INTRODUCTION
La République romaine est le nom donné à la fois au régime de gouvernement
et à la période de l'histoire de la Rome antique qui succède à la période royale et
qui précède l'époque impériale. Cette période commence traditionnellement
en 509 av. J.-C., à la chute de la royauté. Le dernier détenteur du titre
royal, Tarquin le Superbe, un Étrusque, est alors chassé du pouvoir par une révolte
menée par l'aristocratie patricienne. Même si cette date revêt un aspect quasi-
légendaire pour les historiens contemporains, elle est toujours communément
admise comme point de départ d'une organisation politique fondée sur la
domination collective de l'aristocratie romaine sur le peuple romain, l'exercice du
pouvoir par des magistrats, ainsi que la collégialité, l'annalité (ce qui est annuel),
et l'électivité des magistratures. La République romaine prend fin, après presque
un siècle de guerres civiles, en 27 av. J.-C., date à laquelle Caius Octavius
Thurinus, fils adoptif de Jules César, reçoit le titre d'Auguste. Cette accession au
pouvoir lui est permise par sa victoire militaire à la bataille d'Actium (le 2
septembre 31 av. J.-C.) lors de la dernière guerre civile de la République romaine,
consacrant la fin de la carrière politique de Marc Antoine, et la déchéance
de Cléopâtre VII. La victoire d'Octave, alors revêtu de nombreux pouvoirs
constitutionnels et militaires du fait de sa position de triumvir, lui permet de briser
les dernières résistances au sein du parti conservateur romain et d'instaurer un
nouveau régime politique, le principat, ou Empire, dans lequel l'essentiel de la vie
politique romaine, l'armée, les orientations monétaires et religieuses, sont
contrôlées par un seul homme, désigné par le titre d'Auguste : l'empereur romain.
1 La royauté
Avant la royauté, on a une période archaïque au cours de laquelle il y avait
plusieurs communautés villageoises qui occupées le site de Rome. Ces
communautés étaient organisées en gentes (réunion de famille liés par la
croyance mythique en un ancêtre commun).
On parle aussi de communauté gentilice a plusieurs caractéristiques :
° placé sous l'autorité d'un chef de famille : le pater.
° elle est autonome à la fois politiquement et économiquement : les membres
d'une gentes peuvent survenir à leurs propres besoins sans être dépendant de
d'autres entités politiques.
°elle fournie une protection juridique à ces membres : lorsqu'il y a un conflit
interne,
il y a un forme de justice interne qui va être appliquée. Lorsqu'il y a un conflit
externe
(entre gentes différentes) on va trouver un compromis soit on va avoir recours à
la
1
guerre privée.
Les gentes ont un côté d'aide et clientèle (personne qui ne sont pas membres ed la
gentes mais vont rechercher sa protection). Plus une gentes à une clientèle
développé, plus la gentes est puissante.
Les Etrusques on porté la royauté = peuple qui s'est installé à proximité de Rome.
roi va s'imposer comme arbitre progressivement lors d'un conflit.
§2 La respublica et la République patricienne
La République succède à la monarchie et la révolution contre les roi à été
mené par la noblesse patricienne. Elle a été aussi à l'origine de la nouvelle
constitution en 509.
Le régime qui a été mis en place peut être considérer comme un régime
oligarchique. Monarchie > Oligarchie.
Collectivement on parle du patriciat. Ce terme désigne une classe sociale qui
s'est placé à la tête des institution républicaines. Les patrès sont les chefs des
grandes famille et les membres du sénat.
Les patriciens ont réussi a monopoliser l’accès aux magistratures. Le Consulat
est la magistrature dont le titulaire détient le pouvoir politique.
=> Le magistrat signifie celui est au dessus.
Les magistrat sont placé au sommet de l'organisation politique à R à la
différence d'A.
Imperium qui est à l'origine un pouvoir d'inspiration royale = les roi lors de la
royauté disposaient de l'imperium. Au moment de l’établissement de la
République,
les magistrats vont être dotés de l'imperium. Il s'agit d'un pouvoir de
commandement.
C'est le pouvoir qui fait le chef, cela désigne un pouvoir de commandement.
A l'extérieur de la cité, l’imperium est un pouvoir de commandement militaire.
Le
Consul dirige les armes en vertu de son imperium.
• A l’intérieur de la cité, le pouvoir est de nature civile. Pouvoir de nature
politique,
de création du droit et judiciaire.
=> pouvoir assez fort confier aux magistrats et au Consul
§3 La plèbe et la République patricio plébéienne
A) Naissance de la plèbe
Plèbe a un sens politique à Rome. On oppose la plèbe aux patriciens. Le
terme de plèbe désigne la partie de la population romaine qui est exclut du corps
politique monopolisé par les patriciats.
Les patriciens disposent du pouvoir politique et la plèbe regroupe la majorité
du du peuple mais ne dispose pas du pouvoir politique. Les patriciens on
monopolisé
le pouvoir politique et la plèbe n'a rien obtenue. La plèbe s'est révolté en 494-493.
2
La plèbe se révolte et se donne ses propres institution : institutions plébéienne.
Coexistence entre deux institutions :
• patriciennes
• plébéiennes
=> 367 = fusion de ses 2 institutions au terme d'un compromis
Au delà de cette coexistence, les plébéiens sont toujours liés par les
institutions praticiennes qui représentent la légalité. Par le rapport de force.
Lorsqu'il y a un révoltes les plébéiens vont créer un rapport de force et menacent
de
faire la grève des armes. Lorsqu'ils arrivent à remporter ce rapport de forces, les
décision qu'ils soumettent sont reprises par les praticiens.
Il y a en quelque sorte une légalisation d'une décision au sein des institutions
praticiennes.
B) La fusion des instituons
La loi des XII tables. Il s’agit de la mise par écrit des règles de droits qui
étaient utilisées par les consuls dans l’exercice de leur pouvoir judiciaire.
Les consuls disposent de l’impérium (pouvoir de commandement) :
• l’impérium civil : comprend le pouvoir de juridiction, tous le pouvoir était entre
les
mains des consuls.
• l’impérium militaire
Dans la conception des origines le droit est une émanation de l’impérium du
magistrat. Cela signifie que le ius (le droit) est formulé grâce à l’activité
juridictionnel
du magistrat. Le juge, le iudex, est celui qui dit le droit. C’est en jugeant, en disant
le
droit que le juge va déterminer le droit.
Le consul dans sa fonction de juge va également crée du droit. => L’activité
juridictionnel est à l’origine du droit. Le risque, c’est l’arbitraire. C’est pour
encadrer
le pouvoir des consuls que les plébéiens on demandé l’écriture du droit => pour
limiter les pouvoirs des consuls.
Le magistrat a une marge d’interprétation plus limité. L’écriture du droit permet
donc de limiter les magistrats, et encadrer le pouvoir des consuls.
La loi a été écrite en 451-450. Elle restera en vigueur jusqu’en 529 après J.C.
Le compromis licinio-sextien c’est le nom de deux magistrats. Il date de 367
avant J.C au terme duquel le Consulat a été ouvert aux plébéien. A l’origine que
les
patriciens pouvaient avoir accès au Consulat.
La règle est que 1 consul sur 2 pouvaient être plébéiens. Petit a petit l’ensemble
des
magistratures a été ouvert aux plébéiens.
3
=> Etablissement d’une constitution patricio-plébéienne.
En pratique, seul une partie des plébéiens a pu accéder au pouvoir politique.
Mise en place d’une nouvelle oligarchie : patricio-plébéienne qui a exercer un
monopole sur le pouvoir politique à Rome.
Par la suite il y a eu des tensions, les anciennes instituons ne permettaient plus de
gouverner cette nouvelle république romaine. Il y a eu une transition vers le
régime
impériale : 27 avant J.C.
En 27 avant J.C Octave se fait décerner le titre d’Auguste. Progressivement, de
nouvelles institutions ont été mises en place. On reste avec les mêmes concepts
juridiques mais la répartition des pouvoirs est différente.
Réparation du pouvoir entre les magistrats et le Sénat. Avec la fondation de
l’empire romain on a gardé cette fiction juridique comme quoi le pouvoir repose
toujours sur cette répartition.
Mais en réalité le pouvoir est entre les mains de l’empereur.
Il y a une certaine forme de continuité avec l’apparition de l’empire.
Organisation de la République Romaine
La République romaine, qui a duré de 509 av. J.-C. à 27 av. J.-C., avait une
organisation complexe et bien structurée. Voici un aperçu de ses principales
institutions :
1. Le Sénat : Composé de patriciens (nobles), le Sénat était l'organe principal
du pouvoir législatif et exécutif. Il avait le pouvoir de légiférer, de déclarer
la guerre et de ratifier des traités1.
2. Les Assemblées : Il y avait plusieurs assemblées, dont la Comitia
Centuriata, la Comitia Tributa, et le Concilium Plebis. Ces assemblées
permettaient aux citoyens de voter sur les lois et d'élire les magistrats1.
3. Les Magistrats : Les magistrats étaient des représentants élus chargés de
l'administration et de l'exécution des lois. Parmi eux, les consuls étaient les
plus hauts magistrats et dirigeaient l'armée et le gouvernement1.
4. Les Tribuns de la Plèbe : Ils étaient élus par les plébéiens (citoyens
ordinaires) et avaient le pouvoir de protéger les droits des plébéiens contre
les abus des magistrats.
Rome est une monarchie jusqu’à ce que l’un des Rois de Rome, Tarquin le
Superbe, se fasse chasser par la population par son comportement considéré
comme trop tyrannique.
C’est ainsi que naît la République romaine, en 509 avant Jésus-Christ. Elle
hérite des institutions de la période monarchique:
le Sénat romain, ou assemblée des Anciens;
les comices, ou assemblées populaires;
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les différents collèges sacerdotaux, chargés des culte religieux.
Certes, il n’y a plus de Roi. Cependant, l’Imperium, ou pouvoir royal suprême,
subsiste. Ce pouvoir est en réalité l’expression de la volonté des Dieux. La
légitimation du pouvoir par la religion ne date donc pas de Clovis, loin de là!
L’Imperium, transmis de magistrats en magistrats, apporte la garantie de la
continuité de la ville: il sera le principe fondamental de l’organisation de la
République pendant les siècles à venir.
Faisons maintenant un petit tour d’horizon des différentes strates de la République
romaine:
Les édiles: ils gèrent les jeux et font également office de police durant
les marchés.
Les Tribuns de la Plèbe: au nombre de deux, ils sont élus parmi les
citoyens « lambda », ils sont la garantie théorique que le peuple tient
une part importante dans la gestion de la République.
– Et c’est quoi, la plèbe?
La plèbe, c’est le populus, c’est-dire l’ensemble du peuple romain (du moins les
citoyens – et l’accession à la citoyenneté est difficile!) à l’exception des patriciens
(qui sont quant à eux les citoyens « supérieurs »).
Les Ediles et les Tribuns sont élus par les comices tributes.
Les Questeurs: ils sont les gardiens du Trésor public. Les comptables
de la cité, quoi.
Les Prêteurs: Eux, ce sont les juges, mais pas seulement! Ils sont
également suppléants aux Consuls.
Les Censeurs: Au nombre de deux, ils s’occupent du recensement de
la population et surveillent les moeurs de la cité. Les « WatchMen » de
l’époque, en quelque sorte. Leur rôle est primordial puisque ce sont eux
qui choisisent également les sénateurs.
Les Consuls: Au nombre de deux également, ce sont eux les
possesseurs du fameux imperium dont on parlait plus haut. L’accord
des deux est nécessaire pour chaque prise de décision. Depuis la loi de
Sylla, il faut un délai de 10 ans entre 2 mandats de consuls. Mais il y a
eu de nombreuses dérogations à cette loi…
Les Sénateurs: Au nombre de 300. Ce sont tous d’anciens magistrats Ils
sont, pour Cicéron, « les tuteurs, les défenseurs et les protecteurs de la
République ».
Nous n’avons pas encore parlé d’une des règles fondamentales du fonctionnement
de la République: la nomination d’un… dictateur!
Aussi surprenant que cela puisse paraître, donc, en cas de guerre ou de crise grave,
l’Imperium est donné pour 6 mois par les Consuls à un Dictateur. Cette règle est
au fond assez logique: les Romains considérent que mener un conflit ne peut se
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faire que par un seul homme qui possède toutes les prérogatives. Une fois le
conflit terminé, par contre, tout rentre dans l’ordre des choses et l’Imperium est
redonné aux deux Consuls.
Pour être totalement exhaustif, on peut également nommer la fonction de Maître
de Cavalerie qui est tout simplement l’adjoint d’un dictateur.
Le but final de cette organisation, éviter la tyrannie, n’a pas fonctionné. L’accord
conclu entre Jules César, Pompée et Crassus (le premier triumvirat de -60) est
contre-nature et sonne le glas de la République.
Quelques années plus tard, Jules César se fera nommer dictateur… mais fera
prolonger son mandat de 6 mois à 10 ans puis de 10 ans à… à vie!
C’est dans ce contexte que Jules César se fera assassiner (« Tu quoque, mi
filii! ») par les Républicains. Mais cet assassinat ne sert pas à grand chose:
l’Empire est en marche et Octave, son petit neveu, se proclamera bientôt premier
Empereur sous le nom d’Auguste.
Ne jetons pas le bébé avec l’eau du bain (le pauvre, ce serait dommage pour
lui): la République romaine a tout de même survécu pendant près d’un demi
millénaire!
La citoyenneté dans la république romaine
Dans la Rome antique, la citoyenneté romaine offre des droits étendus et
fondamentaux. L'ensemble de ces droits forme le droit de cité romain (jus
civitas ou civitas). À l'origine, le droit de cité, c’est-à-dire la reconnaissance de
la citoyenneté, est réservé aux hommes libres inscrits dans les tribus de la ville
de Rome et de son territoire limitrophe. En -89, il est étendu à tous les hommes
libres d'Italie ; trois siècles après, en 212, il est accordé à tous les hommes libres
de l'Empire romain. L'extension de la citoyenneté fut un puissant vecteur
d'attraction de la Rome antique.
La citoyenneté est et a toujours été un bien précieux pour tout individu. Lorsque
l'on étudie la majorité des anciens empires, on constate que le concept de
citoyenneté, sous quelque forme que ce soit, était inexistant. Les habitants de ces
sociétés ne participaient pas et ne pouvaient pas participer aux affaires de leur
gouvernement. Ces gouvernements étaient soit théocratiques, soit sous le contrôle
d'un souverain non élu, qui n'avait de comptes à rendre à personne d'autre que lui-
même. Il n'y avait pas d'organe représentatif ni d'élus. Les Athéniens figurent
parmi les premières sociétés à avoir un concept de citoyenneté qui se rapproche
de celui que nous connaissons aujourd'hui. Plus tard, les Romains créèrent un
système de gouvernement qui sollicitait la participation de ses citoyens. Chaque
citoyen, à l'exception des femmes, participait pleinement à toutes les activités
gouvernementales, avec tous les droits, privilèges et responsabilités qui en
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découlaient. Il convient de noter que les femmes romaines étaient considérées des
citoyennes, mais qu'elles n'avaient que peu, voire pas du tout, de droits légaux.
La citoyenneté au début de la République
Après l'effondrement de l'ancienne monarchie et la fondation de la République, le
contrôle du gouvernement romain fut limité à une poignée de grandes familles -
les patriciens, mot dérivé de patres ou "pères". Les autres habitants/citoyens,
appelés plébéiens, représentaient les pauvres ainsi qu'une grande partie des riches
de la ville. Rapidement, cependant, ces plébéiens commencèrent à s'indigner de
leur statut de seconde classe et se soulevèrent, exigeant de participer aux affaires
de l'État et d'exercer leurs droits en tant que citoyens romains à part entière.
Lorsque la menace d'un arrêt de travail se concrétisa, le compromis qui en résulta
- le "conflit des ordres" - donna naissance au Concilium Plebis ou Conseil de la
plèbe. Cet organe représentatif parlait au nom de la plèbe par l'intermédiaire d'un
certain nombre de tribuns élus. Il promulguait des lois qui s'appliquaient
initialement à la plèbe, mais qui finissaient par s'imposer à tous les citoyens, y
compris les patriciens.
Au début de la République, le gouvernement romain fut établi dans le but premier
d'éviter le retour d'un roi. Son autorité reposait sur un certain nombre de magistrats
élus (consuls, préteurs, questeurs et éduens), un Sénat et un certain nombre
d'assemblées plus restreintes. Ce nouveau concept de citoyenneté ne signifiait
cependant pas une égalité totale. Les différences entre patriciens et plébéiens
subsistaient. En 450 avant notre ère, la création des Douze Tables, le premier code
de droit romain, établit des règles qui régissaient, entre autres, les relations entre
les deux classes. La récompense de la citoyenneté signifiait seulement qu'un
individu vivait dans un "État de droit" et qu'il avait un intérêt direct dans son
gouvernement. On peut s'interroger sur les raisons de ce désir de voter ou, en
d'autres termes, d'être un vrai Romain (civitas Romanus sum) - et que l'on puisse
dire avec fierté: "je suis un citoyen romain".
La citoyenneté dans la République romaine était un statut précieux et complexe.
Voici quelques points clés :
1. Accessibilité : À l'origine, la citoyenneté était réservée aux hommes libres
inscrits dans les tribus de Rome et de ses environs. En 89 av. J.-C., elle fut
étendue à tous les hommes libres d'Italie, et en 212 av. J.-C., à tous les
hommes libres de l'Empire romain2.
2. Droits : Les citoyens romains bénéficiaient de nombreux droits, tels que le
droit de vote (jus suffragii), le droit de s'incorporer dans la légion (jus
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militiae), le droit d'être élu à des magistratures (jus honorum), et le droit
de participer aux rites religieux publics (jus sacrorum).
3. Devoirs : En échange de ces droits, les citoyens avaient des devoirs, comme
le paiement d'un impôt militaire (tributum), l'obligation de servir dans
l'armée, et de se faire recenser régulièrement.
4. Exclusion : La citoyenneté était réservée aux hommes libres. Les femmes,
les esclaves, et les affranchis n'avaient pas de droits politiques3.
La citoyenneté romaine était donc un mélange de privilèges et de responsabilités,
et elle jouait un rôle central dans la vie politique et sociale de Rome.
§1 Les magistratures
Ce terme de magistrat vient du latin magister qui signifie celui qui est supérieur.
Ce sont le magistrats qui exercent réellement le pouvoir à Rome.
A la différence d’Athènes le magistrat romain n’est pas désigné par le peuple, il
ne doit pas rendre de comptes au peuple. Néanmoins l’action du magistrat est
encadré par le droit.
Le magistrats est titulaire d’un pouvoir mais il est également tenu d’exercer une
fonction, il est soumis au droit.
A) Les pouvoirs du magistrat
Les magistrats à Rome disposent :
• L’impérium : un pouvoir d’essence royale. Pouvoir de commandement fondé
sur la
force et le prestige du chef. Aspect charismatique.
Il y a un impérium militaire qui s’exerce à l’extérieur des limites de la cité. Il
s’agit du
pouvoir de commander les armées qui inclus un pouvoir disciplinaire qui peut
aller
jusqu’à prononcer la mort d’un soldat.
Il ya également un impérium civil, à l’intérieur de la cité qui concerne l’activité
politique : convoquer les assemblées, voter les lois ou réunir Sénat.
Il y a également une domination judiciaire entre les mains des magistrats dans cet
impérium civil. tout d’abord le consulat et par les suite les prêteurs fut charger
d’organiser des procès.
=> Les pouvoirs du magistrats sont plus étendus qu’à Athènes.
• La postestas :
- forme d’autorité reconnue par le droit à une personne sur une autre personne.
On retrouve cette notion en droit privé (le pattés dispose de la patria postestas
sur
ses enfants) et en droit public (la postestas implique la capacité d’exprimer la
volonté de la cité sous forme de prescription qui seront obligatoires pendant la
durée de la fonction du magistrat).
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- Il s’agit également de la possibilité d’exercer un pouvoir de contrainte qui
permet aux magistrats de garantir l’observation des prescriptions qu’il a formulé.
Les magistrats inférieurs ne disposent que de la postestas tandis que les magistrats
supérieurs disposent également de l’impérium.
Les magistrats supérieurs sont les consuls et les prêteurs.
B) La désignation des magistrats
Le principe est celui de l’élection. Les magistrats supérieurs sont désignaient
par les Assemblée centuiates. Les magistrats inférieurs sont désignés par les
Assemblée tributes.
Les assemblées disposent d’une autonomie relative dans la désignation des
magistrats. les magistrats sont désignée par les magistrats en poste.
On ne peut pas être candidat librement. Il a des conditions restrictives d’éligibilité.
L’organisation du scrutin n’est pas propice à l’expression d’un choix autonome.
En effet, les magistrats préside l’assemble au moment du vote, ils peuvent
interrompre le vote si il ne va pas dans son sens.
Un magistrats peut également s’abstenir de déclarer élu un candidat qu’il
n’approuve
pas. => Le processus électoral est encadré.
Le peuple ne dispose d’aucun moyen de révocation des magistrats. A Athènes les
magistrats étaient placés sous le contrôle des assemblées, ils pouvaient être
révoqués.
C) L’organisation des magistratures
Les magistratures sont courtes. La durée normale est d’un an. Durée plus
courte pour le dictateur qui ne peut rester que 6 mois. Le censeur est désigné pour
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mois.
Le droit romain prévoit la possibilité de la réitération c’est à dire qu’une
personne qui à déjà exercé une magistrature peut de nouveau être élus.
Le principe de la collégialité. Il n’y a pas un seul magistrat, mais un collège
de magistrats. Il y a au moins 2 magistrats.
Les règles sont particulières : chaque membre du collège peut décider valablement
pour tous. Il n’y a pas de délibération au sein d’un collège.
Chaque magistrat peut également s’opposer à une décision qui a été prise en
exerçant un droit de véto. Ce droit de véto peut être préventif.
D) Les différentes magistratures
• Le Consulat. Il s’agit de la magistrature la plus importante, c’est une
magistrature
annuelle. Les consuls sont titulaires de l’impérium. Ce sont les consuls qui
s’imposent du gouvernement de la cité et du commandement militaire à
l’extérieur.
A l’intérieur de la cité ils disposent d’un pouvoir politique, judiciaire et policier.
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• La Censure. Elle est exercée par des censeurs. Leurs rôle est de présider au
recensement quinquennale des citoyens. Le but de ce recensement est répartir les
citoyens en fonction de leurs âge, de leur fortune et de leur résidence.
Lorsque l’on est citoyen à Rome on est répartie au sein d’une centurie. Il s’agit
d’un
groupe d’individus répartis en fonction de sa fortune.
Pouvoir expriment important qui repose sur le mérite quantifier par la fortune. Le
pouvoir politique entre les mains des citoyens dépendait de la centurie a la quelle
on
appartient et donc de la fortune.
Le censeur ne dispose pas de l’impérium.
• La Préture. Le titulaire est un prêteur, il a une fonction importante. Il est chargé
de
l’organisation des procès à Rome. C’est une fonction qui a l’origine appartenait
aux
Consuls mais en raison de multiplication des procès, les consuls ne pouvaient plus
gérer.
Par le suite en raison de l’afflux d’étranger à Rome on a crée un second prêteur.
Que
l’on appel le préteur Pérégrin (désigne un étranger).
Le preneur dispose de l’impérium, il peut également exercer le commandement
militaire, il doit normalement pouvoir gouverner la cité. Mais en pratique ces
fonctions
sont d’avantage exercées par les Consuls => ils organisent les procès.
L’Edilité. Le nom du magistrat est l’édile. Il est chargé du maintient de l’ordre
public qui inclus notamment la police des rues et des marchés. C’est un magistrats
qui ne dispose que de la postestas. Néanmoins, les édiles disposent d’un prestige
important, ce sont eux qui sont chargé de l’organisation des jeux. LEs jeux sont
extrêmement important.
• La Questure. Le nom du magistrat est un questeur. Le questeur est chargé de
la
garde du trésor. Le trésor était conservé au temple de Saturne.
§2 Le Sénat
Institution extrêmement importante est prestigieuse. Les fonctions sont tout de
même
relativement limitées.
Le Sénat intervient dans tous les actes importants qui concerne la vie de la cité et
ses relations avec la vie de l’étranger.
Il a également un rôle politique majeur. Il est décrit comme étant l’organe
permanent
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de l’oligarchie romaine en raison des règles qui président sa constitution.
A Rome le Sénat est composé de 300 membres, 600 à la fin de la République.
sous la royauté le sénat est la réunion des chefs des grandes familles romaines
:
les patrès.
La condition pour être sénateurs est qu’il faut avoir été magistrat. Le Sénat est
composé d’anciens magistrats.
Le Sénat ne peut se réunir librement, il doit être convoqué par un magistrat. Une
fois
convoqué, il dispose d’une grande liberté de parole.
-
• l’auctoritas : en droit privé et en droit public. A chaque fois il s’agit d’un terme
qui
signer jugement l’efficacité d’un acte juridique.
• senatus consulte : acte rendu par le sénat, conseil qui juridiquement n’oblige
pas
celui qui l’a demandé mais en raison du prestige politique su Sénat, un magistrat
n’ira jamais à l’encontre de la décision du Sénat
Le Sénat intervient dans l’élaboration de la loi par la ratification d’un texte déjà
rédiger
par un magistrat.
Le Sénat représente la cité diplomatiquement vis à vis des étrangers, il
réceptionne
les ambassades et participe à l’élaboration des traités internationaux.
Le Sénat dispose de compétences financière, il autorise les dépenses.
Le Sénat de la République romaine était l'une des institutions les plus influentes
et les plus anciennes de Rome. Voici quelques points clés sur son rôle et son
fonctionnement :
1. Composition : Le Sénat était principalement composé de patriciens, les
membres de l'aristocratie romaine, mais au fil du temps, des plébéiens
(citoyens non aristocrates) ont également pu y accéder. Les sénateurs
étaient souvent d'anciens magistrats qui avaient acquis de l'expérience et du
prestige.
2. Fonctions principales :
o Législative : Bien que les lois étaient votées par les assemblées
populaires, le Sénat avait une influence considérable sur la
législation en émettant des décrets (senatus consultum) qui
servaient de conseils aux magistrats.
o Financière : Il contrôlait les finances publiques, approuvait les
budgets et supervisait les dépenses de l'État.
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o Militaire : Le Sénat décidait des déclarations de guerre et négociait
les traités de paix. Il supervisait également les campagnes militaires
et les généraux.
o Diplomatique : Il gérait les relations étrangères, accueillait les
ambassadeurs et négociait avec les autres États.
3. Pouvoirs et influence : Bien que le Sénat n'avait pas le pouvoir formel de
créer des lois, son influence sur les magistrats et les assemblées était
immense, en grande partie grâce à la richesse, l'expérience et le prestige de
ses membres.
4. Les sessions sénatoriales : Les réunions du Sénat se tenaient généralement
dans la Curie Hostilia, située sur le Forum Romain. Les sénateurs
débattaient des affaires de l'État et des propositions qui leur étaient
présentées par les magistrats.
Le Sénat romain était donc un pilier central de la République, jouant un rôle
crucial dans la gestion et la stabilité de l'État. Sa longévité et son influence ont
façonné le destin de Rome pendant des siècles.
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