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Lézards Crocodiles Et Tortues: D'afrique Occidentale Et Du Sahara

Cet ouvrage présente une synthèse des lézards, crocodiles et tortues d'Afrique occidentale et du Sahara, mettant en lumière leur diversité, leur biologie et leur répartition géographique. Il vise à fournir des outils d'identification pour un large public tout en rassemblant des données sur la conservation de ces reptiles menacés. Le livre s'appuie sur des recherches de terrain et des observations, soulignant l'importance de la protection de la nature dans cette région.

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Lézards Crocodiles Et Tortues: D'afrique Occidentale Et Du Sahara

Cet ouvrage présente une synthèse des lézards, crocodiles et tortues d'Afrique occidentale et du Sahara, mettant en lumière leur diversité, leur biologie et leur répartition géographique. Il vise à fournir des outils d'identification pour un large public tout en rassemblant des données sur la conservation de ces reptiles menacés. Le livre s'appuie sur des recherches de terrain et des observations, soulignant l'importance de la protection de la nature dans cette région.

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Jean-François Trape Sébastien Trape Laurent Chirio

Lézards
crocodiles
et tortues
d’Afrique occidentale
et du Sahara
Lézards, crocodiles
et tortues
d'Afrique occidentale
et du Sahara
Jean-François Trape
Sébastien Trape
Laurent Chirio
Avec la collaboration
de Georges Diatta et Youssouph Mané
pour les enquêtes de terrain
et de Gilles Chauvancy
pour la cartographie

Lézards, crocodiles
et tortues
d'Afrique occidentale
et du Sahara

IRD Éditions
Institut de recherche pour le développement

Marseille, 2012
Photo de couverture
© J.-F. Trape –

Préparation éditoriale et coordination


Marie-Odile Charvet Richter

Infographie
Michelle Saint-Léger

Mise en page
Alain Doudiès Conseil

Correction
Yolande Cavallazzi

Maquette de couverture
Michelle Saint-Léger

Maquette intérieure
Catherine Plasse

La loi du 1er juillet 1992 (code de la propriété intellectuelle, première partie) n’autorisant, aux termes des alinéas 2
et 3 de l’article L. 122-5, d’une part, que les « copies ou reproductions strictement réservées à l’usage du copiste et
non destinées à une utilisation collective » et, d’autre part, que les analyses et les courtes citations dans le but
d’exemple ou d’illustration, « toute représentation ou reproduction intégrale ou partielle faite sans le consentement
de l’auteur ou de ses ayants droit ou ayants cause, est illicite » (alinéa 1er de l’article L. 122-4).
Cette représentation ou reproduction, par quelque procédé que ce soit, constituerait donc une contrefaçon pas-
sible des peines prévues au titre III de la loi précitée.

© IRD, 2012
ISBN : 798-2-7099-1726-1
Sommaire

Avant-propos . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .................................................. 7

Partie 1 - Cadre géographique . . . . . . . . . . . . . ................................................ 11

Partie 2 - Introduction à l’herpétofaune


de l’Afrique occidentale et du Sahara ................................. 23

Classification . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . ................................................ 24
Reconnaître les reptiles . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . ................................................ 24
L’écaillure des lézards . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . ................................................ 27
L’écaillure des tortues . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . ................................................ 29
Espèces traitées . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . ................................................ 30
Changements taxonomiques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . ................................................ 31
Description d’espèces et de sous-espèces nouvelles de lézards ............................. 32
Statut CITES, liste rouge UICN et conservation . . . . ................................................ 55
Liste des lézards, tortues et crocodiles d’Afrique occidentale et du Sahara .............. 56

Partie 3 - Clés de détermination . . . . . . . . . ................................................. 61

Clé de détermination des familles de lézards . . . . . ................................................. 62


Clé de détermination des Agamidés . . . . . . . . . . . . . . . . . . ................................................ 64
Clé de détermination des Caméléonidés . . . . . . . . . . . . ................................................ 74
Clé de détermination des Geckonidés, Phyllodactylidés et Eublépharidés ................ 78
Clé de détermination des Lacertidés . . . . . . . . . . . . . . . . ................................................. 92
Clé de détermination des Scincidés . . . . . . . . . . . . . . . . . . ............................................... 100
Clé de détermination des Varanidés . . . . . . . . . . . . . . . . . ............................................... 112
Clé de détermination des crocodiles . . . . . . . . . . . . . . . . ............................................... 113
Clé de détermination des familles de tortues . . . . . ............................................... 114
Clé de détermination des tortues marines . . . . . . . . . ............................................... 116
Clé de détermination des tortues continentales aquatiques et terrestres .............. 117

5
Partie 4 - Les lézards . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . ................................................... 123

Agamidés . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . ................................................... 124


Caméléonidés . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . ................................................... 184
Eublépharidés . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . ................................................... 208
Geckonidés . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .................................................... 210
Phyllodactylidés . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . ................................................... 264
Gerrhosauridés .. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .................................................... 290
Lacertidés . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .................................................... 292
Scincidés . . . . . . . . . .. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .................................................... 338
Varanidés . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . ................................................... 410

Partie 5 - Les crocodiles . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . ................................................... 418

Partie 6 - Les tortues . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .................................................... 426

Tortues marines . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . ................................................... 429


Tortues continentales aquatiques . . . . . . . . . . . . . . . .................................................... 441
Tortues terrestres . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .................................................... 463

Bibliographie . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .................................................... 473


Annexe . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . ................................................... 495

Index . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . ................................................... 501

6 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
Avant-propos

Les lézards, tortues et crocodiles constituent un composant majeur de la faune africaine.


Appartenant avec les serpents et les amphisbènes à l’ordre des reptiles, ils restent
encore aujourd’hui mal connus en Afrique occidentale et au Sahara, notamment en ce
qui concerne la répartition géographique et la biologie des nombreuses espèces qui y
ont été recensées, cela surtout en raison du faible nombre de travaux qui leur ont été
consacrés, de la dispersion de ces travaux dans un grand nombre de revues scientifiques
souvent peu accessibles et, en ce qui concerne les lézards, de l’absence d’ouvrage de
synthèse.

Représentés dans tous les milieux continentaux et même parfois aquatiques, les lézards
sont parmi les plus communs des vertébrés, tant dans les maisons et jardins qu’au
cœur des régions les plus arides du Sahara. Agames, caméléons, geckos, gerrhosaures,
lacertidés, scinques et varans présentent une grande diversité spécifique et de
nombreuses espèces hautement remarquables par leur aspect ou leur biologie. Ils
constituent pourtant un groupe très peu étudié jusqu’à présent en Afrique occidentale
où plusieurs espèces nouvelles pour la science n’ont été découvertes que ces dernières
années. Il ne fait guère de doute que d’autres espèces de lézards aujourd’hui encore
inconnues restent à découvrir.

Les tortues sont présentes dans tous les milieux terrestres et aquatiques depuis la grande
forêt dense guinéenne jusqu’aux mares temporaires de savane et aux vastes étendues
semi-désertiques sahélo-sahariennes. Si certaines espèces comme l’emblématique
tortue sillonnée sont aujourd’hui en forte régression, d’autres espèces sont encore
heureuseusement localement communes bien que toujours discrètes. Les espèces
marines apparaissent comme les plus menacées, victimes à la fois de l’essor de la pêche
côtière et de la densification de la population humaine sur le littoral où, malgré des
mesures officielles de protection, elles sont le plus souvent systématiquement tuées
pour être consommées lorsqu’elles viennent pondre sur les plages.

Autrefois présents et abondants dans la quasi-totalité des rivières, mares et marais, les
crocodiles ont vu leurs populations considérablement décliner du fait de la chasse dont
ils sont l’objet. Actuellement, ils sont surtout visibles dans les parcs nationaux et autres
espaces protégés, mais ils survivent discrètement en petit nombre dans beaucoup de
rivières et marais de la plupart des réseaux hydrographiques ouest-africains. Là où
ils n’ont pas été exterminés, ils ont même résisté à l’aridification du Sahara comme
en témoignent les populations reliques de Mauritanie dont certaines survivent depuis
des millénaires dans de petits réseaux hydriques souterrains formant en surface de
minuscules gueltas de moins d’un mètre de diamètre.

Cet ouvrage a pour origine un programme de recherche sur une maladie tropicale
infectieuse mal connue – la borréliose à tiques – que l’un des auteurs (Jean-François
Trape) a conduit sur le terrain de 2003 à 2011 dans 16 pays d’Afrique occidentale et
centrale ainsi que dans les trois pays du Maghreb. Il s’agissait de rechercher dans les

A V A N T- P R O P O S 7
terriers de rongeurs ou d’autres petits animaux les tiques qui transmettent cette
maladie et de compléter les investigations épidémiologiques par des enquêtes sur la
faune associée. Un grand nombre d’observations et de collectes herpétologiques, ainsi
qu’une importante iconographie, ont été réunis à l’occasion de ce programme de recherche
qui a bénéficié de financements de l’Institut de recherche pour le développement, du
ministère de l’Écologie et de l’Agence nationale pour la recherche. Du fait de l’absence
de document de synthèse sur les lézards de cette vaste partie de l’Afrique, il nous a
semblé utile de rassembler les données et illustrations ainsi recueillies dans un guide
de terrain des reptiles d’Afrique occidentale et du Sahara, en les complétant par les
données de la littérature ainsi que par les données recueillies par ailleurs par les deux
autres co-auteurs, notamment sur les milieux humides continentaux et littoraux
d’Afrique de l’Ouest et du Sahara (Sébastien Trape) et sur diverses régions d’Afrique
occidentale et centrale (Laurent Chirio).

L’objectif principal de ce livre est de permettre à un large public d’identifier chacune


des espèces de lézards, tortues et crocodiles rencontrées en Afrique de l’Ouest, au
Tchad et dans les régions sahariennes d’Afrique du Nord et de Libye. Il est aussi de
rassembler un maximum de données inédites ou déjà publiées sur la répartition géo-
graphique de ces reptiles dans l’aire géographique couverte par l’ouvrage. Toutes les
espèces actuellement connues sont illustrées photographiquement et leurs principales
caractéristiques sont présentées. Des cartes de répartition par degrés carrés sont
présentées pour chaque espèce. Basées sur les 6 500 spécimens que nous avons collectés,
ainsi que sur nos observations de terrain et les données de la littérature, elles restent
cependant à l’évidence très incomplètes et illustrent ainsi indirectement l’ampleur du
travail qui reste à faire pour bien préciser les limites de répartition de la plupart des
espèces de lézards, tortues et crocodiles présentes dans cette partie de l’Afrique.

Un autre objectif de ce livre est d’essayer de contribuer, modestement, à la protection


de la nature en Afrique occidentale. Tortues et crocodiles sont en régression et la survie
de plusieurs espèces est menacée. Dans le cas des lézards, la menace est généralement
bien moindre et surtout moins immédiate, mais la diminution de la durée des jachères,
la pression toujours croissante de l’élevage et la déforestation progressive de la plupart
des derniers espaces protégés tant en savane qu’en forêt ont un impact croissant sur la
diversité en espèces et l’abondance des peuplements. Nous espérons que ce travail, en
facilitant une meilleure connaissance des reptiles et en permettant à un large public
d’apprécier leur intérêt et leur diversité, sera utile à tous ceux qui sont engagés dans le
difficile combat de la protection de la nature et de la sauvegarde des derniers espaces
naturels protégés.

Pour la réalisation de cet ouvrage, nous avons bénéficié de l’aide de plusieurs collègues
que nous remercions vivement. Nous sommes tout particulièrement redevables à
Georges Diatta et à Youssouph Mané pour leur participation à la collecte de spécimens
lors des enquêtes de terrain sur la borréliose : les milliers d’heures que nous avons pas-
sées ensemble pendant neuf ans à échantillonner jour et nuit petits vertébrés et inver-
tébrés, de la Mauritanie au Tchad et du Liberia au Maroc et à l’Algérie, ont permis de
réaliser l’essentiel de l’iconographie illustrant cet ouvrage. Nous sommes reconnaissants
à Gilles Chauvancy pour son aide à la confection des cartes de répartition et à Oleg
Mediannikov pour la réalisation avec l’un des co-auteurs (Sébastien Trape) de centaines
d’analyses génétiques qui ont permis de mieux préciser le statut de plusieurs espèces
et taxons et de révéler l’existence de plusieurs espèces jusqu’à présent inconnues.

8 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
Nous remercions également Cellou Diallo, Gabriel Segniagbo, Marcel Talla Kuete, Christian
Toudonou et Idir Bitam pour leur aide sur le terrain en Guinée, au Togo, au Cameroun,
au Bénin et en Algérie, Matthew Shirley pour avoir revu les cartes de distribution des
crocodiles et fourni des données inédites, Barry Hughes pour nous avoir communiqué
des données inédites sur les lézards du Ghana et Philippe Geniez, Pierre-André
Crochet, Wolfgang Böhme, Ivan Ineich, Andreas Schmitz et Roger Bour pour d’utiles
discussions sur différents aspects de l’herpétologie ouest-africaine. Nous adressons
aussi nos vifs remerciements à Olivier Pauwels, Philippe Geniez et Martine Trape pour
leur relecture critique attentive de notre manuscrit. Enfin, nous remercions tous ceux
qui nous ont fourni des photographies pour compléter l’illustration de cet ouvrage :
Philippe Geniez, Michel Geniez, Matthew LeBreton, Marc Cheylan, Stephen Spawls,
Maurice Ascani, Mark-Oliver Rödel, Olivier Pauwels, Wolfgang Böhme, Klaus Henle,
Jean-Michel Bompar, Marcel Talla Kuete, Andreas Schmitz, Pierre-Henri Fabre, Klaus
Ullenbruch, Jérome Maran, Tomas Diagne, Richard Oslisly, Dieter Gramentz, Roberto
Sindaco, William McCord, Philipp Wagner, Amina Fellous, José Antonio Mateo, Malcolm
Glazer, Tomas Wilms, Franck Chevalier et Pierre Comizzoli.

A V A N T- P R O P O S 9
Partie 1

Cadre
géographique

Photo : © S. Trape
Guelta d’Ilîj (Mauritanie).
Relief Djalon culmine à 1 538 m, à la frontière entre
la Guinée et la Côte d’Ivoire où le mont Nimba
s’élève à 1 752 m et au Nigeria où le plateau de
Dans le domaine géographique traité par cet Jos est dominé par le Shere qui culmine à
ouvrage, c’est au Tchad (1 284 000 km2) et 1 781 m. À la frontière entre le Nigeria et le
dans les régions sahariennes de l’Algérie et de Cameroun les monts Sonkwala et Mambila
la Libye (environ 3 500 000 km2) que les reliefs atteignent respectivement 1 890 m et 1 821 m.
les plus imposants sont observés : le Tahat au Dans l’Atlas au Maroc et au Cameroun, non
Hoggar (Algérie) culmine à 2 908 m et l’Emi couverts par cet ouvrage, le Toubkal et le
Koussi au Tibesti (Tchad) atteint 3 415 m. Les mont Cameroun culminent respectivement à
quinze pays qui constituent l’Afrique de 4 168 m et 4 090 m.
l’Ouest – Mauritanie, Mali, Niger, Sénégal,
Gambie, Guinée-Bissau, Guinée, Sierra Leone,
Liberia, Côte d’Ivoire, Burkina Faso, Ghana,
Togo, Bénin et Nigeria – et le Sahara occidental
totalisent 6 406 000 km2. Malgré cette étendue Climat
considérable, l’altitude est généralement infé-
rieure à 500 m et les principaux reliefs ne sont En Afrique occidentale, le climat est caracté-
jamais très élevés. À l’exception du Chappal risé par l’alternance entre une saison des
Waddi, qui culmine à 2 418 m dans l’Adamaoua pluies et une saison sèche très marquées due
à la frontière entre le Nigeria et le Cameroun, au mouvement de la zone de convergence
et des monts Bagzane, qui s’élèvent à 2 020 m intertropicale. Cette zone de basse pression
dans l’Aïr au Niger, aucun sommet n’atteint oscille du nord au sud selon une périodicité
2 000 m. Les principaux reliefs dépassant annuelle, en suivant la position du soleil avec
1 500 m sont situés en Sierra Leone où le mont un décalage d’un à deux mois. Quand le soleil
Loma atteint 1 945 m, en Guinée où le Fouta se rapproche du tropique du Cancer, le front

Altitudes (mètres)

-10 000-0 20-30 75-100 175-200 350-400 600-700 1 000-1 200 1 800-2 000
0-5 30-40 100-125 200-250 400-450 700-800 1 200-1 400 2 000-2 500
5-10 40-50 125-150 250-300 450-500 800-900 1 400-1 600 2 500-3 000
10-20 50-75 150-175 300-350 500-600 900-1 000 1 600-1 800 3 000-3 500

Carte du relief du nord-ouest de l’Afrique.

12 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
intertropical remonte vers le nord apportant des pluies. Quand le soleil se rapproche du
des entrées maritimes chaudes et humides en tropique du Capricorne, le front intertropical
provenance du golfe de Guinée : c’est la saison descend vers le sud et l’Afrique occidentale est

© J.-F. Trape

© J.-F. Trape
31° 02’ N, 02° 11’ W (Algérie). © J.-F. Trape 29° 28’ N, 01° 28’ W (Algérie).

© J.-F. Trape
26° 13’ N, 14° 20’ W (Sahara occidental). 25° 13’ N, 12° 26’ W (Sahara occidental).
© J.-F. Trape

© J.-F. Trape

20° 14’ N, 13° 04’ W (Mauritanie). 19° 09’ N, 08° 56’ E (Niger).
© J.-F. Trape

© J.-F. Trape

19° 06’ N, 08° 54’ E (Niger). 19° 01’ N, 01° 50’ E (Mali).

CADRE GÉOGRAPHIQUE 13
alors progressivement soumise à l’influence de avec la latitude. En zone forestière et dans les
l’harmattan, vent saharien chaud et sec : c’est savanes côtières du golfe de Guinée, les tem-
la saison sèche. D’une manière générale, l’im- pératures maximales et minimales mensuelles
portance des précipitations augmente du sud moyennes varient peu au cours de l’année et
au nord avec la durée de la saison des pluies. restent respectivement proches de 32 °C et de
Près du golfe de Guinée, la saison sèche est 20 °C. En zone soudano-sahélienne, les tempé-
courte, de décembre à mars, et la pluviométrie ratures maximales mensuelles moyennes sont
annuelle moyenne est supérieure à 1 500 mm, généralement supérieures à 40 °C de mars à
atteignant même jusqu’à 3 000 mm sur la côte mai et comprises entre 30 °C et 35 °C le reste
du Liberia. Plus on remonte vers le nord, plus de l’année. Dans ces régions, les températures
les pluies sont concentrées sur une courte minimales mensuelles moyennes peuvent
période de l’année et plus leur quantité dimi- atteindre 25 °C entre mai et août mais sont
nue, de 1 500 mm répartis d’avril à octobre en souvent inférieures à 15°C de décembre à février.
zone de savane guinéenne jusqu’à moins de Les différences sont encore plus marquées en
200 mm pendant les seuls mois d’août et zone saharienne où la température minimale
septembre en Mauritanie et dans les régions est souvent inférieure à 5 °C et parfois néga-
nord du Mali, du Niger et du Tchad. tive la nuit de décembre à février tandis que la
Au Sahara, la pluviométrie est souvent infé- température maximale moyenne dépasse
rieure à 50 mm. Dans sa partie centrale et 45 °C pendant l’été. L’effet de l’altitude sur les
septentrionale, c’est entre l’automne et le températures n’est guère perceptible en
printemps que surviennent sporadiquement Afrique de l’Ouest que sur les deux reliefs les
les rares précipitations. plus vastes de la région, le Fouta Djalon en
D’une façon générale, l’amplitude des varia- Guinée et le plateau de Jos au Nigeria. De
tions saisonnières de température augmente Nouadhibou à Dakar, le long d’une bande

38° N
>1 500 mm 200 - 500 mm
1 000 - 1 500 mm 50 - 200 mm
500 - 1 000 mm < 50 mm
34° N

30° N

26° N

22° N

18° N

14° N

10° N

6° N

2° N
18° W 14° W 10° W 6° W 2° W 0° 2° E 6° E 10° E 14° E 18° E 22° E 26° E

Pluviométrie annuelle moyenne lors de la période 1970 – 2011.

14 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
côtière d’une vingtaine de kilomètres de large, times : il existe souvent plus de 15 °C d’écart
les températures sont fortement tempérées de l’après midi entre la zone côtière et l’intérieur
février à mai par la présence d’alizés mari- des terres.

© J.-F. Trape

© J.-F. Trape
18° 27’ N, 10° 50’ W (Mauritanie). © J.-F. Trape 16° 01’ N, 00 °07’ E (Mali).

© J.-F. Trape
14° 54’ N, 16° 51’ W (Sénégal). 14° 13’ N, 21° 24’ E (Tchad).
© J.-F. Trape

© J.-F. Trape

14° 04’ N, 00° 03’ E (Burkina Faso). 13° 42’ N, 16° 26’ W (Sénégal).
© J.-F. Trape

© J.-F. Trape

12° 08’ N, 13° 06’ W (Guinée). 12° 01’ N, 14° 57’ W (Guinée-Bissau).

CADRE GÉOGRAPHIQUE 15
Hydrographie Végétation
L’Afrique occidentale comporte trois bassins Du fait de l’absence de relief significatif et de
hydrographiques majeurs, ceux du Niger l’importance du gradient pluviométrique nord-
(2 262 000 km2), de la Volta (407 900 km2) et sud, la végétation naturelle de l’Afrique occi-
du Sénégal (289 000 km2) et plus d’une ving- dentale et des régions sahariennes limitrophes
taine de bassins côtiers de moindre dimen- est distribuée en quatre grandes bandes paral-
sion. Au Tchad, deux fleuves majeurs, le Chari lèles est-ouest étagées en latitude selon l’im-
et le Logone, confluent à Ndjaména avant de portance de la pluviométrie.
se jeter dans le lac Tchad. Dans le nord du Au nord, le désert absolu occupe l’essentiel
Sahara, la Saoura dont les eaux viennent du des régions où la pluviométrie est inférieure à
Haut-Atlas se perd dans les sables du Grand 50 mm. Là où elle existe, la végétation est très
Erg Occidental. discontinue, limitée à quelques plantes
Le fleuve Niger naît dans le Fouta Djalon à pérennes éparses quand la nature du sol le
permet, et les oasis sont rares. Les pluies spo-
seulement 270 km de l’océan Atlantique, mais
radiques permettent occasionnellement le
parcourt 4 030 km avant de rejoindre le golfe
développement d’une végétation éphémère.
de Guinée après avoir traversé toutes les
grandes zones bio-géographiques de l’Afrique Dans les régions où la pluviométrie est com-
occidentale. Le Niger coule d’abord vers le prise entre 50 mm et 200 mm, la végétation
nord, présente un immense delta intérieur dominante dans les vastes zones sableuses est
dans le centre du Mali, atteint les sables du une steppe herbeuse semi-désertique. La den-
Sahara, oriente ensuite son cours vers l’est, le sité des arbustes et buissons, qui est large-
ment déterminée par les conditions locales,
sud-est puis le sud et développe de nouveau
est habituellement très faible, à l’exception
un vaste delta dans la grande forêt du sud du
notable des lits des oueds. Les arbustes ne
Nigeria avant d’atteindre l’océan.
dépassent pas 5 m de hauteur et ont souvent
Le fleuve Sénégal naît également dans le moins de 2 m. Les principaux reliefs – Adrar
Fouta Djalon d’où proviennent ses trois com- mauritanien, Tagant, Adrar des Ifoghas, Aïr,
posants majeurs, le Bakoye, le Bafing et la Hoggar, Tassili, Tibesti, Ennedi – restituent ou
Falémé. Son bassin s’étend en Guinée, au Mali, conservent une partie des précipitations
au Sénégal et en Mauritanie. Le bassin de la reçues sous forme de petites sources ou guel-
Volta couvre la majeure partie du Burkina tas autour desquelles la végétation est souvent
Faso et du Ghana et intéresse aussi une partie dense, en particulier quand la nappe phréa-
du Togo, du Bénin et de la Côte d’Ivoire. tique est proche. Outre les palmiers plantés
Du fait de la persistance de la sécheresse par l’homme, on peut y trouver de grands
depuis le début des années 1970, qui a occa- tamaris et acacias.
sionné une diminution de la pluviométrie Les régions où la pluviométrie est comprise
moyenne de 15 % à 40 % selon les régions, il entre 200 mm et 500 mm correspondent au
s’est produit une descente générale vers le cœur de la zone sahélienne. Les sols sont le
sud des isohyètes. En zone soudano-sahé- plus souvent sablonneux et la végétation type
lienne, cela a fortement affecté la disponibilité est une formation herbeuse boisée, souvent à
en eaux de surface : l’étendue des lacs, mares Acacia raddiana. Cet arbre buissonnant peut
et marais permanents, comme le lac Tchad ou atteindre 8 m de haut dans la partie méridio-
la mare d’Oursi, a considérablement régressé, nale de son aire de répartition, mais ne
l’importance et la durée de mise en eau des dépasse guère 4 m ailleurs. C’est à cette
espèce qu’appartenait l’arbre du Ténéré, le
mares temporaires a diminué et de nombreux
seul arbre au monde indiqué sur les cartes
cours d’eau saisonniers ne coulent plus qu’épi-
routières. La densité des arbres et arbustes
sodiquement. Dans le cas du Burkina Faso, la
est très variable, principalement en fonction
création de milliers de petits barrages pour
des apports d’eau, de la nature du sol et de
lutter contre les conséquences de la séche-
plus en plus de l’intervention de l’homme.
resse a au contraire permis d’augmenter le
La graminée dominante est Cenchrus
nombre de collections d’eaux permanentes. biflorus, plus connue et redoutée sous le nom
Les gueltas du Sahara, dont certaines abritent de « cram-cram ». On considère volontiers que
encore des poissons malgré des conditions là où le cram-cram s’arrête, vers le nord com-
extrêmes, offrent toujours un grand intérêt mence le Sahara, vers le sud commence la
faunistique. savane soudanienne.

16 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
C’est dans les régions où la pluviométrie forêts claires soudaniennes ou soudano-gui-
actuelle moyenne est comprise entre 500 mm néennes. Plus ou moins transformées depuis
et 1 200 mm que s’étendent la savane et les longtemps par l’action de l’homme et soumises

© J.-F. Trape

© J.-F. Trape
11° 55’ N, 03° 12’ E (Bénin). © J.-F. Trape 11° 17’ N, 12° 29’ W (Guinée).

© J.-F. Trape
10° 52’ N, 15° 43’ W (Guinée-Bissau). 10° 44’ N, 00° 11’ E (Togo).
© J.-F. Trape

© J.-F. Trape

09° 35’ N, 08° 41’ E (Nigeria). 09° 28’ N, 13° 49’ W (Guinée).
© J.-F. Trape

© J.-F. Trape

09° 15’ N, 01° 13’ E (Togo). 09° 14’ N, 01° 13’ E (Togo).

CADRE GÉOGRAPHIQUE 17
chaque année aux feux de brousse, elles ont et la durée de la saison des pluies : la grande
subi ces quarante dernières années le double forêt dense ombrophile sempervirente, la forêt
assaut de la sécheresse et d’une déforestation mésophile et la mosaïque forêt-savane.
massive consécutive à l’explosion démogra- La grande forêt dense ombrophile sempervi-
phique de ces régions à forte potentialité rente est caractérisée par la présence d’arbres
agricole. Rares sont les espaces protégés qui géants au tronc droit ne se ramifiant que près
correspondent encore à la description clas- du sommet et atteignant jusqu’à 60 mètres de
sique de la savane arborée ou de la forêt claire haut (Lophira alata, azobé), par diverses
soudanienne aux grands arbres à cimes plus espèces à structure originale (contreforts,
ou moins jointives. Les paysages dominants racines palettes, racines échasses), par l’abon-
dans les zones cultivées évoquent de grands dance de lianes et d’épiphytes, par l’épaisseur
parcs arborés, les seuls arbres épargnés étant de la litière de feuilles et d’humus et par la
ceux considérés comme utiles, essentiellement rareté des herbes en surface. Ce type de for-
ceux présentant une importance économique. mation est observé d’une part dans le sud du
Dans les zones moins densément peuplées où Nigeria, en prolongement du bloc forestier
les jachères sont plus longues, c’est la forêt congolais, puis retrouvé à l’ouest du couloir de
claire ou la savane buissonnante à différents savane du Dahomey gap dans le sud-ouest du
stades de régénération qui prédomine. Les Ghana, le sud de la Côte d’Ivoire, la majeure
forêts classées, souvent mal protégées, et les partie du Liberia et le sud-est de la Guinée et
parcs nationaux constituent les seules de la Sierra Leone. Quelques lambeaux de
reliques de la belle végétation naturelle de ces forêt relique sur les reliefs les plus arrosés des
régions. monts Togo (Togo et Ghana) sont également
Le domaine guinéen correspond classiquement de ce type. La pluviométrie annuelle moyenne
à un paysage forestier, avec trois grandes dans ces régions est toujours supérieure à
divisions selon l’importance de la pluviométrie 1 500 mm et la saison sèche habituellement

Forêt dense ombrophile


Forêt dense dégradée et plantations
Forêt mésophile et savane guinéennes
38° N Savane et forêt claire soudaniennes
Formations herbeuses ou arbustives
sahéliennes
Domaine saharien et sub-aride
Domaine méditerranéen
34° N
Mangrove

30° N

26° N

22° N

18° N

14° N

10° N

6° N

2° N
18° W 14° W 10° W 6° W 2° W 0° 2° E 6° E 10° E 14° E 18° E 22° E 26° E

Les grandes zones de végétation du nord-ouest de l‘Afrique.

18 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
très courte ou absente. Près de 90 % de cette (cacaoyers, hévéas, palmiers à huile, bana-
grande forêt a aujourd’hui été défrichée pour niers…). La plupart des fragments de forêt à
être remplacée par des plantations diverses peu près préservés sont de dimensions

© J.-F. Trape

© J.-F. Trape
09° 07’ N, 02° 29’ W (Ghana). © J.-F. Trape 08° 23’ N, 09° 20’ W (Guinée).

© J.-F. Trape
07° 51’ N, 02° 47’ W (Ghana). 07° 43’ N, 02° 11’ E (Bénin).
© J.-F. Trape

© J.-F. Trape

07° 40’ N, 08° 22’ W (Guinée). 07° 33’ N, 08° 29’ W (Liberia).
© J.-F. Trape

© J.-F. Trape

07° 28’ N, 08° 49’ W (Guinée). 07° 06’ N, 05° 06’ E (Nigeria).

CADRE GÉOGRAPHIQUE 19
réduites (de quelques dizaines à quelques dans le sud-est du Liberia que subsistent
centaines d’hectares) et c’est seulement dans encore de belles étendues de forêt dense. En
l’ouest de la Côte d’Ivoire (forêt de Taï) et Guinée maritime et au nord de la Sierra Leone,

© J.-F. Trape

© J.-F. Trape
06° 58’ N, 02° 10’ E (Bénin). 06° 56’ N, 10° 45’ W (Liberia).
© J.-F. Trape

© J.-F. Trape
06° 29’ N, 02° 44’ W (Ghana). 06° 13’ N, 05° 01’ W (Côte d’Ivoire).
© J.-F. Trape

© J.-F. Trape

05° 35’ N, 08° 32’ W (Liberia). 05° 16’ N, 01° 28’ W (Ghana).
© J.-F. Trape

© J.-F. Trape

05° 13’ N, 04° 49’ W (Côte d’Ivoire). 05° 10’ N, 01 °08’ W (Ghana).

20 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
malgré une pluviométrie moyenne comprise qui remontent très haut vers le nord. Dans la
entre 2 et 3 mètres, la trop longue durée de la majeure partie de ces régions, la forêt méso-
saison sèche (4 à 5 mois) n’a pas permis le phile et la savane boisée ont été partiellement
développement de la forêt ombrophile. ou en totalité défrichées pour les cultures. En
La forêt mésophile ou semi-décidue et la fin de saison des pluies, la strate herbacée est
mosaïque forêt-savane sont observées dans haute de 1,50 mètre et se présente de façon
des régions où la saison sèche dure habituelle- dense et continue. Elle est brûlée en saison
ment de trois à cinq mois. La pluviométrie sèche par les villageois.
annuelle est habituellement comprise entre Les mangroves sont bien représentées le long
1 200 et 1 500 mm mais peut dépasser 2 mètres d’une grande partie du littoral ouest-africain.
en zone côtière de Guinée. Ces régions consti- Pauvres en espèces végétales, leur trame
tuent une large bande s’étendant d’ouest en ligneuse (palétuviers) est constituée par
est de la Guinée-Bissau au Nigeria, entre le Rhizophora racemosa et Avicennia africana.
domaine soudanien au nord et la forêt ombro- Les plus vastes sont rencontrées au Nigeria
phile au sud. La forêt mésophile ou semi- ainsi qu’en Guinée-Bissau, mais de belles
décidue est caractérisée par la présence d’un mangroves sont également présentes au
certain nombre d’essences qui perdent leurs Sénégal (delta du Sine-Saloum et embouchure
feuilles en saison sèche, chaque essence ayant de la Casamance), en Gambie, en Guinée et le
un rythme spécifique. Les arbres ne dépassent long des lagunes de Côte d’Ivoire.
pas 25 mètres et leur espacement permet le Les flores et végétations montagnardes sont
développement d’un tapis herbacé. La mosaïque très peu représentées en Afrique occidentale
forêt-savane est caractérisée par la présence du fait de l’absence de relief élevé. Il n’existe
de lambeaux de forêt mésophile et de larges pas de faune reptilienne endémique des forêts
mailles de savane boisée séparées le long des ou savanes d’altitude à l’exception de celles
cours d’eau par des forêts-galeries à Ceiba des zones frontalières entre le Nigeria et le
pentandra, Chlorophora excelsa (iroko), Cameroun situées dans le prolongement de la
Cola cordifolia, ainsi que des palmiers à huile dorsale camerounaise.

CADRE GÉOGRAPHIQUE 21
Partie 2

Introduction
à l’herpétofaune
de l’Afrique
occidentale
et du Sahara

Photo : © J.-F. Trape


Chelonia mydas.
Île de Poilão (Guinée-Bissau).
Classification doit être désinfectée, mais aucun lézard n’est
spontanément agressif et la plupart sont tota-
lement inoffensifs. C’est à tort que les caméléons
Comme toute classification zoologique, celle et les geckos sont souvent très craints. La
des reptiles a souvent été remaniée et diffère plupart des lézards ont une queue très fragile
encore actuellement selon les approches et (sauf chez les caméléons, les agames, les
les auteurs. Longtemps basée sur de seuls fouette-queues et les varans) qui casse si on la
critères anatomiques, elle connaît depuis une saisit et qui repousse ensuite. La nouvelle queue
dizaine d’années d’importants remaniements n’est pas identique à la queue originelle, ce qui
basés principalement sur des travaux de biologie chez les geckos peut parfois causer des diffi-
moléculaire. Ceux-ci permettent notamment cultés pour déterminer l’espèce.
de dater approximativement les grands nœuds Identifier la famille à laquelle appartient un
évolutifs, mais aussi de revoir la systématique lézard est habituellement facile :
de nombreux groupes au niveau spécifique et
Les caméléons ne ressemblent à aucun autre
générique. Par commodité, il est encore habi-
lézard. Leurs deux yeux proéminents sont
tuel de reconnaître la classe des Reptiles
mobiles dans tous les sens indépendamment
(Reptilia) et de la subdiviser en quatre ordres,
l’un de l’autre. Ils se déplacent très lentement et
dont un est observé uniquement en Nouvelle-
leurs doigts disposés en pince leur permettent
Zélande (les Rhynchocéphales) et trois sont
de s’agripper aux branches. On les trouve dans
largement représentés en Afrique et ailleurs
les arbustes et dans les arbres, mais c’est surtout
dans le monde : les Squamates (constitués de
quand ils viennent au sol et traversent une
trois sous-ordres : les Sauriens, les Serpents et
route qu’on peut les observer pendant la
les Amphisbènes), les Crocodiliens et les
journée. La nuit, avec une lampe électrique, il
Chéloniens (tortues). Toutefois, cette classi-
est facile de les découvrir dans la végétation
fication ne reflète pas ce que l’on sait de
car leur corps capte la lumière et apparaît
l’histoire évolutive des reptiles, qui est para-
blanchâtre.
phylétique, les reptiles actuels et éteints
n’appartenant pas à une branche évolutive
exclusive, celle-ci englobant notamment les
oiseaux. On distingue ainsi actuellement la
branche des Sauropsides qui a évolué en deux
embranchements : les Chéloniens d’une part,
les Diapsides d’autre part. Ces derniers ont
eux-mêmes évolué en deux branches : les
Archosauriens (sous-classe Archosauria), dont
sont issus les Crocodiliens et les Oiseaux, et
© J.-F. Trape
les Lépidosauriens (sous-classe Lepidosauria),
dont sont issus les Squamates et les
Rhynchocéphales.
Chamaeleo gracilis. Nzébéla (Guinée).

Les geckos et tarentes sont habituellement


nocturnes (seuls parmi eux les Lygodactylus,
Reconnaître les Cnemaspis et les Pristurus sont diurnes)
alors que toutes les autres espèces de lézards
les reptiles présentes en Afrique sont diurnes. On les

Les lézards constituent le groupe de reptiles


le plus abondant, le plus varié et le plus facile-
ment observable. Tous possèdent des écailles
qui peuvent être imbriquées, juxtaposées ou
granuleuses. En Afrique occidentale, tous les
lézards possèdent quatre membres bien indi-
vidualisés, à l’exception de Feylinia currori
et de Melanoseps occidentalis qui sont des
scinques apodes des forêts du Nigeria. Il
© J.-F. Trape

n’existe pas de lézard venimeux en Afrique. La


morsure peut être douloureuse et celle des plus
grandes espèces occasionner une blessure qui Tarentola senegambiae. Dielmo (Sénégal).

24 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
observe en particulier sur les murs des maisons, lisses, celles de la queue sont grosses, carénées
à l’intérieur comme à l’extérieur, près d’une et épineuses. La taille des adultes est comprise
source lumineuse où ils guettent les insectes entre 30 et 50 cm. Plusieurs espèces présentent
attirés par la lumière. La base des doigts de la de belles couleurs vives.
plupart des espèces nocturnes est élargie et
comporte des lamelles qui font ventouse.
Comme chez les caméléons, l’écaillure de la
tête et du corps des geckos est entièrement
composée de petits granules juxtaposés (avec
souvent en plus de gros tubercules dissémi-
nés). Ce type d’écaillure est aussi celui de
Hemitheconyx caudicinctus, seul représentant
de la famille des Eublépharidés, qui ressemble
beaucoup aux geckos mais dont la paupière

© J.-F. Trape
est mobile et la queue très épaisse.

Uromastyx geyri.
Environs d’Iférouane (Niger).

Les varans sont les plus grands et les plus


robustes des lézards. Le varan du Nil peut
dépasser 2 m de longueur totale. Les écailles
céphaliques sont très petites et arrondies, leur
© J.-F. Trape

diamètre est même inférieur à celui des écailles


du corps.

Hemitheconyx caudicinctus.
Dielmo (Sénégal)

Les agames et fouette-queues appartiennent


à la famille des Agamidés. Leurs écailles sont
très petites et de taille similaire sur le corps et
sur la tête. Les agames, dont les écailles sont
épineuses, sont toujours très communs dans
tous les milieux et en particulier dans les villes © J.-F. Trape

et les villages. Dans la journée, ils aiment se


tenir bien en évidence sur un mur, un tronc
d’arbre, un rocher ou une butte de terre. Les Varanus niloticus. Nianing (Sénégal).
mâles et parfois les femelles présentent souvent
de très belles couleurs, notamment en période
nuptiale. Les gerrhosaures sont également de grands
Les fouette-queues sont rencontrés au Sahara. lézards robustes dont la longueur peut dépasser
Les écailles de la tête et du corps sont petites et 40 cm. Leur répartition géographique est limitée
© J.-F. Trape

© S. Spawls

Agama weidholzi. Gerrhosaurus major.


Environs de Faranah (Guinée). Environs de Wa (Ghana).

I N T R O D U C T I O N À L’ H E R P É T O F A U N E D E L’ A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A 25
à quelques zones rocheuses de savane. Leurs Les tortues sont toujours immédiatement
écailles dorsales sont grandes, carénées et reconnaissables à leur carapace arrondie et
épaisses, formant des rangées longitudinales plus ou moins bombée qui peut être rigide ou
et transversales parfaitement alignées. molle. On les rencontre dans tous les milieux
terrestres et aquatiques.
Les lézards vrais, ou Lacertidés, sont géné-
ralement de petite taille malgré leur queue
très allongée. La plupart des espèces sont
rencontrées en zone sahélienne ou au Sahara
mais il existe deux espèces de forêt qui sont
remarquables par leur coloration, l’une entiè-
rement verte, l’autre jaune et noire. Les écailles
de la tête sont différenciées en plaques symé-
triques dont la taille est nettement plus
grande que celle des écailles dorsales.

© J.-F. Trape
Cyclanorbis senegalensis.
Niokolo (Sénégal).

Les crocodiles ont un aspect bien connu.


Leur mâchoire puissante abrite de fortes dents
qui restent partiellement apparentes quand la
© J.-F. Trape

gueule est fermée. On les trouve dans tous les


milieux aquatiques continentaux et littoraux.

Acanthodactylus senegalensis.
Guembel (Sénégal).

Ce caractère distinctif se retrouve également


chez les scinques dont la plupart des espèces

© J.-F. Trape
sont semi-fouisseuses, vivant dans la litière
des feuilles mortes pour les espèces de forêt et
de savane, et dans le sable pour les quelques
Crocodylus suchus. Tionk Essil (Sénégal).
espèces saharo-sahéliennes. Chez les Scincidés
les écailles ventrales et dorsales sont de dimen-
sions similaires, ce qui permet de les différencier
des Lacertidés chez qui les écailles ventrales
sont toujours beaucoup plus grosses que les
écailles dorsales.
© J.-F. Trape

Amphisbène. Mamoroubougou (Mali).

Les serpents et les amphisbènes, non traités


© J.-F. Trape

dans cet ouvrage, sont toujours apodes. Les


amphisbènes présentent un corps annelé,
Trachylepis paucisquamis.
contrairement aux serpents dont le corps est
Environs de Nzérékoré (Guinée). entièrement recouvert d’écailles imbriquées.

26 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
L’écaillure
12
des lézards 5
5
12

5 5
4 10 11 13
L’aspect général d’un lézard et sa couleur sont 2 7
1 3 6
8
des caractères qui, avec un peu d’expérience, 2 7
9
4
permettent d’identifier la famille à laquelle il 13
10 11
appartient et souvent de reconnaître le genre.
Si le lézard a été capturé, l’examen des détails
de l’écaillure permet de déterminer son
espèce.

L’écaillure de la tête

Elle diffère beaucoup selon les familles de 19 12


10
lézards. Chez les Caméléonidés, les Geckonidés, 12 12
les Phyllodactylidés et les Eublépharidés, les 12 12
écailles sont remplacées par de minuscules 19 14
18 14
granules. Chez les Agamidés et les Varanidés, 18
les écailles du dessus de la tête sont très
16 17 14 14 14 21
1 14 14 21
21
petites, plus ou moins identiques entre elles et 21 21
21
20 21 22 22
similaires à celles de la nuque et du dos. En 22 22
revanche, chez les Lacertidés et les Scincidés,
l’écaillure céphalique est faite de plaques bien
différenciées. Les plaques du dessus de la tête
sont beaucoup plus grandes que les écailles de
la nuque et du dos qui leur font suite. Il est
habituellement nécessaire d’en connaître la
nomenclature pour identifier avec certitude 22
22
une espèce. 22
23

Sur le dessus de la tête, on observe les plaques 22 22 23


20
suivantes : 23

La rostrale est la plaque située en avant du


museau. Sa forme est habituellement arrondie.
Les supranasales sont situées en arrière de
la rostrale. Il s’agit de deux plaques symétriques
dont la taille est variable selon les espèces. Si Nomenclature de l’écaillure céphalique
elles sont suffisamment grandes, elles entrent d’un lézard
en contact sur la ligne médiane. Elles sont 1 – Rostrale
2 – Supranasale
parfois fusionnées en une seule grande plaque
3 – Frontonasale
transversale. 4 – Préfrontale
La frontonasale est une plaque médiane. 5 – Supraoculaires
6 – Frontale
Vers l’avant, soit elle entre en contact avec la
7 – Frontopariétale
rostrale en séparant les supranasales, soit elle 8 – Interpariétale
est séparée de la rostrale par les supranasales. 9 – Occipitale
Vers l’arrière, la frontonasale est habituellement 10 – Pariétale
en contact avec une paire de préfrontales. 11 – Nuchale
12 – Temporale
Les préfrontales sont deux plaques symé- 13 – Postnuchale
triques situées en arrière de la frontonasale. 14 – Supralabiale
Elles sont habituellement en contact entre elles 15 – Sous-oculaire
16 – Nasale
sur la ligne médiane, séparant la frontonasale 17 – Postnasale
vers l’avant de la frontale vers l’arrière. 18 – Loréale
La frontale est une plaque médiane située 19 – Supraciliaire
20 – Mentale
entre les deux yeux dont elle est séparée par 21 – Infralabiale
les supraoculaires. Vers l’avant, la fontale est 22 – Mentonnières
en contact avec les préfrontales et parfois aussi 23 – Écailles du collier

I N T R O D U C T I O N À L’ H E R P É T O F A U N E D E L’ A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A 27
avec la frontonasale lorsque les préfrontales Les supraciliaires sont des petites plaques,
sont petites et ne se touchent pas sur la ligne la plupart de forme allongée, qui bordent le
médiane. Vers l’arrière, la frontale est en dessus de l’œil sur la crête orbitaire, qu’elles
contact avec les frontopariétales. séparent des supraoculaires.
Les supraoculaires sont de grandes plaques La sous-oculaire est habituellement une
symétriques situées au-dessus de l’œil, souvent grande écaille, présente seulement chez cer-
au nombre de quatre de chaque côté de la taines espèces, qui est située entre l’œil et les
tête, en contact ou non avec la frontale. La supralabiales. Elle est parfois en contact avec
première et la quatrième sont généralement la lèvre, séparant les supralabiales en deux
plus petites et parfois fractionnées. groupes, l’un antérieur et l’autre postérieur.
Les frontopariétales sont deux plaques Les préoculaires et les postoculaires sont
symétriques situées en arrière de la frontale et de petites écailles situées respectivement
des supraoculaires. immédiatement en avant et en arrière de l’œil.
L’interpariétale est une plaque médiane située Les temporales sont situées en arrière des
entre les pariétales en arrière des frontopariétales. postoculaires, entre les pariétales en haut et
Elle présente souvent une petite tache arron- les supralabiales en bas.
die, l’œil pinéal. Sous la tête, la nomenclature des plaques
Les pariétales sont deux plaques symétriques, céphaliques est la suivante :
souvent de grande taille, situées en arrière des La mentale est la plaque médiane située au
frontopariétales et des supraoculaires. niveau de l’extrémité antérieure du dessous
L’occipitale est une plaque médiane située entre de la tête
les pariétales en arrière des frontopariétales. La postmentale, observée chez certaines
Elle est souvent absente ou très petite. espèces seulement, est une écaille médiane
Les nuchales et postnuchales sont des unique située en arrière de la mentale.
plaques allongées transversalement situées en Les infralabiales bordent les lèvres infé-
arrière des pariétales et en avant des écailles rieures de chaque côté de la mentale jusqu’à
dorsales. Elles sont présentes chez certains l’arrière de la bouche.
Scincidés.
Les gulaires sont les petites écailles situées
Sur le côté de la tête, on observe les plaques en arrière de la mentale (et de la postmentale
suivantes : quand elle existe) qui occupent tout l’espace
Les supralabiales sont des plaques qui entre les infralabiales. Elles sont parfois sépa-
bordent les lèvres supérieures, depuis la rées de la mentale, de la postmentale et des
rostrale jusqu’à l’arrière de la bouche. Vers le infralabiales par les mentonnières.
haut, elles sont habituellement en contact Les mentonnières sont des plaques paires
avec la nasale, la postnasasale, plusieurs disposées en arrière de la mentale et de la
loréales, l’œil ou une sous-oculaire ainsi que postmentale qui sont présentes chez certaines
plusieurs temporales. espèces seulement. Elles sont en contact ou
La nasale est située sur le côté de la tête en non entre elles sur la ligne médiane.
arrière de la rostrale. Chez la plupart des Latéralement, elles sont en contact avec les
espèces elle est percée par l’orifice de la infralabiales.
narine. Chez quelques espèces, l’ouverture de Le collier est un repli cutané parfois présent
la narine est située entre la nasale et la post- au niveau du cou dont les écailles sont élargies
nasale ou une supralabiale. Chez certains et qui sépare chez certains Lacertidés les
Lacertidés, il existe une petite plaque supplé- gulaires des écailles ventrales.
mentaire, la sous-nasale, qui est située sous
L’écaillure du corps et de la queue diffère
la nasale, de chaque côté de la tête, et qui est
aussi beaucoup selon les familles de lézards.
en contact avec la rostrale, les deux premières
Chez les Lacertidés, les écailles ventrales sont
supralabiales, la nasale, la postnasale et la
différenciées en plaques et sont ainsi bien plus
loréale antérieure.
grandes que les écailles dorsales. Chez les
La postnasale est située en arrière de la nasale. autres familles de lézards, les écailles ventrales
Elle est parfois en contact avec l’ouverture de et dorsales sont similaires, à l’exception parfois
la narine. des écailles dorsales médianes dont une ou
Les loréales sont situées au-dessus des plusieurs rangées peuvent être élargies. Les
supralabiales, entre la postnasale et les petites écailles peuvent être carénées ou lisses,
écailles qui bordent l’œil en avant. exceptionnellement striées (chez Scincopus

28 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
fasciatus). Chez les agames, elles sont souvent marine, la tortue luth, qui présente en outre
épineuses. Chez les geckos et tarentes, la sur la dossière des carènes longitudinales très
présence ou non de tubercules sur le dos et marquées.
leur espacement sont d’importants caractères Chez les tortues à carapace dure du genre
distinctifs entre les espèces, de même que Kinixys, la partie arrière de la dossière est
l’aspect des écailles du dessous de la queue. articulée, mais cette articulation est surtout
Le nombre de rangées d’écailles autour apparente chez les spécimens adultes. Chez
du milieu du corps et le nombre de rangées les tortues aquatiques du genre Pelusios, c’est
d’écailles dorsales et ventrales chez les la partie avant du plastron qui est articulée,
Lacertidés sont très souvent utilisés pour permettant à l’animal de se refermer à la façon
différencier les espèces. Moins souvent, on d’une boîte et de dissimuler entièrement sa
utilise aussi le nombre d’écailles sur la face tête et ses pattes antérieures, chez les adultes
ventrale entre la mentale et la plaque qui comme chez les juvéniles.
précède l’orifice anal, ainsi que le nombre
d’écailles sur la ligne vertébrale entre la
dernière plaque céphalique et le début de la
queue (qui correspond au niveau de l’orifice
anal). Chez les agames, en raison de l’absence
de plaques céphaliques, il est habituel de 1 2 2
compter le nombre d’écailles sur la ligne 2
3 2
vertébrale entre le niveau postérieur de l’em- 4 2
branchement des membres antérieurs et le 3 2
niveau antérieur de l’embranchement des 4
membres postérieurs. 2
3
L’aspect des membres et notamment celui 2
4
des doigts et des orteils permet de séparer 3 2
de nombreux genres et espèces chez les 4 2
Geckonidés, les Phyllodactylidés, les Scincidés 3
2
et les Lacertidés. 5
2
Le nombre de lamelles infradigitales est
compté sur la face ventrale du quatrième doigt
et du quatrième orteil. Le comptage s’effectue
6 7
de la griffe (non comprise) jusqu’à l’insertion
8
du doigt ou de l’orteil. Les quelques lamelles
qui suivent sur la paume de la main et la plante
du pied ne sont pas prises en compte. 9

10

L’écaillure 11
des tortues 12

La carapace des tortues est composée d’une


partie supérieure plus ou moins fortement
bombée selon les espèces, la dossière, et d’une Nomenclature
partie inférieure qui est plate chez les femelles de l’écaillure des tortues.
et les juvéniles et plus ou moins nettement 1 – Nuchale
creusée chez les mâles, le plastron. La dossière 2 – Marginales
3 – Vertébrales
et le plastron sont reliés de chaque côté par un 4 – Costales
pont. 5 – Supracaudale
La carapace est le plus souvent dure, couverte 6 – Intergulaire
de plaques rigides bien individualisées, mais 7 – Gulaires
8 – Humérales
elle est parfois molle, couverte d’un cuir souple
9 – Pectorales
sans plaques individualisées apparentes. C’est 10 – Abdominales
le cas de plusieurs espèces aquatiques de 11 – Fémorales
la famille des Trionychidés et d’une espèce 12 – Anales

I N T R O D U C T I O N À L’ H E R P É T O F A U N E D E L’ A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A 29
Sur la dossière, on observe les plaques suivantes : Les anales constituent la dernière paire de
La nuchale est une plaque médiane unique plaques à l’extrémité postérieure du plastron.
située à l’avant de la dossière. Elle est présente
chez les espèces marines mais absente chez la
plupart des espèces continentales. Quand elle
est présente, elle peut être assez grande et
large (cas des espèces marines et de Mauremys
Espèces traitées
leprosa), ou au contraire petite et surtout très
étroite (cas de Kinixys belliana et de Kinixys Dans cet ouvrage, seuls sont considérés les
homeana). Elle est bordée de chaque côté par Sauriens (lézards au sens large du terme,
c’est-à-dire incluant l’ensemble des Lacertiliens :
la première paire de marginales et postérieu-
Agamidés, Caméléonidés, Eublépharidés,
rement par la première vertébrale. Chez
Geckonidés, Phyllodactylidés, Gerrhosauridés,
quelques espèces marines, elle est aussi en
Lacertidés, Scincidés et Varanidés), les
contact avec la première paire de costales.
Crocodiliens et les Chéloniens. Ce guide traite
Les marginales bordent la dossière. Elles sont ainsi toutes les espèces de lézards, tortues et
le plus souvent au nombre de onze ou douze crocodiles dont la présence est actuellement
paires. Leur bord externe est le plus souvent établie dans un ou plusieurs des 15 pays de
arrondi, parfois dentelé chez certaines espèces l’Afrique occidentale, ainsi qu’au Tchad et dans
terrestres du genre Kinixys et chez une espèce les régions sahariennes du Maroc (Sahara occi-
marine, la tortue imbriquée. dental), d’Algérie et de Tunisie au sud de 32° N
Les vertébrales sont situées sur la ligne et de Libye hors la bande littorale. La liste des
médiane en arrière de la nuchale (quand elle espèces traitées a été établie d’une part à partir
existe) ou de la première paire de marginales. de l’examen des 6 500 spécimens que nous
Elles sont souvent au nombre de cinq. avons collectés et des spécimens des collections
Les costales sont situées latéralement entre du Muséum national d’histoire naturelle de Paris
les marginales et les vertébrales. Elles sont et de l’Institut fondamental d’Afrique noire à
habituellement au nombre de quatre paires. Dakar que nous avons examinés, d’autre part à
partir d’une recherche bibliographique, de la
La supracaudale est une plaque médiane
consultation de diverses bases de données dont
unique située à l’arrière de la dossière entre la
notamment celle de Peter Uetz (The reptile
dernière paire de marginales. Elle est souvent
database, [Link]
absente, remplacée par la dernière paire de
et d’utiles discussions avec plusieurs collègues,
marginales.
notamment Philippe Geniez et Pierre-André
La nomenclature des plaques du plastron est Crochet à Montpellier, Wolfgang Böhme à Bonn
la suivante : et Ivan Ineich à Paris.
L’intergulaire est une petite plaque médiane Plusieurs déterminations d’espèces publiées
qui est observée à l’avant du plastron chez dans des travaux anciens (et parfois récents)
certaines espèces seulement. étant obsolètes ou nous paraissant à l’évidence
Les gulaires sont une paire de plaques située erronées, nous les avons écartées même si
à l’avant du plastron, de chaque côté de l’inter- dans la plupart des cas il n’a pas été possible
gulaire quand celle-ci est présente. Autrement, d’examiner les spécimens correspondants.
elles sont en contact sur la ligne médiane. Inversement, il est apparu au cours de ce travail
Les humérales sont une paire de plaques située que plusieurs taxons anciennement décrits et
par la suite tombés en synonymie constituaient
immédiatement en arrière des gulaires. Elles
des espèces parfaitement valides. Ils sont
sont toujours en contact sur la ligne médiane.
rétablis dans ce travail. De même, plusieurs
Les pectorales suivent les humérales vers espèces ou sous-espèces nouvelles pour la
l’arrière. Chez certaines espèces, elles sont science que nous avons découvertes lors de
relativement petites et peuvent ne pas être en nos enquêtes sont intégrées dans cet ouvrage.
contact sur la ligne médiane. Selon les cas, leur description formelle a déjà
Les abdominales, souvent de grande taille, été publiée dans des revues spécialisées ou est
suivent les pectorales vers l’arrière. Comme les l’objet d’un chapitre particulier dans cet
plaques suivantes, elles sont toujours largement ouvrage.
en contact sur la ligne médiane. Nous avons traité toutes les espèces actuelle-
Les fémorales constituent l’avant-dernière ment connues du sud-est du Nigeria, que leur
paire de plaques, entre les abdominales à l’avant distribution en Afrique occidentale soit ou non
et les anales à l’arrière. limitée à cette région de ce pays. Certaines

30 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
espèces connues des régions forestières du considérée à tort comme synonyme de Agama
Cameroun ou endémiques de l’Adamaoua cristata Mocquard, 1905 ; Agama boensis
pourraient également être présentes au Monard, 1940, espèce décrite de Guinée-
Nigeria bien qu’elles n’y aient jamais encore Bissau puis mise dans la synonymie de Agama
été signalées. Ces espèces ne sont pas incluses sankaranica Chabanaud, 1918 ; Mochlus
dans cet ouvrage et elles auraient sans doute moquardi (Chabanaud, 1917), dont le type
une distribution très restreinte au Nigeria, la provient du Tchad, à qui nous rattachons
probabilité étant faible qu’elles dépassent vers plusieurs spécimens du Niger et du Nigeria et
l’ouest les derniers contreforts de l’Adamaoua qui constitue une espèce distincte de Mochlus
ou la rivière Cross. En cas de doute pour afer (Peters, 1854) ; Trachylepis aureogularis
l’identification d’un spécimen de l’est du (Müller, 1885), espèce forestière qui était
Nigeria, on se reportera utilement à l’atlas de confondue en Afrique de l’Ouest avec
L. CHIRIO et M. LEBRETON (2007). Il sera égale- Trachylepis albilabris (Hallowell, 1857)
ment utile de se reporter à cet ouvrage en cas d’Afrique centrale ; Trachylepis keroanensis
de doute pour des spécimens du sud du Tchad. (Chabanaud, 1921), précédemment confondu
Il nous a semblé utile de couvrir entièrement avec Trachylepis perroteti (Duméril et Bibron,
ce pays, mais nos prospections y ont été 1839).
réduites et les rares données de la littérature Trachylepis paucisquamis (Hoogmoed, 1978),
sont anciennes et concernent presque exclusi- qui est génétiquement éloigné de T. polytropis
vement les environs de Ndjaména, le Tibesti et d’Afrique centrale, est élevé au rang d’espèce.
l’Ennedi. Pour le nord du Tchad et l’est de la Dans le genre Tarentola, deux taxons considérés
Libye, on pourra aussi se reporter à l’ouvrage comme des sous-espèces de T. ephippiata
de S. BAHA EL DIN (2006). O’Shaughnessy, 1875 sont élevées au rang
À l’autre extrémité du domaine géographique d’espèce sur des arguments de biologie molé-
couvert par cet ouvrage, nous avons traité culaire : Tarentola hoggarensis Werner, 1937
toutes les espèces actuellement connues du et Tarentola senegambiae Joger 1984. Ces
Maroc au sud de 27° N, ce qui inclut notamment deux espèces sont en outre sympatriques dans
l’ensemble du Sahara occidental. Ce parallèle la vallée du fleuve Sénégal.
marque en effet la limite sud de beaucoup Huit espèces et trois sous-espèces nouvelles
d’espèces de reptiles du Maroc d’affinité pour la science sont ajoutées à la faune d’Afrique
paléarctique qui ne dépassent pas l’As Sequïa occidentale ou des régions limitrophes du
al Hamra. Au nord de 27 °N, il sera nécessaire Cameroun et du Tchad : Agama parafricana
de se reporter à l’ouvrage de J. BONS et P. GENIEZ J.-F. Trape, O. Mediannikov et S. Trape,
(1996) et on pourra également consulter celui espèce décrite du Bénin, du Togo et du Ghana ;
de P. GENIEZ et al. (2004). Dans le cas de Agama wagneri J.-F. Trape, O. Mediannikov
l’Algérie, de la Tunisie et de la Libye, seules les et S. Trape, espèce décrite du Cameroun ;
espèces des régions sahariennes sont traitées. Uromastyx dispar hodhensis J.-F. Trape et
Au nord d’une ligne Béchar–Ouargla pour S. Trape, sous-espèce décrite de Mauritanie ;
l’Algérie, en zone littorale pour la Libye et hors Hemidactylus albivertebralis J.-F. Trape et
des régions sahariennes pour la Tunisie, on se W. Böhme, espèce décrite du Ghana, du Bénin
reportera à l’ouvrage de H. SCHLEICH et al. et de Guinée ; Hemidactylus albituberculatus
(1996). J.-F. Trape, espèce décrite du Nigeria, du
Bénin, du Togo et du Cameroun ; Hemidactylus
kundaensis L. Chirio et J.-F. Trape, espèce décrite
de Guinée ; Tarentola pastoria J.-F. Trape,
C. Balde et I. Ineich, espèce décrite de Guinée ;
Changements Acanthodactylus boskianus khattensis
J.-F. Trape et S. Trape, sous-espèce décrite de
taxonomiques Mauritanie ; Acanthodactylus boskianus
nigeriensis J.-F. Trape, P. Geniez et L. Chirio,
Six espèces anciennement décrites mais sous-espèce décrite du Niger ; Leptosiaphos
considérées actuellement à tort comme syno- dungeri J.-F. Trape, espèce décrite du
nymes d’autres taxons sont rétablies : Agama Nigeria; Cophoscincopus senegalensis S. Trape,
africana Hallowell, 1844, espèce forestière O. Mediannikov et J.-F. Trape, espèce décrite
précédemment confondue avec Agama du Sénégal.
agama (Linné, 1758) ; Agama insularis Dix espèces précédemment citées d’Afrique
Chabanaud, 1918, espèce rupicole de Guinée occidentale ne sont pas retenues dans cet
maritime et du Fouta Djalon, récemment ouvrage : Agama sylvanus Macdonald, 1981,

I N T R O D U C T I O N À L’ H E R P É T O F A U N E D E L’ A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A 31
que nous considérons comme synonyme de
Agama africana Hallowell, 1844, d’après les
résultats de nos analyses moléculaires, les
populations de la localité type de A. sylvanus
(forêt de Nsonsomea, Ghana) étant morpholo-
giquement et génétiquement identiques à celles
du Liberia d’où provient le type de A. africana ;
Chamaeleo quilensis Bocage 1866, dont les
mentions anciennes du Nigeria nous semblent

© J.-F. Trape
erronées et pourraient correspondre à
Chamaeleo necasi Ullenbruch, Krause et
Böhme, 2007 ; Latastia siebenrocki (Tornier,
Agama parafricana. Guiguisso (Bénin).
1905), espèce décrite à partir d’un unique
Paratype, femelle gestante en vie.
spécimen qui proviendrait de Porto Novo
(Bénin), mais dont l’origine semble incertaine ;
Mabuia guineensis Monard, 1940, espèce décrite ressemblant à A. agama, A. paragama et
de Guinée-Bissau, dont les trois syntypes nous A. africana, mais caractérisée par une taille
semblent être des juvéniles de Trachylepis plus petite des mâles adultes (82-101 mm au
perroteti ; Philochortus spinalis (Peters, 1874) lieu de 115-140 mm), un faible nombre d’écailles
et Philochortus lhotei Angel, 1936, dont les vertébrales (29-37 au lieu de 40-56 chez les
deux seuls spécimens connus d’Afrique occi- spécimens sympatriques de A. agama), et des
dentale nous semblent devoir être rattachés à écailles dorsales nettement élargies et fortement
Philochortus zolii Scortecci, 1934 ; Mochlus carénées et mucronées.
sundevalli (Smith, 1849), dont nous rattachons Distribution géographique : A. parafricana
à Mochlus mocquardi (Chabanaud, 1917) les a initialement été découvert dans le centre du
spécimens mentionnés du Nigeria par Dunger Bénin près de Bassila dans une zone de savane
(1972) ; Leptosiaphos kilimensis (Stejneger, densément boisée. D’autres spécimens confir-
1891), dont nous rattachons à Leptosiaphos més par biologie moléculaire ont été collectés
dungeri, espèce nouvelle décrite dans cet dans la forêt d’Asrama au Togo, dans la forêt
ouvrage, les spécimens mentionnés du Nigeria de Lama au Bénin et dans le sud-ouest du
par Dunger (1972) ; Panaspis nimbensis Ghana. Cette espèce semble donc avoir une
(Angel, 1944), que nous considérons comme large distribution géographique en zone de
synonyme de Panaspis tristaoi (Monard, savane guinéenne. Elle est localement toujours
1940), les populations de Guinée, de Guinée- nettement moins abondante que Agama agama
Bissau et du Sénégal de ces deux taxons étant dont il est facile de la distinguer sur le nombre
morphologiquement et génétiquement très et l’aspect des écailles dorsales.
proches ; Trachylepis albilabris (Hallowell,
1857), dont nous rattachons à Trachylepis Agama wagneri J.-F. Trape,
aureogularis (Müller, 1885) les spécimens O. Mediannikov et S. Trape, 2012
signalés d’Afrique occidentale.
La description complète de cette espèce a été
publiée dans le Russian Journal of Herpetology
(MEDIANNIKOV et al., 2012).

Description d’espèces
et de sous-espèces
nouvelles
Agama parafricana J.-F. Trape,
O. Mediannikov et S. Trape, 2012
© M. Talla Kuete

La description complète de cette espèce a été


publiée dans le Russian Journal of Herpetology
(MEDIANNIKOV et al., 2012).
Diagnose : elle repose sur les résultats de l’étude Agama wagneri.
génétique et les caractères suivants : une espèce Mâle en coloration nuptiale. Yaoundé
de savane guinéenne d’Afrique occidentale (Cameroun).

32 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
Diagnose : un agame de grande taille du
complexe A. agama distribué dans l’Adamaoua
et d’autres régions de savane et de mosaïque
forêt-savane d’Afrique centrale qui ne peut
être identifiée avec certitude que par analyse
génétique. Il diffère des spécimens sympa-
triques de A. paragama par la coloration des
mâles, par un nombre d’écailles vertébrales
nettement supérieur (42-52 au lieu de 26-34) et

© J.-F. Trape
par l’aspect des écailles dorsales qui sont moins
carénées et mucronées chez A. wagneri que
chez A. paragama. Par rapport à A. lebretoni, Habitat de l’holotype
A. wagneri diffère par la coloration des mâles de Uromastyx dispar hodhensis
et par un nombre plus faible de rangs d’écailles près de la passe d’Enji (Mauritanie).
au milieu du corps. A. agama et A. africana Le terrier était creusé sous la pierre située
au premier plan qui a été retournée.
semblent absents des régions où A. wagneri
est distribué. proches géographiquement : U. d. flavifasciata,
Distribution géographique : les analyses qui présente typiquement de larges bandes
génétiques, bien que portant sur un nombre transversales jaunes sur fond noir chez les
limité de spécimens, suggèrent que A. wagneri adultes et des ocelles sombres sur fond gris
est absent d’Afrique de l’Ouest mais largement clair chez les juvéniles ; U. d. maliensis, qui
distribué au Cameroun où il est connu avec présente une couleur de fond du dos jaune vif
certitude de Mokolo dans le nord du pays, de avec des ocelles noirs, et dont la tête, la queue
Nagoundéré au centre de l’Adamaoua et en zone et les membres sont noirs. Ce patron de
urbaine à Yaoundé où il a certainement été coloration n’est pas connu non plus chez la
introduit. Il est ainsi probable que sa distribution sous-espèce nominale U. d. dispar du Tchad
intéresse aussi l’ouest du Tchad. et du Soudan.
Étymologie : en référence à la région du
Uromastyx dispar hodhensis Hodh Ech Chargui en Mauritanie où semble
J.-F. Trape et S. Trape, ssp. nov. principalement distribuée cette nouvelle sous-
espèce.
Holotype : MNHN 2011.0272 (précédemment Description de l’holotype : longueur totale
IRD TR.2284). Collecté le 7 décembre 2007 253 mm ; longueur museau-cloaque 155 mm ;
près de la passe d’Enji (18° 06’ N, 08° 02’ E) en longueur de la queue 98 mm (63,2 % de la
Mauritanie par J.-F. Trape. longueur museau-cloaque) ; longueur de la tête
Paratype : IRD TR.2283. Collecté le 7 décembre 34 mm ; largeur de la tête 31 mm ; hauteur de
2007 en Mauritanie à une dizaine de kilomètres la tête 17 mm ; longueur du membre antérieur
à l’ouest des rochers de Makhrouga (18° 23’ N, gauche 53 mm ; longueur du quatrième doigt
08° 39’ E) par J.-F. Trape. 13 mm (jusqu’à la jonction du troisième doigt) ;
Diagnose : sous-espèce d’Uromastyx dispar longueur du membre postérieur gauche 72 mm ;
longueur du quatrième orteil 18 mm (jusqu’à la
caractérisée par environ 200-210 écailles à
jonction du troisième orteil). Écailles dorsales
mi-corps, la présence de pores préanofémoraux,
uniformément minuscules, sans tubercule
une queue dont la longueur représente 63-66 %
de la distance museau-cloaque, 20 anneaux
épineux sur la queue, ceux-ci non séparés
dorsalement par de petites écailles intercalaires
mais séparés ventralement par une ou deux
rangées d’écailles intercalaires. Diffère des
autres sous-espèces connues de U. dispar par
les données de biologie moléculaire et par un
patron de coloration unique avec une coloration
de fond de couleur sable orangé sur l’ensemble
du corps, de la queue et des membres et une
© J.-F. Trape

ponctuation sombre disséminée sur l’ensemble


du dos et qui n’est pas distribuée sous forme
d’ocelles. Ce patron de coloration diffère de celui Vue dorsale de l’holotype
des deux sous-espèces de U. dispar les plus de Uromastyx dispar hodhensis.

I N T R O D U C T I O N À L’ H E R P É T O F A U N E D E L’ A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A 33
sombre s’allonge et donne un aspect reticulé.
Les membres et la queue présentent la même
couleur de fond jaune sable que le dos. Sur la
queue, on observe quelques petites taches
grisâtres à la base des premiers anneaux. Sur
le dessus des membres, il existe aussi quelques
petites taches grisâtres disséminées. Sur le
côté de la tête, il existe de larges réticulations
grisâtres sur fond jaune sable. Vers l’avant, le

© J.-F. Trape
dessus de la tête est grisâtre. La face ventrale
est entièrement de couleur sable orangé.
Vue latérale de la tête de l’holotype Description du paratype : longueur totale
de Uromastyx dispar hodhensis. 230 mm ; longueur museau-cloaque 139 mm ;
longueur de la queue 91 mm (65,5 % de la lon-
gueur museau-cloaque) ; longueur de la tête
élargi, écailles ventrales à peine plus grandes.
33 mm ; largeur de la tête 30 mm ; hauteur de
201 rangées d’écailles autour du milieu du
la tête 16 mm ; longueur du membre antérieur
corps. 99 rangées de ventrales entre le pli
gauche 49 mm ; longueur du quatrième doigt
gulaire et le pli inguinal. 40 écailles entre la
13 mm ; longueur du membre postérieur
marge antéro-inférieure de l’oreille et la
mentale. Sept rangées d’écailles entre les gauche 70 mm ; longueur du quatrième orteil
supralabiales postérieures et les petites 17 mm.
écailles de la cavité orbitale. 14 pores préano- Écailles dorsales uniformément minuscules,
fémoraux de chaque côté. 20 verticilles sur la sans tubercule élargi ; écailles ventrales à peine
queue, le troisième composé de 15 épines. plus grandes que les dorsales. 210 rangées
Quatrième doigt et quatrième orteil les plus d’écailles autour du milieu du corps. 100 ran-
longs. 14 lamelles sous-digitales des deux gées de ventrales entre le pli gulaire et le pli
côtés sous le quatrième doigt. 18 lamelles inguinal. 39 écailles entre la marge antéro-
sous-digitales sous le quatrième orteil à droite inférieure de l’oreille et la mentale. Six rangées
et 17 à gauche. d’écailles entre les supralabiales postérieures et
Coloration en vie : couleur de fond sable les petites écailles de la cavité orbitale. 14 pores
légèrement orangé sur l’ensemble du corps. préanofémoraux de chaque côté. 20 verticilles
Ponctuation gris foncé disséminée sur le dos, sur la queue, le troisième composé de seize
chaque point sombre couvrant parfois une ou épines. Quatrième doigt et quatrième orteil les
deux écailles seulement, le plus souvent environ plus longs. 13 lamelles sous-digitales des deux
cinq ou six écailles ainsi que la peau intersticielle côtés sous le quatrième doigt. 16 lamelles
entre ces écailles. La ponctuation sombre sous-digitales des deux côtés sous le quatrième
forme généralement des petites taches bien orteil.
rondes, ou parfois des taches allongées en Coloration en vie : couleur de fond sable
forme de trait d’union d’une ou deux écailles légèrement orangé sur l’ensemble du corps.
de large et deux ou trois fois plus long que Sur la face dorsale, cette couleur de fond inté-
large. Malgré cette ponctuation disséminée, resse essentiellement la peau intersticielle
une nette majorité d’écailles dorsales est entre les écailles et la marge des écailles, le
entièrement jaunâtre. Sur la nuque, la trame centre de la plupart des écailles étant grisâtre.
© J.-F. Trape

© J.-F. Trape

Face ventrale de l’hololotype Face dorsale du paratype


de Uromastyx dispar hodhensis. de Uromastyx dispar hodhensis.

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Sur ce fond de couleur sable plus ou moins grisé U. acanthinura, U. alfredschmidti, U. dispar
selon les endroits, on distingue nettement une et U. geyri. Nos spécimens diffèrent de U. geyri
ponctuation gris foncé disséminée similaire à et U. alfredschmidti par une queue plus
celle de l’holotype, couvrant le plus souvent courte (63-65 % de la longueur museau-
environ cinq ou six écailles qui sont entièrement cloaque au lieu de 70-98 % chez U. geyri et
gris foncé ainsi que la peau intersticielle qui 79-87 % chez U. alfredschmidti). Ils diffèrent
les sépare. Sur la nuque, la plupart des écailles aussi de ces espèces par un plus grand nombre
sont ponctuées de sombre en leur centre, mais d’écailles autour du milieu du corps (201-210
on distingue toujours des réticulations simi- au lieu de 142-196 chez U. geyri) et par un
laires à celles de l’holotype qui correspondent aspect différent de ces écailles (présence de
aux zones où la peau intersticielle est grisâtre. grandes écailles triangulaires imbriquées
Les membres présentent la même couleur de chez U. alfredschmidti). De même, ils se
fond sable orangé que le dos, mais, sur leur distinguent de U. acanthinura, qui n’est connu
face dorsale, la plupart des écailles sont que d’Afrique du Nord, par un plus grand
ponctuées de gris en leur centre. Les écailles nombre d’écailles au milieu du corps (146-195
du dessus de la queue sont partiellement chez U. a. acanthinura, exceptionnellement
jaunâtres et grisâtres. La plupart des écailles jusqu’à 208 mais coloration différente chez
du dessus de la tête sont grisâtres à l’exception U. a. nigriventris du Maroc et d’Algérie).
de la peau intersticielle qui reste jaunâtre. La Les caractéristiques de l’écaillure des deux
face ventrale est entièrement claire à l’exception spécimens du sud-est de la Mauritanie entrent
du dessous de la tête dont beaucoup d’écailles dans la variation connue de U. dispar dont
sont partiellement légèrement grisâtres. trois sous-espèces sont actuellement recon-
Comparaison avec d’autres espèces : les nues : U. d. flavifasciata, qui est distribué
caractéristiques de ce fouette-queue montrent dans le centre et le nord de la Mauritanie et les
qu’il appartient au complexe Uromastyx régions limitrophes du Maroc (Sahara atlan-
acanthinura, qui est notamment caractérisé tique) et de l’Algérie (région de Tindouf),
par un nombre d’écailles à mi-corps compris U. d. maliensis, distribué au Mali (région de
entre 139 et 238, par la présence de pores Gao et Adrar des Ifoghas) et dans l’extrême
préanofémoraux, par une queue composée de sud de l’Algérie (Tanezrouft et Hoggar), et
16 à 21 anneaux dont la longueur est au moins U. d. dispar, distribué au Tchad (Tibesti et
égale à la moitié de la longueur museau- Ennedi) et dans le nord du Soudan. La distinc-
cloaque, et par des anneaux d’écailles épineuses tion entre ces trois sous-espèces, dont les
sur la queue non séparée dorsalement par de caractéristiques de l’écaillure sont similaires,
petites écailles intercalaires mais séparées est basée sur la coloration ainsi que sur des
ventralement par une ou deux rangées données de biologie moléculaires (WILMS, 2005).
d’écailles intercalaires. Au sein de ce complexe, Aucun des patrons de coloration actuellement
quatre espèces sont actuellement reconnues : connus chez U. dispar ne correspond à nos

U. aegyptia Egypte
U. geyri Niger
U. acanthinura Maroc
77 U. acanthinura Maroc

0 86 U. dispar hodhensis Mauritanie


U. dispar hodhensis Mauritanie
U. dispar flavifasciata Mauritanie
74 U. dispar flavifasciata Mauritanie
U. dispar flavifasciata Mauritanie
72
U. dispar flavifasciata Mauritanie
U. dispar flavifasciata Algérie

82
U. dispar maliensis Mali

87 U. dispar maliensis Mali


0,02
90 U. dispar dispar Tchad
92 U. dispar dispar Soudan

Arbre phylogénique des Uromastyx du groupe acanthinura (gène16S, Bayesien).

I N T R O D U C T I O N À L’ H E R P É T O F A U N E D E L’ A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A 35
spécimens du sud-est de la Mauritanie, notam- Hemidactylus albituberculatus
ment ceux des sous-espèces flavifasciata et J.-F. Trape, sp. nov.
maliensis qui sont géographiquement les plus
proches. U. d. flavifasciata, dont la distribution Holotype : MNHN 2011.0215 (précédemment
couvre le centre et le nord de la Mauritanie, IRD TR.3629). Capturé le 15 novembre 2010 à
présente typiquement de larges bandes Riyom (09° 37’ N, 08° 44’ E) au Nigeria par
transversales jaunes sur fond noir ou, plus J.-F. Trape.
rarement, une coloration presque uniformément Paratypes : MNHN 2011.0216 (précédemment
noire chez les adultes ainsi que des ocelles IRD TR.3561), MNHN 2011.0217 (précédemment
sombres sur fond gris clair chez les juvéniles. IRD TR.3573), MNHH 0218 (précédemment
U. d. maliensis présente une couleur de fond IRD TR.3579), MNHN 2011.0218 (précédemment
jaune vif sur le dos avec des ocelles noirs ; IRD TR.3580), IRD TR.3581, TR.3582, TR.3585,
la tête, la queue et les membres sont noirs. TR.3624, TR.3627, TR.3628, TR.3630, TR.3631,
La nouvelle sous-espèce U. d. hodhensis est TR.3632, TR.3633 TR.3634, TR.3635, TR.3636,
caractérisée par une coloration de fond de TR.3637, TR.3639, TR.3640, TR. 3641 et TR.3642,
couleur sable jaune orangé sur l’ensemble du capturés entre le 12 et le 16 novembre 2010 à
corps, y compris la tête, la queue et les Riyom par J.-F. Trape.
membres, ainsi qu’une ponctuation dorsale Autres spécimens examinés : IRD TR.2170
noire disséminée, non arrangée sous forme et TR.2193, capturés le 22 juin 2007 à Huiléhui
d’ocelles. Sur le plan moléculaire, elle est au Togo (07° 10’ N, 01° 15’ E) par J.-F. Trape ;
également distincte de toutes les sous-espèces IRD TR.3132 et TR.3133, capturés le 1er mars
et populations de U. dispar jusqu’à présent 2010 à Dassa au Bénin (07° 43’ N, 02° 11’ E)
étudiées. par J.-F. Trape ; IRD TR.3137, capturé dans la
Distribution géographique : la présence de forêt d’Agrimè au Bénin le 3 mars 2010 par
fouette-queues dans le sud-est de la Mauritanie J.-F. Trape ; IRD TR.3983, TR.3988, TR.3991,
le long du dahr Néma, du dahr Oualâta et du TR.3993, TR.3998 et TR.4004, capturés en
dahr Tîchît était connue mais jusqu’à présent mars 2011 à Koto au Bénin (06 °58’ N, 02° 07’ E)
ces spécimens n’étaient pas déterminés ou par L. Konetche, C. Toudonou et J.-F. Trape.
attribués à U. d. flavifasciata, seul taxon qui
était connu avec certitude en Mauritanie. Sur
la quinzaine d’Uromastyx que nous avons eu
l’occasion d’observer le long de la piste entre
Tîchît et Oualâta (la plupart vers Makhrouga
et Enji), aucun n’avait de patron de coloration
attribuable à U. d. flavifasciata alors que cette
sous-espèce est abondante dans le Tagant à
seulement 200 km à l’ouest de Tîchît. La diversité
des patrons de coloration de U. d. maliensis est
© J.-F. Trape

moins bien connue, mais la localité la plus proche


où cette sous-espèce a été signalée jusqu’à
présent est située à un millier de kilomètres
Hemidactylus albituberculatus.
plus à l’est, dans la région de Gao au Mali. Aucun Riyom (Nigeria).
des patrons de coloration que nous connaissons
du Mali ou qui sont représentés par WILMS
(2005) ne correspond à nos spécimens de Diagnose : espèce précédemment confondue
Mauritanie. Il est ainsi probable que la distri- avec H. angulatus dont elle partage les
bution d’U. d. hodhensis corresponde aux zones principaux caractères, mais dont elle diffère à
la fois génétiquement et morphologiquement,
caillouteuses et rocheuses qui caractérisent
notamment par la présence sur le dos et la queue
les dhar du sud-est de la Mauritanie en bordure
de gros tubercules carénés de trois couleurs
de l’Aoukâr.
différentes : blanc, beige et noir ou brun foncé,
Notes écologiques : cette espèce semble ainsi que par une taille nettement supérieure,
davantage associée aux zones caillouteuses avec une longueur museau-cloaque comprise
planes plus ou moins ensablées qu’aux falaises entre 60 mm et 75 mm chez 24 des 34 des
et éboulis rocheux de cette région de spécimens de H. albituberculatus examinés,
Mauritanie. alors qu’aucun spécimen sur 300 de H. angu-
Références : JOGER et LAMBERT 1995, WILMS latus d’Afrique occidentale de nos collectes
et BÖHME 2001, WILMS 2005, WILMS et al. 2009. n’atteignait 60 mm.

36 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
© J.-F. Trape

© J.-F. Trape
Hemidactylus albituberculatus. Hemidactylus albituberculatus.
Aspect des tubercules dorsaux. Vue dorsale de l’holotype.
Riyom (Nigeria).

Étymologie : en référence aux tubercules granules dorsaux et de petites écailles


blancs du dos qui permettent d’identifier ventrales autour du milieu du corps. 18 pores
facilement cette espèce. préanofémoraux. Membres couverts de
Description de l’holotype : longueur totale granules. Les cinq doigts et orteils avec une
135 mm ; longueur museau-cloaque 70 mm ; griffe terminale, une lamelle adhésive simple
longueur de la queue 65 mm (dernière partie après la griffe puis des lamelles adhésives
de la queue régénérée) ; longueur de la tête divisées et une lamelle simple élargie à la base.
20 mm ; largeur de la tête 14 mm ; diamètre de Cinq lamelles adhésives, dont trois divisées,
sous le premier doigt et sous le premier orteil.
l’œil 4,5 mm ; distance entre l’extrémité du
Six lamelles adhésives, dont quatre divisées
museau et le bord antérieur de l’œil 7,3 mm ;
sous le deuxième doigt, et sept lamelles
distance entre le bord postérieur de l’œil et
adhésives, dont cinq divisées, sous les trois
l’ouverture tympanique 6,2 mm ; rapport de la
autres doigts. Sept lamelles adhésives, dont
distance entre l’extrémité du museau et le
cinq divisées, sous le deuxième et le cinquième
bord antérieur de l’œil à la distance entre le
orteil, et huit lamelles adhésives, dont six
bord postérieur de l’œil et l’ouverture tympa-
divisées, sous le troisième et quatrième orteil.
nique 1,18. Rostrale large, divisée sur la ligne
Des tubercules pointus sur toute la longueur
médiane dans sa partie postérieure. Nasale
de la queue, disposés sur huit rangées au
bordée par la rostrale, la première labiale, niveau de la base de la queue. Pas de tubercules
trois écailles postnasales et une supranasale sur la face ventrale de la queue. Les écailles
qui est séparée de la supranasale symétrique sous-caudales médianes sont fortement
par un granule médian. Écailles sur le museau élargies.
petites mais plus grandes que les granules des
Coloration dans l’alcool : couleur de fond
autres parties du dessus de la tête. Quelques
beige sur l’ensemble du dessus de la tête, du
tubercules sur la région frontale, de nombreux
corps et de la queue, avec quelques taches
tubercules disséminés dans les régions
plus foncées disséminées. Sur le côté de la tête,
pariétales et temporales. Neuf supralabiales
à droite, dont six grandes et trois petites, et
huit à gauche, dont six grandes et deux
petites. Six infralabiales à droite et sept à
gauche. Mentale triangulaire, suivie par une
grande paire de mentonnières largement en
contact sur la ligne médiane et une autre paire
petite. Gulaires lisses, minuscules sauf en
bordure des infralabiales. Sur le dos, écaillure
constituée de minuscules granules. 18 rangées
longitudinales de gros tubercules carénés sur
le dos et les flancs, l’espacement habituel
© J.-F. Trape

entre chaque tubercule plus petit que le


diamètre des tubercules. Écaillure ventrale
constituée de petites écailles imbriquées dont Hemidactylus albituberculatus.
la surface est très nettement supérieure à celle Vue ventrale de la base de la queue
des granules dorsaux. Environ 105 rangées de et de la région anofémorale de l’holotype.

I N T R O D U C T I O N À L’ H E R P É T O F A U N E D E L’ A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A 37
une bande sombre bien marquée du museau l’Ouest que nous avons mesurés, la longueur
jusqu’à l’œil et de l’œil jusqu’au-dessus de museau-cloaque ne dépasse pas 59 mm, alors
l’ouverture tympanique. Des tubercules qu’elle est comprise entre 60 et 75 mm chez
presque noirs disséminés sur le dessus de la 24 des 34 albituberculatus que nous avons
tête, du corps et de la base de la queue, collectés. Nos résultats de biologie molécu-
contrastant avec d’autres tubercules entière- laire confirment la spécificité des spécimens
ment blancs ou centrés de blanc également de Riyom ainsi que la sympatrie de trois
disséminés sur le dos et la base de la queue. espèces autour de la forêt de Lama au Bénin
D’autres tubercules ont une pigmentation ou H. albituberculatus, H. angulatus et
similaire à la couleur de fond. La face ventrale
H. lamaensis se partagent les murs des
est claire.
maisons et les environs immédiats des mêmes
Variation des paratypes : la longueur villages.
museau-cloaque du plus grand spécimen
(MNHN 2011.0218) est de 75 mm (78 mm Bien que CHABANAUD (1917) et DUNGER
lorsqu’elle a été mesurée chez l’animal vivant). (1968) aient déjà reconnu l’existence de deux
Sur les 22 paratypes (totalité des spécimens espèces en sympatrie au Bénin et au Nigeria, il
collectés à Ryom), 13 ont une longueur ne semble pas exister de nom déjà disponible
museau-cloaque supérieure à 60 mm et celle dans la littérature pour H. albituberculatus.
du plus petit spécimen mesure 41 mm. Le Les lectotypes de H. guineensis Peters, 1868
rapport de la distance entre l’extrémité du et de H. stellatus Boulenger, 1885 diffèrent
museau et le bord antérieur de l’œil à la de H. albituberculatus (voir fig. 10 et fig. 11
distance entre le bord postérieur de l’œil et dans ULLENBRUCH et al. 2010) et ces deux
l’ouverture tympanique est compris entre taxons sont déjà à juste titre considérés
1,09 et 1,36. Un seul granule entre la paire comme des synonymes de H. angulatus.
d’internasales chez la moitié des spécimens, WERNER (1897) mentionne l’existence pos-
aucun chez l’autre moitié. De 18 à 27 pores sible d’une variété particulière de H. brooki
préanofémoraux chez les neuf mâles (de 18 à (= H. angulatus) au Togo caractérisée par
21 chez tous les spécimens sauf un). Deux ou une queue épaissie. L’identité des spécimens
trois lamelles doubles sous le premier doigt et de Werner est incertaine et le nom togoensis
le premier orteil.
donné à cette variété n’est pas disponible
Coloration en vie et dans l’alcool : tous les car nomen nudum et conditionnel : pas de
spécimens présentent le même type de colora- diagnose, ni de description, ni de type fixé,
tion caractéristique que l’holotype, avec des contrairement aux autres espèces nouvelles
tubercules blancs sur le dessus du dos et de la décrites par Werner dans le même article.
queue ainsi que d’autres tubercules noirâtres
Outre H. angulatus, une seule autre espèce
et beiges.
d’Afrique occidentale et centrale présente à la
Comparaison avec d’autres espèces : fois de gros tubercules sur le corps et la queue
H. albituberculatus était jusqu’à présent et des sous-caudales médianes élargies : il
confondu avec H. angulatus, malgré ses s’agit de H. lamaensis, espèce récemment
particularités de coloration et sa plus grande
décrite, qui diffère de albituberculatus à
taille : chez 300 H. angulatus d’Afrique de
la fois génétiquement et par les caractères
suivants : seulement une ou deux lamelles
adhésives divisées au premier doigt et au
premier orteil chez H. lamaensis (au lieu de
trois chez la majorité des spécimens pour
H. albituberculatus) et tubercules presque
contigus dans la région temporale (espacés
chez albituberculatus).
Distribution géographique : espèce actuel-
lement connue du nord du Cameroun (Mokolo),
du plateau de Jos au Nigeria, ainsi que du sud
du Bénin et du Togo.
© J.-F. Trape

Notes écologiques : abondant en savane où il


chasse la nuit sur le sol et sur les murs des
Hemidactylus albituberculatus.
maisons dans les villages.
Vue latéro-dorsale de la tête du paratype
IRD TR.3561 en vie. Riyom (Nigeria). Références : ULLENBRUCH et al. 2010.

38 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
Hemidactylus albivertebralis divisée sur la ligne médiane. Nasale bordée par
J.-F. Trape et W. Böhme, sp. nov. la rostrale, la première labiale, trois écailles
postnasales et une supranasale qui est séparée
Holotype : IRD TR.3119. Capturé le 25 février de la supranasale symétrique par un petit
2010 à Anomabu au Ghana (05° 10’ N, 01° 08’ W) granule médian en contact avec la rostrale et
par J.-F. Trape. un second granule médian postérieur. Écailles
Paratypes : ZFMK 77068 et 77069, capturés à sur le museau petites mais non granulaires,
Cotonou au Bénin par K. Ullenbruch. remplacées dans les régions frontales, pariétales
Diagnose : petit Hemidactylus caractérisé et temporales par des granules. Quelques
par la combinaison de caractères suivants : tubercules espacés sur les régions frontales,
museau allongé, dont le rapport de la distance pariétales et temporales. Dix supralabiales à
entre l’extrémité du museau et le bord antérieur droite et neuf à gauche. Mentale triangulaire,
de l’œil à la distance entre le bord postérieur suivie par deux paires de mentonnières, la
de l’œil et l’ouverture tympanique est proche première paire largement en contact sur la ligne
de 1,4 ; environ 16 rangées de petits tubercules médiane derrière la mentale. Gulaires lisses,
sur le dos, la distance entre les tubercules minuscules sauf à proximité des infralabiales.
nettement supérieure à leur diamètre ; présence Sur le dos, écaillure constituée de minuscules
de tubercules pointus sur toute la longueur du granules. Environ 16 rangées longitudinales
dessus de la queue ; écailles sous-caudales de petits tubercules sur le dos et les flancs,
médianes nettement élargies ; coloration l’espacement entre chaque tubercule plus
générale caractéristique avec une couleur grand que le diamètre des tubercules, notam-
de fond jaunâtre ou beige clair, une ligne ment vers le milieu du dos où l’espace entre
médiodorsale claire et la présence de larges les tubercules est d’environ cinq granules. Sur
bandes transversales beige foncé sur la nuque, le bas des flancs et vers la base de la queue
le dos et la queue. l’espace entre les tubercules est plus faible,
approchant souvent la largeur d’un tubercule,
Étymologie : en référence à la ligne vertébrale
avec le plus souvent autour de trois granules
blanchâtre qui semble caractéristique de cette
entre les tubercules. Écaillure ventrale consti-
espèce.
tuée de petites écailles imbriquées dont la
Description de l’holotype : aspect général
assez corpulent classique d’un petit gecko,
tête petite avec un museau allongé. Longueur
totale 107 mm ; longueur museau-cloaque
56 mm ; longueur de la queue 51 mm (son
extrémité est régénérée) ; longueur de la tête
16 mm ; largeur de la tête 10 mm ; diamètre de
l’œil 3 mm ; distance entre l’extrémité du
museau et le bord antérieur de l’œil 6,8 mm ;
distance entre le bord postérieur de l’œil et
l’ouverture tympanique 4,8 mm ; rapport de la
© J.-F. Trape

distance entre l’extrémité du museau et le


bord antérieur de l’œil à la distance entre le
bord postérieur de l’œil et l’ouverture tympa-
Vue de la tête de l’holotype
nique 1,42. Rostrale large et partiellement de Hemidactylus albivertebralis.
© J.-F. Trape

© J.-F. Trape

Hemidactylus albivertebralis. Vue ventrale de l’holotype


Vue latéro-dorsale de l’hololotype en vie. de Hemidactylus albivertebralis.

I N T R O D U C T I O N À L’ H E R P É T O F A U N E D E L’ A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A 39
surface est très nettement supérieure à celle le bord postérieur de l’œil et l’ouverture
des granules dorsaux. Environ 138 rangées de tympanique 4,2 et 5,1 mm, et le rapport de la
granules dorsaux et de petites écailles ventrales distance entre l’extrémité du museau et le
autour du milieu du corps. Pas de pores pré- bord antérieur de l’œil à la distance entre le
anofémoraux. Membres couverts de granules bord postérieur de l’œil et l’ouverture tympa-
avec de petits tubercules plats disséminés, nique 1,55 et 1,39. Les caractères de l’écaillure
surtout sur les membres postérieurs. Les cinq correspondent étroitement à ceux de l’holotype.
doigts et orteils avec une griffe terminale, une Les patrons de coloration sont très atténués
lamelle adhésive simple après la griffe puis des après conservation dans l’alcool, mais chez les
lamelles adhésives divisées. Trois lamelles deux spécimens les larges bandes transverses
adhésives divisées sous le premier doigt et le sombres interrompues par la ligne vertébrale
premier orteil. De cinq à huit lamelles adhé- claire peuvent encore être distinguées (voir le
sives divisées sous les autres doigts et orteils. spécimen de droite de la figure 12 dans
Queue intacte sur la majeure partie de sa ULLENBRUCH et al. 2010).
longueur et régénérée à son extrémité. Des
Comparaison avec d’autres espèces : les
tubercules pointus sur toute la longueur de la
caractéristiques de l’écaillure rapprochent
queue, disposés sur six rangées au niveau de
H. albivertebralis de H. mabouia. Toutefois,
la base de la queue. Pas de tubercules sur la
sa coloration très particulière est inconnue
face ventrale de la queue mais ceux du rang le
chez H. mabouia qui présente des bandes
plus latéral bien visibles de chaque côté en vue
tranverses sombres en forme de chevrons bien
ventrale. Les écailles sous-caudales médianes
différentes de celles observées chez l’holotype
sont nettement élargies.
d’Anomabu. Une ligne médiane claire et des
Coloration en vie : couleur de fond jaune bandes transverses sombres de forme et colo-
clair. Des bandes transversales beiges sur le ration similaires à l’holotype sont retrouvées
dessus du corps et de la queue : une sur la chez un exemplaire de Guinée photographié
nuque, quatre sur le dos, quatre sur la queue par Böhme (2011) et – de façon atténuée –
jusqu’au niveau où celle-ci est régénérée. Les chez les deux paratypes de Cotonou de la
bandes beiges sont assez peu contrastées mais collection du Museum Alexander Koënig à
leur limite est régulière et nette. Le dessus de Bonn. Ce type de coloration est également
la tête ainsi que les membres présentent une inconnu chez les autres espèces du genre
coloration beige proche de celle des bandes
Hemidactylus. Par rapport aux autres espèces
dorsales. Une ligne claire médiane paraverté-
d’Afrique occidentale, aucune ne présente la
brale coupe plus ou moins nettement en leur
même combinaison de caractères que H. albi-
milieu les bandes dorsales transverses, cela
vertebralis : H. angulatus et H. lamaensis
depuis la nuque jusqu’à la base de la queue.
possèdent de gros tubercules rapprochés,
Description des paratypes : les deux para- H. richardsoni présente des doigts palmés et
types ZFMK 77068-77069 de Cotonou sont des seulement une ou deux lignes de tubercules sur
femelles. Leur queue est mutilée. La longueur chaque flanc, H. matschiei n’a pas de tuber-
museau-cloaque est respectivement de 54 et cules dorsaux, H. fasciatus et H. beninensis
58 mm, la longueur de la tête 15,1 et 17,3 mm, ont la queue lisse, H. ansorgii et H. muriceus
la largeur de la tête 9,5 et 10,4 mm, la distance possèdent des sous-caudales médianes non
entre l’extrémité du museau et le bord anté- élargies, H. pseudomuriceus présente des
rieur de l’œil 6,5 et 7,1 mm, la distance entre sous-caudales élargies de forme hexagonale,
un museau court et seulement de six à quatorze
rangées de tubercules dorsaux.
Distribution géographique : outre la côte
du Ghana et du Bénin, cette espèce est connue
de Coyah près de Conakry en Guinée.
Notes écologiques : l’holotype a été capturé
de nuit au pied d’un palmier en bordure de
plage. Hemidactylus mabouia était abondant
dans cette même station. À Coyah, les trois
spécimens observés vivaient sur les murs des
© J.-F. Trape

cases dans un campement touristique situé en


bordure de la mangrove littorale.
Habitat de Hemidactylus albivertebralis Références : ULLENBRUCH et al., 2010 ;
à Anomabu au Ghana. BÖHME et al., 2011.

40 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
Hemidactylus kundaensis
L. Chirio et J.-F. Trape, sp. nov.
Holotype : MNHN 2011.0008 (précédemment
LC.7581X), capturé le 31 octobre 2010 à Kunda
(10°50’N, 13°49’W) en Guinée par L. Chirio.
Paratypes : quatre spécimens de Guinée :
MNHN 2011.0009-12 (précédemment LC.7432X,
7534X, 7582X et 7586X), capturés respective-

© J.-F. Trape
ment à Dakakoura (10° 52’ N, 13° 38’ W),
Kunda (10° 50’ N, 13° 49’ W) et Foulasso
(10° 57’ N, 13° 40’ W) entre le 22 octobre et le
Hemidactylus kundaensis.
2 novembre 2010 par L. Chirio. Vue générale de l’holotype.
Diagnose : petit Hemidactylus caractérisé
par la combinaison de caractères suivants : un
museau allongé, dont le rapport de la distance
entre l’extrémité du museau et le bord antérieur
de l’œil à la distance entre le bord postérieur
de l’œil et l’ouverture tympanique est compris
entre 1,4 et 1,7 ; un seul granule internasal ; de
10 à 14 rangées de petits tubercules sur le dos,
la distance entre les tubercules nettement
supérieure à leur diamètre ; de 10 à 12 pores

© J.-F. Trape
préanofémoraux chez les mâles ; des tubercules
pointus sur toute la longueur de la queue ; les
écailles sous-caudales médianes nettement
Hemidactylus kundaensis.
élargies. Aspect du dos de l’holotype.
Étymologie : en référence au village de Kunda,
d’où provient l’holotype et où cette espèce est l’extrémité du museau et le bord antérieur de
particulièrement fréquente, en particulier sur l’œil à la distance entre le bord postérieur de
les murs de l’école. l’œil et l’ouverture tympanique 1,57. Rostrale
Description de l’holotype : aspect général large avec une ébauche de division sur la ligne
d’un petit gecko à corps gracile et à queue médiane. Nasale bordée par la rostrale, la pre-
longue et fine, la tête petite avec un museau mière labiale, trois écailles postnasales et une
nettement allongé. Longueur totale 93 mm ; supranasale, celle-ci séparée de la supranasale
longueur museau-cloaque 49 mm ; longueur de symétrique par un petit granule médian en
la queue 44 mm (la pointe de la queue est contact avec la rostrale et un second granule
coupée) ; longueur de la tête 17 mm ; largeur médian postérieur. Écailles sur le museau petites
de la tête 8,5 mm ; diamètre de l’œil 3 mm ; mais non granulaires, remplacées dans les
distance entre l’extrémité du museau et le régions frontales, pariétales et temporales par
bord antérieur de l’œil 5,8 mm ; distance entre des granules. Pas de tubercule sur la région
le bord postérieur de l’œil et l’ouverture tym- frontale, de rares tubercules très espacés sur
panique 3,7 mm ; rapport de la distance entre la partie postérieure de la région pariétale et
© J.-F. Trape
© L. Chirio

Hemidactylus kundaensis. Hemidactylus kundaensis


Kunda (Guinée). Aspect du dessous de la queue de l’holotype.

I N T R O D U C T I O N À L’ H E R P É T O F A U N E D E L’ A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A 41
sur la région temporale. Dix supralabiales à tubercules autour du milieu du corps. Environ
droite et douze à gauche. Mentale triangulaire, 108 à 118 rangées de granules dorsaux et de
suivie par une grande paire de mentonnières petites écailles ventrales autour du milieu du
largement en contact sur la ligne médiane et corps. Dix et douze pores préanofémoraux
deux autres paires plus petites. Gulaires lisses, chez les mâles.
minuscules sauf en bordure des infralabiales. Coloration dans l’alcool : la couleur de fond
Sur le dos, écaillure constituée de minuscules est constamment grisâtre foncé. Chez deux
granules. Dix rangées longitudinales de petits spécimens (un mâle et une femelle), un
tubercules carénés sur le dos et les flancs, patron de coloration ressort plus ou moins
l’espacement habituel entre chaque tubercule nettement avec sept motifs transversaux
nettement plus grand que le diamètre des noirâtres régulièrement espacés entre la nuque
tubercules. Écaillure ventrale constituée de et la base de la queue, en forme de chevrons
petites écailles imbriquées dont la surface est incomplets (une tache médiane et deux taches
très nettement supérieure à celle des granules latérales) dont la pointe est dirigée vers
dorsaux. Environ 112 rangées de granules l’arrière.
dorsaux et de petites écailles ventrales autour Comparaison avec d’autres espèces : la
du milieu du corps. Pas de pores préanaux. silhouette de ce petit gecko évoque celle de
Membres couverts de granules. Les cinq doigts H. ansorgii bien qu’elle soit un peu moins
et orteils avec une griffe terminale, une lamelle gracile. Sur le plan génétique, c’est également
adhésive simple après la griffe puis des lamelles de cette espèce que H. kundaensis se rap-
adhésives divisées et une ou deux lamelles proche le plus. La présence de sous-caudales
simples à la base. Six lamelles adhésives sous médianes nettement élargies, qui est constante
le premier doigt et cinq sous le premier orteil. chez H. kundaensis, permet facilement de
De sept à neuf lamelles adhésives sous les distinguer ces deux espèces. La présence de
autres doigts et orteils. Queue longue et fine, tubercules sur la queue associée à la présence
sa pointe terminale sectionnée. Des tubercules de sous-caudales médianes élargies est connue
pointus sur toute la longueur de la queue, chez six autres espèces d’Afrique occidentale :
disposés sur six rangées au niveau de la base [Link], [Link], [Link],
de la queue. Pas de tubercules sur la face ven- H. pseudomuriceus, H. mabouia et H. albi-
trale de la queue mais ceux du rang le plus vertebralis. Chez H. angulatus, H. lamaensis
latéral bien visibles de chaque côté en vue et H. albituberculatus il existe de gros tuber-
ventrale. Les écailles sous-caudales médianes cules dorsaux rapprochés très différents de
sont fortement élargies. ceux de H. kundaensis. H. pseudomuriceus
Coloration dans l’alcool : couleur de fond présente un museau plus court, avec un
grisâtre assez sombre de la tête, du corps et rapport œil-museau/œil-tympan compris
de la queue. Des zones très foncées et d’autres entre 1,21 et 1,31 (au lieu de 1,40 à 1,71 chez
un peu plus claires aux contours irréguliers et H. kundaensis) deux ou trois granules entre
mals définis alternent sur le dessus du dos. La les internasales (une seule ou aucune chez
queue a un aspect annelé, notament dans sa H. kundaensis) et des écailles sous-caudales
partie terminale où des anneaux sombres médianes hexagonales (plus larges que
étroits alternent avec des anneaux un peu plus longues chez H. kundaensis). H. mabouia
clairs deux fois plus larges. La face ventrale présente un nombre très élevé de pores pré-
est blanchâtre sauf le dessous de la queue qui anofémoraux chez les mâles, classiquement
est grisâtre.
Variation des paratypes : longueur museau-
cloaque 52 mm et 55 mm chez les deux
paratypes femelles, 47 mm et 50 mm chez les
deux paratypes mâles. Longueur de la queue
52 mm chez le seul paratype à queue intacte
(mâle de 50 mm de longueur museau-cloaque).
Rapport de la distance entre l’extrémité du
museau et le bord antérieur de l’œil à la distance
entre le bord postérieur de l’œil et l’ouverture
tympanique égal à 1,40 et 1,43 chez les
© L. Chirio

femelles et 1,67 et 1,71 chez les mâles. Un seul


granule entre la paire d’internasales chez trois
spécimens, aucun chez une femelle. De onze à Hemidactylus kundaensis.
treize supralabiales. De 12 à 14 rangées de Kunda (Guinée).

42 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
de 24 à 54, au lieu de seulement 8 à 10 chez
H. kundaensis. Chez H. albivertebralis, le
nombre de pores préanofémoraux n’est pas
connu, mais la coloration dorsale est très
différente, avec une ligne paravertébrale claire
et cinq bandes dorsales transverses beiges
bien délimitées, au lieu d’une coloration gris
sombre et de sept chevrons noirs mal définis
chez H. kundaensis.

© J.-F. Trape
Distribution géographique : cette espèce n’est
jusqu’à présent connue que des contreforts du
Fouta Djalon en Guinée. Tarentola pastoria.
Notes écologiques : espèce fréquente dans Vue dorsale de l’holotype MNHN 2011.0220.
les environs de Sangarédi. Il s’agit d’une
région de collines, où des zones de cuirasse
bauxitique à couvert végétal très faible – les Diagnose : cette tarente diffère de toutes les
bowés – contrastent fortement avec les gale- autres espèces connues par la combinaison de
ries forestières denses occupant les vallées. La caractères suivants : rostrale atteignant la
forêt sèche d’origine ne subsiste qu’en de narine ; pas d’écaille élargie entre la mentale
rares endroits sur les collines. On trouve et les gulaires ; coloration dorsale sans motifs
H. kundaensis sur les arbres des forêts dorsaux sombres clairement définis ; de 14 à
sèches des collines ainsi qu’occasionnellement 16 rangées de tubercules dorsaux; pas de rosette
sur les murs de maisons et bâtiments divers de granules élargis ou de petits tubercules
dans les villages. Un individu a été capturé secondaires autour des tubercules dorsaux ;
dans une anfractuosité de rochers d’un affleu- seulement six rangées dorsales de tubercules
rement de dolérites au niveau d’une chute caudaux ; tubercules de la queue intacte dis-
d’eau. posés sur six rangées et peu développés, la
rangée externe à peine visible latéralement en
Référence : HENLE et BÖHME, 2003.
vue ventrale de la base de la queue.
Étymologie : nom spécifique repris du nom
Tarentola pastoria J.-F. Trape, « Pastoria » qui désigne localement la concession
C. Baldé et I. Ineich, sp. nov. de l’institut Pasteur à Kindia d’où provient
l’holotype.
Holotype : MNHN 2011.0220 (précédemment
IRD TR.668), capturé le 10 juin 2004 sur un Description de l’holotype : longueur totale
bâtiment de l’institut Pasteur de Guinée à 156 mm ; longueur museau-cloaque 81 mm ;
Kindia (10° 05’ N, 12° 50’ W) par C. Baldé, longueur de la queue 75 mm (dernière partie
I. Ineich et J.-F. Trape. de la queue régénérée) ; longueur de la tête
25 mm ; largeur de la tête 18 mm ; hauteur de
Paratypes : MNHN 2011.0221 (précédemment
la tête 10 mm ; diamètre de l’œil 5 mm ; distance
IRD TR.664) ; MNHN 2011.0222 (précédem-
entre l’extrémité du museau et le bord anté-
ment IRD TR.666) ; IRD TR.667. Mêmes date,
rieur de l’œil 10 mm ; distance entre le bord
localité et collecteurs que l’holotype.
postérieur de l’œil et l’ouverture tympanique
8 mm ; rapport de la distance entre l’extrémité
du museau et le bord antérieur de l’œil à la
distance entre le bord postérieur de l’œil et
l’ouverture tympanique 1,25. Rostrale large,
atteignant la narine, divisée sur la ligne
médiane dans sa partie dorsale. Nasale bordée
par la rostrale, la première labiale, deux
écailles postnasales et une supranasale qui est
séparée de la supranasale symétrique par un
granule médian. Écailles supraciliaires un peu
plus grosses que les écailles interorbitales et
imbriquées avec elles. Dix-huit écailles entre
© J.-F. Trape

la partie dorsale médiane des deux orbites.


Huit grandes supralabiales de chaque côté. Six
Tarentola pastoria. grandes infralabiales de chaque côté. Écailles
Kindia (Guinée). de taille similaire sur le museau et sur les

I N T R O D U C T I O N À L’ H E R P É T O F A U N E D E L’ A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A 43
quatorze rangées d’écailles intermédiaires
plus petites. Une centaine de granules autour
du milieu du dos entre les deux rangées
externes de tubercules. Membres couverts de
granules avec des tubercules plats disséminés
sauf sur le haut des membres antérieurs. Les
cinq doigts et orteils avec une palette de
lamelles adhésives élargies en forme de
raquette et des griffes terminales aux troi-

© J.-F. Trape
sièmes et quatrièmes doigts et orteils.
Respectivement 14 et 23 écailles et lamelles
Tarentola pastoria.
sous le premier et le cinquième orteil des deux
Vue ventrale de l’holotype. côtés. Présence de petits tubercules pointus
sur toute la longueur de la partie dorsale non
régénérée de la queue, disposés sur six ran-
autres parties du dessus de la tête. Ouverture gées au niveau de la base de la queue. Pas de
tympanique en forme d’étroite fente verticale, tubercules sur la face ventrale de la queue,
sans denticules autour. Quelques tubercules
ceux de la rangée latérale de taille réduite et
en avant de la fente tympanique. Pas de tuber-
peu visibles en vue ventrale. Sauf dans la
cules dans la région frontale, ni dans les
région cloaquale où elles sont petites, les écailles
régions pariétales. Mentale triangulaire, suivie
sous-caudales médianes sont relativement
par trois paires de mentonnières de taille
grandes, leur surface nettement supérieure à
décroissante, aucune n’étant en contact sur la
celle des écailles ventrales et des tubercules
ligne médiane. Écailles gulaires petites et
dorsaux et caudaux.
lisses, au nombre de 45 entre la mentonnière
et le milieu d’une ligne fictive joignant les Coloration dans l’alcool : coloration plus ou
fentes tympaniques. Sur le dos, écaillure moins uniformément beige orangé sur l’ensemble
constituée de minuscules granules et de du dessus de la tête, du corps et de la queue,
tubercules. Quatorze à quinze rangées de avec quelques zones disséminées légèrement
tubercules dorsaux autour du milieu du corps, plus claires. La face ventrale est claire.
ceux proches de la ligne vertébrale petits et Variation des paratypes : la longueur
plats, ceux des flancs nettement plus gros, museau-cloaque du plus grand spécimen est
pointus et carénés, avec quelques granules de 103 mm. Le nombre de rangées transver-
élargis autour mais sans rosette de tubercules sales de tubercules dorsaux varie de 14 à 16 au
secondaires. Dix-sept tubercules entre la partie milieu du corps. Le nombre de lamelles sous le
postérieure de l’insertion des membres anté- premier orteil est de 14 ou 15. Celui sous le
rieurs et la partie antérieure de l’insertion des cinquième orteil est de 23 ou 24. Il existe
membres postérieurs le long de la ligne médio- constamment six tubercules sur les anneaux
dorsale de gros tubercules. Écaillure ventrale de la partie non régénérée de la queue. Tous
constituée de petites écailles imbriquées dont les autres principaux caractères des paratypes
la surface est très nettement supérieure à ainsi que leur coloration dans l’alcool sont
celle des granules dorsaux. 47 rangées longi- similaires à ceux de l’holotype.
tudinales de ventrales séparées de chaque
Coloration en vie : les paratypes ainsi que
côté de la première rangée de tubercules par
d’autres spécimens que nous avons observés
en vie présentent une coloration beige ou
brunâtre plus ou moins foncée très variable
selon les individus et les circonstances d’ob-
servation. Il y a souvent alternance sur le dos
de zones un peu plus claires – notamment sur la
ligne vertébrale – et d’autres plus sombres, mais
habituellement peu contrastées et sans motifs
transversaux réguliers. La queue présente un
aspect annelé clair et sombre, surtout chez les
© J.-F. Trape

juvéniles.
Comparaison avec d’autres espèces : avec
Tarentola pastoria. six tubercules seulement sur chaque anneau
Vue ventrale de la base de la queue de la queue, T. pastoria diffère des espèces du
de l’holotype. sous-genre Neotarentola qui en présentent au

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Distribution géographique : jusqu’à présent,
cette tarente n’est connue avec certitude que
du massif du Fouta Djalon dans les environs
de Kindia en Guinée. La mention de la pré-
sence de T. parvicarinata au mont Loma en
Sierra Leone correspond très probablement à
T. pastoria.

© J.-F. Trape
Notes écologiques : cette tarente est présente
et abondante sur les murs de tous les bâtiments
Tarentola pastoria. de l’institut Pasteur à Kindia. On la trouve
Kindia (Guinée). aussi sur les falaises et blocs rocheux des
nombreux reliefs de cette région de Guinée.
moins dix. L’absence de tubercules secondaires Référence : JOGER, 1984.
en fer à cheval autour des tubercules dorsaux
permet de séparer T. pastoria des espèces du
sous-genre Tarentola. Le contact entre la ros-
Leptosiaphos dungeri
trale et la nasale permet de séparer T. pastoria
J.-F. Trape, sp. nov.
des espèces du sous-genre Saharogecko.
L’ensemble des caractères précédents permet de Holotype : MNHN 2011.0229 (précédemment
rattacher T. pastoria au sous-genre Sahelogecko IRD TR.3589), capturé le 14 novembre 2011
qui regroupe toutes les tarentes actuellement dans la piscine désaffectée du Wildlife Park de
connues d’Afrique occidentale : T. ephippiata Jos (09° 53’ N, 08° 51’ W ; altitude : 1 320 m) au
et ses sous-espèces T. e. senegambiae et T. e. Nigeria par J.-F. Trape.
hoggarensis, T. annularis et T. parvicarinata. Autres spécimens : sept spécimens du
L’absence d’écailles élargies entre la mentale plateau de Jos de la collection du British
et les gulaires permet de séparer T. pastoria Museum examinés par DUNGER (1972) : BM
des trois sous-espèces de T. ephippiata. 1973.17-21 de Jos, BM 1973.16 de Kigom Hills
T. annularis présente quatre taches blanches (09° 47’ N, 08° 33’ E) ; BM 1962.1730 de
bordées de sombre en haut du dos et n’a pas de Zonkwa (09° 47’ N, 08° 18’ E).
carènes sur les tubercules, ce qui la distingue
facilement de T. pastoria. Par rapport à
T. parvicarinata, T. pastoria diffère par un
nombre supérieur de rangées de tubercules
dorsaux (habituellement 12 chez T. parvica-
rinata), par l’absence de moucheture
blanches sur le dos et notamment sur les
tubercules, par la présence de seulement six
rangées de tubercules caudaux au lieu de huit,
et par un aspect très différent de la queue en
vue ventrale, T. parvicarinata présentant
© J.-F. Trape

une rangée de gros tubercules latéraux qui


sont absents chez T. pastoria.

Leptosiaphos dungeri.
Vue générale de l’holotype.
© J.-F. Trape

© J.-F. Trape

Habitat de Tarentola pastoria Leptosiaphos dungeri.


près de Kindia en Guinée. Vue de la tête de l’holotype.

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Diagnose : petit scincidé caractérisé par la première est en contact sur la ligne médiane
combinaison de caractères suivants : habitus derrière la postmentale. Six infralabiales.
sepsinoïde ; queue épaisse plus longue que le Ouverture tympanique minuscule mais bien
corps ; membres antérieurs et postérieurs visible de chaque côté. Quelques denticulations
courts, distants de la longueur d’une quinzaine en haut et en bas dans l’ouverture tympanique.
d’écailles quand ils sont rabattus les uns Écailles du corps lisses et imbriquées, celles
vers les autres le long du corps ; absence de du dos de dimensions similaires à celles du
supranasale ; préfrontales petites, largement ventre, les rangées vertébrales non élargies
séparées ; ouverture tympanique minuscule ; sauf dans leur partie antérieure. 22 rangées
écailles dorsales et ventrales entièrement d’écailles autour du milieu du corps ;
lisses ; 22 ou 24 rangées d’écailles autour du 65 écailles entre la mentale et la série de six
milieu du corps ; quatre doigts aux membres anales. Membres antérieurs et postérieurs
antérieurs ; cinq orteils aux membres posté- courts et fins. Distance séparant les membres
rieurs. L’ensemble de ces caractères permet de antérieurs rabattus vers l’arrière le long du
rattacher cette espèce au genre Leptosiaphos. corps des membres postérieurs rabattus vers
Dans ce genre, c’est la seule espèce en Afrique l’avant égale à 15 écailles. Doigts et orteils
occidentale ou centrale à ne posséder que étroits. Respectivement zéro (pouce absent),
quatre doigts aux membres antérieurs. quatre, cinq, six et trois écailles dorsales sur
Étymologie : espèce dédiée à G.T. Dunger en les doigts de rang 1 à 5, et deux, quatre, cinq,
hommage à sa contribution à l’herpétologie six et trois écailles dorsales sur les orteils de
ouest-africaine. rang 1 à 5. Respectivement zéro, sept, dix,
onze et sept écailles ventrales sur les doigts
Description de l’holotype : aspect général de rang 1 à 5, et trois, neuf, treize, quatorze
d’un petit scincidé à museau arrondi, à et sept écailles ventrales sur les orteils de
membres courts et à queue épaisse sur la rang 1 à 5. Une petite griffe terminale à l’ex-
majeure partie de sa longueur. Longueur totale trémité de chaque doigt et orteil. Les écailles
72 mm ; longueur museau-cloaque 37 mm ; caudales sont toutes entièrement lisses. Le
longueur de la queue 35 mm (le dernier tiers dernier tiers de la queue est régénéré. Les
de la queue est régénéré) ; distance entre l’ex- écailles de la partie régénérée de la queue sont
trémité du museau et l’ouverture tympanique très élargies.
6 mm ; distance entre l’extrémité du museau et
la partie antérieure de l’insertion des membres Coloration en vie : la coloration dorsale est
brunâtre, avec les écailles tachées de brun
antérieurs 11,6 mm ; distance entre la partie
sombre en leur centre. Sur les flancs, les taches
postérieure de l’insertion des membres anté-
sont plus grandes et se rejoignent entre deux
rieurs et la partie antérieure de l’insertion
écailles de même rangée, formant des lignes
des membres postérieurs 22 mm ; longueur
longitudinales sombres. La tête est brunâtre
des membres antérieurs 6 mm ; longueur des
avec les labiales et les écailles situées entre
membres postérieurs 9 mm. Rostrale large bien
l’ouverture tympanique et le creux maxillaire
visible de dessus. Une grande frontonasale
partiellement sombres et claires. Le dessous
largement en contact avec la rostrale vers
de la gorge est blanchâtre devenant jaunâtre
l’avant et la frontale vers l’arrière. De chaque
sous le thorax et l’abdomen. Le dessous de la
côté, la frontonasale est successivement en
queue est grisâtre aussi bien sous sa partie
contact avec la nasale, une petite loréale et
originelle que sous sa partie régénérée.
une petite préfrontale. En arrière de la frontale,
il existe successivement une paire de fronto- Coloration dans l’alcool : La coloration de
pariétales, une interpariétale et une paire de la face dorsale est restée similaire à celle qui
grandes occipitales. Vers l’avant, la frontale était observée en vie. La face ventrale est
est en contact avec la frontonasale et, de devenue entièrement blanchâtre.
chaque côté, avec la préfrontale et les deux
premières supraoculaires. Sept supraciliaires
à droite et huit à gauche. Cinq supraoculaires
de chaque côté. La narine s’ouvre au centre de la
nasale qui est divisée vers le bas. Deux loréales
de chaque côté, suivies par deux préoculaires
superposées. La pupille est circulaire. Un disque
© J.-F. Trape

transparent dans le centre de la paupière infé-


rieure. Sept supralabiales à droite et six à
gauche. Mentale large suivie d’une postmentale Leptosiaphos dungeri.
et de quatre paires de mentonnières dont la Vue ventrale de l’holotype.

46 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
Variation : les sept spécimens du plateau de qui en possède quatre. La série type de L. aloy-
Jos décrits par DUNGER (1972) présentent les sisabaudiae provient du mont Ruwenzori en
principales caractéristiques suivantes : lon- Ouganda, soit à plus de 2 500 km du plateau de
gueur museau-cloaque comprise entre 51,5 et Jos, et cette espèce est restreinte à quelques
40 mm ; queue toujours mutilée ou régénérée, zones d’altitude d’Ouganda et des régions limi-
maximum 70,5 mm chez un spécimen de trophes du sud du Soudan (monts Imatong) et
51,5 mm de longueur museau-cloaque ; six ou de l’est de la R. D. du Congo (parc national
sept supralabiales ; nasale entière ou semi- Albert). Outre des critères bio-géographiques
divisée ; sept ou huit supraciliaires ; 22 rangées – toutes les espèces connues dans le genre
d’écailles autour du corps chez 6 spécimens Leptosiaphos ont des distributions géogra-
et 24 chez un spécimen ; de 65 à 70 écailles phiques restreintes – L. dungeri peut être
entre la mentale et l’anale ; membres antérieurs séparée de L. aloysiisabaudiae sur des critères
avec quatre doigts chez tous les spécimens morphologiques. L. dungeri possède un corps
mais traces de pouce vestigial chez deux plus allongé et des membres antérieurs plus
spécimens ; respectivement zéro ou une, trois courts, la distance entre les membres postérieurs
ou quatre, cinq ou six, cinq ou six et trois rabattus vers l’avant et les membres antérieurs
écailles dorsales sur les doigts de rang 1 à 5, et rabattus vers l’arrière étant toujours nettement
deux ou trois, trois à cinq, cinq à sept, six ou supérieure à la longueur des membres antérieurs
sept et trois ou quatre écailles dorsales sur les chez L. dungeri alors qu’elle est équivalente
orteils de rang 1 à 5. Respectivement zéro ou ou inférieure chez L. aloysiisabaudiae.
une, cinq à huit, neuf à onze, dix à douze et
Distribution géographique : L. dungeri n’est
cinq à sept écailles ventrales sur les doigts de
jusqu’à présent connu que du plateau de Jos
rang 1 à 5, et trois ou quatre, huit à dix, treize
au Nigeria. Des études génétiques devront
à quinze, treize à seize et six à huit écailles
ventrales sur les orteils de rang 1 à 5. préciser si la population de Leptosiaphos à
quatre doigts des environs de Tignere dans
Comparaison avec d’autres espèces : les l’Adamaoua (Cameroun) doit être rattachée à
spécimens de Leptosiaphos dungeri exa- L. dungeri ou si elle constitue une espèce
minés par DUNGER (1972) ont été attribués à distincte non encore décrite.
L. kilimensis par cet auteur. Toutefois cette
espèce n’est connue que d’Afrique de l’Est et Notes écologiques : DUNGER (1972) mentionne
elle possède constamment cinq doigts aux que tous ses spécimens ont été collectés dans
membres antérieurs (PERRET, 1975). En des caniveaux le long des rues de Jos ou sur
Afrique occidentale et centrale, sept espèces des pistes en latérite dans ou en dehors de la
sont actuellement connues dans le genre ville. Notre spécimen était caché vers midi
Leptosiaphos : L. amieti (Perret, 1973), sous un petit tas de feuilles mortes au fond de la
L. fuhni (Perret, 1973), L. ianthinoxantha piscine désaffectée du parc zoologique de Jos,
(Böhme, 1975), L. koutoui (Ineich, Schmitz, à une trentaine de centimètres de l’ouverture
Chirio et Lebreton, 2004), L. pauliani (Angel, latérale d’un petit tuyau d’évacuation de l’eau.
1940), L. vigintiserierum (Sjösdet, 1897) et Références : DUNGER, 1972 ; PERRET, 1975 a
L. cf. aloysiisabaudiae (Peracca, 1907). Toutes et b, SPAWLS et al., 2002 ; CHIRIO et LEBRETON,
possèdent constamment cinq doigts aux membres 2007.
antérieurs à l’exception de L. aloysiisabaudiae

Cophoscincopus senegalensis
S. Trape, O. Mediannikov
et J.-F. Trape, sp. nov.

Holotype : MNHN 2011.0225 (précédemment


IRD TR.2517), capturé le 20 juillet 2006 dans
le ruisseau de Dindéfelo (12° 21’ N, 12° 19’ W)
au Sénégal par S. Trape et J.-F. Trape.
Paratypes : MNHN 2011.0226 et MNHN
2011.0227 (précédemment IRD TR.2518 et
© J.-F. Trape

IRD TR.2519). Mêmes date, localité et collec-


teurs que l’holotype.
Habitat de Leptosiaphos dungeri
à Jos (Nigeria).
Diagnose : la plus grande des espèces de
L’holotype a été capturé dans le coin gauche Cophoscincopus connue, la longueur
du fond de cette piscine désaffectée. museau-cloaque atteignant jusqu’à 68 mm chez

I N T R O D U C T I O N À L’ H E R P É T O F A U N E D E L’ A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A 47
© J.-F. Trape

© J.-F. Trape
Cophoscincopus senegalensis. Cophoscincopus senegalensis.
Vue générale de l’holotype en vie. Vue latérale de la tête de l’holotype en vie.

le petit nombre de spécimens jusqu’à présent


étudiés (maximum 66 mm chez A. greeri,
61 mm chez C. simulans et toujours moins de
60 mm chez C. durus). C. senegalensis diffère
des autres espèces de Cophoscincopus à la
fois génétiquement et par la combinaison de
caractères suivants : frontonasale entière
(divisée chez C. durus), de 48 à 51 écailles

© J.-F. Trape
paravertébrales (de 39 à 48 chez C. simulans),
ouverture tympanique très petite mais habi-
tuellement visible entre les écailles du côté de
la tête (ouverture habituellement cachée chez Cophoscincopus senegalensis.
Vue dorsale de la tête de l’holotype en vie.
C. greeri).
Étymologie : en référence au pays d’origine
de la série type. et, de chaque côté, la préfrontale et les deux
Description de l’holotype : aspect général premières supraoculaires. Six supraciliaires et
d’un scincidé à museau plutôt pointu, à tête quatre supraoculaires de chaque côté. La narine
large, à formes relativement épaisses et à s’ouvre au centre de la nasale qui est entière.
membres bien développés. Longueur totale Une loréale de chaque côté, suivie par deux
126 mm ; longueur museau-cloaque 68 mm ; préoculaires superposées. La pupille est circu-
longueur de la queue 58 mm (le dernier tiers laire. Six supralabiales, la quatrième bordant
de la queue est régénéré) ; distance entre l’ex- l’œil, et six infralabiales de chaque côté.
trémité du museau et l’ouverture tympanique Mentale large suivie d’une postmentale et de
13 mm ; distance entre l’extrémité du museau trois paires de grandes mentonnières dont la
et la partie antérieure de l’insertion des membres première est en contact sur la ligne médiane
antérieurs 26 mm ; distance entre la partie derrière la postmentale. Ouverture tympanique
postérieure de l’insertion des membres anté- minuscule mais visible de chaque côté de la
rieurs et la partie antérieure de l’insertion des tête. Écailles dorsales fortement carénées, le
membres postérieurs 33,5 mm ; longueur des rang vertébral non élargi. Écailles ventrales lisses.
membres antérieurs 17 mm ; longueur des 30 rangées d’écailles autour du milieu du corps.
membres postérieurs 24 mm. Rostrale large 48 écailles paravertébrales. 53 écailles entre
bien visible de dessus. Une grande frontona- la postmentale et la paire d’anales. Membres
sale non divisée largement en contact avec la antérieurs et postérieurs pentadactyles, se
rostrale vers l’avant et la frontale vers l’arrière. recouvrant légèrement quand ils sont rabattus
De chaque côté, la frontonasale est successi- le long du corps. Doigts et orteils étroits. Section
vement en contact avec la nasale, la loréale et de la queue aussi haute que large, plus ou moins
la préfrontale. En arrière de la frontale, qui est arrondie ou quadrangulaire car légèrement
deux fois plus longue que large, il existe aplatie latéralement et ventralement. Écailles
successivement une paire de frontopariétales, de la queue fortement carénées sauf sur la face
une interpariétale et une paire de grandes ventrale où elles sont lisses.
occipitales. Quelques crêtes assez nettes sur les Coloration en vie : couleur de fond brunâtre,
frontopariétales et l’interpariétale. Vers l’avant, avec des zones brun foncé et d’autres moins
la frontale est en contact avec la frontonasale foncées, ainsi que des petites taches claires

48 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
© J.-F. Trape

© J.-F. Trape
Cophoscincopus senegalensis. Cophoscincopus senegalensis.
Vue ventrale de l’holotype en vie. Vue générale du paratype MNHN 2011.2517
en vie.

jaunâtre avec quelques traces brunâtres sur le


bord des écailles. Le reste du dessous du corps
est entièrement jaunâtre sauf sous la dernière
partie de la queue où des traces brunâtres
sont également présentes sur les écailles.
Variation des paratypes : la longueur
© J.-F. Trape

museau-cloaque des deux paratypes est


respectivement de 65 et 55 mm. Le nombre
d’écailles paravertébrales est de 50 et 51, celui
Cophoscincopus senegalensis.
Vue latérale de la tête du paratype de rangées d’écailles autour du milieu du corps
MNHN 2011.2517 en vie. de 30 et celui d’écailles entre la postmentale
et la paire d’anale est de 52. L’ouverture
plus ou moins alignées sur la queue et le dos tympanique est minuscule mais visible de
occupant généralement la surface d’une ou chaque côté chez les deux paratypes. Les
deux écailles et espacées de plusieurs écailles. autres principaux caractères des paratypes
Latéralement, la transition entre la coloration sont similaires à ceux de l’holotype.
dorsale et ventrale est progressive. La face
Coloration en vie : la coloration générale des
ventrale est blanchâtre avec des zones brunâtres
deux paratypes est brunâtre avec une fine
sous la tête, puis progressivement orangée sous
pellicule de latérite qui masque presque complè-
le reste du corps et de la queue.
tement le contraste de petites taches dorsales
Coloration dans l’alcool : elle est similaire à claires disposées de façon similaire à celles de
la coloration en vie sur le dessus de la tête, du l’holotype. La face ventrale est claire légèrement
corps et de la queue. Le dessous de la tête est orangée.

C. simulans Guinée
84
C. simulans Guinée
99
C. simulans Guinée

47 C. simulans Guinée

C. durus Guinée
C. durus Guinée
100
79
C. durus Guinée
0,01 C. greeri Guinée
98
C. greeri Guinée
100
C. greeri Guinée
66
C. greeri Guinée
C. senegalensis Guinée
100 C. senegalensis Sénégal
Leptosiaphos kilimensis
Arbre phylogénique du genre Cophoscincopus (gène 16S, évolution minimale).

I N T R O D U C T I O N À L’ H E R P É T O F A U N E D E L’ A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A 49
Coloration dans l’alcool : elle est presque Notes écologiques : à Dindéfelo, ce petit
similaire à celle en vie, mais légèrement plus scinque aquatique se tient le plus souvent sous
contrastée au niveau des taches dorsales. les pierres qui parsèment le lit et la galerie
Comparaison avec d’autres espèces : le forestière du petit ruisseau issu de la vasque de
genre Cophoscincopus est exclusivement la cascade, elle-même située à une demi-heure
distribué en Afrique de l’Ouest où il a long- de marche du village.
temps été considéré comme monotypique. Références : BÖHME et al., 2000.
Depuis le travail de BÖHME et al. (2000), trois
espèces sont reconnues : C. durus (Cope, Acanthodactylus boskianus
1862), C. simulans (Vaillant, 1884) et C. greeri
nigeriensis J.-F. Trape, L. Chirio
Böhme, Schmitz et Ziegler, 2000. Bien que les
et P. Geniez, ssp. nov.
différences de coloration, de morphologie et
d’écaillure entre ces trois espèces soient Holotype : MNHN 2011.0273 (précédemment
minimes, une analyse génétique que nous IRD TR.3651), capturé le 12 janvier 2004 près
avons effectuée montre qu’elles sont bien de Birnin-Gaouré (13° 05’ N, 02° 55’ E) au
toutes les trois valides et qu’elles diffèrent Niger par J.-F. Trape.
aussi de C. senegalensis qui est la seule
Paratypes : IRD TR.3653, MNHN 2011.0274
espèce du genre distribuée en savane souda-
(précédemment IRD TR.3650) et MNHN
nienne. Il est également possible de distinguer
2011.0275 (précédemment IRD TR.3652). Mêmes
C. senegalensis des autres espèces de
date, localité et collecteur que l’holotype.
Cophoscincopus sur les caractères suivants :
frontonasale entière alors qu’elle est divisée Autres spécimens examinés : IRD TR.343,
chez C. durus, de 48 à 51 écailles paraverté- capturé le 24 janvier 2004 près de Kolifo
brales au lieu de 39 à 48 chez C. simulans, (13° 49’ N, 04° 00’ E) au Niger par J.-F. Trape ;
ouverture tympanique très petite mais visible IRD TR.1566-1569, quatre spécimens capturés
chez les trois spécimens que nous avons le 21 février 2005 à Karosssofoua (13° 37’ N,
collectés alors qu’elle est presque toujours 06° 37 ’E) au Niger par J.-F. Trape ; IRD
cachée chez C. greeri. Par ailleurs, C. senega- LC.6050X-6554X, cinq spécimens capturés le
lensis apparaît comme la plus grande des 18 février 2005 à Kouré (13° 19’ N, 02° 35’ E)
espèces de Cophoscincopus connue car sa au Niger par L. Chirio ; IRD LC.7293X et
longueur museau-cloaque atteint jusqu’à LC.7294X, capturés le 13 juillet 2010 à Kouré
68 mm chez les trois spécimens que nous au Niger par L. Chirio.
avons capturés alors que le maximum connu Diagnose : Lacertidé associé aux régions de
est de 66 mm chez A. greeri, 61 mm chez savane soudano-sahélienne du sud du Niger et
C. simulans et inférieur à 60 mm chez du nord du Nigeria, génétiquement distinct
C. durus (B ÖHME et al., 2000 et données des populations du complexe Acanthodactylus
personnelles). boskianus de Mauritanie, d’Afrique du Nord
Distribution géographique : au Sénégal, et d’Égypte dont il partage les principales
C. senegalensis n’est actuellement connu que caractéristiques morphologiques (trois rangées
de Dindéfelo, dans l’extrême sud-est du pays, d’écailles aux doigts, quatre supraoculaires,
au pied du Fouta Djalon. En Guinée, nous écailles des flancs beaucoup plus petites que
avons récemment collecté un spécimen de les écailles médio-dorsales qui sont larges et
cette espèce à Oumoré, près de Sangaredi. fortement carénées, quatrième et cinquième
© J.-F. Trape

© L. Chirio

Habitat de Cophoscincopus senegalensis Acanthodactylus boskianus nigeriensis.


à Dindéfelo (Sénégal). Kouré (Niger).

50 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
côté, suivies postérieurement de petites écailles.
Cinq paires de mentonnières, les trois premières
en contact sur la ligne médiane.
Écailles dorsales petites, plates et imbriquées
au niveau du cou, puis devenant progressive-
ment vers l’arrière de plus ou plus grandes,
étroitement carénées et fortement imbriquées,

© J.-F. Trape
celles situées entre la jonction des membres
antérieurs environ deux fois moins larges que
Acanthodactylus boskianus nigeriensis. celles situées au milieu du dos et trois fois
Vue de l’holotype. moins larges que celles situées entre la jonction
des membres postérieurs. 36 rangées d’écailles
dorsales et 8 rangées d’écailles ventrales autour
supralabiales en contact avec la sous-oculaire), du corps à mi- distance entre la jonction des
mais caractérisé par sa petite taille (longueur membres antérieurs et la jonction des membres
museau-cloaque des adultes comprise entre postérieurs. Écailles dorsales à mi-flanc de
50 et 63 mm) et une coloration différente des deux à quatre fois plus petites que celles de la
juvéniles et des femelles qui ne présentent pas région paravertébrale. Dix rangées de grandes
de couleurs vives sur la queue. écailles dorsales entre les membres postérieurs
Étymologie : en référence au pays d’origine au niveau arrière de leur jonction avec le
de la série type. corps. 29 rangées d’écailles ventrales entre le
collier et la région préanale. Cinq rangées
Description de l’holotype : longueur totale
d’écailles dans la région préanale dont deux
156 mm ; longueur museau-cloaque 55 mm ;
préanales médianes élargies.
longueur de la queue 101 mm. Tête allongée ;
museau obtus. Nasale divisée en deux parties, Pores fémoraux au nombre de 21 sur une
l’une antérieure et l’autre postérieure, la rangée unique de chaque côté. Trois rangées
nasale antérieure est la plus grande. Deux d’écailles autour des doigts. 19 lamelles sous
loréales, une petite antérieure et une grande le quatrième orteil. Orteils avec des serrations
postérieure. Narine en contact avec la première latérales externes assez peu développées, cela
supralabiale, la nasale antérieure et la nasale même au quatrième orteil.
postérieure. Première supralabiale successi-
vement en contact avec la rostrale, la nasale
antérieure, la narine, la nasale postérieure, la
première loréale et la deuxième supralabiale.
Six supralabiales, la quatrième et la cinquième
les plus grandes largement en contact avec
une grande sous-oculaire qui approche mais
n’atteint pas la lèvre. Pupille ronde. Paupière
inférieure écailleuse. Sept supraciliaires, la
première très longue, sa longueur environ les
© J.-F. Trape

deux cinquièmes de la longueur totale des


supraciliaires. Frontonasale en contact étroit
avec la rostrale entre les nasales antérieures Acanthodactylus boskianus nigeriensis.
qui ne se rejoignent pas sur la ligne médiane. Vue de latérale de la tête de l’holotype.
Une paire de préfrontales. Une frontale médiane
unique. Quatre supraoculaires, la deuxième et
la troisième les plus grandes, la première et la
quatrième légèrement fragmentées. Une série
de petits granules entre les deux grandes
supraoculaires et les supraciliaires. Une paire
de frontopariétales. Une petite interpariétale
qui sépare antérieurement une paire de
grandes pariétales. Absence d’occipitale. Deux
grandes écailles bordant extérieurement chaque
© J.-F. Trape

pariétale, celle antérieure la plus grande.


Ouverture tympanique verticale, grande et
légèrement denticulée vers l’avant. Une grande Acanthodactylus boskianus nigeriensis.
mentale. Six grandes infralabiales de chaque Vue dorsale de la tête du paratype IRD TR.3650.

I N T R O D U C T I O N À L’ H E R P É T O F A U N E D E L’ A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A 51
Coloration dans l’alcool : coloration de fond dorsales – très grandes dans la région para-
beige sur dessus de la tête, du corps et de la vertébrale, surtout vers l’arrière du corps et
queue. Sur chaque flanc, deux bandes longitu- très petites à mi-flanc – permettent de ratta-
dinales claires bordées de chaque côté par de cher ces spécimens du Niger au complexe
petites taches sombres régulièrement alignées. Acanthodactylus boskianus dont la répartition
De chaque côté de la ligne vertébrale, d’autres s’étend du Maroc et de la Mauritanie jusqu’à
petites taches sombres régulièrement alignées, l’Iran (Salvador 1982). Classiquement, trois
soit au total dix lignes de taches sombres sur le sous-espèces sont reconnues dans ce complexe
dos et les flancs. La face ventrale est entièrement
(Baha El Din 2006) : la sous-espèce nominale
blanchâtre.
A. b. boskianus (Daudin, 1802), dont le type
Variation des paratypes et des autres provient d’Égypte, A. b. asper (Audouin, 1909),
spécimens examinés : la longueur museau- dont le type provient également d’Égypte et
cloaque du plus grand spécimen est de 62 mm,
A. b. euphraticus Boulenger, 1919, dont le
celle des autres spécimens est comprise entre
type provient d’Irak. Toutefois, HARRIS et
49 et 61 mm. Le plus grand spécimen à queue
ARNOLD (2000) ont montré que les popula-
intacte mesure 166 mm pour une longueur
tions d’Arabie et d’Afrique du Nord étaient
museau-cloaque de 57 mm. Le nombre de
rangées de dorsales au milieu du corps varie de probablement paraphylétiques, suggérant que
31 à 39 (moyenne : 34,9). Il existe constamment les différences entre populations pouvaient
10 rangées de grandes écailles dorsales entre être de niveau spécifique. Nos données et
les membres postérieurs au niveau de leur celles de DUNGER (1967) montrent que les
jonction avec le corps. Le nombre de rangées populations du Niger et du Nigeria sont de très
de ventrales est constamment de 8 à mi-corps. petite taille, jusqu’à seulement 62 mm pour la
Le nombre de rangées de ventrales entre le longueur museau-cloaque chez nos spécimens
collier et la région précloaquale varie de 26 à et 57 mm pour ceux de Dunger, alors que les
29 (moyenne : 27,8). Le nombre de pores autres populations que nous avons étudiées
fémoraux est compris entre 20 et 23 chez tous atteignent 82 mm en Mauritanie et 87 mm au
les spécimens sauf un chez qui il est de 16 d’un Maroc. De même, les données de BAHA EL DIN
côté et de 15 de l’autre côté. La sous-oculaire (2006) en Égypte indiquent 79 mm pour
entre en contact avec la lèvre chez un tiers des A. b. boskianus et 76 mm pour A. b. asper,
spécimens. La frontonasale est séparée de la tandis que SALVADOR (1982) mentionne jus-
rostrale par les nasales antérieures qui se qu’à 90 mm en Arabie. Nos données de biologie
rejoignent sur la ligne médiane chez tous les
moléculaire montrent aussi des différences de
spécimens sauf un. Il existe chez deux spécimens
niveau au moins sous-spécifique entre les
une écaille médiane surnuméraire entre les
populations du Niger et celles de Mauritanie,
préfrontales.
d’Afrique du Nord et d’Égypte. En outre, les
Coloration : tous les spécimens ont une
colorations des juvéniles et des femelles
coloration plus ou moins similaire à celle de
apparaissent différentes, car nous n’avons
l’holotype. Les principales différences portent
jamais observé au Niger de spécimens à queue
soit sur la ponctuation sombre, les taches
étant parfois très atténuées et donc peu dis- bleue ou rouge, ce qui est habituel chez les
tinctes voire absentes sur une partie du corps juvéniles et les femelles d’Afrique du Nord et
chez certains spécimens, soit sur les bandes d’Égypte.
claires latérales qui peuvent être absentes, la Distribution géographique : au sein du
couleur de fond beige occupant alors leur complexe Acanthodactylus boskianus, seules
emplacement. Plus rarement, il existe une les populations du sud du Niger et du Nigeria
troisième bande claire latérale en bordure ont jusqu’à présent été suffisamment étudiées
externe des deux lignes paravertébrales de pour pouvoir être rattachées à A. boskianus
taches sombres. Le dessous de la tête, du corps nigeriensis.
et de la queue est uniformément blanchâtre
aussi bien dans l’alcool que chez les spécimens Notes écologiques : toutes les localités de
en vie. collecte correspondent à des zones de savane
soudano-sahélienne souvent fortement anthro-
Comparaison avec d’autres espèces et
pisées par la rotation des cultures. Deux des
sous-espèces : la présence de seulement
paratypes ont consommé de gros insectes
trois rangées d’écailles autour des doigts,
l’existence de quatre supraoculaires et de ailés.
deux supralabiales en contact avec la sous- Références : DUNGER, 1967 ; SALVADOR, 1982 ;
oculaire, l’aspect très particulier des écailles HARRIS et ARNOLD, 2000 ; BAHA EL DIN, 2006.

52 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
© J.-F. Trape

© J.-F. Trape
Acanthodactylus boskianus khattensis. Acanthodactylus boskianus khattensis.
Vue latérale de la tête de l’holotype. Vue générale de l’holotype.

Acanthodactylus boskianus khattensis grande taille (longueur museau-cloaque des


J.-F. Trape et S. Trape, ssp. nov. adultes comprise entre 70 et 82 mm), son petit
nombre de rangées de dorsales (28-32), la
Holotype : MNHN 2011.0223 (précédemment présence de 10 rangées de ventrales et sa
IRD TR.1415), capturé le 11 octobre 2004 dans coloration particulière.
les buissons du lit d’un « khatt » situé au pied
Étymologie : en référence au nom local des
du guelb Mohammed Moûloûd (19° 47’ 46’’ N,
petits oueds encombrés de végétation où ce
14° 25’ 27’’ W) à 8 km au nord-ouest d’Akjoujt
lézard abonde dans la région d’Akjoujt.
en Mauritanie par J.-F. Trape.
Description de l’holotype : longueur totale
Paratypes : MNHN 2011.0224 (précédemment
238 mm ; longueur museau-cloaque 73 mm ;
IRD TR.1414), IRD TR.1411-1413. Mêmes date,
longueur de la queue 165 mm. Tête allongée ;
localité et collecteur que l’holotype. IRD TR.2087
museau obtus. Nasale divisée en deux parties,
capturé le 6 octobre 2004 à Akjoujt (19° 44’ N,
l’une antérieure et l’autre postérieure, la nasale
14° 23’ W) par J.-F. Trape.
antérieure est la plus grande. Deux loréales à
Autre spécimen : IRD TR.2080, capturé le droite, une petite antérieure et une grande
1er février 2007 au sud de Nouakchott (17° 26’ N, postérieure ; à gauche, la loréale antérieure
16 °03’ W) en Mauritanie par J.-F. et S. Trape. est fragmentée. Narine en contact avec la
Diagnose : lacertidé de l’ouest de la Mauritanie, première supralabiale, la nasale antérieure et
présentant les principales caractéristiques des la nasale postérieure. Première supralabiale
espèces et sous-espèces du complexe successivement en contact avec la rostrale, la
Acanthodactylus boskianus (trois rangées nasale antérieure, la narine, la nasale posté-
d’écailles aux doigts, quatre supraoculaires, rieure, la première loréale et la deuxième
écailles des flancs beaucoup plus petites supralabiale. Six supralabiales à droite, sept
que les écailles médio-dorsales, quatrième et à gauche, la quatrième et la cinquième les
cinquième supralabiales en contact avec la plus grandes largement en contact avec une
sous-oculaire), mais génétiquement distinct grande sous-oculaire qui n’atteint pas la lèvre.
des populations de ce complexe d’Égypte, Pupille ronde. Paupière inférieure écailleuse.
d’Asie, d’Afrique du Nord et des autres régions Six supraciliaires, la première très longue,
d’Afrique occidentale. Il est caractérisé par sa sa longueur environ les deux cinquièmes de
la longueur totale des supraciliaires.
Frontonasale séparée de la rostrale par les
nasales antérieures qui se rejoignent sur la
ligne médiane. Une paire de grandes préfron-
tales. Une frontale médiane unique. Quatre
supraoculaires, la deuxième et la troisième sont
les plus grandes. Une série de petits granules
entre les deux grandes supraoculaires et les
supraciliaires. Une paire de frontopariétales.
Une petite interpariétale qui sépare antérieu-
© J.-F. Trape

rement une paire de grandes pariétales.


Absence d’occipitale. Deux grandes écailles
Acanthodactylus boskianus khattensis. bordant extérieurement chaque pariétale,
Vue dorsale de la tête de l’holotype. celle antérieure est la plus grande. Ouverture

I N T R O D U C T I O N À L’ H E R P É T O F A U N E D E L’ A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A 53
Pores fémoraux au nombre de 24 de chaque
côté sur une rangée unique. Trois rangées
d’écailles sur les doigts. 20 lamelles sous le
quatrième orteil. Orteils avec des serrations
latérales externes assez peu développées,
même au quatrième orteil.
Coloration dans l’alcool : coloration de
fond brunâtre sur le dessus de la tête, du
corps et de la queue. Des ébauches de bandes

© J.-F. Trape
longitudinales claires et sombres sur la nuque
qui deviennent progressivement indistinctes
Acanthodactylus boskianus khattensis. dès le niveau de l’embranchement des
Paratype IRD TR.1411 juste après sa capture. membres supérieurs. Pas de bandes distinctes
Environs d’Akjoujt (Mauritanie). sur le reste du corps. Toutefois, le pigment
dorsal n’est pas uniformément distribué mais
plus ou moins concentré longitudinalement.
tympanique verticale, grande et denticulée Face ventrale entièrement blanchâtre.
vers l’avant. Une grande mentale. Six grandes Variation des paratypes : la longueur
infralabiales de chaque côté, suivies posté- museau-cloaque du plus grand paratype est
rieurement de petites écailles. Cinq paires de de 82 mm, celle des autres spécimens est
mentonnières, les trois premières en contact comprise entre 76 et 67 mm. Le nombre de
sur la ligne médiane. rangées de dorsales au milieu du corps varie
Écailles dorsales petites, carénées et imbriquées de 30 à 32 (moyenne : 30,8). Il existe constam-
au niveau du cou, puis devenant progressive- ment 10 rangées de grandes écailles dorsales
ment vers l’arrière de plus ou plus grandes, entre les membres postérieurs au niveau de leur
étroitement carénées et fortement imbriquées, jonction avec le corps. Le nombre de rangées
celles situées entre la jonction des membres de ventrales est constamment de 10 à mi-corps.
antérieurs environ deux fois moins larges que Le nombre de rangées de ventrales entre le
celles situées au milieu du dos et trois fois collier et la région précloaquale est de 27 ou
moins larges que celles situées entre la 28. Le nombre de pores fémoraux est de 22 ou
jonction des membres postérieurs. 32 rangées 23. La sous-oculaire est séparée de la lèvre chez
d’écailles dorsales et 10 rangées d’écailles tous les spécimens. La frontonasale est séparée
ventrales autour du corps à mi – distance de la rostrale par les nasales antérieures qui se
entre la jonction des membres antérieurs et la rejoignent sur la ligne médiane chez tous les
jonction des membres postérieurs. Écailles spécimens. Les écailles nuchales sont fortement
dorsales à mi-flanc de deux à quatre fois plus carénées chez tous les spécimens.
petites que celles de la région paravertébrale. Coloration dans l’alcool : plusieurs spéci-
10 rangées de grandes écailles dorsales entre mens ont une coloration dorsale plus ou moins
les membres postérieurs au niveau arrière de uniforme similaire à celle de l’holotype. Chez
leur jonction avec le corps. 29 rangées deux spécimens, on distingue nettement sur
d’écailles ventrales entre le collier et la région les flancs une fine ligne claire. De petites
préanale. Cinq rangées d’écailles dans la région taches sombres régulièrement alignées longi-
préanale dont quatre préanales médianes tudinalement sont très apparentes chez un
élargies. spécimen chez qui elles forment trois bandes

Archaaolacerta oxycephala
Acanthodactylus blandfordi
Acanthodactylus gongrorhynchatus
0
Acanthodactylus opheodurus
Acanthodactylus b. khattensis Mauritanie TR1412
100 Acanthodactylus b. khattensis Mauritanie TR2087
58
Acanthodactylus b. khattensis Mauritanie TR2080
Holotype Acanthodactylus b. khattensis Mauritanie TR1415
89 99 Acanthodactylus b. nigeriensis Niger TR3652
Holotype Acanthodactylus b. nigeriensis Niger TR3651
85 Acanthodactylus boskianus Tunisie
65 Acanthodactylus boskianus Tunisie
Acanthodactylus boskianus asper Israël
86 Acanthodactylus boskianus asper Egypte
Acanthodactylus boskianus Egypte
Acanthodactylus boskianus Egypte
0,05 Acanthodactylus boskianus Egypte
Acanthodactylus screiberi
Acanthodactylus boskianus Maroc
Acanthodactylus boskianus Arabie
Arbre phylogénique du complexe Acanthodactylus boskianus (16S, Bayesien).

54 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
de chaque côté du corps, l’une en limite de la Distribution géographique : sud-ouest et
face ventrale sous la ligne claire des flancs, centre-ouest de la Mauritanie.
l’autre moins contrastée au-dessus de la ligne
Notes écologiques : localement très abondant
claire, la troisième en position paravertébrale.
dans les oueds à végétation dense près d’Akjoujt
Chez deux autres spécimens, les taches sombres
et dans les zones à végétation buissonnante basse
sont très atténuées mais restent distinguables
en limite des sekhba au sud de Nouakchott.
vers l’arrière du corps. Chez tous les spécimens,
le pigment dorsal n’est pas uniformément Références : SALVADOR, 1982 ; BAHA EL DIN,
distribué mais plus ou moins concentré longi- 2006.
tudinalement. Le dessous de la tête, du corps et
de la queue est uniformément blanchâtre.
Coloration en vie : tous les spécimens avaient
une coloration dorsale brun rouge. La face Statut CITES,
ventrale était entièrement jaunâtre chez les
plus gros spécimens, blanchâtre chez le plus liste rouge UICN
petit spécimen.
et conservation
Autre spécimen : le spécimen capturé au sud
de Nouakchott est génétiquement identique
aux spécimens des environs d’Akjoujt. Il s’agit Au niveau international, la protection des
d’un juvénile de 50 mm de longueur museau- reptiles, comme celle des autres espèces
cloaque avec 28 rangées de dorsales à mi-corps animales, s’appuie essentiellement sur la
et 10 rangées de ventrales. La face ventrale est convention sur le commerce international des
entièrement blanchâtre. Sur le dos, on observe espèces de faune et de flore sauvages mena-
de chaque côté deux larges bandes longitudinales cées d’extinction (CITES), dont les annexes
où des taches noires alternent avec des zones indiquent les espèces dont le commerce est
claires et une troisième bande similaire mais interdit sauf dans des conditions exception-
plus étroite en bordure des ventrales. nelles (annexe I) ou réglementées (annexes II
et III). Par ailleurs, l’Union internationale pour
Comparaison avec d’autres espèces et la conservation de la nature (UICN) a établi une
sous-espèces : les caractéristiques de liste rouge des espèces menacées d’extinction.
l’écaillure permettent de rattacher ces spéci- Pour les lézards, très peu d’espèces ouest-
mens de Mauritanie au complexe Acantho- africaines ou sahariennes ont jusqu’à présent
dactylus boskianus dont la répartition été évaluées par l’UICN. Parmi celles évaluées,
s’étend du Maroc et de la Mauritanie jusqu’à toutes sont classées dans les catégories
l’Iran (SALVADOR, 1982). Classiquement, trois « données insuffisantes » ou « préoccupation
sous-espèces sont reconnues dans ce com- mineure » à l’exception de Uromastyx alfred-
plexe (BAHA EL DIN, 2006) : la sous-espèce schmidti qui est classé « quasi menacé » et de
nominale A. b. boskianus (Daudin, 1802), Philocortus zolii qui est classé « en danger
dont le type provient d’Égypte, A. b. asper critique d’extinction ». Pour cette dernière
(Audouin, 1909), dont le type provient espèce, ce classement résulte des dimensions
également d’Égypte et A. b. euphraticus extrêmement réduites et de la forte pression
Boulenger, 1919, dont le type provient d’Irak. anthropique qui s’exerce sur la seule station où
Aucune ne présente la combinaison de cette espèce est connue en Égypte. Toutefois,
caractères observée chez les populations de les populations libyennes, nigériennes et
Mauritanie : A. b. euphraticus est caractérisé maliennes de P. zolii, bien que très mal connues,
par sa sous-oculaire en contact avec la lèvre et apparaissent peu menacées. En fait, parmi les
38 à 43 écailles dorsales à mi-corps lézards, ce sont surtout les Uromastyx, les
(SALVADOR, 1982) ; A. b. boskianus présente caméléons et les varans qui apparaissent les
en moyenne 45 écailles dorsales à mi-corps plus vulnérables en raison des prélèvements à
et la variation habituelle est comprise entre but commercial (terrariophilie, artisanat,
39 et 55 (BAHA E L DIN , 2006) ; A. b. asper pharmacopée ou alimentation) dont ils sont
présente 12 rangées de ventrales à mi-corps et l’objet, mais cela d’une façon très variable selon
une coloration différente avec notamment le les pays, les régions et les espèces. C’est ainsi
dessous de la queue bleue chez les juvéniles que Varanus griseus est inscrit à l’annexe I de
et rouge chez les femelles. De plus, les spé- la CITES et que les autres varans ainsi que tous
cimens d’Égypte (localité type) et d’Israël de les Uromastyx et les caméléons sont inscrits à
A. b. asper sont éloignés génétiquement de l’annexe II. Concernant les autres espèces de
A. b. khattensis. lézards traitées dans ce livre, aucune ne nous

I N T R O D U C T I O N À L’ H E R P É T O F A U N E D E L’ A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A 55
semble rapidement menacée et toutes pour-
raient ainsi être inscrites dans la catégorie Liste des lézards,
« préoccupation mineure » de l’UICN. Au niveau
national, sauvegarder la végétation naturelle
tortues et crocodiles
dans différents espaces protégés représentatifs
de la diversité écologique de chaque pays
d’Afrique occidentale
constituerait la seule méthode efficace de et du Sahara*
préservation de la diversité des structures de
peuplement en lézards.
Ordre des Squamata
Tortues et crocodiles possèdent toujours
une forte valeur commerciale et sont ainsi
(Squamates)
particulièrement menacés. Les trois espèces
Sous-ordre des Lacertilia
de crocodiles sont inscrites à l’annexe I de la
(Lacertiliens, lézards)
CITES. Dans la liste rouge de l’UICN, elles
sont respectivement classées « vulnérable » Famille des Agamidae
pour Osteolaemus tetraspis, « données insuf- (Agamidés)
fisantes » pour Mecistops cataphractus et
« préoccupation mineure » pour le crocodile du Sous-famille des Agaminae
Nil. Pour les tortues, les cinq espèces marines Agama africana Hallowell, 1844
sont inscrites à l’annexe I de la CITES. Les Agama agama (Linnæus, 1758)
Testudinidae (Centrochelys sulcata et les
Agama boensis Monard, 1940
trois espèces de Kinixys) sont inscrites à
l’annexe II. Selon la liste rouge de l’UICN, les Agama boueti Chabanaud, 1917
espèces les plus menacées (« en danger critique Agama boulengeri Lataste, 1886
d’extinction ») sont deux des tortues marines :
Agama castroviejoi Padial, 2005
Dermochelys coriacea et Eretmochelys
imbricata. Dans la catégorie « en danger » sont Agama cristata Mocquard, 1905
classées Caretta caretta et Chelonia mydas, Agama doriae benueensis
tandis que Lepidochelys olivacea, Centrochelys Monard, 1951
sulcata et Kinixys homeana sont classées Agama gracilimembris Chabanaud, 1918
dans la catégorie « vulnérable » et Cyclanorbis
elegans et Cyclanorbis senegalensis dans la Agama impalearis Boettger, 1874
catégorie « quasi menacée ». Les autres espèces Agama insularis Chabanaud, 1918
de tortues n’ont pas été évaluées par l’UICN Agama lebretoni
(cas des Pelomedusidae, de Trionyx triunguis, Wagner, Barej et Schmitz, 2009
de Mauremys leprosa et de Kinixys belliana).
Agama parafricana
Les Pelomedusidae et Mauremys leprosa ne
Trape, Mediannikov et Trape, 2012
nous semblent pas menacés, mais Trionyx
triunguis, objet d’une pêche intensive, et dans Agama paragama Grandison, 1968
une moindre mesure Kinixys belliana sont Agama sankaranica Chabanaud, 1918
certainement vulnérables. Agama tassiliensis
La situation des tortues marines apparaît Geniez, Padial et Crochet, 2011
particulièrement préoccupante. Des données Agama wagneri
précises manquent, mais il n’y a guère de doute Trape, Mediannikov et Trape, 2012
que les populations africaines aient considéra-
Agama weidholzi Wettstein, 1923
blement diminué ces 30 dernières années.
Différentes initiatives ont vu le jour pour tenter Pseudotrapelus sinaitus (Heyden, 1827)
de protéger les plus importantes plages de ponte Trapelus boehmei
– les tortues y sont souvent systématiquement Wagner, Melville, Wilms et Schmitz, 2011
capturées – et réduire les prélèvements en mer. Trapelus mutabilis (Merrem, 1820)
Certains sites de ponte d’importance majeure
comme l’île de Poilaõ en Guinée-Bissau sont Trapelus schmitzi Wagner et Böhme, 2007
désormais bien protégés. Trapelus tournevillei (Lataste, 1880)

* Afrique de l’Ouest, Tchad et ensemble du Sahara à l’ouest du Nil. Pour la bordure nord du Sahara, ne sont
pas traitées les espèces paléarctiques confinées aux régions côtières de Libye et d’Égypte, ainsi qu’aux
régions d’Algérie et de Tunisie situées au nord de 32° N et celles du Maroc situées au nord de 27° N.

56 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
Sous-famille des Uromastycinae Hemidactylus ansorgii Boulenger, 1901
Uromastyx acanthinura Merrem, 1820 Hemidactylus beninensis
Uromastyx alfredschmidti Bauer, Tchibozo, Pauwels et Lenglet, 2006
Wilms et Böhme, 2001 Hemidactylus fasciatus Gray, 1842
Uromastyx dispar dispar Heyden, 1827 Hemidactylus kundaensis
Chirio et Trape, sp. n.
Uromastyx dispar flavifasciata
Mertens, 1962 Hemidactylus lamaensis
Ullenbruch, Grell et Böhme, 2010
Uromastyx dispar hodhensis
Trape et Trape, ssp. n. Hemidactylus mabouia
(Moreau de Jonnes, 1818)
Uromastyx dispar maliensis
Joger et Lambert, 1996 Hemidactylus matschiei (Tornier, 1901)
Uromastyx geyri Müller, 1922 Hemidactylus muriceus Peters, 1870
Uromastyx nigriventris Hemidactylus pseudomuriceus
Rothschild et Hartert, 1912 Henle et Böhme, 2003
Uromastyx occidentalis Hemidactylus richardsoni (Gray, 1845)
Mateo, Geniez, Lopez-Jurado et Bons, 1998 Lygodactylus conraui Tornier, 1902
Lygodactylus fischeri Boulenger, 1890
Famille des Chamaeleonidae
(Caméléonidés) Lygodactylus gutturalis (Bocage, 1873)
Chamaeleo africanus Laurenti, 1768 Pristurus adrarensis
Geniez et Arnold, 2006
Chamaeleo chamaeleon (Linnæus, 1758)
Saurodactylus brosseti
Chamaeleo gracilis Hallowell, 1842 Bons et Pasteur, 1957
Chamaeleo laevigatus Gray, 1863 Stenodactylus petrii Anderson, 1896
Chamaeleo necasi Stenodactylus sthenodactylus
Ullenbruch, Krause et Böhme, 2007 (Lichtenstein, 1823)
Chamaeleo senegalensis Daudin, 1802 Tropiocolotes algericus Loveridge, 1940
Rhampholeon spectrum (Buchholz, 1874) Tropiocolotes steudneri (Peters, 1869)
Trioceros cristatus (Stutchbury, 1837) Tropiocolotes tripolitanus Peters, 1880
Trioceros oweni (Gray, 1831)
Trioceros quadricornis gracilior Famille des Phyllodactylidae
(Böhme et Klaver, 1981) (Phyllodactylidés)
Trioceros serratus (Mertens, 1922) Ptyodactylus oudrii Lataste, 1880
Trioceros wiedersheimi (Nieden, 1910) Ptyodactylus ragazzii Anderson, 1898
Tarentola annularis
Famille des Eublepharidae (Geoffroy Saint-Hilaire, 1809)
(Eublépharidés) Tarentola boehmei Joger, 1984
Hemitheconyx caudicinctus Tarentola chazaliae (Mocquard, 1895)
(Duméril, 1851)
Tarentola deserti Boulenger, 1891
Tarentola ephippiata
Famille des Gekkonidae
O’Shaughnessy, 1875
(Geckonidés)
Tarentola hoggarensis Werner, 1937
Cnemaspis gigas Perret, 1986
Tarentola mauritanica (Linnæus, 1758)
Cnemaspis occidentalis Angel, 1943
Tarentola mauritanica fascicularis
Cnemaspis petrodroma Perret, 1986
(Daudin, 1802)
Cnemaspis spinicollis (Müller, 1907)
Tarentola mauritanica juliae
Hemidactylus albituberculatus Joger, 1984
Trape, sp. n.
Tarentola mauritanica pallida
Hemidactylus albivertebralis Geniez, Escatllar, Crochet, Mateo et Bons,
Trape et Böhme, sp. n. 1999
Hemidactylus angulatus Hallowell, 1852 Tarentola neglecta Strauch, 1887

I N T R O D U C T I O N À L’ H E R P É T O F A U N E D E L’ A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A 57
Tarentola neglecta geyri Joger, 1984 Chalcides delislei (Lataste, 1876)
Tarentola parvicarinata Joger, 1980 Chalcides ocellatus (Forskål, 1775)
Tarentola pastoria Chalcides pulchellus Mocquard, 1906
Trape, Baldé et Ineich, sp. n. Chalcides sepsoides (Audouin, 1829)
Tarentola senegambiae Joger, 1984 Chalcides sphenopsiformis
(Duméril, 1856)
Famille des Gerrhosauridae Chalcides thierryi Tornier, 1901
(Gerrhosauridés)
Cophoscincopus durus (Cope, 1862)
Gerrhosaurus major bottegoi
Del Prato, 1895 Cophoscincopus greeri
Böhme, Schmitz et Ziegler, 2000

Famille des Lacertidae Cophoscincopus senegalensis


(Lacertidés) Trape, Mediannikov et Trape, sp. n.

Acanthodactylus aureus Günther, 1903 Cophoscincopus simulans (Vaillant, 1884)

Acanthodactylus boskianus Feylinia currori Gray, 1845


(Daudin, 1802) Lepidothyris fernandi (Burton, 1836)
Acanthodactylus boskianus khattensis Lepidothyris fernandi harlani
Trape et Trape, ssp. n. (Hallowell, 1844)
Acanthodactylus boskianus nigeriensis Leptosiaphos dungeri Trape, sp. n.
Trape, Chirio et Geniez, ssp. n. Melanoseps occidentalis (Peters, 1898)
Acanthodactylus boueti Chabanaud, 1917 Mochlus brevicaudis
Acanthodactylus busacki Salvador, 1982 (Greer, Grandison et Barbault, 1985)
Acanthodactylus dumerili Mochlus guineensis (Peters, 1879)
(Milne-Edwards, 1829) Mochlus mocquardi (Chabanaud, 1917)
Acanthodactylus guineensis Panaspis breviceps (Peters, 1873)
(Boulenger, 1887)
Panaspis togoensis (Werner, 1902)
Acanthodactylus longipes
Boulenger, 1921 Panaspis tristaoi (Monard, 1940)
Acanthodactylus scutellatus audouini Scincopus fasciatus Peters, 1864
Boulenger, 1918 Scincus albifasciatus Boulenger, 1890
Acanthodactylus senegalensis Scincus albifasciatus laterimaculatus
Chabanaud, 1918 Werner, 1914
Acanthodactylus taghitensis Scincus scincus (Linnæus, 1758)
Geniez et Foucart, 1995
Scincus scincus cucullatus Werner, 1914
Gastropholis echinata (Cope, 1862)
Trachylepis affinis (Gray, 1839)
Heliobolus nitidus Günther, 1872
Trachylepis aureogularis (Müller, 1885)
Holaspis guentheri Gray, 1863
Trachylepis bensonii (Peters, 1867)
Latastia longicaudata (Reuss, 1834)
Trachylepis buettneri (Matschie, 1893)
Lastatia ornata Monard, 1940
Trachylepis keroanensis
Mesalina guttulata (Lichtenstein, 1823) (Chabanaud, 1921)
Mesalina olivieri (Audoin, 1829) Trachylepis langheldi Sternfeld, 1917
Mesalina pasteuri (Bons, 1960) Trachylepis maculilabris (Gray, 1845)
Mesalina rubropunctata Trachylepis perroteti
(Lichtenstein, 1823) (Duméril et Bibron, 1839)
Philochortus zolii Scortecci, 1934 Trachylepis paucisquamis
(Hoogmoed, 1978)
Famille des Scincidae Trachylepis polytropis (Boulenger, 1903)
(Scincidés)
Trachylepis quinquetaeniata
Chalcides armitagei Boulenger, 1922 (Lichtenstein, 1823)
Chalcides boulengeri (Anderson, 1896) Trachylepis rodenburgi (Hoogmoed, 1974)

58 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
Famille des Varanidae (Varanidés) Sous-ordre des Cryptodira
Varanus exanthematicus (Bosc, 1792)
(Cryptodires)

Varanus griseus (Daudin, 1803) Famille des Cheloniidae


(Chéloniidés)
Varanus niloticus (Linnæus, 1766)
Caretta caretta (Linnæus, 1758)
Varanus ornatus (Daudin, 1803) Chelonia mydas (Linnæus, 1758)
Eretmochelys imbricata (Linnæus, 1766)
Ordre des Crocodylia Lepidochelys olivacea (Eschscholtz, 1829)
(Crocodiliens)
Famille des Crocodylidae Famille des Dermochelyidae
(Crocodylidés) (Dermochélidés)
Crocodylus suchus Geoffroy, 1807 Dermochelys coriacea (Vandelli, 1761)

Mecistops cataphractus (Cuvier, 1824)


Famille des Geoemydidae
Osteolaemus tetraspis Cope, 1861 (Géoémydidés)
Mauremys leprosa (Schweigger, 1812)

Ordre des Chelonii


(Chéloniens ou tortues) Famille des Testudinidae
(Testudinidés)
Sous-ordre des Pleurodira Centrochelys sulcata (Miller, 1779)
(Pleurodires) Kinixys belliana belliana Gray, 1831
Kinixys belliana nogueyi
Famille des Pelomedusidae
(Lataste, 1886)
(Pélomédusidés)
Kinixys erosa (Schweigger, 1812)
Pelomedusa subrufa olivacea
Kinixys homeana Gray, 1831
Schweigger, 1812
Pelusios adansoni (Schweigger, 1812) Famille des Trionychidae
Pelusios castaneus (Schweigger, 1812) (Trionychidés)
Pelusios cupulatta Bour et Maran, 2003 Cyclanorbis elegans (Gray, 1869)
Cyclanorbis senegalensis
Pelusios gabonensis (Duméril, 1856) (Duméril et Bibron, 1835)
Pelusios niger (Duméril et Bibron, 1835) Trionyx triunguis (Forskål, 1775)

I N T R O D U C T I O N À L’ H E R P É T O F A U N E D E L’ A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A 59
Partie 3

Clés
de détermination

Photo : © J.-F. Trape


Hemidactylus fasciatus. Juvénile.
Ziéla (Guinée).
Clés de détermination des lézards

Clé de détermination
des familles de lézards

A. – Yeux saillants et orientables en tous sens. Doigts et orteils disposés en pince. Queue
préhensile ............................................................................... Famille des Caméléonidés

© J.-F. Trape

© J.-F. Trape
Chamaeleo senegalensis. Chamaeleo africanus.
Dakar (Sénégal). Tiguent (Mauritanie).

– Yeux peu ou pas saillants et non orientables en tous sens. Doigts et orteils non dispo-
sés en pince. Queue non préhensile ................................................................. Aller en B
B. – Dessus de la tête couvert de plaques symétriques ....................................... Aller en C
– Dessus de la tête couvert de granules ou de petites écailles irrégulières .. Aller en E
C. – La plupart des écailles dorsales et ventrales d’aspect similaire ......................................
......................................................................................................... Famille des Scincidés
© J.-F. Trape

© J.-F. Trape

Scincus albifasciatus. Trachylepis affinis.


Oujeft (Mauritanie). Madina Boé (Guinée-Bissau).

– Écailles dorsales et ventrales de forme très différente ............................... Aller en D

62 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
D. – De 28 à 88 rangées d’écailles dorsales au milieu du corps. Pas de repli latéral de
chaque côté du corps. Longueur museau-cloaque inférieure à 15 cm ..............................
........................................................................................................ Famille des Lacertidés

© J.-F. Trape

© J.-F. Trape
Acanthodactylus aureus. Holaspis guentheri.
Dakhla (Sahara occidental). Nzébéla (Guinée).

– De 16 à 20 rangées de plaques dorsales quadrangulaires au milieu du corps. Un repli


latéral de chaque côté du corps. Longueur museau-cloaque jusqu’à 24 cm .....................
..................... Famille des Gerrhosauridés (une seule espèce : Gerrhosaurus major)

© S. Spawls

Gerrhosaurus major. Wa (Ghana).

E. – Tête et corps habituellement couverts de petits granules, rarement d’écailles (genre


Tropiocolotes dont la pupille est à fente verticale) ............................................................
................................. Familles des Gekkonidés, Phyllodactylidés et Eublépharidés
© J.-F. Trape

© J.-F. Trape

Hemidactylus fasciatus. Stenodactylus petrii.


Mont Nimba (Guinée). Boujdour (Sahara occidental).

– Tête et corps couverts d’écailles. Pupille toujours ronde ou ovalaire, jamais à fente
verticale ............................................................................................................... Aller en F

C L É S D E D É T E R M I N AT I O N 63
F. – Narine à mi-distance entre l’œil et le museau ou plus proche de l’œil que du museau.
Très grande taille, celle des adultes comprise entre 60 et 220 cm ....................................
.......................................................................................................... Famille des Varanidés

© J.-F. Trape
Varanus niloticus. Nianing (Sénégal).

– Narines proches de l’extrémité du museau. Longueur totale des adultes comprise


entre 13 et 50 cm ............................................................................ Famille des Agamidés
© J.-F. Trape

© J.-F. Trape
Agama africana. Uromastyx geyri.
Forêt de Diéké (Guinée). Iférouane (Niger).

Clé de détermination
des Agamidés
1. – Écailles de la queue fortement épineuses, d’aspect très différent de celles du dos et
alignées en 15 à 25 anneaux transversaux entre la base et l’extrémité de la queue.
Queue plus courte que le corps. Zone saharienne (genre Uromastyx) ......................2
– Écailles de la queue de forme similaire à celles du dos, sans grandes épines et non
alignées en anneaux transversaux entre la base et l’extrémité de la queue. Queue plus
longue que le corps. Toutes régions d’Afrique occidentale et du Sahara (genres
Agama, Trapelus et Pseudotrapelus) ....................................................................... 9
2. – Moins de 230 rangs d’écailles au milieu du corps. Présence de pores anofémoraux . 3
– Plus de 250 rangs d’écailles au milieu du corps. Absence de pores anofémoraux. Sud
du Sahara occidental (Adrar Souttouf) ................................ Uromastyx occidentalis
3. – Queue courte composée de 16 à 21 anneaux, le rapport entre la longueur de la queue
et la distance museau-cloaque compris entre 52 % et 72 % ............................................ 4
– Queue longue, composée de 20 à 24 anneaux, le rapport entre la longueur de la
queue et la distance museau-cloaque compris entre 73 % et 98 % ................................. 8

64 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
4. – Sahel et Sahara au sud de 28° N (complexe Uromastyx dispar) ........................... 5
– Afrique du Nord et Sahara au nord de 26°N. Moins de 175 écailles entre le cloaque et
le cou. De 3 à 6 rangées d’écailles entre l’œil et les supralabiales. Coloration variable
mais jamais de bandes transversales alternées jaunes et noires (fig. A-1) .......................
.............................. Complexe Uromastyx acanthinura/Uromastyx nigriventris

© J.-F. Trape
Fig. A-1. Uromastyx nigriventris.
Spécimen en captivité (Maroc).

5. – Mali, Sahara central et Tchad .......................................................................................... 6


– Mauritanie, Sahara occidental, région de Tindouf (Algérie) ....................................... 7
6. – Mali et sud de l’Algérie. Coloration habituelle à base d’ocelles jaunes sur fond noir ou
gris foncé. Les ocelles sont parfois confluentes mais ne forment jamais des bandes
transverses jaunes. La tête est plus ou moins uniformément noire ainsi qu’une partie
variable des membres et de la queue (fig. A-2 ) .......... Uromastyx dispar maliensis
– Tchad. Coloration habituelle jaunâtre ou vert-jaune, avec de petites taches ou vermi-
culations sombres. Les mâles adultes ont la tête noire, de même que les membres, la
queue et le ventre. Les femelles sont jaunâtres avec de petites taches sombres dispo-
sées en quatre ou cinq bandes peu distinctes sur les flancs (fig. A-3) ..............................
............................................................................................... Uromastyx dispar dispar

© W. Böhme
© J.-F. Trape

Fig. A-2. Uromastyx dispar maliensis. Fig. A-3. Uromastyx dispar dispar.
Environs de Tessalit (Mali). Zouar (Tchad).

7. – Sud-est de la Mauritanie, des environs de Tîchît à Néma. Coloration dorsale jaunâtre ou


beige clair, plus ou moins ponctuée de sombre de façon homogène, sans bandes transver-
sales alternées claires et sombres (fig. A-4) .................... Uromastyx dispar hodhensis
– Tagant, Adrar et régions nord de la Mauritanie, Sahara occidental et région de
Tindouf en Algérie. Coloration habituelle des adultes avec alternance de bandes trans-
versales noires et de larges bandes transversales jaunes ou blanches. Parfois coloration
dorsale plus ou moins uniformémént noirâtre ou grisâtre avec des ocelles (fig. A-5, A-6,
A-7 et A-8) ................................................................ Uromastyx dispar flavifasciata

C L É S D E D É T E R M I N AT I O N 65
© J.-F. Trape
Fig. A-4. Uromastyx dispar hodhensis.
18° 06’ N, 08° 02’ W (Mauritanie).

© J.-F. Trape

© J.-F. Trape
Fig. A-5. Uromastyx dispar flavifasciata. Fig. A-6. Uromastyx dispar flavifasciata
Environs de Nbeika (Mauritanie). (morphe obscura). El Berbera (Mauritanie).
© J.-F. Trape

© J.-F. Trape
Fig. A-7. Uromastyx dispar flavifasciata Fig. A-8. Uromastyx dispar flavifasciata
(juvénile). El Berbera (Mauritanie). (morphe ocellata). Atar (Mauritanie).

8. – Écailles des flancs imbriquées, certaines nettement triangulaires. Mâles adultes


noirs. Tassili (fig. A-9) ....................................................... Uromastyx alfredschmidti
– Plusieurs rangées transversales d’écailles élargies sur les flancs. Coloration dominante
habituelle jaune ou orange. Adrar des Iforhas, Aïr et Hoggar (fig. A-10) .........................
................................................................................................................ Uromastyx geyri
© J.-F. Trape
© P. Geniez

Fig. A-9. Uromastyx alfredschmidti. Fig. A-10. Uromastyx geyri.


Tassili près de Djanet (Algérie). Environs d’Iférouane (Niger).

66 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
9. – Ouverture tympanique minuscule, son diamètre inférieur au quart de la distance qui
la sépare de l’œil. Zone saharienne (Trapelus) ........................................................... 10
– Ouverture tympanique grande, son diamètre environ 2 fois la distance qui la sépare
de l’œil (Agama et Pseudotrapelus) ......................................................................... 13
10. – Poche gulaire absente ou à peine développée chez les mâles. Écaillure dorsale
variable, plus ou moins hétérogène, les écailles ventrales lisses (complexe Trapelus
mutabilis, plusieurs espèces et sous-espèces différentiables par analyse moléculaire.
Systématique, distribution géographique et critères morphologiques et de coloration
encore incertains) ............................................................................................................ 11
– Grande poche gulaire chez les mâles. Écaillure du corps homogène, les écailles
dorsales, latérales et ventrales fortement carénées. Ergs du nord du Sahara .................
........................................................................................................ Trapelus tournevillei
11. – Écailles dorsales fortement hétérogènes, certaines écailles beaucoup plus grandes
que les écailles voisines. Quatrième doigt le plus long .................................................. 12
– Écailles dorsales homogènes ou faiblement hétérogènes, de rares écailles un peu
plus grandes intercalées. Troisième doigt le plus long. Tchad (Ennedi) ..........................
.............................................................................................................. Trapelus schmitzi
12. – Écailles dorsales lisses ou faiblement carénées. Égypte et Libye ..................................
............................................................................................................ Trapelus mutabilis
– Écailles dorsales carénées. Coloration nuptiale des mâles avec la gorge bleue et le corps
bleu ponctué de blanc. Algérie, Maroc et Afrique de l’Ouest (fig. A-11, A-12 et A-13)
.............................................................................................................. Trapelus boehmei
© J.-F. Trape

© J.-F. Trape

Fig. A-11. Trapelus boehmei. Mâle. Fig. A-12. Trapelus boehmei. Femelle.
Atar (Mauritanie). Akjoujt (Mauritanie).
© J.-F. Trape

Fig. A-13. Trapelus boehmei.


Détail de l’écaillure dorsale.
Akjoujt (Mauritanie).

13. – Absence de touffes d’écailles épineuses sur le côté de la tête et du cou, parfois
quelques épines isolées. Absence de crête nuchale. Longueur museau-cloaque infé-
rieure à 7 cm (Afrique occidentale) ou jusqu’à 9 cm (nord-est du Sahara) ................ 14
– Présence de grandes touffes d’écailles épineuses sur le côté de la tête et du cou.
Présence d’une crête nuchale. Longueur museau-cloaque jusqu’à 15 cm .................. 16

C L É S D E D É T E R M I N AT I O N 67
14. – Savanes d’Afrique occidentale ..................................................................................... 15
– Nord-est du Sahara. Corps gracile, membres allongés (fig. A.14) ..................................
................................................................................................. Pseudotrapelus sinaitus

© J.-F. Trape
Fig. A.14. Pseudotrapelus sinaitus. Femelle.
Désert du Néguev (Israël).

15. – Écailles dorsales hétérogènes, certaines écailles beaucoup plus grandes que les écailles
voisines. Absence complète d’écailles épineuses sur le côté de la tête. Longueur museau-
cloaque jusqu’à 5,6 cm seulement (fig. A-15) ............................. Agama gracilimembris
– Écailles dorsales homogènes, la taille et la forme de deux écailles voisines étant
toujours similaires. Quelques épines isolées près des tympans et sur le côté du cou.
Habituellement une tache noire en arrière du cou de chaque côté du corps (fig. A-16)
............................................................................................................... Agama weidholzi
© J.-F. Trape

© J.-F. Trape
Fig. A-15. Agama gracilimembris. Fig. A-16. Agama weidholzi.
Mangou (Burkina Faso). Environs de Faranah (Guinée).

16. – Plus de 96 rangées d’écailles au milieu du corps ........................................................ 17


– De 50 à 98 rangées d’écailles au milieu du corps ........................................................ 18
17. – De 97 à 123 rangées d’écailles autour du corps (fig. A-17). Mali et Mauritanie ............
............................................................................................................. Agama boulengeri
– De 111 à 147 rangées d’écailles autour du corps (fig. A-18). Guinée .. Agama insularis
© J.-F. Trape

© J.-F. Trape

Fig. A-17. Agama boulengeri. Fig. A-18. Agama insularis.


Hamdoun (Mauritanie). Kinkon (Guinée).

68 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
18. – Absence de crête dorsale, crête caudale discrète ou absente ................................... 19
– Présence d’une crête dorsale et d’une forte crête caudale. Deux taches noires en
avant de l’épaule (fig. A-19) .................................................................. Agama cristata

© J.-F. Trape
Fig. A-19. Agama cristata.
Environs de Bougouni (Mali).

19. – Ouverture de la narine située sous le canthus rostralis, en position latérale ........... 20
– Ouverture de la narine située sur le canthus rostralis, en position supérieure ....... 23
20. – Écailles temporales dirigées dorsalement (fig. A-20) ................................................ 21
– Écailles temporales dirigées ventralement (fig. A-21). De 74 à 98 rangs d’écailles au
milieu du corps, habituellement plus de 80. De deux à quatre taches noires ou bleu
foncé sur la gorge des mâles. Zones rocheuses, du Ghana au Tchad (fig. A-22 et A-23)
.............................................................................................. Agama doriae benueensis
© J.-F. Trape

© J.-F. Trape

Fig. A-20. Temporales dirigées dorsalement Fig. A-21. Temporales dirigées ventralement
(Agama sankaranica). (Agama doriae benueensis).
© J.-F. Trape

© J.-F. Trape

Fig. A-22. Agama doriae benueensis. Fig. A-23. Agama doriae benueensis.
Femelle. Jos (Nigeria). Juvénile. Jos (Nigeria).

C L É S D E D É T E R M I N AT I O N 69
21. – De 60 à 78 rangs d’écailles au milieu du corps (habituellement moins de 75). De 31 à
46 écailles sur la ligne vertébrale entre le niveau postérieur de la jonction des
membres antérieurs et le niveau antérieur de la jonction des membres postérieurs
(habituellement moins de 40). De la Guinée et du Mali au Nigeria (fig. A-24 et A-25)
......................................................................................................... Agama sankaranica
– De 70 à 83 rangs d’écailles au milieu du corps. De 39 à 50 écailles sur la ligne verté-
brale entre le niveau postérieur de la jonction des membres antérieurs et le niveau
antérieur de la jonction des membres postérieurs. Guinée-Bissau, Sénégal, ouest de la
Guinée (fig. A-26 et A-27) ...................................................................... Agama boensis

© J.-F. Trape

© J.-F. Trape
Fig. A-24. Agama sankaranica. Fig. A-25. Agama sankaranica.
Diaka (Guinée). Aledjo (Togo).
© J.-F. Trape

© J.-F. Trape
Fig. A-26. Agama boensis. Fig. A-27. Agama boensis.
Madina Boé (Guinée-Bissau). Ibel (Sénégal).

22. – Troisième doigt le plus long. Sahel et moitié sud du Sahara ...................................... 23
– Quatrième doigt le plus long. Toutes régions d’Afrique occidentale et du Sahara .. 24
23. – Terrains sablonneux en zone sahélienne, remonte vers le nord jusqu’à l’Adrar des
Iforhas au Mali et l’Aïr au Niger. Dessus du corps jaune sable avec souvent une ligne
vertébrale claire et des lignes transverses de points clairs. Longueur museau-cloaque
habituellement inférieure à 8 cm, sauf dans l’Aïr où elle peut atteindre 10,5 cm (fig. A-
28 et A-29) .................................................................................................. Agama boueti
© J.-F. Trape

© J.-F. Trape

Fig. A-28. Agama boueti. Koléfou (Niger). Fig. A-29. Agama boueti. Ayorou (Niger).

70 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
– Montagnes de l’Adrar de Mauritanie et zones rocheuses limitrophes. Coloration dor-
sale des femelles gravides jaune vif avec des bandes transversales rouges. Mâles
adultes de couleur grisâtre et souvent de grande taille, la longueur museau-cloaque
jusqu’à 12 cm (fig. A-30 et A31) ..................................................... Agama castroviejoi

© J.-F. Trape

© J.-F. Trape
Fig. A-30. Agama castroviejoi. Fig. A-31. Agama castroviejoi.
Environs d’Akjoujt (Mauritanie). Environs d’Akjoujt (Mauritanie).

24. – Sahara occidental, Sahara central et Afrique du Nord ............................................... 25


– Savanes et forêts d’Afrique de l’Ouest et du Tchad (espèces du complexe Agama
agama, souvent identifiables avec certitude seulement par analyse génétique) ..... 26
25. – Nord du Sahara occidental, extrême nord de la Mauritanie, nord de l’Algérie et
Maroc. De 12 à 16 rangées de lamelles sous le quatrième doigt. De 14 à 18 rangées de
lamelles sous le quatrième orteil (fig. A-32) .................................. Agama impalearis
– Massifs rocheux du Sahara central : Hoggar, Tassili, Adrar des Iforhas, Aïr, Tibesti.
De 15 à 20 rangées de lamelles sous le quatrième doigt. De 18 à 24 rangées de lamelles
sous le quatrième orteil (fig. A-33 et A-34) ................................... Agama tassiliensis
© J.-F. Trape

Fig. A-32. Agama impalearis.


Environs de Tata (Maroc).
© J.-F. Trape

© J.-F. Trape

Fig. A-33. Agama tassiliensis. Fig. A-34. Agama tassiliensis.


Environs d’Iférouane (Niger). Environs d’Iférouane (Niger).

C L É S D E D É T E R M I N AT I O N 71
26. – De 26 à 43 écailles (habituellement moins de 40) sur la ligne vertébrale entre le
niveau postérieur de la jonction des membres antérieurs et le niveau antérieur de la
jonction des membres postérieurs. Écailles de la région vertébrale toujours fortement
carénées et mucronées .................................................................................................... 27
– De 40 à 58 écailles (habituellement plus de 42) sur la ligne vertébrale entre le niveau
postérieur de la jonction des membres antérieurs et le niveau antérieur de la jonction
des membres postérieurs. Écailles de la région vertébrale carénées et mucronées de
façon variable. Mâles adultes de grande taille ............................................................... 29
27. – Savane sahélo-soudanienne. Mâles adultes de grande taille, leur longueur museau-
cloaque comprise entre 11 à 13 cm. De 26 à 34 écailles sur la ligne vertébrale. De 50 à
66 rangées d’écailles au milieu du corps. Dans ces régions, ne peut être confondu en
Afrique de l’Ouest qu’avec Agama agama, dont les écailles sont nettement moins
carénées et mucronées et dont les populations locales présentent plus de 42 écailles
sur la ligne vertébrale (fig. A-35 et A-36) ........................................ Agama paragama
– Forêts claires soudaniennes et forêts guinéennes ...................................................... 28

© J.-F. Trape

© J.-F. Trape
Fig. A-35. Agama paragama. Mâle. Fig. A-36. Agama paragama. Femelle.
Zaria (Nigeria). Madaoua (Niger).

28. – Forêt dense et mosaïque forêt-savane, de la Guinée au Ghana. Adultes de grande


taille, la longueur museau-cloaque des mâles comprise entre 10 et 13 cm. Coloration
nuptiale des mâles bleu métallique, la tête brun-rougeâtre, la queue en majeure partie
bleue et son extrémité noirâtre avec parfois une zone intermédiaire rougeâtre. De 33 à
43 écailles sur la ligne vertébrale. De 56 à 68 rangs d’écailles au milieu du corps
(fig. A-37) .............................................................................................. Agama africana
– Forêts claires guinéennes et soudano-guinéennes du Ghana, du Bénin et du Togo.
Adultes de petite taille, la longueur museau-cloaque des mâles comprise entre 8 et 10 cm.
Coloration nuptiale des mâles bleue avec la région vertébrale blanchâtre, la tête
orange, la queue en partie blanchâtre avec son extrémité souvent annelée de noir et
de grisâtre. De 29 à 34 écailles sur la ligne vertébrale. De 54 à 72 rangs d’écailles au
milieu du corps (fig. A-38 et A-39) ............................................ Agama parafricana
© J.-F. Trape

© J.-F. Trape

Fig. A-37. Agama africana. Mâle. Fig. A-38. Agama parafricana. Femelle.
Oueye (Guinée). Guiguisso (Bénin).

72 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
© J.-F. Trape
Fig. A-39. Agama parafricana. Mâle.
Nsonsomea (Ghana).

29. – Cameroun et régions limitrophes de l’est du Nigeria (sud-est forestier et Adamaoua)


............................................................................................................................................ 30
– Toutes régions d’Afrique occidentale et du Tchad sauf Sahara et forêt dense non
anthropisée. Coloration nuptiale des mâles jaunâtre ou rougeâtre sur la tête, bleu
indigo sur le corps, puis successivement blanchâtre, rougeâtre ou jaunâtre, puis noire de
la base à l’extrémité de la queue. Coloration des mâles en dehors de la période nuptiale
très variable. Femelles avec des taches orangées sur les flancs. Abondant partout,
notamment dans les villes et villages (fig. A-40 à A-45) ........................ Agama agama
© J.-F. Trape

© J.-F. Trape
Fig. A-40. Agama agama. Mâle. Fig. A-41. Agama agama. Femelle.
Ijebu Ode (Nigeria). Riyom (Nigeria).
© J.-F. Trape

© J.-F. Trape

Fig. A-42. Agama agama. Mâle. Fig. A-43. Agama agama. Mâle.
Zaria (Nigeria). Niono (Mali).
© J.-F. Trape

© J.-F. Trape

Fig. A-44. Agama agama. Mâle. Fig. A-45. Agama agama. Femelle.
Rufisque (Sénégal). Palmarin (Sénégal).

C L É S D E D É T E R M I N AT I O N 73
30. – Régions forestières du sud-est du Nigeria et du sud-ouest du Cameroun.
Habituellement de 73 à 80 rangées d’écailles autour du milieu du corps. Mâles en colo-
ration nuptiale avec la queue successivement bleu clair à la base, rougeâtre au milieu
et bleu foncé à l’extrémité (fig. A-46) ................................................ Agama lebretoni
– Montagnes et collines de l’Adamaoua (Nigeria et Cameroun). Adultes de grande
taille, la longueur museau-cloaque des mâles comprise entre 10 et 12 cm. Écailles de
la région vertébrale fortement carénées et mucronées. De 58 à 74 rangées d’écailles au
milieu du corps (fig. A-47) .................................................................... Agama wagneri

© J.-F. Trape

© M. talla Kuete
Fig. A-46. Agama lebretoni
(mâle en coloration nuptiale) Fig. A-47. Agama wagneri.
Environs de Mamfé (Cameroun). Mokolo (Cameroun).

Clé de détermination
des Caméléonidés
1. – Forêts et montagnes du sud-est du Nigeria ................................................................... 7
– Autres régions d’Afrique occidentale et Tchad ............................................................. 2
2. – En vue de profil, partie postérieure du casque fortement bombée ............................. 3
– En vue de profil, partie postérieure du casque plate ou déprimée .............................. 4
3. – Présence de lobes occipitaux. Afrique du Nord et Sahara occidental (fig. B-1) ...........
................................................................................................... Chamaeleo chamaeleon
– Pas de lobes occipitaux. Zone sahélienne (fig. B-2) ............. Chamaeleo africanus
© J.-F. Trape

© J.-F. Trape

Fig. B-1. Chamaeleo chameleon. Fig. B-2. Chamaeleo africanus.


Sidi Akhfennir (Maroc). Tiguent (Mauritanie).

74 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
4. – Absence d’éperon tarsien chez les mâles (fig. B-3). En vue de profil, pointe arrière
du casque peu saillante et formant un angle obtus ou un angle droit ............................ 5
– Présence d’un éperon tarsien chez les mâles (fig. B-3). En vue de profil, pointe
arrière du casque fortement saillante et formant un angle aigu ..................................... 6

Fig. B-3. Pattes postérieures


avec et sans éperon tarsien.

5. – Afrique occidentale. Sur le dessus du casque, crête pariétale à peine marquée et non
visible en vue de profil de la tête (fig. B-4) ......................... Chamaeleo senegalensis
– Tchad et Afrique centrale. Sur le dessus du casque, crête pariétale bombée et bien
visible en vue de profil de la tête (fig. B-5) ............................. Chamaeleo laevigatus

© M. LeBreton
© J.-F. Trape

Fig. B-4. Chamaeleo senegalensis. Fig. B-5. Chamaeleo laevigatus.


Dakar (Sénégal). Ngambe Tikar (Cameroun).

6. – Lobes occipitaux absents ou rudimentaires, ne dépassant pas l’arrière du casque et


disposés latéralement. Crête dorsale réduite. Large répartition en savane guinéenne
(fig. B-6 et B-7) ...................................................................................... Chamaeleo gracilis
– Gros lobes occipitaux dépassant l’arrière du casque et en contact sur la nuque. Crête
dorsale fortement marquée. Forêts reliques du sud du Togo et du Bénin (fig. B-8)
............................................................................................................. Chamaeleo necasi
© J.-F. Trape

© J.-F. Trape

Fig. B-6. Chamaeleo gracilis. Fig. B-7. Chamaeleo gracilis.


Nzérékoré (Guinée). Kpalimé (Togo).

C L É S D E D É T E R M I N AT I O N 75
© J.-F. Trape
Fig. B-8. Chamaeleo necasi.
Spécimen préservé. Kpalimé (Togo).

7. – Présence de cornes .......................................................................................................... 8


– Absence de cornes ........................................................................................................... 9
8. – Présence de trois cornes (fig. B-9) ...................................... Trioceros oweni (mâle)
– Présence de quatre ou six cornes (fig. B-10) ...................................................................
.................................................................... Trioceros quadricornis gracilior (mâle)

© J.-F. Trape
© L. Chirio

Fig. B-9. Trioceros oweni (mâle). Fig. B-10. Trioceros q. gracilior (mâle).
Nguti (Cameroun). Oku (Cameroun).

9. – Queue préhensile et au moins aussi longue que le corps. Une griffe à chaque doigt ....
............................................................................................................................................ 10
– Queue non préhensile et beaucoup plus courte que le corps. Très petit, moins de
10 cm de longueur totale. Deux griffes à chaque doigt. (fig. B-11) ...................................
................................................................................................... Rhampholeon spectrum
© A. Schmitz

Fig. B-11. Rhampholeon spectrum.


Mont Kupe (Cameroun).

76 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
10. – Crête dorsale normalement développée ...................................................................... 11
– Crête dorsale très développée, en forme de voile renforcée par des épines dorsales.
Forêt dense (fig. B-12 et B-13) ....................................................... Trioceros cristatus

© J.-F. Trape

© J.-F. Trape
Fig. B-12. Trioceros cristatus (mâle). Fig. B-13. Trioceros cristatus (femelle).
Lomié (Cameroun). Lomié (Cameroun).

11. – Écailles sur le côté du corps de taille homogène ........................................................ 12


– Écailles sur le côté du corps de taille hétérogène, avec présence de grandes écailles
entourées de petites écailles ........................................................................................... 13
12. – Présence d’une crête sur la gorge (crête gulaire) ................................. Retourner en 2
– Pas de crête gulaire .......................................................... Trioceros oweni (femelle)
13. – Une ligne médiane blanche sur la gorge et l’abdomen. Crête dorsale dentelée. Crête
gulaire avec des épines jusqu’à deux fois plus longues que le diamètre de l’ouverture
de l’œil ............................................................................................................................... 14
– Pas de ligne blanche sur la gorge ni l’abdomen. Crête dorsale non dentelée. Crête
gulaire avec des épines au moins trois fois plus longues que le diamètre de l’ouverture
de l’œil (fig. B-14) ............................... Trioceros quadricornis gracilior (femelle)
14. – Monts Gotel au Nigeria, Tchabal Gangdaba et Tchabal Mbabo au Cameroun ................
................................................................................................... Trioceros wiedersheimi
– Plateaux d’Obudu et de Mambila au Nigeria et sud-ouest du Cameroun (fig. B-15)
............................................................................................................. Trioceros serratus
© J.-F. Trape

© J.-F. Trape

Trioceros quadricornis gracilior


(femelle). Fig. B-15. Trioceros serratus.
Mt Oku (Cameroun). Mt Oku (Cameroun).

C L É S D E D É T E R M I N AT I O N 77
Clé de détermination
des Geckonidés, Phyllodactylidés
et Eublépharidés

1. – Pupille ronde .................................................................................................................... 2


– Pupille verticale ............................................................................................................... 9
2. – Doigts en partie élargis (genre Lygodactylus) .......................................................... 3
– Doigts entièrement cylindriques (genres Cnemaspis et Pristurus) ...................... 5
3. – Gorge blanchâtre uniforme. Forêt .................................................................................. 4
– Gorge jaunâtre avec des chevrons sombres emboîtés. Savane et forêt (fig. C-1 et
C-2) ......................................................................................... Lygodactylus gutturalis
© J.-F. Trape

© J.-F. Trape
Fig. C-1. Lygodactylus gutturalis. Fig. C-2. Lygodactylus gutturalis.
Bubaque (Guinée-Bissau). Vue ventrale. Bubaque (Guinée-Bissau).

4. – Un seul rang de lamelles sous-caudales. Coloration dorsale verte ou brunâtre. Du


Liberia au Nigeria (fig. C-3) ....................................................... Lygodactylus conraui
– Deux rangs de lamelles sous-caudales. Coloration dorsale brunâtre avec des bandes
claires. Bénin et Nigeria (fig. C-3 et C-4) ................................. Lygodactylus fischeri
© J.-F. Trape

Fig. C-3. Lamelles sous-caudales Fig. C-4. Lygodactylus fischeri.


sur un rang (haut) et deux rangs (bas). Lanta (Bénin).

78 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
5. – Forêt et savanes humides. Présence de tubercules disséminés sur le dos ................. 6
– Sahara. Absence de tubercules sur le dos (fig. C-5) .............. Pristurus adrarensis

© P. Geniez
Fig. C-5. Pristurus adrarensis.
Adrar (Mauritanie).

6. – Une seule plaque arrondie sous chaque orteil (fig. C-6) .............................................. 7
– Plusieurs plaques arrondies sous chaque orteil (fig. C-7) ........................................... 8

Fig. C-6. Une seule plaque sous les orteils.

Fig. C-7. Plusieurs plaques sous les orteils.

7. – Queue lisse sur toute sa longueur sauf à sa base. Souvent une rosette de tubercules
au niveau du cou. Connu seulement du sud-ouest du Nigeria (fig. C-8) ..........................
................................................................................................... Cnemaspis petrodroma
– Queue avec des tubercules pointus sur toute sa longueur. Un seul tubercule isolé
au niveau du cou. Forêts, de la Côte d’Ivoire au Cameroun (fig. C-9) ...........................
................................................................................................. Cnemaspis spinicollis
© J.-F. Trape

© J.-F. Trape

Fig. C-8. Cnemaspis petrodroma. Fig. C-9. Cnemaspis spinicollis.


Idanré (Nigeria). Alédjo (Togo).

C L É S D E D É T E R M I N AT I O N 79
8. – Un ou deux tubercules de chaque côté au niveau du cou. Pores préanaux chez les
mâles au nombre de 8 à 12 et disposés en angle aigu. Longueur museau-cloaque
inférieure à 60 mm. De la Sierra Leone à l’ouest de la Côte d’Ivoire (fig. C-10) ...............
................................................................................................... Cnemaspis occidentalis
– Une rosette de tubercules de chaque côté au niveau du cou. Pores préanaux chez les
mâles au nombre de 15 à 16 et disposés en angle obtus. Longueur museau-cloaque
habituellement supérieure à 60 mm. Plateau de Jos au Nigeria (fig. C-11) .....................
............................................................................................................... Cnemaspis gigas

© J.-F. Trape

© J.-F. Trape
Fig. C-10. Cnemaspis occidentalis. Fig. C-11. Cnemaspis gigas.
Forêt de Ziama (Guinée). Riyum (Nigeria).

9. – Paupière non mobile, les yeux ne peuvent pas se fermer. Queue effilée .................. 10
– Paupière mobile, les yeux peuvent se fermer. Queue épaisse se rétrécissant seule-
ment à son extrémité distale (fig. C-12) ....................... Hemitheconyx caudicinctus
© J.-F. Trape

Fig. C-12. Hemitheconyx caudicinctus.


Kédougou (Sénégal).

10. – Pas de gros granules épineux entourant la base du crâne ......................................... 11


– Base du crâne entourée de gros granules épineux, donnant à la tête la forme caracté-
ristique d’un casque. Littoral atlantique entre Nouadhibou et Agadir (fig. C-13 et
C-14) ............................................................................................... Tarentola chazaliae
© J.-F. Trape

© J.-F. Trape

Fig. C-13. Tarentola chazaliae. Fig. C-14. Tarentola chazaliae.


Nouâdhibou (Mauritanie). Nouâdhibou (Mauritanie).

80 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
11. – Doigts dilatés, au moins en partie ................................................................................ 12
– Doigts cylindriques sans aucune dilatation (genres Saurodactylus, Stenodactylus
et Tropiocolotes) ........................................................................................................... 36
12. – Partie distale des doigts étroite et fuselée, seule la partie basale est dilatée. Lamelles
doubles (fig. C-15) (genre Hemidactylus) ................................................................. 13
– Partie distale des doigts plus large que la partie basale. Lamelles simples (fig. C-16 et
C-17) (genres Tarentola et Ptyodactylus) ............................................................... 25

Fig. C-15. Partie distale Fig. C-16. Partie distale Fig. C-17. Partie distale
des doigts étroite, des doigts élargie, des doigts élargie,
partie basale élargie lamelles simples. lamelles simples.
avec des lamelles divisées. Genre Tarentola. Genre Ptyodactylus.
Genre Hemidactylus.

13. – Doigts non palmés ......................................................................................................... 14


– Doigts à base palmée. Forêt dense du sud-est du Nigeria (fig. C-18) ............................
.............................................................................................. Hemidactylus richardsoni
© O. Pauwels

Fig. C-18. Hemidactylus richardsoni.


Ivindo (Gabon).

14. – Écaillure du dos hétérogène, avec présence de gros tubercules disséminés entre de
petits granules (fig. C-19) ............................................................................................... 15
– Écaillure du dos composée uniquement de petits granules, sans tubercules disséminés.
Queue lisse. Des barres transversales claires bordées de sombre sur le dos et la queue
(fig. C-20) ............................................................................... Hemidactylus matschiei
© J.-F. Trape

© J.-F. Trape

Fig. C-19. Présence de tubercules Fig. C-20. Hemidactylus matschiei.


disséminés entre les granules. Yégué (Togo).

C L É S D E D É T E R M I N AT I O N 81
15. – Queue originelle avec des écailles sous-caudales médianes élargies (fig. C-21) ..... 17
– Queue originelle avec des écailles sous-caudales médianes non élargies (fig. C-22 et
C-23) .................................................................................................................................. 16

Fig. C-21. Écailles sous-caudales médianes


élargies.

16. – Corps épais, tête large et museau court, le rapport de la distance entre l’œil et l’ex-
trémité du museau à la distance entre l’œil et l’ouverture tympanique compris entre
1,1 et 1,4 ................................................................................... Hemidactylus muriceus
– Corps gracile, tête étroite et museau allongé, le rapport de la distance entre l’œil et
l’extrémité du museau à la distance entre l’œil et l’ouverture tympanique compris
entre 1,4 et 1,8 (fig. C-24) ....................................................... Hemidactylus ansorgii
© J.-F. Trape

© J.-F. Trape
Fig. C-22. Écaillure sous-caudale Fig. C-23. Écaillure sous-caudale
de Hemidactylus muriceus. de Hemidactylus ansorgii.
Mont Béro (Guinée). Forêt de Lama (Bénin).
© J.-F. Trape

Fig. C-24. Hemidactylus ansorgii.


Forêt de Lama (Bénin).

17. – Dessus de la queue originelle avec des tubercules épineux sur la majeure partie de
sa longueur ........................................................................................................................ 19
– Dessus de la queue originelle entièrement lisse, sans tubercules épineux (fig. C-25)
............................................................................................................................................ 18
© J.-F. Trape

Fig. C-25. Aspect de la queue


de Hemidactylus beninensis. Dassa (Bénin).

82 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
18. – Coloration dorsale en majeure partie sombre sans dessin régulier. Gros blocs
rocheux en savane (fig. C-26) ............................................. Hemidactylus beninensis
– Cou et dessus du corps avec des barres transversales brun foncé régulièrement
espacées. Forêt (fig. C-27) .................................................... Hemidactylus fasciatus

© J.-F. Trape
Fig. C-26. Hemidactylus beninensis.
Dassa (Bénin).

© J.-F. Trape

Fig. C-27. Hemidactylus fasciatus.


Environs de Nzérékoré (Guinée).

19. – Tubercules dorsaux de grande taille, la distance qui les sépare inférieure à la taille
d’un tubercule ................................................................................................................... 20
– Tubercules dorsaux de petite taille, la distance qui les sépare supérieure à la taille
d’un tubercule ................................................................................................................... 22
20. – Doigt et orteil de rang I (pouce) avec habituellement deux ou trois paires de
lamelles adhésives en plus de la lamelle terminale simple ........................................... 21
– Doigt de rang I avec habituellement une seule paire de lamelles adhésives, parfois
aucune ou deux, en plus de la lamelle terminale simple. Orteil de rang I avec habituel-
lement deux paires de lamelles adhésives, parfois une seule paire. Tubercules presque
contigus. Espèce jusqu’à présent connue seulement du sud du Bénin (fig. C-28)...........
................................................................................................. Hemidactylus lamaensis
© J.-F. Trape

Fig. C-28. Hemidactylus lamaensis.


Forêt de Lama (Bénin).

C L É S D E D É T E R M I N AT I O N 83
21. – Des tubercules clairs et d’autres sombres, parfois tous les tubercules uniformément
clairs. Très vaste répartition en Afrique occidentale, tant en milieu naturel que dans
les villes et villages (fig. C-29) ............................................. Hemidactylus angulatus
– Des tubercules blanc éclatant, contrastant avec des tubercules sombres et des
tubercules beiges de même couleur que le corps (fig. C-30) .............................................
.................................................................................... Hemidactylus albituberculatus

© J.-F. Trape

© J.-F. Trape
Fig. C-29. Hemidactylus angulatus. Fig. C-30. Hemidactylus albituberculatus.
Kourougué (Mali). Riyom (Nigeria).

22. – Coloration dorsale caractéristique avec des bandes transverses alternées jaunâtres
et brun clair ainsi qu’une ligne paravertébrale blanchâtre (fig. C-31) ..............................
........................................................................................ Hemidactylus albivertebralis
– Coloration dorsale différente ....................................................................................... 23

© J.-F. Trape

Fig. C-31. Hemidactylus albivertebralis.


Anomabu (Ghana).

23. – Écailles sous-caudales médianes de forme hexagonale. De 8 à 18 pores préanofémo-


raux chez les mâles. Savane guinéene et forêt ............................................................... 24
– Écailles sous-caudales médianes nettement élargies transversalement. De 24 à 54
pores préanofémoraux chez les mâles. Villes et zones urbanisées, notamment en zone
côtière (fig. C-32 et C-33) ....................................................... Hemidactylus mabouia
© J.-F. Trape

© J.-F. Trape

Fig. C-32. Hemidactylus mabouia. Fig. C-33. Hemidactylus mabouia.


Lomié (Cameroun). Nzérékoré (Guinée).

84 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
24. – Museau long, le rapport de la distance entre l’œil et l’extrémité du museau à la
distance entre l’œil et l’ouverture tympanique compris entre 1,4 et 1,8. Habituellement
un seul granule internasal, parfois aucun. De 10 à 14 rangées de tubercules sur le dos.
De 10 à 12 pores préanaux chez les mâles. Connu de l’ouest de la Guinée en savane
arborée (fig. C-34) ............................................................. Hemidactylus kundaensis
– Museau court, le rapport de la distance entre l’œil et l’extrémité du museau à la dis-
tance entre l’œil et l’ouverture tympanique compris entre 1,2 et 1,3. Deux ou trois gra-
nules internasaux. Habituellement de 6 à 8 rangées de tubercules sur le dos. De 14 à
17 pores préanaux chez les mâles. Connu de forêt dense en Côte d’Ivoire (fig. C-35 et
C-36) .......................................................................... Hemidactylus pseudomuriceus

© L. Chirio
Fig. C-34. Hemidactylus kundaensis.
Kunda (Guinée).
© J.-F. Trape

Fig. C-35. Hemidactylus pseudomuriceus. Fig. C-36. Aspect du dessous de la queue © J.-F. Trape
Forêt d’Azagny (Côte d’Ivoire). chez Hemidactylus pseudomuriceus.

25. – Dilatation distale des doigts et orteils très forte, leur aspect général en forme d’éventail
(fig. C-37) .......................................................................................................................... 26
– Dilatation progressive des doigts et orteils sur toute leur longueur, leur aspect général
en forme de raquette (fig. C-38) ..................................................................................... 27
© J.-F. Trape

© J.-F. Trape

Fig. C-37. Aspect en éventail Fig. C-38. Aspect en raquette


(genre Ptyodactylus). (genre Tarentola).

C L É S D E D É T E R M I N AT I O N 85
26. – Afrique du Nord. Petite taille, longueur museau-cloaque jusqu’à 6 cm. De 12 à 16
lamelles sous chaque doigt (fig. C-39) ......................................... Ptyodactylus oudrii
– Sahara central, Sahel et zone soudanienne. Grande taille, longueur museau-cloaque
jusqu’à 10 cm. Une vingtaine de lamelles sous chaque doigt (fig. C-40) ..............................
.......................................................................................................... Ptyodactylus ragazzii

© J.-F. Trape

© J.-F. Trape
Fig. C-39. Ptyodactylus oudrii. Fig. C-40. Ptyodactylus ragazzii.
Environs de Biskra (Algérie). Falaise de Bandiagara (Mali).

27. – Absence d’ocelles dorsaux entre les membres antérieurs ......................................... 28


– Quatre ocelles dorsaux blancs bordés de noir formant un carré entre les membres
antérieurs (fig. C-41) .................................................................... Tarentola annularis

© J.-F. Trape

Fig. C-41. Tarentola annularis.


Touâjil (Mauritanie).

28. – Une rosette de gros tubercules secondaires en forme de fer à cheval sur les flancs
autour des tubercules dorsaux et parfois aussi au milieu du dos. Nord du Sahara
(fig. C-42) ......................................................................................................................... 29
© J.-F. Trape

Fig. C-42. Rosettes de gros tubercules


secondaires autour des tubercules dorsaux.
Tarentola mauritanica pallida.

86 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
– Pas de rosette de tubercules secondaires en fer à cheval sur les flancs autour des
tubercules dorsaux, mais parfois des granules un peu élargis autour des tubercules
dorsaux .............................................................................................................................. 31
29. – Sud du Maroc et environs de Tindouf en Algérie. Rosettes de tubercules secondaires
uniquement autour des tubercules des flancs. Narine en contact avec la rostrale. De
38 à 54 écailles gulaires entre la mentale et le milieu d’une ligne fictive joignant le bord
antérieur des orifices tympaniques. De 16 à 23 écailles et lamelles sous le cinquième
orteil (fig. C-43) ................................................................................ Tarentola boehmei
– Autre région ou combinaison de caractères ................................................................ 30

© P. Geniez
Fig. C-43. Tarentola boehmei.
Assa (Maroc).

30. – De 21 à 25 écailles et lamelles sous le cinquième orteil. Narine séparée de la rostrale.


De 45 à 59 écailles gulaires entre la mentale et le milieu d’une ligne fictive joignant
le bord antérieur des orifices tympaniques. Nord du Sahara, du Maroc à la Libye
(fig. C-44) ............................................................................................ Tarentola deserti
– De 16 à 20 écailles et lamelles sous le cinquième orteil. De 28 à 46 écailles gulaires
entre la mentale et le milieu d’une ligne fictive joignant le bord antérieur des orifices
tympaniques. Sahara occidental et bordure nord du Sahara (fig. C-45). Narine en
contact avec la rostrale (T. m. juliae et T. m. pallida du sud du Maroc) ou séparée de
la rostrale (T m. mauritanica et T. m. fascicularis d’Algérie, de Tunisie et de Libye)
................................................................................ Complexe Tarentola mauritanica
© J.-F. Trape

© J.-F. Trape

Fig. C-44. Tarentola deserti. Fig. C-45. Tarentola mauritanica pallida.


Ghardaïa (Algérie). Environs de Sidi Akhefennir (Maroc).

31. – Rostrale atteignant au moins une narine ou bien celle-ci entourée par quatre écailles
nasales et la première supralabiale. De 13 à 25 écailles élargies et lamelles sous le
doigt de rang I ................................................................................................................... 32

C L É S D E D É T E R M I N AT I O N 87
© P. Geniez
Fig. C-46. Tarentola neglecta.
Zaafrane (Tunisie).

– Rostrale n’atteignant pas les narines. Narines entourée par les trois écailles nasales
et par la première supralabiale. De 11 à 13 écailles élargies et lamelles sous le doigt de
rang I. Sahara central et nord du Sahara (fig. C-46) ..................... Tarentola neglecta
32. – Coloration dorsale brunâtre ou grisâtre avec des motifs dorsaux symétriques nettement
contrastés. Pas de mouchetures blanches éparses. De 1 à 3 espaces interscalaires
agrandis entre la mentale et les gulaires ........................................................................ 33
– Coloration dorsale beige avec des mouchetures blanches ou sombres au niveau des
tubercules. Souvent quelques petites zones un peu plus sombres distribuées de façon
éparse sur le dos. Pas d’espace interscalaire agrandi entre la mentale et les gulaires ... 35
33. – Quatre motifs dorsaux blanchâtres ou orangés partiellement bordés de sombre entre
le cou et le niveau antérieur de la jonction des membres postérieurs ......................... 34
– Trois motifs dorsaux blanchâtres partiellement bordés de sombre entre le cou et le
niveau antérieur de la jonction des membres postérieurs. Zone soudano-sahélienne et
soudano-guinéenne depuis la Guinée-Bissau et le Mali jusqu’au Tchad (fig. C-47)
....................................................................................................... Tarentola ephippiata
© J.-F. Trape

Fig. C-47. Tarentola ephippiata.


Titao (Burkina Faso).

34. – De 68 à 98 rangées transversales de granules au milieu du corps. De 10 à 14 (généra-


lement 11 à 13) granules entre les yeux. Sahara et zone nord-sahélienne (fig. C-48)
.................................................................................................... Tarentola hoggarensis
© J.-F. Trape

Fig. C-48. Tarentola hoggarensis.


Nbeïka (Mauritanie).

88 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
– De 99 à 125 rangées transversales de granules au milieu du corps. De 14 à 18 granules
entre les yeux. Ensemble de la Sénégambie et régions limitrophes des pays voisins
(fig. C-49) ................................................................................ Tarentola senegambiae

© J.-F. Trape
Fig. C-49. Tarentola senegambiae.
Gankette (Sénégal).

35. – Huit rangées de gros tubercules caudaux, le rang externe bien visible en vue ventrale.
Habituellement 12 rangées de tubercules dorsaux, parfois 13 ou rarement 14. Des
mouchetures blanches sur les tubercules (fig. C-50 et C-51). Ouest du Sahara et zone
soudano-sahélienne .............................................................. Tarentola parvicarinata
– Six rangées de petits tubercules caudaux, le rang externe mal visible en vue ven-
trale. Habituellement 16 rangées de tubercules dorsaux, parfois 14 ou 17 (fig. C-52 et
C-53). Montagnes de Guinée et de Sierra Leone ........................... Tarentola pastoria
© J.-F. Trape

© J.-F. Trape

Fig. C-50. Tarentola parvicarinata. Fig. C-51. Tarentola parvicarinata.


Choûm (Mauritanie). Choûm (Mauritanie).
© J.-F. Trape

© J.-F. Trape

Fig. C-52. Tarentola pastoria. Fig. C-53. Tarentola pastoria.


Kindia (Guinée). Kindia (Guinée).

C L É S D E D É T E R M I N AT I O N 89
36. – Dos couvert de minuscules granules juxtaposés ........................................................ 37
– Dos couvert de petites écailles imbriquées carénées ou lisses .................................. 39
37. – Doigts avec des petites franges latérales. Des tubercules sous la base de la queue .... 38
– Très petit, moins de 7 cm de long. Pas de franges latérales sur les doigts. Pas de
tubercules sous la base de la queue. Queue souvent partiellement orange. Une bande
transversale sombre sur le côté de la tête. Nord du Sahara occidental (fig. C-54)
................................................................................................... Saurodactylus brosseti

© P. Geniez
Fig. C-54. Saurodactylus brosseti.
Ras Tafs (Maroc).

38. – Narine séparée de la rostrale. Base latérale de la queue présentant plusieurs rangées
de tubercules. Queue étroite fortement rétrécie dès sa base. Une quinzaine d’anneaux
sombres plus ou moins bien distincts sur la queue. Zones sablonneuses (fig..C-55)
......................................................................................................... Stenodactylus petrii
– Narine en contact avec la rostrale. Base latérale de la queue avec une seule rangée
de 2 à 5 tubercules. Queue conique, sa base aussi large que l’extrémité du corps.
Une dizaine d’anneaux sombres toujours bien marqués sur la queue (fig. C-56)
...................................................................................... Stenodactylus sthenodactylus
© J.-F. Trape

© J.-F. Trape

Fig. C-55. Stenodactylus petrii. Fig. C-56. Stenodactylus sthenodactylus.


Environs de Tiguent (Mauritanie). Guelb El Rhein (Mauritanie).

39. – Écailles ventrales carénées. Écailles dorsales plus ou moins fortement carénées .... 40
– Écailles ventrales lisses. Écailles dorsales en majeure partie lisses, quelques-unes
faiblement carénées (fig. C-57) ............................................. Tropiocolotes steudneri
© M. Cheylan

Fig. C-57. Tropiocolotes steudneri.


Tassili (Algérie).

90 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
40. – Mentonnières postérieures difficilement distinguables des gulaires dont elles sont à
peine plus grandes (fig. C-58). Coloration dorsale claire avec des taches sombres.
Queue annelée, les anneaux clairs gardent la même coloration sur toute la longueur de
la queue (fig. C-59) ................................................................. Tropiocolotes algericus

© J.-F. Trape

© J.-F. Trape
Fig. C-58. Fig. C-59. Tropiocolotes algericus.
Tropiocolotes algericus. El Argoub (Sahara occidental).
El Argoub (Sahara occidental).

– Une paire de grandes mentonnières postérieures, toujours facilement distinguables


des gulaires (fig. C-60). Coloration dorsale claire ou foncée, uniforme ou avec de
petites taches sombres ou des ponctuations noirâtres et blanchâtres. Queue annelée,
souvent blanchâtre vers son extrémité (fig. C-61) ......... Tropiocolotes tripolitanus
© J.-F. Trape

© J.-F. Trape

Fig. C-60. Fig. C-61. Tropiocolotes tripolitanus.


Tropiocolotes tripolitanus. (Adrar, Mauritanie).
(Adrar, Mauritanie).

C L É S D E D É T E R M I N AT I O N 91
Clé de détermination
des Lacertidés
1. – Écailles ventrales lisses ................................................................................................... 2
– Écailles ventrales partiellement carénées. Coloration verte. Queue fortement épineuse.
Forêt dense (fig. D-1) ............................................................... Gastropholis echinata

© L. Chirio
Fig. D-1. Gastropholis echinata.
Mbeni (Cameroun).

2. – Écailles des deux rangées longitudinales médiodorsales beaucoup plus grandes que
les autres écailles dorsales (fig. D-2) ................................................................................ 3
– Écailles des deux rangées longitudinales médiodorsales de taille similaire à celle des
autres écailles dorsales ...................................................................................................... 4
3. – Moins de 40 rangées d’écailles dorsales au milieu du corps. Sahel et Sahara ................
...............................................................................................................Philochortus zolii
– Plus de 55 rangées d’écailles dorsales au milieu du corps. Forêt guinéenne (fig. D-3)
............................................................................................................ Holaspis guentheri

© J.-F. Trape

Fig. D-2. Écailles médiodorsales élargies


(Philochortus, d’après SCHLEICH et al., 1996).

Fig. D-3. Holaspis guentheri.


Nzébéla (Guinée).

4. – Un espace entre l’ouverture de la narine et la première supralabiale (fig. D-4). Collier


absent (genre Mesalina) ou présent (Acanthodactylus guineensis, Heliobolus
nitidus) .............................................................................................................................. 5
© J.-F. Trape

Fig. D-4. Narine séparée de la première


supralabiale (Mesalina).

92 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
– Ouverture de la narine en contact avec la première supralabiale (fig. D-5). Collier
présent (fig. D-6) (genres Acanthodactylus et Latastia) ...................................... 10

© J.-F. Trape

© J.-F. Trape
Fig. D-5. Narine en contact Fig. D-6. Collier présent
avec la 1re supralabiale (Acanthodactylus). (Acanthodactylus).

5. – Collier absent ................................................................................................................... 6


– Collier présent .................................................................................................................. 9
6. – Écailles ventrales disposées sur 8 à 10 rangées. Nasales droite et gauche largement
en contact ............................................................................................................................ 7
– Écailles ventrales disposées sur 12 rangées. Nasales droite et gauche en contact
ponctuel ou séparées par l’internasale qui touche alors la rostrale (fig. D-7) ..................
................................................................................................. Mesalina rubropunctata
© J.-F. Trape

Fig. D-7. Mesalina rubropunctata.


Environs de Smara. Sahara occidental.

7. – Quatre supralabiales entre la rostrale et la sous-oculaire. Présence de petits ocelles


alignés sur le dos ................................................................................................................. 8
– Cinq supralabiales entre la rostrale et la sous-oculaire. Des bandes longitudinales
claires et sombres sans ocelles sur le dos (fig. D-8 et D-9) ............ Mesalina pasteuri
© J.-F. Trape

© J.-F. Trape

Fig. D-8. Mesalina pasteuri. Fig. D-9. Mesalina pasteuri.


Environs d’Akjoujt (Mauritanie). 26° 49’ N, 13° 07’ W (Maroc).

C L É S D E D É T E R M I N AT I O N 93
8. – Disque palpébral constitué de deux écailles transparentes (fig. D-10 et D-11)
........................................................................................................... Mesalina guttulata

© J.-F. Trape
Fig. D-10. Disque palpébral de Mesalina Fig. D-11. Mesalina guttulata.
guttulata (d’après SCHLEICH et al., 1996). Environs de Tata (Maroc).

– Disque palpébral constitué de trois à six écailles (fig. D-12 et D-13) ............................
................................................................................................................ Mesalina olivieri

© J.-F. Trape
Fig. D-12. Disque palpébral de Mesalina Fig. D-13. Mesalina olivieri.
olivieri (d’après SCHLEICH et al., 1996). 21°16’ N, 16°47’ W (Mauritanie).

9. – Pas d’écaille occipitale. Écailles ventrales disposées en 10 rangées (fig. D-14)


.......................................................................................... Acanthodactylus guineensis
– Une petite écaille occipitale. Écailles ventrales disposées en 6 rangées (fig. D-15)
............................................................................................................. Heliobolus nitidus
© J.-F. Trape

© L. Chirio

Fig. D-14. Acanthodactylus guineensis. Fig. D-15. Heliobolus nitidus.


Jos (Nigeria). Parc du W (Niger).

10. – De 6 à 8 rangées de plaques ventrales. Plaque occipitale présente. Orteils sans


serration latérale (Genre Latastia) ............................................................................. 11

94 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
– De 10 à 16 rangées de plaques ventrales. Plaque occipitale absente ou réduite à
un simple granule. Orteils avec de fortes serrations latérales (fig. D-16) (Genre
Acanthodactylus) ......................................................................................................... 12

© J.-F. Trape
Fig. D-16. Patte postérieure
avec des serrations latérales
(genre Acanthodactylus).

11. – Plus de 65 écailles autour du milieu du corps. Plus de 15 pores fémoraux. Museau
arrondi. Quatre ou cinq supralabiales en avant de la sous-oculaire (fig. D 17) ................
................................................................................................................. Latastia ornata
– De 50 à 65 écailles autour du milieu du corps. Habituellement moins de 15 pores
fémoraux. Museau pointu ; Habituellement six supralabiales en avant de la sous-oculaire
(fig. D-18) .................................................................................. Latastia longicaudata
© J.-F. Trape

© J.-F. Trape
Fig. D-17. Latastia ornata.
Bafatà (Guinée-Bissau).

Fig. D-18. Latastia longicaudata.


Dielmo (Sénégal).

12. – Deux supralabiales en contact avec la sous-oculaire, cette dernière atteignant ou


non le rebord de la lèvre (fig. D-19) ................................................................................ 13
– Trois ou quatre supralabiales en contact avec la sous-oculaire, cette dernière
n’atteignant pas le rebord de la lèvre (fig. D-20) .......................................................... 21
© J.-F. Trape

© J.-F. Trape

Fig. D-19. Deux supralabiales Fig. D-20. Quatre supralabiales


en contact avec la sous-oculaire en contact avec la sous-oculaire
(Acanthodactylus aureus). (Acanthodactylus dumerili).

C L É S D E D É T E R M I N AT I O N 95
13. – Deux à quatre grandes plaques supraoculaires. Zone saharienne et sahélienne (fig.
D-21) ................................................................................................................................. 14
– Une seule grande plaque supraoculaire. Savane soudano-guinéenne (fig. D-22) .........
................................................................................................... Acanthodactylus boueti

© J.-F. Trape
Fig. D-21. Trois grandes plaques
supraoculaires et une quatrième fragmentée.
Acanthodactylus dumerili (Sénégal).

© J.-F. Trape

Fig. D-22. Une seule grande plaque


supraoculaire. Acanthodactylus boueti.
Bassila (Bénin).

14. – Quatre rangées d’écailles autour des doigts (trois rangées d’écailles sont visibles de
chaque côté des doigts) ................................................................................................... 15
– Trois rangées d’écailles autour des doigts (deux rangées d’écailles sont visibles d’un
côté, trois de l’autre) ........................................................................................................ 16
15. – Écailles dorsales à peine plus grandes sur le dos que sur les flancs. Littoral atlan-
tique, du nord du Sénégal à Agadir (fig. D-23) ................... Acanthodactylus aureus
– Écailles dorsales deux fois plus grandes sur le dos que sur les flancs, avec une limite
nette entre les grandes écailles du dos et les petites écailles des flancs ..........................
......................................................................................... Acanthodactylus taghitensis
© J.-F. Trape

Fig. D-23. Acanthodactylus aureus.


Boujdour (Sahara occidental).

96 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
16. – Taille des écailles dorsales homogène. Une vingtaine de rangées de petites écailles
dorsales à la base du dos entre les deux membres postérieurs .................................... 17
– Taille des écailles dorsales augmentant fortement de l’avant vers l’arrière du dos. Dix
rangées de grosses écailles dorsales à la base du dos entre les deux membres posté-
rieurs. (complexe Acanthodactylus boskianus) .................................................. 18
17. – Nord du Sahara occidental. Supratemporales pointues. Rangées droite et gauche des
pores fémoraux en contact (fig. D-24) .............................. Acanthodactylus busacki
– Bordure nord du Sahara, du Maroc à l’Algérie et à la Libye. Supratemporales granu-
leuses. Rangées droite et gauche des pores fémoraux séparées (fig. D-25) ....................
.......................................................................................... Acanthodactylus maculatus

© J.-F. Trape
© P. Geniez

Fig. D-24. Acanthodactylus busacki. Fig. D-25. Acanthodactylus maculatus.


Environ de Garet es-Souf (Maroc). Environs de Beni-Ounif (Algérie).

18. – Centre et sud de la Mauritanie. Adultes de grande taille, longueur de l’extrémité du


museau au cloaque jusqu’à 8,3 cm (fig. D-26) .....................................................................
..................................................................... Acanthodactylus boskianus khattensis
– Autres régions du Sahara et du Sahel .......................................................................... 19
© J.-F. Trape

Acanthodactylus b. khattensis.
Akjoujt (Mauritanie).

19. – Sud du Niger et nord du Nigeria. Adultes de petite taille, longueur de l’extrémité du
museau au cloaque inférieure à 6,5 cm (fig. D-27) .............................................................
.................................................................... Acanthodactylus boskianus nigeriensis
© L. Chirio

Fig. D-27. Acanthodactylus b. nigeriensis.


Kouré (Niger).

C L É S D E D É T E R M I N AT I O N 97
– Autres régions du Sahara et du Sahel (fig. D-28 et D-29) (plusieurs espèces et sous-
espèces non encore décrites du complexe Acanthodactylus boskianus différentiables
par analyse moléculaire) ............................ Complexe Acanthodactylus boskianus

© J.-F. Trape

© J.-F. Trape
Fig. D-28. Acanthodactylus boskianus ssp. Fig. D-29. Acanthodactylus boskianus ssp.
Juvénile. Tata (Maroc). Abadla (Algérie).

20. – De 10 à 14 rangées d’écailles ventrales. De 34 à 59 rangées d’écailles dorsales au


milieu du corps (valeurs moyennes) .............................................................................. 21
– De 15 à 18 rangées d’écailles ventrales. De 60 à 77 rangées d’écailles dorsales au
milieu du corps. Ergs et autres grandes étendues sablonneuses du Sahara (fig. D-30 et
D-31) ................................................................................... Acanthodactylus longipes
© J.-F. Trape

© J.-F. Trape
Fig. D-30. Acanthodactylus longipes. Fig. D-31. Acanthodactylus longipes.
Lac du Chiriet (Niger). Lac du Chiriet (Niger).

21. – Écailles dorsales granuleuses et modérément carénées, de taille à peu près similaire
sur le dos et sur les flancs. Habituellement de 45 rangées à 59 rangées de dorsales
(extrêmes : 40-69) ............................................................................................................ 22
– Écailles dorsales plates et fortement carénées, près de deux fois plus grandes sur le
dos que sur les flancs. Généralement moins de 45 rangées de dorsales (de 34 à 53,
moyenne 41) et 12 rangées de ventrales (de 10 à 14). Supralabiales tachetées (fig. D-32
et D-33) ....................................................................... Acanthodactylus senegalensis
© J.-F. Trape

© J.-F. Trape

Fig. D-32. Acanthodactylus senegalensis. Fig. D-33. Acanthodactylus senegalensis.


Guembel (Sénégal). Dakar (Sénégal).

98 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
22. – Petite taille, maximum 60 mm du museau au cloaque. Dessus de la tête uniformément
clair ou avec des vermiculations et petites taches sombres à peine marquées. Régions
côtières sénégalo-mauritaniennes, Sahara occidental, bordure nord du Sahara (fig. D-34
et D-35) ........................................................... Complexe Acanthodactylus dumerili
– Grande taille, souvent plus de 60 mm du museau au cloaque. Dessus de la tête avec
des taches sombres bien individualisées. Sahara central (fig. D-36 et D-37) ..................
....................................................................... Acanthodactylus scutellatus audouini

© J.-F. Trape

© J.-F. Trape
Fig. D-34. Acanthodactylus dumerili. Fig. D-35. Acanthodactylus dumerili.
Langue de Barbarie (Sénégal). Langue de Barbarie (Sénégal).
© J.-F. Trape

© J.-F. Trape

Fig. D-36. Acanthodactylus s. audouini. Fig. D-37. Acanthodactylus s. audouini.


Environs d’Arlit (Niger). Environs d’Arlit (Niger).

C L É S D E D É T E R M I N AT I O N 99
Clé de détermination
des Scincidés

1. – Absence de membres antérieurs et postérieurs. Forêts du Nigeria ............................ 2


– Présence de membres antérieurs et postérieurs .......................................................... 3
2. – Œil normalement développé avec une paupière inférieure mobile. Ouverture de la narine
entre la rostrale et la première supralabiale (fig. E-1) ....... Melanoseps occidentalis
– Œil vestigial sans paupière, à peine visible par transparence sous les écailles cépha-
liques. Ouverture de la narine sur la rostrale (fig. E-2) ..................... Feylinia currori

© J.-F. Trape

© L. Chirio
Fig. E-1. Melanoseps occidentalis. Fig. E-2. Feylinia currori.
Mont Cameroun (Cameroun). Yaoundé (Cameroun).

3. – Écailles dorsales lisses (fig. E-3) .................................................................................... 4


– Écailles dorsales carénées ou striées, entièrement ou sur la partie postérieure du
dos seulement (fig. E-4) .................................................................................................. 18
© J.-F. Trape

© J.-F. Trape

Fig. E-3. Écailles dorsales lisses. Fig. E-4. Écailles dorsales carénées.
Genre Chalcides. Genre Trachylepis.

4. – Cinq doigts aux membres antérieurs ............................................................................. 5


– Moins de cinq doigts aux membres antérieurs ............................................................ 15
5. – Ouverture tympanique masquée par des écailles. Doigts avec des franges latérales
écailleuses ........................................................................................................................... 6
– Ouverture tympanique bien visible sur le côté de la tête. Doigts sans franges laté-
rales écailleuses .................................................................................................................. 7

100 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
6. – Moitié occidentale du Sahara. Des taches noires régulièrement espacées sur le flanc
des adultes. Avec ou sans bandes sombres sur le dos ; si elles existent, leur largeur
supérieure à celle des bandes claires ou jaunâtres qui les séparent (fig. E-5) .................
....................................................................................................... Scincus albifasciatus
– Moitié orientale du Sahara. Pas de taches noires sur les flancs. Des bandes sombres
sur le dos dont la largeur est inférieure à celle des bandes claires ou jaunâtres qui les
séparent (fig. E-6) .................................................................................. Scincus scincus

© J.-M. Bompar
© J.-F. Trape
Fig. E-5. Scincus albifasciatus. Fig. E-6. Scincus scincus.
Oujeft (Mauritanie). Douz (Tunisie).

7. – Écailles dorsales médianes fortement élargies transversalement (fig. E-7) .............. 8


– Écailles dorsales médianes non élargies transversalement (fig. E-8) ......................... 9
© J.-F. Trape

© J.-F. Trape

Fig. E-7. Écailles médianes élargies. Fig. E-8. Écailles médianes non élargies.
Chalcides pulchellus. Chalcides delislei.

8. – Cinq phalanges au quatrième orteil. De 22 à 24 rangées d’écailles au milieu du corps.


De 79 à 86 ventrales. De 13 à 17 lamelles sous-digitales sous le quatrième orteil. Du
Sénégal et de la Guinée au Mali (fig. E-9) .................................. Chalcides pulchellus
– Quatre phalanges au quatrième orteil. 20 (rarement 22) rangées d’écailles au milieu
du corps. De 85 à 91 ventrales. De 9 à 13 lamelles sous-digitales sous le quatrième
orteil. Du Ghana au Nigeria (fig. E-10) ............................................ Chalcides thierryi
© J.-F. Trape

© L. Chirio

Fig. E-9. Chalcides pulchellus. Fig. E-10. Chalcides thierryi.


Koundara (Guinée). Parc du W (Niger).

C L É S D E D É T E R M I N AT I O N 101
9. – Ouverture de la narine en contact avec la rostrale ..................................................... 10
– Ouverture de la narine séparée de la rostrale ............................................................. 12
10. – Museau pointu ............................................................................................................... 11
– Museau arrondi. Reliefs sahariens, rives du Niger et d’autres zones humides sahéliennes
(fig. E-11) ........................................................................................ Chalcides ocellatus

© L. Chirio et M. Ascani
Fig. E-11. Chalcides ocellatus.
Kandadji (Niger).

11. – Cinquième labiale supérieure en contact avec l’œil (fig. E-12) ......................................
........................................................................................................ Chalcides boulengeri
– Quatrième labiale supérieure en contact avec l’œil (fig. E-13) ......................................
.......................................................................................................... Chalcides sepsoides
© P. Geniez

© P. Geniez

Fig. E-12. Chalcides boulengeri. Fig. E-13. Chalcides sepsoides.


Tassili (Algérie). Environs de Suez (Égypte).

12. – Supranasales petites ou absentes, la rostrale largement en contact avec la fronto-nasale.


Membres antérieurs ramenés vers l’arrière le long du corps chevauchant ou distants
de moins de cinq écailles des membres postérieurs ramenés vers l’avant .................. 13
– Supranasales grandes et en contact en arrière de la rostrale, la séparant de la fronto-
nasale. Membres antérieurs ramenés vers l’arrière le long du corps distants de plus de
quinze écailles des membres postérieurs ramenés vers l’avant (fig. E-14) ......................
........................................................................................................... Mochlus mocquardi
© L. Chirio

Fig. E-14. Mochlus mocquardi.


Kouré (Niger).

102 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
13. – Une paire de petites supranasales ............................................................................... 14
– Absence de supranasales. Gorge noirâtre chez les mâles, claire chez les femelles
(fig. E-15 et E-16) ............................................................................... Panaspis tristaoi

© J.-F. Trape

© J.-F. Trape
Fig. E-15. Panaspis tristaoi. Fig. E-16. Panaspis tristaoi. Mâle.
Kalan-Kalan (Guinée). Oueye (Guinée).

14. – De 28 à 32 rangées d’écailles autour du milieu du corps (habituellement 30).


Nuchales larges. Gorge toujours claire. Coloration dorsale brun clair généralement
uniforme, queue souvent rougeâtre. Large répartition en Afrique occidentale (fig. E-17
et E-18) ............................................................................................ Panaspis togoensis
– De 32 à 38 rangées d’écailles autour du corps (habituellement 34). Nuchales
étroites. Coloration dorsale souvent caractéristique avec des taches bicolores noires
et blanches alignées, une bande sombre latérale bordée inférieurement d’une raie
claire chez les femelles, la gorge sombre chez les mâles. Sud-est du Nigeria (fig. E-19)
........................................................................................................... Panaspis breviceps
© J.-F. Trape

© J.-F. Trape

Fig. E-17. Panaspis togoensis. Fig. E-18. Panaspis togoensis.


Doussoudiana (Mali). Abusuapeade (Ghana).
© J.-F. Trape

Fig. E-19. Panaspis breviceps.


Lomié (Cameroun).

C L É S D E D É T E R M I N AT I O N 103
15. – Moins de quatre doigts aux membres antérieurs ........................................................ 16
– Quatre doigts aux membres antérieurs. Plateau de Jos et savanes d’altitude de l’est
du Nigeria (fig. E-20 et E-21) .................................................... Leptosiaphos dungeri

© J.-F. Trape
Fig. E-20. Leptosiaphos dungeri.
Jos (Nigeria).

© J.-F. Trape
Fig. E-21. Leptosiaphos dungeri.
Jos (Nigeria).

16. – Trois doigts aux membres antérieurs .......................................................................... 17


– Habituellement deux doigts aux membres antérieurs, parfois un simple moignon.
Membres postérieurs avec quatre doigts. Régions côtières atlantiques du Sénégal au
Maroc (fig. E-22) .............................................................. Chalcides sphenopsiformis
© J.-F. Trape

Fig. E-22. Chalcides sphenopsiformis.


Dakar (Sénégal).

17. – Quatre doigts aux membres postérieurs. Sahel et Sahara (fig. E-23) ............................
.............................................................................................................. Chalcides delislei
– Trois doigts aux membres postérieurs. Littoral de la Gambie, de la Casamance et de
la Guinée-Bissau (fig. E-21) ......................................................... Chalcides armitagei
© J.-F. Trape

© S. Trape

Fig. E-23. Chalcides delislei. Fig. E-24. Chalcides armitagei.


Aousserd (Sahara occidental). Boucotte (Sénégal).

104 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
18. – Écailles dorsales carénées ............................................................................................ 19
– Écailles dorsales striées. Coloration jaunâtre avec des barres transversales noires.
Ouverture tympanique masquée par deux grandes écailles céphaliques situées en arrière
de la commissure de la bouche. Sahel et Sahara (fig. E-25) ...... Scincopus fasciatus

© J.-F. Trape
Fig. E-25. Scincopus fasciatus.
Environs d’Abalak (Niger).

19. – Ouverture tympanique entièrement masquée ou minuscule. Semi-aquatique, ruisseaux


et rivières en zone de forêt et savane guinéenne (genre Cophoscincopus) ............ 20
– Ouverture tympanique bien visible sur le côté de la tête ........................................... 22
20. – Frontonasale entière (fig. E-26) .................................................................................. 21
– Frontonasale divisée (fig. E-27 et E-28) .............................. Cophoscincopus durus

Fig. E-26. Frontonasale entière. Fig. E-27. Frontonasale divisée.


Cophoscincopus simulans. Cophoscincopus durus.
D’après BÖHME et al. (2000) D’après BÖHME et al. (2000)
© J.-F. Trape

Fig. E-28. Cophoscincopus durus.


Yomou (Guinée).

C L É S D E D É T E R M I N AT I O N 105
21. – Ouverture tympanique minuscule mais nettement apparente. De 39 à 52 écailles
paravertébrales ................................................................................................................. 22
– Ouverture tympanique non apparente. De 48 à 57 écailles paravertébrales. Pas de
limite nette au niveau du cou entre la coloration sombre dorsale et la coloration claire
ventrale (fig. E-29) ................................................................... Cophoscincopus greeri

© J.-F. Trape
Fig. E-29. Cophoscincopus greeri.
Nzébéla (Guinée).

22. – De 39 à 48 écailles paravertébrales. Limite nette au niveau du cou entre la coloration


sombre dorsale et la coloration claire ventrale (fig. E-30) .. Cophoscincopus simulans
– De 48 à 51 écailles paravertébrales. Pas de limite nette au niveau du cou entre la
coloration sombre dorsale et la coloration claire ventrale (E-31) .....................................
....................................................................................... Cophoscincopus senegalensis
© J.-F. Trape

Fig. E-30. Cophoscincopus simulans.


Nzébéla (Guinée).
© J.-F. Trape

Fig. E-31. Cophoscincopus senegalensis.


Dindéfelo (Sénégal).

23. – Membres courts, les membres antérieurs ramenés vers l’arrière le long du corps
n’atteignant pas les membres postérieurs ramenés vers l’avant .................................. 24
– Membres longs, les membres antérieurs ramenés vers l’arrière le long du corps
chevauchant nettement les membres postérieurs ramenés vers l’avant (genre
Trachylepis) ................................................................................................................... 26

106 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
24. – Membres antérieurs ramenés vers l’arrière séparés par une longueur de dix à vingt
écailles des membres postérieurs ramenés vers l’avant. De 26 à 30 rangées d’écailles
au milieu du corps. Coloration des flancs variable, mais jamais rouge et noire .......... 25
– Membres antérieurs et postérieurs ramenés le long du corps séparés par une longueur
de moins de cinq écailles. De 30 à 34 rangs d’écailles au milieu du corps. Coloration
des flancs rouge et noire (fig. E-32) ......................................... Lepidothyris fernandi

© J.-F. Trape
Fig. E-32. Lepidothyris fernandi.
Bopolu (Liberia).

25. – Longueur de la queue intacte entre 63 et 76 % de la longueur museau-cloaque. De 8 à


10 lamelles sous le quatrième orteil. De 8 à 15 carènes au milieu du rang paravertébral
chez les spécimens dont la longueur museau-cloaque dépasse 60 mm ............................
......................................................................................................... Mochlus brevicaudis
– Longueur de la queue intacte entre 77 et 105 % de la longueur museau-cloaque. De
12 à 17 lamelles sous le quatrième orteil. De 3 à 7 carènes au milieu du rang paravertébral
chez les spécimens dont la longueur museau-cloaque dépasse 60 mm (fig. E-33)
........................................................................................................... Mochlus guineensis
© J.-F. Trape

Fig. E-33. Mochlus guineensis.


Fazao (Togo).

26. – Une paire de grandes nuchales médianes largement en contact entre elles et longeant
plus de la moitié du bord postérieur des pariétales (fig. E-34). De trois à sept carènes
sur les écailles du milieu du dos. Supranasales et préfrontales en contact ou séparées.
Coloration variable, les flancs jamais de couleur vive orange ou vermillon ................ 27

Fig. E-34. Trachylepis buettneri.


Supranasales séparées, préfrontales en
contact, nuchales médianes très élargies.
D’après HOOGMOED (1974)

C L É S D E D É T E R M I N AT I O N 107
– Nuchales médianes habituellement petites (fig. E-35). Si elles sont grandes, leur contact
sur la ligne médiane est ponctuel ou étroit. Toujours trois carènes sur les écailles du
milieu du dos. Supranasales et préfrontales toujours en contact. Flancs de couleur
orange ou vermillon plus ou moins vive en période nuptiale. Grande taille, jusqu’à 15 cm
de longueur museau-cloaque (fig. E-36) ................. Complexe Trachylepis perroteti

© J.-F. Trape
Fig. E-35. Trachylepis perroteti. Fig. E-36. Trachylepis perroteti.
Supranasales et préfrontales en contact, Environs de Kourougué (Mali).
nuchales médianes non élargies.
D’après HOOGMOED (1974)

27. – Longueur de la queue des adultes inférieure à 2,5 fois la distance museau-cloaque.
Chez les juvéniles, longueur de la queue inférieure à 2 fois la distance museau-cloaque.
Plus de 26 rangs d’écailles au milieu du corps ............................................................... 28
– Longueur de la queue des adultes jusqu’à 4 fois la distance museau-cloaque. Chez les
juvéniles, longueur de la queue environ 3 fois la distance museau-cloaque. Membres assez
courts, les pattes antérieures rabattues vers l’arrière le long du corps à peine en contact
avec les pattes postérieures rabattues vers l’avant. 26 rangs d’écailles au milieu du corps
(rarement 28). Écailles dorsales avec trois carènes (fig. E-37) .... Trachylepis buettneri
© M.-O. Roedel

Fig. E-37. Trachylepis buettneri.


Parc de la Comoé (Côte d’Ivoire).

28. – Trois carènes sur la plupart des écailles de la partie médiane du dos ....................... 29
– Au moins cinq carènes sur la plupart des écailles de la partie médiane du dos ....... 34
29. – Quatre supraoculaires ................................................................................................... 30
– Trois supraoculaires. Trois ou quatre supraciliaires. Dos noirâtre avec deux bandes
claires latérales (fig. E-38) ........................................................... Trachylepis bensoni
© J.-F. Trape

Fig. E-38. Trachylepis bensoni.


Kindia (Guinée).

108 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
30. – De 27 à 32 rangs d’écailles au milieu du corps ............................................................ 31
– De 35 à 40 rangs d’écailles au milieu du corps. Mâles avec le dessus du corps
brun uniforme, le côté de la tête jaunâtre et la gorge claire (T. langheldi) ou noire
(T. quinquetaeniata) (fig. 39 et 40). Juvéniles et femelles avec cinq bandes longi-
tudinales claires sur fond noirâtre (fig. E-41 et E-42) .......................................................
............................................ Trachylepis quinquetaeniata/Trachylepis langheldi

© J.-F. Trape

© J.-F. Trape
Fig. E-40. Trachylepis
Fig. E-39. Trachylepis quinquetaeniata quinquetaeniata (mâle).
(mâle). Didjeni (Mali). Bangaya (Mali).
© J.-F. Trape

© J.-F. Trape
Fig. E-41. Trachylepis quinquetaeniata Fig. E-42. Trachylepis quinquetaeniata
(femelle). Pont Gambie (Guinée). (juvénile). Environs de Didjeni (Mali).

31. – Quatre écailles entre la dernière grande supraoculaire et la nuchale élargie (fig. E-43)
............................................................................................................................................ 32
– Trois écailles entre la dernière grande supraoculaire et la nuchale élargie (fig. E-44).
Une tache orange sur le côté du cou. Gorge ponctuée de noir (fig. E-45 et E-46) ..........
............................................................................................... Trachylepis aureogularis

Fig. E-43. Quatre écailles. Fig. E-44. Trois écailles.


D’après HOOGMOED (1974) D’après HOOGMOED (1974)
© J.-F. Trape

© J.-F. Trape

Fig. E-45. Trachylepis aureogularis. Fig. E-46. Trachylepis aureogularis.


Environs de Nzérékoré. Debiso (Ghana).

C L É S D E D É T E R M I N AT I O N 109
32. – Toujours trois carènes seulement. Ventre blanchâtre ou jaunâtre. Savane, forêt
secondaire et plantations ................................................................................................. 33
– Ventre vert. Souvent une partie des écailles dorsales avec une ébauche de carène
latérale de chaque côté des trois carènes centrales. Forêt dense ................................ 36
33. – Coloration dorsale brun olivâtre. Sur le dos, les membres et la queue, des lignes
longitudinales brun noir courant le long du bord externe des écailles, toujours en
dehors des trois carènes. Latéralement, une ligne blanche partant des labiales,
traversant l’ouverture tympanique et se prolongeant sur les flancs au-dessus de la
jonction des membres antérieurs. Dessous blanc, devenant bleuâtre sur les côtés.
Membres assez courts, les membres antérieurs ramenés vers l’arrière chevauchant
les membres postérieurs ramenés vers l’avant sur une longueur de quelques écailles
seulement (fig. E-47) ............................................................ Trachylepis keroanensis
– Coloration dorsale brunâtre, avec ou sans quelques points noirs alignés sur le dos.
Latéralement, souvent une bande noire très contrastée et une ligne blanche en des-
sous. La bande noire est fréquemment absente, remplacée ou non par une bande brun
sombre peu contrastée, parfois très courte, sans ligne blanche en dessous. Le ventre
est habituellement blanchâtre, parfois nettement jaunâtre. Savane, forêt secondaire et
plantations (fig. E-48 et E-49) ........................................................ Trachylepis affinis
© J.-F. Trape

© J.-F. Trape
Fig. E-47. Trachylepis keroanensis. Fig. E-48. Trachylepis affinis.
Kérouané (Guinée). Kalan-Kalan (Guinée).
© J.-F. Trape

Fig. E-49. Trachylepis affinis.


Kpalimé (Togo).

34. – Absence de bandes longitudinales claires sur le dos. Pas de bande orangée sur les
flancs. Face ventrale jaunâtre ou verdâtre. De cinq à huit supraciliaires .................... 35
– Trois bandes longitudinales claires sur le dos. Souvent une bande orangée sur les
flancs. Face ventrale blanchâtre. De deux à quatre supraciliaires. De 34 à 38 rangées
d’écailles autour du milieu du corps (fig. E-50 et E-51) ...... Trachylepis rodenburgi
© J.-F. Trape

© J.-F. Trape

Fig. E-50. Trachylepis rodenburgi. Fig. E-51. Trachylepis rodenburgi.


Akosombo (Ghana). Akosombo (Ghana).

110 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
35. – De six à huit supraciliaires. Face ventrale verte, seule la gorge est parfois jaunâtre.
Supralabiales claires sans caractéristiques remarquables ........................................... 36
– Habituellement cinq supraciliaires (fig. E-52). Aspect caractéristique des supra-
labiales qui présentent des taches blanches à contour net surlignées de noir. De 51 à
62 écailles entre les nuchales et la base de la queue. Face ventrale jaune vif chez les
adultes (fig. E-53) ................................................................ Trachylepis maculilabris

© J.-F. Trape
Fig. E-52. Cinq supraciliaires. Fig. E-53. Trachylepis maculilabris.
Trachylepis maculilabris. Nzérékoré (Guinée).
D’après HOOGMOED (1974)

36. – Forêts du sud-est du Nigeria. Dos brunâtre avec des marques transversales noires en
zigzag. Pas de bande brune continue sur les flancs (fig. E-54) ..........................................
..................................................................................................... Trachylepis polytropis
– Forêt dense, de la Guinée au Ghana. Dos sans marques transversales noires. Une
bande brune continue sur les flancs (fig. E-55) .............. Trachylepis paucisquamis
© J.-F. Trape

© J.-F. Trape

Fig. E-54. Trachylepis polytropis. Fig. E-55. Trachylepis paucisquamis.


Lomié (Cameroun). Nzérékoré (Guinée).

C L É S D E D É T E R M I N AT I O N 111
Clé de détermination
des Varanidés

1. – Écailles dorsales petites, au nombre d’une centaine sur la ligne vertébrale entre les
bases des membres antérieurs et postérieurs. Des bandes transversales claires ou
foncées sur le dos ............................................................................................................... 2
– Écailles dorsales grandes, au nombre d’une quarantaine sur la ligne vertébrale entre les
bases des membres antérieurs et postérieurs. Écailles de la nuque en forme de grosses
verrues. Pas de bandes transversales sur le dos (fig. F-1) .... Varanus exanthematicus
2. – Coloration dorsale foncée avec des bandes transversales claires ............................... 3
– Coloration dorsale claire avec des bandes transversales foncées. Sahara (fig. F-2)
................................................................................................................. Varanus griseus

© J.-F. Trape

© J.-F. Trape
Fig. F-1. Varanus exanthematicus. Fig. F-2. Varanus griseus.
17° 02’ N, 13° 59’ W (Mauritanie). Nbeïka (Mauritanie).

3. – Au moins six bandes claires entre la base des membres antérieurs et postérieurs.
Langue noire. Sahel et savanes soudanienne et guinéenne (fig. F-3) ...............................
.............................................................................................................. Varanus niloticus
– Quatre ou cinq bandes transversales claires entre la base des membres antérieurs et
postérieurs. Langue rose. Forêt dense (fig. F-4) .............................. Varanus ornatus
© J.-F. Trape

© J.-F. Trape

Fig. F-3. Varanus niloticus. Fig. F-4. Varanus ornatus.


Nianing (Sénégal). Mengang (Cameroun).

112 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
Clé de détermination
des crocodiles

A. – Museau moins de 2 fois plus long que sa largeur au niveau du bord antérieur des
yeux ..................................................................................................................... Aller en B
– Museau étroit et allongé, de 2,5 à 3,3 fois plus long que sa largeur au niveau du bord
antérieur des yeux. Deux paires de grandes écailles nuchales continues ou subcontinues
avec les dorsales ..................................................................... Mecistops cataphractus

© M.-O. Rödel
Mecistops cataphractus.
Forêt de Taï (Côte d’Ivoire).

B. – Museau large et court, à peine plus long que sa largeur au niveau du bord antérieur
des yeux. Trois paires de grandes plaques nuchales disposées longitudinalement.
Dents mandibulaires mal visibles quand le museau est fermé. Adultes de petite taille,
maximum 210 cm. Coloration dorsale des juvéniles uniformément sombre ....................
..................................................................................................... Osteolaemus tetraspis
– Museau de 1,5 à 2 fois plus long que sa largeur au niveau du bord antérieur de l’œil
chez les adultes (de 1,2 à 1,5 fois chez les juvéniles). Quatre grandes plaques nuchales
formant un carré en arrière des écailles occipitales et une plaque latérale de chaque
côté de la paire antérieure. Quatrième dent mandibulaire toujours très apparente
quand le museau est fermé. Adultes pouvant dépasser 5 m. Juvéniles avec alternance
de bandes transverses claires et sombres sur le dessus du dos et de la queue ................
............................................................................................................ Crocodylus suchus
© J.-F. Trape

© J.-F. Trape

Osteolaemus tetraspis. Crocodylus suchus.


Dja (Cameroun). Tionk Essil (Sénégal).

C L É S D E D É T E R M I N AT I O N 113
Clé de détermination
des familles de tortues

A. – Carapace couverte de cuir .............................................................................. Aller en B


– Carapace couverte d’écailles .......................................................................... Aller en C
B. – Carapace avec cinq carènes longitudinales. Pattes transformées en nageoires, sans
griffes terminales. Famille marine (une espèce) ............ Famille des Dermochelyidae
– Carapace lisse. Trois griffes à l’extrémité des pattes. Eaux douces continentales,
lagunes et estuaires (trois espèces) ...................................... Famille des Trionychidae

© T. Diagne
Dermochelyidae : Dermochelys coriacea.
Côte du Saloum (Sénégal).
© J.-F. Trape

Trionychidae : Trionyx triunguis.


Sanaga (Cameroun).

C. – Pattes transformées en nageoires. Une ou deux griffes à l’extrémité des nageoires.


Famille marine (quatre espèces) ............................................. Famille des Cheloniidae
– Pattes non transformées en nageoires. Quatre à cinq griffes à l’extrémité des pattes.
Milieux continentaux terrestres ou aquatiques .............................................. Aller en D
© J.-F. Trape

Cheloniidae : Chelonia mydas.


Île de Poilão (Guinée-Bissau).

114 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
D. – Carapace aplatie. Doigts et orteils bien individualisés. Griffes effilées et recourbées.
Familles palustres ...............................................................................................Aller en E
– Carapace fortement bombée. Pattes postérieures ayant l’aspect de pieds bots sans
orteils bien individualisés. Griffes émoussées et droites. Famille terrestre (cinq
espèces) .................................................................................... Famille des Testudinidae

© J.-F. Trape
Testudinidae : Kinixys belliana nogueyi.
Bandafassi (Sénégal).

E. – Plastron sans intergulaire, ne comprenant que 12 écailles (une seule espèce, signalée
de plusieurs gueltas sahariennes) ......................................... Famille des Geoemydidae
– Plastron comprenant 13 écailles, dont une intergulaire. Mares temporaires et perma-
nentes, ruisseaux et rivières (six espèces) ....................... Famille des Pelomedusidae
© J.-F. Trape

© J.-F. Trape

Geomydidae : Mauremys leprosa. Pelomedusidae : Pelomedusa subrufa.


Spécimen en captivité (Algérie). Toukar (Sénégal)

C L É S D E D É T E R M I N AT I O N 115
Clé de détermination
des tortues marines
(Dermochélyidés et Chéloniidés)

1. – Carapace couverte de cuir. Cinq carènes longitudinales continues ...............................


...................................................................................................... Dermochelys coriacea
– Carapace couverte d’écailles. Pas de carène longitudinale continue ou une seule
carène .................................................................................................................................. 2
2. – Quatre paires d’écailles costales .................................................................................... 3
– Plus de quatre paires d’écailles costales ........................................................................ 4
3. – Marginales fortement dentelées, notamment les postérieures. Bec crochu. Écailles
de la carapace imbriquées, chacune se superposant à l’autre. Nuchale et première
vertébrale en pointe vers l’arrière. Deux paires de préfrontales .....................................
.................................................................................................. Eretmochelys imbricata
– Marginales non dentelées. Bec arrondi. Écailles de la carapace juxtaposées. Nuchale
et première vertébrale sans pointe vers l’arrière. Une seule paire de préfrontales
................................................................................................................. Chelonia mydas

Eretmochelys imbricata. Chelonia mydas.

4. – Cinq paires d’écailles costales. Cinq écailles vertébrales ................. Caretta caretta
– Au moins six paires d’écailles costales. Habituellement six à neuf écailles vertébrales
...................................................................................................... Lepidochelys olivacea

Caretta caretta. Lepidochelys olivacea.

116 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
Clé de détermination
des tortues continentales aquatiques
(Trionychidés, Pélomédusidés, Géoémydidés)
et terrestres (Testudinidés)
1. – Carapace couverte de cuir (Trionychidés) ................................................................. 2
– Carapace couverte d’écailles .......................................................................................... 4
2. – Face ventrale avec à la base des pattes postérieures un repli cutané en forme de clapet
sous lequel les pattes postérieures peuvent se dissimuler (fig. G-1) ............................. 3
– Face ventrale sans repli cutané. Base des pattes postérieures toujours complètement
apparente (fig. G-2 et G-3) ................................................................ Trionyx triunguis
© J.-F. Trape

Fig. G-1. Face ventrale


de Cyclanorbis senegalensis).
Fleuve Niger vers Say (Mali).
© J.-F. Trape

Fig. G-2. Face ventrale


de Trionyx triunguis.
Sanaga (Cameroun).
© J.-F. Trape

Fig. G-3. Trionyx triunguis.


Spécimen en captivité (Togo).

C L É S D E D É T E R M I N AT I O N 117
3. – Face ventrale des adultes avec de cinq à neuf callosités, dont plusieurs bien dévelop-
pées à l’avant du plastron dans la région gulaire. Cinq ou six plis cutanés aux pattes
avant ..................................................................................... Cyclanorbis senegalensis
– Face ventrale des adultes sans callosités à l’avant du plastron, de 0 à 4 callosités
à l’arrière du plastron. Quatre plis cutanés aux pattes avant (fig. G-4) ............................
......................................................................................................... Cyclanorbis elegans

© W. Mc Cord
Fig. G-4. Face ventrale
de Cyclanorbis elegans.

4. – Carapace fortement bombée. Pattes postérieures ayant l’aspect de pieds bots sans
orteils bien individualisés. Griffes émoussées et droites. Terrestre (Testudinidés) ... 5
– Carapace aplatie. Doigts et orteils bien individualisés. Griffes effilées et recourbées.
Aquatique ............................................................................................................................ 8
5. – Partie postérieure de la dossière de la carapace articulée ........................................... 6
– Partie postérieure de la dossière de la carapace non articulée (fig. G-5) ......................
........................................................................................................ Centrochelys sulcata
© J.-F. Trape

Fig. G-5. Centrochelys sulcata.


Spécimen en captivité (Sénégal).

6. – Présence d’une petite écaille nuchale (fig. G-6) ........................................................... 7


– Absence d’écaille nuchale (fig. G-7). Rebords de la carapace relevés et fortement
denticulés. Forêt ........................................................................................ Kinixys erosa
© J.-F. Trape

© J.-F. Trape

Fig. G-6. Présence d’une petite écaille nuchale Fig. G-7. Absence d’écaille nuchale
allongée. Kinixys b. nogueyi. Ibel (Sénégal). de Kinixys erosa. Nzébéla (Guinée).

118 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
7. – Rebords de la carapace denticulés. Deux plaques gulaires quadrangulaires présentant
chacune deux bords libres vers l’avant. Forêt (fig. G-8) ................. Kinixys homeana
– Rebords de la carapace non denticulés. Deux plaques gulaires triangulaires présentant
chacune un seul bord libre vers l’avant. Savane (fig. G-9 et G-10) .... Kinixys belliana

© J.-F. Trape

© J.-F. Trape
Fig. G-8. Kinixys homeana. Fig. G-9. Kinixys belliana nogueyi.
Sekondi (Ghana). Atakpamé (Togo).

© J.-F. Trape

Fig. G-10. Kinixys belliana nogueyi.


Akosombo (Ghana).

8. – Plastron à lobe antérieur immobile et sans articulation. Première écaille vertébrale


plus large que longue .......................................................................................................... 9
– Plastron à lobe antérieur articulé et mobile chez les adultes. Première écaille verté-
brale au moins aussi longue que large ............................................................................ 10
9. – Queue courte. Pas de nuchale entre la première paire de marginales. Plastron
comprenant 13 plaques, dont une petite intergulaire. Mares et cours d’eau temporaires
et permanents au Sahel et en savane (fig. G-11 et G-12) .......... Pelomedusa subrufa
– Queue longue. Une nuchale entre la première paire de marginales. Plastron sans
intergulaire, ne comprenant que 12 plaques. Gueltas sahariennes (fig. G-13 et G-14)
............................................................................................................. Mauremys leprosa
© J.-F. Trape

© J.-F. Trape

Fig. G-11. Pelomedusa subrufa. Fig. G-12. Pelomedusa subrufa.


Sabodala (Sénégal). Sabodala (Sénégal).

C L É S D E D É T E R M I N AT I O N 119
© J.-F. Trape
© P. Geniez
Fig. G-13. Mauremys leprosa. Fig. G-14. Mauremys leprosa.
Environs de Beni Mellal (Maroc). Spécimen en captivité (Algérie).

10. – Plaques abdominales (troisième paire de plaques en partant de l’arrière échancré du


plastron) petites, la longueur de leur suture médiane inférieure à la moitié de la
longueur du lobe antérieur mobile du plastron (fig. G-15) .......................................... 11
– Plaques abdominales grandes, la longueur de leur suture médiane approchant la
longueur du lobe antérieur mobile du plastron (fig. G-16) ........................................... 12
© J.-F. Trape

© J.-F. Trape
Fig. G-15. Écaille abdominales petites. Fig. G-16. Écailles abdominales grandes.
Pelusios adansoni. Lac de Guier (Sénégal). Pelusios castaneus. Kindia (Guinée).

11. – Plastron brun ou noir, peu ou pas tacheté de clair. Longueur médiane des plaques
anales approximativement égale à la longueur médiane des plaques fémorales.
Articulation du plastron anguleuse. Écailles des avant-bras régulières. Dessin en
forme de Y noir sur la tête. Forêt (fig. G-17) .............................. Pelusios gabonensis
– Plastron clair, peu ou pas tacheté de noir. Longueur médiane des plaques anales net-
tement inférieure à la longueur médiane des plaques fémorales. Articulation du plas-
tron rectiligne. Écailles des avant-bras irrégulières. Tête ornée de taches ou de
vermiculations claires. Savane (fig. G-15 et G-18) ......................... Pelusios adansoni
© J.-F. Trape

© J.-F. Trape

Fig. G-17. Pelusios gabonensis. Fig. G-18. Pelusios adansoni.


Dja (Cameroun). Lac de Guier (Sénégal).

120 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
12. – Plastron en majeure partie ou en totalité noir ou brun foncé. Bec crochu. Forêt gui-
néenne ............................................................................................................................... 13
– Plastron en majeure partie clair. Bec non crochu. Savane (fig. G-16 et G-19) ..............
............................................................................................................ Pelusios castaneus

© J.-F. Trape
Fig. G-19. Pelusios castaneus.
Djikoye (Sénégal).

13. – Carapace aplatie, sa hauteur inférieure à la moitié de sa largeur. Bords antérieurs de


la première vertébrale recourbés en pointe vers l’avant et formant un angle aigu entre
les premières marginales. Suture médiane des premières marginales courte, comprise
entre 3 et 5 fois la longueur de la 1re vertébrale. Échancrure entre les plaques anales
formant un angle aigu (fig. G-20) .................................................... Pelusios cupulatta
– Carapace bombée, sa hauteur supérieure à la moitié de sa largeur. Bords antérieurs
de la première vertébrale non recourbés en pointe vers l’avant et formant un angle
obtus entre les premières marginales. Suture médiane des premières marginales
longue, comprise entre 2 et 2,5 fois la longueur de la 1re vertébrale. Échancrure entre
les plaques anales formant un angle obtus. Forêt du Nigeria (fig. G-21) ..........................
......................................................................................................................Pelusios niger
© J.-F. Trape

© J. Maran

Fig. G-20. Pelusios cupulatta. Fig. G-21. Pelusios niger.


Bia (Ghana). Juvénile du Nigeria.

C L É S D E D É T E R M I N AT I O N 121
Partie 4

Les lézards

Famille
Agamidae
Famille
Chamaeleonidae
Famille
Eublepharidae
Famille
Gekkonidae
Famille
Phyllodactylidae
Famille
Gerrhosauridae
Famille
Lacertidae
Famille
Scincidae
Famille
Varanidae

Photo : © J.-F. Trape


Agama agama.
Elmina (Ghana).
famille Agamidae
espèce
Agama africana Hallowell, 1844

Agame des forêts


Forest Agama

Identification rapide
Touffes d’épines sur le côté de la tête et du cou. Écailles dorsales carénées et mucronées
de dimensions homogènes. De 56 à 68 rangées d’écailles au milieu du corps. De 33 à
43 écailles vertébrales. Narine sur le canthus. Pas de crête caudale ni dorsale. Forêt
dense et mosaïque forêt-savane.

Dimensions milieu du corps. De 33 à 43 écailles vertébrales


entre le niveau postérieur de l’insertion des
Longueur museau-cloaque jusqu’à 12 cm, membres antérieurs et le niveau antérieur de
longueur totale jusqu’à 32 cm. l’insertion des membres postérieurs. Présence
de pores préanaux chez le mâle. Queue environ
Répartition et habitat
1,8 fois plus longue que la distance museau-
De la Guinée au Ghana. Forêt dense et cloaque. Absence de crête dorsale.
mosaïques forêt-savane. Sur la carte, seules La coloration nuptiale des mâles adultes est
sont mentionnées les localités pour lesquelles bleu métallique sur la face dorsale, à l’exception
la détermination a été confirmée par une de la tête, qui est orange-rouge, et de la crête
analyse moléculaire. et de la partie antérieure de la ligne vertébrale,
qui sont verdâtres ou jaunâtres. La queue est
Description en majeure partie de même couleur que le dos,
son extrémité est noirâtre. Les femelles sont
Tête et corps couverts de petites écailles.
brun olive, avec des taches orange et des
Pupille ronde. Narine située sur le canthus.
bandes sombres sur les flancs.
Présence de touffes d’épines autour de l’ou-
verture tympanique et sur le côté du cou. Histoire naturelle
Présence d’une crête nuchale. Écailles du dos
fortement carénées et mucronées. Écailles Cette espèce arboricole était jusqu’à récemment
ventrales lisses chez les adultes, carénées chez confondue avec A. agama puis avec A. sylvanus
les juvéniles. De 56 à 68 rangées d’écailles au dont elle est un synonyme plus ancien.

28° N

24° N

20° N

16° N

12° N

8° N

4° N
16° W 12° W 8° W 4° W 0° 4° E 8° E 12° E 16° E 20° E 24° E

124 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
© J.-F. Trape
Agama africana (mâle).
Forêt de Diéké (Guinée).

© J.-F. Trape

Agama africana (femelle).


Kindia (Guinée).

LES LÉZARDS 125


espèce famille
Agamidae
Agama agama (Linnæus, 1758)

Margouillat
Common Agama

Identification rapide
Touffes d’épines sur le côté de la tête et du cou. Écailles dorsales carénées et mucronées
de dimensions homogènes. Adultes de grande taille, longueur museau-cloaque jusqu’à
15 cm. Habituellement 60 à 82 rangs d’écailles au milieu du corps et 42 à 58 écailles
vertébrales. Narine sur le canthus. Abondant dans les villes et villages et très commun
en savane.

Dimensions dans la région vertébrale). Habituellement de


60 à 82 rangées d’écailles au milieu du corps et
Longueur museau-cloaque jusqu’à 15 cm, de 42 à 58 écailles vertébrales (comptées
longueur totale jusqu’à environ 40 cm. entre le niveau postérieur de l’insertion des
membres antérieurs et le niveau antérieur de
Répartition et habitat
l’insertion des membres postérieurs). Des pores
Classiquement présent dans toute l’Afrique préanaux chez les mâles. Queue environ 1,5 fois
tropicale, les travaux récents montrent qu’il plus longue que la distance museau-cloaque.
est surtout distribué en Afrique occidentale et La coloration est très variable et peut changer
centrale où il est représenté par plusieurs rapidement. En période nuptiale, la tête des
populations et sous-espèces génétiquement mâles est jaunâtre, rougeâtre ou jaune orangé,
différenciées. La carte ci-dessous montre les le corps bleu indigo, la queue successivement
localités où sa présence a été confirmée par jaune clair à sa base, rougeâtre au milieu et
biologie moléculaire. Tous milieux sauf les noire à son extrémité. Les femelles sont brun-
régions sahariennes et la forêt dense. gris avec des taches orangées sur les flancs.

Description Histoire naturelle

Tête et corps couverts de petites écailles. C’est le plus facilement observable des lézards
Pupille ronde. Narine sur le canthus. Présence d’Afrique occidentale, abondant en zone
de touffes d’épines autour de l’ouverture urbaine où c’est généralement le seul agame
tympanique et sur le côté du cou. Présence rencontré. Il se tient sur les murs des maisons
d’une crête nuchale. Écailles du dos et de la et sur les arbres. Actif de jour, il se nourrit
queue carénées et mucronées (faiblement d’insectes.

28° N

24° N

20° N

16° N

12° N

8° N

4° N
16° W 12° W 8° W 4° W 0° 4° E 8° E 12° E 16° E 20° E 24° E

126 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
© J.-F. Trape
Agama agama. Mâle en coloration nuptiale.
Abidjan (Côte d’Ivoire).

© J.-F. Trape

Agama agama (mâle).


Zaria (Nigeria).

LES LÉZARDS 127


espèce famille
Agamidae
Agama boensis Monard, 1940

Agame de Boé
Boé Agama

Identification rapide
Touffes d’épines sur le côté de la tête et du cou. Écailles dorsales fortement carénées et
mucronées de dimensions homogènes. Narine sous le canthus. Longueur museau-
cloaque entre 5 et 8 cm. Bandes transversales sombres. De 70 à 83 rangées d’écailles au
milieu du corps. De 39 à 50 écailles vertébrales. Guinée-Bissau et régions limitrophes du
Sénégal, de Guinée et du Mali.

Dimensions des membres postérieurs. Présence de pores


préanaux chez le mâle. Queue environ 1,5 fois
Longueur museau-cloaque jusqu’à 8,1 cm, plus longue que la distance museau-cloaque.
longueur totale jusqu’à 20 cm. Absence de crête dorsale et caudale.
Répartition et habitat Cette espèce est joliment colorée avec des
dessins symétriques brun foncé et brun clair
Guinée-Bissau, sud-est du Sénégal, ouest de la sur le dos. Il existe parfois une ligne vertébrale
Guinée et du Mali. Zones latéritiques en jaune se prolongeant en Y sur la nuque et des
savane soudanienne. traits longitudinaux jaunes discontinus sur les
flancs. La gorge des mâles présente une tache
Description médiane bleue et des réticulations de même
couleur plus ou moins marquées. Le côté de la
Tête et corps couverts de petites écailles.
tête est souvent bleuté. La gorge des femelles
Pupille ronde. Narine située sous le canthus.
est blanchâtre ainsi que le reste du dessous du
Présence de touffes d’épines autour de l’ou-
corps dans les deux sexes.
verture tympanique et sur le côté du cou.
Présence d’une crête nuchale. Écailles du dos Histoire naturelle
fortement carénées et mucronées. De 70 à
83 rangées d’écailles au milieu du corps. De Cet agame vit sur le sol en savane sur les
39 à 50 écailles sur la ligne vertébrale entre le contreforts latéritiques du Fouta Djalon. Il se
niveau postérieur de la jonction des membres tient volontiers perché sur des pierres ou des
antérieurs et le niveau antérieur de la jonction termitières. Les individus sont solitaires.

28° N

24° N

20° N

16° N

12° N

8° N

4° N
16° W 12° W 8° W 4° W 0° 4° E 8° E 12° E 16° E 20° E 24° E

128 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
© J.-F. Trape
Agama boensis.
Madina Boé (Guinée-Bissau).

© J.-F. Trape

Agama boensis.
Madina Boé (Guinée-Bissau).

LES LÉZARDS 129


espèce famille
Agamidae
Agama boueti Chabanaud, 1917

Agame de Bouet
Bouet’s Agama

Identification rapide
Touffes d’épines sur le côté de la tête et du cou. Écailles dorsales fortement carénées et
mucronées de dimensions homogènes. Adultes de taille moyenne, longueur museau-
cloaque comprise entre 6 et 10 cm. De 50 à 62 rangées d’écailles au milieu du corps.
Narine sur le canthus. Vit sur le sol. Zone sahélienne.

Dimensions le plus long. Queue environ 1,7 fois plus longue


que la distance museau-cloaque.
Longueur museau-cloaque jusqu’à 10 cm,
longueur totale jusqu’à 27 cm. La coloration générale habituelle est jaunâtre.
Des taches plus sombres mais peu contrastées
Répartition et habitat sont souvent distribuées de façon symétrique
de part et d’autre de la ligne vertébrale qui
Zone sahélienne, depuis la Mauritanie et le est claire. La coloration nuptiale du mâle est
Sénégal jusqu’au Niger où il est associé aux turquoise sur le dos, celle de la femelle est
sols sablonneux. turquoise foncé sur la partie postérieure de la
tête. La face ventrale est claire.
Description
Histoire naturelle
Tête et corps couverts de petites écailles.
Pupille ronde. Narine située sur le canthus. Cet agame vit sur le sol dans les grandes éten-
Présence de touffes d’épines autour de l’ou- dues sablonneuses sahéliennes avec végétation
verture tympanique et sur le côté du cou. buissonnante. Il chasse de jour les petits
Écailles du dessus de la tête non carénées. arthropodes, principalement les fourmis,
Présence d’une crête nuchale. Écailles du dos et orthoptères et coléoptères. Dérangé, il se
de la queue fortement carénées et mucronées. réfugie sous un buisson. Les individus sont
Écailles ventrales lisses. De 50 à 62 rangées solitaires et leur densité est toujours assez
d’écailles au milieu du corps. Présence de faible même si l’espèce est commune en zone
pores préanaux chez le mâle. Troisième doigt sahélienne.

28° N

24° N

20° N

16° N

12° N

8° N

4° N
16° W 12° W 8° W 4° W 0° 4° E 8° E 12° E 16° E 20° E 24° E

130 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
© J.-F. Trape
Agama boueti.
Koléfou (Niger).

© J.-F. Trape

Agama boueti.
Environs d’Iférouane (Niger).

LES LÉZARDS 131


espèce famille
Agamidae
Agama boulengeri Lataste, 1886

Agame de Boulenger
Boulenger’s Agama

Identification rapide
Touffes d’épines sur le côté de la tête et du cou. Écailles dorsales lisses ou carénées et
mucronées de dimensions homogènes. Adultes de grande taille, longueur museau-
cloaque jusqu’à 14 cm. De 97 à 123 rangées d’écailles au milieu du corps. Narine sur le
canthus. Vit dans les zones rocheuses. Sahel et Sahara.

Dimensions distance museau-cloaque. Chez les mâles,


présence d’une forte crête dentelée le long de
Longueur museau-cloaque jusqu’à 14 cm,
la queue.
longueur totale jusqu’à 42 cm.
La coloration habituelle est presque entièrement
Répartition et habitat grisâtre, avec une demi-douzaine de lignes
De l’Adrar de Mauritanie à l’ouest du Mali, transversales blanchâtres de l’épaisseur d’une
uniquement en zone fortement rocheuse. ou deux écailles sur le dessus du corps. Sur le
côté de la tête, il existe souvent en dessous de
Description l’œil une bande claire depuis le museau jusque
sous le tympan et une petite bande sombre
Tête et corps couverts de petites écailles. entre l’œil et le tympan. Certaines femelles en
Pupille ronde. Narine située sur le canthus. période nuptiale présentent une coloration
Présence de touffes d’épines autour de l’ou- particulièrement remarquable, le dessus du
verture tympanique et sur le côté du cou. corps devenant jaune vif avec latéralement de
Écailles du dessus de la tête non carénées. grandes taches rouges.
Présence d’une crête nuchale. Écailles du dos
mucronées et généralement carénées mais Histoire naturelle
parfois entièrement lisses sur la majeure
partie du dos. Écailles ventrales lisses. De 97 à Cet agame strictement associé aux falaises et
123 rangées d’écailles au milieu du corps. éboulis rocheux vit en colonies nombreuses. Il
Présence de pores préanaux chez le mâle. est diurne et se réfugie dans les fentes des
Queue environ deux fois plus longue que la rochers pendant la nuit.

28° N

24° N

20° N

16° N

12° N

8° N

4° N
16° W 12° W 8° W 4° W 0° 4° E 8° E 12° E 16° E 20° E 24° E

132 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
© J.-F. Trape
Agama boulengeri (mâle).
Soufa (Mauritanie).

© J.-F. Trape

Agama boulengeri (femelle gravide).


Taoujafet (Tagant, Mauritanie).

LES LÉZARDS 133


espèce famille
Agamidae
Agama castroviejoi Padial, 2005

Agame de Castroviejo
Castroviejo’s Agama

Identification rapide
Touffes d’épines sur le côté de la tête et du cou. Écailles dorsales carénées et mucronées
de dimensions homogènes. Adultes de grande taille, longueur museau-cloaque
atteignant 12 cm. De 54 à 67 rangées d’écailles au milieu du corps. Narine sur le canthus.
Troisième doigt le plus long. Zones rocheuses. Sahara mauritanien.

Dimensions La coloration dorsale des mâles est gris-bleu


ou grisâtre tachetée de brun foncé et de
Longueur museau-cloaque jusqu’à 12 cm,
beige. Chez les femelles, la coloration dorsale
longueur totale jusqu’à 32 cm.
habituelle est beige ou brunâtre avec quelques
Répartition et habitat petites marques transverses brun foncé. Les
femelles en période nuptiale présentent une
Adrar de Mauritanie et autres zones rocheuses coloration remarquable, le dessus du corps
adjacentes. devenant jaune vif avec des bandes transverses
rouges tandis que les parties postérieure et
Description latérale de la tête sont bleutées. Dans les deux
Tête et corps couverts de petites écailles. sexes la face ventrale est blanche. Sous la
Pupille ronde. Narine située sur le canthus. gorge il existe quelques lignes longitudinales
Présence de touffes d’épines autour de l’ouver- sombres.
ture tympanique et sur le côté du cou. Écailles
du dessus de la tête non carénées. Présence Histoire naturelle
d’une crête nuchale. Écailles du dos carénées et
mucronées. Écailles ventrales lisses. De 54 à Cette espèce récemment décrite était confon-
67 rangées d’écailles au milieu du corps. Troi- due avec Agama impalearis du Maghreb. On
sième doigt et orteil les plus longs. Présence la trouve dans des zones caillouteuses ou
de pores préanaux chez le mâle. Queue environ encombrées de petits blocs rocheux sur lesquels
1,7 fois plus longue que la distance museau- des spécimens solitaires se tiennent volontiers
cloaque. Absence de crête sur la queue. au soleil pendant la journée.

28° N

24° N

20° N

16° N

12° N

8° N

4° N
16° W 12° W 8° W 4° W 0° 4° E 8° E 12° E 16° E 20° E 24° E

134 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
© J.-F. Trape
Agama castroviejoi.
Mâle des environs d’Akjoujt (Mauritanie).

© J.-F. Trape

Agama castroviejoi.
Femelle gravide, 10 km au nord d’Akjoujt (Mauritanie).

LES LÉZARDS 135


espèce famille
Agamidae
Agama cristata Mocquard, 1905

Agame à crête
Crested Agama

Identification rapide
Touffes d’épines sur le côté de la tête et du cou. Écailles dorsales carénées et mucronées
de dimensions homogènes. Une longue crête médiane sur le dessus du corps partant de
la nuque et se prolongeant jusqu’à l’extrémité de la queue. Adultes de grande taille,
longueur museau-cloaque supérieure à 10 cm. Une double tache noire en avant de l’épaule
chez les mâles. De 71 à 90 rangées d’écailles au milieu du corps. Arboricole.

Dimensions 1,9 fois plus longue que la distance museau-


cloaque. Crête dentelée très marquée sur la
Longueur museau-cloaque jusqu’à 13 cm, queue.
longueur totale jusqu’à environ 40 cm.
La coloration dorsale est gris foncé avec des
Répartition et habitat taches blanches disséminées occupant géné-
ralement deux ou trois écailles chacunes. La
Connu seulement du sud du Mali et du nord-est tête est gris clair avec un réseau de lignes
de la Guinée, en zone de savane soudanienne. sombres formant un dessin symétrique. En
arrière de la tête, il existe deux lignes longitu-
Description dinales sombres se prolongeant jusqu’au
Tête et corps couverts de petites écailles. Pupille niveau postérieur de la jonction des membres
ronde. Narine située sur le canthus. Présence antérieurs. Les mâles présentent deux taches
de touffes d’épines autour de l’ouverture tympa- noires caractéristiques en avant de l’épaule.
nique et sur le côté du cou. Écailles du dessus
Histoire naturelle
de la tête non carénées. Présence d’une crête
nuchale qui se prolonge sur le dos et la queue. Cette espèce arboricole redécouverte récem-
Écailles du dos carénées et mucronées. ment semble assez commune en savane dans
Écailles ventrales lisses. De 71 à 90 rangées le sud du Mali. Un spécimen capturé de nuit
d’écailles au milieu du corps. Présence de dormait à environ 2 mètres du sol sur le tronc
pores préanaux chez le mâle. Queue environ d’un arbre.

28° N

24° N

20° N

16° N

12° N

8° N

4° N
16° W 12° W 8° W 4° W 0° 4° E 8° E 12° E 16° E 20° E 24° E

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© J.-F. Trape
Agama cristata.
Zambouroula (Mali).

© J.-F. Trape

Agama cristata.
Zambouroula (Mali).

LES LÉZARDS 137


espèce famille
Agamidae
Agama doriae benueensis Monard, 1951

Agame de la Bénoué
Bénoué Agama

Identification rapide
Touffes d’épines sur le côté de la tête et du cou. Écailles dorsales carénées et mucronées
de dimensions homogènes. Taches sombres bilobées sous la gorge des mâles. Adultes de
taille moyenne, longueur museau-cloaque entre 6 et 11 cm. De 74 à 98 rangées d’écailles
au milieu du corps. Narine sous le canthus. Savane.

Dimensions du corps. Présence de pores préanaux chez le


mâle. Queue environ 1,8 fois plus longue que
Longueur museau-cloaque jusqu’à 11 cm, la distance museau-cloaque.
longueur totale jusqu’à environ 28 cm.
La coloration dorsale est grisâtre ou brunâtre
Répartition et habitat avec de nombreuses petites taches claires
disséminées. La ligne vertébrale est généra-
Du Ghana à la République centrafricaine pour lement claire. Les juvéniles et les femelles
la sous-espèce d’Afrique occidentale. La sous- présentent une série de bandes transverses
espèce nominale est distribuée en Afrique de brun chocolat souvent bien marquées. La
l’Est. Affleurements rocheux en zones de gorge des mâles présente deux à quatre
savanes soudanienne et guinéenne. grandes taches noirâtres ou bleu foncé plus ou
moins fortement marquées.
Description
Histoire naturelle
Tête et corps couverts de petites écailles.
Pupille ronde. Narine située sous le canthus. L’agame de la Bénoué est une espèce de
Présence de touffes d’épines autour de l’ou- savane qui est habituellement associée aux
verture tympanique et sur le côté du cou. zones rocheuses et aux affleurements de
Écailles du dessus de la tête non carénées. cuirasses latéritiques. On le trouve aussi occa-
Présence d’une crête nuchale. Écailles du dos sionnellement dans des champs de termitières.
carénées et mucronées. Écailles ventrales Pendant la journée, il se tient volontiers bien
lisses. De 74 à 98 rangées d’écailles au milieu en vue sur un petit promontoire.

28° N

24° N

20° N

16° N

12° N

8° N

4° N
16° W 12° W 8° W 4° W 0° 4° E 8° E 12° E 16° E 20° E 24° E

138 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
© J.-F. Trape
Agama doriae benueensis.
Environs de Jos (Nigeria).

© J.-F. Trape

Agama doriae benueensis.


Environs de Jos (Nigeria).

LES LÉZARDS 139


espèce famille
Agamidae
Agama gracilimembris Chabanaud, 1918

Agame à pattes grêles


Little Ground Agama

Identification rapide
Pas de touffes d’épines sur le côté de la tête et du cou. Écailles dorsales carénées mais
non mucronées et de dimensions inégales entre elles. Adultes de petite taille, la longueur
museau-cloaque inférieure à 6 cm. De 70 à 85 rangées d’écailles au milieu du corps.
Narine sous le canthus. Vit sur le sol. Savane.

Dimensions d’écailles plus grandes, disposées sans ordre,


isolées ou par groupes. Écailles ventrales et
Longueur museau-cloaque jusqu’à 5,6 cm, caudales carénées. De 70 à 85 rangées d’écailles
longueur totale jusqu’à 13 cm. au milieu du corps. Présence de pores préanaux
chez le mâle. 13 ou 14 lamelles sous le quatrième
Répartition et habitat
orteil. Queue de 1,4 à 1,7 fois plus longue que
Du sud du Mali à la République centrafricaine la distance museau-cloaque.
en savanes soudanienne et guinéenne. La coloration dorsale est gris brunâtre, avec
souvent une série de dessins symétriques
Description sombres régulièrement espacés de chaque
Tête et corps couverts de petites écailles. côté de la ligne vertébrale et sur le dessus de
Pupille ronde. Narine située sous le canthus. la queue. Le dessous du corps est clair, avec
Pas de touffes d’épines autour de l’ouverture parfois des lignes sombres sous la gorge et un
tympanique et sur le côté du cou. Écailles du dessin réticulé sombre sur le thorax.
dessus de la tête fortement carénées. Pas de
Histoire naturelle
crête nuchale ni dorsale et caudale. Écailles
dorsales fortement carénées mais non mucro- Ce petit agame vit sur le sol dans les zones de
nées, de dimensions inégales entre elles, celles savane soudanienne où il est actif pendant la
des trois ou quatre rangées vertébrales les plus journée. Les individus vivent solitaires et leur
grandes, les autres plus petites mais entremêlées densité semble toujours assez faible.

28° N

24° N

20° N

16° N

12° N

8° N

4° N
16° W 12° W 8° W 4° W 0° 4° E 8° E 12° E 16° E 20° E 24° E

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© J.-F. Trape
Agama gracilimembris.
Mangou (Burkina Faso).

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Agama gracilimembris.
Zambouroula (Mali).

LES LÉZARDS 141


espèce famille
Agamidae
Agama impalearis Boettger, 1874

Agame de Bibron
Bibron’s Agama

Identification rapide
Touffes d’épines sur le côté de la tête et du cou. Écailles dorsales carénées et mucronées
de dimensions homogènes. Adultes de grande taille, longueur museau-cloaque jusqu’à
13 cm. De 70 à 78 rangées d’écailles au milieu du corps. Narine juste sous le canthus.
Zones rocheuses, du Sahara occidental au nord de l’Algérie.

Dimensions mâle. Queue environ 1,8 fois plus longue que


la distance museau-cloaque. Chez les grands
Longueur museau-cloaque jusqu’à 13 cm, mâles, présence d’une petite crête sur la
longueur totale jusqu’à 32 cm. queue.
Répartition et habitat La coloration dorsale habituelle est brun foncé
avec de nombreuses mouchetures claires
Maroc, nord de l’Algérie, Sahara occidental et disséminées sur le corps. Certains spécimens
probablement contreforts du massif du sont brunâtres avec des mouchetures claires
Zemmour en Mauritanie. Les populations du et sombres disséminées. La bande vertébrale
Sahara central jusqu’à récemment rattachées est souvent claire avec des limites mal définies
à cette espèce constituent en fait une espèce chez les mâles adultes. En période nuptiale,
distincte : Agama tassiliensis. les mâles ont le dos, les membres et le dessus
de la queue bleutés. La tête reste brunâtre
Description ponctuée de jaune et la bande vertébrale
Tête et corps couverts de petites écailles. claire.
Pupille ronde. Narine située juste sous le
Histoire naturelle
canthus. Présence de touffes d’épines autour
de l’ouverture tympanique et sur le côté du Cet agame est associé aux zones rocheuses.
cou. Écailles du dessus de la tête non carénées. Dans la journée, il se tient au soleil bien en
Présence d’une crête nuchale. Écailles du dos évidence sur des blocs. Sa nourriture est à base
carénées et mucronées. Écailles ventrales d’arthropodes mais il consomme aussi des
lisses. De 70 à 78 rangées d’écailles au milieu petits lézards et des plantes. Il vit en colonies
du corps. Présence de pores préanaux chez le comprenant des mâles, femelles et juvéniles.

37° N

33° N

29° N

25° N

21° N

17° N

13° N

16° W 12° W 8° W 4° W 0° 4° E 8° E 12° E 16° E 20° E 24° E

142 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
© J.-F. Trape
Agama impalearis.
Tata (Maroc).

© J.-F. Trape

Agama impalearis.
Tata (Maroc).

LES LÉZARDS 143


espèce famille
Agamidae
Agama insularis Chabanaud, 1918

Agame insulaire
Island Agama

Identification rapide
Touffes d’épines sur le côté de la tête et du cou. Écailles dorsales carénées et mucronées
de dimensions homogènes. Adultes de grande taille, longueur museau-cloaque jusqu’à
11 cm. De 111 à 147 rangées d’écailles au milieu du corps. Narine sous le canthus. Zones
rocheuses en savane guinéenne.

Dimensions chez le mâle. Queue 1,7 à 2 fois plus longue que


la distance museau-cloaque. Chez les mâles,
Longueur museau-cloaque jusqu’à 11 cm, présence d’une crête caudale très marquée.
longueur totale jusqu’à 32 cm.
La coloration dorsale est à dominante noirâtre
Répartition et habitat ou gris foncé. Elle peut être uniformément
sombre, notamment chez les mâles, ou pré-
Initialement décrit à partir de spécimens de senter des mouchetures claires disséminées et
l’île Roome dans l’archipel de Los près de parfois des ocelles clairs. Les femelles présen-
Conakry. Également présent dans le Fouta tent généralement des taches orangées sur les
Djalon. Falaises et escarpements rocheux. flancs, en particulier vers la partie postérieure
du corps. Dans les deux sexes, le côté de la tête
Description est souvent bleuté, notamment la mâchoire
Tête et corps couverts de petites écailles. inférieure. La face ventrale est habituellement
Pupille ronde. Narine située juste sous le blanche, avec des lignes sombres sur la gorge.
canthus. Présence de touffes d’épines autour Les mâles adultes ont la gorge et une partie de
de l’ouverture tympanique et sur le côté du la face ventrale sombres.
cou. Écailles du dessus de la tête partiellement
Histoire naturelle
carénées. Présence d’une crête nuchale qui se
prolonge sur le dos et la queue. Écailles du dos Cette espèce est associée aux zones rocheuses
carénées et mucronées. Écailles ventrales escarpées, y compris en bordure immédiate de
lisses. De 111 à 147 rangées d’écailles au l’océan. Elle vit en colonies comprenant des
milieu du corps. Présence de pores préanaux mâles, femelles et juvéniles.

28° N

24° N

20° N

16° N

12° N

8° N

4° N
16° W 12° W 8° W 4° W 0° 4° E 8° E 12° E 16° E 20° E 24° E

144 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
© J.-F. Trape
Agama insularis.
Chutes de Kinkon (Guinée).

© J.-F. Trape

Agama insularis.
Chutes de Kinkon (Guinée).

LES LÉZARDS 145


espèce famille
Agamidae
Agama lebretoni Wagner, Barej et Schmitz, 2009

Agame de Lebreton
Lebreton’s Agama

Identification rapide
Touffes d’épines sur le côté de la tête et du cou. Écailles dorsales carénées et mucronées
de dimensions homogènes. Adultes de grande taille, longueur museau-cloaque jusqu’à
14 cm. De 73 à 80 rangées d’écailles au milieu du corps. De 42 à 54 écailles vertébrales.
Narine sur le canthus. Forêt et villages du sud-est du Nigeria et du sud-ouest du
Cameroun.

Dimensions antérieurs et le niveau antérieur de la jonction


des membres postérieurs. Présence de pores
Longueur museau-cloaque jusqu’à 14 cm,
préanaux chez le mâle. Queue environ 1,6 fois
longueur totale jusqu’à 35 cm.
plus longue que la distance museau-cloaque.
Répartition et habitat Absence de crête dorsale et caudale.
La coloration nuptiale des mâles est bleue
Agame nouvellement décrit, précédemment
avec la région vertébrale claire, la tête brun
confondu avec Agama agama, connu avec
orangé, la queue bleu clair à sa base, rouge au
certitude seulement du sud-est du Nigeria, du
milieu et noire à son extrémité. Les femelles
sud-ouest du Cameroun, du Gabon et de l’île
sont brunâtres avec les flancs orangés.
de Bioko (Guinée équatoriale). Très abondant
dans les villes et villages, le long des routes et Histoire naturelle
dans les plantations.
Cet agame arboricole ne présente qu’une
Description distribution très restreinte en Afrique occi-
dentale où il existe seulement dans le sud du
Tête et corps couverts de petites écailles.
Nigeria. Probablement originaire du plateau
Pupille ronde. Narine située sur le canthus.
Bamiléké au Cameroun, très anthropophile, il
Présence de touffes d’épines autour de l’ouver-
semble avoir pénétré la forêt dense à la faveur
ture tympanique et sur le côté du cou. Écailles
des installations humaines.
du dessus de la tête partiellement carénées.
Présence d’une crête nuchale. Écailles du dos
carénées et mucronées. Écailles ventrales
lisses. De 73 à 80 rangées d’écailles au milieu
du corps. De 42 à 54 écailles vertébrales entre
le niveau postérieur de la jonction des membres

28° N

24° N

20° N

16° N

12° N

8° N

4° N
16° W 12° W 8° W 4° W 0° 4° E 8° E 12° E 16° E 20° E 24° E

146 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
© J.-F. Trape
Agama lebretoni (mâle).
Widikum (Cameroun).

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Agama lebretoni (femelle).


Mamfé (Cameroun).

LES LÉZARDS 147


espèce famille
Agamidae
Agama parafricana
Trape, Mediannikov et Trape, 2012

Petit agame des forêts


Small Forest Agama

Identification rapide
Touffes d’épines sur le côté de la tête et du cou. Écailles dorsales carénées et mucronées
de dimensions homogènes. Longueur museau-cloaque jusqu’à 10 cm. De 54 à 63 rangées
d’écailles au milieu du corps. De 29 à 37 écailles vertébrales. Narine sur le canthus.
Savane guinéenne.

Dimensions Les mâles en coloration nuptiale ont le dessus


de la tête orangé, le dessus du corps bleu à
Longueur museau-cloaque jusqu’à 10 cm,
l’exception de la partie médio-dorsale anté-
longueur totale jusqu’à 24 cm.
rieure qui est blanchâtre, le dessus de la
Répartition et habitat queue successivement bleu vers l’avant,
blanchâtre puis orangé dans sa partie médiane
Du Ghana au Bénin en zone de savane arborée et annelé de sombre et de clair dans sa partie
guinéenne. distale. La gorge est orangée avec des taches
sombres. Le dessous du corps et de la queue
Description est blanchâtre. Les femelles ont le dessus de
Tête et corps couverts de petites écailles. la tête, du corps et de la queue brun-gris. Sur
Pupille ronde. Narine située sur le canthus. les flancs, il existe une bande longitudinale
Présence de touffes d’épines autour du tympan orange et noirâtre de forme irrégulière. Des
et sur le côté du cou. Présence d’une petite bandes transverses de même couleur rejoignent
crête nuchale. Écailles du dos fortement caré- sur le dessus du dos les bandes latérales. Le
nées et mucronées. Écailles ventrales lisses. dessous de la tête, du corps et de la queue est
De 54 à 63 rangées d’écailles au milieu du clair.
corps. De 29 à 37 écailles vertébrales entre le
niveau postérieur de la jonction des membres Histoire naturelle
antérieurs et le niveau antérieur de la jonction
des membres postérieurs. Présence de pores Cette espèce arboricole de savane diffère des
préanaux chez le mâle. Queue 1,6 à 1,7 fois populations sympatriques de Agama agama
plus longue que la distance museau-cloaque. par sa petite taille, l’aspect de ses écailles
Pas de crête dorsale ni caudale. dorsales et sa coloration nuptiale.

28° N

24° N

20° N

16° N

12° N

8° N

4° N
16° W 12° W 8° W 4° W 0° 4° E 8° E 12° E 16° E 20° E 24° E

148 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
© J.-F. Trape
Agama parafricana. Femelle gravide.
Guiguisso (Bénin).

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Agama parafricana. Mâle en coloration nuptiale.


Nsonsoméa (Ghana).

LES LÉZARDS 149


espèce famille
Agamidae
Agama paragama Grandison, 1968

Agame des arbres


West African Tree Agama

Identification rapide
Touffes d’épines sur le côté de la tête et du cou. Écailles dorsales fortement carénées et
mucronées de dimensions homogènes. Adultes de grande taille, longueur museau-cloaque
jusqu’à 11 cm. De 50 à 66 rangées d’écailles au milieu du corps. De 26 à 34 écailles
vertébrales. Narine sur le canthus. Savane soudano-sahélienne.

Dimensions Des membres postérieurs. Présence de pores


préanaux chez le mâle. Queue environ 1,6 fois
Longueur museau-cloaque jusqu’à 11 cm,
plus longue que la distance museau-cloaque.
longueur totale jusqu’à 32 cm.
Absence de crête dorsale et caudale.
Répartition et habitat
La coloration nuptiale des mâles adultes est bleu
Connu avec certitude du Mali au Cameroun. métallique sur le dos avec des mouchetures
Savane soudano-sahélienne. blanches. La zone vertébrale est blanchâtre,
ainsi que les deux tiers proximaux de la
Description queue. L’extrémité de la queue est noire. La
Tête et corps couverts de petites écailles. tête est blanc crayeux. La coloration dorsale
Pupille ronde. Narine située sur le canthus. des femelles est brunâtre ou grisâtre, avec
Présence de touffes d’épines autour de l’ouver- quatre ou cinq paires de taches brun clair ou
ture tympanique et sur le côté du cou. Écailles orangées plus ou moins bien délimitées sur les
du dessus de la tête partiellement carénées. flancs. Dans les deux sexes la face ventrale est
Présence d’une crête nuchale. Écailles du dos claire avec des réticulations sur la gorge.
fortement carénées et mucronées. Écailles
ventrales lisses. De 50 à 66 rangées d’écailles au Histoire naturelle
milieu du corps. De 26 à 34 écailles vertébrales
entre le niveau postérieur de la jonction des Cet agame de savane est arboricole. Il est
membres antérieurs et le niveau antérieur de beaucoup plus rarement observé sur les murs
la jonction des habitations que Agama agama.

28° N

24° N

20° N

16° N

12° N

8° N

4° N
16° W 12° W 8° W 4° W 0° 4° E 8° E 12° E 16° E 20° E 24° E

150 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
© J.-F. Trape
Agama paragama (mâle).
Zaria (Nigeria).

© J.-F. Trape

Agama paragama (femelle).


Tékhé (Niger).

LES LÉZARDS 151


espèce famille
Agamidae
Agama sankaranica Chabanaud, 1918

Agame du Sankaran
Sankaranian Agama

Identification rapide
Touffes d’épines sur le côté de la tête et du cou. Écailles dorsales fortement carénées et
mucronées de dimensions homogènes. Narine sous le canthus. Longueur museau-
cloaque entre 5 et 8,5 cm. Ligne vertébrale jaune, bandes transversales sombres. De
60 à 78 rangées d’écailles au milieu du corps. De 31 à 39 écailles vertébrales. Savane
soudanienne.

Dimensions des membres postérieurs. Présence de pores


préanaux chez le mâle. Queue environ 1,5 fois
Longueur museau-cloaque jusqu’à 8,5 cm,
plus longue que la distance museau-cloaque.
longueur totale jusqu’à 20,5 cm.
Absence de crête dorsale et caudale.
Répartition et habitat Cette espèce présente le plus souvent une
Du Mali et de la Guinée jusqu’au Nigeria. coloration caractéristique avec une ligne
Savane soudanienne. vertébrale jaune très marquée sur le dos et
s’élargissant sur la nuque. Sur chaque flanc,
Description une ligne longitudinale claire plus ou moins
marquée coupe des bandes transverses brun
Tête et corps couverts de petites écailles. foncé et brun clair qui alternent de façon régu-
Pupille ronde. Narine située sous le canthus. lière sur le dessus du corps et de la queue.
Présence de touffes d’épines autour de l’ou- Chez certains spécimens, la ligne vertébrale et
verture tympanique et sur le côté du cou. les bandes transverses sont peu contrastées et
Présence d’une crête nuchale. Écailles du dos les lignes latérales sont parfois indistinctes. La
fortement carénées et mucronées. Écailles face ventrale est claire sauf la gorge qui est
ventrales lisses chez les adultes, carénées chez partiellement bleu foncé chez les mâles.
les juvéniles. De 60 à 78 rangées d’écailles au
milieu du corps (habituellement moins de 75). Histoire naturelle
De 31 à 39 écailles sur la ligne vertébrale entre
le niveau postérieur de la jonction des membres Cet agame vit sur le sol en savane. Les individus
antérieurs et le niveau antérieur de la jonction sont solitaires.

28° N

24° N

20° N

16° N

12° N

8° N

4° N
16° W 12° W 8° W 4° W 0° 4° E 8° E 12° E 16° E 20° E 24° E

152 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
© J.-F. Trape
Agama sankaranica.
Kalan-Kalan (Guinée).

© J.-F. Trape

Agama sankaranica.
Oké-Owo (Bénin).

LES LÉZARDS 153


espèce famille
Agamidae
Agama tassiliensis Geniez, Padial et Crochet, 2011

Agame du Tassili
Tassili Agama

Identification rapide
Touffes d’épines sur le côté de la tête et du cou. Écailles dorsales de la région vertébrale
sans carène nette et à peine mucronées. Adultes de grande taille, longueur museau-
cloaque jusqu’à 13,4 cm. De 63 à 78 rangées d’écailles au milieu du corps. Zones
rocheuses du Sahara central.

Dimensions progressivement de plus en plus nettement


carénées et mucronées vers les flancs. De 63 à
Longueur museau-cloaque jusqu’à 13,4 cm, 78 rangées d’écailles au milieu du corps.
longueur totale jusqu’à 37 cm. Présence de pores préanaux chez le mâle.
Quatrième doigt et quatrième orteil les plus
Répartition et habitat
grands. Queue environ 1,9 fois plus longue que
Grands massifs et autres zones rocheuses du la distance museau-cloaque.
Sahara central : Adjar des Ifhoras (Mali), La coloration des mâles en coloration nuptiale
Hoggar et Tassili (Algérie), Aïr (Niger) et est bleuâtre avec la région vertébrale claire et
Tibesti (Tchad). des mouchetures claires sur les flancs. Les
femelles et les juvéniles sont brunâtres
Description mouchetés de clair.
Tête et corps couverts de petites écailles.
Histoire naturelle
Pupille ronde. Narine située sur le canthus.
Présence de touffes d’épines autour de l’ouver- Cet agame nouvellement décrit était confondu
ture tympanique et sur le côté du cou. Écailles avec Agama impalearis dont la répartition
du dessus de la tête non carénées. Présence est limitée au Maroc et à l’ouest de l’Algérie. Il
d’une crête nuchale fortement développée se tient dans la journée sur les blocs et parois
chez les mâles. Écailles du dos presque lisses rocheuses. La nuit il s’abrite dans un terrier
et à peine mucronées dans la région vertébrale, creusé sous les rochers.

28° N

24° N

20° N

16° N

12° N

8° N

4° N
16° W 12° W 8° W 4° W 0° 4° E 8° E 12° E 16° E 20° E 24° E

154 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
© J.-F. Trape
Agama tassiliensis (mâle).
Environs d’Iférouane (Niger).

© J.-F. Trape

Agama tassiliensis (femelle).


Environs d’Iférouane (Niger).

LES LÉZARDS 155


espèce famille
Agamidae
Agama wagneri
Trape, Mediannikov et Trape, 2012
Agame de Wagner
Wagner’s Agama

Identification rapide
Touffes d’épines sur le côté de la tête et du cou. Écailles dorsales carénées et mucronées
de dimensions homogènes, celles de la région vertébrales fortement carénées et mucronées.
Adultes de grande taille, la longueur museau-cloaque dépassant 12 cm. De 58 à 74 rangées
d’écailles au milieu du corps. De 41 à 53 écailles vertébrales. Adamaoua et régions de
savane et mosaïques forêt-savane d’Afrique centrale.

Dimensions carénées et mucronées (fortement dans la


région paravertébrale). Écailles ventrales lisses.
Longueur museau-cloaque jusqu’à 12 cm,
De 58 à 74 rangées d’écailles au milieu du
longueur totale jusqu’à 29 cm.
corps et de 41 à 53 écailles vertébrales chez le
Répartition et habitat petit nombre de spécimens étudiés. Présence
de pores préanaux chez le mâle. Queue environ
Espèce nouvellement décrite de Mokolo dans 1,5 fois plus longue que la distance museau-
l’Adamaoua au Cameroun où elle remplace cloaque.
A. agama. Les populations dont l’analyse
moléculaire montre qu’elles appartiennent à Les mâles en coloration nuptiale ont la tête et
cette espèce sont largement distribuées au la gorge rougeâtres, le corps et les membres
Cameroun. Présence probable mais à confirmer bleus, et la queue tricolore successivement
dans les régions limitrophes de l’Adamaoua au blanchâtre, rouge et noire. Les femelles sont
Nigeria et au Tchad. Savane, villes et villages. brunâtres avec de larges bandes orangées sur
les flancs et une ponctuation verte sur la tête
Description et la nuque.

Tête et corps couverts de petites écailles. Histoire naturelle


Pupille ronde. Narine située sous le canthus.
Présence de touffes d’épines autour de l’ouver- Cet agame nouvellement décrit semble très
ture tympanique et sur le côté du cou. Écailles commun dans le nord du Cameroun, tant en
du dessus de la tête non carénées. Présence savane que dans les agglomérations. Dans le sud-
d’une petite crête nuchale. Écailles du dos ouest du pays il est remplacé par A. lebretoni.

28° N

24° N

20° N

16° N

12° N

8° N

4° N
16° W 12° W 8° W 4° W 0° 4° E 8° E 12° E 16° E 20° E 24° E

156 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
© M. Talla Kuete
Agama wagneri (mâle).
Mokolo (Cameroun).

© M. Talla Kuete

Agama wagneri (femelle).


Mokolo (Cameroun).

LES LÉZARDS 157


espèce famille
Agamidae
Agama weidholzi Wettstein, 1923

Agame de Weildholz
Weildholz’s Agama

Identification rapide
Pas de touffes d’épines sur le côté de la tête et du cou. Pas de crête nuchale. Écailles
dorsales carénées de dimensions homogènes. Écailles ventrales carénées. Adultes de
petite taille, longueur museau-cloaque entre 4,5 et 6,5 cm. Une tache noire sur le côté
du cou. De 68 à 82 rangées d’écailles au milieu du corps. Savane.

Dimensions mâle. De 16 à 21 lamelles sous le quatrième


orteil. Queue environ 1,9 fois plus longue que
Longueur museau-cloaque jusqu’à 6,5 cm, la distance museau-cloaque.
longueur totale jusqu’à 19 cm.
Les mâles présentent une coloration caractéris-
Répartition et habitat tique avec en particulier une bande vertébrale
jaune très contrastée et une série de dessins
Du Sénégal à la Guinée et au Mali en savane latéraux en forme de x de couleur rouge foncé.
soudanienne. Chez les femelles, qui sont souvent brun clair,
les dessins sur les flancs sont peu marqués et
Description la ligne vertébrale peu contrastée. La tête est
Tête et corps couverts de petites écailles. parfois bleu turquoise. Dans les deux sexes,
Pupille ronde. Narine située sous le canthus. on observe constamment de chaque côté du
Absence de touffes d’épines autour de l’ouver- cou une grosse tache noire près de la racine
ture tympanique et sur le côté du cou, mais des membres antérieurs.
parfois une à quatre écailles isolées dressées.
Histoire naturelle
Écailles du dessus de la tête partiellement
carénées. Absence de crête nuchale, dorsale Ce petit agame de savane vit sur le sol. Discret,
et caudale. Écailles du dos carénées et mucro- il est pourtant souvent localement abondant et
nées. Écailles ventrales fortement carénées. il n’est pas rare d’observer plusieurs spécimens
De 68 à 82 rangées d’écailles au milieu du à quelques dizaines de mètres de distance les
corps. Présence de pores préanaux chez le uns des autres.

28° N

24° N

20° N

16° N

12° N

8° N

4° N
16° W 12° W 8° W 4° W 0° 4° E 8° E 12° E 16° E 20° E 24° E

158 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
© J.-F. Trape
Agama weidholzi (femelle).
Kalan-Kalan (Guinée).

© J.-F. Trape

Agama weidholzi (mâle).


Kalan-Kalan (Guinée).

LES LÉZARDS 159


espèce famille
Agamidae
Pseudotrapelus sinaitus (Heyden, 1827)

Agame du Sinaï
Sinai agama

Identification rapide
Partie orientale du Sahara. Aspect gracile. Ouverture tympanique grande, son diamètre
environ deux fois la distance qui la sépare de l’œil. Pas de touffes d’épines sur le côté de
la tête et du cou. Pas de crête nuchale.

Dimensions Queue environ 1,7 à 1,9 fois plus longue que la


distance museau-cloaque.
Longueur museau-cloaque jusqu’à 9 cm,
longueur totale jusqu’à 26 cm. La coloration est très variable en fonction du
sexe et des périodes d’activité sexuelle mais
Répartition et habitat souvent avec des couleurs vives. Les mâles en
période nuptiale ont la tête, le cou, la gorge et
Sud-est de la Libye, Soudan, Égypte, péninsule le haut des membres antérieurs bleu turquoise.
Arabique. Zones rocheuses. Cette couleur s’étend parfois sur le reste du
corps qui autrement est brunâtre. Les femelles
Description en période nuptiale sont brunâtres avec la tête
bleuâtre et des bandes orangées ou rougeâtres
Tête et corps couverts de petites écailles.
sur le dos. Dans les deux sexes, l’intensité des
Pupille ronde. Narine située sur le canthus.
couleurs est réduite en dehors de la période
Absence de touffes d’épines autour de l’ouver-
nuptiale.
ture tympanique et sur le côté du cou.
Ouverture tympanique grande, son diamètre Histoire naturelle
environ la moitié de la distance qui la sépare
de l’œil. Absence de crête nuchale. Écailles du Cet agame immédiatement reconnaissable à
dos petites, uniformément imbriquées, faible- sa silhouette gracile et souvent aussi à ses
ment carénées, celles de la région vertébrale couleurs vives est associé aux falaises, collines
un peu élargies. Membres très longs, l’extrémité et massifs rocheux de la partie orientale du
des pattes postérieures atteignant l’œil ou le Sahara. Il est actif même aux heures chaudes
museau quand elles sont rabattues vers l’avant. de la journée. Il se nourrit de fourmis et autres
Troisième orteil plus long que le quatrième. petits arthropodes.

37° N

33° N

29° N

25° N

21° N

17° N

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16° W 12° W 8° W 4° W 0° 4° E 8° E 12° E 16° E 20° E 24° E

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© J.-F. Trape
Pseudotrapelus sinaitus (femelle).
Désert du Néguev (Israël).

© J.-F. Trape

Pseudotrapelus sinaitus (femelle).


Désert du Néguev (Israël).

LES LÉZARDS 161


espèces famille
Agamidae
Complexe Trapelus mutabilis (Merrem, 1820)

Agame changeant
Changeable agama

Identification rapide
Ouverture tympanique très petite, son diamètre inférieur au quart de la distance qui la
sépare de l’œil. Écailles dorsales de dimensions nettement hétérogènes. Troisième doigt
plus long que le quatrième. Plus de 90 rangées d’écailles au milieu du corps. Zone
saharienne.

Dimensions taille irrégulière, lisses ou faiblement carénées


et mucronées. Habituellement de 92 à 102 ran-
Longueur museau-cloaque jusqu’à 9 cm,
gées d’écailles au milieu du corps et de 45 à
longueur totale jusqu’à 20 cm.
50 écailles vertébrales entre le niveau postérieur
Répartition et habitat de la jonction des membres antérieurs et le
niveau antérieur de la jonction des membres
Complexe d’espèces et de sous-espèces saha- postérieurs. Troisième doigt plus long que le
riennes distinguables par analyse moléculaire. quatrième. Écailles ventrales lisses. Présence
Les populations d’Égypte et de Libye seraient de 8 à 12 pores préanaux chez le mâle.
attribuables à Trapelus mutabilis, celles
d’Afrique occidentale, du Maroc et d’Algérie à La coloration dorsale est beige ou grisâtre avec
Trapelus boehmei, espèce nouvellement des taches foncées ou rougeâtres. La queue
décrite. est annelée. Les mâles en période d’activité
sexuelle ont les flancs et la gorge bleu vif.
Description
Histoire naturelle
Tête et corps couverts de petites écailles.
Pupille ronde. Narine située sur le canthus. Les Trapelus affectionnent les grandes éten-
Absence de touffes d’épines autour de l’ouver- dues plates et caillouteuses. On les trouve
ture tympanique et sur le côté du cou, parfois jusque dans les régions les plus arides du
quelques écailles pointues isolées. Ouverture Sahara. Diurnes, ils se tiennent souvent sur un
tympanique très petite, son diamètre inférieur petit monticule et s’aplatissent sans chercher
au quart de la distance qui la sépare de l’œil. à fuir quand on les approche. Ils se nourrissent
Absence de crête nuchale. Écailles du dos de d’insectes, occasionnellement de plantes.

37° N

33° N

29° N

25° N

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17° N

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16° W 12° W 8° W 4° W 0° 4° E 8° E 12° E 16° E 20° E 24° E

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© J.-F. Trape
Trapelus boehmei (mâle).
Atar (Mauritanie).

© J.-F. Trape

Trapelus boehmei (femelle).


Environs d’Akjoujt (Mauritanie).

LES LÉZARDS 163


espèce famille
Agamidae
Trapelus schmitzi Wagner et Böhme, 2007

Agame de Schmitz
Schmitz’ Agama

Identification rapide
Ouverture tympanique très petite, son diamètre inférieur au quart de la distance qui la
sépare de l’œil. Écailles dorsales de dimensions homogènes, à l’exception de quelques
écailles plus grandes intercalées. Quatrième doigt plus long que le troisième. Environ
90 rangées d’écailles au milieu du corps. Zone saharienne.

Dimensions quelques écailles plus grandes, mucronées et


faiblement carénées. Écailles ventrales lisses.
Longueur museau-cloaque jusqu’à 7 cm, 91 rangées d’écailles au milieu du corps chez
longueur totale jusqu’à 14 cm chez les deux le seul spécimen décompté. Quatrième doigt
spécimens connus. et quatrième orteil plus longs que le troisième.
Deux rangées d’une dizaine de pores préanaux
Répartition et habitat
chez le mâle.
Espèce récemment décrite à partir d’un spéci- La coloration en vie est inconnue. Les deux
men de l’Ennedi au Tchad provenant d’une spécimens connus ont la queue annelée de clair
collection ancienne conservée dans un museum et de sombre. L’un présente une coloration géné-
et probablement collecté près de la guelta rale et la gorge sombres, l’autre une coloration
d’Archei. générale et la gorge claires.

Description Histoire naturelle

Tête et corps couverts de petites écailles. Aucune donnée écologique n’est disponible sur
Pupille ronde. Narine située sur le canthus. cette espèce. Il est possible que l’ensemble des
Pas de touffes d’épines sur la tête ni le cou. mentions de [Link] du Tchad et des régions
Ouverture tympanique très petite, son diamètre sahariennes limitrophes des pays voisins lui
inférieur au quart de la distance qui la sépare soit attribuable. Le deuxième spécimen connu
de l’œil. Absence de crête nuchale. Écailles du rattaché à cette espèce provient du Tassili.
dos homogènes, lisses ou faiblement carénées, Les Trapelus sont associées aux grandes
partiellement mucronées, mélangées avec étendues sablonneuses semi-désertiques.

37° N

33° N

29° N

25° N

21° N

17° N

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16° W 12° W 8° W 4° W 0° 4° E 8° E 12° E 16° E 20° E 24° E

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© P. Wagner
Trapelus schmitzi.
Environs de la guelta d’Archei (Tchad). Spécimen préservé (holotype).

© P. Wagner

Trapelus schmitzi.
Environs de la guelta d’Archei (Tchad). Spécimen préservé (holotype).

LES LÉZARDS 165


espèce famille
Agamidae
Trapelus tournevillei (Lataste, 1880)

Agame de Tourneville
Erg Agama

Identification rapide
Ouverture tympanique très petite, son diamètre inférieur au quart de la distance qui la
sépare de l’œil. Écailles dorsales fortement carénées de dimensions homogènes. Tête
nettement plus longue que large. Mâles avec une grande poche gulaire. Coloration dorsale
claire avec des taches sombres régulièrement alignées. Ergs du nord de l’Algérie et de la
Tunisie.

Dimensions préanaux chez les mâles. Queue 1,5 à 1,8 fois


plus longue que la distance museau-anus.
Longueur museau-cloaque jusqu’à 10 cm,
longueur totale jusqu’à 26 cm. La coloration de fond est jaune sable ou beige
clair. Sur le dos, présence de taches grisâtres,
Répartition et habitat brunâtres ou crèmes alignées longitudinalement
Ergs du nord de l’Algérie et de la Tunisie : et transversalement, parfois marbrées. Parfois
erg Er Raoui, Grand Erg Occidental, Grand une bande vertébrale claire. Tête avec des bandes
Erg Oriental. Dunes et creux de dunes avec longitudinales sombres. Queue annelée de clair
végétation. et de sombre.

Description Histoire naturelle

Tête et corps couverts de petites écailles. Cette espèce est strictement associée aux zones
Pupille ronde. Narine située sur le canthus. de dunes. Elle se tient préférentiellement
Pas de touffes d’épines sur la tête ni le cou. dans le creux des dunes, là où la végétation est
Grande poche gulaire chez les mâles. Ouverture souvent assez dense. Elle est active pendant
tympanique très petite, son diamètre inférieur la journée et se nourrit surtout de petits
au quart de la distance qui la sépare de l’œil. coléoptères, de fourmis et de larves de
Absence de crête nuchale. Écailles du dos Ténébrionidés. Elle peut grimper sur les tiges
homogènes, petites, fortement carénées, non des plantes. Elle ne creuse pas de terrier pour
mucronées. Quatrième doigt et quatrième orteil s’abriter la nuit mais hiberne dans un terrier
plus longs que le troisième. Une rangée de pores de novembre à février.

37° N

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29° N

25° N

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© A. Fellous
Trapelus tournevillei.
Environs d’El Oued (Algérie).

© P. Comizzoli

Trapelus tournevillei.
Environs d’El Oued (Algérie).

LES LÉZARDS 167


espèces famille
Agamidae
Complexe Uromastyx acanthinura Merrem, 1820

Fouette-queue d’Afrique du Nord


North African Mastigure

Identification rapide
Aspect caractéristique d’un fouette-queue. Longueur de la queue comprise entre 48 %
et 75 % de la longueur museau-cloaque. Régions arides et semi-arides du Maghreb et de
Libye au nord de 27° N.

Dimensions entre le pli gulaire et le pli inguinal. Longueur


de la queue comprise entre 48 % et 75 % de la
Longueur totale jusqu’à 40 cm. longueur museau-cloaque, habituellement plus
de 51 % et moins de 70 %. De 16 à 20 rangées
Répartition et habitat
de grandes écailles épineuses verticillées sur
Au moins deux espèces dans ce complexe : la queue.
Uromastyx nigriventris, récemment élevé La coloration est très variable chez U. nigri-
au rang d’espèce sur des arguments de bio- ventris qui peut être jaune, rouge, verte,
logie moléculaire, qui est distribué au Maroc orange ou noire. Le ventre des mâles adultes
et dans l’ouest de l’Algérie (du Mzab au Guir) ; est noirâtre. Chez A. acanthinura, les mâles
U. acanthinura, qui est distribué dans l’est sont noirs avec des tâches claires, les femelles
et le centre de l’Algérie (des Nementcha au sont beiges ou grisâtres avec de petites taches
Tademaït), en Tunisie et dans l’ouest de la sombres. Le ventre est clair.
Libye. Zones rocheuses.
Histoire naturelle
Description
Bien que les populations aient décliné du fait
Lézards de grande taille, à forme massive et de collectes massives – leur densité pouvait
corps aplati dorso-ventralement, à membres atteindre jusqu’à 100 spécimens au km2 – ces
courts terminés par des griffes et à queue épaisse deux espèces de fouette-queues sont encore
et allongée portant de fortes épines. Tête aplatie. abondantes. Leur activité est réduite en hiver.
Pupille ronde. De 146 à 195 rangées d’écailles Diurne, elles se nourrissent de plantes et
au milieu du corps. De 74 à 96 écailles ventrales occasionnellement d’insectes.

37° N

33° N

29° N

25° N

21° N

17° N

13° N
16° W 12° W 8° W 4° W 0° 4° E 8° E 12° E 16° E 20° E 24° E

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© J.-F. Trape
Uromastyx nigriventris.
Djebel Sarhro (Maroc).

© J.-F. Trape

Uromastyx nigriventris.
Spécimen en captivité (Maroc).

LES LÉZARDS 169


espèce famille
Agamidae
Uromastyx alfredschmidti Wilms et Böhme, 2001

Fouette-queue de Schmidt
Schmidt’s Mastigure

Identification rapide
Aspect caractéristique d’un fouette-queue. Longueur de la queue comprise entre 79 %
et 87 % de la longueur museau-cloaque. Écailles des flancs imbriquées, certaines de
grande taille et nettement triangulaires. Coloration dorsale noire ou grisâtre. Tassili.

Dimensions milieu du corps. De 68 à 94 écailles ventrales


entre le pli gulaire et le pli inguinal. Longueur
Longueur totale jusqu’à 43 cm. de la queue comprise entre 79 % et 87 % de la
longueur museau-cloaque. De 21 à 23 rangées
Répartition et habitat
de grandes écailles épineuses verticillées sur
Massif du Tassili dans le sud-est de l’Algérie et la queue.
les régions limitrophes de Libye. Associé aux La coloration des mâles adultes est entièrement
zones de gros blocs rocheux. noire. Les femelles sont grisâtres ou noirâtres.

Description Histoire naturelle

Lézard de grande taille, à forme massive et Fouette-queue assez récemment décrit, sa


corps aplati dorso-ventralement, à membres répartition géographique précise reste à établir,
courts terminés par des griffes et à queue notamment dans l’est du Hoggar et vers le
épaisse et allongée portant de fortes épines. nord-est du Niger. Dans les montagnes du
Tête aplatie. Pupille ronde. De quatre à six Tassili, près de Djanet, des femelles gravides
rangées d’écailles entre les grandes sous- sont observées au début de mai. Diurne
oculaires et les supralabiales. Les écailles des comme tous les fouette-queues, il s’expose
membres plus grandes que celles du corps et longuement au soleil sur un bloc de rocher.
épineuses. Les écailles des flancs imbriquées, Son régime alimentaire est mal connu, mais
certaines de grande taille et nettement trian- probablement essentiellement à base de
gulaires. De 138 à 202 rangées d’écailles au plantes.

28° N

24° N

20° N

16° N

12° N

8° N

4° N
16° W 12° W 8° W 4° W 0° 4° E 8° E 12° E 16° E 20° E 24° E

170 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
© R. Sindaco
Uromastyx alfredschmidti.
Jabal Akakus (Libye).

© P. Geniez

Uromastyx alfredschmidti.
Environs de Djanet (Algérie).

LES LÉZARDS 171


espèce famille
Agamidae
Uromastyx dispar dispar Heyden, 1827

Fouette-queue du Soudan
Sudan Mastigure

Identification rapide
Aspect caractéristique d’un fouette-queue. Longueur de la queue habituellement
comprise entre 58 % et 65 % de la longueur museau-cloaque. Coloration dorsale jaunâtre
avec la tête noire chez les adultes mâles. Tchad et Soudan.

Dimensions De 16 à 21 rangées de grandes écailles épineuses


verticillées sur la queue.
Longueur totale jusqu’à 37 cm.
La coloration de fond habituelle est jaunâtre
Répartition et habitat ou vert-jaune, avec de petites taches ou vermi-
Du Tibesti à l’Ennedi (Tchad) et au Soudan culations sombres. Les mâles adultes ont la
jusqu’à la vallée du Nil. Grands massifs, tête noire, de même que les membres, la
falaises et autres zones rocheuses. queue et le ventre. Les femelles sont jaunâtres
avec de petites taches sombres disposées en
Description quatre ou cinq bandes peu distinctes sur les
flancs.
Lézard de grande taille, à forme massive et
corps aplati dorso-ventralement, à membres Histoire naturelle
courts terminés par des griffes et à queue
épaisse portant de fortes épines. Tête aplatie. Les fouette-queues du Tchad sont habituelle-
Pupille ronde. Tête et corps couverts de ment rapportés à la sous-espèce nominale
petites écailles lisses. Les écailles des membres U. dispar dispar dont le type provient de
plus grandes que celles du corps et épineuses. Nubie (Soudan). Toutefois, ils sont génétique-
De 187 à 227 rangées d’écailles au milieu ment distincts – plus proches des populations
du corps. De 79 à 110 écailles ventrales entre d’Afrique occidentale que de celles de Nubie –
le pli gulaire et le pli inguinal. Présence de et les milieux respectifs sont bien différents.
pores préanofémoraux chez les mâles. Comme les autres fouette-queues, ils sont
Longueur de la queue comprise entre 58 % et diurnes, ne s’éloignent guère de leur terrier et
65 % de la longueur museau-cloaque (moyenne leur nourriture est principalement à base de
61,5 ± 4,8 %) de la longueur museau-cloaque. plantes.

28° N

24° N

20° N

16° N

12° N

8° N

4° N
16° W 12° W 8° W 4° W 0° 4° E 8° E 12° E 16° E 20° E 24° E

172 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
© W. Böhme
Uromastyx dispar dispar.
Environs de Zouar (Tchad).

© T. Wilms

Uromastyx dispar dispar.


Environs de Fada (Tchad).

LES LÉZARDS 173


espèce famille
Agamidae
Uromastyx dispar flavifasciata Mertens, 1962

Fouette-queue à bandes jaunes


Yellow-fasciated Mastigure

Identification rapide
Aspect caractéristique d’un fouette-queue. Longueur de la queue comprise entre 59 %
et 67 % de la longueur museau-cloaque. Coloration dorsale noire avec des bandes
transverses jaunes ou blanchâtres. Mauritanie et régions limitrophes du Sahara occidental
et de l’Algérie.

Dimensions La coloration classique est caractéristique,


avec sur le dos cinq à sept bandes transver-
Longueur totale jusqu’à 50 cm. sales jaune vif contrastant fortement avec le
reste de la coloration qui est noire. Certains
Répartition et habitat
spécimens sont entièrement noirs ou pré-
Depuis le Tagant et la région d’Akjoujt en sentent de discrètes bandes transversales
Mauritanie jusqu’au nord du Sahara occidental blanches (morphe ou sous-espèce obscura
et la région de Tindouf en Algérie. Zones selon les auteurs), et d’autres spécimens,
rocheuses et plaines caillouteuses. dans l’Adrar, sont grisâtres avec des ocelles
clairs centrés et bordés de sombre (morphe
Description « ocellata »).
Lézard de grande taille, à forme massive et Histoire naturelle
corps aplati dorso-ventralement, à membres
courts terminés par des griffes et à queue Souvent abondant dans les plaines et plateaux
épaisse portant de fortes épines. Tête aplatie. caillouteux plus ou moins ensablés qui
Pupille ronde. Tête et corps couverts de couvrent la majeure partie de son aire de
petites écailles lisses. De 164 à 231 rangées distribution. Diurne comme tous les fouette-
d’écailles au milieu du corps (habituellement queues, se tient au soleil sur une pierre.
moins de 200). De 88 à 118 écailles ventrales Regagne rapidement son terrier en cas de
entre le pli gulaire et le pli inguinal. Longueur menace, celui-ci s’ouvrant à même le sol ou
de la queue comprise entre 56,5 % et 68,8 % sous une grosse pierre. Se nourrit de plantes
(moyenne 63,2 ± 3,6 %) de la longueur museau- mais consomme aussi des insectes, notam-
cloaque. De 19 à 21 rangées de grandes ment des criquets migrateurs en période de
écailles épineuses verticillées sur la queue. pullulation.

28° N

24° N

20° N

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12° N

8° N

4° N
16° W 12° W 8° W 4° W 0° 4° E 8° E 12° E 16° E 20° E 24° E

174 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
© J.-F. Trape
Uromastyx dispar flavifasciata.
Environs de Nbeïka (Tagant, Mauritanie).

© J.-F. Trape

Uromastyx dispar flavifasciata.


Environs d’Atar (Adrar, Mauritanie).

LES LÉZARDS 175


espèce famille
Agamidae
Uromastyx dispar hodhensis
Trape et Trape, 2012

Fouette-queue du Hodh
Hodh Mastigure

Identification rapide
Aspect caractéristique d’un fouette-queue. Longueur de la queue habituellement comprise
entre 63 % et 66 % de la longueur museau-cloaque. Coloration dorsale à dominante
beige, la tête, la queue et les membres de même couleur ou à peine plus grisâtres. Sud-est
de la Mauritanie.

Dimensions préanofémoraux chez les mâles. Longueur de


la queue comprise entre 63 % et 66 % de la
Longueur totale mesurée jusqu’à 25 cm, mais longueur museau-cloaque. 20 rangées de
maximum nettement supérieur. grandes écailles épineuses verticillées sur la
queue.
Répartition et habitat
La coloration dorsale est beige ou couleur
Enji, environs d’Aratâne, Dahr Tîchit et Dahr sable avec une trame grisâtre peu contrastée
Oualata dans le sud-est de la Mauritanie. Zones plus ou moins diffuse. La queue et les membres
pierreuses plus ou moins ensablées. sont de même couleur que le dos et la trame
grisâtre absente ou réduite. La tête est à peine
Description plus sombre que le dos.
Lézard de grande taille, à forme massive et
Histoire naturelle
corps aplati dorso-ventralement, à membres
courts terminés par des griffes et à queue Ce fouette-queue nouvellement décrit, dont l’aire
épaisse portant de fortes épines. Tête aplatie. de répartition géographique est située entre
Pupille ronde. Tête et corps couverts de petites celle des sous-espèces U. d. flavifasciata à
écailles lisses. Les écailles des membres plus l’ouest et U. d. maliensis à l’est, est localement
grandes que celles du corps et épineuses. De abondant. Il semble davantage associé aux zones
200 à 210 rangées d’écailles au milieu du plates à la fois empierrées et sablonneuses
corps. Environ 100 écailles ventrales entre le qu’aux falaises rocheuses caractéristiques de
pli gulaire et le pli inguinal. Présence de pores la région de Mauritanie où on le trouve.

28° N

24° N

20° N

16° N

12° N

8° N

4° N
16° W 12° W 8° W 4° W 0° 4° E 8° E 12° E 16° E 20° E 24° E

176 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
© J.-F. Trape
Uromastyx dispar hodhensis.
18° 06’ N, 08° 02’ W (Mauritanie).

© J.-F. Trape

Uromastyx dispar hodhensis.


18° 06’ N, 08° 02’ W (Mauritanie).

LES LÉZARDS 177


espèce famille
Agamidae
Uromastyx dispar maliensis Joger et Lambert, 1996

Fouette-queue du Mali
Malian Mastigure

Identification rapide
Aspect caractéristique d’un fouette-queue. Longueur de la queue habituellement
comprise entre 61 % et 69 % de la longueur museau-cloaque. Coloration dorsale à
dominante jaune ou noirâtre, la tête, la queue et les membres noirs. Nord-est du Mali et
Hoggar.

Dimensions 112 écailles ventrales entre le pli gulaire et le


pli inguinal. Longueur de la queue comprise
Longueur totale jusqu’à 38 cm.
entre 54,7 % et 70 % (moyenne 64,9 ± 4 %) de la
Répartition et habitat longueur museau-cloaque. De 16 à 20 rangées
de grandes écailles épineuses verticillées sur
Depuis les environs de Gao, la vallée du la queue.
Tilemsi et l’Adrar des Iforhas au Mali jusqu’au
Tanezrouft et au Hoggar en Algérie. Majeure La coloration dorsale est habituellement jaune
partie de l’habitat non associée aux reliefs avec une trame noire plus ou moins marquée
rocheux mais à des sols plats caillouteux plus dessinant de petits ocelles. La tête, le cou, les
ou moins ensablés. membres et la queue sont le plus souvent
noirs. Certains spécimens sont brun foncé et
Description beige.

Lézard de grande taille, à forme massive et Histoire naturelle


corps aplati dorso-ventralement, à membres
courts terminés par des griffes et à queue Le terrier de ce fouette-queue, long d’environ
épaisse portant de fortes épines. Tête aplatie. 2 mètres, s’ouvre le plus souvent directement
Pupille ronde. Tête et corps couverts de petites en plaine sur du sol meuble mais son entrée
écailles lisses. Les écailles des membres plus est parfois creusée sous une grosse pierre.
grandes que celles du corps et épineuses. De Comme les autres fouette-queues, il s’expose
177 à 224 rangées d’écailles au milieu du au soleil pendant la journée et se nourrit
corps (habituellement moins de 210). De 86 à principalement de plantes.

28° N

24° N

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16° N

12° N

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4° N
16° W 12° W 8° W 4° W 0° 4° E 8° E 12° E 16° E 20° E 24° E

178 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
© J.-F. Trape
Uromastyx dispar maliensis.
Environs de Tessalit (Mali).

© J.-F. Trape

Uromastyx dispar maliensis.


Environs de Tessalit (Mali).

LES LÉZARDS 179


espèce famille
Agamidae
Uromastyx geyri Müller, 1922

Fouette-queue de Geyr
Geyr’s Mastigure

Identification rapide
Aspect caractéristique d’un fouette-queue. Longueur de la queue habituellement
comprise entre 73 % et 86 % de la longueur museau-cloaque. Coloration jaune ou
orange, avec une trame noire plus ou moins marquée dessinant de petits ocelles. Sahara
central, de l’Aïr à l’Adrar des Iforhas et au Hoggar.

Dimensions inguinal. Longueur de la queue comprise entre


65,5 % et 98 % (moyenne 79,6 ± 6,2 %) de la
Longueur totale jusqu’à 37 cm. longueur museau-cloaque. De 20 à 23 rangées
de grandes écailles épineuses verticillées sur
Répartition et habitat
la queue.
Massifs montagneux et plateaux rocheux du La coloration dorsale est le plus souvent jaune
Sahara central, depuis l’Aïr au Niger à l’Adrar vif ou orange vif avec une trame noire plus ou
des Iforhas au Mali. Vers le nord, il atteint le moins marquée dessinant de petits ocelles.
Hoggar et la région d’Amguid au Tassili N’Ajjer Lorsque la trame des ocelles est très marquée,
en Algérie. la coloration dorsale dominante est noire. La
tête, la queue, les membres et le ventre sont
Description jaune vif ou orange vif chez les spécimens pour
Lézard de grande taille, à forme massive et lesquels la trame dorsale est peu marquée.
corps aplati dorso-ventralement, à membres Lorsqu’elle est marquée, le dessus de la tête et
courts terminés par des griffes et à queue de la queue est noirâtre mais la face ventrale
épaisse portant de fortes épines. Tête aplatie. reste jaune ou orange.
Pupille ronde. Tête et corps couverts de petites
Histoire naturelle
écailles lisses. Les écailles des membres plus
grandes que celles du corps et épineuses. De Se tient perché pendant la journée sur de gros
142 à 196 rangées d’écailles au milieu du corps blocs de rochers. S’abrite préférentiellement
(habituellement moins de 185). De 69 à dans les crevasses des rochers. Se nourrit
93 écailles ventrales entre le pli gulaire et le pli principalement de plantes.

28° N

24° N

20° N

16° N

12° N

8° N

4° N
16° W 12° W 8° W 4° W 0° 4° E 8° E 12° E 16° E 20° E 24° E

180 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
© J.-F. Trape
Uromastyx geyri.
Environs de Kidal (Mali).

© J.-F. Trape

Uromastyx geyri.
Environs d’Iferouâne (Niger).

LES LÉZARDS 181


espèce famille
Agamidae
Uromastyx occidentalis
Mateo, Geniez, López-Jurado et Bons, 1998

Fouette-queue occidental géant


Western giant Mastigure

Identification rapide
Aspect caractéristique d’un fouette-queue. Très grande taille, jusqu’à plus de 50 cm.
Longueur de la queue de 62 % à 74 % de la longueur museau-cloaque. Grand nombre
d’écailles transversales au milieu du corps (297 et 301 chez les deux seuls spécimens
étudiés). Absence de pores préanaux et fémoraux. Adrar Souttouf.

Dimensions labiales. Respectivement 297 et 301 rangées


d’écailles au milieu du corps chez les deux seuls
Longueur totale jusqu’à 53 cm. spécimens étudiés. Respectivement 121 et
122 écailles ventrales entre le pli gulaire et le
Répartition et habitat
pli inguinal. Absence de tubercules sur les
Espèce décrite de Aagtel Agmumuit (21° 52’ N, flancs. Pas de pores préanaux ni fémoraux.
15° 31’ W), entre Yeloua et Mades, et retrouvée Longueur de la queue variant de 62 % (juvé-
également à Udei Sfa (22° 22’ N, 15° 32’ W) nile) à 74 % (adulte mâle) de la longueur
dans l’Adrar Souttouf au sud du Sahara occi- museau-cloaque. 23 rangées de grandes écailles
dental (Maroc). Elle semble endémique de ce épineuses verticillées sur la queue.
petit massif rocheux. La coloration de l’adulte mâle est entièrement
brun rougeâtre foncé. Le spécimen juvénile
Description est brun jaunâtre avec de petites taches et
Lézard de grande taille, à forme massive et vermiculations sombres.
corps aplati dorso-ventralement, à membres
Histoire naturelle
courts terminés par des griffes et à queue
épaisse portant de fortes épines. Tête petite Cette espèce sur laquelle on ne dispose que de
(environ 22 % de la longueur museau-cloaque) très peu de données apparaît remarquable par
et aplatie. Pupille ronde. Tête et corps couverts sa grande taille et sa parenté avec les espèces
de petites écailles lisses. Six rangées d’écailles de fouette-queues d’Égypte et du Moyen-Orient
entre les grandes sous-oculaires et les supra- du complexe Uromastyx aegyptia.

28° N

24° N

20° N

16° N

12° N

8° N

4° N
16° W 12° W 8° W 4° W 0° 4° E 8° E 12° E 16° E 20° E 24° E

182 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
© J.-A. Mateo
Uromastyx occidentalis. Moulage.
Adrar Souttouf (Sahara occidental).

© J.-A. Mateo

Uromastyx occidentalis.
Adrar Souttouf (Sahara occidental).

LES LÉZARDS 183


famille Chamaeleonidae
espèce
Chamaeleo africanus Laurenti, 1768

Caméléon africain
African Chameleon

Identification rapide
Aspect classique d’un caméléon. Coloration dominante verte. En vue de profil, partie
postérieure du casque fortement bombée avec une carène pariétale convexe. Présence
d’un éperon tarsien chez le mâle. Savanes sahélo-soudaniennes et sud du Sahara.

Dimensions griffe à chaque doigt. Présence d’un éperon


tarsien chez le mâle. Queue solide, cylindrique
Longueur museau-cloaque jusqu’à 18 cm,
et préhensile, dont la longueur est similaire ou
longueur totale jusqu’à 38 cm.
légèrement supérieure à celle du corps.
Répartition et habitat La coloration de base est verte, avec deux bandes
Sahel et oasis du sud du Sahara depuis la latérales jaunâtres et de nombreuses petites
Mauritanie jusqu’à la Somalie. Pénètre profon- taches sombres plus ou moins apparentes sur
dément en zone soudanienne au Nigeria. En les côtés du corps. Elle peut changer rapidement,
Égypte, remonte par la vallée du Nil jusqu’à la révélant des motifs dorsaux contrastés ou virant
région d’Alexandrie. Anciennement introduit au brun ou au noir, en particulier quand l’animal
dans le Péloponnèse en Grèce. est menacé.

Description Histoire naturelle

Tête, corps et queue recouverts de petites Ce caméléon est l’hôte habituel des acacias. Il est
écailles granuleuses de taille homogène. Tête souvent observé sur le sol quand il traverse une
bien séparée du corps. Deux yeux saillants, route ou un chemin en début de saison sèche.
recouverts d’une paupière conique percée à son Comme tous les caméléons, il est diurne et se
sommet et orientables séparément en tous sens. déplace très lentement. Il se nourrit d’insectes
Dessus de la tête avec un casque fortement et autres arthropodes qu’il capture en projetant
bombé postérieurement et une carène pariétale soudainement sa langue protractile avec une
convexe. Très longue langue vermiforme. Crête grande précision, jusqu’à une vingtaine de
gulaire présente. Corps fortement comprimé centimètres. Généralement très craint par les
latéralement. Pattes allongées, terminées par villageois, il est pourtant totalement inoffensif
des doigts opposés en forme de pince. Une seule pour l’homme.

28° N

24° N

20° N

16° N

12° N

8° N

4° N
16° W 12° W 8° W 4° W 0° 4° E 8° E 12° E 16° E 20° E 24° E

184 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
© J.-F. Trape
Chamaeleo africanus. 16° 55’ N, 16° 08’ W (Trarza, Mauritanie).

© J.-F. Trape

Chamaeleo africanus. Environs de Dosso (Niger).

LES LÉZARDS 185


espèce famille
Chamaeleonidae
Chamaeleo chamaeleon (Linnæus, 1758)

Caméléon commun
Common Chameleon

Identification rapide
Aspect classique d’un caméléon. Partie postérieure du casque fortement bombée et gros
lobes occipitaux. Afrique du Nord.

Dimensions Pattes allongées, terminées par des doigts


opposés en forme de pince. Une seule griffe à
Longueur museau-cloaque jusqu’à 17 cm, chaque doigt. Absence habituelle d’éperon
longueur totale jusqu’à 34 cm. tarsien chez le mâle, parfois une petite
ébauche d’éperon. Queue solide, cylindrique
Répartition et habitat
et préhensile, dont la longueur est plus ou
Large répartition en Afrique du Nord, dans le moins similaire à celle du corps.
sud de la péninsule Ibérique et au Moyen-Orient. La coloration est très variable selon de nombreux
La limite sud connue est la sebkha d’Imlili facteurs dont l’état physiologique et les inter-
(23° 16’ N, 15° 55’ W) au Sahara occidental. actions sociales. Elle est souvent à dominante
verte chez les femelles et brune chez les mâles.
Description
Histoire naturelle
Tête, corps et queue recouverts de petites
écailles granuleuses de taille homogène. Tête C’est le seul caméléon rencontré au Sahara
bien séparée du corps. Deux yeux saillants, occidental et en bordure nord du Sahara. Dans
recouverts d’une paupière conique percée à ces régions, on le trouve surtout dans les
son sommet et orientables séparément en tous arbustes et buissons du lit des oueds où il est
sens. Dessus de la tête avec un casque forte- parfois assez abondant. Les juvéniles sont
ment bombé postérieurement. A l’arrière de la aussi présents dans la végétation herbacée.
tête, présence de chaque côté sur la crête Comme tous les caméléons, il est diurne et se
pariétale d’un lobe occipital. Très longue nourrit de petits arthropodes. La femelle pond
langue vermiforme. Crête gulaire présente. ses œufs dans un petit tunnel de 20 à 30 cm de
Corps fortement comprimé latéralement. long qu’elle creuse dans le sol.

37° N

33° N

29° N

25° N

21° N

17° N

13° N

16° W 12° W 8° W 4° W 0° 4° E 8° E 12° E 16° E 20° E 24° E

186 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
© J.-F. Trape
Chamaeleo chamaeleon.
Environs de Sidi Akhfennir (Maroc).

© J.-F. Trape et F. Chevalier

Chamaeleo chamaeleon.
23°41’N, 15°40’W (Sahara occidental, Maroc).

LES LÉZARDS 187


espèce famille
Chamaeleonidae
Chamaeleo gracilis Hallowell, 1842

Caméléon gracile
Slender Chameleon

Identification rapide
Aspect classique d’un caméléon. Coloration dominante verte. Casque pointu vers l’arrière,
son bord postérieur faisant un angle aigu en vue de profil. Présence d’un éperon tarsien
chez les mâles. Savanes et forêts claires guinéennes et soudano-guinéennes.

Dimensions et préhensile, dont la longueur est similaire à


celle du corps.
Longueur totale jusqu’à 36 cm.
La coloration de base est verte, avec une bande
Répartition et habitat latérale blanchâtre en arrière de la base de la
Savanes et forêts claires guinéennes et soudano- patte antérieure et souvent de nombreux petits
guinéennes, depuis le Sénégal jusqu’à l’Éthiopie points sombres plus ou moins apparents sur
et la Tanzanie. les côtés du corps. La coloration peut changer
rapidement, révélant des motifs dorsaux
Description contrastés ou virant au brun, en particulier
quand l’animal est menacé.
Tête, corps et queue recouverts de petites
écailles granuleuses de taille homogène. Tête Histoire naturelle
bien séparée du corps. Deux yeux saillants,
recouverts d’une paupière conique percée à Ce caméléon est particulièrement abondant
son sommet et orientables séparément en tous en zone guinéenne mais il ne pénètre pas dans
sens. Long casque relevé et pointu vers l’arrière. la grande forêt dense. Arboricole et diurne, il
De profil, rapport entre la distance de l’orbite est également souvent observé au sol dans les
à la pointe du casque et la distance de l’orbite villages ou sur les chemins. Comme tous les
à la pointe du museau habituellement compris caméléons, il se déplace très lentement et se
entre 1,5 et 1,8. Pas de lobes occipitaux. Très nourrit d’insectes et autres arthropodes. Il
longue langue vermiforme. Crête gulaire bien fait face et se montre menaçant quand il est
développée. Crête ventrale présente. Une seule dérangé, mais il mord rarement et ne présente
griffe à chaque doigt. Présence d’un éperon aucun danger malgré sa très mauvaise réputation
tarsien chez le mâle. Queue solide, cylindrique auprès des populations locales.

28° N

24° N

20° N

16° N

12° N

8° N

4° N
16° W 12° W 8° W 4° W 0° 4° E 8° E 12° E 16° E 20° E 24° E

188 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
© J.-F. Trape
Chamaeleo gracilis.
Konsankoro (Guinée).

© J.-F. Trape

Chamaeleo gracilis.
Nsonsomea (Ghana).

LES LÉZARDS 189


espèce famille
Chamaeleonidae
Chamaeleo laevigatus Gray, 1863

Caméléon lisse
Smooth Chameleon

Identification rapide
Aspect classique d’un caméléon. Coloration verdâtre ou brunâtre. Crêtes sur la tête et le
corps peu développées. Partie arrière du casque tectiforme, son bord postérieur arrondi
ou faisant un angle obtus en vue de profil, la crête pariétale bombée. Absence d’éperon
tarsien chez les mâles. Savanes d’Afrique centrale et d’Afrique de l’Est.

Dimensions mâchoires et l’extrémité du casque égale ou à


peine plus longue que la longueur de la bouche.
Longueur totale jusqu’à 24 cm. Très longue langue vermiforme. Pas de crête
dorsale mais une série de granules agrandis
Répartition et habitat
sur la ligne vertébrale. Présence d’une crête
Savanes d’Afrique centrale et d’Afrique de l’Est, gulaire et d’une crête ventrale. Une seule griffe
depuis le Tchad et le Cameroun jusqu’à l’Éthiopie à chaque doigt. Absence d’éperon tarsien chez
et la Zambie. Précédemment confondu avec le mâle. Queue solide, cylindrique et préhensile,
C. senegalensis dans la partie occidentale de un peu plus courte que le corps.
son aire de répartition. La coloration est brunâtre ou verdâtre, cette
dernière pouvant varier du vert foncé au vert
Description jaunâtre et à différentes nuances de brun
verdâtre et gris verdâtre. Les crêtes gulaire et
Tête, corps et queue recouverts de petites
ventrale sont blanches. Il existe souvent sur le
écailles granuleuses de taille homogène. Tête
côté du corps une ou deux bandes latérales
bien séparée du corps. Deux yeux saillants,
blanchâtres ou jaunâtres et de petites taches
recouverts d’une paupière conique percée à
sombres.
son sommet et orientables séparément en tous
sens. Casque faiblement élevé postérieurement, Histoire naturelle
tectiforme, avec une crête pariétale légèrement
bombée. En vue de profil, crête pariétale net- Ce caméléon est commun dans les arbres et
tement visible et bord postérieur du casque arbustes en zone de savane d’Afrique centrale.
arrondi ou faisant un angle obtus. Pas de lobes Il semble fréquenter plus particulièrement le
occipitaux. Distance entre la commissure des bord des cours d’eau et des marais.

28° N

24° N

20° N

16° N

12° N

8° N

4° N
16° W 12° W 8° W 4° W 0° 4° E 8° E 12° E 16° E 20° E 24° E

190 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
© M. LeBreton
Chamaeleo laevigatus.
Environs de Ngambe Tikar (Cameroun).

© M. LeBreton

Chamaeleo laevigatus.
Environs de Ngambe Tikar (Cameroun).

LES LÉZARDS 191


espèce famille
Chamaeleonidae
Chamaeleo necasi
Ullenbruch, Krause et Böhme, 2007
v
Caméléon de Neca s
v
Necas’ Chameleon

Identification rapide
Aspect classique d’un caméléon. Coloration dominante verte. Casque pointu vers l’arrière,
son bord postérieur faisant un angle aigu en vue de profil. Présence d’un éperon tarsien
chez les mâles. Deux gros lobes cutanés dépassant l’arrière du casque. Forêts reliques et
forêts-galeries en zone de savane guinéenne.

Dimensions préhensile, dont la longueur est similaire à


celle du corps.
Longueur totale jusqu’à environ 30 cm.
La coloration de base est verte, avec ou sans la
Répartition et habitat présence d’une bande latérale blanchâtre. En
situation de stress, la coloration devient vert
Espèce récemment décrite à partir de spécimens jaune avec de nombreux petits points noirs.
collectés dans le sud du Togo et du Bénin.
Forêts reliques et forêts-galeries. Histoire naturelle

Description
Ce caméléon récemment découvert semble
rare, cela même dans les forêts du sud du Togo
Tête, corps et queue recouverts de petites (Missahoé) et du Bénin (Lama et Zou) d’où
écailles de taille homogène. Tête bien séparée proviennent les quelques spécimens connus
du corps. Deux yeux saillants, recouverts de cette espèce : sur plus de 400 caméléons
d’une paupière conique percée à son sommet de cette région que nous avons examinés,
et orientables séparément en tous sens. Long C. senegalensis et C. gracilis étaient les seules
casque relevé et pointu vers l’arrière. espèces représentées. Morphologiquement, le
Présence à l’arrière du casque de deux gros principal caractère distinctif entre C. necasi et
lobes cutanés en contact sur la nuque. Très C. gracilis est le fort développement des lobes
longue langue vermiforme. Crête gulaire bien cutanés à l’arrière du casque chez C. necasi.
développée. Crête ventrale présente. Crête La distribution de cette espèce est probablement
dorsale fortement marquée. Une seule griffe à plus large que celle actuellement connue et
chaque doigt. Présence d’un éperon tarsien pourrait notamment intéresser les forêts limi-
chez le mâle. Queue solide, cylindrique et trophes du sud du Ghana et du Nigeria.

28° N

24° N

20° N

16° N

12° N

8° N

4° N
16° W 12° W 8° W 4° W 0° 4° E 8° E 12° E 16° E 20° E 24° E

192 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
© K. Ullenbruch
Chamaeleo necasi.
Spécimen en captivité (Bénin).

© J.-F. Trape

Chamaeleo necasi.
Paratype de Kpalimé (Togo).

LES LÉZARDS 193


espèce famille
Chamaeleonidae
Chamaeleo senegalensis Daudin, 1802

Caméléon du Sénégal
Senegal Chameleon

Identification rapide
Aspect classique d’un caméléon. Coloration dominante verte. Partie arrière du casque
aplatie, son bord postérieur faisant un angle droit ou obtus en vue de profil. Absence
d’éperon tarsien chez les mâles. Savane.

Dimensions solide, cylindrique et préhensile, dont la lon-


gueur est habituellement un peu plus courte
Longueur totale jusqu’à 30 cm.
que celle du corps.
Répartition et habitat La coloration de base est verte, avec une
Savanes soudanienne et soudano-sahélienne, bande latérale blanchâtre en arrière de la base
depuis le Sénégal jusqu’au Nigeria. Pénètre de la patte antérieure. La coloration peut
également en savane guinéenne où il est changer rapidement, virant au brun clair ou au
beaucoup plus rare que C. gracilis. gris, ou révélant des bandes verticales foncées
qui bifurquent en forme de Y près de la crête
Description dorsale.

Tête, corps et queue recouverts de petites Histoire naturelle


écailles de taille homogène. Tête bien séparée
du corps. Deux yeux saillants, recouverts d’une Ce caméléon est très largement distribué dans
paupière conique percée à son sommet et les savanes et les forêts sèches d’Afrique de
orientables séparément en tous sens. Partie l’Ouest. De plus, il est souvent abondant dans
arrière du casque aplatie, son bord postérieur les villes et les villages, car il affectionne les
faisant un angle droit ou obtus. De profil, rapport neems (Azadirachta indica) plantés le long
entre la distance de l’orbite à la pointe du casque des routes et dans les cours. Il est diurne et se
et la distance de l’orbite à la pointe du museau nourrit d’insectes et autres arthropodes qu’il
habituellement compris entre 1,1 et 1,4. Pas de capture en détendant soudainement sa langue.
lobes occipitaux. Très longue langue vermiforme. Menacé, il cherche à intimider son agresseur
Présence d’une crête gulaire. Présence d’une en faisant face la bouche ouverte, mais il est
crête ventrale. Une seule griffe à chaque doigt. totalement inoffensif pour l’homme et c’est à
Absence d’éperon tarsien chez le mâle. Queue tort qu’il est souvent très craint.

28° N

24° N

20° N

16° N

12° N

8° N

4° N
16° W 12° W 8° W 4° W 0° 4° E 8° E 12° E 16° E 20° E 24° E

194 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
© J.-F. Trape
Chamaeleo senegalensis.
Mbour (Sénégal).

© J.-F. Trape

Chamaeleo senegalensis.
Adjido (Bénin).

LES LÉZARDS 195


espèce famille
Chamaeleonidae
Rhampholeon spectrum (Buchholz, 1874)

Caméléon nain
Pigmy Chameleon

Identification rapide
Tout petit caméléon, moins de 10 cm de long. Couleur d’une feuille morte. Queue non
préhensile et beaucoup plus courte que le corps. Deux griffes à chaque doigt. Forêt
dense du sud-est du Nigeria.

Dimensions terminées par des doigts opposés en forme de


pince, avec deux griffes à chaque doigt. Queue
Longueur museau-cloaque jusqu’à 6 cm, solide, courte et épaisse, non préhensile, dont
longueur totale jusqu’à 9 cm. la longueur est d’environ la moitié de celle du
corps. Tête, corps et queue recouverts de petites
Répartition et habitat
écailles de taille homogène et de quelques
Du sud du Nigeria à la République centrafri- tubercules un peu élargis.
caine et au Congo, en forêt dense. La coloration de base est beige ou brunâtre,
comme celle des feuilles mortes où ce caméléon
Description est parfaitement camouflé pendant la journée.
Tête peu séparée du corps. Une petite protu-
Histoire naturelle
bérance située entre les narines et dirigée vers
l’avant en forme de rostre. Deux grands yeux Le caméléon nain est une espèce de forêt dense,
saillants, recouverts d’une paupière conique qui se tient pendant la journée au niveau du
percée à son sommet et orientables séparément sol, sur les tas de feuilles mortes, où il chasse
en tous sens. Dessus de la tête avec une petite les petits insectes dont il se nourrit. La nuit, il
carène transversale entre les yeux dessinant monte sur les branches basses de la végétation,
un triangle avec les deux carènes latérales. à environ un mètre du sol seulement. Très
Pas de carène pariétale. Pas de crête gulaire. discret, il est sans doute plus commun dans le
Longue langue vermiforme. Corps fortement sud du Nigeria que la rareté des observations
comprimé latéralement. Pattes allongées, ne le suggère.

28° N

24° N

20° N

16° N

12° N

8° N

4° N
16° W 12° W 8° W 4° W 0° 4° E 8° E 12° E 16° E 20° E 24° E

196 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
© A. Schmitz
Rhampholeon spectrum.
Mont Kupe (Cameroun).

© W. Böhme

Rhampholeon spectrum.
Mont Nionako (Cameroun).

LES LÉZARDS 197


espèce famille
Chamaeleonidae
Trioceros cristatus (Stutchbury, 1837)

Caméléon à crête
Crested Chameleon

Identification rapide
Aspect classique d’un caméléon. Présence d’une longue et haute crête ondulante sur la
ligne dorsale maintenue par des structures rigides régulièrement espacées. Coloration
brunâtre chez le mâle, verte chez la femelle. Forêt dense.

Dimensions crête ventrale. Pattes allongées, terminées par


des doigts opposés en forme de pince. Une
Longueur museau-cloaque jusqu’à 14 cm, seule griffe à chaque doigt. Absence d’éperon
longueur totale jusqu’à 25 cm. tarsien chez le mâle. Queue solide, cylindrique
et préhensile, dont la longueur est toujours
Répartition et habitat
inférieure à celle du corps.
Forêt dense, du sud-est du Nigeria au Congo La coloration de base des mâles est brun
et à la République centrafricaine. rougeâtre, avec de nombreuses petites taches
de couleur blanche, bleue ou rouge sur les
Description côtés du corps. La gorge présente souvent des
Tête bien séparée du corps. Deux yeux lignes rouge vif. Les femelles sont vertes.
saillants, recouverts d’une paupière conique
Histoire naturelle
percée à son sommet et orientables séparé-
ment en tous sens. Dessus de la tête avec un Cette belle espèce strictement forestière est
casque aplati, pointu postérieurement. Très trouvée dans des arbres et des arbustes de toutes
longue langue vermiforme. Corps fortement dimensions, mais elle se limite aux parties basses
comprimé latéralement, avec sur la ligne de la forêt, souvent à proximité immédiate du
médio-dorsale une longue crête ondulante sol. Elle est commune en Afrique centrale, mais
maintenue par une vingtaine de structures elle ne semble pas dépasser vers l’ouest le
rigides régulièrement espacées. Écailles sud-est du Nigeria. Comme tous les caméléons,
granuleuses, de taille hétérogène sur le côté elle est active de jour et se nourrit de petits
du corps, avec présence de grandes écailles arthropodes qu’elle capture en projetant
entourées de petites écailles. Absence de soudainement sa langue.

28° N

24° N

20° N

16° N

12° N

8° N

4° N
16° W 12° W 8° W 4° W 0° 4° E 8° E 12° E 16° E 20° E 24° E

198 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
© J.-F. Trape
Trioceros cristatus.
Lomié (Cameroun).

© J.-F. Trape

Trioceros cristatus.
Lomié (Cameroun).

LES LÉZARDS 199


espèce famille
Chamaeleonidae
Trioceros oweni (Gray, 1831)

Caméléon à 3 cornes
Three-horned Chameleon

Identification rapide
Aspect classique d’un caméléon. Coloration de base verte foncée avec des bandes
sombres. Mâles avec trois cornes, femelles sans cornes. Absence de crête gulaire et de
crête ventrale. Queue très longue, plus d’une fois et demie la longueur du reste du corps.
Forêt dense du sud-est du Nigeria.

Dimensions griffe à chaque doigt. Absence d’éperon tar-


sien chez le mâle. Queue solide, cylindrique et
Longueur museau-cloaque jusqu’à 12 cm, préhensile, dont la longueur est supérieure à
longueur totale jusqu’à 30 cm. une fois et demie la longueur du corps.
Répartition et habitat La coloration de base est vert foncé. Il existe
sur le corps quatre larges bandes verticales
Forêt dense, depuis le sud-est du Nigeria jusqu’à d’un vert encore plus foncé. Il existe souvent
la République centrafricaine et l’Angola. des taches brun rougeâtre disposées en ligne
horizontalement sur les flancs. Ces taches
Description peuvent changer rapidement de couleur et
Tête, corps et queue recouverts de petites devenir entièrement blanches tandis que le
écailles de taille homogène. Tête avec trois reste du corps reste vert.
longues cornes dirigées vers l’avant chez les
Histoire naturelle
mâles. Deux yeux saillants, recouverts d’une
paupière conique percée à son sommet et Cette belle espèce est associée aux grands
orientables séparément en tous sens. Dessus arbres de la forêt dense. Largement répartie et
de la tête avec un casque en forme de toit, la assez commune en Afrique équatoriale, elle ne
carène pariétale plus haute que les carènes semble pas dépasser vers l’ouest le delta du
latérales. Très longue langue vermiforme. fleuve Niger. Comme les autres espèces de
Absence de crête gulaire. Corps fortement caméléons, elle est diurne et se nourrit
comprimé latéralement. Absence de crête d’arthropodes. Elle est connue pour se laisser
ventrale. Pattes allongées, terminées par des volontairement tomber sur le sol quand elle
doigts opposés en forme de pince. Une seule est menacée.

28° N

24° N

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16° N

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8° N

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16° W 12° W 8° W 4° W 0° 4° E 8° E 12° E 16° E 20° E 24° E

200 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
© M. Glazer
Trioceros oweni (mâle).
Haute Sangha (Congo).

© M. Glazer

Trioceros oweni (femelle).


Mbalam (Cameroun).

LES LÉZARDS 201


espèce famille
Chamaeleonidae
Trioceros quadricornis gracilior
(Böhme et Klaver, 1981)

Caméléon à 4 cornes du Nord


Northern Four-horned Chameleon

Identification rapide
Aspect classique d’un caméléon. Coloration de base verte. Mâles avec quatre cornes et
un voile en forme de nageoire sur la queue, femelles sans cornes ni voile. Crête gulaire et
début de la crête ventrale fortement dentelés. Crête dorsale très marquée. Forêts de
montagne du sud-est du Nigeria et du Cameroun limitrophe.

Dimensions comprimé latéralement. Écailles sur le côté du


corps de taille hétérogène, avec présence de
Longueur museau-cloaque jusqu’à 15 cm,
grandes écailles entourées de petites écailles.
longueur totale jusqu’à 35 cm.
Pattes allongées, terminées par des doigts
Répartition et habitat opposés en forme de pince. Une seule griffe à
chaque doigt. Absence d’éperon tarsien chez le
Forêts de montagne du mont Sonkwala au mâle. Queue solide, cylindrique et préhensile,
Nigeria et des monts Lefo, Bamboutos et Oku dont la longueur est de 1,1 à 1,5 fois supérieure
au Cameroun. à celle du reste du corps.
La coloration de base dans les deux sexes est
Description
verte. Elle vire souvent au bleu clair sur une
Tête bien séparée du corps, avec quatre cornes partie de la tête et du corps.
dirigées vers l’avant chez les mâles. Deux yeux
Histoire naturelle
saillants, recouverts d’une paupière conique
percée à son sommet et orientables séparé- Ce caméléon de montagne est endémique des
ment en tous sens. Dessus de la tête avec un forêts d’altitude d’un petit nombre de pics
casque fortement bombé postérieurement et volcaniques des environs d’Obudu au Nigeria
une carène pariétale convexe. Très longue et de Bamenda au Cameroun, entre 1 600 m et
langue vermiforme. Crête gulaire et crête 2 700 m. Il s’adapte bien à la captivité et est très
ventrale très marquées, formées de grandes recherché par les terrariophiles. Le commerce
épines dont la longueur diminue progressive- de cette espèce et la déforestation menacent
ment du museau au cloaque. Corps fortement sa survie. Il reste fréquent à Oku (Cameroun).

28° N

24° N

20° N

16° N

12° N

8° N

4° N
16° W 12° W 8° W 4° W 0° 4° E 8° E 12° E 16° E 20° E 24° E

202 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
© J.-F. Trape
Trioceros quadricornis gracilior (mâle).
Mont Oku (Cameroun).

© J.-F. Trape

Trioceros quadricornis gracilior (femelle).


Mont Oku (Cameroun).

LES LÉZARDS 203


espèce famille
Chamaeleonidae
Trioceros serratus (Mertens, 1922)

Caméléon dentelé
Serrated Chameleon

Identification rapide
Aspect classique d’un caméléon. Coloration de base verte ou brun orangé. Présence
d’une crête dentelée sur le dos et la queue des mâles. Écailles sur le côté du corps de
taille hétérogène, avec de grandes écailles bordées de petites écailles. Crête gulaire
épineuse, la longueur des épines une à deux fois plus longue que l’ouverture des yeux.
Régions de montagne du sud-est du Nigeria et du Cameroun limitrophe.

Dimensions d’une crête fortement dentelée sur le dos et la


queue des mâles, faiblement dentelée chez les
Longueur totale jusqu’à environ 20 cm. femelles. Écailles sur le côté du corps de taille
hétérogène, avec présence de grandes écailles
Répartition et habitat
entourées de petites écailles. Doigts opposés
Forêts de montagne des plateaux d’Obudu et en forme de pince. Une seule griffe à chaque
de Mambila dans le sud-est du Nigeria, des doigt. Absence d’éperon tarsien chez le mâle.
monts Bamboutos, Nkogam, Bana, Lefo, Oku Queue solide, cylindrique et préhensile, plus
et des Bamenda Highlands au Cameroun. courte que la longueur du corps.
Espèce récemment sortie de la synonymie de Les mâles sont de couleur verte. Les femelles
T. wiedersheimi dont elle est différenciable juvéniles sont brun orangé et deviennent
par analyse génétique. vertes à l’âge adulte. Les grandes écailles des
flancs sont souvent colorées de brun ou de
Description bleu.
Deux yeux saillants, recouverts d’une paupière
Histoire naturelle
conique percée à son sommet et orientables
séparément en tous sens. Dessus de la tête Ce petit caméléon de montagne est endémique
avec un casque aplati. Un profond sillon au- des régions d’altitude du sud-est du Nigeria et
dessus de la lèvre supérieure entre les narines. des régions limitrophes du Cameroun où il
Très longue langue vermiforme. Crête gulaire atteint l’altitude de 2 700 mètres. Il fréquente
marquée, la longueur des épines une à deux les arbustes des prairies, jardins et plantations.
fois le diamètre de l’ouverture des yeux. Corps Il est encore abondant localement malgré le
fortement comprimé latéralement. Présence commerce terrariophile dont il est l’objet.

28° N

24° N

20° N

16° N

12° N

8° N

4° N
16° W 12° W 8° W 4° W 0° 4° E 8° E 12° E 16° E 20° E 24° E

204 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
© J.-F. Trape
Trioceros serratus (mâle).
Mont Oku (Cameroun).

© J.-F. Trape

Trioceros serratus (femelle).


Mont Oku (Cameroun).

LES LÉZARDS 205


espèce famille
Chamaeleonidae
Trioceros wiedersheimi (Nieden, 1910)

Caméléon de Wiedersheim
Wiedersheim’s Chameleon

Identification rapide
Aspect classique d’un caméléon. Coloration de base verte ou brun orangé. Présence
d’une forte crête dentelée sur le dos et la queue des mâles. Écailles sur le côté du corps
de taille hétérogène, avec de grandes écailles bordées de petites écailles. Crête gulaire
épineuse, la longueur des épines jusqu’à deux fois le diamètre de l’ouverture des yeux.
Monts Gotel au Nigeria, Tchabal Gangdaba et Tchabal Mbabo au Cameroun.

Dimensions présence de grandes écailles entourées de


petites écailles. Doigts opposés en forme de
Longueur totale jusqu’à environ 20 cm.
pince. Une seule griffe à chaque doigt. Absence
Répartition et habitat d’éperon tarsien chez le mâle. Queue solide,
cylindrique et préhensile, sa longueur plus
Arbustes de montagne. Monts Gotel au Nigeria, courte que celle du corps.
Tchabal Gangdaba et Tchabal Mbabo au
Cameroun. Les mâles sont de couleur verte avec souvent de
larges zones bleuâtres. Les femelles juvéniles
Description sont brun orangé et deviennent vertes à l’âge
adulte.
Deux yeux saillants, recouverts d’une paupière
conique percée à son sommet et orientables Histoire naturelle
séparément en tous sens. Dessus de la tête
avec un casque aplati. Un profond sillon au- La distribution géographique de ce petit
dessus de la lèvre supérieure entre les caméléon de montagne est beaucoup plus
narines. Très longue langue vermiforme. Crête restreinte que jusqu’à récemment indiquée
gulaire bien marquée, la longueur des épines quand il était confondu avec T. serratus. Ces
jusqu’à deux fois celle du diamètre de l’ouver- deux espèces associées aux arbustes de
ture des yeux. Corps fortement comprimé montagne ont été séparées sur des arguments
latéralement. Présence d’une crête fortement moléculaires mais sont très proches morpholo-
dentelée sur le dos et la queue des mâles, à giquement. Elles semblent néanmoins différer
peine dentelée chez les femelles. Écailles sur par la coloration des mâles et par la pente de
le côté du corps de taille hétérogène, avec la crête latérale entre l’œil et le museau.

28° N

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16° W 12° W 8° W 4° W 0° 4° E 8° E 12° E 16° E 20° E 24° E

206 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
© M. LeBreton
Trioceros wiedersheimi (mâle).
Tchabal Mbabo (Cameroun).

© M. LeBreton

Trioceros wiedersheimi (femelle).


Tchabal Mbabo (Cameroun).

LES LÉZARDS 207


famille Eublepharidae
espèce
Hemitheconyx caudicinctus (A. Duméril, 1851)

Gecko à grosse queue


Fat-tailed Gecko

Identification rapide
Coloration caractéristique, avec de grandes taches brun foncé sur fond clair dans les
deux sexes et une ligne vertébrale blanche chez les mâles. Tête et corps couverts de
petits granules. De nombreux tubercules sur le corps. Pupille verticale. Paupière mobile,
recouvrant les yeux lorsqu’elle se ferme. Doigts cylindriques. Queue courte et épaisse.

Dimensions reliant les yeux. Deux grosses taches noirâtres


ou brun foncé sont présentes sur le dos. Le
Longueur museau-cloaque jusqu’à 16 cm,
dessus de la queue est partiellement noirâtre.
longueur totale jusqu’à 21 cm.
Chez les mâles, une épaisse ligne vertébrale
Répartition et habitat blanche commence au niveau de la tête et se
prolonge jusqu’au début de la queue.
Large distribution en zone de savanes souda-
nienne et guinéenne, depuis le Sénégal jusqu’au Histoire naturelle
nord du Cameroun.
Ce beau lézard d’assez grande taille et d’aspect
Description remarquable reste caché pendant la journée
sous des pierres, dans des terriers ou dans des
Tête et corps couverts de petits granules trous de termitières. Il sort de son abri la nuit
juxtaposés. De nombreux gros tubercules et se déplace lentement. Il se nourrit de gros
disséminés sur le corps. Yeux de grande taille, et de petits insectes. Il est particulièrement
avec des paupières mobiles les recouvrant agressif quand il est dérangé. Sa morsure, très
totalement quand elles se ferment. Pupille coupante, saigne immédiatement. Bien connu
verticale. Membres courts, terminés par cinq des populations rurales dans toute son aire de
doigts cylindriques, sans dilatation. Pas de répartition, il est particulièrement redouté et sa
lamelles adhésives sous les doigts. Queue morsure est partout considérée comme mortelle,
courte et très épaisse, d’aspect annelé quand ce qui naturellement est inexact. Comme toute
elle n’est pas régénérée. blessure, elle doit néanmoins être rapidement
La coloration de fond est claire. Sur la nuque il désinfectée avec un antiseptique classique ou
existe une bande brun foncé en fer à cheval du savon.

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16° W 12° W 8° W 4° W 0° 4° E 8° E 12° E 16° E 20° E 24° E

208 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
© J.-F. Trape
Hemitheconyx caudicinctus.
Mâle et femelle des environs de Kédougou (Sénégal).

© J.-F. Trape

Hemitheconyx caudicinctus (mâle).


Dielmo (Sénégal).

LES LÉZARDS 209


famille Gekkonidae
espèce
Cnemaspis gigas Perret, 1986

Cnemaspis géant
Giant Forest Gecko

Identification rapide
Tête et corps couverts de petits granules. Pupille ronde. Doigts cylindriques sans aucune
dilatation. Distance museau-cloaque habituellement supérieure à 60 mm. Plusieurs
tubercules disposés en rosette au niveau du cou. Queue en majeure partie lisse. Cinq
phalanges dont la deuxième vestigiale au quatrième orteil. Plusieurs plaques arrondies
sous chaque orteil. 15 ou 16 pores préanaux chez le mâle disposés en angle obtus.
Plateau de Jos au Nigeria.

Dimensions orteil. Queue fragile, souvent régénérée, celle


originelle plus longue que le corps, arrondie et
Longueur museau-cloaque jusqu’à 7 cm,
effilée, lisse sur les trois-quarts terminaux de
longueur totale jusqu’à 15,5 cm.
sa longueur.
Répartition et habitat La coloration dorsale présente une alternance
Connu seulement par quelques exemplaires de grandes taches claires médianes et de
provenant de Riyom, sur le plateau de Jos. taches sombres latérales. Sur la gorge, il existe
Espèce probablement endémique de cette un dessin en forme de chevrons ouverts vers
région du Nigeria. l’arrière. La queue est régulièrement barrée de
brun sur fond clair.
Description
Histoire naturelle
Tête et corps couverts de petits granules jux-
taposés. Yeux de grande taille, sans paupière Cette espèce est la plus grande du genre
mobile, ne pouvant pas se fermer. Pupille Cnemaspis. Elle est la seule en Afrique occi-
ronde. Dos avec des tubercules disséminés, dentale à ne pas être associée à une zone
petits et arrondis, au nombre de 8 à 12 trans- forestière humide. Les falaises qui dominent
versalement à mi-corps. De chaque côté du Riyom émergent de la savane et sont consti-
cou, une rosette de tubercules blancs. De 15 à tuées de gros blocs rocheux dont l’altitude
16 pores pré-anaux chez les mâles. Extrémités atteint 1 300 m. L’espèce se tient dans l’ombre
des membres avec des doigts longs et minces, sous des blocs faisant grotte et dans les failles
sans dilatation. Présence de cinq phalanges, des rochers. Comme les autres Cnemaspis,
dont la deuxième vestigiale, au quatrième elle est active pendant la journée.

28° N

24° N

20° N

16° N

12° N

8° N

4° N
16° W 12° W 8° W 4° W 0° 4° E 8° E 12° E 16° E 20° E 24° E

210 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
© J.-F. Trape
Cnemaspis gigas.
Falaise de Riyom près de Jos (Nigeria).

© J.-F. Trape

Cnemaspis gigas.
Falaise de Riyom près de Jos (Nigeria).

LES LÉZARDS 211


espèce famille
Gekkonidae
Cnemaspis occidentalis Angel, 1943

Cnemaspis occidental
Western Forest Gecko

Identification rapide
Tête et corps couverts de petits granules. Pupille ronde. Doigts cylindriques sans aucune
dilatation. Un ou deux tubercules de chaque côté du cou. Queue en majeure partie lisse.
Quatre phalanges au quatrième orteil. Plusieurs plaques arrondies sous chaque orteil.
De 8 à 12 pores préanaux chez le mâle disposés en angle aigu.

Dimensions grosse plaque sous-digitale arrondie sous


chaque orteil, suivie de plusieurs plaques plus
Longueur museau-cloaque jusqu’à 5,7 cm, petites. Queue fragile, souvent régénérée,
longueur totale jusqu’à 12 cm. celle originelle plus longue que le corps,
arrondie et effilée, lisse sur les trois-quarts
Répartition et habitat
terminaux de sa longueur.
Forêts de montagne du mont Nimba (Guinée, La coloration de fond est gris-brun, avec des
Liberia), des monts Loma (Sierra Leone), de taches paradorsales sombres et des taches
Ziama (Guinée) et du mont Tonkoui (Côte claires souvent mal délimitées disposées sur le
d’Ivoire). dos et les flancs. Le dessus de la queue est
barré de brun foncé et de clair. Le ventre est
Description souvent orangé.
Tête et corps couverts de petits granules jux-
Histoire naturelle
taposés. Yeux de grande taille, sans paupière
mobile, ne pouvant pas se fermer. Pupille Cette espèce très localisée est associée aux plus
ronde. Dos avec des tubercules saillants dissé- hauts reliefs des régions forestières humides du
minés, au nombre de 8 à 12 transversalement sud-ouest de l’Afrique occidentale. Elle est
à mi-corps. Un ou deux tubercules pointus trouvée sous couvert forestier dense entre
isolés de chaque côté du cou. De 8 à 12 pores 600 et 1 000 m d’altitude dans les falaises,
préanaux chez les mâles, faisant un angle aigu grottes ou éboulis rocheux. C’est une espèce
caractéristique. Extrémités des membres avec diurne qui se déplace rapidement sur les
des doigts longs et minces, sans dilatation. rochers ou le tronc des arbres et se nourrit de
Quatre phalanges au quatrième orteil. Une petits insectes.

28° N

24° N

20° N

16° N

12° N

8° N

4° N
16° W 12° W 8° W 4° W 0° 4° E 8° E 12° E 16° E 20° E 24° E

212 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
© J.-F. Trape
Cnemaspis occidentalis.
Forêt de Ziama (Guinée).

© J.-F. Trape

Cnemaspis occidentalis.
Forêt de Ziama (Guinée).

LES LÉZARDS 213


espèce famille
Gekkonidae
Cnemaspis petrodroma Perret, 1986

Cnemaspis pétrodrome
Ondo Forest Gecko

Identification rapide
Tête et corps couverts de petits granules. Pupille ronde. Doigts cylindriques sans
aucune dilatation. Plusieurs tubercules disposés en rosette au niveau du cou. Queue en
majeure partie lisse. Quatre phalanges au quatrième orteil. Une seule plaque arrondie
sous chaque orteil. De 8 à 12 pores préanaux chez le mâle disposés en angle obtus.

Dimensions quatrième orteil. Une seule plaque sous-digitale


arrondie sous chaque orteil. Queue fragile,
Longueur museau-cloaque jusqu’à 6,4 cm, souvent régénérée, celle originelle plus longue
longueur totale jusqu’à 14 cm. que le corps, arrondie et effilée, lisse sur les
deux tiers terminaux de sa longueur.
Répartition et habitat
La coloration est à dominante sombre, avec
Connu seulement des collines d’Idanre dans une fine ligne vertébrale claire et des taches
l’État d’Ondo en zone forestière du sud-ouest paravertébrales blanchâtres caractéristiques.
du Nigeria. On retrouve des taches blanchâtres plus
petites sur les flancs, la queue et les membres.
Description La gorge présente des motifs sombres ouverts
Tête et corps couverts de petits granules jux- vers l’avant. La face ventrale est jaunâtre.
taposés. Yeux de grande taille, sans paupière
Histoire naturelle
mobile, ne pouvant pas se fermer. Pupille
ronde. Dos avec des tubercules aplatis dissé- Dans les collines d’Idanre, cette espèce est
minés, au nombre de 8 à 12 transversalement trouvée sur de grandes dalles rocheuses qui
à mi-corps. De chaque côté du cou, une émergent de la forêt. On la trouve également
rosette de tubercules blancs coniques. De 8 à sous de gros blocs faisant grotte près du sommet.
12 pores préanaux chez les mâles, disposés en Elle est active de jour, mais seulement dans des
angle obtus. Extrémités des membres avec zones sombres. Elle se nourrit certainement
des doigts longs et minces, sans dilatation, de petits insectes comme les autres espèces
terminés par une griffe. Quatre phalanges au de Cnemaspis.

28° N

24° N

20° N

16° N

12° N

8° N

4° N
16° W 12° W 8° W 4° W 0° 4° E 8° E 12° E 16° E 20° E 24° E

214 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
© J.-F. Trape
Cnemaspis petrodroma.
Idanre (Nigeria).

© J.-F. Trape

Cnemaspis petrodroma.
Idanre (Nigeria).

LES LÉZARDS 215


espèce famille
Gekkonidae
Cnemaspis spinicollis (Müller, 1907)

Cnemaspis à cou épineux


Spiny-necked Forest Gecko

Identification rapide
Tête et corps couverts de petits granules. Pupille ronde. Doigts cylindriques sans
aucune dilatation. Un seul tubercule au niveau du cou. Des tubercules pointus sur toute
la longueur de la queue. Quatre phalanges au quatrième orteil. Une seule plaque arrondie
sous chaque orteil. De 6 à 10 pores préanaux chez le mâle disposés en angle obtus.

Dimensions griffe. Quatre phalanges au quatrième orteil.


Une seule plaque sous-digitale arrondie sous
Longueur museau-cloaque jusqu’à 5,5 cm, chaque orteil. Queue fragile, souvent régénérée,
longueur totale jusqu’à 11,5 cm. celle originelle un peu plus longue que le corps,
arrondie et effilée, lisse sur les deux derniers
Répartition et habitat
tiers de sa longueur.
Zones escarpées en forêt dense et en forêt- La coloration de fond est gris-brun, avec cinq
galerie humide de savane, depuis la Côte séries de taches paradorsales noirâtres souvent
d’Ivoire jusqu’au Cameroun. Au Togo, remonte peu contrastées. Le dessus de la queue est
jusqu’au 9e parallèle à la faveur des reliefs du barré de sombre sur fond brunâtre. La gorge
centre du pays. est blanchâtre avec quelques lignes sombres
dirigées vers l’avant. Le ventre est jaunâtre ou
Description orangé.
Tête et corps couverts de petits granules jux- Histoire naturelle
taposés. Yeux de grande taille, sans paupière
mobile, ne pouvant pas se fermer. Pupille ronde. Ce petit gecko à pupille ronde est actif pendant
Dos avec de nombreux tubercules saillants la journée. Il affectionne les zones les plus
disséminés, au nombre de 8 à 12 transversale- sombres des forêts humides là où émergent de
ment à mi-corps. Un tubercule pointu isolé de gros blocs rocheux. On le rencontre dans les
chaque côté du cou. De 6 à 10 pores préanaux failles de la roche, à l’ombre des blocs et des
chez les mâles, disposés en angle obtus. grosses pierres, sur les troncs d’arbres près du
Extrémités des membres avec des doigts longs sol ainsi que près de fentes et cavités à la base
et minces, sans dilatation, terminés par une des arbres. Il se nourrit d’insectes.

28° N

24° N

20° N

16° N

12° N

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16° W 12° W 8° W 4° W 0° 4° E 8° E 12° E 16° E 20° E 24° E

216 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
© J.-F. Trape
Cnemaspis spinicollis.
Alédjo (Togo).

© J.-F. Trape

Cnemaspis spinicollis.
Alédjo (Togo).

LES LÉZARDS 217


espèce famille
Gekkonidae
Hemidactylus albituberculatus Trape, 2012

Gecko à tubercules blancs


White tubercled Half-toed Gecko

Identification rapide
Tête et corps couverts de petits granules. Pupille à fente verticale. Doigts élargis à leur
base, la partie distale étroite et fuselée. Présence de gros tubercules disséminés sur le
dos, la distance qui les sépare nettement supérieure à leur diamètre, certains des tuber-
cules entièrement ou partiellement blanc éclatant, d’autres presque noirs et d’autres
beiges. Écailles sous-caudales médianes fortement élargies. Présence de tubercules sur
la queue.

Dimensions les mâles. Queue originelle plus longue que le


corps, avec des tubercules pointus sur toute
Longueur museau-cloaque jusqu’à 7,8 cm, sa longueur et des écailles sous-caudales
longueur totale jusqu’à environ 17 cm. médianes fortement élargies. La queue régé-
nérée est courte, souvent sans tubercules et
Répartition et habitat
élargie à sa base.
Espèce nouvellement décrite actuellement La coloration est caractéristique de cette
connue du Togo au Cameroun en savane. espèce. La couleur de fond est beige sur le
Fréquente aussi les maisons dans les villages. dessus de la tête, du corps et de la queue avec
quelques taches foncées disséminées. Les
Description tubercules sont de trois couleurs : certains
sont entièrement blancs ou centrés de blanc
Tête et corps couverts de petits granules jux-
éclatant, d’autres brun foncé presque noirs,
taposés. Yeux sans paupière mobile, ne pouvant
d’autres beiges comme la couleur de fond.
pas se fermer. Pupille à fente verticale étroite.
Dos parsemé de gros tubercules disposés en Histoire naturelle
16 à 20 rangées transversalement à mi-corps.
Distance entre les tubercules inférieure ou Malgré la coloration particulière de ses tuber-
égale au diamètre des tubercules. Doigts et cules et sa grande taille, ce gecko était jusqu’à
orteils élargis à leur base, étroits et fuselés présent confondu avec H. angulatus. Ces deux
dans leur partie distale. Habituellement trois espèces nocturnes sont sympatriques dans
lamelles sous-digitales divisées au premier toutes les stations où nous avons capturé
doigt et au premier orteil, parfois deux ou H. albituberculatus, aussi bien dans les maisons
quatre. De 18 à 27 pores préanofémoraux chez que dans les champs et en savane.

28° N

24° N

20° N

16° N

12° N

8° N

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16° W 12° W 8° W 4° W 0° 4° E 8° E 12° E 16° E 20° E 24° E

218 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
© J.-F. Trape
Hemidactylus albituberculatus.
Koto (Bénin).

© J.-F. Trape

Hemidactylus albituberculatus.
Riyom (Nigeria).

LES LÉZARDS 219


espèce famille
Gekkonidae
Hemidactylus albivertebralis
Trape et Böhme, 2012
Gecko à ligne claire
White lined Half-toed Gecko

Identification rapide
Tête et corps couverts de petits granules. Pupille à fente verticale. Doigts élargis à leur base,
la partie distale étroite et fuselée. Présence de petits tubercules disséminés sur le dos, la
distance qui les sépare nettement supérieure à leur diamètre. Écailles sous-caudales médianes
fortement élargies. Présence de tubercules sur la queue. Coloration caractéristique, avec
une bande vertébrale blanchâtre et des bandes transverses beiges sur fond clair.

Dimensions à leur base, étroits et fuselés dans leur partie


distale. Trois lamelles adhésives divisées sous
Longueur museau-cloaque jusqu’à 6 cm, le premier doigt et le premier orteil. Queue
longueur totale jusqu’à environ 13 cm. originelle avec des tubercules épineux sur
toute sa longueur et des écailles sous-caudales
Répartition et habitat
médianes fortement élargies.
Espèce nouvellement découverte, jusqu’à La coloration de fond est jaunâtre claire. Sur
présent connue des régions côtières du le dos et la queue il existe de larges bandes
Ghana, du Bénin et de Guinée. Murs des transversales beiges peu contrastées mais
maisons et plantations en zone côtière. régulièrement disposées, leur largeur similaire
à l’espace qui les sépare. Une large ligne
Description paravertébrale blanchâtre coupe plus ou moins
Tête et corps couverts de petits granules juxta- nettement en leur milieu sur toute la longueur
posés. Yeux sans paupière mobile, ne pouvant du dos les bandes beiges transverses et celles
pas se fermer. Pupille à fente verticale étroite. de couleur de fond jaunâtre qui alternent. La
Rapport de la distance entre l’extrémité du face ventrale est claire.
museau et l’œil à la distance de l’ouverture
Histoire naturelle
tympanique à l’œil comprise entre 1,39 et 1,55
chez les trois spécimens mesurés. Dos parsemé Ce gecko encore mal connu a été capturé de nuit
de petits tubercules disposés en 16 à 18 rangées au Ghana au pied d’un palmier en bordure de
transversalement à mi-corps. Distance entre les plage, sur les murs des cases d’un campement
tubercules nettement plus grande que le dia- touristique près d’une zone de mangrove en
mètre des tubercules. Doigts et orteils élargis Guinée et dans la ville de Cotonou au Bénin.

28° N

24° N

20° N

16° N

12° N

8° N

4° N
16° W 12° W 8° W 4° W 0° 4° E 8° E 12° E 16° E 20° E 24° E

220 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
© J.-F. Trape
Hemidactylus albivertebralis.
Anomabu (Ghana).

© J.-F. Trape

Hemidactylus albivertebralis.
Anomabu (Ghana).

LES LÉZARDS 221


espèce famille
Gekkonidae
Hemidactylus angulatus Hallowell, 1852

Gecko commun africain


Western Half-toed House-Gecko

Identification rapide
Le plus commun des geckos. Tête et corps couverts de petits granules. Pupille à fente
verticale. Doigts élargis à leur base, à lamelles divisées, la partie distale étroite et fuse-
lée. Présence de gros tubercules sur le dos, la distance qui les sépare inférieure ou égale
à leur diamètre. Écailles sous-caudales médianes élargies. Présence de tubercules sur la
queue.

Dimensions divisées, habituellement sur trois ou quatre


rangées sous le premier doigt et le premier
Longueur museau-cloaque jusqu’à 6 cm, orteil. De 20 à 46 pores préanofémoraux chez
longueur totale jusqu’à 13 cm. les mâles. Queue originelle plus longue que le
corps, avec des tubercules pointus sur toute sa
Répartition et habitat
longueur et des écailles sous-caudales médianes
Du Sénégal à l’Afrique de l’Est et à l’Angola. fortement élargies. La queue régénérée est
En savane d’Afrique de l’Ouest, c’est de loin le courte, souvent sans tubercules et élargie à sa
plus abondant et le plus largement distribué base.
des geckos. Absent en zone saharienne et en La coloration est presque translucide chez les
forêt dense non anthropisée. Présent en grand spécimens des maisons exposés à la lumière,
nombre partout dans les villes et les villages, brunâtre avec des dessins sombres en milieu
c’est l’hôte habituel des maisons. naturel.

Description Histoire naturelle

Tête et corps couverts de petits granules juxta- En savane, ce gecko reste caché sous l’écorce
posés. Yeux sans paupière mobile, ne pouvant des arbres ou dans d’autres abris pendant la
pas se fermer. Pupille à fente verticale étroite. journée et sort la nuit pour chasser le plus
Dos parsemé de gros tubercules disposés en souvent au sol. Dans les villes, il affectionne
14 à 25 rangées transversalement à mi-corps. tout particulièrement les murs des maisons, à
Distance entre les tubercules inférieure ou proximité de sources de lumière qui attirent
égale au diamètre des tubercules. Doigts et les insectes nocturnes. C’est à tort que son
orteils élargis à leur base, étroits et fuselés urine est parfois accusée de provoquer des
dans leur partie distale. Lamelles adhésives brûlures.

28° N

24° N

20° N

16° N

12° N

8° N

4° N
16° W 12° W 8° W 4° W 0° 4° E 8° E 12° E 16° E 20° E 24° E

222 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
© J.-F. Trape
Hemidactylus angulatus.
Kourougué (Mali).

© J.-F. Trape

Hemidactylus angulatus.
Méchiméré (Tchad).

LES LÉZARDS 223


espèce famille
Gekkonidae
Hemidactylus ansorgii Boulenger, 1901

Gecko d’Ansorg
Ansorg’s Half-toed Gecko

Identification rapide
Tête et corps couverts de petits granules. Pupille à fente verticale. Doigts élargis à leur
base, la partie distale étroite et fuselée. Présence de petits tubercules sur le dos, la dis-
tance qui les sépare nettement supérieure à leur diamètre. Museau fortement allongé.
Corps gracile. Écailles sous-caudales médianes non élargies. Présence de tubercules sur
la queue. Forêt.

Dimensions les doigts et orteils élargis à leur base, étroits


et fuselés dans leur partie distale. Lamelles
Longueur museau-cloaque jusqu’à 5,5 cm,
adhésives divisées. Queue fine et fragile, celle
longueur totale jusqu’à 11 cm.
originelle avec des tubercules épineux sur
Répartition et habitat toute sa longueur, la rangée externe bien
visible latéralement de chaque côté en vue
Depuis le sud-est de la Guinée jusqu’au Gabon, ventrale, les écailles sous-caudales médianes
en zone de forêt. non élargies.
Description La coloration est gris-brun avec des zones plus
sombres au contour irrégulier disposées plus
Tête et corps couverts de petits granules juxta- ou moins symétriquement en discrets chevrons
posés. Yeux sans paupière mobile, ne pouvant sur le dessus du corps et sur la queue.
pas se fermer. Pupille à fente verticale étroite.
Un seul granule internasal. Tête étroite à museau Histoire naturelle
allongé, la distance entre le bord antérieur de
l’œil et l’extrémité du museau 1,4 à 1,8 fois Ce gecko de forêt aux formes très graciles est
plus longue que la distance entre le bord classiquement nocturne. Toutefois, il est
postérieur de l’œil et le tympan. Corps étroit, également très souvent actif de jour et on
donnant l’aspect gracile caractéristique de ce l’observe volontiers pendant la journée à faible
gecko. Dos parsemé de petits tubercules pointus hauteur sur le tronc des arbres, aussi bien en
disposés en 7 à 14 rangées transversalement à forêt dense qu’en forêt secondaire et dans les
mi-corps. De 8 à 11 pores préanofémoraux plantations, notamment celles de teck. Il se
chez les mâles. Extrémités des membres avec nourrit de petits insectes et d’araignées.

28° N

24° N

20° N

16° N

12° N

8° N

4° N
16° W 12° W 8° W 4° W 0° 4° E 8° E 12° E 16° E 20° E 24° E

224 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
© J.-F. Trape
Hemidactylus ansorgii.
Abusuapede (Ghana).

© J.-F. Trape

Hemidactylus ansorgii.
Abusuapede (Ghana).

LES LÉZARDS 225


espèce famille
Gekkonidae
Hemidactylus beninensis
Bauer, Tchibozo, Pauwels et Lenglet, 2006

Gecko du Bénin
Benin Half-toed Gecko

Identification rapide
Tête et corps couverts de petits granules. Pupille à fente verticale. Doigts élargis à leur
base, la partie distale étroite et fuselée. Présence de petits tubercules disséminés sur le
dos. Écailles sous-caudales médianes fortement élargies. Queue entièrement lisse.
Rochers en savane.

Dimensions Lamelles adhésives divisées. Une rangée


unique de 38 pores préanofémoraux chez
Longueur museau-cloaque jusqu’à 8 cm chez l’holotype. Queue caractéristique, totalement
les rares exemplaires connus, longueur totale dépourvue de tubercules sur toute sa longueur
au moins 16 cm. qu’elle soit originelle ou régénérée. Écailles
sous-caudales médianes fortement élargies.
Répartition et habitat
La coloration dorsale est grisâtre avec des
Espèce actuellement connue seulement des bandes transversales et des taches sombres
collines de Dassa-Zoumé (07° 45’ N, 02° 10’ E) irrégulières sur le dessus de la tête, du corps
en zone de savane du sud du Bénin. et de la queue. La face ventrale est gris crème.

Description Histoire naturelle

Tête et corps couverts de petits granules Cette espèce nouvellement découverte est
juxtaposés. Yeux sans paupière mobile, ne étroitement associée aux grands blocs rocheux
pouvant pas se fermer. Pupille à fente verticale qui sont caractéristiques des collines de
étroite. Une paire de postmentales fortement Dassa-Zoumé dans le sud du Bénin. Ce type de
élargies, en contact derrière la mentale. Dos formation géologique se prolongeant dans le
parsemé de nombreux petits tubercules centre du Bénin et au Nigeria, la distribution
saillants, disposés en 14 à 16 rangées transver- de l’espèce est probablement plus vaste. Plus au
salement à mi-corps. Extrémités des membres nord, la même niche écologique est occupée par
avec les doigts et orteils élargis à leur base, Ptyodactylus ragazzii, Phyllodactylidé éga-
étroits et fuselés dans leur partie distale. lement de grande taille, ripicole et nocturne.

28° N

24° N

20° N

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12° N

8° N

4° N
16° W 12° W 8° W 4° W 0° 4° E 8° E 12° E 16° E 20° E 24° E

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© J.-F. Trape
Hemidactylus beninensis.
Dassa-Zoumé (Bénin).

© J.-F. Trape

Hemidactylus beninensis.
Dassa-Zoumé (Bénin).

LES LÉZARDS 227


espèce famille
Gekkonidae
Hemidactylus fasciatus Gray, 1842

Gecko à bandes
Banded Half-toed Gecko

Identification rapide
Coloration caractéristique avec de larges bandes transversales sombres sur le dessus du
corps et de la queue. Tête et corps couverts de petits granules. Pupille à fente verticale.
Doigts élargis à leur base, la partie distale étroite et fuselée. Présence de gros tubercules
disséminés sur le dos. Écailles sous-caudales médianes élargies. Absence de tubercules
sur la queue. Forêt.

Dimensions tubercules non épineux sont présents.


Écailles sous-caudales médianes fortement
Longueur museau-cloaque jusqu’à 9 cm,
élargies.
longueur totale jusqu’à 18 cm.
La coloration est caractéristique, avec sur fond
Répartition et habitat brunâtre plus ou moins clair la présence de
De la Guinée au Congo, en zone de forêt dense bandes transversales brun foncé ou noirâtres
et en forêt secondaire, occasionnellement dans régulièrement espacées, la première en forme
les cases des villages de forêt. de U depuis l’arrière des yeux jusqu’à la nuque,
les trois suivantes sur le dos, les dernières au
Description nombre de cinq à sept sur le dessus de la
queue. Les bandes sombres sont souvent
Tête et corps couverts de petits granules juxta- bordées d’un liseré de points jaune vif. La face
posés. Yeux sans paupière mobile, ne pouvant ventrale est brun clair.
pas se fermer. Pupille à fente verticale étroite.
Dos parsemé de gros tubercules disposés en Histoire naturelle
16 à 25 rangées transversalement à mi-corps.
Extrémités des membres avec les doigts et Ce beau gecko de forêt se tient caché pendant
orteils élargis à leur base, étroits et fuselés la journée, souvent sous les souches d’arbres
dans leur partie distale. Lamelles adhésives morts. La nuit il chasse au sol ou à faible
divisées. Queue originelle de longueur similaire hauteur sur les arbres les petits insectes et
à celle du corps, parfois un peu plus courte ou autres arthropodes dont il se nourrit. Commun
un peu plus longue, entièrement lisse sur toute dans son aire de répartition, il semble bien
sa longueur à l’exception de la base où quelques résister à l’anthropisation de la forêt.

28° N

24° N

20° N

16° N

12° N

8° N

4° N
16° W 12° W 8° W 4° W 0° 4° E 8° E 12° E 16° E 20° E 24° E

228 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
© J.-F. Trape
Hemidactylus fasciatus.
Mont Nimba (Guinée).

© J.-F. Trape

Hemidactylus fasciatus.
Mont Nimba (Guinée).

LES LÉZARDS 229


espèce famille
Gekkonidae
Hemidactylus kundaensis
Chirio et Trape, 2012
Gecko de Kunda
Kunda Half-toed Gecko

Identification rapide
Tête et corps couverts de petits granules. Pupille verticale. Doigts élargis à leur base, la
partie distale étroite et fuselée. Présence de petits tubercules sur le dos, la distance qui les
sépare supérieure à leur diamètre. Museau allongé. Un seul granule internasal. Écailles
sous-caudales médianes élargies de forme hexagonale. De 10 à 12 pores préanofémoraux
chez les mâles. Présence de tubercules sur la queue. Savane.

Dimensions Extrémités des membres avec les doigts et


orteils élargis à leur base, étroits et fuselés
Longueur museau-cloaque jusqu’à 5,5 cm,
dans leur partie distale. Lamelles adhésives
longueur totale jusqu’à 11 cm.
divisées. Queue très fragile, celle originelle avec
Répartition et habitat des tubercules épineux sur toute sa longueur et
des écailles sous-caudales médianes nettement
Espèce de savane nouvellement découverte élargies de forme hexagonale.
en Guinée sur les contreforts du Fouta Djalon.
La coloration dorsale est gris-brun avec sept
Description bandes transversales sombres ondulées sur le
dos et une dizaine sur la queue.
Tête et corps couverts de petits granules juxta-
posés. Yeux sans paupière mobile, ne pouvant Histoire naturelle
pas se fermer. Pupille à fente verticale étroite.
Un seul granule internasal, parfois aucun. Museau Les spécimens de cette espèce nouvellement
allongé, la distance entre l’œil et l’extrémité découverte proviennent d’une région au relief
du museau de 1,4 à 1,8 plus longue que la accidenté où des zones bauxitiques à végétation
distance entre le tympan et l’œil. Dos parsemé herbacée et arbustive alternent avec des zones
de petits tubercules disposés en 10 à 14 rangées de savane arborée. C’est dans les zones arborées
transversalement à mi-corps, la distance entre que ce gecko est observé. Il est aussi parfois
deux tubercules supérieure à leur diamètre. trouvé sur les murs de batiments. Nocturne, il
De 10 à 12 pores préanofémoraux chez les mâles. est également actif de jour.

28° N

24° N

20° N

16° N

12° N

8° N

4° N
16° W 12° W 8° W 4° W 0° 4° E 8° E 12° E 16° E 20° E 24° E

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© L. Chirio
Hemidactylus kundaensis.
Kunda (Guinée).

© L. Chirio

Hemidactylus kundaensis.
Bambaya (Guinée).

LES LÉZARDS 231


espèce famille
Gekkonidae
Hemidactylus lamaensis
Ullenbruch, Grell et Böhme, 2010
Gecko de Lama
Lama Forest Half-toed Gecko

Identification rapide
Tête et corps couverts de petits granules. Pupille à fente verticale. Doigts élargis à leur
base, la partie distale étroite et fuselée. Habituellement une seule lamelle sous-digitale
double au premier doigt et deux au premier orteil. Présence de gros tubercules sur le dos,
la distance entre les tubercules inférieure à leur diamètre, ceux de la région temporale, du
sacrum et de la base de la queue presque juxtaposés. Présence de tubercules sur la queue.

Dimensions en 16 à 26 rangées. Distance entre les tuber-


cules inférieure à la largeur d’un tubercule,
La longueur museau-cloaque est de 5,1 cm ceux-ci presque juxtaposés sur les tempes, la
chez le plus grand des rares spécimens connus partie postérieure du dos et la base de la queue.
et sa longueur totale est de 11 cm. Extrémités des membres avec les doigts et
orteils élargis à leur base, étroits et fuselés
Répartition et habitat
dans leur partie distale. Habituellement une
Cette espèce nouvellement découverte n’est seule lamelle sous-digitale divisée au premier
jusqu’à présent connue que de la forêt de Lama doigt (rarement deux) et deux au premier orteil.
et de quelques villages voisins, à 80 km au nord Queue originelle plus longue que le corps, avec
de Cotonou au Bénin. des tubercules pointus sur toute sa longueur et
des écailles sous-caudales médianes fortement
Description élargies.

Tête et corps couverts de petits granules juxta- La coloration dorsale est brunâtre avec quelques
posés. Pupille à fente verticale étroite. Museau dessins sombres irréguliers. La face ventrale
allongé, la distance entre l’œil et l’extrémité est claire.
du museau nettement supérieure à la distance
Histoire naturelle
entre l’œil et le tympan. Région temporale
couverte de tubercules coniques avec seulement Ce gecko a été capturé sur le sol dans une
de rares granules intercalés. Dos parsemé de plantation de teck, ainsi que dans des champs
tubercules coniques faiblement carénés disposés et des villages en bordure de la forêt de Lama.

28° N

24° N

20° N

16° N

12° N

8° N

4° N
16° W 12° W 8° W 4° W 0° 4° E 8° E 12° E 16° E 20° E 24° E

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© J.-F. Trape
Hemidactylus lamaensis.
Forêt de Lama (Bénin).

© J.-F. Trape

Hemidactylus lamaensis.
Koto (Bénin).

LES LÉZARDS 233


espèce famille
Gekkonidae
Hemidactylus mabouia (Moreau de Jonnes, 1818)

Gecko des maisons


African Half-toed House-Gecko

Identification rapide
Tête et corps couverts de petits granules. Pupille à fente verticale. Doigts élargis à leur
base, la partie distale étroite et fuselée. Présence de petits tubercules disséminés sur le
dos, la distance qui les sépare nettement supérieure à leur diamètre. Écailles sous-cau-
dales médianes fortement élargies. Présence de tubercules sur la queue. Au moins 24
pores préanofémoraux chez les mâles. Des chevrons sombres sur le dos. Villes et vil-
lages.

Dimensions Dos parsemé de petits tubercules disposés en


12 à 18 rangées à mi-corps. Distance entre les
Longueur museau-cloaque jusqu’à 8,6 cm, tubercules nettement plus grande que le
longueur totale jusqu’à 19 cm. diamètre des tubercules. De 24 à 54 pores
préanofémoraux chez les mâles. Doigts et orteils
Répartition et habitat
élargis à leur base, étroits et fuselés dans leur
En Afrique occidentale, ce gecko a colonisé partie distale. Lamelles adhésives divisées.
plusieurs grandes villes, notamment portuaires, Queue avec des tubercules épineux sur toute
à partir desquelles il a diffusé par poches. Sa sa longueur et des écailles sous-caudales
répartition actuelle, mal connue, semble encore médianes fortement élargies.
restreinte, probablement en raison de la pré- La coloration est souvent claire chez les spéci-
sence de H. angulatus qui occupe déjà la même mens des maisons, autrement brunâtre. Il existe
niche écologique. Ailleurs en Afrique, il est sur le dos des motifs sombres transversaux en
largement réparti et on le trouve aussi dans les forme de chevrons à pointe dirigée vers l’arrière
îles de l’océan Indien, sur les côtes américaines plus ou moins marqués.
et aux Antilles. Il habite surtout les constructions
humaines et leur voisinage. Histoire naturelle

Description
Ce gecko est avant tout observé la nuit quand
il se tient en embuscade à proximité des
Tête et corps couverts de petits granules juxta- sources de lumière électrique où il guette les
posés. Yeux sans paupière mobile, ne pouvant insectes. Il est également souvent actif de jour
pas se fermer. Pupille à fente verticale étroite. dans les pièces sombres des habitations.

28° N

24° N

20° N

16° N

12° N

8° N

4° N
16° W 12° W 8° W 4° W 0° 4° E 8° E 12° E 16° E 20° E 24° E

234 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
© J.-F. Trape
Hemidactylus mabouia.
Dakar (Sénégal).

© J.-F. Trape

Hemidactylus mabouia.
Dakar (Sénégal).

LES LÉZARDS 235


espèce famille
Gekkonidae
Hemidactylus matschiei (Tornier, 1901)

Gecko de Matschie
Matschie’s Half-toed Gecko

Identification rapide
Tête et corps couverts de petits granules. Pupille à fente verticale. Doigts dilatés à leur
base, la partie distale étroite et fuselée. Absence complète de tubercules sur le dos.
Granules d’une même partie du dos de taille inégale. Chevauchement des granules de la
partie arrière du dos, au niveau des membres postérieurs. Savane.

Dimensions tubercules épineux. Écailles sous-caudales


médianes fortement élargies.
Longueur museau-cloaque 2,5 cm, longueur
totale environ 5 cm. La coloration est beige, avec sept bandes claires
transversales pointillées de blanc et bordées de
Répartition et habitat sombre sur le dessus du corps et une dizaine de
bandes transversales similaires sur la queue. La
Connu seulement du Togo et du Nigeria en tête est également ponctuée de blanc.
zone de savane.
Histoire naturelle
Description
Ce petit gecko de savane particulièrement
Tête et corps couverts de petits granules juxta- discret n’est connu que par quatre femelles
posés. Yeux sans paupière mobile, ne pouvant seulement, dont deux proviennent des environs
pas se fermer. Pupille à fente verticale étroite. de l’ancien poste allemand de Bismarckburg
Absence de tubercules sur le dos. Granules près de Yégué dans les collines de l’ouest du
dorsaux de taille inégale, avec un net chevau- Togo, les deux autres du parc national de
chement de ceux situés le plus en arrière vers Yankari et de la région de Zaria au Nigeria. La
le niveau du cloaque et de la jonction des femelle de Yankari a été collectée de nuit alors
membres postérieurs. Extrémités des membres qu’elle traversait une piste en latérite. Le
avec les doigts et orteils élargis à leur base, spécimen que nous avons photographié près
étroits et fuselés dans leur partie distale. de Yégué se déplaçait de nuit au mois de juin
Lamelles adhésives divisées. Queue aussi sur le goudron de la route principale qui mène
longue que le corps, entièrement lisse, sans à ce village.

28° N

24° N

20° N

16° N

12° N

8° N

4° N
16° W 12° W 8° W 4° W 0° 4° E 8° E 12° E 16° E 20° E 24° E

236 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
© J.-F. Trape
Hemidactylus matschiei.
Environs de Yégué (Togo).

© J.-F. Trape

Hemidactylus matschiei.
Environs de Yégué (Togo).

LES LÉZARDS 237


espèce famille
Gekkonidae
Hemidactylus muriceus Peters, 1870

Gecko hérissé
Prickly Half-toed Gecko

Identification rapide
Tête et corps couverts de petits granules. Pupille à fente verticale. Doigts élargis à leur
base, la partie distale étroite et fuselée. Présence de petits tubercules sur le dos, la distance
qui les sépare nettement supérieure à leur diamètre. Museau court. Corps épais. Écailles
sous-caudales médianes non élargies. Présence de tubercules pointus sur la queue.
Forêt.

Dimensions orteils élargis à leur base, étroits et fuselés dans


leur partie distale. Lamelles adhésives divisées.
Longueur museau-cloaque jusqu’à 5,4 cm, Queue fragile, celle originelle avec six rangées
longueur totale jusqu’à 10,8 cm. de tubercules épineux sur toute sa longueur,
la rangée externe bien visible latéralement de
Répartition et habitat
chaque côté en vue ventrale, les écailles sous-
Depuis le sud-est de la Guinée jusqu’au Congo, caudales médianes non élargies.
en zone de forêt. La coloration est gris-brun avec quelques petites
taches sombres sur le haut du dos disposées
Description plus ou moins symétriquement.
Tête et corps couverts de petits granules juxta-
Histoire naturelle
posés. Yeux sans paupière mobile, ne pouvant
pas se fermer. Pupille à fente verticale étroite. Ce gecko, dont le type provient de Keta au
Un seul granule internasal. Tête large à museau Ghana, n’est connu avec certitude en Afrique
court, la distance entre le bord antérieur de occidentale que d’un petit nombre de spécimens.
l’œil et l’extrémité du museau 1,1 à 1,4 fois plus Il semble plus abondant dans certaines régions
longue que la distance entre le bord postérieur d’Afrique centrale (Gabon notamment) mais il
de l’œil et le tympan. Corps assez épais. Dos s’agit peut-être d’espèces distinctes. On le
parsemé de petits tubercules pointus disposés trouve sur les souches et les troncs des arbres.
en 7 à 12 rangées transversalement à mi-corps. Comme tous les geckos il se nourrit de petits
Extrémités des membres avec les doigts et insectes et d’araignées.

28° N

24° N

20° N

16° N

12° N

8° N

4° N
16° W 12° W 8° W 4° W 0° 4° E 8° E 12° E 16° E 20° E 24° E

238 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
© O. Pauwels
Hemidactylus muriceus.
Gamba (Gabon).

© J.-F. Trape

Hemidactylus muriceus.
Spécimen préservé. Mont Béro (Guinée).

LES LÉZARDS 239


espèce famille
Gekkonidae
Hemidactylus pseudomuriceus
Henle et Böhme, 2003
Gecko d’Azagny
Azagny Half-toed Gecko

Identification rapide
Tête et corps couverts de petits granules. Pupille à fente verticale. Doigts élargis à leur
base, la partie distale étroite et fuselée. Présence de petits tubercules sur le dos, la
distance qui les sépare supérieure à leur diamètre. Deux ou trois granules internasaux.
Écailles sous-caudales médianes élargies de forme hexagonale. Présence de tubercules
sur la queue. Forêt dense.

Dimensions leur base, étroits et fuselés dans leur partie


distale. Lamelles adhésives divisées. Queue très
Longueur museau-cloaque jusqu’à 5,5 cm, fragile, celle originelle avec des tubercules
longueur totale jusqu’à 11 cm. épineux sur toute sa longueur et des écailles
sous-caudales médianes élargies de forme
Répartition et habitat
hexagonale.
Connu seulement du parc national d’Azagny La coloration dorsale est gris-brun avec sept
en Côte d’Ivoire et de Jingwé au Cameroun. bandes transversales sombres ondulées plus
ou moins distinctes. Le dessus de la queue
Description présente également des bandes sombres.
Tête et corps couverts de petits granules juxta-
Histoire naturelle
posés. Yeux sans paupière mobile, ne pouvant
pas se fermer. Pupille à fente verticale étroite. Les spécimens de Côte d’Ivoire de cette espèce
Deux ou trois granules internasaux. Distance assez récemment découverte ont été collectés
entre l’œil et l’extrémité du museau de 1,2 à en forêt primaire dans une zone dominant de
1,3 plus longue que la distance entre le tympan vastes marais à Raphia. Ils ont été observés à
et l’œil. Dos parsemé de petits tubercules différents niveaux sur le tronc de grands
disposés en 6 à 8 rangées transversalement à arbres et sur le sol. La plupart étaient actifs en
mi-corps (14 chez un juvénile). De 14 à 17 pores début de nuit mais un spécimen a été collecté
préanofémoraux chez les mâles. Extrémités le matin et deux mâles étaient engagés de jour
des membres avec les doigts et orteils élargis à dans un combat territorial.

28° N

24° N

20° N

16° N

12° N

8° N

4° N
16° W 12° W 8° W 4° W 0° 4° E 8° E 12° E 16° E 20° E 24° E

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© K. Henle
Hemidactylus pseudomuriceus.
Parc national d’Azagny (Côte d’Ivoire).

© J.-F. Trape

Hemidactylus pseudomuriceus.
Parc National d’Azagny (Côte d’Ivoire).

LES LÉZARDS 241


espèce famille
Gekkonidae
Hemidactylus richardsoni (Gray, 1845)

Gecko de Richardson
Richardson’s Half-toed Gecko

Identification rapide
Tête et corps couverts de petits granules. Pupille à fente verticale. Doigts fortement
élargis à leur base et palmés, la partie distale étroite et fuselée. Seulement une ou deux
lignes de tubercules sur chaque flanc. Écailles sous-caudales médianes élargies.
Présence de tubercules sur la queue. Forêt dense.

Dimensions à leur base, étroits et fuselés dans leur partie


distale. Lamelles adhésives divisées. Queue
Longueur museau-cloaque jusqu’à 8 cm, fragile, celle originelle avec de gros tubercules
longueur totale jusqu’à 16 cm. pointus sur toute sa longueur et des écailles
sous-caudales médianes élargies.
Répartition et habitat
La coloration dorsale est gris argenté ou gris-
Du sud-est du Nigeria au Congo, en forêt brun avec des marques brun foncé. Il existe
dense. latéralement une bande brun foncé partant du
museau, traversant l’œil et se poursuivant sur
Description les flancs. Les tubercules de la queue sont
Tête et corps couverts de petits granules juxta- souvent de couleur jaune ainsi que le dessous
posés. Yeux sans paupière mobile, ne pouvant du corps
pas se fermer. Pupille à fente verticale étroite.
Histoire naturelle
Corps massif, évoquant davantage celui d’une
tarente que celui d’un hémidactyle. Absence Ce gros gecko arboricole est associé aux grands
de tubercules sur la partie médiane du dessus arbres de la forêt dense. Il est pourvu de
du corps mais présence habituelle sur les griffes puissantes qui lui permettent de rester
flancs d’une rangée de tubercules bien alignés solidement accroché à l’arbre quand on
et parfois de quelques tubercules supplémen- cherche à le saisir. Sa peau d’aspect velouté
taires. De 40 à 48 pores préanofémoraux chez est fragile. Son régime alimentaire n’est pas
les mâles. Extrémités des membres avec les connu, mais il est probablement plus diversifié
doigts fortement élargis et distinctement palmés que les seuls petits arthropodes.

28° N

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16° W 12° W 8° W 4° W 0° 4° E 8° E 12° E 16° E 20° E 24° E

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© L. Chirio
Hemidactylus richardsoni.
Ivindo (Gabon).

© O. Pauwels

Hemidactylus richardsoni.
Ivindo (Gabon).

LES LÉZARDS 243


espèce famille
Gekkonidae
Lygodactylus conraui Tornier, 1902

Lygodactyle de Conrau
Conrau’s Dwarf Gecko

Identification rapide
Tête et corps couverts de petits granules. Pupille ronde. Doigts en partie dilatés. Dessus
du corps de couleur à dominante verte ou brunâtre. Absence de chevrons sombres sur la
gorge. Un seul rang de lamelles sous-caudales. Écaille mentale entière.

Dimensions La coloration est classiquement à dominante


verte ou bleu-vert chez les deux sexes, mais
Longueur museau-cloaque jusqu’à 4 cm,
est brunâtre chez la plupart des spécimens
longueur totale jusqu’à 8,5 cm.
d’Afrique occidentale dont le statut spécifique
Répartition et habitat pourrait être différent malgré la similitude des
principaux caractères de l’écaillure. Il existe
Forêt dense, depuis la Sierra Leone jusqu’au souvent de fines mouchetures noires sur le
Cameroun. Parfois également en zone anthro- dessus de la tête, du corps ou de la queue,
pisée. ainsi qu’une ligne d’ocelles sur les flancs. La
gorge est uniformément blanchâtre.
Description

Tête et corps couverts de petits granules jux- Histoire naturelle


taposés. Yeux de grande taille, sans paupière
mobile, à pupille ronde. Écaille mentale Le lygodactyle de Conrau est arboricole. Bien
entière, sans fissures latéro-pariétales. Trois que son habitat principal soit constitué par les
postmentales. Rostrale séparée de la narine. arbustes de la forêt dense, il est parfois loca-
Aspect du dos homogène, sans tubercules lement abondant en milieu anthropisé – en
disséminés au milieu des granules. Quatre particulier à Accra au Ghana – où on peut le
pores préanaux chez les mâles. Membres avec trouver en grand nombre dans les jardins, les
des doigts partiellement élargis, les lamelles plantations et sur des constructions diverses.
adhésives doubles. Queue fragile, souvent Ailleurs, il est souvent peu commun et assez
régénérée, celle originelle un peu plus longue strictement forestier, sans que ces différences
que le corps, arrondie et effilée, avec des d’écologie n’aient actuellement d’explication
lamelles sous-caudales élargies disposées sur claire. Actif pendant la journée, il se nourrit de
une seule rangée. petits insectes.

28° N

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20° N

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16° W 12° W 8° W 4° W 0° 4° E 8° E 12° E 16° E 20° E 24° E

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© J.-F. Trape
Lygodactylus conraui.
Idanre (Nigeria).

© J.-F. Trape

Lygodactylus conraui.
Lamto (Côte d’Ivoire).

LES LÉZARDS 245


espèce famille
Gekkonidae
Lygodactylus fischeri Boulenger, 1890

Lygodactyle de Fischer
Fischer’s Dwarf Gecko

Identification rapide
Tête et corps couverts de petits granules. Pupille ronde. Doigts en partie élargis.
Dessus du corps brun avec ou sans trois bandes claires. Absence de chevrons sombres
sur la gorge. Deux rangs de lamelles sous-caudales. Écaille mentale avec deux fissures
latéro-pariétales.

Dimensions lamelles sous-caudales élargies disposées sur


deux rangées.
Longueur museau-cloaque jusqu’à 4 cm,
longueur totale jusqu’à 8 cm. La coloration dorsale est brunâtre, avec une
ligne vertébrale et deux larges bandes latérales
Répartition et habitat claires plus ou moins contrastées. Il existe une
bande sombre sur le côté de la tête, depuis le
Forêt dense et galeries forestières, depuis la museau jusqu’à l’œil puis l’ouverture tympa-
Sierra Leone jusqu’au Gabon. nique et disparaissant progressivement au
niveau du cou.
Description
Histoire naturelle
Tête et corps couverts de petits granules jux-
taposés. Yeux de grande taille, sans paupière Cette espèce, rare ou particulièrement dis-
mobile, à pupille ronde. Écaille mentale crète, a surtout été collectée en forêt dense au
partiellement divisée en trois parties, avec Cameroun. En Afrique de l’Ouest, elle n’est
une double fissure latéro-pariétale. De deux à connue que par le type, dont la provenance
quatre postmentales. Rostrale en contact avec présumée de la Sierra Leone a été mise en doute,
la narine. Aspect du dos homogène, sans par plusieurs spécimens du sud-est du Nigeria
tubercules disséminés au milieu des granules. et par un spécimen que nous avons collecté de
De 7 à 11 pores préanaux chez les mâles. jour sur un petit tronc d’arbre couché en travers
Membres avec des doigts partiellement élargis, d’un ruisseau à Lanta, près d’Abomey, au Bénin.
les lamelles adhésives doubles. Queue fragile, Comme les autres lygodactyles, cette espèce
souvent régénérée, celle originelle aussi longue se nourrit certainement de petits insectes,
ou un peu plus longue que le corps, avec des probablement surtout de fourmis.

28° N

24° N

20° N

16° N

12° N

8° N

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16° W 12° W 8° W 4° W 0° 4° E 8° E 12° E 16° E 20° E 24° E

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© J.-F. Trape
Lygodactylus fischeri.
Lanta (Bénin).

© J.-F. Trape

Lygodactylus fischeri.
Lanta (Bénin).

LES LÉZARDS 247


espèce famille
Gekkonidae
Lygodactylus gutturalis (Bocage, 1873)

Lygodactyle à chevrons
Chevron-throated Dwarf Gecko

Identification rapide
Tête et corps couverts de petits granules. Pupille ronde. Doigts en partie élargis.
Dessus du corps grisâtre. Gorge jaune avec des chevrons noirs. Un seul rang de lamelles
sous-caudales. Écaille mentale entière.

Dimensions taches noirâtres et ocelles blanchâtres alignés


sur les flancs. Sur le côté de la tête et de
Longueur museau-cloaque jusqu’à 4,5 cm,
l’avant du corps, depuis le museau jusqu’à
longueur totale jusqu’à 9 cm.
l’œil, puis de l’œil à l’implantation supérieure
Répartition et habitat des membres antérieurs, une bande sombre
est présente. La face ventrale est jaunâtre,
Large distribution en savane soudanienne et
depuis la gorge jusqu’à la partie antérieure
en forêt claire guinéenne, depuis le Sénégal
de la queue. Il existe toujours sur la gorge
jusqu’à l’Afrique de l’Est.
plusieurs chevrons noirs ou brun foncé
Description caractéristiques.

Tête et corps couverts de petits granules jux- Histoire naturelle


taposés. Yeux de grande taille, sans paupière
mobile, à pupille ronde. Écaille mentale entière. Cette espèce arboricole est localement abon-
Habituellement deux postmentales. Rostrale dante dans des zones relativement humides de
séparée de la narine. Aspect du dos homogène, savane et on la trouve aussi sur les arbres dans
sans tubercules disséminés au milieu des gra- les villes et les villages ainsi que sur les murs
nules. De 6 à 9 pores préanaux chez les mâles. et clôtures. Elle est diurne et se nourrit de
Membres avec des doigts partiellement élargis et petits insectes et autres arthropodes.
des lamelles adhésives doubles. Queue fragile, Comme les autres espèces de lygodactyles,
souvent régénérée, celle originelle de même elle présente la particularité remarquable de
longueur que le corps, avec des lamelles sous- posséder des lamelles adhésives à l’extrémité
caudales élargies disposées sur un seul rang. de la queue. Elles sont suffisamment puissantes
La coloration dorsale est gris clair avec des pour lui permettre de rester suspendue sans
écailles sombres disséminées et quelques l’aide des lamelles digitales.

28° N

24° N

20° N

16° N

12° N

8° N

4° N
16° W 12° W 8° W 4° W 0° 4° E 8° E 12° E 16° E 20° E 24° E

248 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
© J.-F. Trape
Lygodactylus gutturalis.
Sambaïlo (Guinée).

© J.-F. Trape

Lygodactylus gutturalis.
Mlomp (Sénégal).

LES LÉZARDS 249


espèce famille
Gekkonidae
Pristurus adrarensis Geniez et Arnold, 2006

Gecko sémaphore de l’Adrar


Adrar Semaphore Gecko

Identification rapide
Tête et corps couverts de petits granules. Pupille verticale. Doigts cylindriques sans
aucun élargissement. Absence de tubercules disséminés sur le dos. Sahara.

Dimensions pas, vers l’avant, plus loin que le niveau du


cloaque. Il existe également une frange ventrale
Longueur museau-cloaque environ 3 cm,
sur la queue des mâles.
longueur totale jusqu’à 7 cm.
La coloration dorsale de fond est gris pâle à
Répartition et habitat gris-brun. Il existe une série de 7 ou 8 paires
Espèce nouvellement découverte, actuellement de marques dorsales et latérales sombres sur
connue par trois spécimens des environs de l’arrière de la tête et le corps, plus ou moins
Chinguetti dans l’Adrar de Mauritanie, qui ont distinctes et confluentes. Des bandes claires
été découverts dans une zone de petits blocs étroites alternent avec des zones sombres sur
rocheux envahis de dépôts sablonneux à le dessus de la queue quand elle n’est pas
végétation herbacée éparse. régénérée. La face ventrale est claire avec
localement de petites taches sombres éparses,
Description notamment sur la gorge et latéralement.

Tête et corps couverts de petits granules jux- Histoire naturelle


taposés. Yeux de grande taille, sans paupière
mobile, ne pouvant pas se fermer. Pupille Ce petit gecko saharien est actif pendant la
ronde. Rostrale en contact avec la narine. journée. Les trois spécimens connus se
Aspect du dos homogène, sans tubercules dis- tenaient au soleil sur des blocs rocheux.
séminés au milieu des granules. Membres avec Dérangés, ils ont sauté de bloc en bloc sans
cinq doigts cylindriques et allongés sans chercher à se cacher dans des fentes de
aucun élargissement. Queue fragile, souvent rochers. Leur régime alimentaire est encore
régénérée, compressée latéralement, avec une inconnu, mais il s’agit très probablement de
crête dorsale d’écailles allongées qui ne s’étend fourmis ou d’autres petits insectes.

28° N

24° N

20° N

16° N

12° N

8° N

4° N
16° W 12° W 8° W 4° W 0° 4° E 8° E 12° E 16° E 20° E 24° E

250 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
© P. Geniez
Pristurus adrarensis.
Zerga (Adrar, Mauritanie).

© P. Geniez

Pristurus adrarensis.
Zerga (Adrar, Mauritanie).

LES LÉZARDS 251


espèce famille
Gekkonidae
Saurodactylus brosseti Bons et Pasteur, 1957

Saurodactyle de Brosset
Brosset’s Lizard-toed Gecko

Identification rapide
Tête et corps couverts de petits granules. Pupille verticale. Doigts cylindriques sans
aucun élargissement. Pas de tubercules sur le corps ni sous la base de la queue. Maroc.

Dimensions fragile, très effilée, de longueur habituellement


légèrement supérieure à celle du reste du corps.
Longueur museau-cloaque jusqu’à 3,1 cm, Pas de tubercules sous la base de la queue.
longueur totale jusqu’à 6,7 cm.
La coloration générale est brunâtre, unifor-
Répartition et habitat mément ou avec deux lignes blanchâtres ou
jaunâtres très contrastées sur le dessus de la
Massif du Zemmour et régions côtières du tête. Lorsqu’elles existent, ces lignes se pro-
nord du Sahara occidental à partir de l’oued longent sous forme d’ocelles de même couleur
Assaq (25° N) jusqu’au Maroc central et la sur le dessus du corps jusqu’à la base de la
vallée du Draa. Habite les plaines, collines et queue et il existe parfois aussi d’autres points
ravines parsemées de pierres. blanchâtres alignés ou disséminés sur les
flancs et sur la base des membres. La queue
Description est souvent orange vif ou jaunâtre, plus ou
Tête et corps couverts de petits granules lisses, moins marbrée de sombre.
juxtaposés ou légèrement imbriqués, sans
Histoire naturelle
tubercules disséminés, les écailles augmentant
de taille vers les flancs et la face ventrale. Ce petit lézard des milieux arides chasse de
Yeux de grande taille, sans paupière mobile, jour divers arthropodes, le plus souvent en
ne pouvant pas se fermer. Pupille verticale. embuscade à partir de son abri sous une
Cinq ou six supralabiales et cinq infralabiales. pierre. Certaines de ses proies, comme les
De 70 à 90 rangées d’écailles autour du milieu du chenilles, peuvent atteindre la moitié de sa
corps. Extrémité des membres avec cinq doigts longueur museau-cloaque. Il est capable de
ou orteils sans aucun élargissement. Queue courir très vite et est actif toute l’année.

37° N

33° N

29° N

25° N

21° N

17° N

13° N

16° W 12° W 8° W 4° W 0° 4° E 8° E 12° E 16° E 20° E 24° E

252 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
© P. Geniez
Saurodactylus brosseti.
Environs d’Ouarzazate (Maroc).

© P. Geniez

Saurodactylus brosseti.
Ras Tafs (Maroc).

LES LÉZARDS 253


espèce famille
Gekkonidae
Stenodactylus petrii Anderson, 1896

Sténodactyle de Pétrie
Petrie’s Gecko

Identification rapide
Tête et corps couverts de petits granules. Pupille verticale. Doigts cylindriques sans
aucun élargissement. Présence de barres transversales sombres mal délimitées sur le
dessus de la queue, au nombre d’une quinzaine. En vue ventrale, queue brutalement
rétrécie en arrière d’un double renflement basal. Sahara et Sahel.

Dimensions brutalement un peu en arrière du cloaque


après le double renflement basal.
Longueur museau-cloaque jusqu’à 7 cm,
longueur totale jusqu’à 13 cm. La coloration dorsale est jaune sable avec des
taches brun foncé plus ou moins disposées en
Répartition et habitat bandes transversales généralement très incom-
plètes et irrégulières. Sur le dessus de la queue,
Espèce à large répartition au Sahara et en zone on peut dénombrer au moins une quinzaine de
sahélienne, depuis le Sénégal, la Mauritanie et le bandes sombres assez mal définies séparées
Maroc jusqu’au Soudan et à l’Égypte. Fréquente par de petites zones claires. La face ventrale
les zones sablonneuses pourvues de végétation est uniformément claire.
éparse.
Histoire naturelle
Description
Le sténodactyle de Pétrie est un gecko de taille
Tête et corps couverts de petits granules jux- moyenne qui est souvent localement commun là
taposés. Yeux de grande taille, sans paupière où les sols sont sablonneux : plaines sahéliennes
mobile, ne pouvant pas se fermer. Pupille à acacias, dunes fixées, lits des oueds et espaces
verticale. Aspect du dos homogène, sans interdunaires avec végétation entre des dunes
tubercules disséminés au milieu des granules. vives. Actif dès le crépuscule, il se déplace len-
Membres avec cinq doigts cylindriques et tement à la recherche des insectes dont il se
allongés sans aucun élargissement. Un groupe nourrit. Il s’abrite pendant la journée, le plus
de tubercules disposé sur un double renfle- souvent dans un terrier qu’il creuse dans le sable
ment de chaque côté de la base de la queue en à la base d’un buisson et qu’il obture ensuite de
arrière du cloaque. Queue très fine, rétrécie l’intérieur par des mouvements de la queue.

37° N

33° N

29° N

25° N

21° N

17° N

13° N

16° W 12° W 8° W 4° W 0° 4° E 8° E 12° E 16° E 20° E 24° E

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© J.-F. Trape
Stenodactylus petrii.
16° 59’ N, 16° 06’ W (Mauritanie).

© J.-F. Trape

Stenodactylus petrii.
21° 48’N, 15° 43’ W (Sahara occidental).

LES LÉZARDS 255


espèce famille
Gekkonidae
Stenodactylus sthenodactylus
(Lichtenstein, 1823)

Sténodactyle élégant
Elegant Gecko

Identification rapide
Tête et corps couverts de petits granules. Pupille verticale. Doigts cylindriques sans
aucun élargissement. Présence de barres transversales sombres bien délimitées sur le
dessus de la queue, au nombre d’une dizaine. En vue ventrale, rétrécissement progressif
de la queue en arrière d’un double renflement basal. Sahara et Sahel.

Dimensions rétrécie brutalement en arrière du cloaque


après le double renflement basal.
Longueur museau-cloaque jusqu’à 5,5 cm,
longueur totale jusqu’à 10 cm. La coloration dorsale est jaune sable tacheté
de brun. On distingue cinq ou six bandes
Répartition et habitat transversales brun foncé plus ou moins bien
Zones arides, depuis la Mauritanie et le Maroc marquées entre l’arrière de la tête et le niveau
jusqu’à l’Égypte, l’Érythrée et le nord du des membres postérieurs. Elles sont suivies
Kenya. Fréquente une grande diversité de sur le dessus de la queue par une dizaine de
milieux, notamment argileux, rocheux ou bandes transversales sombres toujours bien
sablonneux. marquées alternant avec des zones claires. La
face ventrale est uniformément claire.
Description
Histoire naturelle
Tête et corps couverts de petits granules
juxtaposés. Yeux de grande taille, sans paupière Ce petit sténodactyle est largement réparti en
mobile, ne pouvant pas se fermer. Pupille verti- zone saharienne où on le trouve dans des
cale. Aspect du dos homogène, sans tubercules zones particulièrement arides et parfois sans
disséminés au milieu des granules. Membres aucune végétation. Il est généralement peu
avec cinq doigts cylindriques et allongés sans abondant, à l’exception notable du Sahara
aucun élargissement. Quelques tubercules occidental où il est volontiers commun.
disposés sur un double renflement de chaque Nocturne, facile à capturer, il se nourrit
côté de la base de la queue en arrière du d’insectes et s’abrite sous une pierre pendant
cloaque. Queue relativement épaisse, non la journée.

37° N

33° N

29° N

25° N

21° N

17° N

13° N
16° W 12° W 8° W 4° W 0° 4° E 8° E 12° E 16° E 20° E 24° E

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© J.-F. Trape
Stenodactylus sthenodactylus.
22° 55’ N, 12° 09’ W (guelb El Rhein, Mauritanie).
© J.-F. Trape

Stenodactylus sthenodactylus.
17° 01’ N, 02° 06’ E (Adrar des Iforas, Mali).

LES LÉZARDS 257


espèce famille
Gekkonidae
Tropiocolotes algericus Loveridge, 1940

Gecko à écailles d’Algérie


Algerian Pigmy Gecko

Identification rapide
Tête et corps couverts de petites écailles fortement imbriquées sur le dos et le ventre.
Pupille verticale. Doigts cylindriques sans aucun élargissement. Écailles ventrales et
dorsales fortement carénées. Large contact en arrière de la symphysiale entre les deux
mentonnières antérieures. Mentonnières postérieures à peine plus grandes que les
gulaires.

Dimensions aucun élargissement. Écailles sous-digitales


tricarénées. Queue fragile, souvent régénérée,
Longueur museau-cloaque jusqu’à 3,7 cm,
dont la longueur est en moyenne 1,2 fois celle
longueur totale jusqu’à 8 cm.
du corps.
Répartition et habitat La coloration dorsale est beige clair avec des
Du cap Blanc (Mauritanie) au Maroc et à taches plus sombres disséminées sur le dessus
l’Algérie, en zone saharienne uniquement. et le côté du corps. La queue est annelée de
clair et de sombre, les anneaux clairs gardant
Description la même coloration sur toute la longueur de la
queue. Le côté de la tête présente une bande
Tête et corps couverts de petites écailles qui sombre qui se prolonge parfois sur le cou et le
sont fortement imbriquées sur le dos et sur le début du corps.
ventre de l’animal. Yeux de taille moyenne, sans
paupière mobile, ne pouvant pas se fermer. Histoire naturelle
Pupille verticale. Deux mentonnières antérieures
de grande taille en contact entre elles en arrière Ce petit gecko est associé aux plaines et reliefs
de la symphysiale, suivies par de petites menton- caillouteux du Sahara occidental et des confins
nières postérieures difficilement distinguables algéro-marocains, régions de végétation
des gulaires dont la taille est à peine inférieure. buissonnante parfois assez dense. Nocturne, il
Écailles dorsales et ventrales toujours fortement se nourrit de petits insectes, principalement de
carénées et de taille similaire. De 40 à 46 rangées fourmis, termites et petits papillons nocturnes.
d’écailles autour du corps. Membres antérieurs Dans la journée, on le trouve en soulevant des
et postérieurs avec des doigts cylindriques, sans pierres sous lesquelles il se réfugie.

37° N

33° N

29° N

25° N

21° N

17° N

13° N

16° W 12° W 8° W 4° W 0° 4° E 8° E 12° E 16° E 20° E 24° E

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© J.-F. Trape
Tropiocolotes algericus.
23° 34’ N, 15° 53’ W (environs d’El Argoub, Sahara occidental).

© J.-F. Trape

Tropiocolotes algericus.
23° 34’ N, 15° 53’ W (environs d’El Argoub, Sahara occidental).

LES LÉZARDS 259


espèce famille
Gekkonidae
Tropiocolotes steudneri (Peters, 1869)

Gecko à écailles de Steudner


Steudner Pigmy Gecko

Identification rapide
Tête et corps couverts de petites écailles fortement imbriquées sur le dos et le ventre.
Pupille verticale. Doigts cylindriques sans aucun élargissement. Écailles ventrales
entièrement lisses, écailles dorsales lisses ou parfois faiblement carénées.

Dimensions de la symphysiale, suivies par deux grandes


mentonnières postérieures en contact ou non
Longueur museau-cloaque jusqu’à 3,2 cm, entre elles. Dorsales lisses ou parfois faiblement
longueur totale jusqu’à 7 cm. carénées. Écailles ventrales toujours entière-
ment lisses, leur taille similaire à celle des
Répartition et habitat
écailles dorsales. De 45 à 60 rangées d’écailles
Zone saharienne et nord-sahélienne depuis le autour du corps. Membres antérieurs et posté-
Niger et l’Algérie jusqu’au Soudan et à l’Égypte. rieurs avec des doigts cylindriques, sans
Récemment signalé du sud-ouest de la aucun élargissement. Écailles sous-digitales
Mauritanie à partir d’un seul spécimen conservé tricarénées. Queue fragile, souvent régénérée,
dans un musée, cette provenance reste à dont la longueur est en moyenne 1,2 fois celle
confirmer. Les spécimens du sud de l’Algérie du corps.
et du Niger jusqu’à présent attribués à La coloration dorsale est beige plus ou moins
T. steudneri présentent quelques différences clair. Le dos présente des taches sombres et la
avec ceux d’Égypte et il pourrait s’agir d’une queue est annelée. Le côté de la tête présente
espèce non encore décrite. une bande sombre qui se prolonge jusqu’au
début du corps.
Description
Histoire naturelle
Tête et corps couverts de petites écailles qui
sont fortement imbriquées sur le dos et sur le Ce petit gecko nocturne vit sur le sol principa-
ventre de l’animal. Yeux de taille moyenne, lement dans des habitats sablonneux avec
sans paupière mobile, ne pouvant pas se fermer. végétation importante. Il est nocturne. Pendant
Pupille verticale. Deux mentonnières antérieures la journée, il se réfugie sous des pierres, des bois
de grande taille en contact entre elles en arrière morts ou dans les terriers d’autres animaux.

37° N

33° N

29° N

25° N

21° N

17° N

13° N
16° W 12° W 8° W 4° W 0° 4° E 8° E 12° E 16° E 20° E 24° E

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© M. Cheylan
Tropiocolotes steudneri.
Tassili (Algérie).

© M. Cheylan

Tropiocolotes steudneri.
Tassili (Algérie).

LES LÉZARDS 261


espèce famille
Gekkonidae
Tropiocolotes tripolitanus Peters, 1880

Gecko à écailles de Tripolitaine


Tripoli Pigmy Gecko

Identification rapide
Tête et corps couverts de petites écailles fortement imbriquées sur le dos et le ventre.
Pupille verticale. Doigts cylindriques sans aucun élargissement. Écailles ventrales et
dorsales fortement carénées. Large contact en arrière de la symphysiale entre les deux
mentonnières antérieures. Grandes mentonnières postérieures.

Dimensions aucun élargissement. Écailles sous-digitales


tricarénées. Queue fragile, souvent régénérée,
Longueur museau-cloaque jusqu’à 3,2 cm, dont la longueur est en moyenne 1,2 fois celle
longueur totale jusqu’à 7 cm. du corps.
Répartition et habitat La coloration dorsale est variable, claire ou
foncée, parfois uniforme, parfois avec des
Savane sahélienne et Sahara depuis la Mauritanie taches sombres ou de fines ponctuations
et l’Algérie jusqu’au Tchad et l’Égypte. brunes ou blanches disséminées. La queue est
annelée de clair et de sombre, souvent avec
Description des anneaux blanchâtres vers son extrémité
Tête et corps couverts de petites écailles qui terminale. Le côté de la tête présente une
sont fortement imbriquées sur le dos et sur le bande sombre qui se prolonge parfois sur le
ventre de l’animal. Yeux de taille moyenne, cou et le début du corps.
sans paupière mobile, ne pouvant pas se
Histoire naturelle
fermer. Pupille verticale. Deux mentonnières
antérieures de grande taille en contact entre Cette espèce affectionne les zones pierreuses
elles en arrière de la symphysiale, suivies par avec une végétation buissonnante ou herbacée
de grandes mentonnières postérieures toujours plus ou moins clairsemée. Elle peut être locale-
facilement distinguables des gulaires. Écailles ment assez abondante. Nocturne, elle se nourrit
dorsales et ventrales toujours fortement carénées de petits insectes, principalement de fourmis,
et de taille similaire. De 44 à 54 rangées termites et petits papillons nocturnes. Dans la
d’écailles autour du corps. Membres antérieurs journée, on la trouve en soulevant des pierres
et postérieurs avec des doigts cylindriques, sans sous lesquelles elle se réfugie.

37° N

33° N

29° N

25° N

21° N

17° N

13° N

16° W 12° W 8° W 4° W 0° 4° E 8° E 12° E 16° E 20° E 24° E

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© J.-F. Trape
Tropiocolotes tripolitanus.
22° 37’ N, 14° 28’ W (Sahara occidental).

© J.-F. Trape

Tropiocolotes tripolitanus.
19° 41’ N, 12° 50’ W (Mauritanie).

LES LÉZARDS 263


famille Phyllodactylidae
espèce
Ptyodactylus oudrii Lataste, 1880

Gecko palmé d’Oudri


Oudri’s Fan-footed Gecko

Identification rapide
Tête et corps couverts de petits granules. Extrémité de chaque doigt fortement élargie
en forme de double éventail. De 12 à 16 lamelles sous chaque doigt. Zones rocheuses du
nord du Sahara au Maghreb.

Dimensions forme caractéristique, chacun présentant deux


groupes de grandes lamelles adhésives disposées
Longueur museau-cloaque jusqu’à 6 cm, en éventail. De 12 à 16 lamelles sous chaque
longueur totale jusqu’à 12 cm. doigt. Queue fragile, de longueur similaire à
celle du corps.
Répartition et habitat
La coloration générale est souvent similaire à
Zones rocheuses du nord du Sahara : Anti- celle des rochers que cette espèce colonise :
Atlas, versant sud du Haut Atlas et Jbel Sarhro jaunâtre, brunâtre ou grisâtre, parfois noirâtre.
au Maroc, Tademaït, reliefs bordant le Grand Elle présente le plus souvent des taches
Erg Occidental, Atlas saharien et Aurès en claires ou foncées, certains spécimens sont
Algérie. Mentionné aussi de l’ouest de la Tunisie. uniformes. La face ventrale est claire.

Description Histoire naturelle

Tête et corps couverts de petits granules jux- Ce petit gecko palmé nord-africain est facilement
taposés. Yeux de grande taille, sans paupière identifiable grâce à ses doigts caractéristiques.
mobile, ne pouvant pas se fermer. Pupille Il est associé aux milieux rupestres : falaises,
verticale. Une douzaine de rangées de petits éboulis, crêtes rocheuses et autres reliefs. Les
tubercules disséminés sur le corps, distants adultes se réfugient dans les fentes des rochers,
d’un à deux milimètres. De 94 à 134 granules les juvéniles souvent s’abritent sous de grosses
autour du milieu du corps. Pas de pores préanaux pierres. Ils sont actifs dès la fin de la journée,
ni fémoraux chez les mâles, mais présence de la nuit, et en début de matinée. Ils se nourris-
tubercules à la base de la queue qui est plus sent d’insectes divers. En hiver, l’activité est
large chez les mâles que chez les femelles. interrompue pendant la partie la plus froide
Extrémité des membres avec cinq doigts de de la nuit.

37° N

33° N

29° N

25° N

21° N

17° N

13° N

16° W 12° W 8° W 4° W 0° 4° E 8° E 12° E 16° E 20° E 24° E

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© J.-F. Trape
Ptyodactylus oudrii.
Environs de Biskra (Algérie).

© J.-F. Trape

Ptyodactylus oudrii.
Environs de Biskra (Algérie).

LES LÉZARDS 265


espèce famille
Phyllodactylidae
Ptyodactylus ragazzii Andersson, 1898

Gecko palmé de Ragazzi


Ragazzi’s Fan-footed Gecko

Identification rapide
Tête et corps couverts de petits granules. Extrémité de chaque doigt fortement élargie
en forme de double éventail. Une vingtaine de lamelles sous chaque doigt. Surfaces
rocheuses. Sahara central et zone soudano-sahélienne.

Dimensions grandes lamelles adhésives disposées en éven-


tail. Une vingtaine de lamelles sous chaque
Longueur museau-cloaque jusqu’à 10 cm,
doigt. Queue fragile, de longueur similaire à
longueur totale jusqu’à 20 cm.
celle du corps.
Répartition et habitat La coloration générale est brun-jaune ou brun-
gris, avec des réticulations de couleur rouille
Sahara central (Adrar des Iforas, Aïr, Hoggar, sur le dessus de la tête, du corps et de la queue
Tassili, Tibesti) et zone sahélo-soudanienne ainsi que sur les membres. La face ventrale est
de la Mauritanie (Tagant) au Soudan et à la uniformément claire.
Somalie. Falaises et amas de grands blocs
rocheux, murs des habitations. Histoire naturelle
Cette espèce d’assez grande taille est trouvée
Description
en communautés souvent très nombreuses et
Tête et corps couverts de petits granules jux- socialement organisées dans les zones rocheuses.
taposés. Yeux de grande taille, sans paupière Elle apprécie particulièrement les gros blocs
mobile, ne pouvant pas se fermer. Pupille ver- de rochers à parois lisses et verticales où elle
ticale. De 8 à 14 rangées de petits tubercules adhère sans difficulté et peut se réfugier dans les
disséminés sur le corps, parfois peu apparents. failles. Elle peut aussi coloniser les murs des
De 104 à 145 granules autour du milieu du habitations limitrophes. Elle est principalement
corps. Pas de pores préanaux ni fémoraux nocturne, mais on l’observe aussi pendant la
chez les mâles, mais présence de tubercules à journée, surtout en début de matinée et en fin
la base de la queue qui est plus large chez les d’après-midi. On peut aussi entendre à plusieurs
mâles que chez les femelles. Extrémité des dizaines de mètres de distance le cri des mâles,
membres avec cinq doigts de forme caractéris- une sorte de « tcheu-tcheu » qui ressemble au
tique, chacun présentant deux groupes de cri d’un oiseau. Elle se nourrit d’insectes.

28° N

24° N

20° N

16° N

12° N

8° N

4° N
16° W 12° W 8° W 4° W 0° 4° E 8° E 12° E 16° E 20° E 24° E

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© J.-F. Trape
Ptyodactylus ragazzii.
Environs d’Ougarou (Burkina Faso).

© J.-F. Trape

Ptyodactylus ragazzii.
Environs d’Ouo (Mali).

LES LÉZARDS 267


espèce famille
Phyllodactylidae
Tarentola annularis
(Geoffroy Saint Hilaire, 1809)

Tarente annelée
Ringed Wall Gecko

Identification rapide
Tête et corps couverts de petits granules. Pupille verticale. Extrémité des doigts élargie
en forme de raquette. Quatre taches blanches et noires disposées en carré sur le dos en
arrière de la nuque près de la jonction des membres antérieurs.

Dimensions dans leur partie distale. Lamelles adhésives et


Longueur museau-cloaque jusqu’à 14 cm, écailles sous-digitales au nombre de 16 à 23 sous
longueur totale jusqu’à 28 cm. le premier orteil et de 25 à 31 sous le cinquième
orteil. Queue fragile, souvent régénérée, dont la
Répartition et habitat longueur est inférieure ou égale à celle du corps.
Répartition discontinue entre la presqu’île du La coloration dorsale varie du gris au brun.
Cap-Vert au Sénégal et le sud du Maroc à Même chez les jeunes spécimens, il existe
l’ouest, la Somalie et l’Égypte à l’est. Présent toujours en arrière de la nuque quatre taches
seulement dans des zones rocheuses dans les blanches, partiellement bordées de noir ou de
régions sahéliennes et dans une partie du brun foncé et disposées en carré, qui sont
Sahara. caractéristiques de cette espèce.

Description Histoire naturelle

Tête et corps couverts de petits granules jux- Cette tarente de grande taille et de forme
taposés. Yeux de grande taille, sans paupière massive est étroitement associée aux falaises
mobile, ne pouvant pas se fermer. Pupille ver- et aux amas de gros blocs rocheux où elle vit
ticale. Aspect du dos hétérogène, avec de gros en colonies souvent très nombreuses. Occasion-
tubercules disséminés au milieu des granules nellement, on la rencontre également sur des
et disposés le plus souvent sur 14 rangées, murs de maisons, dans des puits ou sur des
parfois sur 12 rangées seulement, ceux des six arbres. Active de jour et nuit, elle se nourrit
rangées médianes plus petits que ceux des d’insectes et de lézards. Elle cherche à mordre
rangées latérales. De 137 à 194 rangées de lorsqu’elle est manipulée mais sa mâchoire
granules autour du corps. Membres antérieurs peu puissante est incapable de provoquer une
et postérieurs avec les doigts fortement élargis blessure.

28° N

24° N

20° N

16° N

12° N

8° N

4° N
16° W 12° W 8° W 4° W 0° 4° E 8° E 12° E 16° E 20° E 24° E

268 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
© J.-F. Trape
Tarentola annularis.
Mataya (Tchad).

© J.-F. Trape

Tarentola annularis.
19° 28’ N, 14° 42’ W (Environs d’Akjoujt, Mauritanie).

LES LÉZARDS 269


espèce famille
Phyllodactylidae
Tarentola boehmei Joger, 1984

Tarente de Böhme
Böhme’s Wall Gecko

Identification rapide
Tête et corps couverts de petits granules. Pupille verticale. Extrémité des doigts élargie
en forme de raquette. Rosettes de tubercules secondaires seulement autour des tuber-
cules latéraux. Narine en contact avec la rostrale. Maroc.

Dimensions carène et sans rosettes. De 133 à 177 rangées de


granules autour du milieu du corps. Membres
Longueur museau-cloaque jusqu’à 8,1 cm,
antérieurs et postérieurs avec les doigts forte-
longueur totale jusqu’à environ 16 cm.
ment élargis dans leur partie distale. Lamelles
adhésives et écailles sous-digitales habituelle-
Répartition et habitat
ment au nombre de 16 à 18 sous le quatrième
Sud du Maroc, de la région de Ouarzazate et orteil et de 21 à 23 sous le cinquième orteil
du Jbel Sarhro au versant sud de l’Anti-Atlas (mais seulement 16 chez deux spécimens du
et à la vallée du Draa. Reliefs rocheux, plaines Jebel Ouarkziz rattachés à cette espèce). Queue
caillouteuses, murs des maisons. fragile, souvent régénérée, dont la longueur
est similaire à celle du corps.
Description
La coloration générale est rosée ou jaunâtre,
Tête et corps couverts de petits granules jux- parfois avec des marbrures vineuses. L’aspect
taposés. Yeux de grande taille, sans paupière de la peau est translucide. L’iris est gris rosé.
mobile. Pupille verticale. Narine en contact
Histoire naturelle
avec la rostrale. De 15 à 17 granules entre les
yeux. De 38 à 54 écailles gulaires entre la Cette tarente, qui présente une répartition
mentale et le milieu d’une ligne fictive joignant géographique très localisée, est sympatrique
le bord antérieur des orifices tympaniques. avec Tarentola mauritanica juliae dans
Aspect du dos hétérogène, avec de gros tuber- plusieurs villes, à Ouarzazate et Tafraoute
cules disséminés au milieu des granules et dis- notamment. Elle fréquente une grande variété
posés habituellement sur 12 à 14 rangées. Des de milieux rupestres comme les falaises, les
rosettes de tubercules secondaires autour des plaines caillouteuses, les murets en bordure
tubercules dorsaux uniquement sur les flancs. de champs, les ruines diverses et pénètre dans
Tubercules de la région vertébrale plats, sans les villes et villages.

37° N

33° N

29° N

25° N

21° N

17° N

13° N

16° W 12° W 8° W 4° W 0° 4° E 8° E 12° E 16° E 20° E 24° E

270 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
© P. Geniez
Tarentola boehmei.
Âouïnet-Torkoz (Maroc).

© P. Geniez

Tarentola boehmei.
Assa (Maroc).

LES LÉZARDS 271


espèce famille
Phyllodactylidae
Tarentola chazaliae (Mocquard, 1895)

Gecko casqué
Helmeted Wall Gecko

Identification rapide
Tête et corps couverts de petits granules. Pupille verticale. Doigts faiblement élargis sur
toute leur longueur. Partie postérieure de la tête avec de gros tubercules coniques
formant un « casque » caractéristique de cette espèce. Sahara atlantique.

Dimensions digitales. Queue courte, sa longueur environ la


moitié de celle du corps.
Longueur museau-cloaque jusqu’à 7,4 cm,
longueur totale jusqu’à 11 cm. La coloration de la face dorsale est grisâtre ou
beige clair, uniforme ou avec des taches médio-
Répartition et habitat dorsales blanchâtres et des bandes transversales
Régions sahariennes proches de l’océan Atlan- brunâtres. La face ventrale est uniformément
tique, entre les environs d’Agadir (Maroc) au claire.
nord et le cap Blanc (Mauritanie) au sud.
Histoire naturelle
Description
Ce petit gecko dont l’aspect de la tête est
Tête et corps couverts de petits granules jux- caractéristique est étroitement associé à une
taposés. Yeux de grande taille, sans paupière zone côtière de seulement quelques kilomètres
mobile, ne pouvant pas se fermer. Pupille ver- de large dominant l’océan et caractérisée par
ticale. Partie postérieure de la tête limitée par une forte humidité qui atténue l’absence de
une ligne de gros tubercules coniques formant précipitations. Il apprécie les sols caillouteux
un « casque » nettement plus large que le cou. avec de nombreux dépôts sablonneux et une
Aspect du dos hétérogène, avec de gros tuber- végétation relativement importante dominée
cules disséminés au milieu de granules de par des euphorbes. Nocturne, il se nourrit
taille variable, certains très petits et d’autres d’arthropodes. Longtemps considéré comme
presque aussi gros que les tubercules. Membres formant un genre particulier dont il était la seule
antérieurs et postérieurs avec des doigts espèce (Geckonia), il a récemment été rattaché
faiblement élargis sur toute leur longueur. au genre Tarentola sur la base d’arguments de
Présence de petites lamelles adhésives sous- biologie moléculaire.

37° N

33° N

29° N

25° N

21° N

17° N

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16° W 12° W 8° W 4° W 0° 4° E 8° E 12° E 16° E 20° E 24° E

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© J.-F. Trape
Tarentola chazaliae.
26° 13’ N, 14° 20’ W (environs de Boujdour, Sahara occidental).

© J.-F. Trape

Tarentola chazaliae.
21° 16’ N, 16° 40’ W (environs de Nouâdhibou, Mauritanie).

LES LÉZARDS 273


espèce famille
Phyllodactylidae
Tarentola deserti Boulenger, 1891

Tarente du désert
Desert Wall Gecko

Identification rapide
Tête et corps couverts de petits granules. Pupille verticale. Extrémité des doigts élargie
en forme de raquette. Rosettes de tubercules secondaires autour de gros tubercules
dorsaux. Narine séparée de la rostrale. De 21 à 25 écailles et lamelles sous le cinquième
orteil. Oasis du nord du Sahara.

Dimensions des tubercules dorsaux, seules les deux rangées


paravertébrales n’ayant pas de rosettes. De
Longueur museau-cloaque jusqu’à plus de 10
131 à 180 rangées de granules autour du milieu
cm, longueur totale maximale environ 19 cm.
du corps. Membres antérieurs et postérieurs
Répartition et habitat avec les doigts fortement élargis dans leur
partie distale. Lamelles adhésives et écailles
Du Tafilatet (Maroc) aux environs de Tripoli sous-digitales au nombre de 14 à 20 sous le
en Libye. En Algérie, largement répartie dans quatrième orteil et de 21 à 25 sous le cinquième
les oasis nord-sahariennes, dans l’Atlas Saharien orteil. Queue fragile, souvent régénérée, dont
et sur les hauts plateaux. En Tunisie, région de la longueur est similaire à celle du corps.
Metlaoui. Oasis, constructions diverses.
La coloration générale est rosée, beige, jaunâtre
Description ou brunâtre, avec des taches un peu plus
sombres éparses ou parfois disposées sous
Tête et corps couverts de petits granules jux- forme de cinq à sept bandes transversales.
taposés. Pupille verticale. Rostrale non en L’iris est ocre jaune.
contact avec les narines. De 13 à 15 granules
entre les yeux. De 45 à 59 écailles gulaires Histoire naturelle
entre la mentale et le milieu d’une ligne fictive
joignant le bord antérieur des orifices tympa- Cette tarente est très commune sur les murs
niques. Présence de gros tubercules dorsaux et plafonds des maisons et autres constructions
pointus, chacun avec une forte carène médiane humaines dans les oasis du nord de l’Algérie
et de petites carènes latérales, disposés sur On la trouve aussi sur les palmiers. Active dès
12 à 15 rangées. Des rosettes de tubercules le crépuscule, elle se nourrit d’insectes, surtout
secondaires disposées en fer à cheval autour de petits papillons nocturnes.

37° N

33° N

29° N

25° N

21° N

17° N

13° N

16° W 12° W 8° W 4° W 0° 4° E 8° E 12° E 16° E 20° E 24° E

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© J.-F. Trape
Tarentola deserti.
Ghardaïa (Algérie).

© J.-F. Trape

Tarentola deserti.
Ghardaïa (Algérie).

LES LÉZARDS 275


espèce famille
Phyllodactylidae
Tarentola ephippiata O’Shaughnessy, 1875

Tarente arboricole
African Wall Gecko

Identification rapide
Tête et corps couverts de petits granules. Pupille verticale. Extrémité des doigts élargie
en forme de raquette. Présence de trois chevrons sur le dos. Une bande sombre bien
marquée entre l’œil et le deuxième chevron dorsal. En savane, du Mali au Tchad.

Dimensions corps. Membres antérieurs et postérieurs avec


les doigts fortement élargis dans leur partie
Longueur museau-cloaque jusqu’à 9,3 cm, distale. Lamelles adhésives et écailles sous-
longueur totale maximale environ 18 cm. digitales au nombre de 15 à 19 sous le quatrième
orteil et de 18 à 22 sous le cinquième orteil.
Répartition et habitat
Queue fragile, souvent régénérée, dont la
En savane soudanienne et guinéenne, depuis longueur est similaire à celle du corps.
le Mali et de la Côte d’Ivoire jusqu’au Soudan La coloration de fond est brunâtre ou grisâtre,
et la République centrafricaine. Remonte en avec trois chevrons clairs bordés antérieure-
zone sahélienne le long de la boucle du Niger ment de brun foncé sur le dos et environ sept
et atteint le lac Tchad. chevrons sur la queue lorsque celle-ci est
intacte. Sur le côté de la tête et du corps, une
Description bande brun foncé partant de l’arrière de l’œil
Tête et corps couverts de petits granules jux- rejoint habituellement les deux premiers
taposés. Yeux de grande taille, sans paupière chevrons.
mobile, ne pouvant pas se fermer. Pupille
Histoire naturelle
verticale. De 13 à 17 granules entre les yeux.
Aspect du dos hétérogène, avec de gros tuber- Cette tarente des arbres de savane n’est
cules disséminés au milieu des granules et jamais abondante localement, à la différence
disposés le plus souvent sur 16 rangées, parfois T. annularis et de T. parvicarinata. On la
14 ou 18. Pas de rosette de petits tubercules trouve parfois aussi sur les murs des habitations.
secondaires autour des tubercules dorsaux. Nocturne, elle se nourrit d’insectes et autres
De 85 à 112 rangées de granules autour du petits arthropodes.

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16° W 12° W 8° W 4° W 0° 4° E 8° E 12° E 16° E 20° E 24° E

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© J.-F. Trape
Tarentola ephippiata.
Environs de Bougouni (Mali).

© J.-F. Trape

Tarentola ephippiata.
Environs de Titao (Burkina Faso).

LES LÉZARDS 277


espèce famille
Phyllodactylidae
Tarentola hoggarensis Werner, 1937

Tarente du Hoggar
Hoggar Wall Gecko

Identification rapide
Tête et corps couverts de petits granules. Pupille verticale. Extrémité des doigts élargie
en forme de raquette. Présence de quatre à cinq motifs dorsaux symétriques. De 68 à
98 rangées transversales de granules au milieu du corps. De 10 à 14 granules entre les
yeux. Tubercules du dos entièrement lisses. Sahara et zone nord-sahélienne.

Dimensions De 68 à 98 rangées de granules autour du


corps. Membres antérieurs et postérieurs avec
Longueur museau-cloaque jusqu’à 8,2 cm, les doigts fortement élargis dans leur partie
longueur totale maximale environ 16 cm. distale. Lamelles adhésives et écailles sous-
digitales au nombre de 12 à 18 sous le quatrième
Répartition et habitat
orteil et de 16 à 20 sous le cinquième orteil.
Du Sahara occidental et de la Mauritanie au Queue fragile, souvent régénérée, dont la
Soudan. Milieux arides au Sahara et en zone longueur est similaire à celle du corps.
nord-sahélienne. La coloration dorsale varie du gris au brun
clair. Il existe quatre ou cinq motifs dorsaux
Description symétriques régulièrement espacés entre la
Tête et corps couverts de petits granules jux- nuque et la base des membres postérieurs.
taposés. Yeux de grande taille, sans paupière Ces motifs se poursuivent sur le dessus de la
mobile, ne pouvant pas se fermer. Pupille queue mais deviennent indistincts vers son
verticale. De 10 à 13 (exceptionnellement 14) extrémité.
granules entre les yeux. Nasales souvent en
Histoire naturelle
contact. Aspect du dos hétérogène, avec de
gros tubercules disséminés au milieu des Cette tarente des milieux arides est surtout
granules et disposés le plus souvent sur 15 ou rencontrée sur des acacias dans le lit des oueds.
16 rangées. Tubercules dorsaux entièrement Il s’agit d’individus isolés dont la densité n’est
lisses. Pas de rosette de petits tubercules jamais importante. Nocturne, elle se nourrit
secondaires autour des tubercules dorsaux. d’insectes.

37° N

33° N

29° N

25° N

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16° W 12° W 8° W 4° W 0° 4° E 8° E 12° E 16° E 20° E 24° E

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© J.-F. Trape
Tarentola hoggarensis.
17° 00’ N, 11° 57’ W (environs d’Ekamour, Mauritanie).

© J.-F. Trape

Tarentola hoggarensis.
18° 00’ N, 12° 16’ W (oasis de Nbeika, Mauritanie).

LES LÉZARDS 279


espèces famille
Phyllodactylidae
Complexe Tarentola mauritanica
(Linnæus, 1758)

Tarente de Maurétanie
Moorish Wall Gecko

Identification rapide
Tête et corps couverts de petits granules. Pupille verticale. Extrémité des doigts élargie
en raquette. Tubercules dorsaux entourés d’une rosette. De 16 à 21 écailles et lamelles
sous le cinquième orteil. Narine en contact ou séparée de la rostrale. Bordure nord du
Sahara.

Dimensions De 28 à 46 écailles gulaires entre la mentale et


le milieu d’une ligne fictive joignant le bord
Longueur museau-cloaque jusqu’à 8,4 cm, antérieur des orifices tympaniques. De 11 à
longueur totale jusqu’à 16 cm. 16 granules entre les yeux. De gros tubercules
dorsaux disposés sur 12 à 16 rangées. Seuls les
Répartition et habitat
tubercules latéraux sont entourés de rosettes
Il s’agit d’un complexe d’espèces largement chez T. m. pallida, tous les tubercules dorsaux
distribué en Afrique du Nord et autour de la sauf une ou deux rangées médianes sont
Méditerranée dont la systématique, les critères entourés de rosettes chez T. m. juliae,
d’identification et la distribution géographique T. m. mauritanica et T. m. fascicularis. De
restent confus, plusieurs espèces cryptiques 16 à 21 écailles sous-digitales sous le cinquième
n’étant pas encore décrites. Au moins quatre orteil.
taxons plus ou moins bien définis sont présents La coloration dorsale varie du blanchâtre au
dans la zone géographique couverte par cet grisâtre, celle de l’iris est classiquement
ouvrage, tous en bordure nord du Sahara : grise chez T. m. mauritanica, brun clair
T. m. juliae et T. m. pallida dans le sud- chez T. m. fascicularis et rougeâtre chez
ouest du Maroc et au Sahara occidental, T. m. juliae.
T. m. mauritanica en Tunisie et dans le nord
de l’Algérie, T. m. fascicularis en Libye. Histoire naturelle

Description Cette tarente est très commune dans son aire de


distribution. Elle colonise les zones rocheuses,
Narine en contact avec la rostrale (T. m. juliae les troncs d’arbres, les maisons et constructions
et T. m. pallida) ou séparée de la rostrale diverses (ponts, buses, etc.). Nocturne, elle se
(T. m. mauritanica et T. m. fascicularis). nourrit d’arthropodes.

37° N

33° N

29° N

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13° N

16° W 12° W 8° W 4° W 0° 4° E 8° E 12° E 16° E 20° E 24° E

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© J.-F. Trape
Tarentola mauritanica mauritanica.
Biskra (Algérie).

© J.-F. Trape

Tarentola mauritanica pallida.


Environs de Sidi Akhfennir (Maroc).

LES LÉZARDS 281


espèce famille
Phyllodactylidae
Tarentola neglecta Strauch, 1887

Tarente négligée
Algerian Wall Gecko

Identification rapide
Tête et corps couverts de petits granules. Pupille verticale. Extrémité des doigts élargie
en forme de raquette. Rostrale n’atteignant pas les narines. 12 à 14 rangées de tubercules
au milieu du corps. De 11 à 13 écailles élargies et lamelles sous le premier doigt. Sahara.

Dimensions autour du corps. Granules dorsaux nettement


Longueur museau-cloaque jusqu’à 6 cm, plus gros que les granules ventraux chez
longueur totale jusqu’à 13 cm. T. n. neglecta, granules dorsaux et ventraux
sensiblement égaux chez T. n. geyri. Membres
Répartition et habitat antérieurs et postérieurs avec les doigts forte-
ment élargis dans leur partie distale. De 13 à
Algérie depuis les Aurès jusqu’au Tinrhert, ouest
18 lamelles adhésives et écailles sous-digitales
et sud-ouest de la Libye, sud de la Tunisie. Les
sous le cinquième orteil. Longueur de la queue
populations du Sahara central appartiennent à
1,1 à 1,2 fois supérieure à celle de la distance
la sous-espèce T. n. geyri. Arbres et arbustes
du museau au cloaque.
dans le lit des oueds, buissons dans les ergs.
Présent dans les oasis mais jamais dans les La coloration dorsale est beige, brunâtre clair
habitations humaines. ou jaunâtre, avec ou sans des petites taches ou
courtes lignes sombres. Tête habituellement
Description avec quatre à six lignes longitudinales sombres,
Tête et corps couverts de petits granules souvent avec un dessin en forme de V.
juxtaposés. Pupille verticale. Aspect du dos
Histoire naturelle
hétérogène, avec de gros tubercules disséminés
au milieu des granules et disposés sur 12 à Cette petite tarente se contente d’une végétation
14 rangées. Pas de rosettes de petits tubercules réduite. Elle est plus terrestre que les autres
secondaires autour des tubercules dorsaux, mais tarentes et chasse les insectes la nuit au sol et
granules souvent élargis. De 22 à 28 tubercules sur les troncs. Dans la journée, elle se réfugie
dorsaux longitudinalement entre la partie arrière dans les fissures des troncs, sous les bois
des pattes avant et l’avant des pattes arrières morts, sous les pierres en bordure des ergs ou
chez T. n. neglecta, de 30 à 33 tubercules chez entre les racines des palmiers dans les oasis.
T. n. geyri. De 72 à 102 rangées de granules Elle hiberne de novembre à février.
37° N

33° N

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25° N

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17° N

13° N
16° W 12° W 8° W 4° W 0° 4° E 8° E 12° E 16° E 20° E 24° E

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© P. Geniez
Tarentola neglecta.
Zaafrane (Tunisie).

© P. Geniez

Tarentola neglecta.
Zaafrane (Tunisie).

LES LÉZARDS 283


espèce famille
Phyllodactylidae
Tarentola parvicarinata Joger, 1980

Tarente mouchetée
White-spotted Wall Gecko

Identification rapide
Tête et corps couverts de petits granules. Pupille verticale. Extrémité des doigts élargie
en forme de raquette. Douze rangées de tubercules au milieu du corps. Huit rangées de
gros tubercules caudaux, la rangée externe très développée et bien visible en vue ventrale
de la queue. Coloration dorsale beige clair avec des mouchetures blanches.

Dimensions doigts fortement élargis dans leur partie distale.


Lamelles adhésives et écailles sous-digitales
Longueur museau-cloaque jusqu’à 9,7 cm,
au nombre de 21 à 25 sous le cinquième orteil.
longueur totale jusqu’à 18 cm.
Queue fragile, souvent en partie régénérée,
Répartition et habitat dont la longueur est proche de celle du corps.
Huit rangées de gros tubercules caudaux, la
Large répartition dans la partie la plus occi- rangée externe très développée bien visible de
dentale de l’Afrique de l’Ouest, depuis l’Adrar chaque côté en vue ventrale de la queue.
de Mauritanie jusqu’au Mali et au nord de la
Guinée. Zones rocheuses principalement. La coloration dorsale est beige clair. Il existe
presque constamment sur le dessus du corps
Description de nombreuses petites mouchetures blanches
localisées sur les tubercules. D’autres tubercules
Tête et corps couverts de petits granules jux- et la peau interstitielle présentent aussi des
taposés. Yeux de grande taille, sans paupière mouchetures et petites taches brunâtres.
mobile, ne pouvant pas se fermer. Pupille
verticale. Aspect du dos hétérogène, avec de Histoire naturelle
gros tubercules disséminés au milieu des
granules et disposés sur 12 rangées, parfois Cette tarente affectionne particulièrement les
13 ou 14. Pas de rosette de petits tubercules zones rocheuses où on l’observe souvent en
secondaires autour des tubercules dorsaux. très grand nombre dès la tombée de la nuit.
Habituellement de 132 à 162 rangées de Elle colonise également les zones urbanisées où
granules autour du corps (extrêmes : 103-184). on peut la trouver sur les murs des maisons.
Membres antérieurs et postérieurs avec les Elle se nourrit d’insectes.

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© J.-F. Trape
Tarentola parvicarinata.
21° 01’ N, 13° 03’ W (environs de Choûm, Mauritanie).

© J.-F. Trape

Tarentola parvicarinata.
Bamako (Mali).

LES LÉZARDS 285


espèce famille
Phyllodactylidae
Tarentola pastoria
Trape, Baldé et Ineich, 2012
Tarente de Pastoria
Pastoria Wall Gecko

Identification rapide
Tête et corps couverts de petits granules. Pupille verticale. Extrémité des doigts dilatée
en forme de raquette. De 14 à 16 rangées de tubercules au milieu du corps. Seulement
six rangées de tubercules caudaux, la rangée externe à peine visible latéralement en vue
ventrale. Coloration dorsale beige ou brunâtre tachetée de sombre, sans dessin régulier
sauf sur la queue dont l’aspect est annelé. Montagnes de Guinée et de Sierra Leone.

Dimensions 25 sous le cinquième orteil. Queue fragile,


souvent en partie régénérée, dont la longueur
Longueur museau-cloaque jusqu’à 11 cm, est similaire à celle du corps. Tubercules de la
longueur totale jusqu’à 21 cm. queue originelle disposés sur six rangées et
peu développés, la rangée externe à peine
Répartition et habitat
visible latéralement sous forme de petites
Guinée et Sierra Leone, dans les contreforts du pointes en vue ventrale.
Fouta Djalon et des monts Loma. Escarpements La coloration dorsale est beige ou brunâtre,
rocheux, murs des maisons et constructions avec des zones plus claires et d’autres plus
diverses. sombres irrégulièrement disposées et à contour
indistinct. Les tubercules latéraux sont souvent
Description clairs, ceux dorsaux sombres. Sur la queue, les
Tête et corps couverts de petits granules jux- zones claires et sombres tendent à alterner
taposés. Yeux de grande taille, sans paupière régulièrement, donnant à la queue un aspect
mobile, ne pouvant pas se fermer. Pupille annelé. La face ventrale est claire.
verticale. Aspect du dos hétérogène, avec de
Histoire naturelle
gros tubercules disséminés au milieu des
granules et disposés sur 14 à 16 rangées. Pas de Cette tarente, initialement découverte sur les
rosette de petits tubercules secondaires autour bâtiments de l’institut Pasteur de Guinée à
des tubercules dorsaux. De 160 à 182 rangées Pastoria près de Kindia, est localement très
de granules autour du corps. Lamelles adhésives abondante. Elle est active toute la nuit et se
et écailles sous-digitales au nombre de 23 à nourrit de petits arthropodes.

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16° W 12° W 8° W 4° W 0° 4° E 8° E 12° E 16° E 20° E 24° E

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© J.-F. Trape
Tarentola pastoria.
Environs de Kindia (Guinée).

© J.-F. Trape

Tarentola pastoria.
Environs de Kindia (Guinée).

LES LÉZARDS 287


espèce famille
Phyllodactylidae
Tarentola senegambiae Joger, 1984

Tarente de Sénégambie
Senegambian Wall Gecko

Identification rapide
Tête et corps couverts de petits granules. Pupille verticale. Extrémité des doigts élargie en
forme de raquette. Présence de quatre motifs dorsaux symétriques. De 99 à 125 rangées
transversales de granules au milieu du corps. De 14 à 18 granules entre les yeux.
Sénégal, Gambie et Guinée-Bissau.

Dimensions Membres antérieurs et postérieurs avec les


doigts fortement élargis dans leur partie distale.
Longueur museau-cloaque jusqu’à 13 cm, Lamelles adhésives et écailles sous-digitales
longueur totale jusqu’à 25 cm. au nombre de 17 à 22 sous le quatrième orteil
et de 20 à 25 sous le cinquième orteil. Queue
Répartition et habitat
fragile, souvent régénérée, dont la longueur
Connue du Sénégal, de Gambie et de Guinée- est similaire à celle du corps.
Bissau. Arbres et arbustes en savane et La coloration dorsale varie du gris clair au beige
constructions humaines. orangé. Il existe quatre motifs dorsaux entre
la nuque et la base des membres postérieurs
Description et environ huit motifs sur le dessus de la queue
Tête et corps couverts de petits granules jux- quand elle est intacte.
taposés. Yeux de grande taille, sans paupière
Histoire naturelle
mobile, ne pouvant pas se fermer. Pupille
verticale. De 14 à 17 (exceptionnellement 13) Cette tarente de grande taille et de forme
granules entre les yeux. Nasales souvent massive est arboricole mais on la trouve égale-
séparées par des internasales. Aspect du dos ment souvent sur les murs et les charpentes
hétérogène, avec de gros tubercules disséminés de constructions diverses en ville et en zone
au milieu des granules et disposés sur 14 à rurale. Nocturne, elle se nourrit principalement
18 rangées. Pas de rosette de petits tubercules d’insectes. Elle se défend vivement lorsqu’elle
secondaires autour des tubercules dorsaux. De est manipulée mais sa mâchoire peu puissante
99 à 125 rangées de granules autour du corps. ne provoque pas de blessure.

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20° N

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8° N

4° N
16° W 12° W 8° W 4° W 0° 4° E 8° E 12° E 16° E 20° E 24° E

288 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
© J.-F. Trape
Tarentola senegambiae.
Dielmo (Sénégal).

© J.-F. Trape

Tarentola senegambiae.
Madina Boé (Guinée-Bissau).

LES LÉZARDS 289


famille Gerrhosauridae
espèce
Gerrhosaurus major bottegoi Del Prato, 1895

Grand gerrhosaure
Rough-scaled Plated Lizard

Identification rapide
De 16 à 20 rangées de plaques dorsales quadrangulaires parfaitement alignées au milieu
du corps. Un repli cutané latéral de chaque côté du ventre. Coloration dorsale sombre.
Zones rocheuses en savane.

Dimensions Plaques ventrales lisses et de grande taille


disposées sur dix rangées longitudinales et
Longueur museau-cloaque jusqu’à 24 cm, 30 à 34 rangées transversales. Doigts sans
longueur totale jusqu’à 45 cm. franges latérales, avec de fortes griffes. De 10 à
17 pores fémoraux de chaque côté. Queue
Répartition et habitat
presque aussi longue que le corps.
Du Ghana au Nigeria et à l’Éryrhrée. La sous- La coloration dorsale est brun foncé ou noirâtre,
espèce nominale de l’Afrique de l’Est à l’Afrique avec des lignes jaunâtres étroites plus ou moins
du Sud. Grandes dalles rocheuses en zone de discontinues en bordure des écailles et souvent
savane. une ligne continue dorsolatérale assez large. Les
écailles de la tête sont brun foncé ou noirâtres
Description avec des taches jaunes symétriques. Les flancs
Tête couverte de plaques symétriques. Pupille peuvent être rougeâtres. La face ventrale est
ronde. Tympan distinct. Narine située près de brun clair.
l’extrémité du museau. Corps et membres
Histoire naturelle
robustes. Écailles dorsales quadrangulaires de
grande taille, carénées et épaisses, formant Ce gros lézard diurne à l’écaillure caractéris-
des rangées longitudinales et transversales tique est typique des affleurements rocheux
parfaitement alignées, au nombre de 16 à comportant de grandes dalles plates fissurées
20 longitudinalement au milieu du corps et de où il se réfugie la nuit. Il s’abrite aussi dans
31 à 38 transversalement. Latéralement, en des termitières. Omnivore, il se nourrit
bordure de la face ventrale, présence d’un d’arthropodes, de fruits, de fleurs et d’autres
repli cutané recouvert d’écailles granuleuses. lézards. Il s’adapte bien à la captivité.

28° N

24° N

20° N

16° N

12° N

8° N

4° N
16° W 12° W 8° W 4° W 0° 4° E 8° E 12° E 16° E 20° E 24° E

290 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
© S. Spawls
Gerrhosaurus major bottegoi.
Environs de Wa (Ghana).

© M. LeBreton

Gerrhosaurus major bottegoi.


Magoumaz (Cameroun).

LES LÉZARDS 291


famille Lacertidae
espèce
Acanthodactylus aureus Günther, 1903

Acanthodactyle doré
Western Sahara Fringe-toed Lizard

Identification rapide
Collier présent. Orteils avec des franges latérales. Ouverture de la narine en contact
avec la première supralabiale. Deux supralabiales en contact avec la sous-oculaire.
Quatre rangées d’écailles sur les doigts. Écailles dorsales à peine plus grandes sur le dos
que sur les flancs. Littoral atlantique sahélo-saharien.

Dimensions grandes sur le dos que sur les flancs. Écailles


ventrales habituellement sur 14 rangées, parfois
Longueur museau-cloaque jusqu’à 7 cm, 13 seulement. Orteils avec des écailles formant
longueur totale jusqu’à 22 cm. des franges latérales, celles du quatrième orteil
très développées. Quatre rangées d’écailles
Répartition et habitat
autour des doigts. Présence de 19 à 26 pores
Littoral atlantique, depuis la presqu’île du fémoraux de chaque côté.
Cap-Vert jusqu’à l’embouchure de l’oued Souss Coloration dorsale beige et blanchâtre avec
au Maroc. Pénètre vers l’intérieur des terres aspect réticulé, parfois points sombres le long
jusqu’à une centaine de kilomètres du littoral. de lignes longitudinales claires. Dos des mâles
Dunes côtières et autres terrains sablonneux. en phase nuptiale jaune doré.

Description Histoire naturelle

Tête couverte de plaques symétriques. Repli Cette espèce, qui est associée à des régions à
d’écailles formant un collier dans la région climat aride soumises à une forte influence
gulaire. Pupille ronde. Ouverture de la narine océanique, est très abondante sur le littoral du
en contact avec la première supralabiale. Deux Sahara occidental. Elle creuse dans le sable
supralabiales en contact avec la sous-oculaire. un petit terrier long d’une quarantaine de
Quatre plaques sus-oculaires. Écailles dorsales centimètres dont elle ne s’éloigne guère. Elle
carénées. De 38 à 59 rangées d’écailles dorsales est active pendant la journée et se nourrit de
au milieu du corps. Écailles dorsales à peine plus petits insectes, particulièrement de fourmis.

37° N

33° N

29° N

25° N

21° N

17° N

13° N

16° W 12° W 8° W 4° W 0° 4° E 8° E 12° E 16° E 20° E 24° E

292 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
© J.-F. Trape
Acanthodactylus aureus. Mâle adulte.
Environs d’El Argoub (Sahara occidental).

© J.-F. Trape

Acanthodactylus aureus. Femelle adulte.


21° 16’ N, 16° 40’ W (Sahara occidental).

LES LÉZARDS 293


espèces famille
Lacertidae
Complexe Acanthodactylus boskianus
(Daudin, 1802)

Acanthodactyle rugueux
Bosc’s Fringe-toed Lizard

Identification rapide
Collier présent. Orteils avec des franges latérales. Ouverture de la narine en contact
avec la première supralabiale. Deux supralabiales en contact avec la sous-oculaire. Dix
rangées de grosses écailles dorsales fortement carénées à la base du dos entre les
membres postérieurs. Régions sahariennes et sahéliennes.

Dimensions sur le dos entre les membres postérieurs.


Écailles dorsales au moins trois fois plus grandes
Longueur museau-cloaque jusqu’à 9 cm, sur le dos que sur les flancs. Écailles ventrales
longueur totale jusqu’à 26 cm. sur 8 à 12 rangées. Orteils avec des franges
latérales, celles du quatrième orteil les plus
Répartition et habitat
développées. Trois rangées d’écailles autour
Complexe d’espèces et de sous-espèces dont des doigts. Présence de 15 à 26 pores fémoraux
la systématique est en cours de révision. Sahel, de chaque côté.
Sahara et Moyen Orient. Zones semi-arides et Coloration dorsale des juvéniles avec sept ou
arides à végétation buissonnante. huit bandes sombres sur fond clair. Adultes
uniformément brunâtres ou avec des bandes
Description claires souvent peu contrastées. Le dessous
Tête couverte de plaques symétriques. Repli de la queue est rougeâtre ou bleuâtre chez
d’écailles formant un collier dans la région certaines populations du nord du Sahara.
gulaire. Pupille ronde. Ouverture de la narine
Histoire naturelle
en contact avec la première supralabiale. Deux
supralabiales en contact avec la sous-oculaire, Ce grand acanthodactyle, dont l’écaillure dorsale
celle-ci parfois en contact avec la lèvre. Quatre est caractéristique, est souvent localement très
plaques sus-oculaires. Écailles dorsales forte- abondant. On le trouve dans des zones à végé-
ment carénées, de plus en plus grandes de tation assez dense, comme le lit des oueds en
l’avant vers l’arrière du dos. De 26 à 40 rangées zone saharienne. Son terrier est généralement
d’écailles dorsales au milieu du corps (Afrique situé dans un buisson. Actif pendant la journée,
occidentale et Sahara), seulement 10 rangées il se nourrit d’arthropodes.

37° N

33° N

29° N

25° N

21° N

17° N

13° N
16° W 12° W 8° W 4° W 0° 4° E 8° E 12° E 16° E 20° E 24° E

294 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
© J.-F. Trape
Acanthodactylus boskianus.
Environs de Taghit (Algérie).

© J.-F. Trape

Acanthodactylus boskianus.
Galtat Zemmour (Sahara occidental).

LES LÉZARDS 295


espèce famille
Lacertidae
Acanthodactylus boskianus khattensis
Trape et Trape, 2012
Acanthodactyle rugueux de Mauritanie
Mauritanian Fringe-toed Lizard

Identification rapide
Collier présent. Orteils avec des franges latérales. Ouverture de la narine en contact
avec la première supralabiale. Deux supralabiales en contact avec la sous-oculaire. Dix
rangées de grosses écailles dorsales fortement carénées à la base du dos entre les
membres postérieurs. De 28 à 32 rangées de dorsales. Longueur museau-cloaque des
adultes jusqu’à plus de 8 cm. Mauritanie.

Dimensions moins trois fois plus grandes sur le dos que sur
les flancs. Écailles ventrales sur 10 rangées.
Longueur museau-cloaque jusqu’à 8,2 cm,
Orteils avec des écailles formant des franges
longueur totale jusqu’à 25 cm.
latérales, celles du quatrième orteil les plus
Répartition et habitat développées. Trois rangées d’écailles autour
des doigts. Présence de 22 à 24 pores fémoraux
Sud-ouest et centre de la Mauritanie, zones de chaque côté.
semi-désertiques à végétation basse.
Adultes uniformément brun rougeâtre ou avec
Description une ou deux fines bandes claires latérales.
Coloration dorsale des juvéniles avec six bandes
Tête couverte de plaques symétriques. Repli longitudinales de taches sombres sur fond
d’écailles formant un collier dans la région clair. Face ventrale jaunâtre ou blanchâtre.
gulaire. Pupille ronde. Ouverture de la narine
en contact avec la première supralabiale. Deux Histoire naturelle
supralabiales en contact avec la sous-oculaire.
Quatre plaques sus-oculaires. Écailles dorsales Grand acanthodactyle abondant dans le lit des
fortement carénées, de plus en plus grandes de oueds avec végétation basse et sol sablonneux
l’avant vers l’arrière du dos. De 28 à 32 rangées des plaines et reliefs rocheux du centre-ouest
d’écailles dorsales au milieu du corps, seule- de la Mauritanie. Commun aussi en bordure
ment 10 rangées à la base du dos entre les des sebkhas du littoral mauritanien. Particu-
membres postérieurs. Écailles dorsales au lièrement actif en fin de journée.

37° N

33° N

29° N

25° N

21° N

17° N

13° N
16° W 12° W 8° W 4° W 0° 4° E 8° E 12° E 16° E 20° E 24° E

296 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
© J.-F. Trape
Acanthodactylus boskianus khattensis.
Environs d’Akjoujt (Mauritanie).

© J.-F. Trape

Acanthodactylus boskianus khattensis.


Environs d’Akjoujt (Mauritanie).

LES LÉZARDS 297


espèce famille
Lacertidae
Acanthodactylus boskianus nigeriensis
Trape, Chirio et Geniez, 2012
Acanthodactyle rugueux du Niger
Niger Fringe-toed Lizard

Identification rapide
Collier présent. Orteils avec des franges latérales. Ouverture de la narine en contact
avec la première supralabiale. Deux supralabiales en contact avec la sous-oculaire. Dix
rangées de grosses écailles dorsales fortement carénées à la base du dos entre les
membres postérieurs. Longueur museau-cloaque des adultes inférieure à 6,5 cm. Sud du
Niger et Nigeria.

Dimensions 10 rangées à la base du dos entre les membres


postérieurs. Écailles dorsales au moins trois
Longueur museau-cloaque jusqu’à 6,2 cm, fois plus grandes sur le dos que sur les flancs.
longueur totale jusqu’à environ 18 cm. Écailles ventrales sur 8 à 10 rangées. Orteils
avec des écailles formant des franges latérales,
Répartition et habitat
celles du quatrième orteil les plus développées.
Sous-espèce distribuée en zone de savane Trois rangées d’écailles autour des doigts.
soudano-sahélienne du sud du Niger et du Habituellement de 20 à 23 pores fémoraux de
Nigeria, distribution plus large possible. chaque côté.
Coloration dorsale beige avec des bandes
Description longitudinales claires étroites alternant avec
Tête couverte de plaques symétriques. Repli des bandes sombres. Des petites taches noires
d’écailles formant un collier dans la région plus ou moins alignées longitudinalement.
gulaire. Pupille ronde. Ouverture de la narine
Histoire naturelle
en contact avec la première supralabiale. Deux
supralabiales en contact avec la sous-oculaire, Cette petite sous-espèce du complexe Acantho-
celle-ci parfois en contact avec la lèvre. dactylus boskianus est localement abondante
Quatre plaques sus-oculaires. Écailles dorsales dans le sud du Niger où elle constitue le plus
fortement carénées, de plus en plus grandes de commun des acanthodactyles. On la trouve
l’avant vers l’arrière du dos. De 31 à 39 rangées aussi bien dans les champs autour des villages
d’écailles dorsales au milieu du corps, seulement qu’en zone de savane faiblement anthropisée.

28° N

24° N

20° N

16° N

12° N

8° N

4° N
16° W 12° W 8° W 4° W 0° 4° E 8° E 12° E 16° E 20° E 24° E

298 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
© J.-F. Trape
Acanthodactylus boskianus nigeriensis.
Birnin-Gaouré (Niger).

© J.-F. Trape

Acanthodactylus boskianus nigeriensis.


Karossofoua (Niger).

LES LÉZARDS 299


espèce famille
Lacertidae
Acanthodactylus boueti Chabanaud, 1917

Acanthodactyle de Bouet
Bouet’s Fringe-toed Lizard

Identification rapide
Collier présent. Ouverture de la narine en contact avec la première supralabiale. Pas de
franges latérales sur les orteils. Une seule grande plaque sus-oculaire. Sous-oculaire en
contact avec la lèvre. Écailles ventrales sur huit rangées. Trois rangées d’écailles autour
des doigts. Savane guinéenne.

Dimensions d’écailles dorsales au milieu du corps. Écailles


ventrales disposées sur 8 rangées transversales.
Longueur museau-cloaque jusqu’à 6 cm,
Absence de franges latérales sur les orteils.
longueur totale jusqu’à 15 cm.
Trois rangées d’écailles autour des doigts.
Répartition et habitat Présence de 14 à 18 pores fémoraux de chaque
côté.
Du Ghana au Nigeria, en zone de savane
guinéenne. Les spécimens adultes présentent quatre
bandes blanchâtres le long du dos et une de
Description chaque côté du corps. Elles alternent avec des
bandes sombres. Toutes sont très fragmentées.
Tête couverte de plaques symétriques. Repli Les juvéniles présentent également les six
d’écailles formant un collier dans la région bandes claires longitudinales ainsi qu’une
gulaire. Pupille ronde. Ouverture de la narine queue rougeâtre.
en contact avec la première supralabiale. Une
grande sous-oculaire en contact avec la lèvre Histoire naturelle
et séparant les supralabiales antérieures, qui
sont au nombre de quatre ou cinq, des supra- Ce petit acanthodactyle initialement décrit
labiales postérieures. Une seule grande plaque d’Agouagon près de Glazoué au Bénin n’est
sus-oculaire et parfois un vestige de deuxième encore connu que de rares localités. Sa répar-
plaque, en forme de petit croissant. Écailles tition réelle est probablement beaucoup plus
dorsales petites et carénées. De 65 à 68 rangées étendue en zone de savane guinéenne.

28° N

24° N

20° N

16° N

12° N

8° N

4° N
16° W 12° W 8° W 4° W 0° 4° E 8° E 12° E 16° E 20° E 24° E

300 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
© J.-F. Trape
Acanthodactylus boueti.
Bassila (Bénin).

© J.-F. Trape

Acanthodactylus boueti.
Bassila (Bénin).

LES LÉZARDS 301


espèce famille
Lacertidae
Acanthodactylus busacki Salvador, 1982

Acanthodactyle de Busack
Busack’s Fringe-toed Lizard

Identification rapide
Collier présent. Orteils avec des franges latérales. Ouverture de la narine en contact
avec la première supralabiale. Deux supralabiales en contact avec la sous-oculaire. Trois
rangées d’écailles autour des doigts. Rangées droite et gauche des pores fémoraux en
contact. Sud-ouest du Maroc jusqu’au Sahara occidental et région de Tindouf en Algérie.

Dimensions Écailles ventrales disposées sur 12 rangées.


Franges latérales des orteils faiblement déve-
Longueur museau-cloaque jusqu’à plus de loppées. Quatre rangées d’écailles autour des
6,5 cm, longueur totale jusqu’à environ 19 cm. doigts. Présence de 17 à 23 pores fémoraux de
chaque côté du corps, les deux rangées en
Répartition et habitat
contact au centre.
Sud-ouest du Maroc, depuis Essaouira et la Coloration dorsale des mâles gris-brun avec
vallée du Souss jusqu’au Zemmour et à Boujdour des réticulations noires irrégulières très
au Sahara occidental. Hamada de Tindouf en marquées et souvent quatre lignes dorsales
Algérie. Plaines caillouteuses. d’ocelles blancs. L’avant du corps est parfois
brun rougeâtre. Les réticulations noires sont
Description peu marquées chez les femelles. Les juvéniles
Tête couverte de plaques symétriques. Repli présentent des lignes dorsales longitudinales
d’écailles formant un collier dans la région jaunes et l’extrémité de la queue est bleue.
gulaire. Pupille ronde. Ouverture de la narine
Histoire naturelle
en contact avec la première supralabiale. Deux
supralabiales en contact avec la sous-oculaire. Cette espèce au corps robuste habite les plaines
Trois plaques sus-oculaires, la première petite, caillouteuses du nord-ouest saharien et de la
entière ou divisée. Supratemporales pointues. côte atlantique du Maroc. Elle est extrêmement
De 55 à 68 rangées d’écailles dorsales au milieu rapide. Au Sahara occidental, elle est volontiers
du corps, toutes de taille sensiblement égale. abondante dans les zones à euphorbes.

37° N

33° N

29° N

25° N

21° N

17° N

13° N
16° W 12° W 8° W 4° W 0° 4° E 8° E 12° E 16° E 20° E 24° E

302 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
© P. Geniez
Acanthodactylus busacki.
Garet es-Souf (Maroc).

© P. Geniez

Acanthodactylus busacki.
Environs de Tan-Tan (Maroc).

LES LÉZARDS 303


espèces famille
Lacertidae
Complexe Acanthodactylus dumerili
(Milne-Edwards, 1829)

Acanthodactyle de Duméril
Duméril’s Fringe-toed Lizard

Identification rapide
Collier présent. Orteils avec des franges latérales. Ouverture de la narine en contact avec
la première supralabiale. Trois ou quatre supralabiales en contact avec la sous-oculaire.
Quatre rangées d’écailles autour des doigts. Écailles dorsales à peine plus grandes sur le
dos que sur les flancs.

Dimensions Écailles dorsales à peine plus grandes sur le dos


que sur les flancs. Écailles ventrales en 12 à
Longueur museau-cloaque jusqu’à 6 cm, 16 rangées. Orteils avec des écailles formant
longueur totale jusqu’à 18 cm. des franges latérales, celles du quatrième orteil
très développées. Quatre rangées d’écailles
Répartition et habitat
autour des doigts. Présence de 15 à 26 pores
Complexe d’au moins trois espèces ou sous- fémoraux de chaque côté.
espèces, l’une distribuée en zone côtière Coloration dorsale beige et blanchâtre, avec
d’Afrique de l’Ouest de Saint-Louis du Sénégal ou sans points noirs. Supranasales et dessous
(d’où provient le type d’A. dumerili) au banc de la tête entièrement clairs.
d’Arguin en Mauritanie, l’autre en bordure nord
du Sahara, la troisième dans le sud du Maroc. Histoire naturelle

Description
Abondant sur le littoral de Saint-Louis du
Sénégal au nord de la Mauritanie, A. dumerili
Tête couverte de plaques symétriques. Repli est absent de la majeure partie des régions
d’écailles formant un collier dans la région sahéliennes et sahariennes d’Afrique de
gulaire. Pupille ronde. Ouverture de la narine l’Ouest où il est remplacé par A. senegalensis.
en contact avec la première supralabiale. Trois Inversement, il est absent en zone côtière
ou quatre supralabiales en contact avec la du Sahara occidental où il est remplacé par
sous-oculaire. Trois plaques sus-oculaires. A. aureus. Il creuse son terrier dans le sable
Écailles dorsales fortement carénées. De 40 à et se nourrit pendant la journée de petits
69 rangées d’écailles dorsales au milieu du corps. insectes.

37° N

33° N

29° N

25° N

21° N

17° N

13° N

16° W 12° W 8° W 4° W 0° 4° E 8° E 12° E 16° E 20° E 24° E

304 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
© J.-F. Trape
Acanthodactylus dumerili.
Saint-Louis (Sénégal).

© J.-F. Trape

Acanthodactylus dumerili.
Saint-Louis (Sénégal).

LES LÉZARDS 305


espèce famille
Lacertidae
Acanthodactylus guineensis (Boulenger, 1887)

Acanthodactyle de Guinée
Guinea Fringe-toed Lizard

Identification rapide
Collier présent. Orteils avec des franges latérales. Ouverture de la narine non en contact
avec la première supralabiale. Sous-oculaire en contact avec le rebord de la lèvre. Pas
d’écaille occipitale. Écailles ventrales disposées en 10 rangées. Savane.

Dimensions dorsales au milieu du corps. Écailles ventrales


en 10 rangées. Orteils avec des écailles formant
Longueur museau-cloaque jusqu’à 6 cm,
des franges latérales, celles du quatrième orteil
longueur totale jusqu’à 18 cm.
très développées. Trois rangées d’écailles autour
Répartition et habitat des doigts. Présence de 17 à 22 pores fémoraux
de chaque côté.
Depuis le Mali jusqu’à la République centrafri-
caine. Savanes soudanienne, sahélo-soudanienne Coloration générale des adultes brunâtre avec
et soudano-guinéenne. alternance de bandes dorsales longitudinales
sombres et claires. Chez les juvéniles, les deux
Description séries de bandes latérales sombres sont souvent
constituées d’une série de taches noirâtres sur
Tête couverte de plaques symétriques. Repli fond brunâtre.
d’écailles formant un collier dans la région
gulaire. Pupille ronde. Ouverture de la narine Histoire naturelle
située entre trois nasales, sans contact avec
la première supralabiale. Une grande sous- Cette espèce est la seule parmi les acantho-
oculaire en contact avec la lèvre et séparant les dactyles d’Afrique de l’Ouest à être largement
supralabiales antérieures, qui sont au nombre distribuée en zone de savane. Très craintive,
de trois à cinq, des supralabiales postérieures. elle est difficile à approcher. Les rares mentions
Deux grandes plaques sus-oculaires. Écaille en zone forestière sont à confirmer et pourraient
occipitale absente. Écailles dorsales faible- correspondre à des berges sablonneuses de
ment carénées. De 46 à 63 rangées d’écailles fleuves.

28° N

24° N

20° N

16° N

12° N

8° N

4° N
16° W 12° W 8° W 4° W 0° 4° E 8° E 12° E 16° E 20° E 24° E

306 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
© J.-F. Trape
Acanthodactylus guineensis.
Jos (Nigeria).

© M. Ascani et L. Chirio

Acanthodactylus guineensis.
Kouré (Niger).

LES LÉZARDS 307


espèce famille
Lacertidae
Acanthodactylus longipes Boulenger, 1921

Acanthodactyle à longues pattes


Long-footed Fringe-toed Lizard

Identification rapide
Collier présent. Orteils avec des franges latérales. Ouverture de la narine en contact avec
la première supralabiale. Trois ou quatre supralabiales en contact avec la sous-oculaire.
Écailles ventrales sur 15 à 18 rangées. Plus de 60 rangées de dorsales. Quatre rangées
d’écailles autour des doigts. Sahara.

Dimensions dorsales au milieu du corps (moyenne : 66 ;


rarement moins de 60). Écailles ventrales en
Longueur museau-cloaque jusqu’à 6 cm,
16 à 18 rangées, rarement 14 ou 15. Orteils
longueur totale jusqu’à 18 cm.
avec des écailles formant des franges latérales,
Répartition et habitat celles du quatrième orteil particulièrement
développées. Quatre rangées d’écailles autour
Sahara, de la Mauritanie et de l’est du Maroc des doigts. Présence de 17 à 28 pores fémoraux
au Tchad et à l’Égypte. Associé aux formations de chaque côté.
dunaires éoliennes.
Coloration générale couleur sable, blanchâtre,
Description jaunâtre ou orangée, avec de fines réticulations.
Tête couverte de plaques symétriques. Repli Histoire naturelle
d’écailles formant un léger collier dans la région
gulaire. Pupille ronde. Ouverture de la narine C’est le plus psammophile des acanthodactyles
en contact avec la première supralabiale. Trois sahariens. On le rencontre notamment dans
ou quatre supralabiales en contact avec la toutes les grandes formations dunaires où il est
sous-oculaire. Trois grandes plaques sus- souvent très abondant ainsi que dans les vastes
oculaires, la quatrième très fragmentée. étendues de sable ondulé. En Mauritanie, il
Écailles dorsales petites, plates ou légèrement atteint l’océan Atlantique. Actif pendant la
carénées, à peine plus grandes sur le dos que journée comme tous les acanthodactyles, il se
sur les flancs. De 55 à 88 rangées d’écailles nourrit principalement de fourmis.

37° N

33° N

29° N

25° N

21° N

17° N

13° N
16° W 12° W 8° W 4° W 0° 4° E 8° E 12° E 16° E 20° E 24° E

308 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
© J.-F. Trape
Acanthodactylus longipes.
19° 17’ N, 09° 14’ E (lac du Chiriet, Niger).

© J.-F. Trape

Acanthodactylus longipes.
Environs d’Adrar (Algérie).

LES LÉZARDS 309


espèce famille
Lacertidae
Acanthodactylus maculatus (Gray, 1838)

Acanthodactyle tacheté
Spotted Fringe-toed Lizard

Identification rapide
Collier présent. Orteils avec des franges latérales. Ouverture de la narine en contact
avec la première supralabiale. Deux supralabiales en contact avec la sous-oculaire. Trois
rangées d’écailles autour des doigts. Rangées droite et gauche des pores fémoraux non
en contact. Du nord du Maroc à l’ouest de la Libye.

Dimensions granuleuses. De 50 à 63 rangées d’écailles


dorsales au milieu du corps, toutes de taille
Longueur museau-cloaque jusqu’à 5,5 cm, sensiblement égale. Écailles ventrales disposées
longueur totale jusqu’à environ 15 cm. sur 12 rangées. Orteils avec des écailles formant
des franges latérales. Quatre rangées d’écailles
Répartition et habitat
autour des doigts. De 16 à 22 pores fémoraux
Depuis la région de Marrakech au Maroc jusqu’à de chaque côté du corps, les deux rangées non
la Tripolitaine en Libye. En Algérie, majeure en contact au centre mais séparées par une ou
partie des régions nord-sahariennes (au nord deux écailles.
de 31°N) et des hauts plateaux. Ensemble de Coloration dorsale gris pâle avec le plus souvent
la Tunisie à l’exception des reliefs humides du des taches blanchâtres, jaunâtres ou orangées
nord-ouest du pays. Zones semi-arides à arides plus ou moins régulièrement alignées longitudi-
à sol dur. nalement. Des petites taches noires disséminées,
notamment sur les flancs.
Description
Histoire naturelle
Tête couverte de plaques symétriques. Repli
d’écailles formant un collier dans la région Cette espèce habite les zones de steppe à herbes
gulaire. Pupille ronde. Ouverture de la narine basses, les chotts, les plaines à végétation
en contact avec la première supralabiale. Deux éparse et les regs. Elle est active toute l’année
supralabiales en contact avec la sous-oculaire. mais son activité est réduite en hiver. Elle se
Deuxième et troisième supraoculaires grandes, nourrit notamment de sauterelles, scarabées,
la première parfois fragmentée, la quatrième araignées et fourmis qu’elle chasse en se
remplacée par des granules. Supratemporales déplaçant de plante en plante.

37° N

33° N

29° N

25° N

21° N

17° N

13° N

16° W 12° W 8° W 4° W 0° 4° E 8° E 12° E 16° E 20° E 24° E

310 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
© J.-F. Trape
Acanthodactylus maculatus.
Environs de Beni-Ounif (Algérie).

© J.-F. Trape

Acanthodactylus maculatus.
Environs de Beni-Ounif (Algérie).

LES LÉZARDS 311


espèce famille
Lacertidae
Acanthodactylus scutellatus audouini
Boulenger, 1918

Acanthodactyle d’Audouin
Audouin’s Fringe-toed Lizard

Identification rapide
Collier présent. Orteils avec des franges latérales. Ouverture de la narine en contact avec
la première supralabiale. Trois ou quatre supralabiales en contact avec la sous-oculaire.
Écailles ventrales sur 13 ou 14 rangées. Moins de 60 rangées de dorsales. Quatre rangées
d’écailles autour des doigts. Sahara.

Dimensions dorsales au milieu du corps (moyenne : 53 ;


rarement plus de 60). Écailles ventrales sur 13
Longueur museau-cloaque jusqu’à 7,5 cm,
ou 14 rangées, rarement 12 et exceptionnelle-
longueur totale jusqu’à 22 cm.
ment 16 (1 % des spécimens). Orteils avec des
Répartition et habitat franges latérales, celles du quatrième orteil
très développées. Quatre rangées d’écailles
Sahara, du nord de la Mauritanie et de l’Algérie autour des doigts. Présence de 16 à 26 pores
au Soudan et à l’Égypte. Zones sablonneuses fémoraux de chaque côté.
en terrain plat ou accidenté avec le plus souvent
un peu de végétation. Couleur sable avec des taches claires plus ou
moins contrastées. Des réticulations sombres
Description chez les mâles, des taches sombres régulière-
ment disposés chez les femelles. Dessus de la
Tête couverte de plaques symétriques. Repli tête avec des taches sombres.
d’écailles formant un collier dans la région
gulaire. Pupille ronde. Ouverture de la narine Histoire naturelle
en contact avec la première supralabiale. Trois
ou quatre supralabiales en contact avec la Rencontré dans une grande variété de biotopes
sous-oculaire. Trois grandes plaques sus-ocu- sahariens, il peut supporter des conditions
laires, la quatrième très fractionnée. Écailles extrêmes. Il est moins associé aux grands ergs
dorsales carénées, de taille similaire sur le dos que A. longipes avec qui il partage une grande
et sur les flancs. De 39 à 69 rangées d’écailles partie de son aire de répartition.

37° N

33° N

29° N

25° N

21° N

17° N

13° N

16° W 12° W 8° W 4° W 0° 4° E 8° E 12° E 16° E 20° E 24° E

312 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
© J.-F. Trape
Acanthodactylus scutellatus audouini.
Environs d’Arlit (Niger).

© J.-F. Trape

Acanthodactylus scutellatus audouini.


Environs de Biskra (Algérie).

LES LÉZARDS 313


espèce famille
Lacertidae
Acanthodactylus senegalensis Chabanaud, 1918

Acanthodactyle du Sénégal
Senegal Fringe-toed Lizard

Identification rapide
Collier présent. Orteils avec des franges latérales. Ouverture de la narine en contact avec
la première supralabiale. Trois ou quatre supralabiales en contact avec la sous-oculaire.
Écailles ventrales sur 10 à 12 rangées. Moins de 55 rangées de dorsales. Écailles dorsales
environ deux fois plus grandes sur le dos que sur les flancs. Quatre rangées d’écailles
autour des doigts.

Dimensions du corps (moyenne : 41). Écailles ventrales


sur 10 à 12 rangées, rarement 13 ou 14. Orteils
Longueur museau-cloaque jusqu’à 6 cm,
avec des écailles formant des franges latérales,
longueur totale jusqu’à 17 cm.
celles du quatrième orteil très développées.
Répartition et habitat Quatre rangées d’écailles autour des doigts.
Présence de 11 à 20 pores fémoraux de chaque
Du Sénégal au Sahara occidental et au Niger. côté.
Dunes fixées par la végétation et autres terrains
sablonneux avec végétation. Mâles adultes tachetés de sombre et de clair sur
un fond beige. Flancs nettement plus sombres
Description que le dos. Souvent une ligne vertébrale sombre
irrégulière chez la femelle.
Tête couverte de plaques symétriques. Repli
d’écailles formant un collier dans la région Histoire naturelle
gulaire. Pupille ronde. Ouverture de la narine
en contact avec la première supralabiale. Trois Longtemps confondu avec A. dumerili dont il
ou quatre supralabiales en contact avec la sous- est difficile à distinguer, cet acanthodactyle
oculaire. Trois grandes plaques sus-oculaires, sahélien est particulièrement abondant dans
la quatrième fractionnée. Écailles dorsales le nord du Sénégal. En Mauritanie, bien que
plates et fortement carénées, environ deux présent près du littoral, il évite les dunes
fois plus grandes sur le dos que sur les flancs. côtières où il est remplacé par A. dumerili. Il
De 34 à 53 rangées d’écailles dorsales au milieu se nourrit surtout de fourmis.

28° N

24° N

20° N

16° N

12° N

8° N

4° N
16° W 12° W 8° W 4° W 0° 4° E 8° E 12° E 16° E 20° E 24° E

314 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
© J.-F. Trape
Acanthodactylus senegalensis.
Dakar (Sénégal).

© J.-F. Trape

Acanthodactylus senegalensis.
Dakar (Sénégal).

LES LÉZARDS 315


espèce famille
Lacertidae
Acanthodactylus taghitensis
Geniez et Foucart, 1995

Acanthodactyle deTaghit
Taghit Fringe-toed Lizard

Identification rapide
Collier présent. Orteils avec des franges latérales. Ouverture de la narine en contact
avec la première supralabiale. Deux supralabiales en contact avec la sous-oculaire.
Écailles dorsales environ deux fois plus grandes sur le dos que sur les flancs. Quatre
rangées d’écailles autour des doigts. Sahara.

Dimensions brusquement. De 43 à 47 rangées d’écailles


dorsales au milieu du corps. Écailles ventrales
Longueur museau-cloaque jusqu’à 5,5 cm,
sur 13 ou 14 rangées. Orteils avec des écailles
longueur totale jusqu’à 16 cm chez les rares
formant des franges latérales, celles du qua-
spécimens adultes connus.
trième orteil très développées. Quatre rangées
Répartition et habitat d’écailles autour des doigts. Présence de 20 à
25 pores fémoraux de chaque côté.
Espèce connue du nord de la Mauritanie et
des régions de Taghit et de Tindouf en Algérie Coloration générale beige roussâtre pâle ou
dans des zones rocheuses en partie ensablées. orangé clair. Dos des femelles parsemé de
petites taches sombres espacées qui sont
Description reliées par des traits clairs longitudinaux
s’estompant plus ou moins vers l’arrière. Le
Tête couverte de plaques symétriques. Repli mâle de cette espèce reste encore inconnu.
d’écailles formant un collier dans la région
gulaire. Pupille ronde. Ouverture de la narine Histoire naturelle
en contact avec la première supralabiale.
Deux supralabiales en contact avec la sous- Peu de données sont actuellement disponibles
oculaire. Trois grandes plaques sus-oculaires, sur cette espèce proche de A. aureus avec qui
la quatrième fractionnée. Écailles dorsales elle présente une distribution allopatrique. Les
carénées, environ deux fois plus grandes sur le quelques spécimens connus ont été collectés
dos que sur les flancs, le passage des écailles dans des milieux présentant une alternance de
du dos aux écailles latérales s’effectuant zones rocheuses et de petites dunes.

37° N

33° N

29° N

25° N

21° N

17° N

13° N

16° W 12° W 8° W 4° W 0° 4° E 8° E 12° E 16° E 20° E 24° E

316 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
© M. Geniez
Acanthodactylus taghitensis.
Environs de Taghit (Algérie).

© P.-H. Fabre

Acanthodactylus taghitensis.
Environs de Taghit (Algérie).

LES LÉZARDS 317


espèce famille
Lacertidae
Gastropholis echinata (Cope, 1862)

Lézard à queue épineuse


Spiny-tailed Lizard

Identification rapide
Coloration dominante verte. Collier présent. Écailles médiodorsales non élargies. Queue
fortement épineuse. Écailles ventrales partiellement carénées disposées sur 6 ou 8 rangées.
Forêt dense.

Dimensions dorsales grandes et fortement carénées, petites


et moins distinctement carénées sur les flancs.
Longueur museau-cloaque jusqu’à 10 cm, De 32 à 46 rangées d’écailles dorsales au milieu
longueur totale jusqu’à 34 cm. du corps. Écailles ventrales habituellement en
6 rangées, rarement 8. Doigts effilés, avec 26 à
Répartition et habitat
32 écailles sous le quatrième orteil. De 10 à
En Afrique de l’Ouest, connu du Liberia, de 14 pores fémoraux de chaque côté.
Côte d’Ivoire et du Ghana, en zone de forêt La coloration dorsale dominante est verte ou
dense. Présent également en forêt du Cameroun olivâtre, uniformément ou souvent tachetée ou
au Congo. vermiculée de noir. Certains spécimens ont le
dos barré de noir et de vert clair ou de jaunâtre.
Description La queue est brune ou olivâtre dessus, avec
Tête couverte de plaques symétriques. Repli des petites taches ou barres claires et sombres.
d’écailles formant un collier dans la région La face ventrale est verte ou jaunâtre.
gulaire. Pupille ronde. Ouverture de la narine
Histoire naturelle
entre trois ou quatre écailles, en contact ou non
avec la rostrale. Quatre ou cinq supralabiales en Bien que d’assez grande taille, ce lézard arbori-
avant de la sous-oculaire. Quatre sus-oculaires, cole strictement forestier est rarement observé
la première petite est parfois fusionnée avec la car il se tient dans la canopée et n’est qu’ex-
première supraciliaire, la deuxième et la troi- ceptionnellement rencontré au sol ou à faible
sième égales, la quatrième petite. Écailles hauteur.

28° N

24° N

20° N

16° N

12° N

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16° W 12° W 8° W 4° W 0° 4° E 8° E 12° E 16° E 20° E 24° E

318 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
© L. Chirio
Gastropholis echinata.
Mbweni (Cameroun).

© L. Chirio

Gastropholis echinata.
Mbweni (Cameroun).

LES LÉZARDS 319


espèce famille
Lacertidae
Heliobolus nitidus Günther, 1872

Lézard à queue rouge


Red-tailed Sand Lizard

Identification rapide
Collier présent. Écailles médiodorsales non élargies. Un espace entre l’ouverture de la
narine et la première supralabiale. Deux grandes plaques sus-oculaires. Pariétales non
en contact entre elles. Écailles ventrales lisses disposées en 6 rangées. Queue brunâtre
ou rougeâtre au moins deux fois plus longue que le corps. Savane.

Dimensions par une petite occipitale. Écailles dorsales


carénées. De 42 à 55 (H. n. nitidus) et de 52 à
Longueur museau-cloaque jusqu’à 6 cm,
69 (H. n. quadrinasalis) rangées d’écailles
longueur totale jusqu’à 19 cm.
dorsales au milieu du corps. Écailles ventrales
Répartition et habitat en 6 rangées. Doigts sans franges latérales.
Deux rangées d’écailles autour des doigts.
De la Guinée au Nigeria pour la sous-espèce Présence de 10 à 15 pores fémoraux de chaque
nominale et du Cameroun à la RDC pour la côté. Longueur de la queue comprise entre 2 et
sous-espèce H. n. quadrinasalis Chabanaud, 2,5 fois la longueur du corps.
1918. Savane soudano-guinéenne.
Coloration dorsale des adultes brunâtre avec
Description de chaque côté du corps deux larges bandes
longitudinales noirâtres ou brun foncé alternant
Tête couverte de plaques symétriques. Repli avec trois bandes claires plus étroites, celles des
d’écailles formant un collier dans la région flancs jaunâtres. Queue rougeâtre ou brunâtre.
gulaire. Pupille ronde. Ouverture de la narine
sans contact avec la première supralabiale ni Histoire naturelle
avec la nasale postérieure. Une grande sous-
oculaire en contact avec la lèvre et séparant les Cette espèce présente une large répartition en
supralabiales antérieures, qui sont au nombre savane soudano-guinéenne mais elle semble peu
de cinq, des supralabiales postérieures. Deux commune, peut-être en partie du fait qu’elle
grandes plaques sus-oculaires. Deux grandes soit craintive et très rapide et ainsi difficile à
plaques pariétales séparées antérieurement observer. Elle est active pendant la journée et
par une interpariétale et postérieurement se nourrit de petits arthropodes.

28° N

24° N

20° N

16° N

12° N

8° N

4° N
16° W 12° W 8° W 4° W 0° 4° E 8° E 12° E 16° E 20° E 24° E

320 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
© J.-F. Trape
Heliobolus nitidus.
Laminina (Mali).

© L. Chirio

Heliobolus nitidus.
Parc du W (Niger).

LES LÉZARDS 321


espèce famille
Lacertidae
Holaspis guentheri Gray, 1863

Lézard arboricole à queue plate


Flat-tailed Tree Lizard

Identification rapide
Coloration caractéristique avec alternance de bandes longitudinales noires et jaunes ou
turquoises. Collier présent. Deux séries longitudinales de grandes plaques médiodorsales
fortement élargies. De 58 à 84 rangées de plaques et écailles dorsales au milieu du corps.
Corps aplati. Queue avec des franges d’écailles latérales. Forêt dense.

Dimensions séparées antérieurement par la frontopariétale


et postérieurement par une petite occipitale.
Longueur museau-cloaque jusqu’à 5 cm, Deux séries longitudinales de grandes plaques
longueur totale jusqu’à 13 cm. dorsales médianes. De 58 à 84 rangées de
plaques et de petites écailles dorsales au milieu
Répartition et habitat
du corps. Six rangées de plaques ventrales.
De la Sierra Leone à l’Ouganda et à l’Angola. Présence de 16 à 24 pores fémoraux de chaque
Forêt dense et galeries forestières. côté. Queue en majeure partie couverte dessus
et dessous d’une double rangée de plaques et
Description présentant de fortes denticulations latérales.
Tête, corps et queue fortement aplatis. Tête Coloration caractéristique, avec une bande
couverte de plaques symétriques. Repli d’écailles médio-dorsale et trois bandes dorso-latérales
formant un collier dans la région gulaire. noires alternant avec des bandes jaune vif ou
Pupille ronde. Ouverture de la narine entre turquoise.
deux nasales, loin de la rostrale mais proche
Histoire naturelle
de la première supralabiale. Une grande sous-
oculaire en contact avec la lèvre et séparant les Ce petit lézard de forêt est immédiatement
supralabiales antérieures, qui sont au nombre reconnaissable à sa belle coloration et à sa
de trois ou quatre, des supralabiales posté- forme très aplatie. Il se tient en hauteur sur
rieures. Quatre grandes plaques sus-oculaires. le tronc des arbres où il chasse de jour les
Frontopariétale unique, médiane en arrière de fourmis et d’autres arthropodes. Il est capable
la frontale. Deux grandes plaques pariétales de planer d’arbre en arbre.

28° N

24° N

20° N

16° N

12° N

8° N

4° N
16° W 12° W 8° W 4° W 0° 4° E 8° E 12° E 16° E 20° E 24° E

322 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
© J.-F. Trape
Holaspis guentheri.
Nzébéla (Guinée).

© J.-F. Trape

Holaspis guentheri.
Forêt de Lama (Bénin).

LES LÉZARDS 323


espèce famille
Lacertidae
Latastia longicaudata (Reuss, 1834)

Lézard à longue queue


Long-tailed Lizard

Identification rapide
Collier présent. Écailles médiodorsales non élargies. Orteils sans franges latérales.
Ouverture de la narine en contact avec la première supralabiale. Plaque occipitale
présente. Six ou huit rangées de plaques ventrales. De 50 à 65 rangées d’écailles dorsales
au milieu du corps. Sahel.

Dimensions corps. Plaques ventrales lisses et de grande taille


disposées sur six rangées, avec souvent de
Longueur museau-cloaque jusqu’à 11 cm, chaque côté une petite rangée supplémentaire
longueur totale jusqu’à 40 cm. avant les dorsales. Orteils sans franges latérales.
Présence de 5 à 16 pores fémoraux de chaque
Répartition et habitat
côté. Longueur de la queue habituellement
Du Sénégal à l’Afrique de l’Est. Savane sahé- comprise entre 2,5 et 3,2 fois la longueur du
lienne. corps quand elle est intacte.
Coloration dorsale avec une ligne vertébrale
Description et six lignes dorso-latérales rougeâtres ou
Tête couverte de plaques symétriques. Repli brunâtres alternant avec des lignes claires
d’écailles formant un collier dans la région discontinues souvent barrées transversalement
gulaire. Pupille ronde. Ouverture de la narine de sombre et présentant une succession de
habituellement en contact avec la première taches ou d’ocelles bleus et jaunes. La coloration
supralabiale, une nasale antérieure et deux dorsale tend à s’uniformiser vers l’arrière du
nasales postérieures. Une grande sous-oculaire corps. La face ventrale est claire.
en contact avec la lèvre et séparant les supra-
Histoire naturelle
labiales antérieures, qui sont au nombre de
cinq à sept, des supralabiales postérieures. Ce grand lézard affectionne les plaines sahé-
Quatre plaques sus-oculaires, la deuxième et liennes sablonneuses à végétation éparse. Il
la troisième de grande taille, la première et sort en plein soleil à la recherche d’insectes
la quatrième petites et fractionnées. De 50 à dont il se nourrit. Très méfiant et fuyant à la
65 rangées d’écailles dorsales au milieu du moindre alerte, il est difficile à approcher.

28° N

24° N

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12° N

8° N

4° N
16° W 12° W 8° W 4° W 0° 4° E 8° E 12° E 16° E 20° E 24° E

324 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
© J.-F. Trape
Latastia longicaudata.
Dielmo (Sénégal).

© J.-F. Trape

Latastia longicaudata.
Environs de Madaoua (Niger).

LES LÉZARDS 325


espèce famille
Lacertidae
Latastia ornata Monard, 1940

Lézard orné
Ornate Lizard

Identification rapide
Collier présent. Écailles médiodorsales non élargies. Orteils sans franges latérales.
Ouverture de la narine en contact avec la première supralabiale. Plaque occipitale
présente. Six rangées de plaques ventrales. Environ 68 rangées d’écailles dorsales au
milieu du corps. Dos noirâtre avec quatre lignes blanches continues et une double ligne
de taches blanches sur les flancs.

Dimensions d’écailles dorsales au milieu du corps. Plaques


ventrales lisses et de grande taille disposées
Longueur museau-cloaque 7,6 cm chez le seul
sur six rangées. Orteils sans franges latérales.
spécimen connu, longueur totale 23 cm.
Présence de 17 pores fémoraux de chaque
Répartition et habitat côté. Longueur de la queue environ deux fois
supérieure à la longueur museau-cloaque.
Connu seulement de Bafatà en zone de savane
soudano-guinéenne en Guinée Bissau. Coloration dorsale remarquable, brun noirâtre
vers l’avant et brun rougeâtre vers l’arrière, avec
Description quatre lignes longitudinales medio-dorsales
blanches continues et sur chaque flanc une
Tête couverte de plaques symétriques. Repli double ligne discontinue de taches blanches
d’écailles formant un collier dans la région régulièrement espacées. La face ventrale est
gulaire. Pupille ronde. Ouverture de la narine claire.
en contact avec la première supralabiale, une
nasale antérieure et deux nasales postérieures. Histoire naturelle
Une grande sous-oculaire en contact avec la
lèvre et séparant les supralabiales antérieures, Ce beau lézard conservé au muséum de la
qui sont au nombre de quatre d’un côté et de Chaux-de-Fonds n’a pour le moment jamais
cinq de l’autre côté, des supralabiales posté- été retrouvé depuis sa capture en 1938 par
rieures. Quatre plaques sus-oculaires, la Monard. Les environs de Bafatà d’où il provient
deuxième et la troisième de grande taille, la sont largement couverts d’une belle savane
première et la quatrième petites. 68 rangées arborée soudano-guinéenne.

28° N

24° N

20° N

16° N

12° N

8° N

4° N
16° W 12° W 8° W 4° W 0° 4° E 8° E 12° E 16° E 20° E 24° E

326 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
© J.-F. Trape
Latastia ornata.
Bafatà (Guinée-Bissau).

© J.-F. Trape

Latastia ornata.
Bafatà (Guinée-Bissau).

LES LÉZARDS 327


espèce famille
Lacertidae
Mesalina guttulata (Lichtenstein, 1823)

Mésaline à gouttelettes
Small-spotted Desert Racer

Identification rapide
Collier absent. Un espace entre l’ouverture de la narine et la première supralabiale.
Huit ou dix rangées de plaques ventrales. Disque palpébral constitué de deux écailles
transparentes. Coloration dorsale beige ou olivâtre avec de petites taches noires.
Sahara.

Dimensions médianes non élargies. De 36 à 54 rangées


d’écailles dorsales au milieu du corps. Plaques
Longueur museau-cloaque jusqu’à 5,6 cm,
ventrales lisses et de grande taille disposées
longueur totale jusqu’à 17 cm.
sur huit à dix rangées longitudinales et 25 à
Répartition et habitat 33 rangées transversales. Doigts sans franges
latérales. Présence de 9 à 17 pores fémoraux
De la Mauritanie à l’Érythrée et du Maroc à de chaque côté. Une grande plaque anale.
l’Arabie saoudite. Zones arides à sol caillouteux Queue environ 2 fois plus longue que le corps,
ou rocheux. celle des mâles proportionnellement plus
longue que celle des femelles.
Description
La coloration dorsale est beige ou olivâtre avec
Tête couverte de plaques symétriques. Absence un grand nombre de petites taches noires et
de collier dans la région gulaire. Pupille ronde. parfois blanches plus ou moins alignées sur le
Disque palpébral constitué de deux écailles dos. La face ventrale est claire.
transparentes. Museau pointu avec narine
proéminente. Ouverture de la narine éloignée Histoire naturelle
de la première supralabiale et située entre trois
nasales. Une grande sous-oculaire en contact Ce petit lézard du désert est actif aux heures
avec la lèvre et séparant les supralabiales chaudes de la journée où il se nourrit de petits
antérieures, qui sont habituellement au nombre arthropodes, surtout de fourmis, qu’il chasse
de quatre, des supralabiales postérieures. Deux en embuscade dissimulé à l’ombre d’une plante,
grandes plaques sus-oculaires. Écailles dorsales d’une pierre ou d’un rocher.

37° N

33° N

29° N

25° N

21° N

17° N

13° N

16° W 12° W 8° W 4° W 0° 4° E 8° E 12° E 16° E 20° E 24° E

328 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
© M. Geniez
Mesalina guttulata.
Environs d’Atar (Mauritanie).

© J.-F. Trape

Mesalina guttulata.
Environs de Tata (Maroc).

LES LÉZARDS 329


espèce famille
Lacertidae
Mesalina olivieri (Audoin, 1829)

Mésaline d’Olivier
Olivier’s Desert Racer

Identification rapide
Collier absent. Un espace entre l’ouverture de la narine et la première supralabiale. Huit
ou dix rangées de plaques ventrales. Disque palpébral constitué de quatre à six écailles
transparentes. Quatre supralabiales en avant de la sous-oculaire. Coloration dorsale
avec des bandes longitudinales plus ou moins contrastées et des petits ocelles noirs et
blancs. Sahel et Sahara.

Dimensions plaques sus-oculaires. Écailles dorsales médianes


non élargies. De 35 à 40 rangées d’écailles
Longueur museau-cloaque jusqu’à 5,2 cm, dorsales au milieu du corps. Plaques ventrales
longueur totale jusqu’à 15 cm. lisses et de grande taille disposées sur huit à
dix rangées longitudinales et 27 à 34 rangées
Répartition et habitat
transversales. Doigts sans franges latérales.
Du Sénégal et du Maroc à l’Arabie. Dunes litto- De 10 à 16 pores fémoraux de chaque côté.
rales (Sénégal), steppes et régions arides à Une petite plaque anale. Queue environ 2 fois
végétation éparse sur sols pierreux et sableux. plus longue que le corps.
La coloration dorsale est beige ou brun clair
Description avec une ligne médiane et des bandes latérales
Tête couverte de plaques symétriques. Absence plus ou moins contrastées et partiellement
de collier dans la région gulaire. Pupille ronde. constituées de petits ocelles noirs et blancs
Disque palpébral constitué de quatre à six alignés. Sur les flancs, une bande sombre
écailles transparentes de tailles différentes. contraste avec la face ventrale blanchâtre.
Museau pointu avec narine proéminente.
Histoire naturelle
Ouverture de la narine éloignée de la première
supralabiale et située entre trois nasales. Une Actif pendant la journée, ce petit lézard se
grande sous-oculaire en contact avec la lèvre nourrit d’arthropodes, surtout de fourmis. Les
et séparant les supralabiales antérieures, qui populations d’Afrique de l’Ouest pourraient
sont habituellement au nombre de quatre, constituer une espèce distincte de celles
des supralabiales postérieures. Deux grandes d’Égypte d’où provient le type de M. olivieri.

37° N

33° N

29° N

25° N

21° N

17° N

13° N

16° W 12° W 8° W 4° W 0° 4° E 8° E 12° E 16° E 20° E 24° E

330 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
© J.-F. Trape
Mesalina olivieri.
21° 16’ N, 16° 47’ W (Mauritanie).

© J.-F. Trape

Mesalina olivieri.
21° 16’ N, 16° 47’ W (Mauritanie).

LES LÉZARDS 331


espèce famille
Lacertidae
Mesalina pasteuri (Bons, 1960)

Mésaline de Pasteur
Pasteur’s Desert Racer

Identification rapide
Collier absent. Un espace entre l’ouverture de la narine et la première supralabiale. Huit
ou dix rangées de plaques ventrales. Disque palpébral constitué de quatre à six écailles
transparentes. Cinq supralabiales en avant de la sous-oculaire. Coloration dorsale avec
des bandes longitudinales claires et sombres bien contrastées et sans ocelles. Sahara.

Dimensions médianes non élargies. De 32 à 41 rangées


d’écailles dorsales au milieu du corps. Plaques
Longueur museau-cloaque jusqu’à 5 cm, ventrales lisses et de grande taille disposées
longueur totale jusqu’à 16 cm. sur huit à dix rangées longitudinales et 28 à
33 rangées transversales. Doigts sans franges
Répartition et habitat
latérales. De 10 à 14 pores fémoraux de chaque
Du Sénégal et du Maroc à l’Égypte. Dunes vives côté. Une grande plaque anale. Queue 2,2 à
et autres zones arides à sols sablonneux. 2,4 fois plus longue que le corps.
Le dos présente une large bande médiodorsale
Description beige ou brunâtre ainsi qu’une paire de bandes
Tête couverte de plaques symétriques. Absence longitudinales brun foncé ou noirâtres parfois
de collier dans la région gulaire. Pupille ronde. très marquées alternant sur les flancs avec une
Disque palpébral constitué de quatre à six paire de bandes longitunales claires. La face
écailles transparentes de tailles différentes. ventrale est blanchâtre.
Museau pointu avec narine proéminente.
Histoire naturelle
Ouverture de la narine éloignée de la première
supralabiale et située entre trois nasales. Une Cette espèce des régions les plus arides du
grande sous-oculaire en contact avec la lèvre Sahara est trouvée dans les dunes vives des ergs
et séparant les supralabiales antérieures, ainsi que dans des plaines à sol sablonneux
qui sont habituellement au nombre de cinq, plus compact et dans le lit encombré de
des supralabiales postérieures. Deux grandes rochers d’oueds de montagne. Diurne, elle se
plaques sus-oculaires. Écailles dorsales nourrit d’arthropodes.

37° N

33° N

29° N

25° N

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17° N

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16° W 12° W 8° W 4° W 0° 4° E 8° E 12° E 16° E 20° E 24° E

332 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
© J.-F. Trape
Mesalina pasteuri.
17° 02’ N, 02° 08’ E (Adrar des Iforhas, Mali).

© J.-F. Trape

Mesalina pasteuri.
Azougui (Adrar, Mauritanie).

LES LÉZARDS 333


espèce famille
Lacertidae
Mesalina rubropunctata (Lichtenstein, 1823)

Mésaline à taches rouges


Red-spotted Desert Racer

Identification rapide
Collier absent. Un espace entre l’ouverture de la narine et la première supralabiale.
Douze rangées de plaques ventrales. Contact entre la rostrale et l’internasale. Disque
palpébral avec cinq à huit écailles transparentes. Quatre supralabiales en avant de la
sous-oculaire. Quatre séries longitudinales de taches blanches bordées de rouge, marron
ou noir. Sahara.

Dimensions antérieures, qui sont habituellement au nombre


de quatre, des supralabiales postérieures. Deux
Longueur museau-cloaque jusqu’à 6,7 cm, grandes plaques sus-oculaires. Écailles dorsales
longueur totale jusqu’à 18 cm. médianes non élargies. De 53 à 67 rangées
d’écailles dorsales au milieu du corps. Plaques
Répartition et habitat
ventrales lisses et de grande taille disposées
De la Mauritanie et du Maroc à l’Égypte. Zones sur douze rangées longitudinales, rarement dix,
arides à sol pierreux ou rocheux, rarement et 32 à 37 rangées transversales. Doigts sans
sableux. franges latérales. De 13 à 22 pores fémoraux
de chaque côté. Une grande plaque anale.
Description Queue 2 fois plus longue que le corps.
Tête couverte de plaques symétriques. Absence La coloration dorsale varie du gris cendré au
de collier dans la région gulaire. Pupille ronde. brun rouge, avec quatre séries longitudinales
Disque palpébral constitué de cinq à huit de taches blanches bordées de rouge, marron
écailles transparentes de tailles différentes. ou noir. La face ventrale est blanchâtre.
Museau pointu avec narine proéminente.
Histoire naturelle
Ouverture de la narine éloignée de la première
supralabiale et située entre trois nasales. Cette espèce est typique des régions pierreuses
Seule espèce de Mesalina chez qui la rostrale et rocheuses les plus arides du Sahara central
touche l’internasale. Une grande sous-oculaire en où elle est parfois le seul lézard rencontré.
contact avec la lèvre et séparant les supralabiales Diurne, elle se nourrit d’arthropodes.

37° N

33° N

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25° N

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17° N

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16° W 12° W 8° W 4° W 0° 4° E 8° E 12° E 16° E 20° E 24° E

334 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
© J.-F. Trape
Mesalina rubropunctata.
Environs de Smara (Sahara occidental).

© J.-F. Trape

Mesalina rubropunctata.
Environs de Smara (Sahara occidental).

LES LÉZARDS 335


espèce famille
Lacertidae
Philochortus zolii Scortecci, 1934

Philochorte de Zolio
Zolio’s Shield-backed Ground Lizard

Identification rapide
Collier présent. Deux séries longitudinales d’écailles médiodorsales fortement élargies.
Six rangées de plaques ventrales. De 30 à 37 rangées d’écailles dorsales au milieu du
corps. Queue très longue, au moins 2,5 fois la longueur museau-cloaque.

Dimensions au nombre de 6, des supralabiales postérieures.


Deux grandes plaques sus-oculaires. Pariétales
Longueur museau-cloaque environ 7 cm,
séparées par une interpariétale et une occipitale.
longueur totale environ 25 cm.
Collier présent. Écailles dorsales médianes
Répartition et habitat très agrandies et carénées. De 30 à 37 rangées
d’écailles dorsales au milieu du corps. Plaques
Espèce décrite à partir d’un spécimen collecté ventrales disposées sur 6 rangées longitudinales.
dans l’oasis d’Elbarkat (sud de Ghat, Libye). Doigts sans franges latérales.
Sa distribution atteint l’Égypte. En Afrique
occidentale, deux spécimens nous semblent Le dos est brun clair avec une bande longitudi-
attribuables à P. zolii, l’un collecté au Niger près nale dorso-latérale supérieure de teinte plus
du puits d’In Abezou, à 100 km au sud-ouest foncée qui est bordée, au dessous, par une zone
d’In Abangarit (holotype de P. lhotei Angel, plus claire. Sous cette bande claire, une autre,
1936), l’autre au Mali près de Bourem. foncée, est constituée par des taches sombres.
La queue est brun rougeâtre.
Description
Histoire naturelle
Tête couverte de plaques symétriques. Pupille
ronde. Ouverture de la narine percée dans la La répartition géographique des Philochortus
nasale et séparée de la première supralabiale. en zone saharo-sahélienne apparaît extrême-
Nasales largement en contact sur la ligne médiane. ment fragmentée. Les deux spécimens connus
Une grande sous-oculaire en contact avec la d’Afrique occidentale proviennent de zones
lèvre et séparant les supralabiales antérieures, sablonneuses à végétation steppique.

37° N

33° N

29° N

25° N

21° N

17° N

13° N

16° W 12° W 8° W 4° W 0° 4° E 8° E 12° E 16° E 20° E 24° E

336 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
© P. Geniez
Philochortus zolii.
Wadi El Natrun (Égypte).

© P. Geniez

Philochortus zolii.
Wadi El Natrun (Égypte).

LES LÉZARDS 337


famille Scincidae
espèce
Chalcides armitagei Boulenger, 1922

Scinque d’Armitage
Armitage’s Skink

Identification rapide
Trois doigts à chacun des membres. Écailles dorsales lisses, les médio-dorsales non élar-
gies. Membres très courts, l’extrémité des pattes antérieures rabattues vers l’arrière dis-
tante de plus d’une quarantaine d’écailles de l’extrémité des pattes postérieures
rabattues vers l’avant. Ouverture de la narine en contact avec la rostrale.

Dimensions vers l’avant. Trois doigts à chacun des membres.


La queue, cylindrique, est généralement muti-
Longueur museau-cloaque jusqu’à 12 cm,
lée ; quand elle est intacte, sa longueur est
longueur totale jusqu’à 20 cm.
toujours légèrement inférieure à la distance
Répartition et habitat museau-cloaque.

Littoral de la Gambie, de la Casamance et de La coloration dorsale est brunâtre ou jaunâtre


la Guinée-Bissau. Zones sablonneuses côtières avec six à huit rangées de petits ocelles noirs à
avec végétation naturelle ou plantations. centre blanc occupant une seule écaille et
régulièrement alignés sur le dos et la queue.
Description La face ventrale est claire.
Tête couverte de plaques symétriques. Pupille Histoire naturelle
ronde. Ouverture de la narine en contact avec
la rostrale. Ouverture tympanique bien visible. Le scinque d’Armitage a longtemps été considéré
Corps cylindrique. Écailles dorsales et ventrales comme le plus rare des scincidés ouest-africains.
lisses et toutes semblables. 22 ou rarement En fait, strictement côtier, il est localement
23 rangées d’écailles autour du milieu du corps. abondant entre l’embouchure de la Gambie et
De 91 à 97 écailles entre la mentale et le celle du rio Cacheu. Il se tient sous les feuilles
cloaque. Membres très courts, l’extrémité des mortes et autres débris végétaux posés sur le
pattes antérieures rabattues vers l’arrière sable. Son régime alimentaire n’a pas encore
distante de plus d’une quarantaine d’écailles été étudié mais il se nourrit certainement de
de l’extrémité des pattes postérieures rabattues petits insectes.

28° N

24° N

20° N

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16° W 12° W 8° W 4° W 0° 4° E 8° E 12° E 16° E 20° E 24° E

338 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
© J.-F. Trape
Chalcides armitagei.
Boucotte (Sénégal).

© S. Trape

Chalcides armitagei.
Sucujaque (Guinée-Bissau).

LES LÉZARDS 339


espèce famille
Scincidae
Chalcides boulengeri (Anderson, 1896)

Scinque de Boulenger
Boulenger’s Skink

Identification rapide
Membres très courts. Écailles dorsales lisses. Cinq doigts aux membres antérieurs. Cinq
orteils aux membres postérieurs. Cinquième supralabiale en contact avec l’œil. Museau
pointu. Moitié nord du Sahara.

Dimensions distante d’une quarantaine d’écailles de l’ex-


trémité des pattes postérieures rabattues vers
Longueur museau-cloaque jusqu’à 9,1 cm, l’avant. Cinq doigts aux membres antérieurs,
longueur totale jusqu’à 17,3 cm. le pouce parfois très réduit. Cinq orteils aux
membres postérieurs, le cinquième orteil parfois
Répartition et habitat
très réduit. Queue cylindrique à extrémité
Du Maroc à la Libye en zone saharienne. En effilée, sa longueur plus courte que la distance
Algérie, atteint le Hoggar et le Tassili. Bordure museau-cloaque.
des ergs et autres zones sablonneuses. La coloration dorsale est beige jaunâtre. Le
bord latéral de chaque écaille est entièrement
Description ou partiellement noir, l’ensemble donnant
Tête couverte de plaques symétriques. l’aspect de lignes longitudinales noires. Une
Museau pointu. Grande rostrale en contact bande noire partant de la narine puis traversant
avec l’ouverture de la narine. Une seule les yeux et la région temporale. Les flancs et la
grande supranasale médiane entre la rostrale face ventrale sont blanchâtres.
et la frontonasale. Frontale en contact avec la
Histoire naturelle
frontonasale. Œil petit. Ouverture tympanique
minuscule mais apparente. Huit supralabiales, Ce scinque fouisseur passe l’essentiel de sa vie
la cinquième en contact avec l’œil. Corps enfoui dans le sable, notamment près de la
allongé. Écailles dorsales et ventrales lisses et racine des plantes. Il s’enfonce parfois à plus
de dimensions similaires. De 24 à 28 rangées de 70 cm de profondeur. Il détecte les vibrations
d’écailles autour du milieu du corps. Membres des insectes marchant en surface et les capture
vestigiaux, surtout à l’avant, l’extrémité des en jaillissant par-dessous. Hiberne dans le sable
pattes antérieures rabattues vers l’arrière ou dans la litière des racines.

37° N

33° N

29° N

25° N

21° N

17° N

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16° W 12° W 8° W 4° W 0° 4° E 8° E 12° E 16° E 20° E 24° E

340 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
© P. Geniez
Chalcides boulengeri.
Aïn Sidi Abd-er-Rhamane (Algérie).

© P. Geniez

Chalcides boulengeri.
Aïn Sidi Abd-er-Rhamane (Algérie).

LES LÉZARDS 341


espèce famille
Scincidae
Chalcides delislei (Lataste, 1876)

Scinque de De l’Isle
De l’Isle’s Three-fingered Skink

Identification rapide
Membres très courts. Écailles dorsales lisses. Trois doigts aux membres antérieurs.
Quatre orteils aux membres postérieurs. Sahel et Sud saharien.

Dimensions l’extrémité des pattes antérieures rabattues vers


l’arrière distante d’une quarantaine d’écailles
Longueur museau-cloaque jusqu’à 9 cm,
de l’extrémité des pattes postérieures rabattues
longueur totale jusqu’à 16 cm.
vers l’avant. Trois doigts aux membres anté-
Répartition et habitat rieurs. Quatre orteils aux membres postérieurs.
Queue cylindrique à extrémité effilée, sa
Du Sénégal au Soudan. Vers le nord, remonte longueur nettement plus courte que la distance
jusqu’au sud du Sahara occidental et proba- museau-cloaque.
blement dans l’extrême sud algérien. Régions
sablonneuses sahéliennes et sud-sahariennes La coloration dorsale est beige clair, avec le
mais absent en zone côtière. bord latéral de chaque écaille plus ou moins
distinctement tacheté de brun, surtout vers
Description l’arrière du corps, pouvant donner l’aspect de
fines bandes longitudinales. Le dessus de la
Tête couverte de plaques symétriques. Museau queue est blanchâtre nettement tacheté de
pointu. Grande rostrale en contact avec l’ou- brun. La face ventrale est claire.
verture de la narine. Une paire de supranasales
entre la rostrale et la frontonasale. Frontale en Histoire naturelle
contact avec la frontonasale. Œil petit. Ouverture
tympanique masquée par de petites écailles. Cette petite espèce fouisseuse associée aux
Sept supralabiales, la quatrième en contact sols sablonneux présente une large répartition
avec l’œil. Corps allongé. Écailles dorsales et en zone sahélienne à l’exception du littoral
ventrales lisses et de dimensions similaires. atlantique où elle est remplacée par C. sphe-
De 22 à 26 rangées d’écailles autour du milieu nopsiformis. Diurne, elle se nourrit surtout
du corps. Membres vestigiaux, surtout à l’avant, de petits coléoptères et de leurs larves.

28° N

24° N

20° N

16° N

12° N

8° N

4° N
16° W 12° W 8° W 4° W 0° 4° E 8° E 12° E 16° E 20° E 24° E

342 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
© J.-F. Trape
Chalcides delislei.
Environs de Podor (Sénégal).

© J.-F. Trape

Chalcides delislei.
Environs de Gouré (Niger).

LES LÉZARDS 343


espèce famille
Scincidae
Chalcides ocellatus (Forskål, 1775)

Scinque ocellé
Ocellated Skink

Identification rapide
Ouverture de la narine en contact avec la rostrale. Écailles dorsales lisses, les médio-
dorsales non élargies. Membres courts, l’extrémité des pattes antérieures rabattues vers
l’arrière distante d’au moins une dizaine d’écailles de l’extrémité des pattes postérieures
rabattues vers l’avant. Cinq doigts à chacun des membres. Ouverture tympanique bien
visible.

Dimensions l’extrémité des pattes antérieures rabattues


vers l’arrière distante d’au moins une dizaine
Longueur museau-cloaque jusqu’à 15 cm, d’écailles de l’extrémité des pattes postérieures
longueur totale jusqu’à 30 cm. rabattues vers l’avant. Cinq doigts à chacun
des membres. Queue cylindrique aussi longue
Répartition et habitat
que la distance museau-cloaque.
De la Mauritanie et du Maroc au Pakistan et à La coloration dorsale est brun clair avec six à
la Grèce. En Afrique occidentale, populations huit rangées de petits ocelles noirs à centre
reliques isolées le long de la boucle du Niger, blanc occupant une seule écaille et régulièrement
dans l’Adrar de Mauritanie et dans l’Aïr. alignés sur le dos et la queue. La face ventrale
est claire.
Description
Histoire naturelle
Tête couverte de plaques symétriques. Pupille
ronde. Ouverture de la narine en contact avec Le scinque ocellé est étroitement associé en
la rostrale. Ouverture tympanique bien visible. Afrique de l’Ouest au lit majeur du fleuve
Corps cylindrique. Écailles dorsales et ventrales Niger dans sa partie la plus saharienne et aux
lisses et toutes semblables. De 24 à 34 rangées zones les plus humides de plusieurs reliefs
d’écailles autour du milieu du corps (26 à 30 en sahariens. Il s’agit de zones de végétation rela-
Afrique occidentale et au Sahara central). De tivement dense où ce lézard se nourrit de
72 à 85 écailles entre la mentale et le cloaque. petits insectes dans la journée, le soir ou en
Membres très courts, surtout ceux antérieurs, début de nuit selon la saison.

37° N

33° N

29° N

25° N

21° N

17° N

13° N

16° W 12° W 8° W 4° W 0° 4° E 8° E 12° E 16° E 20° E 24° E

344 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
© L. Chirio et M. Ascani
Chalcides ocellatus.
Kandadji (Niger).

© L. Chirio et M. Ascani

Chalcides ocellatus.
Kandadji (Niger).

LES LÉZARDS 345


espèce famille
Scincidae
Chalcides pulchellus Mocquard, 1906

Scinque de savane
Western Cylindrical Skink

Identification rapide
Écailles dorsales lisses, les médio-dorsales nettement élargies. Membres courts, l’extrémité
des pattes antérieures rabattues vers l’arrière distante d’une vingtaine d’écailles de
l’extrémité des pattes postérieures rabattues vers l’avant. Cinq doigts à chacun des
membres. 22 ou 24 écailles autour du milieu du corps. Ouest de l’Afrique occidentale.

Dimensions vers l’arrière distante d’une vingtaine d’écailles


de l’extrémité des pattes postérieures rabattues
Longueur museau-cloaque jusqu’à 12 cm,
vers l’avant. Cinq doigts à chacun des membres.
longueur totale jusqu’à 28 cm.
Cinq phalanges et 13-17 lamelles sous-digitales
Répartition et habitat au quatrième orteil. Queue cylindrique souvent
mutilée, environ 1,4 fois plus longue que la
Du sud du Sénégal à la Guinée et au Mali en zone distance museau-cloaque quand elle est intacte.
de savane soudanienne et soudano-guinéenne.
Atteint probablement le nord de la Côte d’Ivoire Le dos est brunâtre avec généralement 14 à
et le sud-ouest du Burkina Faso. 16 rangées de petites taches noires occupant
une seule écaille et régulièrement alignées sur
Description le dos et la queue. La face ventrale est claire.
Tête couverte de plaques symétriques. Pupille Histoire naturelle
ronde. Ouverture de la narine en contact avec
la rostrale. Ouverture tympanique bien visible. Ce grand scinque est le plus souvent observé
Corps cylindrique. Écailles dorsales et ventrales en soulevant des pierres dans des régions de
lisses, celles des deux rangées médio-dorsales savane relativement humides avec des affleu-
très nettement élargies. De 22 à 24 rangées rements rocheux. Son régime alimentaire n’a
d’écailles autour du milieu du corps. De 79 à pas encore été étudié mais il se nourrit très
86 écailles entre la mentale et le cloaque. probablement d’arthropodes et sans doute de
Membres très courts, surtout ceux antérieurs, reptiles car une queue de serpent a été trouvée
l’extrémité des pattes antérieures rabattues dans l’estomac d’un spécimen du Mali.

28° N

24° N

20° N

16° N

12° N

8° N

4° N
16° W 12° W 8° W 4° W 0° 4° E 8° E 12° E 16° E 20° E 24° E

346 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
© J.-F. Trape
Chalcides pulchellus.
Environs de Kédougou (Sénégal).

© J.-F. Trape

Chalcides pulchellus.
Environs de Koundara (Guinée).

LES LÉZARDS 347


espèce famille
Scincidae
Chalcides sepsoides (Auduin, 1829)

Scinque d’Audouin
Audouin’s Skink

Identification rapide
Membres très courts. Écailles dorsales lisses. Cinq doigts aux membres antérieurs. Cinq
orteils aux membres postérieurs. Quatrième supralabiale en contact avec l’œil. Museau
pointu. Nord-est du Sahara.

Dimensions rabattues vers l’avant. Cinq doigts et cinq orteils,


le premier et le cinquième doigt ainsi que le
Longueur museau-cloaque jusqu’à 11,6 cm,
cinquième orteil parfois très réduits. Queue
longueur totale jusqu’à environ 19 cm.
cylindrique à extrémité effilée, sa longueur
Répartition et habitat environ 80 % de la distance museau-cloaque.

De l’est de la Libye à la Jordanie. Dunes et La coloration dorsale est jaunâtre avec le bord
autres zones sablonneuses. des écailles légèrement brunâtre. Sur le côté de
la tête, il existe une ligne sombre de la narine à
Description la région temporale en passant à travers les
yeux. La face ventrale est blanchâtre.
Tête couverte de plaques symétriques. Museau
pointu. Grande rostrale en contact avec l’ouver- Histoire naturelle
ture de la narine. Une seule grande supranasale
médiane entre la rostrale et la frontonasale. Ce scinque fouisseur est strictement associé
Frontale en contact avec la frontonasale. Œil aux zones sablonneuses, en particulier les dunes
petit. Ouverture tympanique minuscule mais avec de la végétation, mais aussi les poches de
apparente. La quatrième supralabiale en contact sable mou dans les zones rocheuses. Il est
avec l’œil. Corps allongé. Écailles dorsales et absent des zones hyperarides à la différence
ventrales lisses et de dimensions similaires. de Scincus scincus. Il se déplace aussi bien
De 22 à 26 rangées d’écailles autour du milieu sous que sur la surface où il laisse des traces
du corps. Membres vestigiaux, surtout à l’avant, caractéristiques. Il s’enfonce profondément dans
l’extrémité des pattes antérieures rabattues le sable en utilisant les galeries de rongeurs. Il
vers l’arrière distante d’une quarantaine se nourrit d’insectes qu’il chasse de nuit en été
d’écailles de l’extrémité des pattes postérieures et de jour en hiver.

37° N

33° N

29° N

25° N

21° N

17° N

13° N
16° W 12° W 8° W 4° W 0° 4° E 8° E 12° E 16° E 20° E 24° E

348 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
© J.-F. Trape
Chalcides sepsoides.
Environs du Caire (Égypte).

© J.-F. Trape

Chalcides sepsoides.
Environs du Caire (Égypte).

LES LÉZARDS 349


espèce famille
Scincidae
Chalcides sphenopsiformis (Duméril, 1856)

Scinque du Sénégal
Senegal Skink

Identification rapide
Milieux sablonneux sur la côte atlantique. Membres très courts. Seulement deux doigts
aux membres antérieurs, parfois un simple moignon. Quatre orteils aux membres
postérieurs. Écailles dorsales lisses.

Dimensions rabattues vers l’arrière distante d’une qua-


rantaine d’écailles de l’extrémité des pattes
Longueur museau-cloaque jusqu’à 11 cm,
postérieures rabattues vers l’avant. Deux doigts
longueur totale jusqu’à 19 cm.
aux membres antérieurs, parfois un simple
Répartition et habitat moignon. Quatre orteils aux membres posté-
rieurs. Queue cylindrique à extrémité effilée, sa
Du Sénégal au Maroc. Dunes littorales, cordons longueur nettement plus courte que la distance
dunaires et autres milieux sablonneux, surtout museau-cloaque.
en zone côtière.
La face dorsale est beige avec des raies longitu-
Description dinales sombres bien contrastées (Sénégal), ou
au contraire peu marquées (Sahara occidental),
Tête couverte de plaques symétriques. Museau celles sur les flancs toujours les plus apparentes.
pointu. Grande rostrale en contact avec l’ou- Une ligne sombre de la narine à l’œil. La face
verture de la narine. Une paire de supranasales ventrale est claire.
entre la rostrale et la frontonasale. Frontale en
contact avec la frontonasale. Œil petit. Histoire naturelle
Ouverture tympanique masquée par de petites
écailles. Sept supralabiales, la quatrième en Ce petit scinque fouisseur est diurne. On le
contact avec l’œil. Corps allongé. Écailles trouve rampant sur le sable ou le plus souvent
dorsales et ventrales lisses et de dimensions caché sous des pierres ou des amas végétaux
similaires. De 22 à 24 rangées d’écailles autour dans divers types de milieux sablonneux.
du milieu du corps. Membres vestigiaux, surtout Capturé, il s’enfouit très vite quand on le repose
à l’avant, l’extrémité des pattes antérieures sur du sable.

37° N

33° N

29° N

25° N

21° N

17° N

13° N
16° W 12° W 8° W 4° W 0° 4° E 8° E 12° E 16° E 20° E 24° E

350 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
© J.-F. Trape
Chalcides sphenopsiformis.
Diogo (Sénégal).

© J.-F. Trape

Chalcides sphenopsiformis.
Diogo (Sénégal).

LES LÉZARDS 351


espèce famille
Scincidae
Chalcides thierryi Tornier, 1901

Scinque de Thierry
Thierry’s Cylindrical Skink

Identification rapide
Écailles dorsales lisses, les médio-dorsales nettement élargies. Membres courts,
l’extrémité des pattes antérieures rabattues vers l’arrière distante d’une vingtaine
d’écailles de l’extrémité des pattes postérieures rabattues vers l’avant. Cinq doigts à
chacun des membres. Habituellement 20 écailles autour du milieu du corps. Est de
l’Afrique occidentale.

Dimensions de l’extrémité des pattes postérieures rabattues


vers l’avant. Cinq doigts à chacun des membres.
Longueur museau-cloaque jusqu’à 15 cm, Quatre phalanges et 11-13 lamelles sous-digitales
longueur totale jusqu’à 34 cm. au quatrième orteil. Queue cylindrique souvent
mutilée, environ 1,4 fois plus longue que la
Répartition et habitat
distance museau-cloaque quand elle est
Du Ghana au Nigeria en zone de savane souda- intacte.
nienne et soudano-guinéenne. Le dos est brunâtre avec généralement 12 à
14 rangées de petites taches noires occupant
Description une seule écaille et régulièrement alignées sur
Tête couverte de plaques symétriques. Pupille le dos et la queue. La face ventrale est claire.
ronde. Ouverture de la narine en contact avec
Histoire naturelle
la rostrale. Ouverture tympanique bien visible.
Corps cylindrique. Écailles dorsales et ventrales Ce grand scinque est très proche de C. pulchellus
lisses, celles des deux rangées médio-dorsales qui a longtemps été considéré comme la sous-
très nettement élargies. 20 ou rarement 22 ran- espèce occidentale de C. thierryi. Leurs limites
gées d’écailles autour du milieu du corps. De précises de répartition et une éventuelle sym-
85 à 91 écailles entre la mentale et le cloaque. patrie restent à rechercher. Ces deux espèces
Membres très courts, surtout ceux antérieurs, sont le plus souvent trouvées en soulevant des
l’extrémité des pattes antérieures rabattues pierres dans des régions de savane relativement
vers l’arrière distante d’une vingtaine d’écailles humides avec des affleurements rocheux.

28° N

24° N

20° N

16° N

12° N

8° N

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16° W 12° W 8° W 4° W 0° 4° E 8° E 12° E 16° E 20° E 24° E

352 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
© L. Chirio
Chalcides thierryi.
Parc du W (Niger).

© L. Chirio

Chalcides thierryi.
Parc du W (Niger).

LES LÉZARDS 353


espèce famille
Scincidae
Cophoscincopus durus (Cope, 1862)

Scinque aquatique de Cope


Cope’s Keeled Water Skink

Identification rapide
Écailles dorsales carénées. Ouverture tympanique minuscule ou invisible. Deux fronto-
nasales en arrière de la rostrale. Milieu aquatique.

Dimensions antérieures rabattues vers l’arrière recouvrant


légèrement l’extrémité des pattes postérieures
Longueur museau-cloaque jusqu’à 5,5 cm, rabattues vers l’avant. Cinq doigts à chacun
longueur totale jusqu’à 13 cm. des membres. Queue en moyenne 1,3 fois plus
longue que la distance museau-cloaque quand
Répartition et habitat
elle est intacte.
De la Sierra Leone à la Côte d’Ivoire. Milieux La coloration dorsale est brun foncé avec des
aquatiques en zone de forêt guinéenne. taches claires disséminées. La face ventrale
est claire.
Description
Histoire naturelle
Tête couverte de plaques symétriques. Pupille
ronde. Ouverture de la narine ne touchant pas Les Cophoscincopus sont trouvés à proximité
la rostrale. Deux frontonasales en contact immédiate ou dans le lit de ruisseaux, mares et
avec la rostrale. Loréale antérieure double. petites rivières en zone forestière, notamment
Souvent une petite écaille médiane en arrière quand le relief est accidenté. Ils nagent très
des frontonasales séparant les préfrontales. bien sous la surface de l’eau par ondulations
Ouverture tympanique invisible ou minuscule. latérales, leurs membres rabattus sur le corps
Écailles dorsales et ventrales de taille similaire. et la queue. Dans l’eau, ils peuvent rester
Écailles dorsales avec trois carènes, la médiane longtemps immergés et cachés sous une
la plus forte. 28 ou 30 écailles autour du milieu pierre ou une racine d’arbre. Ils sont actifs
du corps. De 38 à 48 écailles paravertébrales. pendant la journée. Leur régime alimentaire
Membres assez grands, l’extrémité des pattes semble être à base d’arthropodes.

28° N

24° N

20° N

16° N

12° N

8° N

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16° W 12° W 8° W 4° W 0° 4° E 8° E 12° E 16° E 20° E 24° E

354 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
© L. Chirio.
Cophoscincopus durus.
Favé (Liberia).

© J.-F. Trape

Cophoscincopus durus.
Environs de Yomou (Guinée).

LES LÉZARDS 355


espèce famille
Scincidae
Cophoscincopus greeri
Böhme, Schmitz et Ziegler, 2000

Scinque aquatique de Greer


Greer’s Keeled Water Skink

Identification rapide
Écailles dorsales carénées. Ouverture tympanique invisible. Une seule grande frontonasale.
De 45 à 57 écailles paravertébrales. Sur les côtés du cou, transition progressive entre la
coloration dorsale brun foncé et la coloration ventrale claire. Milieu aquatique.

Dimensions faiblement carénées. De 45 à 57 écailles para-


vertébrales. Membres assez grands, l’extrémité
Longueur museau-cloaque jusqu’à 6,6 cm,
des pattes antérieures rabattues vers l’arrière
longueur totale jusqu’à environ 15 cm.
atteignant l’extrémité des pattes postérieures
Répartition et habitat rabattues vers l’avant. Cinq doigts à chacun
des membres. Queue en moyenne 1,4 fois plus
De la Sierra Leone au Togo. Ruisseaux et longue que la distance museau-cloaque quand
petites rivières à cours rapide en zone soudano- elle est intacte.
guinéenne.
La coloration dorsale est brun foncé avec des
Description taches claires et des zones plus sombres. La
face ventrale est blanchâtre, jaune orangé ou
Tête couverte de plaques symétriques. Pupille orange vif. Sur les côtés du cou, la transition
ronde. Ouverture de la narine ne touchant pas est progressive entre la coloration dorsale
la rostrale. Une grande frontonasale en contact brun foncé et la coloration ventrale claire.
avec la rostrale. Loréale antérieure unique.
Préfrontales rarement en contact, générale- Histoire naturelle
ment séparées par la frontale qui touche la
frontonasale. Ouverture tympanique cachée Espèce très proche morphologiquement mais
ou minuscule. Écailles dorsales et ventrales de distincte génétiquement de C. simulans avec
taille similaire. Écailles dorsales avec trois laquelle elle partage dans le sud-est de la Guinée
carènes, celle médiane la plus marquée. les mêmes cours d’eau. Souvent localement
Écailles du dessus de la tête et de la nuque abondante.

28° N

24° N

20° N

16° N

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8° N

4° N
16° W 12° W 8° W 4° W 0° 4° E 8° E 12° E 16° E 20° E 24° E

356 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
© J.-F. Trape
Cophoscincopus greeri.
Nzébéla (Guinée).

© J.-F. Trape

Cophoscincopus greeri.
Nzébéla (Guinée).

LES LÉZARDS 357


espèce famille
Scincidae
Cophoscincopus senegalensis
Trape, Mediannikov et Trape, 2012

Scinque aquatique du Sénégal


Senegal Keeled Water Skink

Identification rapide
Écailles dorsales carénées. Ouverture tympanique très petite mais visible. Une seule
grande frontonasale. De 48 à 51 écailles paravertébrales. Sur les côtés du cou, transition
progressive entre la coloration dorsale brun foncé et la coloration ventrale claire. Milieu
aquatique.

Dimensions d’écailles autour du milieu du corps. De 48 à


51 écailles paravertébrales chez le petit nombre
Longueur museau-cloaque jusqu’à 6,8 cm chez
de spécimens étudiés. Membres assez grands,
le petit nombre de spécimens étudiés, longueur
l’extrémité des pattes antérieures rabattues
totale jusqu’à environ 16 cm.
vers l’arrière atteignant l’extrémité des pattes
Répartition et habitat postérieures rabattues vers l’avant. Cinq doigts
à chacun des membres. Queue environ 1,4 fois
Sud-est du Sénégal et nord-ouest de la Guinée. plus longue que la distance museau-cloaque
Ruisseaux et petites rivières à cours rapide quand elle est intacte.
des contreforts du Fouta Djalon en zone de
savane. La coloration dorsale est brun foncé avec des
taches claires plus ou moins alignées et des
Description zones intermédiaires plus sombres. La face
ventrale est blanc jaunâtre ou orangée. Sur les
Tête couverte de plaques symétriques. Pupille côtés du cou, la transition est progressive
ronde. Ouverture de la narine ne touchant pas entre la coloration dorsale et la coloration
la rostrale. Une grande frontonasale en contact ventrale.
avec la rostrale. Loréale antérieure unique.
Préfrontales séparées par la frontale qui Histoire naturelle
touche la frontonasale. Ouverture tympanique
très petite mais habituellement bien visible. Cette espèce nouvellement découverte présente
Écailles dorsales et ventrales de taille simi- le même mode de vie aquatique que les autres
laire. Écailles dorsales avec trois carènes, espèces de Cophoscincopus mais c’est la seule
celle médiane la plus marquée. 30 rangées connue qui ne soit pas forestière.

28° N

24° N

20° N

16° N

12° N

8° N

4° N
16° W 12° W 8° W 4° W 0° 4° E 8° E 12° E 16° E 20° E 24° E

358 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
© J.-F. Trape
Cophoscincopus senegalensis.
Dindéfelo (Sénégal).

© J.-F. Trape

Cophoscincopus senegalensis.
Dindéfelo (Sénégal).

LES LÉZARDS 359


espèce famille
Scincidae
Cophoscincopus simulans (Vaillant, 1884)

Scinque aquatique de Vaillant


Vaillant’s Keeled Water Skink

Identification rapide
Écailles dorsales carénées. Ouverture tympanique très petite mais habituellement
visible. Une seule grande frontonasale. De 39 à 48 écailles paravertébrales. Sur les côtés
du cou, une bande noirâtre limite la région dorsale brun foncé et introduit une sépara-
tion nette avec la région ventrale claire. Milieu aquatique.

Dimensions Membres assez grands, l’extrémité des pattes


antérieures rabattues vers l’arrière atteignant
Longueur museau-cloaque jusqu’à 6,1 cm,
l’extrémité des pattes postérieures rabattues
longueur totale jusqu’à 15 cm.
vers l’avant. Cinq doigts à chacun des membres.
Répartition et habitat Queue en moyenne 1,4 fois plus longue que la
distance museau-cloaque quand elle est intacte.
De la Sierra Leone au Togo. Cours d’eau en
forêt guinéenne, notamment sur les reliefs et La coloration dorsale est brun foncé avec des
terrains accidentés. taches claires et des zones plus sombres. La
face ventrale est blanchâtre, jaune orangé ou
Description orange vif. Sur les côtés du cou, une bande
noirâtre borde la région dorsale brun foncé et
Tête couverte de plaques symétriques. Pupille introduit une séparation nette avec la région
ronde. Ouverture de la narine ne touchant pas ventrale claire.
la rostrale. Une grande frontonasale en contact
avec la rostrale. Loréale antérieure unique. Histoire naturelle
Préfrontales généralement séparées par la
frontale qui touche la frontonasale, parfois en On trouve cette espèce dans le lit des petits
contact. Ouverture tympanique petite. cours d’eau de forêt. Elle est active pendant la
Écailles dorsales et ventrales de taille simi- journée et se tient volontiers la nuit à découvert
laire. Écailles dorsales avec trois carènes, au bord de l’eau. Dans le sud de la Guinée, elle
celle médiane la plus marquée. Écailles du est souvent sympatrique avec C. greeri mais
dessus de la tête et de la nuque nettement les modalités de compétition entre ces deux
carénées. De 39 à 48 écailles paravertébrales. espèces sont inconnues.

28° N

24° N

20° N

16° N

12° N

8° N

4° N
16° W 12° W 8° W 4° W 0° 4° E 8° E 12° E 16° E 20° E 24° E

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© J.-F. Trape
Cophoscincopus simulans.
Nzébéla (Guinée).

© J.-F. Trape

Cophoscincopus simulans.
Nzébéla (Guinée).

LES LÉZARDS 361


espèce famille
Scincidae
Feylinia currori Gray, 1845

Scinque apode de Curror


Curror’s Legless Skink

Identification rapide
Absence de membres antérieurs et postérieurs. Œil vestigial distinguable seulement par
transparence sous les écailles céphaliques. Écailles du corps lisses, arrondies, imbriquées
et toutes semblables. Ouverture de la narine sur la rostrale. Forêt dense et galeries
forestières.

Dimensions arrondies, imbriquées et toutes semblables. De


22 à 28 rangées d’écailles autour du milieu du
Longueur museau-cloaque jusqu’à 33 cm,
corps. De 115 à 150 écailles entre la mentale
longueur totale jusqu’à 44 cm.
et le cloaque. Queue cylindrique souvent
Répartition et habitat mutilée.

Du sud-est du Nigeria à l’Angola et à la Tanzanie. La coloration dorsale est brun foncé ou noirâtre
Forêt dense, mosaïques forêt-savane et forêt- sauf en période de mue où elle devient plus
galeries limitrophes. claire. Le museau est clair ainsi que la base de
chaque écaille dorsale. La face ventrale est
Description claire.

Tête et corps couverts d’écailles, celles de la Histoire naturelle


tête différenciées en petites plaques. Pas de
membres. Forme allongée et cylindrique. C’est une grosse espèce fouisseuse de forêt
Museau pointu recouvert d’une forte rostrale que l’on trouve sous les bois morts en cours de
engainante. Narine située sur le côté de la décomposition. Elle se nourrit de termites et
rostrale dont elle est reliée à son bord posté- occasionnellement de myriapodes. Il existe un
rieur par une suture incurvée vers le bas. Œil peu d’incertitude sur sa distribution en
petit, vestigial, plus ou moins visible par Afrique de l’Ouest. Probablement à la suite
transparence sous l’oculaire ou la suture d’une erreur d’étiquetage, la provenance de
oculaire-préoculaire, en forme de tache deux spécimens de collections anciennes a été
sombre parfois centrée de blanc. Pas d’orifice attribuée respectivement à la Sierra Leone et
auriculaire. Écailles dorsales et ventrales lisses, à la province de Zaria dans le nord du Nigeria.

28° N

24° N

20° N

16° N

12° N

8° N

4° N
16° W 12° W 8° W 4° W 0° 4° E 8° E 12° E 16° E 20° E 24° E

362 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
© L. Chirio
Feylinia currori.
Yaoundé (Cameroun).

© J.-F. Trape

Feylinia currori. Spécimen préservé. Dessus de la tête.


Yaoundé (Cameroun).

LES LÉZARDS 363


espèce famille
Scincidae
Lepidothyris fernandi (Burton, 1836)

Scinque de Fernand
Red-flanked Skink

Identification rapide
Très gros scinque de forêt immédiatement reconnaissable à ses flancs joliment colorés
de rouge et noir. Écailles dorsales carénées. Cinq doigts à chaque membre. Ouverture de
la narine ne touchant pas la rostrale. Deux grandes supranasales séparant la rostrale de
la frontonasale.

Dimensions dorsales non élargies. De 30 à 34 rangées


d’écailles autour du milieu du corps. Ventrales
Longueur museau-cloaque jusqu’à 17 cm, lisses, de taille similaire aux dorsales. De 56 à
longueur totale jusqu’à 42 cm. 67 écailles entre la mentale et l’anale.
Membres assez courts, l’extrémité des pattes
Répartition et habitat
antérieures rabattues vers l’arrière distante de
De la Sierra Leone au Gabon en forêt dense. deux ou trois écailles de l’extrémité des pattes
Deux sous-espèces actuellement reconnues : postérieures rabattues vers l’avant. Cinq doigts
la forme nominale en Afrique centrale et au à chaque membre. Queue aussi longue que le
Nigeria, L. f. harlani (Hallowell, 1844) dans corps.
les autres pays d’Afrique occidentale. La partie médiane du dos est brun clair. Les
flancs sont rouge et noir. Les supralabiales
Description sont rouges. Les côtés du cou et de la gorge
Tête couverte de plaques symétriques. Pupille sont tachetés de noir et de blanc ou de bleu
ronde. Ouverture de la narine ne touchant pas clair. Le ventre est blanc. Les femelles sont
la rostrale. Une paire de supranasales séparant moins brillamment colorées que les mâles.
la rostrale de la frontonasale. Frontonasale en
Histoire naturelle
contact vers l’avant avec les supranasales et vers
l’arrière avec la frontale. Préfrontales petites, Ce très beau scinque de forêt se tient sous la
séparées par la frontonasale et la frontale. litière et les bois morts. Il se nourrit d’inverté-
Huit supralabiales, la cinquième touchant brés. Il possède un terrier dont il ne s’éloigne
l’orbite. Ouverture tympanique plus grande que guère. Il se déplace lentement et est facilement
la narine. Écailles dorsales carénées, les médio- capturé lorsqu’on le découvre.

28° N

24° N

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16° N

12° N

8° N

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16° W 12° W 8° W 4° W 0° 4° E 8° E 12° E 16° E 20° E 24° E

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© J.-F. Trape
Lepidothyris fernandi harlani.
Bopolu (Liberia).

© J.-F. Trape

Lepidothyris fernandi harlani.


Bopolu (Liberia).

LES LÉZARDS 365


espèce famille
Scincidae
Leptosiaphos dungeri Trape, 2012

Scinque à quatre doigts de Dunger


Dunger’s Four-fingered Skink

Identification rapide
Quatre doigts aux membres antérieurs. Écailles dorsales lisses. Corps étroit, de la largeur
d’un crayon. Membres courts, l’extrémité des pattes antérieures rabattues vers l’arrière
distante d’une quinzaine d’écailles de l’extrémité des pattes postérieures rabattues vers
l’avant. Ouverture de la narine ne touchant pas la rostrale. Savanes d’altitude.

Dimensions la mentale et le cloaque. Membres courts,


l’extrémité des pattes antérieures rabattues
Longueur museau-cloaque jusqu’à 6 cm, vers l’arrière distante d’une quinzaine d’écailles
longueur totale jusqu’à 15 cm. de l’extrémité des pattes postérieures rabattues
vers l’avant. Quatre doigts aux membres anté-
Répartition et habitat
rieurs (pouce absent ou vestigial) et cinq orteils
Plateau de Jos au Nigeria et savanes d’altitude aux membres postérieurs. De 13 à 16 lamelles
de l’Adamaoua au Cameroun. sous-digitales au quatrième orteil. Queue
habituellement mutilée, environ 1,6 fois plus
Description longue que le corps quand elle est intacte.
Tête couverte de plaques symétriques. Pupille Le dos est brunâtre. Les flancs sont plus clairs
ronde. Ouverture de la narine ne touchant pas avec des lignes longitudinales discontinues
la rostrale. Une grande frontonasale en contact sombres, chaque écaille étant tachetée de
avec l’arrière de la rostrale et l’avant de la brun foncé. Le ventre est crème ou jaune vert.
frontale. Préfrontales petites séparées par la
Histoire naturelle
frontale. Habituellement 6 supralabiales, la
quatrième et la cinquième entrant dans Ce petit scinque est proche de L. aloysiisa-
l’orbite. Ouverture tympanique petite. Corps baudiae des montagnes d’Afrique de l’Est.
allongé, étroit et cylindrique. Écailles dorsales Dans la ville de Jos et ses environs, il a été trouvé
et ventrales lisses, les médio-dorsales non soit sous la litière de feuilles dans des fossés
élargies. De 22 à 24 rangées d’écailles autour du bord des routes, soit quand il traversait les
du milieu du corps. De 65 à 70 écailles entre pistes en latérite.

28° N

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12° N

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4° N
16° W 12° W 8° W 4° W 0° 4° E 8° E 12° E 16° E 20° E 24° E

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© J.-F. Trape
Leptosiaphios dungeri.
Jos (Nigeria).

© J.-F. Trape

Leptosiaphios dungeri.
Jos (Nigeria).

LES LÉZARDS 367


espèce famille
Scincidae
Melanoseps occidentalis (Peters, 1898)

Scinque apode occidental


Western Legless Skink

Identification rapide
Ressemble à un très petit serpent. Absence de membres antérieurs et postérieurs. Œil
normalement développé avec une paupière inférieure mobile. Narine située entre la
rostrale et la première supralabiale. Écailles du corps lisses, arrondies, imbriquées et
toutes semblables. De 20 à 22 rangées d’écailles autour du milieu du corps. Forêt.

Dimensions autour du milieu du corps. Queue cylindrique,


souvent mutilée, terminée par une écaille en
Longueur museau-cloaque jusqu’à 8,5 cm,
forme d’épine quand elle est intacte.
longueur totale jusqu’à 14 cm.
La coloration dorsale est brun foncé ou gris
Répartition et habitat brun. Chaque écaille est partiellement incolore,
Du Nigeria à l’Angola et au Congo. Forêt dense donnant l’aspect de fines lignes longitudinales
et forêts secondaires. claires en vision rapprochée. La face ventrale
est plus claire que la face dorsale et le menton
Description est blanchâtre.

Tête et corps couverts d’écailles, celles de la Histoire naturelle


tête différenciées en petites plaques. Pas de
membres antérieurs ni postérieurs visibles. C’est une toute petite espèce fouisseuse de
Forme allongée et cylindrique, sans renflement forêt que l’on trouve plutôt dans les bas-fonds
au niveau du cou. Museau arrondi. Narine située humides, sous les bois morts en décomposition
entre la rostrale et la première supralabiale. et sous les pierres. Elle semble de nourrir
Œil normalement développé, d’assez grande principalement de termites. La présence d’une
taille, avec une paupière inférieure mobile. paupière mobile et la similitude des écailles
Pas d’orifice auriculaire. Écailles dorsales et dorsales et ventrales permettent de distinguer
ventrales lisses, arrondies, imbriquées et toutes ce lézard apode d’un petit serpent avec lequel
semblables. De 20 à 22 rangées d’écailles il peut facilement être confondu.

28° N

24° N

20° N

16° N

12° N

8° N

4° N
16° W 12° W 8° W 4° W 0° 4° E 8° E 12° E 16° E 20° E 24° E

368 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
© M. LeBreton
Melanoceps occidentalis.
Messok (Cameroun).

© J.-F. Trape

Melanoceps occidentalis.
Environs du mont Cameroun (Cameroun).

LES LÉZARDS 369


espèce famille
Scincidae
Mochlus brevicaudis
(Greer, Grandison et Barbault, 1985)
Scinque à queue courte
Short-tailed Writhing Skink

Identification rapide
Écailles dorsales carénées, le nombre de carènes au milieu du rang paravertébral compris
entre 8 et 15 chez les adultes. Membres courts, l’extrémité des pattes antérieures rabattues
vers l’arrière distante d’une quinzaine d’écailles de l’extrémité des pattes postérieures
rabattues vers l’avant. De 8 à 10 lamelles sous le quatrième orteil. Queue courte, sa
longueur de 63 % à 76 % de la distance museau-cloaque quand elle est intacte.

Dimensions et 7 à 15 carènes chez les spécimens dont la


longueur du corps dépasse 60 mm. De 26 à
Longueur museau-cloaque jusqu’à 7,8 cm,
30 rangées d’écailles autour du milieu du corps.
longueur totale jusqu’à 13 cm.
De 57 à 64 écailles paravertébrales. Membres
Répartition et habitat courts, l’extrémité des pattes antérieures
rabattues vers l’arrière distante d’une quinzaine
Guinée, Côte d’Ivoire et Ghana, en zone de d’écailles de l’extrémité des pattes postérieures
savane guinéenne. rabattues vers l’avant. Cinq doigts à chaque
membre. De 8 à 10 lamelles sous le quatrième
Description
orteil. Queue courte, sa longueur de 63 % à 76 %
Tête couverte de plaques symétriques. Pupille de la distance museau-cloaque quand elle est
ronde. Ouverture de la narine ne touchant pas intacte.
la rostrale. Une paire de supranasales séparant Coloration dorsale brune, les flancs plus sombres
la rostrale de la frontonasale. Frontonasale en vers l’avant. La face ventrale est claire.
contact vers l’avant avec les supranasales et vers
l’arrière avec la frontale. Préfrontales petites Histoire naturelle
séparées par la frontonasale et la frontale. Sept
supralabiales, la cinquième touchant l’orbite. Cette espèce de savane guinéenne est semi-
Ouverture tympanique petite mais bien visible. fouisseuse. On la trouve sous les bois morts et
Écailles dorsales carénées, les médio-dorsales dans la litière et les sols meubles humides.
non élargies, avec 3 à 6 carènes chez les juvéniles Elle se nourrit d’insectes et d’araignées.

28° N

24° N

20° N

16° N

12° N

8° N

4° N
16° W 12° W 8° W 4° W 0° 4° E 8° E 12° E 16° E 20° E 24° E

370 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
© J.-F. Trape
Mochlus brevicaudis.
Environs de Kindia (Guinée).

© J.-F. Trape

Mochlus brevicaudis.
Environs de Kindia (Guinée).

LES LÉZARDS 371


espèce famille
Scincidae
Mochlus guineensis (Peters, 1879)

Scinque de Guinée
Guinea Writhing Skink

Identification rapide
Écailles dorsales carénées, le nombre de carènes toujours inférieur à 8. Membres courts,
l’extrémité des pattes antérieures rabattues vers l’arrière distante d’une douzaine d’écailles
de l’extrémité des pattes postérieures rabattues vers l’avant. De 12 à 17 lamelles sous le
quatrième orteil. Queue assez longue, sa longueur de 77 % à 105 % de la distance
museau-cloaque.

Dimensions du corps. De 59 à 62 écailles entre la mentale


et le cloaque. Membres courts, l’extrémité des
Longueur museau-cloaque jusqu’à 8 cm, pattes antérieures rabattues vers l’arrière
longueur totale jusqu’à 15 cm. distante de 11 à 15 écailles de l’extrémité des
pattes postérieures rabattues vers l’avant. Cinq
Répartition et habitat
doigts à chaque membre. De 12 à 17 lamelles
De la Guinée-Bissau au Nigeria, en zone de sous le quatrième orteil. Queue courte, sa
forêt et de savane guinéenne. longueur de 77 % à 105 % de la distance
museau-cloaque quand elle est intacte.
Description Coloration dorsale brune. Les flancs sont
Tête couverte de plaques symétriques. Pupille noirâtres depuis l’œil jusqu’au niveau de la
ronde. Ouverture de la narine ne touchant moitié du corps et deviennent progressivement
pas la rostrale. Une paire de supranasales grisâtres ponctués de noir et de blanc vers
séparant la rostrale de la frontonasale. l’arrière du corps. La queue est est brunâtre
Frontonasale en contact vers l’avant avec les ou parfois rougeâtre. La face ventrale est
supranasales et vers l’arrière avec la frontale. jaunâtre ou blanchâtre.
Préfrontales petites séparées par la frontonasale
Histoire naturelle
et la frontale. Sept supralabiales, la cinquième
touchant l’orbite. Ouverture tympanique petite Cette espèce de forêt est largement distribuée
mais bien visible. Écailles dorsales carénées, les en zone de savane guinéenne densément
médio-dorsales non élargies avec 3 à 7 carènes. boisée. Elle se nourrit d’insectes, araignées et
De 26 à 28 rangées d’écailles autour du milieu myriapodes.

28° N

24° N

20° N

16° N

12° N

8° N

4° N
16° W 12° W 8° W 4° W 0° 4° E 8° E 12° E 16° E 20° E 24° E

372 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
© J.-F. Trape
Mochlus guineensis.
Environs de Kpalimé (Togo).

© J.-F. Trape

Mochlus guineensis.
Fazao (Togo).

LES LÉZARDS 373


espèce famille
Scincidae
Mochlus mocquardi Chabanaud, 1917

Scinque de Mocquard
Mocquard’s Skink

Identification rapide
Écailles dorsales lisses. Deux grandes supranasales séparant la rostrale de la frontonasale.
Membres courts, l’extrémité des pattes antérieures rabattues vers l’arrière distante d’au
moins une quinzaine d’écailles de l’extrémité des pattes postérieures rabattues vers
l’avant. Cinq doigts à chaque membre. Ouverture de la narine ne touchant pas la rostrale.

Dimensions tympanique très petite, inférieure ou égale à


celle de la narine. Écailles dorsales et ventrales
Longueur museau-cloaque jusqu’à 8 cm, lisses, les médio-dorsales non élargies. De 24 à
longueur totale jusqu’à 14 cm. 28 rangées d’écailles autour du corps. De 68 à
74 écailles entre la mentale et le cloaque.
Répartition et habitat
Membres courts, l’extrémité des pattes anté-
Connu du Niger, du Nigeria et du Tchad. Savane rieures rabattues vers l’arrière distante d’une
soudanienne. vingtaine d’écailles de l’extrémité des pattes
postérieures rabattues vers l’avant. Cinq doigts
Description à chaque membre. Queue épaisse, son diamètre
presque égal à celui du corps, sa longueur plus
Tête couverte de plaques symétriques. Orbite
courte que la distance museau-cloaque.
de l’œil en relief sur la tête. Pupille ronde.
Ouverture de la narine ne touchant pas la Coloration dorsale de fond brun clair avec sur
rostrale. Une paire de supranasales séparant la plupart des écailles dorsales des taches trian-
la rostrale de la frontonasale. Frontonasale en gulaires brun foncé de plus en plus marquées
contact vers l’avant avec les supranasales et vers la queue. Les labiales et les flancs sont
vers l’arrière avec la frontale. Une très grande jaunes. Le ventre est clair.
frontonasale habituellement fusionnée avec les
Histoire naturelle
préfrontales, ou parfois avec des ébauches de
division ou avec une ou deux écailles contiguës Ce scinque semi-fouisseur est trouvé sous des
vers l’avant. Six supralabiales, la quatrième et pierres ou sous la litière de feuilles mortes
la cinquième touchant l’orbite. Ouverture dans des régions de savane au sol sablonneux.

28° N

24° N

20° N

16° N

12° N

8° N

4° N
16° W 12° W 8° W 4° W 0° 4° E 8° E 12° E 16° E 20° E 24° E

374 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
© L. Chirio et M. Ascani
Mochlus mocquardi.
Gaya (Niger).

© L. Chirio

Mochlus mocquardi.
Gaya (Niger).

LES LÉZARDS 375


espèce famille
Scincidae
Panaspis breviceps (Peters, 1873)

Scinque à courte tête


Short-headed Lidless Skink

Identification rapide
Écailles dorsales lisses. Ouverture de la narine non en contact avec la rostrale. Rostrale
en contact avec la frontonasale. Supranasales présentes. Dessus du corps brunâtre avec
des petites taches noires et blanches alignées. Extrémité des pattes antérieures rabattues
vers l’arrière chevauchant l’extrémité des pattes postérieures rabattues vers l’avant.

Dimensions relativement longs, l’extrémité des pattes


antérieures rabattues vers l’arrière chevauchant
Longueur museau-cloaque jusqu’à 6,8 cm, largement l’extrémité des pattes postérieures
longueur totale jusqu’à 16 cm. rabattues vers l’avant. Cinq doigts à chaque
membre. Queue longue, sa longueur environ
Répartition et habitat
1,5 fois la distance museau-cloaque quand elle
Du sud-est du Nigeria au Congo et à l’Angola. est intacte.
Forêt dense. Le dos est brunâtre avec habituellement quatre
lignes de petites taches bicolores noires et
Description blanches. Flancs des femelles et des juvéniles
Tête couverte de plaques symétriques. Pupille avec une large bande brun foncé qui est bordée
ronde. Ouverture de la narine ne touchant pas inférieurement d’une raie claire brillante.
la rostrale. Rostrale largement en contact Mâles avec la gorge foncée gris bleu et les
avec la frontonasale. Supranasales présentes. côtés de la tête et du corps tachetés de clair.
Préfrontales grandes séparées par la frontona-
Histoire naturelle
sale et la frontale dont le contact est étroit.
Sept supralabiales, la cinquième touchant Ce gros Panaspis à l’aspect évoquant un
l’orbite. Ouverture tympanique petite mais mabouya est très commun en forêt d’Afrique
bien visible. Écailles dorsales lisses, les médio- centrale où il est associé aux marais ombro-
dorsales non élargies. De 32 à 38 rangées philes et au voisinage immédiat des cours
d’écailles autour du milieu du corps. Membres d’eau.

28° N

24° N

20° N

16° N

12° N

8° N

4° N
16° W 12° W 8° W 4° W 0° 4° E 8° E 12° E 16° E 20° E 24° E

376 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
© J.-F. Trape
Panaspis breviceps.
Lomié (Cameroun).

© R. Oslisly

Panaspis breviceps.
Chutes de la Mboko (République Centrafricaine).

LES LÉZARDS 377


espèce famille
Scincidae
Panaspis togoensis (Werner, 1902)

Scinque du Togo
Togo Lidless Skink

Identification rapide
Écailles dorsales lisses. Ouverture de la narine non en contact avec la rostrale. Rostrale
en contact avec la frontonasale. Supranasales présentes. Dessous de la tête blanchâtre.
Extrémité des pattes antérieures rabattues vers l’arrière distante de quelques écailles
ou à peine en contact avec l’extrémité des pattes postérieures rabattues vers l’avant.

Dimensions taille moyenne, l’extrémité des pattes anté-


rieures rabattues vers l’arrière habituellement
Longueur museau-cloaque jusqu’à 5,2 cm, distante de 0 à 5 écailles de l’extrémité des
longueur totale jusqu’à 14 cm. pattes postérieures rabattues vers l’avant. Cinq
doigts à chaque membre. De 11 à 14 lamelles
Répartition et habitat
sous le quatrième orteil. Queue longue, sa
Du Sénégal à la République centrafricaine, en longueur de 1,3 à 1,6 fois la distance museau-
zone de savane soudanienne et guinéenne. cloaque quand elle est intacte.
La coloration dorsale est brune vers l’avant
Description puis progressivement rougeâtre vers l’arrière.
Tête couverte de plaques symétriques. Pupille La queue et la base des pattes postérieures sont
ronde. Ouverture de la narine ne touchant pas habituellement rougeâtres. La partie antérieure
la rostrale. Rostrale largement en contact avec la des flancs est plus sombre que le dos. Le
frontonasale. Supranasales petites. Préfrontales dessous de la tête et du corps est entièrement
grandes séparées par la frontonasale et la blanchâtre.
frontale dont le contact est étroit. Sept ou huit
Histoire naturelle
supralabiales, la cinquième touchant l’orbite.
Ouverture tympanique petite mais bien visible. Cette espèce affectionne la litière des feuilles et
Écailles dorsales lisses, les médio-dorsales se tient surtout dans des zones où la proximité
non élargies. De 28 à 32 rangées d’écailles de l’eau et une bonne couverture arborée
autour du milieu du corps. De 56 à 60 écailles maintiennent le plus d’humidité au sol. Assez
entre la mentale et le cloaque. Membres de peu rapide, elle est facile à capturer.

28° N

24° N

20° N

16° N

12° N

8° N

4° N
16° W 12° W 8° W 4° W 0° 4° E 8° E 12° E 16° E 20° E 24° E

378 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
© J.-F. Trape
Panaspis togoensis.
Lamto (Côte d’Ivoire).

© J.-F. Trape

Panaspis togoensis.
Abusuapeade (Ghana).

LES LÉZARDS 379


espèce famille
Scincidae
Panaspis tristaoi (Monard, 1940)

Scinque de Tristao
Tristao’s Lidless Skink

Identification rapide
Écailles dorsales lisses. Ouverture de la narine non en contact avec la rostrale. Rostrale
en contact avec la frontonasale. Supranasales absentes. Dessous de la tête noir chez les
mâles, clair chez les femelles. Extrémité des pattes antérieures rabattues vers l’arrière
chevauchant ou non l’extrémité des pattes postérieures rabattues vers l’avant.

Dimensions autour du milieu du corps. De 50 à 55 écailles


entre la mentale et le cloaque. Membres de taille
Longueur museau-cloaque jusqu’à 4,5 cm,
moyenne, l’extrémité des pattes antérieures
longueur totale jusqu’à 10 cm.
rabattues vers l’arrière chevauchant ou non
Répartition et habitat l’extrémité des pattes postérieures rabattues
vers l’avant. Cinq doigts à chaque membre.
Du Sénégal au Ghana, en zone de savane et Queue longue, sa longueur environ 1,2 fois la
forêts claires guinéennes. Espèce précédemment distance museau-cloaque quand elle est
connue sous le nom de Panaspis nimbaensis intacte.
(Angel, 1944).
Le dos est brunâtre tacheté de noir. Les flancs
Description sont noirâtres tachetés de blanc vers l’avant et
brunâtres vers l’arrière. Le dessous de la tête
Tête couverte de plaques symétriques. Pupille et de l’avant du corps est noir brillant chez les
ronde. Ouverture de la narine ne touchant mâles et clair chez les femelles. Vers l’arrière,
pas la rostrale. Rostrale largement en contact le dessous du corps est rougeâtre ou blanchâtre.
avec la frontonasale. Supranasales absentes.
Préfrontales grandes séparées par la frontona- Histoire naturelle
sale et la frontale dont le contact est étroit. Six
supralabiales, la cinquième touchant l’orbite. Cette espèce semble avoir une distribution
Ouverture tympanique petite mais bien visible. assez vaste en zone de savane guinéenne bien
Écailles dorsales lisses, les médio-dorsales qu’elle ne soit actuellement connue que d’un
non élargies. 28 ou 30 rangées d’écailles nombre restreint de localités.

28° N

24° N

20° N

16° N

12° N

8° N

4° N
16° W 12° W 8° W 4° W 0° 4° E 8° E 12° E 16° E 20° E 24° E

380 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
© J.-F. Trape
Panaspis tristaoi (mâle).
Oueye (Guinée).

© J.-F. Trape

Panaspis tristaoi (femelle).


Sambatchur (Guinée-Bissau).

LES LÉZARDS 381


espèce famille
Scincidae
Scincopus fasciatus Peters, 1864

Scinque fascié
Tiger Skink

Identification rapide
Grand scinque jaune avec huit bandes transverses noires sur le dos et la queue. Corps
massif. Écailles dorsales striées. Extrémité du museau arrondie. Zone sahélo-saharienne.

Dimensions du milieu du corps, les dorsales nettement


plus larges que les ventrales. Deux grandes
Longueur museau-cloaque jusqu’à 21 cm, plaques anales. Membres de taille moyenne,
longueur totale jusqu’à 30 cm. l’extrémité des pattes antérieures rabattues
vers l’arrière distante de quelques écailles de
Répartition et habitat
l’extrémité des pattes postérieures rabattues
De la Mauritanie au Soudan. En Afrique du vers l’avant. Cinq doigts à chaque membre.
Nord, du sud oranais au sud tunisien. Régions Queue conique courte, sa longueur de la moitié
sablonneuses de la zone sahélo-saharienne et aux deux tiers de la distance museau-cloaque.
des confins nord du Sahara. La coloration dorsale est jaune, jaune orangé
ou gris jaune, avec huit bandes transverses
Description noires dont une en arrière de la tête, trois sur
Tête couverte de plaques symétriques. Extré- le corps, trois sur la queue et une à l’extrémité
mité du museau arrondie. Ouverture de la de la queue. La face ventrale est claire.
narine ne touchant pas la rostrale. Rostrale
Histoire naturelle
séparée de la frontale par une paire de supra-
nasales en contact, une petite frontonasale Ce très beau scinque, immédiatement recon-
et une paire de préfrontales en contact. De naissable à sa coloration jaune à bandes noires
8 à 10 supralabiales. Ouverture tympanique et à sa grande taille, entre en activité dès le
recouverte par deux grosses plaques bombées, début de la nuit où il peut souvent être
séparées et décollées postérieurement. Écailles observé traversant une piste. Pendant la journée
dorsales non carénées mais striées longitudi- il s’abrite dans un terrier creusé dans le sable.
nalement. De 22 à 26 rangées d’écailles autour Il se laisse facilement capturer.

37° N

33° N

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21° N

17° N

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16° W 12° W 8° W 4° W 0° 4° E 8° E 12° E 16° E 20° E 24° E

382 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
© J.-F. Trape
Scincopus fasciatus.
Environs de Tahoua (Niger).

© J.-F. Trape

Scincopus fasciatus.
Environs de Tahoua (Niger).

LES LÉZARDS 383


espèce famille
Scincidae
Scincus albifasciatus Boulenger, 1890

Poisson des sables du Sénégal


Senegal Sandfish

Identification rapide
Museau pointu en forme de coin parfaitement plat dessus et dessous. Écailles dorsales
lisses. Cinq doigts à chaque membre. Ouverture tympanique masquée. Dos uniforme ou
avec des bandes transverses jaunes et grisâtres. Des taches noires sur les flancs. Sahel
et Sahara.

Dimensions grandes plaques anales. Extrémité des pattes


antérieures rabattues vers l’arrière atteignant
Longueur museau-cloaque jusqu’à 13 cm,
l’extrémité des pattes postérieures rabattues
longueur totale jusqu’à 21 cm.
vers l’avant. Cinq doigts à chaque membre,
Répartition et habitat chacun avec des écailles aplaties saillantes.
Queue conique courte.
Du Sénégal au sud du Maroc, au Niger et au
Tassili (Algérie) pour la sous-espèce nomi- La coloration change avec l’âge, uniformément
nale. De l’est du Maroc à la région d’El-Meniaa claire, mouchetée de brun chez les juvéniles et
(El-Goléa) en Algérie pour la sous-espèce avec des bandes dorsales transversales grisâtres
S. a. laterimaculatus. Dunes côtières, cordons alternant avec des bandes jaunâtres plus
dunaires et bordures des ergs avec végétation. étroites chez les adultes. Des taches noires ou
brun-rouge sur les flancs. La face ventrale est
Description claire. La sous-espèce S. a. laterimaculatus ne
présente pas de barres transversales sur le dos.
Tête couverte de plaques symétriques. Museau
pointu en forme de coin formant un angle Histoire naturelle
d’environ 45°, parfaitement plat dessus et des-
sous. Ouverture de la narine en fente étroite Ce très beau scinque est toujours associé aux
immédiatement en arrière de la rostrale. zones de sable vif. Bien que remarquable
Rostrale en contact étroit avec la frontonasale, fouisseur, l’essentiel de son activité a lieu de
elle-même séparée de la frontale par une paire de jour en surface où il se nourrit d’insectes,
supranasales. Ouverture tympanique masquée notamment de coléoptères, d’arachnides divers
par de petites écailles. De 24 à 26 rangées et de plantes. Il plonge et disparaît dans le
d’écailles autour du milieu du corps. Deux sable en une fraction de seconde.

37° N

33° N

29° N

25° N

21° N

17° N

13° N

16° W 12° W 8° W 4° W 0° 4° E 8° E 12° E 16° E 20° E 24° E

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© J.-F. Trape
Scincus albifasciatus. Spécimen adulte.
Oujeft (Mauritanie).

© J.-F. Trape

Scincus albifasciatus. Spécimen juvénile.


Oujeft (Mauritanie).

LES LÉZARDS 385


espèce famille
Scincidae
Scincus scincus (Linnæus, 1759)

Poisson des sables


Common Sandfish

Identification rapide
Museau pointu en forme de coin parfaitement plat dessus et dessous. Écailles dorsales
lisses. Cinq doigts à chaque membre. Ouverture tympanique masquée. Dos avec des
bandes sombres étroites alternant avec de larges bandes jaunes. Nord du Sahara.

Dimensions grandes plaques anales. Extrémité des pattes


antérieures rabattues vers l’arrière atteignant
Longueur museau-cloaque jusqu’à 14 cm,
l’extrémité des pattes postérieures rabattues
longueur totale jusqu’à 22 cm.
vers l’avant. Cinq doigts à chaque membre,
Répartition et habitat chacun avec des écailles aplaties saillantes.
Queue conique courte.
De la région d’El Meniaa (El Golea) en Algérie
– où cette espèce est sympatrique avec Scincus Dessus du corps jaunâtre avec d’étroites bandes
albifasciatus – à la Tripolitaine (Libye) pour transverses sombres chez S. s. cucullatus.
la sous-espèce S. s. cucullatus, de l’est de la Chez la sous-espèce nominale, la largeur des
Libye à l’Égypte et à Israël pour la sous-espèce bandes transverses claires et sombres est
nominale. Dunes et autres zones de sable vif. similaire. Pas de taches sombres sur les flancs.
La face ventrale est claire.
Description
Histoire naturelle
Tête couverte de plaques symétriques. Museau
pointu en forme de coin formant un angle Le poisson des sables est strictement associé
d’environ 45°, parfaitement plat dessus et aux zones de sable vif où il s’enfonce jusqu’à
dessous. Ouverture de la narine en fente étroite 40 cm de profondeur, le sable se refermant
immédiatement en arrière de la rostrale. immédiatement derrière lui. Il se nourrit le
Rostrale en contact étroit avec la frontonasale, jour en surface d’insectes, d’arachnides divers
elle-même séparée de la frontale par une paire de et de végétaux. Il hiberne entre les racines des
supranasales. Ouverture tympanique masquée plantes. Il est lui-même consommé écaillé et
par de petites écailles. De 26 à 30 rangées grillé sur le feu par les nomades ou utilisé dans
d’écailles autour du milieu du corps. Deux la pharmacopée traditionnelle.

37° N

33° N

29° N

25° N

21° N

17° N

13° N

16° W 12° W 8° W 4° W 0° 4° E 8° E 12° E 16° E 20° E 24° E

386 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
© J.-M. Bompar
Scincus scincus cucullatus.
Environs de Douz (Tunisie).

© J.-M. Bompar

Scincus scincus cucullatus.


Environs de Douz (Tunisie).

LES LÉZARDS 387


espèce famille
Scincidae
Trachylepis affinis (Gray, 1839)

Mabouya du Sénégal
Senegal Skink

Identification rapide
Écailles dorsales avec trois carènes. Une paire de grandes nuchales médianes. Quatre
écailles entre la quatrième supraoculaire et la nuchale médiane. De 5 à 7 supraciliaires.
De 28 à 32 rangées d’écailles au milieu du corps. Savane et forêt.

Dimensions élargies. De 28 à 32 rangées d’écailles autour


du milieu du corps. De 45 à 54 écailles entre
Longueur museau-cloaque jusqu’à 7,6 cm, les nuchales et la base de la queue. Membres
longueur totale jusqu’à 21 cm. longs, se recouvrant largement lorsqu’ils sont
rabattus le long du corps. Cinq doigts à chaque
Répartition et habitat
membre. De 16 à 21 lamelles sous le quatrième
Du Sénégal à la République centrafricaine et à orteil. Queue 1,7 à 2,2 fois plus longue que le
l’Angola. Savane et forêt. Il pourrait s’agir d’un corps.
complexe d’espèces très proches. Face dorsale uniformément brune ou tachetée
de noir et parfois de quelques points blancs.
Description Sur les flancs, une bande sombre plus ou
Tête couverte de plaques symétriques. Pupille moins contrastée partant de l’œil. Sous cette
ronde. Ouverture de la narine ne touchant pas bande sombre présence ou non d’une ligne
la rostrale. Supranasales séparées ou en blanchâtre partant des supralabiales et passant
contact. Préfrontales généralement séparées. au-dessus de la base des membres antérieurs.
Quatre supraoculaires. Une paire de grandes Face ventrale blanchâtre ou jaunâtre.
nuchales médianes longeant plus de la moitié
Histoire naturelle
du bord postérieur des pariétales. Quatre
écailles le long des pariétales entre la qua- Cette espèce diurne qui vit sur le sol et la partie
trième supraoculaire et les nuchales médianes. basse des arbres est très commune en zone de
De cinq à sept supraciliaires. Ouverture savane guinéenne et de forêt dégradée. En
tympanique bien visible. Écailles dorsales zone soudanienne, on la trouve à proximité
avec trois carènes, les médio-dorsales non des cours d’eau saisonniers ou permanents.

28° N

24° N

20° N

16° N

12° N

8° N

4° N
16° W 12° W 8° W 4° W 0° 4° E 8° E 12° E 16° E 20° E 24° E

388 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
© J.-F. Trape
Trachylepis affinis.
Missahoé (Togo).

© J.-F. Trape

Trachylepis affinis.
Kalankalan (Guinée).

LES LÉZARDS 389


espèce famille
Scincidae
Trachylepis aureogularis (Müller, 1885)

Mabouya à gorge orange


Orange-throated Skink

Identification rapide
Écailles dorsales avec trois carènes. Une paire de grandes nuchales médianes. Trois
écailles entre la quatrième supraoculaire et la nuchale médiane. Une tache orange ou
jaunâtre de chaque côté du cou. De 26 à 30 rangées d’écailles au milieu du corps. Forêt.

Dimensions autour du milieu du corps. De 43 à 49 écailles


entre les nuchales et la base de la queue. De
Longueur museau-cloaque jusqu’à 6,7 cm,
46 à 54 écailles entre la mentale et le cloaque.
longueur totale jusqu’à 20 cm.
Membres longs, se recouvrant largement
Répartition et habitat lorsqu’ils sont rabattus le long du corps. Cinq
doigts à chaque membre. De 14 à 18 lamelles
De la Guinée au Ghana. Forêt dense, forêts sous le quatrième orteil. Queue 1,9 à 2,1 fois
secondaires et plantations en zone forestière plus longue que le corps.
guinéenne.
Face dorsale brune avec souvent quelques
Description points noirs. Sur les flancs, une bande sombre
bien contrastée partant de l’œil. Sous cette
Tête couverte de plaques symétriques. Pupille bande sombre une ligne blanchâtre partant
ronde. Ouverture de la narine ne touchant pas des supralabiales. Une tache orange ou jaunâtre
la rostrale. Supranasales séparées. Préfrontales de chaque côté du cou. Plusieurs rangées de
séparées. Quatre supraoculaires. Une paire de points noirs de chaque côté de la gorge. Face
grandes nuchales médianes longeant plus de ventrale habituellement blanchâtre.
la moitié du bord postérieur des pariétales.
Trois écailles le long des pariétales entre la Histoire naturelle
quatrième supraoculaire et les nuchales
médianes. De quatre à six supraciliaires. Ce joli mabouya est diurne et vit sur le sol en
Ouverture tympanique bien visible. Écailles forêt. Cette espèce était jusqu’à présent le
dorsales avec trois carènes, les médio-dorsales plus souvent confondue avec T. affinis ou
non élargies. De 26 à 30 rangées d’écailles avec T. albilabris d’Afrique centrale.

28° N

24° N

20° N

16° N

12° N

8° N

4° N
16° W 12° W 8° W 4° W 0° 4° E 8° E 12° E 16° E 20° E 24° E

390 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
© J.-F. Trape
Trachylepis aureogularis.
Environs de Nzérékoré (Guinée).

© J.-F. Trape

Trachylepis aureogularis.
Environs de Debiso (Ghana).

LES LÉZARDS 391


espèce famille
Scincidae
Trachylepis bensoni (Peters, 1867)

Mabouya de Benson
Benson’s Skink

Identification rapide
Écailles dorsales avec trois carènes. Trois supraoculaires, la première aussi grande
que les deux autres réunies. Une paire de grandes nuchales médianes. Trois ou quatre
supraciliaires. Dos noirâtre avec deux bandes blanches sur les flancs. 34 rangées
d’écailles autour du corps.

Dimensions d’écailles autour du corps. Membres longs, se


recouvrant largement lorsqu’ils sont rabattus
Longueur museau-cloaque jusqu’à 6 cm, le long du corps. Cinq doigts à chaque membre.
longueur totale jusqu’à 16 cm. Queue environ 1,7 fois plus longue que le
corps.
Répartition et habitat
Face dorsale noirâtre. Une bande dorso-latérale
Guinée, Sierra Leone et Liberia. Savane gui- blanchâtre partant du dessus de l’œil et se
néenne, notamment les zones rocheuses. prolongeant jusqu’à la queue. Une bande laté-
rale blanchâtre partant des supralabiales et se
Description prolongeant jusqu’en arrière des membres
Tête couverte de plaques symétriques. Pupille postérieurs. Sur le dessus du dos, entre les
ronde. Ouverture de la narine ne touchant pas bandes dorso-latérales, chaque écaille légère-
la rostrale. Supranasales séparées. Préfrontales ment éclaircie dans sa partie médiane, l’ensemble
séparées. Trois supraoculaires, la première formant sur toute la longueur du dos huit fines
aussi grande que les deux autres réunies. Une lignes longitudinales plus ou moins contrastées.
paire de grandes nuchales médianes longeant Face ventrale blanchâtre.
plus de la moitié du bord postérieur des parié-
Histoire naturelle
tales. Quatre écailles le long des pariétales
entre la quatrième supraoculaire et les nuchales Ce mabouya est identifiable à distance grâce à
médianes. Trois supraciliaires, la première très sa coloration dorsale noire et blanche. Il est
grande. Ouverture tympanique bien visible. très commun sur les contreforts atlantiques
Écailles dorsales avec trois fortes carènes, les du Fouta Djalon où il est volontiers observé
médio-dorsales non élargies. De 32 à 34 rangées près des maisons pendant la journée.

28° N

24° N

20° N

16° N

12° N

8° N

4° N
16° W 12° W 8° W 4° W 0° 4° E 8° E 12° E 16° E 20° E 24° E

392 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
© J.-F. Trape
Trachylepis bensoni.
Kindia (Guinée).

© J.-F. Trape

Trachylepis bensoni.
Kindia (Guinée).

LES LÉZARDS 393


espèce famille
Scincidae
Trachylepis buettneri (Matschie, 1893)

Mabouya de Buettner
Buettner’s Skink

Identification rapide
Queue trois à quatre fois plus longue que le corps. Corps grêle. Membres antérieurs et
postérieurs assez courts, à peine en contact quand ils sont rabattus le long du corps.
Écailles dorsales avec trois carènes. 26 ou 28 rangées d’écailles au milieu du corps.
Savane.

Dimensions De 55 à 63 écailles entre la mentale et le cloaque.


Membres relativement courts, l’extrémité des
Longueur museau-cloaque jusqu’à 8,1 cm,
membres antérieurs à peine en contact avec
longueur totale jusqu’à 35 cm.
l’extrémité des membres postérieurs lorsqu’ils
Répartition et habitat sont rabattus le long du corps. Cinq doigts à
chaque membre. De 15 à 19 lamelles sous le
De la Côte d’Ivoire au Soudan. Savane gui- quatrième orteil. Queue très longue même
néenne. chez les juvéniles et régénérée, jusqu’à 4,1 fois
plus longue que le corps chez les adultes.
Description
Face dorsale brune avec quatre lignes de
Tête couverte de plaques symétriques. Pupille points sombres parfois confluents. Sur les
ronde. Ouverture de la narine ne touchant pas la flancs, une bande plus ou moins contrastée
rostrale. Supranasales habituellement séparées. ponctuée de clair dans sa partie supérieure et
Préfrontales en contact. Une paire de grandes de sombre dans sa partie inférieure. Dessous,
nuchales médianes. Quatre supraoculaires. une ligne claire partant des supralabiales.
Quatre écailles le long du bord postéro-latéral Face ventrale blanchâtre.
des pariétales entre la quatrième supraoculaire
et les nuchales médianes. De quatre à six Histoire naturelle
supraciliaires, habituellement cinq. Ouverture
tympanique bien visible. Écailles dorsales Cette espèce remarquable par sa queue très
avec trois carènes, les médio-dorsales non longue est la plus arboricole des mabouyas
élargies. Habituellement 26 (rarement 28) d’Afrique occidentale mais on la rencontre
rangées d’écailles autour du milieu du corps. aussi sur le sol.

28° N

24° N

20° N

16° N

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8° N

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16° W 12° W 8° W 4° W 0° 4° E 8° E 12° E 16° E 20° E 24° E

394 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
© M.-O. Rödel
Trachylepis buettneri.
Parc national de la Comoé (Côte d’Ivoire).

© J.-F. Trape

Trachylepis buettneri. Spécimen préservé.


Lamto (Côte d’Ivoire).

LES LÉZARDS 395


espèce famille
Scincidae
Trachylepis keroanensis (Chabanaud, 1921)

Mabouya de Kérouané
Kerouané Skink

Identification rapide
Écailles dorsales avec trois carènes. Une paire de grandes nuchales médianes. Quatre
supraoculaires. Quatre écailles entre la quatrième supraoculaire et la nuchale médiane.
Coloration dorsale caractéristique, avec de fines lignes longitudinales sombres sur le
bord latéral des écailles de la partie centrale du dos et une ligne blanche sur les flancs.

Dimensions le long du corps. Cinq doigts à chaque


membre. Queue environ 2 fois plus longue que
Longueur totale jusqu’à environ 23 cm.
le corps.
Répartition et habitat Coloration dorsale brun olivâtre. Sur le dos,
Espèce jusqu’à présent connue seulement des les membres et la queue, des lignes longitudi-
environs de Kérouané en Guinée. nales brun noir courant le long du bord
externe des écailles, toujours en dehors des
Description trois carènes. Latéralement, une ligne blanche
partant des labiales, traversant l’ouverture
Tête couverte de plaques symétriques. Pupille tympanique et se prolongeant sur les flancs
ronde. Ouverture de la narine ne touchant pas au-dessus de la jonction des membres anté-
la rostrale. Supranasales séparées. Préfrontales rieurs. Dessous blanc, devenant bleuâtre sur
largement en contact. Quatre supraoculaires. les côtés.
Une paire de grandes nuchales médianes
longeant plus de la moitié du bord postérieur Histoire naturelle
des pariétales. Quatre écailles le long des
pariétales entre la quatrième supraoculaire et Jusqu’en 2011 cette espèce n’était connue que
les nuchales médianes. Cinq supraciliaires. par un unique spécimen que Chabanaud avait
Ouverture tympanique bien visible. Écailles collecté à Kérouané et auquel il avait donné le
dorsales avec trois carènes, les médio-dorsales nom de cette localité de Guinée. Celle-ci est
non élargies. Environ 28 rangées d’écailles située dans une large vallée de savane guinéenne
autour du milieu du corps. Membres longs, se avec de nombreux marécages dont beaucoup
recouvrant largement lorsqu’ils sont rabattus sont aujourd’hui transformés en rizières.

28° N

24° N

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16° N

12° N

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16° W 12° W 8° W 4° W 0° 4° E 8° E 12° E 16° E 20° E 24° E

396 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
© J.-F. Trape
Trachylepis keroanensis.
Environs de Kérouané (Guinée).
© J.-F. Trape

Trachylepis keroanensis.
Environs de Kérouané (Guinée).

LES LÉZARDS 397


espèce famille
Scincidae
Trachylepis maculilabris (Gray, 1845)

Mabouya à lèvres tachetées


Speckle-lipped Skink

Identification rapide
Écailles dorsales avec cinq à sept carènes. Une paire de grandes nuchales médianes.
Taches blanches caractéristiques sur les supralabiales. Habituellement cinq supraciliaires
et quatre écailles entre la quatrième supraoculaire et la nuchale médiane. Forêt et
savane guinéenne.

Dimensions carènes, les médio-dorsales non élargies. De


32 à 36 rangées d’écailles autour du milieu du
Longueur museau-cloaque jusqu’à 9,5 cm, corps. De 51 à 62 écailles entre les nuchales et
longueur totale jusqu’à 28 cm. la base de la queue. Membres longs, se recou-
vrant largement lorsqu’ils sont rabattus le
Répartition et habitat
long du corps. Cinq doigts à chaque membre.
De la Guinée à l’Angola et au Mozambique. Habituellement 15 à 17 lamelles sous le qua-
Forêt, savane humide, plantations, jardins et trième orteil. Queue 1,7 à 2,0 fois plus longue
milieux anthropisés divers en zone guinéenne. que le corps.
Face dorsale brune. Une bande sombre souvent
Description peu contrastée sur les flancs. Supralabiales
Tête couverte de plaques symétriques. Pupille avec des taches blanches à contour net et
ronde. Ouverture de la narine ne touchant pas surlignées de noir, formant une ligne blanche
la rostrale. Supranasales séparées ou en très contrastée en dessous de l’œil et jusqu’à
contact. Préfrontales généralement séparées. proximité du tympan. Face ventrale jaune vif
Quatre supraoculaires. Une paire de grandes ou blanchâtre.
nuchales médianes longeant plus de la moitié
Histoire naturelle
du bord postérieur des pariétales. Quatre
écailles (parfois trois) le long des pariétales Ce mabouya affectionne les divers types de
entre la quatrième supraoculaire et les constructions humaines. Il est commun de jour
nuchales médianes. Habituellement cinq sur les murs, ponts, caniveaux ainsi qu’au sol
supraciliaires. Ouverture tympanique bien ou à faible hauteur dans la végétation. Il se
visible. Écailles dorsales avec cinq à sept nourrit d’arthropodes et de limaces.

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16° W 12° W 8° W 4° W 0° 4° E 8° E 12° E 16° E 20° E 24° E

398 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
© J.-F. Trape
Trachylepis maculilabris.
Environs de Nzérékoré (Guinée).

© J.-F. Trape

Trachylepis maculilabris.
Environs de Nzérékoré (Guinée).

LES LÉZARDS 399


espèce famille
Scincidae
Trachylepis paucisquamis (Hoogmoed, 1978)

Mabouya de forêt
Western Forest Skink

Identification rapide
Écailles dorsales avec trois à sept carènes. Une paire de grandes nuchales médianes.
Quatre écailles entre la quatrième supraoculaire et la nuchale médiane. Six ou sept
supraciliaires. De 28 à 32 rangées d’écailles au milieu du corps. Coloration ventrale
verte, gorge parfois jaunâtre. Bande brune latérale continue sur les flancs. Bloc forestier
guinéen.

Dimensions sept carènes. De 28 à 30 rangées d’écailles au


milieu du corps (jusqu’à 32 au Ghana). De 43 à
Longueur museau-cloaque jusqu’à 8,3 cm,
54 écailles entre les nuchales et la base de la
longueur totale jusqu’à 23 cm.
queue. Membres longs, se recouvrant largement
Répartition et habitat quand ils sont rabattus le long du corps. Cinq
doigts à chaque membre. Queue 1,5 à 2 fois
De la Sierra Leone au Ghana. Forêt guinéenne. plus longue que le corps.

Description Face dorsale uniformément brune ou tachetée


de noir. Sur les flancs, une bande sombre
Tête couverte de plaques symétriques. Pupille continue plus ou moins contrastée partant de
ronde. Ouverture de la narine ne touchant pas l’œil. Sous cette bande sombre parfois une
la rostrale. Supranasales séparées. Préfrontales ligne blanchâtre. Face ventrale vert clair, la
généralement séparées. Quatre supraoculaires. gorge parfois jaunâtre ou blanchâtre.
Une paire de grandes nuchales médianes.
Quatre écailles le long des pariétales entre la Histoire naturelle
quatrième supraoculaire et les nuchales
médianes. Six à huit supraciliaires. Tympan Le statut de ce taxon très commun en forêt
bien visible. En Guinée et au Liberia, écailles dense est incertain, car la fréquence des spé-
dorsales avec cinq carènes chez les deux tiers cimens avec trois carènes suggère qu’il avait
des spécimens, seulement trois carènes sur la déjà été décrit avant Hoogmoed, notamment
plupart des écailles dorsales chez un tiers des du Liberia, avant de tomber dans la synonymie
spécimens. Au Ghana, habituellement cinq ou de T. affinis.

28° N

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16° W 12° W 8° W 4° W 0° 4° E 8° E 12° E 16° E 20° E 24° E

400 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
© J.-F. Trape
Trachylepis paucisquamis.
Nzébéla (Guinée).

© J.-F. Trape

Trachylepis paucisquamis.
Forêt de Diéké (Guinée).

LES LÉZARDS 401


espèces famille
Scincidae
Complexe Trachylepis perroteti
(Duméril et Bibron, 1839)

Mabouya de Perrotet
Orange-flanked Skink

Identification rapide
Le plus grand des mabouyas et le plus commun en savane. Écailles dorsales avec trois
carènes. Nuchales médianes habituellement petites, en contact ponctuel si elles sont
grandes. De 28 à 36 rangées d’écailles au milieu du corps. Flancs orange vif en période
nuptiale.

Dimensions entre elles sur la ligne médiane. Habituelle-


ment six supraciliaires. Ouverture tympanique
Longueur museau-cloaque jusqu’à 15,7 cm, grande. Écailles dorsales avec trois carènes,
longueur totale jusqu’à 42 cm. les médio-dorsales non élargies. De 28 à 30
(Sahel nigérien), de 30 à 32 (littoral sénégalo-
Répartition et habitat
mauritanien) ou de 32 à 36 rangées d’écailles
Du Sénégal au Soudan et au nord de la RDC. autour du milieu du corps. De 46 à 55 écailles
Savanes sahélienne, soudanienne et guinéenne. sur la ligne vertébrale entre les nuchales et la
Complexe d’au moins quatre espèces et sous- base de la queue au niveau du cloaque. Membres
espèces, deux respectivement distribuées le assez courts, à peine en contact lorsqu’ils sont
long des côtes sénégalo-mauritaniennes et rabattus le long du corps. Cinq doigts à chaque
dans le Sahel nigérien, les deux autres plus membre. Queue 1,6 à 1,8 fois plus longue que
largement réparties en Afrique occidentale. le corps.
Face dorsale brunâtre. Sur les flancs, une large
Description bande plus sombre mouchetée de blanc. En
Tête couverte de plaques symétriques. Pupille période nuptiale, les flancs sont orange ou
ronde. Ouverture de la narine ne touchant pas vermillon, depuis la région temporale jusqu’à
la rostrale. Supranasales en contact. Préfrontales la queue, de façon plus vive chez les mâles que
en contact. Quatre supraoculaires. Pariétales chez les femelles. Face ventrale blanchâtre.
bordées en arrière par plusieurs nuchales à
Histoire naturelle
peine plus grandes que les écailles dorsales.
Rarement une paire de grandes nuchales Dans la journée, ce gros mabouya se tient le
médianes mais leur contact est le plus souvent plus souvent près d’un buisson sous lequel il a
ponctuel, une ou deux petites écailles s’insérant creusé son terrier dont il s’éloigne peu.

28° N

24° N

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4° N
16° W 12° W 8° W 4° W 0° 4° E 8° E 12° E 16° E 20° E 24° E

402 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
© J.-F. Trape
Trachylepis perroteti.
Jos (Nigeria).

© J.-F. Trape

Trachylepis perroteti.
Sabodala (Sénégal).

LES LÉZARDS 403


espèce famille
Scincidae
Trachylepis polytropis (Boulenger, 1903)

Mabouya polytrope
Large Forest Skink

Identification rapide
Écailles dorsales avec cinq à sept carènes. Une paire de grandes nuchales médianes.
Quatre écailles entre la quatrième supraoculaire et la nuchale médiane. Six ou sept
supraciliaires. De 30 à 34 rangées d’écailles au milieu du corps. Des lignes transversales
irrégulières sombres sur le dos. Coloration ventrale verte. Forêts du Nigeria.

Dimensions longs, se recouvrant largement lorsqu’ils sont


rabattus le long du corps. Cinq doigts à chaque
Longueur museau-cloaque jusqu’à 10 cm,
membre. Queue 1,5 à 2 fois plus longue que le
longueur totale jusqu’à environ 28 cm.
corps.
Répartition et habitat Face dorsale brunâtre avec des lignes noirâtres
Du Nigeria au Congo. Forêt dense. transversales en zigzag souvent très marquées.
Une bande sombre peu marquée partant de
Description l’œil qui est rapidement discontinue ou inter-
rompue sur le côté du cou ou sur les flancs.
Tête couverte de plaques symétriques. Pupille Sous la bande sombre, une zone blanchâtre au
ronde. Ouverture de la narine ne touchant pas niveau du cou qui se prolonge parfois sur une
la rostrale. Supranasales en contact ou non. partie des flancs. La face ventrale est vert clair.
Préfrontales presque toujours en contact.
Quatre supraoculaires. Une paire de grandes Histoire naturelle
nuchales médianes longeant plus de la moitié
du bord postérieur des pariétales. De six à Ce gros mabouya, qui habite des biotopes variés
huit supraciliaires. Écailles dorsales avec cinq dans les forêts du sud-est du Nigeria et d’Afrique
à dix carènes, le plus souvent sept. Écailles centrale, fréquente aussi les plantations aux
médio-dorsales non élargies. De 30 à 34 rangées abords des villages. Il se nourrit pendant la
d’écailles autour du milieu du corps. Membres journée d’insectes et d’araignées.

28° N

24° N

20° N

16° N

12° N

8° N

4° N
16° W 12° W 8° W 4° W 0° 4° E 8° E 12° E 16° E 20° E 24° E

404 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
© J.-F. Trape
Trachylepis polytropis.
Environs de Lomié (Cameroun).

© J.-F. Trape

Trachylepis polytropis.
Environs de Mamfé (Cameroun).

LES LÉZARDS 405


espèce famille
Scincidae
Trachylepis quinquetaeniata (Lichtenstein, 1823)

Mabouya à cinq bandes


Five-lined Skink

Identification rapide
Coloration toujours caractéristique mais différente selon le sexe et l’âge : dos noir avec
cinq bandes jaunes et une queue bleue, ou dos clair avec une bande jaune vif sur le côté
de la tête et du cou et une gorge noire. Écailles dorsales avec trois carènes. Une paire de
grandes nuchales médianes. De 34 à 45 rangées d’écailles autour du corps.

Dimensions médio-dorsales non élargies. De 34 à 45 rangées


d’écailles autour du milieu du corps. De 56 à
Longueur museau-cloaque jusqu’à 9,5 cm, 70 écailles entre la mentale et le cloaque.
longueur totale jusqu’à environ 25 cm. Membres longs, se recouvrant largement
lorsqu’ils sont rabattus le long du corps. Cinq
Répartition et habitat
doigts à chaque membre. Queue 1,5 à 1,7 fois
De l’est du Sénégal à Djibouti. Remonte vers le plus longue que le corps.
nord la vallée du Nil et descend jusqu’en Juvéniles à dos noir avec cinq bandes longitu-
Afrique australe. Commun en savane sèche à dinales jaunes et la queue bleue. Femelles
substrat rocheux. Localisé à certains inselbergs brun foncé avec cinq bandes claires. Mâles
et autres massifs rocheux en zone guinéenne. brun clair avec la gorge noire et une bande
jaune vif sur le côté de la tête et du cou.
Description
Histoire naturelle
Tête couverte de plaques symétriques. Pupille
ronde. Supranasales en contact. Préfrontales Ce mabouya facilement identifiable à sa belle
généralement en contact. Quatre supraocu- coloration est surtout associé aux zones
laires. Une paire de grandes nuchales médianes rocheuses. Dans les plaines sablonneuses de
longeant plus de la moitié du bord postérieur l’est du Niger et du Tchad, il est très commun
des pariétales. Quatre écailles le long des sur les murs des maisons. D’après MAUSFELD
pariétales entre la quatrième supraoculaire et (1999) et B ÖHME (1985), il s’agirait d’un
les nuchales médianes. Habituellement cinq complexe d’espèces et les populations dont
supraciliaires. Ouverture tympanique bien les mâles adultes ont la gorge claire seraient
visible. Écailles dorsales avec trois carènes, les attribuables à T. langheldi Sternfeld, 1917.

28° N

24° N

20° N

16° N

12° N

8° N

4° N
16° W 12° W 8° W 4° W 0° 4° E 8° E 12° E 16° E 20° E 24° E

406 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
© J.-F. Trape
Trachylepis quinquetaeniata. Juvénile.
Environs de Didjeni (Mali).

© J.-F. Trape

Trachylepis quinquetaeniata. Mâle adulte.


Environs de Dori (Burkina Faso).

LES LÉZARDS 407


espèce famille
Scincidae
Trachylepis rodenburgi (Hoogmoed, 1974)

Mabouya de Rodenburg
Rodenburg’s Skink

Identification rapide
Écailles dorsales avec cinq carènes. Une paire de grandes nuchales médianes. Quatre
écailles entre la quatrième supraoculaire et la nuchale médiane. De 2 à 4 supraciliaires.
De 34 à 38 rangées d’écailles au milieu du corps. Savane guinéenne.

Dimensions carènes, les médio-dorsales non élargies. De


34 à 38 rangées d’écailles autour du milieu du
Longueur museau-cloaque jusqu’à 7,5 cm,
corps. De 60 à 66 écailles entre les nuchales et
longueur totale jusqu’à 19 cm chez les rares
la base de la queue. De 61 à 77 écailles entre la
spécimens connus.
mentale et le cloaque. Membres relativement
Répartition et habitat courts, à peine en contact lorsqu’ils sont
rabattus le long du corps. Cinq doigts à chaque
Connu seulement d’Akosombo au Ghana et membre. Queue 1,6 à 2 fois plus longue que le
du sud-ouest du Nigeria en zone de savane corps.
guinéenne.
Face dorsale brune avec une bande vertébrale
Description et une bande dorso-latérale nettement plus
claires que le dos. Des points noirs entre ces
Tête couverte de plaques symétriques. Pupille bandes. Une bande latérale gris-blanc peu
ronde. Ouverture de la narine ne touchant pas distincte. Face ventrale blanchâtre.
la rostrale. Supranasales séparées. Préfrontales
en contact ou séparées. Quatre supraoculaires. Histoire naturelle
Une paire de grandes nuchales médianes lon-
geant plus de la moitié du bord postérieur des Près de l’entrée d’Akosombo, où cette espèce
pariétales. Quatre écailles le long des pariétales a été initialement découverte, il est facile de
entre la quatrième supraoculaire et les nuchales l’observer dans les grands caniveaux en dalles
médianes. De deux à quatre supraciliaires. de pierres qui bordent la route principale qui
Ouverture tympanique très large. Écailles traverse la ville. Au Nigeria, c’est également en
dorsales avec cinq carènes, rarement trois terrain rocheux que cette espèce a été trouvée.

28° N

24° N

20° N

16° N

12° N

8° N

4° N
16° W 12° W 8° W 4° W 0° 4° E 8° E 12° E 16° E 20° E 24° E

408 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
© J.-F. Trape
Trachylepis rodenburgi.
Akosombo (Ghana).

© J.-F. Trape

Trachylepis rodenburgi.
Akosombo (Ghana).

LES LÉZARDS 409


famille Varanidae
espèce
Varanus exanthematicus (Bosc, 1792)

Varan de savane
African Savannah Monitor-lizard

Identification rapide
Adultes de grande taille, jusqu’à un mètre de long. Coloration brunâtre uniforme ou
discrètement ocellée. Écailles de la nuque proéminentes et nettement plus grosses que
celles du dessus de la tête. Une quarantaine d’écailles sur la ligne vertébrale entre la
base des membres antérieurs et postérieurs. Savane.

Dimensions La coloration dorsale est brunâtre, jaunâtre ou


grisâtre, presque uniforme ou avec des ocelles
Longueur museau-cloaque jusqu’à environ
plus ou moins alignés et généralement peu
50 cm, longueur totale jusqu’à un mètre.
contrastés.
Répartition et habitat
Histoire naturelle
Du Sénégal au Soudan. Sahel, savane souda-
nienne et guinéenne. Ce gros varan terrestre est actif seulement en
saison des pluies pendant la journée. Il sort de
Description
son abri vers 9 h et recherche sa nourriture
Tête et corps couverts d’écailles. Forme massive. au pied des arbres, dans les plantes basses
Pupille ronde. Narine située à mi-distance entre et dans les matières organiques en décompo-
l’extrémité du museau et l’œil. Langue bifide sition, notamment les déjections de bovins.
et protractile. Écailles du dessus de la tête très Il se nourrit d’insectes, de scorpions, de
petites, contrastant avec les grosses écailles myriapodes, de gastéropodes et d’œufs de
verruqueuses de la nuque qui leur font suite lézards, parfois de grenouilles. Pendant la
sans transition. Une quarantaine d’écailles sur saison sèche, il estive dans un tronc d’arbre
la ligne vertébrale entre la base des membres ou un terrier et cesse toute alimentation.
antérieurs et postérieurs. Une centaine d’écailles La ponte intervient en début de saison sèche
autour du milieu du corps. Longueur de la et l’éclosion en début de saison des pluies.
queue similaire à celle de la distance museau- Les jeunes à la naissance mesurent environ
cloaque ou légèrement plus courte. 12 cm.

28° N

24° N

20° N

16° N

12° N

8° N

4° N
16° W 12° W 8° W 4° W 0° 4° E 8° E 12° E 16° E 20° E 24° E

410 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
© J.-F. Trape
Varanus exanthematicus.
Popenguine (Sénégal).

© J.-F. Trape

Varanus exanthematicus.
Popenguine (Sénégal).

LES LÉZARDS 411


espèce famille
Varanidae
Varanus griseus (Daudin, 1803)

Varan du désert
Desert Monitor-lizard

Identification rapide
Adultes de grande taille, pouvant atteindre 1,5 m de longueur totale. Coloration jaunâtre
avec des bandes transversales brun foncé sur le dos et la queue. Écailles de la nuque et
du dos petites, leur diamètre environ un tiers de celui de l’œil. Une centaine d’écailles
sur la ligne vertébrale entre la base des membres antérieurs et postérieurs. Narine en
forme de fente allongée plus proche de l’œil que du museau. Sahara.

Dimensions La coloration est jaunâtre ou beige avec de


petites taches vermiculées brun foncé et des
Longueur museau-cloaque jusqu’à environ
bandes transversales sombres plus ou moins
60 cm, longueur totale jusqu’à environ 150 cm.
contrastées sur le dos et la queue. L’extrémité
Répartition et habitat de la queue est souvent noirâtre. La face ventrale
est blanchâtre.
De la Mauritanie et du Maroc à l’Inde et à l’Asie
centrale. Présent dans tous les milieux du Histoire naturelle
Sahara, y compris les plus arides.
C’est le plus gros lézard du Sahara. Solitaire,
Description
très vorace, parcourant plusieurs kilomètres
Tête et corps couverts d’écailles. Pupille ronde. pendant la journée, il chasse une grande diver-
Narine en forme de fente allongée, plus proche sité de proies : insectes, scorpions, lézards,
de l’œil que du museau. Langue bifide et pro- serpents, rongeurs, oiseaux et leurs œufs.
tractile. Écailles nuchales et dorsales de petite Menacé, il se gonfle, souffle et utilise sa queue
taille, leur diamètre environ un tiers de celui comme un fouet. Son terrier, qui est creusé dans
de l’œil. Une centaine d’écailles sur la ligne une butte de sable ou sous une roche, est peu
vertébrale entre la base des membres antérieurs profond, souvent moins d’un mètre. Il hiberne
et postérieurs. De 134 à 169 rangées d’écailles d’octobre à mars dans le nord du Sahara mais
autour du milieu du corps. Longueur de la queue semble actif presque toute l’année dans les
environ 1,4 fois la distance museau- cloaque. régions sahélo-sahariennes d’Afrique de l’Ouest.

37° N

33° N

29° N

25° N

21° N

17° N

13° N

16° W 12° W 8° W 4° W 0° 4° E 8° E 12° E 16° E 20° E 24° E

412 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
© J.-F. Trape
Varanus griseus.
Environs de Nbeika (Mauritanie).

© J.-F. Trape

Varanus griseus.
Environs de Nbeika (Mauritanie).

LES LÉZARDS 413


espèce famille
Varanidae
Varanus niloticus (Linnæus, 1766)

Varan du Nil
Nile Monitor-lizard

Identification rapide
Adultes de grande taille, pouvant dépasser 2 m de longueur totale. Dos vert sombre
ponctué de jaune, avec des dessins formant des lignes transverses jaunes sur le dos et la
queue. Une centaine d’écailles sur la ligne vertébrale. Au moins six lignes transverses
jaunes entre les bases des membres antérieurs et postérieurs. Narine arrondie située à
mi-distance de l’œil et du museau. Langue foncée. Proximité de l’eau.

Dimensions La coloration générale est vert sombre. De


nombreuses petites taches jaunes alignées ou
Longueur museau-cloaque jusqu’à plus de
en ocelles dessinent de 22 à 30 lignes trans-
90 cm, longueur totale jusqu’à plus de 220 cm.
versales jaunes sur le corps et la queue. Elles
Répartition et habitat sont au nombre de six à neuf dans l’intervalle
qui sépare les embranchements des membres
Du Sénégal à l’Égypte et à l’Afrique du Sud. antérieurs et postérieurs. La couleur de la
Rivières, lacs, mares et marais depuis les confins langue est bleu foncé ou noirâtre.
du Sahara jusqu’en savane guinéenne.
Histoire naturelle
Description

Tête et corps couverts d’écailles. Pupille ronde. Le plus grand varan africain ne s’éloigne pas de
Narine arrondie située à mi-distance de l’œil l’eau. Il est très commun et naturellement peu
et du museau. Langue bifide et protractile. farouche quand il n’est pas chassé pour sa viande
Écailles nuchales et dorsales de petite taille, ou sa peau. Diurne et chassant sur le sol ou dans
leur diamètre environ un tiers de celui de l’œil. l’eau, il peut grimper aux arbres où il se tient
Une centaine d’écailles sur la ligne vertébrale volontiers à faible hauteur au-dessus de l’eau.
entre la base des membres antérieurs et Il se nourrit d’insectes et autres invertébrés et
postérieurs. De 136 à 183 rangées d’écailles de nombreux vertébrés : poissons, reptiles,
autour du milieu du corps. Longueur de la amphibiens, oiseaux et petits mammifères. Il
queue 1,4 fois la distance museau-cloaque. peut estiver pendant la saison sèche.

28° N

24° N

20° N

16° N

12° N

8° N

4° N
16° W 12° W 8° W 4° W 0° 4° E 8° E 12° E 16° E 20° E 24° E

414 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
© J.-F. Trape
Varanus niloticus.
Parc national du Diowling (Mauritanie).

© J.-F. Trape

Varanus niloticus.
Nianing (Sénégal).

LES LÉZARDS 415


espèce famille
Varanidae
Varanus ornatus (Daudin, 1803)

Varan orné
Ornate Monitor-lizard

Identification rapide
Adultes de grande taille, pouvant dépasser 2 m de longueur totale. Dos vert sombre ou
noirâtre ponctué de jaune, avec des dessins formant des lignes transverses jaunes sur le
dos et la queue. Une centaine d’écailles sur la ligne vertébrale. Quatre ou cinq lignes
transverses jaunes entre les bases des membres antérieurs et postérieurs. Narine arron-
die située à mi-distance de l’œil et du museau. Langue claire. Forêt guinéenne.

Dimensions La coloration générale est vert sombre ou


noirâtre. Des petites taches jaunes alignées
Longueur museau-cloaque jusqu’à plus de
ou en ocelles dessinent de 14 à 20 lignes
80 cm, longueur totale jusqu’à environ 210 cm.
transversales jaunes sur le corps et la queue.
Répartition et habitat Elles sont au nombre de quatre ou cinq dans
l’intervalle qui sépare les embranchements
De la Guinée au Congo. Mangroves, forêt dense des membres antérieurs et postérieurs. La
et forêts-galeries attenantes en zone guinéenne. couleur de la langue est blanchâtre ou rose.

Description Histoire naturelle

Tête et corps couverts d’écailles. Pupille ronde. Ce grand varan de forêt et de mangrove reste
Narine arrondie située à mi-distance de l’œil encore assez abondant bien qu’il soit très
et du museau. Langue bifide et protractile. chassé pour sa viande. On le trouve souvent
Écailles nuchales et dorsales de petite taille, près de petits marigots de forêt mais il peut
leur diamètre environ un tiers de celui de l’œil. s’éloigner de l’eau. Actif pendant la journée et
Une centaine d’écailles sur la ligne vertébrale chassant sur le sol ou dans l’eau, il se nourrit
entre la base des membres antérieurs et notamment de crabes, ainsi que d’insectes,
postérieurs. De 146 à 175 rangées d’écailles d’araignées, de mollusques et de vertébrés
autour du milieu du corps. Longueur de la divers : poissons, reptiles, amphibiens, oiseaux
queue 1,4 fois la distance museau-cloaque. et petits mammifères.

28° N

24° N

20° N

16° N

12° N

8° N

4° N
16° W 12° W 8° W 4° W 0° 4° E 8° E 12° E 16° E 20° E 24° E

416 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
© J.-F. Trape
Varanus ornatus.
Akonolinga (Cameroun).

© J.-F. Trape

Varanus ornatus.
Mengang (Cameroun).

LES LÉZARDS 417


Partie 5

Les crocodiles

Famille
Crocodylidae

Photo : © J.-F. Trape


Crocodylus suchus.
Tionk Essil (Casamance, Sénégal).
famille Crocodylidae
espèce
Crocodylus suchus Geoffroy, 1807

Crocodile du Nil ouest-africain


West African Nile Crocodile

Identification rapide
Adultes jusqu’à plus de 4 m. Museau court et épais, la distance entre les yeux et
l’extrémité du museau de 1,2 à 2 fois plus longue que la largeur du museau au niveau du
bord antérieur des yeux. Juvéniles avec des bandes transverses sombres, la longueur de
la queue légèrement supérieure à la moitié de la longueur totale.

Dimensions paire antérieure et la paire postérieure séparée


des dorsales.
Longueur habituelle des adultes entre 2 et 3 m,
rarement plus de 4 m (jusqu’à 5 m et davantage La coloration générale est brunâtre ou vert
pour le crocodile du Nil d’Afrique de l’est). Les olivâtre. Les juvéniles sont plus clairs, avec
nouveau-nés mesurent de 20 à 28 cm. des mouchetures et des taches transverses
noires, notamment sur la queue.
Répartition et habitat
Histoire naturelle
Ensemble de l’Afrique occidentale, avec des
populations reliques en bordure du Sahara. Le crocodile du Nil ouest-africain possède,
Tous types de collections d’eau douce ou comme toutes les espèces de crocodiles, des
saumâtre partout où il n’a pas été exterminé : yeux qui reflètent la lumière, ce qui permet de
rivières, mares, mangroves, gueltas. le repérer facilement la nuit avec une torche
électrique. Très discret partout où il est
Description
chassé, il est actif jour et nuit. Il nage rapide-
Museau court et épais, la distance entre les ment et est capable de rester en immersion
yeux et l’extrémité du museau de 1,5 à 2 fois près d’une heure. À terre, on l’observe souvent
plus longue que la largeur du museau au immobile se chauffant au soleil, mais il peut
niveau du bord antérieur des yeux (de 1,2 à se déplacer à plus de 30 km/h. Il creuse des
1,5 fois chez les juvéniles). Quatre à six grandes terriers en bordure de l’eau. Plusieurs popula-
plaques occipitales carénées. Quatre grandes tions mauritaniennes survivent sous des blocs
plaques nuchales carénées disposées en carré de rochers dans des collections d’eau de moins
avec une plaque latérale de chaque côté de la d’un mètre de diamètre en surface.

28° N

24° N

20° N

16° N

12° N

8° N

4° N
16° W 12° W 8° W 4° W 0° 4° E 8° E 12° E 16° E 20° E 24° E

420 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
© J.-F. Trape
Crocodylus suchus.
Sine-Saloum (Sénégal).

© J.-F. Trape

Crocodylus suchus.
Tionk Essil (Casamance, Sénégal).

LES CROCODILES 421


espèce famille
Crocodylidae
Mecistops cataphractus (Cuvier, 1824)

Crocodile à long museau


Slender-snouted Crocodile

Identification rapide
Museau long et étroit, la distance entre les yeux et l’extrémité du museau de 2,5 à
3,3 fois plus longue que la largeur du museau au niveau du bord antérieur des yeux.
Plaques nuchales continues avec les plaques dorsales.

Dimensions La coloration générale est olivâtre sombre. Le


tronc et la queue présentent de grandes
Longueur habituelle des adultes environ 2 m,
taches transversales noires dont le contraste
maximum jusqu’à plus de 3 m. Les nouveau-nés
avec la coloration générale s’atténue avec l’âge.
mesurent de 22 à 25 cm.
L’abdomen est jaunâtre clair avec quelques
Répartition et habitat
taches noirâtres.

Du Sénégal à l’Angola et au lac Tanganika. Histoire naturelle


Grandes rivières, lacs et lagunes en zone Le crocodile à long museau vit surtout dans
forestière et dans plusieurs régions de les grandes collections d’eau et était autrefois
savane. le plus fréquent des crocodiles dans beaucoup
de lagunes côtières. Il est devenu rare et
Description
localisé en Afrique occidentale alors qu’il reste
Museau long et étroit, la distance entre les encore assez commun en Afrique centrale.
yeux et l’extrémité du museau de 2,5 à Son régime alimentaire est surtout constitué
3,3 fois plus longue que la largeur du museau de poissons mais il se nourrit aussi occasion-
au niveau du bord antérieur des yeux. nellement d’oiseaux, de reptiles, d’amphibiens
Quatre grandes plaques nuchales fortement et d’invertébrés divers. Les femelles pondent
carénées disposées en carré, continues ou leurs œufs dans un nid de grande taille (1 à
subcontinues avec les plaques dorsales. 2 m de long et 50 à 80 cm de haut) constitué
Longueur de la queue environ la moitié de la de débris végétaux qu’elles construisent près
longueur totale. de l’eau et sur lequel elles veillent.

28° N

24° N

20° N

16° N

12° N

8° N

4° N
16° W 12° W 8° W 4° W 0° 4° E 8° E 12° E 16° E 20° E 24° E

422 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
© M.-O. Rödel
Mecistops cataphractus.
Forêt de Taï (Côte d’Ivoire).

© J.-F. Trape

Mecistops cataphractus.
Spécimen en captivité.

LES CROCODILES 423


espèce famille
Crocodylidae
Osteolaemus tetraspis Cope, 1861

Crocodile nain
Broad-fronted Crocodile

Identification rapide
Adultes de petite taille, maximum 210 cm. Museau très court, la distance entre les yeux
et l’extrémité du museau similaire ou à peine supérieure à la largeur du museau au
niveau du bord antérieur des yeux. Longueur de la queue inférieure à la moitié de la
longueur totale.

Dimensions jaunâtre avec des taches et barres transver-


sales noires et une face ventrale jaune et noire.
Longueur habituelle des adultes entre 80 et
120 cm, maximum environ 210 cm. Les Histoire naturelle
nouveau-nés mesurent de 20 à 25 cm.
Facilement observable la nuit avec une torche
Répartition et habitat électrique, ce petit crocodile forestier est associé
aux collections d’eau peu profondes et encom-
Du Sénégal à l’Angola et à l’Ouganda. Rivières,
brées de végétation. C’est l’hôte habituel des
marais et petites collections d’eau douce en
petites mares, marais et ruisseaux de forêt mais
forêt et en savane.
on le rencontre aussi en savane dans les galeries
Description forestières. Il habite des terriers en bordure de
l’eau. Il est principalement nocturne et chasse
Museau très court et épais, la distance entre aussi bien à terre que dans l’eau. Il se nourrit
les yeux et l’extrémité du museau similaire ou d’insectes, mille-pattes, crustacés, amphibiens,
à peine supérieure à la largeur du museau au poissons et autres invertébrés et petits vertébrés.
niveau du bord antérieur des yeux. Trois paires Il n’attaque jamais l’homme mais peut mordre
de plaques nuchales, la paire antérieure et la quand il est capturé et manipulé. La femelle
paire médiane de grande taille, la paire posté- pond dans un nid d’environ 1,5 m de diamètre
rieure petite et séparée des dorsales. Longueur et 70 cm de haut construit avec de l’humus,
de la queue environ 45 % de la longueur totale. des feuilles mortes et des brindilles. Pendant
La coloration générale des adultes est brun les 4 mois que dure l’incubation, elle veille sur
noirâtre à noire, celle des juvéniles est brun le nid en attaquant tout éventuel prédateur.

28° N

24° N

20° N

16° N

12° N

8° N

4° N
16° W 12° W 8° W 4° W 0° 4° E 8° E 12° E 16° E 20° E 24° E

424 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
© J.-F. Trape
Osteolaemus tetraspis.
Spécimen en captivité (Nigeria).

© J.-F. Trape

Osteolaemus tetraspis.
Dja (Cameroun).

LES CROCODILES 425


Partie 6

Les tortues

Photo : © J.-F. Trape


Chelonia mydas.
Île de Poilão (Guinée-Bissau).
Tortues marines

Famille
Cheloniidae
Famille
Dermochelyidae

Photo : © J.-F. Trape


Lepidochelys olivacea.
Aného (Togo).
famille Cheloniidae
espèce
Caretta caretta (Linnæus, 1758)

Tortue caouanne
Loggerhead Turtle

Identification rapide
Espèce marine. Carapace recouverte d’écailles rigides juxtaposées. Cinq paires d’écailles
costales. Grosse tête caractéristique.

Dimensions rebord des marginales et la face ventrale sont


jaune orangé.
Longueur jusqu’à 115 cm, poids jusqu’à 160 kg.

Répartition et habitat Histoire naturelle

Large répartition mondiale, y compris en eau


La tortue caouanne est rarement observée
froide, à l’exception de la partie est du Pacifique.
sur les côtes ouest-africaines. Sa répartition
En Afrique de l’Ouest, fréquente surtout
semble essentiellement intéresser la partie la
l’archipel du Cap-Vert et les eaux côtières de
plus occidentale du continent et surtout les
la Mauritanie à la Guinée.
îles de Boa Vista, Sal et Saõ Vicente, dans
Description l’archipel du Cap-Vert, qui constituent l’un de
ses plus grands sites de ponte de l’Atlantique.
Tête et carapace couvertes d’écailles. Présence Elle se nourrit de mollusques et de crustacés
de deux paires de préfrontales sur le dessus de planctoniques jusqu’à l’âge de quatre ou cinq
la tête. Cou et tête proportionnellement très ans. Adulte, elle consomme des mollusques,
larges en vue dorsale. Dossière avec cinq paires crustacés, petits poissons, échinodermes et
de costales, cinq vertébrales, une nuchale et occasionnellement des algues. La maturité
de 11 à 15 (habituellement 12 ou 13) paires de sexuelle est précoce et peut débuter à
marginales. La première paire de costales touche quatre ans quand la tortue mesure environ
la nuchale. Les écailles de la dossière sont jux- 60 cm. La ponte intervient la nuit sur des
taposées. Le bord des marginales est dentelé plages où la tortue creuse une cavité de 25 à
chez les juvéniles, aplani chez les adultes. 50 cm qu’elle referme après y avoir déposé
La coloration de la carapace varie du brun une centaine d’œufs. L’incubation dure entre
foncé au brun rougeâtre et au jaune orangé. Le 46 et 71 jours.

28° N

24° N

20° N

16° N

12° N

8° N

4° N
16° W 12° W 8° W 4° W 0° 4° E 8° E 12° E 16° E 20° E 24° E

430 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
© P. Geniez
Caretta caretta.
Boa Vista (Cap-Vert).

© S. Trape

Caretta caretta.
Lagon sud (Nouvelle-Calédonie).

LES TORTUES 431


espèce famille
Cheloniidae
Chelonia mydas (Linnæus, 1758)

Tortue verte
Common Green Turtle

Identification rapide
Espèce marine. Carapace recouverte d’écailles rigides juxtaposées. Quatre paires d’écailles
costales. Une seule paire de préfrontales. Marginales sans dentelure.

Dimensions La coloration de la carapace varie avec l’âge,


brun rougeâtre avec des stries claires chez les
Longueur jusqu’à 130 cm. Poids habituel des
juvéniles et les subadultes, plus uniforme et
adultes jusqu’à 250 kg, exceptionnellement
olivâtre ou grisâtre chez les adultes. Les sutures
400 kg.
jaunâtres entre les écailles dorsales sont bien
Répartition et habitat distinctes. La face ventrale est claire.

Toutes les eaux tropicales et tempérées du Histoire naturelle


globe, à l’exception des côtes américaines du Cette espèce de grande taille (seule la tortue luth
Pacifique. Commune partout sur les côtes la dépasse) est la plus fréquemment observée
d’Afrique occidentale, où elle se reproduit. des tortues marines sur les côtes d’Afrique
occidentale, notamment de la Mauritanie à la
Description
Guinée. Les juvéniles sont carnivores, se nour-
Tête et carapace couvertes d’écailles. Présence rissant d’invertébrés et de petits poissons, mais
d’une paire de préfrontales sur le dessus de la les adultes sont principalement herbivores et
tête. Dossière avec quatre paires de costales, broutent les prairies sous-marines. La maturité
cinq vertébrales, une nuchale et 12 paires de sexuelle est atteinte entre 8 et 15 ans. La ponte
marginales. Le bord postérieur de la première intervient la nuit sur des plages de sable où la
vertébrale est droit, perpendiculairement à tortue creuse une cavité de 30 à 50 cm qu’elle
l’axe du corps. La première paire de costales ne referme après y avoir déposé une centaine
touche pas la nuchale. Les écailles de la dossière d’œufs. L’incubation dure entre 48 et 74 jours.
sont juxtaposées. Le bord des marginales est Des plages de ponte sont connues tout le long
arrondi, sans dentelures, donnant une forme du littoral ouest-africain, la plus importante
arrondie régulière à la carapace. dans l’archipel des Bijagos (île de Poilão).

28° N

24° N

20° N

16° N

12° N

8° N

4° N
16° W 12° W 8° W 4° W 0° 4° E 8° E 12° E 16° E 20° E 24° E

432 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
© J.-F. Trape
Chelonia mydas.
Île de Poilão (Guinée-Bissau).

© J.-F. Trape

Chelonia mydas.
Île de Poilão (Guinée-Bissau).

LES TORTUES 433


espèce famille
Cheloniidae
Eretmochelys imbricata (Linnæus, 1766)

Tortue imbriquée
Hawksbill Turtle

Identification rapide
Espèce marine. Carapace recouverte d’écailles rigides imbriquées à la façon de tuiles.
Marginales fortement dentelées, surtout les postérieures. Quatre paires d’écailles costales.
Première vertébrale en pointe vers l’arrière. Deux paires de préfrontales. Museau à bec
crochu.

Dimensions La coloration de la carapace est brun rougeâtre


avec de nombreuses mouchetures jaunâtres
Longueur jusqu’à 95 cm. Poids habituel des
fortement contrastées qui tendent à s’estomper
adultes jusqu’à 100 kg, maximum connu 139 kg.
avec l’âge quand la dossière dépasse 60 cm.
Répartition et habitat
Histoire naturelle
Présente dans la plupart des eaux tropicales du
globe. Connue tout le long des côtes d’Afrique Cette belle espèce est la plus omnivore des
occidentale, où elle se reproduit. tortues marines. Juvénile, elle se nourrit
d’algues, puis diversifie sa nourriture avec des
Description
poulpes, des crabes, des éponges, des inverté-
Tête et carapace couvertes d’écailles. Bec cro- brés divers et en rongeant le corail avec son
chu. Deux paires de préfrontales sur le dessus de bec. Comme les autres tortues marines, elle
la tête. Dossière avec quatre paires de costales, pond la nuit sur des plages de sable. Il peut y
cinq vertébrales, une nuchale et 12 paires de avoir jusqu’à 200 œufs par ponte et l’incubation
marginales. Les écailles de la dossière sont dure entre 58 et 74 jours. En Afrique occiden-
imbriquées, chacune se superposant à l’autre. tale, sa nidification a été observée au Sénégal,
La première vertébrale est en pointe vers l’ar- dans l’archipel des Bijagos (Guinée-Bissau),
rière. La première paire de costales ne touche sur les îles de Los (Guinée), au Liberia et en
pas la nuchale. Le rebord des marginales Côte d’Ivoire. Chassée comme toutes les tortues
médianes et postérieures forme des dentelures pour sa viande, cette espèce est de plus très
en pointe vers l’arrière très marquées. recherchée pour sa carapace.

28° N

24° N

20° N

16° N

12° N

8° N

4° N
16° W 12° W 8° W 4° W 0° 4° E 8° E 12° E 16° E 20° E 24° E

434 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
© S. Trape
Eretmochelys imbricata.
Martinique.

© S. Trape

Eretmochelys imbricata.
Martinique.

LES TORTUES 435


espèce famille
Cheloniidae
Lepidochelys olivacea (Eschscholtz, 1829)

Tortue olivâtre
Olive Ridley Turtle

Identification rapide
Espèce marine. Carapace recouverte d’écailles rigides, les sutures entre les écailles
souvent peu apparentes. De six à neuf paires de costales, la première en contact avec la
nuchale.

Dimensions La coloration de la carapace est relativement


uniforme, le plus souvent olivâtre ou grisâtre
Longueur jusqu’à 86 cm. Poids habituel des
assez foncé. Les sutures entre les écailles
adultes inférieur à 50 kg, exceptionnellement
dorsales sont toujours peu distinctes.
jusqu’à 85 kg.
Histoire naturelle
Répartition et habitat
La tortue olivâtre est très commune sur les
Eaux tropicales côtières de l’Atlantique, de côtes ouest-africaines où de nombreux sites de
l’océan Indien et du Pacifique. Commune sur pontes existent, notamment aux îles Bijagos
les côtes d’Afrique occidentale, où elle se (Guinée-Bissau), en Sierra Leone, en Côte
reproduit. d’Ivoire, au Ghana, au Togo et au Bénin. C’est
la tortue marine la plus fréquemment observée
Description
sur les côtes des pays riverains du golfe de
Tête et carapace couvertes d’écailles. Carapace Guinée. Elle se nourrit de crustacés (crabes
presque aussi large que longue. Cou bien notamment), méduses, mollusques, oursins et
dégagé. Présence de deux paires de préfrontales poissons. La maturité sexuelle est atteinte
sur le dessus de la tête. Dossière comportant entre 7 et 9 ans chez les femelles. Cette tortue
de six à neuf paires de costales, de cinq à neuf étant légère, elle se déplace rapidement sur le
vertébrales (parfois plus), une nuchale et de sable et la durée de la ponte est courte, souvent
12 à 14 paires de marginales. La première moins d’une demi-heure entre la sortie de
paire de costales est en contact avec la nuchale. l’eau et le retour à la mer. L’incubation dure
Les écailles de la dossière sont juxtaposées. entre 46 et 62 jours.

28° N

24° N

20° N

16° N

12° N

8° N

4° N
16° W 12° W 8° W 4° W 0° 4° E 8° E 12° E 16° E 20° E 24° E

436 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
© J.-F. Trape
Lepidochelys olivacea.
Aného (Togo).

© J.-F. Trape

Lepidochelys olivacea.
Aného (Togo).

LES TORTUES 437


famille Dermochelyidae
espèce
Dermochelys coriacea (Vandelli, 1761)

Tortue luth
Leatherback Turtle

Identification rapide
La plus grosse des tortues marines. Carapace recouverte de cuir avec sept fortes
carènes longitudinales.

Dimensions La coloration de la carapace, de la tête et des


nageoires est bleu sombre à gris foncé, avec
Longueur jusqu’à 2 m. Poids maximal 950 kg.
de nombreux points blanchâtres. Le plastron
Répartition et habitat est blanchâtre à rosé avec des zones plus
sombres.
Présente dans la plupart des océans du monde,
y compris dans les eaux tempérées ou froides. Histoire naturelle
Assez fréquente sur les côtes d’Afrique occi-
dentale où des plages de ponte sont connues La tortue luth est la plus grosse et la plus
de la Mauritanie à l’Angola. remarquable des tortues marines. C’est une
grande migratrice, capable de supporter des
Description
eaux à 5 °C et de plonger à des profondeurs de
Carapace recouverte d’un cuir épais et souple, 600 m. Elle se nourrit principalement de
sans écailles apparentes. Crâne recouvert du méduses mais consomme aussi des poissons,
même cuir que le reste de la carapace. Cou épais calmars, poulpes et crustacés ainsi que des
et tête très grosse avec un museau court. Bec algues et autres végétaux. L’accouplement a
tricuspide, avec deux encoches sur les côtés. lieu en mer, souvent devant les plages de
Dossière avec une grande carène médiane et ponte. La nidification intervient la nuit à
de chaque côté trois fortes carènes latérales marée haute sur la plage et dure au moins
soulignées de tubercules. Une pointe caudale trois heures. Même dérangée en phase de
triangulaire. Nageoires antérieures longues et ponte, la tortue luth n’abandonne jamais son
larges, très puissantes, capables de traîner travail et n’est pas agressive. L’incubation des
plusieurs centaines de kilos sur le sable. œufs dure 60 à 70 jours et les nouveau-nés
Nageoires postérieures beaucoup plus petites. mesurent 7-8 cm.

28° N

24° N

20° N

16° N

12° N

8° N

4° N
16° W 12° W 8° W 4° W 0° 4° E 8° E 12° E 16° E 20° E 24° E

438 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
© T. Diagne
Dermochelys coriacea.
Côte du Saloum (Sénégal).

© J.-F. Trape

Dermochelys coriacea.
Plage des Hattes (Guyane).

LES TORTUES 439


Tortues
continentales
aquatiques

Famille
Geoemydidae
Famille
Pelomedusidae
Famille
Trionychidae

Photo : © J.-F. Trape


Cyclanorbis senegalensis.
Fleuve Niger près de Say (Niger).
famille Geoemydidae
espèce
Mauremys leprosa (Schweigger, 1812)

Émyde lépreuse
Mediterranean terrapin

Identification rapide
Carapace couverte d’écailles. Dossière et plastron rigides, sans articulation. Queue très
longue. Une nuchale entre la première paire de marginales. Plastron comprenant six
paires de plaques, sans intergulaire. Gueltas et mares en zone nord-sahélienne et
Afrique du Nord.

Dimensions La coloration est très variable selon le milieu et


l’âge. Plusieurs sous-espèces ont été décrites
Longueur habituelle 12 à 20 cm, maximum
sur de simples particularités de coloration,
25 cm.
notamment pour les populations des différents
Répartition et habitat
oueds marocains. La tête est habituellement
olivâtre avec souvent des vermiculations jaunes
Afrique du Nord, péninsule Ibérique, Roussillon. ou orangées, en particulier chez les jeunes
Signalée de l’Aïr au Niger (gueltas de Timia, spécimens. La dossière est beige, marron ou
Taraouadji et du Tamgak, vallée de Telloua et olivâtre. Le plastron est particulièrement
mare de Tafadek). En Mauritanie, éteinte à variable : sombre et uni, ou au contraire clair
Fdérick mais serait présente entre Kiffa et avec ou sans dessins et taches sombres.
Ayoûn el Atroûs. Mares et gueltas. Aucune donnée de coloration n’est disponible
pour les spécimens signalés de Mauritanie et
Description du Niger.
Carapace couverte d’écailles. Dossière fortement
Histoire naturelle
aplatie, de forme ovale, non articulée et sans
dentelure sur les marginales. Cinq écailles ver- L’émyde lépreuse se chauffe au soleil pendant
tébrales, quatre paires de costales, douze paires la journée et plonge à la moindre alerte. Elle
de marginales et une nuchale. Plastron com- estive dans la boue séchée. Elle est tolérante à
prenant seulement six paires de plaques, sans la pollution du milieu. Surtout carnivore, elle
intergulaire médiane. Cinq griffes effilées et se nourrit d’invertébrés, de têtards et de petits
recourbées à chacune des pattes. Queue très poissons, mais consomme aussi des plantes et
longue, notamment chez les juvéniles. des déchets végétaux.

28° N

24° N

20° N

16° N

12° N

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16° W 12° W 8° W 4° W 0° 4° E 8° E 12° E 16° E 20° E 24° E

442 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
© P. Geniez
Mauremys leprosa.
Juvénile de l’oued Noun (Maroc).

© J.-F. Trape

Mauremys leprosa.
Spécimen préservé de la collection de l’IFAN, collecté en février 1949 à Fort-Gouraud
(actuellement Fdérik) en Mauritanie.

LES TORTUES 443


famille Pelomedusidae
espèce
Pelomedusa subrufa olivacea Schweigger, 1812

Péloméduse roussâtre
Marsh Terrapin

Identification rapide
Carapace couverte d’écailles. Dossière et plastron rigides, sans articulation. Pas de
nuchale entre la première paire de marginales. Plastron comprenant 13 plaques dont
une intergulaire.

Dimensions marginales. Plastron comprenant six paires de


plaques ainsi qu’une intergulaire médiane à
Longueur habituelle 15 à 25 cm, maximum l’avant. Pectorales largement séparées chez
33 cm. P. s. olivacea alors qu’elles se rejoignent chez
la sous-espèce nominale. Griffes effilées et
Répartition et habitat
recourbées.
La péloméduse roussâtre présente une vaste La coloration est variable selon le milieu et
répartition en Afrique subsaharienne où elle n’est l’âge. La dossière est beige, marron ou olivâtre.
absente que des blocs forestiers guinéen et Le plastron est jaunâtre ou brunâtre.
congolais. La sous-espèce d’Afrique occidentale
P. s. olivacea est rencontrée en zone sahé- Histoire naturelle
lienne et en savane soudanienne et guinéenne,
La péloméduse roussâtre est très commune
depuis le Sénégal jusqu’à l’Éthiopie, où elle
dans les collections d’eau permanentes ou
habite les mares temporaires ainsi que les
temporaires, y compris dans beaucoup de petites
marais et cours d’eau.
mares du Sahel qui restent en eau pendant
Description
quelques semaines seulement. En début de
saison sèche, elle s’enfonce profondément
Carapace couverte d’écailles. Tête et cou larges, dans la boue où elle résiste à la dessiccation et
qui se rabattent latéralement sous la carapace. estive jusqu’à la prochaine saison des pluies.
Dossière fortement aplatie, de forme ovale Cette espèce est carnivore et se nourrit de
régulière, non articulée et sans dentelure sur tout ce qui passe à sa portée, aussi bien dans
les marginales. Cinq écailles vertébrales, l’eau que hors de l’eau, notamment de têtards
quatre paires de costales et douze paires de au Sahel et en savane.

28° N

24° N

20° N

16° N

12° N

8° N

4° N
16° W 12° W 8° W 4° W 0° 4° E 8° E 12° E 16° E 20° E 24° E

444 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
© J.-F. Trape
Pelomedusa subrufa olivacea.
Sabodala (Sénégal).

© J.-F. Trape

Pelomedusa subrufa olivacea.


Bani près de Zinzana (Mali).

LES TORTUES 445


espèce famille
Pelomedusidae
Pelusios adansoni (Schweigger, 1812)

Péluse d’Adanson
Adanson’s Hinged Terrapin

Identification rapide
Carapace couverte d’écailles. Lobe avant du plastron articulé et mobile. Plaques abdomi-
nales étroites, leur suture médiane au moins deux fois plus courte que la longueur de la
partie mobile du plastron. Suture médiane de la paire de plaques anales environ deux
fois plus courte que celle des fémorales. Plastron clair.

Dimensions moins deux fois plus courte que la longueur de


la partie mobile du plastron. Suture médiane
Longueur habituelle 15 à 20 cm, maximum
de la paire de plaques anales deux fois plus
22 cm.
courte que celle des fémorales. Griffes effilées
Répartition et habitat et recourbées.

Rivières, lacs et marais permanents ou semi- La coloration de la dossière est gris-brun


permanents en zone sahélienne et soudanienne, sombre. Le plastron est jaunâtre.
depuis le Sénégal jusqu’à l’Éthiopie.
Histoire naturelle
Description
La péluse d’Adanson est associée aux fleuves,
Carapace couverte d’écailles. Partie antérieure grandes rivières, lacs et autres collections
du plastron articulée et mobile, protégeant la d’eau permanente ou semi-permanente au
tête et le cou en cas de menace. Dossière Sahel et en zone de savane. En saison sèche,
moyennement bombée, non articulée, de elle peut estiver dans la boue, mais à condition
forme elliptique, plus large en arrière qu’en que celle-ci reste suffisamment humide. Cette
avant. Cinq écailles vertébrales, quatre paires espèce est surtout carnivore, se nourrissant
de costales et douze paires de marginales. d’invertébrés, amphibiens, poissons et cha-
Plastron comprenant six paires de plaques et rognes diverses, mais elle consomme également
une intergulaire médiane. Suture médiane de des végétaux. Elle pond plusieurs fois dans
la paire de plaques abdominales étroite, au l’année.

28° N

24° N

20° N

16° N

12° N

8° N

4° N
16° W 12° W 8° W 4° W 0° 4° E 8° E 12° E 16° E 20° E 24° E

446 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
© J.-F. Trape
Pelusios adansoni.
Lac de Guier (Sénégal).

© J.-F. Trape

Pelusios adansoni.
Lac de Guier (Sénégal).

LES TORTUES 447


espèce famille
Pelomedusidae
Pelusios castaneus (Schweigger, 1812)

Péluse de Schweigger
Western Hinged Terrapin

Identification rapide
Carapace couverte d’écailles. Lobe avant du plastron articulé et mobile. Une grande
paire de plaques abdominales, la longueur de leur suture médiane atteignant environ les
trois-quarts de la longueur de la partie mobile du plastron. Suture médiane de la paire
d’anales beaucoup plus courte que celle des fémorales. Plastron en majeure partie clair.

Dimensions paires de plaques et une intergulaire médiane


étroite. Une grande paire de plaques abdomi-
Longueur habituelle 18 à 22 cm, maximum nales, la longueur de leur suture médiane
28 cm. atteignant environ les trois-quarts de la lon-
gueur de la partie mobile du plastron. Suture
Répartition et habitat
médiane de la paire de plaques anales plus
Du Sénégal à la République centrafricaine et courte que celle des fémorales. Griffes effilées
à l’Angola. Savane soudanienne et guinéenne. et recourbées.
Absente en forêt dense mais présente dans les La coloration de la dossière est brun noirâtre.
savanes côtières du golfe de Guinée. Tous Le plastron est habituellement en majeure
types de collections d’eau permanente et partie jaunâtre et partiellement noirâtre.
semi-permanente, douce ou saumâtre.
Histoire naturelle
Description
La péluse de Schweigger est une tortue souvent
Carapace couverte d’écailles. Partie antérieure abondante localement, qui est associée aux
du plastron articulée et mobile, protégeant la milieux aquatiques peu profonds et à végéta-
tête et le cou en cas de menace. Dossière tion importante. On peut parfois l’observer sur
moyennement bombée, non articulée, de forme le sol se déplaçant assez loin de l’eau, cela
elliptique, plus large en arrière qu’en avant. Pas même en saison sèche. En zone soudanienne,
de dentelure sur les marginales. Cinq écailles elle estive dans la boue humide. Omnivore,
vertébrales, quatre paires de costales et douze elle se nourrit d’invertébrés, d’amphibiens, de
paires de marginales. Plastron comprenant six charognes et de végétaux divers.

28° N

24° N

20° N

16° N

12° N

8° N

4° N
16° W 12° W 8° W 4° W 0° 4° E 8° E 12° E 16° E 20° E 24° E

448 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
© J.-F. Trape
Pelusios castaneus.
Niokolo Koba (Sénégal).

© J.-F. Trape

Pelusios castaneus.
Djikoye (Sénégal).

LES TORTUES 449


espèce famille
Pelomedusidae
Pelusios cupulatta Bour et Maran, 2003

Péluse à dos rayé


Forest Hinged Terrapin

Identification rapide
Carapace couverte d’écailles. Lobe avant du plastron articulé et mobile. Plaques abdo-
minales grandes, la longueur de leur suture médiane approchant la longueur de la partie
mobile du plastron. Bords antérieurs de la première vertébrale recourbés en pointe
vers l’avant entre les premières marginales. Suture médiane des premières marginales
comprise entre 3 et 5 fois la longueur de la première vertébrale. Échancrure entre les
anales en angle aigu. Plastron sombre.

Dimensions premières marginales. Suture médiane des


premières marginales courte, comprise entre
Longueur habituelle 10 à 21 cm, maximum
trois et cinq fois la longueur de la première
23 cm.
vertébrale. Plastron comprenant six paires de
Répartition et habitat plaques et une intergulaire médiane. Plaques
abdominales grandes, la longueur de leur
Espèce récemment décrite du sud-ouest de la suture médiane approchant la longueur du
Côte d’Ivoire, également connue du Liberia lobe antérieur mobile du plastron. Échancrure
ainsi que du sud forestier du Ghana et du entre les deux plaques anales formant un
Nigeria. Cours d’eau et marais en zone de forêt angle aigu. Griffes effilées et recourbées.
guinéenne.
La coloration de la dossière est brunâtre, assez
Description claire chez les jeunes spécimens et brun noirâtre
chez les adultes. Le plastron est brunâtre ou
Carapace couverte d’écailles. Partie antérieure noirâtre.
du plastron articulée et mobile. Dossière aplatie,
sa hauteur inférieure à la moitié de sa largeur, Histoire naturelle
l’arrière des vertébrales carénées. Cinq écailles
vertébrales, quatre paires de costales et douze Cette espèce de forêt était auparavant confon-
paires de marginales. Bords antérieurs de la due avec Pelusios niger. On l’observe dans
première vertébrale recourbés en pointe vers des milieux fermés : cours d’eaux tranquilles
l’avant et formant un angle aigu entre les en pleine forêt, zones forestières inondées.

28° N

24° N

20° N

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8° N

4° N
16° W 12° W 8° W 4° W 0° 4° E 8° E 12° E 16° E 20° E 24° E

450 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
© J.-F. Trape
Pelusios cupulatta.
Bia (Ghana).

© J.-F. Trape

Pelusios cupulatta.
Bia (Ghana).

LES TORTUES 451


espèce famille
Pelomedusidae
Pelusios gabonensis (Duméril, 1856)

Péluse du Gabon
Gabon Hinged Terrapin

Identification rapide
Carapace couverte d’écailles. Lobe avant du plastron articulé et mobile. Plaques abdo-
minales étroites, leur suture médiane au moins deux fois plus courte que la longueur de
la partie mobile du plastron. Suture entre les deux plaques anales à peine plus courte
que celle entre les fémorales. Plastron sombre.

Dimensions comprenant six paires d’écailles et une inter-


gulaire médiane. Suture médiane de la paire
Longueur habituelle 15 à 27 cm, maximum d’écailles abdominales étroite, au moins deux
33 cm. fois plus courte que la longueur de la partie
mobile du plastron. Suture entre les deux
Répartition et habitat
plaques anales à peine plus courte que celle
Côte d’Ivoire et Liberia, Afrique centrale entre les fémorales. Échancrure entre les
depuis le Cameroun jusqu’à l’est du Congo et deux plaques anales formant un angle obtus.
à l’Angola. Cette espèce forestière semble très Griffes effilées et recourbées.
rare en Afrique occidentale. La dossière est brun foncé, avec souvent une
ligne médiane noirâtre qui souligne la carène.
Description Le plastron est brun foncé ou noirâtre. Il existe
Dossière et plastron de la carapace couverts un dessin en forme de y noir sur le front.
d’écailles. Partie antérieure du plastron arti-
Histoire naturelle
culée et mobile. Dossière peu bombée, sa
hauteur inférieure à la moitié de sa largeur, La péluse du Gabon est souvent abondante en
non articulée, avec une carène médiane plus Afrique centrale, mais seuls deux spécimens
ou moins marquée. Cinq écailles vertébrales, d’Afrique occidentale sont connus avec certi-
quatre paires de costales et douze paires de tude, l’un de la forêt de Taï (Côte d’Ivoire),
marginales. Suture médiane des premières l’autre du Liberia. C’est une espèce omnivore, se
marginales comprise entre 3 et 5 fois la nourrissant de petits vertébrés et d’invertébrés
longueur de la première vertébrale. Plastron ainsi que de végétaux divers.

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© J.-F. Trape
Pelusios gabonensis. Juvénile.
Dja (Cameroun).

© J.-F. Trape

Pelusios gabonensis.
Dja (Cameroun).

LES TORTUES 453


espèce famille
Pelomedusidae
Pelusios niger (Duméril et Bibron, 1835)

Péluse à bec crochu


Black Hinged Terrapin

Identification rapide
Carapace couverte d’écailles. Lobe avant du plastron articulé et mobile. Bec crochu.
Plaques abdominales grandes, la longueur de leur suture médiane similaire à la longueur de
la partie mobile du plastron. Longueur de la suture médiane des premières marginales
comprise entre 2 et 2,5 fois la longueur de la première vertébrale. Échancrure entre les
deux plaques anales formant un angle obtus. Plastron noir.

Dimensions premières marginales longue, comprise entre


2 et 2,5 fois la longueur de la première verté-
Longueur habituelle 15 à 30 cm, maximum
brale. Plastron comprenant six paires de
35 cm.
plaques et une intergulaire médiane. Plaques
Répartition et habitat abdominales grandes, la longueur de leur
suture médiane similaire à la longueur du lobe
Du Bénin au Gabon en zone côtière. Les mobile du plastron. Échancrure entre les deux
mentions anciennes en Afrique occidentale à plaques anales formant un angle obtus. Griffes
l’ouest du Bénin doivent être rapportées à effilées et recourbées.
Pelusios cupulatta, espèce récemment
décrite. La coloration de la dossière est noirâtre, sauf
chez les jeunes spécimens chez qui elle est
Description souvent brunâtre avec une ligne dorsale noire.
Le plastron est noir.
Carapace couverte d’écailles. Partie antérieure
du plastron articulée et mobile, protégeant la Histoire naturelle
tête et le cou en cas de menace. Bec crochu.
Dossière bombée, sa hauteur supérieure à la La péluse à bec crochu fréquente surtout les
moitié de sa largeur. Cinq écailles vertébrales, grandes collections d’eau calme : lagunes, lacs,
quatre paires de costales et douze paires de rivières et marais. Elle vient souvent sur la
marginales. Bords antérieurs de la première terre ferme. C’est une espèce omnivore, se
vertébrale formant un angle obtus entre les nourrissant surtout de coquillages, mollusques,
premières marginales. Suture médiane des poissons et végétaux aquatiques.

28° N

24° N

20° N

16° N

12° N

8° N

4° N
16° W 12° W 8° W 4° W 0° 4° E 8° E 12° E 16° E 20° E 24° E

454 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
© J. Maran
Pelusios niger.
Ouémé (Bénin).

© J. Maran

Pelusios niger (adulte et juvénile).


Ouémé (Bénin).

LES TORTUES 455


famille Trionychidae
espèce
Cyclanorbis elegans (Gray, 1869)

Tortue molle élégante


Nubian Flap-shelled Terrapin

Identification rapide
Carapace couverte de cuir. Repli cutané en forme de clapet masquant la base des pattes
postérieures. De zéro à quatre petites callosités dans la partie postérieure du plastron,
aucune dans la partie antérieure du plastron.

Dimensions postérieures. De zéro à quatre petites callosités


sur la partie postérieure du plastron, aucune à
Longueur totale jusqu’à 80 cm. l’avant du plastron. Pattes courtes, les doigts
palmés en forme de rame, avec trois griffes
Répartition et habitat
chacune. Les pattes avant présentent cinq ou
Grands fleuves à fond vaseux : Volta au Ghana, six plis cutanés bien développés.
Oti au Togo et Niger au Nigeria. Également La coloration de la dossière des juvéniles et
dans le Chari au Tchad et le Nil au Soudan. des adultes est classiquement brun vert assez
sombre avec des taches jaunâtres. Le plastron
Description est clair.
Dossière et plastron de la carapace couverts
Histoire naturelle
de cuir. Carapace fortement aplatie, de forme
ovalaire. Narines tubulaires et saillantes, for- La tortue molle élégante présente une distri-
mant une sorte de petite trompe en avant du bution qui demeure encore mal connue et qui
museau, ce qui permet à la tortue de respirer à semble très fragmentée. Elle est beaucoup plus
la surface tout en restant presque totalement rare en Afrique de l’Ouest que la tortue molle
immergée. Cou très long se repliant en s sous du Sénégal dont on la distingue difficilement,
la carapace. Surface intérieure de la symphyse les différences les plus marquées portant sur
de la mandibule avec une forte protubérance. des caractères internes d’anatomie de certains
Os préfrontaux ne se réunissant pas au vomer. os du crâne. Il existe donc un doute sur l’iden-
Deux grands clapets à l’arrière du plastron tification de plusieurs spécimens mentionnés
masquant complètement la base des pattes dans la littérature.

28° N

24° N

20° N

16° N

12° N

8° N

4° N
16° W 12° W 8° W 4° W 0° 4° E 8° E 12° E 16° E 20° E 24° E

456 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
© W. McCord
Cyclanorbis elegans.
Spécimen en captivité.

© W. McCord

Cyclanorbis elegans.
Spécimen en captivité.

LES TORTUES 457


espèce famille
Trionychidae
Cyclanorbis senegalensis
(Duméril et Bibron, 1835)

Tortue molle du Sénégal


Senegal Flap-shelled Terrapin

Identification rapide
Carapace couverte de cuir. Repli cutané en forme de clapet masquant la base des pattes
postérieures. De cinq à neuf callosités sur le plastron, dont trois à cinq à l’avant du plastron.
Carapace brunâtre.

Dimensions dossière. Deux grands clapets à l’arrière du


plastron masquant complètement la base des
Longueur totale jusqu’à 60 cm. pattes postérieures. De cinq à neuf callosités
sur le plastron, dont trois à cinq à l’avant.
Répartition et habitat
Pattes courtes, les doigts palmés en forme de
Du Sénégal au Soudan. Rivières, lacs, mares et rame, avec trois griffes chacune. Pattes avant
marais permanents ou semi-permanents au avec quatre plis cutanés.
Sahel et en savane soudanienne et guinéenne. La coloration de la dossière des juvéniles et
des adultes est plus ou moins uniformément
Description brunâtre. Le plastron est clair.
Dossière et plastron de la carapace couverts
Histoire naturelle
de cuir. Carapace fortement aplatie, de forme
ovalaire. Narines tubulaires et saillantes, for- Cette tortue surprenante par la longueur de son
mant une sorte de petite trompe en avant du cou lorsqu’il est entièrement déployé (il dépasse
museau, ce qui permet à la tortue de respirer à la moitié de la longueur de la carapace) reste
la surface tout en restant presque totalement encore commune dans beaucoup de régions
immergée. Cou très long se repliant en s sous d’Afrique occidentale, bien qu’elle soit large-
la carapace. Surface intérieure de la symphyse ment consommée par les pêcheurs. En saison
de la mandibule sans protubérance. Os pré- sèche, elle est capable d’estiver en s’enfonçant
frontaux ne se réunissant pas au vomer. dans la boue. Carnassière, elle attaque tous
Dossière avec des rangées de petits tubercules types de proies passant à sa portée, mais
bien alignés chez les juvéniles, lisse chez les consomme également des fruits mûrs tombés
adultes à l’exception du bord antérieur de la à l’eau.

28° N

24° N

20° N

16° N

12° N

8° N

4° N
16° W 12° W 8° W 4° W 0° 4° E 8° E 12° E 16° E 20° E 24° E

458 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
© J.-F. Trape
Cyclanorbis senegalensis.
Spécimen juvénile du Niokolo Koba (Sénégal).

© J.-F. Trape

Cyclanorbis senegalensis.
Niger vers Say (Niger).

LES TORTUES 459


espèce famille
Trionychidae
Trionyx triunguis (Forskål, 1775)

Tortue molle du Nil


Nile Soft-shelled Terrapin

Identification rapide
Carapace couverte de cuir. Face ventrale sans repli cutané en forme de clapet à l’arrière
du plastron, la base des pattes postérieures toujours complètement apparente.

Dimensions La coloration de la dossière est olivâtre. Le


plastron est clair.
Longueur totale jusqu’à 120 cm pour un poids
de 60 kg.
Histoire naturelle
Répartition et habitat
La plus grande tortue des eaux continentales
Très vaste répartition en Afrique et au Proche- africaines fréquente les fleuves et autres
Orient, du fleuve Sénégal au rio Cunene grands milieux aquatiques parsemés de bancs
(Namibie), et du Shabeelle (Somalie) au delta de sable où elle vient pondre. Elle s’aventure
du Nil et à la Méditerranée orientale. Grands aussi fréquemment en mer loin des lagunes
cours d’eau, lacs, lagunes et eaux côtières aussi côtières et de l’embouchure des fleuves. Avec
bien en zone de savane qu’en zone forestière. l’essor de la pêche, ses effectifs ont considéra-
blement décliné dans beaucoup de régions.
Description
Cette tortue est bien connue pour son carac-
Dossière et plastron de la carapace couverts tère irascible. Elle cherche à mordre quand
de cuir. Carapace fortement aplatie, de forme elle est capturée et elle est généralement
ovalaire. Narines tubulaires et saillantes, impossible à garder en captivité avec d’autres
formant une sorte de petite trompe en avant congénères. Elle se nourrit de proies diverses,
du museau. Cou très long se repliant en S sous en particulier de poissons qu’elle chasse à
la carapace. Plastron sans clapets, la base des l’affût en enfouissant sa carapace dans le sable
pattes postérieures toujours entièrement et en déployant son cou pour capturer ceux
apparente. Quatre callosités bien marquées qui passent à sa portée. Certains spécimens
sous le plastron des adultes. Membres palmés semblent spécialisés dans la capture des
avec trois fortes griffes. mollusques à coquille.

28° N

24° N

20° N

16° N

12° N

8° N

4° N
16° W 12° W 8° W 4° W 0° 4° E 8° E 12° E 16° E 20° E 24° E

460 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
© J.-F. Trape
Trionyx triunguis.
Sanaga (Cameroun).

© J.-F. Trape

Trionyx triunguis.
Spécimen en captivité (Togo).

LES TORTUES 461


Tortues
terrestres

Famille
Testudinidae

Photo : © J.-F. Trape


Kinixys erosa.
Nzébéla (Guinée).
famille Testudinidae
espèce
Centrochelys sulcata (Miller, 1779)

Tortue sillonnée
African Spurred Tortoise

Identification rapide
Carapace couverte d’écailles. Adultes de grande taille, jusqu’à 90 cm. Dossière et plastron
rigides, sans articulation. Pas de nuchale ni d’intergulaire.

Dimensions écailles vertébrales, quatre paires de costales,


onze paires de marginales et une supracaudale
Longueur totale jusqu’à environ 90 cm pour un médiane. Plastron comprenant six paires de
poids pouvant atteindre 120 kg. plaques, plat chez les femelles, fortement
concave chez les mâles qui présentent en outre
Répartition et habitat
des gulaires en fourche et un bourrelet sur la
De la Mauritanie et du Sénégal au Soudan et à paire d’anales. Pattes antérieures et postérieures
l’Érythrée. Autrefois présente dans la majeure avec de grands tubercules osseux pointus et de
partie de la zone sahélienne et soudano-sahé- fortes griffes émoussées.
lienne entre les isohyètes 150 mm et 700 mm. La coloration de la dossière et du plastron est
Actuellement distribution très fragmentée, les presque uniformément jaunâtre, seules les
principales populations naturelles subsis- limites des écailles et les stries de croissance,
tantes localisées dans le sud de la Mauritanie, toujours très marquées, sont plus sombres.
dans le Ferlo au Sénégal, au Mali (entre Nara
et le delta central du Niger, dans le Gourma et Histoire naturelle
entre Gao et l’Azaouagh notamment), dans le
La plus grosse tortue continentale africaine,
sud et l’est du Niger (parc du W, massif de
qui était encore abondante dans les années
Termit) ainsi qu’au Tchad et dans le nord de la
1950, n’est commune aujourd’hui qu’en captivité
RCA.
où elle se reproduit facilement. En milieu
Description
naturel, elle passe la majeure partie de la saison
sèche dans de profonds terriers qu’elle creuse
Carapace couverte d’écailles. Dossière fortement avec ses pattes antérieures. Elle se nourrit
bombée, sans articulation, comprenant cinq principalement de plantes.

28° N

24° N

20° N

16° N

12° N

8° N

4° N
16° W 12° W 8° W 4° W 0° 4° E 8° E 12° E 16° E 20° E 24° E

464 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
© J.-F. Trape
Centrochelys sulcata.
Ferlo (Sénégal).

© J.-F. Trape

Centrochelys sulcata.
Spécimens en captivité (Sénégal).

LES TORTUES 465


espèce famille
Testudinidae
Kinixys belliana Gray, 1831

Cinixys de Bell
Bell’s Hinged Tortoise

Identification rapide
Carapace couverte d’écailles. Dossière articulée. Une petite écaille nuchale médiane
allongée insérée entre la première paire de marginales. Rebord des marginales arrondi.
Plaques gulaires triangulaires. Savane.

Dimensions paires de plaques. Les deux plaques gulaires


chacune en forme de triangle, dont seul le
Longueur habituelle 14 à 18 cm, maximum bord antérieur est libre, et formant ensemble
23 cm. un triangle à un seul bord libre. Quatre griffes
à chacune des pattes chez K. b. nogueyi, cinq
Répartition et habitat
griffes aux pattes avant chez K. b. belliana.
Du Sénégal à la République Centrafricaine La coloration de la dossière est variable :
pour la sous-espèce K. belliana nogueyi, du parfois presque uniformément beige, souvent
Cameroun à l’Afrique de l’Est et à l’Afrique avec des dessins concentriques très contrastés,
australe pour la sous-espèce nominale. Savane. dont la teinte depuis le centre jusqu’au bord
des écailles est successivement brun foncé,
Description brun clair, noirâtre puis jaunâtre.
Carapace couverte d’écailles, la dossière forte-
Histoire naturelle
ment bombée. Partie postérieure de la dossière
mobile, l’articulation bien visible chez les adultes Très commune en savane, cette tortue se
entre la septième et la huitième marginale. nourrit de plantes, fruits, champignons et
Cinq écailles vertébrales, quatre paires de invertébrés. Pendant la saison sèche, elle est
costales, une petite nuchale médiane allongée, peu active et s’enterre dans un endroit abrité.
onze paires de marginales et une anale Le statut de K. belliana nogueyi (sous-espèce
médiane. Rebord externe des marginales ou espèce distincte) reste encore incertain
arrondi. Parfois une carène au niveau du tiers bien que ces deux taxons soient sympatriques
inférieur des marginales latérales. Plastron dans la plupart des régions du Cameroun et de
rigide, sans lobe mobile, comprenant six la République centrafricaine.

24° N

20° N

16° N

12° N

8° N

4° N

16° W 12° W 8° W 4° W 0° 4° E 8° E 12° E 16° E 20° E 24° E

466 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
© J.-F. Trape
Kinixys belliana nogueyi.
Bandafassi (Sénégal).

© J.-F. Trape

Kinixys belliana nogueyi.


Sabodala (Sénégal).

LES TORTUES 467


espèce famille
Testudinidae
Kinixys erosa (Schweigger, 1812)

Cinixys rongée
Forest Hinged Tortoise

Identification rapide
Carapace couverte d’écailles. Dossière articulée. Pas d’écaille nuchale. Rebord des
marginales relevé et pointu. Forêt.

Dimensions Deux gulaires quadrangulaires dépassant


nettement en avant le niveau du bord antérieur
Longueur habituelle 16 à 32 cm, maximum
de la dossière et faisant saillie en avant du
40 cm.
plastron sur plus de la moitié de leur longueur.
Répartition et habitat Cinq griffes aux pattes avant et quatre aux
pattes arrière.
Autrefois en Gambie, actuellement de la
Casamance à l’Angola et à l’Ouganda. Forêt La coloration de la dossière est brun foncé
dense et forêt claire guinéenne. avec souvent une bande jaunâtre le long de la
partie inférieure des costales et des taches de
Description même couleur sur une partie des marginales.
Le plastron est jaunâtre avec des tâches brun
Carapace couverte d’écailles, la dossière foncé plus ou moins grandes sur les plaques.
modérément bombée. Partie postérieure de la
dossière mobile, l’articulation bien visible chez Histoire naturelle
les adultes entre la septième et la huitième
marginale. Cinq écailles vertébrales, quatre La cinixys rongée est la plus grande des tortues
paires de costales, onze paires de marginales terrestres des forêts africaines. Surtout active
et une anale médiane. Rebord externe des la nuit ou après de fortes pluies, elle s’abrite
marginales antérieures et postérieures relevé sous les bois morts et autres débris végétaux,
et pointu, donnant un aspect dentelé très dans les cavités du sol et dans la litière. Elle se
marqué chez les juvéniles. Présence d’une forte nourrit de plantes, de fruits tombés au sol, de
carène pointue au niveau du tiers inférieur des champignons, et d’invertébrés divers. Systé-
marginales latérales. Plastron rigide, sans lobe matiquement ramassée pour être consommée,
mobile, comprenant six paires de plaques. ses populations diminuent beaucoup.

28° N

24° N

20° N

16° N

12° N

8° N

4° N
16° W 12° W 8° W 4° W 0° 4° E 8° E 12° E 16° E 20° E 24° E

468 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
© J.-F. Trape
Kinixys erosa.
Nzébéla (Guinée).

© J.-F. Trape

Kinixys erosa.
Juvénile de Bopolu (Liberia).

LES TORTUES 469


espèce famille
Testudinidae
Kinixys homeana Gray, 1831

Cinixys de Home Home’s


Hinged Tortoise

Identification rapide
Carapace couverte d’écailles. Dossière articulée. Une petite écaille nuchale médiane
allongée insérée entre la première paire de marginales. Rebord des marginales pointu.
Plaques gulaires quadrangulaires. Forêt.

Dimensions Cinquième vertébrale presque verticale, avec


une large carène formant un angle très saillant
Longueur habituelle 14 à 18 cm, maximum en haut. Plastron rigide, sans lobe mobile,
22 cm. comprenant six paires de plaques. Une paire
de plaques gulaires quadrangulaires, chacune
Répartition et habitat
avec deux bords libres à l’avant et faisant
Du Liberia à la Guinée équatoriale. Forêt dense, saillie en avant du plastron sur près de la moitié
forêts secondaires, plantations et autres milieux de leur longueur. Cinq griffes aux pattes avant
humides en bordure du golfe de Guinée. et quatre aux pattes arrière.
La coloration de la dossière est brun plus ou
Description moins foncé avec des taches jaunes irrégulières.
Carapace couverte d’écailles, la dossière forte- Le plastron est jaunâtre avec le centre des
ment bombée. Partie postérieure de la dossière plaques plus sombre ou noirâtre.
mobile, l’articulation bien visible chez les adultes
Histoire naturelle
entre la septième et la huitième marginale.
Cinq écailles vertébrales, quatre paires de Cette petite tortue de forêt, bien qu’ayant une
costales, une petite nuchale médiane allongée, distribution plus réduite que Kinixys erosa,
onze paires de marginales et une anale médiane. semble mieux résister à la déforestation, peut-
Rebord externe des marginales antérieures être en étant moins systématiquement consom-
et postérieures pointu, donnant un aspect mée du fait de sa petite taille. Elle a un régime
dentelé. Présence d’une forte carène au niveau omnivore et apprécie tout particulièrement
du tiers inférieur des marginales latérales. les champignons.

28° N

24° N

20° N

16° N

12° N

8° N

4° N
16° W 12° W 8° W 4° W 0° 4° E 8° E 12° E 16° E 20° E 24° E

470 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
© J.-F. Trape
Kinixys homeana.
Environs d’Axim (Ghana).

© J.-F. Trape

Kinixys homeana.
Environs d’Axim (Ghana).

LES TORTUES 471


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BIBLIOGRAPHIE 493
Annexe

Distribution Agama paragama :


Burkina – Bénin – Cameroun – Niger –
actuellement connue Nigeria – Mali

des espèces Agama sankaranica :


Burkina – Bénin – Côte d’Ivoire – Ghana –
(Afrique occidentale Guinée – Mali – Niger – Nigeria – Togo
et Sahara) Agama tassiliensis :
Algérie – Libye – Mali – Niger – Tchad
Agamidae Agama wagneri :
Cameroun – Nigeria (?) – Tchad (?)
Agama africana :
Côte d’Ivoire – Ghana – Guinée – Liberia – Agama weidholzi :
Sierra Leone Gambie – Guinée – Guinée-Bissau – Mali –
Sénégal
Agama agama :
Burkina – Bénin – Cameroun – Centrafrique – Pseudotrapelus sinaitus :
Côte d’Ivoire – Gambie – Ghana – Guinée – Libye
Guinée-Bissau – Liberia – Mali – Mauritanie – Trapelus mutabilis (complexe) :
Niger – Nigeria – Sénégal – Sierra Leone – Algérie – Libye – Mali – Maroc – Mauritanie –
Tchad – Togo Niger – Tchad – Tunisie
Agama boensis : Trapelus tournevillei :
Guinée – Guinée-Bissau – Mali – Sénégal Algérie – Tunisie
Agama boueti : Uromastyx acanthinura :
Algérie – Burkina – Mali – Mauritanie – Niger – Algérie – Libye – Tunisie
Nigeria – Sénégal
Uromastyx alfredschmidti :
Agama boulengeri : Algérie – Libye
Mali – Mauritanie Uromastyx dispar dispar :
Agama castroviejoi : Tchad
Mauritanie Uromastyx dispar flavifasciata :
Agama cristata : Algérie – Maroc – Mauritanie
Guinée – Mali Uromastyx dispar hodhensis :
Mauritanie
Agama doriae benueensis :
Cameroun – Centrafrique – Ghana – Nigeria Uromastyx dispar maliensis :
Algérie – Mali
Agama gracilimembris :
Burkina – Bénin – Cameroun – Centrafrique – Uromastyx geyri :
Ghana – Mali – Nigeria – Togo Algérie – Mali – Niger

Agama impalearis : Uromastyx nigriventris :


Algérie – Maroc Algérie – Maroc

Agama insularis : Uromastyx occidentalis :


Guinée Maroc

Agama lebretoni : Chamaeleonidae


Cameroun – Nigeria
Chamaeleo africanus :
Agama parafricana : Cameroun – Centrafrique – Mali – Mauritanie –
Bénin – Ghana – Togo Niger – Nigeria – Tchad

ANNEXES 495
Chamaeleo chamaeleo : Hemidactylus angulatus :
Algérie – Libye – Maroc – Tunisie Burkina – Bénin – Cameroun – Centrafrique –
Côte d’Ivoire – Gambie – Ghana – Guinée –
Chamaeleo gracilis :
Guinée-Bissau – Liberia – Mali – Mauritanie –
Bénin – Cameroun – Centrafrique –
Niger – Nigeria – Sénégal – Sierra Leone –
Côte d’Ivoire – Gambie – Ghana – Guinée –
Tchad – Togo
Guinée-Bissau – Liberia – Mali – Nigeria –
Sénégal – Sierra Leone – Tchad – Togo Hemidactylus ansorgii :
Bénin – Cameroun – Côte d’Ivoire – Ghana –
Chamaeleo laevigatus : Liberia – Nigeria
Cameroun – Centrafrique – Tchad
Hemidactylus beninensis :
Chamaeleo necasi : Bénin
Bénin – Togo
Hemidactylus fasciatus :
Chamaeleo senegalensis : Bénin – Cameroun – Centrafrique –
Burkina – Bénin – Côte d’Ivoire – Gambie – Côte d’Ivoire – Ghana – Guinée – Liberia –
Ghana – Guinée – Guinée-Bissau – Mali – Nigeria –– Togo
Mauritanie – Niger – Nigeria – Sénégal – Togo
Hemidactylus kundaensis :
Rhampholeon spectrum : Guinée
Cameroun – Centrafrique – Nigeria
Hemidactylus lamaensis :
Trioceros cristatus : Bénin
Cameroun – Centrafrique – Nigeria
Hemidactylus mabouia :
Trioceros oweni : Bénin – Cameroun – Centrafrique –
Cameroun – Centrafrique – Nigeria Côte d’Ivoire – Ghana – Guinée – Liberia –
Nigeria – Sénégal – Togo
Trioceros quadricornis gracilior :
Cameroun – Nigeria Hemidactylus matschiei :
Nigeria – Togo
Trioceros serratus :
Cameroun – Nigeria Hemidactylus muriceus :
Bénin – Cameroun – Côte d’Ivoire – Ghana –
Trioceros wiedersheimi : Guinée – Liberia – Nigeria – Togo
Cameroun – Nigeria
Hemidactylus pseudomuriceus :
Cameroun – Côte d’Ivoire
Eublepharidae Hemidactylus richardsoni :
Cameroun – Centrafrique – Nigeria
Hemitheconyx caudicinctus :
Lygodactylus conraui :
Burkina – Bénin – Cameroun – Côte d’Ivoire –
Bénin – Cameroun – Côte d’Ivoire – Ghana –
Gambie – Ghana – Guinée – Guinée-Bissau –
Liberia – Nigeria – Sierra Leone – Togo
Mali – Mauritanie – Niger – Nigeria – Sénégal –
Togo Lygodactylus fischeri :
Bénin – Cameroun – Nigeria – Sierra Leone
Lygodactylus gutturalis :
Gekkonidae Burkina – Bénin – Cameroun – Centrafrique –
Côte d’Ivoire – Gambie – Ghana – Guinée –
Cnemaspis gigas :
Guinée-Bissau – Mali – Nigeria – Sénégal – Tchad
Nigeria
Pristurus adrarensis :
Cnemaspis occidentalis : Mauritanie
Côte d’Ivoire – Guinée – Liberia – Sierra Leone
Saurodactylus brosseti :
Cnemaspis petrodroma : Maroc
Nigeria
Stenodactylus petrii :
Cnemaspis spinicollis : Algérie – Libye – Mali – Maroc – Mauritanie –
Cameroun – Côte d’Ivoire – Ghana – Nigeria – Niger – Sénégal – Tunisie
Togo
Stenodactylus sthenodactylus :
Hemidactylus albituberculatus : Algérie – Libye – Mali – Maroc – Mauritanie –
Bénin – Cameroun – Nigeria – Togo Niger – Nigeria – Tchad – Tunisie
Hemidactylus albivertebralis : Tropiocolotes algericus :
Bénin – Ghana – Guinée Algérie – Maroc – Mauritanie

496 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
Tropiocolotes steudneri : Acanthodactylus boskianus :
Algérie – Libye – Niger Algérie – Libye – Mali – Maroc – Mauritanie –
Niger – Nigeria – Tchad – Tunisie
Tropiocolotes tripolitanus :
Algérie – Libye – Mali – Maroc – Mauritanie – Acanthodactylus boueti :
Niger – Nigeria – Tchad – Tunisie Bénin – Ghana – Nigeria – Togo
Acanthodactylus busacki :
Phyllodactylidae Algérie – Maroc – Mauritanie

Ptyodactylus oudrii : Acanthodactylus dumerili (complexe) :


Algérie – Maroc – Tunisie (?) Algérie – Libye – Maroc – Mauritanie – Sénégal –
Tunisie
Ptyodactylus ragazzii :
Algérie – Burkina – Bénin – Cameroun – Libye – Acanthodactylus guineensis :
Mali – Mauritanie – Niger – Nigeria – Tchad – Burkina – Cameroun – Centrafrique – Ghana –
Togo Mali – Niger – Nigeria – Tchad
Tarentola annularis : Acanthodactylus longipes :
Algérie – Burkina – Cameroun – Centrafrique – Algérie – Libye – Mali – Maroc – Mauritanie –
Libye – Mali – Maroc – Mauritanie – Niger – Niger – Nigeria – Tchad – Tunisie
Sénégal – Tchad
Acanthodactylus maculatus :
Tarentola boehmei : Algérie – Libye – Maroc – Tunisie
Algérie – Maroc
Acanthodactylus scutellatus audouini :
Tarentola chazaliae : Algérie – Libye – Mali – Mauritanie – Niger –
Maroc – Mauritanie Tchad – Tunisie
Tarentola deserti : Acanthodactylus senegalensis :
Algérie – Libye – Maroc – Tunisie Mali – Maroc – Mauritanie – Niger – Sénégal
Tarentola ephippiata :
Acanthodactylus taghitensis :
Burkina – Bénin – Cameroun – Centrafrique –
Algérie – Mauritanie
Côte d’Ivoire – Ghana – Mali – Niger – Nigeria ––
Tchad Gastropholis echinata :
Tarentola hoggarensis : Cameroun – Côte d’Ivoire – Ghana – Liberia
Algérie – Mali – Maroc – Mauritanie – Niger – Heliobolus nitidus :
Tchad Algérie – Burkina – Bénin – Cameroun –
Tarentola mauritanica : Centrafrique – Côte d’Ivoire – Ghana – Guinée –
Algérie – Libye – Maroc – Mauritanie – Mali – Niger – Nigeria – Tchad – Togo
Tunisie Holaspis guentheri :
Tarentola neglecta : Bénin – Cameroun – Centrafrique –
Algérie – Libye – Tunisie Côte d’Ivoire – Ghana – Guinée – Nigeria –
Sierra Leone – Togo
Tarentola parvicarinata :
Burkina – Gambie – Mali – Maroc – Mauritanie – Latastia longicaudata :
Sénégal Centrafrique – Gambie – Mali – Maroc –
Mauritanie – Niger – Nigeria – Sénégal – Tchad
Tarentola pastoria :
Guinée – Sierra Leone Mesalina guttulata :
Tarentola senegambiae : Algérie – Libye – Maroc – Mauritanie –
Gambie – Guinée-Bissau – Sénégal Niger – Tunisie
Mesalina olivieri :
Gerrhosauridae Algérie – Libye – Maroc – Mauritanie –
Sénégal – Tunisie
Gerrhosaurus major bottegoi : Mesalina pasteuri :
Bénin – Cameroun – Centrafrique – Ghana – Algérie – Mali – Maroc – Mauritanie – Niger
Nigeria – Togo
Mesalina rubropunctata :
Algérie – Libye – Mali – Maroc – Mauritanie –
Lacertidae Niger
Acanthodactylus aureus : Philochortus zolii :
Maroc – Mauritanie – Sénégal Libye – Mali – Niger

ANNEXES 497
Scincidae Panaspis tristaoi :
Côte d’Ivoire – Gambie – Ghana – Guinée –
Chalcides armitagei : Guinée-Bissau – Sénégal
Gambie – Guinée-Bissau – Sénégal
Scincopus fasciatus :
Chalcides boulengeri : Algérie – Libye – Mali – Maroc – Mauritanie –
Algérie – Libye – Maroc – Tunisie Niger – Nigeria – Tchad – Tunisie
Chalcides delislei :
Scincus albifasciatus :
Mali – Maroc – Mauritanie – Niger – Sénégal –
Algérie – Libye – Mali – Maroc – Mauritanie –
Tchad
Niger – Nigeria – Sénégal
Chalcides ocellatus :
Algérie – Libye – Mali – Maroc – Mauritanie – Scincus scincus :
Niger – Tchad – Tunisie Algérie – Libye – Tunisie

Chalcides pulchellus : Trachylepis affinis :


Guinée – Guinée-Bissau – Mali – Sénégal Burkina – Bénin – Cameroun – Centrafrique –
Côte d’Ivoire – Gambie – Ghana – Guinée –
Chalcides sepsoides : Guinée-Bissau – Liberia – Mali – Niger – Nigeria –
Libye Sénégal – Sierra Leone – Togo
Chalcides sphenopsiformis :
Trachylepis aureoregularis :
Maroc – Mauritanie – Sénégal
Côte d’Ivoire – Ghana – Guinée
Chalcides thierryi :
Burkina – Bénin – Ghana – Nigeria – Togo Trachylepis bensoni :
Guinée – Liberia
Cophoscincopus durus :
Côte d’Ivoire – Guinée – Liberia – Sierra Leone Trachylepis buettneri :
Cameroun – Centrafrique – Côte d’Ivoire –
Cophoscincopus greeri :
Ghana – Togo
Côte d’Ivoire – Ghana – Guinée – Liberia –
Sierra Leone – Togo Trachylepis keroanensis :
Cophoscincopus senegalensis : Guinée
Guinée – Sénégal Trachylepis maculilabris :
Cophoscincopus simulans : Bénin – Cameroun – Centrafrique –
Côte d’Ivoire – Ghana – Guinée – Liberia – Côte d’Ivoire – Ghana – Guinée – Liberia –
Sierra Leone – Togo Nigeria – Togo
Feylinia currori : Trachylepis paucisquamis :
Cameroun – Centrafrique – Nigeria Côte d’Ivoire – Ghana – Guinée – Liberia
Lepidothyris fernandi : Trachylepis perroteti :
Cameroun – Centrafrique – Côte d’Ivoire – Burkina – Bénin – Cameroun – Centrafrique –
Ghana – Guinée – Liberia – Nigeria – Sénégal – Côte d’Ivoire – Gambie – Ghana – Guinée –
Sierra Leone Guinée-Bissau – Mali – Mauritanie – Niger –
Leptosiaphos dungeri : Nigeria – Sénégal – Tchad – Togo
Cameroun – Nigeria
Trachylepis polytropis :
Melanoseps occidentalis : Cameroun – Centrafrique – Nigeria
Cameroun – Centrafrique – Nigeria
Trachylepis quinquetaeniata :
Mochlus brevicaudis : Burkina – Bénin – Cameroun – Centrafrique –
Côte d’Ivoire – Ghana – Guinée Côte d’Ivoire – Gambie – Ghana – Guinée – Mali –
Mochlus guineensis : Niger – Nigeria – Sénégal – Tchad – Togo
Bénin – Côte d’Ivoire – Ghana – Guinée –
Trachylepis rodenburgi :
Guinée-Bissau – Nigeria – Togo
Ghana – Nigeria
Mochlus mocquardi :
Niger – Nigeria – Tchad
Varanidae
Panaspis breviceps :
Cameroun – Centrafrique – Nigeria
Varanus exanthematicus :
Panaspis togoensis : Burkina – Bénin – Cameroun – Centrafrique –
Burkina – Bénin – Cameroun – Centrafrique – Côte d’Ivoire – Gambie – Ghana – Guinée –
Côte d’Ivoire – Ghana – Guinée – Mali – Niger – Guinée-Bissau – Mali – Maroc – Mauritanie –
Nigeria – Sénégal – Tchad – Togo Niger – Nigeria – Sénégal – Tchad – Togo

498 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
Varanus griseus : Tortues continentales
Algérie – Libye – Mali – Maroc – Mauritanie –
Niger – Tchad – Tunisie Centrochelys sulcata :
Varanus niloticus : Burkina – Cameroun – Centrafrique – Mali –
Burkina – Bénin – Cameroun – Centrafrique – Mauritanie – Niger – Nigeria – Sénégal – Tchad
Côte d’Ivoire – Gambie – Ghana – Guinée – Cyclanorbis elegans :
Guinée-Bissau – Liberia – Mali – Mauritanie – Ghana – Nigeria – Togo
Niger – Nigeria – Sénégal – Sierra Leone –
Tchad – Togo Cyclanorbis senegalensis :
Burkina – Bénin – Cameroun – Centrafrique –
Varanus ornatus : Côte d’Ivoire – Gambie – Ghana – Guinée-Bissau –
Bénin – Cameroun – Centrafrique – Liberia – Mali – Mauritanie – Niger – Nigeria –
Côte d’Ivoire – Ghana – Guinée – Liberia – Sénégal – Tchad – Togo
Nigeria – Sierra Leone – Togo
Kinixys belliana :
Burkina – Bénin – Cameroun – Centrafrique –
Crocodiles Côte d’Ivoire – Gambie – Ghana – Guinée –
Guinée-Bissau – Mali – Niger – Nigeria – Sénégal –
Crocodylus suchus :
Sierra Leone – Tchad – Togo
Burkina – Bénin – Cameroun – Centrafrique –
Côte d’Ivoire – Gambie – Ghana – Guinée – Kinixys erosa :
Guinée-Bissau – Liberia – Mali – Mauritanie – Bénin – Cameroun – Centrafrique –
Niger – Nigeria – Sénégal – Sierra Leone – Côte d’Ivoire – Gambie – Ghana – Guinée –
Tchad – Togo Liberia – Nigeria – Sénégal – Sierra Leone – Togo
Mecistops cataphractus : Kinixys homeana :
Burkina – Bénin – Cameroun – Centrafrique – Bénin – Cameroun – Centrafrique –
Côte d’Ivoire – Gambie – Ghana – Guinée – Côte d’Ivoire – Ghana – Guinée – Liberia –
Guinée-Bissau – Liberia – Mali – Nigeria – Nigeria – Tchad – Togo
Sénégal – Sierra Leone – Tchad – Togo
Mauremys leprosa :
Osteolaemus tetraspis : Algérie – Libye – Maroc – Mauritanie (?) –
Burkina – Bénin – Cameroun – Centrafrique – Niger – Tunisie
Côte d’Ivoire – Gambie – Ghana – Guinée –
Guinée-Bissau – Liberia – Mali – Nigeria – Pelomedusa subrufa olivacea :
Sénégal – Sierra Leone – Togo Burkina – Bénin – Cameroun – Centrafrique –
Côte d’Ivoire – Gambie – Ghana – Guinée –
Guinée-Bissau – Mali – Mauritanie – Niger –
Tortues marines Nigeria – Sénégal – Tchad – Togo
Caretta caretta : Pelusios adansoni :
Côte d’Ivoire – Gambie – Ghana – Guinée – Algérie – Bénin – Cameroun – Centrafrique –
Guinée-Bissau – Maroc – Mauritanie – Sénégal Gambie – Mali – Mauritanie – Niger – Nigeria –
Chelonia mydas : Sénégal – Tchad
Bénin – Cameroun – Côte d’Ivoire – Gambie – Pelusios castaneus :
Ghana – Guinée – Guinée-Bissau – Liberia – Burkina – Bénin – Cameroun – Centrafrique –
Maroc – Mauritanie – Nigeria – Sénégal – Côte d’Ivoire – Gambie – Ghana – Guinée –
Sierra Leone – Togo Guinée-Bissau – Nigeria – Sénégal –
Dermochelys coriacea : Sierra Leone – Togo
Bénin – Cameroun – Côte d’Ivoire – Gambie – Pelusios cupulatta :
Ghana – Guinée – Guinée-Bissau – Liberia – Côte d’Ivoire – Ghana – Liberia – Nigeria
Maroc – Mauritanie – Nigeria – Sénégal –
Sierra Leone – Togo Pelusios gabonensis :
Cameroun – Centrafrique – Côte d’Ivoire –
Eretmochelys imbricata :
Liberia
Bénin – Cameroun – Côte d’Ivoire – Gambie –
Ghana – Guinée – Guinée-Bissau – Liberia – Pelusios niger :
Maroc – Mauritanie – Nigeria – Sénégal – Bénin – Cameroun – Nigeria
Sierra Leone – Togo
Trionyx triunguis :
Lepidochelys olivacea : Burkina – Bénin – Cameroun – Centrafrique –
Bénin – Cameroun – Côte d’Ivoire – Gambie – Côte d’Ivoire – Gambie – Ghana –
Ghana – Guinée – Guinée-Bissau – Liberia – Guinée – Guinée-Bissau – Liberia –
Mauritanie – Nigeria – Sénégal – Sierra Leone – Mali – Mauritanie – Niger – Nigeria –
Togo Sénégal – Sierra Leone – Tchad

ANNEXES 499
Index
des espèces
et familles

Acanthodactylus aureus ........................... 292 Caretta caretta .............................................. 430


Acanthodactylus boskianus ....................... 294 Centrochelys sulcata ..................................... 464

Acanthodactylus boskianus khattensis ..... 296 Chalcides armitagei ................................... 338

Acanthodactylus boskianus nigeriensis ... 298 Chalcides boulengeri .................................. 340

Acanthodactylus boueti ................................ 300 Chalcides delislei ........................................ 342


Chalcides ocellatus ........................................ 344
Acanthodactylus busacki ............................. 302
Chalcides pulchellus ..................................... 346
Acanthodactylus dumerili ......................... 304
Chalcides sepsoides .................................... 348
Acanthodactylus guineensis ........................ 306
Chalcides sphenopsiformis ........................ 350
Acanthodactylus longipes .......................... 308
Chalcides thierryi .......................................... 352
Acanthodactylus maculatus ........................ 310
Chamaeleo africanus .................................... 184
Acanthodactylus scutellatus audouini ..... 312
Chamaeleo chamaeleo ................................ 186
Acanthodactylus senegalensis .................... 314 Chamaeleo gracilis ........................................ 188
Acanthodactylus taghitensis ....................... 316 Chamaeleo laevigatus ................................ 190
Agama africana .......................................... 124 Chamaeleo necasi ....................................... 192
Agama agama ............................................. 126 Chamaeleo senegalensis ............................... 194
Agama boensis ............................................ 128 CHAMALEONIDAE ............................................... 428
Agama boueti .............................................. 130 Chelonia mydas ............................................. 432
Agama boulengeri ....................................... 132 CHELONIIDAE ..................................................... 430

Agama castroviejoi ..................................... 134 Cnemaspis gigas ......................................... 210

Agama cristata ............................................ 136 Cnemaspis occidentalis ................................ 212


Cnemaspis petrodroma ................................ 214
Agama doriae benueensis .......................... 138
Cnemaspis spinicollis ................................ 216
Agama gracilimembris ............................... 140
Cophoscincopus durus ............................... 354
Agama impalearis ...................................... 142
Cophoscincopus greeri ............................... 356
Agama insularis ......................................... 144
Cophoscincopus senegalensis .................... 358
Agama lebretoni .......................................... 146
Cophoscincopus simulans ......................... 360
Agama parafricana .................................... 148
CROCODYLIDAE .................................................. 420
Agama paragama ....................................... 150
Crocodylus suchus ......................................... 420
Agama sankaranica ................................... 152 Cyclanorbis elegans .................................... 456
Agama tassiliensis ...................................... 154 Cyclanorbis senegalensis ........................... 458
Agama wagneri ........................................... 156
Agama weidholzi ........................................ 158 DERMOCHELYIDAE ............................................ 438
AGAMIDAE .......................................................... 124 Dermochelys coriacea ................................... 438

INDEX 501
Eretmochelys imbricata .............................. 434 Mauremys leprosa .................................... 442
EUBLEPHARIDAE ................................................ 208 Mecistops cataphractus .............................. 422
Melanoseps occidentalis ............................. 368
Feylinia currori ........................................ 362 Mesalina guttulata ........................................ 328
Mesalina olivieri ............................................ 330
Gastropholis echinata ................................. 318 Mesalina pasteuri .......................................... 332
GEKKONIDAE ...................................................... 210 Mesalina rubropunctata .............................. 334
GEOEMYDIDAE .................................................... 442
Mochlus brevicaudis ................................... 370
GERRHOSAURIDAE .............................................. 290
Mochlus guineensis .................................... 372
Gerrhosaurus major bottegoi ...................... 290
Mochlus mocquardi .................................... 374

Heliobolus nitidus ....................................... 320


Osteolaemus tetraspis ............................... 424
Hemidactylus albituberculatus ................. 218
Hemidactylus albivertebralis .................... 220
Panaspis breviceps ................................... 376
Hemidactylus angulatus .............................. 222
Panaspis togoensis ..................................... 378
Hemidactylus ansorgii ............................... 224
Panaspis tristaoi ........................................ 380
Hemidactylus beninensis ........................... 226
Hemidactylus fasciatus .............................. 228 Pelomedusa subrufa olivacea .................... 444

Hemidactylus kundaensis ......................... 230 PELOMEDUSIDAE ................................................ 444

Hemidactylus lamaensis ............................ 232 Pelusios adansoni ...................................... 446


Hemidactylus mabouia ................................ 234 Pelusios castaneus ...................................... 448
Hemidactylus matschiei ............................. 236 Pelusios cupulatta ......................................... 450
Hemidactylus muriceus ............................. 238 Pelusios gabonensis .................................... 452
Hemidactylus pseudomuriceus .................. 240 Pelusios niger ................................................. 454
Hemidactylus richardsoni ......................... 242 Philochortus zolii .......................................... 336
Hemitheconyx caudicinctus ........................ 208 PHYLLODACTYLIDAE ........................................... 264
Holaspis guentheri ........................................ 322 Pristurus adrarensis .................................. 250
Pseudotrapelus sinaitus ............................ 160
Kinixys belliana belliana ........................... 466 Ptyodactylus oudrii .................................... 264
Kinixys belliana nogueyi ............................. 466
Ptyodactylus ragazzii ................................ 266
Kinixys erosa .............................................. 468
Kinixys homeana ........................................... 470
Rhampholeon spectrum ............................ 196
LACERTIDAE ..................................................... 292
Saurodactylus brosseti .............................. 252
Latastia longicaudata ................................... 324
SCINCIDAE .......................................................... 338
Latastia ornata ........................................... 326
Scincopus fasciatus .................................... 382
Lepidochelys olivacea ................................... 436
Lepidothyris fernandi ................................ 364 Scincus albifasciatus .................................. 384

Lepidothyris fernandi harlani .................. 364 Scincus albifasciatus laterimaculatus ...... 384

Leptosiaphos dungeri ................................. 366 Scincus scincus ........................................... 386

Lygodactylus conraui ................................... 244 Scincus scincus cucullatus ........................ 386


Lygodactylus fischeri .................................... 246 Stenodactylus petrii ...................................... 254
Lygodactylus gutturalis ................................ 248 Stenodactylus sthenodactylus ..................... 256

502 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
Tarentola annularis .................................... 268 Trapelus mutabilis ..................................... 162
Trapelus schmitzi ....................................... 164
Tarentola boehmei ...................................... 270
Trapelus tournevillei .................................. 166
Tarentola chazaliae ....................................... 272
Tropiocolotes algericus ................................. 258
Tarentola deserti ......................................... 274
Tropiocolotes steudneri ................................ 260
Tarentola ephippiata .................................. 276
Tropiocolotes tripolitanus .......................... 262
Tarentola hoggarensis .................................. 278
Trioceros cristatus ...................................... 198
Tarentola mauritanica ............................... 280
Tarentola mauritanica fascicularis .......... 280 Trioceros oweni ........................................... 200

Tarentola mauritanica juliae .................... 280 Trioceros quadricornis gracilior ................ 202

Tarentola mauritanica pallida ................. 280 Trioceros serratus ....................................... 204

Tarentola neglecta ...................................... 282 Trioceros wiedersheimi .............................. 206

Tarentola neglecta geyri ............................. 282 TRIONYCHIDAE ................................................... 456

Tarentola parvicarinata .............................. 284 Trionyx triunguis .......................................... 460

Tarentola pastoria ......................................... 286


Tarentola senegambiae ................................. 288 Uromastyx acanthinura ........................... 168
TESTUDINIDAE ................................................... 462 Uromastyx alfredschmidti ......................... 170

Trachylepis affinis ...................................... 388 Uromastyx dispar dispar ........................... 172

Trachylepis aureoregularis ....................... 390 Uromastyx dispar flavifasciata .................. 174

Trachylepis bensoni ................................... 392 Uromastyx dispar hodhensis ...................... 176

Trachylepis buettneri ................................. 394 Uromastyx dispar maliensis ....................... 178


Trachylepis keroanensis ............................ 396 Uromastyx geyri ............................................ 180
Trachylepis langheldi ................................. 406 Uromastyx nigriventris ............................. 168
Trachylepis maculilabris ............................. 398 Uromastyx occidentalis .............................. 182
Trachylepis paucisquamis ......................... 400
Trachylepis perroteti .................................. 402 VARANIDAE ....................................................... 410
Trachylepis polytropis ............................... 404 Varanus exanthematicus ........................... 410
Trachylepis quinquetaeniata .................... 406 Varanus griseus .......................................... 412
Trachylepis rodenburgi ............................. 408 Varanus niloticus ....................................... 414
Trapelus boehmei ....................................... 162 Varanus ornatus ............................................ 416

INDEX 503
C
et ouvrage présente pour la première fois
l’ensemble des espèces de lézards, crocodiles
et tortues rencontrées dans les quinze pays
de l’Afrique de l’Ouest, ainsi qu’au Tchad et dans les
régions sahariennes. Il comprend plus de 700 photo-
graphies en couleurs et 175 cartes de répartition ainsi
que les clés de détermination illustrées permettant
l’identification des espèces.

Un chapitre est consacré à la description de nouvelles


espèces de lézards découvertes par les auteurs, ainsi
qu’à la révision du statut de certaines espèces dans la
systématique. Pour chacune, une fiche individuelle
indique les caractères distinctifs les plus remarquables,
ainsi que les principales données sur l’écologie et la
répartition géographique.

Sans équivalent, l’ouvrage s’adresse aux naturalistes,


aux étudiants, enseignants, chercheurs et gestionnaires
de la faune africaine. Il constitue un ouvrage de référence
complet et accessible sur les reptiles africains.

Jean-François Trape, directeur de recherche à l’Institut de


recherche pour le développement, dirige des programmes de
recherche sur les maladies tropicales en Afrique. Il est par
ailleurs un spécialiste reconnu des reptiles africains.

Sébastien Trape est spécialiste des milieux aquatiques conti-


nentaux et littoraux des régions tropicales. Il est l’auteur
d’une vingtaine de publications sur l’Afrique occidentale et le
Sahara.

Laurent Chirio, professeur agrégé de sciences naturelles, a déjà


consacré un ouvrage et de nombreux articles aux reptiles africains.

IRD
44, bd de Dunkerque
13572 Marseille cedex 02
editions@[Link]
[Link]

ISBN 978-2-7099-1726-1 64 €

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