0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
59 vues3 pages

Composants du fonds de commerce en OHADA

Le fonds de commerce est essentiel pour les commerçants, comprenant des éléments obligatoires comme la clientèle et le nom commercial, ainsi que des éléments facultatifs tels que des droits de propriété intellectuelle et des biens matériels. Sa compréhension est cruciale pour évaluer, acheter, vendre ou exploiter une entreprise avec succès. La réglementation en droit OHADA encadre ces éléments pour protéger les intérêts des commerçants.

Transféré par

parfaitkatuku67
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats DOCX, PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
59 vues3 pages

Composants du fonds de commerce en OHADA

Le fonds de commerce est essentiel pour les commerçants, comprenant des éléments obligatoires comme la clientèle et le nom commercial, ainsi que des éléments facultatifs tels que des droits de propriété intellectuelle et des biens matériels. Sa compréhension est cruciale pour évaluer, acheter, vendre ou exploiter une entreprise avec succès. La réglementation en droit OHADA encadre ces éléments pour protéger les intérêts des commerçants.

Transféré par

parfaitkatuku67
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats DOCX, PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

1

Le fonds de commerce est un ensemble des moyens permettant au


commerçant d’attirer et de conserver une clientèle. En principe, tant des
sociétés commerciales que les commerçants personnes physiques disposent
d’un fonds de commerce. Compte tenu de l’importance qu’il revêt, le fonds de
commerce fait l’objet d’une réglementation particulière en droit OHADA.
Quels sont les composants intrinsèques du fonds de commerce et en
quoi leur présence influe-t-elle sur sa valeur et son efficience opérationnelle ?
Ce travail peut être crucial car le comprendre permet aux commerçant et
entrepreneurs d’évaluer, acheter, vendre ou même exploiter une entreprise
avec succès.
Aux termes de l’article 136 de l’acte uniforme portant droit commercial
général (AUDCG), le fonds de commerce comprend nécessairement la clientèle
et l’enseigne ou la clientèle et le nom commercial, sans préjudice du cumul de
la clientèle avec l’enseigne et le nom commercial.
Mais à l’exception de ces constituants du fonds de commerce précités
(clientèle et enseigne ou clientèle et nom commercial), il y a d’autres éléments
qui ne font objet d’aucune obligation et ils sont prévus à l’article 137 de l’acte
sus évoqué.
Notre travail va se présenter dans deux grandes parties dont l’une est
consacrée aux éléments obligatoires du fonds de commerce, et l’autre aux
éléments facultatifs du fonds de commerce.
1. Les éléments obligatoires du fonds de commerce
Pour parler du fonds de commerce, la présence de ces deux éléments à
savoir la clientèle et l’enseigne ou la clientèle et le nom commercial, s’avère
indispensable à en croire l’article 136 de l’AUDCG.
A. La clientèle
Etant l’ensemble des clients du commerçant, la clientèle a toujours
occupé une place centrale dans la notion de fonds de commerce. Primo, par la
définition du fonds de commerce, les moyens mis en œuvre par le commerçant
n’ont d’autres buts que d’attirer la clientèle et de la conserver. Secundo, le
législateur lui-même la place parmi les éléments nécessaires du fonds de
commerce (cfr. Art 136 AUDCG).
2

B. Le nom commercial ou l’enseigne


Le nom commercial est une dénomination sous laquelle est connu et
exploité un établissement commercial. Il est un signe distinctif, un terme
destiné à individualiser le fonds de commerce. C’est donc un des éléments
importants de ralliement à la clientèle ; à ce titre, il est doté d’une valeur
patrimoniale objective. Le commerçant qui donne un nom à son fonds bénéficie
d’une protection par une action en concurrence déloyale. Par ailleurs le nom
commercial, parce qu’il est attaché au fonds, ne peut être cédé qu’avec lui.
L’enseigne est un signe extérieur qui sert à individualiser non pas
l’entreprise mais à faciliter sa localisation ou son implantation géographique.
Elle est destinée à attirer les regards des passants et peut consister en un
emblème (objet, animal, signe ou symbole quelconque) ou en une appellation
de fantaisie. A l’instar du nom commercial, l’enseigne est protégée par l’action
en concurrence déloyale contre les imitations et les détournements.
Le commerçant qui exploite par ailleurs un fonds de commerce sous
l’enseigne et le nom commercial d’autrui ne peut prétendre à la propriété du
fonds de commerce même si les matériels et marchandises concourant à
l’exploitation du fonds lui appartiennent.
Au-delà des éléments nécessaires du fonds de commerce, il existe les
éléments facultatifs qui sont prévus à l’article 137 de l’AUDCG.
2. Les éléments facultatifs du fonds de commerce
Aux termes de l’article 137 de l’AUDCG, nous pouvons retenir que le
fonds de commerce peut comprendre différents éléments mobiliers, corporels
et incorporels.
A. Les éléments incorporels du fonds de commerce
Parmi les éléments incorporels on peut citer ensemble avec le docteur
Bérenger MEUKE, le droit au bail, les licences d’exploitation ainsi que les
brevets d’invention, marques de fabrique et de commerce, dessins et modèles,
et tout autre droit de propriété intellectuelle nécessaire à l’exploitation (cfr. B.Y
MEUKE, « Réussir la reprise du fonds de commerce dans l’espace OHADA »)
3

B. Les éléments corporels du fonds de commerce


Parmi les éléments corporels pouvant faire partie du fonds de commerce,
l’Acte uniforme relatif au droit commercial général retient les installations, les
aménagements et agencements, le matériel, le mobilier et les marchandises en
stock. Ces dernières visent les matières premières destinées à être travaillées,
mais aussi les produits destinés à la vente.
En somme, le fonds de commerce étant l’âme de l’entreprise, il serait
imposable à tout un chacun voulant se livrer à l’activité commerciale de
réunir tous les éléments sans lesquels on ne peut pas parler du fonds et
surtout de jouer à la prudence pour ne pas exploiter ce fonds sous le nom
d’autrui.

Vous aimerez peut-être aussi