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Cours Protection

Le document traite de la protection du réseau électrique, en soulignant l'importance des dispositifs de protection pour assurer la sécurité des équipements et du personnel. Il décrit les différentes étapes de la protection, y compris la détection des défauts, l'identification des ouvrages affectés et la commande des organes de coupure. Les principaux types de défauts, tels que les surtensions et les court-circuits, ainsi que leurs conséquences sur le réseau électrique, sont également abordés.

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Cours Protection

Le document traite de la protection du réseau électrique, en soulignant l'importance des dispositifs de protection pour assurer la sécurité des équipements et du personnel. Il décrit les différentes étapes de la protection, y compris la détection des défauts, l'identification des ouvrages affectés et la commande des organes de coupure. Les principaux types de défauts, tels que les surtensions et les court-circuits, ainsi que leurs conséquences sur le réseau électrique, sont également abordés.

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Protection du Réseau Electrique

Première Partie : Introduction à la protection

I.1. Introduction
Le réseau électrique comprend trois grandes étapes : la production de l’énergie
électrique, le transport et la distribution. Chaque équipement est doté d’un ensemble de
protection souvent de nature complémentaire et à caractère instantané ou différé. La
protection est un ensemble d’organes destinés à protéger soit les équipements, sot le
personnel. En général pour protéger un réseau électrique il faut :
 Surveiller le fonctionnement
 Détecter un état de dysfonctionnement
Les protections électriques sont des éléments clés pour assurer continuité
d’alimentation fiable et bonne qualité d’énergie électrique, qui est un vecteur
indispensable aux activités humaines et un facteur essentiel de développement pour les
pays. Le problème de la protection des installations consiste à définir la nature des
perturbations contre lesquels on doit se protéger, puis à choisir l’appareil capable de les
détecter et capable de les supprimer. Le réseau électrique est assurément protégé
lorsque les parties défectueuses sont mises hors tension le plus rapidement possible par
les dispositifs de coupure en charge.

Le réseau électrique est assurément protégé lorsque les parties défectueuses sont mises
hors tension le plus rapidement possible par les dispositifs de coupure en charge. Les
réseaux électriques sont donc affectés de perturbations qui peuvent mettre en danger le
matériel, les personnes et affectent la qualité de service dont il faut chercher à minimiser
les conséquences.

Tout incident électrique doit être détecté immédiatement et l’ouvrage affecté doit être
séparé (isoler) du réseau électrique afin d’éviter la propagation du défaut sur l’ensemble
du réseau ; c’est l’objet des systèmes des protections. Pour un fonctionnement fiable du
réseau électrique, des protections sont nécessaires aux différents niveaux. Le rôle d’une
protection est de déconnecter (isoler) un équipement ou une partie du réseau qui se
trouve en défaut, afin de protéger les équipements et le personnel opérateur.
I.2. L’appareillage de protection
L’objective principale de la protection est d’éliminer le défaut. Selon le type du défaut la
protection intelligente émit un signal de déclenchement du disjoncteur, et par
conséquence la mise hors tension de l’installation ou un signal de signalisation pour
informer les opérateurs sur la nature du défaut et de prendre les mesures exactes.
Destinés à éviter que les matériels ne soient parcourus par des courants nuisibles à eux-
mêmes et leur environnement, les dispositifs de protection doivent couper en charge le
circuit.
La mise en œuvre de la protection des installations électriques nécessite différents
appareils dont les fonctions spécifiques doivent parfaitement maitrisées. La nature des
dispositifs de protection dépend :
a. du type de protection visé :
 Protection contre les surcharges ;
 Protection contre les court-circuits
b. de leur capacité à assurer cette protection
Les dispositifs de protection surveillent en permanence l’état électrique des éléments
d’un réseau et provoquent leur mise hors tension (par exemple l’ouverture d’un
disjoncteur), lorsque ces éléments sont le siège d’une perturbation indésirable : court-
circuit, défaut d’isolement…
Le choix d’un dispositif de protection n’est pas le fruit d’une réflexion isolée, mais une
des étapes les plus importantes de la conception d’un réseau électrique. A partir de
l’analyse du comportement des matériels électriques (moteurs, transformateurs…) sur
défauts et des phénomènes qui en découlent, le choix des dispositifs de protection les
mieux adaptés a pour but :
 Participer à la protection des personnes contre les dangers électriques ;
 Éviter les détériorations de matériel (un court-circuit triphasé sur un jeu de
barres moyenne tension peut faire fondre jusqu’à 50 kg de cuivre en 1 seconde, la
température de l’arc peut dépasser en son centre 10000 °C) ;
 Limiter les contraintes thermiques, diélectriques et mécaniques auxquelles sont
soumis ces matériels ;
 Préserver la stabilité et la continuité de service du réseau ;
 Protéger les installations voisines (par exemple, réduire les tensions induites
dans les circuits proches).

Rôles des Protections dans L'élimination des défauts


Pour remplir leur rôle, les protections doivent :

❖ Détecter la présence d’un défaut ;

❖ Identifier l’ouvrage atteint ;

❖ Commander les organes de coupure, dont l’ouverture conduira à l’isolement de cet


ouvrage (et seulement celui-là) par rapport au reste du réseau

a. Détection des défauts

Les protections contrôlent en permanence l’état électrique du réseau en surveillant un

certain nombre de grandeurs électriques caractéristiques (courants, tensions,

fréquence) ou des combinaisons de ces grandeurs (puissances, impédances, etc.) ; elles

peuvent également surveiller la pression d’un fluide ou une température. Les grandeurs

électriques sont fluctuantes du fait notamment des variations de charge ou de topologie des

réseaux ; néanmoins, elles évoluent normalement dans un domaine fixé par les règles

générales d’exploitation des réseaux : par exemple, les tensions peuvent varier dans un

domaine exceptionnel (0,7 à 1,1 Un) et les courants ne dépassent jamais 1,1 à 1,3 In, selon les

installations. Le fait que les grandeurs sortent brusquement de ces domaines et la

caractéristique de la présence d’une anomalie et utilisé comme critère de détection.

b. Identification de l’ouvrage atteint

La plupart des réseaux THT et HT sont généralement conçus et exploités en appliquant


la règle dite du « n – 1 », c’est-à-dire qu’ils sont dimensionnés de manière à ce que l’on
puisse perdre d’un quelconque des ouvrages de transport (ligne ou transformateur) ou
une unité de production parmi les plus importantes sans qu’il en résulte de conséquence
significative sur le fonctionnement des réseaux et sur l’alimentation de la clientèle. Bien
qu’en pratique l’application de cette règle soit souvent assortie d’autres conditions, elle
met bien en évidence que, en cas de défaut sur un élément quelconque des réseaux, le
système de protection doit être capable d’identifier sans ambiguïté l’ouvrage atteint et
de commander l’ouverture des disjoncteurs strictement nécessaires à la mise hors
tension de cet ouvrage et de lui seul. Cette exigence fondamentale à laquelle doivent
satisfaire les protections et couramment désignée par sélectivité d’élimination des défauts
c. Commande des organes de coupure

Après détection du défaut et identification de l’ouvrage atteint, la protection élabore un


ordre de sortie qui sert à commander l’ouverture du disjoncteur associé à cet ouvrage

I.3. Les principaux défauts


Une augmentation ou une diminution anormale des grandeurs nominales dans un
réseau électrique constitue un défaut ou une perturbation. Ce sont les plus souvent les
variations anormales de la tension, de l’intensité et de la fréquence qui sont à l’origine de
ces perturbations. Les défauts les plus courants sont :
 La surtension ;
 La baisse ou manque de tension ;
 La surintensité par surcharge ;
 La surintensité par court-circuit.
I.3.1. Les surtensions
Les surtensions sont des perturbations qui superposent à la tension nominale d’un
réseau. Elles peuvent apparaitre :
 Entre phases ou entre circuits différents et sont dites de modes différentiels,
 Entre les conducteurs actifs et la masse ou la terre et sont dites de mode
commun. Leur caractère varié et aléatoire les rend difficiles à caractériser et
n’autorisent qu’une approche statistique en ce concerne leur durée, leurs
amplitudes et leurs effets.

Sur cette courbe on voit deux types de surtensions caractérisées par :


 Une impulsion de type choc de foudre
 Une impulsion de type choc de manœuvres
I.3.1.1. Surtensions à fréquences industrielles
Sous cette appellation de fréquence industrielle sont regroupées les surtensions ayant
des fréquences inférieures à 500Hz. Parmi ces types de surtensions on peut citer :
 Surtensions provoquées par un défaut d’isolement
 Surtensions sur une longue ligne à vide
 Surtension par ferro-résonance (effet Ferrati)

I.3.1.2. Surtensions de manœuvre

La modification brusque de la structure d’un réseau électrique provoque l’apparition de


phénomène transitoire. Ceux-ci se traduisent souvent par la naissance d’une onde de
surtension ou d’un train d’onde haute fréquence de type apériodique. On peut citer :

 Surtension de commutation en charge normale ;


 Surtension provoquée par les manœuvres sur des circuits capacitifs.

I.3.1.3. Surtensions atmosphériques


La foudre est un phénomène atmosphérique qui constitue une des contraintes majeures
pour les réseaux aériens de transport de l’énergie électrique. En effet il est connu qu’un
coup de foudre sur les câbles d’une ligne aérienne entraine presque toujours un défaut
qui bien que fugitif, entraine le déclenchement de la ligne. Il est aussi connu qu’il est
possible de réduire le nombre de défaut par un aménagement convenable des lignes et
des équipements composant les réseaux, au moyen de l’installation de câbles de garde et
d’équipements de protection tel que les parafoudres et les éclateurs.
I.3.2. Les court-circuits
Les court- circuits sont des phénomènes transitoires, ils apparaissent lorsque
l’isolement entre deux conducteurs de tensions différentes ou entre un conducteur sous
tension et la terre est détérioré. Ils engendrent des courants très importants dans les
éléments constituant le réseau.
Les court-circuits sont de nature et de types différents :
 Les court-circuits monophasés à la terre ;
 Les court-circuits biphasés à la terre où isolés ;
 Les court-circuits triphasés à la terre où isolés ;
Les court-circuits peuvent provoquer des dégâts économiques importants s’ils ne sont
pas éliminés rapidement par les systèmes de protection.
I.3.2.1. Origines d’un défaut de court-circuit
Un réseau électrique est susceptible de subir des court-circuits dont l’origine peut être :
a. Coups de foudre (origine atmosphérique) : c'est le cas de la foudre qui frappe les
conducteurs d'une ligne ou d'un poste ou tombe dans leur voisinage immédiat.
b. Origine mécanique : c’est le cas de la rupture d’un support, d’un conducteur ou d'un
isolateur sur une ligne aérienne, on peut aussi inclure dans cette catégorie les amorçages
dus aux contacts de branches d'arbre mal élagués, des grues et engins de grande hauteur
travaillant au voisinage.
d. Electrique suite à la dégradation de l’isolement entre phases ou entre phase et la
masse ou à la terre, ou suite de surtensions d’origine interne
e. Une erreur d’exploitation par exemple la mise à la terre d’une phase, un couplage
entre deux tensions différentes.
f. Le vent (origine atmosphérique)
g. La pollution
h. Défauts d’origine interne qui prennent naissance dans les réseaux eux-mêmes, par
exemple, le cas des surtensions dues à des phénomènes de résonance.
1.3.2.2. Caractères des défauts
 Défaut fugitif : Ce défaut nécessite une coupure très brève du réseau
d'alimentation de l'ordre de quelques dixièmes de seconde.
 Défaut permanent : Ce défaut provoque un déclenchement définitif de l’élément
de protection. Il nécessite l'intervention du personnel d'exploitation.
 Défaut auto- extincteur : C'est le défaut qui disparut spontanément en des
temps très courts sans qu’il provoque le fonctionnement de la protection.
 Défauts semi- permanentent : Ce défaut exige une ou plusieurs coupures
relativement longues de l’ordre de quelques dizaines de secondes. Il ne nécessite
plus l'intervention du personnel d'exploitation.
Au niveau des réseaux aériens de transport, les défauts sont :

 De 70 à 90% fugitifs.
 De 5 à 15% semi permanents.
 De 5 à 15% permanents.

I.3.2.2. Caractéristiques du courant de défauts


Pour choisir convenablement les appareils de coupure et régler les fonctions, quatre
valeurs de courant de court-circuit doivent être connues :
 La valeur crête du courant C-C maximal (valeur de la première crête de la
période transitoire), elle détermine le pouvoir de fermeture des disjoncteurs et la
tenue électrodynamique des canalisations et l’appareillage ;
 La valeur efficace du courant C-C maximal. Elle correspond à un court-circuit
triphasé symétrique à proximité immédiate des bornes aval de l’appareil de
coupure. Cette valeur détermine le pouvoir de coupure des disjoncteurs et les
contraintes thermiques que doivent supporter les matériels
 La valeur maximale du courant C-C entre phases ; elle est indispensable au
choix de la courbe de déclenchement des disjoncteurs ou réglage des seuils de
protection à maximum de courant.
 La valeur de courant de C-C monophasé terre ; elle dépend essentiellement du
régime de neutre et détermine le réglage des protections contre les défauts à la
terre.
La valeur du courant de C-C doit être calculée à chaque étage du réseau pour les
différentes configurations possibles du réseau afin de pouvoir déterminer les
caractéristiques du matériel qui doit supporter ou qui doit couper ce courant.
I.3.2.3. Conséquences des défauts sur le réseau électrique
Les effets néfastes des court-circuits sont surtout à craindre sur les réseaux
électriques THT sur lesquels débitent des groupes générateurs de forte puissance.
Les court-circuits, surtout polyphasés et proches des centrales de production,
entraînent une rupture de l’équilibre entre le couple moteur et le couple résistant de la
machine (rupture de synchronisme), s’ils ne sont pas éliminés rapidement, ils peuvent
conduire à la perte de stabilité de groupes générateurs et le déclenchement des
alternateurs des centrales (lorsque l'un d'eux, ou plusieurs d'entre eux, tournent à une
vitesse différente de l'ensemble des autres alternateurs débitant sur le même réseau).
Des temps d’élimination des court-circuits de l’ordre de 100 à 150 ms sont
généralement considérés comme des valeurs à ne pas dépasser sur les réseaux
électriques THT. Les défauts de court-circuit amènent à plusieurs types de contraintes :
a. Contraintes thermiques : Sont dues aux dégagements de chaleur par effet Joule dans
les conducteurs électriques (échauffements anormaux des conducteurs).
b. Contraintes mécaniques : Le matériel qui supporte le passage du courant de CC est
soumis à des efforts électrodynamiques importants ; en particulier, les conducteurs
aériens (balancement), les jeux de barres, les supports d’isolateurs, les enroulements
des transformateurs peuvent être déformés ou avariés si leur rigidité mécanique ne
présente pas les garanties nécessaires. Ces efforts s’ils dépassent les limites admises
sont souvent à l'origine d'avaries graves.
c. Destructions provoquées par les arcs : Le contournement par les arcs des chaines
d'isolateurs peut entrainer la destruction de celles-ci. De plus l’arc électrique consécutif
à un défaut met en jeu un important dégagement local d’énergie pouvant provoquer
d'important dégât au matériel.
d. Explosion de disjoncteurs : La valeur importante atteinte par les courants de cout -
circuit peut provoquer l'explosion de disjoncteurs, particulièrement si ceux-ci sont d’un
type ancien et sont placés sur les réseaux MT alimentés par des transformateurs HT/MT
de grande puissance.
e. Chute de tension : Les courants de court-circuit provoquent de brusques variations
de tension, non seulement sur la ligne concernée par le cc, mais aussi sur les lignes
adjacentes.
f. Perturbations dans les lignes de télécommunications : Lorsqu'une ligne emprunte
un trajet parallèle à celui d'une ligne de télécommunication, il peut arriver qu'en cas de
défaut à la terre, une f.é.m induite proportionnelle à l'intensité du courant de défaut
apparaisse dans le circuit constitué par le sol et la ligne de télécommunication ; cette
f.é.m peut être dangereuse pour les installations téléphoniques et pour le personnel qui
les exploite.
I.3.3. Le surcharge
La surcharge d’un réseau est caractérisée par un courant supérieur au courant
admissible, les origines de surcharges sont :
 Les court-circuits ;
 Les reports de charge ;
 Les pointes de consommation ;
 L’enclenchement des grandes charges.
Les surcharges provoquent des chutes de tension importantes dans le réseau et
accélèrent le vieillissement des équipements.
I.3.4. Les court-circuits
Les court-circuits sont des phénomènes transitoires, ils apparaissent lorsque l’isolement
entre deux conducteurs de tensions différentes ou entre un conducteur sous tension et
la terre est rompu. Ils engendrent des courants très importants dans les éléments
constituants le réseau.
Plusieurs types de court-circuit (Figure 2) peuvent se produire dans un réseau
électrique :

 Court-circuit monophasé terre : Il correspond à un défaut entre une phase et la


terre, c’est le plus fréquent.
 Court-circuit triphasé : Il correspond à la réunion des trois phases, c’est le
courant de CC le plus élevé.
 Court-circuit biphasé isolé : Il correspond à un défaut entre deux phases. Le
courant résultant est plus faible que dans le cas du défaut triphasé, sauf lorsqu’il
se situe à proximité immédiate d’un générateur.
 Court-circuit biphasé terre : Il correspond à un défaut entre deux phases et la
terre.

Les court-circuits peuvent provoquer des dégâts économiques importants s’ils ne sont
pas éliminés rapidement par les systèmes de protection. Les court-circuits peuvent être :

 Monophasés : 80 % des cas,


 Biphasés : 15 % des cas. Ces défauts dégénèrent souvent en défauts triphasés,
 Triphasés : 5 % seulement dès l’origine.

I.3.5. Les oscillations


Les oscillations de la tension et du courant sont dues aux variations plus ou moins de la
charge qui agit directement sur la vitesse de rotation (fréquence) des machines de
production de l’énergie électrique. Elles sont liées directement à la mécanique des
machines électriques, c’est la raison pour laquelle on les appelle des phénomènes
transitoires électromécaniques.
I.3.6. Le déséquilibre
Les déséquilibres sont généralement dus à la mauvaise répartition des charges sur les
trois phases. Ils apparaissent surtout dans les réseaux de distribution, ils donnent
naissance à la composante inverse du courant, cette composante provoque :
 Des chutes de tension supplémentaires ;
 Des pertes de puissances ;
 Des échauffements.
I.4. Les réducteurs de mesure
Les transformateurs de mesure sont des transformateurs permettant de convertir des
courants ou tensions élevées en un courant ou tension mesurable et normalisée, de
façon proportionnelle et en phase avec le signal primaire. Ceux-ci peuvent alimenter des
instruments de mesures, des compteurs ou des relais de protection.
I.4.1. Transformateur de courant
Il fournit un courant proportionnel au courant traversant le réseau afin d’effectuer un
comptage de l’énergie ou d’analyser ce courant par un dispositif de protection. Du point
de vue électrique les TC ont plusieurs rôles :
 Délivrer à leur secondaire une image fidèle de l’intensité qui circule dans la ligne.
 Assurer l’isolement galvanique entre la ligne et les circuits de mesure et de
protection ;
 Protéger les circuits de mesure et de protection de toute détérioration lorsqu’un
défaut survient sur la ligne.
I.4.2. Transformateur de tension
Un transformateur de tension est un transformateur de mesure pour lequel la tension
secondaire est pratiquement proportionnelle à la tension primaire et en phase avec
celle-ci. Il a pour tâche de transformer la haute tension du réseau en une basse tension
alimentant les appareils de mesure et de protection. La tension secondaire peut etre
100v ou10v

I.5. Qualités principales d’un système de protection

5.1. Rapidité :
Les défauts sont donc des incidents qu’il faut éliminer le plus vite possible,
c’est le rôle des protections dont la rapidité de fonctionnement est des
performances prioritaires. Le temps d’élimination des court-circuits
comprend deux composantes principales :
•Le temps de fonctionnement des protections (quelles dizaines de
millisecondes).
• Le temps d’ouvertures des disjoncteurs, avec les disjoncteurs modernes
(SF6 ou à vide).
5.2. Sélectivité :
Les protections constituent entre elles un ensemble cohérent dépendant de la structure
réseau et de son régime de neutre. Elles doivent donc être envisagées sous l’angle d’un
système reposant sur le principe de sélectivité. Elle consiste à isoler le plus rapidement
possible la partie du réseau affectée et uniquement cette partie, en laissant sous tension
toutes les parties saines du réseau. Différents modes de sélectivités peuvent être mis en
œuvre :
• La sélectivité ampérométrique par les courants.
• la Sélectivité chronométrique par le temps,
• Sélectivité par échange d’information, dite sélectivité logique.
La sélectivité a pour but d’assurer d’une part la continuité de service d’alimentation en
énergie électrique et d’autre part la fonction secours entre les protections.
5.3. Sensibilité :
La protection doit fonctionner dans un domaine très étendu de courants de court-circuits
entre :
• Le courant maximal qui est fixé par le dimensionnement des installations et est doc
parfaitement connu,
• Un courant minimal dont la valeur est très difficile à apprécier et qui correspond à un
court-circuit se produisant dans des conditions souvent exceptionnelles. La notion de
sensibilité d’une protection est fréquemment utilisée en référence au courant de court-
circuit le plus faible pour lequel la protection est capable de fonctionner.

5.4. Fiabilité :
Les définitions et les termes proposés ici, sont dans la pratique, largement utilisés au plan
international.
• Une protection a un fonctionnement correct lorsqu’elle émet une réponse
à un court-circuit sur le réseau en tout point conforme à ce qui est attendu.
• A l’inverse, pour un fonctionnement incorrect elle comporte deux aspects :
- Le défaut de fonctionnement ou non-fonctionnement lorsqu’une protection, qui
aurait dû fonctionner, n’a pas fonctionné. Le fonctionnement intempestif, qui est un
fonctionnement non justifié, soit en l’absence de défaut, soit en présence d’un défaut pour
laquelle la protection n’aurait pas dû fonctionner.

• La fiabilité d’une protection, qui est la probabilité de ne pas avoir de fonctionnement


incorrect (éviter les déclenchements intempestive), est la combinaison de :
- La sûreté : qui est la probabilité de ne pas avoir de défaut de fonctionnement.
- La sécurité : qui est la probabilité de ne pas avoir de fonctionnement intempestif.

I.6. Protections ampèremétrique et volt métrique


I.6.1. Protection ampèremétrique
Cette protection permet d’éviter les surcharges dangereuses en valeur (valeur de
l’intensité du courant Icc) et en temps (temps de déclenchement de la protection). Elle
fonctionne instantanément ou avec temporisation quand le courant dans le réseau à
protéger atteint ou dépasse une valeur déterminée.
I.6.2. Protection volt métrique
Elle fonctionne instantanément ou avec temporisation quand la tension dans le réseau à
protéger atteint ou dépasse une valeur déterminée.
I.7. Mode de sélectivité
Il y a sélectivité des protections si un défaut survenant en un point quelconque d'une
installation, est éliminé par l'appareil de protection placé immédiatement en amont du
défaut et lui seul. La continuité de la distribution dans une installation électrique est
directement liée à la sélectivité des protections.
Pour y remédier différents systèmes peuvent être mise en œuvre :
 Sélectivité ampèremétrique
 Sélectivité chronométrique
 Sélectivité logique
a. Sélectivité ampèremétrique : La sélectivité est liée aux réglages des seuils de
déclenchement Im des déclencheurs magnétiques, sur les disjoncteurs amont et aval.
Exemple : Sélectivité ampèremétrique entre deux disjoncteurs
Apparition d'un courant de court-circuit Icc sur le départ 3 : le courant de court-circuit
en aval du disjoncteur B est IccB, deux cas peuvent se présenter :
 IccA › IccB ; la sélectivité est dite totale
 IccA ‹ IccB la sélectivité est dite partielle
b. Sélectivité chronométrique
On retarde le déclenchement du disjoncteur amont par rapport à celui du disjoncteur
aval. Le disjoncteur amont, est appelé disjoncteur "sélectif". Le disjoncteur "sélectif"
(amont) est muni d'une temporisation au déclenchement, réglable à plusieurs crans.
Il y a sélectivité chronométrique totale, si le temps total de coupure du disjoncteur aval
B, est inférieure au temps de non déclenchement du disjoncteur amont A.
c. Sélectivité logique
A chaque disjoncteur est associé un relais logique qui reçoit les informations "défaut" de
capteurs (transformateurs de courant, tores, etc). Un relais sollicité par un défaut,
envoie :
 Un ordre d'attente à la temporisation propre du relais amont (ordre
d'augmentation de la temporisation propre du relais amont).
 Un ordre de déclenchement au disjoncteur auquel il est associé (sauf s'il a lui-
même reçu un ordre logique d'attente de l'étage aval).
Deuxième Partie : Eléments du système de protection

II. 1. Modèle structural de principe


Le schéma suivant représente le principe de base d’un système de protection

II.2. Le système de protection


Un système de protection consiste d’un ensemble de dispositifs destinés à la détection
des défauts et des situations anormales des réseaux afin de commander le
déclenchement d’un ou plusieurs éléments de coupure.
La chaine fonctionnelle de protection comporte deux parties :

 La détection du défaut qui est réalisée par des détecteurs


 L’élimination du défaut qui dans la plupart des cas s’effectuent en coupant le
circuit dans lequel siège le défaut.
II. 3. Schéma synoptique d’un système de protection
Quel que soit la technologie, le système de protection est composé de trois parties
fondamentales :
 Des capteurs ou réducteurs de mesure qui abaissent les valeurs à surveiller à des
niveaux utilisables par les protections ;
 Des relais de protection ;
 Un appareil de coupure.

II. 3.1. Eléments constituant un système de protection


II.3.1.1. Le relais
Les relais de protection sont des appareils qui reçoivent une ou plusieurs informations
(signaux) à caractère analogique (tension, courant, puissance, fréquence, température)
et les transforment en un code binaire (fermeture ou ouverture d’un circuit de
commande), lorsque ces informations reçues atteignent les valeurs supérieures ou
inférieures à certaines limites qui sont fixées à l’avance.
Le rôle de ces relais de protection est donc de détecter tout phénomène anormal
pouvant se produire sur un réseau électrique par une surveillance continue. Ils
déterminent l’ordre de déclenchement des disjoncteurs. Le relais peut être :
 Sans alimentation auxiliaire lorsque l’énergie nécessaire à son fonctionnement
est prise directement sur le circuit surveillé ;
 A alimentation auxiliaire lorsque l’énergie nécessaire à son fonctionnement est
prise sur une source auxiliaire de tension indépendante du circuit à surveillé.
II.3.1.2. Principe de fonctionnement des relais de protection
Tous les paramètres d’un réseau électrique peuvent être utilisés pour sa surveillance et
la détection de défauts. Il s’agit le plus souvent de mesure du courant et la tension du
réseau. En général quand un défaut de court- circuit se produit le courant augmente et la
tension baisse. A travers la variation de ces deux grandeurs, d’autres paramètres varient
également et on obtient des mesures de paramètres plus complexes.
Le principe de fonctionnement d’un relais est basé sur la détection de ces variations à
l’intérieur de sa zone de protection. Les relais sont caractérisés par leurs grandeurs
d’entrées auxquelles ils répondent.
II.3.1.3. Différents types de relais
Un relais est désigné selon la grandeur surveillée (tension, courant, puissance,
fréquence…)
a. Relais de mesure ou à maximum de courant
Ce relais doit effectuer une mesure correcte avec une précision suffisante malgré la
présence des régimes transitoires perturbateurs sur le courant et la tension qui
apparaissent au moment du court-circuit. Le relais de courant mesure un courant ou une
combinaison de courant (courant direct, inverse, homopolaire).
b. Relais de tension
Les relais de tension peuvent être à maximum de tension ou à minimum de tension. La
mesure s’effectue sur une valeur instantanée ou sur une valeur crête ou valeur moyenne.
Ce type de relais est habituellement temporisé. La mesure peut s’effectue sur les
tensions simples ou composées.
c. Relais de mesure d’impédance
Le relais d’impédance prend en compte en permanence les grandeurs d’une même phase
pour évaluer l’impédance du réseau sur cette phase. Cette évaluation est réalisée en
général sur les trois phases, soit entre phase et neutre soit entre phases.
d. Relais de puissance
La mesure de la puissance dans un réseau triphasé peut être effectuée de différentes
manières :
 Par des relais de puissance active ou réactive, monophasée ou triphasée ;
 Par des relais de puissance dits à angle dont l’angle Ɵ affectant la mesure est
obtenue par un raccordement particulier des grandeurs tension et courant
e. Relais directionnel
Ce type de relais fonctionne à partir du courant, de la tension et du sens de l’écoulement
de l’énergie. Il agit lorsque simultanément le courant ou la tension dépasse un seuil et
que l’énergie se propage dans une direction prédéfinie. Les protections directionnelles
sont utiles sur tout élément du réseau où le sens de l’écoulement de l’énergie est
susceptible de changer notamment lors d’un court-circuit entre phase et/ou d’un défaut
à la terre.
f. Relais différentiel
La protection différentielle est un principe commun pour les transformateurs, les
générateurs et les moteurs. Elle mesure la différence de courant entre deux
transformateurs de courant branchés l’un en aval et l’autre en amont d’une partie du
réseau à surveiller. Elle est basée sur la comparaison du courant d’entrée et de sortie
d’un élément, si la comparaison indique la présence d’une différence cela veut dire la
présence d’un défaut et le relais doit agir. La différence mesurée doit être signifiante
pour qu’elle soit attribuée à un défaut.
g. Le relais de distance
C’est un relais de mesure à minimum d’impédance. Il n’est utilisé qu’en THT et HT. Il
n’est utilisé qu’en THT et HT. Il mesure en fait l’impédance (loi d’Ohm) sur base des
informations tension et courant. En cas de défaut certaines impédances sont très
sensiblement modifiées. L’impédance mesurée dépend de la distance du défaut par
rapport au point de mesure (poste d’extrémité). D’où le nom de relais de distance. Avant
d’évaluer la distance il faut détecter la phase en défaut, en général cette information est
fournie par la plus petite impédance.
II. 4. Le disjoncteur

II.4.1. Le disjoncteur à huile


Lors de surcharge, la bobine de déclenchement libère un ressort puissant qui en se
détendant entraine la ligne et provoque l’ouverture des contacts. Au moment de la
séparation des contacts, un arc s’établit et se volatilise l’huile qui l’entoure. La pression
de gaz ainsi produit agite énergiquement l’huile. De l’huile froide vient alors refroidir
l’arc et l’éteindre.
II. 4.2. Le disjoncteur à air comprimé
Ce type de disjoncteur qui est remplacé par le disjoncteur à huile provoque l’extinction
de l’arc en soufflant de l’air à vitesse supersonique entre les contacts qui se séparent.
L’air est conservé dans des réservoirs à une pression de l’ordre de 3MPa grâce à un
compresseur situé dans le poste de transformation.
II.4.3. Le disjoncteur à vide
Il fonctionne sur un principe différent de celui des autres disjoncteurs car l’absence d’un
gaz évite le problème d’ionisation lors de l’ouverture des contacts. Ce disjoncteur scellé
hermétiquement de sorte qu’il n’occasionne pas de bruit. Sa tension de rupture est
limitée à une valeur de 30Kv. Pour des tensions plus élevées, on monte plusieurs
modules en série.
II. 4.4. Le disjoncteur à hexa fluor de soufre (SF6)
La tendance actuelle en HT est le remplacement de l’air comprimé par le SF6 dont le
pouvoir extincteur est estimé à plus de 10fois supérieur à l’air. Il est utilisé lorsqu’il faut
réduire les dimensions du disjoncteur. Ce disjoncteur blindé permet une grande
économie d’espace tout en étant plus silencieux que le disjoncteur à air comprimé.
Troisième Partie : Protection des éléments du réseau
III. 1. Zones de protection :
La philosophie générale de l'application des relais est de diviser le réseau d’énergie en
plusieurs zones, chaque zone exige son propre groupe de relais. La figure (III.1) montre
un système d'alimentation typique divisé en des zones de protection. Chaque zone se
compose d’un ou plusieurs équipements principaux du système d’alimentation tel que le
générateur, le transformateur, le moteur, le jeu de barre et la ligne de transport. Les
zones adjacentes sont faites de telle sorte qu'aucune partie du système ne soit laissée
non protégée. Chaque zone est protégée par un système se composant d'un ou plusieurs
relais protecteurs. Le recouvrement est accompli en recouvrant le raccordement des
transformateurs de courant des zones adjacentes. Si un défaut est produit, le relais
déclenchera tous les disjoncteurs qui se trouvent dans la zone recouverte afin d'isoler le
défaut. Dans cette recherche, le centre sera sur la protection de la ligne de transport.
La protection dans chaque zone est en fait composée de plusieurs équipements de
protection et pas un seul appareil pour détecter tous les types de défauts. Il y a un
chevauchement entre les différentes zones de protection pour assurer qu'il n'y a pas de
zones non protégées, en particulier la zone de jeux de bars.

La protection dans chaque zone est en fait composée de plusieurs


équipements de protection et pas un seul appareil pour détecter tous les
types de défauts. Il y a un chevauchement entre les différentes zones de
protection pour assurer qu'il n'y a pas de zones non protégées, en
particulier la zone de jeux de bars.
III. 2. Techniques de protection des lignes de transport
2.1. Protection par relais à maximum de courant
Les relais à maximum de courant offrent une plus simple forme de protection pour les
lignes de transport. Ces relais mesurent le courant qui circule dans la
ligne à protéger et compare ce courant à un courant de réglage appelé le courant
de seuil, si ce courant mesuré dépasse la valeur seuil, le relais donne l’ordre au
disjoncteur local pour ouvrir le circuit et isole la section en défaut. La protection
à maximum de courant dans les lignes de transport peut être divisée en deux
catégories : protection à maximum de courant non directionnelle et protection à
maximum de courant directionnelle

2.2. Protection par relais à maximum de courant non directionnel


Les relais à maximum de courant non-directionnels sont normalement utilisés
pour protéger les lignes de transport radiales. Trois versions du relais
généralement utilisé sont : à temps constantes, à temps inverse et instantanés.
La figure (III.11 (a)) représente le schéma d'un système radial qui est protégé
avec des relais à maximum de courant. Pour un défaut à l'endroit ’F’ aucun des
relais ne peut déterminer si le défaut est sur sa zone de protection ou sur une
autre ligne au-delà de lui. La sélectivité est réalisée par un temps de retard entre
les relais (relais à maximum de courant à temps constant), permettant au relais et
au disjoncteur les plus proches de défaut la première possibilité d’élimination de
défaut. La caractéristique d'un tel système est présentée dans la figure (III.11
(b)). Cette figure montre que le délai (T1) d’élimination d’un défaut près du
générateur peut être très dangereux. C'est évidemment indésirable parce que des
tels défauts près du générateur impliquent de grands courants et sont très
destructives si le système de protection ne réagit pas rapidement
2.3. Protection par relais à maximum de courant directionnel
Dans un réseau bouclé ou radial avec des sources multiples et de courant de
défaut identique, l’écoulement du courant de défaut par rapport à l’emplacement
du relais peut être soit sur la ligne ou au jeu de barres à côté du relais. Dans ces
circonstances, il est impossible de réaliser la sélectivité en utilisant des relais de
surintensité seulement. La sélectivité peut être réalisée en utilisant les relais à
maximum de courant directionnels. La figure (III.12) représente un réseau bouclé qui
est protégé avec des relais à maximum de courant directionnel. Les flèches asymétriques
se dirigent dans la direction de l'écoulement du courant de défaut pour laquelle les relais
devraient fonctionner. Seulement à l’endroit 1 et 10 le courant de défaut peut circuler
vers la ligne dans la direction pour laquelle le déclenchement est désiré ou dans le sens
inverse. Les relais à ces endroits pourraient, donc être non-directionnels comme est
indiqué par les flèches à la tête double.
2.4. Protection différentielle
La protection différentielle est l'une des techniques les plus fiables et les plus
populaires dans la protection des systèmes d'énergie. La protection différentielle
compare les courants qui entrent avec les courants qui quittent la zone de
protection. Si la somme des courants qui entrent et les courants qui quittent la
zone de protection est égale à zéro, on conclut qu'il n'y a aucun défaut.
Cependant, si cette somme n'est pas égale à zéro, la protection différentielle
conclut qu'un défaut existe dans la zone et prend des mesures pour isoler la zone
en défaut du reste du système. La Figure (III.13) représente une phase d'un système de
protection différentiel triphasé.

2.5. Protection par relais de distance

On considère la protection de distance le type le plus populaire du principe de


protection appliqué généralement pour protéger les lignes de transport dû à leur
capacité de remplir les exigences de fiabilité et la vitesse nécessaire pour protéger ces
lignes. Le principe de base du relais de distance se fonde sur le fait que l’impédance de la
ligne est assez constante suivant le long de la ligne et proportionnelle à la longueur de la
ligne. Cette particularité est pratiquement vraie et indépendante des amplitudes de la
tension et du courant. Donc, l'impédance vue à partir de l'endroit du relais à n'importe
quel point de défaut suivant le long de la ligne est proportionnelle à la distance entre le
relais et le point de défaut et l'endroit de défaut peut être déterminé s'il fait partie de la
ligne protégée. En conséquence, le relais protecteur, qui fonctionne en basant sur la
mesure de distance, est désigné sous le nom du relais de distance. Le principe de base de
fonctionnement des relais de distance est que si l'impédance mesurée par le relais est
moins que l'impédance d'arrangement (normalement sa valeur est un pourcentage de la
valeur de l’impédance de la ligne de transport a protégée), alors le relais conclurait qu'il
y a un défaut dans la ligne de transport à protégée. Parfois les relais de distance sont
aussi appelés comme relais a minimum d’impédance pour cette raison. Les relais de
protection de distance déterminent l'impédance de défaut (𝑍𝐹) à partir de la tension
(𝑉def) et le courant (𝐼𝑑ef) de court-circuit mesuré à l'endroit de relais suivant les
indications de la figure (III.15). Le relais compare l'impédance de défaut mesurée à une
valeur de référence (𝑍ref) correspondant à la limite de la zone de fonctionnement dans
le diagramme (𝑅, 𝑗𝑋) définie par le réglage du relais. Si l'impédance mesurée de défaut
est plus petite que la valeur de référence (𝑍ref), un défaut interne soit déclaré et une
commande est envoyée au disjoncteur pour ouvrir le circuit. Selon ce principe de
fonctionnement de base, la décision de commande est prise en utilisant seulement les
tensions et les courants mesurés à l'endroit de relais. Il n'y a aucune autre information
exigée et la protection ne dépend d'aucun équipement supplémentaire ou des liens de
communication de signaux qui sont essentielles pour la protection différentielle

Il convient de noter que la valeur de l’impédance de référence (𝑍𝑟éf) du relais ne


couvre pas la longueur totale de la ligne pour des raisons de sécurité. En pratique, il
n'est pas possible de mettre la portée du relais pour couvrir 100% de la longueur de la
ligne due à plusieurs facteurs. Parmi ces facteurs les inexactitudes dans la mesure de
distance par le relais qui peut résulter dans l’algorithme utilisée par le relais, les erreurs
de mesure dans le transformateur de courant « TC » et l'inexactitude dans la valeur
réelle de l’impédance de la ligne, qui est habituellement basée sur un calcul et pas sur la
mesure des paramètres de la ligne. En conséquence, des zones additionnelles de
protection sont nécessaires afin de couvrir la longueur totale de la ligne

3.Réglage de la protection
3.1. Relation distance – temps
La plupart des relais de protection de distance à l’échelle mondiale sont réglés pour trois
zones de protection en aval (Z1, Z2 et Z3) et une seule zone de protection en amont (Z4)
comme indiqué par la (figure suivante) avec une sélectivité chronométrique bien
respectée pour chaque zone illustrée.

3.2. Réglage des zones aval


La zone 𝑍1 est réglée entre 80 à 90 % de l’impédance totale de la ligne protégé AB (𝑍𝐴𝐵)
avec un temps instantané (𝑇1= 0 sec) de déclenchement de disjoncteur HT. La zone Z2
doit prendre en considération l’impédance totale de la ligne protégée (100 % de 𝑍𝐴𝐵)
plus une partie de l’impédance totale de la ligne adjacente (20 % de 𝑍𝐵𝐶), avec un temps
de déclenchement temporisé (𝑇2= 0,3 sec). Cette zone est une zone de secours pour le
relais à distance installé sur la ligne adjacent BC, elle est caractérisée par :
Un paramètre de fonctionnement minimal désiré qui est l’impédance au jeu de barres
éloigné multiplié par un facteur de sécurité de 1,2.

 Un temps de retard minimal associé à chaque relais de distance installé qui doit
assurer la coordination avec la zone 𝑇2 de tous ses relais. La zone 𝑍3 doit prendre en
considération l’impédance totale de la ligne protégée (100 % de 𝑍𝐴𝐵) plus une partie de
l’impédance totale de la ligne BC adjacente (40 % de 𝑍𝐵𝐶), avec un temps de
déclenchement temporisé (𝑇3= 1,5 sec). En même temps c’est une zone de secours pour
le relais de distance installé sur la ligne adjacente BC.

III.3. Protection des alternateurs


Les alternateurs de production électrique peuvent, comme tous les appareils industriels,
être sensibles aux différentes perturbations affectant leurs fonctionnements. Les
incidents qui peuvent survenir sur un groupe turboalternateur engendrent son
immobilisation sur un intervalle de temps allant de plusieurs heures à plusieurs
semaines, occasionnant ainsi des pertes en énergies dans un réseau électrique et un coût
de réhabilitation et de remise à point très important. Ces défauts, ainsi que les
conditions anormales de fonctionnement, doivent donc être détectés rapidement et
spontanément pour permettre la séparation électrique entre la machine et le réseau
auquel elle est raccordée afin d’arrêter la propagation du défaut vers d’autres
équipements et ouvrages électriques. Le fonctionnement d'un générateur peut être
altéré aussi bien par des défauts propres à la machine que par des perturbations du
réseau sur lequel il est connecté. Un système de protection de générateur a donc un
double objectif : protéger la machine et protéger le réseau.
III.3.1. Les différentes protections de l’alternateur
3.1.1. Protection contre les défauts internes au générateur
3.1.1.1. Protection différentielle
Son principe repose sur la comparaison de deux grandeurs (figure III.1.) ; l’une d’entrée
et l’autre de sortie. En régime normale la comparaison des ces grandeurs (courants)
donne une différence nulle ; en cas de défauts entre phases, un courant différentiel
apparaît et vient actionner la protection. Idiffe = ꟾIr1 - Ir 2ꟾ
3.1.1.2. Perte d’excitation
Quand l’excitation d’un alternateur est défaillante, sa f.e.m interne se dégrade. Ceci
provoque une chute de la puissance active de la machine et un accroissement de la
puissance réactive absorbée du réseau électrique. La protection est soit assurée par une
protection maximum de puissance réactive ou une protection minimum d’impédance
3.1.1.3. Protection minimum d’impédance
La protection est alimentée par un courant et une tension d’une même phase pour
permettre la mesure d’impédance. L’impédance mesurée correspond à l’impédance
interne de l’alternateur, car celle-ci dépend de la f.e.m interne de l’alternateur et par
conséquent de l’excitation.
3.1.1.4. Perte de synchronisme
Une perte de synchronisme a pour conséquences des oscillations de puissance active
d’amplitude importante, dont la période est comprise entre quelques secondes et
quelques dizaines de secondes. Si l’état du système de production transport est critique,
ou, en cas d’excitation insuffisante de l’alternateur, celui-ci peut décrocher du réseau.
Cela entraîne une ou plusieurs rotations d’angle interne, correspondant à une
augmentation continue de l’angle, au-delà de la limite naturelle de stabilité proche de
90°. Pour les alternateurs de faible ou moyenne puissance (quelques dizaines de MVA)
une protection contre la perte d’excitation peut être suffisante.
3.1.1.5. Variation de fréquence
3.1.1.5.1. Protection minimum de fréquence
Le fonctionnement à minimum de fréquence d’un alternateur se produit lorsque la
charge du réseau dépasse la capacité de la puissance motrice d’entraînement de cet
alternateur. La protection du réseau est assurée par un moyen de délestage
automatique, mais dans le cas de l’échec du délestage, l’alternateur doit être pourvu
d’une protection de secours minimum de fréquence. Le seuil minimum recommandé
pour la protection est -2Hz de la fréquence nominale.
3.1.1.5.2. Protection maximum de fréquence
Le fonctionnement en surfréquence d'un alternateur survient quand la puissance
mécanique appliquée à l'alternateur est supérieure à la charge électrique et aux pertes
mécaniques (plus fréquemment lors d’une perte de charge conséquente). La protection
maximum de fréquence vient en secours au régulateur de vitesse lorsque celui-ci
présente une défaillance. Son seuil de réglage est recommandé a +2Hz de la fréquence
maximale.

3.2.2.1. Court-circuit externe


Les protections suivantes viennent en secours à celles du réseau en cas de
défaillance.
3.2.2.1.1. Avec maintien du courant à 3In
La protection est munie d’un dispositif permettant de maintenir la valeur détectée du
courant de court-circuit à 3In.
3.2.2.1.2. A Protection maximum de courant
Les variations de courant pouvant être faibles, le relais peut être réglé à un seuil de
courant et une temporisation à temps constant.
3.2.2.1.3. Sans maintien du courant à 3In
3.2.2.1.4. Protection maximum de courant à contrôle de tension :
Dans ce mode de fonctionnement, le détecteur à minimum de tension permet de
provoquer un changement de pas dans le réglage de seuil du courant de l’équipement.
Cette protection est employée dans le cas où l’alternateur est directement relié au
réseau.
3.2.3. Défaut lié à la machine d’entraînement
3.2.3.1. Protection directionnelle de puissance active
Dans le cas d’un fonctionnement en moteur, il y a inversion de puissance active. La
protection doit être sensible à cette inversion de puissance active et insensible à
l’inversion de puissance réactive.
3.2.3.2. Protection contre le déséquilibre
Elle est assurée par un relais électromagnétique, constitué de deux organes de détection
de la composante inverse du courant, l’un réglé pour une valeur de signalisation et
l’autre pour une valeur de déclenchement.
3.2.3.3. Protection masse stator
La protection est assurée par un relais électromagnétique. Son principe repose sur la
détection d’une tension aux bornes de la résistance de mise à la terre à l’aide d’un
transformateur de tension (protection a élément de surtension).
3.2.3.4. Protection masse rotor
La protection est assurée par un relais électromagnétique. Elle assure la protection par
un contrôle permanent de l’isolement en mesurant l’impédance de défaut.

III.4. Protection des jeux de barres


Une protection de jeu de barres est une protection pour protéger les jeux de barres
contre les courts-circuits et les défauts à la terre. Aucune protection distincte n’était
utilisée pour les jeux de barres. La protection de ligne à proximité a été utilisée comme
sauvegarde pour la protection du jeu de barres. Avec l’augmentation de la puissance de
court-circuit dans le réseau, des protections de jeu de barres distinctes doivent être
installées pour limiter les dommages aux défauts primaires. Les protections de jeu de
barres sont pour la plupart de type différentiel mesurant la somme du courant à tous les
objets connectés au jeu de barres, loi de Kirchhoffs
III.5. Protection du transformateur

Un transformateur est une machine statique comportant plusieurs éléments sensibles, le


fonctionnement continu de ce type de machine donne naissance à des anomalies causées
des fois par les conditions du service ou par des facteurs environnementaux, un système de
protection spécial est utilisé pour surveiller et protégé le transformateur, afin de prolonger
sa durée de vie. Les conditions de fonctionnement et les perturbations sur le réseau
électrique, causent des contraintes au niveau du transformateur, ces contraintes
poussant la machine au bout de ses capacités (électriques, mécaniques, thermiques),
donnent naissance aux défauts majeurs qui risque d'endommager le transformateur. On
peut classer les défauts en deux types internes et externes.
5.1 Les défauts internes
Les défauts internes sont des défauts qui se manifestent à l’intérieur du
transformateur. Vu la complexité de la machine, la confirmation visuelle de ce type de
défaut La dégradation ou la perte d’isolation cause un contact entre les spires ce qui
provoque un courant élevé mettant en danger le transformateur.
5.1.1. Défaut entre phases (enroulements)
La diminution ou la perte d’isolement entre les enroulements provoque un court-circuit
entre phase extrêmement dangereux sa valeur varie de 6 à25 fois courant nominal.
5.1.2. Défaut entre spire (même enroulements)

La dégradation ou la perte d’isolation cause un contact entre les spires ce qui provoque
un courant élevé mettant en danger le transformateur.

5.1.3. Défaut à la terre


Les défauts à la terre sont le cas le plus fréquent, la valeur du courant dépend de la
valeur d’impédance de terre et de la distance du défaut de point neutre
5.1.4. Défaut entre enroulement et la cuve
La dégradation de l’isolation provoque un contact direct ou indirect à la cuve de
transformateur, la valeur du courant sera très élevée et extrêmement dangereuse.
5.2. Les défauts externes
Les défauts externes peuvent se résumer dans les surcharges du réseau et les court-circuits
qui se produisent sur le terminal du transformateur ou les lignes alimentant les jeux de
barres de poste.
5.2.1. Court-circuit externe
Ce sont les courts-circuits sur le terminal du transformateur ou la ligne alimentant les jeux de
barres qui arrivent accidentellement soit entre phases ou entre phase et terre et qui
comporte trois types :
 Défaut monophasé entre phase et terre (ou masse).

 Défaut biphasé entre phase et phase soit mis à la terre ou isolé.

 Défaut triphasé entre les trois phases de la ligne ou les trois phases à la terre.

5.2.2. Les surcharges

Les surcharges provoquent l'échauffement du transformateur, et sont généralement causé


par l’augmentation du nombre de charges alimentées simultanément, ce qui traduit par une
surintensité de longue durée.
5.2.3. La surtension
La surtension est généralement à cause des opérations de commutation et la foudre, ou les
ondes transitoires se déplacent le long du réseau, ce qui engendre des contraintes
mécaniques et fait dégrader l’isolation, un court-circuit en résulte.
5.3. Les protections électriques
La protection électrique de transformateur se compose de plusieurs éléments de protection
à réglage différent.
5.3.1. Protection différentielle
Une protection différentielle consiste à comparer les courants entrants et les courants
sortants dans la zone protégée, à l’état normal les deux courants sont égaux et si un défaut
apparait les deux courants seront différents, cette protection doit opérer rapidement quand
le courant différentiel mesuré est supérieur à des valeurs déjà programmées (seuil). La
particularité de la protection différentielle dans le transformateur c’est qu'elle doit
s'adapter aux conditions de fonctionnement, ou le courant primaire est diffèrent du
secondaire et le déphasage entre les phases qui est dû aux types de couplages, ces
deux facteurs importants sont pris en considération et le relais est adapté à ces deux
conditions de fonctionnement en effectuant le réglage approprié.
5.3.2. Protection du défaut de terre restreint
La protection de défaut à la terre restreint permet de détecter les défauts à la terre pour les
courants de défaut de faible intensité en donnant plus de sensibilité de détection, cette
protection est souvent appliquée aux transformateurs ayant des enroulements en étoile
avec impédance mise à la terre, elle est plus utile pour les défauts près du point de neutre
du transformateur.
5.3.3. Protection à maximum de courant
Une protection à maximum de courant est une protection qui consiste à comparer le
courant mesuré à une valeur limite, si le seuil est dépassé, la protection conclut qu’un
court-circuit ou une surcharge, selon le cas, afin de donner l’ordre de déclenchement.
5.3.4. Les Protections mécaniques
On peut définir une protection mécanique d’un transformateur par l’ensemble des
protections contre les changements des caractéristiques thermiques, mécanique et
diélectrique (isolation), qui résultent si la température ou la pression de transformateur
dépassé les seuils de fonctionnement acceptable, ou la présence du gaz ou d’un mélange
explosif.
5.3.4.1. Relais Buchholz
Le relais buchholz est un dispositif de sécurité monté sur les transformateurs de puissance, il
est utilisé comme un dispositif de protection sensible aux évènements qui se produisent lors
d’un défaut diélectrique (défaut d’isolement) à l’intérieur de l’équipement. Ce dispositif peut
également détecter une fuite d’huile qui causerait une diminution du niveau d’huile Le relais
Buchholz est installé sur tous les transformateurs de puissance immergés dans l’huile entre
le haut de la cuve et le conservateur. Tout accident interne important se traduit par :
- Un dégagement de gaz, qui fait descendre un flotteur et active une alarme (1ère stade -
Alarme),
- Un mouvement d’huile important en partie supérieure de la cuve, où se place le relais, qui
fait basculer un flotteur et provoque le déclenchement du transformateur (2 ème stade -
Déclenchement).
5.3.4.2. Thermo contacts
Le défaut interne et externe de transformateur ou de refroidissement cause l’élévation
de la température de l’enroulement ou d’huile de refroidissement, cette température
est mesuré et surveillé par deux capteurs (huile, enroulement,). Chaque capteur dispose
deux contacts principaux, appelé les thermo-contacts, un contact pour le signalé que la
température à atteint des seuils dangereux nécessite une intervention, soit on lance le
system de refroidissement, ou on isole le transformateur si la situation et délicat. Le
deuxième contact a pour but de déclencher la protection (disjoncteur) de transformateur,
cela signifie que la température à attient la valeur maximale, le transformateur doit être mis
hors service pour le protéger.

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