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Étude de machines AC pour tapis roulant

Ce document présente une étude sur un système d'entraînement à machine asynchrone pour un tapis roulant, incluant des calculs de puissance, couple, et performances sous différentes charges. Il aborde également la modélisation de la machine, les aspects pratiques de son fonctionnement, et les ajustements nécessaires pour optimiser sa performance. Enfin, il traite des implications de la charge sur la vitesse de déplacement et le confort du système.

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Étude de machines AC pour tapis roulant

Ce document présente une étude sur un système d'entraînement à machine asynchrone pour un tapis roulant, incluant des calculs de puissance, couple, et performances sous différentes charges. Il aborde également la modélisation de la machine, les aspects pratiques de son fonctionnement, et les ajustements nécessaires pour optimiser sa performance. Enfin, il traite des implications de la charge sur la vitesse de déplacement et le confort du système.

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Université HP

FSTS
Département GE-GM
TD Machines AC
ISESE-3
I- Etude d’un système d’entrainement a MAS (corrigé)
Dans ce problème, on envisage l’utilisation d’une machine asynchrone triphasée pour l’entraînement d’un
tapis roulant de type « escalator ». Après avoir déterminé la gamme de puissance nécessaire et le type de la
machine, on souhaite déterminer ses performances dans plusieurs conditions de charge. Dans tout le problème,
la machine sera considérée comme alimentée sous tension et fréquence constantes.

➤ Partie 1 : Détermination de la puissance de la machine

Le tapis roulant sur lequel on envisage de transporter jusqu’à 50 personnes est incliné d’un angle  par rapport
à l’horizontale. L’objectif de la motorisation est d’entraîner le tapis chargé à la vitesse v = 1 m/s. Le système
considéré est représenté, avec les valeurs de certains paramètres.

1) Calculer la valeur de l’angle d’inclinaison en degré à partir des données du problème.


35
𝑡𝑔𝛼 = = 0,35 ⟹ 𝛼 = 𝑎𝑟𝑐𝑡(0,35) = 19.29°
100
2) Donner les caractéristiques du vecteur poids représentant les personnes dans les conditions de pleine
charge.
𝑃⃗ = 𝑀𝑔 ⟹ 𝑃 = 50 × 80 × 9.81 = 39.240 × 103 𝑁

3) Représenter sur un dessin clair les projections du vecteur poids dans l’axe du tapis et à la perpendiculaire de
cet axe. Noter l’expression littérale et la valeur de ces projections. On prendra : g = 9,81 N/m.
4) Calculer alors le couple développé par la machine pour entraîner le tapis chargé, on négligera dans cette
question les frottements du tapis et l’effet de la partie inférieure du tapis. 𝐶 = 𝑃𝑠𝑖𝑛𝛼𝑟 = 4,02 103 𝑁𝑚
5) Calculer la vitesse de rotation des poulies, Ωp, correspondant à une vitesse linéaire de déplacement du tapis
𝑣
v = 1 m/s. 𝑣 = 𝑟Ω𝑝 𝑎𝑙𝑜𝑟𝑠 Ω𝑝 = 𝑟 = 3,33 𝑟𝑑/𝑠
6) On a mesuré, à l’aide d’une autre machine, le couple correspondant à l’entraînement à vide du tapis : Cv
= 402 N. En déduire le couple mécanique total sur les poulies Cp et la puissance mécanique totale nécessaires à
l’entraînement du tapis chargé. 𝐶𝑚 = 𝐶𝑝 + 𝐶𝑣 = 4.404 103
La puissance mécanique totale 𝑃𝑇 = 𝐶𝑚Ω = 14,76 𝐾𝑊
7) Afin de prévoir une marge de surcharge, on considère un coefficient de sécurité de 1,5 dans la prévision de
la puissance utile. Quelle puissance mécanique devra donc développer la machine ? 𝑃𝑢 = 𝑃𝑇 1,5 = 22.14 𝐾𝑊

➤ Partie 2 : Modélisation de la machine

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Professeur Abdellah Boulal
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Le choix de la machine s’est porté sur un modèle dont on présente les données du constructeur dans le tableau
suivant :

Dans toute la suite du problème, on s’intéresse au fonctionnement de la machine en régime permanent et sous
tension nominale.
1) Quelle est la valeur de la vitesse de synchronisme Ωs (rad/s) de cette machine ?
Préciser alors le nombre de pôles qu’elle présente.
2) Quel est l’expression du glissement g de la machine en fonction de la vitesse  du rotor ? Calculer alors la
valeur du glissement nominal : gn.
3) On représente sur la figure ci-dessous le schéma monophasé équivalent de la machine.

L
R1

𝑅′2
Lm Rf
𝑔

Identifier sur ce schéma les éléments suivants : Rf, Lm, L, R1, R’2
Rf : est la résistance équivalente aux pertes fer et mécaniques,
Lm : est l’inductance magnétisante,
L est l’inductance de fuites totale ramenées au primaire,
R1 la résistance des enroulements du primaire et
R’2 est la résistance équivalente des enroulements secondaires ramenée au primaire.
4) Quand le moteur est à vide, sa vitesse est proche de la vitesse de synchronisme, à quoi se ramène alors le
schéma équivalent de la machine ? Utiliser alors les données – constructeur - pour déterminer les valeurs de Rf
et Lm.
A vide le modèle équivalent de la machine se réduit à l’impédance Rf, Lm en parallèle, Alors on calcule
𝑉2 𝑉2
𝑅𝑓 = = 132,25Ω 𝑒𝑡 𝐿𝑚 = 𝑎𝑣𝑒𝑐 𝑄0 = √𝑆02 − 𝑃02 = 2,74𝑘𝑉𝐴𝑅
𝑃0 𝑄0 × 2𝜋𝑓𝑠
⇒ 𝐿𝑚 = 184 𝑚𝐻
5) Calculer la valeur de la puissance réactive nominale.
𝑃𝑛
𝑄 = 𝑡𝑔𝜑𝑛 = 16,74𝑘𝑉𝐴𝑅
𝜂
6) Faire alors un bilan des puissances actives et réactives consommées par le moteur au point nominal. En
précisant la valeur de la puissance apparente S’2 de la maille parcourue par le courant I’2, calculer la valeur de
I’2n. Déterminer alors la valeur de R1, de R’2 et de l’inductance L.
Bilan de puissance
2 𝑃𝑢 2 𝑅′2 ′ 2
𝑄 ′ 2 = 3𝐿2𝜋𝑓𝐼 ′ 2 = 𝑄 − 𝑄0 = 14𝐾𝑉𝐴𝑅 𝑒𝑡 𝑃′ 2 = −𝑃0 = 23.8𝐾𝑊 = 3𝑅1 𝐼 ′ 2 + 3 𝐼
𝜂 𝑔 2

𝐴𝑙𝑜𝑟𝑠 𝑆′2 = √𝑄′2 + 𝑃′2 = 3𝑉𝐼′2 = 27,61𝑘𝑉𝐴

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𝑆′2
𝐴𝑙𝑜𝑟𝑠 𝐼 ′ 2 = = 40𝐴
3𝑉
𝑅′2 ′2
3 𝐼 = 22𝐾𝑊 𝑜𝑛 𝑑é𝑑𝑢𝑖𝑡 𝐴𝑙𝑜𝑟𝑠 𝑅 ′ 2 = 165𝑚Ω
𝑔 2
2
3𝑅1 𝐼′ 2 = 1,8𝑘𝑊𝑜𝑛 𝑑é𝑑𝑢𝑖𝑡 𝑎𝑙𝑜𝑟𝑠 𝑅1 = 375 𝑚Ω

7) Calculer l’expression littérale du courant I’2 en fonction de V et des grandeurs du schéma équivalent.
𝑉
𝐼’2 =
2
𝑅′2
√(𝑅1 + ) + (𝐿𝜔)2
𝑔
8) Le couple Cm fourni par la machine correspond à la puissance consommée par la résistance divisée par la
vitesse de synchronisme Ωs. Donner alors l’expression littérale de ce couple.
𝑅′2
3𝑉 2 𝑃 𝑔
𝐶𝑚 = 2
2𝜋𝑓 𝑅′
((𝑅1 + 𝑔2 ) + (𝐿𝜔)2 )
9) Que devient cette expression quand le glissement g est proche de zéro ? Cette expression simplifiée est-elle
valable jusqu’au point nominal ?
3𝑉 2 𝑃
𝐶𝑚 = 𝑔
2𝜋𝑓𝑅′2

➤ Partie 3 : Aspect pratique du fonctionnement de la machine

1) La vitesse nominale de la machine ne correspondant pas à la vitesse de rotation des poulies, il est
nécessaire de rajouter un réducteur mécanique. Calculer le rapport de réduction nécessaire pour faire
correspondre la vitesse nominale de la machine à un déplacement du tapis à 1 m/s.

Le déplacement du tapis à 1m/s correspond, on l’a vu à la question 1-5, à la vitesse de rotation des poulies
Ωp
Ωp = 3,33rd/s, ce qui correspond à la vitesse 𝑁𝑝 = 60 2𝜋 = 31,8 𝑡𝑟/𝑚𝑖𝑛

2) Si on néglige les pertes dans ce réducteur, quel est le rapport qui relie le couple Ct au couple Cm fourni par la
machine ?
𝐶𝑚 Ω𝑝
𝑙𝑒𝑠 𝑝𝑒𝑟𝑡𝑒𝑠 𝑑𝑢 𝑟é𝑑𝑢𝑐𝑡𝑒𝑢𝑟 𝑠𝑜𝑛𝑡 𝑛é𝑔𝑙𝑖𝑔𝑒𝑎𝑏𝑙𝑒𝑠 𝑎𝑙𝑜𝑟𝑠 𝐶𝑚Ωm = 𝐶𝑝Ω𝑝 𝑒𝑡 𝑜𝑛 𝑑é𝑑𝑢𝑖𝑡 𝑙𝑒 𝑟𝑎𝑝𝑝𝑜𝑟𝑡 𝐶𝑝 = Ω𝑚 ⇒
𝐶𝑚 = 0.22𝐶𝑝 (Avec Ωm et Ωp sont respectivement les vitesses à l’entrée et à la sortie du réducteur)
2) Calculer la valeur du couple mécanique total Ct correspondant à la présence de douze personnes sur le
tapis, c’est-à-dire sensiblement au quart de la pleine charge.
Pour 12 personnes seulement le couple à la sortie de la poulie est égal à :
𝐶𝑝 = 𝐶𝑣 + 0.3 × 12 × 80 × 9.81 × sin(19.3) = 1335.8𝑁. 𝑚

3) En déduire le couple Cm fourni par la machine. Cm = 0.22Cp = 29.4 Nm

4) À partir de la formule établie à la question 9 de la partie 2, calculer la valeur du glissement g 1/4


correspondant à cette charge.

Dans la zone linéaire


3𝑉 2 𝑃 𝐶𝑚 × 2𝜋𝑓𝑅′2
𝐶𝑚 = 𝑔 ⇒ 𝑔(1⁄ ) = = 0.0133 𝑠𝑜𝑖𝑡 1.33%
2𝜋𝑓𝑅′2 4 3𝑉 2 𝑃

5) En déduire la valeur de la vitesse de rotation de la machine. Calculer alors la vitesse de rotation des
poulies.

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6) En déduire la vitesse de déplacement linéaire lorsque le tapis n’est qu’au quart de sa charge.
Commenter ce résultat.

Observation : Dans ce cas on remarque que malgré la différence de poids entraîné, cette vitesse de
déplacement du tapis diffère peu de la vitesse en pleine charge. Cette caractéristique est un facteur
important de confort et d’efficacité du système de traction.

II- MAS Couplé en Triangle (corrigé)


On considère un moteur asynchrone à rotor bobiné triphasé tétra polaire destiné à travailler en couplage
triangle dont le schéma équivalent monophasé (équivalent étoile donc) est fourni sur la figure ci-dessous :

Lors de la mise sous tension du moteur câblé en triangle sous la tension U =400 V à 50 Hz, le courant de
démarrage est mesuré et égal à Id=40 A.
1) Représenter le couplage triangle des phases du stator de la machine.

Réponse

L1 L2 L3

U V1 W

U V2 W

2) Donner l’expression littérale de l’impédance que représente une phase du schéma équivalent monophasé
au démarrage.

Réponse : Au démarrage le glissement est égal à 1 alors l’impédance du rotor ramené au stator est très faible

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devant l’impédance magnétisante parallèle alors : 𝑍 ′ 𝑑 = (𝑅𝑠 + 𝑅 ′ 𝑟) + 𝑗𝑋𝑇

3) À partir des données de démarrage en couplage triangle, calculer la valeur de cette impédance au
démarrage ?

La machine et couplée en triangle alors le courant qui traverse un enroulement sous la tension entre Phase
400V est égal à :
𝐼𝑙 40 𝑈 400
𝑗= = = 23,09𝐴 or 𝑍 ′ 𝑑 = 𝑅′𝑟 + 𝑗𝑋𝑇 = alors 𝑍 ′ 𝑑 = = 17,32Ω
√3 √3 𝑗 23.09

4) En déduire la valeur de la résistance R'2.

𝑍 ′ 𝑑 = 𝑅′𝑟 + 𝑗𝑋𝑇 → 𝑍 ′ 𝑑 = √𝑅′2 + 𝑋𝑇2 or 𝑋𝑇 = 𝐿 𝑇 𝜔 = 2𝜋 × 50 × 30 × 10−3 = 9,42Ω

On déduit alors 𝑅 ′ 2 = √𝑍′𝑑2 − 𝑋′2𝑇 = 14,53Ω

5) On donne l'équation du couple électromagnétique du moteur :


𝑅′2
3𝑃𝑉 2 𝑠 𝑔
𝐶𝑒𝑚 = × 2
2𝜋𝑓 𝑅′
( 𝑔2 ) + (𝑙𝜔)2

(Avec Vs tension par phase, P le nombre de pair de pôles, f la fréquence en hz, R' 2 la résistance du rotor par phase).

Donner l'expression du couple de démarrage pour cette machine.


3𝑃𝑉 2 𝑠 𝑅′2
𝐶𝑑 = × 2
2𝜋𝑓 𝑅′2 + (𝑙𝜔)2
6) Calculer alors la valeur du couple de démarrage de la machine : Cd

3 × 2 × 4002 14,53
𝐶𝑑 = × = 148,07𝑁𝑚
2𝜋 × 50 14.532 + (9.42)2

7) Afin de diminuer la valeur du courant de démarrage, on décide d’envisager un couplage étoile pour le
démarrage. Représenter ce couplage des phases du stator de la machine.
400V

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U1 V1 W1

230V

U2 V2 W2

Couplage Etoile (Y)

8) Calculer la valeur du courant absorbé au démarrage IdY.


𝑈
Dans ce couplage chaque enroulement est traversé par le Iy sous la tension 𝑉 =
√3

230 230
→ 𝐼𝑑𝑦 = = = 13,27𝐴
𝑍′𝑑 17.32

9) Calculer le plus simplement possible la valeur du couple de démarrage CdY.

3𝑃𝑉 2 𝑅′2 3𝑃𝑉 2 𝑅′2


𝑂𝑛 𝑎 ∶ 𝐶𝑑𝑦 = × 2 𝑒𝑡 𝐶𝑑∆ = × 2
2𝜋𝑓 𝑅 2 + (𝑙𝜔)
′ 2 2𝜋𝑓 𝑅 2 + (𝑙𝜔)2

𝐶𝑑∆ 148,07
𝐴𝑙𝑜𝑟𝑠 = 3 → 𝐶𝑑𝑦 = = 49,35 𝑁𝑚
𝐶𝑑𝑦 3

10) On envisage également, au lieu de modifier le couplage de la machine, d’insérer lors du démarrage des
résistances en série avec les phases du rotor. Calculer la valeur de la résistance R'DR à mettre en série
avec R'2 permettant de limiter le courant de démarrage par à 13,3 A.
Le courant de démarrage est limité par une résistance RD à mettre en série avec R’2 en gardant le couplage
en étoile.

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13.3
𝑙𝑒 𝑐𝑜𝑢𝑟𝑎𝑛𝑡 𝑑𝑎𝑛𝑠 𝑢𝑛 𝑒𝑛 𝑒𝑛𝑟𝑜𝑢𝑙𝑒𝑚𝑒𝑛𝑡 = = 7,67𝐴
√3
400
𝑍′𝑑 = = 52,15Ω
7.67

2
𝑜𝑛 𝑐𝑎𝑙𝑐𝑢𝑙𝑒 𝑎𝑙𝑜𝑟𝑠 (𝑅𝐷 + 𝑅′2 ) = √𝑍′𝑑 − 𝑋𝑇2 = 51,29Ω

𝑙𝑎 𝑟é𝑠𝑖𝑠𝑡𝑎𝑛𝑐𝑒 𝑑𝑒 𝑑é𝑚𝑎𝑟𝑟𝑎𝑔𝑒 à 𝑖𝑛𝑠𝑒𝑟𝑟𝑒𝑟 𝑑𝑎𝑛𝑠 𝑐𝑒 𝑐𝑎𝑠 𝑒𝑠𝑡 é𝑔𝑎𝑙𝑒 à 𝑅𝐷 = 52.51 − 14.53 = 36,76Ω

NB si on branche la résistance de démarrage en ligne elle sera traversée par le courant Id=13.3A

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Dans cette configuration il faut diviser la résistance RdΔ par 3 alors Rdy= 12.25Ω

Calculer alors la valeur du couple de démarrage : CdR.

3𝑃𝑈 2 (𝑅𝑑𝑟 + 𝑅′2 ) 3 × 2 × 4002 51.29


𝐶𝑑𝑅 = × 2 2
= × = 57,32 𝑁𝑚
2𝜋𝑓 (𝑅𝑑𝑟 + 𝑅′2 ) + (𝑙𝜔) 2𝜋50 (52,15)2

11) Comparer de façon critique ces deux procédés.

Les deux procédés permettent de limiter le courant de démarrage à la même valeur mais le démarrage
satatorique permet de gagner légèrement en couple de démarrage.

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Pilotage d’un Moteur synchrone (corrigé)

On considère dans cet exercice une machine synchrone à quatre pôles alimentés par un onduleur triphasé qui
lui fournit un système de tensions triphasées à fréquence variable. On appellera f la fréquence des tensions
fournies par l’onduleur. Le courant de ligne maximal de la machine est : Imax = 30 A, la tension simple
nominale vaut : V = 230 V.

1) Calculer la gamme des fréquences f que l’onduleur doit pouvoir fournir pour couvrir une gamme de
vitesse de 0 à 5 000 tr/min.
𝑃×𝑁𝑚𝑎𝑥 2×5000
Réponse : 𝑓𝑚𝑖𝑛 = 0 𝑒𝑡 𝑓𝑚𝑎𝑥 = 60
=
60
= 166,66 𝐻𝑧

2) La réactance synchrone de cette machine a été estimée, pour une vitesse de rotation de 1 500 tr/min, à la
valeur Xs = 0,15 Ω. En déduire la valeur de l’inductance synchrone : Ls.
𝑋𝑠 0.15
Réponse à 1500 𝑡𝑟/ min 𝑓 = 50ℎ𝑧 𝑎𝑙𝑜𝑟𝑠 𝐿𝑠 = 2𝜋𝑓 = 2𝜋×50 = 4,77 × 10−4 𝐻

2) Représenter le schéma équivalent monophasé de l’induit de la machine en convention récepteur (on


négligera la résistance des phases de la machine).

Réponse : Ls

𝐸𝑠 𝑉

3) Représenter un diagramme de Fresnel reliant les grandeurs électriques de la maille que représente le
schéma monophasé. Pour cela on considèrera que le moteur absorbe un courant I en retard par rapport
à la tension simple V. On notera δ le déphasage entre la force électromotrice E et la tension V, de plus
on considèrera que E = V.

Réponse : 𝜑 𝑉

𝐼
𝐸𝑠 j𝑋𝐼𝑠
𝛿

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4) Quelle relation relie δ et  dans ces conditions ? Déterminer alors l’expression de la puissance absorbée
par le moteur en fonction de V, Xs et δ. Que représente le déphasage δ sur le plan mécanique ?

Réponse

𝜑 𝑉
𝐼
𝐸𝑠 𝑋𝑠𝐼𝑠𝑐𝑜𝑠(𝜑) = 𝐸𝑠𝑖𝑛(𝜑)
𝛿

j𝑋𝐼𝑠

3𝑉𝑠𝐸𝑠 3𝑉𝑠 2
𝑂𝑛 𝑎 𝑃 = 3𝑉𝑠𝐼𝑠𝑐𝑜𝑠(𝜑) = sin(𝛿) = sin (𝛿)
𝑋𝑠 𝑋𝑠

Alors Le déphasage sur le plan mécanique δ représente la variation de la puissance électromécanique de la


machine en fonction de la charge

5) Déterminer alors, à 1 500 tr/min, la valeur de la puissance maximale que peut fournir le moteur si
l’onduleur délivre une tension simple fondamentale de 230 V.

𝜋 3 × 2302
𝑃𝑚𝑎𝑥 𝑒𝑠𝑡 𝑐𝑎𝑙𝑐𝑢𝑙é𝑒 𝑝𝑜𝑢𝑟 𝛿 = 𝑎𝑙𝑜𝑟𝑠 𝑃𝑚𝑎𝑥 = ≅ 1.059𝑀𝑊
2 0.15

6) Même question mais lorsque le moteur tourne à 5 000 tr/min. Commenter.

Lorsque le moteur tourne 5000tr/min

𝑓 = 166.66𝐻𝑧 𝑎𝑙𝑜𝑟𝑠 𝑋𝑠 = 2 × 𝜋 × 166,66 × 4.77 × 10−4 ≅ 0.5Ω

3 × 2302
𝐴𝑙𝑜𝑟𝑠 𝑃𝑚𝑎𝑥 = = 317,4 𝐾𝑊
0.5

7) Déterminer dans les deux cas précédents la valeur du couple de décrochage de la machine, c’est-à dire le
couple imposant un décalage δ = 90

2𝜋𝑁1 1.056×106
𝑃𝑚𝑎𝑥
𝑝𝑜𝑢𝑟 Ω1 = 60
; 𝐶𝑚𝑎𝑥 = 60 2𝜋×1500
= 6.740𝐾𝑁𝑚
Le couple de décrochage 𝐶𝑚𝑎𝑥 = Ω
→{ 2𝜋𝑁2 317.4×103
𝑝𝑜𝑢𝑟 Ω2 = 60
; 𝐶𝑚𝑎𝑥 = 60 2𝜋×5000 = 606.18 𝑁𝑚

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