Importance du contrôle interne en entreprise
Importance du contrôle interne en entreprise
Le contrôle interne d’une entreprise est l’ensemble des système de contrôle, établis par les
dirigeants pour conduire l’activité de l’entreprise d’une manière ordonnée, pour assurer le
maintien et l’intégrité des actifs, et fiabiliser, autant que possible, les flux d’information. Le
concept de contrôle interne comprend les matières comptables et financières ainsi que la
sauvegarde des actifs de l’entreprise, mais il inclut également les contrôles destinés à
améliorer l’efficience opérationnelle et à renforcer l’adhésion à la politique stratégique de
l’entreprise.
Pour garantir un certain niveau de qualité, le contrôle le plus simple consiste à observer le
produit réalisé pour s’assurer qu’il couvre les besoins préalablement identifiés. Pour définir la
qualité, il est nécessaire au préalable d’identifier les besoins à satisfaire. La qualité est une
notion à relativiser en fonction du besoin qu’on cherche à satisfaire et une qualité dans un
environnement donné peut s’avérer une non qualité dans un environnement distinct. La
qualité est donc une composante du produit. Les procédures de contrôle interne ont pour objet
de prévenir les imperfections ou, à défaut, de les détecter suffisamment tôt pour éviter que
l’entreprise ne continue à incorporer de la valeur ajoutée à des produits non conformes.
La traçabilité est un concept qui vise à pouvoir remonter, à partir d’un produit fini, à son
origine de production en détaillant les différentes opérations ayant affecté le produit. Pour les
documents comptables, la traçabilité doit permettre, à partir d’un solde de compte figurant au
bilan ou au compte de résultat, de retrouver l’ensemble des informations élémentaires
expliquant les chiffres mentionnés. Ainsi les dépense de publicité figurant au compte de
résultat d’une entreprise doivent être identifiables parmi les comptes de la balance générale.
La traçabilité consiste également, à oartir d’une information comptable élémentaire (une
facture, un règlement), à retrouver es comptes de résultat ou de bilan ayant été mouvementés.
CE concept est fondamental dans les entreprises industrielles mais également dans les
entreprises financières. La lutte contre le blanchiment de l’argent de la drogue suppose que les
mouvements de fonds puissent être identifiés
Les dirigeants sont nommés par les actionnaires, ou par leurs représentants, pour gérer
l’entreprise. Ils sont également responsables de l’enregistrement des informations comptables
et de la présentation des états financiers annuels. Les dirigeants exercent leur responsabilité en
instituant des contrôles pour s’assurer que le travail est effectué correctement. Ils peuvent
ainsi s’appuyer sur le système de contrôle interne pour garantir la fiabilité de la production
des comptes annuels et des informations de gestion, et pour prévenir les risques d’erreur ou de
fraude ainsi que les risques de disparition d’éléments de l’actif de l’entreprise.
Le contrôle interne est l’ensemble des procédures, des règles, des formalités et des contrôles
qui assure à l’entreprise la sauvegarde de son patrimoine et l’efficience de la mise en œuvre
de sa politique. Le contrôle interne prend appui sur des principes généraux, recommandés par
des organisations professionnelles reconnues, dont découlent ensuite des techniques
particulières. Les principes généraux conduisent toutes entreprises d’une certaine taille à
utiliser un nombre minimum de techniques ; certaines techniques deviennent alors si
courantes et si fondamentales qu’elles en viennent, dans la pratique, à être érigées elles-
mêmes en principes généraux.
Le conseil supérieur de l’Ordre des Experts comptables estime que l’organisation doit être
préalable, adaptée et adaptable, vérifiable, formalisée et comporter une séparation
convenable des fonctions.
La séparation des fonctions est difficile à respecter dans la petite entreprise qui n’emploie
qu’un ou deux comptables, mais cette réalité est sans conséquence sur la sauvegarde du
patrimoine si le gérant est la seule personne qui dispose de la signature sociale. En effet,
dans cette situation, le gérant est à même contrôler les chèques qu’il signe ou qu’il
endosse avec tout justificatif nécessaire, ou de vérifier que toutes les sommes que
l’entreprise devrait recevoir ont réellement été encaissées.
La fonction de décision est celle qui conduit à engager l’entreprise vis-à-vis de tiers : acheter,
vendre, embaucher, investir,… Il convient de ne pas confondre, concernant par exemple les
achats de matières :
- la personne qui est à l’origine d’un achat (l’initiateur) et qui établi une demande
d’achat,
- Le service achat qui reçoit la demande puis qui effectue divers travaux liés à son rôle
(établir un bon de commande, sélectionner les fournisseurs),
- La personne qui détient le pouvoir de décision car étant habilitée à approuver la
commande ; à chaque décideur est lié un montant maximum qu’il a le droit
d’approuver.
Dans cet exemple lié aux achats de matières, la fonction de décision consiste à approuver et à
autoriser (approbation d’une demande après contrôle de son utilité). Si cette fonction
n’existait pas, toute personne pourrait commander des matières inutiles ou en quantité
surabondante.
Le pouvoir de décision est détenu par des personnes de haut niveau, mais il peut le cas
échéant être confié à des subalternes dans des situations définies qui n’engagent la société que
pour des montants faibles.
La fonction de détention de biens physiques est principalement exercée par des magasiniers.
La fonction de détention de valeurs monétaires est exercée par toute personne qui manipule de
l’argent liquide, des chèques, des traites, ou qui, de manière générale, a sa signature autorisée
auprès d’une banque pour payer les salaires, acheter des titres en bourse ou signer tout titre de
paiement.
Les opérations ne doivent être comptabilisées que si elles ont été contrôlées ; par exemple,
une facture fournisseur est contrôlée avec un bon de commande approuvé par une personne
autorisée et avec un bon de réception visé par le chef magasinier. Dans le cas contraire, le
comptable pourrait enregistrer des factures concernant des marchandises qui n’ont jamais été
commandées, ou des marchandises qui ont été commandées mais n’ont jamais été reçues.
La fonction de contrôle :
- est exercée en permanence par les supérieurs hiérarchiques et consiste en un rôle de
surveillance, d’approbation et d’autorisation,
- est exercée par une hiérarchie pour les opérations menées par une autre hiérarchie ; par
exemple : une commande client prise par un vendeur doit être approuvée par le service
crédit avant d’être exécutée (vérification de la solvabilité du client) ; le bien fondé
d’un paiement est vérifié avant de signer le titre de paiement (vérification de
l’existence d’un bon de commande, d’un bon de réception et d’une facture).
Ce double système est complété par des contrôles menés, s’ils existent, par le département
d’audit interne ou par un réviseur indépendant. Néanmoins, ces contrôles sont seulement
occasionnels et ne peuvent se substituer a des contrôles permanents basés sur la supervision
hiérarchique et les contrôles réciproques. Dans une petite SARL, un bon contrôle consiste à
réserver la signature sociale au seul gérant ; dans une grande entreprise, on ne saurait trop
recommander la constitution d’un comité d’audit, composé d’administrateur non salarié,
chargé du bon suivi des recommandations faites par le commissaire aux comptes.
L’absence de séparation des fonctions entraîne un danger bien connu : la possibilité de fraude
sans que la fraude puise être détectée par des contrôles routiniers. C’est par exemple le cas du
magasinier dont la fonction principale est la détention de marchandises, mais qui en outre
possède seul aux inventaires physiques (fonction de contrôle). C’est également le cas du
trésorier chargé de recevoir les chèques clients (fonction détention) et qui peut annuler une
créance par une écriture de perte sur créance irrécouvrable (fonction de comptabilisation. En
deçà de la fraude, dans le domaine du contrôle des décisions, on trouve couramment le cas de
l’ingénieur qui a le pouvoir de commander des investissements et de les payer au fournisseur
en dehors d’une approbation donnée par une autre hiérarchie ou en dehors d’un recoupement
avec le budget annuel des investissements.
Le recoupement consiste à comparer des informations qui doivent être semblables alors
qu’elles figurent dans des documents différents. Par exemple, une facture doit figurer un
pour un même montant au journal et au grand livre. Le recoupement des information est
une nécessité absolue pour les comptabilités manuelles dans lesquelles figurent presque
obligatoirement des erreurs dues à des négligences humaines (erreurs de transcriptions,
chiffres inversés, lors de reports) ; en revanche dans une comptabilité informatisée, une
donnée ne risque pas d’être modifiée lors des diverses phases de son traitement par le
logiciel.
Le contrôle réciproque est, dans son acception la plus simple, le travail qui en prolonge un
autre tout en permettant de contrôler ce dernier : le rapprochement bancaire est établi par
une personne autre que celle qui tient le journal de banque, le solde des comptes clients est
établi par une personne autre que celles qui tiennent le journal des encaissements et celui
des ventes.
L’utilisation de moyens techniques appropriés a pour objet de réduire les risques d’erreurs
nées de l’intervention humaine.
Le principe de permanence est, en matière de contrôle interne, fort semblable : les procédures
utilisées par l’entreprise doit être pérennes. Le principe est fort logique car toute organisation
nécessite une stabilité de ses structures de manière à ne pas perdre de temps à l’adaptation du
personnel et des machines aux nouvelles procédures mises en place. Naturellement, le respect
du principe de permanence ne doit pas conduire à la création d’une règle de rigidité qui
interdisait toute adaptation des procédures à l’évolution de l’environnement ou des techniques
de travail.
La procédure doit non seulement être appliquée lorsqu’elle est créée, mais elle doit en outre
être respectée en permanence. Le principe de permanence conduit à distinguer :
- les faiblesses de contrôle interne : la procédure est peu fiable ou peu efficiente
- le non respect du contrôle interne : la procédure est bonne mais n’est pas respectée.
Ce principe signifie que le contrôle concerne toutes les personnes dans l’entreprise, en tout
temps et en tout lieu. C’est-à-dire qu’il ne doit pas y avoir de personnes exclues du contrôle
par privilège, ni de domaines réservés ou d’établissements mis en dehors du contrôle interne.
Il n’y a pas de domaines réservés, il n’y a pas de personnes privilégiées, il n’y a pas de
moment ou les procédures ne sont plus appliquées (voir également principe de permanence),
il n’y a pas non plus d’établissements ou d’activités exclus.
Le principe d’universalité est probablement le principe le plus souvent bafoué, soit au nom de
la confidentialité, soit au nom du manque de temps, soit par crainte des pouvoirs d’une
baronnie propre à l’entreprise. Dans certaines sociétés, la violation du principe d’universalité
est une nécessité pour assouplir des procédures si rigides que leur stricte application génerait
toute activité. Par exemple, un haut responsable décidera d’utiliser pour acquérir une
immobilisation une somme budgétairement allouée à un achat, aucune procédure ne lui
permettant d’obtenir à temps l’argent nécessaire pour l’acquisition de cette immobilisation.
On voit ainsi que le principe d’universalité est indissociable du principe d’harmonie dont
l’objet est d’adapter les procédures aux réalités de l’entreprise.
Ce principe de contrôle interne n’es pas lié, malgré la similitude des noms, au principe
comptable d’indépendance des exercices qui implique le rattachement des charges et des
produits à l’exercice auquel ils se rapportent.
Le principe d’indépendance implique que les objectifs du contrôle interne sont à atteindre
indépendamment des méthodes, procédés et moyens de l’entreprise. Quels que soient les
moyens employés pour conclure des contrats, tenir la comptabilité (tenue manuelle, tenue sur
informatique), ou archiver les information (papier, disque compact), les objectifs de
sauvegarde du patrimoine et d’efficience des opérations doivent être atteints.
C’est généralement à l’occasion d’une modification des méthodes de travail, par exemple due
à l’introduction de nouveaux programmes informatiques que le principe d’indépendance n’est
plus respecté pendant un certains temps.
L’information qui chemine dans les circuits d’un contrôle interne doit, selon le Conseil
supérieur des Experts Comptables, être pertinente, utile, objective, communicable et
vérifiable.
Une information pertinente est une information adaptée à son objet et à son utilisation. Elle
doit être indispensable et accessible dans les temps et les lieux voulus. Très simplement, sur
les bons de réception confiés au magasinier les chiffres figurent en kg ou en litres, et en ariary
sur les factures remises aux comptables. Plus l’information devient complexe, c’est-à-dire
faisant la synthèse de plusieurs informations primaires, plus la pertinence est un objectif
difficile à atteindre : par exemple tel responsable a besoin de savoir que 1000 articles de
couleur bleue et 800 de couleur vert ont été vendus, alors que tel autre n’a besoin que du
chiffre global de 1800 articles vendus. La pertinence rejoint la signification (l’utilité) qu’elle a
pour son destinataire.
Dans le fonds et la forme, l’information communicable est celle dont le destinataire peut tirer
clairement, sans ambiguïté, les renseignements dont il a besoin. Suffisamment explicite, elle
révèle les faits significatifs en fonction des besoins des utilisateurs. L’’’analyse financière ou
le contrôle de gestion fourmillent d’exemples qui conduisent à s’interroger sur le principe de
communicabilité : quels ratios retenir ? en les calculant sur quelle durée ? Quels sont les
indicateurs utiles ? à qui faut-il remettre les tableaux de bord ? Selon quelle périodicité ? Le
principe de communicabilité est, à l’évidence, un idéal qu’il convient d’approcher mais qu’il
est probablement impossible d’atteindre.
Tout système de contrôle interne est, sans un personnel compétent, voué à l’échec. La
compétence du personnel peut être améliorée par une politique de recrutement, par la
formation permanente, par la formation sur le terrain dispensé par les supérieurs
hiérarchiques, et par la motivation (rémunération, fixation d’objectifs).
Le système de contrôle interne est né du besoin des entreprises d’assurer la protection de leur
patrimoine et de leurs ressources, et la qualité des informations produites. L’étude du contrôle
interne constitue le premier travail sur le terrain des réviseurs comptables. Elle est en général
effectuée durant le deuxième semestre de l’exercice en cours. Elle établit les bases
indispensables au bon déroulement de la mission. Cet examen périodique est devenu un
élément essentiel des diligences de l’expert comptable ou du commissaire aux comptes, dont
la tâche est rendue plus difficile par la complexité des demandes.
2. Périodicité
Le contrôle interne assurant la fiabilité des informations et la sécurité des décisions, il doit
être revu et évalué par un réviseur indépendant à chaque mission. Il intéresse directement
la société et le réviseur. La société doit s’assurer que la sécurité et les objectifs sont
toujours les mêmes que ceux de l’époque de la mise en place du contrôle interne (principe
de permanence des méthodes). Le réviseur doit s’assurer de la sincérité et de la fiabilité
des informations retranscrites dans les états financiers. Il apprécie la force probante des
documents et des comptes. En effet, un contrôle interne bien conçu et bien appliqué
constitue une présomption de fiabilité des comptes. C’est la raison pour la quelle
l’auditeur externe commence, avant tout travail de détail, par étudier le système de
contrôle interne et par s’assurer de sa correcte application.
4. La révision externe dans une entreprise dotée d’un service d’audit externe
L’intérêt que portent les entreprises au contrôle interne entraîne la croissance des services
d’audit interne. Nous pouvons alors nous demander si le développement d ces services ne
réduit pas considérablement l’intérêt de la mission préliminaire du contrôle interne. Nous
répondons par la négative. Si une société possède un service d’audit interne, aussi développé
soit-il, la contribution d’un réviseur externe indépendant est indispensable. Le travail des
auditeurs internes peut modifier la nature et l’étendue des contrôles de procédures effectués
par les auditeurs externes. Une répartition des tâches peut être définie entre les deux équipes,
à charge, pour les auditeurs externes, de superviser les dossiers des auditeurs internes. Une
bonne coordination améliore l’efficacité du réviseur externe, tout en évitant la duplication des
contrôles.
Cette phase, parfois appelée phase préliminaire car elle intervient au cours de l’exercice, est
indispensable. Elle permet de canaliser les travaux de l’auditeur. En effet, lors de la phase
finale, celui-ci ne pourra pas vérifier la totalité de transactions et des comptes. Il lui faudra
donc faire des sondages. Mais pour effectuer ses tests et formuler une opinion, il doit
s’appuyer sur divers documents internes à la société. Il doit donc s’assurer au préalable que :
6. Etablissement du programme
détaillé de révision
BONNE MAUVAISE
L’équipe de révision s’appuiera Ces zones de risques feront l’objet d’une
Sur les contrôle clés pour alléger certaines attention particulière de la part des réviseurs
vérifications qui renforceront leurs contrôles. L’étendue
des sondages prévue dans le plan d’approche
sera élargie. Des réserves sur les comptes
pourront être émises
Examinons les différentes étapes de cette étude intérimaire que constitue l’évaluation du CI
a) Phase préliminaire :
Différentes approches sont utilisées pour cette phase. Nous pouvons les scinder en trois
groupes : approche narrative (décrit les responsabilité et les tâches et les circuits des
documents), approche graphique (flow-charts : permet de visualiser rapidement le circuit
des documents et la localisation des points de contrôle), approche utilisant un guide ou un
questionnaire de CI (permet de structurer la démarche du réviseur et de couvrir l’ensemble
des activités comptables de la société. Il existe nombreux guide, plus ou moins détaillés,
exemple ; l’encyclopédie des contrôles comptable.
b) Tests de conformité
Ces tests sont effectués afin de s’assurer de la bonne compréhension du système. Par
exemple, pour le circuit d’exploitation : vente clients sortie de stocks, nous pouvons
prendre quelques bons de commandes et les suivre jusqu’à leur classement, leur saisie, ou
leur envoi à un tiers extérieur à l’entreprise. Toutes les personnes intervenant dans le
circuit sont identifiées. Ces teste contrôlent ainsi les opérations, de leur naissance à leur
règlement définitif.
d) Tests de permanences : ces tests permettent de s’assurer que les points forts ou
contrôle clés, mis en évidence lors de l’examen des procédures, sont efficacement et
continuellement appliqués. Si ces contrôles sont effectifs, l’équipe de révision pourra
alléger les contrôles portant sur les comptes concernés. Des contrôles seront tout de
même effectués lors des travaux de révision, car l’auditeur n’a acquis qu’une
présomption de régularité et de sincérité des comptes qu’il doit certifier. Les tests de
permanence ne portent pas sur l’ensemble d’un circuit, mais sur des étapes
déterminées ou un contrôle –clés existe. Par exemple : sélection de 20 factures
fournisseurs et vérification : des approbations pour paiement par les personnes
habilités ; des bons de réception attachés à la facture ; de l’annulation de la facture au
moment du paiement afin d’éviter un double paiement.
Ces travaux de révision sur les soldes et les sommes de clôture, ont pour objet de rassembler
un certain nombre d’éléments d’appréciation « en vue d’exprimer une opinion motivée sur la
régularité et la sincérité du bilan et des comptes de résultat d’une entreprise déterminée » et,
bien entendu, sur leur image fidèle. Ce travail recouvre la mission légale du commissaire aux
comptes et la révision contractuelle.
Le réviseur pourra alors travailler sur le grand-livre et effectuer des sondages. Il s’assurera
que les montants des créances reconnues par les clients circularisés sont en accord avec
les comptes auxiliaires et que le total de ces comptes est correctement reporté sur le grand-
livre. Si les résultats de la circularisation sont satisfaisants, le réviseur pourra conclure
que, sur la base des sondages effectués, le compte « client » inscrit au bilan est exhaustif
et justifié. Ainsi, tout en faisant des travaux de détail (exploitation de la circularisation par
exemple), le réviseur garde à l’esprit le cadre plus large au sein duquel ils s’inscrivent.
Les étapes de travail doivent correspondre à des objectifs d’audit. Le réviseur doit définir les
travaux à effectuer en fonction des objectifs qu’il veut atteindre et des caractéristiques de
l’entreprise. L’identification des objectifs et des contrôles à effectuer pourrait être la suivante
pour les comptes clients :
- s’assurer de l’exhaustivité du compte clients : vérifier la concordance des comptes
entre le bilan, la balance et le grand-livre
- s’assurer que les créances sont réelle et recouvrables : circulariser des comptes clients
et analyser la balance clients décomposant les soldes par ancienneté
- s’assurer que les provisions sont justifiées et suffisantes : vérifier le détail des
provisions et le comparer à une balance clients décomposant les soldes par antériorité,
et aux correspondances échangées avec les clients, les avocats, …
- s’assurer que la coupure des exercices a été respectée : sélectionner les ventes
comptabilisées les derniers jours de l’exercice et les premiers jours de l’exercice
suivant et vérifier les dates de livraison figurant sur les bons de livraison ; sélectionner
les bons de livraison des derniers jours de l’exercice et des premiers jours de
l’exercice suivant et vérifier les dates de comptabilisation des ventes correspondantes.
- S’assurer que les avoirs accordés sur l’exercice N+1 et vérifier que ceux qui
concernent une annulation de ventes de l’exercice N ont été correctement provisionné
- Etc.
Chaque section étudiée doit contenir une conclusion écrite, préparée par l’auditeur
responsable de la mission. La conclusion doit être claire, argumentée et référenciée aux
papiers de travail qui la justifient.
1. LA LETTRE DE MISSION
L’expert comptable établit, avant le début de la mission, en accord avec le client, une
lettre définissant la mission dont il est chargé. Celle-ci décrit l’étendue des engagements
réciproques. Elle est destinée aux clients nouveaux comme aux clients anciens.
2. LA LETTRE DE RECOMMANDATION
a) Intérêt du rapport : Les commissaires aux comptes portent à la connaissance du
conseil d’administration ou du directoire et du conseil de surveillance selon le cas :
- les contrôles et vérifications auxquels ils ont procédés et les différents sondages
auxquels ils se sont livrés ;
- les postes du bilan et des autres documents comptables auxquels des modifications
leur paraissent devoir être apportées, en faisant toutes observations utiles sur les
méthodes d’évaluation utilisées pour l’établissement de ces documents ;
- les irrégularités et les inexactitudes qu’ils auraient découvertes ;
- les conclusions auxquelles conduisent les observations et rectifications ci-dessus sur
les résultats de l’exercice comparés à ceux du précédent exercice.
b) Contenu du rapport (en matière de contrôle interne)
Le rédacteur doit non seulement décrire les faiblesses constatées, mais encore en indiquer
les conséquences possibles et inciter la direction à appliquer les contrôles recommandés
dans la lettre.
3. LE RAPPORT DE REVISION
Dans le cadre de la mission contractuelle, le rapport de révision constitue l’aboutissement
de la mission du réviseur. Il y rend compte de l’exécution de ses travaux et émet son
opinion sur les états financiers. Le contenu du rapport doit être défini avant le début de la
mission.
La seconde raison est de vérifier que le contrôle interne est adapté et efficient. La
demande d’audit ne porte plus sur le produit mais sur le processus de contrôle, qui
détermine lui-même la qualité du produit. L’audit assure de l’existence d’un contrôle
interne, de son application et de son utilité. Un contrôle interne utile pour l’entreprise
suppose trois conditions : qu’il soit défini, qu’il soit pratiqué et qu’il soit efficient.
L’objectif de l’audit est de répondre à ces trois questions.
I. L’EQUIPE D’AUDIT
1. L’organisation hiérarchique
Les travaux d’audit sont très souvent organisés autour d’une équipe. Au reste, la Loi précise
que « pour l’accomplissement de leurs contrôles, les commissaires aux comptes peuvent, sous
leur responsabilité, se faire assurer ou représenter par tels experts ou collaborateurs de leur
choix, qu’ils font connaître nommément à la société ». On constate souvent qu’il existe trois
niveaux hiérarchiques dans les cabinets d’audit :
- le signataire du dossier ;
- le chef e mission ;
- les réviseurs (principaux et assistants).
2. Le contrôle de qualité
De la même manière qu’il existe un contrôle de qualité dans une société industrielle ou de
service (ce contrôle pouvant être effectué par un auditeur interne par exemple), les cabinets
d’audit externe mettent en place des procédures pour conserver et améliorer la qualité de leurs
travaux. Il s’agit par exemple d’établir une politique de recrutement et de formation ou encore
de vérifier la bonne tenue des dossiers de travail
La certification émise par le cabinet d’audit (audit externe) repose sur des procédures très
fortes de supervision des collaborateurs par les associés.
1) Les associés
L’activité d’audit n’est pratiquement plus exercée sous forme individuelle. En société, les
propriétaires du cabinet d’audit sont les associés. Ce sont eux qui signent les rapports d’audit
au nom du cabinet/ Ce sont eux également qui assurent le respect des normes d’audit dans la
réalisation des dossiers de travail établis par les collaborateurs. Ce sont eux qui sont
responsables des missions d’audit.
2) Les collaborateurs
Les collaborateurs sont les salariés qui exécutent les tâches liées à la mission d’audit. Sous la
direction d’un associé qui planifie la mission et règle les rapports avec le client, les
collaborateurs établissent les dossiers de contrôle, réalisent les tests et formalisent les
résultats.
Associés
Managers
Chef de mission
Assistants
Au sein des collaborateurs, il existe une forte hiérarchie liée à la nécessité de formaliser les
travaux réalisé, de contrôler la rigueur avec laquelle ils ont été faits et de faciliter la remantée
des informations. L’associé est responsable de l’opinion émise sur les comptes. Pour la
gestion de la mission d’audit, il délègue une partie de ses fonctions au manager qui planifie et
oriente la mission. Le manager prévoit les dates d’intervention, les collaborateurs
intervenant ; et il donne l’orientation générale de la mission. A l’issue des contrôles, il revoit
entièrement le dossier de travail.
Le chef de mission est responsable du bon déroulement de la mission d’audit chez le client. Il
anime l’équipe d’assistants, les guide et les corrige, il contribue aux travaux de contrôle les
plus difficiles. Au cours de la mission, il établit les synthèses des travaux effectués et des
anomalies relevées. Il gère les rapports quotidiens, avec les cadres et les employés de
l’entreprise cliente. Les assistants réalisent les tests et le contrôle des procédures et des
comptes sous la supervision directe du chef de mission.
La lettre de mission est le document dans lequel le cabinet précise au client les conditions
d’intervention : durée, ode de rémunération de la prestation, rapports émis, les objectifs
poursuivis, les moyens à mettre à la disposition des collaborateurs. Cette lettre doit être signée
par le client et retournée au cabinet d’audit, elle constitue la base de l’engagement contractuel.
2) Le comité d’audit
Le comité d’audit est une émanation du conseil d’administration. Il regroupe des
administrateurs choisis pour leur compétence particulière ou pour leur indépendance. Il a pour
objet de s’assurer du bon fonctionnement de l’organisation et du respect des normes de
contrôle interne. Un des instruments d’action privilégiés du comité d’audit est le service
d’audit interne. Il est souhaitable que, dans les entreprise où ces deux organes existent
simultanément, le service d’audit interne doit soit rattaché directement au comité d’audit.
Dans le cas contraire, le comité d’audit n’a qu’un rôle relativement formel puisqu’il ne
dispose d’aucun moyen pur s’assurer de la mise en place et de l’application de ses
recommandations.
Etablissement d’un flow chart
Annexe 1 :
1) Le courrier est reçu et ouvert par le service courrier qui transmet au caissier toutes les
lettres contenant les chèques.
2) Le caissier endosse le chèque.
3) Le caissier prépare un « avis de recette » dans le cas où :
- le client n’aurait pas retourné le formulaire d’avis de recette détachable que la société
envoie à ses clients avec le relevé des opérations de fin de mois ;
- le chèque ne serait pas accompagné d’une lettre ou de tout autre document pouvant
être utilisé comme avis de recette
4) Le caissier dresse la liste des chèques et la liste des avis de recette, établit à l’aide de
sa machine à bande le total de tous les avis de recette et de tous les chèques, compare
les deux totaux, puis classe la liste des chèques.
5) Il prépare et totalise les bordereaux de remise en banque des chèques qu’il remet au
coursier pour être déposés dans chaque banque.
6) En fin de journée, il transmet tous les avis de recette avec la liste à la comptabilité
clients. Celle-ci passe les écritures sur les comptes individuels clients à partir des avis
de recette qui sont ensuite classés par ordre alphabétique.
7) Il prépare en même temps la fiche journal récapitulative des remises en banque, qu’il
transmet à la comptabilité générale comme support des écriture au grand-livre : débit
banque, crédit caisse.
8) La comptabilité clients prépare à partir de la liste des avis, la fiche journal
récapitulative des écritures passées au crédit des comptes individuels clients et la
transmets à la comptabilité générale comme support des écritures au grand-livre : débit
caisse, crédits clients, ce qui lui permet de vérifier la contrepartie des écritures de
recettes fournies par le caissier.
Annexe 2
Exercice sur le contrôle interne
Société Lucas
Thème : Ventes, clients, sorties de stocks
M. Bob, qui jusqu’à présent n’était pas au courant de ces problèmes, souhaiterait rétablir la
situation le plus rapidement possible. Au cours du premier entretien que vous avez eu avec M.
Bob, il vous est exposé ce qui suit :
- La société Lucas SA distribue des produits aux petites, moyennes et grandes surfaces
commerciales (jouets, produits cosmétiques, …).
La société détenue en majorité par P. Bob et sa famille, est très dynamique. Le CA ne cesse de
croître depuis cinq ans et M. Bob pense diversifier encore plus les gammes de produits.
M. Bob vous demande d’analyser le circuit d’exploitation : ventes, client, sorties de stocks.
A la suite de vos investigations, vous notez les points suivants :
1. Activité de l’entreprise : la société a pour unique activité le négoce de produits très divers
(1500 références d’articles), destinés aux petites moyennes et grandes surfaces commerciales.
Les produits sont achetés à Madagascar ou à l’étranger et sont revendus sur tout le territoire
malgache. Il n’existe qu’un seul lieu de stockage : à Tana.
B) Sortie de stocks
a) Magasin : sortie physique
M. Rivo, chef magasinier, reçoit chaque matin les bons de commande et fait préparer les
sorties de stocks. Les différents articles commandés par un client X sont alors sortis du
stock et rangés dans une boîte destinée à ce client, sur laquelle a été fixée l’étiquette
autocollante mentionnant les références du destinataire :
- les boîtes en plastique circulent sur un tapis roulant avec leur bon de commande.
Chaque magasinier, qui est chargé de la sortie d’un certain nombre d’articles, a un
poste fixe ;
- il lit le bon de commande, range dans la boîte les articles commandés pour lesquels il
est responsable et coche les articles correspondants sur le bon de commande ;
- à la fin de la chaîne, la boîte est refermée et un exemplaire du bon de commande est
laissé sur la boîte. M. Rivo vérifie que tous les éléments du bon de commande sont
cochés.
b) Saisie comptable : le deuxième exemplaire du bon de commande est remis au service
commercial qui, par la validation des bons de commande, édite les bons de livraison et les
factures, et met à jour le stock comptable. Lorsqu’une rupture de stock est constatée
physiquement au magasin et non sur le stock comptable, le service commercial remet à
jour le stock comptable aux fournisseur les références correspondantes. Cette situation
arrive régulièrement.
C) Livraison
Les bons de commande reçus le matin au magasin sont traités dans la matinée. Les
marchandises sont expédiées dans l’après midi. Les livraisons sont assurées par des
transporteurs indépendants. Ceux-ci livrent les colis et remettent un des deux exemplaires
du bon de livraison au client. Ils rendent parfois le deuxième exemplaire à la société Lucas
SA.
Société Melo
Thème : Etude du contrôle interne sur le cycle achats – entrées en stocks - fournisseurs