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Anatomie du Jéjunum et de l'Iléum

Le jéjunum et l'iléum, parties mobiles de l'intestin grêle, s'étendent de l'angle duodéno-jéjunal à la valvule iléo-caecale, avec des dimensions et des particularités anatomiques spécifiques. Le gros intestin, qui commence au caecum et se termine à l'anus, est structuré en plusieurs segments, chacun ayant des caractéristiques morphologiques et des rapports anatomiques distincts. La vascularisation de ces segments est assurée par des branches des artères mésentériques supérieure et inférieure, avec des implications cliniques en cas d'obstruction ou d'inflammation.

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Anatomie du Jéjunum et de l'Iléum

Le jéjunum et l'iléum, parties mobiles de l'intestin grêle, s'étendent de l'angle duodéno-jéjunal à la valvule iléo-caecale, avec des dimensions et des particularités anatomiques spécifiques. Le gros intestin, qui commence au caecum et se termine à l'anus, est structuré en plusieurs segments, chacun ayant des caractéristiques morphologiques et des rapports anatomiques distincts. La vascularisation de ces segments est assurée par des branches des artères mésentériques supérieure et inférieure, avec des implications cliniques en cas d'obstruction ou d'inflammation.

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Le jéjunum et l’iléum représentent la partie mobile de l’intestin grêle.

Le jéjunum représente la partie proximal (2/5) et


l’iléum la partie distal ; il s’étend de l’angle duodéno-jéjunal jusqu’à la valvule iléo-caecale.

1- GÉNÉRALITÉS :
a- Situation et forme : le jéjunum et l’iléum sont contournés sous forme d’anses intestinale, d’abord horizontales
puis verticales ; ces anses sont située dans la région sous-mésocolique, dont (4/5) sont situées à gauche de la
ligne médiane.
b- Dimensions : la longueur est de 6m, augmente avec la taille ; le diamètre est de 3cm à ça partie proximale et
2cm à ça partie distale
c- Particularités : on observe chez 2% des sujets, sur le bord libre de l’intestin grêle à en environ 1m de la valvule
iléo-caecale, le vestige du canal vitellin : c’est le diverticule de Meckel.

Application pratique : la recherche du diverticule de Meckel est systémique, au cours de l’exérèse de l’appendice
vermiforme

2- MOYENS DE FIXITÉS :
Le jéjunum et l’iléum sont fixés à la paroi abdominale postérieure par le mésentère. Le mésentère est un méso
qui présente la forme d’une lame péritonéale avec : 2 faces antérieure et postérieure, un bord libre sinueux se
confondant avec les anses intestinales, et un bord adhérent à la paroi dorsales : c’est la racine du mésentère.

La racine du mésentère : présente une longueur de 15 cm ; elle commence à gauche de la vertèbre L2, puis elle
descend obliquement à droite pour se terminer à droite de L5 ; dans son trajet, elle longe le bord droit de la partie
ascendante du duodénum puis surcroise successivement, le crochet pancréatique, la partie horizontale du
duodénum, la veine cave inférieure, l’uretère droit, les vaisseaux gonadiques droit. La hauteur maximale du
mésentère est de 20 cm. Le mésentère contient les éléments suivants : l’artère et la veine mésentérique supérieures,
les ganglions lymphatiques, et les nerfs, tous ces éléments sont entourés par la graisse.

3- RAPPORT :
Le jéjunum et l’iléum répondent aux éléments suivants :
- En avant : la paroi abdominale antérieure dont les séparent le grand épiploon ;
- En arrière : la veine cave inférieure, l’aorte, le pole inférieur du rein gauche, les uretères, et le colon
descendant ;
- A droite : le Caecum et le colon ascendant ;
- A gauche : la paroi abdominale ;
- En bas : la vessie, le colon sigmoïde, et chez la femme l’utérus.

4- VASCULARISATION :
a- Artères : le jéjunum et l’iléum sont irriguées par les artères jéjunales et iléales, branches de l’artère
mésentérique supérieure. Ces branches au nombre de 12 à 15, naissent du bord gauche de l’artère
mésentérique supérieur, et descendent dans le mésentère.

Application pratique : souvent, ces artères sont de type terminal, expliquant ainsi certaines nécroses
intestinales en cas d’oblitérations.

b- Veine : satellites des artères, elles se drainent dans la veine mésentérique supérieure longeant le bord droit
de l’artère, pour rejoindre la veine porte.

1
Le gros intestin est la partie terminale du tube digestif ; il s’étend de l’iléum à l’anus ; il comprend : le caecum, le colon,
le rectum, le canal annal. Il assure la concentration et le transit du bol fécal très sceptique, et ses blessures sont très
graves. Cette septicité augmente su caecum à l’anus.

1- GÉNÉRALITÉS :

A. Disposition et direction :
- Dans le plan frontal : le gros intestin se dispose comme un cadre contenant le jéjunum et l’iléum.
Il monte verticalement de la fosse iliaque droite vers la région sous-hépatique (colon ascendant) ; il se
coude (angle colique droit) ; il se dirige transversalement vers la rate (colon transverse) ; il se coude de
nouveau (angle colique gauche), et descend verticalement vers la fosse iliaque gauche (colon
descendant) ; il se dirige médialement en décrivant une flexuosité (colon sigmoïde), et devient verticale
en regard du sacrum (le rectum).
- Dans le plan sagittal : on note que le colon ascendant et descendant deviennent plus profonds en se
rapprochant des angles colique ; le colon descendant étant dans un plan plus profond que le colon
ascendant.

B. Mesures : longueur : 1.5 m ; le calibre : diminue du caecum au canal anal ; il passe de 8 cm à 3 cm avec une
dilatation au niveau de l’ampoule rectale.

C. Configuration externe : la surface externe présente :


 La bandelette longitudinales ou ténias coliques : ce sont des épaississements de la couche
longitudinale de la musculeuse, ces ténias sont au nombre de 3 sur le colon ascendant, transverse et
descendant, et 2 au niveau du colon sigmoïde.
 Les haustrations coliques : sont des bosselures transversales séparées par des sillions, et situées entre
les bandelettes, et disparaissent au niveau du rectum.
 Les appendices épiploïques : ce sont des formations semi-graisseuses suspendues le long de certaines
bandelettes, sauf au niveau du rectum.
Application pratique : ses appendices épiploïques peuvent se creuser d’un diverticule chez le sujet âgé, leur
inflammation ou diverticule est grave, et peut être la cause de péritonite.

D. Configuration interne : elle peut être étudiée par la fibroscopie du colon ou colonoscopie ; en effet, la surface
interne du colon est caractérisée par des dépressions séparées par des plis s’étendant sur un tiers uniquement de
la circonférence de la paroi (croissant semi-lunaire) ; ces plis correspondent aux sillons de la surface externe.

2- COLON ASCENDANT :
Il s’étend su caecum à l’angle colique droit.
A. Situation et direction : situé dans la fosse lombaire droite ; il monte verticalement et devient de plus en plus
profond
B. Mesures : longueur : 18 cm ; diamètre : 6 cm.
C. Configuration externe : parcouru par les haustrations et 3 ténias longitudinaux ; un ténia antérieur, libre ; 2
ténias mésologique interne et externe.
D. Rapports : recouvert de péritoine, sauf sur sa face postérieure, car fixée à la paroi abdominale postérieure par
le fascia de Toldt droit (mésocolon ascendant).

Il répond :
- En avant, à la paroi abdominale antérieure, à la face viscérale du foie, et à la vésicule biliaire ;
- En arrière : à la partie inférieure du rein droit ;
- A droit : à la paroi abdominale, avec laquelle il détermine le sillon paracolique droit (gouttière pariéto-colique
droite)
- A gauche : aux anses grêles et au grand épiploon.

2
3- ANGEL COLIQUE DROIT :
Il se projette sur l’extrémité antérieure de la 10ème cote ; la face postérieure non péritonisée répond
directement au rein droit ; sa face antérieure est en rapport avec la face viscérale du foie sur laquelle il laisse une
empreinte ; sa face interne répond à la partie descendante du duodénum ; sa face externe répond au diaphragme
auquel il est uni par le ligament phrénico-colique droit.

4- COLON TRANSVERSE :
Il est parcouru par 3 ténias longitudinaux :
- Inférieur ou libre ;
- Supérieur ou omental ;
- Postérieur ou mésocolique.
Rapports :
Il est maintenu par le mésocolon transverse mobile, et entouré de péritoine ; sa face postérieure repose sur les
anses grêles, sa face antérieure forme la paroi postérieure du récessus inférieur de la bourse omentale.
Le colon transverse répond :
- En avant : à la paroi abdominale et le grande épiploon
- En arrière : aux anses grêles.

5- ANGLE COLIQUE GAUCHE :


L’angle colique gauche est une zone d’arrêt de progression de lavement baryté ou de gaz, car cet angle est très
aigu et surélevé. Cet angle est situé sous la rate et la queue pancréas ; sa face postérieure non péritonisée répond :
en dedans au rein gauche, et latéralement au diaphragme auquel il est uni par le ligament phrénico-colique gauche;
sa face antérieure répond à la grande courbure de l’estomac.
Application pratique : la hauteur et la profondeur de la courbure colique gauche expliquent ses difficultés
chirurgicales.

6- COLON DESCENDANT :
Il est profondément situé dans les fosses lombaires et iliaque gauches ; il est parcouru par un ténia antérieur ou
libre, et 2 ténias postérieurs ou mésocoliques.

Rapports : le colon descendant est recouvert de péritoine sauf sur sa face postérieure qui est fixée à la paroi
abdominale postérieure par le mésocolon descendant ou fascia de Todt gauche.
Il répond :
- En arrière : diaphragme, au muscle iliaque, et au carré des lombes, sur lesquels cheminent certains nerfs
et vaisseaux de la paroi abdominale postérieure ;
- En avant : les anses grêles
- Latéralement : à la paroi abdominale avec laquelle, il détermine la gouttière pariéto-colique gauche.

7- COLON SIGMOÏDE :
Il fait suite au colon descendant au niveau du bassin, et se termine au rectum à hauteur de S2. Il ne présente ni
sillons, ni haustrations ; il présente 2 ténias coliques peu apparents, l’un libre et l’autre mésocolique.

Rapports : mobile et entouré de péritoine, le colon sigmoïde est maintenu par le mésocôlon sigmoïde.
Il répond :
- En bas et en avant ; à la vessie (chez l’homme), et à l’utérus (chez la femme)
- En arrière, au sacrum
- En haut, aux anses grêles et au grand épiploon.

3
I. CAECUM :
Le caecum est le cul-de-sac du gros intestin ; il est limité par le plan horizontal passant au-dessus de la
jonction iléo-caecale

1- Situation : dans la fosse iliaque droite ; cependant, il peut être pelvien (25%) chez la femme, sous-
hépatique ou infra-hépatique (59%), voire parfois à gauche.

2- Configuration externe : recouvert de péritoine, il présente 3 ténias coliques : l’un antérieur et 2 autres
postérieurs qui convergent tous vers la base de l’appendice.

3- Configuration interne : sur sa face postéro-interne s’ouvrent l’orifice iléo-caecal, et appendiculaire.


L’orifice appendiculaire est une fente transversale qui s’ouvre au milieu de la papille iléo-caecale fermée
par la valvule iléo-caecale. L’orifice appendiculaire est situé à environ 1 à 2 cm au-dessous de l’orifice
iléo-caecal.

4- Rapports : habituellement libre, le caecum est faiblement maintenu par 2 plis péritonéaux unissant les
ténias postérieurs à la paroi abdominale postérieure, délimitant ainsi le récessus (fossette) rétro-caecal.
Le caecum répond :
- En arrière : au muscle iliaque sur lequel chemine le nerf cutané latéral
- En dedans : à l’iléum, à l’appendice vermiforme, au muscle psoas, et au nerf crural
- En avant et latéralement : à la paroi abdominale.

II. APPENDICE VERMIFORME :


L’appendice vermiforme est un diverticule tubaire et flexueux du caecum.
Application pratique : l’appendice a tendance à se spasmer lorsqu’il est enflammé: ses ainsi que sa
dimension sont responsables de la douleur du syndrome appendiculaire.

1. Implantation : appendice est situé sur la face postéro-interne du caecum, à la convergence des 3 ténias
coliques, et à 1 ou 2 cm au-dessous de la jonction iléo-caecale.
Application pratique : les 3 ténias coliques constituent un repère chirurgical infaillible pour la
découverte de l’appendice vermiforme.

2. Anatomie de surface : la projection cutanée de l’appendice est très variable, et dépend de la situation du
caecum ; en effet, habituellement l’extrémité caecale de l’appendice se projette au milieu de la ligne
unissant l’ombilic et l’épine iliaque antéro-supérieure droite (EIASD) : c’est le point de Mac Burney. Son
extrémité inférieure ou apex de l’appendice se projette en regard de la jonction du 1/3 externe, et moyen,
de la ligne unissant les 2 épines iliaque antéro-supérieure droite et gauche (c’est le point de LANZ).

Rapport : l’appendice est habituellement médio-caecale (en dedans du caecum) ; cependant, parfois sa
position peut être : rétro-caecale, sous-caecale, antéro-caecale. Quelque soit sa position, il présente les
mêmes rapports que le caecum ; son apex peut atteindre le petit bassin et être en rapport avec : la vessie, le
rectum, mais surtout la trompe et l’ovaire droits chez la femme.

Application pratique : diagnostic différentiel entre la salpingite (inflammation de la trompe). Le


kyste de l’ovaire, et l’appendicite. Par ailleurs, l’appendice vermiforme est à la terminaison de l’iléon par
le méso-appendice.

4
3. Vascularisation :
• Les artères du caecum sont représentées par les artères caecales antérieures et postérieures,
issues de l’artère iléo-colique ; l’appendice est vascularisé par l’artère provenant souvent de
l’artère caecalepostérieure, et parfois de l’iléo-colique.
• Les veines sont satellites des artères, et tributaires de la veine mésentérique supérieure qui
se renddans la veine porte.
• Les lymphatiques du caecum suivent le trajet des vaisseaux caecaux, traversent les ganglions
de relaiscaecaux antérieurs et postérieurs, puis se rendent dans la chaine ganglionnaire iléo-
caecale. Les lymphatiques de l’appendice se jettent également dans les ganglions iléo-caecaux,
soit directement, ou en traversant quelques relais ganglionnaires situés dans le méso-appendice.

a- ARTÈRES :
Les artères du colon sont originaires des artères mésentériques supérieure et inférieure. Le
territoire d’irrigation de la mésentérique supérieure peut s’étendre jusqu’à l’angle colique gauche.
La mésentérique supérieure fournit les artères coliques droites supérieure, moyenne, et
inférieure ; la mésentérique inférieure donne les artères coliques gauches supérieure, et
inférieure ; cette dernière se divise en trois artères sigmoïdes.
Chaque artère colique ou sigmoïde se bifurque à proximité du colon, et les deux branches de
bifurcation s’anastomosent avec les branches des artères voisines. Ainsi, il se forme tout le long du
colon, une arcade artérielle paracolique. L’arcade paracolique se prolonge jusqu’au rectum par une
anastomose unissant la dernière sigmoïde à l’hémorroïdale supérieure gauche.
A partir de l’arcade paracolique partent des vaisseaux droits qui se ramifient sur les deux faces
du colon. Les vaisseaux droits s’anastomosent à l’intérieur de la paroi colique et le long du bord libre.

b- VEINES :
Les veines du colon sont satellites des artères, se rejoignent la veine porte par l’intermédiaire
des veines mésentériques supérieure, et inférieure.

c- LYMPHATIQUES :
Les lymphatiques du colon se rendent successivement, ou sautant certains relais, aux
ganglions épi coliques situés dans la paroi, aux ganglions paracoliques situés le long de l’arcade
artérielle, aux groupes ganglionnaires intermédiaires, et principaux, placés le long des artères coliques.

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