Système dispersé en chimie pharmaceutique
Système dispersé en chimie pharmaceutique
MÉMOIRE DE MASTER
SPECIALITE : CHIMIE PHARMACEUTIQUE
THEME
Réalisé par :
Nous remercions d’abord Dieu de nous avoir donné la force d’aller jusqu’au bout de ce travail, et de nous
avoir entouré de nombreuses personnes qui nous ont aidé tout le long de notre parcours.
Nous tenons à exprimer nos sincères remerciements à notre promotrice Dr KESSAL Fetta
Fetta pour nous avoir
fait confiance et de nous encouragés tout au long de ce projet.
Les tests de contrôles ont été réalisés au sein du centre de recherche et développement
développement SAIDAL.
SAIDAL On
voudrait remercier Dr BOUHANACHE Bouchra de nous avoir accueillies au sein du laboratoire et pour le
support professionnel. Merci pour les discussions scientifiques, que nous avons partagées au cours de cette
période.
Nos gratitudes vont aussi à l’ensemble des membres du jury de thèse qui ont donné de leur temps pour
examiner notre mémoire et apporter un regard pertinent sur notre travail
MERCI.
Dédicaces
Je dédie ce modeste travail à
Mes parents pour leur aide durant toutes ces années d’études ;
Mes frères Ouamer, Arezki et lakhedar.
Mes très chères sœurs Hakima, Safia et son mari Madjid, ses trois enfants Aghiles, Juba et la
petite sirène Meriem pour leurs soutien et leurs amour.
A mon binôme Nassima, je te remercie pour tout. Un grand merci pour sa famille qui m’a
accueilli parmi eux et qui nous ont aidées pendant les moments difficiles.
A tous ce qui m’ont aidé de prés ou de loin durant cette merveilleuse année.
MONIA SAIKI
Dédicaces
Je dédie ce modeste travail à
Mes parents pour leur aide durant toutes ces années d’études ;
Mon frère Aghiles.
Mes grands parents Achour et Yamina.
A mon binôme Monia, je te remercie pour tout. Un grand merci pour sa famille
qui m’a accueilli parmi eux et qui nous ont aidées pendant les moments
difficiles.
A tous ce qui m’ont aidé de prés ou de loin durant cette merveilleuse année.
NASSIMA GUERROUCHE
Sommaire
Introduction générale…………………………………………………………01
A) La peau ........................................................................................................................ 14
I. Physiologie de la peau ........................................................................................... 14
II. Rôle de la peau ....................................................................................................... 17
III. Le PH cutané ......................................................................................................... 18
IV. Typologie cutané ................................................................................................... 19
B) Le soleil ....................................................................................................................... 20
I. Spectre électromagnétique ..................................................................................... 20
II. Les rayonnements UV ............................................................................................ 20
III. La peau face au soleil ............................................................................................. 21
IV. Les effets néfastes .................................................................................................. 22
Matériels et Méthodes :
I. Matériels utilisés .................................................................................................... 36
I.1. équipements de préparation ............................................................................ 36
I.2. équipements de caractérisation et contrôle ...................................................... 37
II. Matières première ................................................................................................... 40
II.1. la phase aqueuse ............................................................................................ 40
II.2. la phase huileuse ............................................................................................ 41
II.3. le principe actif ............................................................................................... 42
III. Procédure de formation ......................................................................................... 43
III.1. détermination de la HLB critique .................................................................. 43
III.2. protocole expérimentale ............................................................................... 44
III.3. les contrôles effectués sur les préparations ................................................... 45
III.4. Collecte de données ....................................................................................... 46
Résultats et discussions :
I. Aspect macroscopique et organoleptique ..................................................................... 47
II. Observation microscopique .......................................................................................... 49
III. Stabilités a la centrifugation ......................................................................................... 50
IV. Conductivité ................................................................................................................. 51
V. Mesure de PH ............................................................................................................... 53
VI. Contrôle rhéologique .................................................................................................... 54
VII. Incorporation du dioxyde de titane ............................................................................. 56
VIII. Détermination du pouvoir de protection .................................................................. 58
Signes et Abréviations
µm : Micromètre.
nm : nanomètre.
Pa : Pascal
Ph : Potentiel d’hydrogène.
r : Rayon de la particule.
g : Accélération de l’apesanteur.
IP : Indice de protection.
F : Force de frottement.
Figure 20 : principe de cisaillement d’un fluide entre deux surfaces planes............................ P28
Figure 31 : Aspect macroscopique de la 1ère série après une semaine ..................................... P48
Figure 32 : Aspect macroscopique de la 2ème série après une semaine .................................... P48
Figure 33 : Aspect macroscopique de la 3ème série après une semaine .................................... p49
Tableau n°9 : Les formules quantitatives des émulsions selon HLBm proposés….....P40
Tableau n°10 : Stabilité des émulsions préparées 15min, une semaine, 2semaines et
Les crèmes antisolaires comptent aujourd'hui parmi les produits couramment utilisés pour
protéger de la nocivité des rayonnements UV. L’évolution de la cosmétologie est, depuis
ces dernières années, considérable, notamment par le nombre de nouvelles substances qui
apparaissent et par la pression de plus en plus forte de leur réglementation.
Les produits antisolaires (crèmes) sont avant tout des systèmes dispersés, qui sont un
mélange d’une phase aqueuse et huileuse ainsi que de nombreux autres composants comme
des émulsifiants, des filtres solaires des agents protecteurs et des conservateurs. Les
émulsions sont des formulations utilisées afin d’obtenir des propriétés d’usage ou des
compositions adéquates, il est important que les substances qui entrent dans sa composition
ne présentent pas de nocivité et maintiennent les propriétés physico-chimiques exigées
pour obtenir des produits stables et de présentation agréable.
1
Pour sélectionner le produit le plus stable, un certains nombre de critères de sélection a été
retenus : le PH, la centrifugation, l’analyse granulométrique laser et microscopie optique,
la conductivité, l’aspect macroscopique et organoleptique.
La partie expérimentale, est présentée en deux chapitres, le premier chapitre présente les
différentes méthodes et appareils utilisés. Le deuxième chapitre présente l’interprétation
des résultats obtenus et discussion.
2
Chapitre I
Généralités
sur les systèmes dispersés
Chapitre I Généralités sur les systèmes dispersés.
A travers ce chapitre, nous aborderons quelques généralités sur les systèmes dispersés. Ces
derniers posent deux types de problèmes : Tout d’abord ils ne sont jamais des systèmes
stables au sens de la thermodynamique. En effet il y a plusieurs évolutions possibles: par
agrégation, mûrissement ou coalescence que le formulateur doit maîtriser.
Ensuite viennent les propriétés originales, qui différent des phases constituantes, telles les
propriétés mécaniques (écoulement de la dispersion lorsqu’elle est à l’état fluide, résistance
mécanique lorsqu’elle est à l’état solide), les propriétés optiques (transparence ou opacité,
diffusion de lumière), et des propriétés physicochimiques (mouillage, adsorption ou adhésion)
[1].
I. Définition :
On appelle dispersions tous les systèmes formés de petits domaines d’une phase
dispersés dans une autre phase. Ces phases peuvent être des liquides homogènes, des solides
ou des gaz .Une dispersion est composée essentiellement de deux phases différentes soit
liquide/liquide ou solide/liquide…
Les dispersions sont formées d’une phase dispersante (continue, externe) au sein de
laquelle se trouve une phase dispersée (discontinue, interne), fragmentée non miscible à la
première, c’est un système multiphasique.
Un des inconvénients de l’emploi des dispersions est leur instabilité. Il est en effet très
difficile d’obtenir un équilibre naturel parfait lorsque l’on mélange deux phases non miscibles
l’une dans l’autre. Pour cela on retrouvera dans la formulation des composants de base
essentiels, piliers de la stabilité des dispersions : les tensioactifs.
3
Chapitre I Généralités sur les systèmes dispersés.
la dispersion, il faut les suspendre par agitation mécanique ou par blocage des
mouvements dans un liquide (utilisation d’un gélifiant) [2].
- Si les particules sont de tailles inférieures à 1 µm, on parle de dispersions colloïdales.
Dans ces dispersions très fines, les mouvements browniens dus à l’agitation thermique ont un
effet plus grand que la sédimentation sous l’effet de la gravité, donc ces dispersions ne se
séparent pas spontanément .Il faut pour les séparer employer des moyens physico-chimiques
qui font agréger les particules, ou bien appliquer une accélération centrifuge très forte [2].
4
Chapitre I Généralités sur les systèmes dispersés.
V. Les émulsions :
V.1.Définition :
Une émulsion est une dispersion d’un liquide en fines gouttelettes dans un autre liquide,
les deux liquides étant non miscibles. La phase huileuse (ou phase grasse) contient les
ingrédients type huiles, cires, graisses ainsi que des actifs liposolubles ; la phase aqueuse est
quant à elle constituée d’eau et des composants hydrosolubles. Le liquide sous forme de
gouttelettes est qualifié de phase dispersée (ou phase discontinue), tandis que l’autre liquide
est appelé phase dispersante (ou phase continue). On peut alors obtenir des émulsions huile-
dans-eau (H/E) ou eau-dans-huile (E/H)[4].
5
Chapitre I Généralités sur les systèmes dispersés.
Emulsions multiples :
Elles sont constituées de deux phases lipophiles et d’une phase hydrophile L/H/Lou de deux
phases hydrophiles et d’une phase lipophile H/L/H.
Elles sont souvent utilisées en cosmétique et en pharmacie afin de rendre possible
l’association d’ingrédients normalement incompatibles, cependant du fait de leur complexité
elles ne seront pas traitées [22].
Une autre catégorie est présentée à part car ce ne sont pas réellement des systèmes
biphasiques est qui sont :
6
Chapitre I Généralités sur les systèmes dispersés.
[Link] :
La concentration de l’émulsion, ou concentration de la phase dispersée est mesurée par la
fraction volumique de phase dispersée ɸ, c'est-à-dire par le nombre de gouttelettes présentes
dans la phase dispersante [22], la formule est la suivante :
Avec :
VD : Volume de la phase dispersée
VC : Volume de la phase continue
Ce paramètre est important car il influe sur la stabilité de l’émulsion, sa fabrication et ses
propriétés macroscopiques [22].
Le tableau 3 donne les valeurs seuils communément admises [22] :
7
Chapitre I Généralités sur les systèmes dispersés.
Une émulsion diluée se distingue d’une émulsion concentrée par l’interaction entre les
gouttelettes de la phase dispersée. En effet, les gouttelettes d’une émulsion diluée ont moins
d’interaction les unes avec les autres, contrairement aux gouttelettes d’une émulsion
concentrée [22].
[Link]étrie :
La granulométrie représente la taille des gouttelettes de la phase dispersée. L’analyse
granulométrique permet de déterminer les différentes tailles de gouttelettes ainsi que leur
diamètre moyen. Le diamètre moyen des gouttes dans une dispersion est souvent donné par le
diamètre moyen de Sauter D[3,2] défini par[4] :
D32=∑nidi3 / ∑nidi2
Avec :
ni : le nombre de gouttes de diamètre di.
Il correspond au diamètre d'une gouttelette dont le rapport volume/surface est égal au volume
total de toutes les gouttes par rapport à la surface totale couverte.
Dans une émulsion, la taille des gouttelettes présentes dans la phase dispersée peut varier.
Pour mesurer la granulométrie d’une émulsion, la méthode la plus simple est l’utilisation
d’un microscope optique, elle consiste à prendre une photographie représentative de
l’ensemble des gouttelettes de l’émulsion à partir d’un microscope et d’analyser l’image
obtenue à l’aide d’un logiciel spécialisé. On obtient ainsi une description numérique et
géométrique de l’ensemble des gouttelettes présentes de l’émulsion [4].
Il existe également une autre technique appelée la granulométrie laser basée sur le principe de
diffraction de la lumière. Les gouttelettes présentes dans l’émulsion diffractent la lumière
émise par un faisceau laser, cette technique est plus précise qu’une analyse au microscope,
elle permet d’observer les gouttelettes de la taille du nanomètre de microémulsions invisible
au microscope optique [25].
V.3.4. Le sens de l’émulsion :
Une propriété importante d’une émulsion est son type : H/E, E/H ou éventuellement émulsion
multiple. Déterminer le type d’une émulsion revient à caractériser la phase externe.
Il existe plusieurs méthodes pour déterminer le sens d’une émulsion, nous citons entre autres
la méthode par dilution, la méthode aux colorants et la méthode par conductimétrie qui est la
plus utilisé[Link] conductivité de la phase aqueuse est donc 100 à 1000 fois plus élevée que celle
de l’huile, la détermination de la phase externe est d’une importance capitale dans
l’interprétation des phénomènes, notamment pour détecter l’inversion de phase au cours d’un
procédé d’émulsification. [3,28].
8
Chapitre I Généralités sur les systèmes dispersés.
V.4.1. Déstabilisation chimique : Dans ce cas l’instabilité est due à des réactions chimiques
entre les différents composants de l’émulsion
V.4.2. Déstabilisation biologique : sous l’effet de micro-organismes, une contamination de
l’émulsion peut avoir lieu ce qui engendre la rupture du système.
V.4.3. Déstabilisation physique : cette forme est la plus rencontrée, elle peut apparaitre sous
des phénomènes classés en instabilités réversibles ou irréversibles :
[Link] crémage et sédimentation :
Le crémage correspond à la migration des gouttelettes de la phase dispersée vers le haut tandis
que la sédimentation est la migration des gouttelettes vers le bas. La force entrainant ces
gouttelettes dépend de leur taille, de la différence de densité entre les deux phases ainsi que de
la pesanteur [23].
Le crémage et la sédimentation peuvent être maitrisés en:
- réduisant la taille des gouttelettes.
- augmentant la viscosité de la phase dispersante.
- choisissant des ingrédients permettant d’avoir des phases dispersées et dispersantes de
densité proche.
9
Chapitre I Généralités sur les systèmes dispersés.
V.4.3.2. La floculation :
C’est le rassemblement de gouttelettes de la phase dispersée en donnant des agrégats (figure
n°7) [3].
La floculation peut être maitrisée en :
- Augmentant la viscosité de la phase dispersante : l’épaississement de cette phase
diminue la fréquence de collision entre les gouttelettes.
- En ajoutant des émulsifiants [24].
[Link] coalescence :
Des gouttelettes dispersées de l’émulsion fusionnent pour donner des gouttelettes plus
grosses, c’est un phénomène irréversible (figure n°8). Elle est due à une mauvaise utilisation
du produit [3].
10
Chapitre I Généralités sur les systèmes dispersés.
[Link] :
Un tensioactif appelé aussi agent de surface, est un composé qui modifie la tension
interfaciale entre deux surfaces. Les composés tensioactifs sont amphiphiles et formés de
deux parties, une tête polaire soluble dans l’eau dite hydrophile et une queue lipophile ou
hydrophobe [3].
11
Chapitre I Généralités sur les systèmes dispersés.
[Link] cationiques :
La partie hydrophile est cationique, ces agents de surfaces ont la particularité de s’adsorber
sur les surfaces chargée négativement, normalement hydrophile pour les rendre lipophiles. Ils
comprennent les sels d’amines grasses et d’ammonium quaternaires [3].
[Link] amphotères :
Les tensioactifs amphotères sont des produits qui renferment à la fois des groupements acides
et des groupements basiques et qui suivant le pH du milieu dans lequel ils se trouvent, ils se
comportent soit comme des tensioactifs anioniques soit comme des tensiactif cationiques [3].
[Link] non ioniques :
Ce sont des tensioactifs qui ne s’ionisent pas dans l’eau. Ils sont généralement classés d’après
la nature de la liaison qui unit leur partie hydrophile à leur partie lipophile. Ce sont les plus
utilisés dans le domaine cosmétique.
Exemples :
Les tensioactifs non ioniques à liaisons Ester : R-COOR
- Ester de sorbitanne (Span 20, Span 40, Span 60, Span 80)
- Ester de sorbitannepolyoxyéthylène (Tween 20, Tween40, Tween60,Tween80)
Les tensioactifs anioniques:
- Les sels d’acides gras comme le savon de triéthanolamine.
- Les dérivées sulfonées comme le dioctylsufosuccinate de sodium
L’échelle est graduée de 1 à 20 .Tous les surfactifs dont le HLB est inférieure à 8, orientent
l’émulsion dans le sens H/L ; ils sont donc plus lipophiles qu’hydrophiles .Par conséquent,
tous ceux dont le HLB est supérieur à 8, orientent l’émulsion dans le sens L/H et leur fraction
hydrophile est dominante [9].
Lorsqu’il y’a un mélange de deux surfactifs de HLB différents, il faut calculer le HLB moyen
en tenant compte des proportions respectives des surfactifs [9].
Le HLB peut être déterminé selon plusieurs méthodes [6] :
- Par une méthode de contribution de groupes lipophiles et hydrophiles par la Formule :
HLB = 7 + Σ (HLB groupes hydrophiles) − Σ (HLB groupes lipophiles).......01
- Pour les tensioactifs non ioniques polyéthoxylés (esters d’acides gras ou
polyolsPolyéthoxylés), le HLB est donnée par l’équation :
HLB= + / ……………………………………….02
Où :
E : pourcentage en masse des motifs éthoxy
12
Chapitre I Généralités sur les systèmes dispersés.
13
Chapitre II
Peau et soleil
Chapitre II peaux et soleil
Nous aborderons dans ce chapitre les définitions relatives à la peau et les différents
rayonnements ultra-violets existants, ainsi que les effets néfastes du soleil sur celle-ci.
Nous citerons également quelques exemples de maladies en cas de surexposition au soleil.
A/La peau :
I. Physiologie de la peau :
La peau appelée aussi tégument (du latin tegumentum, couverture) est l’organe le
plus lourd et le plus étendu de l’organisme, pesant 4 kg et représentant une surface de 2
m2 ; son épaisseur varie de1 à 5 mm selon les endroits du corps.
Elle contient de l’eau, des sels minéraux, des protides, des lipides ainsi que des
glucides qui lui confèrent une bonne nutrition et une protection active [17].
La structure cutanée est une structure hétérogène composée de trois couches
superposées de la superficie vers la profondeur [16] ( figure n°11) :
- L’épiderme
- Le derme
- L’hypoderme
L’épiderme :
L’épiderme est la couche la plus superficielle de la peau dont l’épaisseur est variable,
maximale pour les régions palm plantaires (1,5 mm), minimale au niveau des paupières
(0,05 mm). Il est en constant renouvellement cette étape dure au moins trois semaines, il
est constitué de quatre types cellulaires (figure 12).
- Kératinocytes.
- Mélanocytes.
- Cellules immunocompétentes.
- Cellules de Merkel.
14
Chapitre II peaux et soleil
Les Kératinocytes :
Ce sont les cellules principales de l’épiderme. Elles permettent la cohésion de l’épiderme,
exercent une fonction barrière entre le milieu intérieur et extérieur et protègent contre les
radiations lumineuses [10].
Elles représentent 80% des cellules épidermiques [17].
15
Chapitre II peaux et soleil
16
Chapitre II peaux et soleil
Sensibilité :
La peau est l’organe le plus étendu de l’organisme et renferme de nombreux récepteurs
pour le toucher, la pression, la douleur et la température.
Thermorégulation :
Le tissu sous-cutané assure une isolation contre les pertes de chaleur et la sécrétion de
sueur aide à réguler la température corporelle, elle augmente avec la température et
provoque un rafraichissement grâce à son évaporation en surface.
Fonctions métaboliques :
La principale fonction métabolique de la peau est la synthèse de la vitamine D3, et le tissu
adipeux sous cutané constitue une réserve importante d’énergie sous forme de
triglycérides.
II. Le PH cutané :
Le pH du derme, voisin de7, se transforme en un pH acide voisin de 5 à la surface de la
peau. Cette augmentation considérable de l’activité en ions H+est due aux hydrolases de
l’épiderme qui génèrent plusieurs acides hydrosolubles, en particulier l’acide urocanique,
l’acide pyrrolidone carboxylique et l’acide lactique. Ces acides proviennent en grande
partie de la désintégration de la filaggrine et l’on considère que les acides gras
n’interviennent pas de façon sensible dans l’établissement du pH de la peau.
Le PH cutané est variable selon les individus et les zones corporelles, il se situe
généralement entre 4 et 7. En moyenne, il est de 5.5.
Il est influencé par divers facteurs : il augmente avec l’âge. Il varie aussi avec le sexe, est
plus alcalin chez les femmes, la couleur de la peau, il augmente enfin avec divers facteurs
extérieurs comme le lavage par les détergents [16,17].
17
Chapitre II peaux et soleil
La peau grasse :
La peau grasse est une peau épaisse et bien nourrie, elle sécrète de sébum en abondance et
riche en lipides épidermiques [17].
La peau sèche :
La peau sèche est la plus jolie mais c’est aussi celle qui vieillit le plus vite si l’on n’y prend
pas garde.
La peau sèche manque de lipides sébacés, de lipides épidermiques et d’eau. Elle se
caractérise par un teint clair mais sans éclat [17].
La peau noire :
L’épaisseur de l’épiderme est identique à celle de la peau blanche mais la couche cornée
présente 20 couches cellulaires au lieu de 16. Elle est donc plus compacte et plus solide. La
desquamation est de 2,5 fois plus importante. Elle entraîne un aspect terne et poussiéreux
de la peau, qui n’est pas compensé par la sudation naturelle abondante dans les climats
chauds. L’épiderme du noir serait relativement moins hydraté que celui du blanc. Le
contenu lipidique intercellulaire est supérieur de 15% à celui de la peau blanche.
La peau asiatique :
- L’épaisseur du stratum corneum de la peau des asiatiques est comprise entre celle
des Caucasiens et celle des Négroïdes.
- La sécrétion sébacée est, elle aussi, inférieure à celle des peaux blanches.
B/Le soleil :
I. Spectre électromagnétique :
Le soleil, étoile centrale du système solaire, prodigue à la Terre chaleur et lumière
(Figure n°15)La photosphère solaire émet ainsi un rayonnement électromagnétique, dont
le spectre s'étend des rayons ɣ, la longueur d'onde la plus courte, aux ondes radios.
18
Chapitre II peaux et soleil
L'énergie des photons étant inversement proportionnelle à la longueur d'onde, plus les
longueurs d'onde sont courtes, et plus le rayonnement est dangereux. L'atmosphère
terrestre permet d'arrêter une partie des rayonnements les plus dangereux, notamment les
rayons les rayons X et les Ultraviolets (UV) aux longueurs d'onde les plus courtes [26].
- Les UVC : De 100 à 280nm, ce sont les UV les plus énergétiques, donc les plus
nocifs. Cependant, l'atmosphère terrestre, et notamment la couche d'ozone, permet
de les filtrer presque entièrement.
- Les UVB : De 280 à 320nm, ils représentent environ 5% du rayonnement UV
terrestre. Ils sont responsables du bronzage à retardement, et jouent un rôle dans la
synthèse de vitamine D de l'organisme.
- Les UVA : De 320 à 400nm, ils représentent les 95% restants. Moins énergétiques
donc moins dangereux, ils sont responsables des bronzages rapides [26].
19
Chapitre II peaux et soleil
La majorité des UVB est absorbée par la couche cornée, cependant 10% d’entre eux
atteignent le derme. La majorité du rayonnement UVA et du visible traverse l’épiderme.
Le visible et l’IR traversent l’épiderme et le derme pour atteindre l’hypoderme (voir figure
17).
Les UVA qui pénètrent plus profondément dans la peau que les UVB sont responsables de
photosensibilisation car cette pénétration rend possible leur interaction avec des molécules
situées loin dans le derme [12].
- Coups de soleil :
Ce sont des brûlures dues aux UVB mais également aux UVA (artificiels comme
naturels). La peau devient rouge violacée et cause une douleur avec apparition de
cloques.
20
Chapitre II peaux et soleil
21
Chapitre III
Mise au point
et caractérisation
des crèmes protectrices
Chapitre III Mise au point et caractérisation des crèmes protectrices
I. Les crèmes :
I.1. Définition :
Les crèmes sont des préparations dermatologiques multiphasiques, comprenant au moins
deux phases liquides non miscibles : une phase hydrophile ou aqueuse et une phase
lipophile ou huileuse. Ce sont donc des émulsions, c'est-à-dire des systèmes dispersés dans
lesquels une des deux phases liquides, appelée phase dispersée ou interne ou discontinue,
est fragmentée en fines gouttelettes (1 à 100 micromètres (µm) qui sont distribuées de
façon homogène dans l'autre liquide (phase externe, continue ou dispersante).
Comme tout système émulsionné, les crèmes doivent obligatoirement être stabilisées par
des émulsionnants ou tensio-actifs ou surfactifs, qui sont des substances amphiphiles
abaissant la tension interfaciale et l'énergie libre de surface [13].
22
Chapitre III Mise au point et caractérisation des crèmes protectrices
La molécule passe alors d'un état E à un état excité E* (voir figure n°18), suivant la loi
suivante [26] :
Où :
∆E ꞊ E* - E
Pour absorber les rayons UV, les filtres chimiques pénètrent l’épiderme afin de créer une
couche filtrante qui neutralise les rayons ultra-violets, ce qui évite l’endommagement de la
peau. Le filtre chimique est donc un composé aromatique dont celui-ci est souvent associé
à d’autres groupements, tels que les groupes carbonyles par exemple ou des doubles
liaisons carbone- carbone. Ces filtres sont les plus utilisés car leur application est plus
esthétique, mais ils comportent aussi des inconvénients : ils n’agissent que 20 à 30 minutes
après leur application sur la peau et provoquent des allergies, parmi les filtres chimiques
les plus utilisés on trouve l’oxybenzone. [10].
23
Chapitre III Mise au point et caractérisation des crèmes protectrices
24
Chapitre III Mise au point et caractérisation des crèmes protectrices
Peau foncée ; cheveux noirs, yeux Bronze très facilement ; coups de soleil
V noirs rares
Peau noir ; cheveux noirs ; yeux Peau foncée ; jamais de coups de soleil
VI noirs.
Figure n°20 : Principe de cisaillement d’un fluide entre deux surfaces planes [4].
Afin de caractériser l'écoulement d'un fluide, on étudie son comportement sous l’effet d’un
mouvement de cisaillement.
Dans la théorie des écoulements laminaires, un fluide est un empilement de plusieurs
couches liquides. Le mouvement de cisaillement est le mouvement d'un échantillon entre
deux surfaces planes, l'une immobile, l'autre animée d'un déplacement parallèle à la
première. Les deux plans parallèles sont séparés d’une distance dy, et les deux couches de
surface S se déplacent l’une par rapport à l’autre d’un déplacement dξ (voir figure 20).
25
Chapitre III Mise au point et caractérisation des crèmes protectrices
Les forces de cisaillement ܨsont les forces de frottement qui apparaissent à la surface de
ces deux couches, et s’exercent tangentiellement à leur surface [4].
a.3. Déformation ߛ
Sous l'action de cette contrainte, le matériau va se déformer. On appelle déformation γ, la
variation du déplacement ξ lorsqu'on passe d'une couche à une couche infiniment
voisine[4].
܌
ɣ= = ݐg ߙ
ࢊࢅ
b. Profil rhéologique des crèmes cosmétiques :
b.1-Influence des tensioactifs utilisés :
L’influence de la concentration en agent tensio-actif sur les propriétés rhéologiques des
crèmes a montré qu’une augmentation de plus de 50% de la quantité de tensio-actif
engendre une formulation nettement plus élastique. De plus, une longueur importante de la
chaîne hydrocarbonée du tensioactif rend la structure de la crème plus cohérente.
Les propriétés rhéologiques sont également affectées par la rhéologie du film à l’interface,
la viscosité et la composition chimique du milieu, de même que la distribution de la taille
des gouttelettes [4].
b.2-Influence de la granulométrie :
La taille des gouttelettes est connue pour être une variable très importante dans la rhéologie
de l'émulsion. Il y a une corrélation claire entre la distribution de la taille des gouttelettes et
les propriétés viscoélastiques.
Les paramètres qui déterminent la rhéologie de base d'une crème sont la rhéologie de la
phase continue et la nature des gouttelettes (distribution de taille, déformabilité, viscosité
interne, concentration et nature de l'interaction particule-particule).La rhéologie et la
vitesse de crémage d’émulsions huile-dans-eau monodispersées sont fortement influencées
par la taille des gouttelettes et leur concentration [4].
26
Chapitre III Mise au point et caractérisation des crèmes protectrices
- Détermination du pH :
Elle est effectuée, grâce à des réactions colorées ou à l'utilisation de pH-mètres,
directement sur l'émulsion ou après dilution (à environ 10 %) dans de l'eau distillée.
Elle est importante parce que le PH influence la stabilité des émulsions, la tolérance
cutanée des préparations [13].
- Détermination de la granulométrie :
Ce paramètre est très important car il influe sur la stabilité de la préparation, il nous
donne aussi une idée sur la taille des gouttelettes. Plus la taille des gouttelettes sont
petites plus la préparation est stable et cela s’effectue soit à l’aide d’un
Granulomètre laser, soit avec un microscope [13].
- détermination de la viscosité :
Cette propriété peut être appréciée soit macroscopiquement, soit être déterminée à
l’aide d’un viscosimètre et fait partie des propriétés rhéologiques [13].
27
Chapitre III Mise au point et caractérisation des crèmes protectrices
Test de Saidman (in vivo) qui consiste à administrer des doses croissantes, d’un
rayonnement en lumière totale (UV, visible, IR) selon une progression arithmétique ou
géométrique.
L’unité de la DEM est la dose standard érythémale (SED). Elle exprime la quantité d’UV
nécessaire pour induire un érythème sur la peau humaine et qui vaut à 100 J.m-2. En
moyenne, la DEM pour les sujets de phototypes I à IV est compris entre 1,5 et 6 SED soit,
150 à 600 J.m-2. Il est évalué sur 10 à 20 sujets minimum, volontaires, de phototypes I, II et
III. On applique 2 mg de produit par cm² de peau dans le dos, Ensuite différentes zones
sont soumises à des doses croissantes d’ultraviolets. Enfin, les volontaires doivent revenir
24 heures après l’exposition pour la lecture de l’expérience car c’est le temps au bout
duquel la réponse érythémale est maximale [12, 15,26].
Remarque :
Il existe une DEM pour chaque longueur d’onde. Il est à noter que la DME n’existe pas
pour les UVA car ils ne provoquent pas d’érythème.
28
Chapitre III Mise au point et caractérisation des crèmes protectrices
A titre d’exemple :
• un FPS de 2 signifie que le temps d’exposition requis pour induire un érythème est
deux fois plus important lorsque la peau est protégée que lorsqu’elle ne l’est pas.
• Si un individu qui prend un coup de soleil après 12 mn d’exposition sans
protection, un FPS de 20 signifie qu’il lui faudra 4h (20x12=240 mn) pour avoir un
coup de soleil identique avec cette crème solaire[28].
Remarque :
• Une crème antisolaire doté d'un FPS 15 peut absorber plus de 92 % des rayons
UVB.
• Une crème antisolaire doté d'un FPS 30 peut absorber jusqu'à 96,7 % des rayons
UVB.
• Une crème antisolaire doté d'un FPS 40 peut absorber jusqu'à 97,5 % des rayons
UVB.
• Le terme « écran total » est interdit pour les crèmes solaires, car aucune crème
solaire, même à haut indice de protection, ne peut bloquer 100% des UV [28].
29
Chapitre III Mise au point et caractérisation des crèmes protectrices
V. Biopharmacie cutanée :
La préparation appliquée sur la peau se trouve au contact de l’épiderme. Celui-ci est formé
de cellules qui, en progressant vers l’extérieur, subissent des modifications importantes de
leur constitution chimique. Elles se chargent en kératine riche en ponts disulfures et
difficilement attaquables par les agents d’hydrolyse comme les acides, alcalins
dilués…..etc.
La peau est recouverte d’un film hydrolipidique auquel la préparation devra se mélanger et
dans lequel elle va libérer les substances actives, celle-ci constitue une barrière très
efficace mais elle peut cependant être traversée par de petites quantités de substances
lipophiles capables de pénétrer dans les couches cornées [20]. Cette dernière a la propriété
de retenir des substances actives. Les substances appliquées traversent la peau soit par :
- La pénétration : qui correspond au passage de la substance dans la couche de
l’épiderme.
- La résorption : qui correspond au passage de la substance à travers le derme [21].
30
Chapitre III Mise au point et caractérisation des crèmes protectrices
Filtration passive :
Elle correspond au passage à travers le follicule pilo-sébacé et l’espace
intercellulaire. Elle est en rapport avec le diamètre des pores et intéresse surtout les
molécules hydrosolubles [21].
Diffusion passive :
Elle fait intervenir les gradients de concentration qui jouent sur la liposolubilité et
sur l’hydrosolubilité des différentes couches de la peau. Il existe au niveau de la
couche cornée des molécules qui vont passer et s’arrêter dans les couches
cellulaires moyennes et former un réservoir, on parle d’effet réservoir. La
concentration à ce niveau va augmenter par rapport aux tissus sous-jacents, la
libération progressive de cette réserve conduit à des effets prolongés [21].
Le transport actif :
Il demande de l’énergie pour que la diffusion s’effectue à l’inverse du gradient de
concentration [2
31
Chapitre III Mise au point et caractérisation des crèmes protectrices
Après chauffage des deux phases à une certaine température, la phase dispersante est
ajoutée goutte à goutte à la phase dispersée et le principe actif qui est le filtre est
additionné à la fin de la préparation [13].
32
Chapitre IV
Matériels et méthodes
Chapitre IV Matériels et méthodes
I. Matériels utilisés :
I.1. Equipements de préparation :
b) la balance :
Les quantités de différents ingrédients utilisés pour la formulation ont été mesurées
à l’aide d’une balance du type METTLER PJ400 (figure n°21)
c) Agitateur mécanique :
L’agitation a été effectué par un agitateur de type W 10R (figure n°22) .La vitesse
de rotation de l’axe centrale est comprise entre 300 et 2000 tr/min qui
correspondent à la position de cursus entre 1 et 10 respectivement.
33
Chapitre IV Matériels et méthodes
d) Homogénéisateur :
Il est de type Ultra-turrax de marque IKA (Figure n°23), composé d’un système de
rotor/stator et est utilisé pour l'homogénéisation et la dispersion des mélanges. La vitesse
d’agitation est comprise entre 3200 et 25000 tours/min.
e) Un bain –marie :
le chauffage des deux phases a été effectuer par un bain-marie de marque
KOTTERMANN LABORTECHNIC (figure n°24)
a) PH-mètre :
Le pH-mètre avec lequel la valeur de pH a été déterminée est de marque WTW modèle
197 (Figure n°25).
34
Chapitre IV Matériels et méthodes
Figure n°25:PH-mètre
b) Conductimètre :
La valeur de la conductivité a été déterminée à l’aide d’un conductimètre de marque
WTW instruments modèle cond 3110
Un microscope de marque ZEISS (figure n°27) est utilisé pour estimer la taille des gouttes
et leur dispersion dans la phase continue, d’observer leur forme, de déterminer l’état
d’agrégation, et d’identifier certaines instabilités comme la coalescence.
35
Chapitre IV Matériels et méthodes
36
Chapitre IV Matériels et méthodes
37
Chapitre IV Matériels et méthodes
Huile de jojoba :
D’origine commerciale l’huile de jojoba tiré du laboratoire d’EL Captain company en
[Link] huile et de couleur jaune doré, pâle, ou foncé, elle a une odeur très douce.
Elle est riche en vitamine E, possède la particularité d’améliorer l’apparence de la peau
mais aussi de la revitaliser.
C’est un ester de sorbitane, commercialisé sous le nom span 60, il est obtenu à partir de
sorbitol qui subit une déshydratation interne pour donner le sorbitane .celui ci est ensuite
estérifié à partir de l’acide stéarique.
Le dioxyde de titane est une poudre cristalline blanche composé d’oxygène et de titane de
formule TiO2.
Le dioxyde de titane existe sous plusieurs formes dont les trois principales sont l’anatase,
le rutile et la brookite. Seuls l’anatase et le rutile présentent un intérêt technologique. Ces
38
Chapitre IV Matériels et méthodes
deux phases sont tétragonales. Une des plus anciennes applications du dioxyde de titane est
la protection contre les UV grâce `a ses propriétés optiques (absorption dans la région UV).
[28].
-phase lipophile………………………………………………20g.
-mélange d’émulsifiants……………………………………….5g.
39
Chapitre IV Matériels et méthodes
Pour obtenir une émulsion stable et visqueuse qui possède les caractéristiques physico-
chimiques d’une crème, nous avons opté à réaliser 3 séries d’émulsions à 3 vitesses
d’homogénéisation différentes qui sont : 16000, 18000 et 24000tr/min.
Le tableau n°9 : les formules quantitatives des émulsions selon HLBm proposés
Remarque :
Le tableau ci-dessus ne donne pas la quantité des émulsions de base car on a aussi soustrait
de la phase aqueuse les 10g du dioxyde de titane.
Les émulsions sont préparées selon la technique d’inversion de phase ,en respectant les
étapes suivantes :
40
Chapitre IV Matériels et méthodes
41
Chapitre IV Matériels et méthodes
3. La conductivité :
Une mesure de la conductivité électrique permet en premier lieu de déterminer le sens de
l’émulsion (crème). Une émulsion à conductivité élever implique que la phase dispersante
est de l’eau donc une émulsion direct (Huile/Eau), tandis qu’une émulsion inverse
(Eau/Huile) où la phase dispersante est l’huile présente une conductivité faible.
4. La consistance :
La consistance est un facteur qui favorise la stabilité de l’émulsion (crème), elle dépend de
la viscosité des deux liquides en présence. L’évaluation de la consistance et de son
évolution dans le temps montre si l’émulsion est suffisamment consistante, ou coulable, ou
facile à étaler.
5. Analyse granulométrique (taille de particule) :
La taille des particules est un paramètre important dans l’évolution de la stabilité de
l’émulsion (crème), une augmentation de la taille de ces gouttelettes signifie une
déstabilisation de système qui tend à un état floculé. La stabilité d’une émulsion est
favorisée par un faible diamètre moyen des gouttelettes.
42
Chapitre IV Matériels et méthodes
43
Chapitre V
Résultats et discussions
Résultats et discussions chapitre V
Les émulsions préparées présentent toutes une stabilité à l’œil nu (pas de séparation de phase)
après leur fabrication à part celles dont le HLB =14 et 15 et cela pour une vitesse
d’homogénéisation de 16000 et 18000tr/min et HLB =15 pour une vitesse d’homogénéisation
de 24000tr/min.
Tableau n°10: Stabilité des émulsions préparées 15min, une semaine, 2semaines et un mois
après formulation.
HLB 4.7 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15
15min S S S S S S S S S S I I
Une
S S S S S S S S S I I I
semaine
1eresérie Stabilité
2
(16000tr/min) S S S S S S S S S I I I
semaines
1 mois S S S S S S S S S I I I
Aspect / C C C L L L L L L L L L
15 min S S S S S S S S S S I I
Une
S S S S S S S S S I I I
semaine
2emesérie Stabilité
2
(18000tr/min) S S S S S S S S S I I I
semaines
1 mois S S S S S S S S I I I I
Aspect / C C C L L L L L L L L L
15 min S S S S S S S S S S S S
Une
S S S S S S S S S S S I
eme semaine
3 série Stabilité
2
(24000tr/min) S S S S S S S S S S S I
semaines
1 mois S S S S S S S S S S I I
Aspect / C C C C C L L L L L L L
S : stable, I : instable,C:crémeux,L : laiteux.
1ere série : Toutes les émulsions sont stables à l’œil nu immédiatement après formulation sauf
pour le HLB =14 et HLB=15 qui montrent une démixtion nette. Cependant, il apparait que
seules les émulsions dont le HLB est égal à 13, 14 et 15présentent une instabilité après deux
semaines de la formulation.
En ce qui concerne l’aspect, la totalité des émulsions présente un aspect laiteux et cela juste
après formulation, seules les émulsions aux HLB= 4.7, 5 et 6 présentent un aspect crémeux
(figure n°31).
44
Résultats et discussions chapitre V
Toutefois, nous avons noté que toutes les émulsions ont conservé l’odeur initiale de la phase
aqueuse (eau de rose) ainsi que leur couleur à savoir rose pale. Aucun changement de couleur
n’a été observé en rapport avec le temps de conservation en ce qui concerne les émulsions qui
ont gardé leur stabilité.
2eme série : Pour la stabilité à l’œil nu, les mêmes résultats ont été obtenus pour cette série,
aucun changement n’a été observé par rapport à la précédente.
L’aspect de ces émulsions varie de crémeux pour HLB= 4.7, 5et 6 à fluide pour le HLB=7 et
8 et enfin laiteux pour le HLB=9,10, 11, 12, 13, 14 et 15. (figure n°32).
La 3eme série : Dans cette série toutes les émulsions sont stables à l’ œil nu après formulation.
Cependant après un mois seules les émulsions à HLB=14 et 15 présentent une séparation de
phase.
L’aspect crémeux a été conservé jusqu'à une valeur de HLB=8.
Aucun changement des caractères olfactifs et visuels n’a été constaté (figure n°33).
45
Résultats et discussions chapitre V
Remarque :
L’aspect laiteux d’une émulsion ne constitue pas un critère d’exclusion car insuffisant. En
effet, ce dernier peut être corrigé par l’ajout d’un polymère qui augmenterait sa viscosité.
Le choix du bon HLB (HLB optimal ou critique) dépendra d’autres critères de sélection tous
aussi importants et complémentaires.
Toutes les émulsions des trois séries préparées présentent un phénomène de floculation et de
coalescence (voir annexe I). Sauf pour celle du HLB=6 de la 3ème série qui a été réalisé à une
vitesse d’homogénéisation de 24000trs/min (figure n°34). En effet, les gouttelettes sont
mieux individualisées et uniformément dispersées.
46
Résultats et discussions chapitre V
4.7 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15
Figure n°35 : Aspect des émulsions de la 3eme série après centrifugation à1500trs/min
de HLB=4.7à15 .
4.7 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15
HLB
4.7 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15
Centrifugation
1500trs/min I I I I I I I I I I I I
ere
1 série
3000trs/min I I I I I I I I I I I I
1500trs/min I I I I I I I I I I I I
2èmesérie
3000trs/min I I I I I I I I I I I I
1500trs/min I I S I I I I I I I I I
ème
3 série
3000trs/min I I S I I I I I I I I I
S : stable, I : instable.
47
Résultats et discussions chapitre V
IV. Conductivité :
Les trois séries d’émulsions formulées ont subi un contrôle de conductivité afin de nous
fournir des informations sur le sens de l’émulsion. Les résultats sont exprimés en µS/cm et
présentés sur les tableaux et graphes ci-dessous.
4.7 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15
Conductivité
µS/cm
1ere série
41.2 32 30.3 37 78.5 127 130 141.2 149.7 151.9 132.2 119.1
2eme série 34.4 38.05 41.7 71.7 74.7 106.9 143.1 149.2 150.1 159.1 160 162.2
3eme série 46.5 55.2 60 63.2 112 137.8 150.4 152.7 158.3 163.6 144.3 138.2
conductivité en µS/cm
200
150
100 conductivité
en µS/cm
50
0
4,7 6 8 10 12 14
Conductivité en µS/cm
200
100 Conductivité en
µS/cm
0
4,7 6 8 10 12 14
48
Résultats et discussions chapitre V
conductivité en µS/cm
200
150
100 conductivité
50 en µS/cm
0
4,7 6 8 10 12 14
D’après les résultats donnés dans le tableau n°12 et graphes illustrés des trois séries (figure
n°37,38,39) on a remarqué que la conductivité varie largement dans les intervalles [41.2-
151.9] pour la 1ère série, [34.4-162.2] pour la 2ème série et [46.5-163.6] pour la dernière série.
Ces valeurs permettent à titre indicatif de nous renseigner sur le sens de l’émulsion (émulsion
de type H/E).
Notons que la conductivité est proportionnelle aux valeurs de HLB ceci peut s’expliquer par
l’apparition d’instabilité (séparation de phase). En effet, dans le cas du crémage il y’a
flottaison des gouttelettes huileuses et donc la conductivité indiquée représenterait la phase
continue (dans notre cas aqueuse).La conductivité de la phase aqueuse est 100 à 1000 fois
plus élevée que celle de l'huile. La valeur de la conductivité d'une émulsion dépendant de sa
phase externe, il est donc relativement facile de déterminer si l'émulsion est de type E/H ou de
type H/E.
Ce qui nous amène à conclure que toutes les émulsions préparées sont de type H/E.
V. Mesure de pH :
La mesure de pH va nous renseigner sur la stabilité chimique de la préparation car toute
dérive du pH est un signe de l’évolution de la composition chimique. Le pH des émulsions
doit être proche du pH cutané. Les résultats obtenus sont représentés dans le tableau suivant.
HLB 4.7 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15
1eresérie 6.701 6.404 6.251 6.103 6.054 5.936 5.656 5.637 5.631 5.499 5.461 5.448
2emesérie 5.945 5.822 5.799 5.783 5.612 5.599 5.552 5.351 5.272 5.192 5.151 5.085
3emeséri 6.182 6.175 6.114 6.104 6.043 6.021 6.00 5.844 5.758 5.710 5.651 5.015
49
Résultats et discussions chapitre V
PH
10
PH
5
0 PH
0 5 10 15 20
HLB
PH
8
6
PH
4
2
0 PH
0 5 10 15 20
HLB
Figure n°41 : PH de la 2eme série en fonction de la HLB.
PH
8
6
4
PH
2
0
0 5 10 15
D’après les résultats illustrés dans les 3 figures ci- dessus ainsi que le tableau n°14, on
constate que le pH varie dans la fourchette allant de 5.015 à 6.701. Nous avons observé que la
valeur du pH diminue à chaque fois que le HLB augmente et cela pour les trois séries
d’émulsions.
Ces valeurs de pH obtenus sont presque toutes proches de la valeur du pH cutané sauf pour le
HLB=14 et 15 pour la 1ere série et HLB=11, 12, 13,14et 15 pour la 2emesérie et enfin pour le
HLB=15 pour la 3eme série.
50
Résultats et discussions chapitre V
La taille des gouttelettes est un paramètre important dans l’évaluation de la stabilité des
émulsions. Une augmentation de la taille des gouttelettes signifie une déstabilisation du
système qui tend à un état floculé. La stabilité d’une émulsion est favorisée par un faible
diamètre moyen des gouttelettes et une distribution des tailles des gouttes étroite. Nous
représenterons ci-dessous la moyenne des tailles des particules en µm pour les 3 séries
obtenues par Granulomètre laser (MASTERSIZER MODEL MALVERN2000).
1ere série 2.41 2.63 2.70 1.12 1.38 0.74 1.09 1.41 1.40 1.61 2.14 2.53
2èmesérie 3.41 3.35 3.06 1.42 1.06 1.05 1.77 1.31 1.49 1.67 3.02 1.48
3èmesérie 5.74 7.94 0.99 1.71 1.34 1.14 1.31 1.01 1.44 1.99 1.86 2.71
D’après le tableau ci-dessus, nous remarquons que la taille des particules ne dépasse pas
7.94µm, il s’agit donc d’émulsions a faible diamètre. Les émulsions les plus stables sont
celles qui présentent une taille très fine (de l’ordre de quelques micromètres) et une
distribution granulométrique étroite. Celles qui représentent ces caractéristiques sont :
l’émulsion à HLB=9 pour la 1ère et la 2ème série qui malheureusement ne satisfont pas les
conditions de stabilité des autres contrôles, par contre l’émulsion à HLB=6 pour la 3ème série
possèdent toutes les caractéristiques demandées( tableau n°14 et figure n°43)
51
Résultats et discussions chapitre V
• La consistance :
Dans l’étude de la consistance des émulsions, on a constaté que la cette dernière diminue au
fur et a mesure que la HLB augmente.
Les différents aspects des émulsions préparées sont mentionnés dans le tableau n°15 :
HLB
4.7 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15
Appréciation
rhéologique
1ere série C C +/-C F F F F F F F F F
eme
2 série C C C +/-C +/-C F F F F F F F
eme
3 série C C C C C +/-C F F F F F F
C : consistant ; F : fluide ; +/-C : plus au moins consistant.
52
Résultats et discussions chapitre V
Conclusion :
En conclusion suite à notre étude expérimentale, nous sommes amenés à dire que c’est
l’émulsion à HLB=6 qui convient le plus car, elle répond à l’ensemble des contrôles
rhéologique (granulométrie, consistance), physicochimique (conductivité entre autres) et
surtout aux études de stabilité.
• Aspect microscopique :
L’observation du système dispersé au microscope optique au Gx10 à donné une distribution
de taille qui ressemble à l’émulsion initiale ( figure n°34 et 45).
53
Résultats et discussions chapitre V
• Résistance à la centrifugation :
Après centrifugation de la préparation pendant 10 minutes à 1500 et 3000tr/min ;
aucun changement de stabilité par rapport à l’émulsion initiale ( figure n°35,36 et 46).
1500tr/min 3000tr/min
Pour déterminer le pouvoir de protection d’une crème antisolaire, il est nécessaire de calculer
d’abord son SPF.
SPF in VIVO :
Ce test clinique n’a pas pu être réalisé pour des raisons d’éthique.
54
Résultats et discussions chapitre V
SPF in VITRO :
C’est un test alternatif de la méthode in VIVO qui consiste à étaler une quantité déterminée de
la crème sur un support en polyméthacrylate de méthyle (PMMA) qui remplace la peau.
55
Conclusion
générale
Le soleil est source de la vie, cependant ses rayonnements présentent de gros
risques pour la santé humaine. Les coups de soleil répétés, surtout au cours de la petite
enfance peuvent conduire à des cancers cutanés, ceux ci sont de deux types : les
carcinomes et les mélanomes, ces derniers étant les plus dangereux avec un risque de décès
très important. Une surexposition solaire peut également entrainer une dépression du
système immunitaire, un vieillissement cutané accéléré ainsi que des photosensibilisations.
Dans ce mémoire, nous avons formulé et étudié la stabilité d’une crème antisolaire
formulée au laboratoire de Pharmacie galénique qui est à la base une émulsion H/E
préparée avec des excipients comme l’eau de rose (phase aqueuse), l’huile d’amande douce
et l’huile de jojoba (phase huileuse) ainsi que les émulsifiants et le dioxyde de titane
(TiO2) qui est un filtre minérale. Ces émulsions ont subit une série de contrôles
organoleptiques, macroscopiques et physico-chimique ; ces derniers ont été réalisés au
CRD SAIDAL, El Harrach.
Nous avons préparé 3 séries d’émulsions à différentes HLB avec différentes vitesses
d’homogénéisation 16000,18000 et 24000tr/min par inversion de phase dans le but
d’arriver à une émulsion à HLB optimale.
Nous sommes parvenus à retenir l’émulsion dont le HLB=6 de la 3eme série faite à vitesse
d’homogénéisation de 24000 tr/min qui satisfait à tous les essais réalisés.
Enfin l’introduction du dioxyde de titane (TiO2) dans l’émulsion stable n’a pas modifié les
caractéristiques organoleptiques (couleur, odeur, aspect) et physicochimiques (analyse
microscopique, et résistance à la centrifugation).
La formulation obtenue avec des produits de moindres couts peut être proposée comme
crème antisolaire sous réserve de réaliser des tests cliniques sur un échantillon représentatif
de volontaires.
56
ANNEXE I : Aspects microscopique des émulsions préparées au cours de la
formulation préliminaire avec les différentes vitesses d’homogénéisation 16000,18000
et 24000tr/min. respectivement.
16000 tr/min :
57
HLB=13 HLB=14 HLB=15
18000tr/min:
58
24000tr/min:
59
ANNEXE II : Resistance à la centrifugation
Ce test a été fait avec une centrifugeuse de marque ‘HETTICH’ à des vitesses différentes
1500 et 3000tr/min pendant 10min avec une vitesse d’homogénéisation de 16000 et
18000tr/min.
16000tr/min :
18000tr/min :
60
De HLB=4.7 à 15 respectivement avec une vitesse de centrifugation de 3000tr/min
61
ANNEXE III : Quelques résultats de l’analyse granulométrique.
Cette analyse a été faite à l’aide d’un granulomètre laser de marque ‘MALVERN’
4
% volume
taille µm
10
6
% volume
taille µm
62
Les références bibliographiques
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soja, mémoire de fin d’étude, university mouloud Mammeri –tizi ouzo, 2015.
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cosmétiques : impact sur la santé humaine et l’environnement, thèse de doctorat, université du
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produits solaires, thèse de doctorat en pharmacie, université de Nantes, France, 2010.
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chimie, université Mouloud Mammeri-Tizi Ouzou, 2012.
[10] M. Picard, les produits de protection solaire :que faut il en penser du point de vue de leur
efficacité ?étude expérimentale de quelques produits du commerce, thèse de doctorat en
pharmacie, université de Nantes, France ,2012.
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d’étude, universitè mouloud Mammeri –tizi ouzou, 2015.
[14] JM. Aiache, initiation à la connaissance du médicament, Masson, 5eme édition, p273,
Belgique, 2008.
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pharmacie, université Claude Bernard-lyon1, France, 2014.
[22] O. Doumeix, opérations unitaires en génie biologique : les émulsions ,1ere éd, aquitaine,
scérén-CNDP-CRDP2011.
[24]N. Pierat, préparations d’émulsions par inversion de phase induite par agitation, thèse de
doctorat en pharmacie, université de Nancy, 2010.
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Résumé
Ce présent travail consiste à mettre au point une crème à propriétés protectrice et antisolaire
en utilisant la méthode d’inversion de phase en recherchant le HLB optimal. Il s’agit
principalement d’un système dispersé à deux phases immiscibles aqueuse et non aqueuse à
proportions fixes stabilisées par un mélange d’émulsionnants TWEEN80, SPAN60 En
optimisant la vitesse d’agitation, allant de 16000 à 24000 trs/min. La méthode
d’émulsification a permis au bout d’un certain temps et à une vitesse d’homogénéisation
déterminée d’arriver à un système stable vérifiable par une série de contrôles macroscopique,
organoleptique, physico-chimiques et rhéologique tel que la mesure de PH, la conductivité, la
centrifugation, l’analyse granulométrique. Les émulsions dont le HLB est égal à 13, 14, et 15
présentent aux différentes vitesses une séparation de phase visible à l’œil nu ; seule
l’émulsion à HLB = 6 obtenue à une vitesse d’agitation de 24000trs/min, répond
favorablement à nos attentes. A cette dernière on a rajouté un filtre solaire (dioxyde de titane),
le produit obtenu semble conserver les mêmes caractéristiques de départ.
Mots clé : crème antisolaire, inversion de phase, système stable, HLB optimal, filtre solaire
(dioxyde de titane).
Abstract
This present work is to develop a protective cream and sunscreen properties using the phase
inversion method by finding the optimal HLB. This is primarily a system dispersed in
aqueous two immiscible phases and non-aqueous fixed proportions stabilized by a mixture of
emulsifiers Tween80, SPAN60 By optimizing the speed of agitation, ranging from 16000 to
24000trs / min. The method of emulsifying allowed after a certain time and homogenization
speed determined to reach a stable verifiable system through a series of macroscopic controls,
organoleptic, physico-chemical and rheological such as PH measurement, conductivity,
centrifugation, particle size analysis. Emulsions whose HLB is 13, 14, and 15 show the
different speeds phase separation visible to the naked eye; only the emulsion HLB = 6
obtained a stirring speed of 24000trs / min, responds favorably to our expectations. At this last
we added a sunscreen (titanium dioxide), the product obtained appears to retain the same
starting characteristics.
Keywords: sunscreen cream, phase inversion, optimal HLB, stable system, sunscreen
(titanium dioxide).