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LE SERVICE TELEPHONIQUE
1. GENERALITES
Dans un centre d’exploitation des transmissions, le service téléphonique regroupe l’ensemble des activités
afférentes à l’installation, à l’exploitation et au maintien en condition des moyens téléphoniques qui
permettent aux autorités d’échanger des conversations à distance.
L’organisation du service téléphonique diffère selon qu’il s’agit de centres d’infrastructure ou de centres de
campagne et suivant l’importance des centres.
Dans les grands centres, un des adjoints du chef de centre est plus spécialement chargé de ce service, il a
sous ses ordres un chef de central et un chef des installations.
Dans les petits centres, le chef de central et le chef des installations sont directement subordonnés au chef
de centre.
2. LES MOYENS TELEPHONIQUES
Ce sont :
Les moyens d’exploitation ;
les moyens de commutation ;
les moyens de répartition et de contrôle de circuits ;
les dispositifs d’adaptation ;
les supports.
2.1. Les moyens d’exploitation
Ils comprennent :
Les appareils téléphoniques (postes d’abonnés et de cabines) ;
Les postes radiotéléphoniques susceptibles d’être télécommandés.
2.2. Les moyens de commutation
Ils comprennent les centraux téléphoniques (B.L ou B.C manuels ou automatiques), auxquels sont
associés les répartiteurs qui assurent la distribution des circuits et des lignes d’abonnés.
2.3. Les moyens de répartition et de contrôle de circuits
Ils comprennent :
Le répartiteur général ;
Le pupitre de contrôle.
Ils permettent de répartir, entre les différentes parties prenantes, les circuits arrivant au centre et de les
contrôler en cours d’exploitation.
2.3.1. Le répartiteur général
Il reçoit les circuits téléphoniques et télégraphiques arrivant filaires ou hertziennes et les
renvoie vers :
Le central téléphonique (circuits téléphoniques banalisés) ;
Certains abonnés (circuits téléphoniques spécialisés au profit d’autorités) ;
Les moyens télégraphiques.
2.3.2. Le pupitre de contrôle
Associé au répartiteur général, il permet d’isoler successivement, sur chaque circuit, le côté
support et le côté moyen d’exploitation dans le but de :
Vérifier l’établissement des circuits ;
Contrôler leur valeur technique ;
Rechercher les dérangements éventuels et d’y remédier.
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2.4. Les dispositifs d’adaptation
Ils comprennent :
Les équipements multiples téléphoniques nécessaires à la constitution de plusieurs voies sur un
même support filaire ou hertzien ;
Les équipements bivocaux qui permettent de rendre une voie téléphonique utilisable
simultanément par une relation télégraphique exploitée au moyen de téléimprimeur à courant
continu ;
Les dispositifs de télécommande qui permettent aux usagers du réseau téléphonique de
bénéficier de relation radiotéléphonistes.
2.5. Les supports
3. L’INSTALLATION
L’exécution des installations est différente dans les centres d’infrastructure et dans les centres de
campagne.
4. L’EXPLOITATION
4.1. Modes d’exploitation
Les relations téléphoniques peuvent être agencées sous forme :
de point à point ;
de réseau commutable ;
de réseau radioélectriques.
Les deux dernières formes permettent, éventuellement, la conférence entre plusieurs correspondants.
Les relations téléphoniques sur voies filaires et hertziennes sont exploitées en duplex. Celles utilisant
les supports radioélectriques classiques sont en général exploitées en alternat; exceptionnellement en
duplex.
Dans les centres de campagne, l’exploitation interurbaine du réseau est en général manuelle.
Dans l’infrastructure, l’exploitation du réseau tend vers une automatisation intégrale.
4.2. Règles d’exploitation
L’exploitation téléphonique se fait selon les procédures fixées par les règlements en vigueur (A.C.P -
C.C.T - 108, I.G.T …).
4.3. Débit des voies
4.3.1. Conversation
Le débit des voies téléphoniques ne peut être précisé que pour les relations établies sur support
filaire ou hertzien.
Compte tenu de la durée moyenne des communications et des délais nécessaires à leur
établissement et à leur rupture, un circuit « inter » offre une possibilité maximale horaire de dix
communications aux heures de pointe.
Le débit sur les voies radiotéléphoniques est très inférieur à ce qui vient d’être annoncé. Il est
très difficile à évaluer en raison des délais plus ou moins long dus :
A la prise de contact entre opérateurs ;
A la mise en œuvre des télécommandes ;
A l’exploitation à l’alternat.
4.3.2. Messages téléphonés
Le débit des moyens d’exploitation téléphonique pour la transmission des messages sous forme
dictée est faible. Il dépend :
De la qualité des relations ;
De la forme (claire ou chiffrée) des messages transmis ;
De la qualité des opérateurs.
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Le tableau ci-dessous donne approximativement, ce débit en nombre de mots utiles à l’heure :
Forme des messages
NATURE DES VOIES
Claire Chiffre
Téléphone sur voie filaire ou hertzienne 600 200
Radiotéléphonie (pour l’ensemble d’un réseau) 200 à 300 150 à 200
4.3.3. Annuaire téléphonique
Les autorités à relier sont désignées par l’appellation de leur central de rattachement suivie d’un
numéro d’abonnement.
L’emploi de cette appellation et du numéro d’abonnement est obligatoire pour toute demande
de communication adressée à un central téléphonique.
Dans un souci de simplification et d’information, les autorités occupant des fonctions
identiques dans des P.C. de grande unité des forces se voient attribuer le même numéro
d’abonnement.
5. L’ORGANISATION DU SERVICE
L’exploitation téléphonique doit être assurée en permanence. Le tour de service est établi par le chef de
central et approuvé par le chef de centre.
Il doit permettre de satisfaire les demandes de communication dans un minimum de temps en assurant, en
fonction des points de trafic, la présence d’un plus ou grand nombre d’opérateurs sur les positions
d’exploitation.
Dans les centraux importants, le regroupement des appels sur un nombre limité de tables d’exploitation
permet de faire assurer la surveillance du meuble, aux heures creuses, par un effectif réduit d’opérateurs.
Un central automatique peut permettre également de faire assurer le service, en dehors des heures
ouvrables, par un seul opérateur disposant d’un poste équipé pour les opérations de transfert.
6. LA SURVEILLANCE
La surveillance des voies téléphoniques de différentes natures doit être systématique.
Elle est assurée par :
Les opérateurs de service :
en cours d’exploitation, les anomalies constatées (coupures ou mauvaise audition) sont
signalées au chef de centre; les voies en dérangement sont soustraites à l’exploitation et mises
en essai ;
à heure fixe, sous forme d’essais systématiques ;
Du personnel technique :
aux heures creuses, à l’aide d’équipement d’essais.
7. L’ENTRETIEN ET LE DEPANNAGE
L’entretien s’effectue sous la responsabilité du chef de central. Il a pour objet de prévenir les pannes
graves :
à des vérifications :
à des reprises de réglages ;
à la remise en onde optimal de marche des matériels ou équipements téléphoniques.
Le dépannage est assuré par :
une équipe spécialisée du centre, si le dérangement est du ressort du chef de centre;
des équipes spécialisées extérieures au centre et actionnées par le commandant des
transmissions, si le dérangement n’est pas du ressort du chef de centre ;
des équipes civiles, si le dérangement affecte des voies fournies par les télécommunications
civiles.
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