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Decu de Soi A5

Le document aborde la déception ressentie par les croyants dans leur relation avec Dieu à travers trois dialogues. Chaque entretien traite des luttes personnelles, que ce soit le désir de devenir chrétien, la quête de ressembler à Jésus, ou la lutte contre le péché. Il souligne l'importance de la foi et de la grâce divine pour surmonter ces déceptions et vivre pleinement avec Dieu.

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Decu de Soi A5

Le document aborde la déception ressentie par les croyants dans leur relation avec Dieu à travers trois dialogues. Chaque entretien traite des luttes personnelles, que ce soit le désir de devenir chrétien, la quête de ressembler à Jésus, ou la lutte contre le péché. Il souligne l'importance de la foi et de la grâce divine pour surmonter ces déceptions et vivre pleinement avec Dieu.

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Je suis si déçu de moi-même

au sujet de ma relation avec Dieu !




Trois dialogues

Trois entretiens personnels répondent à ce problème


que tout vrai croyant doit (ou devra) avoir un jour surmonté,
pour vivre pleinement avec Dieu !
Je suis si déçu de moi-même
au sujet de ma relation avec Dieu !


Trois dialogues

Traduction en français d’un livre édité par


Stichting In Grazige Weiden
Postbus 2152
1780 BE Den Helder (NL)
Qui en a donné l’autorisation

Traduit et édité par :


[Link] – bible@[Link]
Rue du Château d’Or 16/6 à B-1180 Bruxelles
Je suis si déçu de moi-même
au sujet de ma relation avec Dieu !
Trois entretiens personnels répondent à ce problème
que tout vrai croyant doit (ou devra) avoir un jour sur-
monté, pour vivre pleinement avec Dieu !

Premier entretien …………………………….… page 3


Tu voudrais être un vrai chrétien, mais tu es déçu
parce que tu essaies en vain de t’améliorer pour le
devenir.

Deuxième entretien ……………………………. page 7


Tu es maintenant un vrai chrétien, mais tu es déçu
parce que tu cherches à ressembler au Seigneur Jé-
sus, mais tu n’y arrives pas.

Troisième entretien ………………………...…. page 23


Tu es un vrai chrétien mais tu es déçu parce que tu
constates que tu rechutes encore toujours.

Page 1
Premier entretien
Tu voudrais être un vrai chrétien, mais tu es déçu
parce que tu essaies en vain de t’améliorer pour le
devenir.

– Je suis tellement déçu ! Il est inutile d'essayer à nouveau.


Chaque fois que j’essaie, cela ne fonctionne pas. Vrai-
ment, je dois y renoncer !

Qu’est-ce qui ne veut vraiment pas fonctionner ? A quoi


veux-tu renoncer ?

- J'essaie de devenir chrétien ! Je sais que je suis très mau-


vais et que Dieu ne peut pas m'accepter tel que je suis.
C'est pourquoi j'essaie de vivre le mieux possible. Parfois,
cela semble fonctionner pendant un certain temps. Je
pense alors que je réussis plutôt bien. Mais par la suite
tout va mal et je pèche quand même à nouveau. Et alors,
je me sens tout aussi mauvais et misérable qu'avant ! Je
pense que c’est quelque chose de très difficile, oui, voire
même impossible que de devenir chrétien.

Vu de cette façon, tu as tout à fait raison : Il est vraiment très


difficile de devenir chrétien de cette manière. Cela est telle-
ment difficile que cela ne te réussira jamais, vraiment ja-
mais !

Page 3
C’est aussi pour cela qu’il y a une autre façon pour venir à
Dieu. Je te l’explique bien volontiers. Mais je veux d'abord
placer devant toi, quelque chose à considérer pour te donner
du courage.

Sais-tu pourquoi tu es aussi troublé, pourquoi tu te sens


aussi malheureux et pourquoi tu as par-dessus tout ce désir
de devenir chrétien ? Cela provient du fait que l’Esprit de
Dieu travaille dans ton cœur(*) ! Sans cette action du Saint
Esprit, ces pensées ne monteraient jamais dans ton esprit.
(*) Le cœur est la partie la plus profonde de soi-même, dans
le secret, là où seul Dieu voit, et non pas le seuil des émo-
tions et des sentiments humains.

Que cela soit pour toi un encouragement, principalement


parce que « celui qui a commencé en vous une bonne
œuvre, l’achèvera jusqu’au jour de Jésus Christ » (Philippiens
1 v.6). Quand Dieu commence une œuvre, il l'achève aussi.

- En cela, je veux bien vous croire, mais que dois-je faire


maintenant ?

A cette question, je te donne la réponse que le Seigneur Jé-


sus a donné à ceux qui lui posaient la même question :
« Que ferons-nous pour faire les œuvres de Dieu ? » (Jean 6
v.28). Sa réponse a été : « C’est ici l’œuvre de Dieu, que vous
croyiez en celui qu’il a envoyé » (Jean 6 v.29). Leur question
était de savoir ce qu’ils devaient faire, Il leur a répondu qu’ils
ne devaient vraiment rien faire, mais qu’ils devaient croire !

Page 4
La même question a été posée au geôlier de Philippes :
« Seigneurs, que faut-il que je fasse pour être sauvé ? » et
Paul et Silas donnèrent la même réponse : « Crois au sei-
gneur Jésus, et tu seras sauvé » (Actes 16 v.30-31).

C’est aussi la réponse que je veux donner à ta question :


laisse Dieu te sauver, non pas de la manière dont toi tu te
l’imagines, mais à Sa manière à Lui ! Mets-toi à genoux, im-
médiatement — d’ailleurs, c'est Lui qui te cherche afin de
t’amener à Lui ! —, dis-Lui simplement que tu as besoin de
Lui pour te sauver, que tu ne veux plus essayer de te sauver
toi-même par tes propres efforts, que tu as conscience
d’avoir une nature tellement mauvaise, au point que tu y re-
nonces entièrement et que tu te livres toi-même à Lui.

Il comprend cela. Il attend que tu le comprennes aussi. Un


Aide est à ta disposition, un Sauveur ! Ecoute ce que le Sei-
gneur Jésus dit : « Venez à moi, vous tous qui vous fatiguez
et qui êtes chargés, et moi, je vous donnerai du repos » (Mat-
thieu 11:28).

Tu as besoin du Fils bien-aimé de Dieu. Lui seul a le pouvoir


de te sauver ! C'est dans ce but qu'Il est venu sur la terre. Il
est allé à la croix pour ôter tes péchés en portant Lui-même
le châtiment qui en résultait.

Il a accompli cette œuvre ; toi, tu n’as plus besoin de faire


quoi que ce soit. C’est accompli ! Dieu a accepté l’œuvre de

Page 5
Christ à la croix. Il l’a montré en ressuscitant le Seigneur
Jésus d’entre les morts. Maintenant te sont offert gratuite-
ment, le pardon, la réconciliation et la paix avec Dieu — sur
la seule base de la croix de Jésus Christ. Veux-tu bien ac-
cepter ce « cadeau », que t’offre de ses mains percées, le
Sauveur ?

C’est cela qui t’apportera la paix avec Dieu. Ce n’est qu’ainsi


que tu peux devenir chrétien. « Ayant donc été justifiés sur
le principe de la foi, nous avons la paix avec Dieu par notre
seigneur Jésus Christ » (Romains 5:1). Dieu t’offre la vie éter-
nelle et Son Saint Espri qui te donne alors la force de Lui
plaire. Tu ne trouveras jamais un sujet de déception dans le
Seigneur Jésus et dans Sa croix !

Page 6
Deuxième entretien
Tu es maintenant un vrai chrétien, mais tu es déçu
parce que tu cherches à ressembler au Seigneur Jé-
sus, mais tu n’y arrives pas.

– Vous me l'avez expliqué clairement et je suis convaincu


que vous avez raison. J'ai compris que je ne peux pas me
sauver moi-même, que je ne peux pas gagner le ciel par
de bonnes œuvres. C'est pourquoi j'ai cru au Seigneur
Jésus. J'ai mis ma confiance en lui et je lui ai dit que je
voulais tout attendre de lui seul. Il m’a accepté. Je sais
maintenant avec certitude que je suis un enfant de Dieu
en vertu de l'œuvre accomplie par le Seigneur Jésus.

J'en suis particulièrement heureux ! Dieu a donc effective-


ment bien achevé l'œuvre qu'Il avait commencée en toi. Pour
cela, tu peux vraiment Le remercier, chaque jour ! Je le fais
aussi moi-même. Il a livré Son Fils unique pour accomplir
l'œuvre de la réconciliation sur la croix ; Christ a souffert pour
le péché ; et Dieu a opéré en nous la conversion. C'est donc
à Lui seul que revient toute la gloire !

– Oui, seulement, je suis encore bien souvent tellement


déçu ! Je suis maintenant chrétien par la grâce de Dieu,
mais je voudrais tellement mieux ressembler à Christ. Et
je remarque que plus je m’y efforce, moins je Lui res-
semble.

Page 7
J'essaie de surmonter mes erreurs et de ne plus pécher,
mais dès que je pense y être quelque peu parvenu, tout
va alors entièrement de travers. Parfois les choses tour-
nent d’une manière tellement déconcertante, qu’il m’ar-
rive de me demander si, en réalité, je suis bien un véri-
table chrétien. Je commence alors à douter — du moins
selon ma compréhension — parce que je découvre que je
suis encore toujours tout aussi mauvais. Je ne suis amé-
lioré en rien !

Pourquoi ne puis-je pas être comme le Seigneur Jésus,


aussi noble et aussi bon ? Je suis sûr que ce n'est pas
par manque d'efforts, parce que je fais vraiment tout ce
que je peux !

Ainsi tu es encore toujours, ou à nouveau, déçu, mais d’une


autre manière ! Examinons ensemble si nous pouvons en
découvrir la raison, et bien sûr ensuite voir si il y a une solu-
tion. Ma première question est la suivante : Pour quel sujet
es-tu aussi déçu ?

- Au sujet de moi-même, parce que je ne réussis pas à res-


sembler plus au Seigneur Jésus. Ce n’est naturellement
pas Lui qui en est la cause, mais c’est bien moi !

Par cette réponse, je pense que tu prends les choses à l’en-


vers ; c’est comme si tu voulais enfoncer un clou en frappant
sur sa pointe ! — et c’est un point d’une très grande

Page 8
importance. En aucune manière nous ne pouvons jamais
être déçu du Seigneur Jésus, car Il est parfait, mais bien de
nous-mêmes.

Je te conseille d’abord de lire très attentivement le chapitre


7 de l’épître aux Romains (*). Dans ce chapitre, Paul se met
à la place de quelqu'un qui est aux prises avec le même pro-
blème que toi. Ce serviteur dévoué de Christ, qui a suivi son
Maître de si près, écrit à propos de son propre « moi » : « je
sais qu’en moi, c’est-à-dire en ma chair, il n’habite point de
bien » (Romains 7 verset 18).
(*) « 1 Ignorez-vous, frères, (car je parle à gens qui entendent
ce que c’est que la loi,) que la loi a autorité sur l’homme
aussi longtemps qu’il vit ? 2 Car la femme qui est soumise
à un mari, est liée à son mari par la loi, tant qu’il vit ; mais
si le mari meurt, elle est déliée de la loi du mari. 3 Ainsi
donc, le mari étant vivant, elle sera appelée adultère si elle
est à un autre homme ; mais si le mari meurt, elle est libre
de la loi, de sorte qu’elle n’est pas adultère en étant à un
autre homme. 4 C’est pourquoi, mes frères, vous aussi,
vous avez été mis à mort à la loi par le corps du Christ,
pour être à un autre, à celui qui est ressuscité d’entre les
morts, afin que nous portions du fruit pour Dieu. 5 Car,
quand nous étions dans la chair, les passions des péchés,
lesquelles sont par la loi, agissaient dans nos membres
pour porter du fruit pour la mort ; 6 mais maintenant nous
avons été déliés de la loi, étant morts dans ce en quoi nous
étions tenus, en sorte que nous servions en nouveauté
d’esprit, et non pas en vieillesse de lettre.
7 Que dirons-nous donc ? La loi est-elle péché ?
— Qu’ainsi n’advienne ! Mais je n’eusse pas connu le pé-
ché, si ce n’eût été par la loi ; car je n’eusse pas eu

Page 9
conscience de la convoitise, si la loi n’eût dit : « Tu ne con-
voiteras point ». 8 Mais le péché, ayant trouvé une occa-
sion par le commandement, a produit en moi toutes les
convoitises, car sans la loi le péché est mort. 9 Or moi,
étant autrefois sans loi, je vivais ; mais le commandement
étant venu, le péché a repris vie, et moi je mourus ; 10 et
le commandement qui était pour la vie, a été trouvé lui-
même pour moi pour la mort. 11 Car le péché, ayant trouvé
une occasion par le commandement, me séduisit, et par
lui me tua.
12 La loi donc est sainte, et le commandement est saint,
et juste, et bon. 13 Ce qui est bon est-il donc devenu pour
moi la mort ? — Qu’ainsi n’advienne ! Mais le péché, afin
qu’il parût péché, m’a causé la mort par ce qui est bon,
afin que le péché devînt par le commandement excessive-
ment pécheur. 14 Car nous savons que la loi est spiri-
tuelle : mais moi je suis charnel, vendu au péché ; 15 car
ce que je fais, je ne le reconnais pas, car ce n’est pas ce
que je veux, que je fais, mais ce que je hais, je le pratique.
16 Or si c’est ce que je ne veux pas que je pratique, j’ap-
prouve la loi, reconnaissant qu’elle est bonne. 17 Or main-
tenant, ce n’est plus moi qui fais cela, mais c’est le péché
qui habite en moi. 18 Car je sais qu’en moi, c’est-à-dire en
ma chair, il n’habite point de bien ; car le vouloir est avec
moi, mais accomplir le bien, cela je ne le trouve pas. 19
Car le bien que je veux, je ne le pratique pas ; mais le mal
que je ne veux pas, je le fais. 20 Or si ce que je ne veux
pas, moi, — je le pratique, ce n’est plus moi qui l’accom-
plis, mais c’est le péché qui habite en moi. 21 Je trouve
donc cette loi pour moi qui veux pratiquer le bien, que le
mal est avec moi. 22 Car je prends plaisir à la loi de Dieu
selon l’homme intérieur ; 23 mais je vois dans mes
membres une autre loi qui combat contre la loi de mon en-
tendement et qui me rend captif de la loi du péché qui
existe dans mes membres. 24 Misérable homme que je

Page 10
suis, qui me délivrera de ce corps de mort ? 25 Je rends
grâces à Dieu par Jésus Christ notre Seigneur. Ainsi donc
moi-même, de l’entendement je sers la loi de Dieu ; mais
de la chair, la loi du péché. » (Romains 7)

Que penses-tu : son « moi » (c’est-à-dire sa chair), était-il


plus mauvais que ton propre « moi » ?

- Non, certainement pas. Paul était bien meilleur que moi.

Eh bien Non, vraiment pas ! Il a dit qu’en lui n’habite « aucun


bien » ! « Aucun bien » veut dire vraiment rien de bien,
même pas un tout petit peu de bien. Mais, était-il déçu de ne
pas trouver de bien en lui-même ? Il ne l’était pas (ou ne
l’était plus), parce que il ne s’attendait plus à trouver
quelque chose de bien en lui. Mais il semble bien que toi tu
t’y attends — c’est aussi pour cela que tu es déçu.

Si tu touches une ortie, es-tu surpris que cela pique ? Tu ne


t’attends à rien d’autre n’est-ce pas ? Si tu la coupes et la
jettes par terre pour la rendre inoffensive, pique-t-elle en-
core ? Les poils causant les brûlures appartiennent à sa na-
ture. Ainsi aussi est la nature de notre « moi » à être vani-
teux, égoïste, cupide et entêté. Nous avons hérité de cette
nature d'Adam et d'Ève. Ils l'ont reçue lorsqu'ils ont péché
contre Dieu en faisant leur propre volonté. Cela s'est passé
il y a six mille ans, mais nous héritons tous de cette nature
pécheresse. Les Écritures l'appellent « la chair ».

Page 11
« L’Éternel vit que la méchanceté de l’homme était grande
sur la terre, et que toute l’imagination des pensées de son
cœur n’était que méchanceté en tout temps » (Genèse 6 v.5).
Et : « L’imagination du cœur de l’homme est mauvaise dès
sa jeunesse » (Genèse 8 v.21). Triste constat, n'est-ce pas ?
Mais alors, à quoi bon chercher quelque chose de bon en
nous-mêmes ? Et puis aussi : pourquoi serions-nous déçus
si hors de nous-mêmes il n’en sort que ce qui est mal ?

- Oui, mais tout le monde n'est pas comme ça ! Il y a des


chrétiens qui sont très généreux, très humbles, pleins
d'amour, et j'aimerais aussi être comme ça. Je voudrais
surtout ressembler au Seigneur Jésus, parce qu'Il a tant
fait pour moi et que je L'aime !

Je crois que ta façon de penser est erronée. Aux yeux de


Dieu, la chair ne peut jamais être humble, pleine de douceur
et d’amour ! C’est Dieu qui le dit, et tu le crois quand même ?
« Il n’y a point de juste, non pas même un seul … il n’y en a
aucun qui exerce la bonté, il n’y en a pas même un seul »
(Romains 3 v.10 & 12). La chair ne peut produire que du mal.
« La pensée de la chair est inimitié contre Dieu, car elle ne
se soumet pas à la loi de Dieu, car aussi elle ne le peut pas »
(Romains 8 v.7).

Je sais que même de nombreux non-croyants mènent une


vie exemplaire d'un point de vue humain. En cela, on peut
leur tirer son chapeau. Beaucoup de chrétiens pourraient

Page 12
prendre exemple sur eux. Mais la question est : comment
Dieu Lui-même voit-Il cela ! Si, par exemple, une personne
incrédule montre de la compassion envers les pauvres et est
généreux, pourquoi fait-elle cela ? Est-ce par obéissance à
Dieu, ou est-ce parce que c’est sa propre volonté ? C’est évi-
demment de sa propre volonté. Aussi bon que cela puisse
être aux yeux des hommes, aux yeux de Dieu, il s’agit de la
propre volonté. La Bible dit : « Ceux qui sont dans la chair ne
peuvent plaire à Dieu » (Romains 8 v.8). C’est là la manière
dont Dieu apprécie les choses — et nous devons l’accepter.

Exactement de la même manière, le « moi », la chair des in-


crédules ne peut rien produire qui plaît à Dieu, le « vieux
moi »(*) du croyant ne le peut pas, car il s’agit fondamenta-
lement de la même chair !
(*) C’est-à-dire le « moi » d’avant la nouvelle naissance. Car
dès que quelqu’un naît de nouveau, la Bible dit pour lui :
« Je ne vis plus moi, mais Christ vit en moi » (Galates 2 v.20).

La chair est tout simplement totalement dépravée et impuis-


sante à faire quoi que ce soit de bien aux yeux de Dieu.
Veux-tu bien accepter et croire cela parce que c’est Dieu qui
le dit dans la Bible ?

- Cela va effectivement très loin, mais je ne peux faire autre


chose que de reconnaître qu’il en est ainsi. La pensée que
l’on doit voir de cette manière les « bonnes œuvres » des
incrédules, ne m’était jamais venue à l’esprit auparavant,
mais c’est la vérité.
Page 13
Seulement, je suis chrétien maintenant. N’est-il pas vrai
que, maintenant, je dois quand même suivre le Seigneur
Jésus ? Ne m’a-t-il pas appelé à cela ? Et aussi, je veux
le faire volontiers, mais je n’y arrive pas !

Je peux très bien te comprendre, tu sais ! Dans le passé, moi


aussi j’ai été terriblement déçu de moi-même. Mais, dès que
j’ai compris ce que Dieu dit de moi, je l’ai accepté. Mainte-
nant, je n'attends plus rien de bon de moi. J'espère que toi
aussi, tu apprendras effectivement cette leçon. Aussi long-
temps que ce ne sera pas le cas, tu ne pourras vraisembla-
blement pas comprendre, comment tu peux être humble,
comment tu peux manifester les mêmes dispositions d’esprit
que le Seigneur Jésus.

Dieu ne veut rien avoir affaire avec notre propre « moi »,


avec notre chair, précisément parce qu'elle est incorrigible-
ment mauvaise. Il ne peut rien entreprendre avec elle. C’est
la raison pour laquelle il l’a condamnée et l’a mise à mort à
la croix de Christ. Il l’a une fois pour toute bannie à tout ja-
mais. « Sachant ceci, que notre vieil homme(*) a été crucifié
avec lui » (Romains 6 v.6). Cela s’applique à chacun de ceux
qui croient au Seigneur Jésus.
(*) « le vieil homme » est la personnalité que possède
l’homme naturel et dont la puissance est la chair. En op-
position au « nouvel homme », qui est la personnalité de
celui qui est né de nouveau et dont la puissance est le
Saint Esprit.

Page 14
- Comme vous l'expliquez ainsi, c'est clair pour moi. Bien
sûr, j’ai le désir d’accepter ce que dit la Bible. Je fais aussi
l’expérience qu’en réalité, il est vrai, que je ne peux pas
vivre par moi-même sans péché et en plaisant à Dieu. Je
n’y parviens simplement pas par mes propres forces.

Seulement, je reste encore bien arrêté par cette question :


Comment puis-je vivre comme Dieu le veut ? De quelle
façon, puis-je manifester de l’amour, de l’humilité et de la
douceur, ce qui est quand même normal, pour quelqu’un
qui veut suivre le Seigneur Jésus ?

La réponse n'est pas très difficile : tu ne peux pas le faire par


toi-même, mais par le Seigneur Jésus !

Je te renvoie à Galates 2 v.20. Il y est dit : « Je suis crucifié


avec Christ ; et je ne vis plus, moi, mais Christ vit en moi ;
— et ce que je vis maintenant dans la chair, je le vis dans la
foi, la foi au Fils de Dieu, qui m’a aimé et qui s’est livré lui-
même pour moi ». Si tu appliques la première partie à toi-
même, à savoir que tu es crucifié avec Christ, c’est alors que,
ce qui suit, s’applique aussi à toi, donc que Christ vit en toi.

N'est-ce pas là, un puissant encouragement ? Pas « moi »,


mais Christ ! Tu possèdes donc une nouvelle vie, Christ, et il
ne s’agit plus des œuvres produites par toi-même, les
œuvres de ta chair, qui doivent être vues, mais c'est le Sei-
gneur Jésus qui devient visible en toi. Son amour, son

Page 15
humilité, sa douceur, sa fidélité, sa patience, sa bonté, tout
ce qu'Il a montré dans sa vie sur la terre, tout cela est alors
vu en nous. « Portant toujours partout dans le corps la mort
de Jésus, afin que la vie aussi de Jésus soit manifestée
dans notre corps » (2 Corinthiens 4 v.10). C'est ainsi que nous
allons lui ressembler.

Lors de notre conversion, nous nous sommes débarrassés


de notre vieil homme — ce qui veut dire : débarrassés de
nous-mêmes, de notre « vieux moi ». Et nous avons revêtu
le nouvel homme — ce qui veut dire : revêtu Christ ! (*) Nous
marchons en « nouveauté de vie » (Romains 6 v.4).
(*) « En ce qui concerne votre première manière de vivre,
d’avoir dépouillé le vieil homme qui se corrompt selon
les convoitises trompeuses, et d’être renouvelés dans l’es-
prit de votre entendement, et d’avoir revêtu le nouvel
homme, créé selon Dieu, en justice et sainteté de la vé-
rité » (Éphésiens 4 v.22-24).
« Maintenant, renoncez, vous aussi, à toutes ces choses :
colère, courroux, malice, injures, paroles honteuses ve-
nant de votre bouche … ayant dépouillé le vieil homme
avec ses actions et ayant revêtu le nouvel homme qui
est renouvelé en connaissance, selon l’image de celui qui
l’a créé » (Colossiens 3 v.8-10).

Lorsque Dieu conduit quelqu’un à la repentance (*), celui qui


croit au Seigneur Jésus, ayant reçu la vie éternelle, com-
mence une nouvelle vie. Ce n’est pas un « redémarrage »
mais bien un « nouveau départ ». Dieu n’essaie pas d’amé-
liorer notre « moi », car la chair est incorrigiblement

Page 16
mauvaise. Il commence quelque chose d’entièrement nou-
veau. « Si quelqu’un est en Christ, c’est une nouvelle créa-
tion » (2 Corinthiens 5:17).
(*) La repentance consiste à porter sur soi-même, notre
propre « moi », le même jugement que Dieu porte. Elle
s’exprime par la confession. Elle est le résultat sine qua
non de la nouvelle naissance !

- Oui, mais comment cela fonctionne-t-il ? Je remarque


simplement que cela ne fonctionne pas chez moi. C'est
pourquoi je suis toujours aussi déçu !

Je comprends que cela te semble difficile, mais c'est parce


que tu essaies de le faire avec tes propres forces. Cela ne
fonctionne pas en effet.

Sais-tu quelle est la solution ? Elle est toute simple : Arrête


tes efforts pour ressembler au Seigneur Jésus, et occupes-
toi de Lui !

Cela ressort clairement de ce passage : « Nous tous, con-


templant à face découverte la gloire du Seigneur, nous
sommes transformés en la même image » (2 Corinthiens 3 v.18).
Ainsi, si tu diriges tes yeux vers le Seigneur Jésus, l’effet
pour Lui ressembler se produira de lui-même.

En Exode 34(*), Moïse est resté avec l'Éternel sur la mon-


tagne pendant quarante jours et quarante nuits. Lorsqu'il est
redescendu et retourné vers le peuple, sa peau rayonnait
(versets 28-35). Il avait commencé à ressembler à l'Éternel

Page 17
parce qu'il avait été avec lui. Pour cela Moïse n’a pas dû faire
des efforts, il ne savait même pas que son visage rayonnait.
Ce reflet était simplement la conséquence du fait d'avoir été
avec l'Éternel et d'avoir vu sa gloire.
(*) « 1 Et l’Éternel dit à Moïse : … 2 Et sois prêt au matin, et
monte au matin sur la montagne de Sinaï, et tiens-toi là
devant moi, sur le sommet de la montagne … 5 Et l’Éternel
descendit dans la nuée, et se tint là avec lui, et cria le nom
de l’Éternel. 6 Et l’Éternel passa devant lui, et cria : L’Éter-
nel, l’Éternel ! Dieu, miséricordieux et faisant grâce, lent à
la colère, et grand en bonté et en vérité, 7 gardant la bonté
envers des milliers de générations, pardonnant l’iniquité,
la transgression et le péché, et qui ne tient nullement celui
qui en est coupable pour innocent, qui visite l’iniquité des
pères sur les fils, et sur les fils des fils, sur la troisième et
sur la quatrième génération ! 8 Et Moïse se hâta, et s’in-
clina jusqu’à terre, et se prosterna, 9 et dit : Si j’ai trouvé
grâce à tes yeux, Seigneur, que le Seigneur marche, je te
prie, au milieu de nous ; car c’est un peuple de cou roide ;
et pardonne nos iniquités et nos péchés, et prends-nous
pour héritage …
… 28 Et Moïse fut là avec l’Éternel quarante jours et qua-
rante nuits ; il ne mangea point de pain et il ne but point
d’eau ; et l’Éternel écrivit sur les tables les paroles de l’al-
liance, les dix paroles.
29 Et il arriva que, lorsque Moïse descendit de la montagne
de Sinaï (et les deux tables du témoignage étaient dans la
main de Moïse lorsqu’il descendit de la montagne), Moïse
ne savait pas que la peau de son visage rayonnait, parce
qu’il avait parlé avec Lui. 30 Et Aaron et tous les fils d’Israël
virent Moïse, et voici, la peau de son visage rayonnait, et
ils craignirent de s’approcher de lui ; 31 et Moïse les ap-
pela, et Aaron et tous les princes de l’assemblée revinrent

Page 18
auprès de lui, et Moïse leur parla. 32 Et après cela, tous
les fils d’Israël s’approchèrent, et il leur commanda tout ce
que l’Éternel lui avait dit sur la montagne de Sinaï. 33 Et
Moïse cessa de parler avec eux : or il avait mis un voile
sur son visage. 34 Et lorsque Moïse entrait devant l’Éter-
nel pour parler avec lui, il ôtait le voile jusqu’à ce qu’il sor-
tît ; puis il sortait et disait aux fils d’Israël ce qui lui avait
été commandé. 35 Et les fils d’Israël voyaient le visage de
Moïse, que la peau du visage de Moïse rayonnait ; et
Moïse remettait le voile sur son visage jusqu’à ce qu’il en-
trât pour parler avec Lui. » (Exode 34)

C’est là la manière d’agir de Dieu ; c’est de cette manière


que tu pourras ressembler au Seigneur Jésus. Si tu te mets
en peine en faisant des efforts, tu es alors occupé de toi-
même — et cela ne conduit à aucun résultat en bénédiction.
Par contre, si, vraiment, tu diriges tes pensées vers Lui, et
es rempli de Lui, le changement s’opère alors de lui-même,
comme une chose automatique.

Comment pouvons-nous courir la course en obtenant un bon


résultat ? « Courons avec patience la course qui est devant
nous, fixant les yeux sur Jésus, le chef et le consomma-
teur (1*) de la foi » (Hébreux 12 v.1-2). Si tu regardes en arrière,
à gauche et à droite, ou si tu regardes à toi-même, tu trébu-
cheras. Ne pense pas à toi, mais dirige tes regards vers ton
Sauveur ! Pourquoi le visage d'Étienne a-t-il rayonné,
comme celui d’un ange ? (2*) Parce qu'il avait « les yeux at-
tachés sur le ciel », et il « vit la gloire de Dieu, et Jésus de-
bout à la droite de Dieu » (Actes 7 v.55).

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(1*) « Consommateur » est celui qui mène à son terme et
achève parfaitement.
(2*) « ayant leurs yeux arrêtés sur lui [= Etienne] , virent son
visage comme le visage d’un ange » (Actes 6 v.15).

Laisse moi aussi te dire que tu as pour cela un Aide puis-


sant : le Saint Esprit. Il veut te donner la force dont tu as be-
soin. Il n'est pas seulement auprès de toi, mais Il habite en
toi ! « Ne savez-vous pas que votre corps est le temple du
Saint Esprit qui est en vous, et que vous avez de Dieu ? Et
vous n’êtes pas à vous-mêmes » (1 Corinthiens 6 v.19).

Le Seigneur Jésus a promis à ses disciples qu'après Son


ascension, Il leur enverrait le Saint-Esprit pour leur être en
aide en toutes choses (1*). Cette promesse s'est accomplie
en Actes 2 (2*). C'est ainsi qu'il nous a « revêtus de puis-
sance d’en haut » (Luc 24 v.49).
(*) « Moi, je prierai le Père, et il vous donnera un autre con-
solateur*, pour être avec vous éternellement, l’Esprit de
vérité, que le monde ne peut pas recevoir, parce qu’il ne
le voit pas et ne le connaît pas ; mais vous, vous le con-
naissez, parce qu’il demeure avec vous, et qu’il sera en
vous » (Jean 14 v.16-17).
(2*) « 1 Et comme le jour de la Pentecôte s’accomplissait, ils
étaient tous ensemble dans un même lieu. 2 Et il se fit tout
à coup du ciel un son, comme d’un souffle violent et impé-
tueux, et il remplit toute la maison où ils étaient assis. 3 Et
il leur apparut des langues divisées, comme de feu ; et
elles se posèrent sur chacun d’eux. 4 Et ils furent tous
remplis de l’Esprit Saint, et commencèrent à parler
d’autres langues, selon que l’Esprit leur donnait de s’énon-
cer … » (Actes 2).
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Le Saint-Esprit habite maintenant sur la terre. Dès que quel-
qu'un croit au Seigneur Jésus et accepte l'Évangile du salut,
il est personnellement « scellé du Saint Esprit de la pro-
messe » (Éphésiens 1 v.13). L'Esprit de Dieu habite en lui, le
soutient en toutes choses et ne le quittera jamais. Cela s'ap-
plique donc aussi à toi !

Le Saint Esprit fixe toujours notre attention sur le Seigneur


Jésus et crée en nous le désir de Lui ressembler. Ce désir
que tu as, est produit par le Saint Esprit — cela prouve que
tu es Sa propriété. Il veut nous faire voir le Seigneur Jésus
dans toutes les pages de la Parole de Dieu et nous le rendre
précieux. (*)
(*) « Quand le Consolateur sera venu, lequel moi je vous en-
verrai d’auprès du Père, l’Esprit de vérité, qui procède du
Père, celui-là rendra témoignage de moi » (Jean 15 v.26).
« Quand celui-là, l’Esprit de vérité, sera venu … Celui-là
me glorifiera ; car il prendra de ce qui est à moi, et vous
l’annoncera » (Jean 16 v.13-14).

Occupe-toi du Seigneur Jésus. Ne pense pas du tout à toi-


même. Ne t’examine pas non plus pour savoir si tu fais suf-
fisamment de progrès dans la ressemblance avec le Sei-
gneur Jésus. Abandonne cela entre Ses mains.

Tu apprendras tout cela au fur et à mesure. Ne perds pas


courage. Dieu t'aime. Tu sais qu’un petit enfant ne marche
pas dès sa naissance ; nous avons tous dû l'apprendre.

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Sois patient. Reste près du Seigneur Jésus. Lis beaucoup la
Bible ; c’est ainsi que tu le verras. N'attends rien de toi-
même, mais sois rempli du Seigneur Jésus. C’est cela qui te
donnera de la force.

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Troisième entretien
Tu es un vrai chrétien mais tu es déçu parce que tu
constates que tu rechutes encore toujours.

- Je voudrais vous remercier pour tout ce que vous m'avez


expliqué. Je me rends compte que tout est vrai. J'ai main-
tenant vraiment compris et accepté que ma vieille nature
est complètement mauvaise et totalement dépravée. Je
ne m'étonne donc plus qu'elle ne puisse vraiment « pro-
duire aucun bien ».

J'ai également appris que ma vieille nature, la chair, a été


jugée et mise à mort par Dieu sur la croix du Seigneur
Jésus. Je n'essaie plus de m'améliorer et de devenir
comme le Seigneur Jésus par mes propres forces. Je sais
que je dois simplement m'occuper de Lui, être rempli de
Lui. Et c’est seulement ainsi que je Lui ressemblerai et
qu’Il deviendra visible en moi.

Mais ce qui m'inquiète c’est que ma chair est toujours


prête à se mettre en action. Il me semble que je n'ai pas
plus de pouvoir sur elle que lorsque je venais juste de me
convertir.

Je pense bien comprendre ce que tu veux dire, parce que


cela n’est pas nouveau. D'innombrables enfants de Dieu ont
lutté contre cela. Je crois que ton erreur consiste en ce que

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tu essaies de maîtriser ta vieille nature pécheresse. C’est
une chose que tu n’es pas capable de faire ! Il n’y a personne
qui peut faire cela !

Non seulement nous ne pouvons pas améliorer notre vieille


nature, — et cela va beaucoup plus loin — nous ne pouvons
pas non plus la maîtriser, la tenir en bride.

Dieu a prononcé sa condamnation sur la chair, et Il a égale-


ment exécuté le prononcé de ce jugement lorsque le Sei-
gneur Jésus était pendu à la croix ; et sur ce point, tu as le
privilège de n'avoir qu'à dire « Amen ». Christ, et Lui seul, a
mis fin à la chair, en la crucifiant. Et maintenant, la force pour
vaincre la chair, se trouve entièrement et uniquement en Lui.

Qui est Celui qui dit : « Je te fortifierai ; oui, je t’aiderai ; oui,


je te soutiendrai par la droite de ma justice » (Esaïe 41 v.10) ?
C’est le Seigneur Jésus !

N’aie pas peur, mais fais-Lui confiance. Il nous récon-


forte : « Ma grâce te suffit » (2 Corinthiens 12 v.9). Et Paul, que
nous venons d'entendre dire : « Je sais qu’en moi, c’est-à-
dire en ma chair, il n’habite point de bien » (Romains 7 v.18),
s’exclame avec joie : « Je puis toutes choses en celui qui me
fortifie » (Philippiens 4 v.13).

C'est la seule façon d'obtenir la victoire : « L’Éternel combat-


tra pour vous, et vous, vous demeurerez tranquilles » (Exode

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14 v.14). Tiens Sa main victorieuse et vois ce qu'Il fera pour
toi !

Nous sommes si précieux pour le Seigneur Jésus — en effet,


il a payé un prix extrêmement élevé pour nous avoir ! — qu'Il
veille lui-même sur nous. Pour nous, le Sauveur a subi le feu
du jugement de Dieu sur le péché. Il a mis Sa vie dans la
mort pour nous. Il nous a acquis lui-même par Son sang. Ne
combattra-t-Il pas alors pour nous ?

- Je peux bien suivre ce que vous venez de m’expliquer de


cette façon. Mais comment dois-je expérimenter en pra-
tique ce fait que le Seigneur Jésus combat pour moi ?
Dois-je vraiment ne rien faire ? N'est-ce pas un peu trop
facile ?

Je comprends ce que tu veux dire ; bien sûr, cela ne vient


pas tout seul. C'est pourquoi, dans un certain sens, tu dois
faire quelque chose. Mais la solution à ton problème est en
principe que tu ne peux justement rien faire de toi-même !

Cela te paraît un peu contradictoire, mais je vais tenter de te


faire comprendre ce que je veux dire. Heureusement, tu n'as
pas le devoir de tenir ta vieille nature en bride et de la maî-
triser, mais tu as le privilège de pouvoir abandonner entière-
ment le combat contre cette chair ! C'est là que se trouve la
solution à ton problème.

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Suppose que tu sois tenté de te mettre en colère. N'essaie
pas de te calmer toi-même. Cela n’a pas de sens, tu n’en as
pas la force. Si tu sens naître en toi le sentiment de cupidité,
alors n’essaie pas (à nouveau) de t’améliorer toi-même, en
combattant ce sentiment. Si tu remarques, que la jalousie ou
une autre mauvaise convoitise germe en toi, ne commence
pas le combat contre toi-même : tu perdras cette bataille ! La
Bible ne nous appelle nulle part à lutter contre la nature pé-
cheresse qui est en nous.

- Mais que dois-je faire ?

Tourne-toi directement vers le Seigneur Jésus. Crie à lui où


que tu sois. Lorsque tu penses à lui et que tu l'invoques, l’en-
nemi doit céder. Dans cette situation l’ennemi est ta vielle
nature. Il en est ainsi, car Christ est plus fort qu’elle ! Tu n’en
doutes quand même pas ?

Dès l’instant où tu te détournes de toi-même, de ton « moi »,


de ta chair, de la vieille nature dépravée, et que tu tournes
tes regards vers le Seigneur Jésus, en Lui faisant confiance,
la victoire t’est assurée ! Alors ce n’est pas seulement ta vic-
toire, mais c’est bien celle de Christ — c’est de cette manière
qu’est ta participation.

Tout Son amour, toute Sa grâce et toute Sa force sont à ta


disposition. Tu n'as rien en toi-même, mais le secret de la
force pour vaincre consiste à rester en communion avec

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Lui ! Si notre communion avec Lui est interrompue ne serait-
ce qu'un instant, cela signifie la perte immédiate de force
— et c’est alors la défaite assurée.

Te rappelles-tu encore de ces trains à vapeur et diesel d'au-


trefois, de ces vieilles locomotives avec les wagons de pas-
sagers et de marchandises qui y étaient accrochés ? Pour
quelle raison ces wagons roulaient-ils ? Parce qu’ils sont ti-
rés par la locomotive. Un wagon de chemin de fer n'avait pas
de moteur et ne pouvait donc pas se propulser lui-même. Il
était tout simplement impossible de voir un wagon se dépla-
cer sans être attelé à la locomotive. Il est tout aussi impos-
sible, que tu t’attendes à avoir la victoire sur ta propre chair,
lorsque la communion avec le Seigneur Jésus est rompue.

- Le présentant de cette manière, cela devient clair pour


moi. Je ne peux donc rien faire moi-même, parce que je
ne peux pas avoir la victoire sur ma chair. Mais ce que je
dois faire, me dites-vous, est ceci : seulement regarder au
le Seigneur Jésus et « m’accrocher » à Lui. C’est bien
cela, n’est-ce pas ?

En effet, ce n’est pas à nous de lutter contre notre chair et


de la vaincre. Heureusement, et nous pouvons en remercier
Dieu ! Nous serions des perdants de jour en jour. Mais nous
pouvons être vainqueurs, parce que nous sommes unis au
Vainqueur. Mais pour cela, nous devons vivre avec lui et
nous attacher à lui.

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Il est aussi malheureusement vrai que notre vieille nature es-
saie toujours de relever la tête. Aussi longtemps que nous
sommes sur la terre, nous portons notre vieille nature en
nous — et elle ne s’améliorera jamais. Dès que le Seigneur
Jésus viendra nous chercher et que nous serons avec Lui,
nous serons alors parfaits, dans le sens le plus complet du
terme. C'est alors que nous serons enfin débarrassés de
notre chair.

Ne t’attends donc pas, sur la terre, à avoir déjà « atteint un


niveau » où ta chair ne sera plus jamais active. Si tu t’attends
à cela, tu seras à nouveau déçu. Il y a alors quelque chose
qui cloche dans ton attente.

Et lorsque tu remarques que ta chair commence à s’activer,


tourne-toi vers le Seigneur Jésus. Invoque-Le et prie-Le. Ap-
pelle-Le par Son nom. Chante à haute voix ou doucement en
toi-même un cantique pour Sa gloire. Ouvre ta Bible et lis-en
un passage, ou cite à haute voix ou dans ta tête un texte de
la Bible. Pense à Lui et à ce qu’Il a accompli à Golgotha,
dans Son grand amour pour toi. Dès que tu accordes de l’at-
tention à ta vieille nature, cite un texte biblique à haute voix
ou dans ta tête. Pense à Lui et à son grand amour pour toi,
démontré au Calvaire. Dès que tu commences à prêter at-
tention à ta vieille nature, même si c'est en vue de la com-
battre, à coup sûr tu lui as déjà cédé. Mais lorsque ton regard

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est fixé sur le Seigneur Jésus et que tu en es rempli, alors la
victoire t’es acquise.

Lui-même a dit : « Séparés de moi, vous ne pouvez rien


faire » (Jean 15 v.5). Ce n'est que dans un lien vivant avec Lui
que se trouve la force de porter du fruit pour Dieu.

C'est pourquoi, comme cela était le cas pour le peuple


d’Israël dans le désert, il nous est tout aussi nécessaire de
manger chaque jour la Manne. Le Seigneur Jésus nous dé-
clare : « Moi, je suis le pain de vie » (Jean 6 v.48). Il rend en-
suite cela plus clair pour ses auditeurs, en faisant une dis-
tinction entre deux choses.

1. « En vérité, en vérité, je vous dis : Si vous ne mangez la


chair du fils de l’homme et ne buvez son sang, vous
n’avez pas la vie en vous-mêmes » (Jean 6 v.53). C’est-à-
dire en abrégé : la conversion : Celui qui croit que le Sei-
gneur Jésus est mort pour lui ou pour elle, celui-là reçoit
la vie éternelle.

2. « Celui qui mange ma chair et qui boit mon sang demeure


en moi et moi en lui » (Jean 6 v.56). C’est-à-dire en résumé :
la vie après la conversion : Celui qui se nourrit du Sei-
gneur Jésus comme Celui Qui est allé à la croix pour lui,
demeure dans un lien vivant avec Lui.

Il nous appelle à nous nourrir de Lui chaque jour, pour que


nous soyons occupés de Lui, comme le Crucifié. C’est ainsi

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que Paul n’avait pas « jugé bon de savoir quoi que ce soit
parmi vous, sinon Jésus Christ, et Jésus Christ crucifié »
(1 Corinthiens 2 v.2).

Lorsque nous nous nourrissons du Seigneur Jésus, qui est


allé à la croix pour nous, pénètre alors plus profondément en
nous la pensée qu’à Golgotha, Il n’a pas seulement porté nos
péchés, mais il a enduré le jugement porté sur notre nature
pécheresse. Là Dieu a jugé la chair. Ainsi, en ce qui nous
concerne, à Ses yeux, c’est une réalité que, à partir de notre
conversion, notre vieille nature est crucifiée. Aussi long-
temps que nos pensées sont dirigées vers le Seigneur Jé-
sus, Qui est mort sur la croix, nous réalisons aussi cela dans
notre vie de chaque jour. « Ceux qui sont du Christ ont cru-
cifié la chair avec les passions et les convoitises » (Galates 5
v.24).

C'est la seule façon pour que la justice pratique caractérise


notre vie et pour que nous portions du fruit pour Dieu. Rap-
pelle-toi chaque jour, que le Rédempteur est allé aussi pour
toi à la croix et qu’Il y a indiciblement souffert — et remercie-
Le pour cela. C'est dans le lien qui nous unis à Christ que
réside la force pour vaincre.

- J'ai compris. C'est en fait très simple. Et vous avez déjà


mentionné que le Saint-Esprit habite en moi. Il veut tou-
jours et à nouveau fixer mon attention sur le Seigneur Jé-
sus.

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Mais si je trébuche quand même, si je ne mets pas en
pratique ce que vous venez de m'expliquer, si ma chair se
met quand même en action et que je pèche, que dois-je
alors faire ?

Par-dessus tout, souviens-toi que rien, vraiment rien, ne peut


nous séparer de l'amour du Christ, pas même une chute
dans le péché. Même si je commets le péché le plus odieux,
Lui reste inébranlablement fidèle au fait qu'il m'aime et qu'il
ne m’abandonnera jamais, et Dieu, le Père, non plus. Fais
confiance à cet amour, jouis en et vis dans cet amour. Essaie
d'y répondre de tout ton cœur. Il a tant fait pour nous ! Notre
amour pour Lui nous pousse à lui obéir avec une pleine joie.

Je voudrais te dire : ne te fais pas de souci au sujet de cette


faute — parce que le Seigneur Jésus a déjà porté le châti-
ment dû à ce péché —, mais confesse immédiatement ton
péché à Dieu. Prends conscience que c’est un péché tu as
commis à Son égard ; c’est pour cela que le regret s’impose.
Tu as attristé Dieu et tu l’as déshonoré. Mais, encore une
fois, n’oublie jamais que pour ce péché le Seigneur Jésus
est déjà passé par la mort.

« Si nous confessons nos péchés, il est fidèle et juste pour


nous pardonner nos péchés et nous purifier de toute ini-
quité » (1 Jean 1:9). Dieu est fidèle à Lui-même ; s'il a promis
de pardonner tes péchés si tu les confesses, Il le fera. N’est-
il pas vrai, qu’Il ne peut quand même pas se renier Lui-

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même? Il est également juste s'il pardonne tes péchés, parce
que Christ les a entièrement expiés. Dieu ne peut pas et ne
veut pas laisser un péché sur toi alors que Son propre Fils
l’a ôté en s'offrant Lui-même ?

- On dirait que c’est comme si ce n’était absolument pas si


grave s’il m’arrive de trébucher !

Je pense que tu a toi-même déjà compris que c’est vraiment


grave quand nous péchons, la raison en est que pour chaque
péché, le Seigneur Jésus a dû souffrir sur la croix à Golgo-
tha ! Nous n'y pensons jamais assez.

Il est allé à la croix pour toi et moi !

Cependant, quiconque accepte l'Évangile, croyant en Jésus-


Christ, reçoit le pardon de ses péchés (*). Cela signifie que
lorsqu'une personne se convertit à Dieu, elle reçoit à cet ins-
tant même le pardon de tous les péchés qu'elle a commis,
ainsi que de tous les péchés qu'elle commettra malheureu-
sement encore après sa conversion. Elle possède de droit
ce pardon. Aussi, Il ne lui sera jamais retiré. En cela, tu peux
remercier Dieu, le Père, chaque jour.
(*) « Rendant grâces au Père … qui nous a délivrés du pou-
voir des ténèbres, et nous a transportés dans le royaume
du Fils de son amour, en qui nous avons la rédemption, la
rémission des péchés » (Colossiens 1 v.12-14).
N.B. « rémission » c’est l’action de remettre, ne pas impu-
ter un délit, ici les péchés !

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Par conséquent, si un enfant de Dieu trébuche au cours de
sa vie, ce n’est pas qu’il lui soit nécessaire de demander par-
don, mais il doit confesser ce péché, afin que sa relation avec
son Père et avec son Sauveur puisse se rétablir. En effet,
cette relation a été perturbée, car chaque péché dans notre
vie vient se placer entre nous et le Père, ainsi que notre Sei-
gneur Jésus et est un obstacle à la communion. C’est pour
cela qu’il nous est nécessaire de confesser ce péché. Mais
nous le faisons avec la conscience que le Seigneur Jésus
est mort pour nous et que nous possédons déjà le pardon de
nos péchés.

Tu sais, les péchés pardonnés, à la fois, nous humilient et


nous donnent du courage. Ils nous humilient, parce qu'ils
nous font prendre conscience à nouveau de ce que nous
sommes par nous-mêmes. Et ils nous encouragent, parce
que, à cause de cela, nous sommes amenés à tourner les
regards vers le Seigneur Jésus, Qui, pour nous, est mort à
Golgotha. Jouis de l’amour du Père et du Seigneur Jésus, et
ne Lui cache rien !

- Merci pour tout ce que vous m'avez expliqué ! Je com-


prends beaucoup mieux maintenant.

Je l’ai fait bien volontiers. Je me suis aussi posé les mêmes


questions dans le passé. Je désire qu’il en soit pour toi
comme pour moi, que nous soyons « plus que vainqueurs
par celui qui nous a aimés » (Romains 8 v.37). Nous pouvons

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l'être, mais cela exige une vigilance constante. Nous avons
encore la chair en nous et l'ennemi est toujours à l'affût. Il
essaie de détourner nos yeux du Seigneur Jésus, et de cette
façon nous déposséder du secret de notre force.

Ce n'est pas sans raison que le Seigneur Jésus a donné ce


conseil pressant : « Veillez et priez, afin que vous n’entriez
pas en tentation » (Marc 14 v.38).

Nourris-toi chaque jour de la Parole de Dieu, elle nous dit :


« n’attristez pas le Saint Esprit de Dieu » (Ephésiens 4 v.30) ;
car nous sommes dépendants de Lui. Sans interruption, Il
tente de fixer notre attention sur Christ ! Ce n’est que si nous
vivons avec Lui, que nous pouvons porter du fruit pour Dieu
et nous réjouir en Lui. Si tu es heureux en Dieu, les fruits de
l’Esprit seront abondants : « l’amour, la joie, la paix, la longa-
nimité, la bienveillance, la bonté, la fidélité, la douceur, la
tempérance » (Galates 5 v.22-23).

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