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Projet PARSED

Le projet d'appui à la réinsertion en Casamance vise à transformer le potentiel conflit en dynamique de développement face à un conflit armé persistant depuis 1982. Il se concentre sur la réinsertion des déplacés et réfugiés, le renforcement des capacités locales, et la sensibilisation sur la sécurité. Quatre composantes principales sont proposées pour favoriser la paix et le développement durable dans la région.

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Projet PARSED

Le projet d'appui à la réinsertion en Casamance vise à transformer le potentiel conflit en dynamique de développement face à un conflit armé persistant depuis 1982. Il se concentre sur la réinsertion des déplacés et réfugiés, le renforcement des capacités locales, et la sensibilisation sur la sécurité. Quatre composantes principales sont proposées pour favoriser la paix et le développement durable dans la région.

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Organisme d’appui au développement

Siège : quartier Goumel près du FNPJ


Tel. : (00221) 991 60 19
E-mail : [email protected]

PROJET D’APPUI A LA REINSERTION


POUR LA SECURITE ET LE
DEVELOPPEMENT EN CASAMANCE

(PARSED/ CASAMANCE)

« Transformer le Potentiel Conflit en Dynamique de Développement »

Réactualisé en Avril 2006


Introduction

Le Sénégal tout comme pas mal de pays africains est confronté depuis 1982 dans sa
partie méridionale, à un conflit armé opposant le Mouvement des Forces
Démocratiques de la Casamance (MFDC), indépendantiste et l’Etat du Sénégal.

Ce conflit meurtrier et destructeur a considérablement perturbé la stabilité et le


développement de la Casamance naturelle, la sécurité et la cohésion nationale du
Sénégal.

Mesurant l’impact négatif de cette situation de crise, Des efforts sont entrepris de
toutes parts par les protagonistes et des bonnes volontés pour trouver une solution
négociée et paisible à ce qu’on appelle « le problème sénégalais en Casamance ».
Des accords de paix ont été signés. La société civile locale s’active dans la
sensibilisation pour la réconciliation et le pardon.

Le refus du désarmement des combattants reste cependant l’un des obstacles


majeurs à l’effectivité de la paix dans la région.

Au niveau local les populations sont convaincues que la seule menace qui les guette
est l’insécurité entretenue par la présence des mines terrestres et des groupes
armés (combattants du MFDC ou autres bandes armées).

Durant ces dernières années, une accalmie relative entretenue par les efforts de la
société civile et la volonté de dialogue affichée par les parties a favorisé un
mouvement de retour des déplacés, réfugiés et autres ex- combattants dans leur
localité d’origine. L’un des défis alors est d’assurer une réinsertion réussie de ces
groupes sociaux dans un environnement propice et sécurisé.

Le présent projet se présente à cet effet comme un élément de réponse à cette


préoccupation prioritaire dans le cadre de la reconstruction et de la relance des
activités de développement en Casamance. Il compte quatre (4) composantes :

- la mise en place, le renforcement des capacités et l’accompagnement des


comités de gestion de paix
- la sensibilisation des communautés frontalières sur la circulation illicite et la
disponibilité des armes légères
- la réinsertion des personnes déplacées et réfugiées par le biais du
financement des micros projets de développement
- la capitalisation et la communication.

Analyse du Contexte et de la Problématique

1.1. Contexte

La Casamance est un espace naturel située dans la partie sud du Sénégal. Elle
s’étend sur une superficie de 28350 km2 pour une population de plus de un million
d’habitants.

1.1.1. Présentation de la Casamance en Général

Séparée du reste du pays par la république de Gambie, la Casamance est comme


une enclave, frontalière de la Guinée Bissau et de la Guinée Conakry.

Elle est caractérisée par la jeunesse de sa population avec près de 60% de moins de
vingt (20) ans et un taux d’accroissement annuel de 2,5%.

Le taux de pauvreté y est très élevé (36%). Les femmes constituent la couche la plus
atteinte (56% des pauvres).
La paupérisation de la jeunesse (60% de la population) est une donnée
caractéristique de cette région sud du pays. Le chômage chronique des jeunes,
victimes de la déperdition scolaire (beaucoup d’entre eux se sont arrêtés au lycée)
sans qualification professionnelle, ajouté à l’insuffisance des activités génératrices
d’emplois, créent des situations de vulnérabilité et des tentations vers des
alternatives dangereuses comme les mouvements armés.
Cette région se caractérise par son cosmopolitisme : plusieurs ethnies d’origine,
venant du nord du Sénégal, de la Gambie, de la Guinée Bissau cohabitent
pacifiquement depuis belle lurette, sans que le conflit, malgré ses relents ethnicistes,
ne puisse entamer cela.
Depuis la réforme de 1984, elle est scindée en deux (2) régions administratives :
Ziguinchor et Kolda.
 Kolda :

La région de Kolda située au sud- est occupe une superficie de 21011 km2. Cette
vaste région est subdivisée en trois départements : Kolda, Vélingara et Sédhiou.
Le département de Sédhiou relie Kolda à Ziguinchor. A quelques différences près,
elle a les mêmes caractéristiques éco- géographiques que la région de Ziguinchor.
Une bonne partie du département de Sédhiou notamment le Balantacounda a
souffert du conflit armé au même titre sinon plus que toute la région de Ziguinchor.

 Ziguinchor :

La région de Ziguinchor se situe au sud-ouest du pays en zone sud guinéenne. Elle


couvre une superficie de 7339 km2 qui en fait l'une des régions les moins étendues
du pays.

Elle est limitée à l'Est par la Région sœur de Kolda, à l'Ouest par l'Océan Atlantique
sur 86km de côtes, au Nord par la Gambie et au Sud par la Guinée - Bissau.

La richesse de la végétation fait de Ziguinchor l'une des dernières réserves


forestières du pays. Les forêts claires et les savanes très boisées peuplent les zones
de plateaux et terrasses.

La région de Ziguinchor est constituée des entités suivantes :

- 3 départements : Bignona (5295 km2)


: Oussouye (891 km2)
: Ziguinchor (1153 km2)

- 4 Communes : Ziguinchor, Bignona, Thionck Essyl, Oussouye


- 8 arrondissements
- 25 communautés rurales dont Adéane
- 502 villages.

1.1.2. Localisation du Projet

Le projet intervient dans les régions de Kolda et Ziguinchor, plus précisément dans la
zone tampon entre les deux régions. Il s’agit des arrondissements de Diattacounda
et Niaguis. Dans ces deux arrondissements, trois communautés rurales parmi les
plus touchées par le conflit, sont choisies : Djibanar, Adéane et Boutoupa
Camaracounda.
 Djibanar

 Situation géographique

La communauté rurale (CR) de Djibanar est administrativement rattachée à


l’arrondissement de Diattacounda, partie Sud – Ouest du département de Sédhiou.
La superficie est estimée à 187Km2, soit plus de 34% de la superficie totale de
l’arrondissement (547Km2).
Erigée en CR par une réforme administrative de 1990, Djibanar compte à peu prés
20594 habitants répartir dans 46 villages et en 1847 ménages ruraux. La densité
moyenne est de 104 habitants/Km2.
Djibanar est à 110 Km de Kolda et à 58 Km de Ziguinchor.
La collectivité est dirigée par un Conseil rural de 32 membres élus
démocratiquement pour 5 ans.

 Les ressources

- la pluviométrie est relativement abondante avec une moyenne décennale de


1009, 82 mm de précipitations. Durant la décennie 1993 – 2002, les hauteurs d’eau
ont dépassé 1000mm et sont réparties en 73 jours.

- La principale ressource en eau de surface est le fleuve Casamance, ses


nombreux affluents et mares temporaires. Ces eaux de surface occupent un
espace de 2797ha.

Les principaux types de sols sont :

- les sols deck (70% des terres cultivables),

- les sols sableux ou Dior (4%) sont favorables à la culture de l’arachide et du


mil, ces types de sols couvriraient 8638 ha,

- les sols argileux ou de bas – fonds (15%) propices à la riziculture.

La communauté rurale abrite une partie de la forêt classée de Bafata dont la


superficie est de 37600ha.

L’agriculture constitue l’activité économique dominante de la CR.


La superficie des terres cultivables est estimée à 17582ha alors que celle cultivée
serait de 7520ha. Le disponible foncier est alors de 10062ha.
Les grandes cultures sous pluie sont pratiquées par les hommes et la riziculture est
exclusivement réservée aux femmes.

En contre saison, le maraîchage est pratiqué presque exclusivement par les femmes
et les vergers et plantations par les hommes.

Les spéculations : maïs, mil, riz, arachide, sésame, anacarde, légumes …. La


production bananière qui était une source de revenue importante a connu un coup
d’arrêt du fait de la rébellion et du mouvement des populations.
De 1963 à 1972, Djibanar disposait de 06 périmètres aménagés et équipés par
l’Etat. Il s’agit de Djibanar (30ha), Birkama (23ha), Baconding (15ha), Akentou
(15ha), Singhère et unité technique de Production N °2 (112ha).
Avec l’insécurité ces périmètres équipés de forages, de système d’arrosage et de
magasins de stockage sont abandonnés et les équipements détériorés.

L’élevage constitue la seconde activité économique et génère 21% des revenus des
ménages. L’estimation du cheptel et la taille des troupeaux donne : 1125 bovins,
32500 ovins et caprins, 02 équins, 06 osins, 25116 porcins, 21511 pour la volaille.
Divers corps de métiers sont recensés dans la CR mais faute d’organisation, il est
impossible de les dénombrer. Il y a : les pêcheurs, les tailleurs, les boutiquiers, les
maçons, les potiers, les menuisiers, les forgerons…

 Les contraintes

Elles sont nombreuses :

- la remontée de la langue salée,


- assèchement précoce des vallées,
- les feux de brousse,
- disparition progressive des espèces forestières du fait des coupes abusives
des plantations, des défrichements incontrôlés,
- dessèchement des mares, inexistence d’infrastructure pastorale : pas de parc
de vaccination ni de dépôt vétérinaire,
- manque d’unité de transformation.
Cependant les contraintes majeures qui sont de réels obstacles au développement
de Diattacounda, c’est :

- l’enclavement de la CR ; il y a une insuffisance criarde des pistes de production


et des voies d’accès, les villages de l’intérieur sont comme pris dans un étang.
Il leur est quasiment impossible de voyager d’un lieu à un autre dans un
temps normal. L’enclavement est surtout accentué par le fait que la CR n’a
pas accès à la téléphonie rurale. Pour appeler ou recevoir un appel
téléphonique, il faut se déplacer jusqu’à Goudomp. Ce qui est un casse – tête
terrible pour les populations.

- Les mines, la perte de biens, la destruction des habitats et infrastructures


communautaires de base ; Djibanar est l’une des CR les plus affectées par
l’insécurité. la CR est complètement déstructurée.

Les populations de 34 sur 46 villages se sont déplacées ou réfugiées. Un début


de retour est enregistré.
La grande majorité aspire à revenir, mais n’a pas les moyens de reconstruire ses
habitats ou infrastructures.
Depuis deux (2) ans, « Afrique/Enjeux » a entrepris un projet de reconstruction
d’habitats, de fonçage de puits et de construction et équipement de salles de
classe. Mais ces initiatives sont largement insuffisantes. Le PARSED est une
grande opportunité pour continuer le travail entrepris.

Le déminage, la reconstruction des villages, la réhabilitation des infrastructures


sociales, sanitaires, éducatives, la relance des activités de production et la
reconstitution du tissu social par le dialogue intra et intercommunautaire, sont les
conditions premières pour un développement durable et une paix définitive dans
la communauté rurale de Djibanar et pour la Casamance. Car les populations de
Djibanar ne veulent pas être les oubliés de la République.

 Adéane

Située à l’extrême Est du département de Ziguinchor, la communauté rurale de


Adéane fait partie de l’arrondissement de Niaguis. Elle couvre une superficie globale
de 192 km² dont 22%(soit 42km²) font partie de la forêt classée de Bissine. Elle est
traversée d’ouest en est par la route nationale 6 usuellement appelée « route du
sud » reliant Ziguinchor à Kolda. La CR compte neuf (9) villages dont la majorité est
alignée le long de la route nationale et du fleuve Casamance : Agnack Petit, Agnack
Grand, Sindone, Baghagha, Adéane, Tambacoumba, Koundioundiou, Diagnon et
Bissine.

L’analyse spatiale de la CR permet de distinguer deux zones homogènes, en


fonction de leur proximité du fleuve Casamance d’une part et de la forêt classée de
Bissine : la zone fluviale dite « zone du littoral Nord » et la « zone forestière sud ».
Cette dernière est marquée par l’insécurité qui a engendré l’abandon de toute
implantation humaine permanente. Néanmoins des activités sylvo-pastorales
temporaires y sont menées.

A cette organisation spatiale vient s’ajouter une organisation socio- historique


révélée par les liens de proximité qui existent entre les différents villages. Ces
attaches qui datent de l’origine de l’installation humaine ont fini par développer une
cohésion sociale. Les migrants venus de la Guinée Bissau voisine pour chercher
refuge dans les années 70, s’y sont intégrés. Les arrivées en provenance des pays
voisins sont insaisissables en raison des liens de parenté et de la communauté
linguistique qui unissent souvent les populations résidant de part et d’autre de la
frontière.

Selon les projections officielles à partir du recensement de 1988, la population de la


CR de Adéane devrait dépasser 18000 hbts. Mais les résultats des enquêtes ont
montré l’importante diminution de la croissance démographique avec un effectif total
de 13959 habitants en 2002. Cette baisse importante est due à un important
mouvement migratoire lié à l’insécurité qui sévit sur tout le terroir depuis 1990.
Les femmes sont généralement plus nombreuses que les hommes (53% de la
population). Avec 5552 imposables, près de 40% de la population totale peuvent être
considérés comme actifs. Les effectifs par ménage se chiffre à 10 personnes en
moyenne pour les 1434 ménages que compte la CR.
Le nombre total de personnes déplacées est estimé à 3293 personnes.

La CR de Adéane est très touchée par le conflit armé. Les premières attaques datent
de 1990 à Baghagha. Ces attaques armées ont perturbé la vie sociale et entraîné
des déplacements massifs de populations vers la Guinée Bissau et les centres
urbains.
Le village de Bissine se confond présentement à la forêt parce que totalement
abandonné par sa population depuis plus de 10 ans. Ses habitants sont dispersés
dans d’autres contrées.

Tableau Récapitulatif de l’Impact de la Crise

Nbre de
victimes Nbre de Nbre de
1ere Dernière Nbre Nbre de Nbre de
par bétail boutiques
attaque attaque d’attaques morts disparus
mines emporté pillées
(blessés)

1990 2003 33 44 23 8 415 40

Tableau Evolution du Retour des Déplacés de la CR en 2003

Années Agnack Sindone Baghagha Tambacoumba Koundioundou Diagnon Total


Petit

1999 0 0 0 1 0 0 1

2000 0 0 222 0 0 0 222

2001 0 7 0 1 0 0 8

2002 15 31 0 1 8 3 58

2003 8 9 0 0 0 0 17

TOTAL 23 47 222 3 8 3 306

Aujourd’hui le retour de la paix dans la zone constitue la priorité des populations


sans laquelle aucune initiative de développement ne peut prospérer.

 Boutoupa Camaracounda

La Communauté Rurale de Boutoupa Camaracounda est située dans


l’arrondissement de Niaguis, département de Ziguinchor ; au Sud-est de la ville du
même nom dont elle est séparée de 30 km. Elle est reliée de la route nationale n° 6
qui mène vers Kolda par une piste latéritique longue de 11 km.

Elle s’étend sur une superficie de 435 km² pour une population totale de 11750 hbts.
Frontalière à la Guinée Bissau, la Communauté Rurale de Boutoupa Camaracounda
traverse une situation socio-économique très difficile accentuée par la crise qui sévit
dans la région depuis deux (02) décennies. De toutes les Communautés Rurales de
Ziguinchor, elle est la plus touchée. Sur ses vingt quatre (24) villages, sept (07)
seulement demeurent habités. Ses différents secteurs d’activités tournent au ralenti.

L’agriculture, la principale activité de la population est caractérisée par la réduction


des superficies cultivables à cause des mines. L’appauvrissement des sols, l’avancé
de la langue salée, le sous équipement agricole, l’exode de jeunes, contribuent à la
baisse des rendements entraînant d’énormes problèmes de sécurité alimentaire.

Quant à l’élevage, la seconde activité après l’agriculture, est réduit à sa plus simple
expression à cause des nombreux vols à mains armées.

La situation scolaire de la Communauté Rurale est marquée par la baisse du taux


brut de scolarisation avec la fermeture de plusieurs écoles causées par la crise.

Dans le domaine de la santé, la Communauté Rurale reste confrontée à de sérieux


problèmes. Il en est de même sur le plan de la communication. Par ailleurs les
femmes consacrent énormément de temps aux travaux domestiques par manque de
matériels d’allégement des travaux (moulins, batteuses, décortiqueuses).
Sur un total de soixante dix neuf (79) villages pour les trois communautés rurales,
trente cinq (35) seront directement ciblés par le projet.

1.2/ Problématique et Justifications

En Casamance, la crise armée née en 1982 d’une revendication d’indépendance à


laquelle l’ancien régime et celui issu de l’alternance cherchent encore à trouver une
solution politique, entrave le processus de développement de la région et la stabilité
nationale.

Avec les conséquences désastreuses qui lui sont liées, elle est au centre de toutes
les préoccupations tant du coté de l’Etat, des populations que des intervenants
extérieurs (coopération décentralisée, organismes internationaux …)
Malgré les nombreuses ressources disponibles, la Casamance demeure une région
démunie et vulnérable.

La gestion administrative et économique du Sénégal ayant de tout temps privilégié le


centre au détriment des régions périphériques, est mal acceptée par les
casamançais.

Autant des infrastructures, des industries et le pouvoir politique sont concentrés dans
le centre ouest du pays (Dakar, Thiès, St Louis, Diourbel, Kaolack), autant aucun
investissement conséquent, ni une bonne représentation politique et culturelle ne
sont suffisamment assurés pour les régions périphériques, pourtant pourvoyeuses de
richesse pour le pays.

Le sentiment de frustration né de la non valorisation des potentialités de la région et


de ses habitants, combinées à l’évolution historique et économique du Sénégal et
une gouvernance locale mal assumée sont pour l’essentiel, à l’origine de ce conflit
qui a engendré beaucoup de souffrance et de déchirements pour tous les Sénégalais
et particulièrement les Casamançais. En 1997 on notait :

- 251 villages partiellement ou totalement abandonnés


- 78065 (60000 pour Ziguinchor et 8065 pour Kolda) personnes, en majorité
des femmes et enfants déplacées, contraintes de quitter leurs maisons et
leurs rizières pour s’entasser dans les centres villes
- 13000 personnes réfugiées en Gambie et en Guinée Bissau selon le HCR
- 5000 élèves déplacés
- 40 écoles détruites et 31 abandonnées
- 19 postes de santé fermés et des vingtaines de cases de santé non
fonctionnelles
- 643 victimes de mines anti- personnel
- 11741 cas de troubles psychiatriques ou psychiques dus à des viols ou
violences sur les filles, les femmes et enfants.
- Une baisse globale de 50% de la production agricole…
- Des veuves sans soutien laissées à elles mêmes
- L’accroissement de l’insécurité du fait de la multiplication des bandes
armées et de la prolifération des armes légères.
La criminalité transfrontalière (vols de bétail avec usage d’armes, attaques à mains
armées..) pousse de plus en plus les communautés à s’armer pour défendre leurs
biens et leur personne à défaut d’une sécurité totalement garantie par l’Etat.

Les relations avec la Guinée Bissau sont souvent heurtées ou conflictuelles. La zone
du projet a subi tous les effets des guerres successives qui ont frappé ce pays voisin.
Des efforts communautaires sont déployés par les leaders pour améliorer ces
relations.

L’Etat et le MFDC ont entamé un processus de dialogue depuis 1991 sanctionné par
moment par des accords de cessez le feu ou de paix. Les derniers en date sont ceux
du 30 décembre 2004 dont la signature a vu la participation du Président de la
République du Sénégal et du président du MFDC.

Depuis quelques années, suite à une intense activité de sensibilisation et une


mobilisation sociale pour la paix soutenues par les Ong, une accalmie relative gagne
la région. Les activités reprennent progressivement. Le dialogue continue. Le retour
des populations va crescendo. L’espoir renaît.

Cependant, malgré ces efforts la paix semble fragile. Les derniers événements
survenus à la frontière entre des fractions de MFDC alliées à l’armée Bissau-
guinéenne et l’état major du mouvement rebelle dirigé par le chef de guerre Salif
SADIO sont là pour en attester. Des milliers de villageois se sont à nouveau
déplacés vers des sites plus paisibles. Il reste ainsi beaucoup à faire.

Le conflit Casamançais a réveillé ou attisé des conflits communautaires (fonciers,


accès aux ressources, interethnique…) qui étaient jusque là dans des proportions
réduites. Il va falloir alors user de tous les mécanismes pour les gérer et les
résoudre.

 Les mécanismes traditionnels qui arrivaient à juguler ces phénomènes se sont


avérés par moment limités pour répondre à la dimension et aux interférences
que ces conflits ont avec les besoins nouveaux et le système de gouvernance
local. Tous les pouvoirs de gestion communautaire sont dévolus aux conseils
ruraux et à leur président. Ceux ci sont soumis aux exigences des textes qui
les régissent. Mais ils travaillent également en tenant compte des réalités
locales qui font encore subsister des mécanismes et des outils de gestion et
de résolutions pacifiques des conflits.

Le présent projet, dans un contexte à problèmes, où des initiatives volontaristes sont


en cours, propose un plus dans les capacités locales de gestion et de résolution des
conflits.
Il permet d’asseoir un cadre institutionnalisé s’inspirant de toutes les potentialités
locales, réunissant la plupart des leaders communautaires, des élus, des femmes…
pour prendre en charge les conflits réels ou potentiels ainsi que les facteurs
déclencheurs. Il s’agira d’un modèle de gestion communautaire des conflits et des
risques.

Le présent projet se présente comme une contribution majeure dans cet élan de
reconstruction de la paix et de relance du développement. L’engagement résolu des
déplacés, réfugiés, ex- combattants et autres à retrouver leur terroir est une réalité
constatée dans toute la région. Certains ont bénéficié de l’appui de l’Etat et des
bailleurs de fonds dans leur mouvement de retour. Mais la grande majorité est
encore laissée à elle même notamment dans la partie située sur l’axe sud entre
Adéane et Diattacounda.

« Afrique/Enjeux » qui a choisi de s’investir de manière prioritaire dans cette zone y a


amorcé un processus de réconciliation communautaire et la réalisation
d’infrastructures de base dans certains villages. Les résultats obtenus jusque là
permettent d’envisager l’avenir dans une dynamique de réinsertion sécurisée et de
relance économique.

Il demeure alors évident qu’en plus des actes posés par les parties au conflit, la
société civile doit continuer à jouer son rôle de sentinelle, de sensibilisation et
d’accompagnement des communautés dans la consolidation de la paix et la mise en
œuvre des projets de développement. Les actions de sensibilisation et de
sécurisation communautaire dans lesquelles les communautés sont à la fois actrices
et bénéficiaires sont les seules à même d’asseoir une paix et un développement
durable.

Une approche basée sur le renforcement des capacités locales à prévenir et à gérer
les conflits et sur la réduction de la disponibilité et de la demande en armes nous
semble indiquée pour arriver à la sécurité et au développement communautaire. Les
expériences vécues ailleurs ont montré que sans l’implication de la société civile et
des communautés, il y a moins de chance d’arriver à des résultats probants. La lutte
contre la prolifération des armes légères menée de concert avec la commission
nationale de lutte contre les armes légères instituée par l’Etat du Sénégal est un
facteur de stabilité et de sécurité dans la zone.

La paix retrouvée suppose que toutes les conditions de sécurité et de vie soient
restaurées ; que les relations intercommunautaires retrouvent leur harmonie ; que les
activités économiques et culturelles soient effectivement relancées.

Les activités identifiées répondent à des préoccupations exprimées par les


populations et à une analyse de l’évolution de la situation menée par des acteurs
présents sur le terrain depuis plus d’une dizaine d’années.

Ce projet permet d’allier une approche d’animation et de médiation sociale à des


activités économiques qui vont permettre de stabiliser et de sécuriser les
populations. Son exécution sur une durée de trois ans avec une équipe de terrain
(hommes et femmes) suffisamment outillée aura un impact certain dans la sécurité et
le développement communautaire en Casamance. Les acquis seront capitalisés et
partagés à travers les TIC.

I. OBJECTIFS DU PROJET

Le projet va travailler sur deux leviers complémentaires qui sont les faces d’une
même pièce : la sécurité et le développement.

I.1. Objectif Général

De façon générale, le projet vise à contribuer à la restauration et à l’amélioration des


conditions de vie, de sécurité et de développement socio- économique des
communautés affectées par le conflit armée dans les communautés rurales de
Djibanar, Adéane et Boutoupa Camaracounda en Casamance.

I.2. Objectifs Spécifiques

De façon plus détaillée, il vise à :

- élever le niveau de conscience des communautés sur le danger de la


détention illégale des armes, de la disponibilité des armes légères dans les
localités du projet et de la nécessité de la demande d’armes par les
populations,

- créer et/ou accroître les opportunités de développement socio-


économique au bénéfice des populations affectées par le conflit armé à
Adéane, Boutoupa Camaracounda et Djibanar en vue de renforcer le
processus de paix en Casamance,
- appuyer la création/consolidation et le renforcement des capacités des
comités locaux de paix dans les domaines de la prévention, de la gestion
et de la résolution des conflits et des armes légères et de petit calibre,

- documenter et partager les expériences de ce projet à travers des supports


de capitalisation et des outils de communication moderne.

II. DESCRIPTION DU PROJET

Ce projet comprend quatre (4) grandes composantes :

- la mise en place, le renforcement des capacités et l’accompagnement des


comités de gestion de paix,
- la sensibilisation des communautés frontalières sur la circulation illicite et la
disponibilité des armes légères,
- la réinsertion des personnes victimes du conflit (déplacées et réfugiées
notamment) par le biais du financement des micros projets de développement,
- la capitalisation et la communication.

Lancement du Projet

Avant le démarrage des activités, des réunions de restitution seront organisées dans
les trois localités pour approfondir et valider les objectifs et stratégies de mise en
œuvre du projet avec l’implication des comités locaux. Ces réunions seront un
moment d’appropriation des différents aspects du projet.

I.3. Mise en Place et Renforcement des Capacités des Comités de Gestion


de la Paix
Le conflit casamançais peut être ainsi décrit : il s’agit d’un monstre qui a pondu des
œufs dans toutes les parties de la région ; et si on n’y prend garde ces œufs peuvent
à leur tour éclore et devenir plus dangereux. Après un conflit aux effets aussi
dévastateurs que celui de la Casamance et face aux menaces réelles qui pèsent sur
la sécurité des populations, il y a lieu d’activer des leviers de prévention des conflits
et d’asseoir des mécanismes qui soient en mesure de promouvoir la non violence
armée.

L’institution de comités de paix épousant les valeurs locales et intégrant la politique


de décentralisation initiée par l’Etat s’avère être un levier important dans le règlement
des différents et l’instauration d’une culture de non violence. Des acquis existent sur
le terrain. Des comités sont institués dans certaines localités. Ce présent projet
prend en charge l’élargissement de ces cadres à d’autres localités non encore
bénéficiaires, le renforcement des capacités et l’accompagnement des comités de
gestion de la paix dans leur fonctionnement et la mise en œuvre des activités.

3.1.1. Institution des Comités Locaux de Paix

Un processus à la fois participatif et inclusif sera conduit pour l’institution des comités
locaux de paix dans les communautés rurales :
- atelier de partage avec les autorités locales
- études participatives
- réunion de restitution et de validation
- désignation des membres des comités

3.1.1.1. Atelier de Partage avec les Autorités Locales

La loi de 1996 portant code des collectivités locales a renforcé les prérogatives
dévolues aux collectivités locales notamment les conseils ruraux. Ceux ci ont en
charge la conduite du développement économique, social et culturel de leur localité.
La question des conflits et de la sécurité est souvent gérée de façon incidente et
marginale dans le cadre des activités normales des conseils ruraux. Or dans un
contexte d’après conflit comme celui de la Casamance, il faut la traiter en priorité
pour l’intégrer dans les sujets quotidiens à traiter par les autorités locales.

Cette problématique sera débattue avec les Autorités locales dans toutes les
communautés rurales (CR) ciblées par le projet.

Un atelier d’information et d’échanges sera organisé à cet effet. Il portera sur


l’analyse de la situation conflictuelle et pistes de solution, du phénomène de la
circulation illicite des armes légères et sur l’adéquation entre les comités de paix et la
loi sur la décentralisation. Cet atelier regroupera les conseillers ruraux (32 membres
en général par CR), le sous préfet de la localité et l’équipe du projet. Il va durer deux
jours.
Six (6) ateliers seront organisés dans les secteurs ciblés dans ce projet. Les
conclusions tirées de cet atelier serviront de base de travail et de document
d’orientation pour les comités.

Des réunions communautaires d’information seront organisées au niveau des villages


centres pour partager avec les populations la question de la gestion de la paix et les
mesures idoines pour y veiller. Il s’agit là de réunions à la fois d’information et de
sensibilisation. Ces réunions seront organisées dans les différents secteurs par les
animateurs du projet et les responsables locaux.

A l’occasion de ces réunions tous les aspects liés à la mise en place de comités
locaux de paix seront discutés : mission, fonctionnement, responsabilités, lien avec
le Conseil rural.

A l’issue de ces réunions qui consacreront la compréhension, l’acceptation et la


validation du mécanisme, de sa composition et des objectifs, une assemblée
représentative de tous les chefs de village, les conseillers, les leaders religieux, les
femmes, les jeunes et les associations de producteurs se réunira pour désigner les
personnes jugées aptes à assumer cette mission. Certains critères sont nécessaires
et seront posés avant la désignation de ceux qui doivent siéger dans cette instance
aux côtés du Conseil rural.
La probité morale, le leadership, la représentativité, l’impartialité, la disponibilité…
sont des exigences pour être membre de ces comités.

3.1.2. Renforcement des Capacités et Accompagnement des Comités de


Gestion de la Paix (CGP)
Un projet de capacitation en négociation et en résolution des conflits sera développé
au profit des membres des comités de gestion de paix. Il s’agit d’une série de
sessions de formation sur des thèmes liés à la gestion/ résolution des conflits. Ex :
comment construire une entente, insertion et réinsertion des personnes déplacées et
réfugiées, stratégie de gestion des conflits, problématique des armes légères et de
petit calibre…
Il est prévu deux sessions par an pour les membres des comités. Ce qui fait six (6)
sessions pour les trois ans.

Il s’agira également partant des mécanismes traditionnels, de capitaliser des outils


de résolution des conflits connus et pratiqués par les communautés. Ce travail sera
développé par les animateurs et le chargé de communication du projet.

3.1.3. Accompagnement des Comités

Les membres de comité de paix avec l’appui de AF.E, élaboreront un cahier de route
qui recense l’ensemble des problèmes conflictuels qui se posent aux communautés,
identifient les micros projets intégrateurs et les activités sociales de résolution des
conflits. Ce Plan d’Action pour la Paix (PAP) après validation par les autorités
locales et les populations (elle peut être tirée du PLD par exemple) aidera à la mise
en œuvre détaillé du projet.

Ce processus est conduit par les animateurs du projet à l’occasion des réunions
d’animation avec les membres des comités.

Les processus d’identification, d’élaboration, de mise en œuvre et de suivi des


micros projets seront partagés pour une appropriation par les membres des comités
de gestion de paix.

Il s’agit là d’une approche novatrice qui va forcément marquer les esprits. D’habitude,
c’est l’approche des questions de développement qui révélait sans qu’on y prête
l’attention nécessaire, les tensions dans les localités. Cette fois il faudra partir de
l’approche conflit pour non seulement transcender les véritables problèmes mais
également agir sur les actions de développement comme leviers de résolution des
conflits.

Ainsi, des réunions partielles, des contacts avec les concernés, les leaders
communautaires seront tenues pour avancer dans la résolution des problèmes.

3.2. Sensibilisation des Communautés dans les Zones Frontalières


sur le Danger de la Circulation Illicite et de la Disponibilité des Armes
Légères
2 Rencontres communautaires : 1 intracommunautaire, 1 intercommu-
nautaire par an
1 Rencontre transfrontalière impliquer la CN par an
Les comités de gestion de paix vont organiser les rencontres

La zone du projet se situe à la lisière de la frontière avec la Guinée Bissau.


L’insécurité quasi permanente qui y a régné depuis plusieurs années a poussé les
populations à s’armer. Les personnes de retour, les anciens combattants, ceux qui
ont peur pour leur vie et leurs biens tenteront de garder leur arme pour faire face aux
risques et menaces. D’autre part cette zone est polluée par les mines terrestres.
Cela est d’autant plus préoccupant que le schéma actuel du DDR proposé l’état ne
se focalise que sur les combattants recensés par Le MFDC (Mouvement des Forces
Démocratiques de la Casamance).

Les agents de sensibilisation en rapport avec les membres des comités de paix vont
sillonner les villages pour sensibiliser les communautés sur les dangers de la
circulation et de la disponibilité des armes légères. Des réunions villageoises, des
causeries, des séances d’animations accompagnées de théâtres actions et radios
crochets, des animations scolaires… seront organisées sur toute la bande
transfrontalière ; elles porteront sur plusieurs aspects liés à la sécurité humaine :
armes légères et sécurité collective, genre et ALPC, comment identifier et éviter les
mines terrestres... Cette campagne de sensibilisation sera utilisée comme un moyen
d’incitation pour la remise volontaire d’armes par les détenteurs. Cette campagne
sera inscrite dans la ligne du plan d’action des Nations Unies, du moratoire de la
Cedeao et de la stratégie nationale de lutte contre la prolifération des armes légères
conduite par la Commission nationale (CN).

A cet effet des activités de plaidoyer seront organisées avec la collaboration de la


CN. Il est prévu notamment d’organiser un séminaire national sur la diffusion de la
législation au Sénégal et en Afrique de l’Ouest à Kolda et Ziguinchor. Ce séminaire
co-organisé par AFE et la CN verra la participation d’éminents spécialistes, des
autorités nationales et de membres de la société civile (SC).

Des outils et supports de sensibilisation et de plaidoyers seront élaborés dans le


cadre de ces activités. Des personnes ressources externes seront impliquées dans
les activités pour augmenter l’impact. La finalité c’est de faire de la zone « une zone
protégée des armes ».

3.3. Financement de Micro-Projets d’Insertion au Profit des


Communautés

Dans ce conflit toutes les populations sont considérées comme des victimes du
conflit. On peut cependant les distinguer en victimes directes et victimes indirectes.

Dans le financement des micro- projets, toutes les populations locales seront ciblées
pour éviter une discrimination entre victimes au premier degré et les autres. C’est
seulement dans des cas exceptionnels acceptés ou proposés par les communautés
que certaines victimes pourraient être privilégiées au détriment des autres. Le
principe de base c’est le « Do No Harm ».

Parmi les victimes directes, nous visons : les réfugiées et déplacées de retour, les
ex- combattants, les victimes d’armes ou de mines, les groupes vulnérables comme
les femmes et les jeunes…

Deux types de micro- projets seront prévus dans la stratégie d’insertion :


- les services sociaux de base ; ils renvoient aux projets communautaires qui
assurent de meilleures conditions d’existence et facilitent l’installation des
populations dans leur terroir. Il peut s’agir d’infrastructures ou de services
sanitaires, scolaires, puits, socio- éducatives… ces services sociaux de base
permettent de garantir le minimum vital et un cadre de vie normal dans une
zone post conflit. Le financement de ces projets fera suite à un travail
d’identification, de planification mené par les animateurs et les membres du
comité de paix. Ce processus participatif permettra de s’appuyer sur les
priorités dégagées par les populations. L’accompagnement des animateurs
permet de déterminer les modalités de mise en œuvre, d’appropriation et de
pérennisation des projets
- les micros projets générateurs de revenus ; ces micro- projets visent les activités
socio-économiques génératrices de revenus. Ils sont destinés principalement
aux victimes directes pour leur permettre de retrouver une activité
économique pouvant faciliter leur réinsertion sociale et économique. Un travail
de ciblage et d’identification des activités sera mené pour que les bénéficiaires
et les activités à financer soient bien spécifiés et maîtrisés. Ces micros projets
seront retenus suivant des critères d’efficacité, rentabilité économique, impact
sur l’insertion, la capacité et les aptitudes des bénéficiaires. Ils peuvent être
sous forme de subvention partielle ou de crédit. Les modalités seront
explicitées dans un manuel et/ou canevas de procédures plus détaillé. Une
attention particulière sera accordée aux projets destinés aux femmes.
L’approche genre sera de rigueur dans l’allocation des ressources pour les
micros projets.

3.4. Capitalisation et Communication

La mise en œuvre d’un projet d’une telle ampleur ne saurait se faire sans un travail
de capitalisation et une bonne stratégie de communication. Les projets réalisés
quelque soit leur impact risquent de souffrir d’un déficit de visibilité s’ils ne sont pas
accompagnés par la collecte, le traitement et la diffusion des résultats et des leçons
apprises.

Un chargé de projets ayant une connaissance supplémentaire sur les technologies


de l’information et de la communication (TIC) sera chargé de la supervision du
processus de réalisation des activités du projet. Un travail de collecte, de traitement
des données sera régulièrement fait en rapport avec les animateurs du projet. Le
chargé de projet fera périodiquement une analyse et une publication des résultats et
leçons en rapport avec le coordonnateur du projet.

Deux évaluations à mi- parcours et une évaluation finale sont prévus comme de
grands moments de bilan- capitalisation. La synthèse de ces évaluations fera l’objet
d’une capitalisation dans un document pouvant faire l’objet de publication.

Un site web sera conçu à l’intention du projet. Il sera entretenu et alimenté par les
données de terrain, mais généralement il contiendra des informations sur la situation
en Casamance et sur les zones frontalières. Il sera conçu de telle sorte que toutes
les publications soient accessibles à travers le net. Des informations seront
envoyées de façon périodique aux différents partenaires intéressés par le projet. Ils
pourront à tout moment s’ils le désirent visiter le site.
Reportage documentaire, points de presse annuels
III. RESULTATS ATTENDUS

La réalisation des activités produira des résultats et impacts qui vont


considérablement changer la donne dans la zone du projet. Ainsi :

- des comités de gestion de la paix deviennent effectifs et jouent un rôle de


prévention, de gestion et de résolution des conflits dans leur zone. Ils sont
intégrés dans les structures d’accompagnement du développement local
- la capacité des comités à traiter les conflits et à conduire un processus de
dialogue et de négociation pour la paix et le développement est renforcée et
valorisée
- la connaissance de la problématique des armes légères et de leurs
conséquences néfastes sur la vie des communautés est perceptible sur les
populations

- des initiatives et des attitudes sont adoptées par les populations pour
contrecarrer la prolifération des armes légères et des mines terrestres

- des infrastructures sociales de base sont réalisées et contribuent au retour à


une vie normale dans les villages

- des personnes affectées reprennent des activités économiques et parviennent


à gagner dignement leur vie

- un site web est conçu et régulièrement entretenu par des informations sur le
projet et la situation de la région

- des productions documentées sur le projet sont disponibles et accessibles.

IV. MISE EN ŒUVRE

La mise en œuvre du PARSED fait appel à plusieurs aspects qui vont forcément
déterminer la réussite des activités : les approches et principes d’intervention, le
cadre institutionnel et organisationnel

I.3.1. Groupes Cibles

Le présent projet est un projet de consolidation de la paix dans un contexte qui tend
vers le post- conflit. Il s’agit essentiellement d’activités de réhabilitation, de
stabilisation et de relance du développement. Celles – ci concernent les personnes
et les groupes affectées par le conflit armé. Ces affects sont de deux (2) ordres :
directs et indirects.

Les personnes et groupes directement affectés par le conflit armé sont ceux qui ont
effectivement et directement souffert soit physiquement, soit à travers la perte de
leurs biens ou Etre cher du fait des actes de violence perpétrées pendant le conflit.
Parmi cette catégorie on peut citer : les réfugiés, les déplacés, les victimes de mines,
les victimes d’armes, les victimes de vol de bétail, de destruction de biens, les
veuves, les orphelins, les ex- combattants… ceux ci seront plus ciblés dans les
projets de réinsertion socio-économique. Leur importance dans un village peut être
un critère de réalisation de services sociaux de base dans leur localité. Il faut
cependant dans certains cas un dialogue ouvert et une animation pointue pour éviter
de créer des frustrations.

Car les personnes et groupes considérés comme indirectement affectés peuvent ne


pas comprendre d’être moins soutenus que les réfugiés de retour ; surtout si ces
réfugiés ont plus ou moins participé à la perpétration des actes de violence. Ceux
qu’on cite comme indirectement affectés sont toutes les autres catégories non
comprises parmi les premiers cités. Ils sont en général les autres membres de la
communauté qui n’ont pas subi de dommages directs ou qui n’ont pas à quitter leur
terroir. Ils ont certes moralement souffert des effets du conflit mais ne peuvent être
classés dans la première catégorie.

Les projets tenteront au maximum de constituer des groupes de bénéficiaires


indifférenciés comprenant si possible plusieurs catégories de personnes. Cette
démarche permet d’éviter la stigmatisation et facilite la réinsertion et la réintégration.

V. CADRE INSTITUTIONNEL ET ORGANISATIONNEL

La gestion et la mise en œuvre des activités seront assurées par une équipe
émanant de « Afrique/Enjeux », porteuse du projet.

6.1. Présentation de « Afrique / Enjeux » (A.F.E)

AF.E est une association à but non lucratif reconnue sous le récépissé No OO152
du 5 mai 2002, régie par la loi du 13 juillet 1966 portant code des obligations
civiles et commerciales du Sénégal.
A.F.E est une association regroupant pour l’essentiel des personnes aux
compétences diversifiée, connaissant suffisamment les réalités locales avec un
solide ancrage social en Casamance.

A.F.E est structurée autour des organes suivants :

- Assemblée des membres


- Conseil d’administration
- équipe exécutive

A.F.E a pour objectifs de :

- Renforcer les capacités des populations à s’organiser et à gérer leurs


activités

- Promouvoir l’auto développement des populations locales

- Œuvrer pour la promotion des idéaux de paix, de justice sociale et des


droits humains

- Développer les relations de solidarité et d’échanges intercommunautaires


sud- sud et sud- nord.

AF.E dispose d’une expertise et d’un capital expérience qui font sa force. Elle est
particulièrement outillée dans la conception et la réalisation de projets et projets dans
les domaines de la gestion des conflits, du peacebuilding, de la gestion des projets
de reconstruction et de réinsertion des personnes affectées par les conflits armés, de
l’encadrement des groupes sociaux….

Il a eu à réaliser des projets de reconstruction des habitats et infrastructures


sociales de base, de réinsertion des déplacés et ex combattants, à encadrer des
communautés, à former des agents de sensibilisation et des acteurs de terrain dans
le cadre de projets destinés à la casamance. Elle entretient depuis sa création des
relations de partenariat avec notamment Oxfam GB avec laquelle elle partage
beaucoup de valeurs.
Depuis trois années AF.E gère des projets avec des partenaires bailleurs de fonds et
entretien des relations de partenariat avec les autorités locales, les organisations
communautaires de base et les leaders locaux. Elle participe aux instances de
décision sur les grandes orientations à donner à la Casamance post conflit… elle
dispose d’une équipe compétente, acquise à la vision du développement de AFE
dont le credo est d’identifier les enjeux de développement en Afrique et de s’y
investir pour contribuer à l’émergence de l’Afrique et des africains.

En Casamance, le credo c’est de « transformer le potentiel conflit en dynamique de


développement ».

6.2. Exécution du Projet

6.2.1. Approche et Moyens Humains

La mise en œuvre réussie d’un tel projet sur trois ans dans un contexte post conflit
nécessite l’adoption d’une démarche particulièrement adaptée et efficace.

6.2.1.1. Approche

L’approche sera participative et holistique. Elle repose sur une stratégie de


communication sociale fondée sur le dialogue et la concertation.
La construction de la paix repose sur des vertus et procède d’une démarche
collaborative entre acteurs et bénéficiaires de projets. Tout comme pendant la phase
de conception, la mise en œuvre répondra à un processus d’animation à la fois
participatif et inclusif. Avant l’exécution de chaque projet, les principaux concernés
seront consultés ; leur point de vue recueilli. Les animateurs de projets travailleront
en étroite collaboration avec les comités de gestion de paix et les collectivités locales
dans la définition des stratégies et l’adoption des projets à appuyer. Tout le plan
d’intervention fera l’objet de partage avec les bénéficiaires.

Le processus participatif est conduit par l’animateur qui se nourrit du contenu avancé
par les populations en y rajoutant des apports techniques.

Des outils d’animation et de collecte de données seront élaborés et utilisés pendant


la mise en œuvre pour faciliter la capitalisation et le rapportage.
L’approche genre est à la fois un principe et une donnée fondamentale dans
l’exécution de ce projet. A toutes les étapes du processus le suivi de l’intégration de
la dimension genre sera de rigueur.

L’importance du projet appellera la mise en place d’un dispositif de suivi et


d’évaluation rigoureux dirigé par le Chargé des projets en rapport avec le
coordonnateur, chargé périodiquement de faire le point et de planifier la suite des
opérations.

Deux évaluations par an sont prévues. Il s’agit de séances d’auto- évaluations


conduites par le coordonnateur du projet. Il peut se faire assister par des personnes
ressources externes. Les représentants des comités et bénéficiaires participent à ces
séances d’auto- évaluation.
6.2.1.2. L’Equipe de Gestion du Projet

Le projet est géré par une équipe de professionnels mise en place par AF.E.

Elle sera composée de :


- Un (1) coordonnateur de Projet
- Une (1) assistante administrative, comptable et financière
- Trois (3) animateurs de projets
- Une (1) animatrice genre et développement
- Un (1) chauffeur.

Au total une équipe de sept (7) agents dirigée par un coordonnateur assure la
gestion administrative, financière et technique du Projet avec une répartition des
tâches définie dans un manuel de procédures.

Le Coordonnateur (trice) de Projet

Il assure :
- la coordination générale des activités du projet
- l’élaboration des plans de travail et budgets périodiques des activités
- le contrôle des rapports comptables et le suivi budgétaire
- la gestion des ressources humaines et de la logistique du projet
- l’accompagnement du travail de l’équipe de terrain
- la sélection et la contractualisation avec les partenaires et personnes
ressources
- la représentation du projet auprès des instances régionales et nationales
- la coordination des réunions de bilan- capitalisation avec les partenaires
- la synergie avec les autres projets et projets similaires
- les comptes rendus et rapports destinés aux bailleurs de fonds

Les Animateurs (trices) de Projets


Ils ont pour tâches de :
- appuyer les comités et les bénéficiaires dans la définition des priorités de
sécurité et de développement
- conduire le processus de mise en place des comités de gestion de paix
- accompagner les comités et les bénéficiaires dans l’identification et la mise
en œuvre des projets d’insertion et plans de sensibilisation
- participer à la formation et à l’encadrement des groupes bénéficiaires
- participer et alimenter les réunions de coordination de l’équipe
- rendre compte au chargé de projets de l’état d’avancement des projets et
des difficultés rencontrées
- gérer ou veiller à la gestion en bon père de famille de la logistique du projet
mise sur le terrain ou à leur disposition
- conduire les réunions de sensibilisation et de concertation avec les
communautés
- l’animateur en genre et développement en plus des tâches précitées,
assure le suivi de l’intégration de la dimension genre dans toutes les
phases du projet

L’Assistante Administrative, Comptable et Financière


Elle a pour tâches de :
- d’assister l’équipe et le coordonnateur dans les tâches de gestion
administrative, comptable et budgétaire
- gérer le secrétariat du projet (courrier, moyens de communication,
rangement des documents administratifs et archives…)
- gérer les opérations comptables d’achat en accord avec le coordonnateur
- effectuer les enregistrements comptables des opérations courantes
- classer et de garder les pièces comptables justificatives
- s’assurer que toutes les opérations financières sont certifiées par la
production de pièces comptables authentiques
- rendre compte au coordonnateur
- tenir le livre des comptes
- produire les rapports financiers et les soumettre au coordonnateur

Le Chauffeur
Il fait partie du personnel de soutien. Il est chargé de :
- conduire le personnel de terrain et les personnes ressources du projet sur
le terrain
- conduire l’équipe pour les missions de terrain ou des réunions
- entretenir et de veiller au bon état des véhicules du projet
- tenir un cahier de route retraçant le kilométrage des trajets parcourus et le
carburant consommé
- faire les courses pour les besoins du projet.
Les Partenaires et Personnes Ressources

Parmi les principes d’intervention de ce projet, il y a le partenariat et la synergie.


Dans la mise en œuvre, AFE compte travailler avec des partenaires locaux et des
personnes ressources externes compte tenu de leur expertise et de leur expérience
dans des domaines spécifiques du projet.

Le travail avec ces partenaires et consultants sera régi par des contrats de
partenariats ou de prestation de service.

Le partenariat avec la commission nationale de lutte contre la prolifération des armes


légères dans le domaine de la sensibilisation et du plaidoyer est déjà un exemple
illustratif.

La presse est également ciblée comme un partenaire stratégique dans la réalisation


de ce projet

6.2.2. Moyens Logistiques et Matériels

La réalisation du projet dans les meilleures conditions passe par la mise à disposition
de moyens logistiques et matériels adéquats. Les zones du projet sont enclavées et
d’accès difficile.

« Afrique/Enjeux » a son bureau fonctionnel à Ziguinchor. L’équipe est sur place. Le


présent projet va entraîner de nouvelles charges. Il sera alors sollicité un appui
institutionnel pour renforcer les moyens d’action de AFE et assurer l’atteinte des
objectifs fixés.
Cet appui devrait porter sur :
- les véhicules mobiles (une voiture 4x4, trois motos 125) et lubrifiants
- deux micros ordinateurs
- fournitures de bureau
- charges locatives (local, eau, électricité, téléphone, Internet, site web)
- charges salariales
- caméra digitale
- entretien et réparation
De façon générale, le projet vise à contribuer à la restauration et à l’amélioration des conditions de vie, de sécurité et de
développement socio- économique des communautés affectées par le conflit armée dans les communautés rurales de Djibanar,
Adéane et Boutoupa Camaracounda en Casamance.

Résultats Moyens de
Objectifs Activités Indicateurs
attendus vérification
Appuyer la - des comités de
- Lancement du projet
Création/consolidation gestion de la paix - Nombre de comités
- Atelier d’information
et le renforcement des deviennent effectifs et installés
et d’échanges avec les
capacités des comités jouent un rôle de - Nombre de comités
autorités locales et les -rapports
locaux de paix dans prévention, de gestion fonctionnels
leaders
les domaines de la et de résolution des
- Réunions des -PV de réunions, d’AG
prévention, de la conflits dans leur
femmes -évaluation
gestion et de la zone. Ils sont intégrés
- réunions sectorielles
résolution des conflits dans les structures
- Assemblée
et des armes légères et d’accompagnement du
constitutive
de petit calibre développement local
- la connaissance de la
problématique des
armes légères et de
Elever le niveau de leurs conséquences
conscience des néfastes sur la vie des -engagement pris par les
communautés sur le communautés est communautés
- Séminaire d’échanges
danger de la détention perceptible sur les
et de formation
illégale des armes, de la populations -nombre d’élus locaux
-
disponibilité des armes ayant participé au
-
légères dans les - des initiatives et des séminaire
Rencontres
localités du projet et de attitudes sont adoptées - la composition du CGP
communautaires
la nécessité de réduire par les populations pour - la représentativité des
la demande d’armes par contrecarrer la femmes
les populations prolifération des armes
légères et des mines
terrestres

Appuyer la - Organisation de deux - la capacité des comités - nombre de participants -PV de réunions
création/consolidation et (2) sessions de à traiter les conflits, à aux sessions
conduire un processus
le renforcement des de dialogue de -rapports
capacités des comités négociation pour la paix
locaux de paix dans les et le développement - suivi des activités
domaines de la d’arguments pour la - contenu des sessions - rapports
prévention, de la gestion formation réduction de la demande - niveau d’appropriation - PV d’Assemblée
et de la résolution des en arme, est renforcée des outils et méthodes constitutive
conflits et des armes et valorisée - supports visuels
légères et de petit - évaluation
calibre

Créer et/ou accroître les - des infrastructures


opportunités de sociales de base sont
développement socio- réalisées et contribuent
économique au bénéfice au retour à une vie
des populations normale dans les
affectées par le conflit villages
armé à Adéane,
Boutoupa - des personnes
Camaracounda et affectées reprennent des
Djibanar en vue de activités économiques et
renforcer le processus parviennent à gagner
de paix en Casamance, dignement leur vie

- un site web est conçu


et régulièrement
Documenter et partager entretenu par des
les expériences de ce Organisation d’une informations sur le projet
- existence d’un plan
projet à travers des Assemblée d’échange et et la situation de la
d’action - PV de réunion
supports de de validation sur les région
- représentativité AG - document plan d’action
capitalisation et des principaux problèmes
outils de communication identifiés par le CGP - des productions
moderne documentées sur le
projet sont disponibles et
accessibles
ACTIVITES PREVUES DANS L'EXECUTION DU PROJET PARSED PAR AFRIQUE ENJEUX


Activités Tâches Dates Période Lieux Acteurs Coût unitaire Nbre Ressources Coût Annuel
f
An1= 3000000
R1 Sensibilisation An1 X
Rencontre avec CR Djibanar,
des les Autorités Juil-Déc Adéane, AFE, 3'00
communautés An2 300 000 An2
administratives et 2006 Boutoupa Autorités 10 0'000
frontalières sur locales An3 Camaracounda An3
la circulation
illicite et la Formation des An1 X An1=890000

disponibilité ambassadeurs de
An2 An2
la Paix sur la
des armes Commune de AFE, CR, 890
problématique des nov.06 890'000
légères GOUDOUMP CGP 1 '000
ALPC, le An3 An3
Peacebuilding et
techniques d’IEC
Organisation de An1 An1
causeries dans les Villages
villages An2 X Transfrontaliers An2 = 3000000
Ambassadeur
transfrontaliers sur des CR
Janv. 2007- s de la Paix, 6'00
les méfaits et Djibanar, 60'000
Janv 2009 CGP, AFE, 100 0'000
conséquences de Adéane, Niaguis
An3 X Communauté An3= 3000000
la disponibilité des et Boutoupa
ALPC, le pardon Camaracounda
et la réconciliation
Focus An1 X An1= 4400000
CR Djibanar, Journaliste-
décentralisé
Oct. 2006- An2 X Adéane, AFE- CGP- 13'20 An2= 4400000
(semaine d'action 2'200'000
Juin 2009 Boutoupa Communauté 6 0'000
de lutte contre les An3 X Camaracounda locale An3= 4400000
ALPC)
Séminaire An1 X Commission An1= 2100000
d’échange, de Nationale sur
An2 X An2= 2100000
partage et Dec 2006 les ALPC 4'20
Ziguinchor 2'100'000
d’harmonisation Dec 2007 Autorités 2 0'000
des interventions An3 locales An3

sur la Lutte contre Organisations


les ALPC partenaires
dans la
Production : Etude AFE
An1 An1
de Perception sur
Sénégal,
les ALPC dans la
Janv 2007- Gambie, Guinée 7'70
Sénégambie An2 X 3'850'000 An2= 3850000
Déc 2008 Bissau, Guinée Consultants 2 0'000
Méridionale et
Conakry, Mali
réalisation de film An3 X An3= 3850000
documentaire
Construction An1 X AFE, An1= 32200000
d’infrastructures CR Djibanar,
Construction et Inspection
sociales de base Sept 2006- An2 X Adéane, 96'6 An2= 32200000
équipement de d’Académie, 8'050'000
pour la oct. 2008 Boutoupa 12 00'000
stabilisation des salles de classes CR,
An3 X Camaracounda An3= 32200000
zones de conflits Populations
Appui à la An1 X An1= 13312500
reconstruction CR Djibanar, AFE, CR,
An2 X An2= 13312500
des maisons des Sept 2006- Adéane, chefs de 39'9
887'500
victimes de oct. 2008 Boutoupa villages, 45 37'500
retour dans leur An3 X Camaracounda populations An3= 13312500

village
Formation et Construction An1 X An1=7700000
accompagnement d’un centre de
des jeunes victimes
du conflit
formation AFE,
An2 X An2= 10000000
multifonctionnell Janv. Inspection
17'7
e d’aide à 2007-Juin Djibanar d’Académie, 17'700'000
1 00'000
l’insertion et à la 2009 CR,
réinsertion des An3 Populations An3

victimes du
conflit
R3 Edification An1 An1
d’infrastructures Réhabiliter les CR Djibanar,
Janv.
favorisant l’accès à digues de Adéane, AFE, CR, 14'0
l’eau 2007-Déc An2 X 14'000'000 An2= 7000000
retenues d’eau Boutoupa Technicien 1 00'000
2008
existantes An3 X Camaracounda An3= 7000000

An1 X An1= 12750000


Fonçage de puits Nov. 2006- CR Djibanar, AFE, CR, 2'550'000 38'2
An2 X An2 = 12750000

améliorés Mai 2008 An3 X Adéane, Technicien 15 50'000 An3 = 12750000

Boutoupa
Désenclavement An1 X An1= 2500000
postes
hivernales des An2 X Djibanar An2 = 2500000
01.11.2006
villages Singhère, AFE, CR, 7'5
, nov.07, 2'500'000
frontaliers par Djibanar - Technicien 3 00'000
nov.08
des déblais et An3 X Bafata An3 = 2500000

remblais des
pistes existantes
R4 Aménagement et Réhabiliter et /ou Déc. 2006- An1 X CR Djibanar, AFE, CR, An1= 11310000
accompagnement aménagement Déc 2007 Adéane, Techniciens
dans l’exploitation An2 X An2 = 11310000
de blocs Boutoupa
de Blocs An3 22'6 An3
Maraîchers maraîchers et Camaracounda 3'770'000
6 20'000
fourniture des
équipements de
démarrage
Atelier de An1 X AFE, An1 = 650000

Formation sur An2 X CR Djibanar, technicien An2 = 1300000


les techniques oct. 2006 Adéane, horticole 1'9
650'000
maraîchères oct. 2007 Boutoupa Populations 3 50'000
An3 An3
(théorie et Camaracounda bénéficiaires
pratique) ,
Mise en place d’un Logements de An1 X
Djibanar An1= 15000000
fond de crédit dans
les structures fonds dans les oct. 2006 An2 X Goudomp AFE, CR, 20'0
20'000'000 An2 = 5000000
financières mutuels de oct. 2007 Adéane CGP 1 00'000
An3 An3
communautaires crédits Ziguinchor
en faveur des
Suivi et An1 X An1 = 600000
victimes du conflit CR Djibanar,
Accompagneme
nov. 2006 An2 X Adéane, AFE, CR, 1'8 An2 = 600000
nt des 75'000
oct. 2008 Boutoupa CERP 24 00'000
bénéficiaires des An3 X
Camaracounda An3 = 600000
financements
R5 Mise en place Ateliers An1 X CR Adéane, AFE, CR, An1= 1706000
Août 2006- 1'7
des Comités de d'échanges et Boutoupa leaders 853'000
gestion de Paix Déc 2006 An2 3 06'000 An2
d'informations Camaracounda communaut
An3 An3
sur la place et le aires
rôle des CGP
dans An1 X An1 = 2300000
AFE, CR,
Plaidoyer sur la
An2 X CR Adéane, CGP, An2 = 2300000
sécurité oct. 2006 6'9
Boutoupa leaders 1'150'000 6
transfrontalière oct. 2008 00'000
An3 X Camaracounda communaut An3 = 2300000
aires
Identification et An1 X An1 = 5250000
AFE, CR,
installation des CR Adéane,
An2 CGP, An2
secteurs des Janvier Boutoupa 5'2
leaders 350'000
Comités de Mars 2007 15 50'000
An3 communaut An3
Gestion de la Camaracounda
aires
Paix (CGP)
An1 An1
AFE, CR,
Assemblée CR Adéane,
An2 X leaders 1'5 An2 = 1500000
générale des avr.07 Boutoupa 750'000
communaut 2 00'000
CGP An3 Camaracounda An3
aires
renforcement des Sessions de An1 An1
capacités et formation des An2 X An2 = 1578000
l’accompagnement
membres du
des comités de AFE, CR,
gestion de paix CGP aux CR Adéane,
leaders 1'5
techniques mai.07 Boutoupa 789'000
communaut 2 78'000
d’analyse et de An3 Camaracounda An3
aires
résolution
pacifique des
conflits
Atelier de An1 An1

planification du CR Adéane,
An2 X 1'5 An2 = 1578000
plan d’action juin.07 Boutoupa AFE, CGP 789'000
2 78'000
pour la paix An3 Camaracounda An3
(PAP) du CGP
An1 An1
Organisation du déc.07 Balantacounda CGP 5'000'000 10'0
festival An2 X An2 = 5000000

interculturel du déc.08 An3 X


2 00'000 An3 = 5000000
Balantacounda
R6 Sensibilisation sur Atelier de 39022 An1 X CR Djibanar, AFE, 890000 1 890000 An1 = 890000
santé de la renforcement Adéane, Formateurs
An2 An2
reproduction et le
SIDA
des capacités Boutoupa , CGP
des Camaracound
Ambassadeurs a
de la Paix en An3 An3
santé de la
reproduction et
SIDA
Organisation de Dec 2006- An1 X CR Djibanar, Ambassade 66000 100 6600000 An1= 1800000

causeries dans Oct 2008 An2 X


Adéane, urs, CGP, An2 = 2400000
les villages Boutoupa AFE
transfrontaliers An3 X Camaracound An3 = 2400000
sur les SR/SIDA a
Identification, Recueils des An1 X An1 = 1000000
orientation et informations,
accompagnement An2 X An2 = 1000000
visites, CR Djibanar,
des victimes de Ambassade
traumas entretiens, mise Adéane, 3'0
mai.07 urs, CGP, 1'000'000
psychiques liés au en relation, suivi Boutoupa 3 00'000
An3 X AFE
conflit et Camaracounda An3 = 1000000

accompagnemen
t
Mise en place de Identification des An1 X An1 = 1000000
fond urgences et des CR Djibanar,
d’accompagnemen An2 X An2 = 1000000
cas critiques Oct. 2006- Adéane, 3'0
t, de solidarité et CGP, AFE 1'000'000
d’urgence pour les nécessitant un 0ct 2008 Boutoupa 3 00'000
An3 X An3 = 1000000
réfugiés et accompagnemen Camaracounda
déplacés de retour t ponctuel
INVESTISSEMENTS SOLLICITES PAR AFRIQUE ENJEUX
DANS LE CADRE DU PROJET PARSED

REPARTITION ANNUELLE
Coût Prix Budget Budget Budget TOTAL
N° Désignation Quantité Observations
Unitaire Total année 1 année 2 année 3 BUDGET
Formation modulaire
Renforcement des capacités du 450'0 2'700'00 1'800'00 900'0 2'700'0 en regroupement
1 6
personnel 00 0 0 00 00 avec d'autres
partenaires
Réalisation, Hébergement et Mise 2'850' 2'850'00 1'850'00 500'0 2'850'0
2 1 500000
à jour du Site WEB 000 0 0 00 00
900'0 2'700'00 2'700'00 2'700'0
3 Achat moto vitesse 3 - -
00 0 0 00
25'000' 25'000'00 25'000'00 25'000'0
4 Véhicule de terrain 1 - -
000 0 0 00
700'0 1'400'00 1'400'00 1'400'0
5 Matériel informatique 2 - -
00 0 0 00
600'0 600'00 600'0 600'0
6 photocopieuse 1 -
00 0 00 00
250'0 250'00 250'00 250'0
7 Imprimante multifonction 1 - -
00 0 0 00
90'0 90'00 90'00 90'0
8 Imprimante HP 1 - -
00 0 0 00
120'0 120'00 120'00 120'0
9 scanner 1 - -
00 0 0 00
600'0 600'00 600'00 600'0
10 Caméscope 1 - -
00 0 0 00
150'0 150'00 150'00 150'0
11 Appareil Numérique 1 - -
00 0 0 00
850'0 850'00 850'00 850'0
12 Vidéo projecteur 1 - -
00 0 0 00

TOTAL 34810000 2000000 500000 37310000


FRAIS DE FONCTIONNEMENT DU PROJET PARSED PAR
AFRIQUE ENJEUX

REPARTITION ANNUELLE
N° Désignation Coût Prix Budget Budget Budget TOTAL Observations
Quantité
Unitaire Total année 1 année 2 année 3 BUDGET
150' 5'400'0 1'800'0 1'800'0 1'800' 5'400'
1
Loyer 36 000 00 00 00 000 000

100' 3'600'0 3'600'0 3'600'0 3'600' 10'800' Pour tout le matériel


2
Achat carburant 36 000 00 00 00 000 000 roulant

30' 540'0 180'0 180'0 180'0 540'0


8
Entretien Motos 18 000 00 00 00 00 00 Tout les 2 Mois

50' 450'0 200'0 200'0 200'0 600'0


3
Entretien Véhicule 9 000 00 00 00 00 00 Tout les 4 Mois

téléphone/eau/ 250' 4'500'0 1'000'0 1'000'0 1'000' 3'000'


4
électricité 18 000 00 00 00 000 000 Tout les 2 Mois

20' 360'0 80'0 80'0 80'0 240'0


5
Internet 18 000 00 00 00 00 00 Tout les 2 Mois

50' 900'0 200'0 200'0 600'0


6 200'000
logistique 18 000 00 00 00 00 Tout les 2 Mois

Maintenance 30' 540'0 120'0 120'0 120'0 360'0


7 Tout les 2 Mois
Informatique 18 000 00 00 00 00 00
7'180'00
TOTAL 0 7180000 7180000 21540000
RESSOURCES HUMAINES (EQUIPE PROJET PARSED)

REPARTITION ANNUELLE
Coût Budget Budget Budget TOTAL
Désignation Quantité
Unitaire
Prix Total
année 1 année 2 année 3 BUDGET
Observations

Salaire Coordonnateur 450'0 16'200'00 5'400'00 5'400'00 5'400'00 16'200'0 Les salaires
Projets 36 00 0 0 0 0 00 représentent les
nets à percevoir le
Salaire Administratif et 250'0 9'000'00 3'000'00 3'000'00 3'000'00 9'000'0 calcul sera opéré
Comptable 36 00 0 0 0 0 00
en relation avec
200'0 7'200'00 2'400'00 2'400'00 2'400'00 7'200'0 l'inspection du
Salaire Animateur 1 36 00 0 0 0 0 00 travail pour
déterminer le
200'0 7'200'00 2'400'00 2'400'00 2'400'00 7'200'0 salaire brut
Salaire Animateur 2 36 00 0 0 0 0 00

200'0 7'200'00 2'400'00 2'400'00 2'400'00 7'200'0


Salaire Animateur 3 36 00 0 0 0 0 00

200.0 5'400'00 1'800'00 1'800'00 1'800'00 5'400'0


Salaire Animateur 4 36 00 0 0 0 0 00

120'0 4'320'00 1'440'00 1'440'00 1'440'00 4'320'0


Salaire Chauffeur 36 00 0 0 0 0 00

TOTAL 18'840'00 18'840'00 18'840'00 56'520'0


0 0 0 00

BUDGET TRIENNAL DU PROJET PARSED PAR ENFRIQUE ENJEUX

N° Désignation Budget année 1 Budget année 2 Budget année 3 TOTAL BUDGET


120'358'5 125'678'5 91'312'50 337'349'
1 ACTIVITES PREVUES
00 00 0 500
34'810'0 2'000'0 37'310'
2 INVESTISSEMENT 500'000
00 00 000
7'180'0 7'180'0 7'180'0 21'540'
3 FONCTIONNEMENT
00 00 00 000
RESSOURCES 18'840'0 18'840'0 18'840'0 56'520'
4
HUMAINES 00 00 00 000
TOTAL BUGET 181'188'500 153'698'500 117'832'500 452'719'500

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