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Cours 3 AC S2

Le document traite des équations et inéquations de premier degré à une inconnue, en fournissant des définitions, des règles de résolution et des exemples. Il aborde différents cas de résolution, y compris les équations de type ax + b = c, les équations fractionnaires, et les inéquations. De plus, il explique la mise en équation de problèmes pratiques et la représentation des solutions sur une droite graduée.

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Cours 3 AC S2

Le document traite des équations et inéquations de premier degré à une inconnue, en fournissant des définitions, des règles de résolution et des exemples. Il aborde différents cas de résolution, y compris les équations de type ax + b = c, les équations fractionnaires, et les inéquations. De plus, il explique la mise en équation de problèmes pratiques et la représentation des solutions sur une droite graduée.

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Cours

e
pi
tr Équations et inéquations 3AC
ha
C

I Équation de premier degré à une inconnue

1 Définition

ä Définition
Soient a, b et x trois nombres réels
Toute égalité de la forme ax + b = 0 s’appelle équation de premier degré à une inconnue x

Exemple
√ 1 √
Les égalités : 2x + 3 = 0, 2x − = 0, −7x − 5 = 4 et 2x + 8 = 3x + 1 sont des équations
2
de premier degré à une inconnue

Remarque
K Résoudre une équation c’est trouver toutes les valeurs possibles (s’elles
Chapitre : Équations et inéquations

existent) de l’inconnue qui vérifient l’égalité


K Chacune de ces valeurs est appelée solution de l’équation

2 Résolution d’une équation de premier degré à une inconnue

a Règle
Règle
K Dans une équation, on peut transmettre un terme d’un côté vers l’autre côté à condition
de changer le signe de ce terme
K Pour résoudre une équation, on place les termes inconnues dans un côté, et les termes
connus dans l’autre côté en appliquent la règle précédente

b Cas et techniques de résolution

Cas 1 : Équations de type ax + b = c


1 L’équation −3x + 4 = 0 est respectivement équivalente à : −3x = −4
−4
x=
−3
4
x=
3

1
Prof : ABDELAALY TAADOUMMANT [Link]
Section I Équation de premier degré à une inconnue 2

4
Donc cette équation admet une unique solution
3
2 L’équation 5(x + 1) = 2x − 1 est respectivement équivalente à : 5x + 5 = 2x − 1
5x − 2x = −1 − 5
3x = −6
−6
x=
3
x = −2
Donc cette équation admet une unique solution −2
3 L’équation 2x + 5 = 2(x + 1) + 3 est respectivement équivalente à : 2x + 5 = 2x + 2 + 3
2x + 5 = 2x + 5
2x − 2x = 5 − 5
0x = 0
Donc tous les nombres réels sont solution de cette équation
4 L’équation 3(2x − 1) = 6x + 7 est respectivement équivalente à : 6x − 3 = 6x + 7
6x − 6x = 7 + 3
0x = 10 ce qui est impossible
Donc cette équation n’adme pas de solution
Cas 2 : Équations de type (ax + b)(cx + d) = 0

Proposition

ET INÉQUATIONS
Le produit nul Les solutions de l’équation (ax + b)(cx + d) = 0 sont les solutions des équa-
tions ax + b = 0 et cx + d = 0

1 L’équation (x + 1)(2x − 3) = 0 est respectivement équivalente à : x + 1 = 0 ou 2x − 3 = 0


x = −1 ou 2x = 3
3
x = −1 ou x =
2

É QUATIONS
3
Donc cette équation admet deux solutions −1 et
2
2
2 L’équation x − 7x = 0 est respectivement équivalente à : x(x − 7) = 0
x = 0 ou x − 7 = 0
x = 0 ou x = 7
Donc cette équation admet deux solutions 0 et 7
1.C HAPTER 1

Cas 3 : Équations fractionnaires

Règle
Pour résoudre une équation fractionnaire, on réduit au même dénominateur

2x + 1 x − 1
1 L’équation = est respectivement équivalente à : 3(2x + 1) = 5(x − 1)
5 3
6x + 3 = 5x − 5
6x − 5x = −5 − 3
x = −8
Donc cette équation admet une unique solution −8
Section I Équation de premier degré à une inconnue 3

2x + 1 x−1 2x + 1 10 x − 1
2 L’équation −2 = est respectivement équivalente à : − =
5 3 5 5 3
2x + 1 − 10 x − 1
=
5 3
2x − 9 x − 1
=
5 3
3(2x − 9) 5(x − 1)
=
15 15
3(2x − 9) = 5(x − 1)
6x − 27 = 5x − 5
6x − 5x = −5 + 27
x = 22
Donc cette équation admet une unique solution 22

Cas 4 : Équations de type x2 = a

Remarque
Pour résoudre ce type d’équation, On rappelle l’identité Ì : a2 − b2 = (a − b)(a + b)

Proposition
Les solutions de l’équation x2 = a
√ √

ET INÉQUATIONS
a) Si a > 0, l’équation admet deux solutions a et − a
b) Si a = 0, l’équation admet un e unique solution 0
c) Si a < 0, l’équation n’admet pas de solution

1 L’équation x2 + 12 = 2 est respectivement équivalente à : x2 = 2 − 12


x2 = −10

É QUATIONS
Donc cette équation n’admet pas de solution
2 L’équation (2x − 1)2 − 9 = 0 est respectivement équivalente à : (2x − 1)2 − 32 = 0
(2x − 1 − 3)(2x − 1 + 3) = 0
(2x − 4)(2x + 2)
2x − 4 = 0 ou 2x + 2 = 0 1.C HAPTER 1
2x = 4 ou 2x = −2
4 −2
x = ou x =
2 2
x = 2 ou x = −1
Donc cette équation admet deux solutions 2 et −1

Cas 5 : Équations avec factorisation ( Un facteur commun ou une identité remarquable )


√ √ √
1 L’équation
√ 2x(x√+ 2) − 3(x + 2) = 0 est respectivement équivalente à :
(x +√ 2)(2x − 3) = √0
x + 2√= 0 ou 2x −√ 3 = 0
x = − 2 ou 2x =√ 3
√ 3
x = − 2 ou x =
2
Section II Résolution des problèmes 4

√ 3
Donc cette équation admet deux solutions − 2 et
2
2 L’équation x − 6x + 9 = 0 est respectivement équivalente à : x2 − 2 × x × 3 + 32 = 0
2

(x − 3)2 = 0
x−3 = 0
x=3
Donc cette équation admet une unique solutions 3
3 L’équation 25x2 + 30x + 9 = 0 est respectivement équivalente à : (5x)2 22 × 5x × 3 + 32 = 0
(5x + 3)2 = 0
5x + 3 = 0
5x = −3
−3
x=
5
−3
Donc cette équation admet une unique solution
5
2
4 L’équation (x − 1)(x + 3) + x − 1 = 0 est respectivement équivalente à : (x − 1)(x + 3) + (x −
1)(x + 1) = 0
(x − 1)(x + 3 + x + 1) = 0
(x − 1)(2x + 4) = 0
x − 1 = 0 ou 2x + 4 = 0
x = 1 ou 2x = −4
−4
x = 1 ou x =
2

ET INÉQUATIONS
x = 1 ou x = −2
Donc cette équation admet deux solutions 1 et −2
Cas 6 : Résolution d’une équation avec développement ( Parethèses ou pas de facteur commun )
1 L’équation x(x + 3) = x2 − 15 est respectivement équivalente à : x2 + 3x = x2 − 15
x2 + 3x − x2 = −15
3x = −15
−15

É QUATIONS
x=
3
x = −5
Donc cette équation admet une unique solution −5

1.C HAPTER 1
II Résolution des problèmes

1 Mise en équation de problème


Règle
Les étapes de résolution d’un problème sont :

u Ê Choix de l’inconnue
u Ë Mise en équation : transformation des données en une équation
u Ì Résolution de l’équation
Section II Résolution des problèmes 5

u Í Retour au problème, vérification et réponse au questions posées

2 Exemple

Exemple
La somme des âges de Aziz, de sa mère et de sa grande-mère est 90 ans
L’âge de la grande-mère est est le double de l’âge de la mère et l’âge de Aziz est le tiers de
l’âge de sa mère
Quel est l’âge de chacun ?

Solution
u Ê Choix de l’inconnue
Soit x l’âge de la mère
u Ë Mise en équation
v L’âge de la mère est x
v L’âge de la grande-mère est 2x car c’est le double de l’âge de la mère
x
v L’age de Aziz est car c’est le tiers de l’âge de la mère
3
x
Et puisque la somme de leurs âges est 90 ans, alors l’équation est : x + 2x + = 90

ET INÉQUATIONS
3
u Ì Résolution de l’équation
x
L’équation x + 2x + = 90 est respectivement équivalente à :
3
3x + 6x + x 270
=
3 3
3x + 6x + x = 270

É QUATIONS
10x = 270
270
x= = 27
10
Donc la solution de cette équation est27
u Í Retour au problème
27
On a 27 + 2 × 27 + = 27 + 54 + 9 = 90
1.C HAPTER 1
3
Donc la solution est vraie
3 L’âge de la mère est 27 ans
3 L’âge de la grande-mère est 54 ans
3 L’âge de Aziz est 9 ans
Section III Inéquation de premier degré à une inconnue 6

III Inéquation de premier degré à une inconnue

1 Définition

ä Définition
Soient a, b et x trois nombres réels
Toute inégalité de la forme ax + b < 0 ou ax + b 6 0 ou ax + b > 0 ou ax + b > 0 s’appelle
inéquation de premier degré à une inconnue x

Exemple
√ 2 √
Les inégalités : −3x − 5 < 0, 2x + 7 > 0, −7x − 5 > x − 14 et 2x + 8 6 3x + 1 sont des
3
inéquations de premier degré à une inconnue

Remarque
Résoudre une inéquation, c’est trouver toutes les valeurs possibles (s’elles existent)
de x qui vérifient l’inégalité

ET INÉQUATIONS
2 Représentation des solutions d’une inéquation sur une droite graduée

u On représente l’écriture x < a sur la droite graduée par la partie rouge

É QUATIONS
1 a ne fait pas partie des réels x qui vérifient x < a
1 Le crochet est orienté dans le sens opposé des solutions
u On représente l’écriture x > b sur la droite graduée par la partie verte

1.C HAPTER 1
b
1 a fait partie des réels x qui vérifient x > b
1 Le crochet est orienté dans le sens des solutions

2 x 6 −2 2 x > −2

-5 -4 -3 -2 -1 0 1 -5 -4 -3 -2 -1 0 1

2 x < −2 2 x > −2

-5 -4 -3 -2 -1 0 1 -5 -4 -3 -2 -1 0 1
Section III Inéquation de premier degré à une inconnue 7

3 Résolution des inéquations


Cas 1 : Si a > 0
−b
Alors les solutions de l’inéquation ax + b < 0 est x < (On ne change pas de symbole)
a
m L’inéquation 4x − 5 6 2x + 3 est respectivement équivalente à : 4x − 2x 6 3 + 5
2x 6 8
8
x6
2
x 6 4 Donc tous les nombres réels inférieurs ou égaux à 4 sont solution de cette inéquation

-2 -1 0 1 2 3 4 5 6

Cas 2 : Si a < 0
−b
Alors les solutions de l’inéquation ax + b < 0 est x > (On inverse le symbole)
a
m L’inéquation 2x − 6 > 7x − 1 est respectivement équivalente à : 2x − 7x > −1 + 6
−5x > 5
5
x<
−5
x < −1 Donc tous les nombres réels strictement inférieurs à −1 sont solution de cette inéquation

ET INÉQUATIONS
-4 -3 -2 -1 0 1 2 3 4

Cas 3 : Inéquations n’admettant pas de solutions


2x − 5 x + 1 x 2(2x − 5) − 3(x + 1) x
L’inéquation − > est respectivement équivalente à : >
3 2 6 6 6
2(2x − 5) − 3(x + 1) > x
4x − 10 − 3x − 3 > x

É QUATIONS
4x − 3x − x > 10 + 3
0x > 13
0 > 13 Ce qui est impossible
Donc cette inéquation n’admet pas de solution
Cas 4 : Inéquations admettant une infinité de solutions 1.C HAPTER 1

L’inéquation 5(2x − 1) − 7x < 3(x + 1) est respectivement équivalente à : 10x − 5 − 7x < 3x + 3


10x − 7x − 3x < 3 + 5
0x < 8
0 < 8 Ce qui est toujours vraie
Donc tous les nombres réels sont solutions de cette inéquation (l’inéquation admet une infinité de
solution)
Section III Inéquation de premier degré à une inconnue 8

4 Problèmes et inéquations
Règle
Pour résoudre un problème attaché à une inéquation, on suit les étapes suivantes :

u Ê Choix de l’inconnue
u Ë Mise en inéquation : transformation des données en une inéquation
u Ì Résolution de l’inéquation
u Í Retour au problème, vérification et réponse au questions posées

Remarque
Lorsqu’on emploie au problème des expressions comme ( au moins, au plus, moins
que, plus que, meilleur que, maximal, minial,. . . (comparaison en général)), alors on
utilise les inéquations

Exemple
Une agence de location de voiture propose deux tarifs
¡ Tarif A : Un forfait de 60Dhs plus 0.20Dhs par kilomètre parcouru
¡ Tarif B : 0.80Dhs par kilomètre parcouru

ET INÉQUATIONS
A partir de quelle distance (en Km) la Tarif A est avantageux (moin cher) pour le client ?

Solution
u Ê Choix de l’inconnue
Soit x la distance (en Km) parcourue par le client

É QUATIONS
u Ë Mise en inéquation
Pour la Tarif A, le client doit payer (en Dhs) 60 + 0.20x
Pour la Tarif B, le client doit payer (en Dhs) 0.80x
La Tarif A est avantageux (moin cher) que la Tarif B pour le client, signifie que : 60 +
0.20x 6 0.80x 1.C HAPTER 1
u Ì Résolution de l’inéquation
L’inéquation 60 + 0.20x 6 0.80x est respsctivement équivalente à :
0.2x − 0.8x 6 −60
−0.6x 6 −60
−60
x>
−0.6
x > 100
u Í Retour au problème
A partir de 100Km, la Tarif A est moins cher que la Tarif B
Cours

e
pi
tr Vecteurs et translation 3AC
ha
C

PARTIE 1 : L ES VECTEURS

I Le vecteur

1 Caractéristique d’un vecteur non nul

ä Définition
Soient A et B deux points différents du plan


Le couple (A, B) détermine le vecteur AB de varactéristiques :

K La direction : c’est la droite (AB)


K Le sens : c’est le sens de la demi droite [AB), c’est à dire de A vers B
K La norme ( Le module) : c’est la distance AB


K Le point A est l’origine du vecteur AB


Chapitre : Vecteurs et translation

K Le point B est l’extrémité du vecteur AB

_ Figure géométrique :


→ B
AB

1
Prof : ABDELAALY TAADOUMMANT [Link]
Section II Égalité de deux vecteurs 2

2 Vecteur nul

ä Définition −→ →
− −
→ → −
M Chaque point A détermine un vecteur nul AA noté O et on écrit AA = O

→ → −
M Si AB = O alors A = B (C’est à dire que les points A et B sont confondus)

Remarque
La norme d’un vecteur nul est zéro, mais la direction et le sens ne sont pas définies

3 L’opposé d’un vecteur

ä Définition
Soient A et B deux points du plan

→ − → → −
On a AB + BA = O
−→ −
→ −
→ −

Le vecteur BA s’appelle le vecteur opposé du vecteur AB et on écrit AB = −BA

_ Figure géométrique :



AB

ET TRANSLATION
A B
−→
BA

II Égalité de deux vecteurs

V ECTEURS
1 Définition

ä Définition 1.C HAPTER 1


K Dire que deux vecteurs sont égaux, signifie qu’ils ont la même direction, le même sens et la
même norme

→ −→
K AB = CD signifie que :

→ −→
è AB et CD ont la même direction, c’est à dire que : (AB) k (CD)

→ −→
è AB et CD ont le même sens

→ −→
è AB et CD ont la même norme, c’est à dire que AB = CD

Remarque
Même direction signifie que leurs directions sont soit deux droites strictement paral-
lèles, soit deux droites confondues
Section II Égalité de deux vecteurs 3

_ Figure géométrique :

→ −→
On a AB = CD


− −→
AB CD
B D
A −

D AB C
C −→ B
CD
A

Propriétés importantes Deuxième cas


2 Premier cas

Propriété

→ −→
K AB = DC est équivalent à dire que les segments [AC] et [BD] ont le même milieu

→ −→
K AB = DC est équivalent à dire que ABCD est un parallélogramme

_ Figure géométrique :
Soit ABCD est un parallélogramme B
On a A
−→ −→
Ê AB = DC // O

ET TRANSLATION
Ê les segments [AC] et [BD] ont le même milieu O //
C
D

Remarque
(−→ −→ −→ −→
AB = DC ou bien BA = CD

V ECTEURS
ABCD est un parallélogramme signifie que : −→ − → −→ − →
AD = BC ou bien DA = CB

Application
Soit ABC un triangle 1.C HAPTER 1
−→ − → −
→ −→
1 Construire le point E tel que AE = BC 2 Montrer que AB = EC
Solution

→ −→
1 Construisons le point E 2 Montrons que AB = EC
−→ − →
E On a AE = BC, donc AECB est un pa-
A rallélogramme

→ −→
Alors AB = EC

C
B
Section III Somme de deux vecteurs 4

III Somme de deux vecteurs


1 Définition

ä Définition −
→ −→
On dit que le vecteur →

ac est la somme des vecteurs AB et AD si ABCD est un parallélogramme

→ −→ − →
et on écrit AB + AD = AC

_ Figure géométrique :

→ −→ − →
ABCD est un parallélogramme , donc AB + AD = AC


A AB B
−→ −

AD AC

D C

` Récapitulatif d’un parallélogramme


ABCD est un parallélogramme

ET TRANSLATION
−→ −→ −→ −→ − →

AB = DC AB + AD = AC

−

 → −→ −

 → − → −→
BA = CD BA + BC = BD
Ê −→ − → Ë − → −→ − → Ì [AC] et [BC] ont le même milieu
AD = BC
 CB
 + CD = CA

−→ − 
 → −→ −→ −→

DA = CB DA + DC = DB
 

2 Relation de Chasles

V ECTEURS
Proposition

→ − → − →
Si A, B et C sont trois points du plan, alors : AB + BC = AC 1.C HAPTER 1
Cette relation s’appelle Relation de Chasles

_ Figure géométrique :

A C

→ − → − →
On a AB + BC = AC
Section III Somme de deux vecteurs 5

Exemple
Simplifier les expressions suivantes :
−→ − → − → −→ − → −→ −
→ −→ −→ −→
À AB + BC + CA Á AC − BC + BE Â AB + ED + BE + DC

Solution
Simplifions :
−→ − → −→ −
→ −→ −
→ →

À AB + BC + CA = AC + CA = AA = O
−→ − → −→ −
→ −→ −→ −
→ −→ −→
Á AC − BC + BE = AC + CB + BE = AB + BE = AE
−→ −→ −→ −→ −
→ −→ −→ −→ −→ −→ −→ −→ −→ −

 AB + ED + BE + DC = AB + BE + ED + DC = AE + ED + DC = AD + DC = AC

Application
Soit ABC un triangle

→ −→ − →
1 a Construire le point E tel que AC = AE + AB
b Construire M et N les symètriques respectives de A et C par rapport à B
−→ −→ −−→
2 Montrer que : NC = NA + NM

Solution

→ −→ − →
1 a On a AC = AE + AB, donc AECB est un parallélogramme

ET TRANSLATION
b
On a M et N les symétriques respectives de A E
et C par rapport à B, donc B est le milieu des A
segments [AM] et [CN]
Construisons une figure N B
C

V ECTEURS
M
−→ −→ −−→
2 Montrons que : NC = NA + NM
On a M et N les symètriques respectives de A et C par rapport à B
Donc B est le milieu des segments [AM] et [CN]
−→ −→ −−→ 1.C HAPTER 1
D’où ANMC est un parallélogramme , alors NC = NA + NM
Section IV Produit d’un vecteur par un nombre réel 6

IV Produit d’un vecteur par un nombre réel

1 Définition

ä Définition
−→
Soit AB un vecteur non nul, et k un nombre réel
−→ −

On appelle le vecteur AM le produit du vecteur AB par le réel k si M est un point de la droite
−→ −→ −→ −→
(AB) et on écrit : AM = k × AB ou tout simplement AM = kAB
−→ − →
V Si k > 0 alors AM = kAB et AM et AB ont le même sens
−→ − →
V Si k < 0 alors AM = −kAB et AM et AB ont des sens opposés
V Si k = 0 alors A et M sont confondus

Remarque

→ → − →
− → −
M 0 × AB = O et k× O = O

Exemple
Soit ABC un triangle

ET TRANSLATION
−→ → −→ −3 −
− →
Construire les point E et F tel que : AE = 2AB et BF = BC
2

Solution
−→ −→
 = 2AB
On a AE
YE ∈ (AB)
 A
−→ − →
Donc YAE et AB ont le même sens

V ECTEURS
 C
YAE = 2AB

−→ −3 − →
Et on a BF = BC
 2

 YF ∈ (BC) B
 −→ −
 →
1.C HAPTER 1
Donc YBF et BC ont des sens opposés

 3
YBF = BC

2
F E
Section IV Produit d’un vecteur par un nombre réel 7

2 Vecteurs et milieu

Proposition
−→ −→ 1 − →


AM = MB = AB

 2
dire que M est le milieu du segment [AB] signifie que : −→ −→ → −
MA + MB = O

−→ −→


MA = −MB

Remarque
−→ −→
On utlise souvent AM = MB

3 Propriétés importantes

Propriété
Soit k un nombre réel non nul
−→ −→
J Si AC = kAB, alors les points A, B et C sont alignés
−→ −−→ −
→ −−→
J Si AB = kMN, alors (AB) k (MN), on dit que les deux vecteurs AB et MN sont colinéaires

ET TRANSLATION
Application
−→ 2 −→
Soit ABCD un parallélogramme et E un point tel que : DE = AB
3
Montrer que les points D, C et E sont alignés

V ECTEURS
Solution
Montrons que les points D, C et E sont alignés

→ −→
On a ABCD un parallélogramme donc AB = DC
−→ 2 − → −→ 2 −→
Or DE = AB donc DE = DC
3 3
D’où les points D, C et E sont alignés
1.C HAPTER 1

Application
−→ −7 −→
Soit ABC un triangle et E et F deux points tel que : AE = BC et C le milieu du segment
5
[BF]
Montrer que : (AE) k (CF)

Solution
Montrons que : (AE) k (CF)

→ −→
On a C est le milieu de [BF] donc BC = CF
Section IV Produit d’un vecteur par un nombre réel 8

−→ −7 − → −→ −7 −→
Or AE = BC donc AE = CF
5 5
D’où (AE) k (CF)

ET TRANSLATION
V ECTEURS
1.C HAPTER 1
Section V La translation 9

PARTIE 2 : L A TRANSLATION

V La translation

1 Activités
Activité
Soient A ; B et M trois ponts du plan
−−→ − →
Construire, dans chacun des cas, le point M 0 tel que : MM 0 = AB

B
M0
A B
M
A
M0
M
ABM 0 M est un parallélogramme
Dans chacun des cas, on dit que le point M 0 est l’image du point M par la translation T de

ET TRANSLATION
vecteur AB (la translation qui transforme A en B)

2 Définition

ä Définition
−→
Soit AB un vecteur non nul, et M un point du plan

V ECTEURS


On dit que le point M 0 est l’image du point M par la translation T de vecteur AB (la translation
−−→ − →
qui transforme A en B) si MM 0 = AB, c’est à dire que ABM 0 M est un parallélogramme

3 Propriétés caractéristiques 1.C HAPTER 1

Propriété
−−→ −−→
Si M 0 et N 0 sont respectivement les images de M et N par translation T , alors M 0 N 0 = MN

Remarque


Soit T−
→ la translation de vacteur AB, alors, l’image de A par la translation T est le
AB
point B et l’image de B par la translation T est le point C tel que B soit le milieu du
segment [AC]
Section V La translation 10

- C

| B

Application
Soit ABCD un parallélogramme de centre O


1 Construire le point E image du point D par la translation de vecteur AC
2 Construire F symétrique du point D par rapport au point A
3 Montrer que O est le milieu du segment [EF]

Solution


1 Le point E est l’image de D par la translation de vecteur AC
−→ − →
Donc DE = AC
2 F est le symétrique de D par rapport à A
−→ −→
Donc DA = AF
Construisons la figure

ET TRANSLATION
F

A B
O

D C

V ECTEURS
E

3 Montrons que O est le milieu de [EF]




On a E est l’image de D par la translation de vecteur AC
1.C HAPTER 1
−→ − →
Donc DE = AC
Alors ACED est un parallélogramme
−→ −→
Donc AD = CE Ê
Or F est le symétrique de D par rapport à A
−→ −
Donc AD = FA

Ë −→ − →
De Ê et Ë on trouve que CE = FA
Ce qui signifie que FAEC est un parallélogramme de diagonales [EF] et [AC]
Comme O est milieu de [AC] (car centre du parallélogramme ABCD)
Alors O est le milieu de [EF]
Section VI L’image de quelque figure par une translation 11

VI L’image de quelque figure par une translation

1 L’image d’une droite

Proposition
L’image d’une droite par une translation est une droite qui lui est parallèle

4! Pour construire l’image d’une droite par une translation, on construit les images de deux
points de cette droite par la translation

_ Figure géométrique :


Soit AB un vecteur non nul et (D) une droite


Construisons (D0 ) l’image de la droite (D) par la translation de vecteur AB

A B

E E0

On a (D) k (D0 )

ET TRANSLATION
F F0

(D) (D’)

V ECTEURS
Proposition
Les images des points alignés par une translation sont aussi alignés. On dit que la translation
conserve l’alignement des points
1.C HAPTER 1
Application
Soit ABCD un parallélogramme de centre O

−→
1 Construire le point E image du point A par la translation de vecteur OD
2 Construire le point F image du point C par la même translation
3 Montrer que les points E, F et D sont alignés

Solution
−→
1 E image du point A par la translation de vecteur OD
−→ −→
Donc AE = OD
Section VI L’image de quelque figure par une translation 12

−→
2 F image du point C par la translation de vecteur OD
−→ −→
Donc CF = OD Construisons la figure

A B
O
E
D C
F

3 Montrons que les points E, F et D sont alignés


On a les points E, F et D sont les images respectives des points A, C et O par la translation
−→
de vecteur OD
Et on a A, C et O sont alignés, et on sait que la translation conserve l’alignement des
points
Alors les points E, F et D sont alignés

2 Image d’une demi droite

Proposition
L’image d’une demi-droite [EF) par une translation est la demi-droite [E 0 F 0 ) tel que E 0 et F 0
sont les images respectives de E et F par la même translation et on a (EF) k (E 0 F 0 )

ET TRANSLATION
_ Figure géométrique :


Soit AB un vecteur non nul et [EF) une demi-droite


Construisons la demi-droite [E 0 F 0 ) l’image de la demi-droite [EF) par la translation de vecteur AB

V ECTEURS
AB
A

E B

E0 1.C HAPTER 1

On a (EF) k (E 0 F 0 )
F
F0
[EF)
[E’F’)
Section VI L’image de quelque figure par une translation 13

3 Image d’un segment

Proposition
L’image d’un segment par une translation est un segment de même longueur
On dit que la translation conserve la direction

_ Figure géométrique :


Soit AB un vecteur non nul et [EF] un segment


Construisons le segment [E 0 F 0 ] l’image du segment [EF] par la translation de vecteur AB
E
A
F


AB
E0
B
F0
On a (EF) k (E 0 F 0 ) et EF = E 0 F 0

4 Image d’un angle

ET TRANSLATION
Proposition
L’image d’un angle par une translation est un angle de même mesure
On dit que la translation conserve la mesure des angles

V ECTEURS
_ Figure géométrique :


Soit AB un vecteur non nul et EOF[ un angle
[ par la translation de vecteur −
0 O0 F 0 l’image de l’angle EOF
Construisons l’angle E\

AB
A −

AB
1.C HAPTER 1

O B

O0

F E0

F0

0 O0 F 0
[ = E\
On a EOF
Section VI L’image de quelque figure par une translation 14

5 Image d’un cercle

Proposition
L’image d’un cercle (C) de centre O et de rayon r par une translation est le cercle (C0 ) de
centre O0 l’image de O par la même translation et de même rayon r

4! Pour construire l’image d’un cercle par une translation, on construit l’image du centre
par la même translation et on garde le même rayon

_ Figure géométrique :


Soit AB un vecteur non nul et (C) un cercle de centre O et de rayon r


Construisons le cercle (C0 ) l’image du cercle (C) par la translation de vecteur AB


A AB B

M M0

ET TRANSLATION
r r

O O0

V ECTEURS
Application
Doit ABC un triangle tel que AB = 4cm et BACd = 70◦


1.C HAPTER 1
On considère la translation t de vecteur AC
Soient E et F les images respectives des points C et B par la translation t

1 Faire une figure


2 Montrer que (BC) k (EF)
3 Calculer CF
4 Calculer FCE
[
Section VI L’image de quelque figure par une translation 15

Solution

1 Faisons une figure




On a E est l’image de C par la translation t de vecteur AC
−→ −→
Donc AC = CE, c’est à dire que C est le milieu du segment [AE]
Et on a F est l’image de B par la translation t
−→ −→
Donc AC = BF, c’est à dire que ACFB est un parallélogramme

A
A
| 70o
C 4cm
|
E
B

2 Montrons que (BC) k (EF)


On a E et F sont les images respectives de C et B par la translation t
Donc la droite (EF) est l’image de la droite (BC) par la translation t
D’ou : (EF) k (BC)

ET TRANSLATION
3 Calculons CF


t est la translation de vecteur AC, donc C est l’image de A par la translation t
Et puisque F est l’image de B part t et la translation coserve la distance
Donc CF = AB
Et comme AB = 4cm Alors CF = 4cm
4 Calculons FCE[

V ECTEURS
On a F, C et E sont les images respectives des points B, A et C par la translation t
Donc l’angle FCE[ est l’image de l’angle BACd par la translation t
Et comme la translation conserve la mesure des angles, donc FCE [ = BAC d
[ = 70◦
Alors FCE
1.C HAPTER 1
Cours

e
pi
tr Le repère dans le plan 3AC
ha
C

I Les coordonnées d’un point

1 Repère orthonormé du plan

Soient O, I et J trois points du plan tel que (OI) ⊥ (OJ) et Oi = O j = 1


K Le repère (O; I; J) s’appelle repère orthonormé
On dit que le plan est rapporté à un repère orthonormé (O ;I ;J)
K Le point O est appelé l’origine du repère
K La droite (OI) est appelée l’axe des abscisses
K La droite (OJ) est appelée l’axe des ordonnées

L’axe des ordonnées yM M

2
Chapitre : Le repère dans le plan

L’axe des abscisses


J

−3 −2 −1 O I 2 3 xM
−1
L’origine du repère
−2

−3

2 Les coordonnées d’un point

ä Définition
Dans un plan rapporté à un repère orthonormé , pour tout point M, il existe un couple unique
de nombre réels (xM ; yM ) appelé couple de coordonnées du point M
J xM est appelé l’abscisse de M
J yM est appelé l’ordonnée de M
Et on écrit : M (xM ; yM )

1
Prof : ABDELAALY TAADOUMMANT [Link]
Section I Les coordonnées d’un point 2

Exemple
Le plan est rapporté à un repère orthonormé
Placer les points : A (2; −3), B (2; 4), C (−1; 2), D (−4; −2), E (0; −4) et F (3; 0)

Solution
Plaçons les points A, B, C, D, E et F dans un repère orthonormé

5
B
4

3
C
2

J
F
−5 −4 −3 −2 −1 O I 2 3 4
−1

−2

REPÈRE DANS LE PLAN


D
−3
A
−4 E

−5

M Si (O; I; J) est un repère orthonormé , donc O (0; 0), I (1; 0) et J (0; 1)

LE
4! M Si M est un point de l’axe des abscisses, donc yM = 0 et on écrit : M (xM ; 0)
M Si M est un point de l’axe des ordonnées, donc xM = 0 et on écrit : M (0; yM ) 1.C HAPTER 1

3 Les coordonnées du milieu d’un segment

ä Définition
   

− xA →
− xB
Soit A et B deux points du plan
yA yB
xA + xB yA + yB
Si M est le milieu du segment [AB], alors xM = et yM =
x + x  2 2
A B

−  2 
Et on écrit M yA + yB
2
Section I Les coordonnées d’un point 3

Exemple
   

− −2 →
− 4
Soient A et B
6 −8
Déterminer les coordonnées du point E milieu du segment [AB]

Solution
xA + xB −2 + 4 2
On a xE = = = =1
2 2 2
yA + yB 6 − 8 −2
Et yE = = = = −1
2  2 2

− 1
Donc E
−1

Application
Dans
 le 
plan rapporté
  à un repère
 orthonormé
  , on considère les points

− −2 → − 2 → − 3 →
− x
A , B ,C et D
1 2 −2 y
1 Déterminer les coordonnées du point E milieu du segment [AC]
2 Déterminer x et y sachant que E est le milieu du segment [BD]

REPÈRE DANS LE PLAN


Solution
       

− −2 → − 2 → − 3 →
− x
Soient A , B ,C et D
1 2 −2 y
1 Déterminons les coordonnées du point
E
−2 + 3


−  2 
E est milieu du segment [AC] donc E  1 − 2 
  2
1

LE

−  2 
Alors E  −1 
1.C HAPTER 1
2
2 Déterminons x et y
xB + xD yB + yD
E est milieu du segment [BD] donc xE = et yE =
2 2
1 2 + x −1 2 + y
C’est à dire = et =
2 2 2 2
Donc 1 = 2 + x et −1 = 2 + y
D’ou x =−1 et y = −3

− −1
Alors D
−3
Section II Les coordonnées d’un vecteur 4

II Les coordonnées d’un vecteur

1 Les coordonnées d’un vecteur

ä Définition    

− xA →
− xB
Dans un repère orthonormé (O ;I ;J) , soient les points A et B
yA yB


Les coordonnées

→  AB sont : xB − xA et yB − yA
 du vecteur

→ xB − xA
Et on écrit AB
yB − yA

Exemple
     

− 2 → − −1 →
− 3
Soient les points A , B et C
3 −4 2
−→ − →
1 Déterminer les coordonnées des vecteurs AB et AC

−→
 
→ 1
2 Déterminer les coordonnées du point E tel que AE
1

REPÈRE DANS LE PLAN


Solution


1 U Déterminons lescoordonnéesde AB 

−→ 
→ x − xA −


→ −1 − 2
On a AB B , donc AB

→ yB −yA −4 − 3

→ −3
Alors AB
−7


U Déterminons lescoordonnéesde AC

−→ 
→ x − xA −


→ 3−2

LE
On a AC C , donc AC

→ yC −yA 2−3

→ 1 1.C HAPTER 1
Alors AC
−1
2 Déterminons
 les coordonnées du point
E

−→
→ xE − xA
 −
−→
→ xE − 2

On a AE , c’est à dire AE
yE−yA yE − 3
−→
−→ 1
Comme AE donc xE − 2 = 1 et yE − 3 = 1
1
D’ou xE = + 2 = 3 et yE = 1 + 3 = 4
 1

− 3
Alors E
4
Section II Les coordonnées d’un vecteur 5

2 Égalité de deux vecteurs

Proposition

−→
→ x
  −→  0 
−→ x
Soient AB et CD 0 deux vecteurs
y y

→ −→
AB = CD signifie que x = x0 et y = y0
C’est à dire que deux vecteurs sont égaux, si leurs coordonnées sont égaux

Exemple
       

− 2 → − −2 → − −1 →
− 3
Soient A , B ,C et D
3 4 2 1
−→ −→
Comparer les vecteurs AB et DC

Solution

→ −→
Comparons AB et DC
− →   − →  
−→ xB − xA −→ −4
 AB y − y AB 1

 

B A
On a −→   D’où −→  
−→ xC − xD −→

REPÈRE DANS LE PLAN


DC −4
 
 DC
 
− →  yC − yD −
→ −→
1
−→ −2 − 2 Alors AB = DC
 AB 4 − 3


donc −→  
 −→ −1 − 3
 DC

2−1

Application
     

− 2 →
− 4 →
− −6

LE
On considère les points A , B , et C
−2 −1 −2
Déterminer le couple des coordonnées du point D tel que ABCD est un parallélogramme 1.C HAPTER 1

Solution
Déterminons les coordonnées du point D
(
ABCD est un parallélogramme , 2 = −6 − xD
−→ −→ Donc
signifie que AB =( DC 1 = −2 − yD
xB − xA = xC − xD
(
C’est à dire que : xD = −6 − 2 = −8
yB − yA = yC − yD Donc
( yD = −2 − 1 = −3
4 − 2 = −6 − xD
 
Donc →
− −8
Alors D
−1 + 2 = −2 − yD −3
Section II Les coordonnées d’un vecteur 6

3 Les coordonnées de la somme (la différence) de deux vecteurs

Proposition



→ x
  −→  0 
−→ x
Soient AB et CD 0 deux vecteurs
y y
−−−−−→  0
−→ −→ x + x
AB + CD y + y0


On a −−−−−→ 
→ −→ x − x0

 −
AB − CD

y − y0

Exemple



→ 3
  −→  
−→ 2
Soient AB et CD deux vecteurs
−1 −4

→ −→ − → −→
Déterminer les coordonnées de AB + CD et AB − CD

Solution

→ −→
U Déterminonsles coordonnées de AB + CD

−−−−− →
→ −→ 3 + 2
 −
→ −−
−−− −→
 
→ 5
On a AB + CD , alors AB + CD
−1 − 4 −5

REPÈRE DANS LE PLAN



→ −→
U Déterminonsles coordonnées de AB − CD


→−−−−−→
→ 3−2
 −

→−−−−−→
 
→ 1
On a AB − CD , alors AB + CD
−1 + 4 3

Application
         

− 2 − 3 →
→ − x → − −3 →
− −7
On considère les points A , B ,C ,D et M
−1 5 y 7 21

→ − → −→

LE
1 Déterminer x et y sachant que AC = AB + AD
−−→ − → −→
2 Montrer que DM = AB + AD 1.C HAPTER 1

Solution

1 Déterminons
 x ety

−→
→ 3−2 −
−→  
→ 1
On a AB , donc AB
5+ 1 6  
−→
−→ −3 − 2
 −→
−→ −5
Et on a AD , donc AD
7+ 1  8  

−− −−− →
→ −→ 1 − 5 −
→ −
−−−− −→
→ −4
D’ou AB + AD , donc AB + AD
6 + 8 14

−→ 
→ x−2

Et on a AC
y+1
Section II Les coordonnées d’un vecteur 7

( (

→ − → −→ x − 2 = −4 x = −4 + 2 = −2
AC = AB + AD signifie que : c’est à dire
y + 1 = 14 y = 14 − 1 = 13
 

− −2
Alors C
13
−−→ − → −→
2 Montrons que DM  = AB + AD  

−−
−→
→ −7 + 3 −−→ −4
On a DM , donc DM
21 − 7  14

−−−− −→
→ −→ −4
Et on a AB + AD
14
−−→ − → −→
Alors DM = AB + AD

4 Les coordonnées du produit d’un vecteur par un nombre réel

Proposition



→ a
 
Si AB est un vecteur et k un nombre réel
b  
−−


→ ka
Alors kAB
kb

REPÈRE DANS LE PLAN


Exemple



→ 3
 
On considère le vecteur AB
−1

→ −

Déterminer les coordonnées de 2AB et −4AB

Solution

→ −−−
−→ 
→ −4 × 3

U Déterminons les 
coordonnées de 2AB

LE
−−



→ 2×3 On a −4AB
On a 2AB −−−→ −4 ×−1
−−
→ 2 ×−1 −→ −12
donc −4AB
1.C HAPTER 1
−→ 6 4
donc 2AB
−2
−→
U Déterminons les coordonnées de −4AB

Application
     

− 2 →
− 3 →
− 4
On considère les points A , B , et C
−1 5 11
Montrer que les points A, B et C sont alignés
Section III La distance entre deux points 8

Solution
Montrons que les points A, B et C sont alignés

→ − →
Pour montrer que les points A, B et C sont alignés, on montre que les vecteurs AB et AC sont

→ −

colinéaires, c’està dire qu’ilexiste un nombre réel k tel que AB = kAC

−→ 
→ 3−2 −


→ 1

On a AB , donc AB
5+ 1  6 



→ 4−2 −
−→
→ 2
Et on a AC , donc AB
11 + 1 12
−−→

→ 2
 

→ −

On a 2AB donc AC = 2AB
12
D’ou les points A, B et C sont alignés

III La distance entre deux points


Proposition
   

− xA →
− xB
Dans un repère orthonormé , si on a A et B
yA yB
q 2 2
Alors AB = xB − xA + yB − yA

REPÈRE DANS LE PLAN




4!
 

→ x p
Si AB alors AB = x2 + y2
y

Exemple



→ 3
 

 
− 3 →

 
0

LE
Soient AB un vecteur, et E et F deux points du plan rapporté à un repère
4 1 −2
orthonormé
1.C HAPTER 1
Calculer AB et EF

Solution
O Calculons√AB √ √ √
On a AB = 32 + 42 = 9 + 16 = 25 = 52
Alors AB = 5
O Calculons EF
I Méthode À Proposition 4
q q √ √
On a EF = (0 − 3) + (−2 − 1) = (−3)2 + (−3)2 = 9 + 9 = 18
2 2

Alors EF = 3 2
Section III La distance entre deux points 9

−→
I Méthode Á Passage par EF

−→

→ 0−3
 −
−→
 
→ −3
On a EF , donc , EF
−2 − 1 −3
q √ √
D’ou EF = (−3)2 + (−3)2 = 9 + 9 = 18

Alors EF = 3 2

Application
       

− 1 → − 3 → − 11 →
− 9
Dans un repère orthonormé , on considère les points A , B ,C et D
5 9 5 1
Montrer que ABCD est un rectangle

Solution
Montronsque ABCD est unrectangle

−→
→ 3−1
 −


→ 2

On a AB donc AB
9 − 5  4

−→

→ 11 − 9 −
−→
→ 2
Et DC donc DC
5−1 4
−→ −→
Donc AB = DC, c’est à dire que ABCD est un parallélogramme
K Montrons
 que ABC  est− un 
triangle
 rectangle en B

−→
→ 11 − 3 −→
→ 8
On a BC donc BC
5 − 9 −4

REPÈRE DANS LE PLAN



−→ 
→ 11 − 1
 −
−→  
→ 10
Et AC donc AC
5 −5  0



→ 2
Et on a AB
4 p √ √ √
 AB = 22 + 42 = 4 + 16 = 20 = 2 5


 p √ √
On a donc AC = 102 + 02 = 100 + 0 = 100
BC = 82 + (−4)2 = √64 + 16 = √80 = 4√5

 q

 √ 2

LE

2



 AB = 2 5 = 20

 √ 2 1.C HAPTER 1
D’ou AC2 = 100 = 100



  √ 2
BC2 = 4 5 = 80

On a AB2 + BC2 = AC2


Donc, d’après la réciproque du théorème de Pythagore, ABC est un triangle rectangle en B
Alors ABCD est un rectangle
Cours

e
pi
tr Équation d’une droite 3AC
ha
C

I L’équation réduite d’une droite

1 Définition

ä Définition
Dans le plan rapporté à un repère orthonormé , chaque droite admet une équation réduite de la
forme y = mx + p
Ø m est appelé le coefficient directeur (la pente) de la droite
Ø p est appelé l’ordonnée à l’origine

2 Exemples

Exemple
1 Déterminer la pente et l’ordonnée à l’origine des droites (D) : y = 2x + 3
et (∆) : y = −x
2 Déterminer l’équation réduite de la droite (D) : 2y + 3x − 1 = 0
Chapitre : Équation d’une droite

3 Construire, dans un repère orthonormé , la droite (∆) : y = −2x + 3

Solution

1 Déterminons la pente et l’ordonnée à l’origine des droites (D) et (∆)


Ù (D) : y = 2x + 3 est l’équation réduite de la droite (D) de pente m = 2 et d’ordonnée à
l’origine p = 3
Ù (∆) : y = −x est l’équation réduite de la droite (∆) de pente m = −1 et d’ordonnée à
l’origine p = 0
2 Déterminons l’équation réduite de la droite (D)
On a 2y + 3x − 1 = 0, on isole y, donc 2y = −3x + 1
−3x + 1 −3 1
C’est à dire y = , donc y = x+
2 2 2
−3 1 −3
Alors (D) : y = x + , c’est l’équation réduite de la droite (D) de pente m = et
2 2 2
1
d’ordonnée à l’origine p =
2
3 Construisons la droite (∆)
On considère la droite (∆) : y = −2x + 3
Pour construire la droite (∆), il suffit de déterminer deux points différents de cette droite
On peut, par exemple, choisir x = 0 donc y = −2 × 0 + 3 = 3
Et choisir x = 1 donc y = −2 × 1 + 3 = 1

1
Prof : ABDELAALY TAADOUMMANT [Link]
Section I L’équation réduite d’une droite 2

On considère le tableau suivant :

x 0 1
y −2 1
M(x; y) A(0; −2) B(1; 1) A

B
J

O I

(D)

3 Cas particulier

L L’équation de l’axe des abscisses est y = 0 y = 2x


L L’équation de l’axe des ordonnées est x = 0
L L’équation d’une droite parallèle à l’axe des x=0
abscisses (droite horizontale) et passante par le
point M̧ab est y = b 3
y=2
2

D ’ UNE DROITE
L L’équation d’une droite parallèle à l’axe des
ordonnées (droite verticale) et passante par le J
point M̧ab est x = a y=0
−2 −1O I 2 3
L L’équation de la droite passante par l’origine du −1
repère s’écrit sous la forme y = mx (l’ordonnée
à l’origine est nul) −2

É QUATION
x=3

4! Un point appartient à une droite, si et seulement si, ses coordonnées vérifient l’équation
de cette droite
1.C HAPTER 1

Exemple
1 Vérifier que le point A̧21 appartient à la droite (D) : y = 2x − 3
2 Déterminer, dans chaque cas, l’équation réduite de la droite (AB)
a A̧ayA et B̧ayB
b A̧xA b et B̧xB b
Section II Détermination de l’équation d’une droite 3

Solution

1 Vérifions que le point A ∈ (D)


On a 2xA − 3 = 2 × 2 − 3 = 4 − 3 = 1 = yA
Donc A ∈ (D)
2 Déterminons l’équation réduite de(AB)
a A̧ayA et B̧ayB
L’équation de la droite (AB) est x = a
b A̧xA b et B̧xB b
L’équation de la droite (AB) est y = b

II Détermination de l’équation d’une droite

1 La pente d’une droite définie par deux points

Proposition
Si A̧xA yA et B̧xB yB sont deux points du plan rapporté à un repère orthonormé , tel que xA 6= xB
yB − yA
Alors, la pente de la droite (AB) est m =
xB − xA

D ’ UNE DROITE
Remarque
Différence des ordonnées
Im= en gardant l’ordre
Différences des abscisses

É QUATION
Exemple
On considère les points A̧−1−3 et B̧−40
Déterminer la pente de la droite (AB) 1.C HAPTER 1

Solution
Déterminons la pente de la droite (AB)
La pente de la droite (AB) est :
yB − yA 0+3 3
m= = =
xB − xA −4 + 1 −3
Donc m = −1

2 Détermination de l’équation réduite d’une droite définie par deux point

æ Déterminons l’équation de la droite (AB) tel que A̧1−2 et B̧−23


L’équation réduite de la droite (AB) est de la forme y = mx + p
Section II Détermination de l’équation d’une droite 4

¬ Détermination de m
yB − yA 3+2 5 −5
On a m = = = =
xB − xA −2 − 1 −3 3
−5
D’ou : (AB) : y = x+ p
3
­ Détermination de p
−5
On a A ∈ (AB), donc yA = xA + p
3
−5 −5
Donc −2 = × 1 + p, c’est à dire −2 = +p
3 3
5 −1
D’ou p = −2 + donc p =
3 3
−5 1
Alors, l’équation réduite de la droite (AB) est (AB) : y = x−
3 3
3 Détermination de l’équation d’une droite définie par sa pente et un point

Déterminons l’équation réduite de la droite (∆) de pente 3 et qui passe par le point Ȩ2−1
On a l’équation réduite de la droite (∆) s’écrit sous la forme (∆) : y = 3x + p
© Détermination de p
On a E ∈ (∆), donc yE = 3xE + p
Donc −1 = 3 × 2 + p, c’est à dire −1 = 6 + p
D’ou p = −1 − 6 donc p = −7
Alors, l’équation réduite de la droite (∆) est (∆) : y = 3x − 7
Application

D ’ UNE DROITE
Soient les points A̧11 et B̧2−1
Montrer que l’équation réduite de la droite (AB) est y = −2x + 3

Solution
Montrons que (AB) : y = −2x + 3

É QUATION
L Mèthode
( À Vérification
−2xA + 3 = −2 × 1 + 3 = −2 + 3 = 1 = yA
On a
−2xB + 3 = −2 × 2 + 3 = −4 + 3 = −1 = yB
Donc les deux points A et B vérifient l’équation y = −2x + 3
Alors (AB) : y = −2x + 3 1.C HAPTER 1
L Méthode Á Vérification
On a (AB) : y = mx + p
yB − yA −1 − 1 −2
On a m = = = = −2
xB − xA 2−1 1
donc (AB) : y = −2x + p
Or A ∈ (AB), donc yA = −2xA + p
Donc 1 = −2 × 1 + p = −2 + p , donc p = 1 + 2 = 3
Alors (AB) : y = −2x + 3
Section III Parallélisme et orthogonalité de deux droites 5

III Parallélisme et orthogonalité de deux droites

1 Condition de parallélisme de deux droites

Proposition
Soient (D) et (∆) deux droites tel que : (D) : y = mx + p et (∆) : y = m0 x + p0
J (D) k (∆) est équivalent à m = m0
Autrement dit : Deux droites sont parallèles si est seulement s’ils ont la même pente

Exemple
On considère les deux droites (D1 ) : y = −2x + 1 et (D2 ) : y = −2x + 5
Est-ce-que (D1 ) k (D2 ) ?

Solution
La pente de la droite (D1 ) est −2, et la pente de la droite (D2 ) est −2
Donc les deux droites (D1 ) et (D2 ) ont la même pente (−2), alors (D1 ) k (D2 )

D ’ UNE DROITE
Application
On considère la droite (D) : y = 2x − 1
1 Est-ce-que A̧−12 ∈ (D) ?
2 Déterminer l’équation réduite de la droite (∆) passante par A et parallèle à (D)

É QUATION
Solution

1 Est-ce-que A ∈ (D) ?
On a 2xA − 1 = 2 × (−1) − 1 = −2 − 1 = −3 6= 2
Donc A ∈/ (D)
1.C HAPTER 1
2 Déterminons l’équation de (∆)
L’équation réduite de la droite (∆) s’écrit sous la forme y = mx + p
Puisque (D) k (∆) donc m = 2
Donc (∆) : y = 2x + p
JDéterminons p
On a A ∈ (∆), donc yA = 2xA + p , c’est à dire 2 = 2 × (−1) + p = −2 + p
Donc p = 2 + 2 = 4
Alors (∆) : y = 2x + 4
Section III Parallélisme et orthogonalité de deux droites 6

2 Condition d’orthogonalité de deux droites

Proposition
Soient (D) et (∆) deux droites tel que : (D) : y = mx + p et (∆) : y = m0 x + p0
J (D) ⊥ (∆) est équivalent à m × m0 = −1
Autrement dit : Deux droites sont perpendiculaires si est seulement si le produit de leurs
pentes est égal à −1

Exemple
2
On considère les deux droites (D) : y = − x + 1 et (D0 ) : 2y − 3x + 8 = 0
3
Est-ce-que (D1 ) ⊥ (D2 ) ?

Solution
3x − 8
On a 2y − 3x + 8 = 0 est équivalente à 2y = 3x − 8, c’est à dire y =
2
0 3
Donc (D ) : y = x − 4
2
2 3
La pente de la droite (D) est m = − , et la pente de la droite (D0 ) est m0 =
3 2

D ’ UNE DROITE
0 2 3
On a m × m = − × = −1
3 2
Alors (D1 ) ⊥ (D2 )

Application
On considère la droite (D) : y = −4x + 3

É QUATION
1 Montrer que A̧0−1 ∈
/ (D) ?
2 Déterminer l’équation réduite de la droite (∆) passante par le point A et perpendiculaire
à (D)
3 On considère la droite (D0 ) : x − 4y − 1 = 0, montrer que (D) ⊥ (D0 )
1.C HAPTER 1

Solution

1 Montrons que A ∈ / (D) ?


On a −4xA + 3 = −4 × 0 + 3 = 0 + 3 = 3 6= −1, donc A ∈ / (D)
2 Déterminons l’équation de (∆)
L’équation réduite de la droite (∆) s’écrit sous la forme y = mx + p
Puisque (D) ⊥ (∆) donc m × (−4) = −1, c’est à dire −4m = −1
1
Donc m =
4
1
Alors (∆) : y = x + p
4
JDéterminons p
Section III Parallélisme et orthogonalité de deux droites 7

1 1
On a A ∈ (∆), donc yA = xA + p , c’est à dire −1 = × 0 + p = 0 + p
4 4
Donc p = −1
1
Alors (∆) : y = x − 1
4
3 Montrons que (D) ⊥ (D0 )
−x + 1
On a (D0 ) : x − 4y − 1 = 0, donc (D0 ) : −4y = −x + 1, c’est à dire (D0 ) : y =
−4
1 1 1
Donc (D0 ) : y = x − _ On a −4 × = −1, donc (D) ⊥ (D0 )
4 4 4

D ’ UNE DROITE
É QUATION
1.C HAPTER 1
Cours

e
Système de deux équations à deux 3AC
tr
pi
inconnues
ha
C

I Système de deux équations du premier degré à deux inconnues

1 Définition

ä Définition
Soient a, a0 , b, b0 , c et c0 des nombres réels
On appelle(système de deux équations du premier degré à deux inconnues , toute écriture de
ax + by = c
la forme : d’inconnues x et y
a0 x + b0 y = c0

2 Exemples
Chapitre : Système de deux équations à deux inconnues

Exemple

 1 x − 3y − 2 = 0
(
3x − 2y = 5
On considère les systèmes suivants : et 2 3
x + 2y = 3 
−3x + 2y + 2 = 0

II Résolution des systèmes

1 Définition

ä Définition
Résoudre un système, c’est trouver tous les couples (x, y) (s’ils existent) pour lesquels les
deux équations sont vérifiées simultanément

Remarque
v Pour la résolution des systèmes, on peut parler de deux types de résolution diffé-
rents :
é La résolution algèbrique, qui peut se faire de deux façons :
¬ Méthode par substitution
­ Méthode par combinaisons linéaires
é La résolution graphique

1
Prof : ABDELAALY TAADOUMMANT [Link]
Section II Résolution des systèmes 2

2 La résolution algèbrique d’un système

a Méthode par substitution

ä Définition
Cette méthode consiste à exprimer, l’une des inconnues en fonction de l’autre, dans l’une des
équations, et le remplacer dans l’autre équation, pour arriver une équation à une inconnue

Remarque
On utilise, de préférence, la méthode par substitution, lorsque l’une des deux incon-
nues à pour coefficient 1 ou −1

Exemple
(
2x + y = 11
Résoudre le système suivant :
x + 3y = 18

DE DEUX ÉQUATIONS À DEUX INCONNUES


Solution
(
2x + y = 11 À
Résolvons (S)
x + 3y = 18 Á
Dans l’équation À, on écrit y en fonction de x
Donc, y = 11 − 2x Â
On substitue y dans l’équation Á, on trouve x + 3 (11 − 2x) = 18
Donc x + 33 − 6x = 18, c’est à dire −5x = 18 − 33 c’est à dire −5x = −15
−15
Donc x = , d’ou x = 3
−5
On remplace x par sa valeur 3 dans l’équation Â, on trouve : y = 11 − 2 × 3 = 11 − 6
Donc y = 5
Alors, le couple (3; 5) est la solution du système (S)
S YSTÈME

b Méthode par combinaison linéaire

ä Définition
Cette méthode consiste à multiplier chacune des équations du système par un nombre cenve-
1.C HAPTER 1

nable pour trouver deux coefficients opposés pour la même inconnues, après on additionne les
deux équations trouvées membre à membre pour arriver à une équation du premier degré à une
inconnue
Section II Résolution des systèmes 3

Remarque
On utilise, de préférence, la méthode de combinaison linéaire si on a deux coefficients
opposés pour la même inconnue

Exemple
(
−5x + 4y = −1
Résoudre le système suivant :
3x − 2y = 1

Solution
(
−5x + 4y = −1 À
Résolvons : (S)
3x − 2y = 1 Á
ä Etape ¬ Élimination de y
(
−5x + 4y = −1
On multiplie les membres de l’équation Á par 2,donc

DE DEUX ÉQUATIONS À DEUX INCONNUES


6x − 4y = 2
On ajoute ces équations membre à membre, on trouve : −5x + 4y + 6x − 4y = −1 + 2
Donc x = 1
ä Etape ­ Élimination de x
On multiplie les membres (de l’équation À par 3 et les membres de l’équation Á par 5, on obtient
−15x + 12y = −3
ainsi le système suivant
15x − 10y = 5
On ajoute ces équations membre à membre, on trouve : −  + 12y + 
15x  − 10y = −3 + 5
15x
Donc 2y = 2, d’où y = 1
Alors, le couple (1; 1) est la solution du système (S)

ý Technique
Dans l’étape ­ (Élimination de x), au lieu d’eliminer x par une combinaison linéaire, on remplace
juste dans l’une des équations
On a x = 1 S YSTÈME
On remplace dans l’équation Á (par exemple) : 3 × 1 − 2y = 1
Donc 3 − 2y = 1 , c’est à dire −2y = 1 − 3 = −2
−2
D’ou y = =1
−2
On trouve donc le même couple (1; 1)

4!
1.C HAPTER 1

ë On doit respecter la méthode demandé par l’exercice


Section II Résolution des systèmes 4

3 La résolution graphique

a Définition

ä Définition
Cette méthode consiste à lier chaque équation du système à une droite, et de déterminer, dans
un repère orthonormé , le couple de coordonnées de leur point d’intersection (s’ils se coupent
), alors ce couple est la solution du système

Exemple
Résoudre les systèmes suivants :
( (
4x − y − 2 = 0 3x + y − 5 = 0
1 (S1 ) 3 (S3 )
2x − y + 2 = 0 6x + 2y + 1 = 0
(
2x + y − 1 = 0
2 (S2 )
4x + 2y = 2

DE DEUX ÉQUATIONS À DEUX INCONNUES


Solution
(
4x − y − 2 = 0 À
1 Résolvons le système (S1 )
2x − y + 2 = 0 Á
å Pas ¶ : Trouver les équations réduites
On a 4x − y − 2 = 0 donc y = 4x − 2
Et 2x − y + 2 = 0 donc y = 2x + 2 (
(D1 ) y = 4x − 2
On considère les deux droites (D1 ) et (D2 ) tel que :
(D2 ) : y = 2x + 2
On remarque que les deux droites n’ont pas la même pente, donc elles sont sécantes
å Pas · : Représentation des droites (D1 ) et (D2 )

x 0 1 x 0 1 S YSTÈME
y 2 4 y −2 2
M(x; y) E(0; 2) F(1; 4) M(x; y) A(0; −2) B(1; 2)
(D1 ) (D2 )
1.C HAPTER 1
Section II Résolution des systèmes 5

On remarque que les deux droites (D1 ) et (D2 ) se coupent


au point M̧26
Alors, le couple (2, 6) est la solution du système (S1 )
6 M

E B
J

O I 2
(D1 )
A
(D2 )
(
2x + y − 1 = 0 À
2 Résolvons le système (S2 )
4x + 2y = 2 Á

DE DEUX ÉQUATIONS À DEUX INCONNUES


On considère les droites (D) et (∆) tel que : (D) : 2x + y − 1 = 0 et (∆) : 4x + 2y = 2
Cherchons
( ( des droites (D) et (∆)
les équations réduites
2x + y − 1 = 0 y = −2x + 1
On a , donc
4x + 2y = 2 2y = −4x + 2

y = −2x + 1
(
y = −2x + 1
Donc −4x + 2 , donc
y = y = −2x + 1
( 2
(D) : y = −2x + 1
Alors
(∆) : y = −2x + 1
On remarque que les droites (D) et (∆) ont la même équation réduite, donc (D) et (∆)
sont deux droites confondues
Alors, le système (S2 ) admet une infinité de solutions
(
3x + y − 5 = 0 À
3 Résolvons le système (S3 )
6x + 2y + 1 = 0 Á
On considère les droites (D) et (∆) tel que : (D) : 3x + y − 5 = 0 et (∆) : 6x + 2y + 1 = 0
S YSTÈME
Cherchons
( ( des droites (D) et (∆)
les équations réduites
3x + y − 5 = 0 y = −3x + 5
On a , donc
6x + 2y + 1 = 0 2y = −6x − 1
 
y = −3x + 5 y = −3x + 5
1.C HAPTER 1

Donc , donc
y = −6x − 1 y = −3x − 1
 2 2
(D) : y = −3x + 5
Alors
(∆) : y = −3x − 1
2
On remarque que les deux droites (D) et (∆) ont la même pente (mais pas le même
ordonnée à l’origine)
Section III Systèmes et problèmes 6

Donc (D) et (∆) sont strictement parallèles


Alors le système (S3 ) n’admet pas de solutions

b Propriété récapitulative

On considère les deux droite (D) : y = mx + p et (∆) : y = m0 x + p0

(D) : y = mx + p et (∆) : y = m0 x + p0

m 6= m0 m = m0

p 6= p0 p = p0

(D) et (∆) sont sécantes (D) k (∆) (D) = (∆)


en un seul point A
Alors le système admet une Le système n’admet Le système admet

DE DEUX ÉQUATIONS À DEUX INCONNUES


unique solution (xA ; yA ) pas de solutions une infinité de solutions

III Systèmes et problèmes


Règle
La résolution d’un problème déroule en quartes étapes
¶ Choix des inconnues, trouvées à la question
· Mise en système : Transformation des données en équations
¸ Résolution du système : Algébriquement
¹ Retour au problème : Vérification de la solution et réponse aux questions

S YSTÈME
Exemple
Une usine fabrique deux sortes d’objets A et B
L’objet A nécessite 2Kg d’acier et 3h (heures) de fabrication
L’objet B néczssitz 4Kg d’acier et 2h de fabrication
1.C HAPTER 1

Combien d’objets de chaque sorte a-t-on fabriqué en 68h de travail en utilisant 80Kg d’acier ?

Solution
Ê Choix des inconnues
Soient x le nombre d’objet A fabriqué et y le nombre d’objet B fabriqué
Ë Mise en système
Section III Systèmes et problèmes 7

Puisque l’objet A nécessite 2Kg d’acier et l’objet B nécessite 4Kg d’acier, alors l’ensemble
d’objets fabriqués en utilisant 80Kg d’aciers est : 2x + 4y = 80
Puisque l’objet A nécessite 3h de fabrication et l’objet B nécessite 2h de fabrication, alors l’en-
( pendant 68h de fabrication est : 3x + 2y = 68
semble d’objets fabriqués
2x + 4y = 80
D’ou le système est :
3x + 2y = 68
Ì Résolution
( du système
2x + 4y = 80 ¬
On a (S)
3x + 2y = 68 ­
On multiplie
( l’équation ­ par −2
2x + 4y = 80 ¬
Donc (S)
−6x − 4y = −136 ­
On ajoute les deux équations membre à membre, 2x + 4y − 6x − 4y = 80 − 136
−56
Donc −4x = −56 c’est à dire x = = 14
−4
On remplace dans l’équation ¬, donc 2 × 14 + 4y = 80, c’est à dire 4y = 80 − 28 = 52
52
Donc y = = 13
4

DE DEUX ÉQUATIONS À DEUX INCONNUES


D’ou le système admet pour unique solution le couple (14, 13)
Í Retour
( au problème
2 × 14 + 4 × 13 = 28 + 52 = 80
On a
3 × 14 + 2 × 13 = 42 + 26 = 68
Alors le nombre d’objets A fabriqué est 14
Et le nombre d’objets B fabriqué est 13

S YSTÈME
1.C HAPTER 1
Cours

e
pi
tr Fonctions linéaires et fonctions affines
3AC
ha
C

I Fonction linéaire

1 Définition

ä Définition
Soit a un nombre réel
Toute relation qui, à tout nombre réel x, fait correspondre le nombre réel ax s’appelle fonction
linéaire de coefficient a et on écrit f (x) = ax
On dit que ax est l’image de x par la fonction f

2 Exemples

Exemple
1 √
Chapitre : Fonctions linéaires et fonctions affines

Soient f , g et h des fonctions linéaires définies par : f (x) = x, g(x) = 0x et h(x) = − 5x


3
1 Déterminer le coefficient des fonctions f , g et h

2 Calculer : f (0), g(−1) et h( 3)
3 Calculer l’image de 3 par la fonction f
4 Calculer le nombre d’image −8 par la fonction h

Solution
1
1 f est une fonction linéaire de coefficient
3
g est une fonction linéaire de coefficient 0 √
h est une fonction linéaire de coefficient − 5

2 Calculons f (0), g(−1) et h( 3)
1
f (0) = × 0 = 0
3
√ = 0×
g(−1) √(−1)√= 0 √ √
h( 3) = − 5 × 3 = − 5 × 3 = − 15
3 Calculons l’image de 3 par f
1 3
On a f (3) = × 3 = = 1
3 3
Donc l’image de 3 par la fonction f est 1
4 Calculons le nombre d’image −8 par h
Résolvons l’équation h(x) = −8 √
L’équation h(x) = −8 est respectivement équivalente à − 5 × x = −8

1
Prof : ABDELAALY TAADOUMMANT [Link]
Section I Fonction linéaire 2

√ √
−8 8 5 8 5
C’est à dire x = √ = √ 2 =
− 5 5 5

8 5
Donc le nombre d’image −8 par la fonction h est
5

3 Propriétés

Proposition
Coefficient d’une fonctio linéaire Si f est une fonction linéaire et x un nombre réel non nul
f (x)
Donc, le coefficient de la fonction f est a =
x

Exemple
On considère la fonction linéaire f tel que : f (2) = 6

LINÉAIRES ET FONCTIONS AFFINES


Déterminer l’expression de la fonction f

Solution
Déterminons l’expression de f
f (2) 6
On a f est une fonction linéaire donc f (x) = ax et son coefficient est a = = =3
2 2
Alors f (x) = 2x

4 Représentation graphique d’une fonction linéaire

Proposition
Soit (O; I; J) un repère orthonormé
La représentation graphique d’une fonction linéaire est une droite qui passe par l’origine du
repère O F ONCTIONS

Exemple
−2
Soit g une fonction linéaire définie par : g(x) = x
3
1.C HAPTER 1

1 Calculer g(3)
2 Construire la représentation graphique de la fonction g dans un repère orthonormé
(O; I; J)
Section I Fonction linéaire 3

Solution
1 Calculons g(3)
−2 3
On a g(x) = x
3 (Cg )
−2 2
Donc g(3) = × 3 = −2
3 J
2 Construisons la représentation graphique de la
fonction g −3 −2 −1 O I 2 3
On a g(3) = −2 et g est linéaire, donc la re- −1
présentation graphique de la fonction g est une
droite qui passe par les points O̧00 et A̧3−2 −2 A
−3

¶ Le point M̧xy appartient à la représentation graphique d’une fonction linéaire f si-


gnifie que f (x) = y
· Pour déterminer, graphiquement, l’image d’un nombre b parune fonction linéaire f ,
on construit la droite verticale passante par b qui coupe C f la représentation gra-

LINÉAIRES ET FONCTIONS AFFINES


4! phique de la fonction f en un point d’ordonnée c, donc f (b) = c
¸ Pour déterminer, graphiquement, le nombre dont l’image est c par une fonction
linéaire f , on construit la droite horizontale passante par c qui coupe (C f ) la représen-
tation graphique de la fonction f en un point d’abscisse b, donc c = f (b)
¹ Si f (x)ax est une fonction linéaire , donc l’équation de la droite (∆) la représentation
graphique de la fonction f est : (∆) : y = ax

Application
Soit f une fonction linéaire définie par f (x) = −2x

1 Est-ce-que les points A̧−15 et B̧3−6 appartiennent à C f

2 Tracer C f

Solution

1 M On a f (−1) = −2 × (−1) = 2 6= 5, donc A ∈ / (C f )


M On a f (3) = −2 × 3 = −6, donc B ∈ (C f ) F ONCTIONS

2 Traçage de C f
f est une fonction linéaire et B ∈ (C f ), donc (C f ) est une droite qui passe par les points
O̧00 et B̧3−6
1.C HAPTER 1
Section II Fonction affine 4

4
(C f ) 3
2
J

−4 −3 −2 −1 O I 2 3 4
−1
−2
−3
−4
−5
−6 B

LINÉAIRES ET FONCTIONS AFFINES


II Fonction affine

1 Définition

ä Définition
Soient a et b deux nombres réels donnés
Toute relation qui, à tout nombre réel x, fait correspondre le nombre réel ax + b s’appelle
fonction affine de coefficient a et on écrit f (x) = ax + b
Le nombre ax + b s’appelle l’image de x par la fonction f

2 Exemples
F ONCTIONS
Exemple
3
Soient f , g et h des fonctions affines définies par : f (x) = x − 3, g(x) = 5 et h(x) = − x + 1
2
1 Déterminer le coefficient des fonctions f , g et h
1.C HAPTER 1

1
2 Calculer : f (0), g(−1) et h( )
3
3 Calculer l’image de 2 par la fonction f
4 Calculer le nombre d’image 6 par la fonction h
Section II Fonction affine 5

Solution

1 f est une fonction affine de coefficient 1


g est une fonction affine de coefficient 0
3
h est une fonction affine de coefficient − x
2
1
2 Calculons f (0), g(−1) et h( )
3
f (0) = 0 − 3 = −3
g(−1) = 5
1 3 1 3 1 1
h( ) = − × + 1 = − + 1 = − + 1 =
3 2 3 6 2 2
3 Calculons l’image de 2 par f
On a f (2) = 2 − 3 = −1
Donc l’image de 2 par la fonction f est −1
4 Calculons le nombre d’image 6 par h
Résolvons l’équation h(x) = 6
3
L’équation h(x) = 6 est respectivement équivalente à − x + 1 = 6

LINÉAIRES ET FONCTIONS AFFINES


2
3 −5 2 10
C’est à dire x = −6 + 1 = −5, donc x = = −5 × = −
2 3 3 3
2
10
Donc le nombre d’image 6 par la fonction h est −
3

3 Propriété

Proposition
Coefficient d’une fonction affine Si f est une fonction affine et x et x0 deux nombres réels tel
que x 6= x0
f (x) − f (x0 )
Donc, le coefficient de la fonction f est a =
x − x0

F ONCTIONS
Exemple
On considère la fonction affine f tel que : f (0) = 3 et f (1) = 5
Déterminer l’expression de la fonction f
1.C HAPTER 1

Solution
Déterminons l’expression de f
f (1) − f (0)
On a f est une fonction affine donc f (x) = ax + b et son coefficient est a = =
1−0
5−3
=2
1
Section II Fonction affine 6

Donc f (x) = 2x + b
N Déterminons b
On a f (0) = 3, donc 2 × 0 + b = 3, donc b = 3
Alors f (x) = 2x + 3

4 Représentation graphique d’une fonction affine

Proposition
Soit (O; I; J) un repère orthonormé
La représentation graphique d’une fonction affine est une droite qui passe par les points
A̧x f (x) et B̧x0 f (x0 )

Exemple
On considère la fonction affine f définie par : f (x) = 2x + 4

LINÉAIRES ET FONCTIONS AFFINES


Tracer, dans un repère orthonormé (O; I; J) , la représentation graphique (C f ) de la fonction
f

Solution
Traçons la représentation graphique de la fonction f (C f )
Calculons f (0) et f (−2)
On a f (0) = 2 × 0 + 4 = 0 + 4 = 4 4 A
Et f (−2) = 2 × (−2) + 4 = −4 + 4 = 0 3
Donc la représentation graphique de la fonction g est la droite 2
qui passe par les points A̧04 et B̧−20
J
B
−3 −2 −1O I 2 3
−1
−2

F ONCTIONS
¶ Le point M̧xy appartient à la représentation graphique d’une fonction affine f signifie
que f (x) = y
· Les méthodes graphique pour déterminer les images et les nombres dont on connait
leurs images restent valables pour une fonction affine
¸ Si f (x)ax + b est une fonction affine , donc f (0) = b et l’équation de la droite (∆)

4! la représentation graphique de la fonction f est : (∆) : y = ax + b


1.C HAPTER 1

¹ Pour déterminer l’intersection de la représentation graphique d’une fonction affine


f avec l’axe des abscisses, on résout l’équation f (x) = 0 et le point d’intersection est
donc : A̧x0
º Pour déterminer l’intersection de la représentation graphique d’une fonction affine f
avec l’axe des ordonnées, on calcul f (0) et le point d’intersection est donc : B̧0 f (0)
» La fonction f (x) = a est une fonction affine de coefficient 0 (ou fonction constante),
Section II Fonction affine 7

4! et sa représentation graphique est la droite passante par le point A̧0a et parallèle à l’axe
des abscisses

Application
Soient f et g deux fonctions tel que : f (x) = ax et g(x) = 2x + b
1 Déterminer a et b tel que f (−1) = 3 et g(0) = 5
2 Calculer f (2) et g(−1)
3 Déterminer le nombre d’image −4 par la fonction f
4 Déterminer le nombre d’image 7 par la fonction g
5 Tracer (D) et (∆) les représentations graphiques des fonctions f et g respectivement dans
un repère orthonormé (O ;I ;J)
6 Déterminer les coordonnées de H, point d’intersection de (D) et (∆) graphiquement et
algébriquement

Solution

LINÉAIRES ET FONCTIONS AFFINES


1 Déterminons a et b
f (−1) 3
X f est une fonction linéaire , donc son coefficient est a = = = −3
−1 −1
Alors f (x) = −3x
X On a g(0) = 5, donc 2 × 0 + b = 5, d’ou b = 5
Alors g(x) = 2x + 5
2 Calculons f (2) et g(−1)
X f (2) = −3 × 2 = −6
X g(−1) = 2 × (−1) + 5 = −2 + 5 = 3

3 Déterminons le nombre d’image −4 par f


−4 4
L’équation f (x) = −4 est respectivement équivalent à −3x = −4, c’est à dire x = =
−3 3
4
Alors le nombre d’image −4 par f est
3
4 Déterminons le nombre d’image 7 par g
L’équation g(x) = 7 est respectivement équivalent à 2x + 5 = 7, ’est à dire 2x = 7 − 5 = 2, F ONCTIONS
2
donc x = = 1
2
Alors le nombre d’image 7 par g est 1
1.C HAPTER 1
Section II Fonction affine 8

5 Traçons (D) et (∆)


x 0 −1 x 0 1
f (x) 0 3 g(x) 5 7
(D) passe par les points O̧00 et A̧−13 (∆) passe par les points B̧05 et 17

8
C
7
6
B
5
4(C f )
A 3
2

LINÉAIRES ET FONCTIONS AFFINES


J

−3 −2 O I 2 3
−1
−2

6 Déterminons les coordonnées de H


X Graphiquement :
Les deux droites (D) et (∆) se coupent au point Ḩ−13
X Algébriquement :
On résout l’équation f (x) = g(x)
L’équation f (x) = g(x) est respectivement équivalent à −3x = 2x + 5, c’est à dire −3x −
2x = 5
5
Donc −5x = 5, donc x = = −1
−5
Et on a f (−1) = 3
Alors Ḩ−13 est le point d’intersection des droites (D) et (∆)
F ONCTIONS
1.C HAPTER 1
Cours

e
pi
tr Statistiques 3AC
ha
C

I Rappel

¬ Étude statistique : étude d’un phénomène ou d’un caractère qui caractèrise les membres
d’un groupe
­ Population statistique : c’est l’échantillon ou le groupe qui fait l’objet de l’étude statistique
et chaque membre s’appelle individu ou unité statistique
® Caractère : c’est le phénomène étudié qui est une propriété qu’on peut observer ou mesurer
et on a deux types de caractère
M Caractère quantitatif : caractère qu’on peut exprimer par des nombres (nombres d’enfants,
les notes, âge, pages, longueurs,. . . )
M Caractère qualitatif : caractère qu’on ne peut pas exprimer par des nombres (sex, couleur,
type de voiture,. . . )
¯ Effectif : c’est le nombres des unités qui prennent une des valeurs du caractère, on le sym-
bolise par ni (nombres de répétition)
° Effectif total : c’est la somme de tous les effectifs symbolisé par N
± Effectif cumulé : l’eefectif cumulé d’une valeur du caractère est la somme des effectifs de
toutes les valeurs qui sont inférieur ou égale à cette valeur
² Fréquence : la fréquence d’une valeur est le quotient de l’effectif de cette valeur par l’ef-
ni
fectif total, on la note : fi =
N
³ Fréquence cumulée : la fréquence cumulée d’une valeur est le quotient de l’effectif cumulé
de catte valeur par l’effectif total N
Chapitre : Statistiques

´ Pourcentage : c’est le produit de la fréquence par 100


Effectifs cumulé
on le note : pi = × 100 = fi × 100
Effectif total

M La somme de toutes les fréquences d’une série statistique est égale à 1


M La fréquence cumulée d’une valeur est la somme de la fréquence de cette valeur et
des fréquences de toutes les valeurs précédentes
M On a deux types de séries statistiques :

Les types des


séries statistiques
4! Discret Continue
En valeurs : en classe :
si le nombre des valeurs si le nombre des valeurs est élevé
est petit et en les regroupe en classe
et en les range dans de même amplitude
l’ordre croissant a6x<b

1
Prof : ABDELAALY TAADOUMMANT [Link]
Section II Effectifs cumulés, fréquences et fréquence cumulées 2

II Effectifs cumulés, fréquences et fréquence cumulées

1 Série statistique discrète en valeur

Si le caractère est quantitatif et le nombre de ses valeurs est petit, on les range dans l’ordre
croissant

Application
Le tableau, ci-après, représente une série statistique qui exprime la répartition de 24 adhérents
dans un club sportif selon leur âge

Caractère 12 13 14 15 16
Effectifs 5 6 x 8 4
Effectifs cumulés ··· 11 ··· ··· 24
Fréquences ··· ··· ··· ··· ···
Fréquences cumulées ··· ··· ··· ··· ···

1 Quelle est la population statistique de cette série statistique ?


2 Quelle est l’unitè statistique de cette série statistique ?
3 Quel est le caractère étudié dans cette série statistique ? quel est son type ?
4 Déterminer la valeur de x
5 Compléter le tableau

S TATISTIQUES
6 Vérifier que la sommes des fréquences est égale à 1
7 Représenter cette série statistique avec un diagramme en bâtons et un diagramme à ligne
brisée

Solution

1 La population statistique de cette série statistique est 24 adhérent dans un club sportif

1.C HAPTER 1
2 L’unitè statistique de cette série statistique est un adhérent
3 Le caractère étudié dans cette série statistique est l’âge de l’adhérent qui est un caractère
quantitatif discret
4 Déterminons x
On a l’effectifs total est N = 24,c’est à dire 5 + 6 + x + 8 + 4 = 24, donc 23 + x = 24
Alors x = 24 − 23 = 1
Section II Effectifs cumulés, fréquences et fréquence cumulées 3

5 Complétons le tableau

Caractère 12 13 14 15 16
Effectifs 5 6 1 8 4
Effectifs cumulés 5 11 12 20 24
5 6 1 8 4
Fréquences = 0.21 = 0.25 = 0.04 = 0.33 = 0.17
24 24 24 24 24
Fréquences cumulées 0.21 0.46 0.50 0.83 1

6 Vérifions la sommes des fréquences


On a 0.21 + 0.25 + 0.04 + 0.33 + 0.17 = 1, alors la somme de toutes les fréquences est
égale à 1
7 Représentation de la série statistique
J Avec un diagramme en bâtons J Avec un diagramme à ligne brisée
Effectifs (courbe polygonale)

9 Effectifs

8 9

7 8

6 7

5 6

4 5

3 4

S TATISTIQUES
2 3

1 2

Age 1
12 13 14 15 16 Age
12 13 14 15 16

1.C HAPTER 1
Application
Une étude a été menée sur le nombre d’enfants dans 20 familles, et a donnée les résultats
suivants : 2 − 3 − 4 − 3 − 0 − 4 − 3 − 2 − 1 − 1 − 2 − 1 − 0 − 2 − 3 − 4 − 1 − 3 − 0 − 1

1 Donner le tableau des effectifs et des effectifs cumulés de cette série statistique
2 Calculer la fréquence de la valeur 0
3 Calculer le pourcentage de la valeur 0
4 Calculer le pourcentage du nombre de familles dont le nombre d’enfants dépasse 2
5 Représenter cette série en collones
Section II Effectifs cumulés, fréquences et fréquence cumulées 4

Solution

1 Le tableau des effectifs et des effectifs cumulés de la série

Caractère 0 1 2 3 4
Effectifs 3 5 4 5 3
Effectifs cumulés 3 8 12 17 20

2 Calculeons la fréquence de la valeur 0


Soit f la fréquence de la valeur 0
n 3
Donc f = = = 0.15
N 20
3 Calculons le pourcentage de la valeur 0
Soit p le pourcentage de la valeur 0
Donc p = f × 100 = 0.15 × 100 = 15%
4 Calculons le pourcentage des familles dont le nombre d’enfants dépasse 2
Le nombres de familles qui ont plus de deux enfants est 5 + 3 = 8
8 800
Donc le pourcentage est : P = × 100 = = 40%
20 20
5 Représentons cette série en collones

Effectif
6

S TATISTIQUES
4

1.C HAPTER 1
1

0 Caractère
0 1 2 3 4

2 Série statistique en classes

Si le caractère est quantitatif et le nombre de ses valeurs est élevé, au lieu d’étudiertoutes les
valeurs, on les regroupe dans des intervalles de même amplitude [a, b[ appelés des classes et
a+b
le centre de la classe est
2
Section II Effectifs cumulés, fréquences et fréquence cumulées 5

Application
Le bilan suivant donne la répartition d’âges des ouvriers dans une ferme :
16 − 26 − 34 − 17 − 22 − 45 − 36 − 27 − 29 − 25 − 19 − 18 − 32 − 42 − 21 − 33 − 35 − 16 − 26
34 − 17 − 22 − 38 − 36 − 27 − 29 − 38 − 13 − 18 − 32 − 30 − 39
1 Déterminer la population de cette série
2 Déterminer le caractère étudié et son type
3 Compléter le tableau suivant
Age en années [10, 20[ [20, 30[ [30, 40[ [40, 50[
Centre de la classe ··· ··· ··· ···
Effectifs : Nombre d’ouvriers ··· ··· ··· ···
4 Combien y-a-t-il d’ouvriers dans la ferme ?
5 Calculer le pourcentage des ouvriers dont l’âge est inférieur à 20 ans
6 Calculer la fréquence de la classe [30, 40[
7 construire l’histogramme de la répartition des ouvriers de la ferme selon les classes de
leurs âges

Solution

1 La population de cette série est les ouvriers de la ferme


2 Le caractère statistique étudié est l’âge des ouvriers et c’est un caractère quantitatif
continu
3 Complétons le tableau
Age en années [10, 20[ [20, 30[ [30, 40[ [40, 50[

S TATISTIQUES
10 + 20 20 + 30
Le centre de la classe = 15 = 25 35 45
2 2
Effectifs : Nombre d’ouvriers 8 10 12 2
4 Le nombre d’ouvriers dans la ferme est : N = 8 + 10 + 12 + 2 = 32
5 Le pourcentage des ouvriers dont l’âge est inférieur à 20 ans
Le nombre d’ouvriers qui ont une âge inférieur à 20 ans est n = 8

1.C HAPTER 1
n 8
Donc leur pourcentage est : p = × 100 = × 100 = 25%
N 32
n 12
6 La fréquence de la classe [30, 40[ est f = = = 0.375
N 32
7 construisons l’histogramme de la répartition
Si la répartition est sous forme de classes [a, b[ ou d’intervalles a 6 x < b, on emploie un
histogramme
Section III Les paramètres de position 6

12
10

Effectifs
8
6
4
2

10 20 30 40 50

Âge

Diagramme circulaire
Ce type de diagramme est concenable pour les caractères qualitatifs.
Un diagramme circulaire est un diagramme qui a la forme d’un disque (ou un demi-disque),
décomposé en secteurs dont les mesures des angles sont proportionnelles aux efectifs (et
également aux fréquences)

Effecifts
Mesure de l’angle = × 360◦
Effecift total
= Fréquence × 360◦

S TATISTIQUES
Pourcentage
= × 360◦
100

III Les paramètres de position


1.C HAPTER 1
1 Le mode

a Série en valeurs :

ä Définition
Le mode d’une sèrie statistique est la valeur du caractère qui a le plus grand effectif

Exemple
ë Exemple ¶
Section III Les paramètres de position 7

Caractère 12 13 14 15 16
Effectifs 5 6 1 8 4
On a le plue grand effectif est : 8, sa valeur est 15
Donc le mode de cette sèrie est 15 ë Exemple ·

Caractère (coefficient) 1 2 3 5
Effectifs (Nombre de matières) 3 2 2 3
Pour cette sèrie, le plue grand effectif est : 3 correspendant aux valeurs 1 et 5
Donc cette sèrie admet deux modes : 1 et 5
ë Exemple ¸
Les longueurs de 8 élèves en ’cm’ sont : 61; 68; 67; 73; 66; 64; 59; 70
Existe-t-il une valeur plus fréquente que les autres dens ces données ?
La réponse est non
Donc, cette sèrie n’admet pas de mode

b Série en classes :

ä Définition
On appelle classe modale, d’une série statistique groupée en classe, toute classe qui a le plus
grand effectif

S TATISTIQUES
Exemple
On considère la série suivante
Classes [120; 130[ [130; 140[ [140; 150[ [150; 160[
Effectifs 9 11 12 18

1.C HAPTER 1
Le plus grand effectif est 18, et il correspond à la classe [150; 160[, donc la classe modale
est : [150; 160[

Remarque
Une série statistique peut ne pas avoir un mode (classe modale), comme elle peut
avoir plusieurs modes (classes modales)
Section III Les paramètres de position 8

2 La moyenne arithmétique

a Série en valeurs

ä Définition
La moyenne arithmétique est le rapport de la somme de tous les produit de chaque valeur
(centre de classe) par son effectif sur l’effectif total, on la note m

Remarque
La moyenne arithmétique m est égale au rapport de la somme de toutes les valeurs du
caractère sur l’effectif total, c’est à dire, c’est la valeur obtenue si toutes les valeurs
du caractère sont égaux

Exemple
¶ Regarder l’application 2
(0 × 3) + (1 × 5) + (2 × 4) + (3 × 5) + (4 × 3) 0 + 5 + 8 + 15 + 12 40
On a m = = = =2
20 20 20
Donc 2 est la moyenne du nombres d’enfants dans chaque famille
· On considère la série suivante
Caractère (Coefficient) 1 2 3 5
Effectifs (Nombres de matières) 3 2 2 3

S TATISTIQUES
(1 × 3) + (2 × 2) + (3 × 2) + (5 × 3)+ 3 + 4 + 6 + 15 28
On a m = = = = 2.8
10 10 10
Donc 2.8 est la moyenne de cette série

b Série en classes

1.C HAPTER 1
Règle
a+b
Si a 6 x < b est une classe d’une sérire, alors son milieu est
2
Pour calculer la moyenne d’une série statistique en classes, on utilise la définition précédente
en remplaçant les valeurs par les centres des classes

Exemple
û Regarder l’application 3

Age en années [10, 20[ [20, 30[ [30, 40[ [40, 50[
Le centre de la classe 15 25 35 45
Effectifs : Nombre d’ouvriers 8 10 12 2
Section III Les paramètres de position 9

(15 × 8) + (25 × 10) + (35 × 12) + (45 × 2) 120 + 250 + 420 + 90


m= = = 27.5
32 32
Alors, la moyenne d’âges des ouvriers de la ferme est 27.5 et cela signifie que si on a supposé
que tous les ouvriers ont le même âge, l’âge de chacun d’eux va être 27.5 ans

3 La médiane

ä Définition
La médiane d’une série statistique est la plus petite valeur du caractère dont l’effectif cumulé
est supérieur ou égal à la moitié de l’effectif total

Exemple
N série en valeurs :
Regarder l’application 1

Caractère 12 13 14 15 16
Effectifs 5 6 1 8 4
Effectifs cumulés 5 11 12 20 24
24
La moitié de l’effectif total est = 12
2
La plus petite valeur dont l’effectif cumulé est supérieur ou égal à 12 est 14
Donc, la médiane de cette série est égale à 14 N série en classes :

S TATISTIQUES
Classes [120; 130[ [130; 140[ [140; 150[ [150; 160[
Effectifs 9 11 12 18
Effectifs cumulés 9 20 32 50
50
La moitié de l’effectif total est = 25
2

1.C HAPTER 1
La premier effectif cumulé supérieur ou égal à 25 est 32, qui correspond à la classe [140; 150[
Donc, la médiane de cette série se trouve dans la classe [140; 150[

Remarque
On peut dire (admettre) que 145 (centre de la classe [140; 150[ ) est la médiane de
cette série statistique

Définition (Autre définition) 

La médiane d’une série statistique, dont les valeurs sont ordonnées est la valeur du caractère
qui partage la série en deux parties de même effectif
Section IV La dispersion 10

Exemple
M Cas ¬ : Effectifs total N impair
Le nombre d’abssence pendant 7 jours des ouvriers d’une sociètè sont : 3 − 1 − 2 − 0 − 4 −
2−3
On les range dans l’ordre croissant : 0 − 1 − 2 − 2 − 3 − 3 − 4
0| −{z
1 − 2} −2− 3| −{z
3 − 4}

3 valeurs M 3 valeurs
Donc, la médiane est 2
M Cas ­ : Effectif total N pair
Le nombre d’abssence pendant 8 jours des ouvriers d’une sociètè sont : 0 − 1 − 1 − 2 − 3 −
4−4−5
On les range dans l’ordre croissant : 0 − 1 − 1 − 2 − 3 − 4 − 4 − 5
0| − 1 {z
− 1 − 2} − 3| − 4 {z
− 4 − 5}

4 valeurs M= 2+3 4 valeurs
2
On peut prendre comme médiane tout nombre entre 2 et 3, d’ou, la médiane de cette série
est 2.5

IV La dispersion
ä Définition
On considère deux séries statistiques S1 et S2 , qui ont la même moyenne arithmétique m

S TATISTIQUES
On dit que la série S1 est moins dispersée que la série S2 si les valeurs de la série S1 sont plus
proches de m que celles de la série S2

Exemple
On considère le tableau suivant :

1.C HAPTER 1
Devoirs D1 D2 D3 D4 D5
Notes de Hassan 9 14 10 13 14
Notes de Khalid 8 15 10 17 9
9 + 14 + 10 + 13 + 14 60
La moyenne de Hassan est : m1 = = = 12
5 5
8 + 16 + 10 + 17 + 9 60
La moyenne de Khalid est : m2 = = = 12
5 5
Donc m1 = m2 , c’est à dire que Hassan et Khalid ont la même moyenne 12
On remarque que les notes de Hassan sont plus proches de la moyenne 12 que celles de
Khalid
On dit que les notes de Hassan sont moins dispersées que les notes de Khalid
Cours

e
pi
tr La géométrie dans l’espace 3AC
ha
C

I Orthogonalité d’une droite et d’un plan

1 Définition

ä Définition
On dit qu’une droite (D) est perpendiculaire (ou orthogonale) à un plan (P) en un point A, si
elle est perpendiculaire, au point A, à deux droites incluses dans le plan (P) et sécantes en A

_ Figure géométrique : (D)


X On a (D)⊥(∆) et (D)⊥(∆0 ) au point A
X Et (∆) et (∆0 ) sont inclues dans le plan (P) (P)
Alors (D)⊥(P) (∆)
A
(∆0 )
Chapitre : La géométrie dans l’espace

Exemple
Soit ABCDEFGH un cube D C
Montrer que (AE)⊥(EFGH)

A B

H G

E F

Solution
On a ABEF et ADHE deux carrées, donc
X (AE)⊥(EF) en E
X (AE)⊥(EH) en E
X (EF) et (EH) sont inclues dans le plan EFGH et se coupent en E
Alors, d’aprés la définition, (AE)⊥(EFGH) en E

1
Prof : ABDELAALY TAADOUMMANT [Link]
Section I Orthogonalité d’une droite et d’un plan 2

2 Propriété

Proposition
Si une droite (D) est orthogonale à un plan (P) au point A, alors elle est perpendiculaire à
toutes les droites de (P) qui passent par A

Exemple
On considère le cube ABCDEFGH précédent
Montrer que le triangle AEG est rectangle en E

Solution
Montrons que le triangle AEG est rectangle
On a (AE)⊥(EFGH) en E
Comme la droite (EG) est inclue dans le plan (EFGH) et passe par le point E
Donc, d’après la proposition ¬, (AE)⊥(EG) et cela signifie que le triangle AEG est rectangle
en E

3 Théorème de Pythagore dans l’espace

a Théorème de Pythagore direct

Exemple
La figure, ci-contre, représente une pyramide régulière S
SABCD à base le carré ABCD et de hauteur [SH] tel
que : AC = BD = 12cm et SH = 12cm
Calculer BC et SC

A B
H
D C

Solution
W Calculons BC
ABCD est un carré, donc le triangle ABC est rectangle en B
Donc, d’après le Théorème de Pythagore direct on a : BC2 + AB2 = AC2
Donc BC2 + BC2 = AC2 (car ABCD est un carré, c’est à dire AB = BC )
Donc 2BC2 = AC2 = 122 = 144
144
Donc BC2 = = 72
2
Section II Parallélisme d’une droite et un plan 3

√ √
Alors BC = 72 = 6 2
W Calculons SC
On a [SH] l’hauteur de la pyramide SABCD, donc (SH)⊥(ABCD)en H
Or (HC) ⊂ (ABCD), donc (SH)⊥(HC)
Donc le triangle SHC est rectangle en H
Donc, d’après le Théorème de Pythagore direct on a : SH 2 + HC2 = SC2
AC
Donc SC2 = 122 + 62 (car HC = ), c’est à dire SC2 = 144 + 36 = 180
√ √ 2
Alors SC = 180 = 6 5

b Théorème de Pythagore réciproque

Exemple
La figure, ci-contre, représente un tétraèdre SABC à S
base le triangle ABC tel que : AC = 3cm et AB = 5cm
Montrer que le triangle ABC est rectangle

B
4
5
A C
3

GÉOMÉTRIE DANS L’ ESPACE


Solution
Montrons que ABC est rectangle
On a AB2 + AC2 = 42 + 32 = 16 + 9 = 25, et BC2 = 52 = 25
Donc AB2 + AC2 = BC2
Alors d’après le Théorème de Pythagore réciproque, le triangle ABC est rectangle en A

II Parallélisme d’une droite et un plan


LA
1.C HAPTER 1

1 Définition

ä Définition
On dit qu’une droite (D) est parallèle à un plan (P)si la droite (D) est inclue dans le plan (P)
ou si (D) et (P) n’ont aucun point commun

_ Figure géométrique :
Section II Parallélisme d’une droite et un plan 4

(D)

(P) (P)
(D)

(D) ⊂ (P) ⇒ (D) k (P) (D) k (P)


car aucun point commun

2 Propriété

Proposition
Une droite (D) est parallèle à un plan (P) si elle est parallèle à une droite (∆) inclue dans le
plan (P)

Exemple
Soit ABCDEFGH un parallélépipède D C
Montrer que (AB) k (EFGH)

GÉOMÉTRIE DANS L’ ESPACE


A B

H G

E F

Solution
Montrons que (AB) k (EFGH)
On a ABEF est un rectangle, donc (AB) k (EF) et (EF) ⊂ (EFGH)
Donc, d’après la proposition 2, (AB) k (EFGH) LA
1.C HAPTER 1

Application
La figure, ci-contre, représente un tétraèdre ABCD A
Soit J le milieu de [AB] et K le milieu de [AD]
Montrer que (JK) k (BCD) O /

J K
C
O /

B D
Section II Parallélisme d’une droite et un plan 5

Solution
On considère
( le triangle ABD
XJmilieude[AB]
On a
XKmilieude[AD]
0
Donc, d aprslapropositiondeladroitepassantepardeuxmilieudansuntriangle, ona (JK) k (BD)

Etcomme (BD) ⊂ (BCD)


Donc, d 0 aprslaproposition2, ona (JK) k (BCD)

3 Théorème de Thalès dans l’espace

a Proposition directe

Exemple
On considère la figure, ci-contre, qui représente A
une pyramide ABCD tel que (KJ) k (BC), AK = 2
, AB = 6 et BC = 9
Calculer KJ
K J
D

GÉOMÉTRIE DANS L’ ESPACE


B C

Solution

Calculons KJ AK AJ KJ
Direct, ona = =
On considère le triangle ABC AB AC BC
( AK KJ 2 KJ
K ∈ [AB] Donc = , c’est à dire =
On a ,telque (KJ) k (BC) AB BC 6 9
J ∈ [AC] 2 × 9 18
Donc KJ = = =3
Donc, d 0 aprsleT hormedeT hals 6 6
LA
1.C HAPTER 1
b Proposition réciproque
Section III Agrandissement et réduction 6

Exemple
On considère la figure, ci-contre, tel que AF = 3 , A
AB = 9, AG = 4 et AC = 12
Montrer que (FG) k (BC)
F G

E D

B C

Solution
(
Montrons que (FG) k (BC) F ∈ [AB]
AF 3 1 AG 4 1 On a etlespointsA,FetBontlemmeordrequele
On a = = et = G ∈ [AC]
AB 9 3 AC 12 3 AF AG
AF AG Etona =
Donc = AB AC
AB AC Donc, d’après le théorème de Thalès
on considère le triangle ABC
réciproque, on a (FG) k (BC)

III Agrandissement et réduction

GÉOMÉTRIE DANS L’ ESPACE


1 Définition

ä Définition
On dit qu’une figure est un agrandissement ou une réduction d’une autre figure lorsque leurs
longueurs sont proportionnelles de rapport k
C’est à dire qu’on obtient le deuxième solide en multipliant les arêtes du premier par le nombre
positif non nul k (k 6= 1)

LA
Le nombre k est appelé coefficient d’agrandissement ou de réduction
1.C HAPTER 1
M Si k > 1, il s’agit d’un agrandissement

4! M Si 0 < k < 1, il s’agit d’une réduction


M Si k est le rapport d’agrandissement, alors
1
est le coefficient de réduction
k
Section III Agrandissement et réduction 7

2 L’influence de l’agrandissement (la réduction) sur les aires et le volumes

Proposition
Dans un agrandissement ou une réduction, de rapport k, dans l’espace
N Les longueurs sont multipliées par k
N Les aires sont multipliées par k2
N Les volumes sont multipliés par k3

ú Autrement dit :
On note ` : pour les longueurs, A : pour les aires, et ν : pour les volume

Agrandissement
Solide d’origine ou réduction Solide obtenu
de rapport k

` `0 = k` `’

GÉOMÉTRIE DANS L’ ESPACE


A A0 = k2 A A’
ν ν 0 = k3 ν ν’

LA
1.C HAPTER 1
Section III Agrandissement et réduction 8

Exemple
On considère la figure suivante

Agrandissement
de rapport 4 8cm
2cm

3cm A

5cm 12cm B

20cm
Réduction
1
de rapport
4

X Le parallélépipède B est un agrandissement, de rapport k = 4, du parallélépipède A (car


les longueurs sont multipliées par 4 )
1 1

GÉOMÉTRIE DANS L’ ESPACE


Et A est une réduction de B de rapport =
k 4
X L’aire de A est : A = 2(ab + ac + bc) = 2(5 × 3 + 5 × 2 + 3 × 2) = 2 × 31 = 62cm2
Alors, l’aire de B est A0 = k2 × A = 42 × 62 = 16 × 62 = 992cm2
X Le volume de A est : ν = abc = 5 × 3 × 2 = 30cm3
Alors, l’aire de B est ν 0 = k3 × ν = 43 × 30 = 64 × 30 = 1920cm3

Remarque
Des fois, pour déterminer le rapport d’agrandissement ou de réduction, on emploie le
théorème de Thalès direct

Application LA
On considère la figure, ci-contre, qui représente une
1.C HAPTER 1

S
pyramide régulière à base carrée ABCD et de hau-
teur [SO], tel que BC = 6cm et SO = 4cm
I ; J ; K et L sont, respectivement, les milieux des L K
I J
segments [SA], [SB], [SC] et [SD] tel que SI = SJ =
1
SK = SL = SA B C
3
O
A D
1 Montrer que IJ = 2cm
2 Sachant que la pyramide SABCD est un agrandissement de la pyramide SIJKL
Section III Agrandissement et réduction 9

a Déterminer le coefficient k de cet agrandissement


b Calculer l’aire a du carrée ABCD et déduire l’aire a0 du carrée IJKL
3 Calculer le volume v de la pyramide SABCD et déduire le volume v0 de la pyramide
SIJKL
4 Déduire le volume V du solide ABCDIJKL

Solution

1 Montrons que IJ = 2cm L’aire du carrée ABCD est


1
On a SI = SA, donc
SI
=
1 a = AB2 = 62 = 36cm2
3 SA 3 J Déduisons l’aire de IJKL
1 1 On a le carrée IJKL est une
Et on a SJ = SA = SD (car SABCD
3 3 réduction du carrée ABCD de
est une pyramide régulière et donc 1
SJ 1 rapport k =
SA = SD), d’ou = 3
SD 3 Donc, l’aire du
SI SJ 1  carrée
2 IJKL est
Alors = = 1 1
SA SD 3 a0 = k2 × a = × 36 = ×
On considère le triangle ASD 3 9
( 36
I ∈ [SA] 36
On a a0 =
etlespointsS,IetAontlemmeordrequelespointsS,JetDetona
= 4cm2
J ∈ [SD] 9

GÉOMÉTRIE DANS L’ ESPACE


SI SJ 3 J Calculons le volume de SABCD
=
SA SD Le volume de la pyramide SABCD
Donc, d’après le théorème de Thalès 1 1
réciproque, on a (IJ) k (AD) est : v = × SO × AB2 = × SO × a
3 3
Alors, d’après, le théorème de Thalès 1 4 × 36 144
SI SJ IJ 1 v = × 4 × 36 = = =
direct, on a = = = 3 3 3
SA SD AD 3 48cm3
IJ 1 IJ 1 J Déduisons le volume de SIJKL
Donc = , c’est à dire = (
AD 3 6 3 La pyramide SIJKL est une réduction
AD = BC = 6cm )
1 de la pyramide SABCD de rapport k =
Donc IJ = × 6 = 2cm 1
3
3
LA
2 a Déterminons le rapport d’agran- Donc, le volume de la pyramide
dissement  3
1
On a la pyramide SABCD est un SIJKL est v0 = k3 × v = × 48
1.C HAPTER 1

3
agrandissement de la pyramide 1 48 16 3
SIJKL Alors v0 = × 48 = = cm
27 27 9
Donc la base ABCD est un
agrandissement de la base IJKL 4 Déduisons le volume de ABCDIJKL
Donc, le coefficient d’agrandis- On a v = v0 +V , donc V = v − v0
16 432 − 16
AD 6 Donc V = 48 − =
sement est k = = =3 9 9
IJ 2 416 3
b J Calculons l’aire de ABCD Alors V = cm
9

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