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Analyse des structures hyperstatiques

Le document traite des structures hyperstatiques et de la méthode des trois moments pour calculer les moments fléchissants dans des poutres continues. Il présente des exemples de structures hyperstatiques, les équations associées et les étapes de la méthode pour déterminer les moments aux appuis. Des exercices pratiques sont également proposés pour appliquer ces concepts.

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Analyse des structures hyperstatiques

Le document traite des structures hyperstatiques et de la méthode des trois moments pour calculer les moments fléchissants dans des poutres continues. Il présente des exemples de structures hyperstatiques, les équations associées et les étapes de la méthode pour déterminer les moments aux appuis. Des exercices pratiques sont également proposés pour appliquer ces concepts.

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4.13.

5 Solution 12
Structure S1
21 inconnues
15 équations
H=6
Puisqu’aucun mouvement n’est possible, la
structure est hyperstatique de degré 6.

On peut par exemple libérer


 L’encastrement en 5 (le nœud 5 devient une extrémité libre)
 L’encastrement en 6 (le nœud 6 devient alors une extrémité libre).
Les inconnues hyperstatiques sont donc :
X5 , Y5, M5, X6 , Y6 et M6.
Les équations sont de type cinématique puisque :
0
Ω Ω 0

La structure isostatique S0,1 associée est


Structure S2
12 inconnues
9 équations
H=3
Puisqu’aucun mouvement n’est possible, la
structure est hyperstatique de degré 3.

On peut par exemple libérer


 La rotation en 5 (le nœud 5 devient une rotule)
 Le déplacement vertical en 1 (le nœud 1 devient alors une extrémité libre)
 Le déplacement vertical en 4 (le nœud 4 devient alors une extrémité libre)
Les inconnues hyperstatiques sont donc : M5, Y1 et Y4
0
Les équations sont de type cinématique puisque :
Ω 0

La structure isostatique S0,2 associée est

Structure S3

Il existe une possibilité de mouvement à


cause des rotules, donc la structure est
hypostatique. La méthode des forces ne
s’applique donc pas.
5. Méthode des trois moments
5.1 Domaine d’application
 Poutre droite continue
 Appuis simples (trois ou plus) fixes horizontalement (les déplacements verticaux
différentiels sont autorisés)
 Inertie constante pour chaque travée
 Module de Young constant pour chaque travée
 Déformations d’effort tranchant négligées
 Pas d’effort normal

5.2 Résultats de la méthode


La poutre est composée de (n+1) sommets,

La méthode des trois moments permet d’obtenir les moments fléchissants au niveau des appuis.
A l’appui i , le moment est noté par la suite : Mi.

Les réactions d’appuis sont calculées à partir de la différence d’effort tranchant de part et d’autre
des appuis.
5.3 Méthode
a) Nommer les appuis 0 , 1 , … n .

Les étapes b, c et d doivent être répétées pour les appuis à .

b) Pour l’appui i tel que i ∈ 1 ; 1


La travée comprise entre les appuis i 1 à i et la travée comprise entre les appuis i à
i 1 sont isolées et sont prises chacune comme étant une poutre isostatique bi-appuyée.
Le chargement est conservé.

c) Détermination des rotations à l’aide du formulaire des poutres bi-appuyées.


Nota : en cas de chargement plus complexe, il est possible d’utiliser le principe de
superposition.

d) Utilisation de la relation de la méthode des trois moments :

Cas général : les nœuds ont des déplacements verticaux différentiels et EI varie d’une
travée à une autre.

2
6 6 6 6

Simplification 1 : les nœuds ont des déplacements verticaux différentiels et EI est constant
le long de la poutre.

2 6

Simplification 2 : les nœuds sont fixes et EI est constant le long de la poutre.


2 6

On obtient l’équation .
e) Puisque les appuis 0 à n sont des extrémités non encastrées, il vient que :

0
0

f) Ainsi, un système de (n-1) équations et (n-1) inconnues est obtenu. Sa résolution permet
d’obtenir les moments au niveau de chaque appui.

5.4 Cas particulier d’un (ou deux) encastrement(s) à une (aux) extrémité(s)
Illustration
Soit la poutre à deux travées (le chargement n’est pas représenté):
- encastrée à gauche
- de longueurs L et de caractéristique EI

Pour s’approcher du comportement de l’encastrement, il suffit d’utiliser la même méthode après


avoir ajouté une travée à gauche ayant pour caractéristiques :
- une longueur L
- Le produit entre le moment d’inertie et le module de Young tendant vers l’infini (par
exemple
- Aucun chargement

5.5 Exemple

Données :
Inertie : 1440 mm4
Module de Young : 10 000 MPa

Déterminer les moments au niveau de chaque appui.


Solution
Numérotation des appuis
Au niveau de l’appui 1, la travée de droite et la travée de gauche sont prises isotatiques.
Les rotations et sont calculées à partir du formulaire des poutres « bi-appuyées ».

Travée de gauche isostatique Travée de droite isostatique

24 24

100. 10 2 100. 10 2
2314 2314
24 10000. 10 1440. 10 24 10000. 10 1440. 10

Donc il vient que :


2 2 2 2 2 6 10000. 10 1440. 10 2314 2314

Avec M0 = 0 N.m (extrémité non encastrée), l’équation devient :

8∙ 2∙ 400000

En remarquant la symétrie du problème, il n’est pas nécéssaire de faire l’équation de l’appui 2


puisqu’il vient de suite que : et donc :

40000 . ↔ 40 .
5.6 Exercices
Exercice 13

EI est constant le long de la poutre


Chargement réparti :
- De 0 à 23 m : 33 kN/m
- De 23 à 62 m : 36 kN/m
- De 62 à 89 m : 31 kN/m
Chargement ponctuel à 33 m et 39 m : 200 kN
Déterminer
- les moments aux points d’abscisse 23m et 63 m
- Déterminer puis tracer les diagrammes de sollicitations
- Calculer les réactions d’appuis
Exercice 14

EI est constant le long de la poutre


Chargement réparti : 20 kN/m
Déterminer
- les moments sur appuis
- Déterminer puis tracer les diagrammes de sollicitations
- Calculer les réactions d’appuis
Exercice 15

EI est constant le long de la poutre


Chargement réparti : 10 kN/m de 0 à 6 m
Déterminer
- les moments sur appuis
- Déterminer puis tracer les diagrammes de sollicitations
- Calculer les réactions d’appuis
Exercice 16

EI est constant le long de la poutre


Chargement réparti :
- De 0 à 12 m : 80 kN/m
- De 12 à 24 m : 30 kN/m
Déterminer
- les moments sur appuis
- Déterminer puis tracer les diagrammes de sollicitations
- Calculer les réactions d’appuis
Exercice 17

EI est constant le long de la poutre


Déterminer
- les moments sur appuis
- Déterminer puis tracer les diagrammes de sollicitations
- Calculer les réactions d’appuis
Exercice 18

EI est constant le long de la poutre


Déterminer
- les moments sur appuis
- Déterminer puis tracer les diagrammes de sollicitations
- Calculer les réactions d’appuis
Exercice 19

EI est constant le long de la poutre


Déterminer
- les moments sur appuis
- Déterminer puis tracer les diagrammes de sollicitations
- Calculer les réactions d’appuis
Exercice 20

E est constant le long de la poutre


I varie en fonction de x :
- De 0 à 3 m : I0
- De 3 à 7 m : 2I0
- De 7 à 11 m : 2I0
- De 11 à 14 m : 1,5I0
Déterminer
- les moments sur appuis
- Déterminer V(x) et M(x)
- Calculer les réactions d’appuis
Exercice 21

EI est constant le long de la poutre


Déterminer
- les moments sur appuis
- Déterminer puis tracer les diagrammes de sollicitations
- Calculer les réactions d’appuis
Exercice 22

E = 200 000 MPa


I = 78 cm²
Les deux appuis 1 et 3 restent fixes et l’appui 2 s’affaisse de 10 cm, déterminer :
- les moments sur appuis
- Déterminer M(x) et V(x)
- Calculer les réactions d’appuis
5.7 Extraits d’annales
Exercice 23 : extrait des annales de novembre 2013

Exercice 24 : extrait des annales de décembre 2014


5.8 Solutions
5.8.1 Solution 13
Numérotation des nœuds

Travée 0-1
23
⇒ ′′ 16729625
33000 / 24

Travée 1-2

Force ponctuelle 1 Force ponctuelle 2 Force répartie


23 23 23
200 000 200 000
33000
10 16

2 2 ′ 88978500
6 6 24
16854700 19500855

² ² ² ² ′′ 88978500
6 6
12145299 17299145

Donc
125334055
′′ 118422944

Travée 2-3
27
⇒ 25423875
31000 24
23
Formule des 3 moments 39
27
Appui 1 :

2 23 39 39 6

⇒ 124 39 852382080

Appui 2 :

39 2 39 27 6

⇒ 39 132 863080914

Résolution de l’équation
124 39 852382080
39 132 863080914
5311125 . ↔ 5311 .

4969296 . ↔ 4969 .

Travée 0-1 : 0 23
0 .
5311 . ⇒ 16,5 148,59
23 379,5 16,5 ²

Travée 1-2 : 23 62
5311 .
4969 .
39
En posant 23
est égal à la somme des 3 chargements élémentaires :
Force ponctuelle 1 Force ponctuelle 2 Force répartie
(X=10m) (X=16m)
0 10 148,7 117,9 702 18 ²
10 16 51,3 2000 117,9 702 18 ²
16 39 51,3 2000 82,1 3200 702 18 ²
En sommant les 3 chargements et en remplaçant par 23 :

23 33 18 1796,6 31800
33 39 18 1596,6 25200
39 62 18 1396,6 17400
De plus,
39
39 39

39 23 23
⇒ 5311 4969
39 39
8,8 5513

Au final, sur la travée 1-2 :


23 33 18 1805,4 37313
33 39 18 1605,4 30713
39 62 18 1405,4 22913

Travée 2-3 : 62 89
4969 .
0 .
27
En posant ′ 62
′ 418,5 15,5 ′²

Donc 15,5 2340,5 85529

Ensuite,
27 ′
′ ′
27
27 62
⇒ 4969 15,5 2524,5 101908
27

Au final :
0 23 ⇒ 16,5 148,59
23 33 ⇒ 18 1805,4 37313
33 39 ⇒ 18 1605,4 30713
39 62 ⇒ 18 1405,4 22913
62 89 ⇒ 15,5 2524,5 101908
Pour le calcul de V(x), on utilise

0 23 ⇒ 33 148,59
23 33 ⇒ 36 1805,4
33 39 ⇒ 36 1605,4
39 62 ⇒ 36 1405,4
62 89 ⇒ 31 2524,5

Les réactions d’appuis correspondent au « saut » d’effort tranchant au niveau de l’appui


considéré :
0 ⇒ 148,6

23 33 23 148,59 610,4
23 36 23 1805,4 977,4
⇒ 23 23 ⇒ 1587,8

62 36 62 1405,4 826,6
62 31 62 2524,5 602,5
⇒ 62 62 ⇒ 1429,1

89 ⇒ 234,5
5.8.2 Solution 14
5.8.3 Solution 15
5.8.4 Solution 16
5.8.5 Solution 17
5.8.6 Solution 18
5.8.7 Solution 19
5.8.8 Solution 20
5.8.9 Solution 21
5.8.10 Solution 22
5.8.11 Solution 23
5.8.12 Solution 24
6. Méthode des déplacements
6.1 Domaine d’application
 Problème plan (structure plane dont le chargement est dans son plan)
 Petites déformations
 Domaine élastique et linéaire du matériau
 Liaisons parfaites
 Poutres droites
 Section constante

6.2 Notions de nœuds


On appelle nœud chaque extrémité de poutres qui composent la structure considérée.
Exemples
 intersection entre plusieurs poutres
 intersection entre structure et appuis extérieurs
 extrémité libre

Illustration
La stucture suivante est composée de :
 9 nœuds
 11 poutres
6.3 Déplacements et rotations dans le repère local

uij : déplacement selon ‫ݔ‬Ԧ du repère local du nœud ݅ pour la poutre ݅ െ ݆ [m]

vij : déplacement selon ‫ݕ‬Ԧ du repère local du nœud ݅ pour la poutre ݅ െ ݆ [m]

ωij : rotation selon le repère local du nœud ݅ pour la poutre ݅ െ ݆ [rad]

Remarque :
les notations sont similaires pour le nœud ݆ (où les déplacements sont notés uji, vji et ωji).

6.4 Notations entre repère local et repère global


Les déplacements et rotation dans le repère local seront notés en minuscule comme indiqué
précédemment.
Ces mêmes déplacements sont notés en majuscule dans le repère global :
Ui : déplacement selon ܺԦ du repère global du nœud ݅ [m]
ሬԦ du repère global du nœud ݅
Vi : déplacement selon ܻ [m]
Ωi : rotation selon le repère global du nœud ݅ [rad]
Illustration

Exprimer les déplacements et rotations du repère local en fonction des mêmes déplacements et
rotation dans le repère global
Solution
Dans le repère global, les déplacements des nœuds sont notés :

Dans les différents repères locaux :

Ω
6.5 Torseurs aux nœuds

Nij : effort normal selon le repère local au niveau du nœud ݅ pour la poutre ݅ െ ݆ [N]

Vij : effort tranchant selon le repère local au niveau du nœud ݅ pour la poutre ݅ െ ݆ [N]

Mij : moment fléchissant selon le repère local au niveau du nœud ݅ pour la poutre ݅ െ ݆ [N.m]

Remarque : les notations sont similaires pour le nœud ݆ avec l’indice « ji » en remplacement de
l’indice « ij ».

Une fois les torseurs écrits aux neuds selon les repères locaux, il est nécessaire de savoir
réaliser un équilibre au niveau de ces mêmes nœuds.
Illustration

Ecrire l’équilibre en force et en moment au niveau du nœud 2.


Solution
Les torseurs au niveau du nœud 2 écrits par
rapport aux repères locaux sur les poutres 1-2 et
2-3 sont :
Ainsi, l’équilibre des forces et des moments
se traduit par les équations suivantes :

6.6 Relations entre déplacements et rotations et torseurs aux nœuds


La poutre considérée se situe entre les nœuds et et l’axe du repère local est dirigé de
vers .

Notations complémentaires :
L : longueur de la poutre [m]
E : module de Young du matériau [Pa]
I : moment d’inertie de la section de la poutre [m4]
A : section de la poutre [m2]

Nœud Nœud

6 12
²
2 4 6

, , , , et sont les valeurs des torseurs au niveau des nœuds et lorsque la


poutre est considérée bi-encastrée et que le chargement initial est conservé.
6.7 Valeurs connues au niveau des appuis et des extrémités libres

Valeurs connues
Liaisons
en déplacement et en rotation du torseur

Extrémité libre
(illustration au nœud i)
0
Aucune valeur connue 0
0

Appui simple
(illustration au nœud i)

0 0
0

Rotule
(illustration au nœud i)

0
0
0

Encastrement
(illustration au nœud i)

0
0 Aucune valeur connue
0
6.8 Méthode
I. Numéroter chaque nœud de la structure
II. Pour chaque nœud intérieur de la structure (les nœuds en extrémité libres et au niveau
des réactions d’appuis sont exclus).
a. Dessiner dans le repère local le torseur
b. Ecrire les 3 équations d’équilibre dans le repère global selon
i. La direction
ii. La direction
iii. Le moment fléchissant autour de
III. Au niveau des nœuds en extrémités libres et au niveau des réactions d’appuis, ajouter en
équation les éléments du torseur qui sont nuls.
IV. On a obtenu autant d’équations que d’inconnues. Remplacer les torseurs aux nœuds par
les déplacements et rotations aux nœuds dans le repère local de chaque poutre (en
tenant compte des valeurs connues au niveau des réactions d’appuis)
V. Remplacer les notations des repères locaux par les notations du repère global pour les
déplacements et rotations.
VI. Résoudre le système obtenu
VII. Calculer les torseurs au niveau des nœuds
VIII. Obtenir les torseurs en tout point par utilisation de relations entre moments et efforts
tranchant entre deux sections d’une poutre droite dont les moments sont connus

Adaptation de la relation du chapitre 2 avec :


Ainsi, pour chaque poutre ,

Le moment à l’abscisse x est égal à : L’effort tranchant à l’abscisse x est égal à :

∙ ∙

ATTENTION :
Ces relations ne doivent pas être utilisées pour une portion de poutre en console.
6.9 Exemple
Calculer le déplacement et la rotation du
nœud à l’intersection des poutres, ainsi
que la rotation de la poutre au niveau de la
rotule.

Données

 E = 10 000 MPa
 La section est
Solution
I. Numéroter chaque nœud de la structure

II. Il existe un seul nœud intérieur : le nœud 2 :


a. Dessin dans le repère local du torseur

b. Ecrire les 3 équations d’équilibre dans le repère global selon


i. La direction : 0
ii. La direction : 0
iii. Le moment fléchissant autour de : 0
III. On sait qu’au niveau nœud 3 , le moment est nul puisqu’on a une rotule donc 0
IV.
Avec :
 0
 0
 9

6 12 Avec :
 0
 0
 0
 10

Donc :
6 12
0 ⇔ 0
9 10 10
Avec :
 0
 0
 10

Avec :
²  0
 9
 3

Donc :
7
0 ⇔ 0
10 9² 9 27

2 4 6 Avec :
 0
 0
 10
 0

4 2 6 Avec :
 0
 9
²

²
Donc :
4 6 2
0 ⇔ 0
10 10 9 9 9 3

2 4 6 Avec :
 0
 9

Donc
2 4 6 4
0
9 9 9 3

V. Remplacer les notations des repères locaux par les notations du repère global pour les
déplacements et rotations.
Repère local Repère global
u21 V2
u23 U2
v21 -U2
v23 V2
ω21 Ω2
ω23 Ω2
ω32 Ω3

Donc
6 12 6 Ω 12
0⇔ 0
9 10 10 9 10 10
12 6 Ω
⇔ 0
9 10 10

7
0
10 9 9 27
12 7
⇔ Ω Ω 0
10 9 9 27

4 6 2
0
10 10 9 9 9 3
4Ω 6 Ω Ω 2
⇔ 0
10 10 9 9 9 3
38 Ω 6 Ω 2
⇔ 0
45 10 9 9 3

2 4 6 4
0
9 9 9 3
2 Ω 4 Ω 6 4
⇔ 0
9 9 9 3

D’après l’énoncé :
 10000000000
,

 0,5 1 0,5

L’application numérique est :

0 506913580 31111111 31111111 25926


560595556 0 25200000 0 0
25200000 31111111 354666667 93333333 Ω 66667
0 31111111 93333333 186666667 Ω 133333

VI. Au final, la résolution du système est :

 0,0000194
 0,0000826
 Ω 0,000431
 Ω 0,000942

Remarque :
Ensuite pour obtenir les torseurs au niveau des nœuds, il suffit d’utiliser les relations entre les
torseurs et les déplacements.

Puis, il est possible d’obtenir le torseur en tout point puisque les torseurs aux extémités des
poutres sont connus.
6.10 Exercices
Exercice 25

Caractéristiques géométrique de la section :


 Aire: 0,12 m²
 Moment d’inertie : 0,0016 m4

Module de Young : 30.109 Pa

Calculer les rotations et déplacements des nœuds 2 et 3.


6.11 Extraits d’annales
Exercice 26 : extrait des annales de novembre 2013

Données supplémentaires par rapport aux annales

On exprimera les sollicitations avec l’application numérique suivante :


 L=5m
 E = 30.109 Pa
 p = 1000 N/m
 A = 0,5 m²
 I = 0,0417 m4

Le repère global est pris avec les directions suivantes :


6.12 Solutions
6.12.1 Solution 25
Inconnues
0
Au niveau des encastrements les déplacements sont nuls :
Ω Ω 0

Les inconnues sont donc les déplacements au niveau des nœuds 2 et 3 : U2, V2, Ω2, U3, V3 et Ω3.

Par symétrie du problème, il


vient que :

Ω Ω

Ainsi, seules 3 inconnues


ne sont à déterminer.
Equivalence entre les notations du repère global et du repère local

nœud 2 nœud 3
Repère global

Repère local de la
poutre 2 3

Repère local de la
poutre 1 2

Sans objet

Equivalence U U U
V v u V V v
Ω ω ω Ω Ω ω

Equilibre du nœud 2
La direction : 0

La direction : 0

Le moment fléchissant autour de :


0
4 2 6

4 Ω 2 Ω 6 ²
12
2 Ω ²
12
2 4 6

4 Ω 6 U

6 Ω 6 U ²
0 ⇔ 0
12

12
Ω Ω
2

0 ⇔ 0
2

6 12

6 Ω 12

2 6 Ω 12
0 ⇔ 0

Résolution :
6 6
0 ²
U 12
0 0
Ω 2
2 12 6
0 0
Application numérique :
2880000 0 28800000 U 8333
0 360000000 0 5000
720576000 0 2880000 Ω 0

U 1,16. 10
D’où 1,39. 10
Ω 2,89. 10

6.12.2 Solution 26
Inconnues
Au niveau des encastrements les déplacements sont nuls, ainsi que le déplacement vertical au
0
niveau du nœud 4 :
Ω Ω 0

Les inconnues sont donc les déplacements au niveau des nœuds 2 et 4 : U2, V2, Ω2, U4, et Ω4.

Equilibre du nœud 2
La direction : 0

La direction : 0

Le moment fléchissant autour de :


0

De plus, le nœud 4 est une appui simple donc :


0
0
Equivalence entre les notations du repère global et du repère local

nœud 2 nœud 4
Repère global

Repère local de la
poutre 2 3

Sans objet

Repère local de la
poutre 1 2

Sans objet

Repère local de la
poutre 2 4

Equivalence U U
V u u v V v 0
Ω ω ω ω Ω ω
4 2 6

4 Ω 2 Ω 6

2 4 6
2 2 2
2 Ω 3 2
2 12
2 Ω 3 ²
2 3
4 2 6

4 Ω 6
12
10 Ω 9 2 Ω 6 ²
0 ⇔ 0
2 4
6 12

6 Ω 12
2
6 12
2 2
6 Ω 12 2
2 2 2
3 Ω 3
2 2

9 Ω 27 3
0 ⇔ 0
2 ² 2 2

2
6 12
6 Ω 6 Ω 12

6 Ω 12 3 6 Ω
0 ⇔ 0
² 2

0 ⇔ 0 ⇔ 0

2 4 6 2 Ω 4 Ω 6
0 ⇔ 0 ⇔ 0

Au final,
9 6 10 2
0
2 ²
27 9 4
0 0
2 2 3
12 3 6 6 Ω 2
0 0
2 0
1 0 0 1 0 Ω 0
6 2 4 0
0 0

2 13
7,23. 10
15 5 6 90

3,32. 10
5 6
2
Ω 1,00. 10
5 5 6 10
2 13
7,23. 10
15 5 6 90
4
Ω 4,91. 10
4 5 6

Poutre 1 2 :
4 2 6
2 2 2
Ω 3 ²
16300 .
2 3

2 Ω 3 ²
2100 .
2 3

2 5000 500 ²
2
10
∙ ∙ 5000 500 16300 ∙ 2100 ∙
10 10
⇒ 500 6840 16300

⇒ 1000 6840

2
⇒ 500

Poutre 2 4 :
4 Ω 2 Ω 6
7500 .

0
5
∙ ∙ 7500 ∙
5
⇒ 1500 7500

⇒ 1500

⇒ 0

Poutre 2 3 :
2 4 6

2 Ω 6
18800 .
12

4 Ω 6
9600 .
12

Posons 10

2500 500 ²
2

5
∙ ∙ 2500 500 9600 ∙ 18800 ∙
5 10
⇒ 500 3180 9600

⇒ 1000 3180

0⇒

⇒ 1000
7. Méthode des rotations
7.1 Domaine d’application
Les déformations d’effort normal sont négligées.
7.2 Conséquence
Pour chaque poutre entre les nœuds r et s composant la structure, dans le repère local, les
déplacements entre nœuds dans le sens longitudinal sont égaux :

Lorsque les déplacements sont empêchés par un appui encastrement, par une rotule ou un appui
simple perpendiculaire au vecteur du repère local, tous les nœuds d’une même poutre dans la
direction du repère local ont donc un déplacement longitudinal nul.
De plus, dans la méthode des rotations, le champ de déplacement est dessiné en remplaçant
chaque encastrement (interne ou externe) par une rotule.

Illustration
Soit la structure suivante :

Il existe un encastrement au niveau du


nœud 1, donc : 0
Et par conséquence : 0
On a également 0

Il existe un appui rotule au niveau du


nœud 2, donc : 0
Et par conséquence 0
On a également 0

Il existe un appui simple au niveau du


nœud 3, donc 0

Il existe un appui simple au niveau du


nœud 7, donc 0
Et par conséquence 0

Les déplacements possibles en translation sont donc : U3, U4, U5 et V7.


Puisque les noeuds 3, 4 et 5 constituent une même poutre, on peut poser
et

Au final, la méthode des rotations s’appuiera sur le champ de déplacement suivant :


7.3 Notion de rotation d’ensemble des poutres
Dans l’illustration précédente, certaines poutres ont une rotation d’ensemble.
Par exemple, le déplacement U du nœud 5
engendre une rotation notée Ω de a poutre 1-5.
La rotation de la poutre est négative par rapport
au repère global (et local).

En posant L la longueur de la poutre, on obtient :

Généralisation de la rotation d’ensemble

Avec
 vij et vji : déplacements dans le repère local dans la direction et le sens des noeuds i et
j,
 Ω : rotation d’ensemble de la poutre

Ω Ω

Remarque : le signe de cette relation est conforme au sens positiff de rotation du repère local.

7.4 Notion de rotation des nœuds


Le chargement peut engendrer des rotations
au niveau des nœuds comme l’illustre la figure
suivante pour le nœud r :
Contrairement au champ de déplacement de
l’illustration précédente qui est un champ
virtuel, la rotation est bien celle observée
réellement au nœud r suite au chargement de
la structure.
7.5 Relations entre moments, rotation d’ensemble et rotation des nœuds
 : rotation du nœud r
 : rotation du nœud s
 Ω : rotation d’ensemble de la poutre r-s
 ′′ : moment d’encastrement d’une poutre console au niveau du nœud r
 ′ : moment d’encastrement d’une poutre encastrement-appui simple au niveau du
nœud r
 : moment d’encastrement d’une poutre bi-enccastrée au niveau du nœud r

En considérant la poutre r-s, la relation dépend de la nature des nœuds r et s :


Nature du nœud r
r est un nœud interne r n’est pas un nœud interne
Extrémité 3 3 3
libre Ω ′′ Ω ′′
Nature du nœud s

Appui simple 3 3 3
ou rotule Ω ′ Ω ′
Nœud interne 4 2 6 2 6
Ω Ω
Encastrement 4 6 6
Ω Ω
Nota :
 Le repère local n’est pas nécessairement dirigé de r vers s
 Les signes de , , Ω et Mrs sont conformes au sens positif de rotation du repère local
de la poutre r et s
Attention si le signe positif de rotation du repère local change d’une poutre à l’autre.

7.6 Equilibre des moments au niveau des nœuds internes


Pour chaque nœud Puis, l’équilibre en
interne r, les moments moment consiste à
Mrs sont représentés écrire que la somme
autour de ce nœud en (algébrique) des
respectant le sens positif moments autour de
du repère local (flèche ce nœud est nulle.
courbe dirigée de x à y)

Illustration (avec un nœud liée à 5 poutres)

Dans l’exemple ci-contre, l’équilibre en


moment du nœud i est traduit par :

0
Mrs, …, Mrw sont ensuite déterminés par les relations vues précédemment par rapport à la rotation
d’ensemble des poutres et la rotations des nœuds.

7.7 Utilisation du principe des travaux virtuels (PTV)


7.7.1 Travail des forces
é

Illustration force ponctuelle


Dans l’exemple ci-contre :

Avec l’hypothèse des petites


transformations :
tan Ω Ω
Donc
Ω

Illustration force répartie rectangulaire

∙ ∙

tan Ω Ω
Donc
² Ω
2
7.7.2 Travail des moments
Au niveau des nœuds internes et des encastrements, on trace les moments Mrs aux nœuds dans
le sens positif par rapport au repère local.
On dessine la rotation d’ensemble Ω de la poutre r-s.
Puis le travail du moment Mrs est égal à :
Ω
Le travail est :
 positif si Mrs et Ωrs sont dans le même sens
 négatif sinon
Illustration
Position initiale Position déplacée et
moment aux noeuds

Ω |Ω|

Ω |Ω|

Remarque :
Le travail des moments externes se calculent de la même manière.
7.7.3 PTV
L’équilibre des travaux des forces et des moments se traduit par :
7.8 Méthode
I. Numéroter chaque nœud de la structure
II. Dessiner un déplacement virtuel en négligeant l’effort normal et en considérant les
encastrements comme des rotules
III. Pour chaque nœud intérieur de la structure (les nœuds en extrémité libres et au niveau
des réactions d’appuis sont exclus), écrire l’équilibre en moment (les directions des
moments doivent être conformes au repère local de chaque poutre)
IV. Remplacer chaque moment Mrs par la relation en fonction des rotations
V. Utiliser le PTV (le travail des forces est égal au travail des moments)
VI. Résoudre le système obtenu
VII. Calculer les torseurs au niveau des nœuds
VIII. Obtenir les torseurs en tout point par utilisation de relations entre moment et effort
tranchant entre deux sections d’une poutre droite dont les moments sont connus.

En notant i et j les nœuds de la poutre tels que le vecteur du repère local soit dirigé de i vers j

Adaptation de la relation du chapitre 2 avec :

Ainsi, pour chaque poutre i - j

L’effort tranchant à l’abscisse x est égal à :


Le moment à l’abscisse x est égal à :

∙ ∙

ATTENTION : ces relations ne doivent pas être utilisées pour une portion de poutre en console.
7.9 Exemple

Calculer la rotation du nœud 2.

Solution
L’encastrement en 1 et la rotule en 4 impliquent que 0 et 0
Ainsi, 0
Il y a un appui simple en 3 donc : 0
Les seuls déplacements possibles sont donc : U3 et U2. Puisque les nœuds 2 et 3 font partie de la
même poutre, il vient que :

Ainsi, en notant Ω la rotation de la poutre 4-2

Remarques :
 les vecteurs courbes représentant les
moments sont orientés positivement selon le
repère local.
 Il n’existe pas de moments M42 ou M32
puisque le nœud 4 est une rotule et le nœud 3
est un appui simple (3 et 4 sont donc des
extrémités non encastrées).

Equilibre du nœud 2 :
L’équilibre en moment au niveau du nœud 2 est :
0
 3 est un nœud simplement appuyé donc :
2 2
3 3 2 ²
3 3 Ω
8
 4 est une liaison rotule donc :
3 3 3 3 ²
Ω Ω
8
 1 est un encastrement donc :
4 6 4 6
Ω Ω

Ainsi, on obtient une première équation :


9 3
Ω 0

Principe des travaux virtuels


 Travail des forces
²Ω
0
2 2
 Travail des moments
0 Ω Ω Ω

Le travail des forces doit compenser le travail des moments, ainsi :


qL²Ω
M Ω M Ω M Ω
2


2

M24 et M21 ont déjà été prélablement calculés, puisque le nœud 2 est un nœud interne et que 1
n’est pas un nœud interne ( 0 :

2 6 2 6
Ω Ω

Il vient alors que :

2
3 3 4 6 2 6
⇒ Ω Ω Ω
2 8
3 15 5
⇒ Ω
8
Résolution
L’équilibre du nœud 2, ainsi que le PTV est traduit par :
9 3 0
3 15 Ω 5 ²/8
5
⇒ 336
5
Ω
112
8. Introduction aux éléments finis pour les poutres à 3 degrés de
liberté
8.1 Domaine d’application
 E, I et A sont constants entre chaque nœud
 Matériau dans le domaine élastique linéaire
 La torsion n’est pas prise en compte

8.2 Déplacements et rotations des nœuds

8.2.1 Déplacement à l’effort normal (déplacement u)


Dans le cas d’une section constante, la déformation longitudinale due à l’effort normal est
constante entre deux nœuds et .

Or la déformation par rapport au déplacement est égale à :

Ainsi, l’intégration implique que

0
Avec

donc 1 ∙ ∙

8.2.2 Déplacement à la flexion (déplacement v)


La courbe v(x) peut être approchée par un polynôme.
Or les conditions aux limites sont les déplacements selon des nœuds vi et vj ainsi que les
rotations au niveau des nœuds et .
Les 4 conditions aux limites impliquent un polynôme de degré 3 :
∙ ∙ ∙

Avec

Ainsi,
3 2 2 3 2
1 ∙ ∙ ∙ ∙

8.3 Champ de déplacement sous forme matricielle

1 0 0 0 0

3 2 2 3 2
0 1 0

8.4 Déformation longitudinale d’une poutre


8.4.1 Par effort normal

8.4.2 Par flexion

A l’ordonnée y :

∙ ∙

Par définition des contraintes normales :




La relation entre moment fléchissant et contrainte est :

∙ ²
∙ ∙ ∙

Or la définition du moment d’inertie est

²∙

Donc

Ou encore :
1

Et

D’après la figure ci-contre :


Ainsi
1

Puisque

Alors
1 ²
²

Et donc :
1 ²
²
Alors
²
²
8.4.3 Sous forme matricielle
En cumulant les déformations longitudinales de flexion et d’effort normal :
²
²
Puisque

1 0 0 0 0

3 2 2 3 2
0 1 0

Alors

1 6 12 4 6 1 6 12 2 6
∙ ∙ ∙ ∙ .
² ² ² ²

Posons :
1 6 12 4 6 1 6 12 2 6
3 ∙ ∙ 3 ∙ ∙
² ² ² ²
et

Ainsi :

Pour obtenir les contraintes normales : ∙ ∙ ∙

8.5 Energie de déformation élémentaire


L’énergie de déformation élémentaire est :

1 1 1
∙ ∙ ∙ ∙ ∙ ∙ ∙ ∙ ∙
2 2 2

1
∙ ∙ ∙ ∙ ∙
2
En posant

∙ ∙ ∙ ∙ ∙ ∙

Il vient que :
1
∙ ∙
2

La matrice est appelé matrice de rigidité et ne dépend pas du chargement mais uniquement
de la géométrie (section, longueur) et du module de Young du matériau.

8.6 Matrice de rigidité élémentaire d’un élément poutre 2D


8.6.1 Repère local

6 12

²
4 6
∙ 1 6 12 4 6 1 6 12 2 6
∙ ² ∙
1 ∙ ∙ ∙ ∙
² ² ² ²

6 12

²
2 6

²

En posant :

6 12

²
4 6
∙ 1 6 12 4 6 1 6 12 2 6
² ∙
1 ∙ ∙ ∙ ∙
² ² ² ²

6 12

²
2 6

²
est une matrice carrée d’ordre 6 :

est alors également une matrice carrée d’ordre 6 :


Calculons quelques valeurs en tenant compte des définitions suivantes :

 Section :
 Moment statique au niveau du centre de gravité : 0
 Moment d’inertie : ²

1
∙ ∙ ∙ ∙

6 12 12
∙ ∙ ∙ ∙ ²
²

1 6 12
∙ ∙ ∙ ∙ 0
²

4 6 4
∙ ∙ ∙ ∙ ²
²

4 6 6 12 6
∙ ∙ ∙ ∙ ²
² ² ²

4 6 2 6 2
∙ ∙ ∙ ∙ ²
² ²

Les 30 autres termes se calculent de manière similaire, ainsi la matrice de rigidité exprimée en
repère local est :

0 0 0 0
Rigidité du nœud
12 6 12 6
0 3
0 3
² ²
6 4 6 2 Rigidité du nœud
0 0
² ²
0 0 0 0
Facteur de transmission du nœud vers
12 6 12 6
0 3
0 3 2
²
6 2 6 4 Facteur de transmission du nœud vers
0 0
² ²
8.6.2 Repère global
L’axe reste confondu avec l’axe .
Le repère local est obtenu par rotation d’un
angle α du repère global. La matrice de rigidité dans le repère global s’écrit :
∙ ∙

Avec la matrice de rotation


cos sin 0 0 0 0
sin cos 0 0 0 0
0 0 1 0 0 0
0 0 0 cos sin 0
0 0 0 sin cos 0
0 0 0 0 0 1

La matrice dans le repère global est alors égal à :

12 12 6 12 12 6
² cos sin sin ² cos sin sin
12 12 6 12 12 6
cos sin ² cos cos sin ² ² cos
6 6 4 6 6 2
sin cos sin cos
12 12 6 12 12 6
² cos sin sin ² cos sin sin
12 12 6 12 12 6
cos sin ² ² cos cos sin ² cos
6 6 2 6 6 4
sin cos sin cos

8.7 Travail des forces


Les forces peuvent être des forces surfaciques, volumiques ou d’actions des autres éléments sur
la poutre concernée.
,
,
,
Posons
,
,
,

,
,
,
Le travail vaut ∙ ∙
,
,
,
8.8 Energie potentielle
L’énergie potentielle est la différence entre l’énergie de déformation élémentaire et le travail des
forces :
Ainsi,
1
∙ ∙ ∙
2

L’équilibre du système suppose une variation d’énergie potentielle nulle par rapport au
déplacement donc :

∙ ∙ 0
Puisque
1
∙ ∙
2

Au final :

9. Exemple
 E = 210000 MPa
 Section rectangulaire de
o Hauteur = 1 m
o Largeur = 0,5 m

9.1 Connexion entre poutres


La matrice de rigidité de l’élément de poutre entre les points 1 et 2 (avec un facteur 1/E) nommé
est de la forme :
, ,

, ,

Avec :
,
: matrice d’ordre 2 représentant la rigidité du nœud 1
,
: matrice d’ordre 2 représentant la rigidité du nœud 2
,
: matrice d’ordre 2 représentant le facteur de transmission du nœud 1 vers 2
,
: matrice d’ordre 2 représentant le facteur de transmission du nœud 2 vers 1
L’application numérique donne :
0,2500 0,0000 0,0000 ‐0,2500 0,0000 0,0000
0,0000 0,0625 0,0625 0,0000 ‐0,0625 0,0625
0,0000 0,0625 0,0833 0,0000 ‐0,0625 0,0417
‐0,2500 0,0000 0,0000 0,2500 0,0000 0,0000
0,0000 ‐0,0625 ‐0,0625 0,0000 0,0625 ‐0,0625
0,0000 0,0625 0,0417 0,0000 ‐0,0625 0,0833
La matrice de rigidité de l’élément de poutre entre les points 2 et 3 (avec un facteur 1/E) nommé
est de la forme :
, ,

, ,

Avec :
,
: matrice d’ordre 2 représentant la rigidité du nœud 2
,
: matrice d’ordre 2 représentant la rigidité du nœud 3
,
: matrice d’ordre 2 représentant le facteur de transmission du nœud 2 vers 3
,
: matrice d’ordre 2 représentant le facteur de transmission du nœud 3 vers 2

L’application numérique donne :

0,1250 0,0000 0,0000 ‐0,1250 0,0000 0,0000


0,0000 0,0078 0,0156 0,0000 ‐0,0078 0,0156
0,0000 0,0156 0,0417 0,0000 ‐0,0156 0,0208
‐0,1250 0,0000 0,0000 0,1250 0,0000 0,0000
0,0000 ‐0,0078 ‐0,0156 0,0000 0,0078 ‐0,0156
0,0000 0,0156 0,0208 0,0000 ‐0,0156 0,0417

, ,
0
, , , ,
L’assemblage de la matrice est :
, ,
0
L’assemblage de la matrice est alors :

0,2500 0,0000 0,0000 ‐0,2500 0,0000 0,0000 0 0 0


0,0000 0,0625 0,0625 0,0000 ‐0,0625 0,0625 0 0 0
0,0000 0,0625 0,0833 0,0000 ‐0,0625 0,0417 0 0 0
‐0,2500 0,0000 0,0000 0,3750 0,0000 0,0000 ‐0,1250 0,0000 0,0000
0,0000 ‐0,0625 ‐0,0625 0,0000 0,0703 ‐0,0469 0,0000 ‐0,0078 0,0156
0,0000 0,0625 0,0417 0,0000 ‐0,0469 0,1250 0,0000 ‐0,0156 0,0208
0 0 0 ‐0,1250 0,0000 0,0000 0,1250 0,0000 0,0000
0 0 0 0,0000 ‐0,0078 ‐0,0156 0,0000 0,0078 ‐0,0156
0 0 0 0,0000 0,0156 0,0208 0,0000 ‐0,0156 0,0417
La matrice de rigidité précédente a un déterminant nul, ainsi seul un mouvement de corps rigide
peut être exprimé (ce qui ne correspond pas aux résultats souhaités).

9.2 Prise en compte des conditions d’appuis


Avec la matrice de déplacement

0
0
0
0
La matrice des forces nodales équivalentes : 10000
6667
0
10000
6667

0
La matrice des réactions d’appuis : 0
0
0

Certaines valeurs de déplacement et de rotation sont connues puisque le nœud 1 est un


encastrement et le nœud 3 est un appui simple.
0
0
0

0
Puisque ces valeurs sont connues, il convient alors de supprimer la 1ère ligne et la 1ère colonne, la
2ème ligne et la 2ème colonne, la 3ème ligne et la 3ème colonne ainsi que la 8ème ligne et la 8ème
colonne de l’équation

La matrice de rigidité globale initialement égale à

0,2500 0,0000 0,0000 ‐0,2500 0,0000 0,0000 0 0 0


0,0000 0,0625 0,0625 0,0000 ‐0,0625 0,0625 0 0 0
0,0000 0,0625 0,0833 0,0000 ‐0,0625 0,0417 0 0 0
‐0,2500 0,0000 0,0000 0,3750 0,0000 0,0000 ‐0,1250 0,0000 0,0000
0,0000 ‐0,0625 ‐0,0625 0,0000 0,0703 ‐0,0469 0,0000 ‐0,0078 0,0156
0,0000 0,0625 0,0417 0,0000 ‐0,0469 0,1250 0,0000 ‐0,0156 0,0208
0 0 0 ‐0,1250 0,0000 0,0000 0,1250 0,0000 0,0000
0 0 0 0,0000 ‐0,0078 ‐0,0156 0,0000 0,0078 ‐0,0156
0 0 0 0,0000 0,0156 0,0208 0,0000 ‐0,0156 0,0417

0.375 0 0 0.125 0
0 0.0703 0.0469 0 0.0156
Est réduite à 0 0.0469 0.125 0 0.0208
0.125 0 0 0.125 0
0 0.0156 0.0208 0 0.0417

Cette matrice a un déterminant non nul donc, l’équation réduite


a une solution :

0.375 0 0 0.125 0 0
0 0.0703 0.0469 0 0.0156 10000
210000 ∙ 10 ∙ 0 0.0469 0.125 0 0.0208 6667
0.125 0 0 0.125 0 0
0 0.0156 0.0208 0 0.0417 6667

Au final, les valeurs sont :


0
2,14. 10
1,44. 10
0
2,28. 10
9.3 Obtention des torseurs
Pour chaque élément de poutre 2D :

En développant :

Tronçon de poutre 1 - 2 : 0 2
0.25 0 0 0.25 0 0 0 0 0
0 0.0625 0.0625 0 0.0625 0.0625 0 0 9200
0 0.0625 0.0833 0 0.0625 0.0417 0 0 15500 .
∙ 0
0.25 0 0 0.25 0 0 0 0
0 0.0625 0.0625 0 0.0625 0.0625 2,14. 10 0 9200
0 0.0625 0.0417 0 0.0625 0.0833 1,44. 10 0 3000 .

L’effort normal est nul en tout point.

2 2
∙ ∙ 15500 ∙ 3000 ∙ 9250 ∙ 15500
2 2 2 2

9250

Tronçon de poutre 2 - 3 : 2 6
0.125 0 0 0.125 0 0 0 0 0
0 0.0078 0.0156 0 0.0078 0.0156 2,14. 10 10000 9200
0 0.0156 0.0417 0 0.0156 0.0208 1,44. 10 6667 3000 .

0.125 0 0 0.125 0 0 0 0 0
0 0.0078 0.0156 0 0.0078 0.0156 0 10000 10800
0 0.0156 0.0208 0 0.0156 0.0417 2,28. 10 6667 0 .

L’effort normal est nul en tout point.

Posons 2
4
∙ ∙
4 4
5000 ∙ 4
∙ 4 3000 ∙
2 4
2500 ∙ 9250 ∙ 3000

5000 ∙ 9250
9.4 Exercices
Avec :

∶ matrice représentant la rigidité du nœud

∶ matrice représentant la rigidité du nœud

: facteur de transmission du nœud vers

: facteur de transmission du nœud vers

1) Quelle est la taille de matrice représentant la


Pour un élément de poutre 2D entre les
rigidité d’un nœud ?
nœuds et les nœuds
2) Quelle est la taille de la matrice représentant
La matrice de rigidité élémentaire est le facteur de transmission ?
3) Quels sont les paramètres d’un élément fini
2D d’une poutre ?
notée :
4) Ecrire les matrices élémentaires de rigidité de
chaque élément de poutre en respectant la
notation de l’énoncé.
5) Assembler la matrice de rigidité de la
structure
6) Ecrire le deuxième membre de l’égalité
7) Combien de conditions aux limites sont
connues ?
8) En déduire la taille de matrice inversible et
réécrire [u] et le deuxième membre après
prise en compte des conditions aux limites.
9.5 Extrait des annales 2013
9.6 Extrait des annales 2014
1. Réponse exercice [ 1 ] .......................................................................3

2. Réponse exercice [ 1 ] .......................................................................4


3. Réponse exercice [ 1 ] .......................................................................5

4. Réponse exercice [ 2 ] .......................................................................7

5. Réponse exercice [ 3 ] .....................................................................10


6. Réponse exercice [ 4 ] .....................................................................15

7. Réponse exercice [ 5 ] .....................................................................16


8. Réponse exercice [ 6 ] .....................................................................17

9. Réponse exercice [ 7 ] .....................................................................19


10. Réponse exercice [ 8 ] ................................................................ 21

11. Réponse exercice [ 9 ] ................................................................ 23

12. Réponse exercice [ 10 ] .............................................................. 24


13. Réponse exercice [ 11 ] .............................................................. 26

14. Réponse exercice [ 12 ] .............................................................. 29


15. Réponse exercice [ 13 ] .............................................................. 34

16. Réponse exercice [ 14 ] .............................................................. 35

17. Réponse exercice [ 15 ] .............................................................. 38


18. Réponse exercice [ 16 ] .............................................................. 46

19. Réponse exercice [ 17 ] .............................................................. 46


20. Réponse exercice [ 18 ] .............................................................. 46

21. Réponse exercice [ 19 ] .............................................................. 46

22. Réponse exercice [ 20 ] .............................................................. 49

23. Réponse exercice [ 21 ] .............................................................. 51


1. Réponse exercice [ 1 ]
2. Réponse exercice [ 2 ]
3. Réponse exercice [ 3 ]
Calcul du torseur de sollicitations
1) Réactions d’appuis

2) Coupure en x pour x < L/2


Remarque : inutile de calculer le torseur pour x > L/2 puisqu’il est symétrique par symétrie du
problème.

Equilibre de la section d’abscisse x :


Effort normal N : 𝑁 = 0
𝑃 𝑃
Effort tranchant : −𝑇𝑦 − 2 = 0 ⇒ 𝑇𝑦 = − 2
𝑃𝑥 𝑃𝑥
Moment fléchissant : −𝑀𝑧 + 2
= 0 ⇒ 𝑀𝑧 = 2

Calcul de la contrainte normale


𝐿 𝑃𝐿
Le moment est maximal pour l’abscisse x = L/2, donc 𝑀𝑧𝑚𝑎𝑥 = 𝑀𝑧 (𝑥 = 2) = 4
Le diagramme des contraintes normales de la section est :

𝑁 𝑀𝑧
La contrainte de la section est calculée avec la relation de cours : 𝜎𝑥 = − 𝑆 + 𝐼𝑧
𝑦
Or N=0
𝑏ℎ 3
Et d’après le cours : 𝐼𝑧 = 12

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