Projet PARSED
Projet PARSED
(PARSED/ CASAMANCE)
Le Sénégal tout comme pas mal de pays africains est confronté depuis 1982 dans sa
partie méridionale, à un conflit armé opposant le Mouvement des Forces
Démocratiques de la Casamance (MFDC), indépendantiste et l’Etat du Sénégal.
Mesurant l’impact négatif de cette situation de crise, Des efforts sont entrepris de
toutes parts par les protagonistes et des bonnes volontés pour trouver une solution
négociée et paisible à ce qu’on appelle « le problème sénégalais en Casamance ».
Des accords de paix ont été signés. La société civile locale s’active dans la
sensibilisation pour la réconciliation et le pardon.
Au niveau local les populations sont convaincues que la seule menace qui les guette
est l’insécurité entretenue par la présence des mines terrestres et des groupes
armés (combattants du MFDC ou autres bandes armées).
Durant ces dernières années, une accalmie relative entretenue par les efforts de la
société civile et la volonté de dialogue affichée par les parties a favorisé un
mouvement de retour des déplacés, réfugiés et autres ex- combattants dans leur
localité d’origine. L’un des défis alors est d’assurer une réinsertion réussie de ces
groupes sociaux dans un environnement propice et sécurisé.
1.1. Contexte
La Casamance est un espace naturel située dans la partie sud du Sénégal. Elle
s’étend sur une superficie de 28350 km2 pour une population de plus de un million
d’habitants.
Elle est caractérisée par la jeunesse de sa population avec près de 60% de moins de
vingt (20) ans et un taux d’accroissement annuel de 2,5%.
Le taux de pauvreté y est très élevé (36%). Les femmes constituent la couche la plus
atteinte (56% des pauvres).
La paupérisation de la jeunesse (60% de la population) est une donnée
caractéristique de cette région sud du pays. Le chômage chronique des jeunes,
victimes de la déperdition scolaire (beaucoup d’entre eux se sont arrêtés au lycée)
sans qualification professionnelle, ajouté à l’insuffisance des activités génératrices
d’emplois, créent des situations de vulnérabilité et des tentations vers des
alternatives dangereuses comme les mouvements armés.
Cette région se caractérise par son cosmopolitisme : plusieurs ethnies d’origine,
venant du nord du Sénégal, de la Gambie, de la Guinée Bissau cohabitent
pacifiquement depuis belle lurette, sans que le conflit, malgré ses relents ethnicistes,
ne puisse entamer cela.
Depuis la réforme de 1984, elle est scindée en deux (2) régions administratives :
Ziguinchor et Kolda.
Kolda :
La région de Kolda située au sud- est occupe une superficie de 21011 km2. Cette
vaste région est subdivisée en trois départements : Kolda, Vélingara et Sédhiou.
Le département de Sédhiou relie Kolda à Ziguinchor. A quelques différences près,
elle a les mêmes caractéristiques éco- géographiques que la région de Ziguinchor.
Une bonne partie du département de Sédhiou notamment le Balantacounda a
souffert du conflit armé au même titre sinon plus que toute la région de Ziguinchor.
Ziguinchor :
Elle est limitée à l'Est par la Région sœur de Kolda, à l'Ouest par l'Océan Atlantique
sur 86km de côtes, au Nord par la Gambie et au Sud par la Guinée - Bissau.
Le projet intervient dans les régions de Kolda et Ziguinchor, plus précisément dans la
zone tampon entre les deux régions. Il s’agit des arrondissements de Diattacounda
et Niaguis. Dans ces deux arrondissements, trois communautés rurales parmi les
plus touchées par le conflit, sont choisies : Djibanar, Adéane et Boutoupa
Camaracounda.
Djibanar
Situation géographique
Les ressources
En contre saison, le maraîchage est pratiqué presque exclusivement par les femmes
et les vergers et plantations par les hommes.
L’élevage constitue la seconde activité économique et génère 21% des revenus des
ménages. L’estimation du cheptel et la taille des troupeaux donne : 1125 bovins,
32500 ovins et caprins, 02 équins, 06 osins, 25116 porcins, 21511 pour la volaille.
Divers corps de métiers sont recensés dans la CR mais faute d’organisation, il est
impossible de les dénombrer. Il y a : les pêcheurs, les tailleurs, les boutiquiers, les
maçons, les potiers, les menuisiers, les forgerons…
Les contraintes
Adéane
La CR de Adéane est très touchée par le conflit armé. Les premières attaques datent
de 1990 à Baghagha. Ces attaques armées ont perturbé la vie sociale et entraîné
des déplacements massifs de populations vers la Guinée Bissau et les centres
urbains.
Le village de Bissine se confond présentement à la forêt parce que totalement
abandonné par sa population depuis plus de 10 ans. Ses habitants sont dispersés
dans d’autres contrées.
Nbre de
victimes Nbre de Nbre de
1ere Dernière Nbre Nbre de Nbre de
par bétail boutiques
attaque attaque d’attaques morts disparus
mines emporté pillées
(blessés)
1999 0 0 0 1 0 0 1
2001 0 7 0 1 0 0 8
2002 15 31 0 1 8 3 58
2003 8 9 0 0 0 0 17
Boutoupa Camaracounda
Elle s’étend sur une superficie de 435 km² pour une population totale de 11750 hbts.
Frontalière à la Guinée Bissau, la Communauté Rurale de Boutoupa Camaracounda
traverse une situation socio-économique très difficile accentuée par la crise qui sévit
dans la région depuis deux (02) décennies. De toutes les Communautés Rurales de
Ziguinchor, elle est la plus touchée. Sur ses vingt quatre (24) villages, sept (07)
seulement demeurent habités. Ses différents secteurs d’activités tournent au ralenti.
Quant à l’élevage, la seconde activité après l’agriculture, est réduit à sa plus simple
expression à cause des nombreux vols à mains armées.
Avec les conséquences désastreuses qui lui sont liées, elle est au centre de toutes
les préoccupations tant du coté de l’Etat, des populations que des intervenants
extérieurs (coopération décentralisée, organismes internationaux …)
Malgré les nombreuses ressources disponibles, la Casamance demeure une région
démunie et vulnérable.
Autant des infrastructures, des industries et le pouvoir politique sont concentrés dans
le centre ouest du pays (Dakar, Thiès, St Louis, Diourbel, Kaolack), autant aucun
investissement conséquent, ni une bonne représentation politique et culturelle ne
sont suffisamment assurés pour les régions périphériques, pourtant pourvoyeuses de
richesse pour le pays.
Les relations avec la Guinée Bissau sont souvent heurtées ou conflictuelles. La zone
du projet a subi tous les effets des guerres successives qui ont frappé ce pays voisin.
Des efforts communautaires sont déployés par les leaders pour améliorer ces
relations.
L’Etat et le MFDC ont entamé un processus de dialogue depuis 1991 sanctionné par
moment par des accords de cessez le feu ou de paix. Les derniers en date sont ceux
du 30 décembre 2004 dont la signature a vu la participation du Président de la
République du Sénégal et du président du MFDC.
Cependant, malgré ces efforts la paix semble fragile. Les derniers événements
survenus à la frontière entre des fractions de MFDC alliées à l’armée Bissau-
guinéenne et l’état major du mouvement rebelle dirigé par le chef de guerre Salif
SADIO sont là pour en attester. Des milliers de villageois se sont à nouveau
déplacés vers des sites plus paisibles. Il reste ainsi beaucoup à faire.
Le présent projet se présente comme une contribution majeure dans cet élan de
reconstruction de la paix et de relance du développement. L’engagement résolu des
déplacés, réfugiés, ex- combattants et autres à retrouver leur terroir est une réalité
constatée dans toute la région. Certains ont bénéficié de l’appui de l’Etat et des
bailleurs de fonds dans leur mouvement de retour. Mais la grande majorité est
encore laissée à elle même notamment dans la partie située sur l’axe sud entre
Adéane et Diattacounda.
Il demeure alors évident qu’en plus des actes posés par les parties au conflit, la
société civile doit continuer à jouer son rôle de sentinelle, de sensibilisation et
d’accompagnement des communautés dans la consolidation de la paix et la mise en
œuvre des projets de développement. Les actions de sensibilisation et de
sécurisation communautaire dans lesquelles les communautés sont à la fois actrices
et bénéficiaires sont les seules à même d’asseoir une paix et un développement
durable.
Une approche basée sur le renforcement des capacités locales à prévenir et à gérer
les conflits et sur la réduction de la disponibilité et de la demande en armes nous
semble indiquée pour arriver à la sécurité et au développement communautaire. Les
expériences vécues ailleurs ont montré que sans l’implication de la société civile et
des communautés, il y a moins de chance d’arriver à des résultats probants. La lutte
contre la prolifération des armes légères menée de concert avec la commission
nationale de lutte contre les armes légères instituée par l’Etat du Sénégal est un
facteur de stabilité et de sécurité dans la zone.
La paix retrouvée suppose que toutes les conditions de sécurité et de vie soient
restaurées ; que les relations intercommunautaires retrouvent leur harmonie ; que les
activités économiques et culturelles soient effectivement relancées.
I. OBJECTIFS DU PROJET
Le projet va travailler sur deux leviers complémentaires qui sont les faces d’une
même pièce : la sécurité et le développement.
Lancement du Projet
Avant le démarrage des activités, des réunions de restitution seront organisées dans
les trois localités pour approfondir et valider les objectifs et stratégies de mise en
œuvre du projet avec l’implication des comités locaux. Ces réunions seront un
moment d’appropriation des différents aspects du projet.
Un processus à la fois participatif et inclusif sera conduit pour l’institution des comités
locaux de paix dans les communautés rurales :
- atelier de partage avec les autorités locales
- études participatives
- réunion de restitution et de validation
- désignation des membres des comités
La loi de 1996 portant code des collectivités locales a renforcé les prérogatives
dévolues aux collectivités locales notamment les conseils ruraux. Ceux ci ont en
charge la conduite du développement économique, social et culturel de leur localité.
La question des conflits et de la sécurité est souvent gérée de façon incidente et
marginale dans le cadre des activités normales des conseils ruraux. Or dans un
contexte d’après conflit comme celui de la Casamance, il faut la traiter en priorité
pour l’intégrer dans les sujets quotidiens à traiter par les autorités locales.
Cette problématique sera débattue avec les Autorités locales dans toutes les
communautés rurales (CR) ciblées par le projet.
A l’occasion de ces réunions tous les aspects liés à la mise en place de comités
locaux de paix seront discutés : mission, fonctionnement, responsabilités, lien avec
le Conseil rural.
Les membres de comité de paix avec l’appui de AF.E, élaboreront un cahier de route
qui recense l’ensemble des problèmes conflictuels qui se posent aux communautés,
identifient les micros projets intégrateurs et les activités sociales de résolution des
conflits. Ce Plan d’Action pour la Paix (PAP) après validation par les autorités
locales et les populations (elle peut être tirée du PLD par exemple) aidera à la mise
en œuvre détaillé du projet.
Ce processus est conduit par les animateurs du projet à l’occasion des réunions
d’animation avec les membres des comités.
Il s’agit là d’une approche novatrice qui va forcément marquer les esprits. D’habitude,
c’est l’approche des questions de développement qui révélait sans qu’on y prête
l’attention nécessaire, les tensions dans les localités. Cette fois il faudra partir de
l’approche conflit pour non seulement transcender les véritables problèmes mais
également agir sur les actions de développement comme leviers de résolution des
conflits.
Ainsi, des réunions partielles, des contacts avec les concernés, les leaders
communautaires seront tenues pour avancer dans la résolution des problèmes.
Les agents de sensibilisation en rapport avec les membres des comités de paix vont
sillonner les villages pour sensibiliser les communautés sur les dangers de la
circulation et de la disponibilité des armes légères. Des réunions villageoises, des
causeries, des séances d’animations accompagnées de théâtres actions et radios
crochets, des animations scolaires… seront organisées sur toute la bande
transfrontalière ; elles porteront sur plusieurs aspects liés à la sécurité humaine :
armes légères et sécurité collective, genre et ALPC, comment identifier et éviter les
mines terrestres... Cette campagne de sensibilisation sera utilisée comme un moyen
d’incitation pour la remise volontaire d’armes par les détenteurs. Cette campagne
sera inscrite dans la ligne du plan d’action des Nations Unies, du moratoire de la
Cedeao et de la stratégie nationale de lutte contre la prolifération des armes légères
conduite par la Commission nationale (CN).
Dans ce conflit toutes les populations sont considérées comme des victimes du
conflit. On peut cependant les distinguer en victimes directes et victimes indirectes.
Dans le financement des micro- projets, toutes les populations locales seront ciblées
pour éviter une discrimination entre victimes au premier degré et les autres. C’est
seulement dans des cas exceptionnels acceptés ou proposés par les communautés
que certaines victimes pourraient être privilégiées au détriment des autres. Le
principe de base c’est le « Do No Harm ».
Parmi les victimes directes, nous visons : les réfugiées et déplacées de retour, les
ex- combattants, les victimes d’armes ou de mines, les groupes vulnérables comme
les femmes et les jeunes…
La mise en œuvre d’un projet d’une telle ampleur ne saurait se faire sans un travail
de capitalisation et une bonne stratégie de communication. Les projets réalisés
quelque soit leur impact risquent de souffrir d’un déficit de visibilité s’ils ne sont pas
accompagnés par la collecte, le traitement et la diffusion des résultats et des leçons
apprises.
Deux évaluations à mi- parcours et une évaluation finale sont prévus comme de
grands moments de bilan- capitalisation. La synthèse de ces évaluations fera l’objet
d’une capitalisation dans un document pouvant faire l’objet de publication.
Un site web sera conçu à l’intention du projet. Il sera entretenu et alimenté par les
données de terrain, mais généralement il contiendra des informations sur la situation
en Casamance et sur les zones frontalières. Il sera conçu de telle sorte que toutes
les publications soient accessibles à travers le net. Des informations seront
envoyées de façon périodique aux différents partenaires intéressés par le projet. Ils
pourront à tout moment s’ils le désirent visiter le site.
Reportage documentaire, points de presse annuels
III. RESULTATS ATTENDUS
- des initiatives et des attitudes sont adoptées par les populations pour
contrecarrer la prolifération des armes légères et des mines terrestres
- un site web est conçu et régulièrement entretenu par des informations sur le
projet et la situation de la région
La mise en œuvre du PARSED fait appel à plusieurs aspects qui vont forcément
déterminer la réussite des activités : les approches et principes d’intervention, le
cadre institutionnel et organisationnel
Le présent projet est un projet de consolidation de la paix dans un contexte qui tend
vers le post- conflit. Il s’agit essentiellement d’activités de réhabilitation, de
stabilisation et de relance du développement. Celles – ci concernent les personnes
et les groupes affectées par le conflit armé. Ces affects sont de deux (2) ordres :
directs et indirects.
Les personnes et groupes directement affectés par le conflit armé sont ceux qui ont
effectivement et directement souffert soit physiquement, soit à travers la perte de
leurs biens ou Etre cher du fait des actes de violence perpétrées pendant le conflit.
Parmi cette catégorie on peut citer : les réfugiés, les déplacés, les victimes de mines,
les victimes d’armes, les victimes de vol de bétail, de destruction de biens, les
veuves, les orphelins, les ex- combattants… ceux ci seront plus ciblés dans les
projets de réinsertion socio-économique. Leur importance dans un village peut être
un critère de réalisation de services sociaux de base dans leur localité. Il faut
cependant dans certains cas un dialogue ouvert et une animation pointue pour éviter
de créer des frustrations.
La gestion et la mise en œuvre des activités seront assurées par une équipe
émanant de « Afrique/Enjeux », porteuse du projet.
AF.E est une association à but non lucratif reconnue sous le récépissé No OO152
du 5 mai 2002, régie par la loi du 13 juillet 1966 portant code des obligations
civiles et commerciales du Sénégal.
A.F.E est une association regroupant pour l’essentiel des personnes aux
compétences diversifiée, connaissant suffisamment les réalités locales avec un
solide ancrage social en Casamance.
AF.E dispose d’une expertise et d’un capital expérience qui font sa force. Elle est
particulièrement outillée dans la conception et la réalisation de projets et projets dans
les domaines de la gestion des conflits, du peacebuilding, de la gestion des projets
de reconstruction et de réinsertion des personnes affectées par les conflits armés, de
l’encadrement des groupes sociaux….
La mise en œuvre réussie d’un tel projet sur trois ans dans un contexte post conflit
nécessite l’adoption d’une démarche particulièrement adaptée et efficace.
6.2.1.1. Approche
Le processus participatif est conduit par l’animateur qui se nourrit du contenu avancé
par les populations en y rajoutant des apports techniques.
Le projet est géré par une équipe de professionnels mise en place par AF.E.
Au total une équipe de sept (7) agents dirigée par un coordonnateur assure la
gestion administrative, financière et technique du Projet avec une répartition des
tâches définie dans un manuel de procédures.
Il assure :
- la coordination générale des activités du projet
- l’élaboration des plans de travail et budgets périodiques des activités
- le contrôle des rapports comptables et le suivi budgétaire
- la gestion des ressources humaines et de la logistique du projet
- l’accompagnement du travail de l’équipe de terrain
- la sélection et la contractualisation avec les partenaires et personnes
ressources
- la représentation du projet auprès des instances régionales et nationales
- la coordination des réunions de bilan- capitalisation avec les partenaires
- la synergie avec les autres projets et projets similaires
- les comptes rendus et rapports destinés aux bailleurs de fonds
Le Chauffeur
Il fait partie du personnel de soutien. Il est chargé de :
- conduire le personnel de terrain et les personnes ressources du projet sur
le terrain
- conduire l’équipe pour les missions de terrain ou des réunions
- entretenir et de veiller au bon état des véhicules du projet
- tenir un cahier de route retraçant le kilométrage des trajets parcourus et le
carburant consommé
- faire les courses pour les besoins du projet.
Les Partenaires et Personnes Ressources
Le travail avec ces partenaires et consultants sera régi par des contrats de
partenariats ou de prestation de service.
La réalisation du projet dans les meilleures conditions passe par la mise à disposition
de moyens logistiques et matériels adéquats. Les zones du projet sont enclavées et
d’accès difficile.
Résultats Moyens de
Objectifs Activités Indicateurs
attendus vérification
Appuyer la - des comités de
- Lancement du projet
Création/consolidation gestion de la paix - Nombre de comités
- Atelier d’information
et le renforcement des deviennent effectifs et installés
et d’échanges avec les
capacités des comités jouent un rôle de - Nombre de comités
autorités locales et les -rapports
locaux de paix dans prévention, de gestion fonctionnels
leaders
les domaines de la et de résolution des
- Réunions des -PV de réunions, d’AG
prévention, de la conflits dans leur
femmes -évaluation
gestion et de la zone. Ils sont intégrés
- réunions sectorielles
résolution des conflits dans les structures
- Assemblée
et des armes légères et d’accompagnement du
constitutive
de petit calibre développement local
- la connaissance de la
problématique des
armes légères et de
Elever le niveau de leurs conséquences
conscience des néfastes sur la vie des -engagement pris par les
communautés sur le communautés est communautés
- Séminaire d’échanges
danger de la détention perceptible sur les
et de formation
illégale des armes, de la populations -nombre d’élus locaux
-
disponibilité des armes ayant participé au
-
légères dans les - des initiatives et des séminaire
Rencontres
localités du projet et de attitudes sont adoptées - la composition du CGP
communautaires
la nécessité de réduire par les populations pour - la représentativité des
la demande d’armes par contrecarrer la femmes
les populations prolifération des armes
légères et des mines
terrestres
Appuyer la - Organisation de deux - la capacité des comités - nombre de participants -PV de réunions
création/consolidation et (2) sessions de à traiter les conflits, à aux sessions
conduire un processus
le renforcement des de dialogue de -rapports
capacités des comités négociation pour la paix
locaux de paix dans les et le développement - suivi des activités
domaines de la d’arguments pour la - contenu des sessions - rapports
prévention, de la gestion formation réduction de la demande - niveau d’appropriation - PV d’Assemblée
et de la résolution des en arme, est renforcée des outils et méthodes constitutive
conflits et des armes et valorisée - supports visuels
légères et de petit - évaluation
calibre
Ré
Activités Tâches Dates Période Lieux Acteurs Coût unitaire Nbre Ressources Coût Annuel
f
An1= 3000000
R1 Sensibilisation An1 X
Rencontre avec CR Djibanar,
des les Autorités Juil-Déc Adéane, AFE, 3'00
communautés An2 300 000 An2
administratives et 2006 Boutoupa Autorités 10 0'000
frontalières sur locales An3 Camaracounda An3
la circulation
illicite et la Formation des An1 X An1=890000
disponibilité ambassadeurs de
An2 An2
la Paix sur la
des armes Commune de AFE, CR, 890
problématique des nov.06 890'000
légères GOUDOUMP CGP 1 '000
ALPC, le An3 An3
Peacebuilding et
techniques d’IEC
Organisation de An1 An1
causeries dans les Villages
villages An2 X Transfrontaliers An2 = 3000000
Ambassadeur
transfrontaliers sur des CR
Janv. 2007- s de la Paix, 6'00
les méfaits et Djibanar, 60'000
Janv 2009 CGP, AFE, 100 0'000
conséquences de Adéane, Niaguis
An3 X Communauté An3= 3000000
la disponibilité des et Boutoupa
ALPC, le pardon Camaracounda
et la réconciliation
Focus An1 X An1= 4400000
CR Djibanar, Journaliste-
décentralisé
Oct. 2006- An2 X Adéane, AFE- CGP- 13'20 An2= 4400000
(semaine d'action 2'200'000
Juin 2009 Boutoupa Communauté 6 0'000
de lutte contre les An3 X Camaracounda locale An3= 4400000
ALPC)
Séminaire An1 X Commission An1= 2100000
d’échange, de Nationale sur
An2 X An2= 2100000
partage et Dec 2006 les ALPC 4'20
Ziguinchor 2'100'000
d’harmonisation Dec 2007 Autorités 2 0'000
des interventions An3 locales An3
village
Formation et Construction An1 X An1=7700000
accompagnement d’un centre de
des jeunes victimes
du conflit
formation AFE,
An2 X An2= 10000000
multifonctionnell Janv. Inspection
17'7
e d’aide à 2007-Juin Djibanar d’Académie, 17'700'000
1 00'000
l’insertion et à la 2009 CR,
réinsertion des An3 Populations An3
victimes du
conflit
R3 Edification An1 An1
d’infrastructures Réhabiliter les CR Djibanar,
Janv.
favorisant l’accès à digues de Adéane, AFE, CR, 14'0
l’eau 2007-Déc An2 X 14'000'000 An2= 7000000
retenues d’eau Boutoupa Technicien 1 00'000
2008
existantes An3 X Camaracounda An3= 7000000
Boutoupa
Désenclavement An1 X An1= 2500000
postes
hivernales des An2 X Djibanar An2 = 2500000
01.11.2006
villages Singhère, AFE, CR, 7'5
, nov.07, 2'500'000
frontaliers par Djibanar - Technicien 3 00'000
nov.08
des déblais et An3 X Bafata An3 = 2500000
remblais des
pistes existantes
R4 Aménagement et Réhabiliter et /ou Déc. 2006- An1 X CR Djibanar, AFE, CR, An1= 11310000
accompagnement aménagement Déc 2007 Adéane, Techniciens
dans l’exploitation An2 X An2 = 11310000
de blocs Boutoupa
de Blocs An3 22'6 An3
Maraîchers maraîchers et Camaracounda 3'770'000
6 20'000
fourniture des
équipements de
démarrage
Atelier de An1 X AFE, An1 = 650000
planification du CR Adéane,
An2 X 1'5 An2 = 1578000
plan d’action juin.07 Boutoupa AFE, CGP 789'000
2 78'000
pour la paix An3 Camaracounda An3
(PAP) du CGP
An1 An1
Organisation du déc.07 Balantacounda CGP 5'000'000 10'0
festival An2 X An2 = 5000000
accompagnemen
t
Mise en place de Identification des An1 X An1 = 1000000
fond urgences et des CR Djibanar,
d’accompagnemen An2 X An2 = 1000000
cas critiques Oct. 2006- Adéane, 3'0
t, de solidarité et CGP, AFE 1'000'000
d’urgence pour les nécessitant un 0ct 2008 Boutoupa 3 00'000
An3 X An3 = 1000000
réfugiés et accompagnemen Camaracounda
déplacés de retour t ponctuel
INVESTISSEMENTS SOLLICITES PAR AFRIQUE ENJEUX
DANS LE CADRE DU PROJET PARSED
REPARTITION ANNUELLE
Coût Prix Budget Budget Budget TOTAL
N° Désignation Quantité Observations
Unitaire Total année 1 année 2 année 3 BUDGET
Formation modulaire
Renforcement des capacités du 450'0 2'700'00 1'800'00 900'0 2'700'0 en regroupement
1 6
personnel 00 0 0 00 00 avec d'autres
partenaires
Réalisation, Hébergement et Mise 2'850' 2'850'00 1'850'00 500'0 2'850'0
2 1 500000
à jour du Site WEB 000 0 0 00 00
900'0 2'700'00 2'700'00 2'700'0
3 Achat moto vitesse 3 - -
00 0 0 00
25'000' 25'000'00 25'000'00 25'000'0
4 Véhicule de terrain 1 - -
000 0 0 00
700'0 1'400'00 1'400'00 1'400'0
5 Matériel informatique 2 - -
00 0 0 00
600'0 600'00 600'0 600'0
6 photocopieuse 1 -
00 0 00 00
250'0 250'00 250'00 250'0
7 Imprimante multifonction 1 - -
00 0 0 00
90'0 90'00 90'00 90'0
8 Imprimante HP 1 - -
00 0 0 00
120'0 120'00 120'00 120'0
9 scanner 1 - -
00 0 0 00
600'0 600'00 600'00 600'0
10 Caméscope 1 - -
00 0 0 00
150'0 150'00 150'00 150'0
11 Appareil Numérique 1 - -
00 0 0 00
850'0 850'00 850'00 850'0
12 Vidéo projecteur 1 - -
00 0 0 00
REPARTITION ANNUELLE
N° Désignation Coût Prix Budget Budget Budget TOTAL Observations
Quantité
Unitaire Total année 1 année 2 année 3 BUDGET
150' 5'400'0 1'800'0 1'800'0 1'800' 5'400'
1
Loyer 36 000 00 00 00 000 000
REPARTITION ANNUELLE
Coût Budget Budget Budget TOTAL
Désignation Quantité
Unitaire
Prix Total
année 1 année 2 année 3 BUDGET
Observations
Salaire Coordonnateur 450'0 16'200'00 5'400'00 5'400'00 5'400'00 16'200'0 Les salaires
Projets 36 00 0 0 0 0 00 représentent les
nets à percevoir le
Salaire Administratif et 250'0 9'000'00 3'000'00 3'000'00 3'000'00 9'000'0 calcul sera opéré
Comptable 36 00 0 0 0 0 00
en relation avec
200'0 7'200'00 2'400'00 2'400'00 2'400'00 7'200'0 l'inspection du
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