faciale affectant une ou plusieurs dents et
pouvant atteindre les os, les muqueuses et les tissus mous (7). Ce sont tous les chocs directs et indirects
qui intéressent le système alvéolo-dentaire à l’exception des traumatismes para physiologiques que sont
le bruxisme et les troubles de l’occlusion (8) .
-L’urgence se définit comme la survenance brutale d’une situation qui réclame un diagnostic rapide et
un traitement immédiat.
Les urgences médicales recouvrent entre autres, le malaise, la perte de connaissance, les hémorragies,
les réactions allergiques (obligation de détenir une trousse d’urgence dans tout cabinet dentaire) et les
accidents d’inhalation ou d’ingestion.
Figure 1-2: Traumatisme dentaire atteignant les dents, les muqueuses et l’os alvéolaire (CSD Nantes,
SAY LIANG FAT M, interne).
1.3 Etiologies
En ce qui concerne les traumatismes d’origine externe, diverses étiologies sont évoquées dans la
littérature, avec des prévalences variables selon les études (exprimées en pourcentage du total des
traumatismes) (10) :
Figure 1-3: Risque de chute d’un enfant des escaliers ( Dr Pierre Miquel , sciencesetAvenir.fr).
5
Chapitre1 : Généralités
-Agression/rixes/ violence : 1 à 70 % ;
-Les collisions : 2 à 65 % ;
-Pratique sportive et notamment des sports de contact : (ex. boxe, rugby, judo, basket-ball…) : 2 à
49 % ;
-Usage inapproprié des dents (ex : mordre dans quelque chose de trop dur) : 2 à 6 % (8) ;
6
Chapitre1 : Généralités
-Les conditions socio-économiques : Une récente revue systématique de la littérature, incluant neuf
études réalisées en denture temporaire, n’a pas mis en évidence d’association significative entre TAD et
niveau socio-économique (23). Ainsi que déjà supposé en denture permanente par une revue narrative
de la littérature (24) : les enfants des milieux favorisés pourraient être plus exposés du fait des
nombreuses activités physiques pratiquées (17).
-Obésité : Le surpoids ou l’obésité déterminés à partir de l’indice de masse corporelle (IMC)
augmenteraient le risque de TAD chez les garçons, plus nombreux à effectuer une activité physique dans
ces conditions (25).
-Habitudes de succion : De 0 à 2 ans, les enfants utilisant une tétine avaient significativement plus de
traumatismes des tissus parodontaux avec déplacement dentaire que les non-utilisateurs (26). Ce facteur,
ainsi que la succion des doigts, augmentent le risque de traumatismes uniquement s’ils sont responsables
de dysharmonie dento-maxillaire (20).
-Antécédents de traumatismes : Le risque de traumatisme des dents permanentes est augmenté chez
les enfants ayant une histoire de traumatisme en denture temporaire (11,17).
-Les comportements à risques ou troubles comportementaux notamment chez les enfants (10).
Il est à signaler qu’il existe bien évidemment d’autres facteurs de risque, moins influents, avec par
exemple des pathologies d’ordre général (ex. épilepsie, défauts visuels ou auditifs, …), états
psychologiques (ex. personne stressée et émotive, …) (10).
1.5 Physiopathologie
Les structures dentaires et osseuses offrent des résistances différentes aux agents vulnérants selon le
stade de leur évolution, tout au long de la croissance (8) .
-En denture temporaire : Entre 6 mois et 3 ans, il existe une forte croissance des maxillaires, et le
remodelage osseux important aboutit à la formation d’un os alvéolaire peu dense et peu minéralisé, donc
malléable, favorisant les luxations des organes dentaires plutôt que les fractures. Par ailleurs, le retard
de croissance de la mandibule par rapport au maxillaire génère une proalvéolie supérieure relative qui
expose préférentiellement les incisives supérieures. C’est également durant cette période, vers l’âge de
3 ans, que les rapports entre apex de la dent lactéale et germe de la dent définitive sont les plus étroits,
menaçant de blesser ce dernier, ou provoquant
simplement l’ouverture de son sac, en cas d’ingression
de la dent temporaire (27) . Mais aussi, à cet âge, la
racine est raccourcie par la rhizalyse physiologique, et
avec cette résorption progressive, on voit diminuer le
risque de complications pour l’os alvéolaire et le
germe de la dent définitive. Les ingressions dentaires
sont fréquentes tout comme les versions palatines ou
vestibulaires (8). (28)
Figure 1-7: Rapports entre les germes des dents définitives
et les apex des dents temporaires chez l’enfant. A1, A2 : de
1 à 3 ans ; B1, B2 : à partir de la 4ème année (28).
-En denture mixte : Entre 6 et 12 ans, les incisives centrales supérieures sont les premières à apparaître
et restent les plus touchées par les traumatismes. Mais durant les premières années, l’édification
radiculaire en cours confère quelques spécificités : la racine courte favorise les luxations, même si l’os
alvéolaire devient plus compact et plus résistant aux déplacements latéraux et axiaux ; le canal
7
Chapitre1 : Généralités
radiculaire est large et protège le paquet vasculonerveux des forces de cisaillement et de la strangulation
par l’œdème post traumatique ce qui évite le plus souvent la mortification pulpaire. Les lésions de
fracture des organes dentaires apparaissent avec l’allongement des racines et la densification osseuse
(8).
-En denture permanente : Après 12 ans, les lésions des tissus de soutien et des organes dentaires
s’équilibrent donc et sont déterminées par les caractéristiques des agents vulnérants : Les projectiles de
faible masse percutant des dents nues à vitesse rapide aboutiront aux fractures coronaires radiculaires
(FCR) ou mixtes. Le processus carieux majore ce risque. Les agents contondants, lourds et à
déplacement lent, surtout s’ils percutent des dents protégées par des tissus mous tels que les lèvres,
engendreront des luxations. Avec l’âge, le vieillissement des tissus parodontaux favorise le retour des
luxations quelle que soit la nature du traumatisme (8).
1.6 Epidémiologie
-Âge : Le TAD est très fréquent chez l’enfant et chez l’adolescent. L’International Association of Dental
Traumatology (IADT) indique en effet qu’un enfant sur deux est victime d’un traumatisme, le plus
souvent entre 8 et 12 ans (29). La prévalence des TAD varie principalement en fonction de l’âge des
sujets, et selon les études une prévalence moyenne de 30 % de TAD pour les enfants en denture
temporaire est classiquement évoquée (17,20,22) . La prévalence diminue ensuite en denture permanente
pour être de l’ordre de 22 % à 14 ans (30). De façon plus générale, une revue systématique de la
littérature met en évidence que 25 % des enfants scolarisés et 33 % des adultes ont été victimes d’un
TAD, et dans la catégorie des adultes, ils interviennent le plus souvent avant l’âge de 19 ans (17,31) .
On observe deux pics d’incidence principaux :
- le premier lors de l’apprentissage de la marche et l’acquisition de la vitesse vers 2-4 ans.
-Le second pic d’incidence est décrit à 8-10 ans(17), au moment où les jeux et les activités sportives
deviennent plus vifs.
-Sexe : Il n’y a pas de différence significative entre les sexes selon Oldin et coll (2014). Des études
descriptives récentes font valoir une diminution progressive du ratio filles/garçons jusqu’à une valeur
minimale de 1/1, 1 (21,25,32). Cette évolution est probablement liée à la généralisation des activités
autrefois réservées au sexe masculin dans certains pays (1).
-Type de dents : Les incisives supérieures sont les plus touchées. En denture temporaire, l’incisive
supérieure droite serait la plus atteinte(33), alors qu’en denture mixte ou permanente la fréquence des
traumatismes est de 37 % pour l’incisive supérieure gauche et de 34 % pour l’incisive supérieure droite.
Pour toutes les dentures la prévalence de TAD des incisives latérales et des incisives mandibulaires varie
entre 3 et 6 % (33). Les dents postérieures sont rarement atteintes généralement suite à un choc indirect
sur le menton, sinon à l’occasion de chutes entraînant un choc de bas en haut (11).
-Sport : La prévalence des TAD liés aux activités sportives augmente avec l’âge, de 9% (entre 0 et 5
ans) à 61,5% (entre 10-15 ans) (34) . Par ailleurs, le risque serait augmenté chez ceux qui pratiquent
régulièrement un sport, au moins une fois par semaine, par rapport aux sportifs occasionnels (25) , et en
cas de pratique régulière, il serait diminué en présence d’un entraîneur (32).
Un sportif a rarement un TAD limité à une dent, plusieurs sont fréquemment concernées (17,30,35).
-Maltraitance : Les TAD liés à la maltraitance ont été mis en évidence plus souvent entre l’âge de 0 à
5 ans (80%) qu’entre 5 et 10 ans (20%). Ils concernent souvent les tissus mous lésés par morsures
(30,34).
8
Chapitre1 : Généralités
1.7 Prévention
La prévention joue également un rôle important dans la réduction de l’incidence des traumatismes
dentaires chez les enfants et les adolescents grâce à :
-La prévention primaire : En amont du traumatisme, elle a pour objectif de limiter les circonstances
et la gravité des accidents. Et cela par :
Figure 1-10: Traitement orthodontique d’une proalvéolie supérieure (Dr Michel Le Gall).
-La prévention secondaire : A pour but de prévenir ou de réduire la sévérité des accidents par une prise
en charge rapide et efficace des parents, des professionnels dentaires, des enseignants et des coaches
sportifs qui auront été préalablement formés aux gestes d’urgence grâce à l’information et aux
compagnes de sensibilisation.
9
Chapitre1 : Généralités
(www.iadt-dentaltrauma.org/forpatients.html).
-La prévention tertiaire : La prévention tertiaire est complémentaire à la prévention primaire et
secondaire. Elle porte sur le traitement optimal et la réhabilitation (9). Une intervention rapide, un
diagnostic et une thérapeutique adaptés après l’accident peuvent avoir un effet préventif en réduisant les
complications du traumatisme (37).
10
Chapitre1 : Généralités
Concussions
Subluxations
Luxations extrusives
Luxations latérales
Luxations intrusives
Luxations complètes : expulsions
Atteintes osseuses :
-Contusion : Ecchymose généralement produite par un objet contondant et non accompagnée d'une
rupture de la continuité de la muqueuse.
-Abrasion : Plaie superficielle produite par frottement ou grattage de la muqueuse laissant une surface
saignante à vif.
11
2 Chapitre 2 :
1ere consultation du
patient traumatisé
Chapitre 3 : Formes cliniques des traumatismes et conduite à tenir
13
Chapitre 2 : 1ere consultation du patient traumatisé
Un traumatisme dentaire doit être considéré comme une urgence et pris en charge immédiatement ou
tout au moins le plus rapidement possible (1).
La consultation du patient traumatisé permet de (1):
Collecter un maximum d’informations sur les lésions des structures dentaires et environnantes ;
Poser un diagnostic ;
Prendre une décision thérapeutique ;
Réaliser l’acte d’urgence ;
Instaurer un calendrier de suivi du traumatisme ;
Formuler un pronostic.
2.1 Anamnèse :
C’est la première étape de l’examen médical, elle permet de recueillir :
Où ? Quand ? Comment ?
Il est important de Le temps écoulé entre L’énergie du choc et la direction de
connaitre le lieu de la survenue du l’impact déterminent le type de luxation.
l’accident pour évaluer traumatisme et la - Un choc au 1/3 coronaire entraine
le risque de consultation du patient généralement une fracture alvéolo-
contamination des influence le choix dentaire ;
plaies et d’instaurer thérapeutique - Un choc plus cervical augmente le
une éventuelle (traitement pulpaire , risque de fracture radiculaire ;
antibiothérapie et/ou repositionnement après - Un choc coronaire antéropostérieur
une vaccination luxation ou expulsion) entraîne essentiellement une luxation ;
antitétanique. et le pronostic de la - Un choc coronaire du bas vers le haut va
dent . plutôt entraîner une intrusion (40).
Les antécédents traumatiques : facteurs importants dans le pronostic, donc il est impératif de
les identifier ;
Les signes fonctionnels : c’est une bonne étape de transition entre interrogatoire et examen
clinique : existence de douleurs et conditions d’apparition (chaud, froid, alimentation, position),
paresthésies ou anesthésie dans un territoire précis, … (36).
14
Chapitre 2 : 1ere consultation du patient traumatisé
Nettoyer le visage à l’aide d’eau s’il est souillé (41) ou bien à l’aide de compresses imbibées de sérum
physiologique (1).
L’examen exo buccal comprend aussi bien
l’inspection que la palpation.
L’inspection se fait de face, de profil, en vue
plongeante à la recherche de plaies, morsures,
contusions, ecchymoses ou hématomes (42).
15
Chapitre 2 : 1ere consultation du patient traumatisé
Examen endobuccal
La cavité orale est examinée délicatement (en utilisant des manœuvres douces) après rinçage.
Il comprend :
L’examen des muqueuses : Toutes les blessures (coupure,
lacération, morsure, …) sont inspectées, leur étendue et leur profondeur
évaluées pour déterminer si des sutures sont nécessaires.
La palpation des lèvres permet de détecter la présence éventuelle de
corps étrangers, graviers ou fragments dentaires inclus au moment du
traumatisme.
Figure 2-5: Lacération du frein supérieur médian et fracture de l’os alvéolaire en denture permanente
(1).
Des tests complémentaires sont à effectuer sur les dents traumatisées et les dents adjacentes. Toutefois,
ils ne sont pas totalement fiables et ont des limites.
A-Test de mobilité :
Indicateur majeur de la sévérité du déplacement de la dent dans son alvéole :
-une mobilité axiale suppose une rupture du paquet vasculo-nerveux ;
-une augmentation de la mobilité vestibulo-linguale signe une fracture radiculaire à confirmer
par l’examen radiographique ;
-une mobilité d’un groupe de dent en monobloc révèle une fracture de l’os alvéolaire ;
-une absence de mobilité physiologique indique une intrusion ou une luxation latérale.
Le test de mobilité s’effectue :
-en tenant la dent entre les doigts ou entre les manches de deux miroirs : Technique rapide,
simple subjective et non reproductible.
16
Chapitre 2 : 1ere consultation du patient traumatisé
-à l’aide d’un PERIOTEST : Appareil électromécanique avec une connexion flexible à une
sonde (43,44), cette méthode qui a aussi été testé en traumatologie (45,46) est une technique
facile, objective et reproductible, mesurant la mobilité axiale et horizontale, en transformant la
valeur d’amortissement en une échelle numérique allant de 0 à 100 (de 8 à 9 : mobilité
physiologique / de 10 à 19 : mobilité I / de 20 à 29 : mobilité II de 30 à 50 : mobilité III). Il est
recommandé d’effectuer deux lectures à 10 minutes d’intervalle (47).
17
Chapitre 2 : 1ere consultation du patient traumatisé
dent aux tests thermiques ou électrique (50–52,54,55). Malgré cette limitation, ces tests
doivent être réalisés à l’examen initial et aux rendez-vous (RDV) de contrôles (56),
uniquement sur la dent permanente mature (DPM) et la dent permanente immature (DPI)
(pas de test de sensibilité pour les dents temporaires à cause de la difficulté à coopérer chez
l’enfant, sa réponse facilement influençable et l’immaturité du réseau sensoriel ) (1). Le test
initial est aussi un bon prédicteur pour le pronostic à long terme de la pulpe (53,57,58).
Deux types de test peuvent être réalisés : Le test thermique au froid (tétrafluoroéthane,
butane ou propane…) et au chaud (gutta percha chaude…), ou le test électrique (Pulp Tester).
Idéalement, les deux types (thermique et électrique), doivent être effectués(59).
Figure 2-12: Pulp Tester (SybronEndo) (1). Figure 2-13: L'éléctrode est placée sur le
tiers inférieur de la surface coronaire (1).
C-2-Tests de vitalité : Ces tests mesurent le flux sanguin réel plutôt que la réponse nerveuse
(1,56). L’oxymétrie de pouls est l’outil de choix pour le diagnostic et le suivi de la vitalité
pulpaire (60). Plusieurs études confirment que les oxymétries de pouls réalisées après un
traumatisme sont en mesure d’affirmer ou d’infirmer la préservation de la vitalité pulpaire,
même lorsqu’elles sont réalisées immédiatement après la survenue du traumatisme (52,61).
Examen radiographique
18
Chapitre 2 : 1ere consultation du patient traumatisé
La recherche des corps étrangers s’effectue avec un film (n°0 chez le jeune enfant et n°2 pour l’adulte)
interposé entre les lèvres et les dents. Le temps d’exposition est diminué d’un quart à la moitié par
rapport au temps d’exposition normal (22).
B-Radiographie occlusale (mordu occlusal) : (n°2 en denture temporaire ou n°4 en denture
permanente) (22), c’est l’examen radiologique de base en traumatologie de la dent temporaire et sera
complété par d’autres incidences si nécessaire (1). Ce cliché permet (1):
d’apprécier le rapport entre les germes et les racines des dents temporaires ;
d’évaluer la plupart des luxation;
d’évaluer les fractures radiculaires ainsi que les fractures osseuses.
Figure 2-16: Le film n° 2 est placé entre Figure 2-17: Le mordu indique une fractures
les commissures des lèvres, chez un enfant radiculaire de la 61 (1).
en denture temporaire (1).
19
Chapitre 2 : 1ere consultation du patient traumatisé
C- Cone Beam Computed Tomography (CBCT) : Il s’agit d’une technique d’acquisition fondée,
comme son nom l’indique, sur l’émission d’un faisceau conique de rayons X avec acquisition d’un
volume qui permet secondairement les reconstructions multiplanaires et en 3D, aussi ; il a un caractère
limité des artéfacts (64,65).
Cette technique récente, qui a fait son apparition peu avant les années 2000 (64,65) offre une vue
augmentée des TAD, particulièrement les fractures radiculaires, les fractures corono-radiculaires (FCR)
et les luxations latérales. Le CBCT aide à déterminer la localisation, l’étendue et la direction d’une
fracture. Dans ces traumatismes spécifiques, une
imagerie en 3D sera utile et doit être considérée
si elle est disponible (66,67). Cependant, il ne
doit pas être un examen systématique en
traumatologie dentaire (68). La dose de
rayonnement délivrée, moins importante que
pour un scanner mais plus élevée que pour une
rétro-alvéolaire, ainsi que son coût font qu’il
n’est prescrit que si les examens radiographiques
conventionnels ne donnent pas suffisamment
d’informations au regard des atteintes dentaires
observées, principalement quand il existe une
suspicion, entre autres, de fracture radicuaire
(53,61).
Figure 2-19: Cette reformation isosurface CBCT 3D semi-transparente montre le
maxillaire d'un patient de 22 ans qui est tombé en faisant du vélo. Une image 3D
segmentée et des reformations en coupe montrent les fractures radiculaires transversales
des incisives latérales et centrales du maxillaire droit et gauche (Dr Levin).
Arbre décisionnel pour la réalisation d’un Cone Beam en traumatologie (d’après (69)).
20
Chapitre 2 : 1ere consultation du patient traumatisé
La photographie
La prise de photographies de toutes les lésions (dentaires, tissus mous, revêtement cutané) est fortement
recommandée pour la documentation initiale et les contrôles de suivi (cicatrisation des tissus mous,
dyschromie dentaire, ré-éruption d’une dent intruse et le développement d’une dent ankylosée en
infraclusion). Les photos sont en plus un élément médico-légal qui peut être utilisé en cas de litige (56).
Elles nécessitent l’accord parental(1).
21
Chapitre 2 : 1ere consultation du patient traumatisé
Les instructions peuvent être remises aux parents, formalisées dans un document. Leur principe est de
tout faire pour favoriser la guérison en fonction du type de traumatisme(1) :
22
3 Chapitre 3 :
Formes cliniques des
traumatismes et
conduite à tenir
Chapitre 3 : Formes cliniques des traumatismes et conduite à tenir
3.1.1.1.1.1 Fêlure
Il s’agit de micro craquelure de l’émail, sans perte de substance, qui ne passe pas la jonction amélo-
dentinaire. Elle est provoquée par un choc direct et donc se situant préférentiellement sur la face
vestibulaire des incisives supérieures (1).
Ce type de traumatisme est très fréquent mais passe souvent inaperçu et
n’entraîne pas à lui seul une consultation en urgence chez le chirurgien-
dentiste. Or il est important d’en faire le diagnostic, car il peut être associé
à une fracture coronaire ou encore à un traumatisme plus important au niveau
des tissus de soutien pouvant impacter le pronostic pulpaire, malgré
l’absence de signes à l’examen endobuccal(1). Figure 3-1: Fêlure amélaire horizontale de la 51
3.1.1.1.1.1.1 Diagnostic (Journal dentaire du Québec, Novembre 2005).
La trans-illumination est l'examen de référence pour leur diagnostic (36), elle se fait à
l’aide d’une lampe à photopolymériser (ou fibre optique) , le faisceau placé
perpendiculairement au grand axe de la dent(1).
Figure 3-2: Mise en évidence d'une fêlure par Trans-illumination (flèche bleu) et une inflammation de la
gencive marginale sur le site de fracture (flèche verte) (Wikimedia commons).
24
Chapitre 3 : Formes cliniques des traumatismes et conduite à tenir
Les signes cliniques sont le plus souvent inexistants, parfois le patient se plaint d’une légère sensibilité
au froid (22). A long terme, une nécrose peut survenir (1).
Test de sensibilité pulpaire: Il est positif et peut être légèrement augmenté (1).
Test à la percussion : Le test à la percussion axiale et horizontale est indolore (1).
Test de mobilité : La mobilité est normale. Si tel n’est pas le cas, il faut rechercher un
traumatisme de luxation ou une fracture radiculaire (1).
La radiographie (RX) : L'examen RX n'apporte rien dans le diagnostic des fêlures (36).
3.1.1.1.1.1.2 Traitement
En fonction de l’importance de la fissure, le traitement peut être :
-un simple polissage (36) ;
- une application d’un vernis ou d’une résine de scellement au niveau de la fêlure afin de prévenir
les sensibilités et les dyschromies dues aux colorants externes (caféine, théine…) (1) ;
-abstention (2).
3.1.1.1.1.1.3 Suivi
Selon l’IADT le suivi n’est pas nécessaire si la dent n’a subi qu’une fissuration, s’il y a un autre
traumatisme associé comme la luxation ; le régime du suivi aux traumatismes est à évoquer (56).
3.1.1.1.1.1.4 Pronostic
Le pronostic est excellent si la fêlure n’est pas associée à un autre traumatisme (elle n’entraine pas de
conséquence pulpaire grave) (1).
Il est préférable de bien surveiller le devenir de cette dent lors du suivi annuel du patient afin d’écarter
tout risque de complication.
3.1.1.1.1.2 Fracture de l’émail
Ce sont de véritables fractures de la couronne et, à la différence des
fêlures, l’observation à l’œil nu met en évidence une amputation
partielle de celle-ci, ne touchant que l’email et respectant la dentine.
Ces variétés de traumatismes se rencontrent fréquemment au niveau
des incisives et se limitent le plus souvent à un angle du bord libre de
la dent (36). Figure 3-3: Fracture amélaire de la 21
(Journal du Québec, Novembre 2005).
3.1.1.1.1.2.1 Diagnostic
La dent est généralement asymptomatique ou légèrement sensible au froid (62).
25
Chapitre 3 : Formes cliniques des traumatismes et conduite à tenir
3.1.1.1.1.2.2 Traitement
En cas de perte minime :
Le collage du fragment est difficile à réaliser car, trop petit, sa pérennité ne sera pas assurée (1).
La thérapeutique consiste en un polissage ou une coronoplastie du bord de l’email avec une fraise
diamantée à grain fin montée sur turbine et sous irrigation constante. Parfois, par souci d’esthétique, la
dent controlatérale peut être légèrement retouchée. Pour éliminer une éventuelle sensibilité
postopératoire, une séance de fluoration, l’application d’un vernis fluorée ou d’un sealant peut être
envisagés (1,22).
Le rendu de la translucidité de l’email étant difficile à obtenir, un polissage est préféré à une restauration
au composite pour les dents antérieures (1).
En cas de perte étendu :
Réaliser un collage du fragment ou une restauration avec de la résine composite (56).
3.1.1.1.1.2.3 Suivi
Un suivi radio clinique à 6-8 semaines, puis à un an (3).
Si la fracture amélaire est associée à un autre traumatisme (luxation, fracture radiculaire,…), le régime
du suivi de la lésion associée est prioritaire et doit être utiliser , donc un suivi plus long sera nécessaire
(56).
3.1.1.1.1.2.4 Pronostic
Le pronostic est excellent, les risques de nécrose se limitant à moins de 1% des cas, si la fracture amélaire
ne s’accompagne pas d’un traumatisme des tissus de soutien (1).
3.1.1.1.1.3 Fracture amélo-dentinaire
Il s’agit d’une perte de substance concernant l’email et la dentine,
non compliquée (sans exposition pulpaire). C’est le traumatisme le
plus fréquent (1), il représente 44,9% en denture permanente (33).
La dent est généralement sensible au froid et douloureuse lors de la mastication (62). Dans ce cas les
soins d’urgence sont réalisés après anesthésie locale (1).
Test de sensibilité pulpaire : Il est généralement positif (1) et peut parfois être négatif (53).
Test à la percussion : normal (1).
Test de mobilité : normal (1).
Radiographie : Trois clichés radiographiques sont réalisés, deux RX périapicales
(orthocentrée, excentrée) et une RX occlusale (1).
26
Chapitre 3 : Formes cliniques des traumatismes et conduite à tenir
3.1.1.1.1.3.2 Traitement
3.1.1.1.1.3.2.1 Traitement d’urgence
Le traitement immédiat est instaurée si :
Le praticien juge ne pas avoir assez de temps pour réaliser la restauration (1).
Manque de coopération du patient (notamment chez les très jeunes enfants) (22).
Le traitement d’urgence consiste en une application d’une protection dentinaire (sans préparation
mécanique du fragment coronaire) à l’aide d’un composite fluide ou d’un ciment verre ionomère (CVI),
ce dernier représente l’avantage (1) :
La conservation du fragment dans un milieu hydrique permet d’avoir une meilleure résistance à la
fracture (74,75). Une étude de 2013 conclut que le blanc d’œuf ou une solution hypertonique sont les
meilleures alternatives (76). S’il est déshydraté, le tremper dans de l’eau ou du sérum physiologique
pendant 20 minutes avant le collage (56).
27
Chapitre 3 : Formes cliniques des traumatismes et conduite à tenir
Le matériau de collage a été également estimé. Ainsi, la résistance dépendrait du matériau utilisé : de la
résine de scellement après mordançage et adhésif (20), du composite utilisé (77) ou de l’agent de liaison
(78).
L’adjonction d’un chanfrein circonférentiel semble avoir un effet positif sur la stabilité du fragment
réattaché (79–83).
Protocole opératoire de la restauration par collage du fragment d’une fracture coronaire non
compliquée
Figure 3-5 : (a) Fracture coronaire non compliquée de la 11 avec préservation du fragment dentaire (b)
Essayage du fragment dentaire (c) Mordançage de la dent et du fragment a l’acide orthophosphorique à
37 pendant 30 secondes (d) Rinçage pendant 30 secondes (e) Après séchage application de l’adhésif au
niveau de la dent et du fragment (f) Photopolymerisation de l’adhésif sur la dent et le fragment pendant
40 s (h) Collage des deux parties après mise en place du composite fluide et photopolymerisation (g)
Images du cas après le collage Résultat final après finition et polissage (B. BOUSFIHA*, F.
ELMOUATARIF*, K. HEJJOUJI**, A. CHLYAH*, S. ELARABI).
28
Chapitre 3 : Formes cliniques des traumatismes et conduite à tenir
Figure 3-6 : Fracture amélo- Figure 3-7: Des empreintes ont été Figure 3-8:Réalisation de la
dentinaire sans exposition prises sur les dents des patient, puis clé en silicone .
pulpaire sur la 11 et 21. envoyées au laboratoire pour une cire
de l'anatomie originale.
Figure 3-9: Une isolation par Figure 3-10: Mordançage à Figure 3-11: Après l'application
digue en caoutchouc a été l'acide phosphorique pendant 30 s. de la coquille d'email palatine.
effectuée. Les arêtes vives et Les dents voisines peuvent être Notez la bonne configuration du
l’email non soutenu ont été protégées avec du ruban téflon. bord incisif, déjà à ce stade.
retirés, et un biseau buccal a
été préparé.
3.1.1.1.1.3.3 Pronostic
Le risque de nécrose pulpaire varie de 2 à 5% (95–97). Ce risque est augmenté en cas d'association de
luxation ou autres facteurs tels que le stade de développement radiculaire, la proximité du trait de
fracture et du tissu pulpaire (1). Enfin, le traitement effectué est primordial, si aucun traitement n’a été
instauré, on observe 54% de nécrose, tandis que la protection dentinaire fait chuter à 8% cet effet
secondaire (1).
Les complications parodontales sont extrêmement rares et uniquement sous la forme de résorptions de
surface si elles apparaissent (98).
3.1.1.1.1.3.4 Suivi
Le suivi clinique et radiographique est programmé à 6-8 semaines, puis 1 an (1).
3.1.1.1.2 Fractures coronaires avec exposition pulpaire
Ces fractures touchent l’email, la dentine et la pulpe. Elle sont provoqués par
un choc direct sur la dent, et sont toujours associés à des lésions du parodonte
(99). Elles représentent 2 à 13% des traumas dentaires (100).
3.1.1.1.2.1.1 Diagnostic
Selon l’IADT, la pulpe exposée est sensible aux différents stimulations telles l’air, le froid et le
sucré(56).
Test de sensibilité : Si le patient se plaint d’une sensibilité thermique, il nous semble inutile
de l’effectuer car douloureux ; entraîne une non-coopération future du jeune patient (1).
Il peut être négatif au début, indiquant une atteinte transitoire de la pulpe, avec risque ultérieur
de nécrose (119).
Test à la percussion : Normal(1).
Test de mobilité : Normal(1).
Radiographie : Trois clichés radiographiques sont réalisés (1) :Deux RX périapicales
(orthocentrée, excentrée) ;une RX occlusale.
Si le fragment est perdu et il y a des blessures des tissus mous, des RX des lèvres et/ou des
joues sont indiquées pour la recherche des fragments ou d’objets étrangers (56).
3.1.1.1.2.1.2 Traitement
La décision thérapeutique va dépendre de plusieurs facteurs (100) :
-le stade de maturité radiculaire ;
-la taille de l’exposition ;
-le temps écoulé entre le moment du traumatisme et la consultation ;
-considérations endodontiques.
30
Chapitre 3 : Formes cliniques des traumatismes et conduite à tenir
Figure 3-17: Traitement d’une fracture Figure 3-18: Après pulpotomie partielle et
coronaire avec une large exposition pulpaire recollage du fragment dentaire. L’édification
; le fragment dentaire est conservé (Vue radiculaire a été achevée au bout d’un an et 4
préopératoire ; noter l’immaturité radiculaire mois (1).
de la dent) (1).
La pulpotomie cervicale n’est envisagée que si l’inflammation pulpaire est plus profonde (absence de
contrôle de l’hémostase à un niveau plus coronaire) (1). Elle trouve son indication dans le cas
d’exposition plus importante plus de 1.5mm d’étendue et le laps de temps entre le moment du
31
Chapitre 3 : Formes cliniques des traumatismes et conduite à tenir
traumatisme et la consultation est supérieur à 72h (1). Cette thérapeutique présente un taux de succès de
75 (1).
N.B : La pulpotomie partielle est préférée à la pulpotomie cervicale car elle autorise un
test de sensibilité pulpaire (1).
Figure 3-21: Réaction pulpaire après pulpotomie cervicale (hydroxyde de calcium), à 3 ans
postopératoire (1).
B- La thérapeutique d’apexification :
L’apexification est une thérapeutique réalisée pour la DPI traumatisée en cas de nécrose pulpaire après
leur suivi (104), elle a pour but de provoquer une réparation biologique qui entrainera une fermeture de
l’extrémité radiculaire (105).
Cette thérapeutique n’induit pas une revitalisation de la pulpe au sein des dents traitées, il n’y a donc
pas de reprise de l’édification dentaire (106), ni système immunitaire actif, ni réponse pulpaire (107).
Elle se fait (108) :
Soit avec la mise en place de Ca (OH2), renouvelé si nécessaire jusqu’à la fermeture apicale ;
Soit avec la mise en place d’un bouchon au niveau apical (MTA ou Biodentine) avant
l’obturation canalaire à la gutta percha ;
Soit par la mise en œuvre d’une technique nouvelle permettant en première intention la
revascularisation d’une dent immature et nécrosée. (109)
Figure 3-22: Etapes d'apexification au Ca(OH)2 Figure 3-23: Etapes d'apexification au MTA
(109). (109).
C- La revascularisation pulpaire :
Encore appelée revitalisation pulpaire ou maturogénèse, est une nouvelle méthode qui a fait son
apparition depuis une dizaine d’années, elle permet de retrouver une vitalité pulpaire afin que la dent
continue son développement de manière physiologique.
Elle est indiquée dans le traitement de la pulpe inflammatoire et nécrotique (105).
32
Chapitre 3 : Formes cliniques des traumatismes et conduite à tenir
Figure 3-24: Maturation d’une dent permanente avec pulpe nécrosée (a) DPI (b) Nécrose pulpaire (c)
Ablation de la pulpe (d) désinfection (e) PTA (f) Irritation du tissu périapical (g) Saignement initial (h)
Formation du caillot (i) Matériel de barrière pour le caillot (j) Poursuite du développement radiculaire
(111) .
Figure 3-25: Radiographie Figure 3-26: Radiographie Figure 3-27: Mise en place
périapicale de l'incisive périapicale prise après d'un agrégat de trioxyde
centrale permanente gauche stabilisation du fragment minéral au niveau cervical
montrant un apex ouvert, une coronaire (112). après la formation du caillot
fracture verticale impliquant sanguin (112).
l'émail, la dentine et la pulpe et
s'étendant jusqu'à 3 mm au-
dessus de la ligne cervicale
(112).
33
Chapitre 3 : Formes cliniques des traumatismes et conduite à tenir
•Asymptomatique •Symptomatique
•Test de sensibilité pulpaire positif •Discoloration
•Bonne qualité de restauration •Nécrose pulpaire et infection
•Formation radiculaire se poursuit dans le cas •Absence de formation continue des racines dans
des dents immatures le cas des dents immatures
34
Chapitre 3 : Formes cliniques des traumatismes et conduite à tenir
-Les FCR dans la région antérieure sont dues à des chocs directes et selon la direction de ce dernier, le
trait de fracture peut être horizontale ou oblique (1).
- dans les secteurs postérieurs, elles peuvent être secondaires à un choc
indirect (36) (ex : choc sur le menton). Cependant, des causes
iatrogènes peuvent entraîner des FCR telles que les restaurations, faux
moignon trop volumineux ou thérapeutiques endodontiques
inappropriées (1).
35
Chapitre 3 : Formes cliniques des traumatismes et conduite à tenir
3.1.1.2.2 Traitement
Le traitement requiert une approche pluridisciplinaire faisant intervenir pédodontistes, endodontistes,
orthodontistes, parodontistes et prothésistes (1).
3.1.1.2.2.1 Traitement d’urgence
But : l’objectif du traitement d’urgence consiste à soulager la douleur du patient (1) et à conserver la
vitalité pulpaire (117–119).
Si le fragment est toujours en place, il peut être soit immobilisé, soit enlevé et conservé dans un milieu
adéquat, type sérum physiologique, et réfrigéré pour être recollé dans un second temps (1).
36
Chapitre 3 : Formes cliniques des traumatismes et conduite à tenir
L’objectif des différentes thérapeutiques est d’amener le trait de fracture à un niveau juxta-gingival ou
supra-gingival (1). Ces thérapeutiques sont dépendantes de plusieurs facteurs (122) :
• la localisation et le degré d’atteinte de l’espace biologique ;
• l’implication pulpaire ou non ;
• le stade de développement radiculaire ;
• le stade d’éruption de la dent ;
• la présence et l’adaptation du fragment coronaire fracturé.
Les différentes options thérapeutiques envisagées sont :
A-Suppression du fragment coronaire et restauration supra-gingivale
C’est le traitement le plus conservateur, indiquée dans le cas des fractures superficielles avec ou sans
exposition pulpaire (1).
La restauration est effectuée soit par :
- Collage du fragment fracturé et conservé s’il est relativement intact et qu’il s’adapte bien au niveau du
trait de fracture et si la fracture empiète peu ou pas du tout sur l’espace biologique (31,72,73) , ce
fragment peut aussi servir de couronne provisoire (123) ;
- Restauration par composite ;
- Réalisation d’une couronne (124,125).
Figure 3-40: Vue Figure 3-41: mise en Figure 3-42: Figure 3-43: Radiographie
clinique après retrait de place du champ Restauration composite post-traitement (1).
fragment (FCR non opératoire (1). (1).
compliquée de la 36
après chute sur le
menton) (1).
Pour les FCR compliquées, la pulpe sera traitée au préalable comme dans le cas des fractures coronaires,
par une pulpotomie partielle, ou cervicale dans le cas d’une atteinte plus importante. Dans le cas où la
cicatrisation pulpaire est compromise, le traitement endodontique sera réalisé dans un premier temps et
la restauration coronaire exécutée dans un deuxième temps (1).
37
Chapitre 3 : Formes cliniques des traumatismes et conduite à tenir
Figure 3-44: Figure 3-45:A 4 Figure 3-46: A 6 Figure 3-47: Vue clinique à
Pulpotomie partielle mois post- mois post- 16 mois post-traumatisme.
(Biodentine et verre traitement, visibilité traitement : la racine La 11 répond positivement
ionomère) (1). de la réaction est mature, la au test de sensibilité
pulpaire du pont réaction de pulpaire. Difficulté de
dentinaire (1). cicatrisation brossage au niveau du trait
pulpaire est visible de fracture (1).
(1).
Les dents immatures représentant une FCR compliquée peuvent bénéficier d'une intervention
endodontique régénératrice de revascularisation (112) ,cependant ce traitement est techniquement
sensible et difficile , par conséquence , un suivi radio-clinique est fortement recommandé pour le succès
de la revascularisation (74).
Monteiro de Castro et coll. recommandent la réalisation d’un lambeau de pleine épaisseur afin de mettre
en évidence l’étendue du trait de fracture et de maîtriser ainsi un collage optimum. De plus, ils
préconisent l’élimination du tissu cémentaire sous-gingival du fragment fracturé avant le recollage afin
de favoriser la cicatrisation gingivale (126).
B- L’exposition chirurgicale du trait de fracture
L’exposition chirurgicale est réalisée à l’aide d’une gingivectomie et/ou ostéotomie (11).
Cette option doit être réservée dans les cas où le fragment coronaire représente moins d’un tiers de la
racine clinique (127).
Dans le cas des dents antérieures, elles pourront être consécutives à une traction orthodontique, mais ne
seront pas pratiquées en première intention, l’esthétique de la zone en serait alors fortement compromise
(1).
38
Chapitre 3 : Formes cliniques des traumatismes et conduite à tenir
Figure 3-51: Dégagement Figure 3-52: Retrait du Figure 3-53: Pose d’une
avec un bistouri électrique pansement provisoire obturation avec un verre
(1). (1). ionomère (1).
39
Chapitre 3 : Formes cliniques des traumatismes et conduite à tenir
D- L’extrusion chirurgicale
C’est une technique d’extrusion rapide comparativement à l’extrusion orthodontique, elle permet le
replacement de la dent en une seule phase. Elle peut être utilisée en première intention ou en seconde
intention lorsque la traction orthodontique ne donne pas de résultat (1).
On peut extruder en moyenne la dent d’environ 4,5 mm (certains cas décrits allant jusqu’à 7 mm) (130).
Elle est utilisée dans les cas de FCR compliquée (1).
Les fibres desmodontales sont sectionnées afin de repositionner la racine de la dent dans une situation
plus coronaire (131).
Deux techniques ont été décrites (1) :
• dans la première, un lambeau est réalisé avec une exposition précautionneuse de l’apex et une
extrusion de la dent à l’aide d’un élévateur. Après l’extrusion, un transplant d’os autogène (obtenu
au niveau de la région de l’épine nasale ou du procès alvéolaire adjacent à la zone concernée) est
placé afin de stabiliser la dent dans sa nouvelle position. Après le repositionnement et la suture du
lambeau, un pansement chirurgical est appliqué sur la zone afin d’immobiliser la racine ;
• la seconde technique consiste à luxer la dent avec un abord marginal et sans exposer l’apex et
donc sans stabilisation par un transplant osseux. La luxation et l’extrusion de la racine sont réalisées
à l’aide d’instruments fins comme le périotome et l’élévateur. La stabilisation de la dent est réalisée
par des sutures interdentaires et un pansement chirurgical.
40
Chapitre 3 : Formes cliniques des traumatismes et conduite à tenir
Les résorptions de surface sont les complications les plus fréquentes, elles représentant 30% de ces
dernières , elles sont non évolutives donc non dommageables (132). Les résorptions radiculaires
inflammatoires externes apparaissent dans 5 à 12% des cas (132,133).
La seconde technique, minimise au maximum les complications pouvant survenir à la suite de
l’extrusion chirurgicale, comme les résorptions, la destruction périapicale ou la perte d’os marginal
(130,131).
La période de contention s’étend entre 7 à 14 jours (1).
Le traitement endodontique définitif n’est pas recommandé avant la transplantation intra-alvéolaire, Il
sera réalisé dans les 6 mois suivants l’extrusion en fonction de la cicatrisation (1).
E- Enfouissement de la racine
L’objectif de cette solution étant la conservation d’un volume osseux satisfaisant en vue de la mise en
place d’un implant à la fin de la croissance (1).
Elle peut se faire avec conservation de la vitalité pulpaire (134) ou après réalisation du traitement
endodontique (135).
Après la réalisation d’un lambeau de pleine épaisseur et un curetage du tissu de granulation, la dent
résiduelle est sectionnée horizontalement au niveau de l’os alvéolaire (dans le cas où la racine est vitale,
on objectivera le saignement pulpaire). Le niveau de la dent est ensuite abaissé entre 2 à 4 mm sous le
niveau de la crête osseuse. Une incision vestibulaire périostée en demi-épaisseur permet de libérer le
lambeau et d’assurer des sutures étanches (1).
Une prothèse provisoire est réalisée une fois la cicatrisation gingivale obtenue (1).
Figure 3-59: (a) Racine obturée et enfouie obturation gutta et verre ionomère (b-c) Réalisation d’un
bridge collé (Réalisation prothétique Y. Samama) (1).
F- L’extraction de la dent
C’est la dernière option envisagée (1) lorsque toutes les autres options ne peuvent être mises en œuvre
(la fracture représente plus d’un tiers de la racine) (131).
L’espace pourra être soit maintenu grâce à une prothèse provisoire jusqu’à la fin de la croissance, soit
être fermé grâce à un appareil orthodontique (1).
3.1.1.2.3 Suivi
L’IADT recommande un RDV de contrôle radio-clinique à 6-8 semaines, 3 mois, 6 mois, un an puis
tous les ans pendant au moins 5 ans.
41
Chapitre 3 : Formes cliniques des traumatismes et conduite à tenir
3.1.1.2.4 Pronostic
Selon l’IADT, les résultats peuvent être favorables ou défavorables (56) (voir tableau 3-3) :
Tableau 3-3 : Résultats favorables et défavorables d'une FCR.
Figure 3-61: Schéma d'une fracture radiculaire qui sépare la dent en deux fragments, le fragment
coronaire et le fragment apical séparés par la diastase (1).
Le trait de fracture peut se situer à différents niveaux de la racine : au tiers coronaire, au tiers moyen ou
au tiers apical. On observe deux fois plus d fractures du tiers moyen (143) que du tiers apical, et moins
de 10% siègent au niveau du tiers coronaire.
42
Chapitre 3 : Formes cliniques des traumatismes et conduite à tenir
3.1.1.3.1.1 Diagnostic
L’expression clinique de ces traumatismes peut être multiple (137). Le
fragment coronaire, le plus souvent extrudé et déplacé vers le côté palatin
(ou lingual), il peut également garder une position normale (fractures du
tiers apical) (1). On peut observer un saignement dans le sulcus (1).
La couronne peut présenter une dyschromie (144). Figure 3-65: Le fragment
Lors de l’examen clinique, il est nécessaire de sonder la sertissure coronaire est déplacé en palatin
et un saignement dans le sulcus
gingivale afin de vérifier l’existence ou non d’une communication
(1).
entre le trait de fracture et l’environnement buccal.
Les fractures radiculaires peuvent dans 40% des cas être associées à une fracture de l’os alvéolaire (137).
Les signes cliniques et radiologiques sont :
Test de sensibilité : Le test de la sensibilité pulpaire peut être négatif initialement, suggérant
un dégât nerveux transitoire ou permanent (56).
Le test pulpaire électrique (EPT) doit être pratiqué. Avec ce test, il est possible de détecter une
section de la pulpe(114).
Test à la percussion : La percussion est +/- douloureuse. Avec un son métallique si le fragment
coronaire est luxé et bloqué dans l’alvéole, ou un son mat si ce dernier est extrudé (1).
Test de mobilité : Le degré de mobilité dépend de la situation du trait de fracture et de la
sévérité du traumatisme. Plus le trait de fracture est situé vers le tiers coronaire, plus la mobilité
est considérable. A contrario, si la situation est apicale, la dent peut présenter une mobilité
physiologique et le diagnostic de fracture radiculaire peut être dû à une découverte lors de
l’examen radiologique (1).
Radiographie : Selon les dernières recommandations de l’IADT, les RX recommandées sont
(56) :
43
Chapitre 3 : Formes cliniques des traumatismes et conduite à tenir
Figure 3-68: Vue Figure 3-69: Reconstruction Figure 3-70: Cette reconstitution
coronale du CBCT, 3D du CBCT montrant deux isosurface CBCT 3D semi-transparente
illustrant deux lignes de lignes de fracture sur la 11 (Dr montrant le maxillaire d'un patient de 22
fracture aux tiers coronal Yosef Nahmias, Dr Ali ans qui est tombé en faisant du vélo. Une
et apical de la 11 (Dr Fatemi). image 3D segmentée et des
Yosef Nahmias, Dr Ali reconstitutions en coupe montrent les
Fatemi). fractures radiculaires transversales des
incisives latérales et centrales du
maxillaire droite et gauche (Dr Levin).
3.1.1.3.1.2 Traitement
De nombreuses études ont montré que les dents présentant une fracture radiculaire peuvent conserver
une vitalité pulpaire à condition que le traitement soit entrepris rapidement (148).
En fonction de la localisation du trait de fracture, la conduite à tenir ne va pas être la même (101).
3.1.1.3.1.2.1 Fracture radiculaire du tiers apical
C’est la situation la plus favorable. Dans la plupart des cas, on n’observe pas de déplacement et aucune
mobilité pathologique du fragment coronaire. L’abstention et la surveillance sont alors de règle. La
réparation se fait le plus fréquemment par tissu dur. Parfois, le fragment apical peut se résorber (1).
44
Chapitre 3 : Formes cliniques des traumatismes et conduite à tenir
Néanmoins, dans de rares cas, un traumatisme plus sévère peut entraîner une fracture de la table osseuse
externe. Le fragment apical est alors extrait au moyen d’un lambeau chirurgical, le fragment coronaire
obturé a rétro et le canal endodontique avec de la gutta-percha (1).
45
Chapitre 3 : Formes cliniques des traumatismes et conduite à tenir
2- En de rares occasions, la pulpe d’une dent avec fracture radiculaire peut être entièrement
inflammatoire et même nécrosée. Le diagnostic est fait soit par un inconfort durable même après
pulpotomie du fragment coronaire, ou par le développement d’une lésion apicale ou autour du
site de fracture. Dans certains cas, le traitement endodontique doit inclure les deux segments,
coronaire et apical, de la dent. Après débridement canalaire, obturer tout le canal au CaOH2 et
attendre les signes de guérison, avant d’obturer définitivement avec de la gutta percha et un
ciment de scellement.
3- Si le traitement canalaire échoue dans le segment apical, éliminer le fragment apical
chirurgicalement. Deux méthodes sont possibles : la première est l’apicoectomie, l’autre la
réimplantation intentionnelle. La seconde comprend l’extraction du fragment coronaire,
l’avulsion du fragment apical hors de son alvéole, puis la réimplantation du segment coronaire
dans sa position originelle. Suit l’étape 1 pour le traitement endodontique du fragment coronaire
(114).
La contention ne semble donc pas toujours nécessaire, surtout s’il n’y a pas de déplacement ou
si celui-ci est minime (1).
Figure 3-75: Schéma d'une fracture Figure 3-76: Schéma d'une fracture
radiculaire sans nécrose pulpaire (101). radiculaire avec nécrose pulpaire (101).
46
Chapitre 3 : Formes cliniques des traumatismes et conduite à tenir
3.1.1.3.1.3 Suivi
Selon les dernières recommandations de l’IADT, Des contrôles cliniques et radiographiques sont
nécessaires (2,56):
•A 4 semaines ; ablation de la contention (pour fractures au 1/3 apical et 1/3 moyen)
•A 6-8 semaines
•A 4 mois ; ablation de la contention (pour fractures au 1/3 coronaire)
•A 6 mois
•A 1 an
•Puis tous les ans pendant au moins 5 ans
3.1.1.3.1.4 Pronostic
La guérison d’un tel traumatisme est très complexe, nécessitant la guérison de tous les tissus lésés :
cément-dentine-pulpe-parodonte et tissu osseux (1). Elle a été classée en quatre groupes d’après
Andreasen et Hjørting-Hansen (150):
1- Guérison avec des tissus durs : les points de contact entre les fragments de fracture sont fermés
et la ligne de fracture a disparu ou ne peut être tracé que de manière très ambiguë.
2- Accumulation de tissus durs et de tissus mous entre fragments de fracture.
3- Guérison avec accumulation de tissus mous entre les fragments de fracture : des zones
radioclaire peuvent être vues entre pièces de fracture en radiographie.
4- Pas de guérison : en raison de la nécrose pulpaire, radioclarté des zones peuvent être vues entre
les fragments de fracture et dans l'os alvéolaire en RX.
Figure 3-77: Figure 3-78: Schéma Figure 3-79: Schéma Figure 3-80: Schéma
Schéma montrent montrent une cicatrisation montrent une cicatrisation montent une absence
une cicatrisation par interposition d'os et de par interposition de tissu de cicatrisation avec
avec un tissu tissu conjonctif (101). conjonctif (101). interposition de tissu
calcifiée (101). de granulation (101).
Le pronostic des dents est influencé par différents facteurs tels que la situation du trait de fracture, l’âge
du patient, le stade de formation radiculaire, le degré de luxation et la mobilité du fragment coronaire,
ainsi que la largeur de la diastase entre les fragments (143,150,151). Les fractures du tiers cervical ont
un moins bon pronostic (150,152).
Les possibilités de réparation des racines fracturées sont équivalentes pour toutes les localisations (tiers
cervical, moyen ou apical), sous réserve que le traitement d’urgence – repositionnement et contention –
ait été correctement effectué (1).
47
Chapitre 3 : Formes cliniques des traumatismes et conduite à tenir
Figure 3-81: Vue axiale du CBCT montrant la ligne de fracture sur la deuxième prémolaire
supérieure droite (Dr Prashant P Juja, Dr Sushma P Juja).
Les manifestations des FRV sont variables, surtout au stade précoce de leur développement (157–160).
Elles peuvent inclure des poches parodontales profondes et étroites, la présence d'un tractus sinusal, un
gonflement ou un abcès parodontal, et la présentation d'une radiolucidité en forme de J ou de "halo" à
la radiographie. Il est toujours difficile de faire une distinction précise entre les FRV et les infections
endodontiques ou parodontales, car leurs caractéristiques cliniques sont généralement similaires (157–
161). Par conséquent, la plupart des FRV restent non détectées pendant une période prolongée jusqu'à
la manifestation de signes et/ou de symptômes cliniques et la destruction étendue de l'os et du parodonte
adjacents à la fracture (158,162–164).(162)
La FRV est un grand défi pour les dentistes pour son diagnostic et son traitement. Comme la dent
présente un mauvais pronostic, la modalité de traitement la plus courante est l'extraction (165).
Les traumatismes parodontaux (Luxations)
48
Chapitre 3 : Formes cliniques des traumatismes et conduite à tenir
3.1.2.1.1 Diagnostic
Leur diagnostic n’est pas évident à la simple inspection (36) et dans la
majorité des cas, aucun signe clinique n’est observé (1).
Un saignement au niveau du collet peut être observer (10), et parfois un
léger œdème (1,36).
Figure 3-83: Concussion de la 11,
Les signes cliniques et radiographiques sont : œdème et petit saignement gingival (1).
Test de sensibilité : Généralement positifs (1,56).
Test à la percussion : La dent est sensible à la mastication et à la percussion (1,10,56).
Test de mobilité : La mobilité est physiologique (normale) (1,10,56).
Radiographie :Absence d’anomalie à la radio (56) {pas d’épaississement du ligament
parodontal (3) }
- Une RX rétro-alvéolaire est généralement suffisante, mais en cas de suspicion de fracture
radiculaire plusieurs incidences seront nécessaires (1,56).
3.1.2.1.2 Traitement
Ce traumatisme ne nécessite pas de traitement ni de contention (1,10,56). Un meulage sélectif occlusal
si on constate des prématurités afin d'éviter les microtraumatismes (101).
Les recommandations (1) :
- une hygiène dentaire rigoureuse avec une brosse à dents souple ;
- alimentation molle pendant 1 semaine en cas de douleur a la mastication ;
- une prescription d'un bain de bouche pendant 1 semaine et antalgiques.
3.1.2.1.3 Suivi
Un suivi radio-clinique à 4 semaines, 2 mois puis à un an est nécessaire (2,56,167).
3.1.2.1.4 Pronostic
Le pronostic est excellent. Dix ans après le traumatisme, on observe que (168) :
- 100% des dents immatures restent vitales ;
- 3% des dents matures se nécrosent ;
- 4% des dents matures présentent une résorption de surface auto-limitante.
3.1.2.2 Subluxation
La subluxation est un traumatisme des tissus parodontaux plus important que la
concussion, elle s’accompagne d’une augmentation de la mobilité suite à la rupture de
certaines fibres desmodontales, et n’entraine pas de déplacement de la dent dans son
alvéole (1,10,56,101).
La circulation sanguine de la pulpe peut être affectée, surtout si la dent est mature (169).
Les traumatismes mineurs tels que concussion et subluxation représentent 7% de tous
les traumatismes (95) et entre 30 à 77% des traumatismes de luxation (170,171).
Figure 3-84: Subluxation (56).
49
Chapitre 3 : Formes cliniques des traumatismes et conduite à tenir
3.1.2.2.1 Diagnostic
Le patient se plaint d’une sensation de dent plus « longue » (1).
Un saignement gingival au niveau du sulcus est observé lors de l’examen clinique
(1).
Tests de sensibilité : Ils sont exacerbés par rapport aux dents controlatérales(1). Dans de rares
cas, ils peuvent être initialement négatifs (56,172).
Test à la percussion : La percussion est douloureuse (1,10,56) et émet un son sourd (10).
Test de mobilité : La mobilité est augmentée dans le sens vestibulo-lingual (1,10,56)
Radiographie : La RX est généralement normale et peut révéler un élargissement desmodontal
(1,2,8,61).
Les RX recommandées (56) :
-une rétro-alvéolaire parallèle ;
-2 RX supplémentaires prises avec différente angulations verticales et/ou
horizontales ;
-Une RX occlusale.
Figure 3-86: Vue sagittale du CBCT montrant un élargissement de l'espace du ligament parodontal
suggérant une subluxation (Dr Yosef Nahmias, Dr Ali Fatemi).
3.1.2.2.2 Traitement
Le traitement consiste en :
-Une alimentation molle pendant 1 à 2 semaines (1,101) ;
-Une contention souple pendant 1 à 2 mais seulement s’il y a une mobilité excessive ou sensibilité
sur la dent en mangeant (1,56) ;
-Une décharge de l’occlusion en ajoutant des plots de composite sur les dents postérieures en cas de
douleur à la mastication (1,101) ;
-Une hygiène dentaire rigoureuse en utilisant une brosse à dents chirurgicale et des bains de bouche
pendant 1 semaine (1).
3.1.2.2.3 Suivi
Selon l’IADT, un contrôle clinique et radiologique doit être effectué. Ces rappels sont pratiqués à 2
semaines (retrait de la contention si celle-ci a été effectuée), 3 mois, 6 mois puis à 1 an (2,56)
3.1.2.2.4 Pronostic
Le pronostic est favorable.
A 10 ans, on observe une conservation de la vitalité pulpaire dans (168):
– 100% des cas pour les dents immatures ;
50
Chapitre 3 : Formes cliniques des traumatismes et conduite à tenir
La réponse négative de la dent aux tests de sensibilité ne doit en aucun cas entraîner un traitement
endodontique systématique dès la première séance (1). Il faut plusieurs semaines pour que les tests de
vitalité soient exploitables : la sidération pulpaire peut être longue et le test de vitalité peut devenir
positif seulement 2 ou 3 mois après le traumatisme (175,176).
51
Chapitre 3 : Formes cliniques des traumatismes et conduite à tenir
Des fractures de l’os alvéolaire peuvent être observés dans les cas sévères (1).
Il est nécessaire de faire le diagnostic différentiel entre déplacement et immaturité de la dent (1).
Le diagnostic différentiel de l’extrusion avec la luxation latérale se fait par le test de mobilité. Dans la
seconde situation, la dent est immobile et bloquée dans son alvéole (1).
3.1.2.3.2 Traitement
Le traitement consiste en :
Un repositionnement de la dent dans son alvéole via une pression digitale douce (1,10,56).
En cas de déplacement sévère, le repositionnement se fait sous anesthésie locale
(1,10,56)(préférer l’anesthésie sans vasoconstricteur car ce dernier pourrait retarder la
cicatrisation pulpaire et parodontale) (177).
Une stabilisation de la dent avec une contention souple pendant 2 semaines (1,10,56). En cas de
fracture alvéolaire associée , la contention sera laisser au moins 4 semaines (1,56).
Une prescription d’un bain de bouche pendant une semaine, des antalgiques et une hygiène
bucco-dentaire avec brosse à dent chirurgicale (1,101).
Remarques :
- Plus la consultation d’urgence est éloignée du traumatisme, plus il est difficile de repositionner la
dent (1,36).
- En cas de fracture coronaire associée , l’urgence première consiste à traiter l’extrusion (1).
3.1.2.3.3 Suivi
L’IADT recommande un RDV de contrôle radio-clinique à 2 semaines (déposer de la contention), à un
mois, 2 mois, 3 mois, 6mois, à un an puis tous les ans pendant au moins 5 ans (2,56) pour évaluer l’état
pulpaire et intercepter une éventuelle nécrose pulpaire et/ou des phénomènes de résorption (176).
Lorsque la dent est immature, on va particulièrement suivre la poursuite ou l’arrêt de l’édification
radiculaire (1).
3.1.2.3.4 Pronostic
Selon les auteurs et les études, les facteurs pronostics varient et sont illustrés dans le tableau ci-dessous
(175,178–180) :
Tableau 3-4: Les facteurs pronostics d'une extrusion (1).
52
Chapitre 3 : Formes cliniques des traumatismes et conduite à tenir
Signes cliniques : La palpation vestibulaire peut mettre en évidence l’apex de la dent luxée (1).
L’occlusion peut être perturbée (1)
Test de sensibilité : Probablement pas de réponse au test de la sensibilité pulpaire (56).
Test à la percussion : La dent est sensible à la percussion et émet un son métallique aigu
(ankylose) (1,10,56)
Test de mobilité : La dent est immobile et fermement bloquée dans sa nouvelle position
(1,56).
Radiographie : Selon l’IADT, les radiographies recommandées sont (56) :
Figure 3-91: Figure 3-92: Figure 3-93: Figure 3-94: Figure 3-95: RX
Luxation de la 21 Luxation de la Luxation des 21 et RX rétro- occlusale
et 22, et une 11, couronne 22 avec fracture alvéolaire (1). indiquant
fracture coronaire déplacée en alvéolaire associée précisément le
de la 21 (1). direction et lacération du degré de
palatine (1). frein médian (1). déplacement (1).
53
Chapitre 3 : Formes cliniques des traumatismes et conduite à tenir
Pour les dents immatures, un test négatif ne doit pas conduire à un traitement d’apexification
systématique, mais un suivi très régulier doit être institué (168,181). En cas de signes cliniques (abcès,
fistule) et/ou RX (résorption radiculaire inflammatoire) indiquant la nécrose pulpaire, un traitement
endodontique approprié est effectué.
3.1.2.4.2 Traitement
Selon les dernières recommandations de l’IADT (56):
Figure 3-96: Traitement ODF à 3 mois Figure 3-97: A 2 mois post-traumatisme (1).
post-traumatisme (1).
Stabilisation de la dent avec une contention souple (flexible) pendant 4 semaines, en cas de
solution de continuité de l’os marginal ou du mur de l’os alvéolaire, une prolongation de la durée
de contention serait nécessaire ;
Privilégier une alimentation molle pendant une à 2 semaines (1) ;
Une prescription d’un bain de bouche pendant une semaine, des antalgiques et une hygiène
bucco-dentaire avec brosse à dent souple (1) .
Surveiller l’état pulpaire avec des tests de sensibilité pulpaire dans les RDV de contrôle, Si la
pulpe se nécrose et il y a signes de la résorption inflammatoire externe (liée à infection), le
traitement canalaire doit être initié dès que possible.
Figure 3-101: Contention (1). Figure 3-102: A 3 semaines Figure 3-103 : Retrait de la
post-traumatique (1). contention (1).
54
Chapitre 3 : Formes cliniques des traumatismes et conduite à tenir
3.1.2.4.3 Suivi
Selon les dernières recommandations de l’IADT(2,56), des contrôles radio-cliniques sont nécessaires à
2semaines, 4 semaines (ablation de la contention), 8 semaines, 12 semaines, 6 mois, un an, puis tous les
ans pendant au moins 5 ans.
Dès l’apparition de mauvais signes, un traitement est souvent nécessaire (56).
En cas de nécrose d’une dent permanente mature, un traitement canalaire doit commencer en utilisant
un antibiotique-corticoïde ou CaOH2 comme médicament intra-canalaire pour éviter l’apparition de la
résorption inflammatoire externe (liée à infection) (56).
3.1.2.4.4 Pronostic
Le pronostic est réservé car la luxation latérale entraîne un fort pourcentage de nécroses pulpaires
(168,179) :
-10% sur dent immature ;
-75% sur dent mature et dans le cas d'un déplacement supérieur à 2mm.
Lorsque la dent présente en plus une fracture coronaire, ce risque est multiplié par dix pour une dent
immature et il est proche de 93% pour une dent mature (182).
La littérature rapporte également un fort pourcentage de calcifications canalaires (183,184) :
- 70% sur dent immature ;
- 10% sur dent mature.
Les complications parodontales ne sont pas les plus fréquentes (moins de 10% des cas). Les dents
matures sont les plus susceptibles : résorptions de surface localisées apicalement le plus souvent
(29,5%), résorption inflammatoire au niveau du tiers moyen ou cervical (2,6%). De rares cas de
résorptions de remplacement peuvent être observés, uniquement sur des dents matures (0,8%) (95,166).
Toutes les études s’accordent à dire que les dents immatures ont un meilleur pronostic que les dents
matures, où la vascularisation tant apicale que ligamentaire est plus réduite (136).
Différents facteurs influencent le pronostic (1) :
-le stade d’édification radiculaire ;
-la sévérité de la luxation (supérieur à 3 mm de déplacement) ;
-le temps écoulé entre le traumatisme et le repositionnement ;
-la présence d’une fracture coronaire associée, la contamination bactérienne de la pulpe et du
ligament parodontal.
55
Chapitre 3 : Formes cliniques des traumatismes et conduite à tenir
L’intrusion représente 5 à 12% des traumatismes de luxation (185,186) et 0,3 à 1,9% des traumatismes
des dent permanentes (187,188). Elle survient le plus souvent chez les enfants entre 6 et 12 ans et
n’affecte généralement qu’une seule dent (l’incisive centrale ou latérale supérieure) (187).
58,3% des fractures coronaires sans exposition pulpaire sont associées aux impactions (187).
Figure 3-105: (1) Impactions des 11 et 21 chez un enfant de 7 ans et demi (2) Impactions sévères des
11 et 21 associées à des fractures coronaires (3) Difficulté clinique de connaître le degré d’impaction et
le retard d’éruption en dentition mixte (1).
3.1.2.5.1 Diagnostic
La dent parait plus courte que les controlatérales (1).
Les signes cliniques et radiographiques sont :
Test de sensibilité : Il est le plus souvent négatif (9 fois sur 10) (189).
Test à la percussion : La percussion est douloureuse et émet un son métallique (ankylose)
(1,10,56).
Test de mobilité : La dent peut avoir une mobilité normale (1),comme elle peut être immobile
(bloquée dans son alvéole)(56).
Radiographie : L’espace ligamentaire pourrait ne pas être visible pour toute la racine ou
partiellement (surtout apicalement), la jonction amélo-cémentaire est localisée plus apicalement
à la dent intruse qu’à la dent adjacente intacte (56).
-RX recommandées (56) :
•Une RX rétro-alvéolaire parallèle ;
•2 RX supplémentaires prises avec différente angulations verticales et/ou horizontales ;
•Une RX occlusale.
-L’examen radiographique permet de déterminer (190) :
•le degré d’impaction,
56
Chapitre 3 : Formes cliniques des traumatismes et conduite à tenir
Attendre la ré-éruption spontanée pour toutes les dents intruses indépendamment du degré de
l’impaction ;
Traction orthodontique si absence de ré-éruption spontanée à 4 semaines post-traumatique ;
Surveiller l’état pulpaire, si la pulpe devient nécrotique et infectée ou qu’il y a signes de
résorption inflammatoire externe, le traitement canalaire est indiqué et doit commencer dès que
possible (des traitements endodontiques adaptés aux dents immatures doivent être prodigués).
Dent permanentes matures (56) :
57
Chapitre 3 : Formes cliniques des traumatismes et conduite à tenir
Certaines dents peuvent montrer une ankylose 5 à 10 ans après le traumatisme (191).
3.1.2.6 Luxation totale (expulsion)
La luxation totale est un traumatisme sévère qui induit une expulsion de la dent en dehors de son alvéole
, elle implique non seulement le tissu pulpaire, mais également le ligament parodontal (1).
L’expulsion des dents permanentes représente 0,5%-16% de toutes les TAD (193,194).
Ce traumatisme survient le plus souvent entre 7 et 10 ans (170),il est plus fréquent
pour les dents immatures que pour les dents matures en raison de la laxité
ligamentaire et de l’immaturité radiculaire (22,195).
Les incisives centrales maxillaires sont les plus fréquemment
touchées (11).
58
Chapitre 3 : Formes cliniques des traumatismes et conduite à tenir
Il est primordial pour le praticien d’évaluer l’état des cellules du ligament alvéolo-dentaire en classant
la dent expulsée dans un des trois groupes ci-dessous (tableau 3-5) avant le traitement (196):
Tableau 3-5 : Etat des cellules du ligament alvéolo-dentaire d’une dent expulsée.
Ces trois groupes donnent des renseignements au dentiste sur le pronostic de la dent et guide les
décisions thérapeutiques (196).
3.1.2.6.2.1 Milieux de conservation de la dent
Aucune cellule du ligament alvéolo-dentaire ne pourra survivre après une heure de conservation à sec,
induisant ainsi une résorption de remplacement et une ankylose (197) , donc en vue d’une réimplantation
différée, un milieu de conservation adaptée est indispensable (198).
Selon l’IADT, les milieux de conservation dans un ordre de préférence descendent sont (196) :
Le lait ;
HBSS (Hanks’ Balanced Salt Solution) ;
salive ou sérum physiologique ;
bien que l’eau est un moyen médiocre, c’est mieux que de laisser la dent déshydrater dans l’air
(194,199).
3.1.2.6.2.2 Réimplantation sur le lieu de l’accident (Traitement d’urgence)
La réimplantation immédiate de la dent expulsée sur les lieux de l’accident est le meilleur traitement,
selon les recommandations de l’IADT, il faut (196):
3.1.2.6.2.3 La dent a été réimplantée avant l’arrivée du patient au cabinet (sur le lieu de
l’accident)
Selon les dernières recommandations de l’IADT, le traitement consiste en (196) :
59
Chapitre 3 : Formes cliniques des traumatismes et conduite à tenir
Un retrait des débris de la surface dentaire en secouant la dent doucement dans son milieu de
conservation ou par rinçage au sérum physiologique ;
une anesthésie locale, de préférence sans vasoconstricteur ;
une irrigation de l’alvéole au sérum physiologique ;
60
Chapitre 3 : Formes cliniques des traumatismes et conduite à tenir
3.1.2.6.2.6 Prescription
Les antibiotiques :Une antibiothérapie systémique après la réimplantation est recommandée
pendant 7 à 10 jours (1,196).
L’amoxicilline (pénicilline) reste le premier choix dû à son efficacité sur la flore buccale et à l’incidence
basse de ces effets secondaires (196). D’autres antibiotiques doivent être envisagés en cas d’allergie à
la pénicilline.
Les tétracyclines sont des antibiotiques adaptés à utiliser en particulier grâce à leurs effets antibactériens,
anti-inflammatoires et leur potentiel de réduire la résorption radiculaire. Elles sont prescrites à des doses
classiques selon l’âge et le poids du patient. Cependant, il faut prendre en compte le risque de
dyschromie des dents permanentes, donc elles ne sont généralement pas recommandées pour les patients
de moins de 12 ans (206).
Les antalgiques :Une prescription d’antalgique classique peut être donnée (1).
Hygiène bucco-dentaire : Une brosse à dents chirurgicale et un bain de bouche biquotidien à la
chlorhexidine (0,1%) sont prescrits jusqu’à la dépose de la contention (1).
3.1.2.6.2.7 Instructions au patient (aux parents)
Pour une cicatrisation optimale et une prévention d’un traumatisme secondaire. Des instructions doivent
être donnés aux patients, aux parents ou aux représentants légaux des jeunes enfants, ces instructions
sont (196):
d’une pathologie générale, notamment pour les patients présentant un risque infectieux, des
déficits immunitaires congénitaux ou acquis… ;
d’un gros fracas osseux ;
d’un délabrement important de la dent avulsée (caries, fracture) (194,209) ;
d’handicap cognitif sévère requérant une sédation (196) ;
d’un patient non-coopératif (196) ;
d’une expulsion d’une dent temporaire (36)
3.1.2.6.3 Suivi
Un suivi radio-clinique d’une dent réimplanté est nécessaire à 2 semaines (ablation de la contention), 4
semaines, 6-8 semaines, 3 mois, 6 mois, 1 an et puis tous les ans pour au moins 5 ans (194,210–213).
61
Chapitre 3 : Formes cliniques des traumatismes et conduite à tenir
3.1.2.6.4 Pronostic
3.1.2.6.5 Les facteurs de pronostic
La maturité apicale : La cicatrisation du ligament parodontal est significativement moins bonne pour
les dents matures. Plus le stade d’édification radiculaire est avancé, moins la possibilité de
revascularisation pulpaire est bonne (1).
Le délai de réimplantation : La réimplantation immédiate favorise de manière significative la guérison
pulpaire et parodontale. Même pour une dent conservée en milieu humide, les chances de
revascularisation pulpaire sont fortement diminuées après 5 min et les possibilités de réparation
parodontale après 20 min. Si la dent est remise en place immédiatement et en fonction du stade
d’évolution radiculaire, on obtient un taux de guérison du ligament de 85 à 97% et une revascularisation
pulpaire des dents immatures dans 41 à 93% des cas (1).
La prise en charge endodontique des dents permanentes matures : Le traitement endodontique est
nécessaire. En revanche, il est recommandé d’attendre 1 semaine pour la phase de CaOH2 afin de ne
pas affecter la réparation du ligament parodontal. La pulpe est certes nécrosée, mais pas encore infectée,
les toxines bactériennes n’ayant pas encore eu le temps d’engendrer des phénomènes inflammatoires.
Les dents nécessitant une thérapeutique prolongée avec l’hydroxyde du CaOH2 présentent
significativement plus de complications que celles dont le traitement endodontique final a été réalisé
plus précocement (214).
Le milieu de conservation : L’utilisation d’un milieu de conservation inapproprié augmente
potentiellement le risque de nécrose des cellules du ligament parodontal et donc le taux de complication.
Il est considéré comme physiologique s’il se rapproche des conditions de vie des cellules ligamentaires
dans leur environnement buccal. Pour le tissu pulpaire, ce facteur semble moins décisif. Quel que soit
le milieu, il faut une conservation maximum de 5 minutes (196).
Traumatismes alvéolaires (osseux)
Un TAD, en particulier une luxation ou une avulsion, peut provoquer des fractures de l'os alvéolaire
(215) qui sont souvent compliquées par des lésions des tissus mous (216).
Les fractures de l’os alvéolaire prédominent aux incisives supérieures et touchent généralement
plusieurs dents(1). Elles représentent 5.5% des TAD (217,218).
Selon la classification de d’Andreasen (219), les fractures des bases osseuses suit le plan suivant :
Fracture comminutive de l’alvéole (en plusieurs morceaux) : l’os alvéolaire est comprimé ou
écrasé ;
Fracture du mur alvéolaire : Fracture d’une paroi alvéolaire (vestibulaire ou linguale) ;
Fracture du procès alvéolaire : Fracture alvéolaire complète qui s’étend tout au long de l’os
(de la paroi vestibulaire à la paroi linguale/ palatine) ,elles surviennent généralement chez les
patients plus âgés (1) ;
Fracture de la mandibule ou du maxillaire.
62
Chapitre 3 : Formes cliniques des traumatismes et conduite à tenir
63
Chapitre 3 : Formes cliniques des traumatismes et conduite à tenir
Figure 3-112 : Fracture dentoalvéolaire sévèrement déplacée. (a)-(b) Déplacement sévère des dents
antérieures supérieures, perte de l'os alvéolaire de soutien et lésion de la gencive. (c) Dents
repositionnées, résine composite et attelle métallique placé. (d) Suivi postopératoire montrant une
dentition stable et des tissus mous sains. (e) Radiographie rétro-alvéolaire postopératoire immédiate
après traitement endodontique. (f) Suivi à 4 ans montrant une résorption de remplacement externe
(traitement endodontique fourni par le Dr Amanda Law, endodontiste, Sydney).
3.1.4.1 Abrasion
Définition : Blessure superficielle de l’épithélium gingival.
Traitement : nettoyage des plaies et prescription de bain de bouche. Figure 3-113: Abrasion (1).
3.1.4.2 Concussion
Définition : Hémorragie du tissu sous-cutané sans lacération du tissu
épithélial. Elle est généralement due au choc par un objet contondant
Traitement : Un maintien d’une excellente hygiène bucco-dentaire.
3.1.4.3 Lacération Figure 3-114: Concussion (1).
Définition : Plaie de la muqueuse plus au moins profonde résultant d’un objet tranchant.
-La radiographie des tissus mous peut mettre en évidence la présence de fragments dentaires et/ou des
corps étrangers enfouis.
Traitement : -Parage de la plaie et retirer le corps étranger/corps nécrotique, sous anesthésie ;
-irrigation avec un antiseptique ;
-réalisation de sutures et assurer l'hémostase ;
-prescription d'un bain de bouche et d’antalgique.
64
4 Chapitre 4 :
Traumatismes des
dents temporaires
Chapitre 4 : Traumatismes des dents temporaires
Les traumatismes des dents temporaires sont plus fréquents que ceux des dents permanentes (1) ,surtout
entre l’âge de 1 et 3 ans (22,221). . Néanmoins, ils sont trop souvent ignorés (1). Les incisives centrales
supérieures sont les plus touchées (95%), sans prédominance droite-gauche (1).
Les formes cliniques les plus fréquemment rencontrées sont des pathologies de déplacement (luxation
44%, impaction 12%, expulsion 11%), en raison :
Les mécanismes de guérison de la pulpe et des tissus parodontaux sont différents de ceux des
dents permanentes ;
L’extraction est parfois une priorité, afin de limiter les dommages créés aux germes sous-
jacents,
Traitement impossible du fait du manque de coopération.
66
Chapitre 4 : Traumatismes des dents temporaires
67
Chapitre 4 : Traumatismes des dents temporaires
-Si le fragment coronaire est déplacé, excessivement mobile et interférer avec l’occlusion, 2 options
(sous anesthésie locale) sont disponibles :
•Option A : Extraire seulement le fragment coronaire mobile. Le fragment apical
doit être laissé sur place pour être résorbé.
•Option B : Repositionner doucement le fragment coronaire mobile. S’il est
instable dans sa nouvelle position, le stabiliser avec une contention flexible collée
aux dents adjacentes non traumatisées. Laisser la contention en place pour 4
semaines.
-Éducation du parent/patient (comme cité précédemment).
Figure 4-5: Fracture radiculaire (225).
Subluxation
Extrusion
du déplacement ;
de la mobilité ;
de l’interférence occlusale ;
de la formation de la racine ;
la capacité de l’enfant à tolérer la situation d’urgence . Figure 4-8: Extrusion (225).
-Si la dent n’interfère pas avec l’occlusion, laisser la dent se repositionner spontanément (225).
-Si la dent est excessivement mobile ou extrudée>3mm, l’extraire sous (225).
-Éducation du parent/patient (comme cité précédemment).
68
Chapitre 4 : Traumatismes des dents temporaires
Luxation latérale
Intrusion
Expulsion
Traitement : Ne pas réimplanter les dents temporaires car la dent peut être forcée dans
le follicule, le caillot dans l’alvéole, et les conséquences de la réimplantation peuvent
être plus nuisibles que le traumatisme lui-même (nécrose, résorption, ankylose) (1,225).
69
5 Chapitre5 :
Complications et
séquelles
Chapitre5 : Complications et séquelles
Les réponses du système vasculaire face à un traumatisme de moyenne intensité, sont celles d’une
hémorragie intra pulpaire, une inflammation, et une destruction tissulaire. La pulpe peut alors, soit
récupérer, soit se nécroser. Devant un traumatisme de forte intensité, le système vasculaire apical est
sévèrement atteint. Le tissu pulpaire présente une ischémie et une hémorragie, conduisant à la nécrose
(22).
Le diamètre apical, qui est directement associé au stade de développement radiculaire, est un facteur
prédictif de la nécrose pulpaire. Une étude d’Andreasen et coll. a mis en évidence que la survenue de
nécrose pulpaire était significativement plus importante lorsque le diamètre apical est inférieur à 0,7 mm
par rapport à un diamètre apical supérieur à 1,2 mm (168,181), donc il y a davantage risque de nécrose
pour les dents permanentes matures (1).
L’association des traumatismes dentaires aux traumatismes de luxation augmente le risque de nécrose
pulpaire (95,226,227).
Les signes cliniques de la nécrose peuvent être une douleur spontanée, une sensibilité à la percussion
axiale, des tests de sensibilité pulpaires négatifs et une dyschromie coronaire grise. Les signes
radiographiques peuvent montrer une image radioclaire périapicale associée ou non à une résorption
inflammatoire. Attention, pour les dents permanentes immatures il faut bien distinguer une image
périapicale radioclaire et l’immaturité radiculaire(1).
On réalise un traitement endodontique classique lorsque la dent est mature. Dans le cas d’une dent
immature, le traitement conventionnel reste l’apexification. Néanmoins, à l’heure actuelle, il est
souhaitable de proposer en première intention un traitement par revascularisation (228).
Remarque : Pour les fractures radiculaires ; Lorsque la nécrose pulpaire s’installe, celle-ci doit être
dépistée et traitée le plus rapidement possible. La pulpe nécrosée relargue des toxines dans le trait de
fracture pouvant contaminer le tissu pulpaire du fragment apical (1).
Le pourcentage du risque de nécrose varie selon le type de traumatisme (illustrée dans le tableau ci-
dessous) :
Tableau 5-1: Le pourcentage du risque de nécrose selon le type de traumatisme.
71
Chapitre5 : Complications et séquelles
Pour les dents temporaires, La nécrose pulpaire constitue une séquelle fréquente (221), elle complique
près de 25% des traumatismes (222,231).
Resorption interne
Elles sont observées après des traumatismes par déplacement mais restent rares (2%) (232). Le facteur
causal semble être une inflammation pulpaire chronique irréversible. Cliniquement, au début, la dent est
asymptomatique, puis peut devenir douloureuse après perforation radiculaire. Une coloration « rose »
de la couronne dentaire est un des signes cliniques majeurs. Lorsque la résorption intéresse la chambre
pulpaire, le traitement est la pulpectomie et l’obturation du canal avec de la gutta-percha.
Cependant, si la résorption interne a progressé et entraîné une perforation de la racine, il faut obturer
cette dernière avec le MTA. Cette thérapeutique peut être précédée d’une phase d’obturation avec
Ca(OH2), qui arrêtera le phénomène de résorption, et favorisera un dépôt de tissu dur sur le site de la
perforation (22).
Seuls moins de 2% des traumatismes des dents temporaires se compliquent d’une résorption interne
(221).
Oblitération canalaire
La dégénérescence calcique se traduit par le dépôt anarchique de dentine dans le tissu pulpaire
conduisant à long terme à une oblitération de la chambre pulpaire. La dent peut présenter une dyschromie
(teinte jaunâtre) (233). L’oblitération est généralement associée à une pulpe restant vitale. Il est très rare
qu’une oblitération canalaire se complique en nécrose. Dans l’étude de Lee et coll., seulement 2 dents
ayant présenté une oblitération canalaire ont secondairement développé une nécrose (179).
A la radiographie, la chambre pulpaire est de moins en moins visible. Cependant, le traitement
endodontique préventif n'est plus recommandé. En effet, les lésions péri-apicales surviennent 12 à 24
mois après le trauma dans 1 à 16 % des cas (234,235). Ce faible pourcentage impose donc dans un
premier temps une simple surveillance. En cas de lésions péri apicales, le traitement endodontique sera
réalisé. Celui-ci peut s'avérer difficile, c'est pourquoi la recherche du canal doit être réalisée selon un
protocole adapté avec des aides optiques (loupes, microscope opératoire) et un bilan radiologique
complet (233).
Elle est plus fréquente quand l’apex est ouvert et le déplacement minime. De nombreux auteurs
s’accordent sur le fait que l’oblitération canalaire est plus fréquente lorsque la dent est immature
(3,173,179). L’abstention thérapeutique et la surveillance de l’édification radiculaire sont les traitements
de choix. Le traitement de la dyschromie peut être un blanchiment externe ou la réalisation d’une facette
(1).
72
Chapitre5 : Complications et séquelles
Figure 5-2: Oblitération Figure 5-3: Oblitération Figure 5-4: Oblitération canalaire :
canalaire : subluxation de canalaire : radiographie 2 cliniquement, la dyschromie de 21
21 chez une jeune fille de ans post-trauma (22). (jaune) signe l’oblitération (22).
9 ans (22).
Le pourcentage varie en fonction du type de traumatisme (illustré dans le tableau ci-dessous) :
Tableau 5-2: Pourcentage du risque de l’oblitération canalaire selon le type de traumatisme.
Ce sont des résorptions lacunaires qui se situent à la surface radiculaire. Elles se limitent
donc au cément, sont auto-limitantes et non évolutives. La dent est cliniquement
asymptomatique. Radiologiquement, elles ne sont visibles que si elles concernent les
faces proximales. On les observe dans tous les traumatismes parodontaux.
Figure 5-5: une semaine après la réimplantation. Désinfection canalaire et obturation au Ca(OH)2 de
la 21 (Dr Mayou Rachida, Dr Mouna Jabri) (22).
Le pourcentage varie en fonction du type de traumatisme (22) (illustré dans le tableau ci-dessous) :
Tableau 5-3: Pourcentage du risque de résorption externe de surface selon le type de traumatisme.
73
Chapitre5 : Complications et séquelles
Résorption inflammatoire
Ce sont des résorptions évolutives, non limitées et retrouvées au niveau coronaire et/ou radiculaire après
un traumatisme important. Elles apparaissent généralement après une extrusion, une intrusion ou une
expulsion (236). C'est l'altération du cément au niveau de la surface radiculaire qui va créer une porte
d'entrée bactérienne et qui va conduire à la nécrose en quelques semaines. La nécrose va entretenir la
résorption qui devient progressive. La radiographie présente des zones de résorptions lobulaires
radioclaires qui touchent les tissus dentinaires et cémentaires. Pour arrêter leur évolution, le traitement
endodontique doit être réalisé (237). Ce traitement consiste à réaliser l’exérèse du tissu pulpaire nécrosé
avec mise en place de CaOH2 jusqu'à disparition des phénomènes inflammatoires, cette phase transitoire
de CaOH2 intracanalaire est recommandée avant l’obturation définitive conventionnelle (236). Son
efficacité a été démontrée avec un taux de succès jusqu’à 97% (238). Une fois le phénomène de
résorption arrêté, une réparation s’effectue par apposition de cément ou d’os alvéolaire.
Cette complication se développe plus rapidement pour les dents permanentes immatures (236)
– subluxation : 5% pour les DPI (168), et 0.6 à 5% pour les DPM (95,166,168).
– extrusion : elles sont rares : 5,6%, Hecova et coll trouvent dans leur étude des pourcentages très faibles
et non significatifs (95,179).
– luxation latérale : 2,6% au niveau du tiers moyen ou cervical (95).
Figure 5-7: la radiographie montre une résorption Figure 5-8: Résorption inflammatoire
inflammatoire de 21 et une oblitération canalaire de 22 (22). ayant détruit toute la racine (22).
Résorption de remplacement
Les résorptions de remplacement apparaissent après Les résorptions de remplacement apparaissent après
l'altération des plages cémentaires et une nécrose des cellules ligamentaires. Elles sont constatées après
une réimplantation dans de mauvaises conditions, car toutes les cellules desmodontales sont nécrosées
et la dent va être considérée comme un “corps étranger“. Des ostéoclastes vont détruire la dentine et le
pré-cément, et des ostéoblastes vont induire de l'os. C'est un phénomène irréversible de remodelage
74
Chapitre5 : Complications et séquelles
osseux avec apposition et résorption. Ainsi peu à peu la surface radiculaire va laisser place à de l'os
alvéolaire jusqu'à la perte de la dent au bout de trois à sept ans chez le jeune patient, et jusqu'à 10 ans
chez l'adulte (22).
En effet, la vitesse de remplacement varie en fonction du métabolisme du patient et peut être plus rapide
chez un individu jeune.
Le traitement consiste à mettre en place de Ca(OH2) pour stabiliser les phénomènes inflammatoires liés
à la nécrose pulpaire puis d'obturer le système canalaire afin de conserver le plus longtemps possible la
dent sur arcade (22).
En cas de luxation latérale, on peut être observés 0.8% de résorption de remplacenent, uniquement sur
des dents matures (142,166).
Figure 5-10: Enfant de 10 Figure 5-11: Mise en place 10 Figure 5-12: 2 ans post-
ans : traumatisme d’expulsion. jours post-trauma d’une traumatisme : résorption de
Réimplantation 4 heures après médication intra-canalaire de remplacement et résorption
une conservation à sec (22). type hydroxyde de calcium (22). inflammatoire (22).
Ankylose
75
Chapitre5 : Complications et séquelles
la surface radiculaire, une ankylose permanente a lieu. Selon l’âge de l’enfant, on observera une
infraclusion progressive de la dent, liée à une absence de croissance alvéolaire verticale de la dent
ankylosée. La résorption de remplacement s’observe surtout chez les sujets jeunes. Elle mène à la perte
de la dent dans les 5 ans, alors que chez l’adulte elle est beaucoup plus (242). Ce type de résorption ne
peut pas être arrêté ni réparé. Cette complication n’en est une que pour les patients en cours de croissance
pour qui elle a un impact sur la croissance faciale et alvéolaire. Différentes approches ont été proposées :
1. L’extraction/réimplantation de la dent dès les premiers signes d’ankylose en recouvrant la
racine avec une protéine amélaire (Emdogain®) (243).
2. La décoronation : a été proposée dès 1984 par Malmgren et permet de limiter la perte osseuse
liée à l’ankylose chez un sujet en cours de croissance. L’objectif est de retirer la couronne et le
contenu canalaire tout en conservant la racine comme support de développement osseux (244).
La dent affectée tend à disparaître dans un délai de 1 à 10 ans après l’intervention, avec ou sans
implant (245). Différents auteurs l’ont ensuite bien décrite (246–248). et des publications
récentes ont démontré que la décoronation préserve la hauteur et l’épaisseur de l’os alvéolaire
(249,250). Cette technique consiste à lever un lambeau, couper la couronne au niveau de la
jonction amélo-cémentaire, puis fraiser la partie coronaire de la racine jusqu’à 1 à 2 mm sous la
crête alvéolaire (fraises Komet 858 314010 et 6801 314014). Le canal radiculaire est alors
instrumenté et vidé de tout son contenu (tissu pulpaire, médication intracanalaire ou matériau
d’obturation) avec une lime Hedström de gros diamètre, puis rincé avec du sérum
physiologique. Il faut ensuite provoquer un saignement intracanalaire avec une lime
endodontique stérile au-delà de l’apex, afin d’induire une résorption de remplacement au niveau
des parois canalaires internes en complément de la résorption de remplacement externe déjà
initiée. Le lambeau est suturé pour accélérer la cicatrisation gingivale et favoriser l’apposition
osseuse verticale. La couronne de la dent est utilisée pour le maintien temporaire de l’espace et
l’esthétique du sourire. La racine enfouie sera résorbée progressivement. C’est une procédure
chirurgicale simple, présentant des résultats fiables et permettant une approche conservatrice en
comparaison avec les autres thérapeutiques chirurgicales (251).
Différents stades ont été décrits par Malmgren en 2002 afin de déterminer le moment idéal de
réalisation de la décoronation.
Pour un enfant en cours de croissance, la décoronation est recommandée dès que l’infraposition
du bord libre de la dent ankylosée atteint le score 2. Si l’ankylose est dépistée entre 7 et 10 ans,
il est conseillé de la réaliser dans les 2 ans, car le risque de perte osseuse est le plus grand pour
cette tranche d’âge. Si, en revanche, elle survient entre 10 et 12 ans, la décision devra être prise
au cas par cas. Quand l’ankylose est diagnostiquée pendant le pic de croissance, elle doit être
réalisée le plus tôt possible. Après l’âge de 12 ans, une simple surveillance est recommandée,
l’infraclusion progressant moins vite. La décoronation sera alors réalisée idéalement 2 ans avant
la chirurgie implantaire afin de permettre le remodelage de la racine. L’IADT quant à elle
recommande la décoronation dès que l’infraclusion est supérieure à 1 mm (252). Pour les
patients traités avant l’âge de 13 ans, on observe une augmentation osseuse verticale et un
maintien de l’épaisseur de la crête alvéolaire (253). Une étude très récente de Malmgren et coll.
de 2015 (254) a mis en évidence que l’âge et le sexe influençaient la formation d’os au niveau
de la crête alvéolaire et recommande d’effectuer la décoronation plus tôt chez les filles. On
constate que l’os néoformé après le remaniement de la racine est de très bonne qualité et que la
mise en place d’implants semble être relativement simple et sans complications, et ce malgré la
persistance de résidus radiculaires visibles à la radiographie (244). Il n’y a aucune indication à
les extraire avant la chirurgie implantaire (247,255). Bien que la dimension osseuse verticale
soit préservée, une augmentation horizontale de l’os alvéolaire peut cependant s’avérer
76
Chapitre5 : Complications et séquelles
nécessaire avant la pose d’un implant (256). L'application immédiate des implants après la
décoronation favorise le maintien du volume osseux et des tissus mous, verticalement et
horizontalement, ce qui permet de restaurer correctement l'esthétique et la fonction. Il en va de
même lorsque les implants sont posés plus tard (248,250,257–259). Cet avantage existe déjà
lorsque la décoronation est effectuée, sans la pose d'implants (246,253,260–262); mais avec les
implants, cet avantage semble plus important.
Les contres indications à la décoronation (263) :
-Contamination microbienne dans la région (lésion périapicale chronique, fistule).
-Enciennes fractures radiculaires non consolidées.
-Maladie parodontale avancée active.
Figure 5-13: Schéma des Figure 5-14: Schéma des Figure 5-15: Schéma des
structures parodontales et zones focales d'ankylose zones focales avec résorption
osseuses, soulignant dentoalvéolaire de la de remplacement, dans la
l'espace parodontal, en rose deuxième prémolaire deuxième prémolaire
(263). maxillaire (263). maxillaire (263).
77
Chapitre5 : Complications et séquelles
78
Chapitre5 : Complications et séquelles
5.3 Les séquelles des traumatismes des dents temporaires sur les dents permanentes
L’atteinte des dents temporaires constitue une réelle menace pour les germes des dents permanentes
successionnelles et ce, à cause de la proximité anatomique des apex des dents temporaires aux dits
germes.
Les séquelles des traumatismes des dents temporaires sur les germes des dents permanentes
successionnelles ont fait l’objet de classification par plusieurs auteurs (ANDREASEN, 1981, Jasmin,
1991, MATHEWSON et al., 1995, NAULIN - IFI, 1999).
De ces classifications nous pouvons distinguer en résumé :
Figure 5-30: Figure 5-31: Eruption Figure 5-32: Absence de Figure 5-33:
Radiographie ectopique de la 21 (267). formation radiculaire de Observation
montrant une 41 qui s’incluse (268). d’un odontome
dilacération (267).
coronaire de
la 41 (266).
79
Chapitre5 : Complications et séquelles
80
6 Chapitre 6 :
Evaluation de la prise
en charge des
traumatismes
alvéolodentaires
Chapitre 6 : Evaluation des prises en charge des traumatismes
alvéolodentaires
6.2 Introduction :
Les lésions traumatiques sont des graves problèmes sociaux (3). Les traumatismes dentaires représentent
5% des lésions nécessitant un traitement (268). La plupart du temps, elles se produisent chez les jeunes,
mais elles sont observées chez des individus de différents âge (17).
Les TAD ont de graves conséquences sur la fonction, l’esthétique et peuvent entrainer des séquelles
psychologiques et sociales (269).
Avant de songer à sensibiliser le public, il semble important de savoir comment et où se produisent les
TAD, les facteurs étiologiques, et le type du traumatisme dentaire (33).
6.3 Objectifs
Evaluer les caractéristiques des praticiens.
Evaluer les caractéristiques des patients traumatisés.
Evaluer la fréquence et la sévérité des traumatismes dentaires en cabinet ainsi qu’en milieu
hospitalier.
Etudier les étiologies des traumatismes.
Etudier les formes cliniques des traumatismes.
Comprendre l’attitude des praticiens face à de telles urgences ; la gestion ou non de ces
consultations et les éventuelles raisons pour adresser un patient.
Evaluer la connaissance des praticiens sur les dernières recommandations de l’IADT concernant
la prise en charge des urgences traumatiques.
Enrichir notre mémoire fin d’étude.
Dans le but d’analyser l’attitude des chirurgiens-dentistes algériens face aux TAD, nous avons mis au
point un questionnaire (voir ANNEXE ) constitué de 5 questions de présentation et 16 questions sur
notre thème.
Méthode
Notre enquête a duré 2 mois et demi, elle a débuté le 4 avril 2021 et s’est achevée le 27 juin 2021. Nous
nous sommes déplacés dans certains cabinets dentaires et polycliniques dans les wilayas de Blida,
Médéa, Alger, Djelfa et Tizi Ouzou pour transmettre notre questionnaire directement aux dentistes, et
nous avons aussi créé un questionnaire web qu’on a partagé sur les réseaux sociaux.
82
Chapitre 6 : Evaluation des prises en charge des traumatismes
alvéolodentaires
6.5 Résultats
Fonction
36%
64%
Publique libérale
Figure 6-1 : Pourcentage des chirurgiens-dentistes ayant répondu à notre questionnaire selon leur
fonction.
Vous êtes
5%
4%
91%
Figure 6-2 : Pourcentage des chirurgiens-dentistes ayant répondu à notre questionnaire selon
leurs qualifications.
83
Chapitre 6 : Evaluation des prises en charge des traumatismes
alvéolodentaires
Votre âge
80%
67%
70%
60%
50%
40%
30%
21%
20%
7%
10% 5%
0%
23-35 ans 36-45 ans 46-55 ans 56 ans et plus
Votre âge
Figure 6-3 : Distribution globale des chirurgiens-dentistes ayant répondu à notre questionnaire
selon leurs âges.
Figure 6-4 : Distribution globale des chirurgiens-dentistes ayant répondu à notre questionnaire
selon leur expérience professionnelle.
84
Chapitre 6 : Evaluation des prises en charge des traumatismes
alvéolodentaires
Régions d'exercice
80% 76%
70%
60%
50%
40%
30%
20% 13%
10%
10%
1%
0%
Centre Est Ouest Sud
Régions d'exercice
Figure 6-5 : Distribution globale des chirurgiens-dentistes ayant répondu à notre questionnaire
selon leurs régions d'exercice.
9%
35%
37%
6%
13%
85
Chapitre 6 : Evaluation des prises en charge des traumatismes
alvéolodentaires
l'âge
60%
49%
50%
40%
28%
30%
20% 16%
10% 7%
0%
moins de 3 ans de 3 à 6 ans de 6 à 12 ans > 12 ans
l'âge
Figure 6-7 : Distribution globale des patients traumatisés selon leurs âges.
Le sexe
13%
87%
Masculin Féminin
86
Chapitre 6 : Evaluation des prises en charge des traumatismes
alvéolodentaires
Figure 6-9 : Distribution globale des TAD selon les circonstances d'apparition.
Formes cliniques
50% 43%
45%
40% 33%
35%
30%
25%
20%
15%
10% 5% 4% 6% 4%
3% 1% 2%
5%
0%
Formes cliniques
Figure 6-10 : Pourcentage des différentes formes cliniques des traumatismes dentaires.
87
Chapitre 6 : Evaluation des prises en charge des traumatismes
alvéolodentaires
Type de denture
10%
21%
69%
Figure 6-11 : Pourcentage des patients traumatisés selon leur type de denture.
Dents traumatisées
0% 1% 1%
98%
88
Chapitre 6 : Evaluation des prises en charge des traumatismes
alvéolodentaires
10%
45%
45%
Figure 6-14 : Distribution des patients traumatisés selon le laps de temps écoulé entre l'accident
et leur consultation.
89
Chapitre 6 : Evaluation des prises en charge des traumatismes
alvéolodentaires
34%
65%
Figure 6-15 : Pourcentage global des examens radiologiques utilisés par les praticiens en 1ère
intention.
Figure 6-16 : Distribution globale des Test d’évaluation du statut pulpaire utilisés par les
praticiens.
90
Chapitre 6 : Evaluation des prises en charge des traumatismes
alvéolodentaires
52% 48%
Oui Non
Figure 6-17 : Pourcentage global des praticiens concernant leur prise de photos des lésions
traumatiques lors de la première consultation.
12%
88%
Oui Non
Figure 6-18 : Distribution globale des praticiens concernant leur rédaction systématique du
certificat médical initial.
91
Chapitre 6 : Evaluation des prises en charge des traumatismes
alvéolodentaires
Figure 6-19 : Distribution globale des praticiens selon leurs attitudes face aux urgences
traumatiques.
33%
67%
Oui Non
Figure 6-20 : Distribution globale des praticiens selon leur connaissance des recommandations de
l’IADT.
92
Chapitre 6 : Evaluation des prises en charge des traumatismes
alvéolodentaires
42%
58%
Oui Non
Figure 6-21 : Distribution globale des praticiens selon leurs avis concernant la formation
académique qui ont bénéficié.
6.6 Discussion
Les TAD varies selon les pays où l’étude a été mené, dans notre enquête, on observe une fréquence des
consultations au sein des cabinets dentaires pour un traumatisme d’une fois par mois.
Notre étude met en évidence une prévalence des traumatismes qui est plus élevée chez les garçons que
chez les filles. Les résultats obtenus sont analogues à d’autres études menées par Baston (270),
Abdelaziz et al (271) et plusieurs autres études (272–275). Ces traumatismes sont pertinents chez les
garçons du fait qu’ils sont adeptes des sports violents et des rixes. D’autres études rapportent qu’il n’y
a pas de différence significative entre les 2 sexes (21,25,32). Cette évolution est probablement liée à la
généralisation des activités autrefois réservées au sexe masculin dans certains pays (1).
L’incidence des TAD s’avère plus importante chez les enfants âgés de 6 à 12 ans, selon notre étude. Elle
correspond au conclusion d’Altun et al (272) et quasi identique à d’autres recherches menées à travers
le monde : Turquie, Inde, Chili, Australie, Iran, etc (268–274). Ceci dit que les jeunes enfants sont plus
actifs et inconscients des risques.
Similaires à d’autres études (33,276,277), les chutes sont les causes les plus communes ; liés à
l’acquisition de la marche chez les petits, les jeux de sociétés qui favorisent les contacts physiques.
Dans une étude menée par Choi et al. En Corée (274), 62.8% des enfants se présentent à la clinique dans
les 24h qui suivent le traumatisme. Quant à notre étude, elle révèle 52% de cas qui consulte aussi tôt.
Ce taux indique que notre société prend conscience de l’urgence à traiter ces traumatismes. Le type du
TAD a une influence importznte sur le moment de la consultation, Atabek et al (33) ont rapporté que
55,5% des patients ce présentant à la consultation dans l’heure qui suit présentent une avulsion.
93
Chapitre 6 : Evaluation des prises en charge des traumatismes
alvéolodentaires
Glendor (17) rapport que la majorité des TAD sont liées à une seule dent. D’autres analyses menées par
Caldas et Burgos (278) montre un plus grand nombre de dents atteintes.
Dans notre étude et comme pour la majeure partie des études déjà effectuées, les dents les plus
fréquemment atteintes par les TAD sont celles du bloc incisivo-canin supérieur cela peut être expliqué
par leur position faisant office de pare- choc, d’autant plus les malpositions, les protrusions et les béances
labiales font en sorte que ce groupe de dent soit plus touché par les traumatismes.
La fracture coronaire était la forme de TAD la plus rencontrée dans la présente étude (76%); similaire
aux résultats de l'étude de Tapias et al (70) et les extrusions occupaient le second rang (6%). Presque
similaire à l’étude de Hecova et coll qui ont observé que les extrusions représentaient 10% de tous les
traumatismes alvéolo-dentaires (95).
En raison de la documentation approfondie de ces fractures, comprenant à la fois l'information clinique,
des radiographies et des photographies cliniques, il est commode d'établir leurs diagnostics avec
précision. Aujourd'hui, avec des outils de diagnostic les plus avancés et disponibles, tels que CBCT, il
est possible d'avoir une image précise de la fracture dans les trois dimensions et la précision du
diagnostic est beaucoup plus élevée [19]. L'incidence radiographique retro-alvéolaire a été
malheureusement la plus réalisée et la plus accessible à 65% et cela au fait que la majorité des patients
dans les pays en voie de développement sont des patients à faible revenu.
51% des praticiens prennent en charge la totalité des urgences traumatiques qui se présentent au cabinet.
23% déclarent adresser une partie de ces urgences à un confrère spécialiste pour les cas sévères, et 22%
pour le suivi. Les 3% qui restent déclarent adresser systématiquement tout patient présentant quelconque
traumatisme. La non prise en charge complète de ces traumatismes peut être expliquée par la
méconnaissance des recommandations de l’IADT par 70% des praticiens et leurs estimations de ne pas
avoir bénéficié d’une formation académique suffisante (58%).
Les écoles spécialisées doivent prendre en compte les déficits en matière de traumatologie dentaire. On
doit mettre à la disposition des dentistes des formations adéquates, organiser régulièrement des journées
pédagogiques et des séminaires.
Nous devons mettre tous les moyens pour mieux équiper nos praticiens pour une meilleure prise en
charge de ces traumatismes qui constituent un problème de santé publique. Dans le cadre de la
prévention, les pouvoirs publics sont un acteur important en matière de sensibilisation par l’audiovisuel,
les ressources humaines, peuvent aider à réduire leur prévalence.
6.7 Conclusion
Le profil épidémio-clinique des traumatismes alvéolo-dentaires aux cabinets dentaires algériens est celui
d'un enfant de 6 à 12 ans de sexe masculin, présentant des Fractures coronaires comme principale forme
clinique, causée par des chutes. Pour améliorer le pronostic ; la poursuite de l’éducation de la population,
et l’acquisition de connaissances spécialisées sur le diagnostic et le traitement des TAD par les
professionnels dentaires seront les éléments clés.
94
Conclusion
Les traumatismes alvéolo-dentaires constituent des atteintes dont la prévalence et l’incidence
sont relativement importantes notamment dans certaines catégories de la population. A chaque
situation clinique correspond une atteinte différente des tissus dentaires et environnantes. La
prise en charge de ces atteintes doit intervenir en urgence et peut être parfois délicate. La
connaissance des dernières recommandations scientifiques et leur mise en application adéquate
permettent généralement de mieux gérer ces cas et d’en améliorer le pronostic.
Les séquelles des traumatismes sont extrêmement variables, nous pouvons les réduire par un
traitement adéquat et un suivi régulier. Cependant, il est encore préférable de les prévenir.
On ne soigne jamais un traumatisme mais un patient traumatisé physiquement et
psychologiquement, auquel il faut offrir le meilleur traitement possible.
Bibliographie :
1. Chantal N. Traumatologie clinique : De la théorie à la pratique. Paris ,France: espace id; 2016.
384 p.
2. Levin L, Day PF, Hicks L, O’Connell A, Fouad AF, Bourguignon C, et al. International
Association of Dental Traumatology guidelines for the management of traumatic dental injuries: General
introduction. Dent Traumatol. août 2020;36(4):309‑13.
3. Diangelis AJ, Andreasen JO, Ebeleseder KA, Kenny DJ, Trope M, Sigurdsson A, et al.
International Association of Dental Traumatology guidelines for the management of traumatic dental
injuries: 1. Fractures and luxations of permanent teeth. Dent Traumatol. févr 2012;28(1):2‑12.
4. Waite IM, Strahan JD. Atlas de parodontie [Internet]. Paris: Editions CdP; 1992 [cité 20 mars
2021]. Disponible sur: http://books.google.com/books?id=Y-tpAAAAMAAJ
5. MARET D. Morphométrie haute résolution des germes dentaires : Evaluation du Cone Beam
CT en tant qu’outil de mesure. [France]: l’Université Toulouse III - Paul Sabatier; 2010.
6. Lasfargues J-J, Colon P, Vanherle G, Lambrechts P. Odontologie conservatrice et restauratrice.
Tome 1, Tome 1,. Paris: Éditions CdP; 2009.
7. MASSOT C. Qualité de vie et traumatismes dentaires [texte ( informatique)]. [France]; 2015.
8. Masson E. Traumatismes dentaires et alvéolaires [Internet]. EM-Consulte. [cité 26 févr 2021].
Disponible sur: https://www.em-consulte.com/article/1097939/traumatismes-dentaires-et-alveolaires
9. AUDE A. Les traumatismes du secteur antérieur chez l’enfant et l’adolescent : rôle et
responsabilité de l’odontologiste [Internet]. [France]: université Paris Descartes , faculté de chirurgie
dentaire; 2017 [cité 1 avr 2020]. Disponible sur: https://dumas.ccsd.cnrs.fr/dumas-01726018
10. Vallaeys K, Chevalier V, Arbab-Chirani R. Traumatisme dentaire. :25.
11. Textbook and Color Atlas of Traumatic Injuries to the Teeth, 4th Edition | Wiley [Internet].
Wiley.com. [cité 14 mars 2021]. Disponible sur: https://www.wiley.com/en-
us/Textbook+and+Color+Atlas+of+Traumatic+Injuries+to+the+Teeth%2C+4th+Edition-p-
9781118699904
12. Gassner R, Bösch R, Tuli T, Emshoff R. Prevalence of dental trauma in 6000 patients with facial
injuries: implications for prevention. Oral Surg Oral Med Oral Pathol Oral Radiol Endod. janv
1999;87(1):27‑33.
13. Santos SE, Marchiori EC, Soares AJ, Asprino L, de Souza Filho FJ, de Moraes M, et al. A 9-
year retrospective study of dental trauma in Piracicaba and neighboring regions in the State of São Paulo,
Brazil. J Oral Maxillofac Surg. août 2010;68(8):1826‑32.
14. Hickey BM, Schoch EA, Bigeard L, Musset AM. Complications following oral piercing. A
study among 201 young adults in Strasbourg, France. Community Dent Health. mars 2010;27(1):35‑40.
15. Abbott P, Heah SYS. Internal bleaching of teeth: an analysis of 255 teeth. Aust Dent J. déc
2009;54(4):326‑33.
16. N U, T K, Y I, K I, Y M, S I, et al. [Dental injury associated with general anesthesia and the
preventive measures]. Masui. 1 mai 2010;59(5):597‑603.
17. Glendor U. Epidemiology of traumatic dental injuries--a 12 year review of the literature. Dent
Traumatol. déc 2008;24(6):603‑11.
18. Nguyen QV, Bezemer PD, Habets L, Prahl-Andersen B. A systematic review of the relationship
between overjet size and traumatic dental injuries. Eur J Orthod. oct 1999;21(5):503‑15.
19. Petti S. Over two hundred million injuries to anterior teeth attributable to large overjet: a meta-
analysis. Dent Traumatol. févr 2015;31(1):1‑8.
20. Norton E, O’Connell AC. Traumatic dental injuries and their association with malocclusion in
the primary dentition of Irish children. Dent Traumatol. févr 2012;28(1):81‑6.
21. Aldrigui JM, Jabbar NS, Bonecker M, Braga MM, Wanderley MT. Trends and associated
factors in prevalence of dental trauma in Latin America and Caribbean: a systematic review and meta-
analysis. Community Dent Oral Epidemiol. févr 2014;42(1):30‑42.
22. Traumatismes dentaires - Du diagnostic au traitement [Internet]. [cité 26 févr 2021]. Disponible
sur: https://www.livres-medicaux.com/traumatismes-dentaires-du-diagnostic-au-traitement.html
23. Corrêa-Faria P, Martins CC, Bönecker M, Paiva SM, Ramos-Jorge ML, Pordeus IA. Absence
of an association between socioeconomic indicators and traumatic dental injury: a systematic review
and meta-analysis. Dent Traumatol. août 2015;31(4):255‑66.
24. Bendo CB, Scarpelli AC, Vale MPP, Araújo Zarzar PMP. Correlation between socioeconomic
indicators and traumatic dental injuries: a qualitative critical literature review. Dent Traumatol. août
2009;25(4):420‑5.
25. Goettems ML, Torriani DD, Hallal PC, Correa MB, Demarco FF. Dental trauma: prevalence
and risk factors in schoolchildren. Community Dent Oral Epidemiol. déc 2014;42(6):581‑90.
26. Ostergaard BH, Andreasen JO, Ahrensburg SS, Poulsen S. An analysis of pattern of dental
injuries after fall accidents in 0- to 2-year-old children - does the use of pacifier at the time of injury
make a difference? Int J Paediatr Dent. sept 2011;21(5):397‑400.
27. Yam AA, Diop F, Faye M, Tamba-Ba A, Ba I. Les complications des traumatismes des dents
temporaires : évaluations clinique et radiographique. Perspectives de prise en charge et de prévention :
à propos de 4 cas. Odontostomatol Trop 2000;89:5-9.
28. Bertrand JC, Menard P. Traumatismes dentaires et alvéolaires. EMC (Elsevier Masson SAS,
Paris), Stomatologie, 22-067-A-05, 1991 : 11p.
29. Al-Asfour A, Andersson L. The effect of a leaflet given to parents for first aid measures after
tooth avulsion. Dent Traumatol. oct 2008;24(5):515‑21.
30. Handbook of Pediatric Dentistry : Angus C. Cameron : 9780723436959 [Internet]. [cité 20 mars
2021]. Disponible sur: https://www.bookdepository.com/Handbook-Pediatric-Dentistry-Angus-C-
Cameron/9780723436959
31. GOMEZ DE SEDRON J. Les traumatismes dentaires chez l’enfant : prévenir la perte de chance
par l’éducation du public [Internet]. [France]: Paris Descartes; 2019. Disponible sur:
https://dumas.ccsd.cnrs.fr/dumas-02102928
32. Singh G, Garg S, Damle SG, Dhindsa A, Kaur A, Singla S. A Study of Sports Related
Occurrence of Traumatic Orodental Injuries and Associated Risk Factors in High School Students in
North India. Asian J Sports Med [Internet]. sept 2014 [cité 20 mars 2021];5(3). Disponible sur:
https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC4267491/
33. Atabek D, Alaçam A, Aydintuğ I, Konakoğlu G. A retrospective study of traumatic dental
injuries. Dent Traumatol. avr 2014;30(2):154‑61.
34. Pediatric Dentistry: A Clinical Approach, 2nd Edition | Wiley [Internet]. Wiley.com. [cité 20
mars 2021]. Disponible sur: https://www.wiley.com/en-
us/Pediatric+Dentistry%3A+A+Clinical+Approach%2C+2nd+Edition-p-9781118687192
35. Ilia E, Metcalfe K, Heffernan M. Prevalence of dental trauma and use of mouthguards in rugby
union players. Aust Dent J. déc 2014;59(4):473‑81.
36. Tardif A., Misino J., Péron J.-M. Traumatismes dentaires et alvéolaires. EMC (Elsevier Masson
SAS, Paris), Stomatologie, 22-067-A-05, 2004, Médecine buccale, 28-390-C-10, 2008.
37. Welbury, Richard R. / Gregg, Terry A. | Managing Dental Trauma in Practice | Quintessence
Publishing Company, Ltd. [Internet]. [cité 10 juin 2021]. Disponible sur: https://www.quintessence-
publishing.com/gbr/en/product/managing-dental-trauma-in-practice
38. Shobha Tandon. Text book of Pedodontics. 2nd edition, India: Paras, 2009.
39. Le tétanos [Internet]. [cité 14 avr 2021]. Disponible sur:
https://www.secourisme.net/spip.php?article4
40. Finck B. Traumatismes alvéolo-dentaires de la dent permanente : incidences pulpaires et
parodontales, étude rétrospective sur 30 ans. [Thèse d’exercice, Chirurgie dentaire]. Université Lille 2;
2015.
41. www.dentaltraumaguide.org. 2010. Dernière édition: 07-01- 2014.
42. Masson E. Examen d’un traumatisé facial [Internet]. EM-Consulte. [cité 17 avr 2021].
Disponible sur: https://www.em-consulte.com/article/194145/examen-d-un-traumatise-facial
43. Manuel d’implantologie clinique (3e édition) [Internet]. [cité 10 juin 2021]. Disponible sur:
https://www.editionscdp.fr/actualites/actualites/focus/manuel-d-implantologie-clinique-3e-
edition.html
44. Olivé J, Aparicio C. Periotest method as a measure of osseointegrated oral implant stability. Int
J Oral Maxillofac Implants. 1990;5(4):390‑400.
45. The Periotest in traumatology. Part I. Does it have the properties necessary for use as a clinical
device and can the measurements be interpreted? - PubMed [Internet]. [cité 23 avr 2021]. Disponible
sur: https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/12848715/
46. Berthold C, Holst S, Schmitt J, Goellner M, Petschelt A. An evaluation of the Periotest method
as a tool for monitoring tooth mobility in dental traumatology. Dent Traumatol. avr 2010;26(2):120‑8.
47. Mackie I, Ghrebi S, Worthington H. Measurement of tooth mobility in children using the
periotest. Endod Dent Traumatol. juin 1996;12(3):120‑3.
48. Zunzarren R, Dupuis V. Guide clinique d’odontologie. Issy-les-Moulineaux: Elsevier-Masson;
2014.
49. Jafarzadeh H, Abbott PV. Review of pulp sensibility tests. Part I: general information and
thermal tests. Int Endod J. sept 2010;43(9):738‑62.
50. OUCOD oral histology practical chapter 4 pulp Flashcards - Cram.com [Internet]. [cité 9 déc
2014]. Disponible sur: http://www.cram.com/flashcards/oucod-oral-histology-practicalchapter-4-pulp-
1734573.
51. Raslan N, Wetzel W-E. Exposed human pulp caused by trauma and/or caries in primary
dentition: a histological evaluation. Dent Traumatol. juin 2006;22(3):145‑53.
52. Jafarzadeh H, Rosenberg PA. Pulse oximetry: review of a potential aid in endodontic diagnosis.
J Endod. mars 2009;35(3):329 33.
53. Bastos JV, Goulart EMA, de Souza Côrtes MI. Pulpal response to sensibility tests after
traumatic dental injuries in permanent teeth. Dent Traumatol. juin 2014;30(3):188‑92.
54. Kahan RS, Gulabivala K, Snook M, Setchell DJ. Evaluation of a pulse oximeter and customized
probe for pulp vitality testing. J Endod. mars 1996;22(3):105‑9.
55. Evans D, Reid J, Strang R, Stirrups D. A comparison of laser Doppler flowmetry with other
methods of assessing the vitality of traumatised anterior teeth. Endod Dent Traumatol. déc
1999;15(6):284‑90.
56. Bourguignon C, Cohenca N, Lauridsen E, Flores MT, O’Connell AC, Day PF, et al.
International Association of Dental Traumatology guidelines for the management of traumatic dental
injuries: 1. Fractures and luxations. Dental Traumatology. 2020;36(4):314‑30.
57. Fulling HJ, Andreasen JO. Influence of maturation status and tooth type of permanent teeth
upon electrometric and thermal pulp testing. Scand J Dent Res. sept 1976;84(5):286‑90.
58. Alghaithy RA, Qualtrough AJE. Pulp sensibility and vitality tests for diagnosing pulpal health
in permanent teeth: a critical review. Int Endod J. févr 2017;50(2):135‑42.
59. Gopikrishna V, Pradeep G, Venkateshbabu N. Assessment of pulp vitality: a review. Int J
Paediatr Dent. janv 2009;19(1):3‑15.
60. Vaghela DJ, Sinha AA. Pulse oximetry and laser doppler flowmetry for diagnosis of pulpal
vitality. Journal of Interdisciplinary Dentistry. 1 janv 2011;1(1):14.
61. Gopikrishna V, Tinagupta K, Kandaswamy D. Comparison of electrical, thermal, and pulse
oximetry methods for assessing pulp vitality in recently traumatized teeth. J Endod. mai
2007;33(5):531‑5.
62. Hernandez G., Ifi-Naulin C., Machtou P. Traumatismes alvéolodentaires. EMC (Elsevier
Masson SAS, Paris), Traité de Médecine Akos, 7-1122, 2010.
63. Kullman L, Al Sane M. Guidelines for dental radiography immediately after a dento-alveolar
trauma, a systematic literature review. Dent Traumatol. juin 2012;28(3):193‑9.
64. Cavezian R, Pasquet G.Evolution de la perception des rayons X: de la fascination à la suspicion.
de l’endobuccal au « cone beam ».In: Hodez C, Bravetti P, editors, Imagrie dento-maxillo-faciale par
faisceau conique « cone beam ».Montpellier :Sauramps Médical; 2010. p. 9-24.
65. Kakli H, Cingi C, Ay Y, Oghan F, Ozer T, Kaya E, Use of cone beam compputed tomography
in otolaryngologic treatment. Eur Arch Otorhinolaryngol 2012; 269: 711-20.
66. Cohenca N, Silberman A. Contemporary imaging for the diagnosis and treatment of traumatic
dental injuries: A review. Dent Traumatol. oct 2017;33(5):321‑8.
67. Cohenca N, Simon JH, Roges R, Morag Y, Malfaz JM. Clinical indications for digital imaging
in dento-alveolar trauma. Part 1: traumatic injuries. Dent Traumatol. avr 2007;23(2):95‑104.
68. Fuss Z, Trowbridge H, Bender IB, Rickoff B, Sorin S. Assessment of reliability of electrical and
thermal pulp testing agents. J Endod. juill 1986;12(7):301‑5.
69. May JJ, Cohenca N, Peters OA. Contemporary management of horizontal root fractures to the
permanent dentition: diagnosis--radiologic assessment to include cone-beam computed tomography.
Pediatr Dent. avr 2013;35(2):120‑4.
70. Tapias MA, Jiménez-García R, Lamas F, Gil AA. Prevalence of traumatic crown fractures to
permanent incisors in a childhood population: Móstoles, Spain. Dent Traumatol. juin
2003;19(3):119‑22.
71. Andreasen FM, Norén JG, Andreasen JO, Engelhardtsen S, Lindh-Strömberg U. Long-term
survival of fragment bonding in the treatment of fractured crowns: a multicenter clinical study.
Quintessence Int. oct 1995;26(10):669‑81.
72. D de LM, Jf M, Ms de M, Vl L, F ML. Reattachment of fractured fragment of an anterior tooth:
case report and nine-year follow-up. Gen Dent. 1 sept 2011;59(5):e192-5.
73. Yilmaz Y, Guler C, Sahin H, Eyuboglu O. Evaluation of tooth-fragment reattachment: a clinical
and laboratory study. Dent Traumatol. août 2010;26(4):308‑14.
74. Farik B, Munksgaard EC, Andreasen JO, Kreiborg S. Drying and rewetting anterior crown
fragments prior to bonding. Endod Dent Traumatol. juin 1999;15(3):113‑6.
75. Arhun N, Onay EO, Ungor M. Rehydration of a reattached fractured tooth fragment after
prolonged dehydration. Gen Dent. juin 2012;60(3):e173-177.
76. Shirani F, Sakhaei Manesh V, Malekipour MR. Preservation of coronal tooth fragments prior to
reattachment. Aust Dent J. sept 2013;58(3):321‑5.
77. Bhargava M, Pandit IK, Srivastava N, Gugnani N, Gupta M. An evaluation of various materials
and tooth preparation designs used for reattachment of fractured incisors. Dent Traumatol. oct
2010;26(5):409‑12.
78. Munksgaard EC, Højtved L, Jørgensen EH, Andreasen JO, Andreasen FM. Enamel-dentin
crown fractures bonded with various bonding agents. Endod Dent Traumatol. avr 1991;7(2):73‑7.
79. Demarco FF, Fay R-M, Pinzon LM, Powers JM. Fracture resistance of re-attached coronal
fragments--influence of different adhesive materials and bevel preparation. Dent Traumatol. juin
2004;20(3):157‑63.
80. Reis A, Kraul A, Francci C, de Assis TGR, Crivelli DD, Oda M, et al. Re-attachment of anterior
fractured teeth: fracture strength using different materials. Oper Dent. déc 2002;27(6):621‑7.
81. Stellini E, Stomaci D, Stomaci M, Petrone N, Favero L. Fracture strength of tooth fragment
reattachments with postpone bevel and overcontour reconstruction. Dent Traumatol. juin
2008;24(3):283‑8.
82. Stellini E, Stomaci D, Zuccon A, Bressan E, Ferro R, Petrone N, et al. Tooth fragment
reattachment through the use of a nanofilled composite resin. Eur J Paediatr Dent. juin
2010;11(2):77‑81.
83. Chazine M, Sedda M, Ounsi HF, Paragliola R, Ferrari M, Grandini S. Evaluation of the fracture
resistance of reattached incisal fragments using different materials and techniques. Dent Traumatol. févr
2011;27(1):15‑8.
84. Bruch J. La stratification en antérieur: le point en 2013. [Thèse d’exercice]. Toulouse, France :
Université Toulouse III - Paul Sabatier; 2013.
85. Pélissier B, MCU-PH UFR d’Odontologie de Montpellier 1. Réussir sa stratification antérieure.
2014.
86. Bazos P, Magne P. Bio-Emulation: Biomimetically Emulating Nature Utilizing a
HistoAnatomic approach; Structural Analysis. Eur J Esthet Dent. 2011;6(1):8–19.
87. BASSIN N., SAKOUT M., ABDALLAOUI F. La stratification en résines composites. Journal
de l’ordre des dentistes du Quebec, 49(4), aout/septembre 2012.
88. VANINI L. Conservative restorations that mimic nature: a step-by-step anatomical stratification
technique. Journal of cosmetic dentistry, 26(3), 2010.
89. VANINI L. Technique de stratification anatomique, restaurations en résine composite des
secteurs antérieurs. L’information dentaire, 37, novembre 2006.
90. KUHN G., COLON P. Composites antérieurs: technique de stratification simplifiée. Réalités
cliniques, 14(4), 2003.
91. KOUBI S., FAUCHER A. Restaurations antérieures directes en résine composite: des méthodes
classiques à la stratification. EMC Elssevier SAS Odontologie, 2005.
92. ] VANINI L., MANGANI F., KLIMOVSKAIA O. Conservative restoration of anterior teeth.
ACME, 2005.
93. GOCKCE H.S., PISKIN B., CEYHAN D. et coll. Shade matching performance of normal and
color vision-deficient dental professionals with standard daylight and tungsten illuminants. Journal of
prosthetic dentistry, 103, 2010.
94. PELISSIER B., CASTANY E., CHAZEL C. et coll. Stratification antérieure avec un nouveau
matériau de restauration. L’information dentaire, 34, 2005.
95. Hecova H, Tzigkounakis V, Merglova V, Netolicky J. A retrospective study of 889 injured
permanent teeth. Dent Traumatol. déc 2010;26(6):466‑75.
96. Ravn JJ. Follow-up study of permanent incisors with enamel-dentin fractures after acute trauma.
Scand J Dent Res. oct 1981;89(5):355‑65.
97. Borssén E, Holm AK. Treatment of traumatic dental injuries in a cohort of 16-year-olds in
northern Sweden. Endod Dent Traumatol. déc 2000;16(6):276‑81.
98. Essentials of Traumatic Injuries to the Teeth: A Step-by-Step Treatment Guide, 2nd Edition |
Wiley [Internet]. Wiley.com. [cité 19 mars 2021]. Disponible sur: https://www.wiley.com/en-
us/Essentials+of+Traumatic+Injuries+to+the+Teeth%3A+A+Step+by+Step+Treatment+Guide%2C+2
nd+Edition-p-9781444327199
99. Urgences odontologiques - Vianney Descroix,Rafael Toledo-Arenas [Internet]. [cité 19 mars
2021]. Disponible sur: https://www.furet.com/livres/urgences-odontologiques-vianney-descroix-
9782294707353.html
100. Aggarwal V, Logani A, Shah N. Complicated crown fractures - management and treatment
options. Int Endod J. août 2009;42(8):740‑53.
101. LE VEEL thibaut. Vers une meilleure prise en charge des traumatismes bucco-dentaires
survenus lors d’un match de football [Internet] [thèse de doctorat de chirurgie dentaire]. [france]:
université de lille; 2018. Disponible sur: https://pepite-depot.univ-
lille2.fr/nuxeo/site/esupversions/7574a93c-00a3-4867-8c00-9633a0e37497
102. Qudeimat MA, Barrieshi-Nusair KM, Owais AI. Calcium hydroxide vs mineral trioxide
aggregates for partial pulpotomy of permanent molars with deep caries. Eur Arch Paediatr Dent. juin
2007;8(2):99‑104.
103. Caprioglio A, Conti V, Caprioglio C, Caprioglio D. A long-term retrospective clinical study on
MTA pulpotomies in immature permanent incisors with complicated crown fractures. Eur J Paediatr
Dent. mars 2014;15(1):29‑34.
104. Cem Güngör H, Uysal S, Altay N. A retrospective evaluation of crown-fractured permanent
teeth treated in a pediatric dentistry clinic. Dent Traumatol. août 2007;23(4):211‑7.
105. ROSEDEL C. LA REVITALISATION PULPAIRE: LE POINT EN 2018. [France]:
UNIVERSITÉ TOULOUSE III- PAUL SABATIER FACULTÉ DE CHIRURGIE DENTAIRE; 2018.
106. Odontologie conservatrice et Endodontie-Odontologie prothétique [Internet]. [cité 10 avr 2021].
Disponible sur: https://www.maloine.fr/odontologie-conservatrice-et-endodontie-odontologie-
prothetique.html
107. dumolié, Caroline. « Conserver la vitalité pulpaire en cas de lésion carieuse profonde: intérêts
et principes ». Exercice, Université Toulouse lll - Paul Sabatier, 2016. http://thesesante.ups-tlse.fr/1337/.
108. Bougherbal Z, Merakeb T, Boudraa A. LES TRAUMATISMES ALVEOLO DENTAIRES.
OPU. Algérie; 2016. 56 p.
109. Goupy L – Risques liés à l’utilisation de l’hydroxyde de calcium sur le long terme.
L’information dentaire 2008 ; (16) : 813-817.
110. Nagaraja Shruthi1, MDS, Mathew Sylvia2, MDS, KS Madhu 3, MDS. is revascularization
panacea for immature necrotic teeth?? Journal of Dental & Oro-facial Research Vol 11, Issue 1. Jan-Jun
2015JDOR. MSRUSA41.
111. Bogen G, Kuttler S. Mineral trioxide aggregate obturation: a review and case series. J Endod.
juin 2009;35(6):777‑90.
112. John A, Hegde AM, Shetty P, Shetty S. Revascularization of an Immature Permanent Central
Incisor with Complicated Crown Root Fracture: A Case Report. Int J Clin Pediatr Dent. févr
2019;12(1):59‑63.
113. Dogan MC, Akgun EO, Yoldas HO. Adhesive tooth fragment reattachment with intentional
replantation: 36-month follow-up. Dent Traumatol. juin 2013;29(3):238‑42.
114. Tsukiboshi M, Schmelzeisen R, Hellwig E. Traitements des traumatismes dentaires.
Quintessence International. Paris; 2002. 125 p.
115. Spinas E, Altana M. A new classification for crown fractures of teeth. J Clin Pediatr Dent.
2002;26(3):225‑31.
116. Andreasen JO. Traumatic Injuries of the teeth. Copenhagen: Munksgaard; 1981:151-95.
117. Bakland LK. Revisiting traumatic pulpal exposure: materials, management principles, and
techniques. Dent Clin North Am. oct 2009;53(4):661‑73, v‑vi.
118. Weisleder R, Benitez CR. Maturogenesis: is it a new concept? J Endod. nov 2003;29(11):776‑8.
119. Patel R, Cohenca N. Maturogenesis of a cariously exposed immature permanent tooth using
MTA for direct pulp capping: a case report. Dent Traumatol. déc 2006;22(6):328‑33.
120. Padbury A, Eber R, Wang H-L. Interactions between the gingiva and the margin of restorations.
J Clin Periodontol. mai 2003;30(5):379‑85.
121. Planciunas L, Puriene A, Mackeviciene G. Surgical lenghtening of the clinical tooth crown.
Stomatologija. 2006;8(3):88-95.
122. Baratieri L, Monteiro S Jr, Caldeira de Andrada MA et al. Tooth fragment reattachment. In:
Baratieri L, Monteiro S Jr, Caldeira de Andrada MA et al. (ed.). Direct adhesive restorations on fractured
anterior teeth. Translated from the 2nd Brazilian edn Sao Paulo: Quintessence Books; 1998:134-205.
123. Villat C, Machtou P, Naulin-Ifi C. Multidisciplinary approach to the immediate esthetic repair
and long-term treatment of an oblique crown-root fracture. Dent Traumatol. févr 2004;20(1):56‑60.
124. Olsburgh S, Jacoby T, Krejci I. Crown fractures in the permanent dentition: pulpal and
restorative considerations. Dent Traumatol. juin 2002;18(3):103‑15.
125. Macedo GV, Ritter AV. Essentials of rebonding tooth fragments for the best functional and
esthetic outcomes. Pediatr Dent. avr 2009;31(2):110‑6.
126. de Castro JCM, Poi WR, Pedrini D, Tiveron ARF, Brandini DA, de Castro MAM.
Multidisciplinary approach for the treatment of a complicated crown-root fracture in a young patient: a
case report. Quintessence Int. oct 2011;42(9):729‑35.
127. Palomo F, Kopczyk RA. Rationale and methods for crown lengthening. J Am Dent Assoc. févr
1978;96(2):257‑60.
128. Güngör HC. Management of crown-related fractures in children: an update review. Dent
Traumatol. avr 2014;30(2):88‑99.
129. Pontoriero R, Celenza F, Ricci G, Carnevale G. Rapid extrusion with fiber resection: a combined
orthodontic-periodontic treatment modality. Int J Periodontics Restorative Dent. 1987;7(5):30‑43.
130. Tegsjö U, Valerius-Olsson H, Frykholm A, Olgart K. Clinical evaluation of intra-alveolar
transplantation of teeth with cervical root fractures. Swed Dent J. 1987;11(6):235‑50.
131. Surgical extrusion as a treatment option for crown-root fracture in permanent anterior teeth: a
systematic review - PubMed [Internet]. [cité 23 mars 2021]. Disponible sur:
https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/23802693/
132. Elkhadem A, Mickan S, Richards D. Adverse events of surgical extrusion in treatment for
crown-root and cervical root fractures: a systematic review of case series/reports. Dent Traumatol. févr
2014;30(1):1‑14.
133. Calişkan MK, Türkün M, Gomel M. Surgical extrusion of crown-root-fractured teeth: a clinical
review. Int Endod J. mars 1999;32(2):146‑51.
134. Sharma A, Oberoi SS, Saxena S. Submergence of vital roots for the preservation of residual
ridge: a clinical study. Oral Health Prev Dent. 2012;10(3):259‑65.
135. Rodd HD, Davidson LE, Livesey S, Cooke ME. Survival of intentionally retained permanent
incisor roots following crown root fractures in children. Dent Traumatol. avr 2002;18(2):92‑7.
136. Andreasen JO, Andreasen FM, Andersson L, Andreasen JO. Textbook and color atlas of
traumatic injuries to the teeth. Oxford, UK; Ames, Iowa: Blackwell Munksgaard; 2007.
137. Majorana A, Pasini S, Bardellini E, Keller E. Clinical and epidemiological study of traumatic
root fractures. Dent Traumatol. avr 2002;18(2):77‑80.
138. Calişkan MK, Pehlivan Y. Prognosis of root-fractured permanent incisors. Endod Dent
Traumatol. juin 1996;12(3):129‑36.
139. Rajab LD. Traumatic dental injuries in children presenting for treatment at the Department of
Pediatric Dentistry, Faculty of Dentistry, University of Jordan, 1997-2000. Dent Traumatol. févr
2003;19(1):6‑11.
140. Soares C-D, Carvalho R-A, Carvalho K-A, Carvalho M-G, Almeida O-P. Letter to Editor: Oral
lesions in a patient with Covid-19. Med Oral Patol Oral Cir Bucal. 1 juill 2020;25(4):e563‑4.
141. Urgences en cariologie, endodontie et médecine-dentaire pédiatrique [Internet]. [cité 9 avr
2021]. Disponible sur: https://books.apple.com/fr/book/urgences-en-cariologie-endodontie-et-
m%C3%A9decine-dentaire/id964145507
142. Welbury R, Kinirons MJ, Day P, Humphreys K, Gregg TA. Outcomes for root-fractured
permanent incisors: a retrospective study. Pediatr Dent. avr 2002;24(2):98‑102.
143. Andreasen FM, Andreasen JO, Bayer T. Prognosis of root-fractured permanent incisors--
prediction of healing modalities. Endod Dent Traumatol. févr 1989;5(1):11‑22.
144. Jacobsen I, Kerekes K. Diagnosis and treatment of pulp necrosis in permanent anterior teeth
with root fracture. Scand J Dent Res. oct 1980;88(5):370‑6.
145. Bornstein MM, Wölner-Hanssen AB, Sendi P, von Arx T. Comparison of intraoral radiography
and limited cone beam computed tomography for the assessment of root-fractured permanent teeth. Dent
Traumatol. déc 2009;25(6):571‑7.
146. Use of cone-beam volumetric tomography in the diagnosis of root fractures - PubMed [Internet].
[cité 24 mars 2021]. Disponible sur: https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/19272806/
147. Comparison of intraoral radiography and cone-beam computed tomography for the detection of
horizontal root fractures: an in vitro study - PubMed [Internet]. [cité 24 mars 2021]. Disponible sur:
https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/23397452/
148. Feiglin B. Clinical management of transverse root fractures. Dent Clin North Am. janv
1995;39(1):53‑78.
149. Andreasen FM. Pulpal healing after luxation injuries and root fracture in the permanent
dentition. Endod Dent Traumatol. juin 1989;5(3):111‑31.
150. Andreasen JO, Andreasen FM, Mejàre I, Cvek M. Healing of 400 intra-alveolar root fractures.
2. Effect of treatment factors such as treatment delay, repositioning, splinting type and period and
antibiotics. Dent Traumatol. août 2004;20(4):203‑11.
151. Andreasen JO, Andreasen FM, Mejàre I, Cvek M. Healing of 400 intra-alveolar root fractures.
1. Effect of pre-injury and injury factors such as sex, age, stage of root development, fracture type,
location of fracture and severity of dislocation. Dent Traumatol. août 2004;20(4):192‑202.
152. Cvek M, Tsilingaridis G, Andreasen JO. Survival of 534 incisors after intra-alveolar root
fracture in patients aged 7-17 years. Dent Traumatol. août 2008;24(4):379‑87.
153. Endodontics: Colleagues for excellence-Cracking the cracked tooth code. Chicago, IL:
American Association of Endodontists; 2008. Fall-Winter. American Association of Endodontists.
154. Wang P, He W, Sun H, Lu Q, Ni L. Detection of vertical root fractures in non-endodontically
treated molars using cone-beam computed tomography: a report of four representative cases. Dent
Traumatol. août 2012;28(4):329‑33.
155. SID.ir | DIAGNOSTIC ACCURACY OF CONVENTIONAL, DIGITAL AND CONE BEAM
CT IN VERTICAL ROOT FRACTURE DETECTION [Internet]. [cité 17 juin 2021]. Disponible sur:
https://www.sid.ir/en/journal/ViewPaper.aspx?ID=244066
156. Doğan M-S, Callea M, Kusdhany LS, Aras A, Maharani D-A, Mandasari M, et al. The
Evaluation of Root Fracture with Cone Beam Computed Tomography (CBCT): An Epidemiological
Study. J Clin Exp Dent. janv 2018;10(1):e41‑8.
157. Tsesis I, Rosen E, Tamse A, Taschieri S, Kfir A. Diagnosis of Vertical Root Fractures in
Endodontically Treated Teeth Based on Clinical and Radiographic Indices: A Systematic Review.
Journal of Endodontics. 1 sept 2010;36(9):1455‑8.
158. Tamse A. Vertical root fractures in endodontically treated teeth: diagnostic signs and clinical
management. Endodontic Topics. 2006;13(1):84‑94.
159. Iatrogenic vertical root fractures in endodontically treated teeth - Tamse - 1988 - Dental
Traumatology - Wiley Online Library [Internet]. [cité 17 juin 2021]. Disponible sur:
https://onlinelibrary.wiley.com/doi/abs/10.1111/j.1600-9657.1988.tb00321.x
160. Tamse A, Fuss Z, Lustig J, Kaplavi J. An evaluation of endodontically treated vertically
fractured teeth. Journal of Endodontics. 1 juill 1999;25(7):506‑8.
161. Walton RE, Tamse A. Diagnosis of Vertical Root Fractures. In: Tamse A, Tsesis I, Rosen E,
éditeurs. Vertical Root Fractures in Dentistry [Internet]. Cham: Springer International Publishing; 2015
[cité 17 juin 2021]. p. 49‑65. Disponible sur: https://doi.org/10.1007/978-3-319-16847-0_4
162. Fuss Z, Lustig J, Katz A, Tamse A. An Evaluation of Endodontically Treated Vertical Root
Fractured Teeth: Impact of Operative Procedures. Journal of Endodontics. 1 janv 2001;27(1):46‑8.
163. PradeepKumar AR, Shemesh H, Jothilatha S, Vijayabharathi R, Jayalakshmi S, Kishen A.
Diagnosis of Vertical Root Fractures in Restored Endodontically Treated Teeth: A Time-dependent
Retrospective Cohort Study. Journal of Endodontics. 1 août 2016;42(8):1175‑80.
164. Walton RE, Michelich RJ, Smith GN. The histopathogenesis of vertical root fractures. Journal
of Endodontics. 1 févr 1984;10(2):48‑56.
165. New Approach in the Management of Vertical Root Fracture with the Help of Biodentine and
CBCT [Internet]. [cité 17 juin 2021]. Disponible sur:
https://www.hindawi.com/journals/crid/2020/2806324/
166. Hermann NV, Lauridsen E, Ahrensburg SS, Gerds TA, Andreasen JO. Periodontal healing
complications following concussion and subluxation injuries in the permanent dentition: a longitudinal
cohort study. Dent Traumatol. oct 2012;28(5):386‑93.
167. Andreasen JO, Andreasen FM, Bakland LK, Flores MT. Subluxation. In: Traumatic dental
injuries: a manual. Oxford: Blackwell/Munksgaard; 2003:40-1.
168. Andreasen FM, Pedersen BV. Prognosis of luxated permanent teeth--the development of pulp
necrosis. Endod Dent Traumatol. déc 1985;1(6):207‑20.
169. Lauridsen E, Hermann NV, Gerds TA, Ahrensburg SS, Kreiborg S, Andreasen JO. Combination
injuries 2. The risk of pulp necrosis in permanent teeth with subluxation injuries and concomitant crown
fractures. Dent Traumatol. oct 2012;28(5):371‑8.
170. Andreasen JO. Etiology and pathogenesis of traumatic dental injuries. A clinical study of 1,298
cases. Scand J Dent Res. 1970;78(4):329‑42.
171. Crona-Larsson G, Norén JG. Luxation injuries to permanent teeth -- a retrospective study of
etiological factors. Endod Dent Traumatol. août 1989;5(4):176‑9.
172. The Prognosis for Young Teeth Loosened After Mechanical Injuries: Acta Odontologica
Scandinavica: Vol 18, No 2 [Internet]. [cité 25 mars 2021]. Disponible sur:
https://www.tandfonline.com/doi/abs/10.3109/00016356009003006
173. Andreasen JO, Andreasen FM. Essentials of Traumatic Injuries to the Teeth. 2nd ed.
Copenhagen: Munksgaard and Mosby; 2000:9-154.
174. Ritwik P, Massey C, Hagan J. Epidemiology and outcomes of dental trauma cases from an urban
pediatric emergency department. Dent Traumatol. avr 2015;31(2):97‑102.
175. Flores MT, Andersson L, Andreasen JO, Bakland LK, Malmgren B, Barnett F, et al. Guidelines
for the management of traumatic dental injuries. I. Fractures and luxations of permanent teeth. Dent
Traumatol. avr 2007;23(2):66‑71.
176. . Diangelis AJ, Andreasen JO, Ebeleseder KA, Keny DJ, Trope M, Sigurdsson A et al.
International Association of dental International Association of Dental Traumatology guidelines for the
management of traumatic dental injuries: 1. Fractures and luxations of permanent teeth. Dent Traumatol.
2012;28(1):2-12. Erratum in: Dent Traumatol. 2012;28(6):499.
177. Musselwhite JM, Klitzman B, Maixner W, Burkes EJ. Laser Doppler flowmetry: a clinical test
of pulpal vitality. Oral Surg Oral Med Oral Pathol Oral Radiol Endod. oct 1997;84(4):411‑9.
178. Humphreys K, Al Badri S, Kinirons M, Welbury RR, Cole BOI, Bryan R a. E, et al. Factors
affecting outcomes of traumatically extruded permanent teeth in children. Pediatr Dent. oct
2003;25(5):475‑8.
179. Lee R, Barrett EJ, Kenny DJ. Clinical outcomes for permanent incisor luxations in a pediatric
population. II. Extrusions. Dent Traumatol. oct 2003;19(5):274‑9.
180. Day PF, Duggal MS. The role for « reminders » in dental traumatology: 3. The minimum data
set that should be recorded for each type of dento-alveolar trauma - a review of existing evidence. Dent
Traumatol. oct 2006;22(5):258‑64.
181. Andreasen FM, Zhijie Y, Thomsen BL. Relationship between pulp dimensions and development
of pulp necrosis after luxation injuries in the permanent dentition. Endod Dent Traumatol. juin
1986;2(3):90‑8.
182. Lauridsen E, Hermann NV, Gerds TA, Ahrensburg SS, Kreiborg S, Andreasen JO. Combination
injuries 3. The risk of pulp necrosis in permanent teeth with extrusion or lateral luxation and concomitant
crown fractures without pulp exposure. Dent Traumatol. oct 2012;28(5):379‑85.
183. Andreasen FM, Zhijie Y, Thomsen BL, Andersen PK. Occurrence of pulp canal obliteration
after luxation injuries in the permanent dentition. Endod Dent Traumatol. juin 1987;3(3):103‑15.
184. Miyashin M, Kato J, Takagi Y. Tissue reactions after experimental luxation injuries in immature
rat teeth. Endod Dent Traumatol. févr 1991;7(1):26‑35.
185. Zerman N, Cavalleri G. Traumatic injuries to permanent incisors. Endod Dent Traumatol. avr
1993;9(2):61‑4.
186. Altay N, Güngör HC. A retrospective study of dento-alveolar injuries of children in Ankara,
Turkey. Dent Traumatol. oct 2001;17(5):201‑4.
187. Andreasen JO, Bakland LK, Matras RC, Andreasen FM. Traumatic intrusion of permanent
teeth. Part 1. An epidemiological study of 216 intruded permanent teeth. Dent Traumatol. avr
2006;22(2):83‑9.
188. Andreasen JO, Ravn JJ. Epidemiology of traumatic dental injuries to primary and permanent
teeth in a Danish population sample. Int J Oral Surg. 1972;1(5):235‑9.
189. Andreasen JO, Andreasen FM. Luxation injuries. In: Andreasen JO, Andreasen FM, Andersson
L (ed.). Textbook and color atlas of traumatic injuries to the teeth. 3rd ed. Copenhagen: Munksgaard;
1994:340-82.
190. . Brown DA. Kodama R, Yacobi R, Lee J, Chiang S. Intrusive luxation: diagnosis, complications
and treatment. Ont Dent. 1985;62(6):12-4, 16-8.
191. Humphrey JM, Kenny DJ, Barrett EJ. Clinical outcomes for permanent incisor luxations in a
pediatric population. I. Intrusions. Dent Traumatol. oct 2003;19(5):266‑73.
192. Cunha RF, Pavarini A, Percinoto C, Lima JE. Pulpal and periodontal reactions of immature
permanent teeth in the dog to intrusive trauma. Endod Dent Traumatol. avr 1995;11(2):100‑4.
193. Glendor U, Halling A, Andersson L, Eilert-Petersson E. Incidence of traumatic tooth injuries in
children and adolescents in the county of Västmanland, Sweden. Swed Dent J. 1996;20(1‑2):15‑28.
194. Textbook and Color Atlas of Traumatic Injuries to the Teeth, 5th Edition | Wiley [Internet].
Wiley.com. [cité 2 avr 2021]. Disponible sur: https://www.wiley.com/en-
us/Textbook+and+Color+Atlas+of+Traumatic+Injuries+to+the+Teeth%2C+5th+Edition-p-
9781119167051
195. Pouch Tortiger D., Roy E., Fraysse C. Expulsions dentaires : conduite à tenir en urgence. Revue
d’Odonto-Stomatologie. Mai 2008; 37: 109-121.
196. Fouad AF, Abbott PV, Tsilingaridis G, Cohenca N, Lauridsen E, Bourguignon C, et al.
International Association of Dental Traumatology guidelines for the management of traumatic dental
injuries: 2. Avulsion of permanent teeth. Dent Traumatol. août 2020;36(4):331‑42.
197. Andreasen JO. Effect of extra-alveolar period and storage media upon periodontal and pulpal
healing after replantation of mature permanent incisors in monkeys. Int J Oral Surg. févr
1981;10(1):43‑53.
198. Sigalas E, Regan JD, Kramer PR, Witherspoon DE, Opperman LA. Survival of human
periodontal ligament cells in media proposed for transport of avulsed teeth. Dent Traumatol. févr
2004;20(1):21‑8.
199. Which is the most recommended medium for the storage and transport of avulsed teeth? A
systematic review - PubMed [Internet]. [cité 3 avr 2021]. Disponible sur:
https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/29292570/
200. Kahler B, Rossi-Fedele G, Chugal N, Lin LM. An Evidence-based Review of the Efficacy of
Treatment Approaches for Immature Permanent Teeth with Pulp Necrosis. J Endod. juill
2017;43(7):1052‑7.
201. Kim SG, Malek M, Sigurdsson A, Lin LM, Kahler B. Regenerative endodontics: a
comprehensive review. Int Endod J. déc 2018;51(12):1367‑88.
202. Hammarström L, Blomlöf L, Feiglin B, Andersson L, Lindskog S. Replantation of teeth and
antibiotic treatment. Endod Dent Traumatol. avr 1986;2(2):51‑7.
203. Sae-Lim V, Wang CY, Choi GW, Trope M. The effect of systemic tetracycline on resorption of
dried replanted dogs’ teeth. Endod Dent Traumatol. juin 1998;14(3):127‑32.
204. Rhee P, Nunley MK, Demetriades D, Velmahos G, Doucet JJ. Tetanus and trauma: a review
and recommendations. J Trauma. mai 2005;58(5):1082‑8.
205. Trope M. Avulsion of permanent teeth: theory to practice. Dent Traumatol. août
2011;27(4):281‑94.
206. The role of antibiotics in preventing healing complications after traumatic dental injuries: a
literature review - ANDREASEN - 2006 - Endodontic Topics - Wiley Online Library [Internet]. [cité 3
avr 2021]. Disponible sur: https://onlinelibrary.wiley.com/doi/abs/10.1111/j.1601-1546.2008.00231.x
207. Andersson L, Lindskog S, Blomlof L, Hedstrom KG, Hammarstrom L. Effect of masticatory
stimulation on dentoalveolar ankylosis after experimental tooth replantation. Endod Dent Traumatol.
févr 1985;1(1):13‑6.
208. Skhiri SZ, Abdelmoumen E, Jemaa M, Douki N, Oueslati A, Zokkar N, et al. Avulsions
traumatiques des dents permanentes. Actual Odonto-Stomatol. 1 nov 2013;(266):4‑13.
209. Trope M. Clinical management of the avulsed tooth. Dent Clin North Am. janv
1995;39(1):93‑112.
210. Andreasen JO, Borum MK, Andreasen FM. Replantation of 400 avulsed permanent incisors. 3.
Factors related to root growth. Endod Dent Traumatol. avr 1995;11(2):69‑75.
211. Replantation of 400 avulsed permanent incisors. 1. Diagnosis of healing complications -
Andreasen - 1995 - Dental Traumatology - Wiley Online Library [Internet]. [cité 5 avr 2021]. Disponible
sur: https://onlinelibrary.wiley.com/doi/abs/10.1111/j.1600-9657.1995.tb00461.x
212. Al-Sane M, Bourisly N, Almulla T, Andersson L. Laypeoples’ preferred sources of health
information on the emergency management of tooth avulsion. Dent Traumatol. déc 2011;27(6):432‑7.
213. Andersson L, Al-Asfour A, Al-Jame Q. Knowledge of first-aid measures of avulsion and
replantation of teeth: an interview of 221 Kuwaiti schoolchildren. Dent Traumatol. avr
2006;22(2):57‑65.
214. Petrovic B, Marković D, Peric T, Blagojevic D. Factors related to treatment and outcomes of
avulsed teeth. Dent Traumatol. févr 2010;26(1):52‑9.
215. Gutmacher Z, Peled E, Norman D, Lin S. Alveolar Bone Fracture: Pathognomonic Sign for
Clinical Diagnosis. Open Dent J. 31 janv 2017;11:8‑14.
216. Panzarini SR, Pedrini D, Poi WR, Sonoda CK, Brandini DA,Monteiro de Castro JC. Dental
trauma involving root fractureand periodontal ligament injury: a 10-year retrospective study.Braz Oral
Res 2008;22:229–234.
217. Calişkan MK, Türkün M. Clinical investigation of traumatic injuries of permanent incisors in
Izmir, Turkey. Endod Dent Traumatol. oct 1995;11(5):210‑3.
218. Bastone EB, Freer TJ, McNamara JR. Epidemiology of dental trauma: a review of the literature.
Aust Dent J 2000; 45(1): 2-9. [http://dx.doi.org/10.1111/j.1834-7819.2000.tb00234.x] [PMID:
10846265].
219. Organization WH. Application of the International Classification of Diseases to Dentistry and
Stomatology: Third Edition. World Health Organization; 1994. 247 p.
220. Lim L, Sirichai P. Bone fractures: assessment and management. Aust Dent J. mars 2016;61
Suppl 1:74‑81.
221. Aldrigui JM, Cadioli IC, Mendes FM, Antunes JLF, Wanderley MT. Predictive factors for pulp
necrosis in traumatized primary incisors: a longitudinal study. Int J Paediatr Dent. nov 2013;23(6):460‑9.
222. Diab M, elBadrawy HE. Intrusion injuries of primary incisors. Part II: Sequelae affecting the
intruded primary incisors. Quintessence Int. mai 2000;31(5):335‑41.
223. Holan G, Fuks AB. The diagnostic value of coronal dark-gray discoloration in primary teeth
following traumatic injuries. Pediatr Dent. juin 1996;18(3):224‑7.
224. Aguiló L, Gandía JL. Transient red discoloration: report of case. ASDC J Dent Child. oct
1998;65(5):346‑8, 356.
225. International Association of Dental Traumatology guidelines for the management of traumatic
dental injuries: 3. Injuries in the primary dentition - Day - 2020 - Dental Traumatology - Wiley Online
Library [Internet]. [cité 18 mai 2021]. Disponible sur:
https://onlinelibrary.wiley.com/doi/full/10.1111/edt.12576
226. Robertson A. A retrospective evaluation of patients with uncomplicated crown fractures and
luxation injuries. Endod Dent Traumatol. déc 1998;14(6):245‑56.
227. Robertson A, Andreasen FM, Andreasen JO, Norén JG. Long-term prognosis of crown-
fractured permanent incisors. The effect of stage of root development and associated luxation injury. Int
J Paediatr Dent. sept 2000;10(3):191‑9.
228. Cehreli ZC, Sara S, Aksoy B. Revascularization of immature permanent incisors after severe
extrusive luxation injury. J Can Dent Assoc. 2012;78:c4.
229. Qin M, Ge L, Bai R. Use of a removable splint in the treatment of subluxated, luxated and root
fractured anterior permanent teeth in children. Dent Traumatol. avr 2002;18(2):81‑5.
230. Nikoui M, Kenny DJ, Barrett EJ. Clinical outcomes for permanent incisor luxations in a
pediatric population. III. Lateral luxations. Dent Traumatol. oct 2003;19(5):280‑5.
231. Borum MK, Andreasen JO. Sequelae of trauma to primary maxillary incisors. I. Complications
in the primary dentition. Endod Dent Traumatol. févr 1998;14(1):31‑44.
232. Andreasen JO, Hjorting-Hansen E. Replantation and autotransplantation of teeth. Trans Int Conf
Oral Surg. 1970;430‑3.
233. Caron G. Oblitération canalaire : cas particuliers des dents traumatisées. L’information dentaire.
2009; 32: 1754-1759.
234. Schindler WG, Gullickson DC. Rationale for the management of calcific metamorphosis
secondary to traumatic injuries. J Endod. août 1988;14(8):408‑12.
235. Smith JW. Calcific metamorphosis: a treatment dilemma. Oral Surg Oral Med Oral Pathol. oct
1982;54(4):441‑4.
236. Finucane D, Kinirons MJ. External inflammatory and replacement resorption of luxated, and
avulsed replanted permanent incisors: a review and case presentation. Dent Traumatol. juin
2003;19(3):170‑4.
237. Tronstad L. Root resorption--etiology, terminology and clinical manifestations. Endod Dent
Traumatol. déc 1988;4(6):241‑52.
238. Cvek M. In: Andreasen JO, Andreasen FM, Andersson L (ed.). Textbook and color atlas of
traumatic injuries to the teeth. 3rd ed. Copenhagen: Munksgaard; 1994:556-78.
239. Paris M, Trunde F, Bossard D, Farges JC, Coudert JL. [Dental ankylosis diagnosed by CT with
tridimensional reconstructions]. J Radiol. juin 2010;91(6):707‑11.
240. Andersson L, Blomlöf L, Lindskog S, Feiglin B, Hammarström L. Tooth ankylosis. Clinical,
radiographic and histological assessments. Int J Oral Surg. oct 1984;13(5):423‑31.
241. Periodontal healing after replantation of traumatically avulsed human teeth: Assessment by
mobility testing and radiography: Acta Odontologica Scandinavica: Vol 33, No 6 [Internet]. [cité 27 mai
2021]. Disponible sur: https://www.tandfonline.com/doi/abs/10.3109/00016357509004637
242. lente Andreasen JO, Andreasen FM, Bakland LK, Flores MT. Traumatic dental injuries, a
manual. Copenhagen: Munksgaard; 1999:9-11.
243. Filippi A, Pohl Y, von Arx T. Treatment of replacement resorption by intentional replantation,
resection of the ankylosed sites, and Emdogain--results of a 6-year survey. Dent Traumatol. déc
2006;22(6):307‑11.
244. Malmgren B, Cvek M, Lundberg M, Frykholm A. Surgical treatment of ankylosed and
infrapositioned reimplanted incisors in adolescents. Scand J Dent Res. oct 1984;92(5):391‑9.
245. Mohadeb JVN, Somar M, He H. Effectiveness of decoronation technique in the treatment of
ankylosis: A systematic review. Dent Traumatol. août 2016;32(4):255‑63.
246. Cohenca N, Stabholz A. Decoronation - a conservative method to treat ankylosed teeth for
preservation of alveolar ridge prior to permanent prosthetic reconstruction: literature review and case
presentation. Dent Traumatol. avr 2007;23(2):87‑94.
247. Sigurdsson A. Decoronation as an approach to treat ankylosis in growing children. Pediatr Dent.
avr 2009;31(2):123‑8.
248. Filippi A, Pohl Y, von Arx T. Decoronation of an ankylosed tooth for preservation of alveolar
bone prior to implant placement. Dent Traumatol. avr 2001;17(2):93‑5.
249. Ridge Preservation and Immediate Implantation [Internet]. [cité 27 mai 2021]. Disponible sur:
http://www.quintpub.com/display_detail.php3?psku=B8851#.YK-o3bczbIU
250. Lin S, Schwarz-Arad D, Ashkenazi M. Alveolar bone width preservation after decoronation of
ankylosed anterior incisors. J Endod. déc 2013;39(12):1542‑4.
251. La décoronation : une alternative thérapeutique pour les incisives permanentes ankylosées chez
l’enfant – L’Information Dentaire [Internet]. [cité 27 mai 2021]. Disponible sur:
https://www.information-dentaire.fr/formations/la-decoronation-une-alternative-therapeutique-pour-
les-incisives-permanentes-ankylosees-chez-l-enfant/
252. Andersson L, Andreasen JO, Day P, Heithersay G, Trope M, Diangelis AJ, et al. International
Association of Dental Traumatology guidelines for the management of traumatic dental injuries: 2.
Avulsion of permanent teeth. Dent Traumatol. avr 2012;28(2):88‑96.
253. Malmgren B, Malmgren O. Rate of infraposition of reimplanted ankylosed incisors related to
age and growth in children and adolescents. Dent Traumatol. févr 2002;18(1):28‑36.
254. Malmgren B, Tsilingaridis G, Malmgren O. Long-term follow up of 103 ankylosed permanent
incisors surgically treated with decoronation--a retrospective cohort study. Dent Traumatol. juin
2015;31(3):184‑9.
255. Davarpanah M, Szmukler-Moncler S. Unconventional implant treatment: I. Implant placement
in contact with ankylosed root fragments. A series of five case reports. Clin Oral Implants Res. août
2009;20(8):851‑6.
256. Schwartz-Arad D, Levin L, Ashkenazi M. Treatment options of untreatable traumatized anterior
maxillary teeth for future use of dental implantation. Implant Dent. juin 2004;13(2):120‑8.
257. Malmgren B. Ridge preservation/decoronation. J Endod. mars 2013;39(3 Suppl):S67-72.
258. Sapir S, Kalter A, Sapir MR. Decoronation of an ankylosed permanent incisor: alveolar ridge
preservation and rehabilitation by an implant supported porcelain crown. Dent Traumatol. juin
2009;25(3):346‑9.
259. Alveolar bone development after decoronation of ankylosed teeth - MALMGREN - 2006 -
Endodontic Topics - Wiley Online Library [Internet]. [cité 18 juin 2021]. Disponible sur:
https://onlinelibrary.wiley.com/doi/abs/10.1111/j.1601-1546.2008.00225.x
260. Mahakunakorn N, Chailertvanitkul P, Kongsomboon S, Tungkulboriboon J. Decoronation as a
treatment option for replacement root resorption following severe intrusive trauma: a case report. Oral
Health Dent Manag. juin 2014;13(2):266‑70.
261. Sala M, Mendoza-Mendoza A, Yañez-Vico R-M. Decoronation: An Alternative Treatment for
Replacement Root Resorption. Case Rep Dent. 2017;2017:2826948.
262. Sapir S, Shapira J. Decoronation for the management of an ankylosed young permanent tooth.
Dent Traumatol. févr 2008;24(1):131‑5.
263. Decoronation followed by dental implants placement: fundamentals, applications and
explanations - PubMed [Internet]. [cité 18 juin 2021]. Disponible sur:
https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/29791693/
264. LES COMPLICATIONS DES TRAUMATISMES DES DENTS TEMPORAIRES Evaluations
clinique et radiographique. Perspectives de prise en charge et de prévention A propos de 4 cas AA.
YAM, F. DIOP, M. FAYE, A. TAMBA-BA et I. BA.
265. Flores MT. Traumatic injuries in the primary dentition. Dent Traumatol. déc 2002;18(6):287‑98.
266. Tsurumachi T, Hirano Y, Hira A, Aida Y, Ogiso B. Developmental disturbance of a mandibular
central incisor following trauma to the primary predecessor. J Oral Sci. juin 2015;57(2):157‑60.
267. Küchler EC, da Silva Fidalgo TK, Farinhas JA, de Castro Costa M. Developmental dental
alterations in permanent teeth after intrusion of the predecessors: clinical and microscopic evaluation.
Dent Traumatol. déc 2010;26(6):505‑8.
268. Petersson EE, Andersson L, Sörensen S. Traumatic oral vs non-oral injuries. Swed Dent J.
1997;21(1‑2):55‑68.
269. Rajab LD, Baqain ZH, Ghazaleh SB, Sonbol HN, Hamdan MA. Traumatic dental injuries
among 12-year-old schoolchildren in Jordan: prevalence, risk factors and treatment need. Oral Health
Prev Dent. 2013;11(2):105‑12.
270. Bastone EB, Freer TJ, McNamara JR. Epidemiology of dental trauma: a review of the literature.
Aust Dent J. mars 2000;45(1):2‑9.
271. Hasan AA, Qudeimat MA, Andersson L. Prevalence of traumatic dental injuries in preschool
children in Kuwait - a screening study. Dent Traumatol. août 2010;26(4):346‑50.
272. Altun C, Ozen B, Esenlik E, Guven G, Gürbüz T, Acikel C, et al. Traumatic injuries to
permanent teeth in Turkish children, Ankara. Dent Traumatol. juin 2009;25(3):309‑13.
273. Avşar A, Topaloglu B. Traumatic tooth injuries to primary teeth of children aged 0-3 years.
Dent Traumatol. juin 2009;25(3):323‑7.
274. Choi SC, Park JH, Pae A, Kim JR. Retrospective study on traumatic dental injuries in preschool
children at Kyung Hee Dental Hospital, Seoul, South Korea. Dent Traumatol. févr 2010;26(1):70‑5.
275. Alhaddad B, Rózsa NK, Tarján I. Dental trauma in children in Budapest. A retrospective study.
Eur J Paediatr Dent. juin 2019;20(2):111‑5.
276. Adekoya-Sofowora CA, Adesina OA, Nasir WO, Oginni AO, Ugboko VI. Prevalence and
causes of fractured permanent incisors in 12-year-old suburban Nigerian schoolchildren. Dent
Traumatol. juin 2009;25(3):314‑7.
277. K Z, Oe S, K H. Traumatic injuries of the permanent incisors in children in southern Turkey: a
retrospective study. Dental traumatology : official publication of International Association for Dental
Traumatology [Internet]. févr 2005 [cité 1 juill 2021];21(1). Disponible sur:
https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/15660751/
278. Caldas AF, Burgos ME. A retrospective study of traumatic dental injuries in a Brazilian dental
trauma clinic. Dent Traumatol. déc 2001;17(6):250‑3.
279. International Association of Dental Traumatology. Dental Trauma guidelines. 2012.
http://www.iadt-dentaltrauma.org/1-9%20 %20iadt%20guidelines%20combined%20-%20lr%20-%20
11-5-2013.pdf.
Annexe
Classification des traumatismes alvéolo-dentaire :
Traumatisme des tissus dentaires :
Tableau 1: Traumatismes des tissus durs dentaires selon la classification d’Andreasen (11,279).
I
Traumatisme des tissus parodontaux :
Tableau 4: Traumatismes des tissus parodontaux et osseux (25,279).
II
Exemple d’un certificat médical initial (CMI) chez l’enfant :
III
Les traumatismes des dents temporaires :
Traumatismes dentaires :
Fractures coronaires :
Fracture de l’émail :
IV
Fracture corono-radiculaire :
Tableau 8: Prise en charge d’une fracture corono-radiculaire.
V
Fracture radiculaire :
Tableau 9: Prise en charge d'une fracture radiculaire.
VI
Traumatismes parodontaux :
Concussion :
Tableau 10: Prise en charge d’une concussion.
VII
Extrusion :
Tableau10: Prise en charge d’une extrusion.
VIII
Luxation latérale :
Tableau 13: Prise en charge d’une luxation latérale.
IX
Traumatismes alvéolaire :
Tableau14 : prise en charge d’un traumatisme alvéolaire.
X
Questionnaire : évaluation de la prise en charge des traumatismes alvéolodentaires
Les traumatismes alvéolodentaires sont des urgences auxquelles le praticien est confronté ; afin
d'améliorer leur prise en charge et leur suivi nous nous permettons de vous solliciter pour remplier
ce questionnaire concernant ces derniers.
*Obligatoire
☐ Public ☐ Libéral
Vous êtes :
☐Chirurgien-dentiste omnipraticien
☐Chirurgien-dentiste spécialiste en pathologie et chirurgie buccale
☐Chirurgien-dentiste spécialiste en orthopédie dento-faciale
☐Chirurgien-dentiste spécialiste en Odontologie Conservatrice Endodontie
☐Chirurgien-dentiste spécialiste en parodontologie
☐Chirurgien maxillo-faciale
☐Chirurgien-dentiste spécialiste en prothèse dentaire
☐Pédiatre
Votre âge : * ……………
Votre expérience professionnelle * ………………….
Dans quelle wilaya exercez-vous ? * ……………………….
1- A quel rythme êtes-vous confrontés à des traumatismes alvéolo-dentaires (TAD) au sein de
votre cabinet ? *
☐Une fois par semaine
☐Une fois par mois
☐Une fois tous les trois mois
☐Une fois tous les six mois
☐Une fois par an
2- Quel est l'âge des patients se présentant à votre cabinet suite à un TAD ? *
3- Quel est le sexe le plus atteint par les TAD que vous êtes amenés à rencontrer ? *
☐Féminin ☐Masculin
4- Quelles sont les principales circonstances des traumatismes dentaires que vous êtes amenés
à rencontrer ? *
☐Les chutes
☐Exercices/sports
☐Accident scolaire
☐Accident domestique
☐Accident de travail
☐Accident de la voie publique
☐Agressions
XI
5- Quels sont les traumatismes les plus fréquents qui se présentent à votre consultation ? *
☐Fractures coronaires sans exposition pulpaire
☐Fractures coronaires avec exposition pulpaire
☐Fractures corono-radiculaires
☐Fractures radiculaires (horizontales/verticales)
☐Concussions/Subluxation
☐Luxations latérales
☐Extrusions
☐Intrusions
☐Expulsions
6- Quel est le type de denture la plus atteinte par les TAD que vous êtes amenés à rencontrer?*
☐Denture temporaire ☐Denture mixte ☐Denture permanente
7- Comment estimez- vous la répartition des dents traumatisée des patients se présentant à
votre cabinet ? *
☐Bloc incisivo-canin maxillaire
☐Bloc incisivo-canin mandibulaire
☐Bloc prémolo-molaire maxillaire
☐Bloc prémolo-molaire mandibulaire
8- En moyenne, quel est le nombre de dent traumatisée des patients se présentant à votre
consultation ? *
☐Une seule dent ☐Deux dents ☐Supérieure à 2 dents
9- Les patients traumatisés consultent généralement : *
☐Dans les minutes qui suivent le traumatisme
☐Dans les heures qui suivent le traumatisme
☐24 heures après le traumatisme
☐Trois jours après le traumatisme
☐Un mois après le traumatisme
☐Un an après le traumatisme
10- Quel est l’examen radiologique de première intention que vous utilisez : *
☐La radiographie panoramique
☐La rétroalvéolaire
☐Le mordu occlusal
☐Le cône beam
11- Pour évaluer le statut pulpaire des dents traumatisées vous avez recours : *
☐Aux tests de sensibilité pulpaire
☐Aux tests électriques
☐Aux tests vasculaires
☐Aux tests de la percussion
12- Prenez-vous des photos des lésions traumatiques lors de la première consultation : *
☐Oui ☐Non
13- Etablissez-vous systématiquement un certificat médical initial *
☐Oui ☐Non
14- Quelle est votre conduite à tenir face à de telles urgences ? *
☐Vous traitez et assurez le suivi de toutes les urgences
☐Vous traitez l'urgence et adressez le patient vers un confrère spécialiste pour le suivi
☐Vous adressez systématiquement vos patients vers un confrère spécialiste
☐Vous adressez les patients vers un confrère uniquement si le traumatisme est sévère
XII
15- Avez-vous connaissance des recommandations de l’IADT (international Association of
Dental Traumatology) : *
☐Oui ☐Non
16- Estimez-vous avoir bénéficié d’une formation académique suffisante pour prendre en
charge les urgences traumatiques : *
☐Oui ☐Non
XIII
Cas cliniques :
Cas clinique N° 1 : Fracture coronaire amélo-dentinaire sans exposition pulpaire
Un jeune patient âgé de 11 ans se présente à la consultation en urgence suite à une chute sur la 21, le
laps de temps écoulée entre le traumatisme et la consultation est < 24h, et le fragment a était bien
conservé dans un sérum physiologique.
Nous constatons une fracture coronaire amélo-dentinaire sans exposition pulpaire.
A- L’examen clinique :
L’examen exobuccal révèle un léger œdème de la lèvre inférieure.
A l’examen endobuccale, on note :
C- Contrôle :
Après 30j, on note :
Silence clinique
Couleur dentaire normal
Test de vitalité positif
Percussion négative
XIV
Figure 4 : Recollage du Figure 5 : Dépose du Figure 6 : Vue post-opératoire.
fragment dentaire terminée. champ opératoire.
Figure 8: Vue clinique Figure 9: Examen de Figure 10: Figure 11: Mise en place
vestibulaire de l’expulsion. la dent conservée. Réimplantation de la de la contention.
dent.
Un jeune patient âgé de 20 ans se présente à notre consultation, on constate une fracture amélo-
dentino avec exposition pulpaire de la 11 et 21.
Histoire de la maladie :
Le patient était victime d’un accident de travail en 2019, avec de graves douleurs post-traumatiques
et lésions de tissus mous, il a été orienté chez un dentiste pour un traitement endodontique et une
restauration au composite.
A- Diagnostic :
Pas de symptomatologie
Test de sensibilité pulpaire : négatif
Test à la percussion : négatif
B- Plan de traitement : Refaire la restauration au composite perdue
Figure13: Vue clinique Figure 14: Mordançage Figure 15: Vue clinique
vestibulaire préopératoire. de la surface dentaire. vestibulaire post-opératoire.
Percussion : douloureuse
Test au froid : négatif
B- Plan de traitement :
Protocole opératoire :
1er jour :
XVI
Apexification (préparation canalaire (instrumentation), l’irrigation canalaire, et
séchage)
Obturation canalaire à l’hydroxyde de calcium.
Pansement à base d’eugénate.
Figure 18 :
prise de RX
rétro-alvéolaire.
Figure 23 : le cliché
radiographique de contrôle.
XVII
5ème séance (à la 8éme semaine) : Prise de radiographie rétro-alvéolaire de
contrôle.
7éme et dernière séance : restauration au composite par la technique de stratification sur un tenon fibré.
XVIII
Cas clinique N°5 : Expulsion de la 11 et 21 (CHU ZABANA)
La patiente Daouadji Aya âgé de 10 ans, s’est présenté à notre clinique dentaire hospitalo-universitaire
Ahmed Zabana ; le matin du 25/4/2021, évoquant un traumatisme parodontal d’expulsion totale de la
11 et la 21 et subluxation de la 22, et une petite fracture amélaire de la 11, suite à une chute hier soir,
les 2 dents (11 et 21) n’ont pas été conservés dans un milieu adéquat ; la maman les a mises sur un
papier.
Protocole opératoire :
Figure 35 : Réimplantation des deux dents dans Figure 36: Mise en place de l’etching
leurs positions adéquate par pression digitale douce. et l’adhésif sur la 12,11,21,22,24.
XIX
Figure 37 : photopolymérisation. Figure 38 : Mise en place Figure 39 : photopolymérisation.
de fil de contention par du
composite de la 12 à 24.
Figure 41 : Vue vestibulaire contention en place. Figure 42 : Vue de profil contention en place
XX
Figure 43 : vue vestibulaire après élimination de la
contention et finitions.
Figure 44 : Test au froid.
Cas clinique n°6 : (Djafer Islam, interne en médecine dentaire au CHU Ahmed Zabana –Blida)
Le patient Kacemi Nour el yakine âgé de 15 ans s’est présenté à notre consultation le 21 mars 2021
suite à un traumatisme sur la 21 et la 22 causé par une chute, le garçon est venu 1 jour après l’accident
présentant les signes suivants :
- Pas de douleurs spontanées
- 21 : Test au froid : positif
Test de la percussion : négatif
- 22 : Test au froid : positif
Test de la percussion : positif
- Mobilité physiologique de la 21 et 22
Diagnostic positif :
21 : Fracture coronaire amélo-dentinaire (non compliquée)
22 : Fracture coronaire amélo-dentinaire avec exposition pulpaire (compliquée)
Protocole opératoire :
Asepsie rigoureuse ;
Anesthésie para-apicale ;
Curetage dentinaire de la 21,22,23(cariée) ;
Coiffage pulpaire direct au MTA de la 22.
Cas clinique N° 7 : (Djafer Islam, interne en médecine dentaire au CHU Ahmed Zabana –Blida)
Le patient Berdaoui Abderahman âgé de 17 ans, s’est présenté à notre consultation le 24 mars 2021
suite à un traumatisme dentaire sur la 11, subi avant une semaine suite à une agression, la dent
présente les signes cliniques suivantes :
XXI
Test au froid : positif
Test de percussion : positif
Mobilité : physiologique
Diagnostic positif : fracture coronaire amélo-dentinaire associée à une subluxation.
XXII
RESUMÉ :
Les traumatismes alvéolo-dentaires sont des lésions fréquentes qui peuvent intéresser l’organe
dentaire (couronne et/ou racine) ainsi que les tissus de soutien. Ils sont d’étiologies multiples ;
le plus souvent accidentels causés par un choc direct ou indirect.
L’international association of dental traumatology (l’IADT) a édité des recommandations
récentes sur les diagnostics et les traitements à réaliser lors des traumatismes. De ce fait, il est
nécessaire pour les praticiens de respecter ces recommandations afin d’adopter la meilleure
prise en charge en urgence.
Le chirurgien-dentiste doit jouer un rôle important dans la prévention, la prise en charge précoce
et efficace de ces lésions afin d’éviter l’instauration de complications et séquelles.
MOT CLÉS :
Trauma, expulsion, fracture dentaire, prévention, luxation.
ABSTRACT:
Dental trauma is a frequent injury that can affect the dental organ (crown and/or root) as well
as the supporting tissues. They are of multiple etiologies; most often accidental caused by a
direct or indirect shock.
The International Association of Dental Traumatology (IADT) has published recent
recommendations on the diagnostics and treatments that have been realised on trauma.
Therefore, it is necessary for practitioners to respect these recommendations in order to adopt
the best emergency management.
The dental surgeon must play an important role in the prevention, early and effective
management of these lesions in order to avoid the development of complications and sequels.
KEY WORDS :
Trauma, expulsion, dental fracture, prevention, luxation.
Contact : [email protected]
RESUMÉ :
Les traumatismes alvéolo-dentaires sont des lésions fréquentes qui peuvent intéresser l’organe
dentaire (couronne et/ou racine) ainsi que les tissus de soutien. Ils sont d’étiologies multiples ;
le plus souvent accidentels causés par un choc direct ou indirect.
L’international association of dental traumatology (l’IADT) a édité des recommandations
récentes sur les diagnostics et les traitements à réaliser lors des traumatismes. De ce fait, il est
nécessaire pour les praticiens de respecter ces recommandations afin d’adopter la meilleure
prise en charge en urgence.
Le chirurgien-dentiste doit jouer un rôle important dans la prévention, la prise en charge précoce
et efficace de ces lésions afin d’éviter l’instauration de complications et séquelles.
MOT CLÉS :
Trauma, expulsion, fracture dentaire, prévention, luxation.
ABSTRACT:
Dental trauma is a frequent injury that can affect the dental organ (crown and/or root) as well
as the supporting tissues. They are of multiple etiologies; most often accidental caused by a
direct or indirect shock.
The International Association of Dental Traumatology (IADT) has published recent
recommendations on the diagnostics and treatments that have been realised on trauma.
Therefore, it is necessary for practitioners to respect these recommendations in order to adopt
the best emergency management.
The dental surgeon must play an important role in the prevention, early and effective
management of these lesions in order to avoid the development of complications and sequels.
KEY WORDS :
Trauma, expulsion, dental fracture, prevention, luxation.
Contact : [email protected]