Habilitation Électrique : Règles et Validité
Habilitation Électrique : Règles et Validité
1. GENERALITES.................................................................................................................3
1.1. Règles de l’habilitation.................................................................................................3
1.1.1. Condition d’habilitation........................................................................................3
1.1.2. Durée de validité...................................................................................................3
1.2. Pourquoi une habilitation.............................................................................................4
1.3. Conditions d’applications.............................................................................................4
1.4. Textes officiels.............................................................................................................4
2. Les Habilitations / les Autorisations...................................................................................5
2.1. Les termes du titre d’habilitation.................................................................................5
2.1.1. Les Travaux..........................................................................................................5
2.1.2. Les interventions...................................................................................................5
2.1.3. Les manœuvres.....................................................................................................5
2.2. Les Habilitations..........................................................................................................6
2.2.1. Personnels concernés............................................................................................6
2.2.2. Tableau des habilitations.......................................................................................7
2.2.3. Titres d’habilitation...............................................................................................9
3. Distances par rapport aux pièces nues sous tension..........................................................10
3.1. Distance Minimale d’Approche.................................................................................10
3.2. Distances Limites de Voisinage.................................................................................11
3.2.1. A l’intérieur des locaux réservés aux électriciens...............................................11
3.2.2. A l’extérieur des bâtiments.................................................................................12
3.2.3. Canalisations souterraines...................................................................................12
3.3. Zones d’environnement..............................................................................................13
3.4. Zones à risques d’explosion.......................................................................................14
4. Appareillage de Sectionnement, Commande et Protection, Indices de Protections.........15
4.1. Fonction de sectionnement.........................................................................................15
4.2. Fonction de commande..............................................................................................15
4.3. Fonction de protection................................................................................................15
4.4. Fonction d'arrêt d'urgence et de coupure d'urgence...................................................16
4.5. Fonctions combinées ou multiples.............................................................................16
4.6. Lecture des plans et schémas.....................................................................................17
1. GENERALITES
1.1. Règles de l’habilitation
L’habilitation n’autorise pas à elle seule, un titulaire à effectuer de son propre gré des
opérations pour lesquelles il est habilité, il doit être désigné par son employeur pour effectuer
ces opérations.
L’employeur peut habiliter les personnes appartenant à son entreprise et les personnels
intérimaires pour les travaux réalisés dans son entreprise. Il ne le fera qu’après s’être assuré
que les personnes ont reçu une formation théorique et pratique et que les aptitudes à la tâche
vis à vis des risques électriques aient été constatées en fin de formation.
Cas particulier
Dans le cas du personnel intérimaire, l’habilitation est délivrée par le chef d’établissement qui
emploi ce personnel. Dans le cas des entreprises sous-traitantes, elles ont la responsabilité de
l’habilitation de leur personnel.
La durée de validité n’est pas définie. Elle doit néanmoins être révisée chaque fois que
nécessaire en fonction de l’évolution des aptitudes de l’intéressé, notamment dans les cas
suivants :
Restrictions médicales ;
Les opérations d’ordres électriques effectuées sur les ouvrages doivent être confiées à des
personnes qualifiées et habilitées.
Pour pouvoir être habilité, le personnel doit avoir acquis une formation relative à la
prévention des risques électriques et avoir reçu les instructions le rendant apte à veiller à sa
propre sécurité et celle du personnel qui est placé éventuellement sous ses ordres.
Les opérations d’ordre non électrique effectuées sur ou au voisinage des ouvrages électriques
peuvent être confiées à des personnes non qualifiées dans le domaine électrique, mais ayant
reçu une formation à la sécurité électrique et habilitées à cet effet.
Tavaux qui concernent pour un ouvrage, les parties actives, leur isolant, la continuité des
masses et autres parties conductrices des matériels ainsi que le conducteur de protection des
installations et dont l’exécution requiert une formation au moins élémentaire en électricité.
Travaux qui ne rentrent pas dans la définition précédente, par exemple qui concernent
d’autres parties d’ouvrages électriques non liées directement à la sécurité électrique (gains,
enveloppes, …) ou ne requérant pas de formation en électricité (maçonnerie, peinture,
nettoyage…)
Les interventions sont des opérations de courte durée et n'intéressant qu’un faible étendue
d'un ouvrage. Elles font l'objet d'une analyse sur place. Elles sont limitées aux domaines TBT
et BT. Une intervention de dépannage a pour but de remédier rapidement à un défaut
susceptible de nuire à la sécurité des personnes, à la conservation des biens, au bon
fonctionnement d'un équipement.
Symboles d’habilitation
Les lettres :
La première majuscule caractérise le domaine de tension :
OU ? QUI ? QUOI ?
Domaine de tension 1ère lettre Personnel Indice Nature des opérations 2ème lettre
Habilitations induites :
B1 implique B0 ;
B2 implique B1 et B0 ;
BR implique B1 et B0 ;
BC n'implique aucune autre habilitation ;
H1 implique H0 ;
H2 implique H1 et H0 ;
HC n'implique aucune autre habilitation.
Les distances par rapport aux pièces conductrices nues sous tension permettent de définir les
zones d'environnement électrique.
La distance minimale d'approche (DMA) dans l'air (ou distance de sécurité) d'une
pièce nue sous tension est pour un opérateur (considéré au potentiel de la terre), donnée
par la formule : DMA = dt + dg (1)
Où DMA est exprimée en mètres.
dt = distance de tension en mètres ;
dg = distance de garde en mètres.
La distance de tension dt (que nous pouvons assimiler à une tension d'amorçage) est
donnée en courant alternatif par la formule : dt = 0,005 Un (2)
Où Un = valeur nominale de la tension en kV
Nota :
Le résultat obtenu par la formule (2) doit être arrondi au décimètre supérieur sans
jamais être inférieur à 0,10 m pour le domaine haute tension (> 1 000 volts).
En courant continu, la distance de tension est quasi nulle pour les tensions ≤ 1 500
volts. Pour toute tension supérieure, les distances de tension sont les mêmes que
pour les tensions alternatives.
La distance de garde (dg) a pour but de libérer tout opérateur du souci constant du
respect de la distance de tension et d'éviter au maximum les conséquences des gestes
involontaires lors de l'exécution du travail.
Cette distance de garde est fixée à :
0,30 m pour le domaine basse tension (< 1 000 volts) ;
0,50 m pour le domaine haute tension (> 1 000 volts).
Le tableau ci-après donne les distances minimales d'approche pour quelques tensions
courantes :
Afin de délimiter les zones de travaux ou d'intervention dites "au voisinage", les distances
limites de voisinage DLV des pièces conductrices nues sous tension sont :
Domaine BT : Un < 1 000 volts : 0,30 m
Domaine HT :
Un ≤ 50 kV : 2 m ;
50 kV < Un ≤ 250 kV : 3 m ;
Un > 250 kV : 4 m ;
Remarque importante :
Dans le domaine BT, la distance de voisinage et la distance minimale d'approche ont la même
valeur soit 0,30 m à partir d'une pièce nue sous tension.
Cette zone délimitée par les 0,30 m peut donc être considérée soit comme une zone de travail
sous tension, soit comme une zone de voisinage.
Le personnel doit être habilité lors de tout travail réalisé en deçà des distances limites de
voisinage des pièces nues sous tension.
Ces distances (dans l'air) sont lorsque :
Un < 50 kV : 3 m
Un ≥ 50 kV : 5 m
Dans le cas de canalisations souterraines (enterrées ou non), la distance limite de voisinage est
appelée distance minimale de fouille (DMF). Elle est de 1,50 m à partir de chaque
canalisation et ce quelle que soit la tension.
Un local ou emplacement d'accès réservé aux électriciens est un volume délimité par une
enceinte (armoire, cloisons, clôture, coffret, etc…) habituellement fermée à clé (et celle-ci
retirée) et pouvant contenir des pièces nues sous tension accessibles.
Dans un tel local, le document UTE C 18-510 définit 4 zones d'environnement en fonction de
la distance minimale d'approche et de la distance limite de voisinage.
Zone 1 : Zone située soit au-delà de la distance limite de voisinage, soit dans le
domaine TBT-S et TBT-P (à condition que les risques de court-circuit et de brûlure
soient pris en compte).
Zone 2 : Zone dite de voisinage. En fait, elle n'existe que pour le domaine HT
(Un > 1 000 volts). Les limites se situent entre la distance limite de voisinage (DLV)
et la distance minimale d'approche.
Zone 3 : Zone comprise entre les pièces nues sous tension et la distance minimale
d'approche. Cette zone 3 ne concerne que le domaine HT.
Zone 4 : Zone comprise dans le domaine BT entre les pièces nues sous tension et la
distance minimale d'approche (0,30 m). Cette dernière étant égale à la distance de
voisinage, la zone 4 peut donc être considérée soit comme une zone de travail sous
tension, soit comme une zone de travail au voisinage. Toute zone de travail du
domaine TBT-F doit être assimilée à celles du domaine BT.
Nota : Une armoire électrique dans laquelle des plaques de protection ont été disposées de
telle façon qu'aucune pièce active nue sous tension ne soit accessible n'a pas besoin d'être
fermée à clé.
Ces zones d'environnement conditionnent les zones de travail, c'est-à-dire chaque volume
dans lequel la personne est amenée à évoluer avec les outils ou les matériels qu'elle est
susceptible de manipuler.
Nous pouvons donc classer les zones de travail, c'est-à-dire les zones dans lesquelles un
opérateur est appelé à évoluer en :
zone de travail hors tension :
zone 1 dans les domaines TBT-S, TBT-P (si Un < 25 V ~ ou < 60 V =),
BT et HT
zone de travail au voisinage de pièces nues sous tension :
zone 2 dans le domaine HT
zone 4 dans les domaines TBT-F et BT
zone de travail sous tension :
zone 3 dans le domaine HT
zone 4 dans les domaines TBT-F et B
Son but est de séparer et d'isoler un circuit ou un appareil du reste de l'installation électrique,
afin de garantir la sécurité des personnes ayant à intervenir sur l'installation électrique pour
entretien ou réparation.
La norme NF C 15-100 impose :
- que tous les conducteurs actifs à l'exception du PEN soient coupés ;
- que l'appareil de sectionnement soit verrouillable ou cadenassable en position
"ouvert" ;
- qu'on puisse vérifier l'ouverture des contacts, soit visuellement (appareils à coupure
visible), soit mécaniquement par un indicateur reflétant la position des contacts
(appareils à coupure pleinement apparente).
Elle est destinée à assurer en service normal la mise "en" et "hors" tension de tout ou partie de
l'installation ou d'un appareil d'utilisation. La manœuvre peut être manuelle par action sur la
poignée de l'appareil ou par commande électrique à distance.
Son rôle est d'éviter ou de limiter les conséquences destructrices ou dangereuses des
surintensités (surcharges et courts-circuits), des surtensions, des baisses de tension, des
défauts d'isolement, et dans la majorité des cas de séparer la partie défectueuse du reste de
l'installation.
Elles permettent de réaliser des installations avec moins d'appareillage et moins d'études de
compatibilité. Les précédentes fonctions sont combinées dans un même appareil.
TGBT
Atelier A3
TR3
Aire de stockage
Réseau 3 ~ 20 kV - 50Hz
Transformateurs
20 kV/410 V
500 kVA
DG 01 DG 02
Tableau général BT
(TGBT)
DG 1 DG 2 DG 3 DG 4 DG 5
Atelier A1 Atelier A2
TR 1 TR 2
D 11 D 12 D 13 D 14 D 15 D 21 D 22 D 23 D 24 D 25
120 60 80 85 15 90 70 45 30 15
(kVA) (kVA) (kVA) (kVA)
(kVA) (kVA) (kVA) (kVA) (kVA) (kVA)
Eclairage Eclairage
Tables vibrantes Grues
Tables vibrantes Mouleuses
Centrale béton Tables vibrantes
Concasseurs Tables vibrantes
L.C.
Atelier A3 Bureaux
TR 3 TR 4
D 31 D 32 D 33 D 34 D 41 D 42 D 43 D 44
80 60 40 20 10 40 10 20
(kVA) (kVA) (kVA) (kVA) (kVA) (kVA) (kVA) (kVA)
Eclairage Réserve
Manutention M Informatique
3~
Cisailles Chauffage
Soudure par point 80 kVA Eclairage
Compresseur
Indice de Protection IP
Lorsque l'on achète du matériel électrique, l'une de ses caractéristiques est l'Indice de
Protection IP .L'indice de protection IP détermine le degré de protection du matériel contre la
pénétration des corps solides (1er chiffre) et des liquides (2ème chiffre).
Exemple : IP45
Premier chiffre : 4 => Les corps solides de plus de 1mm de diamètre ne peuvent pas pénétrer.
Deuxième chiffre : 5 => L'eau projetée à l'aide d'une lance de n'importe quelle direction ne
peut pas pénétrer.
Indice de Protection IK
Exemple : IK08 => Le matériel est protégé contre un choc équivalent à la chute d'une masse
de 1,25kg depuis une hauteur de 40cm (correspondant à une énergie de 5 Joules).
Protection mécanique
IK Tests Définition
00 Pas de protection.
Sous le vocable locaux d’accès réservés aux électriciens, il faut entendre tout volume
ordinairement enfermé dans une enceinte quelconque (armoires, boîtes de jonction ou de
dérivation, clôtures, coffrets, locaux en maçonnerie, ...) et pouvant contenir des pièces nues
sous tenson dont le degré de protection est inférieur à l'indice IP2X ou IPXXB en BT et IP3X
ou IPXXC en HT.
Ces locaux doivent normalement être maintenus fermés. Des pancartes doivent signaler
l’existence de parties actives non protégées et interdire l’entrée ou l’accès à toute personne
non autorisée.
L'accès à ces locaux est limité aux personnes :
- habilitées et nommément désignées ;
- non habilitées mais, informées des consignes à respecter vis-à-vis des risques
électriques et placées sous la surveillance constante d'une personne habilitée.
Rôle du chargé de consignation (BC) : personne désignée par l’employeur ou par le chargé
d’exploitation pour effectuer ou faire réaliser la consignation et la déconsignation électrique
de tout ou partie d'un ouvrage et prendre ou faire prendre les mesures de sécurité
correspondantes.
Rôle du chargé de travaux (B2) ou chargé d’intervention (BR) : personne désignée par son
employeur pour assurer la direction effective des travaux (B2) ou des interventions (BR) et
qui est chargée de prendre ou de faire prendre les mesures de sécurité nécessaires, pour
assurer sa propre sécurité et celle du personnel placé sous ses ordres, et de veiller à leur
application. Elle peut, en cas de difficultés (par exemple, étendue du chantier), désigner un
surveillant de sécurité électrique pour la suppléer dans sa mission de surveillance.
Rôle de l’exécutant électricien (B1) : personne désignée par son employeur pour effectuer
des travaux, des interventions, des mesurages ou des manœuvres (d’ordre électrique), en
exécution d’un ordre écrit ou verbal à caractère temporaire ou permanent. L’exécutant
électricien doit veiller à sa propre sécurité (ex : vérifier le matériel et les outils avant leur
utilisation).
Zone de travail : zone dans laquelle l’opérateur est amené à évoluer avec les outils ou les
matériels qu’il manipule. A l’intérieur de cette zone, qui doit être balisée, ne doivent pénétrer
que les personnes autorisées ou désignées pour le travail à effectuer.
Matériel de vérification d’absence de tension (norme NF C 18-310) : dans tous les cas, la
vérification d’absence de tension (VAT), aussi prés que possible du lieu de travail, doit être
effectuée sur chacun des conducteurs actifs, y compris le neutre, à l’aide d’un dispositif
spécialement conçu à cet effet et répondant aux normes en vigueur.
La procédure pour réaliser une vérification d'absence de tension est la suivante :
- tester le bon fonctionnement du vérificateur d'absence de tension (VAT) ;
- vérifier l'absence de tension sur tous les conducteurs actifs ;
- tester le bon fonctionnement du vérificateur d'absence de tension (VAT).
Nota : si la phase se déroule sous tension, en zone d'environnement 4, ce n'est plus une
intervention mais un travail sous tension. Dans ce cas, la personne doit avoir suivi une
formation spécifique aux travaux sous tension (TST) et avoir une habilitation d'indice T (B1T
ou B2T).
Nota : dans le cas où le fusible serait monté dans un appareil assurant la protection contre les
risques de contacts directs et de projections en cas de fermeture sur court-circuit, il n’y a pas
lieu de vérifier la mise hors tension et une personne non habilitée peut-être désignée pour
effectuer ce remplacement.
Remplacement des lampes et accessoires d’éclairage débrochables : cette opération peut être
effectuée avec présence de tension par des personnes désignées, même non habilitées, lorsque
le matériel présente une protection contre les contacts directs fortuits pendant l’introduction et
l’enlèvement desdits lampes et accessoires.
Nota : lorsqu’il existe des risques particuliers (atmosphère explosive, bris de lampes, douille à
vis à chemise non coupée, contact direct avec des pièces actives nues sous tension, masses des
luminaires non reliées au circuit de protection et de mise à la terre...), le remplacement est
effectué suivant la procédure de dépannage.
Dans le cas des accessoires non débrochables, l’opération de remplacement doit être exécutée
hors tension.
Evaluation des risques : les risques de contacts directs sont très importants lors d'opérations
au voisinage (zone 2 en HT et zone 4 en BT). Chaque fois que cela est possible, il est
préférable d’éliminer le risque dû au voisinage de pièces nues sous tension en supprimant le
voisinage lui-même. Cette suppression peut être obtenue soit en consignant l’ouvrage voisin,
Les travailleurs auxquels sont confiés les travaux sous tension doivent avoir reçu une
formation spécifique sur les méthodes de travail permettant d'effectuer sous tension les tâches
susceptibles de leur être confiées. Les travailleurs doivent être habilités B1T ou B2T.
Les outils isolés à main : doivent être conformes à la norme NF C 18-400 et adaptés au
domaine de tension concerné. Ils ont pour rôle de limiter les risques de courts-circuits et d'arc
électrique lors de leur utilisation.
Echelles : tomber d'une échelle constitue une importante cause de blessures graves. Il faut
être conscient des dangers et prendre les mesures appropriées pour éviter les chutes.
L'échelle ne devrait être utilisée que pour accéder à un niveau supérieur ; occasionnellement,
pour effectuer un travail en élévation de faible durée.
Les échelles doivent être conformes aux normes en vigueur NF EN 131-1, NF EN 131-2 et
NF C 18-430.
Plates-formes : idéale pour exécuter des travaux en petite élévation (voir photo page
précédente).
Le personnel, lors de travaux et interventions sur ouvrages électriques, doit disposer des
équipements de protection individuelle (EPI) et des accessoires de sécurité conformes aux
normes en vigueur. Les EPI doivent être personnels.
Marquage des gants : sur les gants on trouvera indiqués la classe, le mois et l'année de
fabrication, le nom du fabriquant.
Tension
Couleur du sachet et
maximale
de la pastille sur les Classe
d'utilisation en
gants
AC
Beige 00 500 V
Rouge 0 1 000 V
Blanc 1 7 500 V
Jaune 2 17 000 V
Vert 3 26 500 V
Ecran facial anti-UV : pour la protection contre les effets de l'arc électrique des courts-
circuits. Il doit être :
- conforme à la norme NF EN 166 ;
- utilisé lors de travaux au voisinage, de mesurage et de MALT-CC.
Casque de protection isolant : le casque isolant et antichoc doit être conforme à la norme NF
S 72-202. Il faut porter un casque isolant et antichoc lorsqu'il y a risque, soit de choc
électrique, soit de blessure par chute d'objet ou de heurts. Toutefois, pour certains travaux
particuliers effectués à l'intérieur et lorsqu'il n'existe que le risque d'électrisation, le casque, si
son emploi présente des difficultés importantes, peut être remplacé par une autre coiffure
présentant un isolement suffisant (béret isolant).
Chaussures de sécurité : les chaussures de sécurité à semelle isolante doivent être conformes
à la norme NF EN 345. Elles offrent une bonne protection mécanique du pied et isolent la
personne du sol.
Grimpettes : les étriers à griffes (grimpettes pour poteaux bois) doivent répondre aux
prescriptions de la norme en vigueur (NF S 71-012). Les pointes de grimpettes doivent être
maintenues acérées.
Ceintures et harnais de sécurité : doivent être utilisés lorsqu'il y a risque de chute de hauteur.
Il est préférable de remplacer la ceinture de sécurité par le harnais comme moyen de
prévention du corps dans un système de protection individuelle contre les chutes de hauteur.
Le choix du harnais se justifie, d'une part par une meilleure localisation et une meilleure
répartition des efforts sur le corps en cas de chute, d'autre part par une position de la victime
après une chute plus supportable et enfin par une durée de suspension supérieure.
Nappes isolantes : feuilles isolantes à fixer, par des pinces bois ou du ruban adhésif, devant
les pièces nues sous tension permettant ainsi de supprimer le voisinage. Les nappes et leurs
fixations doivent être adaptées à la tension de l'ouvrage.
Vérificateur d'absence de tension (VAT) : doit être adapté à la tension nominale des
ouvrages où il est utilisé ; doit être conforme à la norme NF C 18-310 pour des tensions
alternatives ne dépassant pas 1000 V et à la norme C 18-311 pour des tensions alternatives au-
dessus de 1000 V et ne dépassant pas 420 KV. Immédiatement avant et immédiatement après
une vérification d'absence de tension (VAT), le bon fonctionnement de l'appareil doit être
vérifié.
Un appareil de mesurage ne doit pas être utilisé pour effectuer une VAT.
Perches isolantes : permettent d'effectuer des opérations à distance (ex : perches isolantes
pour VAT aérienne, perches isolantes pour MALT-CC aérienne, perches isolantes pour le
sauvetage d'un électrisé...) et doivent être adaptées à la tension nominale des ouvrages, où
elles sont utilisées. Avant l'emploi d'une perche, vérifier qu'aucun défaut n'apparaît dans son
aspect extérieur et qu'elle n'est ni humide, ni sale. Lors de son utilisation ne jamais tenir la
perche au delà de la "Limite de la position des mains" repérée sur celle-ci.
Dispositif mobile de mise à la terre et en court-circuit : dispositif spécial qui doit être adapté
à la tension nominale des ouvrages, où il est utilisé, et adapté au courant de court-circuit
présumé au point d'installation de celui-ci. Les opérations pour réaliser une MALT-CC
doivent être réalisées dans l'ordre suivant :
s'assurer que toutes les pièces de contact, ainsi que les conducteurs du dispositif,
sont en bon état ;
connecter le câble de terre du dispositif :
- de préférence à la terre des masses existant dans les postes ou sur les supports ;
- ou à un piquet métallique enfoncé correctement dans le sol ;
- ou au conducteur neutre avec une perche adaptée dans le cas d'une mise en
court-circuit ;
dérouler complètement le conducteur du dispositif, s'il est placé sur un touret, pour
éviter les effets électromagnétiques dus à un court-circuit éventuel ;
fixer les pinces sur chacun des conducteurs, en commençant par le conducteur le
plus rapproché et en utilisant des outils isolants adaptés, tels que : perche isolante,
cordelette isolante, etc.
Sur les installations BT, les pinces peuvent être placées à la main, à condition d'utiliser des
gants isolants et de se tenir écarté des conducteurs actifs.
Pour l'enlèvement des dispositifs de mise à la terre et en court-circuit, opérer rigoureusement
dans l'ordre inverse.
Appareils de mesurage portatifs utilisés en BTA et BTB : doivent avoir une enveloppe
isolante, être conformes à la norme de sécurité NF EN 61010 ou CEI 1010 et ne pas faire
courir de risques à l'utilisateur même en cas d'erreur de branchement ou de mauvais choix de
gamme de mesurage. L'emploi de gants isolants est obligatoire lors des mesurages en BTA,
lorsque l'opérateur opère à proximité de pièces nues présentant des risques notables de
contacts directs en cas de faux mouvements. On doit vérifier avant usage que les appareils de
mesurage sont en bon état et qu'ils fonctionnent normalement.
Vérifications périodiques des EPI, ECS et EIS : indépendamment du contrôle avant l'emploi
par les utilisateurs, il est nécessaire que le matériel de sécurité fasse l'objet de vérifications
périodiques par des personnes qualifiées, ces vérifications étant consignées sur un registre. En
ce qui concerne l'outillage isolant, les vérifications sont visuelles et l'inscription sur le registre
n'est pas obligatoire.
IPS (instructions permanentes de sécurité) : document écrit permanent, établi par le chef
d'établissement, à l'usage du personnel, opérant sur tout ou partie d'un ouvrage électrique en
exploitation, pour un ou plusieurs types d'opérations habituelles ou répétitives d'ordre
électrique. Les IPS fixent :
- les opérations répétitives concernées (hors tension, travaux au voisinage,
dépannage,...) ;
- les conditions d'exécution (procédure de consignation par exemple) ;
- les conditions relatives au personnel (désignation, habilitation, surveillance,...) ;
- les modalités des opérations (en cas de besoin) ;
- les besoins en équipements de protection individuelle (EPI) et en outillage ;
- les précautions à observer (balisage, matérialisation des limites,...).
CPS (consignes particulières de sécurité) : se distinguent des IPS uniquement par le fait
quelles ne concernent que les opérations effectuées par le personnel de l'entreprise à titre
exceptionnel ou par celui des entreprises intervenantes. Les CPS doivent être remises à
ISSS (instructions de service de sécurité spécifique) : remplacent les IPS dans le cas des
laboratoires, plates-formes d'essais, ateliers pilotes,...
Attestations diverses : pour que la sécurité des travailleurs soit assurée, il est nécessaire
d'avoir la certitude qu'une opération, exemple la consignation, a bien été réalisée. Pour cela, il
existe différents documents et procédures permettant de s'en assurer (attestation de
consignation pour travaux, attestation de première étape de consignation, autorisation de
travail, autorisation de travail sous tension,...)