Charleville,
petite ville des Ardennes,
au nord de la France
Jean Nicolas Arthur
RIMBAUD
né le 20 octobre 1854
Ferme
familiale
des Cuif à
Roche
Vieux Moulin
Charleville,
actuel musée
Rimbaud
Appartement Rimbaud, au 1r étage
1869-75
UN ENFANT DIFFICILE ET BRILLANT
(1854-1871)
Institut Rossat, Charleville, 1864.
3ème assis à partir de la gauche Arthur Rimbaud, à sa gauche son frère Frédéric
UN PÈRE ABSENT
FRÉDÉRIC RIMBAUD, NÉ À DÔLE LE 7 OCTOBRE 1814
ÉCRIVAIN, LINGUISTE ETHNOLOGUE, MILITAIRE DE CARRIÈRE,
ALGÉRIE, CHEVALIER DE LA LÉGION D'HONNEUR.
INTELLIGENT ET INSTRUIT, ARABOPHILE, TRADUCTION CORAN
ET GRAMMAIRE. OUVRAGES MILITAIRES
PERMISSION À CHARLEVILLE, RENCONTRE MARIE CATHERINE
FÉLICITÉ VITALIE CUIF - MARIAGE LE 8 FÉVRIER 1853
AVENTURIER : MILITAIRE DE CARRIÈRE SOUVENT ABSENT
1864 : QUITTE DÉFINITIVEMENT FOYER APRÈS 5 ENFANTS
QUITTE L'ARMÉE POUR SE RETIRER À DIJON
MEURT EN 1878, JAMAIS REVU SES ENFANTS
.
Un certain sentiment d'abandon contribuera certainement à l'état rebelle d' Arthur Rimbaud et sera sensible
dans poèmes.
-
UNE MÈRE SÉVÈRE
ENFANCE SOUS LA SURVEILLANCE D’UNE MÈRE
AUSTÈRE ET EXIGEANTE.
VITALIE CUIF, FILLE DE PAYSANS RICHES.
ON A DIT BEAUCOUP DE MAL D’ELLE (AUTORITAIRE,
BIGOTE, CONVENTIONNELLE, STUPIDE,…)
MAIS PROTECTRICE, FIÈRE DE SES ENFANTS,
AFFECTION BOURRUE RÉCIPROQUE.
LA FRATRIE
5 ENFANTS :
1- FRÉDÉRIC, NÉ LE 2 NOVEMBRE 1853
2- ARTHUR, NÉ LE 20 OCTOBRE 1854,
LE POÈTE
3- VICTORINE, DÉCÉDÉE À UN MOIS
4- VITALIE, NÉE LE 15 JUIN 1858
5- ISABELLE, NÉE LE 1ER JUIN 1860
UN ÉLÈVE SURDOUÉ MAIS REBELLE
ENFANCE À CHARLEVILLE, TRÈS BONNES ÉTUDES AU
COLLÈGE DE LA VILLE, GÉNIE PRÉCOCE, PARCOURS
SCOLAIRE = PRIX D'EXCELLENCE, (VERS LATINS).
ENFANT SAGE EN APPARENCE, MAIS GOÛT DE LA
RÉVOLTE, NOTAMMENT CONTRE ORDRE SOCIAL ET
RELIGION.
APRÈS PLUSIEURS FUGUES, IL RENONCE À SE PRÉSENTER
AU BACCALAURÉAT.
DÉSIR D’ALLER À PARIS :
- PARTICIPER AU CONTEXTE POLITIQUE AGITÉ (SUITES
DE LA GUERRE DE 1870, COMMUNE DE MAI 1871)
- DÉBUTER DANS LE MILIEU LITTÉRAIRE.
ERNEST DELAHAYE, L'AMI DE CHARLEVILLE
Delahaye vers 1890 Dessins de Rimbaud par Delahaye
UN PROFESSEUR, UN AMI
GEORGES IZAMBARD
JANVIER 1870 : AMITIÉ AVEC GEORGES IZAMBARD, JEUNE
(22 ANS) PROFESSEUR DE RHÉTORIQUE EN CLASSE DE
PREMIÈRE:
- G. I. LUI PRÊTE « POÈTES CONTEMPORAINS » (HUGO…) – AU
GRAND EFFROI DE LA MÈRE RIMBAUD
- IL ENCOURAGE SES PASTICHES ET PREMIERS ESSAIS
POÉTIQUES, (1869 « LES ETRENNES DES ORPHELINS » ; 1870 «LES
EFFARÉS » ; « LE DORMEUR DU VAL »)
- RIMBAUD ENVOIE 3 POÈMES À THÉODORE DE BANVILLE
(POUR PUBLICATION DANS LE PARNASSE CONTEMPORAIN)
MAIS ÉCHEC.
Georges Izambard (1848-1931)
1870, LA GUERRE CONTRE LA PRUSSE,
UN TOURNANT DANS LA VIE DE RIMBAUD
15 juillet 1870 : Napoléon III
déclare la guerre à la
Prusse.
Fermeture du lycée de
Charleville ; Izambard
part.
Prussiens aux portes de la
VILLE…
2 septembre 1870 : Bataille
de Sedan (à 20 km de
Charleville), capitulation de
la France.
LE FUGUEUR…
L’ENFANT SAGE ET BRILLANT « S’encrapule », se révolte contre toute autorité !
fugues :
➢ 29 août 1870 : Fugue Vers Paris (en pleine guerre) : Arrêté gare du Nord
SANS BILLET, PRISON ET RENVOI à ChARLEVILLE (GRâCE à IzAMBARD qU’IL APPELLE
à L’AIDE)
➢ 7 octobre 1870 : autre fugue, Bruxelles
➢ poèmes du vagabondage (« Ma Bohème », « Au Cabaret vert », « le Buffet », « Rêvé pour
l'hiver ») et de la guerre (« LE DORMEUR DU VAL »…)
➢ 25 février 1871 : 15 jours à paris, retour à pieds
18 MARS- 28 MAI 1871 : LA COMMUNE DE PARIS
Rimbaud était- Sa poésie et
il à Paris à ce sa pensée
moment-là ? montrent
Y a-t-il qU’IL y éTAIT
participé ? sensible.
La légende
rimbaldienne
LE VOUDRAIT…
Charleville, le 2 novembre 1870.
Monsieur,
— À vous seul ceci. —
Je suis rentré à Charleville un jour après vous avoir quitté. Ma
mère m’a reçu, et je — suis là... tout à fait oisif. Ma mère ne me
mettrait en pension qu’en Janvier 71.
Eh bien ! j’ai tenu ma promesse.
Je meurs, je me décompose dans la platitude, dans la mauvaiseté,
dans la grisaille. Que voulez-vous, je m’entête affreusement à
adorer la liberté libre, et... un tas de choses que « ça fait pitié »,
n’est-ce pas ? — Je devais repartir aujourd’hui même ; je le
pouvais : j’étais vêtu de neuf, j’aurais vendu ma montre, et vive la
liberté ! — Donc je suis resté ! je suis resté ! — et je voudrai
repartir encore bien des fois. — Allons, chapeau, capote, les deux
poings dans les poches, et sortons ! — Mais je resterai, je resterai.
Je n’ai pas promis cela. Mais je le ferai pour mériter votre
affection : vous me l’avez dit. Je la mériterai.
La reconnaissance que je vous ai, je ne saurais pas vous l’exprimer
aujourd’hui plus que l’autre jour. Je vous la prouverai. Il s’agirait
de faire quelque chose pour vous, que je mourrais pour le faire, —
je vous en donne ma parole. — J’ai encore un tas de choses à dire...
Ce « sans-cœur » de
A. Rimbaud.
IMPORTANCE DE GEORGES IZAMBARD :
- IDÉES RÉVOLUTIONNAIRES
- RÉCUPÈRE RIMBAUD FUGUEUR À LA GENDARMERIE
- IL L’héBERGE à DOUAI ChEz SES TANTES
- RIMBAUD Y RECOPIE LES 22 POÈMES DU RECUEIL LES
CAHIERS DE DOUAI (ÉCRITS ENTRE MAI ET OCTOBRE
1870) : CONFIÉ À UN AMI, PAUL DEMENY
- IZAMBARD ET DEMENY : DESTINATAIRES DES DEUX
« LETTRES DU VOYANT » (13 ET 15 MAI 1871)
. Poète Paul Demeny 1890
LE VOYANT !
• 13 MAI 1871, À IZAMBARD :
«C'EST FAUX DE DIRE : JE PENSE. ON DEVRAIT DIRE : ON ME PENSE. PARDON DU JEU DE
MOTS. JE EST UN AUTRE. »
= LE POÈTE DOIT SE CONNAÎTRE EN SE DÉBARRASSANT DES CONVENTIONS, CULTURES
ET DISCOURS QUI L'ENTRAVENT.
• 15 MAI 1871, « LETTRE DU VOYANT » (ADRESSÉE AU POÈTE PAUL DEMENY [1844-
1918] RENCONTRÉ À DOUAI 1870) :
« UN LONG, IMMENSE ET RAISONNÉ DÉRÈGLEMENT DE TOUS LES SENS »,
= CHOIX DES SENS CONTRE LE SENS, AVANCÉE MÉTHODIQUE VERS L'INCONNU, PAR-
DELÀ LES LIMITES DE L'ESPRIT, DE LA MORALE ET DU CORPS HUMAIN
NOUVEAU PROMéThéE, LE POÈTE EST à LA FOIS SAVANT ET MAUDIT…
« LA POéSIE NE RyThMERA PLUS L’ACTION ; ELLE SERA EN AVANT. »
Maintenant, je m'encrapule le plus possible.
Pourquoi ? Je veux être poète, et je travaille à
me rendre voyant : vous ne comprendrez pas du
tout, et je ne saurais presque vous expliquer. Il
s'agit d'arriver à l'inconnu par le dérèglement de
tous les sens. Les souffrances sont énormes,
mais il faut être fort, être né poète, et je me suis
reconnu poète. Ce n'est pas du tout ma faute.
C'est faux de dire : Je pense : on devrait dire :
On me pense. − Pardon du jeu de mots. −
Je est un autre. Tant pis pour
le bois qui se trouve violon, et nargue aux
inconscients, qui ergotent sur ce qu'ils ignorent
tout à fait !
Je dis qu'il faut être voyant, se faire voyant.
Le Poète se fait voyant par un long, immense et raisonné
dérèglement de tous les sens. Toutes les formes d'amour, de
souffrance, de folie ; il cherche lui-même, il épuise en lui tous les
poisons, pour n'en garder que les quintessences. Ineffable torture
où il a besoin de toute la foi, de toute la force surhumaine, où il
devient entre tous le grand malade, le grand criminel, le grand
maudit, — et le suprême Savant ! — Car il arrive à l'inconnu !
Puisqu'il a cultivé son âme, déjà riche, plus qu'aucun ! Il arrive
à l'inconnu, et quand, affolé, il finirait par perdre l'intelligence de
ses visions, il les a vues ! Qu'il crève dans son bondissement par
les choses inouïes et innommables : viendront d'autres horribles
travailleurs ; ils commenceront par les horizons où l'autre s'est
affaissé !
[Link]
m
UN GARNEMENT CHEZ LES « VILAINS BONSHOMMES »
(1871-1872)
• FIN AOÛT 1871 : RIMBAUD ÉCRIT À VERLAINE + 5 POÈMES
(« LES EFFARÉS », « ACCROUPISSEMENTS », « LES DOUANIERS », « LE CŒUR VOLé »,
« LES ASSIS »).
• VERLAINE ENThOUSIASTE L’INVITE à PARIS
• 15 SEPTEMBRE 1871 : RIMBAUD, À PEINE 17 ANS, ARRIVE À
PARIS (AVEC DERNIÈRE COMPOSITION, « LE BATEAU IVRE ») = BIEN
ACCUEILLI.
• DÎNER DES « VILAINS BONSHOMMES » (ÉCRIVAINS ET ARTISTES
D’AVANT-GARDE).
• IL IMPRESSIONNE, DOMINE DéJà SES MODÈLES…
Henri Fantin-Latour, Un coin de table, 1872
• OCTOBRE 1871 : RIMBAUD PARTICIPE à L’ALBUM zUTIqUE (CERCLE DE
POÈTES ANTICONFORMISTES, POÉSIE SATIRIQUE ET PARODIQUE (CONTRE
LES PARNASSIENS), GROSSIÈRE VOIRE OBSCÈNE + SYMPATHIE POUR LES
COMMUNARDS) Les Zutiques sont une branche dissidente des Vilains Bonshommes, chez ces
derniers se trouvaient des Parnassiens.
• SON ChARISME ET SON GéNIE IMPRESSIONNENT LES POÈTES PARISIENS…
« Rimbaud sur son bateau ivre », album zutique Gill
2 mars 1872 : Quand il
n'apprécie pas les poèmes lus,
Rimbaud, en bon zutiste, lance
des « Merde ! » retentissants,
donnant lieu à une querelle
« Les Voyelles »,
audacieux sonnet
baudelairien
L’enfant terrible
de la poésie
• Mais alcool, drogue, personnalité provocante,
ORGUEIL ET VIOLENCE…
• Rimbaud choque tant qU’IL est exclu du cercle… (il
insulte les autres poètes au lieu D’éCOUTER leurs
lectures, frappe le photographe Etienne Carjat avec
une canne-épée et le blesse à la jambe…)
• printemps 1872 : il rentre à Charleville.
BAGARRE DEVANT L'ABBAyE DE ThéLÈME, PLACE PIGALLE : RIMBAUD BLESSE CARJAT…
qui aurait détruit toutes les photos prises de Rimbaud, sauf la photo mythique !
PAUL VERLAINE : UNE LIAISON POÉTIQUE ET AMOUREUSE…
(1871-1873)
[Link]
• RIMBAUD HÉBERGÉ AVEC LE COUPLE,
CHEZ LES BEAUX-PARENTS DE VERLAINE
• MAIS RIMBAUD GROSSIER, SCANDALEUX
ET VIOLENT…
• LIAISON AMOUREUSE ADULTÈRE ET
HOMOSEXUELLE
• TENSION ENTRE VERLAINE ET SA FEMME.
UN TRIANGLE AMOUREUX SCANDALEUX…
Mathilde Mauté de Fleurville, Paul Verlaine, 1872, Rimbaud, octobre 1871 ,
épouse Verlaine 28 ans photographie de Carjat,
Le poète Charles Cros raconte
qu’au café du Rat-mort
(place Pigalle), Rimbaud
s’amuse à taillader au canif
les poignets et les cuisses de
“Le poète saturnien Paul
Verlaine…
Verlaine donnait le bras
à une charmante
personne, Mademoiselle
Rimbaud." Edmond Le
Pelletier, un ami de
Verlaine
…FAITE D’ERRANCE, DE PASSION ET DE DISPUTES…
De Retour à Paris,
RIMBAUD PART POUR L’ANGLETERRE PUIS LA BELGIqUE.
VERLAINE L’ACCOMPAGNE…
VIE D’ERRANCE,
de misère
financière et
de créativité
poétique
Verlaine
retourne voir
sa femme,
rappelle
RIMBAUD…
Dessins de Paul Verlaine, lors de voyages
(Bruxelles, Londres)
DÉBAUCHE ET CRÉATION POÉTIQUE
La vie vagabonde des deux poètes nourrit
LEUR ŒUVRE FUTURE :
➢ Verlaine, Romances sans paroles (1874),
➢ Rimbaud, Illuminations (1872-1875 ; publié
en 1886).
Rimbaud adopte les vers impairs et le thème
de la chanson de Verlaine,
VERLAINE S’INTéRESSE à LA « Voyance » de
Rimbaud.
Relation passionnée et orageuse,
Alcool (absinthe, la fée verte)
Tensions,
séparations,
RETROUVAILLES…
Leur Vie applique « L’encrapulement » du Voyant
(lettre) :
« poisons » : ABSINThE, hASChISCh…
« TORTURE…MAUDIT » : VIE DE CLOChARD, hOMOSExUALITé…
= protestation et révolte contre société conformiste
PAR LE CORPS // L’éCRITURE
MAIS LE STyLE DE RIMBAUD RESTE ENCOR SAGE…
(Divulgâchions :
la rupture amoureuse
sera le déclic littéraire libérateur)
…ET QUI FINIT MAL!
JUSqU’AU DRAME !
Bruxelles, 10 juillet 1873
Verlaine, ivre,
désespéré de perdre Rimbaud,
tire deux coups de pistolet
sur lui
LE BLESSE AU POIGNET…
2 ans à la prison de Mons
DERNIÈRE SAISON POÉTIQUE
(1873-1875)
❖ Convalescence dans la ferme familiale de Roche (il y revient entre 2 voyages)
❖ Rimbaud rédige Une saison en enfer (1873), LE SEUL DE SES RECUEILS qU’IL FERA
publier (à COMPTE D’AUTEUR, PUIS S’EN DéSINTéRESSE) :
RéCIT AUTOBIOGRAPhIqUE D’UN « JE » poétique
où il exprime ses « délires » : prose fébrile,
CRISE qUI COUVAIT DEPUIS DES MOIS…
( titres ? Livre païen ou Livre Nègre )
= Désillusion, rejette ses Ambitions
et créations poétiques
❖ 1871à 1875 : nouvelle forme poétique :
les Illuminations, proses et vers libres
• 1874 : LONDRES
AVEC GERMAIN
NOUVEAU : FINALISE
LE MANUSCRIT DES
ILLUMINATIONS
•FÉVRIER 1875 :
REVOIT VERLAINE,
SORTI DE PRISON,
LUI DONNE LE
MANUSCRIT DES
ILLUMINATIONS :
SUCCESSION DE
TABLEAUX ONIRIQUES
VISIONNAIRES
LE SILENCE POÉTIQUE (1875-1891)
• « J'ÉCRIVAIS DES SILENCES, DES NUITS, JE NOTAIS
L'INEXPRIMABLE. JE FIXAIS DES VERTIGES. » (UNE SAISON EN
ENFER, DÉLIRES II, ALCHIMIE DU VERBE).
• 20 ANS : RIMBAUD ARRÊTE TOUTE SON ACTIVITÉ POÉTIQUE
• ExISTENCE D’ERRANCE SOLITAIRE
• APRÈS AVOIR TRANSGRESSÉ DANS SA POÉSIE TOUTES LES
DIFFÉRENCES, IL VA TRADUIRE EN ACTES SA POÉSIE.
DE L’ADOLESCENT FUGUEUR…
À « L’HOMME AUX SEMELLES DE VENT »
(VERLAINE)
À partir de 1874 commence une errance qui ne se
terminera qu'avec la mort.
➢ 1875 : STUTTGART (APPRENDRE L’ALLEMAND) ITALIE,
ChARLEVILLE (y RENTRE APRÈS ChAqUE VOyAGE)…
➢ 1876 : Batavia (aujourd'hui Jakarta (armée
COLONIALE hOLLANDAISE, S’ENGAGE ET DéSERTE)
➢ 1877 : Suède et au Danemark.
➢ 1878 -9 : vers Alexandrie, séjour à Chypre.
➢ 1880 : Abyssinie (Aden, Harar ): trafics
Delahaye : « Quand repars-tu?
(Dessin de Delahaye, lettre de 1877)
Rimbaud : Aussi tôt que possible »
LE TRAFIQUANT EXOTIQUE
(1880-1891)
• à PARTIR D’AOÛT 1880 : ABySSINIE, SUD PéNINSULE
ARABIQUE (ADEN AU HARAR), EMPLOYÉ DE
COMMERCE POUR UNE MAISON QUI S'OCCUPE DU
COMMERCE DES PEAUX
• ExPLORATEUR, PhOTOGRAPhE…
• CORRESPONDANCE AVEC SA FAMILLE : VIE DE
hASARD ET D’AVENTURE : 1885, TRAFIC D’ARMES à
SON COMPTE AVEC LE ROI D'ÉTHIOPIE MÉNÉLIK II,
MAIS NE SERA PAS PAyé…
Autoportraits
de Rimbaud
en Abyssinie
• TUMEUR CANCÉREUSE À LA JAMBE
DROITE: RETOUR EN CIVIÈRE (DESSINÉE
PAR LUI, CI-CONTRE)
• LE 8 MAI 1891! RENTRE EN FRANCE,
HÔPITAL DE MARSEILLE =
AMPUTATION.
• CONVALESCENCE EN FAMILLE DANS
LES ARDENNES
• SON ÉTAT S'AGGRAVE, RETOUR À
MARSEILLE AVEC ISABELLE (DESSIN CI-
CONTRE)
• 10 NOVEMBRE 1891 : ARTHUR
RIMBAUD MEURT À L'HÔPITAL DE LA
CONCEPTION, À 37 ANS.
SA POÉSIE COMMENCE À ÊTRE RECONNUE :
1886, LA VOGUE PUBLIE LES ILLUMINATIONS.
(IL NE LE SAIT MÊME PAS…)
La
Légende
remplace
l’homme…
Verlaine le publie dans le recueil collectif : Les poètes maudits (1886)
MORTEL, ANGE ET DÉMON, AUTANT DIRE RIMBAUD,
TU MÉRITES LA PRIME PLACE EN CE MIEN LIVRE
BIEN QUE TEL SOT GRIMAUD T’AIT TRAITÉ DE RIBAUD
IMBERBE ET DE MONSTRE EN HERBE ET DE POTACHE IVRE.
LES SPIRALES D’ENCENS ET LES ACCORDS DE LUTH
SIGNALENT TON ENTRÉE AU TEMPLE DE MÉMOIRE
ET TON NOM RADIEUX CHANTERA DANS LA GLOIRE,
PARCE QUE TU M’AIMAS AINSI QU’IL LE FALLUT.
LES FEMMES TE VERRONT GRAND JEUNE HOMME TRÈS FORT,
TRÈS BEAU D’UNE BEAUTÉ PAYSANNE ET RUSÉE,
TRÈS DÉSIRABLE D’UNE INDOLENCE QU’OSÉE !
L’HISTOIRE T’A SCULPTÉ TRIOMPHANT DE LA MORT
ET JUSQU’AUX PURS EXCÈS JOUISSANT DE LA VIE,
TES PIEDS BLANCS POSÉS SUR LA TÊTE DE L’ENVIE !
VERLAINE, DANS LES POÈTES MAUDITS,
« L’HOMME AUX SEMELLES DE VENT »
Arthur Rimbaud
à Charleville
Vers
le
Mythe…
Ernest Pignon, Portrait d’Arthur Rimbaud, 1978