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Humanisme, Renaissance et Réforme

Le document présente un exposé sur l'humanisme, la Renaissance et la Réforme, mettant en lumière les origines et les diffusions de l'humanisme, ainsi que les transformations littéraires, artistiques et économiques de la Renaissance. Il aborde également les origines de la Réforme, la montée du protestantisme avec Martin Luther et Jean Calvin, ainsi que la réponse de l'Église catholique à travers la Contre-Réforme. En conclusion, il souligne l'importance de cette période de transition qui a profondément influencé les rapports économiques et politiques en Europe.

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Humanisme, Renaissance et Réforme

Le document présente un exposé sur l'humanisme, la Renaissance et la Réforme, mettant en lumière les origines et les diffusions de l'humanisme, ainsi que les transformations littéraires, artistiques et économiques de la Renaissance. Il aborde également les origines de la Réforme, la montée du protestantisme avec Martin Luther et Jean Calvin, ainsi que la réponse de l'Église catholique à travers la Contre-Réforme. En conclusion, il souligne l'importance de cette période de transition qui a profondément influencé les rapports économiques et politiques en Europe.

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Université Cheick Anta Diop de Dakar

Facultés des Lettres et Sciences et Humaines

Département histoire

Licence 1

Exposé : Humanisme Renaissance et Réforme

Année :2020/2021

NOMS DES EXPOSANTS

SADA BA

LAMINE DIAME

Sous la direction de Monsieur MANGA

1
Plan
Introduction

I. Humanisme
1) Origine de l’humanisme
2) Les diffusions de l’humanisme
II. La renaissance
1) La renaissance littéraire
2) La renaissance artistique et économique
III. Reforme
1) Les origines de la réforme dans l’humanisme
2) La réforme protestante
3) La contre-réforme ou réforme catholique

Conclusion

2
INTRODUCTION

Après les crises de la fin du Moyen âge (guerre de cent ans épidémies, famines),
les XVème et XVIème siècles voient un nouvel épanouissement de l’Europe.
Une nouvelle façon de penser anime la vie intellectuelle et religieuse de
l’Occident, une nouvelle vision du monde apparaît. Ceci se manifeste par une
curiosité intellectuelle due à la redécouverte de l’antiquité. L’homme redevient
le centre des préoccupations comme chez les anciens, L’humanisme prépare
ainsi la réforme protestante qui divisera la chrétienté et la renaissance qui
transposera dans l’art la pensée des humanistes.

I- L’HUMANISME

1) origines de l’humanisme

Après les ravages des grandes pestes au XIVe siècle, après la guerre de cent ans
qui ruine campagnes et villes et affaiblit le féodalisme, l’Europe connaît à
nouveau de 1450 à 1540 une ère de prospérité croissante. La disparité des fléaux,
la reconstitution d’un royaume unifié territorialement et politiquement, l’essor
européen de la démographie, du commerce et de la banque, engendrent une
période de l’ascension social est plus facile, où les villes agrandies se doivent
de forment culturelles originales, où les cours princières ou royales deviennent
des centres attractifs.

L’humanisme en tant que mouvement visant à remuer avec certaines valeurs de


l’antiquité fait partie intégrante de la renaissance au XIV siècle en Italie, avec
Pétrarque. Boccace et prospéra au XVe avec Marsile Ficin, mais il se développe

3
partout en Europe, notamment en France, où il se nourrit en particulier de la
pensée de l’école de Chartes.

En Italie, des conflits comme Coluccio Salutati (1331-1406) et le bagage


diffusèrent des œuvres d’autres Romains, tandis que d’autres comme Guarino
Véronèse (1374-1460) et Frances filelfo révélèrent à leurs contemporains des
auteurs grecs de l’antiquité. Des poètes néolatins remirent au goût du jour les
formes de la poésie latine et des philologiques des textes bibliques. Parmi les
savants humanistes admirés pour leur érudition et leurs esprits de liberté figurent
: Pie de la Mirandole qui neufs cents thèses à débattre par des philosophes et des
théologiens. A Florence se développa une académie dès le

XVe siècle à laquelle succédèrent d’autres académies, telle que l’académie de Crus ca
en 1582 ; véritable creuset de l’humanisme Italien et Européens.

Cette académie reçut une forte impulsion des éruditions byzantines qui s’y
fixèrent après la prise de Constantinople par les turcs en 1453. Opposée à
l’aristotélisme réintroduit en Europe par des philosophes arabes tels Averroès et
Avicenne puis repris par Thomas d’Aquin et en faveur dans de nombreuses
universités en particulier celle de Padane. L’académie de Florence entreprit avec
Pic de la Mirandole, une collaboration parfois orageuse. Il influença même des
théologiens en les incitants à la tolérance comme l’Allemand Nicolas de Cues,
auteur de la « Docte ignorance » 1440.

Le débat de l’humanisme français fut marqué par le philosophe théologien Jean


de Gerson et ses amis du collège de Howard, fondé en 1304 sur l’emplacement
de la future école polytechnique sur la montagne de Sainte Geneviève à Paris.

4
2) Les diffusions de l’humanisme

L’invention de l’imprimerie en 1450 par Gutenberg permet la diffusion des


idées humanistes par la multiplication des livres qui deviennent moins chers,
contiennent moins de fautes et sont donc plus accessibles. Leur aspect change :
Ils sont sans images, des pages de titres, des tables de matières et des chapitres
font leur apparition. En ce sens l’humanisme est néanmoins trois grandes zones
d’élaboration et diffusions de thème humanistes se distinguent :

- Le Nord de l’Italie : cela s’explique par le patrimoine antique, le fait


également que les grecs qui prirent Constantinople après sa chute se dirigent vers
cette région, la seule possible présence d’importants auteurs tels que Léonard de
Vinci.

- Une zone allant de l’Ouest de l’Allemagne actuelle à la Suisse actuelle.


Plusieurs raisons, forte urbanisation et surtout lieu de diffusion le plus précoce
de l’imprimerie.

- La Flandre : dès le moyen âge lieu de circuler et de flux commerciaux très


intenses, il est logique que les idées y aient circulé également, le rôle d’un
individu, Didier Erasure, sans doute le plus grand des humanistes avec Léonard
Vinci.

II- LA RENAISSANCE

La renaissance est une rupture avec les idées, les meurs, les formes
littéraires, l’art du moyen âge et un retour aux idées, à la littérature et à l’art de
l’antiquité Gréco-romaine. C’est ainsi que cette fièvre de renouvellement s’est
manifeste dans tous les ordres de la pensée : dans l’art et l’économie, la
littérature, la science et la technique.
5
1) La renaissance littéraire

L’humanité exerça une influence profonde sur les littéraires nationales avec les
anciens tout en initiant ceux-ci et à donner à leur œuvres une plus grande qualité
littéraire.

En France, Rabelais (1494-1553) et Calvin (1509-1564) sont contemporain de


François I et de Henry II. Dans l’épopée Burlesque de son Pantagruel et de son
Gargantua, le premier à introduire toute une conception de la vie forte éloignée
de l’austérité chrétienne. Calvin dans son « Institution chrétienne », a su
exprimer en français des idées philosophiques.

Clément Marot (1477-1544), poète de cour plein d’esprit, naturalisa en France le


sommet italien.

La seconde moitié du siècle voit le triomphe de la pléiade, groupe de poètes dont


les plus célèbres sont Joachin Du Bellay (1525-1560) et surtout Ronsard (1525-
1585). Fervent admirateur des lettres antiques, habiles dans les genres les plus
divers, il chante toutes les beautés de la nature, toutes les joies et toutes les
tristesses de la vie. Dans la défense et illustration de la langue française (1549)
; du Bellay affirme leur volonté de rivalise avec leurs anciens en employant la
langue maternelle.

Montaigne (1533-1592) offre dans les essais (à partir de 1580), la sagesse que lui
ont inspirée ses réflexions et son expérience.

En Italie premier pays qui ait connu une littérature nationale, l’Arioste
(14741533) donne l’épopée romanesque du Roland furieux ; le Florentin
Machiavel (1469-1527), imprégné des lettres païennes, écrit un traité de science
politique, le Prince, où il admet que pour gouverner, un chef peut se montrer
immorale et dur, indifférent au choix des moyens.

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En revanche, c’est l’épopée des croisades, toute embellie de merveilleux
chrétiens que retrace la tasse (1544-1595) dans la Jérusalem délivrée. La langue
italienne, la littérature italienne, les modes italiennes, s’imposent au goût de
l’Europe cultivée et aux cours monarchiques.

En Allemagne Luther est un maître de la langue nationale dont sa traduction de la bible


constitue le premier chef d’œuvre.

L’Angleterre, comme l’Espagne connaîtra ses principaux écrivains vers la fin du


siècle. Au Portugal, un grand Poète Camoels (1517-1579), a chanté dans les

Lusiades l’épopée de Vasco de Gama.

2) La renaissance artistique et économique

La fin du Moyen âge et le XVIe siècle sont en Europe une époque de grands
renouvellements artistique. ‘Italie est le point de départ et le centre de diffusion
de ce mouvement. L’art de la renaissance est moins religieux et plus personnelle
que celui du Moyen âge. Développé au profit des cours princières et des sociétés
bourgeois, ils s’inspirent de l’antiquité classique et veut exprimer une vision
harmonieuse du monde. Les influences italiennes, celles en particulier des
grands maîtres à la fois peintres, sculpteurs et architectes, se répandent dans
toute l’Europe. Mais les foyers artistiques qui se maintiennent ou se développent
par exemple en Flandre, en Bourgogne, dans les pays de la Loire ou au Portugal
conservent chacun leur originalité.

Concernant l’économie dès le XVe siècle l’Europe était en pleine expansion.


Les villes italiennes, favorisées par leur situation géographique, avaient les
premières tirées des transformations économiques que connaissait l’occident
vers la fin du Moyen âge. Il fallut de l’argent pour payer les peintres et les
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sculpteurs, les architectes, les savants, les musiciens de cœurs… Et l’argent ne
manquant pas. L’avancée économique et bancaire de l’Italie fut ainsi la base
matérielle de l’explosion artistique que connut la péninsule sous la renaissance.
C’est à partir du XVe siècle que l’Italie commença à perdre sa primauté écono
s, la France, l’Allemagne, l’Angleterre, etc. La découverte du nouveau monde
et les grands empires coloniaux manquèrent le début d’une prospérité et d’une
puissance colossale. Si l’Espagne fut le grand bénéficiaire de ces conquêtes,
tous les grands Etats nationaux du continent en profitèrent. Les transformations
dans le domaine scientifique et technique, dans le monde des affaires et du
travail annonçaient un nouveau type d’organisation économique.

III- RÉFORMES

1) Les origines de la réforme dans l’humanisme

A la fin du Moyen âge, la crainte de la mort témoigne d’une inquiétude


religieuse. Les chrétiens redoutent l’enfer et, pour l’éviter, accumulent des
dévotions (prières) et achètent des indulgences (grâce accordée par l’église aux
pêcheurs afin d’abréger les souffrances dans l’au-delà). Les humanistes
dénoncent ces superstitions d’un peuple ignorant. Ils préconisent le retour au
vrai message du Christ par une foi solide et sincère. Ils veulent simplifier le culte
et le rendre accessible à tous en expliquant, en français, les textes des Evangiles.

Cependant, le humanistes n’ont pas voulu quitter l’église et n’ont pu toucher


la masse des Chrétiens analphabètes. Ils ont pourtant contribué par leurs
critiques au déclenchement de a réforme protestante.

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2) La réforme protestante

Dans la première moitié du XVIe siècle, les critiques à l’égard de l’Eglise


romaine se précisent. Une rupture intervient lorsque Martin Luther, qui avait
critiqué la vente des indulgences en 1517 en vient à contester le dogme et la
hiérarchie de l’Eglise. En 1520, il est excommunié. Malgré cette condamnation,
ses idées se répandent grâce à l’imprimerie. Des princes allemands le
soutiennent le schisme devient irréversible le premier protestantisme est né.
Pour Luther, l’homme est obligatoirement pêcheur et ne peut se sauver mais
Dieu peut accorder sa grâce en lui donnant la foi : c’est la justification par la foi.
Le luthéranisme s’impose surtout en Allemagne du Nord et en Scandinavie.

Le français Jean Calvin publie en 1536, l’institution de la religion chrétienne. Pour lui,
l’homme est prédestiné par Dieu au paradis ou à l’enfer.

Le calvinisme s’impose surtout dans les régions où la bourgeoisie est influente : Suisse,
Vallée du Rhin, Pays-Bas, Ecosse.

En Angleterre par les actes de Suprématie de 1534 et de 1559, les souverains


Henri VIII puis Elizabeth I-ère se font reconnaitre chef suprême de l’Eglise
d’Angleterre et créent l’anglicanisme, religion proche du protestantisme par la
doctrine et proche du catholicisme par la pompe des cérémonies.

Les protestants, qui sont des Chrétiens, ne reconnaissent pas l’autorité du Pape.
Leurs églises sont indépendantes et sont administrées par des assemblées
appelées synodes. Le protestantisme considère que l’homme est incapable de
mériter lui-même le Paradis contrairement au catholicisme qui insiste sur le
libre-arbitre. Ils refusent de culte de la Vierge et des Saints. Les offices se font
en langue nationale.

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3) La contre-réforme ou réforme catholique

L’Eglise romaine, un moment dépassée par le protestantisme, organise une


reconquête politique et militaire des régions devenues protestantes. Elle réagit
aussi et surtout en se réformant elle-même. Le concile de Trente (15451563)
condamne les thèses protestantes, redéfinit nettement la doctrine de l’Eglise et
lance la Contre-Réforme. Il réaffirme la nécessité des bonnes œuvres, la
pratique de la charité, les cultes et les sacrements. Un catéchisme est publié pour
l’instruction des fidèles.
La Contre-Réforme s’appuie sur la Compagnie de Jésus (les jésuites) fondée
en 1534 par Ignace de Loyola. L’Eglise de Rome, en n’ayant rien cédé sur les
dogmes, reconquiert ainsi une partie des régions perdues notamment en France
et en Allemagne du Sud.

Les humanistes ont ainsi échoué à imposer leur pacifisme puisque l’Europe est
déchirée par des guerres de religion. Ces guerres vont notamment affaiblir la
France pendant de nombreuses années. La découverte du Nouveau

Monde ne s’est pas accompagnée de l’application des théories humanistes


(traitement des Indiens et des esclaves). L’humanisme a tout de même inspiré
la rénovation de l’Eglise et, face à l’austérité des protestants, le catholicisme fait
une large place à l’homme qui garde en lui la trace de la perfection divine.

CONCLUSION

En somme, on constate que la période qui va de la fin du XIV e siècle au début


de XVIe siècle a été particulièrement fertile en changement et de ce fait elle
continue la phase de transition entre intellectuels, apparaît l’émergence de

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nouveaux rapports économiques de nouvelles formes d’organisation politique
qui se sont ensuite développés tout au long des siècles suivants.

Toutefois, il ne faut pas perdre de vue le fait que ces mutations ne concernent
la plupart du temps que les élites : pour sa plus grande part, le reste de la
population reste le plus souvent enfermé dans un système de valeurs propres au
Moyen âge, sauf lorsqu’il s’agit du domaine religieux.

BIBLIOGRAPHIE

BIDEAUX X.M. [Link].H, Histoire de la littérature française du


XVIème siècle, Paris, Nathan, 1961, 312p.

CHASTEL [Link] R. L’Europe de la Renaissance, l’âge de l’Humanisme,


Paris, Fayard, 1963, 348p.

MARTIN LUTHER, Articles de Smalkalde, 1537

PERROY.E, Histoire Générale des Civilisations, Tome III, Paris, P.U.F., 1961,
681p.

WEBOGRAPHIE
[Link] [Link]
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