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Système dispersé en chimie pharmaceutique

Ce mémoire de master présente la mise au point d'un système dispersé à propriété photoprotectrice, réalisé par Monia Saiki et Nassima Guerrouche. Il aborde des sujets tels que les systèmes dispersés, la physiologie de la peau, les effets des rayonnements solaires, ainsi que la formulation et la caractérisation des crèmes protectrices. Le travail a été soutenu publiquement en septembre 2016 devant un jury académique.

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Système dispersé en chimie pharmaceutique

Ce mémoire de master présente la mise au point d'un système dispersé à propriété photoprotectrice, réalisé par Monia Saiki et Nassima Guerrouche. Il aborde des sujets tels que les systèmes dispersés, la physiologie de la peau, les effets des rayonnements solaires, ainsi que la formulation et la caractérisation des crèmes protectrices. Le travail a été soutenu publiquement en septembre 2016 devant un jury académique.

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N° d’ordre :

REPUBLIQUE ALGERIENNE DEMOCRATIQUE ET POPULAIRE


MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR ET DE LA RECHERCHE
SCIENTIFIQUE
-----------------------

UNIVERSITE MOULOUD MAMMERI DE TIZI-OUZOU


FACULTE DES SCIENCES
DEPARTEMENT DE CHIMIE

DOMAINE : SCIENCES DE LA MATIÈRE


FILIERE : CHIMIE

MÉMOIRE DE MASTER
SPECIALITE : CHIMIE PHARMACEUTIQUE

THEME

Mise au point d’un système dispersé à


propriété photoprotectrice

Réalisé par :

SAIKI Monia GUERROUCHE Nassima

Soutenu publiquement, le 21/ 09 / 2016 devant le jury composé de :

[Link] Hakima [Link] PRESIDENTE

[Link] Fetta MAHU .UMMTO ENCADREUR

[Link] Saida [Link] EXAMINATRICE

[Link] Lila [Link] EXAMINATRICE

Année Universitaire : 2015/2016


Remerciements

Nous remercions d’abord Dieu de nous avoir donné la force d’aller jusqu’au bout de ce travail, et de nous
avoir entouré de nombreuses personnes qui nous ont aidé tout le long de notre parcours.

Merci à nos familles


familles, pour nous avoir tout donné, pour nous avoir soutenue et avoir cru en nous, pour leur
amour et leur affection.

Nous tenons à exprimer nos sincères remerciements à notre promotrice Dr KESSAL Fetta
Fetta pour nous avoir
fait confiance et de nous encouragés tout au long de ce projet.

Les tests de contrôles ont été réalisés au sein du centre de recherche et développement
développement SAIDAL.
SAIDAL On
voudrait remercier Dr BOUHANACHE Bouchra de nous avoir accueillies au sein du laboratoire et pour le
support professionnel. Merci pour les discussions scientifiques, que nous avons partagées au cours de cette
période.

Nos gratitudes vont aussi à l’ensemble des membres du jury de thèse qui ont donné de leur temps pour
examiner notre mémoire et apporter un regard pertinent sur notre travail

Nos sentiments de reconnaissances et nos remerciements vont aussi à Melle SEBAOUI O ,M


Mme HADJEM Z
et Mme BOUZAR O.

Enfin nous remercions toutes nos amis de la promotion

MERCI.
Dédicaces
Je dédie ce modeste travail à

toute ma famille et en particulier :

Mes parents pour leur aide durant toutes ces années d’études ;
Mes frères Ouamer, Arezki et lakhedar.
Mes très chères sœurs Hakima, Safia et son mari Madjid, ses trois enfants Aghiles, Juba et la
petite sirène Meriem pour leurs soutien et leurs amour.

Mes grands parents Arezki et Chabha.

A mon binôme Nassima, je te remercie pour tout. Un grand merci pour sa famille qui m’a
accueilli parmi eux et qui nous ont aidées pendant les moments difficiles.

A la mémoire de ma grand-mère GHENIMA qui restera toujours dans mon cœur.

A toutes mes amies et camarades de ma promotion chimie pharmaceutique.

A tous ce qui m’ont aidé de prés ou de loin durant cette merveilleuse année.

MONIA SAIKI
Dédicaces
Je dédie ce modeste travail à

toute ma famille et en particulier :

Mes parents pour leur aide durant toutes ces années d’études ;
Mon frère Aghiles.
Mes grands parents Achour et Yamina.

A mon binôme Monia, je te remercie pour tout. Un grand merci pour sa famille
qui m’a accueilli parmi eux et qui nous ont aidées pendant les moments
difficiles.

A la mémoire de ma grand-mère Ourida qui restera toujours dans mon cœur.

A Mon fiancé Kamel et sa famille sans oublier ma petite cousine Nadjet.

A toutes mes amies et camarades de ma promotion chimie pharmaceutique.

A tous ce qui m’ont aidé de prés ou de loin durant cette merveilleuse année.

NASSIMA GUERROUCHE
Sommaire
Introduction générale…………………………………………………………01

Chapitre I : généralités sur les systèmes dispersés


I. Définition ..................................................................................................................... 03
II. Echelle de dispersion .................................................................................................... 04
III. Types de dispersion ..................................................................................................... 04
IV. Les interactions dans les milieux dispersés .................................................................. 04
IV.1. les interactions thermodynamiques ..................................................................... 04
IV.2. les interactions hydrodynamiques ....................................................................... 04
V. Emulsion....................................................................................................................... 04
V.1. définition ............................................................................................................. 04
V.2. les divers types d’émulsions ................................................................................. 05
V.2.1. selon le type de la phase dispersé .............................................................. 05
V.2.2. selon la taille des gouttelettes de la phase dispersée ................................. 06
V.3. caractérisation des émulsions ............................................................................... 06
V.3.1. Aspect ........................................................................................................ 07
V.3.2. concentration ............................................................................................. 07
V.3.3. craniométrie ............................................................................................... 08
V.3.4. les sens de l’émulsion ................................................................................ 09
V.4. Instabilité des émulsions ...................................................................................... 09
V.4.1. déstabilisation chimique ............................................................................ 09
V.4.2 déstabilisation biologique .......................................................................... 09
V.4.3. déstabilisation physique ........................................................................... 09
V.4.3.1. le crémage et sédimentation ........................................................ 09
V.4.3.2. la floculation ............................................................................... 10
V.4.3.3. la coalescence .............................................................................. 10
V.4.3.4. le murissement d’ostwald ........................................................... 11
V.4.3.5. inversion de phase ....................................................................... 11
V.5. stabilité des émulsions .......................................................................................... 11
V.5.1. Tensioactifs .............................................................................................. 12
V.5.1.1. tensioactifs anioniques ............................................................... 12
V.5.1.2. tensioactifs cationiques ............................................................... 12
V.5.1.3. tensioactifs amphotères ............................................................... 12
V.5.1.4. tensioactifs non ioniques ............................................................. 12
V.6. Formulation d’une émulsion stable ...................................................................... 13
Chapitre II : Peau et soleil

A) La peau ........................................................................................................................ 14
I. Physiologie de la peau ........................................................................................... 14
II. Rôle de la peau ....................................................................................................... 17
III. Le PH cutané ......................................................................................................... 18
IV. Typologie cutané ................................................................................................... 19
B) Le soleil ....................................................................................................................... 20
I. Spectre électromagnétique ..................................................................................... 20
II. Les rayonnements UV ............................................................................................ 20
III. La peau face au soleil ............................................................................................. 21
IV. Les effets néfastes .................................................................................................. 22

Chapitre III : Mise au point et caractérisation des crèmes protectrices


I. Les crèmes .......................................................................................................... 24
I.1. Définition ........................................................................................................ 24
I.2. Types de crèmes ............................................................................................... 24
II. Crèmes protectrice antisolaire ............................................................................ 24
II.1. Définition ........................................................................................................ 24
II.2. Composition qualitative des produits antisolaires .......................................... 25
II.2.1. les filtres solaires ................................................................................. 25
II.2.1.1. filtres chimiques .................................................................... 25
II.2.1.2. les filtres minéraux ................................................................ 26
II.2.1.3. réglementation des filtres....................................................... 26
II.2.2. les excipients......................................................................................... 26
II.2.3. les adjuvants ........................................................................................ 27
II.2.4. les additifs ............................................................................................ 27
III. Les différents phototypes .................................................................................... 27
IV. Caractérisation des crèmes protectrices .............................................................. 28
IV.1. propriétés rhéologiques ................................................................................ 28
IV.2. caractéristiques organoleptiques ................................................................... 29
IV.3. caractéristiques physicochimiques ............................................................... 30
IV.4. Evolution de l’efficacité de la crème antisolaire ........................................... 30
IV.4.1. SPF in vivo ........................................................................................ 31
[Link] de la DEM ............................................................. 31
IV.4.1.2. les inconvénients .............................................................. 32
IV.4.2. SPF in vitro ....................................................................................... 33
V. Biopharmacie cutanée ........................................................................................ 33
VI. Mise au point des crèmes antisolaires................................................................. 34
VI.1. matières premières ........................................................................................ 34
VI.2. Fabrication des crèmes antisolaire ................................................................ 35
VI.2.1. Méthode d’émulsification ............................................................... 35
VI.2.2. Technique d’inversion de phase ....................................................... 35

Chapitre IV : Matériels et méthodes

Matériels et Méthodes :
I. Matériels utilisés .................................................................................................... 36
I.1. équipements de préparation ............................................................................ 36
I.2. équipements de caractérisation et contrôle ...................................................... 37
II. Matières première ................................................................................................... 40
II.1. la phase aqueuse ............................................................................................ 40
II.2. la phase huileuse ............................................................................................ 41
II.3. le principe actif ............................................................................................... 42
III. Procédure de formation ......................................................................................... 43
III.1. détermination de la HLB critique .................................................................. 43
III.2. protocole expérimentale ............................................................................... 44
III.3. les contrôles effectués sur les préparations ................................................... 45
III.4. Collecte de données ....................................................................................... 46

Résultats et discussions :
I. Aspect macroscopique et organoleptique ..................................................................... 47
II. Observation microscopique .......................................................................................... 49
III. Stabilités a la centrifugation ......................................................................................... 50
IV. Conductivité ................................................................................................................. 51
V. Mesure de PH ............................................................................................................... 53
VI. Contrôle rhéologique .................................................................................................... 54
VII. Incorporation du dioxyde de titane ............................................................................. 56
VIII. Détermination du pouvoir de protection .................................................................. 58
Signes et Abréviations

E/H : Eau dans huile.

H/E : Huile dans eau.

HLB : Balance hydrophilie lipophilie.

H/L : Phase hydrophile/phase lipophile.

L/H : Phase lipophile/phase hydrophile.

H/L/H : Phase hydrophile/phase lipophile/phase hydrophile.

L/H/L : phase lipophile/phase hydrophile/phase lipophile.

µm : Micromètre.

nm : nanomètre.

µs/cm : micro siémens par centimètre unité de la conductivité.

Pa : Pascal

D [3,2] : Diamètre moyen de Sauter.

Ph : Potentiel d’hydrogène.

V : Vitesse de sédimentation ou de crémage.

r : Rayon de la particule.

η : Viscosité de la phase dispersée.

g : Accélération de l’apesanteur.

x1 x2 : Fraction des deux tensioactifs dans la formulation.

FPS ou SPF : Facteur de protection solaire ou Sun protection factor.

DEM : Dose érythémale minimale.

DEMp : Dose érythémale minimale sur la peau protégée.

DEMn : Dose érythémale minimale sur la peau non protégée.

IP : Indice de protection.

SED : La dose standard érythémale .


UVA : les rayonnements solaires ultra-violets de longueur d’onde allant de 320à400nm.

UVB : les rayonnements solaires ultra-violets de longueur d’onde allant de 280à320nm.

UVC : les rayonnements solaires ultra-violets de longueur d’onde allant de 100à280nm.

Ф : Fraction volumique de la phase dispersée.

VC : Volume de la phase continue.

VD : Volume de la phase dispersée.

F : Force de frottement.

dy : Distance des deux plan parallèle.

j/m2 : Joule par mètre carré

j/cm2 : Joule par centimètre carré


Liste des figures

Figure 01 : schéma représentatif d’un système dispersé ........................................................... P1

Figure 02 : représentation schématique des émulsions ............................................................. P3

Figure 03 : les deux types d’émulsions simples ........................................................................ P4

Figure 04 : les deux types d’émulsions multiples ..................................................................... P4

Figure 05 : figure démontrant une microémulsion .................................................................... P5

Figure 06 : figure démontrant le crémage et sédimentation ...................................................... P9

Figure 07 : la floculation ........................................................................................................... P9

Figure 08 : phénomène de coalescence .................................................................................... P10

Figure 09 : schéma du murissement d’Ostwald ....................................................................... P10

Figure 10 : schéma présentant les composants d’un tensioactif ............................................... P11

Figure 11 : structure schématique de la peau ........................................................................... P14

Figure 12 : les cellules de l’épiderme ....................................................................................... p15

Figure 13 : structure d’un mélanocyte ...................................................................................... p16

Figure 14 : les différentes couches de l’épiderme .................................................................... p17

Figure 15 : spectre électromagnétique...................................................................................... p20

Figure 16 : trajet possible d’un photon traversant un tissu....................................................... p21

Figure 17 : pénétration du rayonnement solaire dans la peau .................................................. p22

Figure 18 : Mécanisme d’un fonctionnement d’un filtre chimique.......................................... P25

Figure 19 : formule topologique de l’oxybenzone .................................................................. p26

Figure 20 : principe de cisaillement d’un fluide entre deux surfaces planes............................ P28

Figure 21 : balance technique ................................................................................................... p35

Figure 22 : agitateur mécanique ............................................................................................... P35

Figure 23 : homogénéisateur de marque IKA .......................................................................... P36

Figure 24 : bain-marie .............................................................................................................. P36


Figure 25 : PH-mètre ................................................................................................................ P37

Figure 26 : Conductimètre WTW modèle 3110 ....................................................................... P37

Figure 27 : Microscope optique................................................................................................ P38

Figure 28 : Granulométre laser ................................................................................................. P38

Figure 29 : Centrifugeuse de marque HETTICH ..................................................................... P39

Figure 30 : Etapes de préparation des émulsions ..................................................................... P44

Figure 31 : Aspect macroscopique de la 1ère série après une semaine ..................................... P48

Figure 32 : Aspect macroscopique de la 2ème série après une semaine .................................... P48

Figure 33 : Aspect macroscopique de la 3ème série après une semaine .................................... p49

Figure 34 : Aspect microscopique de l’émulsion au HLB=6 avec Gx10 ................................. p50

Figure 35 : Aspect des émulsions après centrifugation à 1500tr/min de HLB=4.7à15


respectivement ........................................................................................................................... P50

Figure 36 : Aspect des émulsions après centrifugation à 3000tr/min de HLB=4.7à15


respectivement ........................................................................................................................... P50

Figure 37 : Conductivité de la 1ère série d’émulsions en fonction du HLB .............................. P51

Figure 38 : Conductivité de la 2ème série d’émulsions en fonction du HLB............................. P52

Figure 39 : Conductivité de la 3ème série d’émulsions en fonction du HLB ............................ P52

Figure 40 : PH de de la 1ère série en fonction de la HLB ......................................................... P53

Figure 41 : PH de de la 2ème série en fonction de la HLB......................................................... P53

Figure 42 : PH de de la 3ème série en fonction de la HLB......................................................... P54

Figure 43 : La distribution granulometrique de HLB=6 .......................................................... P55

Figure 44 : Aspect macroscopique de la crème ........................................................................ P57

Figure 45 : aspect microscopique de la crème à HLB=6 ......................................................... P57

Figure 46 : Aspect de la crème après centrifugation à 1500 et 300tr/min ................................ P57


LISTE DES TABLEAUX

Tableau n°1 : Principaux types de dispersions……………………………………....P4

Tableau n°2 : Aspect des émulsions…………………………………………………..P7

Tableau n°3 : Type d’émulsion et valeur de la fraction volumique de la phase


dispersée…………………………………………………………………………………P7

Tableau n°4 : Les différents degrés de phototypes……………………………….......P25

Tableau n°5: Valeurs de DEM selon les phototypes…………………………….......P28

Tableau n°6 : Les propriétés physico-chimiques du TWEEN80…………………….P37

Tableau n°7 : Les propriétés physico-chimiques du SPAN60……………………….P38

Tableau n°8 : Les propriétés physico-chimiques du dioxyde de titane………….......P39

Tableau n°9 : Les formules quantitatives des émulsions selon HLBm proposés….....P40

Tableau n°10 : Stabilité des émulsions préparées 15min, une semaine, 2semaines et

Un mois après formulation…………………………………………………………......P44

Tableau n°11 : Des émulsions après centrifugation à 1500et 3000trs/min…………...P47

Tableau n°12 : Les valeurs représentatives des trois séries d’émulsions…………......P48

Tableau n°13 : Les valeurs représentatives du PH des trois séries d’émulsions….......P49

Tableau n°14 : Taille moyenne des particules des 3 séries en µm…………………......P51

Tableau n°15 : Appréciation rhéologique des différentes émulsions…………………..P52


Introduction
Le soleil et sa lumière jouent un rôle indispensable sur notre vie, notamment pour la
synthèse de la vitamine D, stimulation du bien être moral, ainsi que le traitement de
quelques maladies comme l’eczéma, le rachitisme. Cependant, les rayonnements solaires
peuvent présenter un danger pour la sante, en cas d’expositions trop intenses, trop
prolongées, trop précoces ; cela peut entrainer à court terme un coup de soleil, une
photodermatose et à plus long terme accélérer le vieillissement cutané et favoriser ainsi
l’apparition de cancers cutanés (carcinome et mélanome). Si le soleil est indispensable à la
vie, son énergie potentiellement destructrice impose à l’homme de savoir l’apprivoiser et
de photoprotéger sa peau.

Les crèmes antisolaires comptent aujourd'hui parmi les produits couramment utilisés pour
protéger de la nocivité des rayonnements UV. L’évolution de la cosmétologie est, depuis
ces dernières années, considérable, notamment par le nombre de nouvelles substances qui
apparaissent et par la pression de plus en plus forte de leur réglementation.

Les produits antisolaires (crèmes) sont avant tout des systèmes dispersés, qui sont un
mélange d’une phase aqueuse et huileuse ainsi que de nombreux autres composants comme
des émulsifiants, des filtres solaires des agents protecteurs et des conservateurs. Les
émulsions sont des formulations utilisées afin d’obtenir des propriétés d’usage ou des
compositions adéquates, il est important que les substances qui entrent dans sa composition
ne présentent pas de nocivité et maintiennent les propriétés physico-chimiques exigées
pour obtenir des produits stables et de présentation agréable.

La connaissance des mécanismes de stabilisation des émulsions et le développement des


nouvelles formulations sont alors d’une grande importance. Les études physico-chimiques
permettent la caractérisation des propriétés des émulsions et de leurs excipients et principes
actifs. La stabilisation des émulsions peut être réalisée, entre autres, par des molécules de
tensioactifs, ou bien par des particules colloïdales mais aussi en optimisant les paramètres
opératoires d’un procédé de fabrication judicieusement choisi.

La conception cosmétique consiste à créer des produits commercialisables en se fondant


sur les éléments suivants : l’utilisation souhaitée par le consommateur, la forme
sélectionnée, les caractéristiques des ingrédients, les possibilités offertes par divers
procédés de fabrication et, de façon générale, les considérations d’ordre esthétique et
économique. Par conséquent, la conception cosmétique cherche souvent la solution la plus
fonctionnelle dans un délai de plus en plus court, au coût le plus adapté pour le marché, et
tout cela dans un environnement réglementaire contraignant.
La partie pratique de cette étude à pour objectif de formuler un système dispersé (crème)
qui est une émulsion H/E à application cutanée à base de dioxyde de titane, un filtre
solaire minéral qui protège la peau des rayonnements UV. La formulation de ces crèmes
contient les excipients suivants : l’eau de rose (phase aqueuse), l’huile d’amande douce et
l’huile de jojoba (phase huileuse) ainsi que les tensio-actifs utilisés qui sont : le TWEEN
80( Polysorbate 80 ) et le SPAN 60( Monostéarate de sorbitane )

1
Pour sélectionner le produit le plus stable, un certains nombre de critères de sélection a été
retenus : le PH, la centrifugation, l’analyse granulométrique laser et microscopie optique,
la conductivité, l’aspect macroscopique et organoleptique.

Nous présentons ce travail en deux grandes parties :

La partie bibliographique est divisée en trois chapitres. Le premier chapitre aborde


quelques généralités sur les systèmes dispersés, les émulsions, leurs caractéristiques et leur
formulation. Le deuxième chapitre parle sur la peau, les rayonnements ultraviolets ainsi
que ces effets néfastes sur celle ci. Le troisième chapitre est consacré pour donner quelques
notions générales sur les crèmes, les crèmes antisolaires, caractérisation des crèmes
antisolaire, la mesure de leur pouvoir de protection (efficacité) ainsi que leur mise au point.

La partie expérimentale, est présentée en deux chapitres, le premier chapitre présente les
différentes méthodes et appareils utilisés. Le deuxième chapitre présente l’interprétation
des résultats obtenus et discussion.

Enfin nous clôturons notre travail par une conclusion.

2
Chapitre I

Généralités
sur les systèmes dispersés
Chapitre I Généralités sur les systèmes dispersés.

A travers ce chapitre, nous aborderons quelques généralités sur les systèmes dispersés. Ces
derniers posent deux types de problèmes : Tout d’abord ils ne sont jamais des systèmes
stables au sens de la thermodynamique. En effet il y a plusieurs évolutions possibles: par
agrégation, mûrissement ou coalescence que le formulateur doit maîtriser.
Ensuite viennent les propriétés originales, qui différent des phases constituantes, telles les
propriétés mécaniques (écoulement de la dispersion lorsqu’elle est à l’état fluide, résistance
mécanique lorsqu’elle est à l’état solide), les propriétés optiques (transparence ou opacité,
diffusion de lumière), et des propriétés physicochimiques (mouillage, adsorption ou adhésion)
[1].

I. Définition :
On appelle dispersions tous les systèmes formés de petits domaines d’une phase
dispersés dans une autre phase. Ces phases peuvent être des liquides homogènes, des solides
ou des gaz .Une dispersion est composée essentiellement de deux phases différentes soit
liquide/liquide ou solide/liquide…
Les dispersions sont formées d’une phase dispersante (continue, externe) au sein de
laquelle se trouve une phase dispersée (discontinue, interne), fragmentée non miscible à la
première, c’est un système multiphasique.
Un des inconvénients de l’emploi des dispersions est leur instabilité. Il est en effet très
difficile d’obtenir un équilibre naturel parfait lorsque l’on mélange deux phases non miscibles
l’une dans l’autre. Pour cela on retrouvera dans la formulation des composants de base
essentiels, piliers de la stabilité des dispersions : les tensioactifs.

Figure 1 : Schéma représentatif d’un système dispersé [1]


II. Échelle de dispersions :
On distingue deux catégories de dispersions, suivant les dimensions des particules dispersées :

- Si les particules sont de tailles supérieures à 1µm, on parle de suspension. Ce nom


vient du fait que les particules de grandes tailles dispersées dans un liquide,
sédimentent sous l’effet de la gravité .Si l’on veut conserver l’homogénéité spatiale de

3
Chapitre I Généralités sur les systèmes dispersés.

la dispersion, il faut les suspendre par agitation mécanique ou par blocage des
mouvements dans un liquide (utilisation d’un gélifiant) [2].
- Si les particules sont de tailles inférieures à 1 µm, on parle de dispersions colloïdales.

Dans ces dispersions très fines, les mouvements browniens dus à l’agitation thermique ont un
effet plus grand que la sédimentation sous l’effet de la gravité, donc ces dispersions ne se
séparent pas spontanément .Il faut pour les séparer employer des moyens physico-chimiques
qui font agréger les particules, ou bien appliquer une accélération centrifuge très forte [2].

III. Types de dispersions :


Il existe plusieurs types de dispersions cités dans le tableau n°1. Toutes peuvent être
employées pour la réalisation de produits cosmétiques.

Tableau n°1 : Principaux types de dispersions [2].


Etat des phases
Types de dispersions
Phase dispersante Phase dispersée
Emulsions Liquide Liquide
Suspensions Liquide Solide
Gaz Liquide
Aérosols
Gaz Solide
Liquide Gaz
Mousses
Solide Gaz

IV. Les interactions dans les milieux dispersés :


[Link] interactions thermodynamiques :
Les interactions de Van Der Wals :
Les forces de van der Wals qui sont des forces attractives entre atomes ou molécules, font
parties des interactions interarticulaires les plus importantes, ce sont des interactions
dipolaires ; elles résultent des fluctuations thermodynamiques du champ électromagnétique à
l’intérieur et autour des particules [3].
Les forces électrostatiques :
Ce sont des forces de répulsions provenant du rapprochement de deux surfaces chargées du
même signe. Les principaux paramètres de ces forces sont le potentiel de surface, la
concentration en électrolyte et la valence des ions. L’énergie répulsive définie par ces
paramètres conduit à une barrière d’énergie limitant l’agrégation des particules [6].

[Link] interactions hydrodynamiques :


Résultent du mouvement des interfaces ; elles deviennent significatives lorsque la distance
entre les surfaces est du même ordre de grandeur que la taille des gouttes.
Ils existe aussi d’autres interactions telles que les liaisons hydrogènes dues aux interactions
entre un atome d’hydrogène attaché à un autre atome hautement électronégatif ,et également
les mouvements browniens qui caractérisent l’ensemble des mouvements aléatoires qui
induisent le mouvement relatif des particules [3].

4
Chapitre I Généralités sur les systèmes dispersés.

V. Les émulsions :
V.1.Définition :
Une émulsion est une dispersion d’un liquide en fines gouttelettes dans un autre liquide,
les deux liquides étant non miscibles. La phase huileuse (ou phase grasse) contient les
ingrédients type huiles, cires, graisses ainsi que des actifs liposolubles ; la phase aqueuse est
quant à elle constituée d’eau et des composants hydrosolubles. Le liquide sous forme de
gouttelettes est qualifié de phase dispersée (ou phase discontinue), tandis que l’autre liquide
est appelé phase dispersante (ou phase continue). On peut alors obtenir des émulsions huile-
dans-eau (H/E) ou eau-dans-huile (E/H)[4].

Figure 2 : Représentation schématique des émulsions [4]

[Link] divers types d’émulsions :


Il existe plusieurs types d’émulsions, on peut les classer comme suit :
V.2.1Selon le type de la phase dispersée :
Les émulsions simples :
Elles sont composées d’une phase lipophile, d’une phase hydrophile et d’un émulsifiant [3].
Suivant la nature de la phase continue (lipophile ou hydrophile), on définit deux types
d’émulsions :
- Une émulsion huile dans l’eau (H/E) est composée d’une phase huileuse dispersée
dans une phase aqueuse .Il s’agit d’une émulsion directe.
- Une émulsion eau dans l’huile (E/H) est composée d’une phase aqueuse dispersée
dans une phase huileuse. L’émulsion est dite inverse [3].

Figure 3 : les deux types d’émulsions simples [22]

5
Chapitre I Généralités sur les systèmes dispersés.

Emulsions multiples :
Elles sont constituées de deux phases lipophiles et d’une phase hydrophile L/H/Lou de deux
phases hydrophiles et d’une phase lipophile H/L/H.
Elles sont souvent utilisées en cosmétique et en pharmacie afin de rendre possible
l’association d’ingrédients normalement incompatibles, cependant du fait de leur complexité
elles ne seront pas traitées [22].

Figure 4: les deux types d’émulsions multiples [22]

V.2.2 Selon la taille des gouttelettes de la phase dispersée :


Suivant les tailles des gouttelettes d’un liquide dispersées dans un autre liquide, on définit
différents systèmes d’émulsion :
- Macroémulsions : émulsions thermodynamiquement instables d’un aspect opaque, la
taille des gouttelettes dispersées est supérieure à 1 µm.
- Les nanoémulsions : La taille des gouttelettes de ce type d’émulsions est très
inférieure à 1 µm, elles sont instables thermodynamiquement de couleur blanche
bleuâtre ou incolore [3]

Une autre catégorie est présentée à part car ce ne sont pas réellement des systèmes
biphasiques est qui sont :

- Les microémulsions : obtenues en présence d’un tensioactif et d’un co-tensioactif,


visuellement elles sont constituées d’une seule phase continue incolore. La taille des
gouttelettes est de l’ordre de 10 à 100nm. Ces émulsions sont thermodynamiquement
stables [22].

Figure n°5: figure d’une microémulsion [22].

6
Chapitre I Généralités sur les systèmes dispersés.

V.3. Caractérisation des émulsions :


[Link] :
L’aspect des émulsions liquide-liquide dépend principalement de la taille des gouttelettes. En
effet, les gouttelettes permettent une transmission plus au moins importante de la lumière ;
plus les gouttelettes sont grosses, plus la diffusion est importante et plus l’émulsion se
rapproche de la couleur blanc laiteux. Au contraire plus les gouttelettes sont fines et plus
l’émulsion est transparente [25]

Tableau n°2 : Aspect des émulsions [22].

[Link] :
La concentration de l’émulsion, ou concentration de la phase dispersée est mesurée par la
fraction volumique de phase dispersée ɸ, c'est-à-dire par le nombre de gouttelettes présentes
dans la phase dispersante [22], la formule est la suivante :

Avec :
VD : Volume de la phase dispersée
VC : Volume de la phase continue

Ce paramètre est important car il influe sur la stabilité de l’émulsion, sa fabrication et ses
propriétés macroscopiques [22].
Le tableau 3 donne les valeurs seuils communément admises [22] :

Tableau n° 3: Type d’émulsion et valeur de la fraction volumique de la phase dispersée

7
Chapitre I Généralités sur les systèmes dispersés.

Une émulsion diluée se distingue d’une émulsion concentrée par l’interaction entre les
gouttelettes de la phase dispersée. En effet, les gouttelettes d’une émulsion diluée ont moins
d’interaction les unes avec les autres, contrairement aux gouttelettes d’une émulsion
concentrée [22].

[Link]étrie :
La granulométrie représente la taille des gouttelettes de la phase dispersée. L’analyse
granulométrique permet de déterminer les différentes tailles de gouttelettes ainsi que leur
diamètre moyen. Le diamètre moyen des gouttes dans une dispersion est souvent donné par le
diamètre moyen de Sauter D[3,2] défini par[4] :

D32=∑nidi3 / ∑nidi2
Avec :
ni : le nombre de gouttes de diamètre di.

Il correspond au diamètre d'une gouttelette dont le rapport volume/surface est égal au volume
total de toutes les gouttes par rapport à la surface totale couverte.

Dans une émulsion, la taille des gouttelettes présentes dans la phase dispersée peut varier.
Pour mesurer la granulométrie d’une émulsion, la méthode la plus simple est l’utilisation
d’un microscope optique, elle consiste à prendre une photographie représentative de
l’ensemble des gouttelettes de l’émulsion à partir d’un microscope et d’analyser l’image
obtenue à l’aide d’un logiciel spécialisé. On obtient ainsi une description numérique et
géométrique de l’ensemble des gouttelettes présentes de l’émulsion [4].

Il existe également une autre technique appelée la granulométrie laser basée sur le principe de
diffraction de la lumière. Les gouttelettes présentes dans l’émulsion diffractent la lumière
émise par un faisceau laser, cette technique est plus précise qu’une analyse au microscope,
elle permet d’observer les gouttelettes de la taille du nanomètre de microémulsions invisible
au microscope optique [25].
V.3.4. Le sens de l’émulsion :
Une propriété importante d’une émulsion est son type : H/E, E/H ou éventuellement émulsion
multiple. Déterminer le type d’une émulsion revient à caractériser la phase externe.
Il existe plusieurs méthodes pour déterminer le sens d’une émulsion, nous citons entre autres
la méthode par dilution, la méthode aux colorants et la méthode par conductimétrie qui est la
plus utilisé[Link] conductivité de la phase aqueuse est donc 100 à 1000 fois plus élevée que celle
de l’huile, la détermination de la phase externe est d’une importance capitale dans
l’interprétation des phénomènes, notamment pour détecter l’inversion de phase au cours d’un
procédé d’émulsification. [3,28].

8
Chapitre I Généralités sur les systèmes dispersés.

[Link]é des émulsions :


Les émulsions sont des systèmes métastables qui peuvent se déstabiliser, on distingue trois
formes d’instabilité [3] :

V.4.1. Déstabilisation chimique : Dans ce cas l’instabilité est due à des réactions chimiques
entre les différents composants de l’émulsion
V.4.2. Déstabilisation biologique : sous l’effet de micro-organismes, une contamination de
l’émulsion peut avoir lieu ce qui engendre la rupture du système.
V.4.3. Déstabilisation physique : cette forme est la plus rencontrée, elle peut apparaitre sous
des phénomènes classés en instabilités réversibles ou irréversibles :
[Link] crémage et sédimentation :
Le crémage correspond à la migration des gouttelettes de la phase dispersée vers le haut tandis
que la sédimentation est la migration des gouttelettes vers le bas. La force entrainant ces
gouttelettes dépend de leur taille, de la différence de densité entre les deux phases ainsi que de
la pesanteur [23].
Le crémage et la sédimentation peuvent être maitrisés en:
- réduisant la taille des gouttelettes.
- augmentant la viscosité de la phase dispersante.
- choisissant des ingrédients permettant d’avoir des phases dispersées et dispersantes de
densité proche.

La vitesse de crémage ou de sédimentation d'une particule sphérique au sein d'un liquide


newtonien est régie par la loi de Stockes [23] :
2    
V=
9
Avec :
V: Vitesse de sédimentation ou de crémage
r: Rayon de la particule
d1 : Densité de la particule
d : Densité de la phase dispersante
g: Accélération de la pesanteur.
η: Viscosité de la phase dispersante

Figure n°6 : Schéma montrant le crémage et la sédimentation [1]

9
Chapitre I Généralités sur les systèmes dispersés.

V.4.3.2. La floculation :
C’est le rassemblement de gouttelettes de la phase dispersée en donnant des agrégats (figure
n°7) [3].
La floculation peut être maitrisée en :
- Augmentant la viscosité de la phase dispersante : l’épaississement de cette phase
diminue la fréquence de collision entre les gouttelettes.
- En ajoutant des émulsifiants [24].

Figure n°7: La floculation [1]

[Link] coalescence :
Des gouttelettes dispersées de l’émulsion fusionnent pour donner des gouttelettes plus
grosses, c’est un phénomène irréversible (figure n°8). Elle est due à une mauvaise utilisation
du produit [3].

Figure n°8 : Phénomène de coalescence [1]

V.4.3.4. Le murissement d’Ostwald :


C’est la croissance des grosses gouttelettes au dépend des petites, due au transfert de masse de
molécules d’huile entre les gouttelettes. En effet, les grosses gouttes moins couteuses
énergiquement que les petites drainent à leur profit l’huile renfermée dans les plus petites.
C’est ainsi que de façon continue, l’huile contenue dans les particules les plus petites diffuse
vers les plus grosses en migrant vers la phase aqueuse [1].

10
Chapitre I Généralités sur les systèmes dispersés.

Figure n°9 : Schéma du murissement d’Ostwald [1]

V.4.3.5. Inversion de phase :


Une inversion de phase est le passage d’une émulsion H/E à une émulsion E/H ou
inversement. Ce phénomène modifie les propriétés du produit. L’inversion de phase peut être
maitrisée en contrôlant les paramètres suivants [25] :
- la concentration de l’émulsion
- le type et la concentration de l’émulsifiant
- la température.

V.5. Stabilité des émulsions :


Les émulsions ne peuvent être stabilisées que si leur interfaces sont protégées par un système
stabilisant appelé tensioactif :

[Link] :
Un tensioactif appelé aussi agent de surface, est un composé qui modifie la tension
interfaciale entre deux surfaces. Les composés tensioactifs sont amphiphiles et formés de
deux parties, une tête polaire soluble dans l’eau dite hydrophile et une queue lipophile ou
hydrophobe [3].

Figure n°10: schéma d’un tensioactif [22]

On distingue quatre composés tensioactifs, regroupés selon la charge de la partie hydrophile :


tensioactifs anioniques, cationiques, amphotères ou zwitterioniques et non ioniques [3].

V.5.1.1. Tensioactifs anioniques :


La partie hydrophile est anionique, ce sont des tensioactifs qui s’ionisent dans l’eau et dont
l’ion de plus grande dimension, qui est la partie active, qui est constituée par l’anion
hydrophile auquel est associé un cation alcalin [1].

11
Chapitre I Généralités sur les systèmes dispersés.

[Link] cationiques :
La partie hydrophile est cationique, ces agents de surfaces ont la particularité de s’adsorber
sur les surfaces chargée négativement, normalement hydrophile pour les rendre lipophiles. Ils
comprennent les sels d’amines grasses et d’ammonium quaternaires [3].
[Link] amphotères :
Les tensioactifs amphotères sont des produits qui renferment à la fois des groupements acides
et des groupements basiques et qui suivant le pH du milieu dans lequel ils se trouvent, ils se
comportent soit comme des tensioactifs anioniques soit comme des tensiactif cationiques [3].
[Link] non ioniques :
Ce sont des tensioactifs qui ne s’ionisent pas dans l’eau. Ils sont généralement classés d’après
la nature de la liaison qui unit leur partie hydrophile à leur partie lipophile. Ce sont les plus
utilisés dans le domaine cosmétique.
Exemples :
Les tensioactifs non ioniques à liaisons Ester : R-COOR
- Ester de sorbitanne (Span 20, Span 40, Span 60, Span 80)
- Ester de sorbitannepolyoxyéthylène (Tween 20, Tween40, Tween60,Tween80)
Les tensioactifs anioniques:
- Les sels d’acides gras comme le savon de triéthanolamine.
- Les dérivées sulfonées comme le dioctylsufosuccinate de sodium

[Link] d’une émulsion stable :


Pour réaliser une émulsion, il faut tenir compte du type d’émulsion désirée et des substances
qui la composent.
L’échelle HLB(en français balance hydrophile-lipophile) classe différents surfactifs en
fonction de l’importance de leurs partie hydrophile par rapport à celle de leurs partie
lipophile. La valeur HLB d’un surfactif est une fonction directe de l’importance de sa partie
hydrophile, la stabilité d’une émulsion dépend donc de 3 facteurs principaux :

Emulsion = eau + huile + surfactant

L’échelle est graduée de 1 à 20 .Tous les surfactifs dont le HLB est inférieure à 8, orientent
l’émulsion dans le sens H/L ; ils sont donc plus lipophiles qu’hydrophiles .Par conséquent,
tous ceux dont le HLB est supérieur à 8, orientent l’émulsion dans le sens L/H et leur fraction
hydrophile est dominante [9].
Lorsqu’il y’a un mélange de deux surfactifs de HLB différents, il faut calculer le HLB moyen
en tenant compte des proportions respectives des surfactifs [9].
Le HLB peut être déterminé selon plusieurs méthodes [6] :
- Par une méthode de contribution de groupes lipophiles et hydrophiles par la Formule :
HLB = 7 + Σ (HLB groupes hydrophiles) − Σ (HLB groupes lipophiles).......01
- Pour les tensioactifs non ioniques polyéthoxylés (esters d’acides gras ou
polyolsPolyéthoxylés), le HLB est donnée par l’équation :
HLB=  + / ……………………………………….02
Où :
E : pourcentage en masse des motifs éthoxy

12
Chapitre I Généralités sur les systèmes dispersés.

P : pourcentage en masse de polyol.


- La valeur HLB d’un mélange binaire se calcule en première approximation par la
relation linéaire suivante :
HLBmélange = X1HLB1 +X2HLB2………………………03
Où :
X1 : la fraction massique de tensioactif 1dans la formulation.
X2 : la fraction massique de tensioactif 2 dans la formulation.

13
Chapitre II

Peau et soleil
Chapitre II peaux et soleil

Nous aborderons dans ce chapitre les définitions relatives à la peau et les différents
rayonnements ultra-violets existants, ainsi que les effets néfastes du soleil sur celle-ci.
Nous citerons également quelques exemples de maladies en cas de surexposition au soleil.

A/La peau :
I. Physiologie de la peau :
La peau appelée aussi tégument (du latin tegumentum, couverture) est l’organe le
plus lourd et le plus étendu de l’organisme, pesant 4 kg et représentant une surface de 2
m2 ; son épaisseur varie de1 à 5 mm selon les endroits du corps.
Elle contient de l’eau, des sels minéraux, des protides, des lipides ainsi que des
glucides qui lui confèrent une bonne nutrition et une protection active [17].
La structure cutanée est une structure hétérogène composée de trois couches
superposées de la superficie vers la profondeur [16] ( figure n°11) :
- L’épiderme
- Le derme
- L’hypoderme

Figure n°11 : Structure schématique de la peau [10].

L’épiderme :
L’épiderme est la couche la plus superficielle de la peau dont l’épaisseur est variable,
maximale pour les régions palm plantaires (1,5 mm), minimale au niveau des paupières
(0,05 mm). Il est en constant renouvellement cette étape dure au moins trois semaines, il
est constitué de quatre types cellulaires (figure 12).
- Kératinocytes.
- Mélanocytes.
- Cellules immunocompétentes.
- Cellules de Merkel.

14
Chapitre II peaux et soleil

Figure n°12 : Les cellules de l’épiderme [11].

Les Kératinocytes :
Ce sont les cellules principales de l’épiderme. Elles permettent la cohésion de l’épiderme,
exercent une fonction barrière entre le milieu intérieur et extérieur et protègent contre les
radiations lumineuses [10].
Elles représentent 80% des cellules épidermiques [17].

Les mélanocytes [17] :


Ils représentent environ 10% des cellules épidermiques, ils reposent sur la lame basale
germinative. Les mélanocytes synthétisent un pigment photoprotecteur appelé mélanine
grâce à l’oxydation d’un acide aminé, la tyrosine, en présence d’une enzyme ; tyrosinase.
Grace à leurs dendrites les mélanocytes transmettent très rapidement ce pigment
photoprotecteur aux Kératinocytes des couches supérieures.
On distingue 2 types de mélanines photoprotectrices :
Les eu mélanines, de pigmentation plutôt brune à noire, qui représentent 80% de la
protection de la peau.
Les phaeomélanines, de pigmentation rouge qui protègent la peau.

Figure n°13 : Structure d’un mélanocyte [5]

Les cellules de Langerhans :


Elles représentent environ 2 à 5% de nos cellules épidermiques, fabriquées à partir de la
Moelle osseuse. La fonction des cellules de Langerhans est de capturer les exogènes, elles
migrent ensuite vers le système lymphatique où elles présentent l’antigène aux
lymphocytes T [10].

15
Chapitre II peaux et soleil

Les cellules de Merkel :


Ils représentent 1 à 2 % des cellules épidermiques. Ils sont à l’origine de la sensation et ont
une fonction tactile. Elles s’insèrent dans les Kératinocytes et enregistrent toutes les
sensations [10].

Les annexes cutanées :


Dans le derme et dans la partie supérieure de l’hypoderme se trouvent des annexes
cutanées. Les annexes sont présentes sur tout le corps mais leur nombre varie beaucoup
selon l’endroit.

Les glandes sudoripares :


Constituées par un long tube qui s’enfonce dans l’épiderme en s’enroulant, secrètent la
sueur, indispensable à la constitution du film hydrolipidique, à la thermorégulation de
l’organisme et à sa détoxification.

Les glandes sébacées :


A chaque poil est annexée une glande sébacée.
- Qui fabrique et excrète du sébum à la surface de la peau
- Le sébum participe avec la sueur à la composition du film hydrolipidique

Elles se répartissent dans quatre couches dénommées de la profondeur à la superficie :


- La couche basale (germinative).
- La couche épineuse ou stratum spinosum.
- La couche granuleuse ou stratum granulosum.
- la couche cornée ou stratum cornum.

Figure 14 : Les différentes couches de l’épiderme[7]

16
Chapitre II peaux et soleil

II. Rôle de la peau :


 Protection :
La peau est une barrière physique qui protège les tissus et les organes des agressions
extérieures. Elle protège notre organisme des traumatismes mécaniques, des toxines
chimiques, des ultra-violets et des agents infectieux tels que les bactéries et les
champignons.

 Sensibilité :
La peau est l’organe le plus étendu de l’organisme et renferme de nombreux récepteurs
pour le toucher, la pression, la douleur et la température.

 Thermorégulation :
Le tissu sous-cutané assure une isolation contre les pertes de chaleur et la sécrétion de
sueur aide à réguler la température corporelle, elle augmente avec la température et
provoque un rafraichissement grâce à son évaporation en surface.

 Fonctions métaboliques :
La principale fonction métabolique de la peau est la synthèse de la vitamine D3, et le tissu
adipeux sous cutané constitue une réserve importante d’énergie sous forme de
triglycérides.

II. Le PH cutané :
Le pH du derme, voisin de7, se transforme en un pH acide voisin de 5 à la surface de la
peau. Cette augmentation considérable de l’activité en ions H+est due aux hydrolases de
l’épiderme qui génèrent plusieurs acides hydrosolubles, en particulier l’acide urocanique,
l’acide pyrrolidone carboxylique et l’acide lactique. Ces acides proviennent en grande
partie de la désintégration de la filaggrine et l’on considère que les acides gras
n’interviennent pas de façon sensible dans l’établissement du pH de la peau.

L’abaissement du PH au cours de la kératinisation se manifeste très rapidement et peut être


mis en évidence par la technique des arrachages des couches successives de cellules du
stratum corneum.

Le PH cutané est variable selon les individus et les zones corporelles, il se situe
généralement entre 4 et 7. En moyenne, il est de 5.5.

Il est influencé par divers facteurs : il augmente avec l’âge. Il varie aussi avec le sexe, est
plus alcalin chez les femmes, la couleur de la peau, il augmente enfin avec divers facteurs
extérieurs comme le lavage par les détergents [16,17].

17
Chapitre II peaux et soleil

III. Typologies cutané :


La peau normale :
Elle se caractérise par un teint clair, rosé, lumineux, éclatant, uniforme et sans brillance,
c’est une peau sans défaut et sans problèmes particulier [17].

La peau grasse :
La peau grasse est une peau épaisse et bien nourrie, elle sécrète de sébum en abondance et
riche en lipides épidermiques [17].

La peau sèche :
La peau sèche est la plus jolie mais c’est aussi celle qui vieillit le plus vite si l’on n’y prend
pas garde.
La peau sèche manque de lipides sébacés, de lipides épidermiques et d’eau. Elle se
caractérise par un teint clair mais sans éclat [17].

La peau noire :
L’épaisseur de l’épiderme est identique à celle de la peau blanche mais la couche cornée
présente 20 couches cellulaires au lieu de 16. Elle est donc plus compacte et plus solide. La
desquamation est de 2,5 fois plus importante. Elle entraîne un aspect terne et poussiéreux
de la peau, qui n’est pas compensé par la sudation naturelle abondante dans les climats
chauds. L’épiderme du noir serait relativement moins hydraté que celui du blanc. Le
contenu lipidique intercellulaire est supérieur de 15% à celui de la peau blanche.

La peau asiatique :

Ses caractéristiques sont :

- L’épaisseur du stratum corneum de la peau des asiatiques est comprise entre celle
des Caucasiens et celle des Négroïdes.

- La perte insensible en eau est inférieure à celle des Caucasiens.

- La sécrétion sébacée est, elle aussi, inférieure à celle des peaux blanches.

- Le phénomène de « darkness » ou assombrissement de la peau se développe autour


des yeux, de la bouche, des tempes dès l’âge de 20 à 30 ans.

B/Le soleil :

I. Spectre électromagnétique :
Le soleil, étoile centrale du système solaire, prodigue à la Terre chaleur et lumière
(Figure n°15)La photosphère solaire émet ainsi un rayonnement électromagnétique, dont
le spectre s'étend des rayons ɣ, la longueur d'onde la plus courte, aux ondes radios.

18
Chapitre II peaux et soleil

Figure n°15 : Spectre électromagnétique

L'énergie des photons étant inversement proportionnelle à la longueur d'onde, plus les
longueurs d'onde sont courtes, et plus le rayonnement est dangereux. L'atmosphère
terrestre permet d'arrêter une partie des rayonnements les plus dangereux, notamment les
rayons les rayons X et les Ultraviolets (UV) aux longueurs d'onde les plus courtes [26].

II. Les rayonnements UV :


Il existe trois types de rayonnement UV : les UVA, UVB et les UVC, découverts en 1801
par le physicien allemand Johann Wilhelm Ritter qui se différencient par leurs longueurs
d’onde.
Leur effet pénétrant au travers de la peau est différent selon leurs longueurs d’onde :
Plus la longueur d’onde est élevée, plus la pénétration dans la peau est profonde.

- Les UVC : De 100 à 280nm, ce sont les UV les plus énergétiques, donc les plus
nocifs. Cependant, l'atmosphère terrestre, et notamment la couche d'ozone, permet
de les filtrer presque entièrement.
- Les UVB : De 280 à 320nm, ils représentent environ 5% du rayonnement UV
terrestre. Ils sont responsables du bronzage à retardement, et jouent un rôle dans la
synthèse de vitamine D de l'organisme.
- Les UVA : De 320 à 400nm, ils représentent les 95% restants. Moins énergétiques
donc moins dangereux, ils sont responsables des bronzages rapides [26].

III. La peau face au soleil :


Arrivées au contact de la peau, certaines radiations lumineuses sont plus au moins
absorbées par des molécules cutanées (kératines, mélanines. La pénétration de la lumière
dans la peau est dépendante des propriétés optiques de celle-ci et de la longueur d’onde du
rayon. La peau ayant une structure hétérogène, elle va modifier le trajet et l’intensité du
rayonnement selon 3 processus fondamentaux :

- La réflexion : au niveau de la couche cornée, surtout pour le visible et l’infrarouge.


La peau blanche réfléchie plus que la peau noire.
- La diffusion : au niveau de la couche cornée et de la mélanine surtout pour les
UVB.
- L’absorption : à tous les niveaux de la peau.

19
Chapitre II peaux et soleil

Ces propriétés optiques conditionnent la potentialité de réactions photochimiques dans la


peau puisque seules les radiations absorbées ont un effet photochimique sur la matière
[26,12].

Figure 16 : Trajet possible d’un photon traversant un tissu [26].

La majorité des UVB est absorbée par la couche cornée, cependant 10% d’entre eux
atteignent le derme. La majorité du rayonnement UVA et du visible traverse l’épiderme.
Le visible et l’IR traversent l’épiderme et le derme pour atteindre l’hypoderme (voir figure
17).

Les UVA qui pénètrent plus profondément dans la peau que les UVB sont responsables de
photosensibilisation car cette pénétration rend possible leur interaction avec des molécules
situées loin dans le derme [12].

Figure n°17 : Pénétration du rayonnement solaire dans la peau [12]

IV. Les effets néfastes des UV sur la peau :

On peut distinguer, sous l'effet de ces rayonnements :

- Coups de soleil :
Ce sont des brûlures dues aux UVB mais également aux UVA (artificiels comme
naturels). La peau devient rouge violacée et cause une douleur avec apparition de
cloques.

20
Chapitre II peaux et soleil

- Vieillissement cutané prématuré :


Il se manifeste 10 ou 20 ans après les irradiations. Les UVA s'introduisent dans le
derme et détruisent les fibres de collagène et d'élastine. Des taches pigmentaires de
couleur plus ou moins foncée apparaissent sur le dos des mains et le visage. Pour
des raisons inconnues, les mélanocytes se mettent à fonctionner de manière plus
intense.
- Photosensibilisation :
Il s'agit de l'action combinée de la lumière et d'une substance chimique appliquée
sur la peau, ingérée ou injectée. La substance photosensibilisante absorbe de
l'énergie sous l'action de la lumière puis la réémet sous différentes formes
(réarrangement de la structure interne de la substance, relaxation vibrationnelle,
chaleur, fluorescence). Ceci peut alors provoquer des coups soleil, des réactions
inflammatoires ou encore des réactions allergiques.
- Carcinomes :
Ils représentent la majorité des cancers cutanés dénombrés chaque année ; ils sont
également les moins graves. Ils apparaissent généralement après 50 ans,
directement liés pour certains d'entre eux à la quantité de soleil reçue depuis la
naissance. Les personnes ayant développées un carcinome sont à surveiller car le
risque de développer un cancer cutané est élevé [26].
- Mélanomes :
Ce sont des cancers plus rares. Ils peuvent apparaître à un âge jeune, parfois à partir
d'un grain de beauté. Ils sont liés principalement aux coups de soleil reçus,
notamment durant l'enfance. Potentiellement graves, ils peuvent entraîner des
métastases. L’augmentation de l'exposition prolongée au soleil depuis des années a
conduit à une augmentation de ce type de cancer.

21
Chapitre III

Mise au point
et caractérisation
des crèmes protectrices
Chapitre III Mise au point et caractérisation des crèmes protectrices

I. Les crèmes :
I.1. Définition :
Les crèmes sont des préparations dermatologiques multiphasiques, comprenant au moins
deux phases liquides non miscibles : une phase hydrophile ou aqueuse et une phase
lipophile ou huileuse. Ce sont donc des émulsions, c'est-à-dire des systèmes dispersés dans
lesquels une des deux phases liquides, appelée phase dispersée ou interne ou discontinue,
est fragmentée en fines gouttelettes (1 à 100 micromètres (µm) qui sont distribuées de
façon homogène dans l'autre liquide (phase externe, continue ou dispersante).
Comme tout système émulsionné, les crèmes doivent obligatoirement être stabilisées par
des émulsionnants ou tensio-actifs ou surfactifs, qui sont des substances amphiphiles
abaissant la tension interfaciale et l'énergie libre de surface [13].

I.2. Types de crèmes :


- Les crèmes lipophiles :
Dans les crèmes lipophiles, la phase externe est la phase huileuse, ces préparations
contiennent des agents émulsifiants eau dans huile, tels que : les alcools de graisse, de
laine, des esters de sorbitane et des monoglycérides [16].
- Les crèmes hydrophiles :
Dans les crèmes hydrophiles, la phase externe est la phase aqueuse. Ces préparations
contiennent des agents émulsifiants l’huile dans l’eau, tels que des savons de sodium, des
alcools gras sulfatées, éventuellement en combinaison avec des agents émulsifiants eau
dans l’huile [16].

II. Crème protectrice antisolaire :


II.1. Définition :
Une crème solaire est une crème ou une lotion dont le but est de protéger la peau de
certains effets nuisibles dus aux rayonnements ultraviolets du soleil. Cette crème
protectrice a été inventée par EUGENE SCHULLER en 1935, fondateur de L’Oréal [12].
II.2. Composition qualitative des produits antisolaires :
Les crèmes solaire sont particulièrement composés de filtres solaires qui sont considérés
comme des ingrédients actifs de celles-ci ainsi que les additifs, les adjuvants et les
excipients [12].
II.2.1. Les filtres solaires :
Les filtres ultraviolets sont des substances capables de filtrer c’est-à-dire de faire une
barrière contre certaines radiations pour protéger la peau contre les effets nocifs des UV. Il
existe deux types de filtres : les filtres chimiques et les filtres minéraux, ces filtres doivent
être photostables [26].

II.2.1.1. Les filtres chimiques :


Les filtres chimiques fonctionnent par absorption. Une molécule absorbe l’énergie
provenant de la lumière via un saut d’électrons [26].

22
Chapitre III Mise au point et caractérisation des crèmes protectrices

Figure n°18 : Mécanisme de fonctionnement d’un filtre chimique

La molécule passe alors d'un état E à un état excité E* (voir figure n°18), suivant la loi
suivante [26] :

Où :
∆E ꞊ E* - E

h :constante de Planck réduite, égale environ à 1.055*10-34J*s.


c :vitesse de la lumière de 3*108ms
λ : longueur d'onde, exprimée en m. [26]

Pour absorber les rayons UV, les filtres chimiques pénètrent l’épiderme afin de créer une
couche filtrante qui neutralise les rayons ultra-violets, ce qui évite l’endommagement de la
peau. Le filtre chimique est donc un composé aromatique dont celui-ci est souvent associé
à d’autres groupements, tels que les groupes carbonyles par exemple ou des doubles
liaisons carbone- carbone. Ces filtres sont les plus utilisés car leur application est plus
esthétique, mais ils comportent aussi des inconvénients : ils n’agissent que 20 à 30 minutes
après leur application sur la peau et provoquent des allergies, parmi les filtres chimiques
les plus utilisés on trouve l’oxybenzone. [10].

Figure 19: Formule topologique de l’oxybenzone[26]

II.2.1.2. Les filtres minéraux :


Les filtres minéraux sont des poudres inertes et opaques qui reflètent et diffusent
les UV. Elles ne pénètrent pas la peau mais forme comme un miroir face aux UV,
de plus contrairement aux filtres chimiques ils sont toujours photostables. Ces
filtres contiennent des avantages majeurs, en effet ils sont hypoallergéniques et cela
permet donc a un plus grand nombre de personnes de pouvoir se protéger contre les
rayonnements UV, ces filtres agissent tous de suite après l’application de la crème
ce qui permet une meilleure protection [10].
Les filtres minéraux utilisés en majorités sont le dioxyde de titane(TiO2) et l’oxyde
de zinc (ZnO) qui sont des pigments blancs [10]

23
Chapitre III Mise au point et caractérisation des crèmes protectrices

II.2.1.3. Réglementation des filtres :


L’annexe VII de la XXVIème directive 2002/34 portant adaptation au progrès de la
directive 76/768/CE modifiée établit une liste de 27 filtres que peuvent contenir les
produits de protection solaire et fixe les concentrations maximales autorisées et les
conditions d’emploi pour chacun d’entre eux.
Les fabricants indiquent un facteur de protection solaire (FPS) sur l'étiquette de
leurs produits. Plus ce facteur est élevé, plus la protection solaire est grande.[26]

II.2.2. Les excipients :


Concernent la phase aqueuse, la phase grasse et les tensioactifs. Dans le cas d’un
produit de soin solaire, l’excipient varie selon la texture désirée. Un produit de
texture crème ou lait par exemple sera obtenu à base d’une émulsion huile dans eau
[4]

II.2.3. Les adjuvants :


Regroupent les agents de texture tels que les épaississants, les humectant, les
conservateurs, et les antioxydants [4].

II.2.4. Les additifs :


Comme les parfums et colorants qui ne sont pas toujours indispensables dans la
formulation de produits solaires [4].

III. Les différents phototypes :


La couleur de la peau dépend de plusieurs facteurs. En effet, l’hémoglobine ou les
Caroténoïdes interviennent dans la couleur de la peau. Cependant, elle est majoritairement
influencée par les facteurs génétiques. La couleur de la peau varie en fonction du type de
mélanines présentes dans la peau. Les peaux plus foncées sont plus riches en eumélanines
et les peaux les plus claires en phéomélanines.
Les différentes couleurs de peau sont classées en phototypes, la classification de
Fitzpatrick est la référence, elle a été mise au point en 1975 et classe les individus en
fonction de leur capacité à bronzer, de la couleur des yeux, de la peau et des cheveux.
Il existe six degrés de phototypes [15] ( tableau n°4) :

24
Chapitre III Mise au point et caractérisation des crèmes protectrices

Tableau n° 4: Les différents degrés de phototypes [15]


Phototypes Caractéristiques Réaction au soleil
Peau blanche cheveux roux/blonds, Ne bronze jamais, coups de soleil
I yeux bleus, verts, taches de rousseur systématiques.

Peau claire, cheveux blonds à châtain, Bronze peu, coups de soleil


yeux clairs à bruns ; parfois taches de systématique
II
rousseur
III Peau intermédiaire, cheveux châtain Bronze, parfois des coups de soleil
Peau mate ; cheveux bruns, noirs ; Bronze facilement ; coups de soleil
IV Yeux bruns/ noirs. occasionnels.

Peau foncée ; cheveux noirs, yeux Bronze très facilement ; coups de soleil
V noirs rares

Peau noir ; cheveux noirs ; yeux Peau foncée ; jamais de coups de soleil
VI noirs.

IV. Caractérisation des crèmes protectrices :

IV.1. Propriétés rhéologiques :


a. Définitions de paramètres importants liés à la rhéologie
Nous rappellerons ici les grandeurs fondamentales de la rhéologie, ce qui nous permettra
d’introduire les notations utilisées dans la suite du document [4].

a.1. Principe de cisaillement :

Figure n°20 : Principe de cisaillement d’un fluide entre deux surfaces planes [4].

Afin de caractériser l'écoulement d'un fluide, on étudie son comportement sous l’effet d’un
mouvement de cisaillement.
Dans la théorie des écoulements laminaires, un fluide est un empilement de plusieurs
couches liquides. Le mouvement de cisaillement est le mouvement d'un échantillon entre
deux surfaces planes, l'une immobile, l'autre animée d'un déplacement parallèle à la
première. Les deux plans parallèles sont séparés d’une distance dy, et les deux couches de
surface S se déplacent l’une par rapport à l’autre d’un déplacement dξ (voir figure 20).

25
Chapitre III Mise au point et caractérisation des crèmes protectrices

Les forces de cisaillement ‫ ܨ‬sont les forces de frottement qui apparaissent à la surface de
ces deux couches, et s’exercent tangentiellement à leur surface [4].

a.2. Contrainte de cisaillement σ :


La contrainte de cisaillement σ est définie comme la force de cisaillement rapportée à
l’unité de surface[4].
ࢊࡲ
Elle est définie par l’équation : ߪ =ࢊࡿ
Et s’exprime en N.m-2 ou Pa [4].

a.3. Déformation ߛ
Sous l'action de cette contrainte, le matériau va se déformer. On appelle déformation γ, la
variation du déplacement ξ lorsqu'on passe d'une couche à une couche infiniment
voisine[4].
‫૆܌‬
ɣ= = ‫ݐ‬g ߙ
ࢊࢅ
b. Profil rhéologique des crèmes cosmétiques :
b.1-Influence des tensioactifs utilisés :
L’influence de la concentration en agent tensio-actif sur les propriétés rhéologiques des
crèmes a montré qu’une augmentation de plus de 50% de la quantité de tensio-actif
engendre une formulation nettement plus élastique. De plus, une longueur importante de la
chaîne hydrocarbonée du tensioactif rend la structure de la crème plus cohérente.
Les propriétés rhéologiques sont également affectées par la rhéologie du film à l’interface,
la viscosité et la composition chimique du milieu, de même que la distribution de la taille
des gouttelettes [4].

b.2-Influence de la granulométrie :
La taille des gouttelettes est connue pour être une variable très importante dans la rhéologie
de l'émulsion. Il y a une corrélation claire entre la distribution de la taille des gouttelettes et
les propriétés viscoélastiques.
Les paramètres qui déterminent la rhéologie de base d'une crème sont la rhéologie de la
phase continue et la nature des gouttelettes (distribution de taille, déformabilité, viscosité
interne, concentration et nature de l'interaction particule-particule).La rhéologie et la
vitesse de crémage d’émulsions huile-dans-eau monodispersées sont fortement influencées
par la taille des gouttelettes et leur concentration [4].

IV.2. Caractéristiques organoleptiques :


Les crèmes protectrices sont généralement des émulsions H/E qui ont un aspect plutôt
opaque et brillant, leurs consistance est généralement crémeuse et présente une bonne
homogénéité, son odeur est conforme à celle du parfum et peut varier selon les ingrédients
ajoutés, au toucher, elles sont collantes avec un étalement facile et procure une sensation
de fraicheur et de souplesse sur la peau [27].

26
Chapitre III Mise au point et caractérisation des crèmes protectrices

IV.3. Caractéristiques physicochimiques :


Parmi les caractères physico-chimiques des crèmes on trouve généralement :

- Détermination du sens de l’émulsion H/E ou E/H :


Elle est réalisée soit par la méthode de dilution, soit par la méthode de colorants
solubles dans l’une des phases, soit en utilisant un conductimètre [13].

- Détermination du pH :
Elle est effectuée, grâce à des réactions colorées ou à l'utilisation de pH-mètres,
directement sur l'émulsion ou après dilution (à environ 10 %) dans de l'eau distillée.
Elle est importante parce que le PH influence la stabilité des émulsions, la tolérance
cutanée des préparations [13].

- Détermination de la granulométrie :
Ce paramètre est très important car il influe sur la stabilité de la préparation, il nous
donne aussi une idée sur la taille des gouttelettes. Plus la taille des gouttelettes sont
petites plus la préparation est stable et cela s’effectue soit à l’aide d’un
Granulomètre laser, soit avec un microscope [13].

- détermination de la viscosité :
Cette propriété peut être appréciée soit macroscopiquement, soit être déterminée à
l’aide d’un viscosimètre et fait partie des propriétés rhéologiques [13].

[Link] de l’efficacité de la crème antisolaire :


L'indice de protection (IP) d'une crème solaire est une mesure de son efficacité. Il juge le
pouvoir protecteur d'un produit contre les coups de soleil. Il concerne donc principalement
la protection anti-UVB. L'IP est parfois noté FPS (Facteur de Protection Solaire) ou encore
SPF (Sun Protection Factor)[26].
SPF ou IP nés dans les années 1960, existent. En Europe, le Colipa (The European
Cosmetic Toiletry and Perfumery Association) est en charge de la législation sur les
indices de protection.
Il existe deux méthodes de calcule du SPF :

IV.4.1. SPF in vivo :


La définition du SPF proposé par la FDA (Food and Drug Administration) en 1978
indique que le SPF correspond au facteur multiplicateur d'une DEM d'une peau protégée
par une crème à une DEM d'une peau non protégée .Il correspond au rapport des énergies
nécessaires pour induire une réponse érythémale minimale sur la peau protégée DEMP et
non protégée DEMn par le produit. La DEM étant la quantité d’énergie à partir de laquelle
un érythème apparaît sur la peau.

SPF = DEMp / DEMn

27
Chapitre III Mise au point et caractérisation des crèmes protectrices

IV.4.1.1. Mesure de la DEM


Définition :
La DEM est la plus petite quantité de lumière capable de déclencher après 24h un coup de
soleil. Exprimée en mJ/cm2 ou J/cm2, la DEM permet de déterminer chez un individu sain,
le risque d’érythème, et la photosensibilité. La DEM est dépendant principalement du type
de peau et permet de définir l’inflammation provoqué par le rayonnement solaire.

Test de Saidman (in vivo) qui consiste à administrer des doses croissantes, d’un
rayonnement en lumière totale (UV, visible, IR) selon une progression arithmétique ou
géométrique.
L’unité de la DEM est la dose standard érythémale (SED). Elle exprime la quantité d’UV
nécessaire pour induire un érythème sur la peau humaine et qui vaut à 100 J.m-2. En
moyenne, la DEM pour les sujets de phototypes I à IV est compris entre 1,5 et 6 SED soit,
150 à 600 J.m-2. Il est évalué sur 10 à 20 sujets minimum, volontaires, de phototypes I, II et
III. On applique 2 mg de produit par cm² de peau dans le dos, Ensuite différentes zones
sont soumises à des doses croissantes d’ultraviolets. Enfin, les volontaires doivent revenir
24 heures après l’exposition pour la lecture de l’expérience car c’est le temps au bout
duquel la réponse érythémale est maximale [12, 15,26].
Remarque :
Il existe une DEM pour chaque longueur d’onde. Il est à noter que la DME n’existe pas
pour les UVA car ils ne provoquent pas d’érythème.

Valeurs de DEM selon les phototypes exprimées dans le tableau n°5

Tableau n°5 : Valeurs de DEM selon les phototypes[28].

28
Chapitre III Mise au point et caractérisation des crèmes protectrices

A titre d’exemple :

• un FPS de 2 signifie que le temps d’exposition requis pour induire un érythème est
deux fois plus important lorsque la peau est protégée que lorsqu’elle ne l’est pas.
• Si un individu qui prend un coup de soleil après 12 mn d’exposition sans
protection, un FPS de 20 signifie qu’il lui faudra 4h (20x12=240 mn) pour avoir un
coup de soleil identique avec cette crème solaire[28].

Remarque :

• Une crème antisolaire doté d'un FPS 15 peut absorber plus de 92 % des rayons
UVB.
• Une crème antisolaire doté d'un FPS 30 peut absorber jusqu'à 96,7 % des rayons
UVB.
• Une crème antisolaire doté d'un FPS 40 peut absorber jusqu'à 97,5 % des rayons
UVB.
• Le terme « écran total » est interdit pour les crèmes solaires, car aucune crème
solaire, même à haut indice de protection, ne peut bloquer 100% des UV [28].

IV.4.1.2. Les inconvénients:


• Les quantités de produits appliquées sur les sujets (2 mg /cm2) sont supérieures à la
réalité (0,5 à 1,5 mg/cm2).
• Elle quantifie une protection à court terme qui est surtout représentative de l’effet
des UVB.
• Il n’y a pas de méthodologie de mesure des indices de protection UVA validée et
harmonisée au niveau international [28].
IV.4.2. SPF in vitro :
Des processus d'évaluation du SPF in vitro ont été développés. La crème est alors étalée
sur un support en polyméthacrylate de méthyle (PMMA) qui remplace la peau. Le
protocole d'étalement est défini de la façon suivante :
Une quantité déterminée de crème est appliquée (1.2 mg/cm2) à la main, en veillant à ce
que le produit soit le mieux étalé possible. Avant toute mesure, un temps d'attente (environ
30 minutes) permet de s'assurer de l'évaporation de l'eau.

La valeur du SPF correspond à la longueur d’onde pour laquelle l’intégrale de la courbe du


spectre d’absorption commençant à 290 nm atteint 90 % de l’intégrale entre 290 et 400 nm.
Selon la Recommandation de la Commission relative aux produits de protection solaire et
aux allégations des fabricants quant à leur efficacité, elle doit être d’au moins 370 nm.[26]

29
Chapitre III Mise au point et caractérisation des crèmes protectrices

Il est donné par la relation suivante :

Où : T correspond à la transmission mesurée au spectromètre, S le spectre du soleil et P le


spectre de la peau, proposé par le modèle de McKinlay et Diffey en 1987 et adopté par la
Commission Internationale de l'Eclairage (CIE).[26]

Crème solaire et mode d’emploi :


Les personnes dont la peau est sensible au soleil doivent utiliser un écran solaire ayant un
FPS élevé. L'efficacité d'un écran solaire dépend aussi de sa résistance à la chaleur, à
l'humidité et à la transpiration. La plupart des écrans solaires ne résistent pas à l'eau, il faut
donc en appliquer de nouveau après avoir transpiré ou s'être mouillé. Les écrans solaires
doivent être appliqués 20 minutes avant d’aller à l'extérieur et l'application doit être répétée
toutes les deux heures ou plus souvent si la personne transpire.
Il importe de faire l'essai de différents types d'écrans solaires afin de trouver celui qui
convient tout particulièrement à notre type de peau et d'activités [28].

V. Biopharmacie cutanée :
La préparation appliquée sur la peau se trouve au contact de l’épiderme. Celui-ci est formé
de cellules qui, en progressant vers l’extérieur, subissent des modifications importantes de
leur constitution chimique. Elles se chargent en kératine riche en ponts disulfures et
difficilement attaquables par les agents d’hydrolyse comme les acides, alcalins
dilués…..etc.
La peau est recouverte d’un film hydrolipidique auquel la préparation devra se mélanger et
dans lequel elle va libérer les substances actives, celle-ci constitue une barrière très
efficace mais elle peut cependant être traversée par de petites quantités de substances
lipophiles capables de pénétrer dans les couches cornées [20]. Cette dernière a la propriété
de retenir des substances actives. Les substances appliquées traversent la peau soit par :
- La pénétration : qui correspond au passage de la substance dans la couche de
l’épiderme.
- La résorption : qui correspond au passage de la substance à travers le derme [21].

1. Mécanisme de la pénétration percutanée :


Il existe trois mécanismes :

30
Chapitre III Mise au point et caractérisation des crèmes protectrices

Filtration passive :
Elle correspond au passage à travers le follicule pilo-sébacé et l’espace
intercellulaire. Elle est en rapport avec le diamètre des pores et intéresse surtout les
molécules hydrosolubles [21].

Diffusion passive :
Elle fait intervenir les gradients de concentration qui jouent sur la liposolubilité et
sur l’hydrosolubilité des différentes couches de la peau. Il existe au niveau de la
couche cornée des molécules qui vont passer et s’arrêter dans les couches
cellulaires moyennes et former un réservoir, on parle d’effet réservoir. La
concentration à ce niveau va augmenter par rapport aux tissus sous-jacents, la
libération progressive de cette réserve conduit à des effets prolongés [21].

Le transport actif :
Il demande de l’énergie pour que la diffusion s’effectue à l’inverse du gradient de
concentration [2

VI. Mise au point des crèmes antisolaires :


VI.1. Matières premières :
Les matières premières fréquemment rencontrées dans les formulations des crèmes
antisolaires sont : Les solvants, les corps gras, les tensioactifs, les conservateurs
antimicrobiens, les antioxydants, les agents viscosifiants, les aromatisants et les
colo rants.
Toutes ces substances auxiliaires sont additionnées au(x) principe(s) actif(s), qui
sont dans ce cas des filtres antisolaires [13].

VI.2. Fabrication des crèmes antisolaire :


VI.2.1. Méthode d’émulsification :
Les procédés utilisés pour la fabrication des crèmes sont habituellement
l'émulsification directe et la méthode d'inversion de phase, mais pour les crèmes
cosmétiques qui sont généralement des émulsions H/E on fait appel à la méthode
d’inversion de phase [13].

VI.2.2. Technique d’inversion de phase :


Les différents constituants de la formulation sont pesés à l'aide d'une balance
appropriée, bien équilibrée et préalablement calibrée. Les deux phases de
l'émulsion sont ensuite constituées suivant la solubilité des différents composants
de la formulation. La phase huileuse comporte les différents corps gras (huiles,
cires), les émulsionnants lipophiles, l'agent viscosifiants lipophile et les
antioxydants lipophiles, la phase aqueuse contient l'eau purifiée, les agents
humectant, les viscosifiants hydrosolubles, les émulsionnants hydrosolubles, les
conservateurs, antimicrobiens et les antioxydants hydrosolubles

31
Chapitre III Mise au point et caractérisation des crèmes protectrices

Après chauffage des deux phases à une certaine température, la phase dispersante est
ajoutée goutte à goutte à la phase dispersée et le principe actif qui est le filtre est
additionné à la fin de la préparation [13].

32
Chapitre IV

Matériels et méthodes
Chapitre IV Matériels et méthodes

Matériels et méthode expérimentales :

I. Matériels utilisés :
I.1. Equipements de préparation :

a) la verrerie : La préparation de l’émulsion a nécessité :


• Des béchers
• Des tubes à essais.
• Des flacons.
• Cristallisoir.
• Agitateur en verre.

b) la balance :
Les quantités de différents ingrédients utilisés pour la formulation ont été mesurées
à l’aide d’une balance du type METTLER PJ400 (figure n°21)

Figure n°21 : balance technique.

c) Agitateur mécanique :
L’agitation a été effectué par un agitateur de type W 10R (figure n°22) .La vitesse
de rotation de l’axe centrale est comprise entre 300 et 2000 tr/min qui
correspondent à la position de cursus entre 1 et 10 respectivement.

Figure n°22 : agitateur mécanique.

33
Chapitre IV Matériels et méthodes

d) Homogénéisateur :
Il est de type Ultra-turrax de marque IKA (Figure n°23), composé d’un système de
rotor/stator et est utilisé pour l'homogénéisation et la dispersion des mélanges. La vitesse
d’agitation est comprise entre 3200 et 25000 tours/min.

Figure n°23: homogénéisateur de marque IKA.

e) Un bain –marie :
le chauffage des deux phases a été effectuer par un bain-marie de marque
KOTTERMANN LABORTECHNIC (figure n°24)

Figure n°24 : bain-marie.

I.2. Équipements de caractérisation et contrôle :

a) PH-mètre :
Le pH-mètre avec lequel la valeur de pH a été déterminée est de marque WTW modèle
197 (Figure n°25).

34
Chapitre IV Matériels et méthodes

Figure n°25:PH-mètre

b) Conductimètre :
La valeur de la conductivité a été déterminée à l’aide d’un conductimètre de marque
WTW instruments modèle cond 3110

Figure n°26 : conductimètre WTW modèle 3110.

C) Microscope optique :( du laboratoire de pharmacie galénique de la faculté de


médecine)

Un microscope de marque ZEISS (figure n°27) est utilisé pour estimer la taille des gouttes
et leur dispersion dans la phase continue, d’observer leur forme, de déterminer l’état
d’agrégation, et d’identifier certaines instabilités comme la coalescence.

Figure n°27 : microscope optique.

35
Chapitre IV Matériels et méthodes

c) Un granulométre laser :(du laboratoire CRD SAIDAL EL HARRACH).


La taille des gouttelettes a été déterminée à l’aide d’un granulométre à diffraction
laser de marque MASTERSIZER instrument modèle MALVERN2000.

Figure n°28: granulométre laser.

La technique de diffraction laser (ou diffusion statique de la lumière), s’appuie sur la


théorie de Mie. Elle s’applique lorsque la dimension de la particule avoisine la longueur
d’onde incidente : les phénomènes de réflexion et de réfraction interviennent pour une part
non négligeable dans l’intensité diffusée. On suppose que le faisceau laser est non
seulement diffracté par les particules, mais qu'il est également réfléchi et diffusé. La
lumière va se propager jusqu'à ce qu'il y ait une variation dans l'indice de réfraction du
milieu de propagation (Keck & Müller 2008). L’étude de la variation d’intensité diffusée
par une particule sphérique dans l’espace renseigne sur sa taille et s’applique ainsi au cas
des gouttelettes. L’émulsion, préalablement diluée, est éclairée par un faisceau laser et des
détecteurs enregistrent la figure de diffraction résultante. Le résultat est représenté sous
forme de courbe de distribution de taille des gouttelettes.[4]

d) La centrifugeuse :(du laboratoire de pharmacie galénique de la faculté de


médecine).
Une centrifugeuse de marque HETTICH modèle EBA 20 (voir figure n°28), utilisée pour
apprécier une séparation de phase.

Figure n° 29: centrifugeuse de marque HETTICH..

36
Chapitre IV Matériels et méthodes

II. Matières premières :


II.1. La phase aqueuse :

Cette phase comporte de :

L’eau de rose industrielle provenant des laboratoires Rais Cosmétiques d’Alger :


cette eau est de couleur rose plus au moins clair, fraiche et douce, elle a une odeur
de rose, tonifie, purifie et hydrate les couches supérieures de l’épiderme, débarrasse
la peau des impuretés.

Elle est composée de : eau déminéralisée, propylène glycol, allantoine, conservateur,


colorant, parfum, sorbitol, pro vitamine B5.

Tensioactifs hydrophile : Polysorbate 80(tween80) :

Tween 80 est un dérivé de polyéthoxylé de sorbitan et d'acide oléique. Les


hydrophiles groupés de ce composé sont les poly éther également connu sous le nom de
groupes polyoxyéthylène, qui sont des polymères d’oxyde d'éthylène. [5].

Tableau n°6 : Les propriétés physico-chimiques du Tween80 [7]

Nom commercial Tween 80


Nom chimique Polyoxéthyléniques20
Structure chimique

Masse molaire 1310g/mole


Formule chimique C64H26O124
PH 5-7
Point d’ébullition >100°C
Densité a 25°c 1.6 à 1.9 g/cm3
HLB 15
Point d’inflammation >180°C
Apparence Liquide visqueux de couleur jaune.

37
Chapitre IV Matériels et méthodes

II.2. La phase huileuse :

Cette phase comporte :

L’huile d’amande douce :


D’origine commerciale l’huile d’amande douce est originaire de l’Asie et du Moyen-
Orient, elle est onctueuse, d’une odeur agréable. Cette huile est facilement absorbée par la
peau qu’elle adoucit et contient de la vitamine D.
Provenant du laboratoire C.V.P.P qui se situe à Boumerdes.

Huile de jojoba :
D’origine commerciale l’huile de jojoba tiré du laboratoire d’EL Captain company en
[Link] huile et de couleur jaune doré, pâle, ou foncé, elle a une odeur très douce.
Elle est riche en vitamine E, possède la particularité d’améliorer l’apparence de la peau
mais aussi de la revitaliser.

Tensioactif lipophile : Monostéarate de sorbitane (span60)

C’est un ester de sorbitane, commercialisé sous le nom span 60, il est obtenu à partir de
sorbitol qui subit une déshydratation interne pour donner le sorbitane .celui ci est ensuite
estérifié à partir de l’acide stéarique.

Tableau n°7 : les propriétés physico-chimiques du Span60.

Nom commercial Span60


Nom chimique Mono-octadecanoate de sorbitane
Structure chimique

Masse molaire 431g/mole


Formule chimique C24H46O6
PH 5-10
Point d’ébullition >149 °C
Densité à 25°c 1g/cm3
HLB 4.7
Point d’inflammation
Apparence Flocons blanc.

II.3. Le principe actif : filtre minérale : le dioxyde de titane (TiO2), rutile

Le dioxyde de titane est une poudre cristalline blanche composé d’oxygène et de titane de
formule TiO2.

Le dioxyde de titane existe sous plusieurs formes dont les trois principales sont l’anatase,
le rutile et la brookite. Seuls l’anatase et le rutile présentent un intérêt technologique. Ces

38
Chapitre IV Matériels et méthodes

deux phases sont tétragonales. Une des plus anciennes applications du dioxyde de titane est
la protection contre les UV grâce `a ses propriétés optiques (absorption dans la région UV).
[28].

Il se présente comme une poudre blanche qu'on met en suspension à la concentration de 1 à


10%. Elle peut s'employer en association avec des agents absorbant les UV, à une
concentration qui va jusqu'à 25% dans les préparations habituelles [29].

Tableau n°8 : les propriétés physico-chimiques du dioxyde de titane.

Nom commercial Dioxyde de titane ou oxyde de titane IV


Formule chimique TiO2
Structure chimique

Masse molaire 79.87g/mole


Point de fusion 1840°C
Point d’ébullition 2972°C
Densité 4.23g/cm3

III. Procédure de formulation :

III.1. Détermination de la HLB critique :

La composition de base des émulsions préparées est la suivante :

-phase lipophile………………………………………………20g.

-mélange d’émulsifiants……………………………………….5g.

-la phase hydrophile…………Q.S.P………………………….100g

-le dioxyde de titane …………………………………………..10g.

La portion de chacun des surfactifs est calculée en appliquant la formule de GRIFFIN


comme suit :

HLBm = X.HLBT1 + (1-X).HLBT2

Ou : HLBm : HLB du mélange de surfactif.

X : proportion de SPAN 60.

1-X : proportion de TWEEN 80.

HLBT1: HLB du SPAN 60 =4.7

39
Chapitre IV Matériels et méthodes

HLBT2: HLB du TWEEN 80 =15.

En faisant varier les valeurs de HLBm de 4.7 après 5 à 15 en progression arithmétique de


raison r=1, on obtient une série d’émulsions à tester.

Pour obtenir une émulsion stable et visqueuse qui possède les caractéristiques physico-
chimiques d’une crème, nous avons opté à réaliser 3 séries d’émulsions à 3 vitesses
d’homogénéisation différentes qui sont : 16000, 18000 et 24000tr/min.

Le détail des formules est donné dans le tableau n°9 :

Le tableau n°9 : les formules quantitatives des émulsions selon HLBm proposés

HLBm Huile de Huile SPAN 60(g) TWEEN 80 L’eau de


jojoba(g) d’amande (g) rose (g)
douce(g)
4.7 7.50 7.50 5 0 70
5 5.58 7.58 4.85 0.15 69.85
6 7.83 7.83 4.35 0.65 69.35
7 8.05 8.05 3.90 1.10 68.90
8 8.30 8.30 3.40 1.60 68.40
9 8.55 8.55 2.90 2.10 67.90
10 8.78 8.78 2.45 2.55 67.45
11 9.03 9.03 1.95 3.05 66.95
12 9.28 9.28 1.45 3.55 66.45
13 9.53 9.53 0.95 4.05 65.95
14 9.75 9.75 0.50 4.50 65.5
15 10 10 0 5 65

Remarque :

Le tableau ci-dessus ne donne pas la quantité des émulsions de base car on a aussi soustrait
de la phase aqueuse les 10g du dioxyde de titane.

III.2. Protocole expérimental :

Les émulsions sont préparées selon la technique d’inversion de phase ,en respectant les
étapes suivantes :

- Introduction du surfactif lipophile dans la phase lipophile et le surfactif


hydrophile dans la phase aqueuse.(voir figure n°30)
- Chauffage des deux phases dans un bain-marie à 60°c pendant 10 min.
- Introduction de la phase hydrophile dans la phase lipophile goutte à goutte sous
agitation mécanique à 2000tr/min pendant 20 min à l’aide d’un agitateur
mécanique.
- Au cours de cette opération il y’a formation d’une émulsion primaire E/H qui
devient H/E par inversion de phase à partir d’une certaine concentration de la
phase hydrophile.

40
Chapitre IV Matériels et méthodes

- Homogénéisation de la préparation à des vitesses différentes qui sont


16000,18000 pendant 10min et 24000tr/min pendant 5 min.(voir figure n°30)
- Le refroidissement des mélanges a l’air libre .

Figure n°30 : étapes de préparation des émulsions (à gauche : introduction de la phase


hydrophile dans la phase lipophile sous agitation, a droite : homogénéisation).

III.3. Les contrôles effectués sur les préparations:


1. Aspect visuel :
L’examen macroscopique des émulsions et l’évaluation de leurs caractères organoleptiques
(Couleur, consistance, odeur et toucher) sont en général d’une importance capitale, elle fait
partie des tests importants qui indique la présence ou non d’un phénomène de
déstabilisation de système.
2. PH :
La mesure du PH va nous renseigner sur la stabilité chimique de la préparation d’une
crème, et toute dérivé du PH est un signe de l’évolution de la composition chimique du
système.

41
Chapitre IV Matériels et méthodes

3. La conductivité :
Une mesure de la conductivité électrique permet en premier lieu de déterminer le sens de
l’émulsion (crème). Une émulsion à conductivité élever implique que la phase dispersante
est de l’eau donc une émulsion direct (Huile/Eau), tandis qu’une émulsion inverse
(Eau/Huile) où la phase dispersante est l’huile présente une conductivité faible.

4. La consistance :
La consistance est un facteur qui favorise la stabilité de l’émulsion (crème), elle dépend de
la viscosité des deux liquides en présence. L’évaluation de la consistance et de son
évolution dans le temps montre si l’émulsion est suffisamment consistante, ou coulable, ou
facile à étaler.
5. Analyse granulométrique (taille de particule) :
La taille des particules est un paramètre important dans l’évolution de la stabilité de
l’émulsion (crème), une augmentation de la taille de ces gouttelettes signifie une
déstabilisation de système qui tend à un état floculé. La stabilité d’une émulsion est
favorisée par un faible diamètre moyen des gouttelettes.

42
Chapitre IV Matériels et méthodes

III.4 Collecte de données :


Avec le Docteur BELKACEM, dermatologue à l’hôpital balloua de Tizi Ouzou.

1. quelles sont pour vous les qualités d’une bonne photoprotection ?


- L’indice de protection est le paramètre le plus important pour évaluer sa qualité.
2. A quelles doses et à quelle fréquence doit-on appliquer la crème solaire ?
- Il faut toujours appliquer sa crème toutes les 2 heures.
3. Comment la peau réagit face au soleil ?
- La peau réagit et cela par la synthèse de la mélanine sur tout pour les peaux brunes
qui sont riche en mélanocytes.
4. Quel est le constituant le plus important dans une crème protectrice ?
- Les filtres, en particulier les filtres minéraux qui comportent des avantages majeurs.
En effet, ils sont hypoallergéniques et cela permet donc à un plus grand nombre de
personnes de pouvoir se protéger des UV. De plus ils agissent tout de suite après
l'application de la crème ce qui permet une meilleure protection.
5. Selon les types de peau, sur quoi vous basez vous pour prescrire une crème
protectrice ?
- Il y’a l’aspect et le phototype.
6. Quelle est la marque d’une crème antisolaire proposez vous le plus souvent a vos
patients ?
- Les marques restent des marques, sauf que il faut les acheter a la pharmacie pour
éviter des produits de contrefaçon.
7. L’efficacité d’une crème peut–elle juste s’évaluer par son SPF ?
- Oui
8. Pensez vous que les crèmes antisolaires protègent réellement la peau contre les
rayonnements UV ?
- Moi personnellement oui, je ne doute pas de leurs efficacités.
9. A partir de quel SPF considère tant que la crème est protectrice ?
- SPF 50 est le plus parfait.
10. Pour chaque type de peau, quelle est la durée d’exposition maximale au soleil sans
protection ?
- La matinée, on peut s’exposer normal sans risque, mais a éviter l’exposition entre 12h
et 16h.
11. Et enfin que souhaiter vous d’une future formulation ?
- Mon souhait c’est d’avoir une crème qui ne laisse pas de trace sur la peau et qui
s’adapte bien avec la peau masculine.

43
Chapitre V

Résultats et discussions
Résultats et discussions chapitre V

I. Aspect macroscopique et organoleptique:

Les émulsions préparées présentent toutes une stabilité à l’œil nu (pas de séparation de phase)
après leur fabrication à part celles dont le HLB =14 et 15 et cela pour une vitesse
d’homogénéisation de 16000 et 18000tr/min et HLB =15 pour une vitesse d’homogénéisation
de 24000tr/min.

Les résultats sont récapitulés dans le tableau n°10

Tableau n°10: Stabilité des émulsions préparées 15min, une semaine, 2semaines et un mois
après formulation.

HLB 4.7 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15
15min S S S S S S S S S S I I
Une
S S S S S S S S S I I I
semaine
1eresérie Stabilité
2
(16000tr/min) S S S S S S S S S I I I
semaines
1 mois S S S S S S S S S I I I
Aspect / C C C L L L L L L L L L
15 min S S S S S S S S S S I I
Une
S S S S S S S S S I I I
semaine
2emesérie Stabilité
2
(18000tr/min) S S S S S S S S S I I I
semaines
1 mois S S S S S S S S I I I I
Aspect / C C C L L L L L L L L L
15 min S S S S S S S S S S S S
Une
S S S S S S S S S S S I
eme semaine
3 série Stabilité
2
(24000tr/min) S S S S S S S S S S S I
semaines
1 mois S S S S S S S S S S I I
Aspect / C C C C C L L L L L L L
S : stable, I : instable,C:crémeux,L : laiteux.

Discussion des résultats :

1ere série : Toutes les émulsions sont stables à l’œil nu immédiatement après formulation sauf
pour le HLB =14 et HLB=15 qui montrent une démixtion nette. Cependant, il apparait que
seules les émulsions dont le HLB est égal à 13, 14 et 15présentent une instabilité après deux
semaines de la formulation.

En ce qui concerne l’aspect, la totalité des émulsions présente un aspect laiteux et cela juste
après formulation, seules les émulsions aux HLB= 4.7, 5 et 6 présentent un aspect crémeux
(figure n°31).

44
Résultats et discussions chapitre V

Toutefois, nous avons noté que toutes les émulsions ont conservé l’odeur initiale de la phase
aqueuse (eau de rose) ainsi que leur couleur à savoir rose pale. Aucun changement de couleur
n’a été observé en rapport avec le temps de conservation en ce qui concerne les émulsions qui
ont gardé leur stabilité.

Figure n°31 : Aspect macroscopique de la 1eresérie après une semaine.

2eme série : Pour la stabilité à l’œil nu, les mêmes résultats ont été obtenus pour cette série,
aucun changement n’a été observé par rapport à la précédente.
L’aspect de ces émulsions varie de crémeux pour HLB= 4.7, 5et 6 à fluide pour le HLB=7 et
8 et enfin laiteux pour le HLB=9,10, 11, 12, 13, 14 et 15. (figure n°32).

Figure n°32 : Aspect macroscopique de la 2eme série après une semaine.

L’augmentation de la vitesse d’homogénéisation réduit la taille des gouttelettes et les rend


uniformément dispersées au sein de la phase continue (eau de rose) ; parallèlement à cela,
nous avons noté un meilleur aspect pour cette série comparée à la précédente.
Ajoutons aussi qu’aucun changement de couleur et d’odeur n’a été constaté.

La 3eme série : Dans cette série toutes les émulsions sont stables à l’ œil nu après formulation.
Cependant après un mois seules les émulsions à HLB=14 et 15 présentent une séparation de
phase.
L’aspect crémeux a été conservé jusqu'à une valeur de HLB=8.
Aucun changement des caractères olfactifs et visuels n’a été constaté (figure n°33).

45
Résultats et discussions chapitre V

Figure n°33 : Aspect macroscopique de la 3ème série après une semaine

Remarque :
L’aspect laiteux d’une émulsion ne constitue pas un critère d’exclusion car insuffisant. En
effet, ce dernier peut être corrigé par l’ajout d’un polymère qui augmenterait sa viscosité.
Le choix du bon HLB (HLB optimal ou critique) dépendra d’autres critères de sélection tous
aussi importants et complémentaires.

II. Observation microscopique :

L’observation des émulsions au microscope optique au grossissement Gx10 permet une


appréciation de la taille des gouttelettes et une révélation du ou des types d’instabilités
produites.

Toutes les émulsions des trois séries préparées présentent un phénomène de floculation et de
coalescence (voir annexe I). Sauf pour celle du HLB=6 de la 3ème série qui a été réalisé à une
vitesse d’homogénéisation de 24000trs/min (figure n°34). En effet, les gouttelettes sont
mieux individualisées et uniformément dispersées.

Figure n°34 : Aspect microscopique de l’émulsion au HLB= 6 Avec un grossissement de 10.

46
Résultats et discussions chapitre V

III. Stabilité à la centrifugation :


Toutes les émulsions des trois séries après centrifugation pendant 10 min à 1500 et
3000trs/min ont montré une instabilité nette (séparation de phase, crémage) (voir l’annexe II).
Seule l’émulsion à HLB=6 de la 3ème série qui a présenté une stabilité après centrifugation
1500et 3000trs/min pendant 10 min (figure n°35,36), les résultats sont présentés dans le
tableau n°11

4.7 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15

Figure n°35 : Aspect des émulsions de la 3eme série après centrifugation à1500trs/min
de HLB=4.7à15 .
4.7 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15

Figure n°36 : aspect des émulsions de la 3èmesérie après centrifugation à3000tr/min de


HLB=4.7à15 respectivement.

Tableau n°11 : Stabilité des émulsions après centrifugation à 1500et 3000trs/min.

HLB
4.7 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15
Centrifugation
1500trs/min I I I I I I I I I I I I
ere
1 série
3000trs/min I I I I I I I I I I I I

1500trs/min I I I I I I I I I I I I
2èmesérie
3000trs/min I I I I I I I I I I I I
1500trs/min I I S I I I I I I I I I
ème
3 série
3000trs/min I I S I I I I I I I I I

S : stable, I : instable.

47
Résultats et discussions chapitre V

IV. Conductivité :

Les trois séries d’émulsions formulées ont subi un contrôle de conductivité afin de nous
fournir des informations sur le sens de l’émulsion. Les résultats sont exprimés en µS/cm et
présentés sur les tableaux et graphes ci-dessous.

Tableau n°12 : Les valeurs représentatives des trois séries d’émulsions.


HLB

4.7 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15
Conductivité
µS/cm
1ere série
41.2 32 30.3 37 78.5 127 130 141.2 149.7 151.9 132.2 119.1

2eme série 34.4 38.05 41.7 71.7 74.7 106.9 143.1 149.2 150.1 159.1 160 162.2
3eme série 46.5 55.2 60 63.2 112 137.8 150.4 152.7 158.3 163.6 144.3 138.2

conductivité en µS/cm
200

150

100 conductivité
en µS/cm
50

0
4,7 6 8 10 12 14

Figure n°37 : Conductivité de la première série d’émulsions en fonction de la HLB

Conductivité en µS/cm
200

100 Conductivité en
µS/cm
0
4,7 6 8 10 12 14

Figure n°38 : Conductivité de la deuxième série d’émulsion en fonction de la HLB

48
Résultats et discussions chapitre V

conductivité en µS/cm
200
150
100 conductivité
50 en µS/cm
0
4,7 6 8 10 12 14

Figure n°39 : Conductivité de la troisième série d’émulsion en fonction de la HLB

D’après les résultats donnés dans le tableau n°12 et graphes illustrés des trois séries (figure
n°37,38,39) on a remarqué que la conductivité varie largement dans les intervalles [41.2-
151.9] pour la 1ère série, [34.4-162.2] pour la 2ème série et [46.5-163.6] pour la dernière série.
Ces valeurs permettent à titre indicatif de nous renseigner sur le sens de l’émulsion (émulsion
de type H/E).

Notons que la conductivité est proportionnelle aux valeurs de HLB ceci peut s’expliquer par
l’apparition d’instabilité (séparation de phase). En effet, dans le cas du crémage il y’a
flottaison des gouttelettes huileuses et donc la conductivité indiquée représenterait la phase
continue (dans notre cas aqueuse).La conductivité de la phase aqueuse est 100 à 1000 fois
plus élevée que celle de l'huile. La valeur de la conductivité d'une émulsion dépendant de sa
phase externe, il est donc relativement facile de déterminer si l'émulsion est de type E/H ou de
type H/E.

Ce qui nous amène à conclure que toutes les émulsions préparées sont de type H/E.

V. Mesure de pH :
La mesure de pH va nous renseigner sur la stabilité chimique de la préparation car toute
dérive du pH est un signe de l’évolution de la composition chimique. Le pH des émulsions
doit être proche du pH cutané. Les résultats obtenus sont représentés dans le tableau suivant.

Tableau n°13 : Les valeurs représentatives du PH des trois séries d’émulsions.

HLB 4.7 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15
1eresérie 6.701 6.404 6.251 6.103 6.054 5.936 5.656 5.637 5.631 5.499 5.461 5.448

2emesérie 5.945 5.822 5.799 5.783 5.612 5.599 5.552 5.351 5.272 5.192 5.151 5.085

3emeséri 6.182 6.175 6.114 6.104 6.043 6.021 6.00 5.844 5.758 5.710 5.651 5.015

49
Résultats et discussions chapitre V

PH
10

PH
5

0 PH
0 5 10 15 20
HLB

Figure n°40:PH de la 1 série en fonction de la HLB.

PH
8
6
PH

4
2
0 PH
0 5 10 15 20

HLB
Figure n°41 : PH de la 2eme série en fonction de la HLB.

PH
8
6
4
PH
2
0
0 5 10 15

Figure n°42 : PH de la 3eme série en fonction de la HLB.

D’après les résultats illustrés dans les 3 figures ci- dessus ainsi que le tableau n°14, on
constate que le pH varie dans la fourchette allant de 5.015 à 6.701. Nous avons observé que la
valeur du pH diminue à chaque fois que le HLB augmente et cela pour les trois séries
d’émulsions.

Ces valeurs de pH obtenus sont presque toutes proches de la valeur du pH cutané sauf pour le
HLB=14 et 15 pour la 1ere série et HLB=11, 12, 13,14et 15 pour la 2emesérie et enfin pour le
HLB=15 pour la 3eme série.

50
Résultats et discussions chapitre V

VI. Contrôle rhéologique :


• Analyse Granulométrique :

La taille des gouttelettes est un paramètre important dans l’évaluation de la stabilité des
émulsions. Une augmentation de la taille des gouttelettes signifie une déstabilisation du
système qui tend à un état floculé. La stabilité d’une émulsion est favorisée par un faible
diamètre moyen des gouttelettes et une distribution des tailles des gouttes étroite. Nous
représenterons ci-dessous la moyenne des tailles des particules en µm pour les 3 séries
obtenues par Granulomètre laser (MASTERSIZER MODEL MALVERN2000).

Tableau n°14: Taille moyenne des particules des 3 séries en µm


HLB
4.7 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15
Granulométrie
en µm

1ere série 2.41 2.63 2.70 1.12 1.38 0.74 1.09 1.41 1.40 1.61 2.14 2.53

2èmesérie 3.41 3.35 3.06 1.42 1.06 1.05 1.77 1.31 1.49 1.67 3.02 1.48

3èmesérie 5.74 7.94 0.99 1.71 1.34 1.14 1.31 1.01 1.44 1.99 1.86 2.71

D’après le tableau ci-dessus, nous remarquons que la taille des particules ne dépasse pas
7.94µm, il s’agit donc d’émulsions a faible diamètre. Les émulsions les plus stables sont
celles qui présentent une taille très fine (de l’ordre de quelques micromètres) et une
distribution granulométrique étroite. Celles qui représentent ces caractéristiques sont :
l’émulsion à HLB=9 pour la 1ère et la 2ème série qui malheureusement ne satisfont pas les
conditions de stabilité des autres contrôles, par contre l’émulsion à HLB=6 pour la 3ème série
possèdent toutes les caractéristiques demandées( tableau n°14 et figure n°43)

51
Résultats et discussions chapitre V

Figure n°43 : La distribution granulométrique de l’émulsion à HLB=6

• La consistance :

Dans l’étude de la consistance des émulsions, on a constaté que la cette dernière diminue au
fur et a mesure que la HLB augmente.

Les différents aspects des émulsions préparées sont mentionnés dans le tableau n°15 :

Tableau n°15 : appréciation rhéologique des différentes émulsions.

HLB
4.7 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15
Appréciation
rhéologique
1ere série C C +/-C F F F F F F F F F
eme
2 série C C C +/-C +/-C F F F F F F F
eme
3 série C C C C C +/-C F F F F F F
C : consistant ; F : fluide ; +/-C : plus au moins consistant.

On a observé que la consistance de ces émulsions diminue en augmentant le HLB et augmente


aussi en amplifiant la vitesse d’homogénéisation (tableau n°15). Ceci s’explique par le fait
qu’au HLB le plus bas, la proportion en tensioactifs lipophile étant plus important.

52
Résultats et discussions chapitre V

Conclusion :

En conclusion suite à notre étude expérimentale, nous sommes amenés à dire que c’est
l’émulsion à HLB=6 qui convient le plus car, elle répond à l’ensemble des contrôles
rhéologique (granulométrie, consistance), physicochimique (conductivité entre autres) et
surtout aux études de stabilité.

VII. Incorporation du dioxyde de titane :


Le dioxyde de titane mis en suspension dans l’émulsion la plus stable (HLB=6) à laquelle on
a fait subi des contrôles au niveau du laboratoire de Pharmacie galénique de la Faculté de
médecine de Tizi Ouzou (Aspect microscopique et centrifugation).
L’introduction du dioxyde de titane n’a pas affecté ni la stabilité ni la consistance du système
dispersé de départ .
• Aspect macroscopique et caractéristiques olfactives :
Les caractéristiques macroscopiques initiales ont été conservées (voir figure n°44), l’odeur
n’a pas changée (odeur de l’eau de rose).

Figure n°44 : Aspect macroscopique de la crème.

• Aspect microscopique :
L’observation du système dispersé au microscope optique au Gx10 à donné une distribution
de taille qui ressemble à l’émulsion initiale ( figure n°34 et 45).

53
Résultats et discussions chapitre V

Figure n°45 : Aspect microscopique de la crème à HLB=6 avec Gx10

• Résistance à la centrifugation :
Après centrifugation de la préparation pendant 10 minutes à 1500 et 3000tr/min ;
aucun changement de stabilité par rapport à l’émulsion initiale ( figure n°35,36 et 46).

1500tr/min 3000tr/min

Figure n°46 : Aspect de la crème après centrifugation à 1500et 3000tr/min

VIII. détermination du pouvoir de protection :

Pour déterminer le pouvoir de protection d’une crème antisolaire, il est nécessaire de calculer
d’abord son SPF.

Il existe deux méthodes de calculs :

SPF in VIVO :

Ce test nécessite le recrutement de 10 à 20 sujets volontaires de différents phototypes qui


vont être exposé à des doses progressives et croissantes d’UV.

Ce test clinique n’a pas pu être réalisé pour des raisons d’éthique.

54
Résultats et discussions chapitre V

SPF in VITRO :

C’est un test alternatif de la méthode in VIVO qui consiste à étaler une quantité déterminée de
la crème sur un support en polyméthacrylate de méthyle (PMMA) qui remplace la peau.

On mesure alors l’absorbance en fonction de la longueur d’onde à l’aide d’un spectromètre.


En absence du polyméthacrylate de méthyle ce test n’a pas pu être réalisé.

55
Conclusion
générale
Le soleil est source de la vie, cependant ses rayonnements présentent de gros
risques pour la santé humaine. Les coups de soleil répétés, surtout au cours de la petite
enfance peuvent conduire à des cancers cutanés, ceux ci sont de deux types : les
carcinomes et les mélanomes, ces derniers étant les plus dangereux avec un risque de décès
très important. Une surexposition solaire peut également entrainer une dépression du
système immunitaire, un vieillissement cutané accéléré ainsi que des photosensibilisations.

Pour ce protégé efficacement contre les dangers du soleil, de nombreuses mesures de


protection sont à prendre dont l’application de produits de protection solaires. Ces derniers
ne sont pas des médicaments puisqu’ils n’ont pas une action thérapeutique, mais une action
physiologique limitée à l’enveloppe cutanée. Cependant, leur fabrication, et leur
commercialisation suivent une réglementation stricte.

Dans ce mémoire, nous avons formulé et étudié la stabilité d’une crème antisolaire
formulée au laboratoire de Pharmacie galénique qui est à la base une émulsion H/E
préparée avec des excipients comme l’eau de rose (phase aqueuse), l’huile d’amande douce
et l’huile de jojoba (phase huileuse) ainsi que les émulsifiants et le dioxyde de titane
(TiO2) qui est un filtre minérale. Ces émulsions ont subit une série de contrôles
organoleptiques, macroscopiques et physico-chimique ; ces derniers ont été réalisés au
CRD SAIDAL, El Harrach.

Nous avons préparé 3 séries d’émulsions à différentes HLB avec différentes vitesses
d’homogénéisation 16000,18000 et 24000tr/min par inversion de phase dans le but
d’arriver à une émulsion à HLB optimale.

Nous sommes parvenus à retenir l’émulsion dont le HLB=6 de la 3eme série faite à vitesse
d’homogénéisation de 24000 tr/min qui satisfait à tous les essais réalisés.

Enfin l’introduction du dioxyde de titane (TiO2) dans l’émulsion stable n’a pas modifié les
caractéristiques organoleptiques (couleur, odeur, aspect) et physicochimiques (analyse
microscopique, et résistance à la centrifugation).

La formulation obtenue avec des produits de moindres couts peut être proposée comme
crème antisolaire sous réserve de réaliser des tests cliniques sur un échantillon représentatif
de volontaires.

56
ANNEXE I : Aspects microscopique des émulsions préparées au cours de la
formulation préliminaire avec les différentes vitesses d’homogénéisation 16000,18000
et 24000tr/min. respectivement.

Les émulsions sont observées au microscope optique de marque ‘ZEISS’ avec un


grandissement de 10.

16000 tr/min :

HLB=4.7 HLB=5 HLB=6

HLB=7 HLB=8 HLB=9

HLB=10 HLB=11 HLB=12

57
HLB=13 HLB=14 HLB=15

18000tr/min:

HLB=4.6 HLB=5 HLB=6 HLB=7

HLB=8 HLB=9 HLB=10 HLB=11

HLB=12 HLB=13 HLB=14 HLB=15

58
24000tr/min:

HLB=4.7 HLB=5 HLB=6 HLB=7

HLB=8 HLB=9 HLB=10 HLB=11

HLB=12 HLB=13 HLB=14 HLB=15

59
ANNEXE II : Resistance à la centrifugation

Ce test a été fait avec une centrifugeuse de marque ‘HETTICH’ à des vitesses différentes
1500 et 3000tr/min pendant 10min avec une vitesse d’homogénéisation de 16000 et
18000tr/min.

16000tr/min :

De HLB=4.7 à15 respectivement avec une vitesse de centrifugation 1500tr/min

De HLB=4.7à15 avec une vitesse de centrifugation 3000tr/min

18000tr/min :

De HLB=4.7à15 avec une vitesse de centrifugation de 1500tr/min

60
De HLB=4.7 à 15 respectivement avec une vitesse de centrifugation de 3000tr/min

61
ANNEXE III : Quelques résultats de l’analyse granulométrique.

Cette analyse a été faite à l’aide d’un granulomètre laser de marque ‘MALVERN’

distribution granulométrique émulsion 3

4
% volume

0,1 1 10 100 1000 10000

taille µm

Distribution granulométrique de l’émulsion à HLB=6 avec une vitesse d’homogénéisation


de 16000tr/min

distribution granulométrique émulsion 5

10

6
% volume

0,01 0,1 1 10 100 1000 10000

taille µm

Distribution granulométrique de l’émulsion à HLB=8 avec une vitesse d’homogénéisation


de 16000tr/min

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Les références bibliographiques
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Résumé

Ce présent travail consiste à mettre au point une crème à propriétés protectrice et antisolaire
en utilisant la méthode d’inversion de phase en recherchant le HLB optimal. Il s’agit
principalement d’un système dispersé à deux phases immiscibles aqueuse et non aqueuse à
proportions fixes stabilisées par un mélange d’émulsionnants TWEEN80, SPAN60 En
optimisant la vitesse d’agitation, allant de 16000 à 24000 trs/min. La méthode
d’émulsification a permis au bout d’un certain temps et à une vitesse d’homogénéisation
déterminée d’arriver à un système stable vérifiable par une série de contrôles macroscopique,
organoleptique, physico-chimiques et rhéologique tel que la mesure de PH, la conductivité, la
centrifugation, l’analyse granulométrique. Les émulsions dont le HLB est égal à 13, 14, et 15
présentent aux différentes vitesses une séparation de phase visible à l’œil nu ; seule
l’émulsion à HLB = 6 obtenue à une vitesse d’agitation de 24000trs/min, répond
favorablement à nos attentes. A cette dernière on a rajouté un filtre solaire (dioxyde de titane),
le produit obtenu semble conserver les mêmes caractéristiques de départ.

Mots clé : crème antisolaire, inversion de phase, système stable, HLB optimal, filtre solaire
(dioxyde de titane).

Abstract

This present work is to develop a protective cream and sunscreen properties using the phase
inversion method by finding the optimal HLB. This is primarily a system dispersed in
aqueous two immiscible phases and non-aqueous fixed proportions stabilized by a mixture of
emulsifiers Tween80, SPAN60 By optimizing the speed of agitation, ranging from 16000 to
24000trs / min. The method of emulsifying allowed after a certain time and homogenization
speed determined to reach a stable verifiable system through a series of macroscopic controls,
organoleptic, physico-chemical and rheological such as PH measurement, conductivity,
centrifugation, particle size analysis. Emulsions whose HLB is 13, 14, and 15 show the
different speeds phase separation visible to the naked eye; only the emulsion HLB = 6
obtained a stirring speed of 24000trs / min, responds favorably to our expectations. At this last
we added a sunscreen (titanium dioxide), the product obtained appears to retain the same
starting characteristics.

Keywords: sunscreen cream, phase inversion, optimal HLB, stable system, sunscreen
(titanium dioxide).

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