REPUBLIQUE DU BENIN
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MINISTERE DE L’ENSEIGNEMANT SCEPNDAIRE
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COLLEGE CATHOLIQUE PERE AUPIAIS
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THEME
DES AGE AUX INCERTITUDE PRES
Groupe 5
• FAH Esther
• AYADJI Allégra Supervisée par :
• LAFIA Grâce
• AMOUSSOU-GUENOU Jean -B AMOUSSOU Pierrot
• ZOUMEVO Miracle
• TOSSOU Junior
• AHOUANDJINOU Isaïe
• BAMISSO Fidèle
PLAN
INTRODUCTION
I- Compréhension Du Thème
1 –1-Explication De Quelques Mots Clés
1-2- Explication Du Thème
II-La Datation Absolu
2-1- La Radiochronologie
2-2- La Datation Au Carbone 14
III- Autres Exemple De Methodes De Datation Absolue
CONCLUSION
INTRODUCTION
Dans de nombreuses disciplines scientifiques telles que la géologie, la
paléontologie, l’astronomie et la physique nucléaire, la détermination
des âges d’objets, de fossiles ,de formations rocheuses ou
d’évènements cosmiques est enjeu fondamental’ expression âge
absolue aux incertitudes près résume un concept clé de ces
disciplines bien que l’on cherche à obtient un âge aussi précis que
possible, tous les mesures sont accompagnées d’une certaine
incertitude :Cette incertitude est inévitable même dans les méthodes
les plus sophistiquées
Compréhension Du Thème
1 –1-Explication de quelques mots clés
· Age : C’est une période de la vie ; temps écoulé depuis la
naissance. C’est également une période de l’histoire.
· Absolu : C’est ce qui est complet, total.
· Incertitude : Ce qui ne peut être établi avec exactitude
1-2- Explication du thème
L’âge absolu est l’âge numérique d’une roche ,d’une couche de roche
ou d’un fossile, d’un évènement géologique en année.
Il existe deux méthodes de datation en géologie qui sont : la datation
relative et la datation absolue. Ici seule la datation absolue est le sujet
de notre exposé.
L’utilisation des méthodes tel que les datations absolues présentent
une incertitude qui peut parfois s’exprimer en million d’années. La
datation absolue complète le découpage des temps géologiques établis
avec les principes de la datation relative. Le résultat obtenu est une
échelle stratigraphique qui permet de connaître la durée d’une ère ou
d’un système et où les limites sont datées en millions d’années : c’est
l’âge absolu aux incertitudes-près.
II-LA DATATION ABSOLU
La datation absolue permet de déterminer l’âge des roches
et des fossiles, elle permet de mesurer la durée des phénomènes
géologiques, elle a permis de situer dans le temps, l’échelle
stratigraphique. La méthode de datation absolue, la plus utilisée en
géologie est la radio chronologie, cette méthode est fondée sur l’étude
des éléments radioactifs, des roches, des minéraux de ces roches, et
des fossiles, ces éléments radioactifs ont été incorporés au moment de
la formation de la roche
2-1- LA RADIOCHRONOLOGIE
Les techniques radiométriques découlent de la
découverte de la radioactivité en 1896, mais n'ont été réellement mises
en œuvre qu'après la Seconde Guerre mondiale. On a mis en évidence
que les éléments radioactifs instables avaient des taux réguliers de
désintégration et pouvaient ainsi constituer des « horloges » virtuelles
des roches de la Terre qui les contiennent.
• Théorie de base
Les éléments radioactifs comme l'uranium (U) et le
thorium (Th) se désintègrent naturellement pour former d'autres
éléments ou des isotopes.
Cette désintégration est accompagnée d'émission de particules (alpha
ou bêta) et / ou de rayonnements (rayons X ou gamma). Certains
isotopes se désintègrent en une seule étape en produits stables,
nommés isotopes filles (par exemple, le carbone-14 que l'on écrit
14
aujourd'hui C), alors que d'autres subissent de nombreuses étapes
avant qu'un isotope stable soit formé. Les suites de désintégrations
radioactives comprennent, par exemple, les familles de l'uranium-235,
de l'uranium-238 et du thorium-232. Lorsqu'un isotope fille est stable,
il s'en forme jusqu'à ce que l'isotope parent se soit totalement
désintégré. Cependant, si un isotope fille est radioactif, l'équilibre est
atteint lorsque la vitesse de formation de l'isotope fille est égale à la
vitesse de désintégration de l'isotope parent.
La désintégration radioactive peut prendre différentes formes :
désintégration alpha, bêta, par capture d'électron. Ces différents modes
de désintégration s'accompagnent parfois de l'émission d'ondes
électromagnétiques (X ou gamma) de grande énergie (voir
radioactivité).
Les scientifiques caractérisent la radioactivité d'un élément par son
temps de demi-vie, ou période radioactive. C'est le temps au terme
duquel la moitié des nucléides de l'élément se sont désintégrés. Par
exemple, la période radioactive du carbone-14 est de 5 730 années ;
celle de l'uranium-238 est de 4,5 milliards d'années.
Les techniques de datation radiométrique se fondent sur la
désintégration d'isotopes avec des taux constants. Lorsqu'un élément
radioactif s'est incorporé dans un minéral en formation, l'élément
commence à se désintégrer à un taux constant, avec un pourcentage
défini de « produits filles » pour chaque intervalle de temps. Ces
« horloges rocheuses » sont les montres des géologues.
• Potassium-Argon
La désintégration radioactive d'isotopes de
potassium en argon est très utilisée pour dater les roches. Les
géologues sont capables de dater de nombreux types de roches
de cette façon, car le potassium-40 est abondant dans les micas,
les feldspaths et les hornblendes. L'évaporation de l'argon peut
poser un problème si la roche a été exposée à des températures
supérieures à 125 °C. En effet, l'âge mesuré reflète le dernier
épisode d'exposition à la chaleur plutôt que l'âge originel de
formation de la roche. La datation par le potassium-argon couvre
des périodes allant de 100 000 à plusieurs millions d'années. La
collecte d'échantillons demande une étude précise du contexte
géologique. En archéologie, elle ne permet pas de dater
directement les objets, mais les couches dans lesquelles ils ont
été trouvés.
• Rubidium-strontium
Utilisée pour dater les roches magmatiques et les roches
métamorphiques ainsi que les échantillons lunaires, cette méthode est
fondée sur la désintégration bêta du rubidium 87 en strontium 87.
• Thorium-230
La méthode des proportions de thorium permet de dater les
sédiments océaniques plus anciens que ceux accessibles par les
méthodes de datation au carbone-14, et plus récents que ceux relevant
d'une datation par thermoluminescence. L'uranium présent dans l'eau
de mer donne lieu à une suite de désintégrations qui aboutit au
thorium-230 (également nommé ionium), dérivé de l'uranium-238, qui
a une demi-vie de 80 000 ans, et au protactinium 231, dérivé de
l'uranium-235, qui a une demi-vie de 34 300 ans. Tous deux
radioactifs, ils sont précipités dans les sédiments marins dans les
mêmes proportions mais à des taux différents. Leur proportion
respective change régulièrement avec le temps, montrant des
différences d'autant plus importantes que les sédiments sont anciens.
Une échelle de temps peut être mise au point de cette manière.
Dans la méthode utilisant le déficit en thorium-230, l'âge des
coquillages ou des coraux fossilisés datant de 10 000 à 250 000 ans est
fondé sur le fait que l'uranium-238 et l'uranium-224, entrés dans la
composition du carbonate lors de sa formation ou de son
enfouissement, ne sont pas encore à l'équilibre avec le thorium. Des
relations de déséquilibre identiques peuvent être utilisées pour dater
les carbonates dans les sols. Cette méthode est un complément à celle
du carbone-14.
• Plomb
La datation plomb-alpha, ou de Larsen, est estimée par
spectrographie en déterminant le contenu total de plomb et l'activité
alpha (teneur en uranium-thorium) de la zircone, de la monazite ou de
la xénolite. Elle est appliquée aux roches formées après le
précambrien. Dans la méthode uranium-plomb, l'âge d'un matériau
géologique est calculé d'après les taux de désintégration radioactive
connus de l'uranium-238 en plomb-206 et de l'uranium-235 en plomb-
207. Couplés aux taux de désintégration du thorium-232 en plomb-
208, trois âges indépendants peuvent être obtenus pour le même
échantillon. Cette méthode s'applique principalement aux matériaux
d'âge précambrien.
• Traces de fission
La méthode de datation par traces de fission concerne les dommages
radioactifs causés par des particules nucléaires dans un minéral (ou
verre) par la fission spontanée des impuretés d'uranium-238. La
datation est calculée en comparant la densité de traces de fission
spontanée avec des traces de fission induite volontairement. Cette
méthode s'applique bien aux micas, aux tectites et aux météorites.
Elle a été employée pour permettre de dater des périodes allant de
40 000 années à 1 million d'années, intervalle qui n'est pas couvert par
le carbone-14 ou les méthodes potassium-argon. Cependant, les roches
soumises à des températures élevées ou exposées au bombardement
des rayons cosmiques à la surface de la Terre peuvent donner des âges
erronés.
2-2- Datation au carbone 14
De ce faire, elle utilise la variation régulière de la proportion des
isotopes radioactifs par rapport aux isotopes stables contenus dans un
corps, au cours du temps. Il existe deux méthodes de la
radiochronologie : la datation par le carbone 14 at la datation
radiocarbone
La datation au carbone 14 est l’une des méthodes les plus connues,
notamment pour dater des objets organiques tels que des fossiles, des
ossements, ou encore des artefacts. Cette méthodes repose sur le
principe de la radioactivité : le carbone 14 (14C),un isotope radioactif,
se trouve naturellement dans l’atmosphère et est absorbé par les
organismes vivants. Lorsque ces organismes meurent, par l’absorption
de carbone 14 cesse, et l’isotope commence ase désintégrer à un
rythme constant
La mesure de la quantité de carbone 14 restant dans un échantillon
permet ainsi se déterminer l’âge de l’objet, dans la limites d’environ
50 000 Toutefois , cette méthode est limitée par plusieurs facteurs, tels
que la contamination par des éléments plus récents ou la variation de
la concentration de carbone14 dans l’atmosphère au cours de variation
de la concentration de carbone 14 dans l’atmosphère au des âges
III- Autres Exemple De Methodes De Datation Absolue
• Hydratation de l’obsidienne
La roche volcanique est formée de coulées et de laves solidifiées. Les
éléments principaux de l’obsidienne, tel le silicium, l’oxygène et le
calcium, sont généralement semblables, quelle qu’en soit la source.
Certains éléments, appelés éléments traces, existent en quantités
infimes et peuvent varier selon la source. Aussi, à partir d’un simple
échantillon d’obsidienne, peut-on souvent remonter à l’éruption
d’origine et retracer la vie d’un volcan. Les archéologues utilisent
aussi cette information pour reconstituer les réseaux d’échange des
premiers marchands qui faisaient le troc de haches de pierre.
Cette méthode est employée pour calculer les âges en années, d’objets
fabriqués en obsidienne ou de verre volcanique récents, en
déterminant l’épaisseur des couches (hydratées) produites par la
vapeur d’eau qui a diffusé dans le verre lorsque sa surface a été
exposée pour la première fois à l’air (fracture du verre volcanique, ou
sculpture pour les objets). Cette méthode est applicable à ces types de
verres vieux de 200 à 200 000 ans.
• Thermoluminescence
Cette méthode utilise le phénomène des radiations
ionisantes naturelles. Celles-ci peuvent créer des électrons libres dans
les minéraux qui sont piégés dans des défauts de leur structure
cristalline (voir cristal). Ces électrons piégés s'échappent par
thermoluminescence lorsqu'ils sont chauffés à une
température inférieure à celle de l'incandescence. En enregistrant la
thermoluminescence d'un minéral qui a été exposé à un niveau de
radiation constant, le dernier drainage des électrons piégés peut être
ainsi daté sur plusieurs centaines de milliers d'années. Pour dater de la
poterie, par exemple, le spécimen est chauffé : il restitue alors par
thermoluminescence l'énergie qu'il a stocké dans ses défauts cristallins
depuis le moment où il a été cuit. La thermoluminescence peut
prendre le relais du 14C pour la datation des objets archéologiques
postérieurs à 100 000 ans bien qu'elle ne soit pas utilisée pour les
mêmes matières. Sa fiabilité dépend des conditions de la prise de
l'échantillon dans le contexte archéologique.
CONCLUSION
En conclusion, la chronologie absolue sert à compléter l’échelle
stratigraphique ; les étapes n’ont donc pas toute la même durée les uns
par rapport aux autres. Ils sont disproportionnels. La radio chronologie
est une méthode moins précise (précision de 20 à 50 millions
d’années) que l’étude des fossiles et des stratigraphiques (1 million
d’année).
La géochronologie est l’ensemble des méthodes permettant d’assigner
un âge aux roches ou aux minéraux. On distingue la datation absolue
basée en particulier sur les méthodes et techniques radiométriques
permettant de dater des minéraux de roches magmatiques ou de roches
métamorphiques ; puis la datation relative basée sur les principes de la
stratigraphie et les répartitions des fossiles