Efficacité Spectrale en MIMO Massif
Efficacité Spectrale en MIMO Massif
كلية التكنولوجيا
Faculté de Technologie
قسم اإللكترونيـك
Département d’Électronique
Mémoire de Master
filière : Télécommunications
Spécialité : Systèmes des Télécommunications
présenté par
HAFIS Soumia
&
KHALDI Hafida
Nous remercions les deux êtres les plus remercier ALLAH celui qui donne
la puissance, la force, le courage et la patience, de mener à terme ce
présent travail chers à nous, nos parents qui ont consacré leur vie à veiller
à notre réussite.
Nous sincères remerciements à tous les professeurs qui nous ont enseigné
et qui par leurs compétences nous ont soutenu dans la poursuite de nos
études, plus généralement tout le personnel enseignant du département
d’électronique de l’université SAAD DAHLAB qui a participé à notre
formation.
A ma mère
Pour son aide inestimable, qu’elle soit humaine ou scientifique, pour ce mémoire ou
dans ma vie, pour ses conseils dont je ne regrette jamais l’application, pour son amour,
pour ses encouragements, pour son dévouement et pour avoir réussi à être encore mon
modèle
A mon père
Pour son soutien indéfectible, source de sacrifice, qui est toujours disponible pour nous,
et prêt à nous aider, je lui confirme mon attachement et mon profond respect.
Puisse Dieu vous préserver et vous accorder santé, longue vie et bonheur.
A mes frères
AbdRezzak, Hakim, Lakhder, Kamel, AdbRaouf, Bilal et Mohamed pour avoir me
donner du soutint moralement et financièrement et que Dieu vous protège et vous
procure joie et le bonheur que vous mérites.
A mes sœurs
L’adorable Karima, Fayza etImene pour être les oreilles quand j’ai besoin d’écoute,
pour être des épaules quand je suis fatiguée, pour être des amies quand j’ai besoin de
conseil.
Une spéciale dédicace à une personne qui a été toujours à côté de moi pour me soutenir,
m’aider et m’écouter. Mon cher ami et famille, mon fiancé Amine merci pour ton
amour, ton amitié.
A toutes les personnes qui ont participé à l’élaboration de ce travail à tous ceux que j’ai
omis citer.
Hafida
Dédicace
Avant tout je remercie ALLAH le tout puissant de m’avoir donné la santé, le courage, et
la volonté pour accomplir ce travail.
Du profond de mon cœur, je dédie ce travail à tous ceux qui me sont chers :
A mes chers PARENTS, aucune dédicace ne saurait exprimer mon respect, mon amour
éternel et ma considération pour les sacrifices que vous avez consenti pour mon
instruction et mon bien être.
Je vous remercie pour tout le soutien et l’amour que vous me portez depuis mon enfance
j’espère que votre bénédiction m’accompagne toujours.
Que ce modeste travail soit l'exaucement de vos vœux tant formulés, le fruit de vos
innombrables sacrifices. Puisse Allah, le Très Haut, vous accorder santé, bonheur et
longue vie.
À mes adorables Sœurs Asmaa et son mari Yacine et son fils Ahmed, Hadjer et son
mari Rabah et Yasmina, qui n'ont pas cessé de me conseiller, encourager et soutenir
tout au long mes études. Je vous souhaite du succès et de la prospérité et une vie
remplie de joie et de bonheur.
Je réserve également mes remerciements à mes grands-mères, toutes mes tantes, mes
oncles et mes cousines cousins pour leur soutien moral.
À mes copines qui ont toujours été là pour moi et sur qui j’ai toujours pu compter, je
citerai : Samia, Zineb, Ahlem et Soumia et tous ceux que j’ai oublié de citer.
À mon chère binôme Hafida pour son soutien moral, sa patience et sa compréhension
tout au long de ce projet. Rein ne pourra me faire oublier les bons moments qu’on a
vécu ensemble.
Soumia
خخخل يا ضخخخ وا دا دا وك ا ال انياتيال اندا دل نل يل اناادن وك اخخخال ال ا يلخخخا ل انMIMO يعد:ملخص
هدفهن هد زيادل اإلتيا يا.EE د فاءل انطاقاSE يتال هائلا في ان فاءل انطيفيا يث نديه انادلل لى يادين ي,
يك ض وا هي ياتيا الها دد اليل دا وك انهدائيال نيMIMO. ل ضواك تد يا يدل نلغايا ان دوا وك
. في هذه انل انا دف ت لل وا لا ان فاءل انطيفيا ضخمة.اناال ال ان لديا في انو ياالل
. فاءل انطاقا دان فاءل انطيفيا، ويعددل انو ي دويك، ض واMIMO :كلمات المفاتيح
Résumé : Le MIMOmassif est l'un des technologies les plus prometteuses pour la
prochaine génération des réseaux communications sans fil, car il a le potentiel de
fournir des améliorations décisives de l'efficacité spectrale (SE) et de l’efficacité
énergétique (EE). Son objectif est d’augmenter le débit en garantissant une très bonne
qualité de service. Le MIMO massif est une technologie comprenant un nombre très
élevé d’antennes pour améliorer les futurs réseaux cellulaires. Dans ce mémoire nous
allons analyser le problème de l’efficacité spectrale.
Abstract: Massive MIMO is one of the most promising technologies for the next
generation of wireless communications networks, as it has the potential to deliver
dramatic improvements in spectral efficiency (SE) and energy efficiency (EE). Its goal
is to increase throughput by guaranteeing a very good quality of service. Massive
MIMO is a technology with a very high number of antennas to improve the future
cellular networks. In this master desetation we will analyze the problem of spectral
efficiency.
1.10.1 L'évolutivité............................................................................................... 13
Conclusion générale........................................................................................................ 47
Bibliographie ……………………………………………………………………………………………………………..48
Liste des figures
Figure1. 1 : évolution des réseaux mobile [1]. ................................................................. 4
Figure1. 2 : Un réseau cellulaire de base.......................................................................... 5
Figure1. 3 : Le principe de la technique MIMO [3]. .......................................................... 7
Figure1. 4 : SISO -Signal Input Signal Output [4]. ............................................................. 7
Figure1. 5: SIMO-Signal Input Multiple Outputs [4]. ........................................................ 8
Figure1. 6 : MISO-Multiple Input Signal Output [4]. ........................................................ 8
Figure1. 7: MIMO-Multiple Input Multiple Output [4]. .................................................... 9
Figure1. 8 : système de communication MIMO massif Multi utilisateur [7]. ................ 10
Figure1. 9 : MIMO massif mono-utilisateur [8]. ............................................................. 11
Figure1. 10 : MIMO massif multiutilisateur[8]. ............................................................. 11
Figure1. 11 :Illustration de deux maniéré de diviser un bloc de ressources
temps/fréquence entre UL et DL [10]............................................................................. 13
Figure1. 12 : La contrainte de M et K sue TDD et FDD pour un système MIMO
massif.[11]....................................................................................................................... 14
Nous consacrons dans le deuxième chapitre aux défis de la technologie MIMO massif en
passant par les différents types d’interférence, en particulier la contamination des
1
pilotes transmis en UL. Ensuite nous allons aborder la capacité du canal en MIMO et
l’efficacité spectrale.
Le troisième chapitre expose les résultats de simulations d’un système Massive MIMO
multi-cellules et multi-utilisateurs. Principalement, les simulations démontrent
l’influence de certains paramètres du système, et des différentes techniques sur
l’efficacité spectrale.
2
Chapitre 1 : Les Systèmes MIMO Massif
1.1 Introduction
L'objectif de ce chapitre est de présenter les réseaux Massive MIMO (Multiple Input
Multiple Output) connus sous le nom de MIMO Massif. Cette technologie présente
comme l'une des méthodes les plus prometteuses pour les systèmes révolutionnaires
de la cinquième génération (5G). En fait, elle permet de fournir des améliorations
significatives sur l'efficacité spectrale (SE) et l'efficacité énergétique (EE).Après une
brève description de l’évolution de communication mobile, nous allons donner des
généralités sur les systèmes MIMO massif, leurs types et les modèles de canal MIMO
massif et la caractéristique de ce dernier.
En seulement 20 ans, les réseaux de téléphonie mobile ont subi une transformation
profonde en passant de la deuxième génération (2G) (communication vocale), à la
troisième génération (3G) (communication vocale et transfert de données), puis à la
quatrième génération (4G) (communication et transfert haut débit).
3
Figure1. 1 : évolution des réseaux mobile [1].
Depuis 1979 avec le déploiement de la première génération (1G) de réseaux sans fil
analogiques, l’objectif était d’aider deux usagers à communiquer par la transmission de
la voix malgré un faible niveau d’efficacité et de sécurité. La Figure 1.1illustre l’évolution
des réseaux mobiles, la deuxième génération (2G) repose sur une technologie
numérique et avec la création du standard GSM, de nouveaux services ont été introduits
comme le transfert de données et les SMS (Short Message Service) et les
communications à bas débit. Néanmoins, la 2G ne pouvait pas encore répondre à la
demande d'accès à internet haut débit par les téléphones portables. Ceci a motivé le
développement de la 3G dont le but était de fournir justement du haut débit de
données. Des débits de transferts de données beaucoup plus importants que ceux de la
3G ont pu être atteints avec la définition de la 4G permettant les appels vidéo et le
transfert de fichiers beaucoup plus volumineux. Cependant, le réseau 4G ne peut pas
répondre à la demande croissante du nombre d'objets connectés. C'est pourquoi
l'industrie du téléphone mobile a choisi de développer le réseau de cinquième
génération (5G) pour fournir une solution technique au problème que rencontre la 4G
aujourd'hui [1].
4
tout en consommant moins d'énergie. La 5G permet aussi, d’atteindre un meilleur
rapport coût efficacité énergétique ainsi qu'une qualité de service en termes de délai de
communication et de sécurité.
Les avantages de la 5 G par rapport aux autres générations est certainement encore plus
le débit spectaculaire pouvant être atteint en utilisant le MIMO massif.
5
1.4 MIMO (Multiple-Input/Multiple-Output)
MIMO signifie Multiple-Input/Multiple-Output, en français « entrées multiples/sorties
multiples ». Cette technologie sans fil utilise plusieurs antennes à l‘émission et à la
réception pour transférer plus de données en même temps.
6
Figure1. 3 : Le principe de la technique MIMO [3].
La forme la plus simple de liaison radio peut être définie en termes MIMO en tant que
SISO .Cet émetteur fonctionne avec une antenne, tout comme le récepteur présentée
dans la figure 1.4.
SISO est un système simple de contrôle à une seule variable. Ce système ne nécessite
aucun traitement supplémentaire ni diversité. Toutefois, les performances du canal SISO
sont limitées. Les interférences et les évanouissements auront plus d'impact sur le
système qu'un système MIMO utilisant une certaine forme de diversité, et la capacité
du canal est limitée par la loi de Shannon - le débit dépend de la largeur de bande du
canal et du rapport signal sur bruit [2]:
7
𝑪 = 𝐥𝐨𝐠 𝟐 (𝟏 + 𝝆|𝒉|𝟐 ) Bit/s/Hz (1.1)
Avec:
Le MISO est appelé diversité de transmission. L’avantage de ce système est que sur
plusieurs antennes les mêmes données sont transmises de manière redondante puis
transférées du récepteur à l'émetteur. Le récepteur est alors capable de recevoir le
signal optimal qu'il peut ensuite utiliser pour extraire les données requises [5].
8
1.6.4 MIMO (Multiple Input Multiple Output)
MIMO est une méthode de transmission de plusieurs flux de données côté émetteur et
côté récepteur pour permettre à une variété de chemins aux signaux figure 1.7. MIMO
est également utilisé pour améliorer la robustesse et le débit des canaux.
9
Figure1. 8 : système de communication MIMO massif Multi utilisateur [7].
Dans les systèmes MIMO massif, un grand nombre d'antennes BS améliore l'efficacité
spectrale et l'efficacité énergétique rayonnée par rapport aux technologies sans fil
actuelles. Les antennes BS utilisent l'idée de formation de faisceau en utilisant la
transmission uniquement dans les directions préférées de sorte que l'énergie rayonnée
soit centrée dans une petite zone et que les interférences soient minimisées [3].
10
propagation de canal sont valables. Cependant, les canaux SU-MIMO peuvent être
extraordinairement corrélés du fait de la faible distance des antennes côté terminal et
de l'environnement de visibilité directe viable.
11
terminal pour le système MU-MIMO est plus petit que celle pour le système SU-MIMO
étant donné la même puissance transmise à chaque terminal. Cependant, quand le
nombre M d’antennes au niveau de la BS est supérieur au nombre K utilisateurs, les
signaux obtenus des terminaux sont presque orthogonaux entre eux d’où l’atténuation
drastique des interférences. Aussi, étant donné que les terminaux sont autonomes, la
condition favorable de propagation du canal est généralement confortable en raison du
fait que les antennes des terminaux sont presque dé corrélées [8].
• Le duplex par division dans le temps (TDD), la station de base apprend le canal sur la
liaison montante à partir des pilotes. De plus, parce que le canal est réciproque (la
réponse entre deux antennes quelconques est la même dans les deux sens) une fois la
station de base a appris le canal de la liaison montante, elle a automatiquement une
estimation légitime du canal en liaison descendante. Massive MIMO, assume l'opération
TDD [9].
12
Figure1. 11 :Illustration de deux maniéré de diviser un bloc de ressources
temps/fréquence entre UL et DL [10].
1.10.1 L'évolutivité
En mode FDD (une bande pour l’UL et une autre pour le DL), l’estimation de canal
dépend du nombre d’antenne M à la BS. Par contre, en mode TDD (une seule bande),
l’estimation de canal (nombre de pilotes nécessaires) est indépendante de M et se fait
en UL, le temps d’estimation de canal est non biaisé de M. Dans le MIMO massif, M est
grande, et par conséquent, le fonctionnement TDD est préférable. Par exemple,
supposons que l'intervalle de cohérence soit T = 200 symboles (correspondant à un
temps de cohérence de 1 ms et à une largeur de bande de cohérence de 200 kHz).
Ensuite, dans les systèmes FDD, la quantité d'antennes BS et la quantité d'UT sont
limitées par M + K <200, tandis que dans les systèmes TDD, la contrainte sur M et K est
2K <200. On peut voir sur la figure 2.7 que la place FDD est beaucoup plus petite que la
13
région TDD. Avec le TDD, l’ajout d’antennes supplémentaires n’affecte plus les sources
nécessaires à l’acquisition du canal.
La figure 1.12 montre le gain écrasant de TDD sur FDD pour les UT. L'axe vertical
correspond au nombre d'antennes BS et l'axe horizontal à la quantité d'UT.
L'emplacement bleu clair indique les dimensions du gadget accessibles avec TDD par
rapport à la zone rouge beaucoup plus petite pour FDD.
La propagation favorable, décrite comme une orthogonalité mutuelle entre les canaux
vecteurs aux terminaux, est l'un des facteurs clés du canal radio utilisé dans les MIMO
massif. Cependant, il y a eu peu de travail sur cette question en détail. Au fur et à mesure
que le nombre d'antennes BS utilisées augmente, MIMO massif tend à avoir une
propagation favorable. [8]
14
1.11 Avantage des systèmes Massive MIMO
Les principaux avantages des systèmes MIMO massif peuvent être résumés comme suit
[12] :
1.12 Conclusion
Le MIMO massif possède la capacité d’augmenter le débit du canal, l’efficacité spectrale
et la robustesse vis-à-vis de l’évanouissement du signal et des interférences. Nous avons
présenté un aperçu de la technologie MIMO massif.
15
Chapitre 2 : L’interférence et l’Efficacité spectrale
2.1 Introduction
Le terme MIMO massif est né d’observations sur les avantages qu’apporte une forte
augmentation du nombre d’antennes sur les performances de systèmes MIMO. Dans ce
chapitre nous allons présenter les techniques utilisées dans le MIMO massif, le défi des
interférences dans les réseaux 5G, et à étudier l’efficacité spectrale.
Si le terminal est équipé de plusieurs antennes, il est souvent avantageux d'utiliser ces
antennes supplémentaires pour atténuer les interférences et améliorer le SNR plutôt
que d'envoyer plusieurs flux de données.
16
Figure2. 1 : Illustrions de la transmission en liaison descendante et en liaison montante
dans un système MIMO multi utilisateur [8].
On voit sur la figure 2.2 [14], que chaque trajet indirect ou signal provenant d’un autre
utilisateur est automatiquement atténué et le gain obtenu dans la direction d’intérêt,
qu’on appelle gain de beamforming, va permettre d’augmenter grandement le bilan de
liaison.
17
Figure2. 2 : Beamforming analogique.
La coordination des interférences est due au fait que les informations sur l'état du canal
sont partagées via un lien de retour. En utilisant les informations d’état des canaux, les
stations de base peuvent gérer la direction de la formation du faisceau, allocation et
planification des utilisateurs en temps et en fréquence. Avec une quantité modeste de
données de liaison, les BS peuvent atteindre de bonnes performances, en particulier si
de nombreux utilisateurs existent dans le système [8]. Par contre il n’y a pas de partage
de données de synchronisation ou de transmission entre les stations de base. Les
18
stations de base suivent ce schéma de gestion des interférences, gère les données de
transmission correspondant uniquement à leur utilisateur K.
Si le CSI et les données de transmission sont partagées entre les BS, la formation
coopérative de faisceaux peut être réalisée. Dans un tel schéma, chaque UT peut être
servi par une combinaison d'antennes appartenant à différentes stations de base ayant
le SNR maximal sur ce canal. Ce type de coopération ne peut être atteint sans un délai
faible avec des liaisons de grande capacité entre les stations de base [8].
19
2.6 ICIC (Inter cell Interference Coordination)
Les techniques ICIC, définies dans la norme LTE, visent à réduire les interférences inter-
cellules afin de faciliter le handover. Nous allons parler de coordination car un échange
d’information est effectué entre l’utilisateur et les BS concernés. Ainsi lors de la gestion
du handover, les BS adaptent leur puissance d’émission en fonction des indicateurs
reçus pour interférer le moins possible avec l’autre BS et ainsi de faciliter le transfert
d’une cellule à l’autre pour l’utilisateur concerné. Elles sont classées en 3 catégories :
celles liées au domaine temporel, au domaine fréquentiel et au contrôle de puissance.
Ces dernières sont efficaces mais ne permettent pas de supprimer complètement les
interférences ou de profiter de la multiplicité des cellules pour accroître la capacité
globale d’une zone. C’est en cela qu’interviennent les techniques CoMP. L’ICIC a
l’avantage d’une Capacité accrue et Communications plus robustes grâce à la gestion
des interférences [14].
La contamination des pilotes est l’une des principales difficultés rencontrées pour
effectuer une estimation précise. Elle se produit par la réutilisation des pilotes par les
UT des cellules voisines. Ce phénomène devient particulièrement problématique en
20
MIMO massif car il fait apparaître une borne maximale qui limite les performances du
système [16].
Pour atteindre une capacité MIMO massif, un CSI précis doit être estimé et sa
connaissance est très importante. Quand la station de base reçoit un signal pilote d'un
UT, elle utilise le signal reçu pour estimer le CSI qui se révèle être contaminé par les
signaux pilotes d'autres terminaux qui partagent la même séquence d'entraînement. Le
système TDD est préféré, où la réciprocité de canal est valable, l’émetteur peut estimer
le canal des pilotes reçus à partir des équipements de l'utilisateur, et l’utiliser pour le
pré codage. Ce schéma nécessite moins de ressources et convient aux grands réseaux
avec un grand nombre d’antennes à la station de base, ce mode ‘TDD’ est le mode de
fonctionnement optimal des MIMO massif. [8]
Pour que ces pilotes n’interférent pas, ils doivent être orthogonaux entre eux et chaque
intervalle de cohérence doit héberger K formes d’ondes pilotes. Supposant que les
terminaux utilisent des séquences pilotes orthogonales de longueur τp, où τc ≥ τp ≥ K, la
signification de τp est de quantifier la quantité d'énergie que chaque terminal dépense
en pilotes dans chaque intervalle de cohérence. En principe, tout échantillon τp dans la
partie liaison montante de l’intervalle de cohérence peut être utilisé pour les pilotes [9].
21
a Acquisition CSI
L'une des principales tâches du système MIMO massif est l'acquisition de CSI précis, un
CSI précis et opportun est requis, il est considéré comme un problème particulier dans
de nombreux systèmes de communication sans fil 4G et 5G. Lorsque le CSI est plus
précis, il permet d'augmenter la précision de focalisation du faisceau en liaison
descendante et de collecter des données avec une puissance supérieure pendant la
liaison montante CSI par la BS pour séparer spatialement les UT dans UL et DL. Les
canaux sont estimés plus efficacement avec un protocole TDD qui utilise la réciprocité
de canal, puisque seulement Les signaux pilotes UL sont requis et aucun retour n'est
nécessaire [8].
𝑅
𝑆𝐸 = (𝐵𝑖𝑡/𝑠/𝐻𝑧) (2.1)
𝐵
𝜏𝑢𝑙
𝑆𝐸𝑗𝑙𝑢𝑙 = 𝑢𝑙
𝐸{log 2 (1 + 𝑆𝐼𝑁𝑅𝑗𝑘 )} (𝐵𝑖𝑡/𝑠/𝐻𝑧) (2.2)
𝜏𝑐
𝜏𝑑𝑙
𝑆𝐸𝑗𝑙𝑑𝑙 = 𝑑𝑙
{log 2 (1 + (𝑆𝐼𝑁𝑅𝑗𝑘 )} (𝐵𝑖𝑡/𝑠/𝐻𝑧) (2.3)
𝜏𝑐
22
Ou :𝜏𝑐 = 𝜏𝑝 +𝜏𝑢𝑙 + 𝜏𝑑𝑙
Avec :
2.9 Le pré-codage
Le processus de pré codage, dont le rôle est d’exploiter une certaine connaissance du
canal de propagation pour cibler plusieurs utilisateurs et les servir simultanément.
Chacun d’entre peu alors bénéficier de la totalité de la bande passante et obtenir un
débit très élevé. La focalisation d’énergie est souvent associé le terme d’efficacité
énergétique se traduit par un gain plus fort lié au pré codage sans augmentation de la
puissance de transmission. Le décodage linéaire ou le démultiplexage est utilisé sur la
liaison montante, tandis que le pré-codage linéaire ou le multiplexage est utilisé sur la
liaison descendante. Les techniques de pré-codage linéaire au niveau de la liaison
descendante visent à focaliser chaque signal sur sa borne désirée et à atténuer les
interférences vers d'autres terminaux [10] entre temps, la combinaison de réception est
utilisée dans la liaison montante pour différencier les signaux envoyés depuis différents
terminaux. Plus un grand nombre d’antennes est utilisé, plus la focalisation spatiale peut
être fine. Les méthodes de pré-codage à faible complexité sont essentielles pour
minimiser la complexité de calcul du pré-codeur [14]. Contrairement au système MIMO
conventionnel, le système MIMO massif utilise des pré-codeurs linéaires, tels que la
23
combinaison de rapport maximum (MRC), le filtrage adapté, la formation de faisceau
conjugué, la combinaison de réception d'erreur quadratique moyenne (MMSE) et le
forçage zéro (ZF) [14].
2.10 MMSE
Le MMSE est une méthode d'estimation minimisant l’erreur quadratique moyenne
(MSE), qui est une mesure courante de la qualité de l'estimateur, des valeurs ajustées
d'une variable dépendante. Le terme MMSE fait plus spécifiquement référence à une
estimation avec une fonction de perte quadratique. Dans ce cas, l'estimateur MMSE est
donné par la moyenne a postériori du paramètre à estimer. Comme la moyenne à
postérieur est difficile à calculer, la forme de l'estimateur MMSE est généralement
limitée à une certaine classe de fonctions. Les estimateurs MMSE linéaires sont un choix
populaire, car ils sont faciles à utiliser, à calculer et très polyvalents. [18]
24
Les UT de chaque cellule transmissent une séquence des pilotes, qui est donnée par
l’équation suivante (2.4) [9] :
𝑋𝑝 = √𝜏𝑝 𝜙 𝐻 (2.4)
Avec :
Ce signal 𝑋𝑝 est normalisé de sorte que chaque terminal dépense une énergie totale
égale à la durée de la séquence pilote, qui est exprimé comme suite :
𝜏𝑝 𝜑𝑘𝐻 𝜑𝑘 = 𝜏𝑝 (2.5)
Toute la complexité du transfert des données sur la liaison montante réside dans la
station de base. Les UT simplement pondérer leurs symboles {𝑞𝑘 } respectifs par des
coefficients de contrôle de puissance {ŋ𝑘 }, puis de manière synchrone, transmettre ces
symboles pondérés. Cependant, les symboles proviendraient probablement d’un
modèle de constellation QAM. La BS reçoit un signal de chaque antenne et traite ces
signaux par une opération de décodage linéaire. Ici, le décodage linéaire fait référence
à l'opération de récupérer le signal transmis. Le récepteur doit ensuite effectuer une
correction d'erreur décodage.
Le contrôle de puissance est important dans le MIMO Massifs, afin d’obtenir un service
uniformément bon, et empêcher les terminaux ayant des canaux puissants d’interférer
excessivement avec les terminaux moins fortunés. Les coefficients de contrôle de puissance
dépendent uniquement sur les coefficients d'évanouissement à grande échelle {𝛽𝑘 }.
Cela implique notamment que le pouvoir des coefficients de contrôle sont constants par
rapport à la fréquence et doivent être mis à jour seulement à des intervalles peu
fréquents. Dans ce chapitre Nous supposons, principalement pour des raisons de
simplicité, que le contrôle de puissance est appliqué uniquement à la transmission de
données, alors que les pilotes sont toujours transmis à la puissance maximale possible.
𝑋𝑝 = √ŋ𝑘 𝑞𝑘 (2.6)
25
Avec :
À la réception des pilotes, la station de base reçoit le signal M*𝜏𝑝 , et effectue une
opération de dés étalement en corrélant les signaux reçus avec chacune des K séquences
pilotes. Ceci équivaut à multiplier à droite le signal reçu par la matrice de pilotes,
donne [9] :
Avec :
𝑙𝑚 𝑙 𝑙,𝑚
Et 𝑔𝑗𝑘 = √𝛽𝑗𝑘 ℎ𝑗𝑘 (2.9)
Avec :
26
En outre, chaque l’utilisateur besoin d’informations partielles de CSI pour découvrir les
signaux transmis de BS de manière cohérente. L’apprentissage en liaison descendante
permet d’obtenir ces statistiques [3].
Dans notre travail, nous avons choisi le MMSE pour estimation de canal, car il minimise
le MSE, et donc minimise le bruit. L’estimateur MMSE dans un système multi cellulaire
est donnée par [9]:
𝑙
𝑙𝑚 √𝜏𝑝 𝜌𝑢𝑙 (𝛽 𝑗 𝑘 ) ′
𝑔̂ 𝑗𝑘 = 𝑙 [𝑌𝑝𝑙 ]𝑚𝑘 (2.10)
1 + 𝜏𝑝 𝜌𝑢𝑙 ∑𝑙′′∈𝑝𝑙 𝛽𝑙′′𝑘
Avec : l’∈𝑝𝑙
̃𝐺𝑗𝑙 𝑘𝑚 = 𝐺̂𝑗𝑙𝑚 𝑙𝑚
𝑘 − 𝐺𝑗 𝑘 (2.13)
√𝜂𝑙𝑘 𝑞𝑙𝑘 .
Chaque UT utilise la version estimée du CSI. Cette estimation est effectuée sur le même
lien inverse de l'intervalle de cohérence dans les deux liaisons (montante et
27
descendante).Les données téléchargées de chaque UT sont supposées partager le
même domaine temps-fréquence. Des récepteurs linéaires inclue (MRC, MMSE, ZF) peut
recevoir efficacement le flux de données téléchargé, sans qu’il nécessite des récepteurs
complexes non linéaires.
(2.15)
1 1
Cov {−√𝜌𝑢𝑙 ∑ 𝐺̃𝑗𝑙 𝐷𝜂2𝑗 𝑞𝑗 + √𝜌𝑢𝑙 ∑ 𝐺𝑗𝑙 𝐷𝜂2𝑗 𝑞𝑗 + 𝑤𝑙 } =
𝑗∈𝑃𝑙 𝑗∈𝑃𝑙
(ρul ∑j∈Pl ∑Kk′ =1(βljk′ − γlljk′ )ηj k′ + ρul ∑j¢Pl ∑Kk′ =1 βljk′ ηj k′ + 1)IM (2.16)
Où :
𝐺𝑗𝑙𝑚 ̂ 𝑙𝑚 ̃ 𝑙 𝑚
𝑘 =𝐺𝑗 𝑘 − 𝐺𝑗 𝑘 matrice de taille M*K.
−1/2
A=𝐺̂ 𝐷𝛾 =𝑍 (2.17)
28
1
1 − 1 1/2 1/2 1/2
[ 𝐷 2
𝐺̂𝑗𝑙𝐻 𝑦𝑗 ] = [ 𝑍 𝑙𝐻 (√𝜌𝑢𝑙 𝑍 𝑙 ∑𝑗∈𝑃𝑙 𝐷 𝐷𝜂𝑗 𝑞𝑗 ) − √𝜌𝑢𝑙 ∑𝑗∈𝑃𝑙 𝐺̌𝑗𝑙 𝐷𝜂𝑗 𝑞𝑗 +
√𝑀 𝛾𝑗𝑙 √𝑀 𝛾𝑗𝑙
𝑘
1/2
√𝜌𝑢𝑙 ∑𝑗¢𝑃𝑙 𝐺𝑗𝑙 𝐷𝜂𝑗 𝑞𝑗 + 𝑤𝑙 ] (2.18)
𝑘
Après le traitement du signal reçu par la BS avec le MR, le SINR effectif résultant est
[9] :
𝑀𝑅,𝑢𝑙
𝑆𝐼𝑁𝑅𝑙𝑘
𝑙
𝑀 𝜌𝑢𝑙 𝛾𝑙𝑘 ŋ𝑙𝑘
= 𝑙 (2.19)
1 + 𝜌𝑢𝑙 ∑𝑗∈𝑃𝑙 ∑𝐾
𝐾′ =1 ŋ𝑙𝑘 𝛽𝑗𝑘 ′
𝐾
+ 𝜌𝑢𝑙 ∑𝑗¢𝑃𝑙 ∑𝐾′ =1 𝛽𝑗𝑙 𝑘′ ŋ𝑗𝑘′ + 𝑀𝜌𝑢𝑙 ∑𝑗∈𝑝 𝛾𝑗𝑙 𝑘 ŋ𝑗 𝑘
𝑙 \(𝑙)
La figure suivante montre Le schéma fonctionnel qui illustre l’action du rapport maximal
en traitement :
29
b Zero forcing (forçage à zero)
1/2
𝐴 = 𝐺̂ (𝐺̂ 𝐻 𝐺̂ )−1 𝐷𝛾 = 𝑍(𝑍 𝐻 𝑍)−1 (2.21)
1
−1
[𝐷 2𝑙 (𝐺̂𝑙𝑙𝐻 𝐺̂𝑙𝑙 ) 𝐺̂𝑙𝑙𝐻 𝑦𝑙 ] = √𝜌𝑢𝑙 𝛾𝑗𝑘
𝑙 𝑙
ŋ𝑙𝑘 𝑞𝑙𝑘 + √𝜌𝑢𝑙 ∑𝑗 ∈𝑝𝑙 √𝛾𝑗𝑘 ŋ𝑗𝑘 𝑞𝑗𝑘
𝛾𝑗
𝑘
1 1
+[ (𝑍 𝑙𝐻 𝑍 𝑙 )−1 𝑍 𝑙𝐻 (− √𝜌𝑢𝑙 ∑𝑗∈𝑃𝑙 𝐺̃𝑗𝑙 𝐷𝜂2𝑗 𝑞𝑗 + √𝜌𝑢𝑙 ∑𝑗¢𝑃𝑙 𝐺𝑗𝑙 𝐷𝜂2𝑗 𝑞𝑗 + 𝑤𝑙 )]𝑘 (2.22)
Après la variance de dernier bruit effective. Le SINR résultant avec le ZF est [9] :
𝑍𝐹,𝑢𝑙
𝑆𝐼𝑁𝑅𝑙𝑘
𝑙
(𝑀 − 𝐾)𝜌𝑢𝑙 𝛾𝑙𝑘 ŋ𝑙𝑘
= 𝑙 𝑙
1 + 𝜌𝑢𝑙 ∑𝑗∈𝑃𝑙 ∑𝐾
𝐾′ =1(𝛽𝑗𝑘 ′ − 𝛾𝑗𝑘 ′ )ŋ𝑙 𝑘 ′ + 𝜌𝑢𝑙 ∑j¢𝑃𝑙 𝛽𝑗 𝑘′ (∑𝐾
𝑙 𝑙
𝐾′ =1 ŋ𝑗 𝑘′ ) + (𝑀 − 𝐾)𝜌𝑢𝑙 ∑𝑗 ∈𝑃𝑙 \(𝑙) 𝛾𝑗 𝑘 ŋ𝑗 𝑘
(2.23)
30
2.11.3 Données de liaison descendante
Après les opérations qui sont montrés ci-dessus, La BS transmit le signal suivant [9] :
1/2
𝑥𝑗 = 𝐴𝑗 𝐷𝜂 𝑗 𝑞𝑗 (2.25)
𝑗𝑇 1/2
𝑦𝑙 = √𝜌𝑑𝑙 ∑𝑗∈𝑃𝑙 𝐺̂𝑙 𝐴𝑗 𝐷𝜂 𝑗 𝑞𝑗 − √𝜌𝑑𝑙 ∑𝑗∈𝑃𝑙 𝐺̃𝑗𝑙𝑇 𝑥𝑗 + √𝜌𝑑𝑙 ∑𝑗¢𝑙 𝐺𝑗𝑙𝑇 𝑥𝑗 + 𝑤𝑙 (2.26)
𝑗𝑇 1/2 𝑙𝑇 𝑙𝑇
𝑦𝑙𝑘 = √𝜌𝑑𝑙 ∑𝑗∈𝑙 𝑔̂𝑙𝑘 𝐴𝑗 𝐷𝜂 𝑗 𝑞𝑗 − √𝜌𝑑𝑙 ∑𝑗∈𝑃𝑙 𝑔̃𝑙𝑘 𝑥𝑗 + √𝜌𝑑𝑙 ∑𝑗¢𝑃𝑙 𝑔𝑗𝑘 𝑥𝑗 + 𝑤𝑙𝑘 (2.27)
Les quatre termes de (2.27) sont mutuellement non-corrélés. Le premier terme contient,
entre autres, le signal d’intérêt et les trois autres ne contiennent que du bruit effectif.
La variance de la somme des trois termes de bruit effectifs est indépendante du fait que
le forçage à zéro ou traitement de rapport maximum est utilisé, et il est égal à :
𝑗𝑇 𝑗 𝑗
Var{−√𝜌𝑑𝑙 ∑𝑗∈𝑃𝑙 𝑔̃𝑗𝑙𝑇 𝑥𝑗 + √𝜌𝑑𝑙 ∑𝑗¢𝑃𝑙 𝑔𝑙𝑘 𝑥𝑗 + 𝑤𝑙𝑘 } =∑𝑗∈𝑃𝑙(𝛽𝑙𝑘 − 𝛾𝑙𝑘 ) (∑𝐾
𝑘 ′ =1 𝜂𝑗𝑘′ ) +
𝑗
𝜌𝑑𝑙 ∑𝑗¢𝑃𝑙 𝛽𝑙𝑘 (∑𝐾
𝑘 ′ =1 𝜂𝑗𝑘′ )+1 (2.28)
a MR
1
𝐴𝑗 = 𝑍𝑗 (2.29)
√𝑀
31
Figure2. 10 : Le schéma fonctionnel de la liaison descendante avec le rapport
maximal[9].
b ZF
𝑍𝐹,𝑑𝑙
𝑆𝐼𝑁𝑅𝑙𝑘
𝑙
(𝑀 − 𝐾)𝜌𝑑𝑙 𝛾𝑙𝑘 ŋ𝑙𝑘
= 𝑗 𝑗 𝑗 𝑗
(2.33)
1 + 𝜌𝑑𝑙 ∑𝑗 ∈𝑃𝑙(𝛽𝑙 𝑘 − 𝛾𝑙 𝑘 )(∑𝐾 𝐾
𝐾′ =1 ŋ𝑗 𝑘′ ) + 𝜌𝑑𝑙 ∑𝑗 ¢𝑃𝑙 𝛽𝑙𝑘 (∑𝐾′ =1 ŋ𝑗 𝑘′ ) + (𝑀 − 𝐾)𝜌𝑑𝑙 ∑𝑗 ∈𝑃𝑙 \(𝑙) 𝛾𝑙𝑘 ŋ𝑗 𝑘
32
Figure2. 11 : Le schéma de la liason descendante avec le forçage a zéro[9].
33
Le quatrième terme du dénominateur représente l’interférence de cellules
contaminant, en excluant la miéme cellule elle-même, proportionnelle aux estimations avec
M-k, nous appelons ce terme cohérent ingérence pour l’algorithme ZF.
Une interférence cohérente est proportionnelle à M plutôt qu’à M-K, pour l’algorithme
MR .
2.12 Conclusion
Dans ce chapitre nous avons vu quatre types d’interférence le défis du massive MIMO
qui est la contamination des pilotes et l’efficacité spectrale, nous avons vu aussi le
fonctionnement du MIMO massif l’estimation MMSE du canal et la transmission d’un
signal en UL et DL avec deux méthodes MR et ZF et la transmission d’un signal en UL et
DL avec deux méthodes MR et ZF.
34
Chapitre 3 : Simulation et résultats
3.1 Introduction
Dans ce présent chapitre, et à l’aide du logiciel MATLAB. Nous allons exposer les
résultats et les courbes obtenues du BER en fonction du SNR, ainsi les courbes de
l’efficacité spectrale d’un système MIMO massif dans la liaison montante et
descendante avec les techniques de pré codage : rapport maximal (MR), forçage à zéro
(ZF) et l’erreur quadratique moyenne minimale (MMSE).
𝑙 𝑙,𝑚 𝑙
et le kiemeutilisateur de la jième cellule est√𝛽𝑗𝑘 ℎ𝑗𝑘 .Les {𝛽𝑗𝑘 } sont des valeurs non-
𝑙 𝑙,𝑚
descendante, c'est-à-dire que le facteur de propagation √𝛽𝑗𝑘 ℎ𝑗𝑘 est le même pour les
𝑙,𝑚
deux liaisons. L'évanouissement de bloc, {ℎ𝑗𝑘 } reste constant pendant une durée de T
symboles. Notez que nous autorisons une variation constante du facteur de propagation
aller et retour à travers les différentes contraintes de puissance moyenne à la station de
base et les utilisateurs. Les bruits additifs au niveau de chaque terminal sont des
35
variables aléatoires gaussiennes i.i.d. Les équations du système décrivant les signaux
reçus à la station de base et les utilisateurs sont données dans la section suivante [19].
36
3.4 L’étude de transmission des données en liaison
montante
Lorsque l’UT transmit un signal vers la BS, on appelle ça La liaison montante. La mième
antenne de BS de la jiéme cellule reçoit un signal linéaire transmit par le Kième utilisateur
de la lième cellule .Le signal pilote doit se propage dans un canal de liaison montante. Au
début de chaque intervalle de cohérence, tous les kème utilisateurs dans tous les
cellules, transmettent ce signal d’apprentissage 𝑦𝑙𝑚 qui est donnés par l’équation
(3.1)[19]. 𝑦𝑙𝑚 Constitué de la somme de séquences d’apprentissage qui sont des
vecteurs colonnes de longueur 𝜏𝑝 .
𝑙 𝑙,𝑚
𝑦𝑙𝑚 = ∑𝐿𝑙=1 ∑𝐾
𝑘=1 √𝜌𝑢𝑙 𝜏𝑝 𝛽𝑗𝑘 ℎ𝑗𝑘 𝜑𝐽𝐾 + 𝑤𝑙𝑚 (3.1)
Avec :
†
√𝝉𝒑 𝝋𝑱𝑲 :(normalisé de telle sorte que𝜑𝐽𝐾 𝜑𝐽𝐾 = 1) est le vecteur
Donc le signal d’apprentissage 𝑦𝑙𝑚 doit être estimé, et la station de base reçoit le (M* τ)
signal [19]:
Avec :
𝒀𝒍 = [𝑦𝑙1 𝑦𝑙2 … 𝑦𝑙𝑚 ] et 𝑾𝒍 = [𝑤𝑙1 𝑤𝑙2 … 𝑤𝑙𝑚 ] sont des matrices de dimensions
𝜏𝑝 × 𝑀.
𝚿𝐣 = [𝜑𝐽1 𝜑𝐽2 … 𝜑𝐽𝐾 ] est une matrice de dimensions 𝜏𝑝 × 𝐾.
𝐃𝐣𝐥 = diag {[𝛽𝑗𝑙1 𝛽𝑗𝑙2 … 𝛽𝑗𝑙𝑘 ]} : Matrice diagonale.
ℎ𝑗𝑙11 ⋯ ℎ𝑗𝑙1𝑀
𝑯𝒋𝒍 = [ ⋮ ⋱ ⋮ ] : matrice de dimensions K x M. (3.3)
ℎ𝑗𝑙𝐾1 ⋯ ℎ𝑗𝑙𝐾𝑀
Le canal utilisé pour la transmission est le canal Rayleigh, Nous allons maintenant donner
l’estimateur de la réponse du canal ℎ𝑗𝑙 , En utilisant la méthode MMSE, nous obtenons :
37
1
† † −1
̂𝑗𝑙 = √𝜌𝑢𝑙 𝜏𝑝 𝐷2𝑗𝑙 Ψ𝑗 (Ι + 𝑝𝑟 𝜏𝑝 ∑𝐿𝑖 Ψ𝑖 𝐷𝑖𝑙 Ψ𝑖 ) 𝑌𝑙
𝐻 (3.4)
L’estimateur MMSE de canal entre cette station de base est tous les utilisateurs, est :
̂𝑙 = [𝐻̂1𝑙 𝐻̂2𝑙 ⋯ 𝐻
𝐻 ̂𝑗𝑙]. (3.5)
Une estimation du canal sur la liaison UL est réalisée avec l’algorithme MMSE donné
par l’équation (3.4). Nous avons calculé le taux d’erreur binaire BER selon l’équation
suivante :
M : nombre d’antenne 4
K : nombre d’utilisateur 8
Mb : nombre de constellation 64
SNR en dB 0 :5 :30
38
Les résultats graphiques obtenus par la simulation, sont dans la figure 3.2 qui est la
suivante :
Figure3. 2Taux d'erreur binaire BER en fonction de rapport signal sur bruit avec MMSE
et ZF.
En résumé, l'utilisation de plusieurs antennes au niveau des systèmes MIMO peut servir
à améliorer la fiabilité de transmission en réduisant la probabilité d'erreur (gain en
diversité) et à augmenter le débit de transmission (gain de Multiplexage).
39
3.6 La somme des taux en liaison descendante
La station de base envoie un signal vers l’utilisateur k qui est donnée par [19] :
Où :
h : canal de transmission.
a : facteur de propagation.
q : symboles à transmettre.
𝒘𝒋 : bruit additif.
L’expression Rj est formée pour sommer les taux réalisable dans le cadre considéré dans
cette section est-elle est exprimé comme suite [19] :
𝑅𝑗
𝜌𝑢𝑙 𝝉𝒑 𝛽𝑗𝑗
𝜌𝑑𝑙 𝛽𝑗𝑗 1+𝜌 𝐿 𝐸2 (𝜃)
𝑢𝑙 𝝉𝒑 ∑𝑖=1 𝛽𝑖𝑗
= 𝐶( 𝜌𝑢𝑙 𝝉𝒑 𝛽𝑗𝑗 𝜌𝑢𝑙 𝝉𝒑 𝛽𝑗𝑙 1+𝜌𝑢𝑙 𝝉𝒑 ∑𝑖≠𝑗 𝛽𝑖𝑙
)
1 + 𝜌𝑑𝑙 𝛽𝑗𝑗 𝑣𝑎𝑟(𝜃) + ∑𝑙≠𝑗 𝜌𝑑𝑙 𝛽𝑗𝑙 𝐸(𝜃2 ) + ∑𝐿𝑙=1 𝜌𝑑𝑙 𝛽𝑗𝑙
1+𝜌𝑢𝑙 𝝉𝒑 ∑𝐿𝑖=1 𝛽𝑖𝑗 1+𝜌𝑢𝑙 𝝉𝒑 ∑𝐿𝑖=1 𝛽𝑖𝑙 1+𝜌𝑢𝑙 𝝉𝒑 ∑𝐿𝑖=1 𝛽𝑖𝑙
(3.8)
Où :
C (𝜃) = log2 (1 + 𝜃 )
Rj : l’efficacité spectrale (bits/s/Hz).
1
Γ(𝑀+ )
𝐸(𝜃) = 2
, 𝐸(𝜃 2 ) = 𝑀
Γ(𝑀)
𝑣𝑎𝑟(𝜃) = 𝑀 − 𝐸 2 (𝜃).
Γ(. ) ∶Est la fonction Gamma.
La figure (3.3) montre un exemple de réseau mobile sans fil multi cellulaire composé de
deux cellules pour mieux comprendre l’effet de contamination des pilotes et
d’interférence. La cellule contaminée est la cellule j, elle contient les utilisateurs K=8 et
chacun a une puissance Pr=10 dB, pour la deuxième cellule qui contint la station de base
avec M antennes de puissance Pf=10 dB. Les séquences d'apprentissage orthogonales
utilisées dans la1èresont réutilisées dans la 2ème cellule.
40
Figure3. 3Modèle du système multicellulaire montre la BS dans la jémecellule avec M et
les K utilisateur danns la léme cellule.
K : nombre d’utilisateur 40
𝝆𝒅𝒍 : puissance de la BS 10 dB
41
Les résultats graphiques de simulation sont comme suite :
Nous remarquons dans la figure 3.4 que l’efficacité spectrale augmente linéairement
avec le nombre d’antenne M, grâce au traitement du signal cohérent. Cela se produit
même avec une contamination de pilote. Cependant, cet effet donne lieu à des
interférences cohérentes qui se développent avec M, à moins que cette interférence ne
soit supprimée à l’aide de MMSE combinaison/pré codage. Ces antennes M permettent
d’améliorer encore les performances de ces systèmes, une fiabilité de communication,
un délai de transmission réduit et des débits très élèves.
42
Les paramètres de programmation de liaison l’UL et DL, sont dans le tableau suivant :
Les paramètres Les valeurs
L : nombre de cellule 16
K : nombre d’utilisateur 10
Au niveau de liaison montante la BS reçoit un signal envoyé par un UT, nous allons
étudier les variations de l’ES pour les différents schémas de combinaison. Dans cette
session, nous considérons K= 10 utilisateurs par cellule. Les résultats de simulations
obtenus sont illustrés par les figures suivantes :
43
Figure3. 5L'efficacité spectrale en fonction de nombre d'antenne réalise par des
déférents pré codage en liaison UL.
L’efficacité spectrale diminue un peu avec chaque approximation faite en utilisant les
schémas de pré codage moins complexes que M-MMSE. Notez que RZF et ZF donnent
essentiellement la même efficacité spectrale dans la gamme M ≥30 qui présente un
intérêt principal dans Massive MIMO, mais que Le SE avec ZF se dégrade rapidement
pour M <20 car la BS ne dispose pas de suffisamment de degrés de liberté pour annuler
les interférences sans annuler également une grande partie du signal souhaité. En fait,
la puissance du signal désiré et la puissance d’interférences d’un UT est essentiellement
indépendante dans l’UT, car tous les signaux sont reçus par la même BS Par conséquent,
ZF doit être évité pour parvenir à une mise en œuvre robuste. Il est intéressant de noter
44
que la MR ne fournit que la moitié de la SE des autres schémas, mais elle réduit
également la complexité de 10% par rapport au format RZF.
Pour la liaison descendante, Chaque BS transmit des données vers ces utilisateurs à
l’aide de pré codage tel que MMSE, MR et ZF. De sorte que la puissance du signal
transmit par la BS soit également la puissance d'émission allouée à cet utilisateur. Une
façon de mettre en œuvre la normalisation de pré codage consiste à faire le vecteur de
pré codage = 1 dans chaque bloc de cohérence, mais c'est parfois plus analytiquement
traitable d'avoir une normalisation moyenne sur de nombreux blocs de cohérence.
La figure 3.6 montre la somme moyenne SE en liaison descendante avec f=1. Pour ce
résultat nous remarquons toujours que les schémas de pré-codages le M-MMSE fournit
la valeur la plus élevé de SE et le MR présente la valeur la plus faible, par rapport aux
45
autre algorithmes dans la liaison DL. Le pré codeurs RZF et ZF fournissent presque le
même SE, sauf que ZF pose des problèmes de robustesse pour M <20 antennes.
Comme dans l'UL, la complexité de calcul est plus grande pour les schémas de pré-
codage / combinaison qui fournissent des SE plus élevées, et nous pouvons désigner M-
MMSE, RZF et MR comme trois compromis distincts entre un SE élevé et une complexité
faible. Ce sont les schémas à choisir dans une mise en œuvre pratique.
3.8 Conclusion
Les résultats de ce chapitre, montrent les performances des systèmes MIMO massif, en
terme efficacité spectrale en UL et DL. Nous avons vu que l’algorithme MMSE est très
performant par rapport au ZF en terme taux d’erreur binaire BER. L’efficacité spectrale
est l’un des avantages majeurs des MIMO massif, cette conclusion est confirmée en
observant l’augmentation de l’efficacité spectrale en fonction du nombre d’antenne 𝑀
dans la BS pour différents pré-codeurs M-MMSE et RZF.
46
Conclusion générale
Le MIMO Massif est une technologie sans fil qui utilise la technologie de communication
multiutilisateur, avec un très grand nombre d’antennes sur chaque station de base (BS)
permet de servir un grand nombre d’utilisateurs simultanément, le besoin constant
d'améliorer les vitesses de transfert de données pousse les chercheurs sans fil à raffiner
les systèmes de communication existants et à compter de meilleures solutions pour les
normes futures. Ce mémoire est consacré à l’étude de l’efficacité spectrale des systèmes
MIMO massif pour la 5G.
Le premier chapitre, présente l’évolution des réseaux jusqu’à la 5G utilisant les MIMO
massif. En détail, il examine le système Massive MIMO, ses caractéristiques et
avantages.
Ensuite dans le deuxième chapitre, nous nous sommes concentrées sur le schéma de
transmission d’une manière générale. La technologie MIMO fournit différents schémas
d’amélioration des performances de la liaison, notamment le traitement de la diversité,
le multiplexage spatial, ou encore la formation de faisceaux d’antennes. Les expressions
de l’ES pour l’UL et DL qui peuvent être calculées numériquement pour n’importe quel
modèle de canal.
47
Bibliographie
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