Exercices sur les Polynômes et leurs Propriétés
Exercices sur les Polynômes et leurs Propriétés
exercices
103 Équations
Déterminer tous les polynômes P ∈ K[X] tels que
(i) P (2X) = P (X) − 1
(ii) P (X 2 ) = (X 2 + 1)P .
(iii) P ◦ P = P .
(iv) ∃ Q ∈ K[X], Q2 = XP 2 .
107 Infaisable ?
Soit n ∈ N et P et Q deux polynômes distincts de degré n à coefficients réels.
En exploitant une factorisation et en exhibant les coefficients dominants, montrer que :
deg P 3 − Q3 > 2n.
109 Reste
Soit n ∈ N. Trouver le reste de la division euclidienne de (X + 1)n par X 2 + 1. On exprimera la
réponse en fonction du cosinus et du sinus.
110 Un classique
Soit P ∈ K[X] et a, b ∈ K deux scalaires distincts.
1. Exprimer le reste de la division de P par (X − a)(X − b) en fonction de P (a) et P (b).
2. Exprimer le reste de la division de P par (X − a)2 en fonction de P (a) et P 0 (a).
112 Divisibilité
Soit (a, b) ∈ N2 . Montrer l’équivalence b | a ⇐⇒ X b − 1 | X a − 1.
113 Autour de j
Soit (p, q, r) ∈ N3 . Montrer que X 2 + X + 1 divise X 3p+2 + X 3q+1 + X 3r .
115 Il y a 3 solutions
À quelle condition nécessaire et suffisante sur a et b ∈ C, le polynôme B = X 2 − bX + 1 divise
A = X4 − X + a ?
116 Joli !
1. Soit P, A, B ∈ K[X]. Montrer que A − B divise P ◦ A − P ◦ B.
2. Soit P ∈ K[X]. Montrer que P − X divise P ◦ P − X.
On utilisera astucieusement la question précédente.
3. En déduire les solutions de l’équation (z 2 + 3z + 1)2 + 3z 2 + 8z + 4 = 0.
∀ n ∈ N, ϕ(n) = 0
∀ n ∈ N, ψ(n) = n
∀ n ∈ N, P (n) = n3 − n2 + 1
∀ n ∈ N, f (n) = n3 − n2 + 1
Que peut-on dire sur f (π) ? Construire une telle fonction f non polynomiale.
5. Soit P, Q ∈ R[X] tels que
P (−1)btc = Q (−1)btc
∀ t ∈ R,
A-t-on P = Q ?
6. Même question avec :
∀ t ∈ R, P cos(t) + 4 = Q cos(t) + 4
P (−1)btc + t = Q (−1)btc + t
∀ t ∈ R,
Polynôme dérivé
123 Conditions sur des polynômes, avec dérivation
Déterminer tous les polynômes P ∈ C[X] tels que
(i) P = P 0 (ii) (P 0 )2 = 4P
127 Existence-Unicité
Montrer que pour tout n ∈ N, il existe un unique polynôme Pn ∈ K[X] que l’on explicitera avec
ses coefficients tel que Pn − Pn0 = X n .
Formule de Taylor
129 Une nouvelle preuve
On pose E = Kn+1 [X]. On considère H = Kn [X] et D = Vect (X − 19)n+1
À l’aide de la formule de Taylor, montrer sans effort que E = H ⊕ D.
134 Multiplicité
Soit n > 3.
Déterminer l’ordre de multiplicité de 1 en tant que racine de X 2n+1 −(2n+1)X n+1 +(2n+1)X n −1.
138 Factorisation de Φ3 (X 2 )
Factoriser le polynôme P = X 4 + X 2 + 1 dans R[X].
On essaiera de fournir deux preuves : une en restant dans R[X], et une en commençant par factoriser le polynôme
dans C[X].
139 La routine !
Pour chacun des polynômes suivants, donner la factorisation dans C[X], puis dans R[X].
141 De C à R
Soit a ∈ ]0, π[ et n ∈ N∗ . Factoriser X 2n − 2 cos(na)X n + 1 dans C[X] puis dans R[X].
Autres
149 Lieu des racines
Soit P = X n + an−1 X n−1 + · · · + a1 X + a0 ∈ C[X].
Montrer que si λ est racine de P alors |λ| 6 1 + max |ak |.
06k6n−1
Disjonction de cas sur le module de λ vis à vis de 1.
∀ θ ∈ R, Tn (cos θ) = cos(nθ)
On pourra ou bien définir Tn de manière explicite, ou bien par récurrence à l’aide de cos p + cos q.
2. Montrer qu’une telle suite est unique.
(2k + 1)π
3. Soit n ∈ N. Pour tout k ∈ Z, on pose xk = cos .
2n
Calculer Tn (xk ) puis montrer que Tn possède n racines distinctes réelles.
4. En déduire la factorisation de Tn en produits de facteurs irréductibles dans R[X].
3. Considérons
Q = 8X 4 − 8X 2 − X + 1
Montrer que 1 et − 12 et cos(θ) sont racines de Q et en déduire que
4. Montrer que
1 1
cos(θ) + cos(2θ) = − et cos(θ) cos(2θ) =
2 4
En déduire que le polynôme
X 2 − 2 cos(θ)X + 1 X 2 − 2 cos(2θ)X + 1
ϕ : Kn [X] −→ Kn+1
P 7−→ P (a0 ), . . . , P (an ) .
165 Un classique
n o
1. Soit G = Q ∈ R[X] | (X 2 − 1)Q0 = 2XQ
(a) Soit Q ∈ G \ {0R[X] }. En examinant les coefficients dominants, montrer que deg Q = 2.
(b) Montrer que G est un sev de R[X] et en déterminer une base.
Dans la suite, on suppose que n > 3. On pose E = Rn [X].
1
On considère l’application f : P 7→ (X 2 − 1)P 00 − XP 0 + P .
2
2. Montrer que f est un endomorphisme de E.
3. Déterminer une base de Ker(f − idE ) (on pourra utiliser judicieusement la question 1).
4. Déterminer une base de Ker f .
5. En concaténant les bases précédentes, montrer que E = Ker(f − idE ) ⊕ Ker f .
6. À l’aide de la question précédente, déterminer un polynôme annulateur pour f .
f : P 7−→ P (X) − P 0 (X + 1)
Montrer que, pour tout n > 2, le polynôme An est divisible par B = X 2 − 2 cos θX + 1.
(X − 1)3 | P + 1 et (X + 1)3 | P − 1.
On pourra penser aux polynômes dérivés. Mais attention, est-il vrai que B | A =⇒ B 0 | A0 ? Mais si B est . . .
183
Soient a, b, c trois points distincts de [0, 1]. On note R2 [X] l’ensemble des polynômes de degré au
plus 2.
1. Montrer l’existence de trois réels α, β, γ tels que :
Z 1
∀ P ∈ R2 [X], P (x) dx = αP (a) + βP (b) + γP (c)
0
Questions préparatoires
○
-1 Soit z ∈ C. Montrer l’équivalence
|z| = 1
⇐⇒ z = −j ou z = −j2
|z − 1| = 1
On pourra s’aider d’une belle figure. Pour la preuve par le calcul, on pourra penser à élever au carré.
n
○
0 Pour α ∈ C, on note Rα = {α2 , n ∈ N}. Donc Rα = {α, α2 , α4 , α8 , α16 , . . .}.
Pour la culture : l’autre implication est fausse, sauriez-vous le montrer (pas facile...) ?
E = {P ∈ K[X] | P (X)P (X + 1) = P (X 2 )}
○
1 Déterminer tous les polynômes constants de E. (on prendra garde au mode de raisonnement utilisé : équivalence,
analyse-synthèse ?)
○
2 On considère α ∈ C tel que P (α) = 0. Tiens, pourquoi un tel α existe ?
○
4 Montrer que P peut s’écrire aX q (X − 1)q avec a ∈ K∗ et q ∈ N∗ .
○
5 Entre les questions ○
2 et ○,
4 nous avons montré que :
n n+1
D’après Hn , on a P (α2 ) = 0. Donc P (α2 ) = 0. D’où Hn+1 .
n
(2c) On vient de montrer que tous les éléments de Rα = {α2 , n ∈ N} sont des racines de P .
Comme P est non nul (why ?), P n’a qu’un nombre fini de racines, donc Rα est fini.
D’après (0b), on en déduit que α = 0 ou |α| = 1.
Bilan : le module de α vaut 0 ou 1.
(2d) Evaluons en α − 1 l’égalité vérifiée par P .
On a P (α − 1)P (α − 1) + 1 = P (α − 1)2 .
| {z }
α
Or α est racine de P par hypothèse, d’où P (α − 1)2 = 0.
n o
racines de P 0, 1, −j, −j2
⊂
○
4 D’après la question précédente, P se factorise sous la forme P = aX p (X − 1)q (X + j)r (X + j2 )s .
Obtenons des conditions sur les exposants p, q, r, s et sur le coefficient dominant a (mais, at-
tention, peut-être qu’il n’y a pas de condition à imposer).
Exploitons le fait que P vérifie P (X)P (X + 1) = P (X 2 ).
On a alors
aX p (X−1)q (X+j)r (X+j2 )s ×a(X+1)p (X)q (X+1+j)r (X+1+j2 )s = a(X 2 )p (X 2 −1)q (X 2 +j)r (X 2 +j2 )s
Que peut-on utiliser à présent ? L’unicité des coefficients ? Euh, non, car on ne voit pas les
coefficients des polynômes.
Nous allons utiliser l’unicité (à l’ordre près des facteurs) de la factorisation d’un polynôme dans
C[X].
En identifiant le coefficient dominant, on a a2 = a, d’où a = 1 (car le coefficient dominant a de
P est non nul, why ?).
Pour identifier les facteurs, il faut avoir des polynômes de degré 1, du type X − β.
A gauche de (?), c’est bon.
A droite de (?), il faut factoriser les facteurs de degré 2.
Commençons par X 2 + j et cherchons ses racines. Soit z ∈ C tel que z 2 + j = 0, càd z 2 = −j =
−iπ iπ
e 3 . D’où z = ±e− 6 .
iπ iπ
On a donc X 2 + j = (X − e− 6 )(X + e− 6 ).
iπ iπ
De la même manière, on a (X 2 + j2 ) = (X − e 6 )(X + e 6 ).
L’égalité (?) s’écrit donc
−iπ −iπ iπ
X p+q (X−1)q (X+1)p (X + j)r (X − j2 )r (X + j2 )s (X − j)s = X 2p (X−1)q (X+1)q (X−e 6 )r (X+e 6 )r (X−e 6 )s (
| {z }
2iπ −2iπ −2iπ 2iπ
(X+e 3 )r (X−e 3 )r (X+e 3 )s (X−e 3 )s
p + q = 2p
q=q p=q
En identifiant les exposants des facteurs, on obtient donc p=q c’est-à-dire r=0
r = 0 s=0
s=0
Autre preuve différente, qui n’utilise pas la factorisation
On a montré que n o
racines de P ⊂ 0, 1, −j, −j2
π π
On va montrer que −j = e−i 3 et −j2 = ei 3 ne peuvent pas être racines de P .
π
Montrons d’abord que −j2 = ei 3 n’est pas racine de P .
π
Raisonnons par l’absurde en supposant que P (ei 3 ) = 0.
Exploitons le fait que P vérifie P (X)P (X + 1) = P (X 2 ) et évaluons cette égalité de polynômes
π/3 π
en ei 2 = ei 6 . π
π π 2 π π
On obtient P (ei 6 )P (ei 6 + 1) = P ei 6 . D’où P (ei 6 )P (ei 6 + 1) = 0 (d’après l’hypothèse
| {z }
π
ei 3
iπ
P (e ) = 0).
3
π
iπ
Cela implique que ei 6 OU
n e + 1 est o
6 racine de P .
π π
Or racines de P ⊂ 0, 1, −j, −j et cet ensemble ne contient pas ei 6 et ei 6 + 1, d’où la
2
contradiction.
π
À vous de fournir une preuve pour montrer que −j = e−i 3 n’est pas racine de P .
n o
Bilan : racines de P ⊂ 0, 1 .
○
5 Entre les questions ○ 2 et ○,4 nous avons montré que :
si P est dans E de degré > 1, alors P est nécessairement du type aX q (X − 1)q avec a ∈ K∗
(en fait, a = 1) et q ∈ N∗ .
○
6 Montrons que
n o
E = P ∈ K[X] | ∃ q ∈ N, ∃ a ∈ {0, 1}, P = aX q (X − 1)q
Pour l’inclusion ⊂.
Pour l’inclusion ⊃,
Soit P un polynôme de la forme aX q (X − 1)q avec q ∈ N et a ∈ {0, 1}.
Montrons que P est dans E.
On a l’égalité (vérifiez ! utilisez notamment que a2 = a dans notre cas)
Si on ne sait pas écrire E en maths comme ci-dessus, ce n’est absolument pas grave. Il suffit de
faire une phrase claire en français, par exemple :
L’ensemble E est constitué des polynômes constants 0 et 1 et des polynômes de la forme
X q (X − 1)q avec q ∈ N∗ .
On a alors
ad−1 a0
∀ x 6= 0, P (x) = ad xd 1 + + ··· + d et xd −−−−−→ ±∞.
| x {z x } x→±∞
−−−−−
x→±∞
→ 1
On en déduit que
(
±∞ si ad > 0
P (x) →
∓∞ si ad < 0.
donc b = a + c = 0.
On en déduit que P = a(X 2 − 1).
On a montré qu’un polynôme vérifiant la condition de l’énoncé était nécessairement
de la forme a(X 2 − 1), le cas a = 0 correspondant au polynôme nul et le cas a 6= 0
correspondant au cas de degré 2.
Synthèse. Prenons P de la forme P = a(X 2 − 1) avec a ∈ K.
On a d’une part P (X 2 ) = a(X 4 − 1).
D’autre part, (X 2 + 1)P = a(X 2 + 1)(X 2 − 1) = a(X 4 − 1).
Ainsi, on a montré
n o
P ∈ K[X] | P (X 2 ) = (X 2 + 1)P = Vect(X 2 − 1)
et
p+q
X p+q
C = (1 + X)p (1 + X)q = (1 + X)p+q = Xn
n=0
n
Par ailleurs, le coefficient de degré n du produit C = AB est, d’après la formule définissant
le produit de deux polynômes, égal à
X pq n
X p q
= .
i+j=n
i j k n−k
k=0
3. On a
m 2 m
X m X m m
= (symétrie des coefficients binomiaux)
i=0
i i=0
i m−i
2m
= . (convolution de Vandermonde)
m
P2 = 4X 2 − 2
P3 = −8X 3 + 12X
P4 = 16X 4 − 48X 2 + 12.
Par une récurrence immédiate (comme P0 (0) = 1), cela montre que
Notons maintenant α (resp. β) le coefficient dominant de P (resp. Q), de telle sorte que l’on peut
décomposer ces polynômes avec leur terme dominant comme suit :
P = αX n + P0 et Q = βX n + Q0 ,
où P0 , Q0 ∈ Kn−1 [X].
On a donc
2
P 2 = (αX n + P0 )
= α2 X 2n + 2 αX n P0 + P02
| {z } |{z}
∈K2n−1 [X] ∈K2n−2 [X]
2 2n
=α X + R1 ,
où R1 = 2αX n P0 + P02 ∈ K2n−1 [X].
De la même façon, on peut trouver R2 , R3 ∈ K2n−1 [X] tels que P Q = αβX 2n + R2 et Q2 =
β 2 X 2n + R3 .
En notant R = R1 + R2 + R3 ∈ K2n−1 [X], on trouve donc
P 2 + P Q + Q2 = (α2 + αβ + β 2 )X 2n + R. (♠)
Le point-clef est maintenant que la non-nullité de α et β entraîne que α2 + αβ + β 2 > 0 (et cette
quantité est donc non nulle).
Avant de démontrer ce fait,
constatons qu’il permet de conclure : l’égalité (♠) montre en effet alors
que deg P 2 + P Q + Q2 = 2n, et l’inégalité (♥) montre donc que deg(P 3 − Q3 ) > 2n.
Grâce à la forme canonique d’un trinôme. On peut appliquer la manipulation qui permet
d’obtenir la factorisation canonique d’un trinôme, c’est-à-dire essayer de reconnaître dans
une somme le début du développement du carré. On a alors
2
β2
2 2 β
α + αβ + β = α + − + β2
2 4
2
β 3
= α+ + β2.
2 4
2
|α + βz| = (α + βz)(α + βz)
= (α + βz) (α + βz) (car α, β ∈ R)
2 2
= α + αβ (z + z) + β zz
2
= α2 + 2αβ Re(z) + β 2 |z|
= α2 + αβ + β 2 .
Comme β 6= 0, α + βz n’est pas nul (il suffit par exemple de regarder sa partie imaginaire),
donc
2
α2 + αβ + β 2 = |α + βz| > 0.
A = BQ + αX + β, (∗)
et il s’agit de déterminer α et β.
(i) On évalue (∗) en 1 et en 2, qui sont les racines de B. On obtient ainsi
1 = 1n = α × 1 + β et 2n = α × 2 + β.
Il ne reste plus qu’à déterminer l’unique polynôme affine R = αX + β tel que R(1) = 1 et
R(2) = 2n . Après calcul, on obtient α = 2n − 1 et β = 2 − 2n .
Ainsi, le reste dans la division euclidienne de X n par X 2 − 3X + 2 est
(2n − 1)X + (2 − 2n ).
1 = 1n = α × 1 + β c’est-à-dire α + β = 1.
Pour exploiter le fait que 1 est racine double de B, on va également dériver la relation
(∗), puis évaluer la relation dérivée en 1. Ainsi, A0 = 2(X − 1)Q + (X − 1)2 Q0 + α d’où
nX n−1 = 2(X − 1)Q + (X − 1)2 Q0 + α puis, en évaluant 1, on trouve n = α.
On en déduit β = 1 − α = 1 − n.
Ainsi, le reste dans la division euclidienne de X n par (X − 1)2 est
nX + (1 − n).
(iii) Le polynôme B possède deux racines qui sont cette fois-ci non réelles : il s’agit de ±i.
En évaluant (∗) en i, on obtient
(On pourrait également évaluer en −i, mais on n’obtiendrait alors rien d’autre que la relation
conjuguée, ce qui ne nous apporterait pas de nouvelle information).
On obtient ainsi
α = Im eint = sin(nt)
β = Re eint = cos(nt).
Ainsi, le reste dans la division euclidienne de (X sin t + cos t)n par (X − 1)2 est
sin(nt)X + cos(nt).
(X + 1)0 = (X 2 + 1) × 0R[X] + 0X + 1
√ 0 √ 0
D’autre part, on a α0 = 2 sin 0 = 0 et β0 = 2 cos 0 = 1.
Ainsi, le reste de la division euclidienne de (X + 1)0 par X 2 + 1 s’écrit α0 X + β0 .
Hérédité. Soit n ∈ N tel que la propriété est vraie au rang n.
Ainsi, il existe Qn ∈ R[X] tel que
(X + 1)n = (X 2 + 1)Qn + αn X + βn
ou encore :
D’où
(X + 1)n+1 = (X 2 + 1) (X + 1)Qn + αn + (αn + βn )X + (βn − αn )
αn + βn = αn+1 et βn − αn = βn+1
On a
!
√ n+1
(n + 1)π √ n+1
nπ π π nπ
αn+1 = 2 sin = 2 sin cos + sin cos
4 4 4 4 4
nπ nπ 1
En utilisant que cos = sin = √ , on obtient :
4 4 2
!
√ n
nπ nπ
αn+1 = 2 sin + cos
4 4
∀ n ∈ N, ∃ Qn ∈ R[X], X 3n = (X 3 − 1)Qn + 1
L’identité de Bernoulli stipule que le polynôme An − B n est divisible par A − B. En utilisant cela
avec A = X 3 et B = 1, on obtient que X 3n − 1 est divisible par X 3 − 1. Ainsi il existe Qn ∈ R[X]
tel que X 3n − 1 = (X 3 − 1)Qn , d’où le lemme.
D’où
X 3p+2 + X 3q+1 + X 3r = (X 3 − 1) X 2 Qp + XQq + Qr + (X 2 + X + 1)
c’est-à-dire √ √
2λ − i√2µ = 6 − 2√2i
2λ + i 2µ = 6 + 2 2i
Par somme et différence (on ne perd pas les équivalences, why ?), on a
λ=3 et µ=2
Et on a
P − X = X 2 + 2X + 1 = (X + 1)2
D’après la question précédente, on sait que (X + 1)2 divise (X 2 + 3X + 1)2 + 3X 2 + 8X + 4.
On identifie le quotient (par exemple en identifiant les coefficients) et on trouve
Q = X 2 + 4X + 5
Solution de Tigrane Ponsin (2022-2023). Exploiter le fait que ln(x2 ) = 2 ln x pour obtenir
P (X 2 ) = 2P (X), d’où 2 deg P = deg P , d’où P est constant. Mais la fonction ln n’est pas constante !
∀k ∈ N∗ , Q(k) = 1.
∀k ∈ N∗ , Q(k) = k 2 + 1.
P (x0 )2 = x20 + 1
| {z }
=0
∀k ∈ N∗ , P (k) = 2k .
Il est déjà clair qu’un tel polynôme P ne peut pas être nul.
Pd
On peut alors écrire P = `=0 a` X ` , où d ∈ N, a0 , . . . , ad−1 ∈ R et ad ∈ R∗ .
Par croissance comparée, quel que soit ` ∈ N, on a
x`
−−−−−→ 0.
2x x→+∞
P (x)
−−−−−→ 0.
2x x→+∞
P (x)
Cela contredit le fait que cette fonction f : x 7→ 2x doit satisfaire ∀k ∈ N∗ , P (k) = 1,
et donne la contradiction attendue.
Solution 2 (un peu trop compliquée). On peut ici essayer de faire une démonstration
dans la même veine que celle des deux points précédents. Le problème est qu’il n’est
pas si facile de se ramener au fait que des polynômes coïncident une infinité de points :
passer au logarithme, par exemple, transformerait 2k en ln(2) k, qui est bien la valeur
en k du polynôme ln(2) X, mais le second membre de l’égalité, ln P (k), ne serait plus
polynomial.
On peut essayer d’utiliser la dérivée : la fonction f : t 7→ 2t = exp(ln(2) t) est dérivable
et vérifie f 0 = ln(2) f , et on peut vérifier que le polynôme nul est le seul polynôme P
vérifiant P 0 = ln(2)P (pour des raisons de degré, ou parce que tout polynôme devient
nul quand on le dérive suffisamment de fois). Le problème est que la condition ∀t ∈
P (k + 1) − P (k) = 2k+1 − 2k
= 2k
= P (k).
Or,
Pd−1
— quel que soit k ∈ J0, d − 1K, on a X k ∈ Kd−1 [X] donc α d
k=0 k X k ∈ Kd−1 [X]
(par stabilité par combinaison linéaire) ;
— par construction, P0 ∈ Kd−1 [X] ;
— le polynôme X +1 est non constant, donc deg (P0 (X + 1)) = deg P0 = deg(X +1) =
deg P0 , donc P0 (X + 1) ∈ Kd−1 [X].
Par stabilité par combinaison linéaire, on en déduit que P (X + 1) − P (X) ∈ Kd−1 [X],
ce qui conclut la démonstration.
3. Il suffit de poser
1 Y
Lk = Y (X − xj )
(xk − xj ) j∈J0,nK\{k}
j∈J0,nK\{k}
n
X
4. — Existence. Considérons P = yk Lk .
k=0
Le polynôme P est une combinaison linéaire de polynômes de Kn [X], donc P ∈ Kn [X].
Soit i ∈ J0, nK. Calculons P (xi ).
On a donc
n
X X X
P (xi ) = yk Lk (xi ) = yk Lk (xi ) + yk Lk (xi ) = yi .
| {z } | {z }
k=0 k∈J0,nK\{i} k∈{i}
=0 =1
— Unicité.
Prenons deux polynômes de Kn [X] vérifiant la condition. Alors ils coïncident en n + 1
points (et sont de degré 6 n), donc ils sont égaux.
5. Première solution.
Un tel polynôme Q est unique d’après la question précédente, et s’exprime à l’aide des
polynômes de Lagrange.
Considérons les polynômes de Lagrange L1 , . . . , Ln associés aux points 1, 2, . . . , n.
Ainsi,
Y X −j
Lk =
k−j
j∈J1,nK\{k}
n
X 1
Le polynôme cherché vaut Q = Lk .
k
k=1
On souhaite calculer Q(−1).
1
Pour cela, calculons les Lk (−1).
k
On peut conjecturer cette valeur en calculant ce terme pour k = 1, puis k = 2.
1 Y 1
= (−1 − j) × Q
k j∈J1,nK\{k} (k − j)
j∈J1,nK\{k}
1 (n + 1)! 1
= × (−1)n−1 × Q Q
k k+1 (k − j) (k − j)
j∈J1,k−1K j∈Jk+1,nK
1 (n + 1)! 1
= × (−1)n−1 ×
k k+1 (k − 1)! × (−1)n−k (n − k)!
(n + 1)!
= (−1)k+1
(k + 1)!(n − k)!
n+1
= (−1)k+1
k+1
On a donc
n n n+1
X 1 X
k+1 n+1 X
i n+1
Q(−1) = Lk (−1) = (−1) = (−1)
k k+1 i=2
i
k=1 k=1
On reconnaît la somme alternée des coefficients binomiaux amputée de ses deux premiers
termes.
On rappelle que la somme alternée des coefficients binomiaux est nulle, exceptée lorsque l’on
est à la ligne numéro 0 du triangle de Pascal (ce qui n’est pas ici, car n + 1 est supérieur à 1).
Reprenons :
!
n + 1 n + 1
Q(−1) = 0 − (−1)0 + (−1)1 = − 1 − (n + 1) = n
0 1
Comme le polynôme P est non nul, il n’a qu’un nombre fini de racines.
n
Ainsi, l’ensemble a2 , n ∈ N est fini.
n m
On peut donc trouver deux entiers n 6= m tels que a2 = a2 .
Quitte à échanger n et m, on peut supposer n > m.
n n m
En divisant de part et d’autre par a2 (ce qui est licite car a 6= 0), on obtient a2 −2 = 1.
On a trouvé p ∈ N∗ tel que ap = 1.
Donc a est une racine de l’unité.
3. • Par l’absurde, supposons 0 racine de P .
Alors d’après la question 1, le scalaire (0 + 1)2 = 1 est aussi racine de P .
Puis, à nouveau avec la question 1, le scalaire (1 + 1)2 = 4 est aussi racine de P .
La question 2 implique alors que 4 est une racine de l’unité, d’où la contradiction !
• Par l’absurde, supposons −1 racine de P .
Alors d’après la question 1, le scalaire (−1 + 1)2 = 0 est aussi racine de P .
Contradiction avec le point précédent.
(
|β| = 1
4. On va montrer que ce qui fournira (why ?) que β ∈ {j, j 2 } (faire un dessin).
|β + 1| = 1
• Par hypothèse, β est racine de P .
D’après la question 3, β n’est pas nul.
D’après la question 2, β est une racine de l’unité, donc a fortiori est de module 1.
Cela montre la première égalité |β| = 1.
• Par hypothèse, β est racine de P .
D’après la question 1, le scalaire (β + 1)2 est racine de P , et est non nul d’après la question 3.
D’après la question 2, (β + 1)2 est une racine de l’unité, donc a fortiori est de module 1.
D’où la deuxième égalité |β + 1| = 1.
(
|z| = 1
Justification. Montrons =⇒ z ∈ {j, j 2 }
|z + 1| = 1
Par le dessin.
L’ensemble des complexes z tels que |z| = 1 est le cercle trigonométrique.
L’ensemble des complexes z tels que |z + 1| = 1 est le cercle de centre (−1, 0) et de rayon 1.
Ces deux cercles s’intersectent en deux points qui sont équidistants des points O = (0, 1)
et Ω = (−1, 0) et donc sont sur la médiatrice du segment [OΩ] qui est la droite d’équation
x = − 12 .
Ainsi, ces deux points ont une abscisse égale à − 12 et comme ils sont sur le cercle trigonomé-
√
3
trique leur ordonnée vaut ± .
2
Ces deux points ont donc pour affixe j et j 2 .
Par le calcul.
Rappel. Pour tout z ∈ C, on a :
|z + 1|2 = (z + 1)(z + 1)
= |z|2 + 2 Re(z) + 1
|z + ω|2 = (z + ω)(z + ω)
où a priori, a0 , . . . , an ∈ C.
Cela permet de définir le polynôme conjugué
n
X
P = ak X k ∈ C[X].
k=0
b2
Ainsi, P = X 2 + bX + 4 .
Synthèse. Réciproquement, on vérifie directement que le polynôme nul et, pour tout b ∈ K,
2
le polynôme X 2 + bX + b4 , vérifient la condition de l’énoncé.
In fine,
n o n b2 o
P ∈ K[X] | (P 0 )2 = 4P = {0} ∪ X 2 + bX + |b∈K
4
Deuxième solution
n
X
Écrivons P sous la forme ak X k (on ne suppose pas que an 6= 0).
k=0
L’égalité P − XP 0 = X s’écrit
n
X n
X
ak X k − X × kak X k−1 = X
k=0 k=1
ou encore
n
X
ak (1 − k)X k = X
k=0
En examinant le coefficient en X , on a
1
a1 (1 − 1) = 1 d’où 0=1
d’où la contradiction.
(iii) Résoudre l’équation 2P = XP 0 .
Première solution
Analyse Soit P ∈ K[X] tel que 2P = XP 0 .
Xn
Écrivons P sous la forme ak X k (on ne suppose pas que an 6= 0).
k=0
L’égalité 2P = XP 0 s’écrit
n
X n
X
2ak X k = X kak X k−1
k=0 k=1
ou encore
n
X n
X
2ak X k = kak X k
k=0 k=1
ou encore
n
X n
X
2ak X k = kak X k
k=0 k=0
Par conséquent,
∀ k 6= 2, ak = 0
Bilan de l’analyse : P est de la forme a2 X 2 avec a2 ∈ K.
Synthèse Vérifions que les polynômes de la forme aX 2 avec a ∈ K sont solutions.
Le membre gauche vaut 2P = 2aX 2 .
Le membre droit vaut XP 0 = X × 2aX = 2aX 2 .
D’où 2P = XP 0 .
BILAN : les solutions sont les polynômes de la forme aX 2 avec a ∈ K.
⇐⇒ P = a2 X 2
ou encore
n
X n
X
mak X k = kak X k
k=0 k=1
ou encore
n
X n
X
k
mak X = kak X k
k=0 k=0
Par conséquent,
∀ k 6= m, ak = 0
Bilan de l’analyse : P est de la forme am X m avec am ∈ K.
Synthèse Vérifions que les polynômes de la forme aX m avec a ∈ K sont solutions.
Le membre gauche vaut mP = maX m .
Le membre droit vaut XP 0 = X × maX = maX m .
D’où mP = XP 0 .
BILAN : les solutions sont les polynômes de la forme aX m avec a ∈ K.
Ces relations définissent de manière unique les coefficients de P , donc définissent de manière
unique P .
aj
d’où, par télescopie, = n(n − 1) · · · (j + 1).
an
n!
Comme an = 1, on obtient aj = .
j!
n
X n! j
Bilan : Pn = X .
j=0
j!
Autre preuve.
Analyse.
Soit P solution.
Le polynôme P n’est pas nul.
On a nécessairement n = deg P .
En dérivant une fois P 0 − P 00 = nX n−1 , puis P 00 − P (3) = n(n − 1)X n−2 .
Par récurrence, on obtient
Par somme,
n
X
(n+1)
P −P
| {z } = n(n − 1) · · · (n − k + 1)X n−k
=0 k=0
D’où
n
X n!
P = X n−k
(n − k)!
k=0
n
X n!
Synthèse. On vérifie que le polynôme X n−k est solution.
(n − k)!
k=0
On a donc
n
X P (k) (a)
∀ x ∈ [a, +∞[, P (x) = P (a) + (x − a)k .
k!
k=1
P = (X − 1)3 (X 2 − X + 1)
P = (X − 1)2 (X 2 + 2X + 5)
(iii) On a √ √ √ √
P = X 4 − (5 + 2)X 3 + (5 2 − 2)X 2 + (10 + 2 2)X − 10 2
√
Donc P ( 2) = 0.
√ √ √ √
Puis P 0 = 4X 3 − 3(5 + 2)X 2 + 2(5 2 − 2)X + (10 + 2 2), d’où P 0 ( 2) = 0.
√ √ √ √
De plus, P 00 = 12X 2 − 6(5 + 2)X + 2(5 2 − 2), donc P 00 ( 2) = −20 2 + 8 6= 0,
√
Donc 2 est racine de P de multiplicité 2.
√
Ainsi P s’écrit (X − 2)2 (aX 2 + bX + c).
√ √
En identifiant les coefficients, on trouve a = 1, b = 2 − 5 et c = −5 2.
On a donc l’égalité √ √ √
P = (X − 2)2 (X 2 + ( 2 − 5)X − 5 2)
√ √ √
Le polynôme X 2 + ( 2 − 5)X − 5√ 2 a un discriminant positif ; il admet 5 et − 2 pour
racine. Il s’écrit donc (X − 5)(X + 2).
On a donc l’égalité √ √
P = (X − 2)2 (X − 5)(X + 2)
C’est la factorisation de P dans R[X].
P 000 (1) = (2n + 1)(2n)(2n − 1) − (2n + 1)(n + 1)n(n − 1) + (2n + 1)n(n − 1)(n − 2)
= (2n + 1)n [2(2n − 1) − (n + 1)(n − 1) + (n − 1)(n − 2)]
= (2n + 1)n [4n − 2 − (n − 1) [(n + 1) − (n − 2)]]
= (2n + 1)n(n + 1) 6= 0,
Cette expression est non nulle car a 6= 0 (en effet, on remarque que Pn (0) = 1 donc 0 n’est
pas racine).
Résumé de la preuve.
On a l’égalité fondamentale suivante (spécifique à ce polynôme) :
1 n
Pn = X + Pn0
n!
En évaluant en a ∈ C, on obtient
1 n
Pn (a) = a + Pn0 (a)
n!
Désormais, si on prend a une racine de Pn , on a nécessairement a 6= 0 (why ?), et on constate
donc que Pn0 (a) 6= 0.
Or,
n
X k X k−1
Pn0 =
k!
k=1
n
X X k−1
=
(k − 1)!
k=1
n−1
X X`
= [` = k − 1]
`!
`=0
= Pn−1
Xn
= Pn − .
n!
n
La double égalité Pn (a) = Pn0 (a) = 0 donne alors que an! = 0 ; ce qui entraîne, puisque n > 1,
que a = 0.
Or 0 n’est pas racine de Pn , car Pn (0) = 1 6= 0.
On obtient ainsi la contradiction souhaitée, ce qui conclut la démonstration.
2. Brouillon.
On commence par se faire la main sur les petites valeurs de n.
On a
1 2 1 3 1 2
P0 = 1 P1 = X + 1 P2 = X +X +1 P3 = X + X +X +1
2 6 2
On constate que les polynômes P0 et P2 n’ont pas de racine réelle (calculer le discriminant).
Variations de P
fn
>0
+∞
Variations de P
fn
−∞
X 3 − 1 = (X − 1)(X 2 + X + 1)
X 3 + 1 = −(−X − 1)(X 2 − X + 1)
Donc
X 3 + 1 = (X + 1)(X 2 − X + 1)
Comme le discriminant de X 2 − X + 1 est négatif, c’est la factorisation de X 3 + 1 dans R[X].
• Concluons.
En utilisant les deux points précédents et la factorisation de Y 2 − 1, on a :
Comme les discriminants des polynômes de degré 2 sont négatifs, c’est la factorisation de
X 6 − 1 dans R[X].
Autre idée (pas terrible).
En utilisant la factorisation de Y 3 − 1, on a
X 6 − 1 = (X 2 )3 − 1 = (X 2 − 1)(X 4 + X 2 + 1)
Il nous faut donc factoriser X 2 − 1 (facile, c’est (X − 1)(X + 1)) et factoriser le polynôme de degré X 4 + X 2 + 1
(plus difficile !), c’est un polynôme sans racine réelle donc produit de deux polynômes de degré 2. Et sa
factorisation fait l’objet de l’exercice suivant.
X 4 + X 2 + 1 = (X 2 + 1)2 − X 2 = (X 2 + 1 − X)(X 2 + 1 + X)
Deuxième solution
Voici un mini-lemme.
Un polynôme de K[X] de degré pair est toujours un produit de polynômes de degré 2.
Un polynôme de K[X] de degré impair est toujours un produit de polynômes de degré 2,
à un facteur de degré 1 près !
Le polynôme P = X 4 + X 2 + 1 se factorise sous la forme suivante (penser au mini-lemme, ou à sa
démonstration) :
P = a(X 2 + bX + c)(X 2 + b0 X + c0 )
Comme P est unitaire, on a a = 1.
Le membre droit vaut X 4 + (b + b0 )X 3 + (c + bb0 + c0 )X 2 + (bc0 + cb0 )X + cc0 .
Par identification des coefficients, on a les 4 égalités suivantes :
b + b0 = 0
c + bb0 + c0 = 1
bc0 + cb0 = 0
0
cc = 1
= X 2 − X + (1 − i) X 2 − X + 1 + i
= X 2 + 1 X 2 − 2X + 2 .
(vi) On se rend compte (soit successivement soit, si l’on sent l’arnaque, en vérifiant que les pre-
mières dérivées du polynôme ont 1 comme racine) que (X −1)3 divise le polynôme. On obtient
alors
X 5 − 10X 4 + 25X 3 − 25X 2 + 10X − 1 = (X − 1)3 (X 2 − 7X + 1)
√ ! √ !
7 + 3 5 7 − 3 5
= (X − 1)3 X − X− ,
2 2
Pour z 6= 0, on a
!
1 Y 1 Y
n n
X −z n
= z ( X)n − 1 = z n X −ω = (X − ωz)
z z
ω∈Un ω∈Un
D’où Y Y
(X − ωz) = (X − ξz)
ω∈Un ξ∈Un
• D’après l’égalité ♣, on a :
!
Y
n n
∀ ξ ∈ C, (A − B )(ξ) = (A − ωB) (ξ)
ω∈Un
Y
Ainsi, les deux polynômes An − B n et (A − ωB) coïncident sur C.
ω∈Un
D’où l’égalité.
X 3 − X 2 − 4X + 4 = (X − 1)(X 2 − 4)
(1, 2, −2) ; (1, −2, 2) ; (2, −2, 1) ; (2, 1, −2) ; (−2, 2, 1) ; (−2, 1, 2).
Pause.
Faisons une pause dans notre calcul, et apprenons un peu de maths.
Fixons ω0 ∈ Un . L’application
ϕω0 : Un −→ Un
ζ
ζ 7−→
ω0
est bien définie (why ?) et est bijective (de bijection réciproque ξ 7→ ω0 ξ).
On en déduit facilement par restriction et co-restriction (ou bien on refait une preuve) que l’appli-
cation :
ψω0 : Un \ {ω0 } −→ Un \ {1}
ζ
ζ 7−→
ω0
est bijective.
Autre pause.
Soit f : E → F une application bijective entre deux ensembles finis, et on suppose que F ⊂ C (de
sorte que les éléments de F se multiplient).
Alors Y Y
f (x) = y
x∈E y∈F
Y n−1
X
Xn − 1 = (X − ξ) et X n − 1 = (X − 1) Xk
ξ∈Un k=0
Y n−1
X
(X − ξ) = Xk
ξ∈Un \{1} k=0
On a
Y ω0 Y
(1 − ) = (1 − ξ) = n
ω
ω 0 ∈U n \{ω} ξ∈Un \{1}
Existence.
On définit une suite (Tn )n∈N de polynômes par récurrence de la façon suivante
T0 = 1
T1 = X
∀ n ∈ N, Tn+2 = 2XTn+1 − Tn
Donc les xi sont deux à deux distincts pour tout i ∈ J0, n − 1K.
BILAN : le polynôme Tn possède (au moins) n racines réelles distinctes deux à deux.
4. Commençons par remarquer que T0 est constant et que sa factorisation est donc immédiate :
T0 = 1
f 00 + + +
+∞
f0 0
−∞
f0 − 0 +
+∞ +∞
f
?
On a 4r3 + 3r2 + 2r + 1 = 0. Donc f (r) = r4 + r3 + r2 + r + 1 s’exprime en fonction de
r4 , r2 , r, 1 et on trouve
1 1 4
f (r) = (4r4 + r2 + 2r + 3) = 4r + (r + 1)2 + 2 > 0
4 4
Ainsi f admet un minimum strictement positif, donc f ne s’annule pas.
Donc Q n’a pas de racine réelle.
2. (2a) Comme θ = 5 ,
2π
on a
(2b) On a donc
X 2 − 2 cos(θ)X + 1 X 2 − 2 cos(2θ)X + 1 = X 4 + X 3 + X 2 + X + 1
5. Comme Q = X 4 + X 3 + X 2 + X + 1 n’a pas de racines réelles (ce que l’on peut revérifier
en calculant les discriminants des deux polynômes de degré 2 ci-dessus), l’égalité précédente
fournit la factorisation du polynôme Q.
Mais comme on n’est pas encore au mois de Mai (ah, si, maintenant, on y est, mais je laisse
quand même la preuve ci-dessous), on va prouver que la famille F est génératrice de E.
Pour cela, on se donne un polynôme Q quelconque de E.
On cherche à montrer que Q est combinaison linéaire des polynômes P0 , . . . , Pn .
Autrement dit, on cherche à montrer qu’il existe des scalaires λ0 , . . . , λn tels que
λ 0 P0 + λ 1 P1 + · · · + λ n Pn = Q
λ0 coeffX 0 (P0 ) λ1 coeffX 0 (P1 ) + λ2 coeffX 0 (P2 ) + · · · λn coeffX 0 (Pn ) coeffX 0 (Q)
+ + =
λ1 coeffX 1 (P1 ) + λ2 coeffX 1 (P2 ) + · · · λn coeffX 1 (Pn ) coeffX 1 (Q)
+ =
λ2 coeffX 2 (P2 ) + · · · λn coeffX 2 (Pn ) coeffX 2 (Q)
+ =
..
.
λn coeffX n (Pn ) coeffX n (Q)
=
1
Dans notre exercice, on a ∀ k ∈ J0, nK, coeffX k (Pk ) =
k!
Le système précédent s’écrit matriciellement :
matrice triangulaire avec une belle diagonale à dessiner : à vous de faire le dessin
La matrice qui intervient est triangulaire supérieure avec aucun zéro sur la diagonale donc
elle est inversible.
Donc en inversant la matrice, on obtient des λi en fonction des coefficients de Q tels que...
Autre preuve.
On veut montrer que Vect(F) = Kn [X].
L’inclusion non évidente est ⊃ et cette inclusion revient à montrer que
Montrons que, pour tout k ∈ J0, nK, la propriété Hk : « X k ∈ Vect(F) » est vraie.
Procédons par récurrence forte.
B Initialisation. La propriété H0 est vraie car X 0 vaut P0 qui est bien dans Vect(F).
Ainsi
L’égalité F et les deux points • précédents montrent que X k+1 est dans Vect(F).
1 k−1 1
Pk0 (X +1) = (X +1−k)k−1 + (X +1)(X +1−k)k−2 = X(X +1−k)k−2 = Pk−1
k! k! (k − 1)!
Si x 6= 0E (ce qui est le cas si c’est un vecteur propre), alors on en déduit que P (λ) = 0.
Synthèse.
Vérifions (ou pas) que 1 est valeur propre.
Il s’agit de voir s’il existe un polynôme P non nul tel que f (P ) = P , c’est-à-dire tel
que P − P 0 (X + 1) = P .
Et c’est bien le cas en prenant un polynôme constant non nul. Il vérifie bien f (P ) = P !
(3f) Pour déterminer la matrice inverse de A, soit on écrit le système Y = AX à inverser
avec le pivot de Gauss.
Ou bien on écrit A = I − N avec N la matrice ayant une surdiagonale de 1 et des 0
ailleurs. Les puissances de N sont évidentes à calculer et on a N n+1 = 0.
n
X
Donc A−1 = N k , ce qui, après calculs des puissances de N , donne :
k=0
1 1 1 1 1
0 1 1 1 1
= ... .. ..
A−1 . .
0 ... 0 1 1
0 ... 0 0 1
D’où
m+1
m+1
X
i m+1
f (P )(X) = (−1) P (i) (X + i)
i=0
i
— On conclut en disant que l’égalité est vérifiée pour les vecteurs de la famille
X(X − 1) · · · (X − i + 1)
i∈J0,n−1K
où les xi sont les racines réelles de P (elles sont de multiplicité paire !),
et les Rj sont des polynômes du second degré à discriminant négatif.
Les racines de ces polynômes sont des nombres complexes conjugués zj , zj .
En particulier, on a
Rj = (X − zj ) (X − zj ).
Posons donc
√ s
Y t
Y
mi q
C = λ (X − xi ) (X − zj ) j .
i=1 j=1
On a bien P = CC.
3. Décomposons C en partie réelle et en partie imaginaire C = A + iB avec A, B ∈ R[X].
D’après la question précédente, on a P = CC = A2 + B 2 .
∀ ω ∈ U, P (ω)P (ω) = 1
1
Comme P (ω) = P (ω) et ω = , on a en multipliant par ω n :
ω
∀ ω ∈ U, P (ω) × ω n P (ω −1 ) = ω n
Ainsi, P Q et X n coïncident sur U qui est une partie infinie, donc ils sont égaux.
En passant au degré dans l’égalité P Q = X n , on en déduit que deg Q = 0, ainsi
D’où
∀ k ∈ J0, n − 1K, ak = 0
Finalement, P = an X n . On montre que an ∈ U en évaluant en 1 ∈ U.
X5
2
P =u − X3 + X + c.
5 3
3 5 15
P = − X 5 + X 3 − X.
8 4 8
En résumé, on a P = 0 ou ∃z ∈ K : P = 1
18 (X − z)3 .
Synthèse. Réciproquement, il est déjà clair que le polynôme nul satisfait à la condition.
Dans le deuxième cas, soit donc z ∈ K et P = 18 1
(X − z)3 . On a donc
1
P0 = (X − z)2
6
1
P 00 = (X − z)
3
1
donc P 0 P 00 = (X − z)3
18
= P,
ce qui conclut.
In fine,
n o n1 o
P ∈ K[X] | P = P 0 P 00 = {0} ∪ (X − z)3 , z ∈ K
18
1. Deuxième argument : d’après les relations coefficients-racines, le coefficient de degré 2 de P est −3uz, ce qui
entraîne assez directement que z ∈ R.
L’inégalité entraîne donc que P (ai + h) = O (hpi ). Cela entraîne que la multiplicité de ai
h→0
en tant que racine de P est > pi . En particulier, Q divise P .
— En général, un polynôme R de terme dominant ad X d vérifie |R(x)| ∼ ad |x|d .
|x|→∞
Ainsi, l’inégalité pour des complexes de grand module entraîne deg P 6 deg Q et donc que
P et Q sont associés.