Un explosif est un mélange de corps qui, lors de leur transformation, sont susceptibles de dégager en un
temps très court une grande quantité de chaleur et généralementa un grand volume de gaz porté à
haute température, ce qui constitue une explosion. Une charge explosive (en anglais : explosive charge)
est une quantité mesurée de matière explosive
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Explosif
mélange de corps susceptibles lors de leur transformation, de dégager en un temps très court, un grand
volume de gaz porté à haute température, ce qui constitue une explosion
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Un explosif est un mélange de corps qui, lors de leur transformation, sont susceptibles de dégager en un
temps très court une grande quantité de chaleur et généralementa un grand volume de gaz porté à
haute température, ce qui constitue une explosion. Une charge explosive (en anglais : explosive charge)
est une quantité mesurée de matière explosive.
Cet article concernant la chimie doit être recyclé (septembre 2018).
Le fond de cet article de chimie est à vérifier (décembre 2016).
Explosions lors d'une démonstration (Marine Corps Air Station Miramar, Californie).
Histoire
Classification
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afficherCette section ne cite pas suffisamment ses sources (mai 2020).
Par comportement physique
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De l'explosion résulte la création d'un front d'onde de pression. La vitesse de ce front d'onde détermine
la classification des explosifs. Il existe trois grands groupes d'explosifs :
les explosifs soufflants (régime de déflagration) ;
les explosifs brisants (régime de détonation) ;
les explosifs progressifs se situent entre les soufflants et les brisants.
La différence entre les régimes de déflagration et de détonation n'est pas toujours simple. Selon les
conditions d'utilisation, un explosif normalement déflagrant peut détoner, et un explosif normalement
détonant peut déflagrer.
Les explosifs soufflants sont conçus pour un régime de déflagration, c’est-à-dire une auto-combustion
subsonique (la réaction chimique se propage à la vitesse de 10 à 400 m/s dans l'explosif lui-même).
Les explosifs progressifs suivent le régime de détonation supersonique (de 2 000 à 3 500 m/s).
Les explosifs brisants détonent également (de 4 000 à 9 000 m/s).
Les explosifs peuvent aussi être utilisés pour la propulsion de projectiles ou fusées sous forme de poudre
ou propergol. Le régime est alors la combustion qui doit être très bien maîtrisée (exemple, les deux
propulseurs d'appoint à poudre de chaque côté de la fusée Ariane).
Explosif soufflant
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Article détaillé : Déflagration.
Un explosif soufflant est un explosif qui provoque lors de son explosion une pression dans les directions
de moindre résistance. Si on place une petite charge d'explosif soufflant sur un mur, lors de l'explosion
la pression va s'appliquer à l'opposé du mur, le mur restera intact. Au contraire, si on avait placé une
charge d'explosif brisant, le mur aurait été endommagé ou perforé.
On peut citer à titre d'exemple les explosifs soufflants suivants :
la poudre noire, surtout utilisée pour les canons d'autrefois, les feux d'artifice et les pétards ;
la poudre blanche (nitrocellulose), utilisée aussi dans certains propulseurs à réaction ;
les mélanges « faciles à réaliser » : mélanges à base de produits courants comme le fioul, engrais ou
lessive, permettant de réaliser des explosifs artisanaux. Ils peuvent être utilisés au combat en l’absence
de matériel plus sophistiqué (guérilla, guerre asymétrique, guerre civile, etc.), ou pour des activités
terroristes.
Explosif brisant
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Article détaillé : Détonation.
Un explosif brisant est un explosif qui applique, lors de son explosion, une pression sur la zone la plus
résistante. Un exemple simple : si on place une petite charge d'explosif brisant sur un mur, lors de
l'explosion la pression va s'appliquer sur le mur et provoquer la perforation du mur. Au contraire, si on
avait placé une charge d'explosif soufflant, le mur n'aurait pas été perforé, mais il y aurait eu un fort
effet de souffle dans la direction opposée au mur.
Utilisation d'explosifs par des sapeurs durant la Première Guerre mondiale.
Les explosifs brisants ont une vitesse de détonation qui dépasse 6 050 m/s. Le plus puissant connu
(l'octanitrocubane) atteint la vitesse de détonation de 10 100 m/s. On peut citer parmi eux les groupes -
nitros et nitrates, les peroxydes organiques, les chlorates et les perchlorates, les halogénures d'azote, les
azotures et les fulminates.
Ils sont généralement utilisés dans le domaine militaire ou dans le bâtiment. Pour la pyrotechnie, on
préférera les explosifs déflagrants, car les brisants sont trop complexes à manipuler. De plus, ils sont
souvent très toxiques et même parfois cancérigènes.
En génie civil, la nitroglycérine, trop instable, est inutilisable sous sa forme liquide courante ; elle a son
utilisation la plus répandue en médecine, car c'est un puissant vaso-dilatateur. Les ingénieurs civils lui
préfèrent le plus souvent la dynamite, qui est de la nitroglycérine stabilisée par ajout d'un stabilisant (le
plus souvent de la cellulose). Au xxie siècle, les explosifs dits plastiques, composés d'explosif et de
gélatinisant (afin de « flegmatiser » la matière active), sont les plus utilisés.
En génie militaire, plusieurs explosifs sont utilisés :
la mélinite pure (connue sous le nom d'acide picrique ou bien encore de 2,4,6-trinitrophénol) n'est plus
utilisée de nos jours, mais sert d'étalon pour donner le coefficient d'utilisation pratique (CUP) d'un
explosif, mesurant sa puissance ;
le TNT ou trinitrotoluène a été largement utilisé pendant la Seconde Guerre mondiale ;
l'hexolite ou RDX, dont la composition C-4 est un dérivé ;
l'octolite (usage militaire exclusif) est dans les années 1980 l’explosif le plus puissant ;
la donarite (nom commercial, de l'allemand Donner, « tonnerre ») est un explosif contenant 70 à 80 %
de nitrate d'ammonium, 15 à 25 % trinitrotoluène, et 5 % de nitroglycérine1. Sa vitesse de détonation
est de 4 100 m/s. Utilisé par le génie militaire de la Wehrmacht, il est toujours employé dans
l'exploitation minière ;
le tétrytol.
De la poudre d'aluminium est parfois ajoutée au TNT pour augmenter la puissance du souffle (ex. :
ammonal).
Par sensibilité
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Explosif primaire
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En pyrotechnie, un explosif primaire ou initiateur est un produit chimique explosif, celui qui le premier
amorce la chaîne pyrotechnique conduisant à l'explosion d'une charge d'explosif.
On les trouve par exemple dans les détonateurs ou les amorces. Ce sont généralement des produits
toxiques et dangereux, source de nombreux accidents depuis leur découverte.
Fonctions
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Sa vocation peut être d'amorcer la réaction à lui seul, ou de mettre à feu un booster explosif servant de
pont entre un explosif de faible énergie et un autre qui possède une grande énergie, mais une réactivité
faible.
Toxicologie
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Ces produits sont souvent toxiques et toujours dangereux. Ils participent aux séquelles de guerre, y
compris séquelles de pollution.
Exemples
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Fulminate de mercure
Azoture de plomb
Explosif secondaire
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Un explosif secondaire est un explosif capable de fournir une très grande quantité d'énergie. C'est le cas
par exemple du C3 et du C4.
Trinitrotoluène (TNT)
Nitroglycérine…
Cependant un explosif de ce genre est fabriqué de manière à être puissant mais stable dans la mesure
du possible. Il a donc besoin d'une énergie d'activation pour exploser. Il est toujours placé après
l'explosif primaire qui joue le rôle de détonateur.
L'explosion de cette charge primaire fournit peu d'énergie comparée à la charge secondaire mais
suffisamment de chaleur et une onde de choc pour activer cette seconde charge.
Booster explosif
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Un booster explosif, ou explosif secondaire, sert de pont entre un explosif de faible énergie et un autre
qui possède une grande énergie, mais une réactivité faible.
Il concentre l'énergie d'un explosif primaire de façon à amorcer la réaction du deuxième explosif. Les
boosters sont créés en mélangeant des composants de grande réactivité et de grande énergie en
proportions variables.
Par exemple, un initiateur (tel un tube explosif) ne possède pas l'énergie d'activation nécessaire pour
déclencher la réaction d'une grande quantité d'explosif puissant (tel le PETN, le TNT et l'ANFO), le
booster amène l'énergie d'activation nécessaire pour démarrer la réaction chimique.
Le tétryl était populaire au xxe siècle comme booster, particulièrement durant la Seconde Guerre
mondiale, mais n'est plus beaucoup utilisé au xxie siècle, remplacé par des mélanges répondant mieux
aux exigences des explosifs modernes.
Ces produits sont souvent toxiques.
Formation et réglementation
Risques et dangers pour l'environnement ou la santé
Détection
Notes et références
Articles connexes
Dernière modification il y a 2 mois par SRenson18
PAGES ASSOCIÉES
Détonateur
Dispositif permettant de faire exploser une charge principale
Liste de composés explosifs
page de liste de Wikimédia
Tétryl
composé chimique
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Politique de confidentialité Conditions d’utilisationVersion de bureau
réglementation
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Pour des raisons de sécurité des utilisateurs et de lutte contre le terrorisme, la mise en œuvre
d'explosifs nécessite de suivre une formation et de respecter la réglementation en vigueur dans le
pays8,9,2.
Il faut disposer d'autorisations et être titulaire d'un permis ou d'un certificat. Ces diplômes se préparent
lors d'une formation par un organisme agréé. Ils sont obtenus après réussite à un examen.
Il est en général interdit de fabriquer des explosifs. On peut se procurer ces derniers auprès de
fabricants qui ne commercialisent que des produits ayant reçu un agrément technique10,11.
L'utilisateur devra aussi respecter les règles concernant le transport et le stockage des explosifs.
Par ailleurs, le code pénal français sanctionne à une peine de trois ans d'emprisonnement et 45 000 €
d'amende pour diffusion à un public non professionnel de modes de fabrication d'engins explosifs. La
peine peut aller jusqu'à cinq ans d'emprisonnement et 75 000 €, lorsque la diffusion de cette
information circule sur un média de type Internet12
Risques et dangers pour l'environnement ou la santé
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Symbole du système général harmonisé de classification et d'étiquetage des produits chimiques
indiquant un produit chimique explosif.
Les explosifs agréés sont des produits sûrs, mais peuvent présenter des dangers si des consignes de
sécurité ne sont pas respectées lors de leur utilisation :
activation accidentelle d'éléments sensibles comme les détonateurs à la suite d'un choc, d'une
perturbation électromagnétique ;
certains composants de certains explosifs sont toxiques, et peuvent être source d'intoxication due aux
gaz dégagés par l'explosif dans un milieu mal ventilé ;
intoxication par contact avec la peau en manipulant les produits ;
périmètre de sécurité non respecté ;
projection ou déstabilisation de roches et autres matériaux ;
incident lors d'un tir nécessitant une intervention de l'artificier sur un dispositif endommagé ;
effet cancérigène ou de perturbateur endocrinien, pour certains explosifs (perchlorates par exemple) ;
eutrophisation, ou dystrophisation induite par les explosifs riches en azote quand ils sont solubilisés
dans l'eau (y compris pour des explosifs modernes très stables dans l'air et réputés peu agressifs envers
l'environnement car photodégradables), ou partiellement biodégradables, tels que le dinitramide de
guanylurée (Fox-12) ; ce dernier libère dans l'eau une grande quantité d'azote, dont sous forme d'ion
nitrate (NO–
3)13,14.
Remarque : les explosifs primaires comme les poudres sont tellement sensibles qu'ils peuvent réagir
avec la seule électricité statique générée par le corps humain ou par frottements.
Dangers spécifiques des explosifs faits maison
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Les feux d'artifice, explosifs faits maison, ou engin explosif improvisé (EEI), peuvent présenter des
dangers pour l'utilisateur lors de leur fabrication, leur transport ou leur utilisation. Certains mélanges
sont instables, ils détonent ou s'enflamment spontanément à des températures basses (40 °C), ou lors
d'un faible choc, ou après un certain laps de temps. L'opérateur peut être blessé (main arrachée,
brûlures, œil crevé, perte de l'audition, intoxication, éviscération partielle) ou tué. Ces engins ou
mélanges peuvent provoquer des blessures à d'autres personnes et causer des dégâts matériels
importants (parois et vitres soufflées, incendie).
Détection
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Des détecteurs électroniques sont peu à peu mis au point, mais on a beaucoup utilisé et on utilise
encore le flair de certains animaux comme les chiens, capables de détecter des soupçons de certains
produits sous forme d'explosif préparé ou même sous forme de composant primaire (mercure, baryum,
chlorates, etc.), non sans risque parfois pour leur santé15.
Plusieurs méthodes (dont par analyse chimique et/ou signature isotopique) permettent de détecter la
provenance de certains explosifs ou de leurs composants, dans le cadre d'enquêtes par exemple1