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Queneau : Carpe Diem et Beauté Éphémère

Dans le poème 'Si tu t’imagines', Raymond Queneau s'adresse avec humour à une jeune fille pour évoquer la fuite du temps et la beauté éphémère. En revisitant le thème traditionnel du carpe diem, il utilise un style cru et une langue populaire, contrastant avec les conventions poétiques antérieures. Le texte mêle légèreté et gravité, soulignant l'importance de profiter de l'instant présent tout en abordant les angoisses liées à la vieillesse.

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Queneau : Carpe Diem et Beauté Éphémère

Dans le poème 'Si tu t’imagines', Raymond Queneau s'adresse avec humour à une jeune fille pour évoquer la fuite du temps et la beauté éphémère. En revisitant le thème traditionnel du carpe diem, il utilise un style cru et une langue populaire, contrastant avec les conventions poétiques antérieures. Le texte mêle légèreté et gravité, soulignant l'importance de profiter de l'instant présent tout en abordant les angoisses liées à la vieillesse.

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R.

Queneau, « Si tu t’imagines »
Si tu crois petite soleils et planètes si tu le fais pas
si tu crois ah ah tournent tous en rond ce que tu te goures
que ton teint de rose mais toi ma petite fillette fillette
ta taille de guêpe tu marches tout droit ce que tu te goures
tes mignons biceps vers sque tu vois pas
tes ongles d'émail très sournois s'approchent Si tu t'imagines
ta cuisse de nymphe la ride véloce si tu t'imagines
et ton pied léger la pesante graisse fillette fillette
si tu crois petite le menton triplé si tu t'imagines
xa va xa va xa va le muscle avachi xa va xa va xa
va durer toujours allons cueille cueille va durer toujours
ce que tu te goures les roses les roses la saison des za
fillette fillette roses de la vie la saison des za
ce que tu te goures et que leurs pétales saison des amours
soient la mer étale ce que tu te goures
les beaux jours s'en vont de tous les bonheurs fillette fillette
les beaux jours de fête allons cueille cueille ce que tu te goures

Introduction
Accroche :
– Le motif horatien du carpe diem est à l’origine d’une importante tradition poétique
(Ronsard, Corneille…). La poésie évoque alors la fuite du temps, ses effets sur la beauté
et invite à profiter de l’instant présent, dans le domaine amoureux notamment.

L’auteur :
Raymond Queneau (1903-1976), écrivain, romancier et poète français
- Participe au mouvement surréaliste de 1924 à 1930.
- Il s'oriente ensuite vers la recherche d'un langage romanesque libéré des
conventions de l'écrit.
- Ses œuvres les plus célèbres sont : Exercices de style (1947) et Zazie dans le
métro (1959).

Le texte :
- Initialement intitulé « C'est bien connu ».
- Paru dans le recueil L'Instant fatal (1948).
- Le poème fut remis à Juliette Gréco par Jean-Paul Sartre qui lui conseillait des
poèmes à mettre en chansons. Ce sera l’un des grands succès de la chanteuse.
Résumé :
Dans ce texte, le poète s’adresse avec humour à une jeune fille pour lui rappeler la fuite
du temps.

Problématique possible : Comment Queneau revisite-t-il de façon très originale le thème


traditionnel du carpe diem ?

Plan :
I- Un poème qui renvoie à une longue tradition : la réflexion sur le temps qui
passe.
II- Un style inattendu : ton cru et langue populaire

I). Un poème dans la tradition philosophique et littéraire.


A- (comme chez Ronsard) une apostrophe à une figure féminine :
▪ Le poème adressé à une figure féminine :
« fillette » :
→ Le suffixe ETTE insiste sur la jeunesse.
→ Le terme est repris v 13 par « petite » (terme hypocoristique = mot qui
caresse, terme diminutif ou familier à valeur affective).

▪ Un dialogue fictif :
Ex : Marques de la 2ème personne : « si tu t’imagines »/ « ton teint de rose »/
« ta taille »
Ex : Apostrophes : « fillette » (v 3)

MAIS : contrairement au texte de Ronsard et Corneille, on ne note aucune


présence de la 1ère pers.

B- Comme ses prédécesseurs, Queneau évoque le futur dans une forme de


prolepse :
– Expression du futur avec la tournure: xa va ( futur proche)
– Présent à valeur de futur proche « les beaux jours s’en vont » v 27
– Insistance sur le verbe aller (« va »). Ex : v.21, il est répété une fois de plus et
se trouve mis en valeur en fin de vers. Cela confère à ce vers une place
particulière car c’est le seul hexasyllabe dans un poème en pentasyllabes.

– L’évocation du temps est centrale dans le texte:


– champ lexical du temps : verbe « durer » v 6 et 23 / « Toujours » v 6 et 23/
« saison » : v 7, 8 et 9
– anaphore « les beaux jours »
– image de la marche : métaphore filée « s’en vont » / « tu marches tout droit » v
32. Le groupe « tout droit » rappelle le caractère inexorable de la vieillesse.
 On retrouve dans le texte une antithèse entre la permanence du temps
cosmique (qui est cyclique) et la finitude du temps humain (qui est
linéaire) , à savoir la vieillesse.

– La marche du temps et ses effets sont présentés comme une vérité : présent
gnomique « tournent tous en rond » « mais toi ma petite/ Tu marches tout droit
».
▪Ce temps qui passe est également suggéré par une série d’oppositions entre la
beauté d’aujourd’hui et le flétrissement de demain :
– la strophe 2 s’oppose à la 3 (système d’antithèses): le teint de rose/ ride
véloce ; taille de guêpe / pesante graisse, menton triplé ; mignons biceps /
muscles avachis
– la strophe 2 comporte des images valorisantes, elle correspond à une liste des
canons de la beauté tandis que la strophe 3 décline des images dévalorisantes,
crues, apoétiques. La 2 fait l’éloge de la fillette et de sa beauté tandis que la
3ème évoque des parties du corps moins nobles.

▪Enfin, l’allongement progressif des strophes traduit le passage du temps,


l’accumulation des années : strophe 1 : 12 v/ Str 2 : 14 v et str 3 : 23 v
La cruauté du poète :
– elle transparait dans la crudité des images employées : ex « la pesante graisse
»
– le tutoiement et les apostrophes minimisantes : traduisent une certaine
familiarité
C-De l’hypotexte de Ronsard à l’hypertexte de Queneau : la reprise de mots et
motifs
▪ Queneau pratique la citation (une forme de la réécriture) : il reprend quasiment
certains vers de Ronsard :
Ex : V 39 à 41 « Allons cueille cueille / les roses les roses / roses de la vie »
rappelle le vers de « Quand vous serez bien vieille » (Sonnets pour Hélène 1578)
Ex : De même l’adjectif « mignons » v 17 « Tes mignons biceps » fait écho à la «
Mignonne » de Ronsard dans le poème « Mignonne allons voir »

▪ Le poète s'adresse à une jeune femme inexpérimentée : il incarne la figure de


l'homme sage qui conseille et avertit :
Ex : il recourt à des tournures injonctives et des impératifs.
Ex : Le conseil final reprend les mêmes mots : « cueillez, cueillez » et « cueille,
cueille ».

▪ On retrouve le motif de la rose, symbole de la beauté, mais aussi fleur


éphémère, beauté fugitive. On peut noter que la strophe 3 est construite sur la
métaphore filée de la rose (« roses », « pétales », « cueillir »)
- L'émancipation est la même dans les deux poèmes : - Les
métaphores sont conservées : « votre âge fleuronne en sa plus verte
nouveauté » qui se compare avec « la saison des amours, les beaux jours ».

II). Un style inattendu : un ton plus cru et une langue populaire


A- Le changement de ton.
Rappel : Chez Ronsard est précieux : la vieillesse est évoquée par le détour de la
rose qui se fane
 Chez Queneau, elle est détaillée de façon très explicite (v.35 à 38), avec
plus d'audace
Ex : il détaille son anatomie (« taille », « cuisse ») avec des parties inattendues,
notamment pour une femme : « biceps »

B- Queneau réinvente une langue qui lui est propre.

- Disparition de la ponctuation
- Quasi disparition des rimes
- L'orthographe phonétique : « la saison des zamours » ou encore « xa
va » et « sque ».
- Syntaxe incorrecte : abandon de la double négation (v.33 et v.46).
- La métrique est obtenue en trichant : cinq syllabes aux vers 5, 7 et 14.
- Le lexique est familier : « se gourer »
- Expressions populaires : « taille de guêpe », « cuisse de nymphe »

C – Humour et parodie :
→ Cette reprise du motif se place, au moins en apparence, sous le signe de
l’humour. Queneau semble proposer une parodie :
– Passage de « mignonne » à « Fillette » : le suffixe ETTE a une coloration
péjorative
– Les répétitions font l’effet d’un disque rayé, comme si finalement, le motif était
trop ancien, trop rebattu, trop cliché.
– Le langage familier (apoétique) fait sourire
– Il tutoie sa muse et tend à minimiser son statut.
BUT : Le poète exhibe sa volonté de conférer à son poème une dimension
populaire. Il s’oppose en cela à la volonté de La Pléiade de produire une poésie
savante, éloignée du vulgaire.

Par son rythme, le poème cherche à se rapprocher de la chanson (le texte fut
d’ailleurs chanté »)
– le pentasyllabe crée un effet de ritournelle
– jeu de refrain
– multiplication des répétitions
– effets d’assonances en fin de vers

Il procède à des détournements comiques :


– jeu avec le langage, détournement du lexique : « xa va, xa va » ou encore « la
saison des za » → ceci génère l’impression d’un bégaiement poétique assez
comique
– le pentasyllabe traduit la légèreté
Le poème donne à rire et le poète rit lui même ainsi que le suggère les
interjections « Ah ah » v 14.

Toutefois, il s’agit peut-être d’un rire grinçant.


R. Queneau détourne également le genre poétique du blason : genre poétique
mis en vogue au XVI° par Clément Marot (pièce en vers souvent courts à rimes
plates, destinée à faire l’éloge du corps féminin). Or ici le lexique du corps
abonde : teint, taille, biceps, ongles, cuisse, pied, ride, graisse… mais pas
forcément dans le cadre d’un éloge. Certains éléments sont inattendus.

On constate cependant dans ce poème un mélange de tons : coexistence


d’images crues et familières avec des images plus littéraires dans la strophe 3
notamment : « et que leurs pétales/ soient la mer étale/ de tous les bonheurs ».
Le poète use en effet du rire pour éviter le pathétique. Il est hanté par la mort et
l’humour constitue une stratégie d’évitement.
Le titre du recueil « L’instant fatal » laisse entendre une certaine gravité. Fatal
renvoie à la mort.
Cette évocation de la fuite du temps comporte donc une dimension tragique
(sournois) :
– double sens de l’adjectif « pesante » : elle pèse au sens propre mais aussi au
figuré : elle est angoissante.
Ex : La mention des soleils et des planètes qui tournent évoque le cosmos,
le macrocosme, alors que l’homme occupe le microcosme et ne tourne
donc pas avec l’ensemble. L’homme est petit et fini face au grand infini qui
tourne sans fin…il a donc intérêt à profiter des roses de la vie. Au delà du
discours amoureux de séduction, il peut s’adresser à tous.

Conclusion :
Queneau choisit d’évoquer la brièveté de la vie, grand thème de la tradition
poétique emprunté au philosophe grec Epicure (IVème siècle avant J.C.), puis
repris par le philosophe latin Lucrèce. Découle du « Tempus fugit » un conseil :
profiter de l'instant présent. Les Humanistes de la Renaissance ont à leur tour
adopté celui-ci à travers la devise du « Carpe Diem »

Pourtant, R. Queneau se plaît aussi à tourner le dos à la langue académique et


aux codes attendus. Il s’amuse avec la tradition qu’il réécrit: tout dans la forme
du poème, le style et le ton comique contraste avec les textes écrits sur ce sujet
jusqu’alors. Par-là même, ce texte nous fait sourire, même si l’humour est peut-
être une façon de répondre aux angoisses métaphysiques du poète.

Problématique possible :
Comment Queneau revisite-t-il de façon très originale le thème
traditionnel du carpe diem ?

Plan :
I- Un poème qui renvoie à une longue tradition : la
réflexion sur le temps qui passe.
II- Un style inattendu : ton cru et langue populaire

Reprise des éléments traditionnels Originalité – Eléments nouveaux


du carpe diem II-. Un style inattendu : un ton plus cru
et une langue populaire
I). Un poème dans la tradition
philosophique et littéraire.

Apostrophe à une figure féminine :


« Fillette » , « petite » (v13)
Mise en place d’un dialogue fictif contrairement au texte de Ronsard et
Marques de la 2ème personne : « si tu Corneille, on ne note aucune présence de la
t’imagines »/ « ton teint de rose »/ « ta taille » 1ère pers.

L’évocation du futur dans une forme de Un style familier


prolepse : - Disparition de la ponctuation
- tournure: xa va ( futur proche) - Quasi disparition des rimes
- Présent à valeur de futur proche « les beaux - L'orthographe phonétique : « la
jours s’en vont » v 27 saison des zamours » ou encore « xa
-Insistance sur le verbe aller (« va ») va » et « sque ».
- Syntaxe incorrecte : abandon de la
-CL du temps (« durer » v 6 et 23 / double négation (v.33 et v.46).
« Toujours » v 6 et 23/ « saison » : v 7, 8 et 9) - La métrique est obtenue en
– Image de la marche : métaphore filée « s’en trichant : cinq syllabes aux vers 5, 7
vont » / « tu marches tout droit » v 32. Le et 14.
groupe « tout droit » rappelle le caractère - Le lexique est familier : « se gourer »
inexorable de la vieillesse - Expressions populaires : « taille de
guêpe », « cuisse de nymphe »

Le poète est celui qui sait, grâce à son Humour et parodie :


expérience de la vie : → Cette reprise du motif se place, au moins
en apparence, sous le signe de l’humour.
Queneau semble proposer une parodie :
– Passage de « mignonne » à « Fillette » : le
suffixe ETTE a une coloration péjorative
– Les répétitions font l’effet d’un disque rayé,
comme si finalement, le motif était trop
ancien, trop rebattu, trop cliché.
– Le langage familier (apoétique) fait sourire
– Il tutoie sa muse et tend à minimiser son
statut.

BUT : Le poète exhibe sa volonté de conférer


à son poème une dimension populaire. Il
s’oppose en cela à la volonté de La Pléiade
de produire une poésie savante, éloignée du
vulgaire.

Par son rythme, le poème cherche à se


rapprocher de la chanson (le texte fut
d’ailleurs chanté »)
– le pentasyllabe crée un effet de ritournelle
– jeu de refrain
– multiplication des répétitions
– effets d’assonances en fin de vers

Il procède à des détournements comiques :


– jeu avec le langage, détournement du
lexique : « xa va, xa va » ou encore « la
saison des za » → ceci génère l’impression
d’un bégaiement poétique assez comique
– le pentasyllabe traduit la légèreté
Le poème donne à rire et le poète rit lui
même ainsi que le suggère les interjections «
Ah ah » v 14.

Toutefois, il s’agit peut-être d’un rire


grinçant.
R. Queneau détourne également le genre
poétique du blason : genre poétique mis en
vogue au XVI° par Clément Marot (pièce en
vers souvent courts à rimes plates, destinée
à faire l’éloge du corps féminin). Or ici le
lexique du corps abonde : teint, taille, biceps,
ongles, cuisse, pied, ride, graisse… mais pas
forcément dans le cadre d’un éloge. Certains
éléments sont inattendus.

On constate cependant dans ce poème un


mélange de tons : coexistence d’images
crues et familières avec des images plus
littéraires dans la strophe 3 notamment : « et
que leurs pétales/ soient la mer étale/ de
tous les bonheurs ».
Le poète use en effet du rire pour éviter le
pathétique. Il est hanté par la mort et
l’humour constitue une stratégie
d’évitement.
Le titre du recueil « L’instant fatal » laisse
entendre une certaine gravité. Fatal renvoie
à la mort.
Cette évocation de la fuite du temps
comporte donc une dimension tragique
(sournois) :
– double sens de l’adjectif « pesante » : elle
pèse au sens propre mais aussi au figuré :
elle est angoissante.
Ex : La mention des soleils et des
planètes qui tournent évoque le
cosmos, le macrocosme, alors que
l’homme occupe le microcosme et ne
tourne donc pas avec l’ensemble.
L’homme est petit et fini face au grand
infini qui tourne sans fin…il a donc
intérêt à profiter des roses de la vie. Au
delà du discours amoureux de
séduction, il peut s’adresser à tous.

▪Ce temps qui passe est également suggéré


par une série d’oppositions entre la beauté
d’aujourd’hui et le flétrissement de demain :
– la strophe 2 s’oppose à la 3 (système
d’antithèses): le teint de rose/ ride véloce ;
taille de guêpe / pesante graisse, menton
triplé ; mignons biceps / muscles avachis
– la strophe 2 comporte des images
valorisantes, elle correspond à une liste des
canons de la beauté tandis que la strophe 3
décline des images dévalorisantes, crues,
apoétiques. La 2 fait l’éloge de la fillette et de
sa beauté tandis que la 3ème évoque des
parties du corps moins nobles.

De l’hypotexte de Ronsard à l’hypertexte de


Queneau : la reprise de mots et motifs
▪ Queneau pratique la citation (une forme de
la réécriture) : il reprend quasiment certains
vers de Ronsard :
Ex : V 39 à 41 « Allons cueille cueille / les
roses les roses / roses de la vie » rappelle le
vers de « Quand vous serez bien vieille »
(Sonnets pour Hélène 1578)
Ex : De même l’adjectif « mignons » v 17 «
Tes mignons biceps » fait écho à la «
Mignonne » de Ronsard dans le poème «
Mignonne allons voir »

▪ Le poète s'adresse à une jeune femme


inexpérimentée : il incarne la figure de
l'homme sage qui conseille et avertit :
Ex : il recourt à des tournures injonctives et
des impératifs.
Ex : Le conseil final reprend les mêmes
mots : « cueillez, cueillez » et « cueille,
cueille ».

▪ On retrouve le motif de la rose, symbole de


la beauté, mais aussi fleur éphémère, beauté
fugitive. On peut noter que la strophe 3 est
construite sur la métaphore filée de la rose
(« roses », « pétales », « cueillir »)
- L'émancipation est la même dans
les deux poèmes : - Les métaphores
sont conservées : « votre âge fleuronne en
sa plus verte nouveauté » qui se compare
avec « la saison des amours, les beaux
jours ».

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