INTRODUCTION
Le travail scientifique (Séminaire, mémoire (travail de fin de Cycle),
thèse de doctorat ...) n’est pas le fruit du hasard.
Il existe des techniques, des règles et des normes qui guident ou
orientent le chercheur aussi bien sur le plan heuristique (recherche) que sur
le plan rédaction.
Voilà pourquoi , le chercheur doit se conformer à ses règles
universement reconnues et acceptées par la communauté des scientifiques
s’il veut réaliser un travail scientifique sérieux crédible et rigoureux. Conçu
et élaboré en dehors de ses règles, le travail, même s’il est écrit dans un
français impeccable avec des tournures si savantes soient-elles, ne mérite
pas le qualificatif de scientifique.
0.1. OBJECTIF DU COURS
Ce cours constitue une occasion favorable pour apprendre à préparer, à
organiser et à rédiger une dissertation, un travail digne de fin d’un cycle.
Ainsi, il vise à initier le jeune chercheur que vous êtes aux exigences du
travail scientifique. Les nombreux exercices, et pratiques prévus au
programme aideront le jeune chercheur à assimiler ces techniques.
0.2. IMPORTANCE
C’est un cours qui est à la base du travail scientifique. Surtout avec
l’apport d’une éventuelle visite d’une bibliothèque ou d’une imprimerie
pourra renforcer les caractères pratiques ou techniques de ce cours.
PREMIER CHAPITRE: LE TRAVAIL SCIENTIFIQUE
Il consiste dans une étude approfondie d’une question, d’un thème ou
d’une problématique pour mieux en comprendre la nature et proposer des
solutions au moyen d’apports personnels et originaux. Voici quelques types
des travaux scientifiques : - le séminaire
Le mémoire
La thèse de doctorat
1. LE SEMINAIRE
Est un exercice académique ou scientifique qui donne l’occasion à
l’étudiant sous la conduite d’un guide ou d’un professeur d’entreprendre
une recherche ou une étude et d’appliquer de façon rigoureuse les
différentes techniques du travail scientifique.
C’est pourquoi, le travail accompli dans le cadre d’un séminaire doit
résister à la critique et doit apporter une contribution si modeste soit-elle à
la science. A chaque étape importante du cycle, il y a des séminaires.
Dans un séminaire, il y a trois acteurs ou artisans :
1. L’ETUDIANT : C’est lui qui fait l’exposé sur le travail scientifique qu’il a
accompli.
2. L’AUDITOIRE : (Le groupe, la classe); il est invité à réagir activement, à
apprécier et à critiquer le travail réalisé par un de leurs.
3. LE PROFESSEUR : il est considéré comme le modérateur et le guide.
2. LE MÉMOIRE
A la fin du cycle de graduat et/ou de la licence (ingéniorat), l’étudiant est
obligé à élaborer un travail scientifique sérieux appelé mémoire : mémoire
de graduat, de licence.
IMPORTANCE
Par ce travail, l’étudiant doit montrer qu’il est capable de maitriser un
point de vue d’une doctrine, d’une matière et qu’il peut l’exposer de façon
claire et personnelle.
Le mémoire est aussi un lieu d’application des techniques, des règles et
des normes scientifiques.
Il est exigé, voire obligatoire dans certains pays ce travail de
mémoire afin d’obtenir un titre de graduat ou de licence.
Dans d’autres pays, comme La Belgique, le cycle de graduat ou de
candidature ne se termine pas par un mémoire. L’étudiant se limite aux
travaux pratiques réalisés dans le cadre d’un séminaire.
3. LA THESE DE DOCTORAT
C’est un travail strictement personnel qui consiste dans la maitrise
d’un point doctrinal.
Mais le candidat est obligé d’y apporter une contribution originale.
C’est dans la contribution personnelle que réside la spécificité ou la
particularité d’un travail de thèse par rapport au mémoire de graduat ou de
licence.
Par ailleurs, dans certaines universités; on exige une partie de la
thèse ou la thèse tout entière soit publiée dans une revue de grande
notoriété scientifique ou dans une maison d’édition sérieuse avant
d’obtenir le titres de doctorat.
CHAPITRE II : L’ESPRIT SCIENTIFIQUE
C’est un ensemble des dispositions, des vertus et des qualités que
doit posséder le chercheur qui veut entreprendre un travail scientifique ou
une recherche.
Nous pouvons ici retenir parmi tant d’autres, trois qualités à savoir :
La probité ou l’honnêteté scientifique
La rigueur ou la précision
L’équilibre
1. LA PROBITE OU L’HONNETE SCIENTIFIQUE
C’est la vertu qui permet au chercheur ou à l’intellectuel de professer
en véritable culte pour la vérité qu’il doit estimer par-dessus.
Cependant, la vérité que le chercheur doit exprimer est celle qui
provient ou qui émane des objets qui sont mis à sa disposition.
Il est demandé au chercheur de n’admettre que les faits indéniables
afin de n’écrire que pour instruire, pour communiquer et chasser l’erreur et
le doute.
Soucieux de la vérité, le chercheur doit éviter les ennemis de celle-ci
notamment
a) L’erreur délibérée ou causée par l’ignorance. Ex : une documentation
impropre ou incomplète.
b) Le mensonge : il faut éviter le mensonge qui justifierait des
conclusions qui ne peuvent pas l’être.
c) L’incertitude : Qui ferait obliger ou écouter un sujet par manque
d’information ou de documentation.
d) L’inconstance : C’est le fait d’affleurer un sujet sans l’approfondir par
crainte des problèmes à résoudre.
e) L’irréflexion : Ou le manque de profondeur dans le jugement : - éviter
les propos ‘’ terre à terre’’.
f) L’exclusivisme : C’est le fait de passer sous silence ce qui déplait pour
prendre plaisir à révéler ce qui correspond davantage à son opinion.
g) La critique distractive des œuvres d’autrui : Il ne faut pas seulement
voir le mal dans ce que l’autre a dit. Il faut éviter le pessimisme et
l’antipathie.
2. LA RIGUEUR OU LA PRECISION SCIENTIFIQUE
C’est le contraire de l’à-peu-près de la peur de l’effort.
Elle implique la persévérance et la ténacité.
Elle exige qu’on n’avance rien et qu’on ne dise rien qui ne soit
directement démontré selon les exigences de l’objet.
Par conséquent, elle bannit la superficialité. Un esprit rigoureux et
précis est celui qui est capable de faire la distinction entre l’hypothèse (idée
soumise à l’expérience) et la vérité qui est solidement établit.
Il fait tout pour que son travail soit clair et compréhensible. En d’autres
termes, il est demandé au chercheur qui se veut rigoureux et précis à
apporter dans son travail scientifique une exactitude scrupuleuse dons
sensible, visible d’avoir un esprit d’observation aiguisé afin de se prévoir le
danger d’erreur, les possibilités des solutions et surtout d’éviter la fièvre de
conclure hâtivement (dans la précipitation) un travail pénible ou par crainte
de rencontrer les difficultés sérieuses contre une opposition ou une
solution qui plait.
3. L’EQUILIBRE
C’est le juste milieu (aurea mediocritas) entre les deux extrêmes.
Le véritable intellectuel ou le chercheur doit faire le lien entre la
tradition et la modernité (progrès). Il ne doit pas rejeter d’emblée la
tradition sous prétexte qu’elle est épuisée.
Il ne doit pas non plus s’intéresser uniquement à la vérité. Il sait le
progrès ne se résume pas nécessairement dans la révolution mais consiste
aussi dans l’évolution.
Bref, le véritable savant ou le vrai chercheur se donne entièrement à son
œuvre. Il recherche la vérité de fonte l’aspiration de son âme avec un esprit
ouvert, sachant renoncer à tout le reste pour arriver à son but.
4. L’IDEE DE LA METHODE
La science apprend, mûrit la personne de chercheur dans la maitrise de
l’objet de sa recherche. Elle rend en quelque sorte le chercheur « sage ». Et
le propre du sage, c’est d’ordonner.
Si la philosophie, par exemple, est une sagesse, le propre de la
philosophie, c’est d’ordonner1.
Ainsi, nous entendons par méthode, un ensemble de demandes
rationnelles et raisonnées permettant de parvenir à un but recherché. La
méthode est un chemin nécessaire à la science pour 3 raisons :
4.1. Pour l’homme (raison d’existante humaine)
Dans une recherche, ce qui est nécessaire pour parvenir au succès, ce
n’est par le fait d’accumuler le savoir ni les faits mais de savoir comment
travailler. Quand une activité humaine ne se déploie pas suivant un plan
1
Cf PHILIPE,M.-D., les trois sagesses, Paris ,Artheme Fayard, Coll. ‘’Alèthe’’, 1994,p52-53
réfléchie et déterminé d’avance, dans la plupart des cas, elle est vouée à
l’échec.
Bref, pour mener à bien un projet, quel qu’il soit, il faut se plier à un
ensemble de procédés et de règles destinés à assurer le travail final. La
méthode est indispensable afin d’échapper au hasard.
4.2. Pour l’étudiant
A l’université, on demande à l’étudiant de connaitre les normes et les
principes du travail universitaire : - Informer et renseigner sur les
instruments de travail scientifique ;
Donner à l’étudiant les moyens de s’approprier une
problématique ;
Éveiller et sensibiliser aux questions et aux méthodes propres à
une discipline scientifique donnée. Il s’agit de faire découvrir aux
étudiants, surtout les débutants, les normes et les principes, les
règles qui régissent la préparation des examens, d’un concours, la
rédaction d’un mémoire, la présentation d’une dissertation ou d’une
thèse ;
De faire un retour réflexif sur les opérations à l’œuvre dans les
exercices scientifiques, d’analyser les procédés élémentaires que
tout étudiant (tout chercheur) doit connaitre et pratiquer ;
Toutefois, un cours de méthodologie n’a pas pour but d’indiquer
comment faire la science, il vise simplement à transmettre un savoir-faire,
une technique.
Voilà l’objet de ce cours.
4.3. Pour le scientifique. (Les raisons spécifiquement scientifiques)
La méthode est une notion indispensable pour la science. Car en
science, les domaines sont variés. Et chaque science est un savoir créatif,
c’est-à-dire elle crée ses propres méthodes et ses concepts originaux.
La maitrise des méthodes et le fondement conceptuel sont la basse non
négligeable de la recherche scientifique.
Attention, une formulation conceptuelle explication rigoureuse et claire.
Il est bien facile de dire ou d’écrire le contraire de ce qu’on voudrait
affirmer.
De même un texte n’est pas simplement une suite de phrases, mais il
est un discours chargé de dire et de faire dire. (Une occurrence
communicationnelle, c’est-à-dire il prend en compte les conditions de
production, de réception et d’interprétation qui lui donne sens 2.
Voilà pourquoi contrairement aux sciences dites exactes, les sciences
humaines dont l’histoire, la philosophie, la Psychologie ne fournissent pas
de résultats apodictiques (évidents).
En sciences humaines, le chercheur est toujours-déjà en route, car
chaque réponse peut devenir une nouvelle question. D’où ce procédé :
L’Observation
Les faits observés constituent le point de départ de la réflexion, pas
seulement en science exactes, mais encore en sciences humaines. L’homme
de science part toujours de quelque part.
Ex : Aristote appelle les philosophes à revenir sur l’expérience sensible
et à ne pas rester dans la logique pure.
C’est-à-dire, même en philosophie, on a besoin de se tourner vers le
réel, car l’expérience sert d’aliments à la réflexion.
La déduction (G-P)
2
Cf Adam,J.-M., linguistique textuelle. Des genres de discours aux textex,Paris, Nathan, 1990,pp. 39-
41.
C’est un procédé de pensée par lequel on conclut rigoureusement de
propositions prises pour prémisse, à une proposition qui en résulte
nécessairement. En vertu des règles logiques. C’est la méthode propre aux
syllogismes.
L’Induction (P-G)
C’est l’inverse de la déduction. C’est le passage du particulier au
général. Cette opération consiste à remonter des particuliers aux lois qui les
régissent. Le verbe remonter ici renvoie, à un travail d’élévation de la
raison : On remonte vers l’universel.
L’Analyse
Le problème, la récolte se présente souvent d’abord comme des
ensembles, un tout, une globalité. Afin d’y dégager l »essentiel, pour mieux
le comprendre il convient de distinguer les éléments constitutifs de ce tout,
de cet ensemble.
Alors que la synthèse réunit les éléments simples, l’analyse, elle,
décompose le tout en ses éléments (Passage de la totalité à l’élément).
Descartes, philosophe français du XVIIème compte l’analyse parmi les
quatre préceptes de ‘’discours de la méthode’’3.
D’après lui, l’esprit doit diviser les notions complexes (complexité
initiale) en éléments simples (partiels, bien plus facile à résoudre
isolement). D’où il faut toujours chercher à délimiter son sujet.
Pour Leibniz, il pense que souvent, on arrive à des belles vérités par la
synthèse, en allant du simple au composé…l’analyse nous donne du fil
conducteur.4
3
DESCARTES,R., Discours de la méthode suivi des méditations, Paris, Union d’édition, 1951,p46.
4
‘’Le second précepte (l’analyse à, de diviser chacune des difficultés que j’examinerais, en autant de
parcelles qu’il se pourrait et qu’il serait requis pour les mieux résoudre’’.
La synthèse
La synthèse est une opération intellectuelle procédant à partir des
éléments simples pour aboutir aux conséquences, en réunissant
progressivement les idées simples. Elle suppose la présence de plusieurs
éléments particuliers divers.
Bref, la synthèse est une totalisation une sorte de combinaison,
d’associations des éléments qui garde chacune son identité et non pas une
reconstitution.
Voilà une démarche centrale et une pratique qui est courante en toute
activité rigoureuse, scientifique, artistique….
L’Analogie
C’est une méthode, un procédé pédagogique qui consiste à comparer, à
associer entre les choses différentes mais ayant un rapport de similitude
entre’ elles. L’analogie aide à penser, à illustrer, mais il convient de la
manière avec prudence. Elle est source de beaucoup d’erreurs.
N.B. NOTES SUR
1. L’Argumentation
Le noyau de la méthode, c’est l’argumentation. Elle est un moyen
d’exprimer sa pensée, de la préciser, de la défendre face à d’autres pensées
différentes ou opposées. Argumenter, c’est produire un raisonnement
rigoureux. Car l’argumentation est au service de la vérité. Il ne s’agira pas
d’imposer sa vérité, mais de la rechercher avec d’autres en tenant compte
de leur position, en sachant aussi que personne ne peut atteindre la vérité
(un idéal).
Ainsi, on ne peut que se mettre en marche vers la vérité, car personne
ne peut prétendre détenir la vérité de façon certaine, absolue et définitive.
Pour Aristote, l’argumentation, c’est la dialectique, c’est-à-dire on
débat, on discute et on s’interroge ensuite sur les règles générales du débat
et de la discussion.
En philosophie par exemple, depuis Socrate, on admet pour réponse
que ce qui a d’abord été mis en question : transformer en question les
problèmes sur lesquels l’on réfléchit.
Il importe de distinguer entre question et problème. De fait, s’il est
possible de répondre immédiatement à une question, en revanche, il est
quasiment impossible de résoudre immédiatement un problème. Celui-ci
doit d’abord être évolué.
L’élaboration d’un problème, c’est ce qu’on appelle une
problématique. Problématiser la question, c’est précisément montrer, au
moyen des arguments, c’est-à-dire par des raisons, en quoi et pourquoi elle
fait problème. Autrement dit ‘’questionner la question’’, établir un
questionnement, un jeu de questions organisées dont l’analyse du sujet
forme le point de départ (problématique repose déjà sur un processus de
réflexion.
2. LA REFLEXION
C’est le point culminant de la pensée ou de la démarche scientifique
on de toute recherche de la vérité.
En son sens, l’activité réflexive consiste à cheminer des objets
extérieurs jusqu’au sujet pensant, c’est-à-dire à pratiquer l’acte de retour
sur soi, sur le sujet pensant, le ‘’je pense’’, principe unificateur du cogito
ergo.
Ainsi la méthode réflexive va de l’extérieur à l’intérieur et du monde
au moi pensant.
Paul Ricœur dit à ce sujet : La réflexion est cet acte de retour sur sois
par lequel le sujet ressaisit, dans la clarté intellectuelle et la responsabilité
morale, le principe unificateur des opérations entre lesquelles il se dispense
et s’oublie comme sujet’’ (J)
Donc la réflexion est ‘’ appropriation de notre effort d’exister, c’est-à-
dire voire moyen de se rendre ‘’propre’’ ce qui était initialement
‘’étranger’’ rendre ‘’ poète’’ ce dont on a s’appuie, éloigne par l’espace, le
temps, la distraction...
CHAPITRE III. LES INSTRUMENTS DU TRAVAIL SCIENTIFIQUE
Le monde de connaissance est une communauté? D’où la nécessité de
s’informer. Il faut apprendre à lire.
3.1. Apprendre à lire
La lecture est un acte, un travail et un art, mieux une épreuve. Pour
être pleinement rentable (on ne lit jamais sans intérêt) , cet apprentissage
demande à être soutenu par une méthode.
La recherche scientifique réclame l’accès aux ouvrages. Il faut lire et
accéder aux textes.
Cependant, on ne lit pas une œuvre scientifique comme on lit un
roman ou un journal. Un texte scientifique exige une grande concentration,
une attention soutenue, un questionnement permanent.
La vraie lecture s’opère à un double niveau.
Le premier niveau est celui de la compréhension : on s’informe de la
matière et du contenu d’une théorie ou d’une doctrine. On vise à
comprendre ce que l’auteur a voulu dire – cela suppose la connaissance de
la langue, mis aussi de la matière. Car la compréhension nous élève à un
autre niveau;
Le deuxième niveau, celui de la réflexion et l’appropriation.
Lire un texte scientifique désigne ‘’un ensemble d’actes par lesquels on
se familiarise avec les textes et par lesquels on approfondit, par
conséquent, l’exercice de la réflexion. Lire un texte scientifique, c’est
opérer une ‘’donation de sens, donation dynamique et personnelle, d’après
Karl Jaspers. 5
5
Cf. Jaspers, K., Introduction à la méthode philosophique, trad. L ; JOSPIN, Payot et Rivages, 1994,
P.161.
Cela suppose l’esprit de la confiance et de sympathie vis-à-vis de
l’auteur et du sujet. La critique légitime, on pourra intervenir que bien
après.
Ainsi, lire, c’est apprendre à penser et même donc commencer à penser.
3.2. LIRE COMME PROCESSUS INTELLECTUEL ORGANISE
Pour qu’elle soit profitable, la lecture ne doit pas être une juste position
des lectures ni une accumulation des ouvrages, ni une relance dans pseudo-
série chaotique et sans lien; elle dit plutôt être un processus organisé. Cette
organisation peut être :
Thématique (le droit, l’art, la nature…)
Par auteur (Kant, Hegel, Descartes.
C’est un véritable travail, la lecture, puisqu’elle est indispensable à
l’écriture, c’est-à-dire il faut lire le stylo à la main. (Faire preuve d’attention,
de concentration et de persévérance sur un texte précis).
3.3. LA BIBLIOTHEQUE
a) Définition : C’est le lieu où l’on conserve les livres qui sont
considérées comme les instruments les plus importants du travail
scientifique et le lieu de la lecture. C’est dans la bibliothèque que le
chercheur doit chercher le livre dont il a besoin pour son travail.
Et pourtant, la bibliothèque est un organisme vivant qui facilite les
recherches. Une bibliothèque doit :
Être parfaite, organisée et bien outillée;
Posséder un règlement qui facilite les recherches (avoir des
grandes facilités);
Contenir un grand nombre d’ouvrages généraux et spécialisés
ainsi que des périodiques nationaux et étrangers;
Contenir plusieurs services ou onction dont les plus importantes
sont : ° les catalogues, les services de prêt, la salle de consultation.
b) LES CATALOGUES
(Définition et espèces de catalogues)
C’est une liste ordonnée des livres. Elle doit être organisée et répondre
aux questions suivantes :
Les livres de tel auteur sont-ils à la bibliothèque?
Peut-on trouver le livre sur tel sujet?
Tel livre se trouve-t-il à la bibliothèque et dans la collection
recherchée?
Cependant on distingue diverses espèces de catalogues :
Les catalogues alphabétiques par auteur. Ici, les livres sont
enregistrés selon le nom alphabétique de l’auteur.
Les catalogues alphabétiques par titre. Ici, on distingue les livres
d’après le titre tel qu’il est indiqué exactement sur la page.
Les catalogues alphabétiques par sujet ou par matière
(domaine). Ils regroupent les fiches de tout le groupe volume qui
porte sur le même sujet ou sur la même matière. Dans beaucoup de
bibliothèques, on a tendance de fondre les trois catalogues en un
seul appelé : catalogue dictionnaire.
Dans ce catalogue, les fiches y sont placées selon l’ordre suivant :
La fiche d’auteur
La fiche du sujet
La fiche du titre
c) LA FICHE DE COMPOSITION ET SA COMPOSITION
Chaque livre ou chaque volume possède sa fiche bibliographique
catalogue, c’est la fiche principale. C’est à partir d’elle que la bibliothèque
établit les autres fiches.
Ses éléments ou zones de référence sont :
Le nom de l’auteur (la vedette principale)
C’est le responsable du livre. Il peut être une personne ou un groupe de
personnes, une collectivité, une société.
Le nom de l’Auteur est ordinairement indiqué sur la page du livre, il est
toujours interverti.
Si l’auteur est connu sous plusieurs noms, on retient pour la fiche
principale celui est mieux connu aux lecteurs. Les fiches de renvoi seront
établies pour d’autres noms;
2. LE TITRE (l’intitulé)
Le livre est catalogué d’après le titre et il doit être indiqué tel qu’il
apparait sur la page du livre (reproduction fidèle et ordonnée).
Si le titre est très long, il est permis de l’abréger, mais toujours de façon
à conserver ce qui est requis pour l’identification faite de l’ouvrage.
L’omission est indiquée par les points de suspensions conventionnels
(…). Le titre peut comprendre le titre principal et le sous titre.
3. LA COLLECTION OU TITRE DE LA SERIE
Elle est toujours mise entre parenthèse () est vient directement après le
titre ou le sous titre de l’ouvrage.
On indique le numéro de volume s’il y en a , mais sans virgule.
4. L’EDITION
L’indication de l’édition suit directement la collection s’il y en a. Elle est
transcrite telle qu’elle est indiquée sur la page du texte et dans la langue de
l’ouvrage.
5. L’ADRESSE BIBLIOGRAPHIQUE
C’est une zone de référence qui comprend les sous zones suivantes :
- Ville d’édition ou de publication;
- Maison de l’édition (l’imprimerie)
- L’année d’édition (la date)
La date de publication est toujours donnée en chiffre arabe (ex : 2009);
si la date n’est pas signalée et si on ne peut la retrouver, on utilise le
sigle ¨S.D¨, c’est-à-dire sans date (sine die).
Par ailleurs, un ouvrage en plusieurs volumes paru en des dates
différentes, on n’indique que la date du 1er et du dernier volume.
Lorsqu’un ouvrage de plusieurs volumes est en cours de publication, on
classe la dernière date en blanc.
6. LA DESSCRIPTION MATERIELLE DU LIVRE
Elle comprend les éléments ci-après :
- La pagination (page)
- Les illustrations (gravures, portraits, cartes géographique…)
- Le format (7X10, 5)
7. LES NOTES SPECIALES
Il s’agit de complément et de décision de l’ouvrage qui peuvent par
exemple indiquer les grandes divisions de l’ouvrage. On peut aussi
trouver le résumé de l’ouvrage.
8. LES INDICATIONS COMMERCIALES EVENTUELLES (ISBN)
C’est-à-dire International standard Bibliography Number en français
description bibliographique internationale normalisée.
N.B. : Tout volume, ne présente pas toujours tout les éléments
signales qui sont susceptible d’être reproduit sur la fiche principale. Il
n’est pas nécessaire d’indiquer toutes les zones de référence dans une
citation bibliographique. On tiendra compte seulement de zone de
référence la plus importante.
Ex 1 : Fiche bibliographique
1. Auteur : EVERS,J.,
2. Titre : INITIATIONNESTHETIQUE
3. Adresse bibliographique : Kinshasa, LOYOLA, 2008
4. Notes bibliographiques, 78 p.
3.4. BIBLIOGRAPHIE
Elle a pour objet la description et le classement des livres et des
documents. C’est une des sciences auxiliaire de l’heuristique.
L’heuristique détermine les procédés à mettre en œuvre pour récupérer
les documents qui se rapporte au sujet choisi.
Le chercheur doit signaler les documents sur lesquels il se base pour
élaborer son travail. La dissertation scientifique est essentiellement un
travail basé sur les documents.
a) La bibliothéconomie
Est une science auxiliaire de l’heuristique qui a pour objet l’organisation
et le fonctionnement de dépôt des livres.
Un plan de recherche doit donc inclure le rassemblement d’une liste
bibliographique la plus complète possible.
b) Quelques règles pour préparer et rédiger une bibliographie
Toute recherche scientifique doit présenter une bibliographie qui reflète
l’étendue des recherches entreprises par le chercheur.
La bibliographie constitue un travail long et minutieux et elle s’éloigne
au cours de la composition. Cependant, il n’y a pas de recettes rapides pour
et infaillibles pour élaborer une bibliographie.
Néanmoins, nous pouvons retenir 5 règles pour élaborer une
bibliographie :
1) Il faut éviter d’allonger, se garder de la tentation d’allonger
démesurément la bibliographie dans le but d’impressionner le
lecteur et de donner l’illusion d’avoir fait un travail bien fouillé.
Une bibliographie bien choisie vaut mieux qu’une bibliographie
exhaustive du sujet, car il est rare que tous les écrits relatifs à un
sujet bien déterminé méritent d’être signalés.
2) Les ouvrages qui ont servi directement à l’élaboration du travail
scientifique doivent figurer dans la bibliographie. Le chercheur
prendra soin d’indiquer dans une note explicative la manière dont il
organise sa bibliographie.
3) La bibliographie doit porter sur les sources et la littérature du sujet à
traiter. Pour s’assurer que des ouvrages importants n’ont pas été
oubliés, il faut :
- Consulter avant tout un manuel scientifique;
- Dépouiller les catalogues de la bibliothèque la plus rapprochée les
bibliographies des bibliographies spécialisées.
Toutefois, dans les bibliographies, on peut distinguer les monographies
et les encyclopédies.
MONOGRAPHIE :
C’est l’étude scientifique d’une question bien déterminée et restreinte
conduite jusqu’au bout avec profondeur.
Ex : La question de l’immortalité de l’âme.
L’ENCYCLOPEDIE :
C’est un ouvrage qui expose de manière plus ou moins détaillée les
sciences et les arts selon un agenda disposé alphabétiquement par matière
ou selon un ordre logique et organique.
Elle peut être dite UNIVERSELLE quand elle traite avec extension et une
complétude plus grande tous les domaines de la connaissance humaine.
Elle peut être dite SPECIALE quand elle traite exclusivement d’une
matière ou d’un groupe matière bien rapprochée.
Ex : La littérature.
4) Il faut mettre du temps à la préparation de la bibliographie en évitant
de négliger le temps destiné aux recherches proprement dite.
5) Pour la rédaction de la bibliographie, on suivra les règles données
pour l’établissement des fiches de la bibliothèque.
c) QUELQUES OBSERVATIONS
Dans le modèle canadien et louvaniste, les zones des références sont
séparées par la virgule (,). Dans le modèle de l’U.C.C. les zones des
références sont séparées par le point (.), sauf entre le nom et le pronom de
l’auteur et entre le prénom et le titre de l’ouvrage et aussi entre les
éléments de l’adresse bibliographique.
Ex1 : NGIMBI NSEKA, H., Éthique et intersubjectivité Essai sur les
fondements de la vie en société (recherches philosophiques) N° 28), Kin
(F.C.K.) St Paul, 001, 190 p.
EX2 : LALOUP, J. – NELIS, J. , Communauté des hommes. Initiation à
l’humanisme social, Tournai, Casterman, 1952.
N.B : Le grand principe que le chercheur doit absolument respecter est le
suivant : - Maintenir la même façon de citer du début jusqu’à la fin du
travail. Si le chercheur adopte une façon de citer, il devra accepter de la
maintenir jusqu’à la fin du travail.
3.5. LES NOTES
a) Définition et systèmes des notes
Les notes constituent une collection bien ordonnée des
renseignements qui sont utiles au travail scientifique.
Il est important de pendre les notes étant donné que notre mémoire
présente de limite; Et la mémorisation est souvent faillible.
Cependant, pour prendre les notes, il faut savoir lire avec ordre, de
façon intelligente et sans passion. Que cela signifie :
Lire avec ordre : cela signifie que le chercheur doit s’arrêter en
premier lieu aux meilleurs ouvrages et aux ouvrages les plus actuels
(récents).
Lire de façon intelligente ; c’es-à-dire il faut lire de façon active et
attentive afin de comprendre le problème, de le situer et de
l’analyser. Ici, l’effort de réflexion est exigé, nous l’avons dit pour ne
pas copier le texte sans valeur.
Lire sans passion : C’est pour ne pas attribuer à un Auteur nos idées
préconçues (préjugés) sur un sujet déterminé.
Quoiqu’il en soit, il existe deux manières de prendre des notes :
- Avec les cahiers
- Avec les fiches
* Le cahier : est un système qui présente de nombreux désavantages ou
d’inconvénients. Ces inconvénients sont :
- La consultation est fastidieuse et difficile
- Il est difficile de classer les références et d’y ajouter des réflexions
personnelles
- Il est difficiles d’ordonner les notes de façon commode au moment de
la rédaction.
Par contre le système des Fiches présente des grands avantages :
- Elles sont indépendantes les unes des autres;
- Elles sont facilement disposées dans l’ordre exigé par l’élaboration
du travail scientifique.
Lorsqu’elles peuvent servir dans plusieurs parties de la dissertation, il
est facile de les classer de façon utile.
b) LES 3 CATEGORIES DE NOTES
1° les notes de culture générale.
Celles consistant en des renseignements transcrits à cause de leur
intérêt ou utilité éventuelle. En les prenant, on a aucune idée du moment
où l’on les utilisera.
Il faut donc être discret et de noter que des informations qui sont de
nature à parfaire dans sa personnellement; Il faut résister à la tentation de
tout copier, car les notes doivent répondre à un besoin plus ou moins
immédiat et réel.
2° Les notes bibliographiques
Ce sont des notes qui reproduisent les références bibliographiques
des ouvrages, des articles qui sont à la disposition de l’Auteur. En d’autres
termes, ce sont des notes qui nos renseignent sur la bibliographie des
documents utilisés.
3° Les notes documentaires
Ce sont renseignements qui sont consignés par écrit en vue d’un
travail bien précis. On remarquera que les notes de culture générale et
bibliographiques font partie de notes documentaires. Si elles se rapportent
directement au travail en préparation sans oublier de prévoir ce qui est
important avec le but qu’il poursuit.
On veillera plus à la qualité qu’à la quantité des notes.
On peut aussi transcrire sur une fiche plusieurs autres éléments :
Les renseignements fortuits rencontrés dans un livre (volume ou il ne
devait pas se trouver).
La position d’un auteur au sujet d’un thème donné.
La marche générale d’un travail (plan)
Les impressions personnelles produites par l’ouvrage étudié, car
d’autres termes, on peut aussi transcrire les réactions personnelles
dans tel ou tel sujet.
C) MODE DE TRANSCRIPTION D’UN TEXTE
Il fut être particulièrement soigneux et vigilant lorsqu’on transcrit un
texte. Le chercheur ne peut en aucun cas changer ou modifier la pensée
d’un auteur. Toutefois, il existe deux façons de transcrire un texte :
- Il peut être transcrit textuellement (Ad verbum= à la lettre)
- Il peut être simplement transcrit selon le sens (Ad sensum)
Afin de ne pas perdre la référence d’un texte transcrit, il faut toujours
signaler la page du livre d’où est tiré le texte.
Si le texte à copier s’étend sur deux ou plusieurs pages, il est utile de
l’indiquer. Ex : P. 21-23
Par ailleurs, il existe des signes à utiliser pour la transcription d’un texte :
« … » : Le texte est transcrit textuellement ou littéralement. C’est la
photocopie de la pensée de l’auteur. (les guillemets).
[…] : ce signe signifie, il y a des mots ajoutés par le chercheur pour
préciser certains mots du texte.
(!) ou (SIC) indique une erreur dans le texte original.
(…) : Omission des mots du texte
Ex : « …(…)… » ».
(?) : Renseignement douteux.
D) CLASSIFICATION DES NOTES
On peut classer les notes ou les fiches selon un ordre voulu par le
chercheur lui-même. Il peut disposer ses notes dans l’ordre suivant :
- Chapitres
- Sections
- Sous-sections
Toutefois, la classification des notes facilitent le travail de la rédaction.
Les notes qui sont non classées et dispersées rendent difficile de malaisée
la rédaction, car dans ce cas, il faut les parcourir toutes pour tomber dans
celles dont on a besoin dans l’immédiat.
CHAPITRE IV : LA PRESENTATION DU TRAVAIL SCIENTIFIQUE
1. LE CHOIX DU SUJET
Le développement de la science (le progrès scientifique), leurs divisions
et subdivisions rendent obligatoire le choix d’un champ particulier d’intérêt
scientifique, car il est difficile de tout connaitre. Cette obligation se fait
particulièrement sentir quand on est engagé dans les études supérieures;
En effet, en abordant celles-ci, la formation