Lézards Crocodiles Et Tortues: D'afrique Occidentale Et Du Sahara
Lézards Crocodiles Et Tortues: D'afrique Occidentale Et Du Sahara
Lézards
crocodiles
et tortues
d’Afrique occidentale
et du Sahara
Lézards, crocodiles
et tortues
d'Afrique occidentale
et du Sahara
Jean-François Trape
Sébastien Trape
Laurent Chirio
Avec la collaboration
de Georges Diatta et Youssouph Mané
pour les enquêtes de terrain
et de Gilles Chauvancy
pour la cartographie
Lézards, crocodiles
et tortues
d'Afrique occidentale
et du Sahara
IRD Éditions
Institut de recherche pour le développement
Marseille, 2012
Photo de couverture
© J.-F. Trape –
Infographie
Michelle Saint-Léger
Mise en page
Alain Doudiès Conseil
Correction
Yolande Cavallazzi
Maquette de couverture
Michelle Saint-Léger
Maquette intérieure
Catherine Plasse
La loi du 1er juillet 1992 (code de la propriété intellectuelle, première partie) n’autorisant, aux termes des alinéas 2
et 3 de l’article L. 122-5, d’une part, que les « copies ou reproductions strictement réservées à l’usage du copiste et
non destinées à une utilisation collective » et, d’autre part, que les analyses et les courtes citations dans le but
d’exemple ou d’illustration, « toute représentation ou reproduction intégrale ou partielle faite sans le consentement
de l’auteur ou de ses ayants droit ou ayants cause, est illicite » (alinéa 1er de l’article L. 122-4).
Cette représentation ou reproduction, par quelque procédé que ce soit, constituerait donc une contrefaçon pas-
sible des peines prévues au titre III de la loi précitée.
© IRD, 2012
ISBN : 798-2-7099-1726-1
Sommaire
Avant-propos . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .................................................. 7
Classification . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . ................................................ 24
Reconnaître les reptiles . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . ................................................ 24
L’écaillure des lézards . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . ................................................ 27
L’écaillure des tortues . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . ................................................ 29
Espèces traitées . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . ................................................ 30
Changements taxonomiques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . ................................................ 31
Description d’espèces et de sous-espèces nouvelles de lézards ............................. 32
Statut CITES, liste rouge UICN et conservation . . . . ................................................ 55
Liste des lézards, tortues et crocodiles d’Afrique occidentale et du Sahara .............. 56
5
Partie 4 - Les lézards . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . ................................................... 123
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Avant-propos
Représentés dans tous les milieux continentaux et même parfois aquatiques, les lézards
sont parmi les plus communs des vertébrés, tant dans les maisons et jardins qu’au
cœur des régions les plus arides du Sahara. Agames, caméléons, geckos, gerrhosaures,
lacertidés, scinques et varans présentent une grande diversité spécifique et de
nombreuses espèces hautement remarquables par leur aspect ou leur biologie. Ils
constituent pourtant un groupe très peu étudié jusqu’à présent en Afrique occidentale
où plusieurs espèces nouvelles pour la science n’ont été découvertes que ces dernières
années. Il ne fait guère de doute que d’autres espèces de lézards aujourd’hui encore
inconnues restent à découvrir.
Les tortues sont présentes dans tous les milieux terrestres et aquatiques depuis la grande
forêt dense guinéenne jusqu’aux mares temporaires de savane et aux vastes étendues
semi-désertiques sahélo-sahariennes. Si certaines espèces comme l’emblématique
tortue sillonnée sont aujourd’hui en forte régression, d’autres espèces sont encore
heureuseusement localement communes bien que toujours discrètes. Les espèces
marines apparaissent comme les plus menacées, victimes à la fois de l’essor de la pêche
côtière et de la densification de la population humaine sur le littoral où, malgré des
mesures officielles de protection, elles sont le plus souvent systématiquement tuées
pour être consommées lorsqu’elles viennent pondre sur les plages.
Autrefois présents et abondants dans la quasi-totalité des rivières, mares et marais, les
crocodiles ont vu leurs populations considérablement décliner du fait de la chasse dont
ils sont l’objet. Actuellement, ils sont surtout visibles dans les parcs nationaux et autres
espaces protégés, mais ils survivent discrètement en petit nombre dans beaucoup de
rivières et marais de la plupart des réseaux hydrographiques ouest-africains. Là où
ils n’ont pas été exterminés, ils ont même résisté à l’aridification du Sahara comme
en témoignent les populations reliques de Mauritanie dont certaines survivent depuis
des millénaires dans de petits réseaux hydriques souterrains formant en surface de
minuscules gueltas de moins d’un mètre de diamètre.
Cet ouvrage a pour origine un programme de recherche sur une maladie tropicale
infectieuse mal connue – la borréliose à tiques – que l’un des auteurs (Jean-François
Trape) a conduit sur le terrain de 2003 à 2011 dans 16 pays d’Afrique occidentale et
centrale ainsi que dans les trois pays du Maghreb. Il s’agissait de rechercher dans les
A V A N T- P R O P O S 7
terriers de rongeurs ou d’autres petits animaux les tiques qui transmettent cette
maladie et de compléter les investigations épidémiologiques par des enquêtes sur la
faune associée. Un grand nombre d’observations et de collectes herpétologiques, ainsi
qu’une importante iconographie, ont été réunis à l’occasion de ce programme de recherche
qui a bénéficié de financements de l’Institut de recherche pour le développement, du
ministère de l’Écologie et de l’Agence nationale pour la recherche. Du fait de l’absence
de document de synthèse sur les lézards de cette vaste partie de l’Afrique, il nous a
semblé utile de rassembler les données et illustrations ainsi recueillies dans un guide
de terrain des reptiles d’Afrique occidentale et du Sahara, en les complétant par les
données de la littérature ainsi que par les données recueillies par ailleurs par les deux
autres co-auteurs, notamment sur les milieux humides continentaux et littoraux
d’Afrique de l’Ouest et du Sahara (Sébastien Trape) et sur diverses régions d’Afrique
occidentale et centrale (Laurent Chirio).
Pour la réalisation de cet ouvrage, nous avons bénéficié de l’aide de plusieurs collègues
que nous remercions vivement. Nous sommes tout particulièrement redevables à
Georges Diatta et à Youssouph Mané pour leur participation à la collecte de spécimens
lors des enquêtes de terrain sur la borréliose : les milliers d’heures que nous avons pas-
sées ensemble pendant neuf ans à échantillonner jour et nuit petits vertébrés et inver-
tébrés, de la Mauritanie au Tchad et du Liberia au Maroc et à l’Algérie, ont permis de
réaliser l’essentiel de l’iconographie illustrant cet ouvrage. Nous sommes reconnaissants
à Gilles Chauvancy pour son aide à la confection des cartes de répartition et à Oleg
Mediannikov pour la réalisation avec l’un des co-auteurs (Sébastien Trape) de centaines
d’analyses génétiques qui ont permis de mieux préciser le statut de plusieurs espèces
et taxons et de révéler l’existence de plusieurs espèces jusqu’à présent inconnues.
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Nous remercions également Cellou Diallo, Gabriel Segniagbo, Marcel Talla Kuete, Christian
Toudonou et Idir Bitam pour leur aide sur le terrain en Guinée, au Togo, au Cameroun,
au Bénin et en Algérie, Matthew Shirley pour avoir revu les cartes de distribution des
crocodiles et fourni des données inédites, Barry Hughes pour nous avoir communiqué
des données inédites sur les lézards du Ghana et Philippe Geniez, Pierre-André
Crochet, Wolfgang Böhme, Ivan Ineich, Andreas Schmitz et Roger Bour pour d’utiles
discussions sur différents aspects de l’herpétologie ouest-africaine. Nous adressons
aussi nos vifs remerciements à Olivier Pauwels, Philippe Geniez et Martine Trape pour
leur relecture critique attentive de notre manuscrit. Enfin, nous remercions tous ceux
qui nous ont fourni des photographies pour compléter l’illustration de cet ouvrage :
Philippe Geniez, Michel Geniez, Matthew LeBreton, Marc Cheylan, Stephen Spawls,
Maurice Ascani, Mark-Oliver Rödel, Olivier Pauwels, Wolfgang Böhme, Klaus Henle,
Jean-Michel Bompar, Marcel Talla Kuete, Andreas Schmitz, Pierre-Henri Fabre, Klaus
Ullenbruch, Jérome Maran, Tomas Diagne, Richard Oslisly, Dieter Gramentz, Roberto
Sindaco, William McCord, Philipp Wagner, Amina Fellous, José Antonio Mateo, Malcolm
Glazer, Tomas Wilms, Franck Chevalier et Pierre Comizzoli.
A V A N T- P R O P O S 9
Partie 1
Cadre
géographique
Photo : © S. Trape
Guelta d’Ilîj (Mauritanie).
Relief Djalon culmine à 1 538 m, à la frontière entre
la Guinée et la Côte d’Ivoire où le mont Nimba
s’élève à 1 752 m et au Nigeria où le plateau de
Dans le domaine géographique traité par cet Jos est dominé par le Shere qui culmine à
ouvrage, c’est au Tchad (1 284 000 km2) et 1 781 m. À la frontière entre le Nigeria et le
dans les régions sahariennes de l’Algérie et de Cameroun les monts Sonkwala et Mambila
la Libye (environ 3 500 000 km2) que les reliefs atteignent respectivement 1 890 m et 1 821 m.
les plus imposants sont observés : le Tahat au Dans l’Atlas au Maroc et au Cameroun, non
Hoggar (Algérie) culmine à 2 908 m et l’Emi couverts par cet ouvrage, le Toubkal et le
Koussi au Tibesti (Tchad) atteint 3 415 m. Les mont Cameroun culminent respectivement à
quinze pays qui constituent l’Afrique de 4 168 m et 4 090 m.
l’Ouest – Mauritanie, Mali, Niger, Sénégal,
Gambie, Guinée-Bissau, Guinée, Sierra Leone,
Liberia, Côte d’Ivoire, Burkina Faso, Ghana,
Togo, Bénin et Nigeria – et le Sahara occidental
totalisent 6 406 000 km2. Malgré cette étendue Climat
considérable, l’altitude est généralement infé-
rieure à 500 m et les principaux reliefs ne sont En Afrique occidentale, le climat est caracté-
jamais très élevés. À l’exception du Chappal risé par l’alternance entre une saison des
Waddi, qui culmine à 2 418 m dans l’Adamaoua pluies et une saison sèche très marquées due
à la frontière entre le Nigeria et le Cameroun, au mouvement de la zone de convergence
et des monts Bagzane, qui s’élèvent à 2 020 m intertropicale. Cette zone de basse pression
dans l’Aïr au Niger, aucun sommet n’atteint oscille du nord au sud selon une périodicité
2 000 m. Les principaux reliefs dépassant annuelle, en suivant la position du soleil avec
1 500 m sont situés en Sierra Leone où le mont un décalage d’un à deux mois. Quand le soleil
Loma atteint 1 945 m, en Guinée où le Fouta se rapproche du tropique du Cancer, le front
Altitudes (mètres)
-10 000-0 20-30 75-100 175-200 350-400 600-700 1 000-1 200 1 800-2 000
0-5 30-40 100-125 200-250 400-450 700-800 1 200-1 400 2 000-2 500
5-10 40-50 125-150 250-300 450-500 800-900 1 400-1 600 2 500-3 000
10-20 50-75 150-175 300-350 500-600 900-1 000 1 600-1 800 3 000-3 500
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intertropical remonte vers le nord apportant des pluies. Quand le soleil se rapproche du
des entrées maritimes chaudes et humides en tropique du Capricorne, le front intertropical
provenance du golfe de Guinée : c’est la saison descend vers le sud et l’Afrique occidentale est
© J.-F. Trape
© J.-F. Trape
31° 02’ N, 02° 11’ W (Algérie). © J.-F. Trape 29° 28’ N, 01° 28’ W (Algérie).
© J.-F. Trape
26° 13’ N, 14° 20’ W (Sahara occidental). 25° 13’ N, 12° 26’ W (Sahara occidental).
© J.-F. Trape
© J.-F. Trape
20° 14’ N, 13° 04’ W (Mauritanie). 19° 09’ N, 08° 56’ E (Niger).
© J.-F. Trape
© J.-F. Trape
19° 06’ N, 08° 54’ E (Niger). 19° 01’ N, 01° 50’ E (Mali).
CADRE GÉOGRAPHIQUE 13
alors progressivement soumise à l’influence de avec la latitude. En zone forestière et dans les
l’harmattan, vent saharien chaud et sec : c’est savanes côtières du golfe de Guinée, les tem-
la saison sèche. D’une manière générale, l’im- pératures maximales et minimales mensuelles
portance des précipitations augmente du sud moyennes varient peu au cours de l’année et
au nord avec la durée de la saison des pluies. restent respectivement proches de 32 °C et de
Près du golfe de Guinée, la saison sèche est 20 °C. En zone soudano-sahélienne, les tempé-
courte, de décembre à mars, et la pluviométrie ratures maximales mensuelles moyennes sont
annuelle moyenne est supérieure à 1 500 mm, généralement supérieures à 40 °C de mars à
atteignant même jusqu’à 3 000 mm sur la côte mai et comprises entre 30 °C et 35 °C le reste
du Liberia. Plus on remonte vers le nord, plus de l’année. Dans ces régions, les températures
les pluies sont concentrées sur une courte minimales mensuelles moyennes peuvent
période de l’année et plus leur quantité dimi- atteindre 25 °C entre mai et août mais sont
nue, de 1 500 mm répartis d’avril à octobre en souvent inférieures à 15°C de décembre à février.
zone de savane guinéenne jusqu’à moins de Les différences sont encore plus marquées en
200 mm pendant les seuls mois d’août et zone saharienne où la température minimale
septembre en Mauritanie et dans les régions est souvent inférieure à 5 °C et parfois néga-
nord du Mali, du Niger et du Tchad. tive la nuit de décembre à février tandis que la
Au Sahara, la pluviométrie est souvent infé- température maximale moyenne dépasse
rieure à 50 mm. Dans sa partie centrale et 45 °C pendant l’été. L’effet de l’altitude sur les
septentrionale, c’est entre l’automne et le températures n’est guère perceptible en
printemps que surviennent sporadiquement Afrique de l’Ouest que sur les deux reliefs les
les rares précipitations. plus vastes de la région, le Fouta Djalon en
D’une façon générale, l’amplitude des varia- Guinée et le plateau de Jos au Nigeria. De
tions saisonnières de température augmente Nouadhibou à Dakar, le long d’une bande
38° N
>1 500 mm 200 - 500 mm
1 000 - 1 500 mm 50 - 200 mm
500 - 1 000 mm < 50 mm
34° N
30° N
26° N
22° N
18° N
14° N
10° N
6° N
2° N
18° W 14° W 10° W 6° W 2° W 0° 2° E 6° E 10° E 14° E 18° E 22° E 26° E
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côtière d’une vingtaine de kilomètres de large, times : il existe souvent plus de 15 °C d’écart
les températures sont fortement tempérées de l’après midi entre la zone côtière et l’intérieur
février à mai par la présence d’alizés mari- des terres.
© J.-F. Trape
© J.-F. Trape
18° 27’ N, 10° 50’ W (Mauritanie). © J.-F. Trape 16° 01’ N, 00 °07’ E (Mali).
© J.-F. Trape
14° 54’ N, 16° 51’ W (Sénégal). 14° 13’ N, 21° 24’ E (Tchad).
© J.-F. Trape
© J.-F. Trape
14° 04’ N, 00° 03’ E (Burkina Faso). 13° 42’ N, 16° 26’ W (Sénégal).
© J.-F. Trape
© J.-F. Trape
12° 08’ N, 13° 06’ W (Guinée). 12° 01’ N, 14° 57’ W (Guinée-Bissau).
CADRE GÉOGRAPHIQUE 15
Hydrographie Végétation
L’Afrique occidentale comporte trois bassins Du fait de l’absence de relief significatif et de
hydrographiques majeurs, ceux du Niger l’importance du gradient pluviométrique nord-
(2 262 000 km2), de la Volta (407 900 km2) et sud, la végétation naturelle de l’Afrique occi-
du Sénégal (289 000 km2) et plus d’une ving- dentale et des régions sahariennes limitrophes
taine de bassins côtiers de moindre dimen- est distribuée en quatre grandes bandes paral-
sion. Au Tchad, deux fleuves majeurs, le Chari lèles est-ouest étagées en latitude selon l’im-
et le Logone, confluent à Ndjaména avant de portance de la pluviométrie.
se jeter dans le lac Tchad. Dans le nord du Au nord, le désert absolu occupe l’essentiel
Sahara, la Saoura dont les eaux viennent du des régions où la pluviométrie est inférieure à
Haut-Atlas se perd dans les sables du Grand 50 mm. Là où elle existe, la végétation est très
Erg Occidental. discontinue, limitée à quelques plantes
Le fleuve Niger naît dans le Fouta Djalon à pérennes éparses quand la nature du sol le
permet, et les oasis sont rares. Les pluies spo-
seulement 270 km de l’océan Atlantique, mais
radiques permettent occasionnellement le
parcourt 4 030 km avant de rejoindre le golfe
développement d’une végétation éphémère.
de Guinée après avoir traversé toutes les
grandes zones bio-géographiques de l’Afrique Dans les régions où la pluviométrie est com-
occidentale. Le Niger coule d’abord vers le prise entre 50 mm et 200 mm, la végétation
nord, présente un immense delta intérieur dominante dans les vastes zones sableuses est
dans le centre du Mali, atteint les sables du une steppe herbeuse semi-désertique. La den-
Sahara, oriente ensuite son cours vers l’est, le sité des arbustes et buissons, qui est large-
ment déterminée par les conditions locales,
sud-est puis le sud et développe de nouveau
est habituellement très faible, à l’exception
un vaste delta dans la grande forêt du sud du
notable des lits des oueds. Les arbustes ne
Nigeria avant d’atteindre l’océan.
dépassent pas 5 m de hauteur et ont souvent
Le fleuve Sénégal naît également dans le moins de 2 m. Les principaux reliefs – Adrar
Fouta Djalon d’où proviennent ses trois com- mauritanien, Tagant, Adrar des Ifoghas, Aïr,
posants majeurs, le Bakoye, le Bafing et la Hoggar, Tassili, Tibesti, Ennedi – restituent ou
Falémé. Son bassin s’étend en Guinée, au Mali, conservent une partie des précipitations
au Sénégal et en Mauritanie. Le bassin de la reçues sous forme de petites sources ou guel-
Volta couvre la majeure partie du Burkina tas autour desquelles la végétation est souvent
Faso et du Ghana et intéresse aussi une partie dense, en particulier quand la nappe phréa-
du Togo, du Bénin et de la Côte d’Ivoire. tique est proche. Outre les palmiers plantés
Du fait de la persistance de la sécheresse par l’homme, on peut y trouver de grands
depuis le début des années 1970, qui a occa- tamaris et acacias.
sionné une diminution de la pluviométrie Les régions où la pluviométrie est comprise
moyenne de 15 % à 40 % selon les régions, il entre 200 mm et 500 mm correspondent au
s’est produit une descente générale vers le cœur de la zone sahélienne. Les sols sont le
sud des isohyètes. En zone soudano-sahé- plus souvent sablonneux et la végétation type
lienne, cela a fortement affecté la disponibilité est une formation herbeuse boisée, souvent à
en eaux de surface : l’étendue des lacs, mares Acacia raddiana. Cet arbre buissonnant peut
et marais permanents, comme le lac Tchad ou atteindre 8 m de haut dans la partie méridio-
la mare d’Oursi, a considérablement régressé, nale de son aire de répartition, mais ne
l’importance et la durée de mise en eau des dépasse guère 4 m ailleurs. C’est à cette
espèce qu’appartenait l’arbre du Ténéré, le
mares temporaires a diminué et de nombreux
seul arbre au monde indiqué sur les cartes
cours d’eau saisonniers ne coulent plus qu’épi-
routières. La densité des arbres et arbustes
sodiquement. Dans le cas du Burkina Faso, la
est très variable, principalement en fonction
création de milliers de petits barrages pour
des apports d’eau, de la nature du sol et de
lutter contre les conséquences de la séche-
plus en plus de l’intervention de l’homme.
resse a au contraire permis d’augmenter le
La graminée dominante est Cenchrus
nombre de collections d’eaux permanentes. biflorus, plus connue et redoutée sous le nom
Les gueltas du Sahara, dont certaines abritent de « cram-cram ». On considère volontiers que
encore des poissons malgré des conditions là où le cram-cram s’arrête, vers le nord com-
extrêmes, offrent toujours un grand intérêt mence le Sahara, vers le sud commence la
faunistique. savane soudanienne.
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C’est dans les régions où la pluviométrie forêts claires soudaniennes ou soudano-gui-
actuelle moyenne est comprise entre 500 mm néennes. Plus ou moins transformées depuis
et 1 200 mm que s’étendent la savane et les longtemps par l’action de l’homme et soumises
© J.-F. Trape
© J.-F. Trape
11° 55’ N, 03° 12’ E (Bénin). © J.-F. Trape 11° 17’ N, 12° 29’ W (Guinée).
© J.-F. Trape
10° 52’ N, 15° 43’ W (Guinée-Bissau). 10° 44’ N, 00° 11’ E (Togo).
© J.-F. Trape
© J.-F. Trape
09° 35’ N, 08° 41’ E (Nigeria). 09° 28’ N, 13° 49’ W (Guinée).
© J.-F. Trape
© J.-F. Trape
09° 15’ N, 01° 13’ E (Togo). 09° 14’ N, 01° 13’ E (Togo).
CADRE GÉOGRAPHIQUE 17
chaque année aux feux de brousse, elles ont et la durée de la saison des pluies : la grande
subi ces quarante dernières années le double forêt dense ombrophile sempervirente, la forêt
assaut de la sécheresse et d’une déforestation mésophile et la mosaïque forêt-savane.
massive consécutive à l’explosion démogra- La grande forêt dense ombrophile sempervi-
phique de ces régions à forte potentialité rente est caractérisée par la présence d’arbres
agricole. Rares sont les espaces protégés qui géants au tronc droit ne se ramifiant que près
correspondent encore à la description clas- du sommet et atteignant jusqu’à 60 mètres de
sique de la savane arborée ou de la forêt claire haut (Lophira alata, azobé), par diverses
soudanienne aux grands arbres à cimes plus espèces à structure originale (contreforts,
ou moins jointives. Les paysages dominants racines palettes, racines échasses), par l’abon-
dans les zones cultivées évoquent de grands dance de lianes et d’épiphytes, par l’épaisseur
parcs arborés, les seuls arbres épargnés étant de la litière de feuilles et d’humus et par la
ceux considérés comme utiles, essentiellement rareté des herbes en surface. Ce type de for-
ceux présentant une importance économique. mation est observé d’une part dans le sud du
Dans les zones moins densément peuplées où Nigeria, en prolongement du bloc forestier
les jachères sont plus longues, c’est la forêt congolais, puis retrouvé à l’ouest du couloir de
claire ou la savane buissonnante à différents savane du Dahomey gap dans le sud-ouest du
stades de régénération qui prédomine. Les Ghana, le sud de la Côte d’Ivoire, la majeure
forêts classées, souvent mal protégées, et les partie du Liberia et le sud-est de la Guinée et
parcs nationaux constituent les seules de la Sierra Leone. Quelques lambeaux de
reliques de la belle végétation naturelle de ces forêt relique sur les reliefs les plus arrosés des
régions. monts Togo (Togo et Ghana) sont également
Le domaine guinéen correspond classiquement de ce type. La pluviométrie annuelle moyenne
à un paysage forestier, avec trois grandes dans ces régions est toujours supérieure à
divisions selon l’importance de la pluviométrie 1 500 mm et la saison sèche habituellement
30° N
26° N
22° N
18° N
14° N
10° N
6° N
2° N
18° W 14° W 10° W 6° W 2° W 0° 2° E 6° E 10° E 14° E 18° E 22° E 26° E
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très courte ou absente. Près de 90 % de cette (cacaoyers, hévéas, palmiers à huile, bana-
grande forêt a aujourd’hui été défrichée pour niers…). La plupart des fragments de forêt à
être remplacée par des plantations diverses peu près préservés sont de dimensions
© J.-F. Trape
© J.-F. Trape
09° 07’ N, 02° 29’ W (Ghana). © J.-F. Trape 08° 23’ N, 09° 20’ W (Guinée).
© J.-F. Trape
07° 51’ N, 02° 47’ W (Ghana). 07° 43’ N, 02° 11’ E (Bénin).
© J.-F. Trape
© J.-F. Trape
07° 40’ N, 08° 22’ W (Guinée). 07° 33’ N, 08° 29’ W (Liberia).
© J.-F. Trape
© J.-F. Trape
07° 28’ N, 08° 49’ W (Guinée). 07° 06’ N, 05° 06’ E (Nigeria).
CADRE GÉOGRAPHIQUE 19
réduites (de quelques dizaines à quelques dans le sud-est du Liberia que subsistent
centaines d’hectares) et c’est seulement dans encore de belles étendues de forêt dense. En
l’ouest de la Côte d’Ivoire (forêt de Taï) et Guinée maritime et au nord de la Sierra Leone,
© J.-F. Trape
© J.-F. Trape
06° 58’ N, 02° 10’ E (Bénin). 06° 56’ N, 10° 45’ W (Liberia).
© J.-F. Trape
© J.-F. Trape
06° 29’ N, 02° 44’ W (Ghana). 06° 13’ N, 05° 01’ W (Côte d’Ivoire).
© J.-F. Trape
© J.-F. Trape
05° 35’ N, 08° 32’ W (Liberia). 05° 16’ N, 01° 28’ W (Ghana).
© J.-F. Trape
© J.-F. Trape
05° 13’ N, 04° 49’ W (Côte d’Ivoire). 05° 10’ N, 01 °08’ W (Ghana).
20 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
malgré une pluviométrie moyenne comprise qui remontent très haut vers le nord. Dans la
entre 2 et 3 mètres, la trop longue durée de la majeure partie de ces régions, la forêt méso-
saison sèche (4 à 5 mois) n’a pas permis le phile et la savane boisée ont été partiellement
développement de la forêt ombrophile. ou en totalité défrichées pour les cultures. En
La forêt mésophile ou semi-décidue et la fin de saison des pluies, la strate herbacée est
mosaïque forêt-savane sont observées dans haute de 1,50 mètre et se présente de façon
des régions où la saison sèche dure habituelle- dense et continue. Elle est brûlée en saison
ment de trois à cinq mois. La pluviométrie sèche par les villageois.
annuelle est habituellement comprise entre Les mangroves sont bien représentées le long
1 200 et 1 500 mm mais peut dépasser 2 mètres d’une grande partie du littoral ouest-africain.
en zone côtière de Guinée. Ces régions consti- Pauvres en espèces végétales, leur trame
tuent une large bande s’étendant d’ouest en ligneuse (palétuviers) est constituée par
est de la Guinée-Bissau au Nigeria, entre le Rhizophora racemosa et Avicennia africana.
domaine soudanien au nord et la forêt ombro- Les plus vastes sont rencontrées au Nigeria
phile au sud. La forêt mésophile ou semi- ainsi qu’en Guinée-Bissau, mais de belles
décidue est caractérisée par la présence d’un mangroves sont également présentes au
certain nombre d’essences qui perdent leurs Sénégal (delta du Sine-Saloum et embouchure
feuilles en saison sèche, chaque essence ayant de la Casamance), en Gambie, en Guinée et le
un rythme spécifique. Les arbres ne dépassent long des lagunes de Côte d’Ivoire.
pas 25 mètres et leur espacement permet le Les flores et végétations montagnardes sont
développement d’un tapis herbacé. La mosaïque très peu représentées en Afrique occidentale
forêt-savane est caractérisée par la présence du fait de l’absence de relief élevé. Il n’existe
de lambeaux de forêt mésophile et de larges pas de faune reptilienne endémique des forêts
mailles de savane boisée séparées le long des ou savanes d’altitude à l’exception de celles
cours d’eau par des forêts-galeries à Ceiba des zones frontalières entre le Nigeria et le
pentandra, Chlorophora excelsa (iroko), Cameroun situées dans le prolongement de la
Cola cordifolia, ainsi que des palmiers à huile dorsale camerounaise.
CADRE GÉOGRAPHIQUE 21
Partie 2
Introduction
à l’herpétofaune
de l’Afrique
occidentale
et du Sahara
24 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
observe en particulier sur les murs des maisons, lisses, celles de la queue sont grosses, carénées
à l’intérieur comme à l’extérieur, près d’une et épineuses. La taille des adultes est comprise
source lumineuse où ils guettent les insectes entre 30 et 50 cm. Plusieurs espèces présentent
attirés par la lumière. La base des doigts de la de belles couleurs vives.
plupart des espèces nocturnes est élargie et
comporte des lamelles qui font ventouse.
Comme chez les caméléons, l’écaillure de la
tête et du corps des geckos est entièrement
composée de petits granules juxtaposés (avec
souvent en plus de gros tubercules dissémi-
nés). Ce type d’écaillure est aussi celui de
Hemitheconyx caudicinctus, seul représentant
de la famille des Eublépharidés, qui ressemble
beaucoup aux geckos mais dont la paupière
© J.-F. Trape
est mobile et la queue très épaisse.
Uromastyx geyri.
Environs d’Iférouane (Niger).
Hemitheconyx caudicinctus.
Dielmo (Sénégal)
© S. Spawls
I N T R O D U C T I O N À L’ H E R P É T O F A U N E D E L’ A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A 25
à quelques zones rocheuses de savane. Leurs Les tortues sont toujours immédiatement
écailles dorsales sont grandes, carénées et reconnaissables à leur carapace arrondie et
épaisses, formant des rangées longitudinales plus ou moins bombée qui peut être rigide ou
et transversales parfaitement alignées. molle. On les rencontre dans tous les milieux
terrestres et aquatiques.
Les lézards vrais, ou Lacertidés, sont géné-
ralement de petite taille malgré leur queue
très allongée. La plupart des espèces sont
rencontrées en zone sahélienne ou au Sahara
mais il existe deux espèces de forêt qui sont
remarquables par leur coloration, l’une entiè-
rement verte, l’autre jaune et noire. Les écailles
de la tête sont différenciées en plaques symé-
triques dont la taille est nettement plus
grande que celle des écailles dorsales.
© J.-F. Trape
Cyclanorbis senegalensis.
Niokolo (Sénégal).
Acanthodactylus senegalensis.
Guembel (Sénégal).
© J.-F. Trape
sont semi-fouisseuses, vivant dans la litière
des feuilles mortes pour les espèces de forêt et
de savane, et dans le sable pour les quelques
Crocodylus suchus. Tionk Essil (Sénégal).
espèces saharo-sahéliennes. Chez les Scincidés
les écailles ventrales et dorsales sont de dimen-
sions similaires, ce qui permet de les différencier
des Lacertidés chez qui les écailles ventrales
sont toujours beaucoup plus grosses que les
écailles dorsales.
© J.-F. Trape
26 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
L’écaillure
12
des lézards 5
5
12
5 5
4 10 11 13
L’aspect général d’un lézard et sa couleur sont 2 7
1 3 6
8
des caractères qui, avec un peu d’expérience, 2 7
9
4
permettent d’identifier la famille à laquelle il 13
10 11
appartient et souvent de reconnaître le genre.
Si le lézard a été capturé, l’examen des détails
de l’écaillure permet de déterminer son
espèce.
L’écaillure de la tête
I N T R O D U C T I O N À L’ H E R P É T O F A U N E D E L’ A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A 27
avec la frontonasale lorsque les préfrontales Les supraciliaires sont des petites plaques,
sont petites et ne se touchent pas sur la ligne la plupart de forme allongée, qui bordent le
médiane. Vers l’arrière, la frontale est en dessus de l’œil sur la crête orbitaire, qu’elles
contact avec les frontopariétales. séparent des supraoculaires.
Les supraoculaires sont de grandes plaques La sous-oculaire est habituellement une
symétriques situées au-dessus de l’œil, souvent grande écaille, présente seulement chez cer-
au nombre de quatre de chaque côté de la taines espèces, qui est située entre l’œil et les
tête, en contact ou non avec la frontale. La supralabiales. Elle est parfois en contact avec
première et la quatrième sont généralement la lèvre, séparant les supralabiales en deux
plus petites et parfois fractionnées. groupes, l’un antérieur et l’autre postérieur.
Les frontopariétales sont deux plaques Les préoculaires et les postoculaires sont
symétriques situées en arrière de la frontale et de petites écailles situées respectivement
des supraoculaires. immédiatement en avant et en arrière de l’œil.
L’interpariétale est une plaque médiane située Les temporales sont situées en arrière des
entre les pariétales en arrière des frontopariétales. postoculaires, entre les pariétales en haut et
Elle présente souvent une petite tache arron- les supralabiales en bas.
die, l’œil pinéal. Sous la tête, la nomenclature des plaques
Les pariétales sont deux plaques symétriques, céphaliques est la suivante :
souvent de grande taille, situées en arrière des La mentale est la plaque médiane située au
frontopariétales et des supraoculaires. niveau de l’extrémité antérieure du dessous
L’occipitale est une plaque médiane située entre de la tête
les pariétales en arrière des frontopariétales. La postmentale, observée chez certaines
Elle est souvent absente ou très petite. espèces seulement, est une écaille médiane
Les nuchales et postnuchales sont des unique située en arrière de la mentale.
plaques allongées transversalement situées en Les infralabiales bordent les lèvres infé-
arrière des pariétales et en avant des écailles rieures de chaque côté de la mentale jusqu’à
dorsales. Elles sont présentes chez certains l’arrière de la bouche.
Scincidés.
Les gulaires sont les petites écailles situées
Sur le côté de la tête, on observe les plaques en arrière de la mentale (et de la postmentale
suivantes : quand elle existe) qui occupent tout l’espace
Les supralabiales sont des plaques qui entre les infralabiales. Elles sont parfois sépa-
bordent les lèvres supérieures, depuis la rées de la mentale, de la postmentale et des
rostrale jusqu’à l’arrière de la bouche. Vers le infralabiales par les mentonnières.
haut, elles sont habituellement en contact Les mentonnières sont des plaques paires
avec la nasale, la postnasasale, plusieurs disposées en arrière de la mentale et de la
loréales, l’œil ou une sous-oculaire ainsi que postmentale qui sont présentes chez certaines
plusieurs temporales. espèces seulement. Elles sont en contact ou
La nasale est située sur le côté de la tête en non entre elles sur la ligne médiane.
arrière de la rostrale. Chez la plupart des Latéralement, elles sont en contact avec les
espèces elle est percée par l’orifice de la infralabiales.
narine. Chez quelques espèces, l’ouverture de Le collier est un repli cutané parfois présent
la narine est située entre la nasale et la post- au niveau du cou dont les écailles sont élargies
nasale ou une supralabiale. Chez certains et qui sépare chez certains Lacertidés les
Lacertidés, il existe une petite plaque supplé- gulaires des écailles ventrales.
mentaire, la sous-nasale, qui est située sous
L’écaillure du corps et de la queue diffère
la nasale, de chaque côté de la tête, et qui est
aussi beaucoup selon les familles de lézards.
en contact avec la rostrale, les deux premières
Chez les Lacertidés, les écailles ventrales sont
supralabiales, la nasale, la postnasale et la
différenciées en plaques et sont ainsi bien plus
loréale antérieure.
grandes que les écailles dorsales. Chez les
La postnasale est située en arrière de la nasale. autres familles de lézards, les écailles ventrales
Elle est parfois en contact avec l’ouverture de et dorsales sont similaires, à l’exception parfois
la narine. des écailles dorsales médianes dont une ou
Les loréales sont situées au-dessus des plusieurs rangées peuvent être élargies. Les
supralabiales, entre la postnasale et les petites écailles peuvent être carénées ou lisses,
écailles qui bordent l’œil en avant. exceptionnellement striées (chez Scincopus
28 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
fasciatus). Chez les agames, elles sont souvent marine, la tortue luth, qui présente en outre
épineuses. Chez les geckos et tarentes, la sur la dossière des carènes longitudinales très
présence ou non de tubercules sur le dos et marquées.
leur espacement sont d’importants caractères Chez les tortues à carapace dure du genre
distinctifs entre les espèces, de même que Kinixys, la partie arrière de la dossière est
l’aspect des écailles du dessous de la queue. articulée, mais cette articulation est surtout
Le nombre de rangées d’écailles autour apparente chez les spécimens adultes. Chez
du milieu du corps et le nombre de rangées les tortues aquatiques du genre Pelusios, c’est
d’écailles dorsales et ventrales chez les la partie avant du plastron qui est articulée,
Lacertidés sont très souvent utilisés pour permettant à l’animal de se refermer à la façon
différencier les espèces. Moins souvent, on d’une boîte et de dissimuler entièrement sa
utilise aussi le nombre d’écailles sur la face tête et ses pattes antérieures, chez les adultes
ventrale entre la mentale et la plaque qui comme chez les juvéniles.
précède l’orifice anal, ainsi que le nombre
d’écailles sur la ligne vertébrale entre la
dernière plaque céphalique et le début de la
queue (qui correspond au niveau de l’orifice
anal). Chez les agames, en raison de l’absence
de plaques céphaliques, il est habituel de 1 2 2
compter le nombre d’écailles sur la ligne 2
3 2
vertébrale entre le niveau postérieur de l’em- 4 2
branchement des membres antérieurs et le 3 2
niveau antérieur de l’embranchement des 4
membres postérieurs. 2
3
L’aspect des membres et notamment celui 2
4
des doigts et des orteils permet de séparer 3 2
de nombreux genres et espèces chez les 4 2
Geckonidés, les Phyllodactylidés, les Scincidés 3
2
et les Lacertidés. 5
2
Le nombre de lamelles infradigitales est
compté sur la face ventrale du quatrième doigt
et du quatrième orteil. Le comptage s’effectue
6 7
de la griffe (non comprise) jusqu’à l’insertion
8
du doigt ou de l’orteil. Les quelques lamelles
qui suivent sur la paume de la main et la plante
du pied ne sont pas prises en compte. 9
10
L’écaillure 11
des tortues 12
I N T R O D U C T I O N À L’ H E R P É T O F A U N E D E L’ A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A 29
Sur la dossière, on observe les plaques suivantes : Les anales constituent la dernière paire de
La nuchale est une plaque médiane unique plaques à l’extrémité postérieure du plastron.
située à l’avant de la dossière. Elle est présente
chez les espèces marines mais absente chez la
plupart des espèces continentales. Quand elle
est présente, elle peut être assez grande et
large (cas des espèces marines et de Mauremys
Espèces traitées
leprosa), ou au contraire petite et surtout très
étroite (cas de Kinixys belliana et de Kinixys Dans cet ouvrage, seuls sont considérés les
homeana). Elle est bordée de chaque côté par Sauriens (lézards au sens large du terme,
c’est-à-dire incluant l’ensemble des Lacertiliens :
la première paire de marginales et postérieu-
Agamidés, Caméléonidés, Eublépharidés,
rement par la première vertébrale. Chez
Geckonidés, Phyllodactylidés, Gerrhosauridés,
quelques espèces marines, elle est aussi en
Lacertidés, Scincidés et Varanidés), les
contact avec la première paire de costales.
Crocodiliens et les Chéloniens. Ce guide traite
Les marginales bordent la dossière. Elles sont ainsi toutes les espèces de lézards, tortues et
le plus souvent au nombre de onze ou douze crocodiles dont la présence est actuellement
paires. Leur bord externe est le plus souvent établie dans un ou plusieurs des 15 pays de
arrondi, parfois dentelé chez certaines espèces l’Afrique occidentale, ainsi qu’au Tchad et dans
terrestres du genre Kinixys et chez une espèce les régions sahariennes du Maroc (Sahara occi-
marine, la tortue imbriquée. dental), d’Algérie et de Tunisie au sud de 32° N
Les vertébrales sont situées sur la ligne et de Libye hors la bande littorale. La liste des
médiane en arrière de la nuchale (quand elle espèces traitées a été établie d’une part à partir
existe) ou de la première paire de marginales. de l’examen des 6 500 spécimens que nous
Elles sont souvent au nombre de cinq. avons collectés et des spécimens des collections
Les costales sont situées latéralement entre du Muséum national d’histoire naturelle de Paris
les marginales et les vertébrales. Elles sont et de l’Institut fondamental d’Afrique noire à
habituellement au nombre de quatre paires. Dakar que nous avons examinés, d’autre part à
partir d’une recherche bibliographique, de la
La supracaudale est une plaque médiane
consultation de diverses bases de données dont
unique située à l’arrière de la dossière entre la
notamment celle de Peter Uetz (The reptile
dernière paire de marginales. Elle est souvent
database, [Link]
absente, remplacée par la dernière paire de
et d’utiles discussions avec plusieurs collègues,
marginales.
notamment Philippe Geniez et Pierre-André
La nomenclature des plaques du plastron est Crochet à Montpellier, Wolfgang Böhme à Bonn
la suivante : et Ivan Ineich à Paris.
L’intergulaire est une petite plaque médiane Plusieurs déterminations d’espèces publiées
qui est observée à l’avant du plastron chez dans des travaux anciens (et parfois récents)
certaines espèces seulement. étant obsolètes ou nous paraissant à l’évidence
Les gulaires sont une paire de plaques située erronées, nous les avons écartées même si
à l’avant du plastron, de chaque côté de l’inter- dans la plupart des cas il n’a pas été possible
gulaire quand celle-ci est présente. Autrement, d’examiner les spécimens correspondants.
elles sont en contact sur la ligne médiane. Inversement, il est apparu au cours de ce travail
Les humérales sont une paire de plaques située que plusieurs taxons anciennement décrits et
par la suite tombés en synonymie constituaient
immédiatement en arrière des gulaires. Elles
des espèces parfaitement valides. Ils sont
sont toujours en contact sur la ligne médiane.
rétablis dans ce travail. De même, plusieurs
Les pectorales suivent les humérales vers espèces ou sous-espèces nouvelles pour la
l’arrière. Chez certaines espèces, elles sont science que nous avons découvertes lors de
relativement petites et peuvent ne pas être en nos enquêtes sont intégrées dans cet ouvrage.
contact sur la ligne médiane. Selon les cas, leur description formelle a déjà
Les abdominales, souvent de grande taille, été publiée dans des revues spécialisées ou est
suivent les pectorales vers l’arrière. Comme les l’objet d’un chapitre particulier dans cet
plaques suivantes, elles sont toujours largement ouvrage.
en contact sur la ligne médiane. Nous avons traité toutes les espèces actuelle-
Les fémorales constituent l’avant-dernière ment connues du sud-est du Nigeria, que leur
paire de plaques, entre les abdominales à l’avant distribution en Afrique occidentale soit ou non
et les anales à l’arrière. limitée à cette région de ce pays. Certaines
30 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
espèces connues des régions forestières du considérée à tort comme synonyme de Agama
Cameroun ou endémiques de l’Adamaoua cristata Mocquard, 1905 ; Agama boensis
pourraient également être présentes au Monard, 1940, espèce décrite de Guinée-
Nigeria bien qu’elles n’y aient jamais encore Bissau puis mise dans la synonymie de Agama
été signalées. Ces espèces ne sont pas incluses sankaranica Chabanaud, 1918 ; Mochlus
dans cet ouvrage et elles auraient sans doute moquardi (Chabanaud, 1917), dont le type
une distribution très restreinte au Nigeria, la provient du Tchad, à qui nous rattachons
probabilité étant faible qu’elles dépassent vers plusieurs spécimens du Niger et du Nigeria et
l’ouest les derniers contreforts de l’Adamaoua qui constitue une espèce distincte de Mochlus
ou la rivière Cross. En cas de doute pour afer (Peters, 1854) ; Trachylepis aureogularis
l’identification d’un spécimen de l’est du (Müller, 1885), espèce forestière qui était
Nigeria, on se reportera utilement à l’atlas de confondue en Afrique de l’Ouest avec
L. CHIRIO et M. LEBRETON (2007). Il sera égale- Trachylepis albilabris (Hallowell, 1857)
ment utile de se reporter à cet ouvrage en cas d’Afrique centrale ; Trachylepis keroanensis
de doute pour des spécimens du sud du Tchad. (Chabanaud, 1921), précédemment confondu
Il nous a semblé utile de couvrir entièrement avec Trachylepis perroteti (Duméril et Bibron,
ce pays, mais nos prospections y ont été 1839).
réduites et les rares données de la littérature Trachylepis paucisquamis (Hoogmoed, 1978),
sont anciennes et concernent presque exclusi- qui est génétiquement éloigné de T. polytropis
vement les environs de Ndjaména, le Tibesti et d’Afrique centrale, est élevé au rang d’espèce.
l’Ennedi. Pour le nord du Tchad et l’est de la Dans le genre Tarentola, deux taxons considérés
Libye, on pourra aussi se reporter à l’ouvrage comme des sous-espèces de T. ephippiata
de S. BAHA EL DIN (2006). O’Shaughnessy, 1875 sont élevées au rang
À l’autre extrémité du domaine géographique d’espèce sur des arguments de biologie molé-
couvert par cet ouvrage, nous avons traité culaire : Tarentola hoggarensis Werner, 1937
toutes les espèces actuellement connues du et Tarentola senegambiae Joger 1984. Ces
Maroc au sud de 27° N, ce qui inclut notamment deux espèces sont en outre sympatriques dans
l’ensemble du Sahara occidental. Ce parallèle la vallée du fleuve Sénégal.
marque en effet la limite sud de beaucoup Huit espèces et trois sous-espèces nouvelles
d’espèces de reptiles du Maroc d’affinité pour la science sont ajoutées à la faune d’Afrique
paléarctique qui ne dépassent pas l’As Sequïa occidentale ou des régions limitrophes du
al Hamra. Au nord de 27 °N, il sera nécessaire Cameroun et du Tchad : Agama parafricana
de se reporter à l’ouvrage de J. BONS et P. GENIEZ J.-F. Trape, O. Mediannikov et S. Trape,
(1996) et on pourra également consulter celui espèce décrite du Bénin, du Togo et du Ghana ;
de P. GENIEZ et al. (2004). Dans le cas de Agama wagneri J.-F. Trape, O. Mediannikov
l’Algérie, de la Tunisie et de la Libye, seules les et S. Trape, espèce décrite du Cameroun ;
espèces des régions sahariennes sont traitées. Uromastyx dispar hodhensis J.-F. Trape et
Au nord d’une ligne Béchar–Ouargla pour S. Trape, sous-espèce décrite de Mauritanie ;
l’Algérie, en zone littorale pour la Libye et hors Hemidactylus albivertebralis J.-F. Trape et
des régions sahariennes pour la Tunisie, on se W. Böhme, espèce décrite du Ghana, du Bénin
reportera à l’ouvrage de H. SCHLEICH et al. et de Guinée ; Hemidactylus albituberculatus
(1996). J.-F. Trape, espèce décrite du Nigeria, du
Bénin, du Togo et du Cameroun ; Hemidactylus
kundaensis L. Chirio et J.-F. Trape, espèce décrite
de Guinée ; Tarentola pastoria J.-F. Trape,
C. Balde et I. Ineich, espèce décrite de Guinée ;
Changements Acanthodactylus boskianus khattensis
J.-F. Trape et S. Trape, sous-espèce décrite de
taxonomiques Mauritanie ; Acanthodactylus boskianus
nigeriensis J.-F. Trape, P. Geniez et L. Chirio,
Six espèces anciennement décrites mais sous-espèce décrite du Niger ; Leptosiaphos
considérées actuellement à tort comme syno- dungeri J.-F. Trape, espèce décrite du
nymes d’autres taxons sont rétablies : Agama Nigeria; Cophoscincopus senegalensis S. Trape,
africana Hallowell, 1844, espèce forestière O. Mediannikov et J.-F. Trape, espèce décrite
précédemment confondue avec Agama du Sénégal.
agama (Linné, 1758) ; Agama insularis Dix espèces précédemment citées d’Afrique
Chabanaud, 1918, espèce rupicole de Guinée occidentale ne sont pas retenues dans cet
maritime et du Fouta Djalon, récemment ouvrage : Agama sylvanus Macdonald, 1981,
I N T R O D U C T I O N À L’ H E R P É T O F A U N E D E L’ A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A 31
que nous considérons comme synonyme de
Agama africana Hallowell, 1844, d’après les
résultats de nos analyses moléculaires, les
populations de la localité type de A. sylvanus
(forêt de Nsonsomea, Ghana) étant morpholo-
giquement et génétiquement identiques à celles
du Liberia d’où provient le type de A. africana ;
Chamaeleo quilensis Bocage 1866, dont les
mentions anciennes du Nigeria nous semblent
© J.-F. Trape
erronées et pourraient correspondre à
Chamaeleo necasi Ullenbruch, Krause et
Böhme, 2007 ; Latastia siebenrocki (Tornier,
Agama parafricana. Guiguisso (Bénin).
1905), espèce décrite à partir d’un unique
Paratype, femelle gestante en vie.
spécimen qui proviendrait de Porto Novo
(Bénin), mais dont l’origine semble incertaine ;
Mabuia guineensis Monard, 1940, espèce décrite ressemblant à A. agama, A. paragama et
de Guinée-Bissau, dont les trois syntypes nous A. africana, mais caractérisée par une taille
semblent être des juvéniles de Trachylepis plus petite des mâles adultes (82-101 mm au
perroteti ; Philochortus spinalis (Peters, 1874) lieu de 115-140 mm), un faible nombre d’écailles
et Philochortus lhotei Angel, 1936, dont les vertébrales (29-37 au lieu de 40-56 chez les
deux seuls spécimens connus d’Afrique occi- spécimens sympatriques de A. agama), et des
dentale nous semblent devoir être rattachés à écailles dorsales nettement élargies et fortement
Philochortus zolii Scortecci, 1934 ; Mochlus carénées et mucronées.
sundevalli (Smith, 1849), dont nous rattachons Distribution géographique : A. parafricana
à Mochlus mocquardi (Chabanaud, 1917) les a initialement été découvert dans le centre du
spécimens mentionnés du Nigeria par Dunger Bénin près de Bassila dans une zone de savane
(1972) ; Leptosiaphos kilimensis (Stejneger, densément boisée. D’autres spécimens confir-
1891), dont nous rattachons à Leptosiaphos més par biologie moléculaire ont été collectés
dungeri, espèce nouvelle décrite dans cet dans la forêt d’Asrama au Togo, dans la forêt
ouvrage, les spécimens mentionnés du Nigeria de Lama au Bénin et dans le sud-ouest du
par Dunger (1972) ; Panaspis nimbensis Ghana. Cette espèce semble donc avoir une
(Angel, 1944), que nous considérons comme large distribution géographique en zone de
synonyme de Panaspis tristaoi (Monard, savane guinéenne. Elle est localement toujours
1940), les populations de Guinée, de Guinée- nettement moins abondante que Agama agama
Bissau et du Sénégal de ces deux taxons étant dont il est facile de la distinguer sur le nombre
morphologiquement et génétiquement très et l’aspect des écailles dorsales.
proches ; Trachylepis albilabris (Hallowell,
1857), dont nous rattachons à Trachylepis Agama wagneri J.-F. Trape,
aureogularis (Müller, 1885) les spécimens O. Mediannikov et S. Trape, 2012
signalés d’Afrique occidentale.
La description complète de cette espèce a été
publiée dans le Russian Journal of Herpetology
(MEDIANNIKOV et al., 2012).
Description d’espèces
et de sous-espèces
nouvelles
Agama parafricana J.-F. Trape,
O. Mediannikov et S. Trape, 2012
© M. Talla Kuete
32 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
Diagnose : un agame de grande taille du
complexe A. agama distribué dans l’Adamaoua
et d’autres régions de savane et de mosaïque
forêt-savane d’Afrique centrale qui ne peut
être identifiée avec certitude que par analyse
génétique. Il diffère des spécimens sympa-
triques de A. paragama par la coloration des
mâles, par un nombre d’écailles vertébrales
nettement supérieur (42-52 au lieu de 26-34) et
© J.-F. Trape
par l’aspect des écailles dorsales qui sont moins
carénées et mucronées chez A. wagneri que
chez A. paragama. Par rapport à A. lebretoni, Habitat de l’holotype
A. wagneri diffère par la coloration des mâles de Uromastyx dispar hodhensis
et par un nombre plus faible de rangs d’écailles près de la passe d’Enji (Mauritanie).
au milieu du corps. A. agama et A. africana Le terrier était creusé sous la pierre située
au premier plan qui a été retournée.
semblent absents des régions où A. wagneri
est distribué. proches géographiquement : U. d. flavifasciata,
Distribution géographique : les analyses qui présente typiquement de larges bandes
génétiques, bien que portant sur un nombre transversales jaunes sur fond noir chez les
limité de spécimens, suggèrent que A. wagneri adultes et des ocelles sombres sur fond gris
est absent d’Afrique de l’Ouest mais largement clair chez les juvéniles ; U. d. maliensis, qui
distribué au Cameroun où il est connu avec présente une couleur de fond du dos jaune vif
certitude de Mokolo dans le nord du pays, de avec des ocelles noirs, et dont la tête, la queue
Nagoundéré au centre de l’Adamaoua et en zone et les membres sont noirs. Ce patron de
urbaine à Yaoundé où il a certainement été coloration n’est pas connu non plus chez la
introduit. Il est ainsi probable que sa distribution sous-espèce nominale U. d. dispar du Tchad
intéresse aussi l’ouest du Tchad. et du Soudan.
Étymologie : en référence à la région du
Uromastyx dispar hodhensis Hodh Ech Chargui en Mauritanie où semble
J.-F. Trape et S. Trape, ssp. nov. principalement distribuée cette nouvelle sous-
espèce.
Holotype : MNHN 2011.0272 (précédemment Description de l’holotype : longueur totale
IRD TR.2284). Collecté le 7 décembre 2007 253 mm ; longueur museau-cloaque 155 mm ;
près de la passe d’Enji (18° 06’ N, 08° 02’ E) en longueur de la queue 98 mm (63,2 % de la
Mauritanie par J.-F. Trape. longueur museau-cloaque) ; longueur de la tête
Paratype : IRD TR.2283. Collecté le 7 décembre 34 mm ; largeur de la tête 31 mm ; hauteur de
2007 en Mauritanie à une dizaine de kilomètres la tête 17 mm ; longueur du membre antérieur
à l’ouest des rochers de Makhrouga (18° 23’ N, gauche 53 mm ; longueur du quatrième doigt
08° 39’ E) par J.-F. Trape. 13 mm (jusqu’à la jonction du troisième doigt) ;
Diagnose : sous-espèce d’Uromastyx dispar longueur du membre postérieur gauche 72 mm ;
longueur du quatrième orteil 18 mm (jusqu’à la
caractérisée par environ 200-210 écailles à
jonction du troisième orteil). Écailles dorsales
mi-corps, la présence de pores préanofémoraux,
uniformément minuscules, sans tubercule
une queue dont la longueur représente 63-66 %
de la distance museau-cloaque, 20 anneaux
épineux sur la queue, ceux-ci non séparés
dorsalement par de petites écailles intercalaires
mais séparés ventralement par une ou deux
rangées d’écailles intercalaires. Diffère des
autres sous-espèces connues de U. dispar par
les données de biologie moléculaire et par un
patron de coloration unique avec une coloration
de fond de couleur sable orangé sur l’ensemble
du corps, de la queue et des membres et une
© J.-F. Trape
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sombre s’allonge et donne un aspect reticulé.
Les membres et la queue présentent la même
couleur de fond jaune sable que le dos. Sur la
queue, on observe quelques petites taches
grisâtres à la base des premiers anneaux. Sur
le dessus des membres, il existe aussi quelques
petites taches grisâtres disséminées. Sur le
côté de la tête, il existe de larges réticulations
grisâtres sur fond jaune sable. Vers l’avant, le
© J.-F. Trape
dessus de la tête est grisâtre. La face ventrale
est entièrement de couleur sable orangé.
Vue latérale de la tête de l’holotype Description du paratype : longueur totale
de Uromastyx dispar hodhensis. 230 mm ; longueur museau-cloaque 139 mm ;
longueur de la queue 91 mm (65,5 % de la lon-
gueur museau-cloaque) ; longueur de la tête
élargi, écailles ventrales à peine plus grandes.
33 mm ; largeur de la tête 30 mm ; hauteur de
201 rangées d’écailles autour du milieu du
la tête 16 mm ; longueur du membre antérieur
corps. 99 rangées de ventrales entre le pli
gauche 49 mm ; longueur du quatrième doigt
gulaire et le pli inguinal. 40 écailles entre la
13 mm ; longueur du membre postérieur
marge antéro-inférieure de l’oreille et la
mentale. Sept rangées d’écailles entre les gauche 70 mm ; longueur du quatrième orteil
supralabiales postérieures et les petites 17 mm.
écailles de la cavité orbitale. 14 pores préano- Écailles dorsales uniformément minuscules,
fémoraux de chaque côté. 20 verticilles sur la sans tubercule élargi ; écailles ventrales à peine
queue, le troisième composé de 15 épines. plus grandes que les dorsales. 210 rangées
Quatrième doigt et quatrième orteil les plus d’écailles autour du milieu du corps. 100 ran-
longs. 14 lamelles sous-digitales des deux gées de ventrales entre le pli gulaire et le pli
côtés sous le quatrième doigt. 18 lamelles inguinal. 39 écailles entre la marge antéro-
sous-digitales sous le quatrième orteil à droite inférieure de l’oreille et la mentale. Six rangées
et 17 à gauche. d’écailles entre les supralabiales postérieures et
Coloration en vie : couleur de fond sable les petites écailles de la cavité orbitale. 14 pores
légèrement orangé sur l’ensemble du corps. préanofémoraux de chaque côté. 20 verticilles
Ponctuation gris foncé disséminée sur le dos, sur la queue, le troisième composé de seize
chaque point sombre couvrant parfois une ou épines. Quatrième doigt et quatrième orteil les
deux écailles seulement, le plus souvent environ plus longs. 13 lamelles sous-digitales des deux
cinq ou six écailles ainsi que la peau intersticielle côtés sous le quatrième doigt. 16 lamelles
entre ces écailles. La ponctuation sombre sous-digitales des deux côtés sous le quatrième
forme généralement des petites taches bien orteil.
rondes, ou parfois des taches allongées en Coloration en vie : couleur de fond sable
forme de trait d’union d’une ou deux écailles légèrement orangé sur l’ensemble du corps.
de large et deux ou trois fois plus long que Sur la face dorsale, cette couleur de fond inté-
large. Malgré cette ponctuation disséminée, resse essentiellement la peau intersticielle
une nette majorité d’écailles dorsales est entre les écailles et la marge des écailles, le
entièrement jaunâtre. Sur la nuque, la trame centre de la plupart des écailles étant grisâtre.
© J.-F. Trape
© J.-F. Trape
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Sur ce fond de couleur sable plus ou moins grisé U. acanthinura, U. alfredschmidti, U. dispar
selon les endroits, on distingue nettement une et U. geyri. Nos spécimens diffèrent de U. geyri
ponctuation gris foncé disséminée similaire à et U. alfredschmidti par une queue plus
celle de l’holotype, couvrant le plus souvent courte (63-65 % de la longueur museau-
environ cinq ou six écailles qui sont entièrement cloaque au lieu de 70-98 % chez U. geyri et
gris foncé ainsi que la peau intersticielle qui 79-87 % chez U. alfredschmidti). Ils diffèrent
les sépare. Sur la nuque, la plupart des écailles aussi de ces espèces par un plus grand nombre
sont ponctuées de sombre en leur centre, mais d’écailles autour du milieu du corps (201-210
on distingue toujours des réticulations simi- au lieu de 142-196 chez U. geyri) et par un
laires à celles de l’holotype qui correspondent aspect différent de ces écailles (présence de
aux zones où la peau intersticielle est grisâtre. grandes écailles triangulaires imbriquées
Les membres présentent la même couleur de chez U. alfredschmidti). De même, ils se
fond sable orangé que le dos, mais, sur leur distinguent de U. acanthinura, qui n’est connu
face dorsale, la plupart des écailles sont que d’Afrique du Nord, par un plus grand
ponctuées de gris en leur centre. Les écailles nombre d’écailles au milieu du corps (146-195
du dessus de la queue sont partiellement chez U. a. acanthinura, exceptionnellement
jaunâtres et grisâtres. La plupart des écailles jusqu’à 208 mais coloration différente chez
du dessus de la tête sont grisâtres à l’exception U. a. nigriventris du Maroc et d’Algérie).
de la peau intersticielle qui reste jaunâtre. La Les caractéristiques de l’écaillure des deux
face ventrale est entièrement claire à l’exception spécimens du sud-est de la Mauritanie entrent
du dessous de la tête dont beaucoup d’écailles dans la variation connue de U. dispar dont
sont partiellement légèrement grisâtres. trois sous-espèces sont actuellement recon-
Comparaison avec d’autres espèces : les nues : U. d. flavifasciata, qui est distribué
caractéristiques de ce fouette-queue montrent dans le centre et le nord de la Mauritanie et les
qu’il appartient au complexe Uromastyx régions limitrophes du Maroc (Sahara atlan-
acanthinura, qui est notamment caractérisé tique) et de l’Algérie (région de Tindouf),
par un nombre d’écailles à mi-corps compris U. d. maliensis, distribué au Mali (région de
entre 139 et 238, par la présence de pores Gao et Adrar des Ifoghas) et dans l’extrême
préanofémoraux, par une queue composée de sud de l’Algérie (Tanezrouft et Hoggar), et
16 à 21 anneaux dont la longueur est au moins U. d. dispar, distribué au Tchad (Tibesti et
égale à la moitié de la longueur museau- Ennedi) et dans le nord du Soudan. La distinc-
cloaque, et par des anneaux d’écailles épineuses tion entre ces trois sous-espèces, dont les
sur la queue non séparée dorsalement par de caractéristiques de l’écaillure sont similaires,
petites écailles intercalaires mais séparées est basée sur la coloration ainsi que sur des
ventralement par une ou deux rangées données de biologie moléculaires (WILMS, 2005).
d’écailles intercalaires. Au sein de ce complexe, Aucun des patrons de coloration actuellement
quatre espèces sont actuellement reconnues : connus chez U. dispar ne correspond à nos
U. aegyptia Egypte
U. geyri Niger
U. acanthinura Maroc
77 U. acanthinura Maroc
82
U. dispar maliensis Mali
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spécimens du sud-est de la Mauritanie, notam- Hemidactylus albituberculatus
ment ceux des sous-espèces flavifasciata et J.-F. Trape, sp. nov.
maliensis qui sont géographiquement les plus
proches. U. d. flavifasciata, dont la distribution Holotype : MNHN 2011.0215 (précédemment
couvre le centre et le nord de la Mauritanie, IRD TR.3629). Capturé le 15 novembre 2010 à
présente typiquement de larges bandes Riyom (09° 37’ N, 08° 44’ E) au Nigeria par
transversales jaunes sur fond noir ou, plus J.-F. Trape.
rarement, une coloration presque uniformément Paratypes : MNHN 2011.0216 (précédemment
noire chez les adultes ainsi que des ocelles IRD TR.3561), MNHN 2011.0217 (précédemment
sombres sur fond gris clair chez les juvéniles. IRD TR.3573), MNHH 0218 (précédemment
U. d. maliensis présente une couleur de fond IRD TR.3579), MNHN 2011.0218 (précédemment
jaune vif sur le dos avec des ocelles noirs ; IRD TR.3580), IRD TR.3581, TR.3582, TR.3585,
la tête, la queue et les membres sont noirs. TR.3624, TR.3627, TR.3628, TR.3630, TR.3631,
La nouvelle sous-espèce U. d. hodhensis est TR.3632, TR.3633 TR.3634, TR.3635, TR.3636,
caractérisée par une coloration de fond de TR.3637, TR.3639, TR.3640, TR. 3641 et TR.3642,
couleur sable jaune orangé sur l’ensemble du capturés entre le 12 et le 16 novembre 2010 à
corps, y compris la tête, la queue et les Riyom par J.-F. Trape.
membres, ainsi qu’une ponctuation dorsale Autres spécimens examinés : IRD TR.2170
noire disséminée, non arrangée sous forme et TR.2193, capturés le 22 juin 2007 à Huiléhui
d’ocelles. Sur le plan moléculaire, elle est au Togo (07° 10’ N, 01° 15’ E) par J.-F. Trape ;
également distincte de toutes les sous-espèces IRD TR.3132 et TR.3133, capturés le 1er mars
et populations de U. dispar jusqu’à présent 2010 à Dassa au Bénin (07° 43’ N, 02° 11’ E)
étudiées. par J.-F. Trape ; IRD TR.3137, capturé dans la
Distribution géographique : la présence de forêt d’Agrimè au Bénin le 3 mars 2010 par
fouette-queues dans le sud-est de la Mauritanie J.-F. Trape ; IRD TR.3983, TR.3988, TR.3991,
le long du dahr Néma, du dahr Oualâta et du TR.3993, TR.3998 et TR.4004, capturés en
dahr Tîchît était connue mais jusqu’à présent mars 2011 à Koto au Bénin (06 °58’ N, 02° 07’ E)
ces spécimens n’étaient pas déterminés ou par L. Konetche, C. Toudonou et J.-F. Trape.
attribués à U. d. flavifasciata, seul taxon qui
était connu avec certitude en Mauritanie. Sur
la quinzaine d’Uromastyx que nous avons eu
l’occasion d’observer le long de la piste entre
Tîchît et Oualâta (la plupart vers Makhrouga
et Enji), aucun n’avait de patron de coloration
attribuable à U. d. flavifasciata alors que cette
sous-espèce est abondante dans le Tagant à
seulement 200 km à l’ouest de Tîchît. La diversité
des patrons de coloration de U. d. maliensis est
© J.-F. Trape
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© J.-F. Trape
© J.-F. Trape
Hemidactylus albituberculatus. Hemidactylus albituberculatus.
Aspect des tubercules dorsaux. Vue dorsale de l’holotype.
Riyom (Nigeria).
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une bande sombre bien marquée du museau l’Ouest que nous avons mesurés, la longueur
jusqu’à l’œil et de l’œil jusqu’au-dessus de museau-cloaque ne dépasse pas 59 mm, alors
l’ouverture tympanique. Des tubercules qu’elle est comprise entre 60 et 75 mm chez
presque noirs disséminés sur le dessus de la 24 des 34 albituberculatus que nous avons
tête, du corps et de la base de la queue, collectés. Nos résultats de biologie molécu-
contrastant avec d’autres tubercules entière- laire confirment la spécificité des spécimens
ment blancs ou centrés de blanc également de Riyom ainsi que la sympatrie de trois
disséminés sur le dos et la base de la queue. espèces autour de la forêt de Lama au Bénin
D’autres tubercules ont une pigmentation ou H. albituberculatus, H. angulatus et
similaire à la couleur de fond. La face ventrale
H. lamaensis se partagent les murs des
est claire.
maisons et les environs immédiats des mêmes
Variation des paratypes : la longueur villages.
museau-cloaque du plus grand spécimen
(MNHN 2011.0218) est de 75 mm (78 mm Bien que CHABANAUD (1917) et DUNGER
lorsqu’elle a été mesurée chez l’animal vivant). (1968) aient déjà reconnu l’existence de deux
Sur les 22 paratypes (totalité des spécimens espèces en sympatrie au Bénin et au Nigeria, il
collectés à Ryom), 13 ont une longueur ne semble pas exister de nom déjà disponible
museau-cloaque supérieure à 60 mm et celle dans la littérature pour H. albituberculatus.
du plus petit spécimen mesure 41 mm. Le Les lectotypes de H. guineensis Peters, 1868
rapport de la distance entre l’extrémité du et de H. stellatus Boulenger, 1885 diffèrent
museau et le bord antérieur de l’œil à la de H. albituberculatus (voir fig. 10 et fig. 11
distance entre le bord postérieur de l’œil et dans ULLENBRUCH et al. 2010) et ces deux
l’ouverture tympanique est compris entre taxons sont déjà à juste titre considérés
1,09 et 1,36. Un seul granule entre la paire comme des synonymes de H. angulatus.
d’internasales chez la moitié des spécimens, WERNER (1897) mentionne l’existence pos-
aucun chez l’autre moitié. De 18 à 27 pores sible d’une variété particulière de H. brooki
préanofémoraux chez les neuf mâles (de 18 à (= H. angulatus) au Togo caractérisée par
21 chez tous les spécimens sauf un). Deux ou une queue épaissie. L’identité des spécimens
trois lamelles doubles sous le premier doigt et de Werner est incertaine et le nom togoensis
le premier orteil.
donné à cette variété n’est pas disponible
Coloration en vie et dans l’alcool : tous les car nomen nudum et conditionnel : pas de
spécimens présentent le même type de colora- diagnose, ni de description, ni de type fixé,
tion caractéristique que l’holotype, avec des contrairement aux autres espèces nouvelles
tubercules blancs sur le dessus du dos et de la décrites par Werner dans le même article.
queue ainsi que d’autres tubercules noirâtres
Outre H. angulatus, une seule autre espèce
et beiges.
d’Afrique occidentale et centrale présente à la
Comparaison avec d’autres espèces : fois de gros tubercules sur le corps et la queue
H. albituberculatus était jusqu’à présent et des sous-caudales médianes élargies : il
confondu avec H. angulatus, malgré ses s’agit de H. lamaensis, espèce récemment
particularités de coloration et sa plus grande
décrite, qui diffère de albituberculatus à
taille : chez 300 H. angulatus d’Afrique de
la fois génétiquement et par les caractères
suivants : seulement une ou deux lamelles
adhésives divisées au premier doigt et au
premier orteil chez H. lamaensis (au lieu de
trois chez la majorité des spécimens pour
H. albituberculatus) et tubercules presque
contigus dans la région temporale (espacés
chez albituberculatus).
Distribution géographique : espèce actuel-
lement connue du nord du Cameroun (Mokolo),
du plateau de Jos au Nigeria, ainsi que du sud
du Bénin et du Togo.
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Hemidactylus albivertebralis divisée sur la ligne médiane. Nasale bordée par
J.-F. Trape et W. Böhme, sp. nov. la rostrale, la première labiale, trois écailles
postnasales et une supranasale qui est séparée
Holotype : IRD TR.3119. Capturé le 25 février de la supranasale symétrique par un petit
2010 à Anomabu au Ghana (05° 10’ N, 01° 08’ W) granule médian en contact avec la rostrale et
par J.-F. Trape. un second granule médian postérieur. Écailles
Paratypes : ZFMK 77068 et 77069, capturés à sur le museau petites mais non granulaires,
Cotonou au Bénin par K. Ullenbruch. remplacées dans les régions frontales, pariétales
Diagnose : petit Hemidactylus caractérisé et temporales par des granules. Quelques
par la combinaison de caractères suivants : tubercules espacés sur les régions frontales,
museau allongé, dont le rapport de la distance pariétales et temporales. Dix supralabiales à
entre l’extrémité du museau et le bord antérieur droite et neuf à gauche. Mentale triangulaire,
de l’œil à la distance entre le bord postérieur suivie par deux paires de mentonnières, la
de l’œil et l’ouverture tympanique est proche première paire largement en contact sur la ligne
de 1,4 ; environ 16 rangées de petits tubercules médiane derrière la mentale. Gulaires lisses,
sur le dos, la distance entre les tubercules minuscules sauf à proximité des infralabiales.
nettement supérieure à leur diamètre ; présence Sur le dos, écaillure constituée de minuscules
de tubercules pointus sur toute la longueur du granules. Environ 16 rangées longitudinales
dessus de la queue ; écailles sous-caudales de petits tubercules sur le dos et les flancs,
médianes nettement élargies ; coloration l’espacement entre chaque tubercule plus
générale caractéristique avec une couleur grand que le diamètre des tubercules, notam-
de fond jaunâtre ou beige clair, une ligne ment vers le milieu du dos où l’espace entre
médiodorsale claire et la présence de larges les tubercules est d’environ cinq granules. Sur
bandes transversales beige foncé sur la nuque, le bas des flancs et vers la base de la queue
le dos et la queue. l’espace entre les tubercules est plus faible,
approchant souvent la largeur d’un tubercule,
Étymologie : en référence à la ligne vertébrale
avec le plus souvent autour de trois granules
blanchâtre qui semble caractéristique de cette
entre les tubercules. Écaillure ventrale consti-
espèce.
tuée de petites écailles imbriquées dont la
Description de l’holotype : aspect général
assez corpulent classique d’un petit gecko,
tête petite avec un museau allongé. Longueur
totale 107 mm ; longueur museau-cloaque
56 mm ; longueur de la queue 51 mm (son
extrémité est régénérée) ; longueur de la tête
16 mm ; largeur de la tête 10 mm ; diamètre de
l’œil 3 mm ; distance entre l’extrémité du
museau et le bord antérieur de l’œil 6,8 mm ;
distance entre le bord postérieur de l’œil et
l’ouverture tympanique 4,8 mm ; rapport de la
© J.-F. Trape
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surface est très nettement supérieure à celle le bord postérieur de l’œil et l’ouverture
des granules dorsaux. Environ 138 rangées de tympanique 4,2 et 5,1 mm, et le rapport de la
granules dorsaux et de petites écailles ventrales distance entre l’extrémité du museau et le
autour du milieu du corps. Pas de pores pré- bord antérieur de l’œil à la distance entre le
anofémoraux. Membres couverts de granules bord postérieur de l’œil et l’ouverture tympa-
avec de petits tubercules plats disséminés, nique 1,55 et 1,39. Les caractères de l’écaillure
surtout sur les membres postérieurs. Les cinq correspondent étroitement à ceux de l’holotype.
doigts et orteils avec une griffe terminale, une Les patrons de coloration sont très atténués
lamelle adhésive simple après la griffe puis des après conservation dans l’alcool, mais chez les
lamelles adhésives divisées. Trois lamelles deux spécimens les larges bandes transverses
adhésives divisées sous le premier doigt et le sombres interrompues par la ligne vertébrale
premier orteil. De cinq à huit lamelles adhé- claire peuvent encore être distinguées (voir le
sives divisées sous les autres doigts et orteils. spécimen de droite de la figure 12 dans
Queue intacte sur la majeure partie de sa ULLENBRUCH et al. 2010).
longueur et régénérée à son extrémité. Des
Comparaison avec d’autres espèces : les
tubercules pointus sur toute la longueur de la
caractéristiques de l’écaillure rapprochent
queue, disposés sur six rangées au niveau de
H. albivertebralis de H. mabouia. Toutefois,
la base de la queue. Pas de tubercules sur la
sa coloration très particulière est inconnue
face ventrale de la queue mais ceux du rang le
chez H. mabouia qui présente des bandes
plus latéral bien visibles de chaque côté en vue
tranverses sombres en forme de chevrons bien
ventrale. Les écailles sous-caudales médianes
différentes de celles observées chez l’holotype
sont nettement élargies.
d’Anomabu. Une ligne médiane claire et des
Coloration en vie : couleur de fond jaune bandes transverses sombres de forme et colo-
clair. Des bandes transversales beiges sur le ration similaires à l’holotype sont retrouvées
dessus du corps et de la queue : une sur la chez un exemplaire de Guinée photographié
nuque, quatre sur le dos, quatre sur la queue par Böhme (2011) et – de façon atténuée –
jusqu’au niveau où celle-ci est régénérée. Les chez les deux paratypes de Cotonou de la
bandes beiges sont assez peu contrastées mais collection du Museum Alexander Koënig à
leur limite est régulière et nette. Le dessus de Bonn. Ce type de coloration est également
la tête ainsi que les membres présentent une inconnu chez les autres espèces du genre
coloration beige proche de celle des bandes
Hemidactylus. Par rapport aux autres espèces
dorsales. Une ligne claire médiane paraverté-
d’Afrique occidentale, aucune ne présente la
brale coupe plus ou moins nettement en leur
même combinaison de caractères que H. albi-
milieu les bandes dorsales transverses, cela
vertebralis : H. angulatus et H. lamaensis
depuis la nuque jusqu’à la base de la queue.
possèdent de gros tubercules rapprochés,
Description des paratypes : les deux para- H. richardsoni présente des doigts palmés et
types ZFMK 77068-77069 de Cotonou sont des seulement une ou deux lignes de tubercules sur
femelles. Leur queue est mutilée. La longueur chaque flanc, H. matschiei n’a pas de tuber-
museau-cloaque est respectivement de 54 et cules dorsaux, H. fasciatus et H. beninensis
58 mm, la longueur de la tête 15,1 et 17,3 mm, ont la queue lisse, H. ansorgii et H. muriceus
la largeur de la tête 9,5 et 10,4 mm, la distance possèdent des sous-caudales médianes non
entre l’extrémité du museau et le bord anté- élargies, H. pseudomuriceus présente des
rieur de l’œil 6,5 et 7,1 mm, la distance entre sous-caudales élargies de forme hexagonale,
un museau court et seulement de six à quatorze
rangées de tubercules dorsaux.
Distribution géographique : outre la côte
du Ghana et du Bénin, cette espèce est connue
de Coyah près de Conakry en Guinée.
Notes écologiques : l’holotype a été capturé
de nuit au pied d’un palmier en bordure de
plage. Hemidactylus mabouia était abondant
dans cette même station. À Coyah, les trois
spécimens observés vivaient sur les murs des
© J.-F. Trape
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Hemidactylus kundaensis
L. Chirio et J.-F. Trape, sp. nov.
Holotype : MNHN 2011.0008 (précédemment
LC.7581X), capturé le 31 octobre 2010 à Kunda
(10°50’N, 13°49’W) en Guinée par L. Chirio.
Paratypes : quatre spécimens de Guinée :
MNHN 2011.0009-12 (précédemment LC.7432X,
7534X, 7582X et 7586X), capturés respective-
© J.-F. Trape
ment à Dakakoura (10° 52’ N, 13° 38’ W),
Kunda (10° 50’ N, 13° 49’ W) et Foulasso
(10° 57’ N, 13° 40’ W) entre le 22 octobre et le
Hemidactylus kundaensis.
2 novembre 2010 par L. Chirio. Vue générale de l’holotype.
Diagnose : petit Hemidactylus caractérisé
par la combinaison de caractères suivants : un
museau allongé, dont le rapport de la distance
entre l’extrémité du museau et le bord antérieur
de l’œil à la distance entre le bord postérieur
de l’œil et l’ouverture tympanique est compris
entre 1,4 et 1,7 ; un seul granule internasal ; de
10 à 14 rangées de petits tubercules sur le dos,
la distance entre les tubercules nettement
supérieure à leur diamètre ; de 10 à 12 pores
© J.-F. Trape
préanofémoraux chez les mâles ; des tubercules
pointus sur toute la longueur de la queue ; les
écailles sous-caudales médianes nettement
Hemidactylus kundaensis.
élargies. Aspect du dos de l’holotype.
Étymologie : en référence au village de Kunda,
d’où provient l’holotype et où cette espèce est l’extrémité du museau et le bord antérieur de
particulièrement fréquente, en particulier sur l’œil à la distance entre le bord postérieur de
les murs de l’école. l’œil et l’ouverture tympanique 1,57. Rostrale
Description de l’holotype : aspect général large avec une ébauche de division sur la ligne
d’un petit gecko à corps gracile et à queue médiane. Nasale bordée par la rostrale, la pre-
longue et fine, la tête petite avec un museau mière labiale, trois écailles postnasales et une
nettement allongé. Longueur totale 93 mm ; supranasale, celle-ci séparée de la supranasale
longueur museau-cloaque 49 mm ; longueur de symétrique par un petit granule médian en
la queue 44 mm (la pointe de la queue est contact avec la rostrale et un second granule
coupée) ; longueur de la tête 17 mm ; largeur médian postérieur. Écailles sur le museau petites
de la tête 8,5 mm ; diamètre de l’œil 3 mm ; mais non granulaires, remplacées dans les
distance entre l’extrémité du museau et le régions frontales, pariétales et temporales par
bord antérieur de l’œil 5,8 mm ; distance entre des granules. Pas de tubercule sur la région
le bord postérieur de l’œil et l’ouverture tym- frontale, de rares tubercules très espacés sur
panique 3,7 mm ; rapport de la distance entre la partie postérieure de la région pariétale et
© J.-F. Trape
© L. Chirio
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sur la région temporale. Dix supralabiales à tubercules autour du milieu du corps. Environ
droite et douze à gauche. Mentale triangulaire, 108 à 118 rangées de granules dorsaux et de
suivie par une grande paire de mentonnières petites écailles ventrales autour du milieu du
largement en contact sur la ligne médiane et corps. Dix et douze pores préanofémoraux
deux autres paires plus petites. Gulaires lisses, chez les mâles.
minuscules sauf en bordure des infralabiales. Coloration dans l’alcool : la couleur de fond
Sur le dos, écaillure constituée de minuscules est constamment grisâtre foncé. Chez deux
granules. Dix rangées longitudinales de petits spécimens (un mâle et une femelle), un
tubercules carénés sur le dos et les flancs, patron de coloration ressort plus ou moins
l’espacement habituel entre chaque tubercule nettement avec sept motifs transversaux
nettement plus grand que le diamètre des noirâtres régulièrement espacés entre la nuque
tubercules. Écaillure ventrale constituée de et la base de la queue, en forme de chevrons
petites écailles imbriquées dont la surface est incomplets (une tache médiane et deux taches
très nettement supérieure à celle des granules latérales) dont la pointe est dirigée vers
dorsaux. Environ 112 rangées de granules l’arrière.
dorsaux et de petites écailles ventrales autour Comparaison avec d’autres espèces : la
du milieu du corps. Pas de pores préanaux. silhouette de ce petit gecko évoque celle de
Membres couverts de granules. Les cinq doigts H. ansorgii bien qu’elle soit un peu moins
et orteils avec une griffe terminale, une lamelle gracile. Sur le plan génétique, c’est également
adhésive simple après la griffe puis des lamelles de cette espèce que H. kundaensis se rap-
adhésives divisées et une ou deux lamelles proche le plus. La présence de sous-caudales
simples à la base. Six lamelles adhésives sous médianes nettement élargies, qui est constante
le premier doigt et cinq sous le premier orteil. chez H. kundaensis, permet facilement de
De sept à neuf lamelles adhésives sous les distinguer ces deux espèces. La présence de
autres doigts et orteils. Queue longue et fine, tubercules sur la queue associée à la présence
sa pointe terminale sectionnée. Des tubercules de sous-caudales médianes élargies est connue
pointus sur toute la longueur de la queue, chez six autres espèces d’Afrique occidentale :
disposés sur six rangées au niveau de la base [Link], [Link], [Link],
de la queue. Pas de tubercules sur la face ven- H. pseudomuriceus, H. mabouia et H. albi-
trale de la queue mais ceux du rang le plus vertebralis. Chez H. angulatus, H. lamaensis
latéral bien visibles de chaque côté en vue et H. albituberculatus il existe de gros tuber-
ventrale. Les écailles sous-caudales médianes cules dorsaux rapprochés très différents de
sont fortement élargies. ceux de H. kundaensis. H. pseudomuriceus
Coloration dans l’alcool : couleur de fond présente un museau plus court, avec un
grisâtre assez sombre de la tête, du corps et rapport œil-museau/œil-tympan compris
de la queue. Des zones très foncées et d’autres entre 1,21 et 1,31 (au lieu de 1,40 à 1,71 chez
un peu plus claires aux contours irréguliers et H. kundaensis) deux ou trois granules entre
mals définis alternent sur le dessus du dos. La les internasales (une seule ou aucune chez
queue a un aspect annelé, notament dans sa H. kundaensis) et des écailles sous-caudales
partie terminale où des anneaux sombres médianes hexagonales (plus larges que
étroits alternent avec des anneaux un peu plus longues chez H. kundaensis). H. mabouia
clairs deux fois plus larges. La face ventrale présente un nombre très élevé de pores pré-
est blanchâtre sauf le dessous de la queue qui anofémoraux chez les mâles, classiquement
est grisâtre.
Variation des paratypes : longueur museau-
cloaque 52 mm et 55 mm chez les deux
paratypes femelles, 47 mm et 50 mm chez les
deux paratypes mâles. Longueur de la queue
52 mm chez le seul paratype à queue intacte
(mâle de 50 mm de longueur museau-cloaque).
Rapport de la distance entre l’extrémité du
museau et le bord antérieur de l’œil à la distance
entre le bord postérieur de l’œil et l’ouverture
tympanique égal à 1,40 et 1,43 chez les
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de 24 à 54, au lieu de seulement 8 à 10 chez
H. kundaensis. Chez H. albivertebralis, le
nombre de pores préanofémoraux n’est pas
connu, mais la coloration dorsale est très
différente, avec une ligne paravertébrale claire
et cinq bandes dorsales transverses beiges
bien délimitées, au lieu d’une coloration gris
sombre et de sept chevrons noirs mal définis
chez H. kundaensis.
© J.-F. Trape
Distribution géographique : cette espèce n’est
jusqu’à présent connue que des contreforts du
Fouta Djalon en Guinée. Tarentola pastoria.
Notes écologiques : espèce fréquente dans Vue dorsale de l’holotype MNHN 2011.0220.
les environs de Sangarédi. Il s’agit d’une
région de collines, où des zones de cuirasse
bauxitique à couvert végétal très faible – les Diagnose : cette tarente diffère de toutes les
bowés – contrastent fortement avec les gale- autres espèces connues par la combinaison de
ries forestières denses occupant les vallées. La caractères suivants : rostrale atteignant la
forêt sèche d’origine ne subsiste qu’en de narine ; pas d’écaille élargie entre la mentale
rares endroits sur les collines. On trouve et les gulaires ; coloration dorsale sans motifs
H. kundaensis sur les arbres des forêts dorsaux sombres clairement définis ; de 14 à
sèches des collines ainsi qu’occasionnellement 16 rangées de tubercules dorsaux; pas de rosette
sur les murs de maisons et bâtiments divers de granules élargis ou de petits tubercules
dans les villages. Un individu a été capturé secondaires autour des tubercules dorsaux ;
dans une anfractuosité de rochers d’un affleu- seulement six rangées dorsales de tubercules
rement de dolérites au niveau d’une chute caudaux ; tubercules de la queue intacte dis-
d’eau. posés sur six rangées et peu développés, la
rangée externe à peine visible latéralement en
Référence : HENLE et BÖHME, 2003.
vue ventrale de la base de la queue.
Étymologie : nom spécifique repris du nom
Tarentola pastoria J.-F. Trape, « Pastoria » qui désigne localement la concession
C. Baldé et I. Ineich, sp. nov. de l’institut Pasteur à Kindia d’où provient
l’holotype.
Holotype : MNHN 2011.0220 (précédemment
IRD TR.668), capturé le 10 juin 2004 sur un Description de l’holotype : longueur totale
bâtiment de l’institut Pasteur de Guinée à 156 mm ; longueur museau-cloaque 81 mm ;
Kindia (10° 05’ N, 12° 50’ W) par C. Baldé, longueur de la queue 75 mm (dernière partie
I. Ineich et J.-F. Trape. de la queue régénérée) ; longueur de la tête
25 mm ; largeur de la tête 18 mm ; hauteur de
Paratypes : MNHN 2011.0221 (précédemment
la tête 10 mm ; diamètre de l’œil 5 mm ; distance
IRD TR.664) ; MNHN 2011.0222 (précédem-
entre l’extrémité du museau et le bord anté-
ment IRD TR.666) ; IRD TR.667. Mêmes date,
rieur de l’œil 10 mm ; distance entre le bord
localité et collecteurs que l’holotype.
postérieur de l’œil et l’ouverture tympanique
8 mm ; rapport de la distance entre l’extrémité
du museau et le bord antérieur de l’œil à la
distance entre le bord postérieur de l’œil et
l’ouverture tympanique 1,25. Rostrale large,
atteignant la narine, divisée sur la ligne
médiane dans sa partie dorsale. Nasale bordée
par la rostrale, la première labiale, deux
écailles postnasales et une supranasale qui est
séparée de la supranasale symétrique par un
granule médian. Écailles supraciliaires un peu
plus grosses que les écailles interorbitales et
imbriquées avec elles. Dix-huit écailles entre
© J.-F. Trape
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quatorze rangées d’écailles intermédiaires
plus petites. Une centaine de granules autour
du milieu du dos entre les deux rangées
externes de tubercules. Membres couverts de
granules avec des tubercules plats disséminés
sauf sur le haut des membres antérieurs. Les
cinq doigts et orteils avec une palette de
lamelles adhésives élargies en forme de
raquette et des griffes terminales aux troi-
© J.-F. Trape
sièmes et quatrièmes doigts et orteils.
Respectivement 14 et 23 écailles et lamelles
Tarentola pastoria.
sous le premier et le cinquième orteil des deux
Vue ventrale de l’holotype. côtés. Présence de petits tubercules pointus
sur toute la longueur de la partie dorsale non
régénérée de la queue, disposés sur six ran-
autres parties du dessus de la tête. Ouverture gées au niveau de la base de la queue. Pas de
tympanique en forme d’étroite fente verticale, tubercules sur la face ventrale de la queue,
sans denticules autour. Quelques tubercules
ceux de la rangée latérale de taille réduite et
en avant de la fente tympanique. Pas de tuber-
peu visibles en vue ventrale. Sauf dans la
cules dans la région frontale, ni dans les
région cloaquale où elles sont petites, les écailles
régions pariétales. Mentale triangulaire, suivie
sous-caudales médianes sont relativement
par trois paires de mentonnières de taille
grandes, leur surface nettement supérieure à
décroissante, aucune n’étant en contact sur la
celle des écailles ventrales et des tubercules
ligne médiane. Écailles gulaires petites et
dorsaux et caudaux.
lisses, au nombre de 45 entre la mentonnière
et le milieu d’une ligne fictive joignant les Coloration dans l’alcool : coloration plus ou
fentes tympaniques. Sur le dos, écaillure moins uniformément beige orangé sur l’ensemble
constituée de minuscules granules et de du dessus de la tête, du corps et de la queue,
tubercules. Quatorze à quinze rangées de avec quelques zones disséminées légèrement
tubercules dorsaux autour du milieu du corps, plus claires. La face ventrale est claire.
ceux proches de la ligne vertébrale petits et Variation des paratypes : la longueur
plats, ceux des flancs nettement plus gros, museau-cloaque du plus grand spécimen est
pointus et carénés, avec quelques granules de 103 mm. Le nombre de rangées transver-
élargis autour mais sans rosette de tubercules sales de tubercules dorsaux varie de 14 à 16 au
secondaires. Dix-sept tubercules entre la partie milieu du corps. Le nombre de lamelles sous le
postérieure de l’insertion des membres anté- premier orteil est de 14 ou 15. Celui sous le
rieurs et la partie antérieure de l’insertion des cinquième orteil est de 23 ou 24. Il existe
membres postérieurs le long de la ligne médio- constamment six tubercules sur les anneaux
dorsale de gros tubercules. Écaillure ventrale de la partie non régénérée de la queue. Tous
constituée de petites écailles imbriquées dont les autres principaux caractères des paratypes
la surface est très nettement supérieure à ainsi que leur coloration dans l’alcool sont
celle des granules dorsaux. 47 rangées longi- similaires à ceux de l’holotype.
tudinales de ventrales séparées de chaque
Coloration en vie : les paratypes ainsi que
côté de la première rangée de tubercules par
d’autres spécimens que nous avons observés
en vie présentent une coloration beige ou
brunâtre plus ou moins foncée très variable
selon les individus et les circonstances d’ob-
servation. Il y a souvent alternance sur le dos
de zones un peu plus claires – notamment sur la
ligne vertébrale – et d’autres plus sombres, mais
habituellement peu contrastées et sans motifs
transversaux réguliers. La queue présente un
aspect annelé clair et sombre, surtout chez les
© J.-F. Trape
juvéniles.
Comparaison avec d’autres espèces : avec
Tarentola pastoria. six tubercules seulement sur chaque anneau
Vue ventrale de la base de la queue de la queue, T. pastoria diffère des espèces du
de l’holotype. sous-genre Neotarentola qui en présentent au
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Distribution géographique : jusqu’à présent,
cette tarente n’est connue avec certitude que
du massif du Fouta Djalon dans les environs
de Kindia en Guinée. La mention de la pré-
sence de T. parvicarinata au mont Loma en
Sierra Leone correspond très probablement à
T. pastoria.
© J.-F. Trape
Notes écologiques : cette tarente est présente
et abondante sur les murs de tous les bâtiments
Tarentola pastoria. de l’institut Pasteur à Kindia. On la trouve
Kindia (Guinée). aussi sur les falaises et blocs rocheux des
nombreux reliefs de cette région de Guinée.
moins dix. L’absence de tubercules secondaires Référence : JOGER, 1984.
en fer à cheval autour des tubercules dorsaux
permet de séparer T. pastoria des espèces du
sous-genre Tarentola. Le contact entre la ros-
Leptosiaphos dungeri
trale et la nasale permet de séparer T. pastoria
J.-F. Trape, sp. nov.
des espèces du sous-genre Saharogecko.
L’ensemble des caractères précédents permet de Holotype : MNHN 2011.0229 (précédemment
rattacher T. pastoria au sous-genre Sahelogecko IRD TR.3589), capturé le 14 novembre 2011
qui regroupe toutes les tarentes actuellement dans la piscine désaffectée du Wildlife Park de
connues d’Afrique occidentale : T. ephippiata Jos (09° 53’ N, 08° 51’ W ; altitude : 1 320 m) au
et ses sous-espèces T. e. senegambiae et T. e. Nigeria par J.-F. Trape.
hoggarensis, T. annularis et T. parvicarinata. Autres spécimens : sept spécimens du
L’absence d’écailles élargies entre la mentale plateau de Jos de la collection du British
et les gulaires permet de séparer T. pastoria Museum examinés par DUNGER (1972) : BM
des trois sous-espèces de T. ephippiata. 1973.17-21 de Jos, BM 1973.16 de Kigom Hills
T. annularis présente quatre taches blanches (09° 47’ N, 08° 33’ E) ; BM 1962.1730 de
bordées de sombre en haut du dos et n’a pas de Zonkwa (09° 47’ N, 08° 18’ E).
carènes sur les tubercules, ce qui la distingue
facilement de T. pastoria. Par rapport à
T. parvicarinata, T. pastoria diffère par un
nombre supérieur de rangées de tubercules
dorsaux (habituellement 12 chez T. parvica-
rinata), par l’absence de moucheture
blanches sur le dos et notamment sur les
tubercules, par la présence de seulement six
rangées de tubercules caudaux au lieu de huit,
et par un aspect très différent de la queue en
vue ventrale, T. parvicarinata présentant
© J.-F. Trape
Leptosiaphos dungeri.
Vue générale de l’holotype.
© J.-F. Trape
© J.-F. Trape
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Diagnose : petit scincidé caractérisé par la première est en contact sur la ligne médiane
combinaison de caractères suivants : habitus derrière la postmentale. Six infralabiales.
sepsinoïde ; queue épaisse plus longue que le Ouverture tympanique minuscule mais bien
corps ; membres antérieurs et postérieurs visible de chaque côté. Quelques denticulations
courts, distants de la longueur d’une quinzaine en haut et en bas dans l’ouverture tympanique.
d’écailles quand ils sont rabattus les uns Écailles du corps lisses et imbriquées, celles
vers les autres le long du corps ; absence de du dos de dimensions similaires à celles du
supranasale ; préfrontales petites, largement ventre, les rangées vertébrales non élargies
séparées ; ouverture tympanique minuscule ; sauf dans leur partie antérieure. 22 rangées
écailles dorsales et ventrales entièrement d’écailles autour du milieu du corps ;
lisses ; 22 ou 24 rangées d’écailles autour du 65 écailles entre la mentale et la série de six
milieu du corps ; quatre doigts aux membres anales. Membres antérieurs et postérieurs
antérieurs ; cinq orteils aux membres posté- courts et fins. Distance séparant les membres
rieurs. L’ensemble de ces caractères permet de antérieurs rabattus vers l’arrière le long du
rattacher cette espèce au genre Leptosiaphos. corps des membres postérieurs rabattus vers
Dans ce genre, c’est la seule espèce en Afrique l’avant égale à 15 écailles. Doigts et orteils
occidentale ou centrale à ne posséder que étroits. Respectivement zéro (pouce absent),
quatre doigts aux membres antérieurs. quatre, cinq, six et trois écailles dorsales sur
Étymologie : espèce dédiée à G.T. Dunger en les doigts de rang 1 à 5, et deux, quatre, cinq,
hommage à sa contribution à l’herpétologie six et trois écailles dorsales sur les orteils de
ouest-africaine. rang 1 à 5. Respectivement zéro, sept, dix,
onze et sept écailles ventrales sur les doigts
Description de l’holotype : aspect général de rang 1 à 5, et trois, neuf, treize, quatorze
d’un petit scincidé à museau arrondi, à et sept écailles ventrales sur les orteils de
membres courts et à queue épaisse sur la rang 1 à 5. Une petite griffe terminale à l’ex-
majeure partie de sa longueur. Longueur totale trémité de chaque doigt et orteil. Les écailles
72 mm ; longueur museau-cloaque 37 mm ; caudales sont toutes entièrement lisses. Le
longueur de la queue 35 mm (le dernier tiers dernier tiers de la queue est régénéré. Les
de la queue est régénéré) ; distance entre l’ex- écailles de la partie régénérée de la queue sont
trémité du museau et l’ouverture tympanique très élargies.
6 mm ; distance entre l’extrémité du museau et
la partie antérieure de l’insertion des membres Coloration en vie : la coloration dorsale est
brunâtre, avec les écailles tachées de brun
antérieurs 11,6 mm ; distance entre la partie
sombre en leur centre. Sur les flancs, les taches
postérieure de l’insertion des membres anté-
sont plus grandes et se rejoignent entre deux
rieurs et la partie antérieure de l’insertion
écailles de même rangée, formant des lignes
des membres postérieurs 22 mm ; longueur
longitudinales sombres. La tête est brunâtre
des membres antérieurs 6 mm ; longueur des
avec les labiales et les écailles situées entre
membres postérieurs 9 mm. Rostrale large bien
l’ouverture tympanique et le creux maxillaire
visible de dessus. Une grande frontonasale
partiellement sombres et claires. Le dessous
largement en contact avec la rostrale vers
de la gorge est blanchâtre devenant jaunâtre
l’avant et la frontale vers l’arrière. De chaque
sous le thorax et l’abdomen. Le dessous de la
côté, la frontonasale est successivement en
queue est grisâtre aussi bien sous sa partie
contact avec la nasale, une petite loréale et
originelle que sous sa partie régénérée.
une petite préfrontale. En arrière de la frontale,
il existe successivement une paire de fronto- Coloration dans l’alcool : La coloration de
pariétales, une interpariétale et une paire de la face dorsale est restée similaire à celle qui
grandes occipitales. Vers l’avant, la frontale était observée en vie. La face ventrale est
est en contact avec la frontonasale et, de devenue entièrement blanchâtre.
chaque côté, avec la préfrontale et les deux
premières supraoculaires. Sept supraciliaires
à droite et huit à gauche. Cinq supraoculaires
de chaque côté. La narine s’ouvre au centre de la
nasale qui est divisée vers le bas. Deux loréales
de chaque côté, suivies par deux préoculaires
superposées. La pupille est circulaire. Un disque
© J.-F. Trape
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Variation : les sept spécimens du plateau de qui en possède quatre. La série type de L. aloy-
Jos décrits par DUNGER (1972) présentent les sisabaudiae provient du mont Ruwenzori en
principales caractéristiques suivantes : lon- Ouganda, soit à plus de 2 500 km du plateau de
gueur museau-cloaque comprise entre 51,5 et Jos, et cette espèce est restreinte à quelques
40 mm ; queue toujours mutilée ou régénérée, zones d’altitude d’Ouganda et des régions limi-
maximum 70,5 mm chez un spécimen de trophes du sud du Soudan (monts Imatong) et
51,5 mm de longueur museau-cloaque ; six ou de l’est de la R. D. du Congo (parc national
sept supralabiales ; nasale entière ou semi- Albert). Outre des critères bio-géographiques
divisée ; sept ou huit supraciliaires ; 22 rangées – toutes les espèces connues dans le genre
d’écailles autour du corps chez 6 spécimens Leptosiaphos ont des distributions géogra-
et 24 chez un spécimen ; de 65 à 70 écailles phiques restreintes – L. dungeri peut être
entre la mentale et l’anale ; membres antérieurs séparée de L. aloysiisabaudiae sur des critères
avec quatre doigts chez tous les spécimens morphologiques. L. dungeri possède un corps
mais traces de pouce vestigial chez deux plus allongé et des membres antérieurs plus
spécimens ; respectivement zéro ou une, trois courts, la distance entre les membres postérieurs
ou quatre, cinq ou six, cinq ou six et trois rabattus vers l’avant et les membres antérieurs
écailles dorsales sur les doigts de rang 1 à 5, et rabattus vers l’arrière étant toujours nettement
deux ou trois, trois à cinq, cinq à sept, six ou supérieure à la longueur des membres antérieurs
sept et trois ou quatre écailles dorsales sur les chez L. dungeri alors qu’elle est équivalente
orteils de rang 1 à 5. Respectivement zéro ou ou inférieure chez L. aloysiisabaudiae.
une, cinq à huit, neuf à onze, dix à douze et
Distribution géographique : L. dungeri n’est
cinq à sept écailles ventrales sur les doigts de
jusqu’à présent connu que du plateau de Jos
rang 1 à 5, et trois ou quatre, huit à dix, treize
au Nigeria. Des études génétiques devront
à quinze, treize à seize et six à huit écailles
ventrales sur les orteils de rang 1 à 5. préciser si la population de Leptosiaphos à
quatre doigts des environs de Tignere dans
Comparaison avec d’autres espèces : les l’Adamaoua (Cameroun) doit être rattachée à
spécimens de Leptosiaphos dungeri exa- L. dungeri ou si elle constitue une espèce
minés par DUNGER (1972) ont été attribués à distincte non encore décrite.
L. kilimensis par cet auteur. Toutefois cette
espèce n’est connue que d’Afrique de l’Est et Notes écologiques : DUNGER (1972) mentionne
elle possède constamment cinq doigts aux que tous ses spécimens ont été collectés dans
membres antérieurs (PERRET, 1975). En des caniveaux le long des rues de Jos ou sur
Afrique occidentale et centrale, sept espèces des pistes en latérite dans ou en dehors de la
sont actuellement connues dans le genre ville. Notre spécimen était caché vers midi
Leptosiaphos : L. amieti (Perret, 1973), sous un petit tas de feuilles mortes au fond de la
L. fuhni (Perret, 1973), L. ianthinoxantha piscine désaffectée du parc zoologique de Jos,
(Böhme, 1975), L. koutoui (Ineich, Schmitz, à une trentaine de centimètres de l’ouverture
Chirio et Lebreton, 2004), L. pauliani (Angel, latérale d’un petit tuyau d’évacuation de l’eau.
1940), L. vigintiserierum (Sjösdet, 1897) et Références : DUNGER, 1972 ; PERRET, 1975 a
L. cf. aloysiisabaudiae (Peracca, 1907). Toutes et b, SPAWLS et al., 2002 ; CHIRIO et LEBRETON,
possèdent constamment cinq doigts aux membres 2007.
antérieurs à l’exception de L. aloysiisabaudiae
Cophoscincopus senegalensis
S. Trape, O. Mediannikov
et J.-F. Trape, sp. nov.
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© J.-F. Trape
© J.-F. Trape
Cophoscincopus senegalensis. Cophoscincopus senegalensis.
Vue générale de l’holotype en vie. Vue latérale de la tête de l’holotype en vie.
© J.-F. Trape
paravertébrales (de 39 à 48 chez C. simulans),
ouverture tympanique très petite mais habi-
tuellement visible entre les écailles du côté de
la tête (ouverture habituellement cachée chez Cophoscincopus senegalensis.
Vue dorsale de la tête de l’holotype en vie.
C. greeri).
Étymologie : en référence au pays d’origine
de la série type. et, de chaque côté, la préfrontale et les deux
Description de l’holotype : aspect général premières supraoculaires. Six supraciliaires et
d’un scincidé à museau plutôt pointu, à tête quatre supraoculaires de chaque côté. La narine
large, à formes relativement épaisses et à s’ouvre au centre de la nasale qui est entière.
membres bien développés. Longueur totale Une loréale de chaque côté, suivie par deux
126 mm ; longueur museau-cloaque 68 mm ; préoculaires superposées. La pupille est circu-
longueur de la queue 58 mm (le dernier tiers laire. Six supralabiales, la quatrième bordant
de la queue est régénéré) ; distance entre l’ex- l’œil, et six infralabiales de chaque côté.
trémité du museau et l’ouverture tympanique Mentale large suivie d’une postmentale et de
13 mm ; distance entre l’extrémité du museau trois paires de grandes mentonnières dont la
et la partie antérieure de l’insertion des membres première est en contact sur la ligne médiane
antérieurs 26 mm ; distance entre la partie derrière la postmentale. Ouverture tympanique
postérieure de l’insertion des membres anté- minuscule mais visible de chaque côté de la
rieurs et la partie antérieure de l’insertion des tête. Écailles dorsales fortement carénées, le
membres postérieurs 33,5 mm ; longueur des rang vertébral non élargi. Écailles ventrales lisses.
membres antérieurs 17 mm ; longueur des 30 rangées d’écailles autour du milieu du corps.
membres postérieurs 24 mm. Rostrale large 48 écailles paravertébrales. 53 écailles entre
bien visible de dessus. Une grande frontona- la postmentale et la paire d’anales. Membres
sale non divisée largement en contact avec la antérieurs et postérieurs pentadactyles, se
rostrale vers l’avant et la frontale vers l’arrière. recouvrant légèrement quand ils sont rabattus
De chaque côté, la frontonasale est successi- le long du corps. Doigts et orteils étroits. Section
vement en contact avec la nasale, la loréale et de la queue aussi haute que large, plus ou moins
la préfrontale. En arrière de la frontale, qui est arrondie ou quadrangulaire car légèrement
deux fois plus longue que large, il existe aplatie latéralement et ventralement. Écailles
successivement une paire de frontopariétales, de la queue fortement carénées sauf sur la face
une interpariétale et une paire de grandes ventrale où elles sont lisses.
occipitales. Quelques crêtes assez nettes sur les Coloration en vie : couleur de fond brunâtre,
frontopariétales et l’interpariétale. Vers l’avant, avec des zones brun foncé et d’autres moins
la frontale est en contact avec la frontonasale foncées, ainsi que des petites taches claires
48 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
© J.-F. Trape
© J.-F. Trape
Cophoscincopus senegalensis. Cophoscincopus senegalensis.
Vue ventrale de l’holotype en vie. Vue générale du paratype MNHN 2011.2517
en vie.
C. simulans Guinée
84
C. simulans Guinée
99
C. simulans Guinée
47 C. simulans Guinée
C. durus Guinée
C. durus Guinée
100
79
C. durus Guinée
0,01 C. greeri Guinée
98
C. greeri Guinée
100
C. greeri Guinée
66
C. greeri Guinée
C. senegalensis Guinée
100 C. senegalensis Sénégal
Leptosiaphos kilimensis
Arbre phylogénique du genre Cophoscincopus (gène 16S, évolution minimale).
I N T R O D U C T I O N À L’ H E R P É T O F A U N E D E L’ A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A 49
Coloration dans l’alcool : elle est presque Notes écologiques : à Dindéfelo, ce petit
similaire à celle en vie, mais légèrement plus scinque aquatique se tient le plus souvent sous
contrastée au niveau des taches dorsales. les pierres qui parsèment le lit et la galerie
Comparaison avec d’autres espèces : le forestière du petit ruisseau issu de la vasque de
genre Cophoscincopus est exclusivement la cascade, elle-même située à une demi-heure
distribué en Afrique de l’Ouest où il a long- de marche du village.
temps été considéré comme monotypique. Références : BÖHME et al., 2000.
Depuis le travail de BÖHME et al. (2000), trois
espèces sont reconnues : C. durus (Cope, Acanthodactylus boskianus
1862), C. simulans (Vaillant, 1884) et C. greeri
nigeriensis J.-F. Trape, L. Chirio
Böhme, Schmitz et Ziegler, 2000. Bien que les
et P. Geniez, ssp. nov.
différences de coloration, de morphologie et
d’écaillure entre ces trois espèces soient Holotype : MNHN 2011.0273 (précédemment
minimes, une analyse génétique que nous IRD TR.3651), capturé le 12 janvier 2004 près
avons effectuée montre qu’elles sont bien de Birnin-Gaouré (13° 05’ N, 02° 55’ E) au
toutes les trois valides et qu’elles diffèrent Niger par J.-F. Trape.
aussi de C. senegalensis qui est la seule
Paratypes : IRD TR.3653, MNHN 2011.0274
espèce du genre distribuée en savane souda-
(précédemment IRD TR.3650) et MNHN
nienne. Il est également possible de distinguer
2011.0275 (précédemment IRD TR.3652). Mêmes
C. senegalensis des autres espèces de
date, localité et collecteur que l’holotype.
Cophoscincopus sur les caractères suivants :
frontonasale entière alors qu’elle est divisée Autres spécimens examinés : IRD TR.343,
chez C. durus, de 48 à 51 écailles paraverté- capturé le 24 janvier 2004 près de Kolifo
brales au lieu de 39 à 48 chez C. simulans, (13° 49’ N, 04° 00’ E) au Niger par J.-F. Trape ;
ouverture tympanique très petite mais visible IRD TR.1566-1569, quatre spécimens capturés
chez les trois spécimens que nous avons le 21 février 2005 à Karosssofoua (13° 37’ N,
collectés alors qu’elle est presque toujours 06° 37 ’E) au Niger par J.-F. Trape ; IRD
cachée chez C. greeri. Par ailleurs, C. senega- LC.6050X-6554X, cinq spécimens capturés le
lensis apparaît comme la plus grande des 18 février 2005 à Kouré (13° 19’ N, 02° 35’ E)
espèces de Cophoscincopus connue car sa au Niger par L. Chirio ; IRD LC.7293X et
longueur museau-cloaque atteint jusqu’à LC.7294X, capturés le 13 juillet 2010 à Kouré
68 mm chez les trois spécimens que nous au Niger par L. Chirio.
avons capturés alors que le maximum connu Diagnose : Lacertidé associé aux régions de
est de 66 mm chez A. greeri, 61 mm chez savane soudano-sahélienne du sud du Niger et
C. simulans et inférieur à 60 mm chez du nord du Nigeria, génétiquement distinct
C. durus (B ÖHME et al., 2000 et données des populations du complexe Acanthodactylus
personnelles). boskianus de Mauritanie, d’Afrique du Nord
Distribution géographique : au Sénégal, et d’Égypte dont il partage les principales
C. senegalensis n’est actuellement connu que caractéristiques morphologiques (trois rangées
de Dindéfelo, dans l’extrême sud-est du pays, d’écailles aux doigts, quatre supraoculaires,
au pied du Fouta Djalon. En Guinée, nous écailles des flancs beaucoup plus petites que
avons récemment collecté un spécimen de les écailles médio-dorsales qui sont larges et
cette espèce à Oumoré, près de Sangaredi. fortement carénées, quatrième et cinquième
© J.-F. Trape
© L. Chirio
50 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
côté, suivies postérieurement de petites écailles.
Cinq paires de mentonnières, les trois premières
en contact sur la ligne médiane.
Écailles dorsales petites, plates et imbriquées
au niveau du cou, puis devenant progressive-
ment vers l’arrière de plus ou plus grandes,
étroitement carénées et fortement imbriquées,
© J.-F. Trape
celles situées entre la jonction des membres
antérieurs environ deux fois moins larges que
Acanthodactylus boskianus nigeriensis. celles situées au milieu du dos et trois fois
Vue de l’holotype. moins larges que celles situées entre la jonction
des membres postérieurs. 36 rangées d’écailles
dorsales et 8 rangées d’écailles ventrales autour
supralabiales en contact avec la sous-oculaire), du corps à mi- distance entre la jonction des
mais caractérisé par sa petite taille (longueur membres antérieurs et la jonction des membres
museau-cloaque des adultes comprise entre postérieurs. Écailles dorsales à mi-flanc de
50 et 63 mm) et une coloration différente des deux à quatre fois plus petites que celles de la
juvéniles et des femelles qui ne présentent pas région paravertébrale. Dix rangées de grandes
de couleurs vives sur la queue. écailles dorsales entre les membres postérieurs
Étymologie : en référence au pays d’origine au niveau arrière de leur jonction avec le
de la série type. corps. 29 rangées d’écailles ventrales entre le
collier et la région préanale. Cinq rangées
Description de l’holotype : longueur totale
d’écailles dans la région préanale dont deux
156 mm ; longueur museau-cloaque 55 mm ;
préanales médianes élargies.
longueur de la queue 101 mm. Tête allongée ;
museau obtus. Nasale divisée en deux parties, Pores fémoraux au nombre de 21 sur une
l’une antérieure et l’autre postérieure, la rangée unique de chaque côté. Trois rangées
nasale antérieure est la plus grande. Deux d’écailles autour des doigts. 19 lamelles sous
loréales, une petite antérieure et une grande le quatrième orteil. Orteils avec des serrations
postérieure. Narine en contact avec la première latérales externes assez peu développées, cela
supralabiale, la nasale antérieure et la nasale même au quatrième orteil.
postérieure. Première supralabiale successi-
vement en contact avec la rostrale, la nasale
antérieure, la narine, la nasale postérieure, la
première loréale et la deuxième supralabiale.
Six supralabiales, la quatrième et la cinquième
les plus grandes largement en contact avec
une grande sous-oculaire qui approche mais
n’atteint pas la lèvre. Pupille ronde. Paupière
inférieure écailleuse. Sept supraciliaires, la
première très longue, sa longueur environ les
© J.-F. Trape
I N T R O D U C T I O N À L’ H E R P É T O F A U N E D E L’ A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A 51
Coloration dans l’alcool : coloration de fond dorsales – très grandes dans la région para-
beige sur dessus de la tête, du corps et de la vertébrale, surtout vers l’arrière du corps et
queue. Sur chaque flanc, deux bandes longitu- très petites à mi-flanc – permettent de ratta-
dinales claires bordées de chaque côté par de cher ces spécimens du Niger au complexe
petites taches sombres régulièrement alignées. Acanthodactylus boskianus dont la répartition
De chaque côté de la ligne vertébrale, d’autres s’étend du Maroc et de la Mauritanie jusqu’à
petites taches sombres régulièrement alignées, l’Iran (Salvador 1982). Classiquement, trois
soit au total dix lignes de taches sombres sur le sous-espèces sont reconnues dans ce complexe
dos et les flancs. La face ventrale est entièrement
(Baha El Din 2006) : la sous-espèce nominale
blanchâtre.
A. b. boskianus (Daudin, 1802), dont le type
Variation des paratypes et des autres provient d’Égypte, A. b. asper (Audouin, 1909),
spécimens examinés : la longueur museau- dont le type provient également d’Égypte et
cloaque du plus grand spécimen est de 62 mm,
A. b. euphraticus Boulenger, 1919, dont le
celle des autres spécimens est comprise entre
type provient d’Irak. Toutefois, HARRIS et
49 et 61 mm. Le plus grand spécimen à queue
ARNOLD (2000) ont montré que les popula-
intacte mesure 166 mm pour une longueur
tions d’Arabie et d’Afrique du Nord étaient
museau-cloaque de 57 mm. Le nombre de
rangées de dorsales au milieu du corps varie de probablement paraphylétiques, suggérant que
31 à 39 (moyenne : 34,9). Il existe constamment les différences entre populations pouvaient
10 rangées de grandes écailles dorsales entre être de niveau spécifique. Nos données et
les membres postérieurs au niveau de leur celles de DUNGER (1967) montrent que les
jonction avec le corps. Le nombre de rangées populations du Niger et du Nigeria sont de très
de ventrales est constamment de 8 à mi-corps. petite taille, jusqu’à seulement 62 mm pour la
Le nombre de rangées de ventrales entre le longueur museau-cloaque chez nos spécimens
collier et la région précloaquale varie de 26 à et 57 mm pour ceux de Dunger, alors que les
29 (moyenne : 27,8). Le nombre de pores autres populations que nous avons étudiées
fémoraux est compris entre 20 et 23 chez tous atteignent 82 mm en Mauritanie et 87 mm au
les spécimens sauf un chez qui il est de 16 d’un Maroc. De même, les données de BAHA EL DIN
côté et de 15 de l’autre côté. La sous-oculaire (2006) en Égypte indiquent 79 mm pour
entre en contact avec la lèvre chez un tiers des A. b. boskianus et 76 mm pour A. b. asper,
spécimens. La frontonasale est séparée de la tandis que SALVADOR (1982) mentionne jus-
rostrale par les nasales antérieures qui se qu’à 90 mm en Arabie. Nos données de biologie
rejoignent sur la ligne médiane chez tous les
moléculaire montrent aussi des différences de
spécimens sauf un. Il existe chez deux spécimens
niveau au moins sous-spécifique entre les
une écaille médiane surnuméraire entre les
populations du Niger et celles de Mauritanie,
préfrontales.
d’Afrique du Nord et d’Égypte. En outre, les
Coloration : tous les spécimens ont une
colorations des juvéniles et des femelles
coloration plus ou moins similaire à celle de
apparaissent différentes, car nous n’avons
l’holotype. Les principales différences portent
jamais observé au Niger de spécimens à queue
soit sur la ponctuation sombre, les taches
étant parfois très atténuées et donc peu dis- bleue ou rouge, ce qui est habituel chez les
tinctes voire absentes sur une partie du corps juvéniles et les femelles d’Afrique du Nord et
chez certains spécimens, soit sur les bandes d’Égypte.
claires latérales qui peuvent être absentes, la Distribution géographique : au sein du
couleur de fond beige occupant alors leur complexe Acanthodactylus boskianus, seules
emplacement. Plus rarement, il existe une les populations du sud du Niger et du Nigeria
troisième bande claire latérale en bordure ont jusqu’à présent été suffisamment étudiées
externe des deux lignes paravertébrales de pour pouvoir être rattachées à A. boskianus
taches sombres. Le dessous de la tête, du corps nigeriensis.
et de la queue est uniformément blanchâtre
aussi bien dans l’alcool que chez les spécimens Notes écologiques : toutes les localités de
en vie. collecte correspondent à des zones de savane
soudano-sahélienne souvent fortement anthro-
Comparaison avec d’autres espèces et
pisées par la rotation des cultures. Deux des
sous-espèces : la présence de seulement
paratypes ont consommé de gros insectes
trois rangées d’écailles autour des doigts,
l’existence de quatre supraoculaires et de ailés.
deux supralabiales en contact avec la sous- Références : DUNGER, 1967 ; SALVADOR, 1982 ;
oculaire, l’aspect très particulier des écailles HARRIS et ARNOLD, 2000 ; BAHA EL DIN, 2006.
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© J.-F. Trape
© J.-F. Trape
Acanthodactylus boskianus khattensis. Acanthodactylus boskianus khattensis.
Vue latérale de la tête de l’holotype. Vue générale de l’holotype.
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Pores fémoraux au nombre de 24 de chaque
côté sur une rangée unique. Trois rangées
d’écailles sur les doigts. 20 lamelles sous le
quatrième orteil. Orteils avec des serrations
latérales externes assez peu développées,
même au quatrième orteil.
Coloration dans l’alcool : coloration de
fond brunâtre sur le dessus de la tête, du
corps et de la queue. Des ébauches de bandes
© J.-F. Trape
longitudinales claires et sombres sur la nuque
qui deviennent progressivement indistinctes
Acanthodactylus boskianus khattensis. dès le niveau de l’embranchement des
Paratype IRD TR.1411 juste après sa capture. membres supérieurs. Pas de bandes distinctes
Environs d’Akjoujt (Mauritanie). sur le reste du corps. Toutefois, le pigment
dorsal n’est pas uniformément distribué mais
plus ou moins concentré longitudinalement.
tympanique verticale, grande et denticulée Face ventrale entièrement blanchâtre.
vers l’avant. Une grande mentale. Six grandes Variation des paratypes : la longueur
infralabiales de chaque côté, suivies posté- museau-cloaque du plus grand paratype est
rieurement de petites écailles. Cinq paires de de 82 mm, celle des autres spécimens est
mentonnières, les trois premières en contact comprise entre 76 et 67 mm. Le nombre de
sur la ligne médiane. rangées de dorsales au milieu du corps varie
Écailles dorsales petites, carénées et imbriquées de 30 à 32 (moyenne : 30,8). Il existe constam-
au niveau du cou, puis devenant progressive- ment 10 rangées de grandes écailles dorsales
ment vers l’arrière de plus ou plus grandes, entre les membres postérieurs au niveau de leur
étroitement carénées et fortement imbriquées, jonction avec le corps. Le nombre de rangées
celles situées entre la jonction des membres de ventrales est constamment de 10 à mi-corps.
antérieurs environ deux fois moins larges que Le nombre de rangées de ventrales entre le
celles situées au milieu du dos et trois fois collier et la région précloaquale est de 27 ou
moins larges que celles situées entre la 28. Le nombre de pores fémoraux est de 22 ou
jonction des membres postérieurs. 32 rangées 23. La sous-oculaire est séparée de la lèvre chez
d’écailles dorsales et 10 rangées d’écailles tous les spécimens. La frontonasale est séparée
ventrales autour du corps à mi – distance de la rostrale par les nasales antérieures qui se
entre la jonction des membres antérieurs et la rejoignent sur la ligne médiane chez tous les
jonction des membres postérieurs. Écailles spécimens. Les écailles nuchales sont fortement
dorsales à mi-flanc de deux à quatre fois plus carénées chez tous les spécimens.
petites que celles de la région paravertébrale. Coloration dans l’alcool : plusieurs spéci-
10 rangées de grandes écailles dorsales entre mens ont une coloration dorsale plus ou moins
les membres postérieurs au niveau arrière de uniforme similaire à celle de l’holotype. Chez
leur jonction avec le corps. 29 rangées deux spécimens, on distingue nettement sur
d’écailles ventrales entre le collier et la région les flancs une fine ligne claire. De petites
préanale. Cinq rangées d’écailles dans la région taches sombres régulièrement alignées longi-
préanale dont quatre préanales médianes tudinalement sont très apparentes chez un
élargies. spécimen chez qui elles forment trois bandes
Archaaolacerta oxycephala
Acanthodactylus blandfordi
Acanthodactylus gongrorhynchatus
0
Acanthodactylus opheodurus
Acanthodactylus b. khattensis Mauritanie TR1412
100 Acanthodactylus b. khattensis Mauritanie TR2087
58
Acanthodactylus b. khattensis Mauritanie TR2080
Holotype Acanthodactylus b. khattensis Mauritanie TR1415
89 99 Acanthodactylus b. nigeriensis Niger TR3652
Holotype Acanthodactylus b. nigeriensis Niger TR3651
85 Acanthodactylus boskianus Tunisie
65 Acanthodactylus boskianus Tunisie
Acanthodactylus boskianus asper Israël
86 Acanthodactylus boskianus asper Egypte
Acanthodactylus boskianus Egypte
Acanthodactylus boskianus Egypte
0,05 Acanthodactylus boskianus Egypte
Acanthodactylus screiberi
Acanthodactylus boskianus Maroc
Acanthodactylus boskianus Arabie
Arbre phylogénique du complexe Acanthodactylus boskianus (16S, Bayesien).
54 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
de chaque côté du corps, l’une en limite de la Distribution géographique : sud-ouest et
face ventrale sous la ligne claire des flancs, centre-ouest de la Mauritanie.
l’autre moins contrastée au-dessus de la ligne
Notes écologiques : localement très abondant
claire, la troisième en position paravertébrale.
dans les oueds à végétation dense près d’Akjoujt
Chez deux autres spécimens, les taches sombres
et dans les zones à végétation buissonnante basse
sont très atténuées mais restent distinguables
en limite des sekhba au sud de Nouakchott.
vers l’arrière du corps. Chez tous les spécimens,
le pigment dorsal n’est pas uniformément Références : SALVADOR, 1982 ; BAHA EL DIN,
distribué mais plus ou moins concentré longi- 2006.
tudinalement. Le dessous de la tête, du corps et
de la queue est uniformément blanchâtre.
Coloration en vie : tous les spécimens avaient
une coloration dorsale brun rouge. La face Statut CITES,
ventrale était entièrement jaunâtre chez les
plus gros spécimens, blanchâtre chez le plus liste rouge UICN
petit spécimen.
et conservation
Autre spécimen : le spécimen capturé au sud
de Nouakchott est génétiquement identique
aux spécimens des environs d’Akjoujt. Il s’agit Au niveau international, la protection des
d’un juvénile de 50 mm de longueur museau- reptiles, comme celle des autres espèces
cloaque avec 28 rangées de dorsales à mi-corps animales, s’appuie essentiellement sur la
et 10 rangées de ventrales. La face ventrale est convention sur le commerce international des
entièrement blanchâtre. Sur le dos, on observe espèces de faune et de flore sauvages mena-
de chaque côté deux larges bandes longitudinales cées d’extinction (CITES), dont les annexes
où des taches noires alternent avec des zones indiquent les espèces dont le commerce est
claires et une troisième bande similaire mais interdit sauf dans des conditions exception-
plus étroite en bordure des ventrales. nelles (annexe I) ou réglementées (annexes II
et III). Par ailleurs, l’Union internationale pour
Comparaison avec d’autres espèces et la conservation de la nature (UICN) a établi une
sous-espèces : les caractéristiques de liste rouge des espèces menacées d’extinction.
l’écaillure permettent de rattacher ces spéci- Pour les lézards, très peu d’espèces ouest-
mens de Mauritanie au complexe Acantho- africaines ou sahariennes ont jusqu’à présent
dactylus boskianus dont la répartition été évaluées par l’UICN. Parmi celles évaluées,
s’étend du Maroc et de la Mauritanie jusqu’à toutes sont classées dans les catégories
l’Iran (SALVADOR, 1982). Classiquement, trois « données insuffisantes » ou « préoccupation
sous-espèces sont reconnues dans ce com- mineure » à l’exception de Uromastyx alfred-
plexe (BAHA EL DIN, 2006) : la sous-espèce schmidti qui est classé « quasi menacé » et de
nominale A. b. boskianus (Daudin, 1802), Philocortus zolii qui est classé « en danger
dont le type provient d’Égypte, A. b. asper critique d’extinction ». Pour cette dernière
(Audouin, 1909), dont le type provient espèce, ce classement résulte des dimensions
également d’Égypte et A. b. euphraticus extrêmement réduites et de la forte pression
Boulenger, 1919, dont le type provient d’Irak. anthropique qui s’exerce sur la seule station où
Aucune ne présente la combinaison de cette espèce est connue en Égypte. Toutefois,
caractères observée chez les populations de les populations libyennes, nigériennes et
Mauritanie : A. b. euphraticus est caractérisé maliennes de P. zolii, bien que très mal connues,
par sa sous-oculaire en contact avec la lèvre et apparaissent peu menacées. En fait, parmi les
38 à 43 écailles dorsales à mi-corps lézards, ce sont surtout les Uromastyx, les
(SALVADOR, 1982) ; A. b. boskianus présente caméléons et les varans qui apparaissent les
en moyenne 45 écailles dorsales à mi-corps plus vulnérables en raison des prélèvements à
et la variation habituelle est comprise entre but commercial (terrariophilie, artisanat,
39 et 55 (BAHA E L DIN , 2006) ; A. b. asper pharmacopée ou alimentation) dont ils sont
présente 12 rangées de ventrales à mi-corps et l’objet, mais cela d’une façon très variable selon
une coloration différente avec notamment le les pays, les régions et les espèces. C’est ainsi
dessous de la queue bleue chez les juvéniles que Varanus griseus est inscrit à l’annexe I de
et rouge chez les femelles. De plus, les spé- la CITES et que les autres varans ainsi que tous
cimens d’Égypte (localité type) et d’Israël de les Uromastyx et les caméléons sont inscrits à
A. b. asper sont éloignés génétiquement de l’annexe II. Concernant les autres espèces de
A. b. khattensis. lézards traitées dans ce livre, aucune ne nous
I N T R O D U C T I O N À L’ H E R P É T O F A U N E D E L’ A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A 55
semble rapidement menacée et toutes pour-
raient ainsi être inscrites dans la catégorie Liste des lézards,
« préoccupation mineure » de l’UICN. Au niveau
national, sauvegarder la végétation naturelle
tortues et crocodiles
dans différents espaces protégés représentatifs
de la diversité écologique de chaque pays
d’Afrique occidentale
constituerait la seule méthode efficace de et du Sahara*
préservation de la diversité des structures de
peuplement en lézards.
Ordre des Squamata
Tortues et crocodiles possèdent toujours
une forte valeur commerciale et sont ainsi
(Squamates)
particulièrement menacés. Les trois espèces
Sous-ordre des Lacertilia
de crocodiles sont inscrites à l’annexe I de la
(Lacertiliens, lézards)
CITES. Dans la liste rouge de l’UICN, elles
sont respectivement classées « vulnérable » Famille des Agamidae
pour Osteolaemus tetraspis, « données insuf- (Agamidés)
fisantes » pour Mecistops cataphractus et
« préoccupation mineure » pour le crocodile du Sous-famille des Agaminae
Nil. Pour les tortues, les cinq espèces marines Agama africana Hallowell, 1844
sont inscrites à l’annexe I de la CITES. Les Agama agama (Linnæus, 1758)
Testudinidae (Centrochelys sulcata et les
Agama boensis Monard, 1940
trois espèces de Kinixys) sont inscrites à
l’annexe II. Selon la liste rouge de l’UICN, les Agama boueti Chabanaud, 1917
espèces les plus menacées (« en danger critique Agama boulengeri Lataste, 1886
d’extinction ») sont deux des tortues marines :
Agama castroviejoi Padial, 2005
Dermochelys coriacea et Eretmochelys
imbricata. Dans la catégorie « en danger » sont Agama cristata Mocquard, 1905
classées Caretta caretta et Chelonia mydas, Agama doriae benueensis
tandis que Lepidochelys olivacea, Centrochelys Monard, 1951
sulcata et Kinixys homeana sont classées Agama gracilimembris Chabanaud, 1918
dans la catégorie « vulnérable » et Cyclanorbis
elegans et Cyclanorbis senegalensis dans la Agama impalearis Boettger, 1874
catégorie « quasi menacée ». Les autres espèces Agama insularis Chabanaud, 1918
de tortues n’ont pas été évaluées par l’UICN Agama lebretoni
(cas des Pelomedusidae, de Trionyx triunguis, Wagner, Barej et Schmitz, 2009
de Mauremys leprosa et de Kinixys belliana).
Agama parafricana
Les Pelomedusidae et Mauremys leprosa ne
Trape, Mediannikov et Trape, 2012
nous semblent pas menacés, mais Trionyx
triunguis, objet d’une pêche intensive, et dans Agama paragama Grandison, 1968
une moindre mesure Kinixys belliana sont Agama sankaranica Chabanaud, 1918
certainement vulnérables. Agama tassiliensis
La situation des tortues marines apparaît Geniez, Padial et Crochet, 2011
particulièrement préoccupante. Des données Agama wagneri
précises manquent, mais il n’y a guère de doute Trape, Mediannikov et Trape, 2012
que les populations africaines aient considéra-
Agama weidholzi Wettstein, 1923
blement diminué ces 30 dernières années.
Différentes initiatives ont vu le jour pour tenter Pseudotrapelus sinaitus (Heyden, 1827)
de protéger les plus importantes plages de ponte Trapelus boehmei
– les tortues y sont souvent systématiquement Wagner, Melville, Wilms et Schmitz, 2011
capturées – et réduire les prélèvements en mer. Trapelus mutabilis (Merrem, 1820)
Certains sites de ponte d’importance majeure
comme l’île de Poilaõ en Guinée-Bissau sont Trapelus schmitzi Wagner et Böhme, 2007
désormais bien protégés. Trapelus tournevillei (Lataste, 1880)
* Afrique de l’Ouest, Tchad et ensemble du Sahara à l’ouest du Nil. Pour la bordure nord du Sahara, ne sont
pas traitées les espèces paléarctiques confinées aux régions côtières de Libye et d’Égypte, ainsi qu’aux
régions d’Algérie et de Tunisie situées au nord de 32° N et celles du Maroc situées au nord de 27° N.
56 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
Sous-famille des Uromastycinae Hemidactylus ansorgii Boulenger, 1901
Uromastyx acanthinura Merrem, 1820 Hemidactylus beninensis
Uromastyx alfredschmidti Bauer, Tchibozo, Pauwels et Lenglet, 2006
Wilms et Böhme, 2001 Hemidactylus fasciatus Gray, 1842
Uromastyx dispar dispar Heyden, 1827 Hemidactylus kundaensis
Chirio et Trape, sp. n.
Uromastyx dispar flavifasciata
Mertens, 1962 Hemidactylus lamaensis
Ullenbruch, Grell et Böhme, 2010
Uromastyx dispar hodhensis
Trape et Trape, ssp. n. Hemidactylus mabouia
(Moreau de Jonnes, 1818)
Uromastyx dispar maliensis
Joger et Lambert, 1996 Hemidactylus matschiei (Tornier, 1901)
Uromastyx geyri Müller, 1922 Hemidactylus muriceus Peters, 1870
Uromastyx nigriventris Hemidactylus pseudomuriceus
Rothschild et Hartert, 1912 Henle et Böhme, 2003
Uromastyx occidentalis Hemidactylus richardsoni (Gray, 1845)
Mateo, Geniez, Lopez-Jurado et Bons, 1998 Lygodactylus conraui Tornier, 1902
Lygodactylus fischeri Boulenger, 1890
Famille des Chamaeleonidae
(Caméléonidés) Lygodactylus gutturalis (Bocage, 1873)
Chamaeleo africanus Laurenti, 1768 Pristurus adrarensis
Geniez et Arnold, 2006
Chamaeleo chamaeleon (Linnæus, 1758)
Saurodactylus brosseti
Chamaeleo gracilis Hallowell, 1842 Bons et Pasteur, 1957
Chamaeleo laevigatus Gray, 1863 Stenodactylus petrii Anderson, 1896
Chamaeleo necasi Stenodactylus sthenodactylus
Ullenbruch, Krause et Böhme, 2007 (Lichtenstein, 1823)
Chamaeleo senegalensis Daudin, 1802 Tropiocolotes algericus Loveridge, 1940
Rhampholeon spectrum (Buchholz, 1874) Tropiocolotes steudneri (Peters, 1869)
Trioceros cristatus (Stutchbury, 1837) Tropiocolotes tripolitanus Peters, 1880
Trioceros oweni (Gray, 1831)
Trioceros quadricornis gracilior Famille des Phyllodactylidae
(Böhme et Klaver, 1981) (Phyllodactylidés)
Trioceros serratus (Mertens, 1922) Ptyodactylus oudrii Lataste, 1880
Trioceros wiedersheimi (Nieden, 1910) Ptyodactylus ragazzii Anderson, 1898
Tarentola annularis
Famille des Eublepharidae (Geoffroy Saint-Hilaire, 1809)
(Eublépharidés) Tarentola boehmei Joger, 1984
Hemitheconyx caudicinctus Tarentola chazaliae (Mocquard, 1895)
(Duméril, 1851)
Tarentola deserti Boulenger, 1891
Tarentola ephippiata
Famille des Gekkonidae
O’Shaughnessy, 1875
(Geckonidés)
Tarentola hoggarensis Werner, 1937
Cnemaspis gigas Perret, 1986
Tarentola mauritanica (Linnæus, 1758)
Cnemaspis occidentalis Angel, 1943
Tarentola mauritanica fascicularis
Cnemaspis petrodroma Perret, 1986
(Daudin, 1802)
Cnemaspis spinicollis (Müller, 1907)
Tarentola mauritanica juliae
Hemidactylus albituberculatus Joger, 1984
Trape, sp. n.
Tarentola mauritanica pallida
Hemidactylus albivertebralis Geniez, Escatllar, Crochet, Mateo et Bons,
Trape et Böhme, sp. n. 1999
Hemidactylus angulatus Hallowell, 1852 Tarentola neglecta Strauch, 1887
I N T R O D U C T I O N À L’ H E R P É T O F A U N E D E L’ A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A 57
Tarentola neglecta geyri Joger, 1984 Chalcides delislei (Lataste, 1876)
Tarentola parvicarinata Joger, 1980 Chalcides ocellatus (Forskål, 1775)
Tarentola pastoria Chalcides pulchellus Mocquard, 1906
Trape, Baldé et Ineich, sp. n. Chalcides sepsoides (Audouin, 1829)
Tarentola senegambiae Joger, 1984 Chalcides sphenopsiformis
(Duméril, 1856)
Famille des Gerrhosauridae Chalcides thierryi Tornier, 1901
(Gerrhosauridés)
Cophoscincopus durus (Cope, 1862)
Gerrhosaurus major bottegoi
Del Prato, 1895 Cophoscincopus greeri
Böhme, Schmitz et Ziegler, 2000
58 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
Famille des Varanidae (Varanidés) Sous-ordre des Cryptodira
Varanus exanthematicus (Bosc, 1792)
(Cryptodires)
I N T R O D U C T I O N À L’ H E R P É T O F A U N E D E L’ A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A 59
Partie 3
Clés
de détermination
Clé de détermination
des familles de lézards
A. – Yeux saillants et orientables en tous sens. Doigts et orteils disposés en pince. Queue
préhensile ............................................................................... Famille des Caméléonidés
© J.-F. Trape
© J.-F. Trape
Chamaeleo senegalensis. Chamaeleo africanus.
Dakar (Sénégal). Tiguent (Mauritanie).
– Yeux peu ou pas saillants et non orientables en tous sens. Doigts et orteils non dispo-
sés en pince. Queue non préhensile ................................................................. Aller en B
B. – Dessus de la tête couvert de plaques symétriques ....................................... Aller en C
– Dessus de la tête couvert de granules ou de petites écailles irrégulières .. Aller en E
C. – La plupart des écailles dorsales et ventrales d’aspect similaire ......................................
......................................................................................................... Famille des Scincidés
© J.-F. Trape
© J.-F. Trape
62 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
D. – De 28 à 88 rangées d’écailles dorsales au milieu du corps. Pas de repli latéral de
chaque côté du corps. Longueur museau-cloaque inférieure à 15 cm ..............................
........................................................................................................ Famille des Lacertidés
© J.-F. Trape
© J.-F. Trape
Acanthodactylus aureus. Holaspis guentheri.
Dakhla (Sahara occidental). Nzébéla (Guinée).
© S. Spawls
© J.-F. Trape
– Tête et corps couverts d’écailles. Pupille toujours ronde ou ovalaire, jamais à fente
verticale ............................................................................................................... Aller en F
C L É S D E D É T E R M I N AT I O N 63
F. – Narine à mi-distance entre l’œil et le museau ou plus proche de l’œil que du museau.
Très grande taille, celle des adultes comprise entre 60 et 220 cm ....................................
.......................................................................................................... Famille des Varanidés
© J.-F. Trape
Varanus niloticus. Nianing (Sénégal).
© J.-F. Trape
Agama africana. Uromastyx geyri.
Forêt de Diéké (Guinée). Iférouane (Niger).
Clé de détermination
des Agamidés
1. – Écailles de la queue fortement épineuses, d’aspect très différent de celles du dos et
alignées en 15 à 25 anneaux transversaux entre la base et l’extrémité de la queue.
Queue plus courte que le corps. Zone saharienne (genre Uromastyx) ......................2
– Écailles de la queue de forme similaire à celles du dos, sans grandes épines et non
alignées en anneaux transversaux entre la base et l’extrémité de la queue. Queue plus
longue que le corps. Toutes régions d’Afrique occidentale et du Sahara (genres
Agama, Trapelus et Pseudotrapelus) ....................................................................... 9
2. – Moins de 230 rangs d’écailles au milieu du corps. Présence de pores anofémoraux . 3
– Plus de 250 rangs d’écailles au milieu du corps. Absence de pores anofémoraux. Sud
du Sahara occidental (Adrar Souttouf) ................................ Uromastyx occidentalis
3. – Queue courte composée de 16 à 21 anneaux, le rapport entre la longueur de la queue
et la distance museau-cloaque compris entre 52 % et 72 % ............................................ 4
– Queue longue, composée de 20 à 24 anneaux, le rapport entre la longueur de la
queue et la distance museau-cloaque compris entre 73 % et 98 % ................................. 8
64 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
4. – Sahel et Sahara au sud de 28° N (complexe Uromastyx dispar) ........................... 5
– Afrique du Nord et Sahara au nord de 26°N. Moins de 175 écailles entre le cloaque et
le cou. De 3 à 6 rangées d’écailles entre l’œil et les supralabiales. Coloration variable
mais jamais de bandes transversales alternées jaunes et noires (fig. A-1) .......................
.............................. Complexe Uromastyx acanthinura/Uromastyx nigriventris
© J.-F. Trape
Fig. A-1. Uromastyx nigriventris.
Spécimen en captivité (Maroc).
© W. Böhme
© J.-F. Trape
Fig. A-2. Uromastyx dispar maliensis. Fig. A-3. Uromastyx dispar dispar.
Environs de Tessalit (Mali). Zouar (Tchad).
C L É S D E D É T E R M I N AT I O N 65
© J.-F. Trape
Fig. A-4. Uromastyx dispar hodhensis.
18° 06’ N, 08° 02’ W (Mauritanie).
© J.-F. Trape
© J.-F. Trape
Fig. A-5. Uromastyx dispar flavifasciata. Fig. A-6. Uromastyx dispar flavifasciata
Environs de Nbeika (Mauritanie). (morphe obscura). El Berbera (Mauritanie).
© J.-F. Trape
© J.-F. Trape
Fig. A-7. Uromastyx dispar flavifasciata Fig. A-8. Uromastyx dispar flavifasciata
(juvénile). El Berbera (Mauritanie). (morphe ocellata). Atar (Mauritanie).
66 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
9. – Ouverture tympanique minuscule, son diamètre inférieur au quart de la distance qui
la sépare de l’œil. Zone saharienne (Trapelus) ........................................................... 10
– Ouverture tympanique grande, son diamètre environ 2 fois la distance qui la sépare
de l’œil (Agama et Pseudotrapelus) ......................................................................... 13
10. – Poche gulaire absente ou à peine développée chez les mâles. Écaillure dorsale
variable, plus ou moins hétérogène, les écailles ventrales lisses (complexe Trapelus
mutabilis, plusieurs espèces et sous-espèces différentiables par analyse moléculaire.
Systématique, distribution géographique et critères morphologiques et de coloration
encore incertains) ............................................................................................................ 11
– Grande poche gulaire chez les mâles. Écaillure du corps homogène, les écailles
dorsales, latérales et ventrales fortement carénées. Ergs du nord du Sahara .................
........................................................................................................ Trapelus tournevillei
11. – Écailles dorsales fortement hétérogènes, certaines écailles beaucoup plus grandes
que les écailles voisines. Quatrième doigt le plus long .................................................. 12
– Écailles dorsales homogènes ou faiblement hétérogènes, de rares écailles un peu
plus grandes intercalées. Troisième doigt le plus long. Tchad (Ennedi) ..........................
.............................................................................................................. Trapelus schmitzi
12. – Écailles dorsales lisses ou faiblement carénées. Égypte et Libye ..................................
............................................................................................................ Trapelus mutabilis
– Écailles dorsales carénées. Coloration nuptiale des mâles avec la gorge bleue et le corps
bleu ponctué de blanc. Algérie, Maroc et Afrique de l’Ouest (fig. A-11, A-12 et A-13)
.............................................................................................................. Trapelus boehmei
© J.-F. Trape
© J.-F. Trape
Fig. A-11. Trapelus boehmei. Mâle. Fig. A-12. Trapelus boehmei. Femelle.
Atar (Mauritanie). Akjoujt (Mauritanie).
© J.-F. Trape
13. – Absence de touffes d’écailles épineuses sur le côté de la tête et du cou, parfois
quelques épines isolées. Absence de crête nuchale. Longueur museau-cloaque infé-
rieure à 7 cm (Afrique occidentale) ou jusqu’à 9 cm (nord-est du Sahara) ................ 14
– Présence de grandes touffes d’écailles épineuses sur le côté de la tête et du cou.
Présence d’une crête nuchale. Longueur museau-cloaque jusqu’à 15 cm .................. 16
C L É S D E D É T E R M I N AT I O N 67
14. – Savanes d’Afrique occidentale ..................................................................................... 15
– Nord-est du Sahara. Corps gracile, membres allongés (fig. A.14) ..................................
................................................................................................. Pseudotrapelus sinaitus
© J.-F. Trape
Fig. A.14. Pseudotrapelus sinaitus. Femelle.
Désert du Néguev (Israël).
15. – Écailles dorsales hétérogènes, certaines écailles beaucoup plus grandes que les écailles
voisines. Absence complète d’écailles épineuses sur le côté de la tête. Longueur museau-
cloaque jusqu’à 5,6 cm seulement (fig. A-15) ............................. Agama gracilimembris
– Écailles dorsales homogènes, la taille et la forme de deux écailles voisines étant
toujours similaires. Quelques épines isolées près des tympans et sur le côté du cou.
Habituellement une tache noire en arrière du cou de chaque côté du corps (fig. A-16)
............................................................................................................... Agama weidholzi
© J.-F. Trape
© J.-F. Trape
Fig. A-15. Agama gracilimembris. Fig. A-16. Agama weidholzi.
Mangou (Burkina Faso). Environs de Faranah (Guinée).
© J.-F. Trape
68 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
18. – Absence de crête dorsale, crête caudale discrète ou absente ................................... 19
– Présence d’une crête dorsale et d’une forte crête caudale. Deux taches noires en
avant de l’épaule (fig. A-19) .................................................................. Agama cristata
© J.-F. Trape
Fig. A-19. Agama cristata.
Environs de Bougouni (Mali).
19. – Ouverture de la narine située sous le canthus rostralis, en position latérale ........... 20
– Ouverture de la narine située sur le canthus rostralis, en position supérieure ....... 23
20. – Écailles temporales dirigées dorsalement (fig. A-20) ................................................ 21
– Écailles temporales dirigées ventralement (fig. A-21). De 74 à 98 rangs d’écailles au
milieu du corps, habituellement plus de 80. De deux à quatre taches noires ou bleu
foncé sur la gorge des mâles. Zones rocheuses, du Ghana au Tchad (fig. A-22 et A-23)
.............................................................................................. Agama doriae benueensis
© J.-F. Trape
© J.-F. Trape
Fig. A-20. Temporales dirigées dorsalement Fig. A-21. Temporales dirigées ventralement
(Agama sankaranica). (Agama doriae benueensis).
© J.-F. Trape
© J.-F. Trape
Fig. A-22. Agama doriae benueensis. Fig. A-23. Agama doriae benueensis.
Femelle. Jos (Nigeria). Juvénile. Jos (Nigeria).
C L É S D E D É T E R M I N AT I O N 69
21. – De 60 à 78 rangs d’écailles au milieu du corps (habituellement moins de 75). De 31 à
46 écailles sur la ligne vertébrale entre le niveau postérieur de la jonction des
membres antérieurs et le niveau antérieur de la jonction des membres postérieurs
(habituellement moins de 40). De la Guinée et du Mali au Nigeria (fig. A-24 et A-25)
......................................................................................................... Agama sankaranica
– De 70 à 83 rangs d’écailles au milieu du corps. De 39 à 50 écailles sur la ligne verté-
brale entre le niveau postérieur de la jonction des membres antérieurs et le niveau
antérieur de la jonction des membres postérieurs. Guinée-Bissau, Sénégal, ouest de la
Guinée (fig. A-26 et A-27) ...................................................................... Agama boensis
© J.-F. Trape
© J.-F. Trape
Fig. A-24. Agama sankaranica. Fig. A-25. Agama sankaranica.
Diaka (Guinée). Aledjo (Togo).
© J.-F. Trape
© J.-F. Trape
Fig. A-26. Agama boensis. Fig. A-27. Agama boensis.
Madina Boé (Guinée-Bissau). Ibel (Sénégal).
22. – Troisième doigt le plus long. Sahel et moitié sud du Sahara ...................................... 23
– Quatrième doigt le plus long. Toutes régions d’Afrique occidentale et du Sahara .. 24
23. – Terrains sablonneux en zone sahélienne, remonte vers le nord jusqu’à l’Adrar des
Iforhas au Mali et l’Aïr au Niger. Dessus du corps jaune sable avec souvent une ligne
vertébrale claire et des lignes transverses de points clairs. Longueur museau-cloaque
habituellement inférieure à 8 cm, sauf dans l’Aïr où elle peut atteindre 10,5 cm (fig. A-
28 et A-29) .................................................................................................. Agama boueti
© J.-F. Trape
© J.-F. Trape
Fig. A-28. Agama boueti. Koléfou (Niger). Fig. A-29. Agama boueti. Ayorou (Niger).
70 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
– Montagnes de l’Adrar de Mauritanie et zones rocheuses limitrophes. Coloration dor-
sale des femelles gravides jaune vif avec des bandes transversales rouges. Mâles
adultes de couleur grisâtre et souvent de grande taille, la longueur museau-cloaque
jusqu’à 12 cm (fig. A-30 et A31) ..................................................... Agama castroviejoi
© J.-F. Trape
© J.-F. Trape
Fig. A-30. Agama castroviejoi. Fig. A-31. Agama castroviejoi.
Environs d’Akjoujt (Mauritanie). Environs d’Akjoujt (Mauritanie).
© J.-F. Trape
C L É S D E D É T E R M I N AT I O N 71
26. – De 26 à 43 écailles (habituellement moins de 40) sur la ligne vertébrale entre le
niveau postérieur de la jonction des membres antérieurs et le niveau antérieur de la
jonction des membres postérieurs. Écailles de la région vertébrale toujours fortement
carénées et mucronées .................................................................................................... 27
– De 40 à 58 écailles (habituellement plus de 42) sur la ligne vertébrale entre le niveau
postérieur de la jonction des membres antérieurs et le niveau antérieur de la jonction
des membres postérieurs. Écailles de la région vertébrale carénées et mucronées de
façon variable. Mâles adultes de grande taille ............................................................... 29
27. – Savane sahélo-soudanienne. Mâles adultes de grande taille, leur longueur museau-
cloaque comprise entre 11 à 13 cm. De 26 à 34 écailles sur la ligne vertébrale. De 50 à
66 rangées d’écailles au milieu du corps. Dans ces régions, ne peut être confondu en
Afrique de l’Ouest qu’avec Agama agama, dont les écailles sont nettement moins
carénées et mucronées et dont les populations locales présentent plus de 42 écailles
sur la ligne vertébrale (fig. A-35 et A-36) ........................................ Agama paragama
– Forêts claires soudaniennes et forêts guinéennes ...................................................... 28
© J.-F. Trape
© J.-F. Trape
Fig. A-35. Agama paragama. Mâle. Fig. A-36. Agama paragama. Femelle.
Zaria (Nigeria). Madaoua (Niger).
© J.-F. Trape
Fig. A-37. Agama africana. Mâle. Fig. A-38. Agama parafricana. Femelle.
Oueye (Guinée). Guiguisso (Bénin).
72 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
© J.-F. Trape
Fig. A-39. Agama parafricana. Mâle.
Nsonsomea (Ghana).
© J.-F. Trape
Fig. A-40. Agama agama. Mâle. Fig. A-41. Agama agama. Femelle.
Ijebu Ode (Nigeria). Riyom (Nigeria).
© J.-F. Trape
© J.-F. Trape
Fig. A-42. Agama agama. Mâle. Fig. A-43. Agama agama. Mâle.
Zaria (Nigeria). Niono (Mali).
© J.-F. Trape
© J.-F. Trape
Fig. A-44. Agama agama. Mâle. Fig. A-45. Agama agama. Femelle.
Rufisque (Sénégal). Palmarin (Sénégal).
C L É S D E D É T E R M I N AT I O N 73
30. – Régions forestières du sud-est du Nigeria et du sud-ouest du Cameroun.
Habituellement de 73 à 80 rangées d’écailles autour du milieu du corps. Mâles en colo-
ration nuptiale avec la queue successivement bleu clair à la base, rougeâtre au milieu
et bleu foncé à l’extrémité (fig. A-46) ................................................ Agama lebretoni
– Montagnes et collines de l’Adamaoua (Nigeria et Cameroun). Adultes de grande
taille, la longueur museau-cloaque des mâles comprise entre 10 et 12 cm. Écailles de
la région vertébrale fortement carénées et mucronées. De 58 à 74 rangées d’écailles au
milieu du corps (fig. A-47) .................................................................... Agama wagneri
© J.-F. Trape
© M. talla Kuete
Fig. A-46. Agama lebretoni
(mâle en coloration nuptiale) Fig. A-47. Agama wagneri.
Environs de Mamfé (Cameroun). Mokolo (Cameroun).
Clé de détermination
des Caméléonidés
1. – Forêts et montagnes du sud-est du Nigeria ................................................................... 7
– Autres régions d’Afrique occidentale et Tchad ............................................................. 2
2. – En vue de profil, partie postérieure du casque fortement bombée ............................. 3
– En vue de profil, partie postérieure du casque plate ou déprimée .............................. 4
3. – Présence de lobes occipitaux. Afrique du Nord et Sahara occidental (fig. B-1) ...........
................................................................................................... Chamaeleo chamaeleon
– Pas de lobes occipitaux. Zone sahélienne (fig. B-2) ............. Chamaeleo africanus
© J.-F. Trape
© J.-F. Trape
74 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
4. – Absence d’éperon tarsien chez les mâles (fig. B-3). En vue de profil, pointe arrière
du casque peu saillante et formant un angle obtus ou un angle droit ............................ 5
– Présence d’un éperon tarsien chez les mâles (fig. B-3). En vue de profil, pointe
arrière du casque fortement saillante et formant un angle aigu ..................................... 6
5. – Afrique occidentale. Sur le dessus du casque, crête pariétale à peine marquée et non
visible en vue de profil de la tête (fig. B-4) ......................... Chamaeleo senegalensis
– Tchad et Afrique centrale. Sur le dessus du casque, crête pariétale bombée et bien
visible en vue de profil de la tête (fig. B-5) ............................. Chamaeleo laevigatus
© M. LeBreton
© J.-F. Trape
© J.-F. Trape
C L É S D E D É T E R M I N AT I O N 75
© J.-F. Trape
Fig. B-8. Chamaeleo necasi.
Spécimen préservé. Kpalimé (Togo).
© J.-F. Trape
© L. Chirio
Fig. B-9. Trioceros oweni (mâle). Fig. B-10. Trioceros q. gracilior (mâle).
Nguti (Cameroun). Oku (Cameroun).
9. – Queue préhensile et au moins aussi longue que le corps. Une griffe à chaque doigt ....
............................................................................................................................................ 10
– Queue non préhensile et beaucoup plus courte que le corps. Très petit, moins de
10 cm de longueur totale. Deux griffes à chaque doigt. (fig. B-11) ...................................
................................................................................................... Rhampholeon spectrum
© A. Schmitz
76 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
10. – Crête dorsale normalement développée ...................................................................... 11
– Crête dorsale très développée, en forme de voile renforcée par des épines dorsales.
Forêt dense (fig. B-12 et B-13) ....................................................... Trioceros cristatus
© J.-F. Trape
© J.-F. Trape
Fig. B-12. Trioceros cristatus (mâle). Fig. B-13. Trioceros cristatus (femelle).
Lomié (Cameroun). Lomié (Cameroun).
© J.-F. Trape
C L É S D E D É T E R M I N AT I O N 77
Clé de détermination
des Geckonidés, Phyllodactylidés
et Eublépharidés
© J.-F. Trape
Fig. C-1. Lygodactylus gutturalis. Fig. C-2. Lygodactylus gutturalis.
Bubaque (Guinée-Bissau). Vue ventrale. Bubaque (Guinée-Bissau).
78 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
5. – Forêt et savanes humides. Présence de tubercules disséminés sur le dos ................. 6
– Sahara. Absence de tubercules sur le dos (fig. C-5) .............. Pristurus adrarensis
© P. Geniez
Fig. C-5. Pristurus adrarensis.
Adrar (Mauritanie).
6. – Une seule plaque arrondie sous chaque orteil (fig. C-6) .............................................. 7
– Plusieurs plaques arrondies sous chaque orteil (fig. C-7) ........................................... 8
7. – Queue lisse sur toute sa longueur sauf à sa base. Souvent une rosette de tubercules
au niveau du cou. Connu seulement du sud-ouest du Nigeria (fig. C-8) ..........................
................................................................................................... Cnemaspis petrodroma
– Queue avec des tubercules pointus sur toute sa longueur. Un seul tubercule isolé
au niveau du cou. Forêts, de la Côte d’Ivoire au Cameroun (fig. C-9) ...........................
................................................................................................. Cnemaspis spinicollis
© J.-F. Trape
© J.-F. Trape
C L É S D E D É T E R M I N AT I O N 79
8. – Un ou deux tubercules de chaque côté au niveau du cou. Pores préanaux chez les
mâles au nombre de 8 à 12 et disposés en angle aigu. Longueur museau-cloaque
inférieure à 60 mm. De la Sierra Leone à l’ouest de la Côte d’Ivoire (fig. C-10) ...............
................................................................................................... Cnemaspis occidentalis
– Une rosette de tubercules de chaque côté au niveau du cou. Pores préanaux chez les
mâles au nombre de 15 à 16 et disposés en angle obtus. Longueur museau-cloaque
habituellement supérieure à 60 mm. Plateau de Jos au Nigeria (fig. C-11) .....................
............................................................................................................... Cnemaspis gigas
© J.-F. Trape
© J.-F. Trape
Fig. C-10. Cnemaspis occidentalis. Fig. C-11. Cnemaspis gigas.
Forêt de Ziama (Guinée). Riyum (Nigeria).
9. – Paupière non mobile, les yeux ne peuvent pas se fermer. Queue effilée .................. 10
– Paupière mobile, les yeux peuvent se fermer. Queue épaisse se rétrécissant seule-
ment à son extrémité distale (fig. C-12) ....................... Hemitheconyx caudicinctus
© J.-F. Trape
© J.-F. Trape
80 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
11. – Doigts dilatés, au moins en partie ................................................................................ 12
– Doigts cylindriques sans aucune dilatation (genres Saurodactylus, Stenodactylus
et Tropiocolotes) ........................................................................................................... 36
12. – Partie distale des doigts étroite et fuselée, seule la partie basale est dilatée. Lamelles
doubles (fig. C-15) (genre Hemidactylus) ................................................................. 13
– Partie distale des doigts plus large que la partie basale. Lamelles simples (fig. C-16 et
C-17) (genres Tarentola et Ptyodactylus) ............................................................... 25
Fig. C-15. Partie distale Fig. C-16. Partie distale Fig. C-17. Partie distale
des doigts étroite, des doigts élargie, des doigts élargie,
partie basale élargie lamelles simples. lamelles simples.
avec des lamelles divisées. Genre Tarentola. Genre Ptyodactylus.
Genre Hemidactylus.
14. – Écaillure du dos hétérogène, avec présence de gros tubercules disséminés entre de
petits granules (fig. C-19) ............................................................................................... 15
– Écaillure du dos composée uniquement de petits granules, sans tubercules disséminés.
Queue lisse. Des barres transversales claires bordées de sombre sur le dos et la queue
(fig. C-20) ............................................................................... Hemidactylus matschiei
© J.-F. Trape
© J.-F. Trape
C L É S D E D É T E R M I N AT I O N 81
15. – Queue originelle avec des écailles sous-caudales médianes élargies (fig. C-21) ..... 17
– Queue originelle avec des écailles sous-caudales médianes non élargies (fig. C-22 et
C-23) .................................................................................................................................. 16
16. – Corps épais, tête large et museau court, le rapport de la distance entre l’œil et l’ex-
trémité du museau à la distance entre l’œil et l’ouverture tympanique compris entre
1,1 et 1,4 ................................................................................... Hemidactylus muriceus
– Corps gracile, tête étroite et museau allongé, le rapport de la distance entre l’œil et
l’extrémité du museau à la distance entre l’œil et l’ouverture tympanique compris
entre 1,4 et 1,8 (fig. C-24) ....................................................... Hemidactylus ansorgii
© J.-F. Trape
© J.-F. Trape
Fig. C-22. Écaillure sous-caudale Fig. C-23. Écaillure sous-caudale
de Hemidactylus muriceus. de Hemidactylus ansorgii.
Mont Béro (Guinée). Forêt de Lama (Bénin).
© J.-F. Trape
17. – Dessus de la queue originelle avec des tubercules épineux sur la majeure partie de
sa longueur ........................................................................................................................ 19
– Dessus de la queue originelle entièrement lisse, sans tubercules épineux (fig. C-25)
............................................................................................................................................ 18
© J.-F. Trape
82 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
18. – Coloration dorsale en majeure partie sombre sans dessin régulier. Gros blocs
rocheux en savane (fig. C-26) ............................................. Hemidactylus beninensis
– Cou et dessus du corps avec des barres transversales brun foncé régulièrement
espacées. Forêt (fig. C-27) .................................................... Hemidactylus fasciatus
© J.-F. Trape
Fig. C-26. Hemidactylus beninensis.
Dassa (Bénin).
© J.-F. Trape
19. – Tubercules dorsaux de grande taille, la distance qui les sépare inférieure à la taille
d’un tubercule ................................................................................................................... 20
– Tubercules dorsaux de petite taille, la distance qui les sépare supérieure à la taille
d’un tubercule ................................................................................................................... 22
20. – Doigt et orteil de rang I (pouce) avec habituellement deux ou trois paires de
lamelles adhésives en plus de la lamelle terminale simple ........................................... 21
– Doigt de rang I avec habituellement une seule paire de lamelles adhésives, parfois
aucune ou deux, en plus de la lamelle terminale simple. Orteil de rang I avec habituel-
lement deux paires de lamelles adhésives, parfois une seule paire. Tubercules presque
contigus. Espèce jusqu’à présent connue seulement du sud du Bénin (fig. C-28)...........
................................................................................................. Hemidactylus lamaensis
© J.-F. Trape
C L É S D E D É T E R M I N AT I O N 83
21. – Des tubercules clairs et d’autres sombres, parfois tous les tubercules uniformément
clairs. Très vaste répartition en Afrique occidentale, tant en milieu naturel que dans
les villes et villages (fig. C-29) ............................................. Hemidactylus angulatus
– Des tubercules blanc éclatant, contrastant avec des tubercules sombres et des
tubercules beiges de même couleur que le corps (fig. C-30) .............................................
.................................................................................... Hemidactylus albituberculatus
© J.-F. Trape
© J.-F. Trape
Fig. C-29. Hemidactylus angulatus. Fig. C-30. Hemidactylus albituberculatus.
Kourougué (Mali). Riyom (Nigeria).
22. – Coloration dorsale caractéristique avec des bandes transverses alternées jaunâtres
et brun clair ainsi qu’une ligne paravertébrale blanchâtre (fig. C-31) ..............................
........................................................................................ Hemidactylus albivertebralis
– Coloration dorsale différente ....................................................................................... 23
© J.-F. Trape
© J.-F. Trape
84 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
24. – Museau long, le rapport de la distance entre l’œil et l’extrémité du museau à la
distance entre l’œil et l’ouverture tympanique compris entre 1,4 et 1,8. Habituellement
un seul granule internasal, parfois aucun. De 10 à 14 rangées de tubercules sur le dos.
De 10 à 12 pores préanaux chez les mâles. Connu de l’ouest de la Guinée en savane
arborée (fig. C-34) ............................................................. Hemidactylus kundaensis
– Museau court, le rapport de la distance entre l’œil et l’extrémité du museau à la dis-
tance entre l’œil et l’ouverture tympanique compris entre 1,2 et 1,3. Deux ou trois gra-
nules internasaux. Habituellement de 6 à 8 rangées de tubercules sur le dos. De 14 à
17 pores préanaux chez les mâles. Connu de forêt dense en Côte d’Ivoire (fig. C-35 et
C-36) .......................................................................... Hemidactylus pseudomuriceus
© L. Chirio
Fig. C-34. Hemidactylus kundaensis.
Kunda (Guinée).
© J.-F. Trape
Fig. C-35. Hemidactylus pseudomuriceus. Fig. C-36. Aspect du dessous de la queue © J.-F. Trape
Forêt d’Azagny (Côte d’Ivoire). chez Hemidactylus pseudomuriceus.
25. – Dilatation distale des doigts et orteils très forte, leur aspect général en forme d’éventail
(fig. C-37) .......................................................................................................................... 26
– Dilatation progressive des doigts et orteils sur toute leur longueur, leur aspect général
en forme de raquette (fig. C-38) ..................................................................................... 27
© J.-F. Trape
© J.-F. Trape
C L É S D E D É T E R M I N AT I O N 85
26. – Afrique du Nord. Petite taille, longueur museau-cloaque jusqu’à 6 cm. De 12 à 16
lamelles sous chaque doigt (fig. C-39) ......................................... Ptyodactylus oudrii
– Sahara central, Sahel et zone soudanienne. Grande taille, longueur museau-cloaque
jusqu’à 10 cm. Une vingtaine de lamelles sous chaque doigt (fig. C-40) ..............................
.......................................................................................................... Ptyodactylus ragazzii
© J.-F. Trape
© J.-F. Trape
Fig. C-39. Ptyodactylus oudrii. Fig. C-40. Ptyodactylus ragazzii.
Environs de Biskra (Algérie). Falaise de Bandiagara (Mali).
© J.-F. Trape
28. – Une rosette de gros tubercules secondaires en forme de fer à cheval sur les flancs
autour des tubercules dorsaux et parfois aussi au milieu du dos. Nord du Sahara
(fig. C-42) ......................................................................................................................... 29
© J.-F. Trape
86 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
– Pas de rosette de tubercules secondaires en fer à cheval sur les flancs autour des
tubercules dorsaux, mais parfois des granules un peu élargis autour des tubercules
dorsaux .............................................................................................................................. 31
29. – Sud du Maroc et environs de Tindouf en Algérie. Rosettes de tubercules secondaires
uniquement autour des tubercules des flancs. Narine en contact avec la rostrale. De
38 à 54 écailles gulaires entre la mentale et le milieu d’une ligne fictive joignant le bord
antérieur des orifices tympaniques. De 16 à 23 écailles et lamelles sous le cinquième
orteil (fig. C-43) ................................................................................ Tarentola boehmei
– Autre région ou combinaison de caractères ................................................................ 30
© P. Geniez
Fig. C-43. Tarentola boehmei.
Assa (Maroc).
© J.-F. Trape
31. – Rostrale atteignant au moins une narine ou bien celle-ci entourée par quatre écailles
nasales et la première supralabiale. De 13 à 25 écailles élargies et lamelles sous le
doigt de rang I ................................................................................................................... 32
C L É S D E D É T E R M I N AT I O N 87
© P. Geniez
Fig. C-46. Tarentola neglecta.
Zaafrane (Tunisie).
– Rostrale n’atteignant pas les narines. Narines entourée par les trois écailles nasales
et par la première supralabiale. De 11 à 13 écailles élargies et lamelles sous le doigt de
rang I. Sahara central et nord du Sahara (fig. C-46) ..................... Tarentola neglecta
32. – Coloration dorsale brunâtre ou grisâtre avec des motifs dorsaux symétriques nettement
contrastés. Pas de mouchetures blanches éparses. De 1 à 3 espaces interscalaires
agrandis entre la mentale et les gulaires ........................................................................ 33
– Coloration dorsale beige avec des mouchetures blanches ou sombres au niveau des
tubercules. Souvent quelques petites zones un peu plus sombres distribuées de façon
éparse sur le dos. Pas d’espace interscalaire agrandi entre la mentale et les gulaires ... 35
33. – Quatre motifs dorsaux blanchâtres ou orangés partiellement bordés de sombre entre
le cou et le niveau antérieur de la jonction des membres postérieurs ......................... 34
– Trois motifs dorsaux blanchâtres partiellement bordés de sombre entre le cou et le
niveau antérieur de la jonction des membres postérieurs. Zone soudano-sahélienne et
soudano-guinéenne depuis la Guinée-Bissau et le Mali jusqu’au Tchad (fig. C-47)
....................................................................................................... Tarentola ephippiata
© J.-F. Trape
88 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
– De 99 à 125 rangées transversales de granules au milieu du corps. De 14 à 18 granules
entre les yeux. Ensemble de la Sénégambie et régions limitrophes des pays voisins
(fig. C-49) ................................................................................ Tarentola senegambiae
© J.-F. Trape
Fig. C-49. Tarentola senegambiae.
Gankette (Sénégal).
35. – Huit rangées de gros tubercules caudaux, le rang externe bien visible en vue ventrale.
Habituellement 12 rangées de tubercules dorsaux, parfois 13 ou rarement 14. Des
mouchetures blanches sur les tubercules (fig. C-50 et C-51). Ouest du Sahara et zone
soudano-sahélienne .............................................................. Tarentola parvicarinata
– Six rangées de petits tubercules caudaux, le rang externe mal visible en vue ven-
trale. Habituellement 16 rangées de tubercules dorsaux, parfois 14 ou 17 (fig. C-52 et
C-53). Montagnes de Guinée et de Sierra Leone ........................... Tarentola pastoria
© J.-F. Trape
© J.-F. Trape
© J.-F. Trape
C L É S D E D É T E R M I N AT I O N 89
36. – Dos couvert de minuscules granules juxtaposés ........................................................ 37
– Dos couvert de petites écailles imbriquées carénées ou lisses .................................. 39
37. – Doigts avec des petites franges latérales. Des tubercules sous la base de la queue .... 38
– Très petit, moins de 7 cm de long. Pas de franges latérales sur les doigts. Pas de
tubercules sous la base de la queue. Queue souvent partiellement orange. Une bande
transversale sombre sur le côté de la tête. Nord du Sahara occidental (fig. C-54)
................................................................................................... Saurodactylus brosseti
© P. Geniez
Fig. C-54. Saurodactylus brosseti.
Ras Tafs (Maroc).
38. – Narine séparée de la rostrale. Base latérale de la queue présentant plusieurs rangées
de tubercules. Queue étroite fortement rétrécie dès sa base. Une quinzaine d’anneaux
sombres plus ou moins bien distincts sur la queue. Zones sablonneuses (fig..C-55)
......................................................................................................... Stenodactylus petrii
– Narine en contact avec la rostrale. Base latérale de la queue avec une seule rangée
de 2 à 5 tubercules. Queue conique, sa base aussi large que l’extrémité du corps.
Une dizaine d’anneaux sombres toujours bien marqués sur la queue (fig. C-56)
...................................................................................... Stenodactylus sthenodactylus
© J.-F. Trape
© J.-F. Trape
39. – Écailles ventrales carénées. Écailles dorsales plus ou moins fortement carénées .... 40
– Écailles ventrales lisses. Écailles dorsales en majeure partie lisses, quelques-unes
faiblement carénées (fig. C-57) ............................................. Tropiocolotes steudneri
© M. Cheylan
90 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
40. – Mentonnières postérieures difficilement distinguables des gulaires dont elles sont à
peine plus grandes (fig. C-58). Coloration dorsale claire avec des taches sombres.
Queue annelée, les anneaux clairs gardent la même coloration sur toute la longueur de
la queue (fig. C-59) ................................................................. Tropiocolotes algericus
© J.-F. Trape
© J.-F. Trape
Fig. C-58. Fig. C-59. Tropiocolotes algericus.
Tropiocolotes algericus. El Argoub (Sahara occidental).
El Argoub (Sahara occidental).
© J.-F. Trape
C L É S D E D É T E R M I N AT I O N 91
Clé de détermination
des Lacertidés
1. – Écailles ventrales lisses ................................................................................................... 2
– Écailles ventrales partiellement carénées. Coloration verte. Queue fortement épineuse.
Forêt dense (fig. D-1) ............................................................... Gastropholis echinata
© L. Chirio
Fig. D-1. Gastropholis echinata.
Mbeni (Cameroun).
2. – Écailles des deux rangées longitudinales médiodorsales beaucoup plus grandes que
les autres écailles dorsales (fig. D-2) ................................................................................ 3
– Écailles des deux rangées longitudinales médiodorsales de taille similaire à celle des
autres écailles dorsales ...................................................................................................... 4
3. – Moins de 40 rangées d’écailles dorsales au milieu du corps. Sahel et Sahara ................
...............................................................................................................Philochortus zolii
– Plus de 55 rangées d’écailles dorsales au milieu du corps. Forêt guinéenne (fig. D-3)
............................................................................................................ Holaspis guentheri
© J.-F. Trape
92 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
– Ouverture de la narine en contact avec la première supralabiale (fig. D-5). Collier
présent (fig. D-6) (genres Acanthodactylus et Latastia) ...................................... 10
© J.-F. Trape
© J.-F. Trape
Fig. D-5. Narine en contact Fig. D-6. Collier présent
avec la 1re supralabiale (Acanthodactylus). (Acanthodactylus).
© J.-F. Trape
C L É S D E D É T E R M I N AT I O N 93
8. – Disque palpébral constitué de deux écailles transparentes (fig. D-10 et D-11)
........................................................................................................... Mesalina guttulata
© J.-F. Trape
Fig. D-10. Disque palpébral de Mesalina Fig. D-11. Mesalina guttulata.
guttulata (d’après SCHLEICH et al., 1996). Environs de Tata (Maroc).
– Disque palpébral constitué de trois à six écailles (fig. D-12 et D-13) ............................
................................................................................................................ Mesalina olivieri
© J.-F. Trape
Fig. D-12. Disque palpébral de Mesalina Fig. D-13. Mesalina olivieri.
olivieri (d’après SCHLEICH et al., 1996). 21°16’ N, 16°47’ W (Mauritanie).
© L. Chirio
94 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
– De 10 à 16 rangées de plaques ventrales. Plaque occipitale absente ou réduite à
un simple granule. Orteils avec de fortes serrations latérales (fig. D-16) (Genre
Acanthodactylus) ......................................................................................................... 12
© J.-F. Trape
Fig. D-16. Patte postérieure
avec des serrations latérales
(genre Acanthodactylus).
11. – Plus de 65 écailles autour du milieu du corps. Plus de 15 pores fémoraux. Museau
arrondi. Quatre ou cinq supralabiales en avant de la sous-oculaire (fig. D 17) ................
................................................................................................................. Latastia ornata
– De 50 à 65 écailles autour du milieu du corps. Habituellement moins de 15 pores
fémoraux. Museau pointu ; Habituellement six supralabiales en avant de la sous-oculaire
(fig. D-18) .................................................................................. Latastia longicaudata
© J.-F. Trape
© J.-F. Trape
Fig. D-17. Latastia ornata.
Bafatà (Guinée-Bissau).
© J.-F. Trape
C L É S D E D É T E R M I N AT I O N 95
13. – Deux à quatre grandes plaques supraoculaires. Zone saharienne et sahélienne (fig.
D-21) ................................................................................................................................. 14
– Une seule grande plaque supraoculaire. Savane soudano-guinéenne (fig. D-22) .........
................................................................................................... Acanthodactylus boueti
© J.-F. Trape
Fig. D-21. Trois grandes plaques
supraoculaires et une quatrième fragmentée.
Acanthodactylus dumerili (Sénégal).
© J.-F. Trape
14. – Quatre rangées d’écailles autour des doigts (trois rangées d’écailles sont visibles de
chaque côté des doigts) ................................................................................................... 15
– Trois rangées d’écailles autour des doigts (deux rangées d’écailles sont visibles d’un
côté, trois de l’autre) ........................................................................................................ 16
15. – Écailles dorsales à peine plus grandes sur le dos que sur les flancs. Littoral atlan-
tique, du nord du Sénégal à Agadir (fig. D-23) ................... Acanthodactylus aureus
– Écailles dorsales deux fois plus grandes sur le dos que sur les flancs, avec une limite
nette entre les grandes écailles du dos et les petites écailles des flancs ..........................
......................................................................................... Acanthodactylus taghitensis
© J.-F. Trape
96 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
16. – Taille des écailles dorsales homogène. Une vingtaine de rangées de petites écailles
dorsales à la base du dos entre les deux membres postérieurs .................................... 17
– Taille des écailles dorsales augmentant fortement de l’avant vers l’arrière du dos. Dix
rangées de grosses écailles dorsales à la base du dos entre les deux membres posté-
rieurs. (complexe Acanthodactylus boskianus) .................................................. 18
17. – Nord du Sahara occidental. Supratemporales pointues. Rangées droite et gauche des
pores fémoraux en contact (fig. D-24) .............................. Acanthodactylus busacki
– Bordure nord du Sahara, du Maroc à l’Algérie et à la Libye. Supratemporales granu-
leuses. Rangées droite et gauche des pores fémoraux séparées (fig. D-25) ....................
.......................................................................................... Acanthodactylus maculatus
© J.-F. Trape
© P. Geniez
Acanthodactylus b. khattensis.
Akjoujt (Mauritanie).
19. – Sud du Niger et nord du Nigeria. Adultes de petite taille, longueur de l’extrémité du
museau au cloaque inférieure à 6,5 cm (fig. D-27) .............................................................
.................................................................... Acanthodactylus boskianus nigeriensis
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C L É S D E D É T E R M I N AT I O N 97
– Autres régions du Sahara et du Sahel (fig. D-28 et D-29) (plusieurs espèces et sous-
espèces non encore décrites du complexe Acanthodactylus boskianus différentiables
par analyse moléculaire) ............................ Complexe Acanthodactylus boskianus
© J.-F. Trape
© J.-F. Trape
Fig. D-28. Acanthodactylus boskianus ssp. Fig. D-29. Acanthodactylus boskianus ssp.
Juvénile. Tata (Maroc). Abadla (Algérie).
© J.-F. Trape
Fig. D-30. Acanthodactylus longipes. Fig. D-31. Acanthodactylus longipes.
Lac du Chiriet (Niger). Lac du Chiriet (Niger).
21. – Écailles dorsales granuleuses et modérément carénées, de taille à peu près similaire
sur le dos et sur les flancs. Habituellement de 45 rangées à 59 rangées de dorsales
(extrêmes : 40-69) ............................................................................................................ 22
– Écailles dorsales plates et fortement carénées, près de deux fois plus grandes sur le
dos que sur les flancs. Généralement moins de 45 rangées de dorsales (de 34 à 53,
moyenne 41) et 12 rangées de ventrales (de 10 à 14). Supralabiales tachetées (fig. D-32
et D-33) ....................................................................... Acanthodactylus senegalensis
© J.-F. Trape
© J.-F. Trape
98 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
22. – Petite taille, maximum 60 mm du museau au cloaque. Dessus de la tête uniformément
clair ou avec des vermiculations et petites taches sombres à peine marquées. Régions
côtières sénégalo-mauritaniennes, Sahara occidental, bordure nord du Sahara (fig. D-34
et D-35) ........................................................... Complexe Acanthodactylus dumerili
– Grande taille, souvent plus de 60 mm du museau au cloaque. Dessus de la tête avec
des taches sombres bien individualisées. Sahara central (fig. D-36 et D-37) ..................
....................................................................... Acanthodactylus scutellatus audouini
© J.-F. Trape
© J.-F. Trape
Fig. D-34. Acanthodactylus dumerili. Fig. D-35. Acanthodactylus dumerili.
Langue de Barbarie (Sénégal). Langue de Barbarie (Sénégal).
© J.-F. Trape
© J.-F. Trape
C L É S D E D É T E R M I N AT I O N 99
Clé de détermination
des Scincidés
© J.-F. Trape
© L. Chirio
Fig. E-1. Melanoseps occidentalis. Fig. E-2. Feylinia currori.
Mont Cameroun (Cameroun). Yaoundé (Cameroun).
© J.-F. Trape
Fig. E-3. Écailles dorsales lisses. Fig. E-4. Écailles dorsales carénées.
Genre Chalcides. Genre Trachylepis.
100 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
6. – Moitié occidentale du Sahara. Des taches noires régulièrement espacées sur le flanc
des adultes. Avec ou sans bandes sombres sur le dos ; si elles existent, leur largeur
supérieure à celle des bandes claires ou jaunâtres qui les séparent (fig. E-5) .................
....................................................................................................... Scincus albifasciatus
– Moitié orientale du Sahara. Pas de taches noires sur les flancs. Des bandes sombres
sur le dos dont la largeur est inférieure à celle des bandes claires ou jaunâtres qui les
séparent (fig. E-6) .................................................................................. Scincus scincus
© J.-M. Bompar
© J.-F. Trape
Fig. E-5. Scincus albifasciatus. Fig. E-6. Scincus scincus.
Oujeft (Mauritanie). Douz (Tunisie).
© J.-F. Trape
Fig. E-7. Écailles médianes élargies. Fig. E-8. Écailles médianes non élargies.
Chalcides pulchellus. Chalcides delislei.
© L. Chirio
C L É S D E D É T E R M I N AT I O N 101
9. – Ouverture de la narine en contact avec la rostrale ..................................................... 10
– Ouverture de la narine séparée de la rostrale ............................................................. 12
10. – Museau pointu ............................................................................................................... 11
– Museau arrondi. Reliefs sahariens, rives du Niger et d’autres zones humides sahéliennes
(fig. E-11) ........................................................................................ Chalcides ocellatus
© L. Chirio et M. Ascani
Fig. E-11. Chalcides ocellatus.
Kandadji (Niger).
11. – Cinquième labiale supérieure en contact avec l’œil (fig. E-12) ......................................
........................................................................................................ Chalcides boulengeri
– Quatrième labiale supérieure en contact avec l’œil (fig. E-13) ......................................
.......................................................................................................... Chalcides sepsoides
© P. Geniez
© P. Geniez
102 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
13. – Une paire de petites supranasales ............................................................................... 14
– Absence de supranasales. Gorge noirâtre chez les mâles, claire chez les femelles
(fig. E-15 et E-16) ............................................................................... Panaspis tristaoi
© J.-F. Trape
© J.-F. Trape
Fig. E-15. Panaspis tristaoi. Fig. E-16. Panaspis tristaoi. Mâle.
Kalan-Kalan (Guinée). Oueye (Guinée).
© J.-F. Trape
C L É S D E D É T E R M I N AT I O N 103
15. – Moins de quatre doigts aux membres antérieurs ........................................................ 16
– Quatre doigts aux membres antérieurs. Plateau de Jos et savanes d’altitude de l’est
du Nigeria (fig. E-20 et E-21) .................................................... Leptosiaphos dungeri
© J.-F. Trape
Fig. E-20. Leptosiaphos dungeri.
Jos (Nigeria).
© J.-F. Trape
Fig. E-21. Leptosiaphos dungeri.
Jos (Nigeria).
17. – Quatre doigts aux membres postérieurs. Sahel et Sahara (fig. E-23) ............................
.............................................................................................................. Chalcides delislei
– Trois doigts aux membres postérieurs. Littoral de la Gambie, de la Casamance et de
la Guinée-Bissau (fig. E-21) ......................................................... Chalcides armitagei
© J.-F. Trape
© S. Trape
104 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
18. – Écailles dorsales carénées ............................................................................................ 19
– Écailles dorsales striées. Coloration jaunâtre avec des barres transversales noires.
Ouverture tympanique masquée par deux grandes écailles céphaliques situées en arrière
de la commissure de la bouche. Sahel et Sahara (fig. E-25) ...... Scincopus fasciatus
© J.-F. Trape
Fig. E-25. Scincopus fasciatus.
Environs d’Abalak (Niger).
C L É S D E D É T E R M I N AT I O N 105
21. – Ouverture tympanique minuscule mais nettement apparente. De 39 à 52 écailles
paravertébrales ................................................................................................................. 22
– Ouverture tympanique non apparente. De 48 à 57 écailles paravertébrales. Pas de
limite nette au niveau du cou entre la coloration sombre dorsale et la coloration claire
ventrale (fig. E-29) ................................................................... Cophoscincopus greeri
© J.-F. Trape
Fig. E-29. Cophoscincopus greeri.
Nzébéla (Guinée).
23. – Membres courts, les membres antérieurs ramenés vers l’arrière le long du corps
n’atteignant pas les membres postérieurs ramenés vers l’avant .................................. 24
– Membres longs, les membres antérieurs ramenés vers l’arrière le long du corps
chevauchant nettement les membres postérieurs ramenés vers l’avant (genre
Trachylepis) ................................................................................................................... 26
106 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
24. – Membres antérieurs ramenés vers l’arrière séparés par une longueur de dix à vingt
écailles des membres postérieurs ramenés vers l’avant. De 26 à 30 rangées d’écailles
au milieu du corps. Coloration des flancs variable, mais jamais rouge et noire .......... 25
– Membres antérieurs et postérieurs ramenés le long du corps séparés par une longueur
de moins de cinq écailles. De 30 à 34 rangs d’écailles au milieu du corps. Coloration
des flancs rouge et noire (fig. E-32) ......................................... Lepidothyris fernandi
© J.-F. Trape
Fig. E-32. Lepidothyris fernandi.
Bopolu (Liberia).
26. – Une paire de grandes nuchales médianes largement en contact entre elles et longeant
plus de la moitié du bord postérieur des pariétales (fig. E-34). De trois à sept carènes
sur les écailles du milieu du dos. Supranasales et préfrontales en contact ou séparées.
Coloration variable, les flancs jamais de couleur vive orange ou vermillon ................ 27
C L É S D E D É T E R M I N AT I O N 107
– Nuchales médianes habituellement petites (fig. E-35). Si elles sont grandes, leur contact
sur la ligne médiane est ponctuel ou étroit. Toujours trois carènes sur les écailles du
milieu du dos. Supranasales et préfrontales toujours en contact. Flancs de couleur
orange ou vermillon plus ou moins vive en période nuptiale. Grande taille, jusqu’à 15 cm
de longueur museau-cloaque (fig. E-36) ................. Complexe Trachylepis perroteti
© J.-F. Trape
Fig. E-35. Trachylepis perroteti. Fig. E-36. Trachylepis perroteti.
Supranasales et préfrontales en contact, Environs de Kourougué (Mali).
nuchales médianes non élargies.
D’après HOOGMOED (1974)
27. – Longueur de la queue des adultes inférieure à 2,5 fois la distance museau-cloaque.
Chez les juvéniles, longueur de la queue inférieure à 2 fois la distance museau-cloaque.
Plus de 26 rangs d’écailles au milieu du corps ............................................................... 28
– Longueur de la queue des adultes jusqu’à 4 fois la distance museau-cloaque. Chez les
juvéniles, longueur de la queue environ 3 fois la distance museau-cloaque. Membres assez
courts, les pattes antérieures rabattues vers l’arrière le long du corps à peine en contact
avec les pattes postérieures rabattues vers l’avant. 26 rangs d’écailles au milieu du corps
(rarement 28). Écailles dorsales avec trois carènes (fig. E-37) .... Trachylepis buettneri
© M.-O. Roedel
28. – Trois carènes sur la plupart des écailles de la partie médiane du dos ....................... 29
– Au moins cinq carènes sur la plupart des écailles de la partie médiane du dos ....... 34
29. – Quatre supraoculaires ................................................................................................... 30
– Trois supraoculaires. Trois ou quatre supraciliaires. Dos noirâtre avec deux bandes
claires latérales (fig. E-38) ........................................................... Trachylepis bensoni
© J.-F. Trape
108 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
30. – De 27 à 32 rangs d’écailles au milieu du corps ............................................................ 31
– De 35 à 40 rangs d’écailles au milieu du corps. Mâles avec le dessus du corps
brun uniforme, le côté de la tête jaunâtre et la gorge claire (T. langheldi) ou noire
(T. quinquetaeniata) (fig. 39 et 40). Juvéniles et femelles avec cinq bandes longi-
tudinales claires sur fond noirâtre (fig. E-41 et E-42) .......................................................
............................................ Trachylepis quinquetaeniata/Trachylepis langheldi
© J.-F. Trape
© J.-F. Trape
Fig. E-40. Trachylepis
Fig. E-39. Trachylepis quinquetaeniata quinquetaeniata (mâle).
(mâle). Didjeni (Mali). Bangaya (Mali).
© J.-F. Trape
© J.-F. Trape
Fig. E-41. Trachylepis quinquetaeniata Fig. E-42. Trachylepis quinquetaeniata
(femelle). Pont Gambie (Guinée). (juvénile). Environs de Didjeni (Mali).
31. – Quatre écailles entre la dernière grande supraoculaire et la nuchale élargie (fig. E-43)
............................................................................................................................................ 32
– Trois écailles entre la dernière grande supraoculaire et la nuchale élargie (fig. E-44).
Une tache orange sur le côté du cou. Gorge ponctuée de noir (fig. E-45 et E-46) ..........
............................................................................................... Trachylepis aureogularis
© J.-F. Trape
C L É S D E D É T E R M I N AT I O N 109
32. – Toujours trois carènes seulement. Ventre blanchâtre ou jaunâtre. Savane, forêt
secondaire et plantations ................................................................................................. 33
– Ventre vert. Souvent une partie des écailles dorsales avec une ébauche de carène
latérale de chaque côté des trois carènes centrales. Forêt dense ................................ 36
33. – Coloration dorsale brun olivâtre. Sur le dos, les membres et la queue, des lignes
longitudinales brun noir courant le long du bord externe des écailles, toujours en
dehors des trois carènes. Latéralement, une ligne blanche partant des labiales,
traversant l’ouverture tympanique et se prolongeant sur les flancs au-dessus de la
jonction des membres antérieurs. Dessous blanc, devenant bleuâtre sur les côtés.
Membres assez courts, les membres antérieurs ramenés vers l’arrière chevauchant
les membres postérieurs ramenés vers l’avant sur une longueur de quelques écailles
seulement (fig. E-47) ............................................................ Trachylepis keroanensis
– Coloration dorsale brunâtre, avec ou sans quelques points noirs alignés sur le dos.
Latéralement, souvent une bande noire très contrastée et une ligne blanche en des-
sous. La bande noire est fréquemment absente, remplacée ou non par une bande brun
sombre peu contrastée, parfois très courte, sans ligne blanche en dessous. Le ventre
est habituellement blanchâtre, parfois nettement jaunâtre. Savane, forêt secondaire et
plantations (fig. E-48 et E-49) ........................................................ Trachylepis affinis
© J.-F. Trape
© J.-F. Trape
Fig. E-47. Trachylepis keroanensis. Fig. E-48. Trachylepis affinis.
Kérouané (Guinée). Kalan-Kalan (Guinée).
© J.-F. Trape
34. – Absence de bandes longitudinales claires sur le dos. Pas de bande orangée sur les
flancs. Face ventrale jaunâtre ou verdâtre. De cinq à huit supraciliaires .................... 35
– Trois bandes longitudinales claires sur le dos. Souvent une bande orangée sur les
flancs. Face ventrale blanchâtre. De deux à quatre supraciliaires. De 34 à 38 rangées
d’écailles autour du milieu du corps (fig. E-50 et E-51) ...... Trachylepis rodenburgi
© J.-F. Trape
© J.-F. Trape
110 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
35. – De six à huit supraciliaires. Face ventrale verte, seule la gorge est parfois jaunâtre.
Supralabiales claires sans caractéristiques remarquables ........................................... 36
– Habituellement cinq supraciliaires (fig. E-52). Aspect caractéristique des supra-
labiales qui présentent des taches blanches à contour net surlignées de noir. De 51 à
62 écailles entre les nuchales et la base de la queue. Face ventrale jaune vif chez les
adultes (fig. E-53) ................................................................ Trachylepis maculilabris
© J.-F. Trape
Fig. E-52. Cinq supraciliaires. Fig. E-53. Trachylepis maculilabris.
Trachylepis maculilabris. Nzérékoré (Guinée).
D’après HOOGMOED (1974)
36. – Forêts du sud-est du Nigeria. Dos brunâtre avec des marques transversales noires en
zigzag. Pas de bande brune continue sur les flancs (fig. E-54) ..........................................
..................................................................................................... Trachylepis polytropis
– Forêt dense, de la Guinée au Ghana. Dos sans marques transversales noires. Une
bande brune continue sur les flancs (fig. E-55) .............. Trachylepis paucisquamis
© J.-F. Trape
© J.-F. Trape
C L É S D E D É T E R M I N AT I O N 111
Clé de détermination
des Varanidés
1. – Écailles dorsales petites, au nombre d’une centaine sur la ligne vertébrale entre les
bases des membres antérieurs et postérieurs. Des bandes transversales claires ou
foncées sur le dos ............................................................................................................... 2
– Écailles dorsales grandes, au nombre d’une quarantaine sur la ligne vertébrale entre les
bases des membres antérieurs et postérieurs. Écailles de la nuque en forme de grosses
verrues. Pas de bandes transversales sur le dos (fig. F-1) .... Varanus exanthematicus
2. – Coloration dorsale foncée avec des bandes transversales claires ............................... 3
– Coloration dorsale claire avec des bandes transversales foncées. Sahara (fig. F-2)
................................................................................................................. Varanus griseus
© J.-F. Trape
© J.-F. Trape
Fig. F-1. Varanus exanthematicus. Fig. F-2. Varanus griseus.
17° 02’ N, 13° 59’ W (Mauritanie). Nbeïka (Mauritanie).
3. – Au moins six bandes claires entre la base des membres antérieurs et postérieurs.
Langue noire. Sahel et savanes soudanienne et guinéenne (fig. F-3) ...............................
.............................................................................................................. Varanus niloticus
– Quatre ou cinq bandes transversales claires entre la base des membres antérieurs et
postérieurs. Langue rose. Forêt dense (fig. F-4) .............................. Varanus ornatus
© J.-F. Trape
© J.-F. Trape
112 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
Clé de détermination
des crocodiles
A. – Museau moins de 2 fois plus long que sa largeur au niveau du bord antérieur des
yeux ..................................................................................................................... Aller en B
– Museau étroit et allongé, de 2,5 à 3,3 fois plus long que sa largeur au niveau du bord
antérieur des yeux. Deux paires de grandes écailles nuchales continues ou subcontinues
avec les dorsales ..................................................................... Mecistops cataphractus
© M.-O. Rödel
Mecistops cataphractus.
Forêt de Taï (Côte d’Ivoire).
B. – Museau large et court, à peine plus long que sa largeur au niveau du bord antérieur
des yeux. Trois paires de grandes plaques nuchales disposées longitudinalement.
Dents mandibulaires mal visibles quand le museau est fermé. Adultes de petite taille,
maximum 210 cm. Coloration dorsale des juvéniles uniformément sombre ....................
..................................................................................................... Osteolaemus tetraspis
– Museau de 1,5 à 2 fois plus long que sa largeur au niveau du bord antérieur de l’œil
chez les adultes (de 1,2 à 1,5 fois chez les juvéniles). Quatre grandes plaques nuchales
formant un carré en arrière des écailles occipitales et une plaque latérale de chaque
côté de la paire antérieure. Quatrième dent mandibulaire toujours très apparente
quand le museau est fermé. Adultes pouvant dépasser 5 m. Juvéniles avec alternance
de bandes transverses claires et sombres sur le dessus du dos et de la queue ................
............................................................................................................ Crocodylus suchus
© J.-F. Trape
© J.-F. Trape
C L É S D E D É T E R M I N AT I O N 113
Clé de détermination
des familles de tortues
© T. Diagne
Dermochelyidae : Dermochelys coriacea.
Côte du Saloum (Sénégal).
© J.-F. Trape
114 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
D. – Carapace aplatie. Doigts et orteils bien individualisés. Griffes effilées et recourbées.
Familles palustres ...............................................................................................Aller en E
– Carapace fortement bombée. Pattes postérieures ayant l’aspect de pieds bots sans
orteils bien individualisés. Griffes émoussées et droites. Famille terrestre (cinq
espèces) .................................................................................... Famille des Testudinidae
© J.-F. Trape
Testudinidae : Kinixys belliana nogueyi.
Bandafassi (Sénégal).
E. – Plastron sans intergulaire, ne comprenant que 12 écailles (une seule espèce, signalée
de plusieurs gueltas sahariennes) ......................................... Famille des Geoemydidae
– Plastron comprenant 13 écailles, dont une intergulaire. Mares temporaires et perma-
nentes, ruisseaux et rivières (six espèces) ....................... Famille des Pelomedusidae
© J.-F. Trape
© J.-F. Trape
C L É S D E D É T E R M I N AT I O N 115
Clé de détermination
des tortues marines
(Dermochélyidés et Chéloniidés)
4. – Cinq paires d’écailles costales. Cinq écailles vertébrales ................. Caretta caretta
– Au moins six paires d’écailles costales. Habituellement six à neuf écailles vertébrales
...................................................................................................... Lepidochelys olivacea
116 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
Clé de détermination
des tortues continentales aquatiques
(Trionychidés, Pélomédusidés, Géoémydidés)
et terrestres (Testudinidés)
1. – Carapace couverte de cuir (Trionychidés) ................................................................. 2
– Carapace couverte d’écailles .......................................................................................... 4
2. – Face ventrale avec à la base des pattes postérieures un repli cutané en forme de clapet
sous lequel les pattes postérieures peuvent se dissimuler (fig. G-1) ............................. 3
– Face ventrale sans repli cutané. Base des pattes postérieures toujours complètement
apparente (fig. G-2 et G-3) ................................................................ Trionyx triunguis
© J.-F. Trape
C L É S D E D É T E R M I N AT I O N 117
3. – Face ventrale des adultes avec de cinq à neuf callosités, dont plusieurs bien dévelop-
pées à l’avant du plastron dans la région gulaire. Cinq ou six plis cutanés aux pattes
avant ..................................................................................... Cyclanorbis senegalensis
– Face ventrale des adultes sans callosités à l’avant du plastron, de 0 à 4 callosités
à l’arrière du plastron. Quatre plis cutanés aux pattes avant (fig. G-4) ............................
......................................................................................................... Cyclanorbis elegans
© W. Mc Cord
Fig. G-4. Face ventrale
de Cyclanorbis elegans.
4. – Carapace fortement bombée. Pattes postérieures ayant l’aspect de pieds bots sans
orteils bien individualisés. Griffes émoussées et droites. Terrestre (Testudinidés) ... 5
– Carapace aplatie. Doigts et orteils bien individualisés. Griffes effilées et recourbées.
Aquatique ............................................................................................................................ 8
5. – Partie postérieure de la dossière de la carapace articulée ........................................... 6
– Partie postérieure de la dossière de la carapace non articulée (fig. G-5) ......................
........................................................................................................ Centrochelys sulcata
© J.-F. Trape
© J.-F. Trape
Fig. G-6. Présence d’une petite écaille nuchale Fig. G-7. Absence d’écaille nuchale
allongée. Kinixys b. nogueyi. Ibel (Sénégal). de Kinixys erosa. Nzébéla (Guinée).
118 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
7. – Rebords de la carapace denticulés. Deux plaques gulaires quadrangulaires présentant
chacune deux bords libres vers l’avant. Forêt (fig. G-8) ................. Kinixys homeana
– Rebords de la carapace non denticulés. Deux plaques gulaires triangulaires présentant
chacune un seul bord libre vers l’avant. Savane (fig. G-9 et G-10) .... Kinixys belliana
© J.-F. Trape
© J.-F. Trape
Fig. G-8. Kinixys homeana. Fig. G-9. Kinixys belliana nogueyi.
Sekondi (Ghana). Atakpamé (Togo).
© J.-F. Trape
© J.-F. Trape
C L É S D E D É T E R M I N AT I O N 119
© J.-F. Trape
© P. Geniez
Fig. G-13. Mauremys leprosa. Fig. G-14. Mauremys leprosa.
Environs de Beni Mellal (Maroc). Spécimen en captivité (Algérie).
© J.-F. Trape
Fig. G-15. Écaille abdominales petites. Fig. G-16. Écailles abdominales grandes.
Pelusios adansoni. Lac de Guier (Sénégal). Pelusios castaneus. Kindia (Guinée).
11. – Plastron brun ou noir, peu ou pas tacheté de clair. Longueur médiane des plaques
anales approximativement égale à la longueur médiane des plaques fémorales.
Articulation du plastron anguleuse. Écailles des avant-bras régulières. Dessin en
forme de Y noir sur la tête. Forêt (fig. G-17) .............................. Pelusios gabonensis
– Plastron clair, peu ou pas tacheté de noir. Longueur médiane des plaques anales net-
tement inférieure à la longueur médiane des plaques fémorales. Articulation du plas-
tron rectiligne. Écailles des avant-bras irrégulières. Tête ornée de taches ou de
vermiculations claires. Savane (fig. G-15 et G-18) ......................... Pelusios adansoni
© J.-F. Trape
© J.-F. Trape
120 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
12. – Plastron en majeure partie ou en totalité noir ou brun foncé. Bec crochu. Forêt gui-
néenne ............................................................................................................................... 13
– Plastron en majeure partie clair. Bec non crochu. Savane (fig. G-16 et G-19) ..............
............................................................................................................ Pelusios castaneus
© J.-F. Trape
Fig. G-19. Pelusios castaneus.
Djikoye (Sénégal).
© J. Maran
C L É S D E D É T E R M I N AT I O N 121
Partie 4
Les lézards
Famille
Agamidae
Famille
Chamaeleonidae
Famille
Eublepharidae
Famille
Gekkonidae
Famille
Phyllodactylidae
Famille
Gerrhosauridae
Famille
Lacertidae
Famille
Scincidae
Famille
Varanidae
Identification rapide
Touffes d’épines sur le côté de la tête et du cou. Écailles dorsales carénées et mucronées
de dimensions homogènes. De 56 à 68 rangées d’écailles au milieu du corps. De 33 à
43 écailles vertébrales. Narine sur le canthus. Pas de crête caudale ni dorsale. Forêt
dense et mosaïque forêt-savane.
28° N
24° N
20° N
16° N
12° N
8° N
4° N
16° W 12° W 8° W 4° W 0° 4° E 8° E 12° E 16° E 20° E 24° E
124 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
© J.-F. Trape
Agama africana (mâle).
Forêt de Diéké (Guinée).
© J.-F. Trape
Margouillat
Common Agama
Identification rapide
Touffes d’épines sur le côté de la tête et du cou. Écailles dorsales carénées et mucronées
de dimensions homogènes. Adultes de grande taille, longueur museau-cloaque jusqu’à
15 cm. Habituellement 60 à 82 rangs d’écailles au milieu du corps et 42 à 58 écailles
vertébrales. Narine sur le canthus. Abondant dans les villes et villages et très commun
en savane.
Tête et corps couverts de petites écailles. C’est le plus facilement observable des lézards
Pupille ronde. Narine sur le canthus. Présence d’Afrique occidentale, abondant en zone
de touffes d’épines autour de l’ouverture urbaine où c’est généralement le seul agame
tympanique et sur le côté du cou. Présence rencontré. Il se tient sur les murs des maisons
d’une crête nuchale. Écailles du dos et de la et sur les arbres. Actif de jour, il se nourrit
queue carénées et mucronées (faiblement d’insectes.
28° N
24° N
20° N
16° N
12° N
8° N
4° N
16° W 12° W 8° W 4° W 0° 4° E 8° E 12° E 16° E 20° E 24° E
126 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
© J.-F. Trape
Agama agama. Mâle en coloration nuptiale.
Abidjan (Côte d’Ivoire).
© J.-F. Trape
Agame de Boé
Boé Agama
Identification rapide
Touffes d’épines sur le côté de la tête et du cou. Écailles dorsales fortement carénées et
mucronées de dimensions homogènes. Narine sous le canthus. Longueur museau-
cloaque entre 5 et 8 cm. Bandes transversales sombres. De 70 à 83 rangées d’écailles au
milieu du corps. De 39 à 50 écailles vertébrales. Guinée-Bissau et régions limitrophes du
Sénégal, de Guinée et du Mali.
28° N
24° N
20° N
16° N
12° N
8° N
4° N
16° W 12° W 8° W 4° W 0° 4° E 8° E 12° E 16° E 20° E 24° E
128 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
© J.-F. Trape
Agama boensis.
Madina Boé (Guinée-Bissau).
© J.-F. Trape
Agama boensis.
Madina Boé (Guinée-Bissau).
Agame de Bouet
Bouet’s Agama
Identification rapide
Touffes d’épines sur le côté de la tête et du cou. Écailles dorsales fortement carénées et
mucronées de dimensions homogènes. Adultes de taille moyenne, longueur museau-
cloaque comprise entre 6 et 10 cm. De 50 à 62 rangées d’écailles au milieu du corps.
Narine sur le canthus. Vit sur le sol. Zone sahélienne.
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16° W 12° W 8° W 4° W 0° 4° E 8° E 12° E 16° E 20° E 24° E
130 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
© J.-F. Trape
Agama boueti.
Koléfou (Niger).
© J.-F. Trape
Agama boueti.
Environs d’Iférouane (Niger).
Agame de Boulenger
Boulenger’s Agama
Identification rapide
Touffes d’épines sur le côté de la tête et du cou. Écailles dorsales lisses ou carénées et
mucronées de dimensions homogènes. Adultes de grande taille, longueur museau-
cloaque jusqu’à 14 cm. De 97 à 123 rangées d’écailles au milieu du corps. Narine sur le
canthus. Vit dans les zones rocheuses. Sahel et Sahara.
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16° W 12° W 8° W 4° W 0° 4° E 8° E 12° E 16° E 20° E 24° E
132 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
© J.-F. Trape
Agama boulengeri (mâle).
Soufa (Mauritanie).
© J.-F. Trape
Agame de Castroviejo
Castroviejo’s Agama
Identification rapide
Touffes d’épines sur le côté de la tête et du cou. Écailles dorsales carénées et mucronées
de dimensions homogènes. Adultes de grande taille, longueur museau-cloaque
atteignant 12 cm. De 54 à 67 rangées d’écailles au milieu du corps. Narine sur le canthus.
Troisième doigt le plus long. Zones rocheuses. Sahara mauritanien.
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16° W 12° W 8° W 4° W 0° 4° E 8° E 12° E 16° E 20° E 24° E
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© J.-F. Trape
Agama castroviejoi.
Mâle des environs d’Akjoujt (Mauritanie).
© J.-F. Trape
Agama castroviejoi.
Femelle gravide, 10 km au nord d’Akjoujt (Mauritanie).
Agame à crête
Crested Agama
Identification rapide
Touffes d’épines sur le côté de la tête et du cou. Écailles dorsales carénées et mucronées
de dimensions homogènes. Une longue crête médiane sur le dessus du corps partant de
la nuque et se prolongeant jusqu’à l’extrémité de la queue. Adultes de grande taille,
longueur museau-cloaque supérieure à 10 cm. Une double tache noire en avant de l’épaule
chez les mâles. De 71 à 90 rangées d’écailles au milieu du corps. Arboricole.
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16° W 12° W 8° W 4° W 0° 4° E 8° E 12° E 16° E 20° E 24° E
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© J.-F. Trape
Agama cristata.
Zambouroula (Mali).
© J.-F. Trape
Agama cristata.
Zambouroula (Mali).
Agame de la Bénoué
Bénoué Agama
Identification rapide
Touffes d’épines sur le côté de la tête et du cou. Écailles dorsales carénées et mucronées
de dimensions homogènes. Taches sombres bilobées sous la gorge des mâles. Adultes de
taille moyenne, longueur museau-cloaque entre 6 et 11 cm. De 74 à 98 rangées d’écailles
au milieu du corps. Narine sous le canthus. Savane.
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16° W 12° W 8° W 4° W 0° 4° E 8° E 12° E 16° E 20° E 24° E
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© J.-F. Trape
Agama doriae benueensis.
Environs de Jos (Nigeria).
© J.-F. Trape
Identification rapide
Pas de touffes d’épines sur le côté de la tête et du cou. Écailles dorsales carénées mais
non mucronées et de dimensions inégales entre elles. Adultes de petite taille, la longueur
museau-cloaque inférieure à 6 cm. De 70 à 85 rangées d’écailles au milieu du corps.
Narine sous le canthus. Vit sur le sol. Savane.
28° N
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16° W 12° W 8° W 4° W 0° 4° E 8° E 12° E 16° E 20° E 24° E
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© J.-F. Trape
Agama gracilimembris.
Mangou (Burkina Faso).
© J.-F. Trape
Agama gracilimembris.
Zambouroula (Mali).
Agame de Bibron
Bibron’s Agama
Identification rapide
Touffes d’épines sur le côté de la tête et du cou. Écailles dorsales carénées et mucronées
de dimensions homogènes. Adultes de grande taille, longueur museau-cloaque jusqu’à
13 cm. De 70 à 78 rangées d’écailles au milieu du corps. Narine juste sous le canthus.
Zones rocheuses, du Sahara occidental au nord de l’Algérie.
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© J.-F. Trape
Agama impalearis.
Tata (Maroc).
© J.-F. Trape
Agama impalearis.
Tata (Maroc).
Agame insulaire
Island Agama
Identification rapide
Touffes d’épines sur le côté de la tête et du cou. Écailles dorsales carénées et mucronées
de dimensions homogènes. Adultes de grande taille, longueur museau-cloaque jusqu’à
11 cm. De 111 à 147 rangées d’écailles au milieu du corps. Narine sous le canthus. Zones
rocheuses en savane guinéenne.
28° N
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16° W 12° W 8° W 4° W 0° 4° E 8° E 12° E 16° E 20° E 24° E
144 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
© J.-F. Trape
Agama insularis.
Chutes de Kinkon (Guinée).
© J.-F. Trape
Agama insularis.
Chutes de Kinkon (Guinée).
Agame de Lebreton
Lebreton’s Agama
Identification rapide
Touffes d’épines sur le côté de la tête et du cou. Écailles dorsales carénées et mucronées
de dimensions homogènes. Adultes de grande taille, longueur museau-cloaque jusqu’à
14 cm. De 73 à 80 rangées d’écailles au milieu du corps. De 42 à 54 écailles vertébrales.
Narine sur le canthus. Forêt et villages du sud-est du Nigeria et du sud-ouest du
Cameroun.
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16° W 12° W 8° W 4° W 0° 4° E 8° E 12° E 16° E 20° E 24° E
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© J.-F. Trape
Agama lebretoni (mâle).
Widikum (Cameroun).
© J.-F. Trape
Identification rapide
Touffes d’épines sur le côté de la tête et du cou. Écailles dorsales carénées et mucronées
de dimensions homogènes. Longueur museau-cloaque jusqu’à 10 cm. De 54 à 63 rangées
d’écailles au milieu du corps. De 29 à 37 écailles vertébrales. Narine sur le canthus.
Savane guinéenne.
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16° W 12° W 8° W 4° W 0° 4° E 8° E 12° E 16° E 20° E 24° E
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© J.-F. Trape
Agama parafricana. Femelle gravide.
Guiguisso (Bénin).
© J.-F. Trape
Identification rapide
Touffes d’épines sur le côté de la tête et du cou. Écailles dorsales fortement carénées et
mucronées de dimensions homogènes. Adultes de grande taille, longueur museau-cloaque
jusqu’à 11 cm. De 50 à 66 rangées d’écailles au milieu du corps. De 26 à 34 écailles
vertébrales. Narine sur le canthus. Savane soudano-sahélienne.
28° N
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16° W 12° W 8° W 4° W 0° 4° E 8° E 12° E 16° E 20° E 24° E
150 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
© J.-F. Trape
Agama paragama (mâle).
Zaria (Nigeria).
© J.-F. Trape
Agame du Sankaran
Sankaranian Agama
Identification rapide
Touffes d’épines sur le côté de la tête et du cou. Écailles dorsales fortement carénées et
mucronées de dimensions homogènes. Narine sous le canthus. Longueur museau-
cloaque entre 5 et 8,5 cm. Ligne vertébrale jaune, bandes transversales sombres. De
60 à 78 rangées d’écailles au milieu du corps. De 31 à 39 écailles vertébrales. Savane
soudanienne.
28° N
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16° W 12° W 8° W 4° W 0° 4° E 8° E 12° E 16° E 20° E 24° E
152 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
© J.-F. Trape
Agama sankaranica.
Kalan-Kalan (Guinée).
© J.-F. Trape
Agama sankaranica.
Oké-Owo (Bénin).
Agame du Tassili
Tassili Agama
Identification rapide
Touffes d’épines sur le côté de la tête et du cou. Écailles dorsales de la région vertébrale
sans carène nette et à peine mucronées. Adultes de grande taille, longueur museau-
cloaque jusqu’à 13,4 cm. De 63 à 78 rangées d’écailles au milieu du corps. Zones
rocheuses du Sahara central.
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16° W 12° W 8° W 4° W 0° 4° E 8° E 12° E 16° E 20° E 24° E
154 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
© J.-F. Trape
Agama tassiliensis (mâle).
Environs d’Iférouane (Niger).
© J.-F. Trape
Identification rapide
Touffes d’épines sur le côté de la tête et du cou. Écailles dorsales carénées et mucronées
de dimensions homogènes, celles de la région vertébrales fortement carénées et mucronées.
Adultes de grande taille, la longueur museau-cloaque dépassant 12 cm. De 58 à 74 rangées
d’écailles au milieu du corps. De 41 à 53 écailles vertébrales. Adamaoua et régions de
savane et mosaïques forêt-savane d’Afrique centrale.
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16° W 12° W 8° W 4° W 0° 4° E 8° E 12° E 16° E 20° E 24° E
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© M. Talla Kuete
Agama wagneri (mâle).
Mokolo (Cameroun).
© M. Talla Kuete
Agame de Weildholz
Weildholz’s Agama
Identification rapide
Pas de touffes d’épines sur le côté de la tête et du cou. Pas de crête nuchale. Écailles
dorsales carénées de dimensions homogènes. Écailles ventrales carénées. Adultes de
petite taille, longueur museau-cloaque entre 4,5 et 6,5 cm. Une tache noire sur le côté
du cou. De 68 à 82 rangées d’écailles au milieu du corps. Savane.
28° N
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8° N
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16° W 12° W 8° W 4° W 0° 4° E 8° E 12° E 16° E 20° E 24° E
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© J.-F. Trape
Agama weidholzi (femelle).
Kalan-Kalan (Guinée).
© J.-F. Trape
Agame du Sinaï
Sinai agama
Identification rapide
Partie orientale du Sahara. Aspect gracile. Ouverture tympanique grande, son diamètre
environ deux fois la distance qui la sépare de l’œil. Pas de touffes d’épines sur le côté de
la tête et du cou. Pas de crête nuchale.
37° N
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16° W 12° W 8° W 4° W 0° 4° E 8° E 12° E 16° E 20° E 24° E
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© J.-F. Trape
Pseudotrapelus sinaitus (femelle).
Désert du Néguev (Israël).
© J.-F. Trape
Agame changeant
Changeable agama
Identification rapide
Ouverture tympanique très petite, son diamètre inférieur au quart de la distance qui la
sépare de l’œil. Écailles dorsales de dimensions nettement hétérogènes. Troisième doigt
plus long que le quatrième. Plus de 90 rangées d’écailles au milieu du corps. Zone
saharienne.
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162 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
© J.-F. Trape
Trapelus boehmei (mâle).
Atar (Mauritanie).
© J.-F. Trape
Agame de Schmitz
Schmitz’ Agama
Identification rapide
Ouverture tympanique très petite, son diamètre inférieur au quart de la distance qui la
sépare de l’œil. Écailles dorsales de dimensions homogènes, à l’exception de quelques
écailles plus grandes intercalées. Quatrième doigt plus long que le troisième. Environ
90 rangées d’écailles au milieu du corps. Zone saharienne.
Tête et corps couverts de petites écailles. Aucune donnée écologique n’est disponible sur
Pupille ronde. Narine située sur le canthus. cette espèce. Il est possible que l’ensemble des
Pas de touffes d’épines sur la tête ni le cou. mentions de [Link] du Tchad et des régions
Ouverture tympanique très petite, son diamètre sahariennes limitrophes des pays voisins lui
inférieur au quart de la distance qui la sépare soit attribuable. Le deuxième spécimen connu
de l’œil. Absence de crête nuchale. Écailles du rattaché à cette espèce provient du Tassili.
dos homogènes, lisses ou faiblement carénées, Les Trapelus sont associées aux grandes
partiellement mucronées, mélangées avec étendues sablonneuses semi-désertiques.
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© P. Wagner
Trapelus schmitzi.
Environs de la guelta d’Archei (Tchad). Spécimen préservé (holotype).
© P. Wagner
Trapelus schmitzi.
Environs de la guelta d’Archei (Tchad). Spécimen préservé (holotype).
Agame de Tourneville
Erg Agama
Identification rapide
Ouverture tympanique très petite, son diamètre inférieur au quart de la distance qui la
sépare de l’œil. Écailles dorsales fortement carénées de dimensions homogènes. Tête
nettement plus longue que large. Mâles avec une grande poche gulaire. Coloration dorsale
claire avec des taches sombres régulièrement alignées. Ergs du nord de l’Algérie et de la
Tunisie.
Tête et corps couverts de petites écailles. Cette espèce est strictement associée aux zones
Pupille ronde. Narine située sur le canthus. de dunes. Elle se tient préférentiellement
Pas de touffes d’épines sur la tête ni le cou. dans le creux des dunes, là où la végétation est
Grande poche gulaire chez les mâles. Ouverture souvent assez dense. Elle est active pendant
tympanique très petite, son diamètre inférieur la journée et se nourrit surtout de petits
au quart de la distance qui la sépare de l’œil. coléoptères, de fourmis et de larves de
Absence de crête nuchale. Écailles du dos Ténébrionidés. Elle peut grimper sur les tiges
homogènes, petites, fortement carénées, non des plantes. Elle ne creuse pas de terrier pour
mucronées. Quatrième doigt et quatrième orteil s’abriter la nuit mais hiberne dans un terrier
plus longs que le troisième. Une rangée de pores de novembre à février.
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© A. Fellous
Trapelus tournevillei.
Environs d’El Oued (Algérie).
© P. Comizzoli
Trapelus tournevillei.
Environs d’El Oued (Algérie).
Identification rapide
Aspect caractéristique d’un fouette-queue. Longueur de la queue comprise entre 48 %
et 75 % de la longueur museau-cloaque. Régions arides et semi-arides du Maghreb et de
Libye au nord de 27° N.
37° N
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16° W 12° W 8° W 4° W 0° 4° E 8° E 12° E 16° E 20° E 24° E
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© J.-F. Trape
Uromastyx nigriventris.
Djebel Sarhro (Maroc).
© J.-F. Trape
Uromastyx nigriventris.
Spécimen en captivité (Maroc).
Fouette-queue de Schmidt
Schmidt’s Mastigure
Identification rapide
Aspect caractéristique d’un fouette-queue. Longueur de la queue comprise entre 79 %
et 87 % de la longueur museau-cloaque. Écailles des flancs imbriquées, certaines de
grande taille et nettement triangulaires. Coloration dorsale noire ou grisâtre. Tassili.
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16° W 12° W 8° W 4° W 0° 4° E 8° E 12° E 16° E 20° E 24° E
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© R. Sindaco
Uromastyx alfredschmidti.
Jabal Akakus (Libye).
© P. Geniez
Uromastyx alfredschmidti.
Environs de Djanet (Algérie).
Fouette-queue du Soudan
Sudan Mastigure
Identification rapide
Aspect caractéristique d’un fouette-queue. Longueur de la queue habituellement
comprise entre 58 % et 65 % de la longueur museau-cloaque. Coloration dorsale jaunâtre
avec la tête noire chez les adultes mâles. Tchad et Soudan.
28° N
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16° N
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16° W 12° W 8° W 4° W 0° 4° E 8° E 12° E 16° E 20° E 24° E
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© W. Böhme
Uromastyx dispar dispar.
Environs de Zouar (Tchad).
© T. Wilms
Identification rapide
Aspect caractéristique d’un fouette-queue. Longueur de la queue comprise entre 59 %
et 67 % de la longueur museau-cloaque. Coloration dorsale noire avec des bandes
transverses jaunes ou blanchâtres. Mauritanie et régions limitrophes du Sahara occidental
et de l’Algérie.
28° N
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16° W 12° W 8° W 4° W 0° 4° E 8° E 12° E 16° E 20° E 24° E
174 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
© J.-F. Trape
Uromastyx dispar flavifasciata.
Environs de Nbeïka (Tagant, Mauritanie).
© J.-F. Trape
Fouette-queue du Hodh
Hodh Mastigure
Identification rapide
Aspect caractéristique d’un fouette-queue. Longueur de la queue habituellement comprise
entre 63 % et 66 % de la longueur museau-cloaque. Coloration dorsale à dominante
beige, la tête, la queue et les membres de même couleur ou à peine plus grisâtres. Sud-est
de la Mauritanie.
28° N
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16° N
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16° W 12° W 8° W 4° W 0° 4° E 8° E 12° E 16° E 20° E 24° E
176 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
© J.-F. Trape
Uromastyx dispar hodhensis.
18° 06’ N, 08° 02’ W (Mauritanie).
© J.-F. Trape
Fouette-queue du Mali
Malian Mastigure
Identification rapide
Aspect caractéristique d’un fouette-queue. Longueur de la queue habituellement
comprise entre 61 % et 69 % de la longueur museau-cloaque. Coloration dorsale à
dominante jaune ou noirâtre, la tête, la queue et les membres noirs. Nord-est du Mali et
Hoggar.
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20° N
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12° N
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16° W 12° W 8° W 4° W 0° 4° E 8° E 12° E 16° E 20° E 24° E
178 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
© J.-F. Trape
Uromastyx dispar maliensis.
Environs de Tessalit (Mali).
© J.-F. Trape
Fouette-queue de Geyr
Geyr’s Mastigure
Identification rapide
Aspect caractéristique d’un fouette-queue. Longueur de la queue habituellement
comprise entre 73 % et 86 % de la longueur museau-cloaque. Coloration jaune ou
orange, avec une trame noire plus ou moins marquée dessinant de petits ocelles. Sahara
central, de l’Aïr à l’Adrar des Iforhas et au Hoggar.
28° N
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16° W 12° W 8° W 4° W 0° 4° E 8° E 12° E 16° E 20° E 24° E
180 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
© J.-F. Trape
Uromastyx geyri.
Environs de Kidal (Mali).
© J.-F. Trape
Uromastyx geyri.
Environs d’Iferouâne (Niger).
Identification rapide
Aspect caractéristique d’un fouette-queue. Très grande taille, jusqu’à plus de 50 cm.
Longueur de la queue de 62 % à 74 % de la longueur museau-cloaque. Grand nombre
d’écailles transversales au milieu du corps (297 et 301 chez les deux seuls spécimens
étudiés). Absence de pores préanaux et fémoraux. Adrar Souttouf.
28° N
24° N
20° N
16° N
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16° W 12° W 8° W 4° W 0° 4° E 8° E 12° E 16° E 20° E 24° E
182 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
© J.-A. Mateo
Uromastyx occidentalis. Moulage.
Adrar Souttouf (Sahara occidental).
© J.-A. Mateo
Uromastyx occidentalis.
Adrar Souttouf (Sahara occidental).
Caméléon africain
African Chameleon
Identification rapide
Aspect classique d’un caméléon. Coloration dominante verte. En vue de profil, partie
postérieure du casque fortement bombée avec une carène pariétale convexe. Présence
d’un éperon tarsien chez le mâle. Savanes sahélo-soudaniennes et sud du Sahara.
Tête, corps et queue recouverts de petites Ce caméléon est l’hôte habituel des acacias. Il est
écailles granuleuses de taille homogène. Tête souvent observé sur le sol quand il traverse une
bien séparée du corps. Deux yeux saillants, route ou un chemin en début de saison sèche.
recouverts d’une paupière conique percée à son Comme tous les caméléons, il est diurne et se
sommet et orientables séparément en tous sens. déplace très lentement. Il se nourrit d’insectes
Dessus de la tête avec un casque fortement et autres arthropodes qu’il capture en projetant
bombé postérieurement et une carène pariétale soudainement sa langue protractile avec une
convexe. Très longue langue vermiforme. Crête grande précision, jusqu’à une vingtaine de
gulaire présente. Corps fortement comprimé centimètres. Généralement très craint par les
latéralement. Pattes allongées, terminées par villageois, il est pourtant totalement inoffensif
des doigts opposés en forme de pince. Une seule pour l’homme.
28° N
24° N
20° N
16° N
12° N
8° N
4° N
16° W 12° W 8° W 4° W 0° 4° E 8° E 12° E 16° E 20° E 24° E
184 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
© J.-F. Trape
Chamaeleo africanus. 16° 55’ N, 16° 08’ W (Trarza, Mauritanie).
© J.-F. Trape
Caméléon commun
Common Chameleon
Identification rapide
Aspect classique d’un caméléon. Partie postérieure du casque fortement bombée et gros
lobes occipitaux. Afrique du Nord.
37° N
33° N
29° N
25° N
21° N
17° N
13° N
186 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
© J.-F. Trape
Chamaeleo chamaeleon.
Environs de Sidi Akhfennir (Maroc).
Chamaeleo chamaeleon.
23°41’N, 15°40’W (Sahara occidental, Maroc).
Caméléon gracile
Slender Chameleon
Identification rapide
Aspect classique d’un caméléon. Coloration dominante verte. Casque pointu vers l’arrière,
son bord postérieur faisant un angle aigu en vue de profil. Présence d’un éperon tarsien
chez les mâles. Savanes et forêts claires guinéennes et soudano-guinéennes.
28° N
24° N
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16° N
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16° W 12° W 8° W 4° W 0° 4° E 8° E 12° E 16° E 20° E 24° E
188 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
© J.-F. Trape
Chamaeleo gracilis.
Konsankoro (Guinée).
© J.-F. Trape
Chamaeleo gracilis.
Nsonsomea (Ghana).
Caméléon lisse
Smooth Chameleon
Identification rapide
Aspect classique d’un caméléon. Coloration verdâtre ou brunâtre. Crêtes sur la tête et le
corps peu développées. Partie arrière du casque tectiforme, son bord postérieur arrondi
ou faisant un angle obtus en vue de profil, la crête pariétale bombée. Absence d’éperon
tarsien chez les mâles. Savanes d’Afrique centrale et d’Afrique de l’Est.
28° N
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20° N
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12° N
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16° W 12° W 8° W 4° W 0° 4° E 8° E 12° E 16° E 20° E 24° E
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© M. LeBreton
Chamaeleo laevigatus.
Environs de Ngambe Tikar (Cameroun).
© M. LeBreton
Chamaeleo laevigatus.
Environs de Ngambe Tikar (Cameroun).
Identification rapide
Aspect classique d’un caméléon. Coloration dominante verte. Casque pointu vers l’arrière,
son bord postérieur faisant un angle aigu en vue de profil. Présence d’un éperon tarsien
chez les mâles. Deux gros lobes cutanés dépassant l’arrière du casque. Forêts reliques et
forêts-galeries en zone de savane guinéenne.
Description
Ce caméléon récemment découvert semble
rare, cela même dans les forêts du sud du Togo
Tête, corps et queue recouverts de petites (Missahoé) et du Bénin (Lama et Zou) d’où
écailles de taille homogène. Tête bien séparée proviennent les quelques spécimens connus
du corps. Deux yeux saillants, recouverts de cette espèce : sur plus de 400 caméléons
d’une paupière conique percée à son sommet de cette région que nous avons examinés,
et orientables séparément en tous sens. Long C. senegalensis et C. gracilis étaient les seules
casque relevé et pointu vers l’arrière. espèces représentées. Morphologiquement, le
Présence à l’arrière du casque de deux gros principal caractère distinctif entre C. necasi et
lobes cutanés en contact sur la nuque. Très C. gracilis est le fort développement des lobes
longue langue vermiforme. Crête gulaire bien cutanés à l’arrière du casque chez C. necasi.
développée. Crête ventrale présente. Crête La distribution de cette espèce est probablement
dorsale fortement marquée. Une seule griffe à plus large que celle actuellement connue et
chaque doigt. Présence d’un éperon tarsien pourrait notamment intéresser les forêts limi-
chez le mâle. Queue solide, cylindrique et trophes du sud du Ghana et du Nigeria.
28° N
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16° N
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16° W 12° W 8° W 4° W 0° 4° E 8° E 12° E 16° E 20° E 24° E
192 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
© K. Ullenbruch
Chamaeleo necasi.
Spécimen en captivité (Bénin).
© J.-F. Trape
Chamaeleo necasi.
Paratype de Kpalimé (Togo).
Caméléon du Sénégal
Senegal Chameleon
Identification rapide
Aspect classique d’un caméléon. Coloration dominante verte. Partie arrière du casque
aplatie, son bord postérieur faisant un angle droit ou obtus en vue de profil. Absence
d’éperon tarsien chez les mâles. Savane.
28° N
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20° N
16° N
12° N
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4° N
16° W 12° W 8° W 4° W 0° 4° E 8° E 12° E 16° E 20° E 24° E
194 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
© J.-F. Trape
Chamaeleo senegalensis.
Mbour (Sénégal).
© J.-F. Trape
Chamaeleo senegalensis.
Adjido (Bénin).
Caméléon nain
Pigmy Chameleon
Identification rapide
Tout petit caméléon, moins de 10 cm de long. Couleur d’une feuille morte. Queue non
préhensile et beaucoup plus courte que le corps. Deux griffes à chaque doigt. Forêt
dense du sud-est du Nigeria.
28° N
24° N
20° N
16° N
12° N
8° N
4° N
16° W 12° W 8° W 4° W 0° 4° E 8° E 12° E 16° E 20° E 24° E
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© A. Schmitz
Rhampholeon spectrum.
Mont Kupe (Cameroun).
© W. Böhme
Rhampholeon spectrum.
Mont Nionako (Cameroun).
Caméléon à crête
Crested Chameleon
Identification rapide
Aspect classique d’un caméléon. Présence d’une longue et haute crête ondulante sur la
ligne dorsale maintenue par des structures rigides régulièrement espacées. Coloration
brunâtre chez le mâle, verte chez la femelle. Forêt dense.
28° N
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16° W 12° W 8° W 4° W 0° 4° E 8° E 12° E 16° E 20° E 24° E
198 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
© J.-F. Trape
Trioceros cristatus.
Lomié (Cameroun).
© J.-F. Trape
Trioceros cristatus.
Lomié (Cameroun).
Caméléon à 3 cornes
Three-horned Chameleon
Identification rapide
Aspect classique d’un caméléon. Coloration de base verte foncée avec des bandes
sombres. Mâles avec trois cornes, femelles sans cornes. Absence de crête gulaire et de
crête ventrale. Queue très longue, plus d’une fois et demie la longueur du reste du corps.
Forêt dense du sud-est du Nigeria.
28° N
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16° N
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8° N
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16° W 12° W 8° W 4° W 0° 4° E 8° E 12° E 16° E 20° E 24° E
200 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
© M. Glazer
Trioceros oweni (mâle).
Haute Sangha (Congo).
© M. Glazer
Identification rapide
Aspect classique d’un caméléon. Coloration de base verte. Mâles avec quatre cornes et
un voile en forme de nageoire sur la queue, femelles sans cornes ni voile. Crête gulaire et
début de la crête ventrale fortement dentelés. Crête dorsale très marquée. Forêts de
montagne du sud-est du Nigeria et du Cameroun limitrophe.
28° N
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16° W 12° W 8° W 4° W 0° 4° E 8° E 12° E 16° E 20° E 24° E
202 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
© J.-F. Trape
Trioceros quadricornis gracilior (mâle).
Mont Oku (Cameroun).
© J.-F. Trape
Caméléon dentelé
Serrated Chameleon
Identification rapide
Aspect classique d’un caméléon. Coloration de base verte ou brun orangé. Présence
d’une crête dentelée sur le dos et la queue des mâles. Écailles sur le côté du corps de
taille hétérogène, avec de grandes écailles bordées de petites écailles. Crête gulaire
épineuse, la longueur des épines une à deux fois plus longue que l’ouverture des yeux.
Régions de montagne du sud-est du Nigeria et du Cameroun limitrophe.
28° N
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16° W 12° W 8° W 4° W 0° 4° E 8° E 12° E 16° E 20° E 24° E
204 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
© J.-F. Trape
Trioceros serratus (mâle).
Mont Oku (Cameroun).
© J.-F. Trape
Caméléon de Wiedersheim
Wiedersheim’s Chameleon
Identification rapide
Aspect classique d’un caméléon. Coloration de base verte ou brun orangé. Présence
d’une forte crête dentelée sur le dos et la queue des mâles. Écailles sur le côté du corps
de taille hétérogène, avec de grandes écailles bordées de petites écailles. Crête gulaire
épineuse, la longueur des épines jusqu’à deux fois le diamètre de l’ouverture des yeux.
Monts Gotel au Nigeria, Tchabal Gangdaba et Tchabal Mbabo au Cameroun.
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16° W 12° W 8° W 4° W 0° 4° E 8° E 12° E 16° E 20° E 24° E
206 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
© M. LeBreton
Trioceros wiedersheimi (mâle).
Tchabal Mbabo (Cameroun).
© M. LeBreton
Identification rapide
Coloration caractéristique, avec de grandes taches brun foncé sur fond clair dans les
deux sexes et une ligne vertébrale blanche chez les mâles. Tête et corps couverts de
petits granules. De nombreux tubercules sur le corps. Pupille verticale. Paupière mobile,
recouvrant les yeux lorsqu’elle se ferme. Doigts cylindriques. Queue courte et épaisse.
28° N
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16° W 12° W 8° W 4° W 0° 4° E 8° E 12° E 16° E 20° E 24° E
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© J.-F. Trape
Hemitheconyx caudicinctus.
Mâle et femelle des environs de Kédougou (Sénégal).
© J.-F. Trape
Cnemaspis géant
Giant Forest Gecko
Identification rapide
Tête et corps couverts de petits granules. Pupille ronde. Doigts cylindriques sans aucune
dilatation. Distance museau-cloaque habituellement supérieure à 60 mm. Plusieurs
tubercules disposés en rosette au niveau du cou. Queue en majeure partie lisse. Cinq
phalanges dont la deuxième vestigiale au quatrième orteil. Plusieurs plaques arrondies
sous chaque orteil. 15 ou 16 pores préanaux chez le mâle disposés en angle obtus.
Plateau de Jos au Nigeria.
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16° W 12° W 8° W 4° W 0° 4° E 8° E 12° E 16° E 20° E 24° E
210 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
© J.-F. Trape
Cnemaspis gigas.
Falaise de Riyom près de Jos (Nigeria).
© J.-F. Trape
Cnemaspis gigas.
Falaise de Riyom près de Jos (Nigeria).
Cnemaspis occidental
Western Forest Gecko
Identification rapide
Tête et corps couverts de petits granules. Pupille ronde. Doigts cylindriques sans aucune
dilatation. Un ou deux tubercules de chaque côté du cou. Queue en majeure partie lisse.
Quatre phalanges au quatrième orteil. Plusieurs plaques arrondies sous chaque orteil.
De 8 à 12 pores préanaux chez le mâle disposés en angle aigu.
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16° W 12° W 8° W 4° W 0° 4° E 8° E 12° E 16° E 20° E 24° E
212 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
© J.-F. Trape
Cnemaspis occidentalis.
Forêt de Ziama (Guinée).
© J.-F. Trape
Cnemaspis occidentalis.
Forêt de Ziama (Guinée).
Cnemaspis pétrodrome
Ondo Forest Gecko
Identification rapide
Tête et corps couverts de petits granules. Pupille ronde. Doigts cylindriques sans
aucune dilatation. Plusieurs tubercules disposés en rosette au niveau du cou. Queue en
majeure partie lisse. Quatre phalanges au quatrième orteil. Une seule plaque arrondie
sous chaque orteil. De 8 à 12 pores préanaux chez le mâle disposés en angle obtus.
28° N
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16° W 12° W 8° W 4° W 0° 4° E 8° E 12° E 16° E 20° E 24° E
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© J.-F. Trape
Cnemaspis petrodroma.
Idanre (Nigeria).
© J.-F. Trape
Cnemaspis petrodroma.
Idanre (Nigeria).
Identification rapide
Tête et corps couverts de petits granules. Pupille ronde. Doigts cylindriques sans
aucune dilatation. Un seul tubercule au niveau du cou. Des tubercules pointus sur toute
la longueur de la queue. Quatre phalanges au quatrième orteil. Une seule plaque arrondie
sous chaque orteil. De 6 à 10 pores préanaux chez le mâle disposés en angle obtus.
28° N
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20° N
16° N
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4° N
16° W 12° W 8° W 4° W 0° 4° E 8° E 12° E 16° E 20° E 24° E
216 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
© J.-F. Trape
Cnemaspis spinicollis.
Alédjo (Togo).
© J.-F. Trape
Cnemaspis spinicollis.
Alédjo (Togo).
Identification rapide
Tête et corps couverts de petits granules. Pupille à fente verticale. Doigts élargis à leur
base, la partie distale étroite et fuselée. Présence de gros tubercules disséminés sur le
dos, la distance qui les sépare nettement supérieure à leur diamètre, certains des tuber-
cules entièrement ou partiellement blanc éclatant, d’autres presque noirs et d’autres
beiges. Écailles sous-caudales médianes fortement élargies. Présence de tubercules sur
la queue.
28° N
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20° N
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16° W 12° W 8° W 4° W 0° 4° E 8° E 12° E 16° E 20° E 24° E
218 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
© J.-F. Trape
Hemidactylus albituberculatus.
Koto (Bénin).
© J.-F. Trape
Hemidactylus albituberculatus.
Riyom (Nigeria).
Identification rapide
Tête et corps couverts de petits granules. Pupille à fente verticale. Doigts élargis à leur base,
la partie distale étroite et fuselée. Présence de petits tubercules disséminés sur le dos, la
distance qui les sépare nettement supérieure à leur diamètre. Écailles sous-caudales médianes
fortement élargies. Présence de tubercules sur la queue. Coloration caractéristique, avec
une bande vertébrale blanchâtre et des bandes transverses beiges sur fond clair.
28° N
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20° N
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16° W 12° W 8° W 4° W 0° 4° E 8° E 12° E 16° E 20° E 24° E
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© J.-F. Trape
Hemidactylus albivertebralis.
Anomabu (Ghana).
© J.-F. Trape
Hemidactylus albivertebralis.
Anomabu (Ghana).
Identification rapide
Le plus commun des geckos. Tête et corps couverts de petits granules. Pupille à fente
verticale. Doigts élargis à leur base, à lamelles divisées, la partie distale étroite et fuse-
lée. Présence de gros tubercules sur le dos, la distance qui les sépare inférieure ou égale
à leur diamètre. Écailles sous-caudales médianes élargies. Présence de tubercules sur la
queue.
Tête et corps couverts de petits granules juxta- En savane, ce gecko reste caché sous l’écorce
posés. Yeux sans paupière mobile, ne pouvant des arbres ou dans d’autres abris pendant la
pas se fermer. Pupille à fente verticale étroite. journée et sort la nuit pour chasser le plus
Dos parsemé de gros tubercules disposés en souvent au sol. Dans les villes, il affectionne
14 à 25 rangées transversalement à mi-corps. tout particulièrement les murs des maisons, à
Distance entre les tubercules inférieure ou proximité de sources de lumière qui attirent
égale au diamètre des tubercules. Doigts et les insectes nocturnes. C’est à tort que son
orteils élargis à leur base, étroits et fuselés urine est parfois accusée de provoquer des
dans leur partie distale. Lamelles adhésives brûlures.
28° N
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© J.-F. Trape
Hemidactylus angulatus.
Kourougué (Mali).
© J.-F. Trape
Hemidactylus angulatus.
Méchiméré (Tchad).
Gecko d’Ansorg
Ansorg’s Half-toed Gecko
Identification rapide
Tête et corps couverts de petits granules. Pupille à fente verticale. Doigts élargis à leur
base, la partie distale étroite et fuselée. Présence de petits tubercules sur le dos, la dis-
tance qui les sépare nettement supérieure à leur diamètre. Museau fortement allongé.
Corps gracile. Écailles sous-caudales médianes non élargies. Présence de tubercules sur
la queue. Forêt.
28° N
24° N
20° N
16° N
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16° W 12° W 8° W 4° W 0° 4° E 8° E 12° E 16° E 20° E 24° E
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© J.-F. Trape
Hemidactylus ansorgii.
Abusuapede (Ghana).
© J.-F. Trape
Hemidactylus ansorgii.
Abusuapede (Ghana).
Gecko du Bénin
Benin Half-toed Gecko
Identification rapide
Tête et corps couverts de petits granules. Pupille à fente verticale. Doigts élargis à leur
base, la partie distale étroite et fuselée. Présence de petits tubercules disséminés sur le
dos. Écailles sous-caudales médianes fortement élargies. Queue entièrement lisse.
Rochers en savane.
Tête et corps couverts de petits granules Cette espèce nouvellement découverte est
juxtaposés. Yeux sans paupière mobile, ne étroitement associée aux grands blocs rocheux
pouvant pas se fermer. Pupille à fente verticale qui sont caractéristiques des collines de
étroite. Une paire de postmentales fortement Dassa-Zoumé dans le sud du Bénin. Ce type de
élargies, en contact derrière la mentale. Dos formation géologique se prolongeant dans le
parsemé de nombreux petits tubercules centre du Bénin et au Nigeria, la distribution
saillants, disposés en 14 à 16 rangées transver- de l’espèce est probablement plus vaste. Plus au
salement à mi-corps. Extrémités des membres nord, la même niche écologique est occupée par
avec les doigts et orteils élargis à leur base, Ptyodactylus ragazzii, Phyllodactylidé éga-
étroits et fuselés dans leur partie distale. lement de grande taille, ripicole et nocturne.
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© J.-F. Trape
Hemidactylus beninensis.
Dassa-Zoumé (Bénin).
© J.-F. Trape
Hemidactylus beninensis.
Dassa-Zoumé (Bénin).
Gecko à bandes
Banded Half-toed Gecko
Identification rapide
Coloration caractéristique avec de larges bandes transversales sombres sur le dessus du
corps et de la queue. Tête et corps couverts de petits granules. Pupille à fente verticale.
Doigts élargis à leur base, la partie distale étroite et fuselée. Présence de gros tubercules
disséminés sur le dos. Écailles sous-caudales médianes élargies. Absence de tubercules
sur la queue. Forêt.
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© J.-F. Trape
Hemidactylus fasciatus.
Mont Nimba (Guinée).
© J.-F. Trape
Hemidactylus fasciatus.
Mont Nimba (Guinée).
Identification rapide
Tête et corps couverts de petits granules. Pupille verticale. Doigts élargis à leur base, la
partie distale étroite et fuselée. Présence de petits tubercules sur le dos, la distance qui les
sépare supérieure à leur diamètre. Museau allongé. Un seul granule internasal. Écailles
sous-caudales médianes élargies de forme hexagonale. De 10 à 12 pores préanofémoraux
chez les mâles. Présence de tubercules sur la queue. Savane.
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© L. Chirio
Hemidactylus kundaensis.
Kunda (Guinée).
© L. Chirio
Hemidactylus kundaensis.
Bambaya (Guinée).
Identification rapide
Tête et corps couverts de petits granules. Pupille à fente verticale. Doigts élargis à leur
base, la partie distale étroite et fuselée. Habituellement une seule lamelle sous-digitale
double au premier doigt et deux au premier orteil. Présence de gros tubercules sur le dos,
la distance entre les tubercules inférieure à leur diamètre, ceux de la région temporale, du
sacrum et de la base de la queue presque juxtaposés. Présence de tubercules sur la queue.
Tête et corps couverts de petits granules juxta- La coloration dorsale est brunâtre avec quelques
posés. Pupille à fente verticale étroite. Museau dessins sombres irréguliers. La face ventrale
allongé, la distance entre l’œil et l’extrémité est claire.
du museau nettement supérieure à la distance
Histoire naturelle
entre l’œil et le tympan. Région temporale
couverte de tubercules coniques avec seulement Ce gecko a été capturé sur le sol dans une
de rares granules intercalés. Dos parsemé de plantation de teck, ainsi que dans des champs
tubercules coniques faiblement carénés disposés et des villages en bordure de la forêt de Lama.
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16° W 12° W 8° W 4° W 0° 4° E 8° E 12° E 16° E 20° E 24° E
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© J.-F. Trape
Hemidactylus lamaensis.
Forêt de Lama (Bénin).
© J.-F. Trape
Hemidactylus lamaensis.
Koto (Bénin).
Identification rapide
Tête et corps couverts de petits granules. Pupille à fente verticale. Doigts élargis à leur
base, la partie distale étroite et fuselée. Présence de petits tubercules disséminés sur le
dos, la distance qui les sépare nettement supérieure à leur diamètre. Écailles sous-cau-
dales médianes fortement élargies. Présence de tubercules sur la queue. Au moins 24
pores préanofémoraux chez les mâles. Des chevrons sombres sur le dos. Villes et vil-
lages.
Description
Ce gecko est avant tout observé la nuit quand
il se tient en embuscade à proximité des
Tête et corps couverts de petits granules juxta- sources de lumière électrique où il guette les
posés. Yeux sans paupière mobile, ne pouvant insectes. Il est également souvent actif de jour
pas se fermer. Pupille à fente verticale étroite. dans les pièces sombres des habitations.
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© J.-F. Trape
Hemidactylus mabouia.
Dakar (Sénégal).
© J.-F. Trape
Hemidactylus mabouia.
Dakar (Sénégal).
Gecko de Matschie
Matschie’s Half-toed Gecko
Identification rapide
Tête et corps couverts de petits granules. Pupille à fente verticale. Doigts dilatés à leur
base, la partie distale étroite et fuselée. Absence complète de tubercules sur le dos.
Granules d’une même partie du dos de taille inégale. Chevauchement des granules de la
partie arrière du dos, au niveau des membres postérieurs. Savane.
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© J.-F. Trape
Hemidactylus matschiei.
Environs de Yégué (Togo).
© J.-F. Trape
Hemidactylus matschiei.
Environs de Yégué (Togo).
Gecko hérissé
Prickly Half-toed Gecko
Identification rapide
Tête et corps couverts de petits granules. Pupille à fente verticale. Doigts élargis à leur
base, la partie distale étroite et fuselée. Présence de petits tubercules sur le dos, la distance
qui les sépare nettement supérieure à leur diamètre. Museau court. Corps épais. Écailles
sous-caudales médianes non élargies. Présence de tubercules pointus sur la queue.
Forêt.
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© O. Pauwels
Hemidactylus muriceus.
Gamba (Gabon).
© J.-F. Trape
Hemidactylus muriceus.
Spécimen préservé. Mont Béro (Guinée).
Identification rapide
Tête et corps couverts de petits granules. Pupille à fente verticale. Doigts élargis à leur
base, la partie distale étroite et fuselée. Présence de petits tubercules sur le dos, la
distance qui les sépare supérieure à leur diamètre. Deux ou trois granules internasaux.
Écailles sous-caudales médianes élargies de forme hexagonale. Présence de tubercules
sur la queue. Forêt dense.
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© K. Henle
Hemidactylus pseudomuriceus.
Parc national d’Azagny (Côte d’Ivoire).
© J.-F. Trape
Hemidactylus pseudomuriceus.
Parc National d’Azagny (Côte d’Ivoire).
Gecko de Richardson
Richardson’s Half-toed Gecko
Identification rapide
Tête et corps couverts de petits granules. Pupille à fente verticale. Doigts fortement
élargis à leur base et palmés, la partie distale étroite et fuselée. Seulement une ou deux
lignes de tubercules sur chaque flanc. Écailles sous-caudales médianes élargies.
Présence de tubercules sur la queue. Forêt dense.
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© L. Chirio
Hemidactylus richardsoni.
Ivindo (Gabon).
© O. Pauwels
Hemidactylus richardsoni.
Ivindo (Gabon).
Lygodactyle de Conrau
Conrau’s Dwarf Gecko
Identification rapide
Tête et corps couverts de petits granules. Pupille ronde. Doigts en partie dilatés. Dessus
du corps de couleur à dominante verte ou brunâtre. Absence de chevrons sombres sur la
gorge. Un seul rang de lamelles sous-caudales. Écaille mentale entière.
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© J.-F. Trape
Lygodactylus conraui.
Idanre (Nigeria).
© J.-F. Trape
Lygodactylus conraui.
Lamto (Côte d’Ivoire).
Lygodactyle de Fischer
Fischer’s Dwarf Gecko
Identification rapide
Tête et corps couverts de petits granules. Pupille ronde. Doigts en partie élargis.
Dessus du corps brun avec ou sans trois bandes claires. Absence de chevrons sombres
sur la gorge. Deux rangs de lamelles sous-caudales. Écaille mentale avec deux fissures
latéro-pariétales.
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16° W 12° W 8° W 4° W 0° 4° E 8° E 12° E 16° E 20° E 24° E
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© J.-F. Trape
Lygodactylus fischeri.
Lanta (Bénin).
© J.-F. Trape
Lygodactylus fischeri.
Lanta (Bénin).
Lygodactyle à chevrons
Chevron-throated Dwarf Gecko
Identification rapide
Tête et corps couverts de petits granules. Pupille ronde. Doigts en partie élargis.
Dessus du corps grisâtre. Gorge jaune avec des chevrons noirs. Un seul rang de lamelles
sous-caudales. Écaille mentale entière.
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16° W 12° W 8° W 4° W 0° 4° E 8° E 12° E 16° E 20° E 24° E
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© J.-F. Trape
Lygodactylus gutturalis.
Sambaïlo (Guinée).
© J.-F. Trape
Lygodactylus gutturalis.
Mlomp (Sénégal).
Identification rapide
Tête et corps couverts de petits granules. Pupille verticale. Doigts cylindriques sans
aucun élargissement. Absence de tubercules disséminés sur le dos. Sahara.
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16° W 12° W 8° W 4° W 0° 4° E 8° E 12° E 16° E 20° E 24° E
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© P. Geniez
Pristurus adrarensis.
Zerga (Adrar, Mauritanie).
© P. Geniez
Pristurus adrarensis.
Zerga (Adrar, Mauritanie).
Saurodactyle de Brosset
Brosset’s Lizard-toed Gecko
Identification rapide
Tête et corps couverts de petits granules. Pupille verticale. Doigts cylindriques sans
aucun élargissement. Pas de tubercules sur le corps ni sous la base de la queue. Maroc.
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© P. Geniez
Saurodactylus brosseti.
Environs d’Ouarzazate (Maroc).
© P. Geniez
Saurodactylus brosseti.
Ras Tafs (Maroc).
Sténodactyle de Pétrie
Petrie’s Gecko
Identification rapide
Tête et corps couverts de petits granules. Pupille verticale. Doigts cylindriques sans
aucun élargissement. Présence de barres transversales sombres mal délimitées sur le
dessus de la queue, au nombre d’une quinzaine. En vue ventrale, queue brutalement
rétrécie en arrière d’un double renflement basal. Sahara et Sahel.
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© J.-F. Trape
Stenodactylus petrii.
16° 59’ N, 16° 06’ W (Mauritanie).
© J.-F. Trape
Stenodactylus petrii.
21° 48’N, 15° 43’ W (Sahara occidental).
Sténodactyle élégant
Elegant Gecko
Identification rapide
Tête et corps couverts de petits granules. Pupille verticale. Doigts cylindriques sans
aucun élargissement. Présence de barres transversales sombres bien délimitées sur le
dessus de la queue, au nombre d’une dizaine. En vue ventrale, rétrécissement progressif
de la queue en arrière d’un double renflement basal. Sahara et Sahel.
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Stenodactylus sthenodactylus.
22° 55’ N, 12° 09’ W (guelb El Rhein, Mauritanie).
© J.-F. Trape
Stenodactylus sthenodactylus.
17° 01’ N, 02° 06’ E (Adrar des Iforas, Mali).
Identification rapide
Tête et corps couverts de petites écailles fortement imbriquées sur le dos et le ventre.
Pupille verticale. Doigts cylindriques sans aucun élargissement. Écailles ventrales et
dorsales fortement carénées. Large contact en arrière de la symphysiale entre les deux
mentonnières antérieures. Mentonnières postérieures à peine plus grandes que les
gulaires.
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© J.-F. Trape
Tropiocolotes algericus.
23° 34’ N, 15° 53’ W (environs d’El Argoub, Sahara occidental).
© J.-F. Trape
Tropiocolotes algericus.
23° 34’ N, 15° 53’ W (environs d’El Argoub, Sahara occidental).
Identification rapide
Tête et corps couverts de petites écailles fortement imbriquées sur le dos et le ventre.
Pupille verticale. Doigts cylindriques sans aucun élargissement. Écailles ventrales
entièrement lisses, écailles dorsales lisses ou parfois faiblement carénées.
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© M. Cheylan
Tropiocolotes steudneri.
Tassili (Algérie).
© M. Cheylan
Tropiocolotes steudneri.
Tassili (Algérie).
Identification rapide
Tête et corps couverts de petites écailles fortement imbriquées sur le dos et le ventre.
Pupille verticale. Doigts cylindriques sans aucun élargissement. Écailles ventrales et
dorsales fortement carénées. Large contact en arrière de la symphysiale entre les deux
mentonnières antérieures. Grandes mentonnières postérieures.
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© J.-F. Trape
Tropiocolotes tripolitanus.
22° 37’ N, 14° 28’ W (Sahara occidental).
© J.-F. Trape
Tropiocolotes tripolitanus.
19° 41’ N, 12° 50’ W (Mauritanie).
Identification rapide
Tête et corps couverts de petits granules. Extrémité de chaque doigt fortement élargie
en forme de double éventail. De 12 à 16 lamelles sous chaque doigt. Zones rocheuses du
nord du Sahara au Maghreb.
Tête et corps couverts de petits granules jux- Ce petit gecko palmé nord-africain est facilement
taposés. Yeux de grande taille, sans paupière identifiable grâce à ses doigts caractéristiques.
mobile, ne pouvant pas se fermer. Pupille Il est associé aux milieux rupestres : falaises,
verticale. Une douzaine de rangées de petits éboulis, crêtes rocheuses et autres reliefs. Les
tubercules disséminés sur le corps, distants adultes se réfugient dans les fentes des rochers,
d’un à deux milimètres. De 94 à 134 granules les juvéniles souvent s’abritent sous de grosses
autour du milieu du corps. Pas de pores préanaux pierres. Ils sont actifs dès la fin de la journée,
ni fémoraux chez les mâles, mais présence de la nuit, et en début de matinée. Ils se nourris-
tubercules à la base de la queue qui est plus sent d’insectes divers. En hiver, l’activité est
large chez les mâles que chez les femelles. interrompue pendant la partie la plus froide
Extrémité des membres avec cinq doigts de de la nuit.
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© J.-F. Trape
Ptyodactylus oudrii.
Environs de Biskra (Algérie).
© J.-F. Trape
Ptyodactylus oudrii.
Environs de Biskra (Algérie).
Identification rapide
Tête et corps couverts de petits granules. Extrémité de chaque doigt fortement élargie
en forme de double éventail. Une vingtaine de lamelles sous chaque doigt. Surfaces
rocheuses. Sahara central et zone soudano-sahélienne.
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© J.-F. Trape
Ptyodactylus ragazzii.
Environs d’Ougarou (Burkina Faso).
© J.-F. Trape
Ptyodactylus ragazzii.
Environs d’Ouo (Mali).
Tarente annelée
Ringed Wall Gecko
Identification rapide
Tête et corps couverts de petits granules. Pupille verticale. Extrémité des doigts élargie
en forme de raquette. Quatre taches blanches et noires disposées en carré sur le dos en
arrière de la nuque près de la jonction des membres antérieurs.
Tête et corps couverts de petits granules jux- Cette tarente de grande taille et de forme
taposés. Yeux de grande taille, sans paupière massive est étroitement associée aux falaises
mobile, ne pouvant pas se fermer. Pupille ver- et aux amas de gros blocs rocheux où elle vit
ticale. Aspect du dos hétérogène, avec de gros en colonies souvent très nombreuses. Occasion-
tubercules disséminés au milieu des granules nellement, on la rencontre également sur des
et disposés le plus souvent sur 14 rangées, murs de maisons, dans des puits ou sur des
parfois sur 12 rangées seulement, ceux des six arbres. Active de jour et nuit, elle se nourrit
rangées médianes plus petits que ceux des d’insectes et de lézards. Elle cherche à mordre
rangées latérales. De 137 à 194 rangées de lorsqu’elle est manipulée mais sa mâchoire
granules autour du corps. Membres antérieurs peu puissante est incapable de provoquer une
et postérieurs avec les doigts fortement élargis blessure.
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16° W 12° W 8° W 4° W 0° 4° E 8° E 12° E 16° E 20° E 24° E
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Tarentola annularis.
Mataya (Tchad).
© J.-F. Trape
Tarentola annularis.
19° 28’ N, 14° 42’ W (Environs d’Akjoujt, Mauritanie).
Tarente de Böhme
Böhme’s Wall Gecko
Identification rapide
Tête et corps couverts de petits granules. Pupille verticale. Extrémité des doigts élargie
en forme de raquette. Rosettes de tubercules secondaires seulement autour des tuber-
cules latéraux. Narine en contact avec la rostrale. Maroc.
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© P. Geniez
Tarentola boehmei.
Âouïnet-Torkoz (Maroc).
© P. Geniez
Tarentola boehmei.
Assa (Maroc).
Gecko casqué
Helmeted Wall Gecko
Identification rapide
Tête et corps couverts de petits granules. Pupille verticale. Doigts faiblement élargis sur
toute leur longueur. Partie postérieure de la tête avec de gros tubercules coniques
formant un « casque » caractéristique de cette espèce. Sahara atlantique.
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© J.-F. Trape
Tarentola chazaliae.
26° 13’ N, 14° 20’ W (environs de Boujdour, Sahara occidental).
© J.-F. Trape
Tarentola chazaliae.
21° 16’ N, 16° 40’ W (environs de Nouâdhibou, Mauritanie).
Tarente du désert
Desert Wall Gecko
Identification rapide
Tête et corps couverts de petits granules. Pupille verticale. Extrémité des doigts élargie
en forme de raquette. Rosettes de tubercules secondaires autour de gros tubercules
dorsaux. Narine séparée de la rostrale. De 21 à 25 écailles et lamelles sous le cinquième
orteil. Oasis du nord du Sahara.
37° N
33° N
29° N
25° N
21° N
17° N
13° N
274 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
© J.-F. Trape
Tarentola deserti.
Ghardaïa (Algérie).
© J.-F. Trape
Tarentola deserti.
Ghardaïa (Algérie).
Tarente arboricole
African Wall Gecko
Identification rapide
Tête et corps couverts de petits granules. Pupille verticale. Extrémité des doigts élargie
en forme de raquette. Présence de trois chevrons sur le dos. Une bande sombre bien
marquée entre l’œil et le deuxième chevron dorsal. En savane, du Mali au Tchad.
28° N
24° N
20° N
16° N
12° N
8° N
4° N
16° W 12° W 8° W 4° W 0° 4° E 8° E 12° E 16° E 20° E 24° E
276 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
© J.-F. Trape
Tarentola ephippiata.
Environs de Bougouni (Mali).
© J.-F. Trape
Tarentola ephippiata.
Environs de Titao (Burkina Faso).
Tarente du Hoggar
Hoggar Wall Gecko
Identification rapide
Tête et corps couverts de petits granules. Pupille verticale. Extrémité des doigts élargie
en forme de raquette. Présence de quatre à cinq motifs dorsaux symétriques. De 68 à
98 rangées transversales de granules au milieu du corps. De 10 à 14 granules entre les
yeux. Tubercules du dos entièrement lisses. Sahara et zone nord-sahélienne.
37° N
33° N
29° N
25° N
21° N
17° N
13° N
278 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
© J.-F. Trape
Tarentola hoggarensis.
17° 00’ N, 11° 57’ W (environs d’Ekamour, Mauritanie).
© J.-F. Trape
Tarentola hoggarensis.
18° 00’ N, 12° 16’ W (oasis de Nbeika, Mauritanie).
Tarente de Maurétanie
Moorish Wall Gecko
Identification rapide
Tête et corps couverts de petits granules. Pupille verticale. Extrémité des doigts élargie
en raquette. Tubercules dorsaux entourés d’une rosette. De 16 à 21 écailles et lamelles
sous le cinquième orteil. Narine en contact ou séparée de la rostrale. Bordure nord du
Sahara.
37° N
33° N
29° N
25° N
21° N
17° N
13° N
280 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
© J.-F. Trape
Tarentola mauritanica mauritanica.
Biskra (Algérie).
© J.-F. Trape
Tarente négligée
Algerian Wall Gecko
Identification rapide
Tête et corps couverts de petits granules. Pupille verticale. Extrémité des doigts élargie
en forme de raquette. Rostrale n’atteignant pas les narines. 12 à 14 rangées de tubercules
au milieu du corps. De 11 à 13 écailles élargies et lamelles sous le premier doigt. Sahara.
33° N
29° N
25° N
21° N
17° N
13° N
16° W 12° W 8° W 4° W 0° 4° E 8° E 12° E 16° E 20° E 24° E
282 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
© P. Geniez
Tarentola neglecta.
Zaafrane (Tunisie).
© P. Geniez
Tarentola neglecta.
Zaafrane (Tunisie).
Tarente mouchetée
White-spotted Wall Gecko
Identification rapide
Tête et corps couverts de petits granules. Pupille verticale. Extrémité des doigts élargie
en forme de raquette. Douze rangées de tubercules au milieu du corps. Huit rangées de
gros tubercules caudaux, la rangée externe très développée et bien visible en vue ventrale
de la queue. Coloration dorsale beige clair avec des mouchetures blanches.
28° N
24° N
20° N
16° N
12° N
8° N
4° N
16° W 12° W 8° W 4° W 0° 4° E 8° E 12° E 16° E 20° E 24° E
284 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
© J.-F. Trape
Tarentola parvicarinata.
21° 01’ N, 13° 03’ W (environs de Choûm, Mauritanie).
© J.-F. Trape
Tarentola parvicarinata.
Bamako (Mali).
Identification rapide
Tête et corps couverts de petits granules. Pupille verticale. Extrémité des doigts dilatée
en forme de raquette. De 14 à 16 rangées de tubercules au milieu du corps. Seulement
six rangées de tubercules caudaux, la rangée externe à peine visible latéralement en vue
ventrale. Coloration dorsale beige ou brunâtre tachetée de sombre, sans dessin régulier
sauf sur la queue dont l’aspect est annelé. Montagnes de Guinée et de Sierra Leone.
28° N
24° N
20° N
16° N
12° N
8° N
4° N
16° W 12° W 8° W 4° W 0° 4° E 8° E 12° E 16° E 20° E 24° E
286 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
© J.-F. Trape
Tarentola pastoria.
Environs de Kindia (Guinée).
© J.-F. Trape
Tarentola pastoria.
Environs de Kindia (Guinée).
Tarente de Sénégambie
Senegambian Wall Gecko
Identification rapide
Tête et corps couverts de petits granules. Pupille verticale. Extrémité des doigts élargie en
forme de raquette. Présence de quatre motifs dorsaux symétriques. De 99 à 125 rangées
transversales de granules au milieu du corps. De 14 à 18 granules entre les yeux.
Sénégal, Gambie et Guinée-Bissau.
28° N
24° N
20° N
16° N
12° N
8° N
4° N
16° W 12° W 8° W 4° W 0° 4° E 8° E 12° E 16° E 20° E 24° E
288 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
© J.-F. Trape
Tarentola senegambiae.
Dielmo (Sénégal).
© J.-F. Trape
Tarentola senegambiae.
Madina Boé (Guinée-Bissau).
Grand gerrhosaure
Rough-scaled Plated Lizard
Identification rapide
De 16 à 20 rangées de plaques dorsales quadrangulaires parfaitement alignées au milieu
du corps. Un repli cutané latéral de chaque côté du ventre. Coloration dorsale sombre.
Zones rocheuses en savane.
28° N
24° N
20° N
16° N
12° N
8° N
4° N
16° W 12° W 8° W 4° W 0° 4° E 8° E 12° E 16° E 20° E 24° E
290 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
© S. Spawls
Gerrhosaurus major bottegoi.
Environs de Wa (Ghana).
© M. LeBreton
Acanthodactyle doré
Western Sahara Fringe-toed Lizard
Identification rapide
Collier présent. Orteils avec des franges latérales. Ouverture de la narine en contact
avec la première supralabiale. Deux supralabiales en contact avec la sous-oculaire.
Quatre rangées d’écailles sur les doigts. Écailles dorsales à peine plus grandes sur le dos
que sur les flancs. Littoral atlantique sahélo-saharien.
Tête couverte de plaques symétriques. Repli Cette espèce, qui est associée à des régions à
d’écailles formant un collier dans la région climat aride soumises à une forte influence
gulaire. Pupille ronde. Ouverture de la narine océanique, est très abondante sur le littoral du
en contact avec la première supralabiale. Deux Sahara occidental. Elle creuse dans le sable
supralabiales en contact avec la sous-oculaire. un petit terrier long d’une quarantaine de
Quatre plaques sus-oculaires. Écailles dorsales centimètres dont elle ne s’éloigne guère. Elle
carénées. De 38 à 59 rangées d’écailles dorsales est active pendant la journée et se nourrit de
au milieu du corps. Écailles dorsales à peine plus petits insectes, particulièrement de fourmis.
37° N
33° N
29° N
25° N
21° N
17° N
13° N
292 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
© J.-F. Trape
Acanthodactylus aureus. Mâle adulte.
Environs d’El Argoub (Sahara occidental).
© J.-F. Trape
Acanthodactyle rugueux
Bosc’s Fringe-toed Lizard
Identification rapide
Collier présent. Orteils avec des franges latérales. Ouverture de la narine en contact
avec la première supralabiale. Deux supralabiales en contact avec la sous-oculaire. Dix
rangées de grosses écailles dorsales fortement carénées à la base du dos entre les
membres postérieurs. Régions sahariennes et sahéliennes.
37° N
33° N
29° N
25° N
21° N
17° N
13° N
16° W 12° W 8° W 4° W 0° 4° E 8° E 12° E 16° E 20° E 24° E
294 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
© J.-F. Trape
Acanthodactylus boskianus.
Environs de Taghit (Algérie).
© J.-F. Trape
Acanthodactylus boskianus.
Galtat Zemmour (Sahara occidental).
Identification rapide
Collier présent. Orteils avec des franges latérales. Ouverture de la narine en contact
avec la première supralabiale. Deux supralabiales en contact avec la sous-oculaire. Dix
rangées de grosses écailles dorsales fortement carénées à la base du dos entre les
membres postérieurs. De 28 à 32 rangées de dorsales. Longueur museau-cloaque des
adultes jusqu’à plus de 8 cm. Mauritanie.
Dimensions moins trois fois plus grandes sur le dos que sur
les flancs. Écailles ventrales sur 10 rangées.
Longueur museau-cloaque jusqu’à 8,2 cm,
Orteils avec des écailles formant des franges
longueur totale jusqu’à 25 cm.
latérales, celles du quatrième orteil les plus
Répartition et habitat développées. Trois rangées d’écailles autour
des doigts. Présence de 22 à 24 pores fémoraux
Sud-ouest et centre de la Mauritanie, zones de chaque côté.
semi-désertiques à végétation basse.
Adultes uniformément brun rougeâtre ou avec
Description une ou deux fines bandes claires latérales.
Coloration dorsale des juvéniles avec six bandes
Tête couverte de plaques symétriques. Repli longitudinales de taches sombres sur fond
d’écailles formant un collier dans la région clair. Face ventrale jaunâtre ou blanchâtre.
gulaire. Pupille ronde. Ouverture de la narine
en contact avec la première supralabiale. Deux Histoire naturelle
supralabiales en contact avec la sous-oculaire.
Quatre plaques sus-oculaires. Écailles dorsales Grand acanthodactyle abondant dans le lit des
fortement carénées, de plus en plus grandes de oueds avec végétation basse et sol sablonneux
l’avant vers l’arrière du dos. De 28 à 32 rangées des plaines et reliefs rocheux du centre-ouest
d’écailles dorsales au milieu du corps, seule- de la Mauritanie. Commun aussi en bordure
ment 10 rangées à la base du dos entre les des sebkhas du littoral mauritanien. Particu-
membres postérieurs. Écailles dorsales au lièrement actif en fin de journée.
37° N
33° N
29° N
25° N
21° N
17° N
13° N
16° W 12° W 8° W 4° W 0° 4° E 8° E 12° E 16° E 20° E 24° E
296 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
© J.-F. Trape
Acanthodactylus boskianus khattensis.
Environs d’Akjoujt (Mauritanie).
© J.-F. Trape
Identification rapide
Collier présent. Orteils avec des franges latérales. Ouverture de la narine en contact
avec la première supralabiale. Deux supralabiales en contact avec la sous-oculaire. Dix
rangées de grosses écailles dorsales fortement carénées à la base du dos entre les
membres postérieurs. Longueur museau-cloaque des adultes inférieure à 6,5 cm. Sud du
Niger et Nigeria.
28° N
24° N
20° N
16° N
12° N
8° N
4° N
16° W 12° W 8° W 4° W 0° 4° E 8° E 12° E 16° E 20° E 24° E
298 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
© J.-F. Trape
Acanthodactylus boskianus nigeriensis.
Birnin-Gaouré (Niger).
© J.-F. Trape
Acanthodactyle de Bouet
Bouet’s Fringe-toed Lizard
Identification rapide
Collier présent. Ouverture de la narine en contact avec la première supralabiale. Pas de
franges latérales sur les orteils. Une seule grande plaque sus-oculaire. Sous-oculaire en
contact avec la lèvre. Écailles ventrales sur huit rangées. Trois rangées d’écailles autour
des doigts. Savane guinéenne.
28° N
24° N
20° N
16° N
12° N
8° N
4° N
16° W 12° W 8° W 4° W 0° 4° E 8° E 12° E 16° E 20° E 24° E
300 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
© J.-F. Trape
Acanthodactylus boueti.
Bassila (Bénin).
© J.-F. Trape
Acanthodactylus boueti.
Bassila (Bénin).
Acanthodactyle de Busack
Busack’s Fringe-toed Lizard
Identification rapide
Collier présent. Orteils avec des franges latérales. Ouverture de la narine en contact
avec la première supralabiale. Deux supralabiales en contact avec la sous-oculaire. Trois
rangées d’écailles autour des doigts. Rangées droite et gauche des pores fémoraux en
contact. Sud-ouest du Maroc jusqu’au Sahara occidental et région de Tindouf en Algérie.
37° N
33° N
29° N
25° N
21° N
17° N
13° N
16° W 12° W 8° W 4° W 0° 4° E 8° E 12° E 16° E 20° E 24° E
302 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
© P. Geniez
Acanthodactylus busacki.
Garet es-Souf (Maroc).
© P. Geniez
Acanthodactylus busacki.
Environs de Tan-Tan (Maroc).
Acanthodactyle de Duméril
Duméril’s Fringe-toed Lizard
Identification rapide
Collier présent. Orteils avec des franges latérales. Ouverture de la narine en contact avec
la première supralabiale. Trois ou quatre supralabiales en contact avec la sous-oculaire.
Quatre rangées d’écailles autour des doigts. Écailles dorsales à peine plus grandes sur le
dos que sur les flancs.
Description
Abondant sur le littoral de Saint-Louis du
Sénégal au nord de la Mauritanie, A. dumerili
Tête couverte de plaques symétriques. Repli est absent de la majeure partie des régions
d’écailles formant un collier dans la région sahéliennes et sahariennes d’Afrique de
gulaire. Pupille ronde. Ouverture de la narine l’Ouest où il est remplacé par A. senegalensis.
en contact avec la première supralabiale. Trois Inversement, il est absent en zone côtière
ou quatre supralabiales en contact avec la du Sahara occidental où il est remplacé par
sous-oculaire. Trois plaques sus-oculaires. A. aureus. Il creuse son terrier dans le sable
Écailles dorsales fortement carénées. De 40 à et se nourrit pendant la journée de petits
69 rangées d’écailles dorsales au milieu du corps. insectes.
37° N
33° N
29° N
25° N
21° N
17° N
13° N
304 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
© J.-F. Trape
Acanthodactylus dumerili.
Saint-Louis (Sénégal).
© J.-F. Trape
Acanthodactylus dumerili.
Saint-Louis (Sénégal).
Acanthodactyle de Guinée
Guinea Fringe-toed Lizard
Identification rapide
Collier présent. Orteils avec des franges latérales. Ouverture de la narine non en contact
avec la première supralabiale. Sous-oculaire en contact avec le rebord de la lèvre. Pas
d’écaille occipitale. Écailles ventrales disposées en 10 rangées. Savane.
28° N
24° N
20° N
16° N
12° N
8° N
4° N
16° W 12° W 8° W 4° W 0° 4° E 8° E 12° E 16° E 20° E 24° E
306 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
© J.-F. Trape
Acanthodactylus guineensis.
Jos (Nigeria).
© M. Ascani et L. Chirio
Acanthodactylus guineensis.
Kouré (Niger).
Identification rapide
Collier présent. Orteils avec des franges latérales. Ouverture de la narine en contact avec
la première supralabiale. Trois ou quatre supralabiales en contact avec la sous-oculaire.
Écailles ventrales sur 15 à 18 rangées. Plus de 60 rangées de dorsales. Quatre rangées
d’écailles autour des doigts. Sahara.
37° N
33° N
29° N
25° N
21° N
17° N
13° N
16° W 12° W 8° W 4° W 0° 4° E 8° E 12° E 16° E 20° E 24° E
308 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
© J.-F. Trape
Acanthodactylus longipes.
19° 17’ N, 09° 14’ E (lac du Chiriet, Niger).
© J.-F. Trape
Acanthodactylus longipes.
Environs d’Adrar (Algérie).
Acanthodactyle tacheté
Spotted Fringe-toed Lizard
Identification rapide
Collier présent. Orteils avec des franges latérales. Ouverture de la narine en contact
avec la première supralabiale. Deux supralabiales en contact avec la sous-oculaire. Trois
rangées d’écailles autour des doigts. Rangées droite et gauche des pores fémoraux non
en contact. Du nord du Maroc à l’ouest de la Libye.
37° N
33° N
29° N
25° N
21° N
17° N
13° N
310 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
© J.-F. Trape
Acanthodactylus maculatus.
Environs de Beni-Ounif (Algérie).
© J.-F. Trape
Acanthodactylus maculatus.
Environs de Beni-Ounif (Algérie).
Acanthodactyle d’Audouin
Audouin’s Fringe-toed Lizard
Identification rapide
Collier présent. Orteils avec des franges latérales. Ouverture de la narine en contact avec
la première supralabiale. Trois ou quatre supralabiales en contact avec la sous-oculaire.
Écailles ventrales sur 13 ou 14 rangées. Moins de 60 rangées de dorsales. Quatre rangées
d’écailles autour des doigts. Sahara.
37° N
33° N
29° N
25° N
21° N
17° N
13° N
312 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
© J.-F. Trape
Acanthodactylus scutellatus audouini.
Environs d’Arlit (Niger).
© J.-F. Trape
Acanthodactyle du Sénégal
Senegal Fringe-toed Lizard
Identification rapide
Collier présent. Orteils avec des franges latérales. Ouverture de la narine en contact avec
la première supralabiale. Trois ou quatre supralabiales en contact avec la sous-oculaire.
Écailles ventrales sur 10 à 12 rangées. Moins de 55 rangées de dorsales. Écailles dorsales
environ deux fois plus grandes sur le dos que sur les flancs. Quatre rangées d’écailles
autour des doigts.
28° N
24° N
20° N
16° N
12° N
8° N
4° N
16° W 12° W 8° W 4° W 0° 4° E 8° E 12° E 16° E 20° E 24° E
314 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
© J.-F. Trape
Acanthodactylus senegalensis.
Dakar (Sénégal).
© J.-F. Trape
Acanthodactylus senegalensis.
Dakar (Sénégal).
Acanthodactyle deTaghit
Taghit Fringe-toed Lizard
Identification rapide
Collier présent. Orteils avec des franges latérales. Ouverture de la narine en contact
avec la première supralabiale. Deux supralabiales en contact avec la sous-oculaire.
Écailles dorsales environ deux fois plus grandes sur le dos que sur les flancs. Quatre
rangées d’écailles autour des doigts. Sahara.
37° N
33° N
29° N
25° N
21° N
17° N
13° N
316 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
© M. Geniez
Acanthodactylus taghitensis.
Environs de Taghit (Algérie).
© P.-H. Fabre
Acanthodactylus taghitensis.
Environs de Taghit (Algérie).
Identification rapide
Coloration dominante verte. Collier présent. Écailles médiodorsales non élargies. Queue
fortement épineuse. Écailles ventrales partiellement carénées disposées sur 6 ou 8 rangées.
Forêt dense.
28° N
24° N
20° N
16° N
12° N
8° N
4° N
16° W 12° W 8° W 4° W 0° 4° E 8° E 12° E 16° E 20° E 24° E
318 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
© L. Chirio
Gastropholis echinata.
Mbweni (Cameroun).
© L. Chirio
Gastropholis echinata.
Mbweni (Cameroun).
Identification rapide
Collier présent. Écailles médiodorsales non élargies. Un espace entre l’ouverture de la
narine et la première supralabiale. Deux grandes plaques sus-oculaires. Pariétales non
en contact entre elles. Écailles ventrales lisses disposées en 6 rangées. Queue brunâtre
ou rougeâtre au moins deux fois plus longue que le corps. Savane.
28° N
24° N
20° N
16° N
12° N
8° N
4° N
16° W 12° W 8° W 4° W 0° 4° E 8° E 12° E 16° E 20° E 24° E
320 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
© J.-F. Trape
Heliobolus nitidus.
Laminina (Mali).
© L. Chirio
Heliobolus nitidus.
Parc du W (Niger).
Identification rapide
Coloration caractéristique avec alternance de bandes longitudinales noires et jaunes ou
turquoises. Collier présent. Deux séries longitudinales de grandes plaques médiodorsales
fortement élargies. De 58 à 84 rangées de plaques et écailles dorsales au milieu du corps.
Corps aplati. Queue avec des franges d’écailles latérales. Forêt dense.
28° N
24° N
20° N
16° N
12° N
8° N
4° N
16° W 12° W 8° W 4° W 0° 4° E 8° E 12° E 16° E 20° E 24° E
322 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
© J.-F. Trape
Holaspis guentheri.
Nzébéla (Guinée).
© J.-F. Trape
Holaspis guentheri.
Forêt de Lama (Bénin).
Identification rapide
Collier présent. Écailles médiodorsales non élargies. Orteils sans franges latérales.
Ouverture de la narine en contact avec la première supralabiale. Plaque occipitale
présente. Six ou huit rangées de plaques ventrales. De 50 à 65 rangées d’écailles dorsales
au milieu du corps. Sahel.
28° N
24° N
20° N
16° N
12° N
8° N
4° N
16° W 12° W 8° W 4° W 0° 4° E 8° E 12° E 16° E 20° E 24° E
324 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
© J.-F. Trape
Latastia longicaudata.
Dielmo (Sénégal).
© J.-F. Trape
Latastia longicaudata.
Environs de Madaoua (Niger).
Lézard orné
Ornate Lizard
Identification rapide
Collier présent. Écailles médiodorsales non élargies. Orteils sans franges latérales.
Ouverture de la narine en contact avec la première supralabiale. Plaque occipitale
présente. Six rangées de plaques ventrales. Environ 68 rangées d’écailles dorsales au
milieu du corps. Dos noirâtre avec quatre lignes blanches continues et une double ligne
de taches blanches sur les flancs.
28° N
24° N
20° N
16° N
12° N
8° N
4° N
16° W 12° W 8° W 4° W 0° 4° E 8° E 12° E 16° E 20° E 24° E
326 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
© J.-F. Trape
Latastia ornata.
Bafatà (Guinée-Bissau).
© J.-F. Trape
Latastia ornata.
Bafatà (Guinée-Bissau).
Mésaline à gouttelettes
Small-spotted Desert Racer
Identification rapide
Collier absent. Un espace entre l’ouverture de la narine et la première supralabiale.
Huit ou dix rangées de plaques ventrales. Disque palpébral constitué de deux écailles
transparentes. Coloration dorsale beige ou olivâtre avec de petites taches noires.
Sahara.
37° N
33° N
29° N
25° N
21° N
17° N
13° N
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© M. Geniez
Mesalina guttulata.
Environs d’Atar (Mauritanie).
© J.-F. Trape
Mesalina guttulata.
Environs de Tata (Maroc).
Mésaline d’Olivier
Olivier’s Desert Racer
Identification rapide
Collier absent. Un espace entre l’ouverture de la narine et la première supralabiale. Huit
ou dix rangées de plaques ventrales. Disque palpébral constitué de quatre à six écailles
transparentes. Quatre supralabiales en avant de la sous-oculaire. Coloration dorsale
avec des bandes longitudinales plus ou moins contrastées et des petits ocelles noirs et
blancs. Sahel et Sahara.
37° N
33° N
29° N
25° N
21° N
17° N
13° N
330 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
© J.-F. Trape
Mesalina olivieri.
21° 16’ N, 16° 47’ W (Mauritanie).
© J.-F. Trape
Mesalina olivieri.
21° 16’ N, 16° 47’ W (Mauritanie).
Mésaline de Pasteur
Pasteur’s Desert Racer
Identification rapide
Collier absent. Un espace entre l’ouverture de la narine et la première supralabiale. Huit
ou dix rangées de plaques ventrales. Disque palpébral constitué de quatre à six écailles
transparentes. Cinq supralabiales en avant de la sous-oculaire. Coloration dorsale avec
des bandes longitudinales claires et sombres bien contrastées et sans ocelles. Sahara.
37° N
33° N
29° N
25° N
21° N
17° N
13° N
16° W 12° W 8° W 4° W 0° 4° E 8° E 12° E 16° E 20° E 24° E
332 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
© J.-F. Trape
Mesalina pasteuri.
17° 02’ N, 02° 08’ E (Adrar des Iforhas, Mali).
© J.-F. Trape
Mesalina pasteuri.
Azougui (Adrar, Mauritanie).
Identification rapide
Collier absent. Un espace entre l’ouverture de la narine et la première supralabiale.
Douze rangées de plaques ventrales. Contact entre la rostrale et l’internasale. Disque
palpébral avec cinq à huit écailles transparentes. Quatre supralabiales en avant de la
sous-oculaire. Quatre séries longitudinales de taches blanches bordées de rouge, marron
ou noir. Sahara.
37° N
33° N
29° N
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334 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
© J.-F. Trape
Mesalina rubropunctata.
Environs de Smara (Sahara occidental).
© J.-F. Trape
Mesalina rubropunctata.
Environs de Smara (Sahara occidental).
Philochorte de Zolio
Zolio’s Shield-backed Ground Lizard
Identification rapide
Collier présent. Deux séries longitudinales d’écailles médiodorsales fortement élargies.
Six rangées de plaques ventrales. De 30 à 37 rangées d’écailles dorsales au milieu du
corps. Queue très longue, au moins 2,5 fois la longueur museau-cloaque.
37° N
33° N
29° N
25° N
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17° N
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336 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
© P. Geniez
Philochortus zolii.
Wadi El Natrun (Égypte).
© P. Geniez
Philochortus zolii.
Wadi El Natrun (Égypte).
Scinque d’Armitage
Armitage’s Skink
Identification rapide
Trois doigts à chacun des membres. Écailles dorsales lisses, les médio-dorsales non élar-
gies. Membres très courts, l’extrémité des pattes antérieures rabattues vers l’arrière dis-
tante de plus d’une quarantaine d’écailles de l’extrémité des pattes postérieures
rabattues vers l’avant. Ouverture de la narine en contact avec la rostrale.
28° N
24° N
20° N
16° N
12° N
8° N
4° N
16° W 12° W 8° W 4° W 0° 4° E 8° E 12° E 16° E 20° E 24° E
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© J.-F. Trape
Chalcides armitagei.
Boucotte (Sénégal).
© S. Trape
Chalcides armitagei.
Sucujaque (Guinée-Bissau).
Scinque de Boulenger
Boulenger’s Skink
Identification rapide
Membres très courts. Écailles dorsales lisses. Cinq doigts aux membres antérieurs. Cinq
orteils aux membres postérieurs. Cinquième supralabiale en contact avec l’œil. Museau
pointu. Moitié nord du Sahara.
37° N
33° N
29° N
25° N
21° N
17° N
13° N
340 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
© P. Geniez
Chalcides boulengeri.
Aïn Sidi Abd-er-Rhamane (Algérie).
© P. Geniez
Chalcides boulengeri.
Aïn Sidi Abd-er-Rhamane (Algérie).
Scinque de De l’Isle
De l’Isle’s Three-fingered Skink
Identification rapide
Membres très courts. Écailles dorsales lisses. Trois doigts aux membres antérieurs.
Quatre orteils aux membres postérieurs. Sahel et Sud saharien.
28° N
24° N
20° N
16° N
12° N
8° N
4° N
16° W 12° W 8° W 4° W 0° 4° E 8° E 12° E 16° E 20° E 24° E
342 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
© J.-F. Trape
Chalcides delislei.
Environs de Podor (Sénégal).
© J.-F. Trape
Chalcides delislei.
Environs de Gouré (Niger).
Scinque ocellé
Ocellated Skink
Identification rapide
Ouverture de la narine en contact avec la rostrale. Écailles dorsales lisses, les médio-
dorsales non élargies. Membres courts, l’extrémité des pattes antérieures rabattues vers
l’arrière distante d’au moins une dizaine d’écailles de l’extrémité des pattes postérieures
rabattues vers l’avant. Cinq doigts à chacun des membres. Ouverture tympanique bien
visible.
37° N
33° N
29° N
25° N
21° N
17° N
13° N
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© L. Chirio et M. Ascani
Chalcides ocellatus.
Kandadji (Niger).
© L. Chirio et M. Ascani
Chalcides ocellatus.
Kandadji (Niger).
Scinque de savane
Western Cylindrical Skink
Identification rapide
Écailles dorsales lisses, les médio-dorsales nettement élargies. Membres courts, l’extrémité
des pattes antérieures rabattues vers l’arrière distante d’une vingtaine d’écailles de
l’extrémité des pattes postérieures rabattues vers l’avant. Cinq doigts à chacun des
membres. 22 ou 24 écailles autour du milieu du corps. Ouest de l’Afrique occidentale.
28° N
24° N
20° N
16° N
12° N
8° N
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16° W 12° W 8° W 4° W 0° 4° E 8° E 12° E 16° E 20° E 24° E
346 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
© J.-F. Trape
Chalcides pulchellus.
Environs de Kédougou (Sénégal).
© J.-F. Trape
Chalcides pulchellus.
Environs de Koundara (Guinée).
Scinque d’Audouin
Audouin’s Skink
Identification rapide
Membres très courts. Écailles dorsales lisses. Cinq doigts aux membres antérieurs. Cinq
orteils aux membres postérieurs. Quatrième supralabiale en contact avec l’œil. Museau
pointu. Nord-est du Sahara.
De l’est de la Libye à la Jordanie. Dunes et La coloration dorsale est jaunâtre avec le bord
autres zones sablonneuses. des écailles légèrement brunâtre. Sur le côté de
la tête, il existe une ligne sombre de la narine à
Description la région temporale en passant à travers les
yeux. La face ventrale est blanchâtre.
Tête couverte de plaques symétriques. Museau
pointu. Grande rostrale en contact avec l’ouver- Histoire naturelle
ture de la narine. Une seule grande supranasale
médiane entre la rostrale et la frontonasale. Ce scinque fouisseur est strictement associé
Frontale en contact avec la frontonasale. Œil aux zones sablonneuses, en particulier les dunes
petit. Ouverture tympanique minuscule mais avec de la végétation, mais aussi les poches de
apparente. La quatrième supralabiale en contact sable mou dans les zones rocheuses. Il est
avec l’œil. Corps allongé. Écailles dorsales et absent des zones hyperarides à la différence
ventrales lisses et de dimensions similaires. de Scincus scincus. Il se déplace aussi bien
De 22 à 26 rangées d’écailles autour du milieu sous que sur la surface où il laisse des traces
du corps. Membres vestigiaux, surtout à l’avant, caractéristiques. Il s’enfonce profondément dans
l’extrémité des pattes antérieures rabattues le sable en utilisant les galeries de rongeurs. Il
vers l’arrière distante d’une quarantaine se nourrit d’insectes qu’il chasse de nuit en été
d’écailles de l’extrémité des pattes postérieures et de jour en hiver.
37° N
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29° N
25° N
21° N
17° N
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16° W 12° W 8° W 4° W 0° 4° E 8° E 12° E 16° E 20° E 24° E
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© J.-F. Trape
Chalcides sepsoides.
Environs du Caire (Égypte).
© J.-F. Trape
Chalcides sepsoides.
Environs du Caire (Égypte).
Scinque du Sénégal
Senegal Skink
Identification rapide
Milieux sablonneux sur la côte atlantique. Membres très courts. Seulement deux doigts
aux membres antérieurs, parfois un simple moignon. Quatre orteils aux membres
postérieurs. Écailles dorsales lisses.
37° N
33° N
29° N
25° N
21° N
17° N
13° N
16° W 12° W 8° W 4° W 0° 4° E 8° E 12° E 16° E 20° E 24° E
350 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
© J.-F. Trape
Chalcides sphenopsiformis.
Diogo (Sénégal).
© J.-F. Trape
Chalcides sphenopsiformis.
Diogo (Sénégal).
Scinque de Thierry
Thierry’s Cylindrical Skink
Identification rapide
Écailles dorsales lisses, les médio-dorsales nettement élargies. Membres courts,
l’extrémité des pattes antérieures rabattues vers l’arrière distante d’une vingtaine
d’écailles de l’extrémité des pattes postérieures rabattues vers l’avant. Cinq doigts à
chacun des membres. Habituellement 20 écailles autour du milieu du corps. Est de
l’Afrique occidentale.
28° N
24° N
20° N
16° N
12° N
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16° W 12° W 8° W 4° W 0° 4° E 8° E 12° E 16° E 20° E 24° E
352 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
© L. Chirio
Chalcides thierryi.
Parc du W (Niger).
© L. Chirio
Chalcides thierryi.
Parc du W (Niger).
Identification rapide
Écailles dorsales carénées. Ouverture tympanique minuscule ou invisible. Deux fronto-
nasales en arrière de la rostrale. Milieu aquatique.
28° N
24° N
20° N
16° N
12° N
8° N
4° N
16° W 12° W 8° W 4° W 0° 4° E 8° E 12° E 16° E 20° E 24° E
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© L. Chirio.
Cophoscincopus durus.
Favé (Liberia).
© J.-F. Trape
Cophoscincopus durus.
Environs de Yomou (Guinée).
Identification rapide
Écailles dorsales carénées. Ouverture tympanique invisible. Une seule grande frontonasale.
De 45 à 57 écailles paravertébrales. Sur les côtés du cou, transition progressive entre la
coloration dorsale brun foncé et la coloration ventrale claire. Milieu aquatique.
28° N
24° N
20° N
16° N
12° N
8° N
4° N
16° W 12° W 8° W 4° W 0° 4° E 8° E 12° E 16° E 20° E 24° E
356 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
© J.-F. Trape
Cophoscincopus greeri.
Nzébéla (Guinée).
© J.-F. Trape
Cophoscincopus greeri.
Nzébéla (Guinée).
Identification rapide
Écailles dorsales carénées. Ouverture tympanique très petite mais visible. Une seule
grande frontonasale. De 48 à 51 écailles paravertébrales. Sur les côtés du cou, transition
progressive entre la coloration dorsale brun foncé et la coloration ventrale claire. Milieu
aquatique.
28° N
24° N
20° N
16° N
12° N
8° N
4° N
16° W 12° W 8° W 4° W 0° 4° E 8° E 12° E 16° E 20° E 24° E
358 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
© J.-F. Trape
Cophoscincopus senegalensis.
Dindéfelo (Sénégal).
© J.-F. Trape
Cophoscincopus senegalensis.
Dindéfelo (Sénégal).
Identification rapide
Écailles dorsales carénées. Ouverture tympanique très petite mais habituellement
visible. Une seule grande frontonasale. De 39 à 48 écailles paravertébrales. Sur les côtés
du cou, une bande noirâtre limite la région dorsale brun foncé et introduit une sépara-
tion nette avec la région ventrale claire. Milieu aquatique.
28° N
24° N
20° N
16° N
12° N
8° N
4° N
16° W 12° W 8° W 4° W 0° 4° E 8° E 12° E 16° E 20° E 24° E
360 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
© J.-F. Trape
Cophoscincopus simulans.
Nzébéla (Guinée).
© J.-F. Trape
Cophoscincopus simulans.
Nzébéla (Guinée).
Identification rapide
Absence de membres antérieurs et postérieurs. Œil vestigial distinguable seulement par
transparence sous les écailles céphaliques. Écailles du corps lisses, arrondies, imbriquées
et toutes semblables. Ouverture de la narine sur la rostrale. Forêt dense et galeries
forestières.
Du sud-est du Nigeria à l’Angola et à la Tanzanie. La coloration dorsale est brun foncé ou noirâtre
Forêt dense, mosaïques forêt-savane et forêt- sauf en période de mue où elle devient plus
galeries limitrophes. claire. Le museau est clair ainsi que la base de
chaque écaille dorsale. La face ventrale est
Description claire.
28° N
24° N
20° N
16° N
12° N
8° N
4° N
16° W 12° W 8° W 4° W 0° 4° E 8° E 12° E 16° E 20° E 24° E
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© L. Chirio
Feylinia currori.
Yaoundé (Cameroun).
© J.-F. Trape
Scinque de Fernand
Red-flanked Skink
Identification rapide
Très gros scinque de forêt immédiatement reconnaissable à ses flancs joliment colorés
de rouge et noir. Écailles dorsales carénées. Cinq doigts à chaque membre. Ouverture de
la narine ne touchant pas la rostrale. Deux grandes supranasales séparant la rostrale de
la frontonasale.
28° N
24° N
20° N
16° N
12° N
8° N
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16° W 12° W 8° W 4° W 0° 4° E 8° E 12° E 16° E 20° E 24° E
364 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
© J.-F. Trape
Lepidothyris fernandi harlani.
Bopolu (Liberia).
© J.-F. Trape
Identification rapide
Quatre doigts aux membres antérieurs. Écailles dorsales lisses. Corps étroit, de la largeur
d’un crayon. Membres courts, l’extrémité des pattes antérieures rabattues vers l’arrière
distante d’une quinzaine d’écailles de l’extrémité des pattes postérieures rabattues vers
l’avant. Ouverture de la narine ne touchant pas la rostrale. Savanes d’altitude.
28° N
24° N
20° N
16° N
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8° N
4° N
16° W 12° W 8° W 4° W 0° 4° E 8° E 12° E 16° E 20° E 24° E
366 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
© J.-F. Trape
Leptosiaphios dungeri.
Jos (Nigeria).
© J.-F. Trape
Leptosiaphios dungeri.
Jos (Nigeria).
Identification rapide
Ressemble à un très petit serpent. Absence de membres antérieurs et postérieurs. Œil
normalement développé avec une paupière inférieure mobile. Narine située entre la
rostrale et la première supralabiale. Écailles du corps lisses, arrondies, imbriquées et
toutes semblables. De 20 à 22 rangées d’écailles autour du milieu du corps. Forêt.
28° N
24° N
20° N
16° N
12° N
8° N
4° N
16° W 12° W 8° W 4° W 0° 4° E 8° E 12° E 16° E 20° E 24° E
368 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
© M. LeBreton
Melanoceps occidentalis.
Messok (Cameroun).
© J.-F. Trape
Melanoceps occidentalis.
Environs du mont Cameroun (Cameroun).
Identification rapide
Écailles dorsales carénées, le nombre de carènes au milieu du rang paravertébral compris
entre 8 et 15 chez les adultes. Membres courts, l’extrémité des pattes antérieures rabattues
vers l’arrière distante d’une quinzaine d’écailles de l’extrémité des pattes postérieures
rabattues vers l’avant. De 8 à 10 lamelles sous le quatrième orteil. Queue courte, sa
longueur de 63 % à 76 % de la distance museau-cloaque quand elle est intacte.
28° N
24° N
20° N
16° N
12° N
8° N
4° N
16° W 12° W 8° W 4° W 0° 4° E 8° E 12° E 16° E 20° E 24° E
370 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
© J.-F. Trape
Mochlus brevicaudis.
Environs de Kindia (Guinée).
© J.-F. Trape
Mochlus brevicaudis.
Environs de Kindia (Guinée).
Scinque de Guinée
Guinea Writhing Skink
Identification rapide
Écailles dorsales carénées, le nombre de carènes toujours inférieur à 8. Membres courts,
l’extrémité des pattes antérieures rabattues vers l’arrière distante d’une douzaine d’écailles
de l’extrémité des pattes postérieures rabattues vers l’avant. De 12 à 17 lamelles sous le
quatrième orteil. Queue assez longue, sa longueur de 77 % à 105 % de la distance
museau-cloaque.
28° N
24° N
20° N
16° N
12° N
8° N
4° N
16° W 12° W 8° W 4° W 0° 4° E 8° E 12° E 16° E 20° E 24° E
372 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
© J.-F. Trape
Mochlus guineensis.
Environs de Kpalimé (Togo).
© J.-F. Trape
Mochlus guineensis.
Fazao (Togo).
Scinque de Mocquard
Mocquard’s Skink
Identification rapide
Écailles dorsales lisses. Deux grandes supranasales séparant la rostrale de la frontonasale.
Membres courts, l’extrémité des pattes antérieures rabattues vers l’arrière distante d’au
moins une quinzaine d’écailles de l’extrémité des pattes postérieures rabattues vers
l’avant. Cinq doigts à chaque membre. Ouverture de la narine ne touchant pas la rostrale.
28° N
24° N
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8° N
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16° W 12° W 8° W 4° W 0° 4° E 8° E 12° E 16° E 20° E 24° E
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© L. Chirio et M. Ascani
Mochlus mocquardi.
Gaya (Niger).
© L. Chirio
Mochlus mocquardi.
Gaya (Niger).
Identification rapide
Écailles dorsales lisses. Ouverture de la narine non en contact avec la rostrale. Rostrale
en contact avec la frontonasale. Supranasales présentes. Dessus du corps brunâtre avec
des petites taches noires et blanches alignées. Extrémité des pattes antérieures rabattues
vers l’arrière chevauchant l’extrémité des pattes postérieures rabattues vers l’avant.
28° N
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16° W 12° W 8° W 4° W 0° 4° E 8° E 12° E 16° E 20° E 24° E
376 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
© J.-F. Trape
Panaspis breviceps.
Lomié (Cameroun).
© R. Oslisly
Panaspis breviceps.
Chutes de la Mboko (République Centrafricaine).
Scinque du Togo
Togo Lidless Skink
Identification rapide
Écailles dorsales lisses. Ouverture de la narine non en contact avec la rostrale. Rostrale
en contact avec la frontonasale. Supranasales présentes. Dessous de la tête blanchâtre.
Extrémité des pattes antérieures rabattues vers l’arrière distante de quelques écailles
ou à peine en contact avec l’extrémité des pattes postérieures rabattues vers l’avant.
28° N
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16° N
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16° W 12° W 8° W 4° W 0° 4° E 8° E 12° E 16° E 20° E 24° E
378 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
© J.-F. Trape
Panaspis togoensis.
Lamto (Côte d’Ivoire).
© J.-F. Trape
Panaspis togoensis.
Abusuapeade (Ghana).
Scinque de Tristao
Tristao’s Lidless Skink
Identification rapide
Écailles dorsales lisses. Ouverture de la narine non en contact avec la rostrale. Rostrale
en contact avec la frontonasale. Supranasales absentes. Dessous de la tête noir chez les
mâles, clair chez les femelles. Extrémité des pattes antérieures rabattues vers l’arrière
chevauchant ou non l’extrémité des pattes postérieures rabattues vers l’avant.
28° N
24° N
20° N
16° N
12° N
8° N
4° N
16° W 12° W 8° W 4° W 0° 4° E 8° E 12° E 16° E 20° E 24° E
380 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
© J.-F. Trape
Panaspis tristaoi (mâle).
Oueye (Guinée).
© J.-F. Trape
Scinque fascié
Tiger Skink
Identification rapide
Grand scinque jaune avec huit bandes transverses noires sur le dos et la queue. Corps
massif. Écailles dorsales striées. Extrémité du museau arrondie. Zone sahélo-saharienne.
37° N
33° N
29° N
25° N
21° N
17° N
13° N
382 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
© J.-F. Trape
Scincopus fasciatus.
Environs de Tahoua (Niger).
© J.-F. Trape
Scincopus fasciatus.
Environs de Tahoua (Niger).
Identification rapide
Museau pointu en forme de coin parfaitement plat dessus et dessous. Écailles dorsales
lisses. Cinq doigts à chaque membre. Ouverture tympanique masquée. Dos uniforme ou
avec des bandes transverses jaunes et grisâtres. Des taches noires sur les flancs. Sahel
et Sahara.
37° N
33° N
29° N
25° N
21° N
17° N
13° N
384 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
© J.-F. Trape
Scincus albifasciatus. Spécimen adulte.
Oujeft (Mauritanie).
© J.-F. Trape
Identification rapide
Museau pointu en forme de coin parfaitement plat dessus et dessous. Écailles dorsales
lisses. Cinq doigts à chaque membre. Ouverture tympanique masquée. Dos avec des
bandes sombres étroites alternant avec de larges bandes jaunes. Nord du Sahara.
37° N
33° N
29° N
25° N
21° N
17° N
13° N
386 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
© J.-M. Bompar
Scincus scincus cucullatus.
Environs de Douz (Tunisie).
© J.-M. Bompar
Mabouya du Sénégal
Senegal Skink
Identification rapide
Écailles dorsales avec trois carènes. Une paire de grandes nuchales médianes. Quatre
écailles entre la quatrième supraoculaire et la nuchale médiane. De 5 à 7 supraciliaires.
De 28 à 32 rangées d’écailles au milieu du corps. Savane et forêt.
28° N
24° N
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16° N
12° N
8° N
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16° W 12° W 8° W 4° W 0° 4° E 8° E 12° E 16° E 20° E 24° E
388 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
© J.-F. Trape
Trachylepis affinis.
Missahoé (Togo).
© J.-F. Trape
Trachylepis affinis.
Kalankalan (Guinée).
Identification rapide
Écailles dorsales avec trois carènes. Une paire de grandes nuchales médianes. Trois
écailles entre la quatrième supraoculaire et la nuchale médiane. Une tache orange ou
jaunâtre de chaque côté du cou. De 26 à 30 rangées d’écailles au milieu du corps. Forêt.
28° N
24° N
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16° N
12° N
8° N
4° N
16° W 12° W 8° W 4° W 0° 4° E 8° E 12° E 16° E 20° E 24° E
390 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
© J.-F. Trape
Trachylepis aureogularis.
Environs de Nzérékoré (Guinée).
© J.-F. Trape
Trachylepis aureogularis.
Environs de Debiso (Ghana).
Mabouya de Benson
Benson’s Skink
Identification rapide
Écailles dorsales avec trois carènes. Trois supraoculaires, la première aussi grande
que les deux autres réunies. Une paire de grandes nuchales médianes. Trois ou quatre
supraciliaires. Dos noirâtre avec deux bandes blanches sur les flancs. 34 rangées
d’écailles autour du corps.
28° N
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16° N
12° N
8° N
4° N
16° W 12° W 8° W 4° W 0° 4° E 8° E 12° E 16° E 20° E 24° E
392 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
© J.-F. Trape
Trachylepis bensoni.
Kindia (Guinée).
© J.-F. Trape
Trachylepis bensoni.
Kindia (Guinée).
Mabouya de Buettner
Buettner’s Skink
Identification rapide
Queue trois à quatre fois plus longue que le corps. Corps grêle. Membres antérieurs et
postérieurs assez courts, à peine en contact quand ils sont rabattus le long du corps.
Écailles dorsales avec trois carènes. 26 ou 28 rangées d’écailles au milieu du corps.
Savane.
28° N
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16° N
12° N
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16° W 12° W 8° W 4° W 0° 4° E 8° E 12° E 16° E 20° E 24° E
394 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
© M.-O. Rödel
Trachylepis buettneri.
Parc national de la Comoé (Côte d’Ivoire).
© J.-F. Trape
Mabouya de Kérouané
Kerouané Skink
Identification rapide
Écailles dorsales avec trois carènes. Une paire de grandes nuchales médianes. Quatre
supraoculaires. Quatre écailles entre la quatrième supraoculaire et la nuchale médiane.
Coloration dorsale caractéristique, avec de fines lignes longitudinales sombres sur le
bord latéral des écailles de la partie centrale du dos et une ligne blanche sur les flancs.
28° N
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16° N
12° N
8° N
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16° W 12° W 8° W 4° W 0° 4° E 8° E 12° E 16° E 20° E 24° E
396 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
© J.-F. Trape
Trachylepis keroanensis.
Environs de Kérouané (Guinée).
© J.-F. Trape
Trachylepis keroanensis.
Environs de Kérouané (Guinée).
Identification rapide
Écailles dorsales avec cinq à sept carènes. Une paire de grandes nuchales médianes.
Taches blanches caractéristiques sur les supralabiales. Habituellement cinq supraciliaires
et quatre écailles entre la quatrième supraoculaire et la nuchale médiane. Forêt et
savane guinéenne.
28° N
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12° N
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16° W 12° W 8° W 4° W 0° 4° E 8° E 12° E 16° E 20° E 24° E
398 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
© J.-F. Trape
Trachylepis maculilabris.
Environs de Nzérékoré (Guinée).
© J.-F. Trape
Trachylepis maculilabris.
Environs de Nzérékoré (Guinée).
Mabouya de forêt
Western Forest Skink
Identification rapide
Écailles dorsales avec trois à sept carènes. Une paire de grandes nuchales médianes.
Quatre écailles entre la quatrième supraoculaire et la nuchale médiane. Six ou sept
supraciliaires. De 28 à 32 rangées d’écailles au milieu du corps. Coloration ventrale
verte, gorge parfois jaunâtre. Bande brune latérale continue sur les flancs. Bloc forestier
guinéen.
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16° W 12° W 8° W 4° W 0° 4° E 8° E 12° E 16° E 20° E 24° E
400 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
© J.-F. Trape
Trachylepis paucisquamis.
Nzébéla (Guinée).
© J.-F. Trape
Trachylepis paucisquamis.
Forêt de Diéké (Guinée).
Mabouya de Perrotet
Orange-flanked Skink
Identification rapide
Le plus grand des mabouyas et le plus commun en savane. Écailles dorsales avec trois
carènes. Nuchales médianes habituellement petites, en contact ponctuel si elles sont
grandes. De 28 à 36 rangées d’écailles au milieu du corps. Flancs orange vif en période
nuptiale.
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16° W 12° W 8° W 4° W 0° 4° E 8° E 12° E 16° E 20° E 24° E
402 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
© J.-F. Trape
Trachylepis perroteti.
Jos (Nigeria).
© J.-F. Trape
Trachylepis perroteti.
Sabodala (Sénégal).
Mabouya polytrope
Large Forest Skink
Identification rapide
Écailles dorsales avec cinq à sept carènes. Une paire de grandes nuchales médianes.
Quatre écailles entre la quatrième supraoculaire et la nuchale médiane. Six ou sept
supraciliaires. De 30 à 34 rangées d’écailles au milieu du corps. Des lignes transversales
irrégulières sombres sur le dos. Coloration ventrale verte. Forêts du Nigeria.
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16° W 12° W 8° W 4° W 0° 4° E 8° E 12° E 16° E 20° E 24° E
404 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
© J.-F. Trape
Trachylepis polytropis.
Environs de Lomié (Cameroun).
© J.-F. Trape
Trachylepis polytropis.
Environs de Mamfé (Cameroun).
Identification rapide
Coloration toujours caractéristique mais différente selon le sexe et l’âge : dos noir avec
cinq bandes jaunes et une queue bleue, ou dos clair avec une bande jaune vif sur le côté
de la tête et du cou et une gorge noire. Écailles dorsales avec trois carènes. Une paire de
grandes nuchales médianes. De 34 à 45 rangées d’écailles autour du corps.
28° N
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16° W 12° W 8° W 4° W 0° 4° E 8° E 12° E 16° E 20° E 24° E
406 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
© J.-F. Trape
Trachylepis quinquetaeniata. Juvénile.
Environs de Didjeni (Mali).
© J.-F. Trape
Mabouya de Rodenburg
Rodenburg’s Skink
Identification rapide
Écailles dorsales avec cinq carènes. Une paire de grandes nuchales médianes. Quatre
écailles entre la quatrième supraoculaire et la nuchale médiane. De 2 à 4 supraciliaires.
De 34 à 38 rangées d’écailles au milieu du corps. Savane guinéenne.
28° N
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20° N
16° N
12° N
8° N
4° N
16° W 12° W 8° W 4° W 0° 4° E 8° E 12° E 16° E 20° E 24° E
408 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
© J.-F. Trape
Trachylepis rodenburgi.
Akosombo (Ghana).
© J.-F. Trape
Trachylepis rodenburgi.
Akosombo (Ghana).
Varan de savane
African Savannah Monitor-lizard
Identification rapide
Adultes de grande taille, jusqu’à un mètre de long. Coloration brunâtre uniforme ou
discrètement ocellée. Écailles de la nuque proéminentes et nettement plus grosses que
celles du dessus de la tête. Une quarantaine d’écailles sur la ligne vertébrale entre la
base des membres antérieurs et postérieurs. Savane.
28° N
24° N
20° N
16° N
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16° W 12° W 8° W 4° W 0° 4° E 8° E 12° E 16° E 20° E 24° E
410 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
© J.-F. Trape
Varanus exanthematicus.
Popenguine (Sénégal).
© J.-F. Trape
Varanus exanthematicus.
Popenguine (Sénégal).
Varan du désert
Desert Monitor-lizard
Identification rapide
Adultes de grande taille, pouvant atteindre 1,5 m de longueur totale. Coloration jaunâtre
avec des bandes transversales brun foncé sur le dos et la queue. Écailles de la nuque et
du dos petites, leur diamètre environ un tiers de celui de l’œil. Une centaine d’écailles
sur la ligne vertébrale entre la base des membres antérieurs et postérieurs. Narine en
forme de fente allongée plus proche de l’œil que du museau. Sahara.
37° N
33° N
29° N
25° N
21° N
17° N
13° N
412 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
© J.-F. Trape
Varanus griseus.
Environs de Nbeika (Mauritanie).
© J.-F. Trape
Varanus griseus.
Environs de Nbeika (Mauritanie).
Varan du Nil
Nile Monitor-lizard
Identification rapide
Adultes de grande taille, pouvant dépasser 2 m de longueur totale. Dos vert sombre
ponctué de jaune, avec des dessins formant des lignes transverses jaunes sur le dos et la
queue. Une centaine d’écailles sur la ligne vertébrale. Au moins six lignes transverses
jaunes entre les bases des membres antérieurs et postérieurs. Narine arrondie située à
mi-distance de l’œil et du museau. Langue foncée. Proximité de l’eau.
Tête et corps couverts d’écailles. Pupille ronde. Le plus grand varan africain ne s’éloigne pas de
Narine arrondie située à mi-distance de l’œil l’eau. Il est très commun et naturellement peu
et du museau. Langue bifide et protractile. farouche quand il n’est pas chassé pour sa viande
Écailles nuchales et dorsales de petite taille, ou sa peau. Diurne et chassant sur le sol ou dans
leur diamètre environ un tiers de celui de l’œil. l’eau, il peut grimper aux arbres où il se tient
Une centaine d’écailles sur la ligne vertébrale volontiers à faible hauteur au-dessus de l’eau.
entre la base des membres antérieurs et Il se nourrit d’insectes et autres invertébrés et
postérieurs. De 136 à 183 rangées d’écailles de nombreux vertébrés : poissons, reptiles,
autour du milieu du corps. Longueur de la amphibiens, oiseaux et petits mammifères. Il
queue 1,4 fois la distance museau-cloaque. peut estiver pendant la saison sèche.
28° N
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20° N
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16° W 12° W 8° W 4° W 0° 4° E 8° E 12° E 16° E 20° E 24° E
414 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
© J.-F. Trape
Varanus niloticus.
Parc national du Diowling (Mauritanie).
© J.-F. Trape
Varanus niloticus.
Nianing (Sénégal).
Varan orné
Ornate Monitor-lizard
Identification rapide
Adultes de grande taille, pouvant dépasser 2 m de longueur totale. Dos vert sombre ou
noirâtre ponctué de jaune, avec des dessins formant des lignes transverses jaunes sur le
dos et la queue. Une centaine d’écailles sur la ligne vertébrale. Quatre ou cinq lignes
transverses jaunes entre les bases des membres antérieurs et postérieurs. Narine arron-
die située à mi-distance de l’œil et du museau. Langue claire. Forêt guinéenne.
Tête et corps couverts d’écailles. Pupille ronde. Ce grand varan de forêt et de mangrove reste
Narine arrondie située à mi-distance de l’œil encore assez abondant bien qu’il soit très
et du museau. Langue bifide et protractile. chassé pour sa viande. On le trouve souvent
Écailles nuchales et dorsales de petite taille, près de petits marigots de forêt mais il peut
leur diamètre environ un tiers de celui de l’œil. s’éloigner de l’eau. Actif pendant la journée et
Une centaine d’écailles sur la ligne vertébrale chassant sur le sol ou dans l’eau, il se nourrit
entre la base des membres antérieurs et notamment de crabes, ainsi que d’insectes,
postérieurs. De 146 à 175 rangées d’écailles d’araignées, de mollusques et de vertébrés
autour du milieu du corps. Longueur de la divers : poissons, reptiles, amphibiens, oiseaux
queue 1,4 fois la distance museau-cloaque. et petits mammifères.
28° N
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16° W 12° W 8° W 4° W 0° 4° E 8° E 12° E 16° E 20° E 24° E
416 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
© J.-F. Trape
Varanus ornatus.
Akonolinga (Cameroun).
© J.-F. Trape
Varanus ornatus.
Mengang (Cameroun).
Les crocodiles
Famille
Crocodylidae
Identification rapide
Adultes jusqu’à plus de 4 m. Museau court et épais, la distance entre les yeux et
l’extrémité du museau de 1,2 à 2 fois plus longue que la largeur du museau au niveau du
bord antérieur des yeux. Juvéniles avec des bandes transverses sombres, la longueur de
la queue légèrement supérieure à la moitié de la longueur totale.
28° N
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20° N
16° N
12° N
8° N
4° N
16° W 12° W 8° W 4° W 0° 4° E 8° E 12° E 16° E 20° E 24° E
420 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
© J.-F. Trape
Crocodylus suchus.
Sine-Saloum (Sénégal).
© J.-F. Trape
Crocodylus suchus.
Tionk Essil (Casamance, Sénégal).
Identification rapide
Museau long et étroit, la distance entre les yeux et l’extrémité du museau de 2,5 à
3,3 fois plus longue que la largeur du museau au niveau du bord antérieur des yeux.
Plaques nuchales continues avec les plaques dorsales.
28° N
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20° N
16° N
12° N
8° N
4° N
16° W 12° W 8° W 4° W 0° 4° E 8° E 12° E 16° E 20° E 24° E
422 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
© M.-O. Rödel
Mecistops cataphractus.
Forêt de Taï (Côte d’Ivoire).
© J.-F. Trape
Mecistops cataphractus.
Spécimen en captivité.
Crocodile nain
Broad-fronted Crocodile
Identification rapide
Adultes de petite taille, maximum 210 cm. Museau très court, la distance entre les yeux
et l’extrémité du museau similaire ou à peine supérieure à la largeur du museau au
niveau du bord antérieur des yeux. Longueur de la queue inférieure à la moitié de la
longueur totale.
28° N
24° N
20° N
16° N
12° N
8° N
4° N
16° W 12° W 8° W 4° W 0° 4° E 8° E 12° E 16° E 20° E 24° E
424 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
© J.-F. Trape
Osteolaemus tetraspis.
Spécimen en captivité (Nigeria).
© J.-F. Trape
Osteolaemus tetraspis.
Dja (Cameroun).
Les tortues
Famille
Cheloniidae
Famille
Dermochelyidae
Tortue caouanne
Loggerhead Turtle
Identification rapide
Espèce marine. Carapace recouverte d’écailles rigides juxtaposées. Cinq paires d’écailles
costales. Grosse tête caractéristique.
28° N
24° N
20° N
16° N
12° N
8° N
4° N
16° W 12° W 8° W 4° W 0° 4° E 8° E 12° E 16° E 20° E 24° E
430 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
© P. Geniez
Caretta caretta.
Boa Vista (Cap-Vert).
© S. Trape
Caretta caretta.
Lagon sud (Nouvelle-Calédonie).
Tortue verte
Common Green Turtle
Identification rapide
Espèce marine. Carapace recouverte d’écailles rigides juxtaposées. Quatre paires d’écailles
costales. Une seule paire de préfrontales. Marginales sans dentelure.
28° N
24° N
20° N
16° N
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8° N
4° N
16° W 12° W 8° W 4° W 0° 4° E 8° E 12° E 16° E 20° E 24° E
432 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
© J.-F. Trape
Chelonia mydas.
Île de Poilão (Guinée-Bissau).
© J.-F. Trape
Chelonia mydas.
Île de Poilão (Guinée-Bissau).
Tortue imbriquée
Hawksbill Turtle
Identification rapide
Espèce marine. Carapace recouverte d’écailles rigides imbriquées à la façon de tuiles.
Marginales fortement dentelées, surtout les postérieures. Quatre paires d’écailles costales.
Première vertébrale en pointe vers l’arrière. Deux paires de préfrontales. Museau à bec
crochu.
28° N
24° N
20° N
16° N
12° N
8° N
4° N
16° W 12° W 8° W 4° W 0° 4° E 8° E 12° E 16° E 20° E 24° E
434 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
© S. Trape
Eretmochelys imbricata.
Martinique.
© S. Trape
Eretmochelys imbricata.
Martinique.
Tortue olivâtre
Olive Ridley Turtle
Identification rapide
Espèce marine. Carapace recouverte d’écailles rigides, les sutures entre les écailles
souvent peu apparentes. De six à neuf paires de costales, la première en contact avec la
nuchale.
28° N
24° N
20° N
16° N
12° N
8° N
4° N
16° W 12° W 8° W 4° W 0° 4° E 8° E 12° E 16° E 20° E 24° E
436 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
© J.-F. Trape
Lepidochelys olivacea.
Aného (Togo).
© J.-F. Trape
Lepidochelys olivacea.
Aného (Togo).
Tortue luth
Leatherback Turtle
Identification rapide
La plus grosse des tortues marines. Carapace recouverte de cuir avec sept fortes
carènes longitudinales.
28° N
24° N
20° N
16° N
12° N
8° N
4° N
16° W 12° W 8° W 4° W 0° 4° E 8° E 12° E 16° E 20° E 24° E
438 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
© T. Diagne
Dermochelys coriacea.
Côte du Saloum (Sénégal).
© J.-F. Trape
Dermochelys coriacea.
Plage des Hattes (Guyane).
Famille
Geoemydidae
Famille
Pelomedusidae
Famille
Trionychidae
Émyde lépreuse
Mediterranean terrapin
Identification rapide
Carapace couverte d’écailles. Dossière et plastron rigides, sans articulation. Queue très
longue. Une nuchale entre la première paire de marginales. Plastron comprenant six
paires de plaques, sans intergulaire. Gueltas et mares en zone nord-sahélienne et
Afrique du Nord.
28° N
24° N
20° N
16° N
12° N
8° N
4° N
16° W 12° W 8° W 4° W 0° 4° E 8° E 12° E 16° E 20° E 24° E
442 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
© P. Geniez
Mauremys leprosa.
Juvénile de l’oued Noun (Maroc).
© J.-F. Trape
Mauremys leprosa.
Spécimen préservé de la collection de l’IFAN, collecté en février 1949 à Fort-Gouraud
(actuellement Fdérik) en Mauritanie.
Péloméduse roussâtre
Marsh Terrapin
Identification rapide
Carapace couverte d’écailles. Dossière et plastron rigides, sans articulation. Pas de
nuchale entre la première paire de marginales. Plastron comprenant 13 plaques dont
une intergulaire.
28° N
24° N
20° N
16° N
12° N
8° N
4° N
16° W 12° W 8° W 4° W 0° 4° E 8° E 12° E 16° E 20° E 24° E
444 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
© J.-F. Trape
Pelomedusa subrufa olivacea.
Sabodala (Sénégal).
© J.-F. Trape
Péluse d’Adanson
Adanson’s Hinged Terrapin
Identification rapide
Carapace couverte d’écailles. Lobe avant du plastron articulé et mobile. Plaques abdomi-
nales étroites, leur suture médiane au moins deux fois plus courte que la longueur de la
partie mobile du plastron. Suture médiane de la paire de plaques anales environ deux
fois plus courte que celle des fémorales. Plastron clair.
28° N
24° N
20° N
16° N
12° N
8° N
4° N
16° W 12° W 8° W 4° W 0° 4° E 8° E 12° E 16° E 20° E 24° E
446 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
© J.-F. Trape
Pelusios adansoni.
Lac de Guier (Sénégal).
© J.-F. Trape
Pelusios adansoni.
Lac de Guier (Sénégal).
Péluse de Schweigger
Western Hinged Terrapin
Identification rapide
Carapace couverte d’écailles. Lobe avant du plastron articulé et mobile. Une grande
paire de plaques abdominales, la longueur de leur suture médiane atteignant environ les
trois-quarts de la longueur de la partie mobile du plastron. Suture médiane de la paire
d’anales beaucoup plus courte que celle des fémorales. Plastron en majeure partie clair.
28° N
24° N
20° N
16° N
12° N
8° N
4° N
16° W 12° W 8° W 4° W 0° 4° E 8° E 12° E 16° E 20° E 24° E
448 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
© J.-F. Trape
Pelusios castaneus.
Niokolo Koba (Sénégal).
© J.-F. Trape
Pelusios castaneus.
Djikoye (Sénégal).
Identification rapide
Carapace couverte d’écailles. Lobe avant du plastron articulé et mobile. Plaques abdo-
minales grandes, la longueur de leur suture médiane approchant la longueur de la partie
mobile du plastron. Bords antérieurs de la première vertébrale recourbés en pointe
vers l’avant entre les premières marginales. Suture médiane des premières marginales
comprise entre 3 et 5 fois la longueur de la première vertébrale. Échancrure entre les
anales en angle aigu. Plastron sombre.
28° N
24° N
20° N
16° N
12° N
8° N
4° N
16° W 12° W 8° W 4° W 0° 4° E 8° E 12° E 16° E 20° E 24° E
450 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
© J.-F. Trape
Pelusios cupulatta.
Bia (Ghana).
© J.-F. Trape
Pelusios cupulatta.
Bia (Ghana).
Péluse du Gabon
Gabon Hinged Terrapin
Identification rapide
Carapace couverte d’écailles. Lobe avant du plastron articulé et mobile. Plaques abdo-
minales étroites, leur suture médiane au moins deux fois plus courte que la longueur de
la partie mobile du plastron. Suture entre les deux plaques anales à peine plus courte
que celle entre les fémorales. Plastron sombre.
28° N
24° N
20° N
16° N
12° N
8° N
4° N
16° W 12° W 8° W 4° W 0° 4° E 8° E 12° E 16° E 20° E 24° E
452 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
© J.-F. Trape
Pelusios gabonensis. Juvénile.
Dja (Cameroun).
© J.-F. Trape
Pelusios gabonensis.
Dja (Cameroun).
Identification rapide
Carapace couverte d’écailles. Lobe avant du plastron articulé et mobile. Bec crochu.
Plaques abdominales grandes, la longueur de leur suture médiane similaire à la longueur de
la partie mobile du plastron. Longueur de la suture médiane des premières marginales
comprise entre 2 et 2,5 fois la longueur de la première vertébrale. Échancrure entre les
deux plaques anales formant un angle obtus. Plastron noir.
28° N
24° N
20° N
16° N
12° N
8° N
4° N
16° W 12° W 8° W 4° W 0° 4° E 8° E 12° E 16° E 20° E 24° E
454 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
© J. Maran
Pelusios niger.
Ouémé (Bénin).
© J. Maran
Identification rapide
Carapace couverte de cuir. Repli cutané en forme de clapet masquant la base des pattes
postérieures. De zéro à quatre petites callosités dans la partie postérieure du plastron,
aucune dans la partie antérieure du plastron.
28° N
24° N
20° N
16° N
12° N
8° N
4° N
16° W 12° W 8° W 4° W 0° 4° E 8° E 12° E 16° E 20° E 24° E
456 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
© W. McCord
Cyclanorbis elegans.
Spécimen en captivité.
© W. McCord
Cyclanorbis elegans.
Spécimen en captivité.
Identification rapide
Carapace couverte de cuir. Repli cutané en forme de clapet masquant la base des pattes
postérieures. De cinq à neuf callosités sur le plastron, dont trois à cinq à l’avant du plastron.
Carapace brunâtre.
28° N
24° N
20° N
16° N
12° N
8° N
4° N
16° W 12° W 8° W 4° W 0° 4° E 8° E 12° E 16° E 20° E 24° E
458 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
© J.-F. Trape
Cyclanorbis senegalensis.
Spécimen juvénile du Niokolo Koba (Sénégal).
© J.-F. Trape
Cyclanorbis senegalensis.
Niger vers Say (Niger).
Identification rapide
Carapace couverte de cuir. Face ventrale sans repli cutané en forme de clapet à l’arrière
du plastron, la base des pattes postérieures toujours complètement apparente.
28° N
24° N
20° N
16° N
12° N
8° N
4° N
16° W 12° W 8° W 4° W 0° 4° E 8° E 12° E 16° E 20° E 24° E
460 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
© J.-F. Trape
Trionyx triunguis.
Sanaga (Cameroun).
© J.-F. Trape
Trionyx triunguis.
Spécimen en captivité (Togo).
Famille
Testudinidae
Tortue sillonnée
African Spurred Tortoise
Identification rapide
Carapace couverte d’écailles. Adultes de grande taille, jusqu’à 90 cm. Dossière et plastron
rigides, sans articulation. Pas de nuchale ni d’intergulaire.
28° N
24° N
20° N
16° N
12° N
8° N
4° N
16° W 12° W 8° W 4° W 0° 4° E 8° E 12° E 16° E 20° E 24° E
464 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
© J.-F. Trape
Centrochelys sulcata.
Ferlo (Sénégal).
© J.-F. Trape
Centrochelys sulcata.
Spécimens en captivité (Sénégal).
Cinixys de Bell
Bell’s Hinged Tortoise
Identification rapide
Carapace couverte d’écailles. Dossière articulée. Une petite écaille nuchale médiane
allongée insérée entre la première paire de marginales. Rebord des marginales arrondi.
Plaques gulaires triangulaires. Savane.
24° N
20° N
16° N
12° N
8° N
4° N
466 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
© J.-F. Trape
Kinixys belliana nogueyi.
Bandafassi (Sénégal).
© J.-F. Trape
Cinixys rongée
Forest Hinged Tortoise
Identification rapide
Carapace couverte d’écailles. Dossière articulée. Pas d’écaille nuchale. Rebord des
marginales relevé et pointu. Forêt.
28° N
24° N
20° N
16° N
12° N
8° N
4° N
16° W 12° W 8° W 4° W 0° 4° E 8° E 12° E 16° E 20° E 24° E
468 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
© J.-F. Trape
Kinixys erosa.
Nzébéla (Guinée).
© J.-F. Trape
Kinixys erosa.
Juvénile de Bopolu (Liberia).
Identification rapide
Carapace couverte d’écailles. Dossière articulée. Une petite écaille nuchale médiane
allongée insérée entre la première paire de marginales. Rebord des marginales pointu.
Plaques gulaires quadrangulaires. Forêt.
28° N
24° N
20° N
16° N
12° N
8° N
4° N
16° W 12° W 8° W 4° W 0° 4° E 8° E 12° E 16° E 20° E 24° E
470 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
© J.-F. Trape
Kinixys homeana.
Environs d’Axim (Ghana).
© J.-F. Trape
Kinixys homeana.
Environs d’Axim (Ghana).
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Annexe
ANNEXES 495
Chamaeleo chamaeleo : Hemidactylus angulatus :
Algérie – Libye – Maroc – Tunisie Burkina – Bénin – Cameroun – Centrafrique –
Côte d’Ivoire – Gambie – Ghana – Guinée –
Chamaeleo gracilis :
Guinée-Bissau – Liberia – Mali – Mauritanie –
Bénin – Cameroun – Centrafrique –
Niger – Nigeria – Sénégal – Sierra Leone –
Côte d’Ivoire – Gambie – Ghana – Guinée –
Tchad – Togo
Guinée-Bissau – Liberia – Mali – Nigeria –
Sénégal – Sierra Leone – Tchad – Togo Hemidactylus ansorgii :
Bénin – Cameroun – Côte d’Ivoire – Ghana –
Chamaeleo laevigatus : Liberia – Nigeria
Cameroun – Centrafrique – Tchad
Hemidactylus beninensis :
Chamaeleo necasi : Bénin
Bénin – Togo
Hemidactylus fasciatus :
Chamaeleo senegalensis : Bénin – Cameroun – Centrafrique –
Burkina – Bénin – Côte d’Ivoire – Gambie – Côte d’Ivoire – Ghana – Guinée – Liberia –
Ghana – Guinée – Guinée-Bissau – Mali – Nigeria –– Togo
Mauritanie – Niger – Nigeria – Sénégal – Togo
Hemidactylus kundaensis :
Rhampholeon spectrum : Guinée
Cameroun – Centrafrique – Nigeria
Hemidactylus lamaensis :
Trioceros cristatus : Bénin
Cameroun – Centrafrique – Nigeria
Hemidactylus mabouia :
Trioceros oweni : Bénin – Cameroun – Centrafrique –
Cameroun – Centrafrique – Nigeria Côte d’Ivoire – Ghana – Guinée – Liberia –
Nigeria – Sénégal – Togo
Trioceros quadricornis gracilior :
Cameroun – Nigeria Hemidactylus matschiei :
Nigeria – Togo
Trioceros serratus :
Cameroun – Nigeria Hemidactylus muriceus :
Bénin – Cameroun – Côte d’Ivoire – Ghana –
Trioceros wiedersheimi : Guinée – Liberia – Nigeria – Togo
Cameroun – Nigeria
Hemidactylus pseudomuriceus :
Cameroun – Côte d’Ivoire
Eublepharidae Hemidactylus richardsoni :
Cameroun – Centrafrique – Nigeria
Hemitheconyx caudicinctus :
Lygodactylus conraui :
Burkina – Bénin – Cameroun – Côte d’Ivoire –
Bénin – Cameroun – Côte d’Ivoire – Ghana –
Gambie – Ghana – Guinée – Guinée-Bissau –
Liberia – Nigeria – Sierra Leone – Togo
Mali – Mauritanie – Niger – Nigeria – Sénégal –
Togo Lygodactylus fischeri :
Bénin – Cameroun – Nigeria – Sierra Leone
Lygodactylus gutturalis :
Gekkonidae Burkina – Bénin – Cameroun – Centrafrique –
Côte d’Ivoire – Gambie – Ghana – Guinée –
Cnemaspis gigas :
Guinée-Bissau – Mali – Nigeria – Sénégal – Tchad
Nigeria
Pristurus adrarensis :
Cnemaspis occidentalis : Mauritanie
Côte d’Ivoire – Guinée – Liberia – Sierra Leone
Saurodactylus brosseti :
Cnemaspis petrodroma : Maroc
Nigeria
Stenodactylus petrii :
Cnemaspis spinicollis : Algérie – Libye – Mali – Maroc – Mauritanie –
Cameroun – Côte d’Ivoire – Ghana – Nigeria – Niger – Sénégal – Tunisie
Togo
Stenodactylus sthenodactylus :
Hemidactylus albituberculatus : Algérie – Libye – Mali – Maroc – Mauritanie –
Bénin – Cameroun – Nigeria – Togo Niger – Nigeria – Tchad – Tunisie
Hemidactylus albivertebralis : Tropiocolotes algericus :
Bénin – Ghana – Guinée Algérie – Maroc – Mauritanie
496 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
Tropiocolotes steudneri : Acanthodactylus boskianus :
Algérie – Libye – Niger Algérie – Libye – Mali – Maroc – Mauritanie –
Niger – Nigeria – Tchad – Tunisie
Tropiocolotes tripolitanus :
Algérie – Libye – Mali – Maroc – Mauritanie – Acanthodactylus boueti :
Niger – Nigeria – Tchad – Tunisie Bénin – Ghana – Nigeria – Togo
Acanthodactylus busacki :
Phyllodactylidae Algérie – Maroc – Mauritanie
ANNEXES 497
Scincidae Panaspis tristaoi :
Côte d’Ivoire – Gambie – Ghana – Guinée –
Chalcides armitagei : Guinée-Bissau – Sénégal
Gambie – Guinée-Bissau – Sénégal
Scincopus fasciatus :
Chalcides boulengeri : Algérie – Libye – Mali – Maroc – Mauritanie –
Algérie – Libye – Maroc – Tunisie Niger – Nigeria – Tchad – Tunisie
Chalcides delislei :
Scincus albifasciatus :
Mali – Maroc – Mauritanie – Niger – Sénégal –
Algérie – Libye – Mali – Maroc – Mauritanie –
Tchad
Niger – Nigeria – Sénégal
Chalcides ocellatus :
Algérie – Libye – Mali – Maroc – Mauritanie – Scincus scincus :
Niger – Tchad – Tunisie Algérie – Libye – Tunisie
498 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
Varanus griseus : Tortues continentales
Algérie – Libye – Mali – Maroc – Mauritanie –
Niger – Tchad – Tunisie Centrochelys sulcata :
Varanus niloticus : Burkina – Cameroun – Centrafrique – Mali –
Burkina – Bénin – Cameroun – Centrafrique – Mauritanie – Niger – Nigeria – Sénégal – Tchad
Côte d’Ivoire – Gambie – Ghana – Guinée – Cyclanorbis elegans :
Guinée-Bissau – Liberia – Mali – Mauritanie – Ghana – Nigeria – Togo
Niger – Nigeria – Sénégal – Sierra Leone –
Tchad – Togo Cyclanorbis senegalensis :
Burkina – Bénin – Cameroun – Centrafrique –
Varanus ornatus : Côte d’Ivoire – Gambie – Ghana – Guinée-Bissau –
Bénin – Cameroun – Centrafrique – Liberia – Mali – Mauritanie – Niger – Nigeria –
Côte d’Ivoire – Ghana – Guinée – Liberia – Sénégal – Tchad – Togo
Nigeria – Sierra Leone – Togo
Kinixys belliana :
Burkina – Bénin – Cameroun – Centrafrique –
Crocodiles Côte d’Ivoire – Gambie – Ghana – Guinée –
Guinée-Bissau – Mali – Niger – Nigeria – Sénégal –
Crocodylus suchus :
Sierra Leone – Tchad – Togo
Burkina – Bénin – Cameroun – Centrafrique –
Côte d’Ivoire – Gambie – Ghana – Guinée – Kinixys erosa :
Guinée-Bissau – Liberia – Mali – Mauritanie – Bénin – Cameroun – Centrafrique –
Niger – Nigeria – Sénégal – Sierra Leone – Côte d’Ivoire – Gambie – Ghana – Guinée –
Tchad – Togo Liberia – Nigeria – Sénégal – Sierra Leone – Togo
Mecistops cataphractus : Kinixys homeana :
Burkina – Bénin – Cameroun – Centrafrique – Bénin – Cameroun – Centrafrique –
Côte d’Ivoire – Gambie – Ghana – Guinée – Côte d’Ivoire – Ghana – Guinée – Liberia –
Guinée-Bissau – Liberia – Mali – Nigeria – Nigeria – Tchad – Togo
Sénégal – Sierra Leone – Tchad – Togo
Mauremys leprosa :
Osteolaemus tetraspis : Algérie – Libye – Maroc – Mauritanie (?) –
Burkina – Bénin – Cameroun – Centrafrique – Niger – Tunisie
Côte d’Ivoire – Gambie – Ghana – Guinée –
Guinée-Bissau – Liberia – Mali – Nigeria – Pelomedusa subrufa olivacea :
Sénégal – Sierra Leone – Togo Burkina – Bénin – Cameroun – Centrafrique –
Côte d’Ivoire – Gambie – Ghana – Guinée –
Guinée-Bissau – Mali – Mauritanie – Niger –
Tortues marines Nigeria – Sénégal – Tchad – Togo
Caretta caretta : Pelusios adansoni :
Côte d’Ivoire – Gambie – Ghana – Guinée – Algérie – Bénin – Cameroun – Centrafrique –
Guinée-Bissau – Maroc – Mauritanie – Sénégal Gambie – Mali – Mauritanie – Niger – Nigeria –
Chelonia mydas : Sénégal – Tchad
Bénin – Cameroun – Côte d’Ivoire – Gambie – Pelusios castaneus :
Ghana – Guinée – Guinée-Bissau – Liberia – Burkina – Bénin – Cameroun – Centrafrique –
Maroc – Mauritanie – Nigeria – Sénégal – Côte d’Ivoire – Gambie – Ghana – Guinée –
Sierra Leone – Togo Guinée-Bissau – Nigeria – Sénégal –
Dermochelys coriacea : Sierra Leone – Togo
Bénin – Cameroun – Côte d’Ivoire – Gambie – Pelusios cupulatta :
Ghana – Guinée – Guinée-Bissau – Liberia – Côte d’Ivoire – Ghana – Liberia – Nigeria
Maroc – Mauritanie – Nigeria – Sénégal –
Sierra Leone – Togo Pelusios gabonensis :
Cameroun – Centrafrique – Côte d’Ivoire –
Eretmochelys imbricata :
Liberia
Bénin – Cameroun – Côte d’Ivoire – Gambie –
Ghana – Guinée – Guinée-Bissau – Liberia – Pelusios niger :
Maroc – Mauritanie – Nigeria – Sénégal – Bénin – Cameroun – Nigeria
Sierra Leone – Togo
Trionyx triunguis :
Lepidochelys olivacea : Burkina – Bénin – Cameroun – Centrafrique –
Bénin – Cameroun – Côte d’Ivoire – Gambie – Côte d’Ivoire – Gambie – Ghana –
Ghana – Guinée – Guinée-Bissau – Liberia – Guinée – Guinée-Bissau – Liberia –
Mauritanie – Nigeria – Sénégal – Sierra Leone – Mali – Mauritanie – Niger – Nigeria –
Togo Sénégal – Sierra Leone – Tchad
ANNEXES 499
Index
des espèces
et familles
INDEX 501
Eretmochelys imbricata .............................. 434 Mauremys leprosa .................................... 442
EUBLEPHARIDAE ................................................ 208 Mecistops cataphractus .............................. 422
Melanoseps occidentalis ............................. 368
Feylinia currori ........................................ 362 Mesalina guttulata ........................................ 328
Mesalina olivieri ............................................ 330
Gastropholis echinata ................................. 318 Mesalina pasteuri .......................................... 332
GEKKONIDAE ...................................................... 210 Mesalina rubropunctata .............................. 334
GEOEMYDIDAE .................................................... 442
Mochlus brevicaudis ................................... 370
GERRHOSAURIDAE .............................................. 290
Mochlus guineensis .................................... 372
Gerrhosaurus major bottegoi ...................... 290
Mochlus mocquardi .................................... 374
Lepidothyris fernandi harlani .................. 364 Scincus albifasciatus laterimaculatus ...... 384
502 L É Z A R D S , C R O C O D I L E S E T T O RT U E S D ' A F R I Q U E O C C I D E N TA L E E T D U S A H A R A
Tarentola annularis .................................... 268 Trapelus mutabilis ..................................... 162
Trapelus schmitzi ....................................... 164
Tarentola boehmei ...................................... 270
Trapelus tournevillei .................................. 166
Tarentola chazaliae ....................................... 272
Tropiocolotes algericus ................................. 258
Tarentola deserti ......................................... 274
Tropiocolotes steudneri ................................ 260
Tarentola ephippiata .................................. 276
Tropiocolotes tripolitanus .......................... 262
Tarentola hoggarensis .................................. 278
Trioceros cristatus ...................................... 198
Tarentola mauritanica ............................... 280
Tarentola mauritanica fascicularis .......... 280 Trioceros oweni ........................................... 200
Tarentola mauritanica juliae .................... 280 Trioceros quadricornis gracilior ................ 202
INDEX 503
C
et ouvrage présente pour la première fois
l’ensemble des espèces de lézards, crocodiles
et tortues rencontrées dans les quinze pays
de l’Afrique de l’Ouest, ainsi qu’au Tchad et dans les
régions sahariennes. Il comprend plus de 700 photo-
graphies en couleurs et 175 cartes de répartition ainsi
que les clés de détermination illustrées permettant
l’identification des espèces.
IRD
44, bd de Dunkerque
13572 Marseille cedex 02
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ISBN 978-2-7099-1726-1 64 €