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CNC 2012

Le document présente l'épreuve de physique II du Concours National Commun d'admission aux Grandes Écoles d'Ingénieurs au Maroc pour la session 2012. Il comprend deux problèmes indépendants : le premier concerne le champ magnétique et l'induction, tandis que le second traite de la thermodynamique et de l'étude d'un moteur thermique. Chaque problème est détaillé avec des questions spécifiques et des données à utiliser pour les calculs.

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R OYAUME DU M AROC

Ministère de l’Enseignement Supérieur, de la Formation des Cadres


et de la Recherche Scientifique

Présidence du Concours National Commun


École Nationale Supérieure de l’Informatique et d’Analyse des Systèmes
ENSIAS

Concours National Commun d’admission


aux Grandes Écoles d’Ingénieurs
Session 2012

É PREUVE DE P HYSIQUE II

Filière MP

Durée 4 heures

Cette épreuve comporte 7 pages au format A4, en plus de cette page de garde
L’usage de la calculatrice est autorisé
Concours National Commun – Session 2012 – Filière MP

L’énoncé de cette épreuve comporte 7 pages.


L’usage de la calculatrice est autorisé.

On veillera à une présentation claire et soignée des copies. Il convient en particulier de rappeler avec
précision les références des questions abordées.

L’épreuve est constituée de deux problèmes totalement indépendants.

Dans les applications numériques, qui ne doivent pas être négligées, une attention particulière
sera prêtée au nombre de chiffres à utiliser pour afficher les résultats. Ce nombre, qui dépend en
général du niveau de précision recherché, ne doit en aucun cas dépasser le nombre de chiffres
significatifs permis par les données. La valeur numérique de toute grandeur physique doit être
accompagnée de son unité dans le système international des unités (SI).

Si, au cours de l’épreuve, un candidat repère ce qui lui semble être une erreur d’énoncé, il le signale sur sa
copie et poursuit sa composition en indiquant les raisons des initiatives qu’il est amené à prendre.

Premier problème
Champ magnétique et induction

Données utiles :

 Expressions du rotationnel en coordonnées cylindriques (r; ; z ) d’un vecteur


!
U:
     
! !
rot U =
1 Uz U !
ur +
Ur Uz !
u +
1 rU Ur !
uz
r  z z r r r 
Z +1 x2 dx 5
 I= 2 5 = 128
1 (1 + x )

1ère partie
Magnétostatique dans le vide

Cette partie est consacrée à l’étude des propriétés générales du champ magnétiques
!
B.

[Link] E quations de Maxwell


[Link] Rappeler les équations de M AXWELL de l’électromagnétisme dans le vide en présence
!
d’une répartition volumique de charges électriques de densité  et de courants de densité j .

[Link] Que deviennent ces équations en régime stationnaire indépendant du temps ?

[Link] Loi de Biot et Savart et symetries


!
[Link] Donner l’expression du champ magnétique B créé dans le vide par une répartition vo-
!
lumique de courants stationnaires de densité j . Que devient cette expression pour une répartition
linéique de courant ?

[Link] Si la répartition de courants admet un plan de symétrie (P), quelle sera la direction du
!
champ magnétique B en un point de ce plan ?

Épreuve de Physique II 1/7 Tournez la page S.V.P.


Concours National Commun – Session 2012 – Filière MP

[Link] Même question si (P) est un plan d’antisymétrie de la répartition de courants.

Les questions suivantes concernent la forme intégrale des équations de M AXWELL et les relations
de passage à la traversée d’une surface () déduites de ces formes intégrales.

[Link] Flux du hamp magnetique


[Link] Quelle est la propriété fondamentale du flux du champ magnétique
!
B? Donner
l’expression intégrale qui exprime cette propriété.

[Link] En déduire une relation de passage de


!
B de part et d’autre d’une surface ().
[Link] Existe-t-il des monopôles magnétiques (charges magnétiques libres isolées qui seraient
l’équivalent des charges électriques) ? Conclure sur la forme des lignes de champ magnétique.

[Link] Cir ulation du hamp magnetique


[Link] A partir des équations de M AXWELL, établir le théorème d’A MP ÈRE. Est-il toujours
valable dans le cas des régimes dépendants du temps ?
!
[Link] Établir la seconde relation de passage de B de part et d’autre d’une surface () parcourue
!
par un courant surfacique j s .

[Link] Champ et potentiel rees par un dip^ole magnetique


Le potentiel vecteur créé par un dipôle magnétique de moment
! = M!
M u z , en un point M
(figure 1, est donné par l’expression :

! ! !
 M  OM
A= 0
4 OM 3 (1)

[Link] Quelle est la relation entre un potentiel-vecteur et le champ magnétique qui lui est
associé ?
!
[Link] En déduire l’expression du champ magnétique B créé par le dipôle magnétique en un
point M repéré par (r; ; z ) dans le système de coordonnées cylindrique d’axe Oz .

2ème partie
Étude de la chute d’un aimant dans un cylindre métallique

On considère un aimant permanent, de moment magnétique M = M!


! u z , qui tombe à l’intérieur
d’un cylindre métallique creux, d’épaisseur e faible devant le rayon moyen a. Le cylindre métallique
est vertical, son extrémité supérieure est placée en z = 0 et sa longueur est L  a (figure 2). L’aimant
est de forme cylindrique de rayon légèrement inférieur à celui du cylindre métallique et de longueur
lL.
On suppose que, durant le mouvement de chute, le moment magnétique de l’aimant reste
toujours vertical et dirigé vers le bas. La conductivité électrique du métal est  . L’abscisse de l’aimant
au cours de la chute est notée zA (t), l’axe Oz étant orienté suivant la verticale descendante. Les
frottements de l’air sont négligés. On suppose de plus que le champ magnétique créé par l’aimant
n’est pas perturbé par la présence du cylindre.
Pour les applications numériques, on prendra : a = 1 m ; e = 1 mm ; M = 0; 6 A:m2 ;
0 = 4:10 7 H:m 1 et g = 9; 81 m:s 2 .
Épreuve de Physique II 2/7 !
Concours National Commun – Session 2012 – Filière MP

z a
O e
M (r; ; z )

!g aimant
#
!
M
O
y

r H (r; ; 0)
x
z
Figure 1: Dipole magnétique. Figure 2: Chute d’un aimant dans un conducteur
métallique.

[Link] Courant induit dans le ondu teur


!
[Link] En utilisant la relation (1), donner l’expression du potentiel vecteur A (M ) créé par
l’aimant en un point M de côte z du conducteur. Justifier que ce potentiel dépend du temps.

!
[Link] Déterminer l’expression du champ électrique E (M ) induit par les variations du poten-
!
tiel vecteur A (M ). On notera v la vitesse de chute de l’aimant.

Puisque e  a, on supposera dans la suite que ce champ est uniforme sur l’épaisseur du métal.

!
[Link] En déduire l’expression de la densité volumique du courant induit j ainsi créée dans le
conducteur. On suppose que la loi d’O HM locale est vérifiée dans le conducteur.

[Link] For e exer ee par le ondu teur sur l'aimant


Soit
!
F la force exercée par le conducteur sur l’aimant et F sa projection sur l’axe Oz.
z

!
[Link] Exprimer la force élémentaire d2 F exercée par un élément de volume d2 V = e addz du
conducteur sur l’aimant. En déduire la projection sur Oz de la résultante dFz créée par une couronne
d’épaisseur dz du conducteur.

[Link] Déterminer la force de freinage exercée par le conducteur sur l’aimant. Montrer qu’elle
!
est du type F = !v . Justifier l’utilisation de l’intégrale I donnée au début de l’énoncé et donner
l’expression approchée de .

[Link] Calculer la valeur numérique de pour un le cuivre :  = 5; 8:107 S:m 1 .


Épreuve de Physique II 3/7 Tournez la page S.V.P.
Concours National Commun – Session 2012 – Filière MP

[Link] E  tude du mouvement de hute de l'aimant dans le ondu teur metallique


L’aimant de masse m = 2 g est lancé dans le conducteur métallique, de longueur L = 1; 5 m, à
l’instant t = 0 en z = 0 sans vitesse initiale.

[Link] Écrire l’équation différentielle du mouvement de l’aimant. Exprimer la vitesse de


l’aimant v (t) et sa position zA (t).

[Link] Montrer que l’aimant atteint une vitesse limite vl avec un temps caractéristique du
régime transitoire  . Donner l’expression de vl et  en fonction de , m et g .

[Link] Calculer numériquement vl ,  et zA ( ) en utilisant la valeur de trouvée à la question


[Link], ou à défaut en prenant = 0; 15 kg:s 1 . Commenter.

[Link] En déduire le temps de chute total T de l’aimant dans le conducteur et le comparer à


celui T 0 de sa chute dans un tube de verre de mêmes caractéristiques géométriques. Commenter.

[Link] Proposer une application de ce dispositif.

Deuxième problème
Thermodynamique : Étude d’un moteur thermique

Dans tout le problème, les gaz, quels qu’ils soient, sont assimilés à des gaz parfaits de rapport
= 1; 4. On prendra pour la valeur de la constante des gaz parfaits : R = 8; 314 J:K 1 :mol 1 .

1ère partie
Généralités sur les moteurs thermiques

En 1824, C ARNOT postulait le principe suivant : pour qu’un système décrive un cycle moteur, il doit
nécessairement échanger de l’énergie avec au moins deux sources à des températures différentes.

[Link] Justifier le fait qu’un cycle monotherme ne puisse être moteur.

[Link] On considère un système décrivant un cycle moteur ditherme. La machine reçoit de la source
chaude S1 , à la température T1 , le transfert thermique Q1 et de la source froide S2 , de température
T2 , le transfert thermique Q2 .
[Link] Dans quels sens s’effectuent les transferts thermiques ? Quels sont les signes de Q1 et
Q2 ? Justifier.
[Link] A quelle condition le rendement d’un tel moteur est-il maximal ? Le définir et exprimer
le rendement maximal en fonction de T1 et T2 .

[Link] Dans le cas où le cycle décrit n’est pas réversible :

[Link] Exprimer l’entropie créée S sur un cycle en fonction de Q1 , Q2 ,T1 et T2 .

[Link] Déterminer alors le rendement du moteur en fonction de T1 , T2 , Q1 et S . Commenter.

Épreuve de Physique II 4/7 !


Concours National Commun – Session 2012 – Filière MP

2ème partie
Étude d’un moteur à combustion interne à allumage commandé
Pour simplifier, on suppose que le moteur est constitué d’un seul cylindre. Les contraintes de
fabrication et d’utilisation imposent de ne pas dépasser une pression de 50 bars dans le cylindre.
Le moteur étudié est un moteur à combustion interne à allumage commandé. Le cycle ther-
modynamique effectué par ce moteur peut être représenté de manière approchée par le cycle dit
de B EAU DE R OCHAS. Ce cycle est formé par l’ensemble des transformations subies par le fluide
constitué du mélange d’air et de carburant.
Le mélange gazeux constitué d’air et de n = 8:10 5 mol de carburant est admis de façon isobare
à la pression PA dans le cylindre à travers la soupape d’admission. Cette soupape est refermée par
la suite. Le mélange air-carburant se trouve alors dans les conditions : VA = 0; 5 L, PA = 1bar ,
TA = 300 K .
Ensuite, ce mélange subit dans le cylindre les transformations suivantes :

 A ! B : compression adiabatique tenant compte des irréversibilités internes du moteur ;


 B ! C : une étincelle provoque la combustion isochore instantanée de tout le mélange air-
carburant. Il en résulte une compression à volume constant du fluide ;

 C ! D : détente adiabatique ;
 D ! A : refroidissement à volume constant du fluide, la pression chute à cause de l’ouverture
du cylindre vers l’extérieur.

A la fin du cycle, les gaz sont refoulés vers l’extérieur à la pression constante PA : c’est
l’échappement.
Ces transformations sont représentées sur la figure 1 en diagramme (V; P ) et sur la figure 2 en
diagramme (S; T ). S désigne l’entropie du mélange gazeux.
Les transformations A ! Bs et C ! Ds représentent respectivement une compression et une
détente adiabatiques réversibles. Tandis que A ! B et C ! D représentent respectivement la
compression et la détente adiabatiques qui tiennent compte des irréversibilités interne du moteur.
On note nA la quantité de matière du fluide effectuant le cycle et Cv sa chaleur spécifique molaire
à volume constant. Dans toute l’étude de ce modèle de moteur à explosion, on suppose constante la
quantité de matière totale de gaz nA .
On note r = VVA le taux de compression du gaz dans le cylindre. Pour les deux processus adia-
B
batiques réversibles, on définit les rendements de compression  et de détente d par les relations
suivantes :

TBs TA
 =
TB TA
et d = TTD TTC
Ds C

Ces deux coefficients seront utilisés pour décrire l’irréversibilité des processus. Pour les applica-
tions numériques, on prendra  = d = 0; 95.

[Link] E tude du y le reversible du moteur a explosion


Dans cette section, les transformations seront considérées comme mécaniquement réversibles.
De point de vue énergétique, les étapes d’admission et de refoulement se compensent. On raison-
nera donc sur le système fermé effectuant le cycle ABs CDs .

[Link] Calculer nA, le nombre de moles de gaz (air-carburant) initialement admis dans le
cylindre.

Épreuve de Physique II 5/7 Tournez la page S.V.P.


Concours National Commun – Session 2012 – Filière MP

P C T
C

B D Bs B D
Bs Ds
Ds

A A
V S

Figure 1: Diagrammes (V,P) du cycle B EAU DE Figure 2: Diagrammes (S,T) du cycle B EAU DE
R OCHAS. R OCHAS.

[Link] Déterminer la relation entre les températures TA et TBs , et les volumes VA et VB . En


déduire l’expression de la température TBs du mélange dans l’état Bs .

[Link] Le mélange air-carburant s’enflamme spontanément à 330Æ C , ce que l’on souhaite éviter.
Calculer le taux de compression r = VA =VB maximal permettant d’éviter cet autoallumage entre A
et B .

Par la suite, on prendra r = 5 et on considèrera que le mélange gazeux effectue le cycle ABCD.
[Link] Cal ul des temperatures du y le reel ABC D
[Link] Montrer que l’on a l’égalité :

TC :TA = TBs :TDs (2)


 
1 + 1 r 1 1

[Link] Montrer que la température TB est liée à TA par la relation : TB = TA
[Link] On note P al le pouvoir calorifique du carburant utilisé et on néglige les fuites thermiques
au niveau du piston. Pour les applications numériques on prendra : P al = 4200 kJ:mol 1 .
[Link] Donner l’expression de l’énergie thermique QBC échangée par le fluide au cours de
la transformation (B C ), en fonction de nA , Cv et des températures TB et TC aux points B et C
respectivement.
[Link] Montrer que :
nP al
TC = TB +
nA Cv
n est la quantité de matière du carburant admise par cycle.
  
[Link] Montrer que : TD = TC 1 + d r 1 1 1 .

[Link] Appli ation numerique : Calculer TB , TC et TD .

Épreuve de Physique II 6/7 !


Concours National Commun – Session 2012 – Filière MP

[Link] Calculer la pression PC au point C . Respecte-t-on la contrainte de pression mentionnée


en introduction ?

[Link] E ets des frottements sur le piston du ylindre


Pour tenir compte des effets du frottement sur la puissance mécanique développée par le moteur,
!
nous considérons que le piston est soumis dans son mouvement à une force de frottement visqueux
f = ! v , où  désigne le coefficient de frottement et !
v la vitesse de déplacement du piston.
[Link] Écrire l’expression de la puissance mécanique instantanée associée à la force de frotte-
!
ment f .

[Link] Le moteur effectue N cycles par seconde, en plus des phases d’admission et d’échappement.
Le piston se déplace sur une longueur L à l’intérieur du cylindre. Déterminer l’expression de la
vitesse moyenne vm du piston en fonction de N et L.

[Link] En déduire l’expression de la puissance moyenne Pf de la force de frottement en fonction


de , N et L.

[Link] Determination de la puissan e me anique utile


[Link] Donner l’expression de l’énergie thermique QDA échangée par le fluide au cours de la
transformation (D A), en fonction de nA , Cv et des températures TA et TD aux points A et D
respectivement.

[Link] En appliquant le premier principe de la thermodynamique, déterminer l’expression du


travail W échangé par le fluide au cours d’un cycle.

[Link] Montrer que la puissance mécanique développée par le moteur a pour expression :

Pm = N nA Cv (TC TB + TA TD ) 16  (N L)2 (3)


N est le nombre de cycles effectués par le moteur dans une unité de temps.
[Link] Définir le rendement thermique  du moteur et déterminer son expression en fonction
des paramètres du problème.

[Link] E ets de la vitesse de rotation du moteur N


Pour les applications numériques, on prendra : L = 6 m et  = 12 kg:s 1 .

[Link] Tracer l’allure de la puissance mécanique développée par le moteur en fonction du


nombre de tours N .

[Link] Pour quelle valeur NM de N la puissance développée par le moteur est-elle maximale ?
Déterminer les valeurs numériques de NM et de la puissance mécanique Pm correspondante.

[Link] Tracer l’allure des variations du rendement  du moteur avec N . Détermine la valeur
numérique de ce rendement pour N = NM . Conclure.

F IN DE L’ ÉPREUVE

Épreuve de Physique II 7/7 F IN

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