Cours 1 : La justice, une idée universelle ?
La justice est une notion fondamentale qui traverse toutes les sociétés et les
époques. Elle repose sur l’idée d’un ordre équitable où chacun reçoit ce qui lui est
dû. Dans l’Antiquité, Platon la définit comme une harmonie entre les différentes
parties de la cité et de l’âme. Aristote distingue la justice distributive (répartition
des richesses en fonction des mérites) et la justice corrective (réparation des torts).
Aujourd’hui, la justice est souvent associée aux droits de l’homme et à l’égalité des
chances, bien que ces principes soient encore largement débattus.
Cours 2 : Justice et égalité
La justice est-elle synonyme d’égalité ? Certains philosophes, comme Rousseau,
estiment qu’une société juste doit viser l’égalité réelle entre les individus. Rawls
propose une justice fondée sur l’équité : les inégalités ne sont justes que si elles
bénéficient aux plus défavorisés. D’autres, comme Nietzsche, rejettent cette vision
et considèrent que l’égalité est une illusion contraire à la nature humaine. Ainsi, la
justice oscille entre deux conceptions : une égalité stricte ou une justice tenant
compte des différences et des mérites.
Cours 3 : Justice et droit
La justice est souvent confondue avec le droit, mais ces notions sont distinctes. Le
droit est un ensemble de règles établies par l’État, tandis que la justice est un idéal
moral qui peut dépasser la loi. Parfois, les lois sont injustes, comme dans les
régimes totalitaires ou sous l’apartheid. Montesquieu insiste sur la nécessité de lois
justes pour garantir la liberté. Cependant, certaines formes de désobéissance civile,
comme celles prônées par Gandhi ou Martin Luther King, montrent que la justice
ne se limite pas toujours aux lois en vigueur.