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CT Cdcs 2023corr

Le document présente un contrôle final pour un cours de calcul différentiel à l'Université Claude Bernard - Lyon 1. Il contient plusieurs exercices portant sur des théorèmes mathématiques, des problèmes d'optimisation et des surfaces paramétrées. Chaque exercice est accompagné d'une correction détaillée, illustrant les concepts abordés dans le cours.

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Université Claude Bernard - Lyon 1 Semestre de printemps 2022-2023

UE de calcul différentiel, courbes et surfaces

Contrôle final: durée 2 heures.


VEUILLEZ RÉDIGER CHAQUE EXERCICE DE CE DEVOIR SUR UNE COPIE
DIFFÉRENTE
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Exercice 1. (6 points).
a) Énoncer le théorème d’inversion locale.
b) Soit f : U = R2 \ {(0, 0)} → R2 définie pour tout (x, y) ∈ U par f (x, y) = (2xy, x2 − y 2 ). Montrer
que f est un difféomorphisme local au voisinage de tout point de U .
c) Montrer que f n’est pas un difféomorphisme global entre U et f (U ).
Corrigé :
a) Soit E un espace de Banach et f une fonction C 1 définie sur un ouvert U de E. Si en a ∈ U ,
Df (a) est un homéomorphisme de E, alors il existe V et W , respectivement voisinages de a et
f (a), tels que f est un C 1 -difféomorphisme entre V et W .
b) On est en dimension finie ; pour s’assurer que Df (x, y) est un homéomoprhisme, il suffit de voir que
sa jacobienne est de déterminant non nul. C’est bien le cas car elle vaut −4(x2 + y 2 ) et (0, 0) ∈
/ U.
c) On a par exemple f (1, 0) = f (−1, 0) donc f non injective.

Exercice 2. (8 points). Soit α > 0. On le problème d’optimisation qui consiste à minimiser ou maximiser
la fonction f : (x, y) ∈ R2 7→ x2 y sur l’ensemble Cα des éléments (x, y) de R2 satisfaisant la contrainte

g(x, y) = α,

où g la fonction qui à (x, y) ∈ R2 associe 4x2 + y 2 .


a) Montrer que f admet un minimum global et un maximum global sur Cα .
b) Déterminer la valeur du minimum global et du maximum global sur cet ensemble, ainsi que les
points qui les réalisent.
c) Déterminer également tout autre extremum local sous contrainte, en précisant s’il s’agit d’un
minimum local ou d’un maximum local.
d) Notons pour tout α > 0
V (α) := min f.

Montrer que V est dérivable en tout α > 0, calculer sa dérivée, et prouver que cette dérivée est
égale à la valeur du multiplicateur de Lagrange correspondant.

Corrigé :
a) La fonction g est continue car polynomiale, donc Cα = g −1 ({α}) est fermé. De plus, sur Cα ,
√ √
|x| ≤ α/2 et |y| ≤ α. Donc Cα est borné. Donc Cα est compact. Comme f est continue car
polynomiale, elle est bornée et atteint ses bornes sur Cα .
b) Nous allons utiliser le théorème des multiplicateurs de Lagrange. D’abord, f et g sont clairement
C 1.
De plus, soit (x, y) ∈ Cα un extremum local de f sous contrainte. Montrons que la contrainte est
qualifiée en (x, y). Comme α > 0, on ne peut pas avoir (x, y) = (0, 0). Donc
   
8x 0
∇g(x, y) = 6= car (x, y) 6= (0, 0).
2y 0
Et la contrainte est donc qualifiée en (x, y).
En conséquence, le théorème des multiplicateurs de Lagrange s’applique : il existe λ ∈ R tel que
 2
( 4x + y 2 = α,
g(x, y) = α,


c’est à dire 2xy = 8λx,
∇f (x, y) = λ∇g(x, y), 
x2 = 2λy.

Résolvons ce système. D’abord, si x = 0, alors le système devient


( 2
y = α,
λy = 0.

Donc y = ± α et λ = 0 et on obtient 2 solutions à notre système dans le cas x = 0.
Si x est non nul, le système devient
 2 2
4x + y = α,

y = 4λ,

x2 = 2λy.

En particulier,
α = 4x2 + y 2 = 4 × 2λy + y 2 = 8λ × 4λ + (4λ)2 = 3 × (4λ)2 .
Donc r
1 α
λ=± .
4 3
√ √ √ √ √ √
Si λ = α/4 3, alors y = α/ 3 et x2 = 8λ2 = α/6. Donc x = ± α/ 6.
√ √ √ √ √ √
Si λ = α/4 3, alors y = − α/ 3 et comme précédemment x = ± α/ 6.
On a donc trouvé 4 solutions à notre système dans le cas x 6= 0.
√ √ √ √ √ √
En notant x0 := α/ 6, y0 := α/ 3 et λ0 := α/4 3, on peut donc ranger les six solutions
de notre système dans le tableau suivant.
√ √
(x, y) (0, − α) (0, α) (−x0 , −y0 ) (x0 , −y0 ) (−x0 , y0 ) (x0 , y0 )
3/2 3/2 (α/3)3/2 (α/3)3/2
f (x, y) 0 0 − (α/3)
2 − (α/3)
2 2 2

λ 0 0 −λ0 −λ0 λ0 λ0

3/2
On lit dans ce tableau que le minimum global de f sous contraintes est − (α/3)
2 atteint en
(α/3)3/2
(−x0 , −y0 ) et (x0 , −y0 ), le maximum global de f sous contraintes est atteint en (−x0 , y0 )
2
et (x0 , y0 ).
√ √
c) Les deux extremum locaux potentiels qui ne sont pas globaux sont donc (0, − α) et (0, α),
√ √
points auxquels f vaut 0. Or, au voisinage de (0, − α), f est négative, donc (0, − α) est un

point de maximum local sous contrainte. De même, au voisinage de (0, α), f est positive, donc

(0, − α) est un point de minimum local sous contrainte.
d) Le minimum global de f sous contrainte est
(α/3)3/2
V (α) = − .
2
Cette fonction est bien dérivable pour tout α > 0, et pour tout α > 0,
(α/3)1/2
r
0 1 α
V (α) = − =− = −λ0 .
4 4 3
On retrouve donc la valeur du multiplicateur de Lagrange aux points de minimum global. C’est
ce à quoi on s’attendait en vertue du théorème de l’enveloppe.

2
Exercice 3. (6 points) Soit f : R3 → R, f (x, y, z) = xy − z 3 .
a) Montrer que l’ensemble S = {(x, y, z) ∈ R3 : f (x, y, z) = 0} \ {(0, 0, 0)} peut être représenté
localement comme une surface paramétrée régulière. Donner un paramétrage de classe C 1 et
régulier de chacun de ses sous-ensembles {(x, y, z) ∈ S : x 6= 0}, {(x, y, z) ∈ S : y 6= 0}
et {(x, y, z) ∈ S : z 6= 0}. Peut-on trouver un paramétrage de classe C 1 et régulier de l’ensemble
S tout entier ?
b) Soit D la droite définie par les équations x = 2 et y = 3z − 3. Donner un paramétrage de la droite
D.
c) Déterminer tous les points P = (x, y, z) de S tels que le plan tangent à S passant par P contient
la droite D.

Corrigé :
a) Pour la partie {(x, y, z) ∈ S : x 6= 0} un paramétrage C 1 est le suivant :

v3
R∗ × R 3 (u, v) 7→ X(u, v) = (u, , v).
u
C’est aussi un paramétrage régulier car les deux vecteurs tangents

∂X v3 ∂X v2
= (1, − 2 , 0) et = (0, 3 , 1)
∂u u ∂v u
forment une famille libre comme une vérification immédiate le montre (la deuxième composante
du produit vectoriel est égale à −1).
De manière symétrique, un paramétrage C 1 et régulier de la partie {(x, y, z) ∈ S : y 6= 0} est
donné par
3
b v) = ( v , u, v).
R∗ × R 3 (u, v) 7→ X(u,
u
L’ensemble {(x, y, z) ∈ S : z 6= 0} est inclus dans les deux ensembles traités plus haut, n’importe
lequel des deux paramétrages précédents convient.
Enfin, S tout entier admet un paramétrage C 1 et régulier donné par

R2 \ {(0, 0)} 3 (u, v) 7→ X(u,


e v) = (u3 , v 3 , uv).

En effet, nous avons que

∂X
e ∂X
e
= (3u2 , 0, v) et = (0, 3v 2 , u)
∂u ∂v
donc
∂X
e ∂X
e
× = (−3v 3 , −3u3 , 9u2 v 2 ) 6= (0, 0, 0).
∂u ∂v
b) En posant z = t on obtient le paramétrage suivant de la droite D :

R 3 t 7→ γ(t) = (2, 3t − 3, t).

c) Soit P = (x0 , y0 , z0 ) un point de S. Nous avons donc x0 y0 = z03 . L’ensemble S étant défini comme
l’ensemble des zéros de f , le vecteur normal à S en P est donné par ∇f (P ) = (y0 , x0 , −3z02 ).
L’équation du plan tangent à S en P est donc donnée par

(x, y, z) − P · ∇f (P ) = 0 ⇐⇒ (x − x0 )y0 + (y − y0 )x0 + (z − z0 )(−3z02 ) = 0


 

⇐⇒ xy0 + yx0 − 3zz02 = 2x0 y0 − 3z03 .

Ce plan contient le plan D si et seulement si l’équation au-dessus est vérifié par γ(t) pour tout t :

2y0 + (3t − 3)x0 − 3tz02 = 2x0 y0 − 3z03 ∀t ∈ R.

3
En identifiant les coefficients et en se rappelant que le point P est sur la surface S, on obtient le
système suivant d’équations que x0 , y0 et z0 doivent vérifier :
x0 y0 = z03



x0 − z02 = 0

2y0 − 3x0 = 2x0 y0 − 3z03 .

Si z0 = 0 la deuxième équation donne x0 = 0 et la troisième donne y0 = 0 aussi ce qui est


impossible puisque l’origine n’est pas dans S.
Si z0 6= 0, alors la deuxième équation donne x0 = z02 , puis la première équation donne y0 = z0 . On
remplace ces valeurs dans la troisième équation et on obtient 2z0 − 3z02 = −z03 . On simplifie un z0
et on trouve finalement z02 − 3z0 + 2 = 0. Il y a deux solutions z0 = 1 ou z0 = 2.
En conclusion, il y a deux points qui répondent à la question : P1 = (1, 1, 1) et P2 = (4, 2, 2).

Exercice 4. (4 points) On considère la courbe plane C d’équation x3 − 2xy + 2y 2 = 1.


a) Déterminer l’équation de la tangente à cette courbe au point (1, 1) et préciser la position de la
courbe par rapport à cette tangente au voisinage de ce point.
b) Trouver tous les points de la courbe au voisinage desquels le théorème des fonctions implicites ne
s’applique ni pour exprimer x en fonction de y ni pour exprimer y en fonction de x.

Corrigé : On calcule au préalable le gradient de la fonction f définie par f (x, y) = x3 − 2xy + 2y 2 − 1,


qui définit la courbe comme ensemble des points où f vaut 0. On a
∇f (x, y) = (3x2 − 2y, −2x + 4y).
a) On a ∇f (1, 1) = (1, 2). La tangente à C en (1, 1) est donc l’ensemble de tous les points (x, y) tels
que (1, 2) · (x − 1, y − 1) = 0. Cela donne l’équation x + 2y − 3 = 0. Pour trouver la position de la
courbe par rapport à cette tangente hélas ce calcul ne suffit pas. Attention : regarder la convexité
de f ne sert à rien, parce que le même ensemble peut être défini comme {f = 0} ou {−f = 0}, et
f et −f ont des convexités opposées, alors que la courbe et la tangente seraient la même.
Il faut donc utiliser le théorème des fonctions implicites pour paramétrer C. Comme ∇f (1, 1) =
(1, 2) 6= 0, la différentiel de f (qui est C 1 ) est de rang maximal en (1, 1) et on peut bien applique
ce théorème. En particulier, comme ∂f ∂y (1, 1) 6= 0, on peut exprimer y en fonction de x. On écrit
donc y = φ(x) pour une fonction φ ∈ C 1 telle que φ(1) = 1. On remplace cela dans l’expression
de f et on trouve que φ doit satisfaire
x3 − 2xφ(x) + 2φ(x)2 = 1.
On peut dériver une fois en obtenant
3x2 − 2φ(x) − 2xφ0 (x) + 4φ(x)φ0 (x) = 0.
En prenant x = 1 on trouve φ0 (1) = −1/2, ce qui aurait pu être utilisé pour trouver la tangente
sous la forme y = 1−(x −1)/2, qui est la même équation que celle trouvée auparavant. La fonction
φ sera aussi C 2 au voisinage de x = 1, ce qui peut être justifié par la régularité C 2 de f , ou par
l’expresion de φ0 obtenue en regardant la condition 3x2 − 2φ(x) − 2xφ0 (x) + 4φ(x)φ0 (x) = 0.
On dérive alors une fois de plus et on obtient
6x − 4φ0 (x) − 2xφ00 (x) + 4φ(x)φ00 (x) + 4|φ0 (x)|2 = 0.
En prenant x = 1 on trouve φ00 (1) = −9/2 < 0. Cela montre que le graphe de la fonction φ se
trouve en dessous de sa tangente au voisinage de x = 1. La courbe C est donc contenue dans le
demi-plan qui se trouve en dessous de la tangente, le demi-plan défini par x + 2y − 3 ≤ 0. Cela
est vrai au voisinage de (1, 1), rien n’empêche que loin de ce point la courbe repasse au dessus de
cette droite. Attention : vérifier que certains points de la courbe C se trouvent en dessous ne suffit
pas pour justifier que ce comportement est vrai au voisinage de (1, 1).

4
b) Pour que le théorème des fonctions implicites ne s’applique ni pour exprimer x en fonction de y
ni pour exprimer y en fonction de x il faut que les deux dérivées partielles de f s’annulent. On
cherche donc les solutions au système
(
3x2 − 2y = 0
−2x + 4y = 0

qui appartiennent à la courbe C. Le système peut se résoudre en trouvant x = 2y dans la deuxième


équaiton, en le mettant dans la première, et en trouvant donc 12y 2 = 2y. Il faut donc soit y = 0
(et donc x = 0), soit y = 1/6 (et donc x = 1/3). Les seuls points qui annulent le graident de f
1 2 2
sont donc (0, 0) et (1/3, 1/6). Or, f (0, 0) = −1 et f (1/3, 1/6) = 27 − 18 + 36 − 1 = − 55
54 6= 0. Ces
points n’appartiennent donc pas à C. Le théorème des fonctions implicites peut donc s’appliuquer
partout.

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