Sequence 1 Couple 2
Sequence 1 Couple 2
Les relations
de couple …
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Introduction
Apports culturels :
Objectifs :
A la fin de cette séquence, vous devrez être capables d’expliquer :
Les notions de : mariage cum manu et sine manu, polygamie, polyandrie, exogamie,
endogamie, amour courtois, fusion, différenciation, rapprochement, relation de
consommation, relation donnant-donnant (ou d’échange) et relation de don (de gratuité ou
de confiance).
L’évolution d’une relation amoureuse.
L’enseignement de Dieu et de Jésus sur le mariage, la relation homme/femme.
Les valeurs et l’attitude morale du mariage chrétien.
Le sens (et le déroulement) du sacrement du mariage.
A la fin de cette séquence, vous devrez être capable de vous positionnez sur :
Votre recette idéale du couple.
Une question d’éthique conjugale ou familiale (avortement, contraception, séparation …)
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I. Enracinement existentiel
Parmi les expressions suivantes, laquelle ressemble le plus à ta vision de l’amour et laquelle s’en
écarte le plus ?
Souligne en une couleur la phrase qui correspond à ta vision du couple. Justifie ton choix.
Souligne en une autre couleur la phrase qui s’oppose à ta vision du couple. Justifie ton choix.
Chacun d’entre nous porte en lui, venue du tout début de son histoire, une vision singulière du
couple. Celle-ci est présente dans notre inconscient, bien avant que nous ayons l’idée de vivre à
deux. Le modèle dans lequel nous nous embarquons se met en place très tôt, soit en rapport avec le
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couple que formait nos parents, soit en réponse au désir inconscient du couple qu’ils auraient aimé
former, soit en relation avec un couple ayant eu une présence forte à nos côtés durant l’enfance.
Voici un petit test visuel, élaboré par des psychologues et des psychanalystes, qui vise à mettre en
évidence quelle est l’image que tu te fais du couple : plus ou moins sécurisante, tendre ou sexuelle…
Regarde attentivement les huit photographies et choisis les deux avec lesquelles tu te sens
le plus en accord, celles qui résonnent le plus profondément en toi. Ensuite, donne la
priorité à l’une des deux.
Si les deux photos renvoient au même profil, tu as un modèle de couple très distinctement inscrit
dans la tête. Si les photos appartiennent à deux profils différents, tu es en priorité proche du premier
tout en attendant de ton couple des qualités liées au second profil.
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Est-ce que ce résultat « colle » avec la citation que tu avais choisie pour définir le couple ? Explique.
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Elle a tant mis d’eau dans son vin, pour sauver son couple pendant cinquante ans, qu’Elisabeth ne
partage plus qu’une vinasse sans saveur avec son vieux mari. Le jour des noces pourtant, le curé avait
raconté une belle histoire d’eau changée en vin et elle y avait cru de toutes ses forces… Le contrat
d’amour durable à l’ancienne, celui qu’elle a signé il y a un demi-siècle, est un modèle qui fait
naufrage. Il suffit de compter les divorces pour s’en persuader. Alimenter à l’énergie fossile du devoir,
il était conçu pour naviguer peinard sur des voies bien tracées pas les curés et les notaires, avec la
honte et la réprobation sociale pour celles et ceux qui s’égaraient hors des balises. Le modèle ancien
n’a pas résisté à l’appel des sirènes soixante-huitardes qui poussaient à jouir sans entraves, ni aux
vents individualiste de l’impérieuse nécessité de la réalisation de soi.
Marianne, sa fille, na jamais voulu boire à cette coupe du devoir avant tout, des sacrifices, des
compromis, des collusions névrotiques. Elle a préféré le vin fort et capiteux de l’amour à mort, celui
qui fait tourner les têtes folles et donne la gueule de bois. L’amour face nord ! Elle a souvent dévissé.
Elle a divorcé deux fois et vit seule désormais. Son chirurgien plasticien lui a remodelé les seins et
raboté les cuisses. Ses amants de passage ne s’attardent guère sur ses cicatrices… Le modèle d’amour
jetable qui a dirigé sa vie sentimentale et sexuelle navigue toujours, mais il rejette sur les récifs et les
bancs de sable une grande quantité de passagers qui paient d’une totale solitude le prix de leur
liberté.
Delphine est vaccinée. Le sacrifice plaintif de sa grand-mère et les alternance d’exaltation
romantique et de dépressions réactionnelles de sa mère, elle n’en veut pas. Amour toujours ? Elle en
rêve en secret, mais ses petits amis s’enfuient et ses copines rigolent quand elle ose en parler. Elle
aime du bout des lèvres, au jour le jour, entre Red Bull et Barcadi Breezer. Autour d’elle, ce n’est que
paradoxe et contresens : une quête effrénée d’amour tout en le redoutant, un désir de liberté totale et
un rêve d’engagement à mort… Elle attend la sortie d’un nouveau modèle d’amour. C’est encore flou,
mais elle voudrait quelque chose de souple et solide à la fois, malléable et résilient, totalement fiable
et inaltérable, mais toujours risqué et perpétuellement renouvelé, parfaitement libre et solidement
ancré… Elle rêve ? Et pourtant, avec sa génération, c’est elle qui inventera la recette du nouvel
amour durable.
LEQUEUX (Armand), Aimer durablement n’est pas plus naturel à l’homme que la rose au jardin,
Perpignan, Éditions Mols, 2011, pp. 19-21
a. Dans cet extrait, Armand Lequeux dresse le portrait amoureux de trois femmes
représentatives de leur génération. En t’aidant du texte, tente de nommer ces trois types
d’amour et d’en relever les grandes caractéristiques.
o Elisabeth : représentation de l’amour…
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c. Les modèles d’Elisabeth et Marianne semble dépassés pour ta génération qui doit inventer
une nouvelle recette de l’amour durable. Pourtant, n’y a-t-il pas, selon toi, des éléments dans
ces deux représentations que l’on pourrait trouver dans cette fameuse recette ? Lesquels ?
Pour t’aider à répondre à cette question, pense aux « Elisabeth » et aux « Marianne », filles
ou garçons, qui t’entourent : quels aspects de leur vie amoureuse les aident à s’épanouir ?
o D’Elisabeth, je retiendrai ….
o De Marianne, je retiendrai …
En observant et comparant les trois générations actuelles, tu as pu remarquer que sur une
cinquantaine d’années, la vision du couple et de l’amour a beaucoup évolué. Tu imagines donc bien
que de nombreux changements se sont opérés au cours de l’histoire, mais aussi que les
représentations de l’amour peuvent varier d’une culture à l’autre. Tâchons d’envisager différentes
images du mariage, et, parfois, par conséquent, de la famille, à l’aide (d’extraits) de textes
informatifs.
Lis calmement l’ensemble des textes une première fois et tente de comprendre tous les concepts (en
gras et soulignés) qui s’y trouvent. Si un doute persiste, indique-le et nous tâcherons de l’éclaircir
tous ensemble.
La famille à Rome est l’unité sociale de base. À sa tête, le « pater familias », tout-puissant au début de
la République, perd petit à petit son pouvoir et son autorité. En même temps que la puissance
paternelle s’amoindrit, la femme se voit accorder le droit formel au respect de ses enfants. Entrée
librement en ménage par le mariage sine manu, elle jouit d’une autonomie de plus en plus grande.
[…]
Le droit romain distingue alors deux sortes de mariage : le mariage cum manu place l’épouse sous la
domination du mari ; le mariage sine manu, qui peu à peu s’est imposé, la libère de cette soumission.
[…]
Les parents arrangent les unions en tenant compte du statut social des époux, ainsi que des avantages
matériels.
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À Athènes, comme dans les autres cités, la femme n’est pas l’égale de
l’homme. Mariée par ses parents sans avoir été consultée, elle est
reléguée au gynécée1. Entourée de servante, elle y mène une vie
monotone, filant, tissant et surveillant l’éducation des enfants. Dans les
classes plus aisées, une femme sort rarement en ville. Répudiable au
gré de son mari, elle n’a aucun recours contre l’adultère qu’il peut
commettre et que la loi et la morale admettent.
Dans la mesure où il marque le passage d’une situation sociale (célibat) à une autre (la vie
conjugale), le mariage peut être sacralisé. L’hindouisme professe par exemple que les filles qui ne
sont pas admises à l’upanayana (initiation) en reçoivent l’équivalent au moment de leur mariage. Les
garçons pour leur part doivent avoir été initiés (vers l’âge de huit ans) pour pouvoir se marier (à la
fin de leurs études, vers dix-huit ans) : le sacrement qu’ils reçoivent alors est une montée en grade.
Bien entendu, les religions de type ascétique2 ont eu beaucoup de réticence à faire du mariage un
sacrement : les catholiques ont toujours professé que le célibat
(obligatoire chez les prêtre) est supérieur, et il faut attendre la
Contre-Réforme3 pour que le mariage soit défini canoniquement4
comme un sacrement dont les époux sont les ministres. S’il est un acte
pleinement et librement consenti par eux, le mariage est indissoluble
jusqu’à la mort. Les orthodoxes considèrent aussi le mariage comme
un sacrement contrairement aux protestants pour qui, s’il comporte
un engagement solennel de la part des époux, le mariage n’est pas un
sacrement au sens strict. Dans l’islam, le mariage a un caractère
purement civil.
Le mariage judaïque
En Israël, il n’existe pas de mariage civil. Les unions sont prononcées à la synagogue par le rabbin.
1
Gynécée : partie de l’habitation réservée aux femmes.
2
Ascétique : qui pratique l’ascétisme. L’ascétisme est un ensemble des pratiques (mortification, pénitence,
prière) qui ont pour but l'union intime avec Dieu.
3
Contre-Réforme : réforme catholique en réaction à la réforme protestante du XVIe s.
4
Canoniquement : conformément aux canons, normes de l’Église.
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Dans la mesure où la filiation est patrilinéaire6, le mariage ne permet pas un accroissement des biens
de la zadruga. La force de travail représentée par la nouvelle arrivée est, en revanche, un atout
appréciable pour la communauté. En outre, certaines alliances sont recherchées pour des raisons de
prestige. Le mariage est décidé par les deux assemblées représentant chaque zadruga, sans la
présence des futurs époux. Les divorces sont rares à cause des rapports instaurés entre les deux
communautés. Lorsqu’une épouse ne peut avoir d’enfants, dans des rares cas, l’homme est autorisé à
prendre une seconde femme. Une veuve reste attachée à la zadruga de son mari défunt, mais ne peut
se remarier.
Le grand Quid illustré, Paris, Robert Laffont, 1980, v. XII, pp. 136-137.
La polygamie et la polyandrie
Qu’appelle-t-on polygamie ?
Et la polyandrie ?
C’est l’inverse de la polygamie : une femme est mariée à plusieurs hommes à la fois.
Le grand Quid illustré, Paris, Robert Laffont, 1980, v. XII, pp. 138-139.
L’exogamie et l’endogamie
C’est la règle de vie en société qui interdit de choisir l’époux ou l’épouse à l’intérieur d’un groupe
auquel on appartient soi-même. Ce groupe peut être une tribu, une caste ou tout simplement une
famille : ainsi, dans nos sociétés, le mariage entre cousins germains est déconseillé. Le contraire de
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Zadruga : institution commune aux peuples slaves (Yougoslaves, Bulgares, Slovaques, Tchèques) ainsi qu’aux
peuples historiquement slavisés (Albanais, Hongrois et Roumains). Il s’agit d’une association agricole volontaire
de différentes familles.
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Patrilinéaire : Qui est fondé sur la seule ascendance paternelle : la transmission, par héritage, de la propriété,
du nom de famille et des titres passe par le lignage masculin.
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l’exogamie est l’endogamie qui oblige l’individu à prendre son conjoint dans son propre groupe.
Dans les sociétés médiévales, un membre de la noblesse ne pouvait épouser qu’un autre noble.
Le mariage est, dans cette société, l’événement le plus important de la vie. Pour les femmes, il est
l’unique moyen de quitter convenablement la famille.
Le jeune homme, en âge de prendre femme et ayant suffisamment d’argent pour payer une dot, prend
lui-même la décision de se marier. Mais, sa mère joue un rôle extrêmement important dans la
réalisation de son projet puisque c’est elle qui va choisir l’épouse ; la séparation des sexes très stricte
à Lamu, ne permet pas toujours à l’homme de faire lui-même son choix. Le consentement de la jeune
fille n’est en général pas requis et on ne se préoccupe guère de ses désirs ; elle se voit contrainte
d’épouser le prétendant qu’on lui destine. Les critères de choix sont d’abord l’appartenance à un
clan ; les mariages y sont théoriquement endogames. […] La richesse du prétendant entre aussi en
ligne de compte, et il n’est pas rare que ces mariages soient conclus avec des hommes âgés qui
peuvent proposer les meilleurs prix.
La courtoisie est l’ensemble des conventions et des qualités qui régissent l’art de vivre dans les cours
féodales. Là, entourés de meubles luxueux et de tapisseries récemment achetés
aux marchands italiens, seigneurs et dames depuis peu se visitent et se courtisent
avec une touchante réserve. Le fin’amor est une vertu dont la chasteté prolonge
un tourment plein de délices. La courtoisies n’est q ue l’expression, dans le
domaine de l’amour, de l’idéal chevaleresque qui fait de l’homme un héros.
Amour illégitime
S’aimer par devoir est le fait des époux ; s’aimer par amour est le fait des
amants. Telle est la règle d’or de l’amour courtois. L’attitude des deux amants
suggère la supériorité de la dame qui fait faveur de ses attentions à son
chevalier servant.
Maintenant que tu as bien compris tous les concepts importants, remplis le tableau comparatif qui
suit avec ton voisin en t’aidant des textes. Si vous ne trouvez pas toutes les informations nécessaires,
tentez de les déduire en vous référant à vos propres connaissances et souvenirs.
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Mariage grec
Mariage romain
Mariage catholique
Mariage polygame
Mariage féodal
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b. A l’aide des trois dernières colonnes, explique comment le mariage dans notre société, et
plus particulièrement le mariage catholique, semble se distinguer nettement de la majorité
des autres modèles qui t’ont été présentés.
o …
o …
o …
c. Ces différences peuvent-elle expliquer la variabilité des structures familiales à laquelle nous
assistons aujourd’hui ? Pourquoi ?
d. Que devrions-nous changer dans notre attitude, alors, pour éviter d’en arriver à une situation
douloureuse ?
Nous sommes encore loin d’avoir explorer toutes les facettes de la relation amoureuse. Cependant,
le temps d’un premier bilan s’impose.
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c. Pour transmettre son message de façon efficace, Jésus fait référence, dans son discours, à
deux passages bibliques. Lesquels ?
d. Ce renvoi aux textes anciens est-il propice à convaincre les pharisiens ? Pourquoi ? Pour
répondre, remémore-toi qui sont les pharisiens.
e. Quelles sont, d’après ce texte, les caractéristiques et les impératifs d’un mariage chrétien ?
o Rapport homme-femme : ils sont …
Et pour…
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Répudier : Dans certaines législations, notamment antiques, renvoyer sa femme par une décision unilatérale
selon des formes légales ou coutumières (par opposition au divorce qui suppose une décision de justice)
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f. Jésus explique que l’homme et la femme mariés ne forment plus qu’un. Es-tu d’accord avec
cette conception de l’amour ? Explique.
Quelles sont les quatre valeurs qui recouvrent l’essentiel de la pensée de l’Eglise sur le
mariage ? Entoure celles qui sont mises en évidence dans l’évangile que nous avons lu ?
Pour répondre, consulte et remplis l’encadré qui suit les questions. Note les mots clefs de
chaque pilier dans la marge de droite
o …
o …
o …
g. Qu’est ce que ces deux valeurs sur lesquelles insistent Jésus impliquent, concrètement, au
sujet des chrétiens qui veulent recomposer une famille, à l’heure actuelle ?
1- La …
« Voulez-vous vous engager l’un envers l’autre ? « Est-ce ____________ et sans contrainte ?
Être ________, ce n’est pas faire ce que je veux, c’est vouloir ce que je fais. Décider de me marier,
c’est te choisir “____________ et sans contrainte”.
C’est aussi accepter que tu sois différent de moi, écouter et respecter ton avis, comprendre tes choix,
savoir te dire “non” et entendre tes “non”.
2- La …
« Vous allez vous promettre ___________. Est-ce pour toute votre vie ? »
Bien sûr, aujourd’hui, cela me paraît évident. Je t’aime tellement que je suis prêt à tout pour toi.
T’accepter tel que tu es, te respecter et savoir te pardonner… Garder la fraîcheur de notre amour,
l’entretenir au jour le jour comme la plante qu’on arrose… Traverser les tempêtes de la vie avec toi
dans la confiance… voilà ce à quoi je suis prêt
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3- L’….
« Je te reçois comme époux(se) et je me donne à toi pour t’aimer fidèlement tout au long de notre
vie. »
C’est un engagement pour toujours, « pour le meilleur et pour le pire », comme on le dit parfois.
La vie n’a jamais été aussi belle ! Et pourtant… Comme moi, tu as des défauts. Il me faudra les
apprivoiser. Comme moi, tu changeras. Il nous faudra être attentif à ces changements, prendre du
temps pour nous parler, nous retrouver l’un l’autre, accepter que la passion des premiers temps
devienne tendresse infinie…
4- La …
« Dans le foyer que vous allez fonder, acceptez-vous la responsabilité d’époux et de parents ? »
La ___________ du couple se manifeste dans ses enfants mais aussi dans bien d’autres domaines
(hospitalité, responsabilités sociales...)
Nous sommes bien tous les deux, mais notre bonheur ne saurait être total sans les autres. L’arrivée
d’un enfant dans notre couple, don de la vie, fruit de notre amour, objet de notre affection, nous
conduit à la responsabilité de parents. Avec une mission essentielle: en faire un être heureux,
responsable, ouvert à La Bonne Nouvelle. Cette ______________ là en cache une autre, tout aussi
importante. En conjuguant le “nous”, nous multiplions nos énergies pour créer de nouvelles relations
et mettre nos talents au service des autres.
Réalise un dessin-schéma faisant apparaître les quatre piliers chrétiens du mariage. Pour cela, part
d’une image symbolique, à tes yeux, de l’amour (cœur, alliance, rose,…) et, à l’aide de couleurs
différentes, représente sur ou autour de cette image chacune des valeurs (de façon symbolique,
imagée, abstraite, ou concrète si tu le préfères). Une fois terminé, tu le présenteras au reste de la
classe.
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Nous avons approfondi le modèle chrétien de la relation amoureuse. Parmi les valeurs prescrites par
la Bible, lesquelles ajouterais-tu à ta recette de l’amour durable ? Pourquoi ?
Plus tard, te sentiras-tu capable de te marier devant Dieu et les hommes ? Quels engagements (de
liberté, de fidélité, de fécondité, d’indissolubilité) crains-tu ne pas pouvoir tenir ?
Qu’est-ce qui, selon toi, doit permettre de tenir ces engagements jusqu’au bout de sa vie ? L’amour,
le désir, la conviction, l’effort, le travail, la volonté, la foi, … ? Entoure au moins deux de ces
propositions, ou fournis-en toi-même, puis explique tes choix.
Ce qui paraît peut-être le plus difficile à comprendre dans les enseignements bibliques, c’est le
concept d’indissolubilité, de l’homme et de la femme qui ne forment plus qu’un… pour y voir plus
clair, analysons comment la psychologie envisage la relation amoureuse : c’est une évolution !
La relation amoureuse est un processus en mouvement qui passe par différents stades. De la
fusion à la relation durable, le couple traverse un parcours d’obstacles qui demande ouverture
d’esprit et adaptabilité.
Toutes les amours au long cours passent par des stades identiques. D’après les différentes études
existantes, les psychologues en ont défini trois. Quelles sont-elles ? Quelles difficultés présentent-
elles ? Comment passer de l’une à l’autre ? Avec quelles conséquences ? Voyons cela en détails.
Lisons ensemble la description de chacune des phases. Après la lecture de chacune des étapes :
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Description : « Tu es celle que j’attendais » ; « Nous sommes d’accord sur tout » ; « Toi et moi ne
faisons qu’un »… Aujourd’hui, toute relation, ou presque, commence par une attraction passionnelle.
C’est l’amour intense, la « symbiose ». Pour les amoureux, chaque éloignement est un déchirement
et chaque expérience partagée l’occasion de se découvrir de nouveaux points communs : il semble
évident que l’on était faits pour se rencontrer.
Les avantages : cette étape est essentielle à la formation du couple puisqu’elle crée la complicité.
Elle est un des rares moments dans l’existence où l’on peut mûrir sans douleur. Elle permet de sortir
de soi, découvrir des aspects de la vie que l’on n’avait pas envisagés seul ou dont on avait peur.
L’amour passion donne des ailes.
Les pièges : cet amour passion repose en grande partie sur des leurres. En effet, chacun s’imagine
que si cette relation est aussi intense, c’est parce que l’autre correspond parfaitement à l’image du
partenaire idéal qu’il porte en lui. Autrement dit, plutôt que de le voir dans ce qu’il est réellement, il
devient le support de nos projections. L’attente à son égard est si forte que nous l’idéalisons : ses
défauts sont niés au bénéfice de ses seules qualités.
Les clés : profiter absolument de cette lune de miel, car elle est aussi agréable qu’éphémère. Elle
durerait entre deux et trois ans, en moyenne. Après ? Le retour à la réalité s’impose de lui-même et
cette fusion si rassurante devient peu à peu étouffante, aliénante. Le besoin d’air se fait sentir.
b. Connais-tu ou as-tu connu, dans ton entourage proche, des couples dans cette phase ?
Comment te sentais-tu en leur présence ? Te sentais-tu exclus de leur relation, heureux de
leur bonheur, perplexe sur leur avenir ? Explique en illustrant à l’aide d’un exemple.
Description : « Tu n’es pas celui que je croyais » ; « Je ne comprends pas que tu puisses aimer cela » ;
« Tu ne sais pas ce que je pense vraiment »… Avec la cohabitation, le mariage, le partage du
quotidien et les responsabilités à assumer, le couple descend de son nuage pour se
confronter à la réalité. Alors qu’ils ne voyaient que ce qui les unissait, les partenaires
découvrent peu à peu leurs différences. L’autre révèle toutes les facettes de sa
personnalité. Déception ? Inévitablement, puisqu’il s’agit de dire adieu à l’image
idéalisée que chacun avait de l’autre, mais aussi de soi : la vie à deux nous fait découvrir
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des aspects de notre propre caractère, que nous n’avions jamais eu l’occasion de cerner et que
l’autre nous aide à percevoir.
Les avantages : cette étape est fondamentale puisqu’elle permet de se retrouver soi-même, de
reprendre contact avec ses propres intérêts et objectifs de vie. Sans cette étape, la fusion finit par
être vécue comme un carcan, une prison dans lequel les personnalités de chacun sont niées…jusqu’à
la crise. Sur une infidélité ou un départ soudain, plus d’une histoire d’amour se termine avant d’avoir
dépassé cette phase.
Les pièges : il n’est pas simple de rompre avec sa vision fantasmée de l’amour et d’accepter de vivre
une relation qui ne soit pas tous les jours synonyme de plaisir. Signe de notre attachement à une
tradition romantique ou de l’influence d’une société qui fait du plaisir une finalité : nous avons
tendance à penser que la fougue des premiers temps est « la » définition de l’amour.
L’autre difficulté tient au fait que cette étape du retour à la réalité n’intervient pas simultanément
chez les partenaires : celui qui vit encore dans l’idéalisation peut se croire abandonné, moins aimé,
tandis que l’autre ne se sentira pas reconnu dans une relation devenue étouffante.
Les clés : de l’air et de la communication. Prendre l’air, c’est savoir sortir du couple pour vivre ses
loisirs, servir ses ambitions professionnelles… C’est redevenir « un », définir son territoire qui n’est
pas le même que celui de son partenaire. Pour faire admettre cette prise de distance, la
communication est indispensable : les partenaires doivent oser expliquer leurs envies, leurs besoins,
afin d’éviter que cette différenciation soi interprétée comme une fuite ou un déclin de l’amour.
a. As-tu déjà traversé cette phase amoureuse, cette sensation d’étouffer, de vouloir prendre
l’air, de ne plus reconnaître celui/celle que tu aimais ? Comment t’en es-tu sorti ?
b. Connais-tu ou as-tu connu, dans ton entourage proche, des couples dans cette phase qui ne
sont pas parvenus à la surmonter ? Illustre à l’aide d’un exemple.
c. Connais-tu ou as-tu connu, dans ton entourage proche, des couples dans cette phase qui
sont parvenus à la surmonter ? Illustre à l’aide d’un exemple.
d. L’un des avantages de cette étape est de se retrouver soi-même. As-tu déjà effectivement eu
l’impression de t’oublier durant une relation amoureuse ? Explique en illustrant avec un
exemple.
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e. Et as-tu déjà eu l’impression que des personnes très proches de toi ont complètement
changé en se lançant dans une nouvelle histoire d’amour ? Explique en illustrant avec un
exemple.
Les signes : « J’ai envie de construire mon avenir avec toi » ; « Si on achetait une
maison ? » ; « Je suis prêt(e) à faire de efforts pour que ça marche entre nous »…
L’étape précédente a permis à chacun de se redéfinir, à ses yeux et aux yeux de
l’autre. Cette phase consiste maintenant à mesurer la compatibilité de ses attentes
respectives et à réfléchir aux moyens que chacun est prêt à fournir pour travailler à la fondation de
son couple. Ce n’est plus l’amour entendu comme : « un + un = un » (la fusion), ni « un + un =
deux » (la différenciation), mais « un + un = trois » : toi, moi et notre couple.
Les avantages : dans ce temps du rapprochement, l’amour exprime véritablement son désir d’avenir.
Une certaine sérénité amoureuse devient possible. Le « contrat » durable alors établi entre les
partenaires n’empêchera pas les disputes ; mais arrivé à cette étape, le sentiment amoureux sait
admettre les divergences et donne l’envie de trouver des réglages pour les dépasser.
Les pièges : consolidé par le temps et les épreuves partagées, cet amour tend à virer à l’amitié. Le
risque : sombrer dans une cohabitation heureuse, mais où le désir, les élans passionnés n’auraient
plus leur place, et lasser l’un ou l’autre des partenaires en mal d’un état amoureux plus pétillant.
Les clés : pour faire durer cet amour solide, le défi consiste à sortir de temps en temps du confort
qu’il offre. D’abord en sachant remettre régulièrement en question les projets établis et en
élaborant ensemble de nouveaux objectifs. Ensuite, en bousculant parfois la tranquillité de son
amour pour y intégrer de la passion : réactualiser ces coups de folie qui sublimaient les premiers
mois de la relation et oser la fusion, s’abandonner corps et esprit à son amour … même le temps d’un
week-end. C’est dans ce subtil mélange entre raison (construction de projets) et passion que le
couple se donnera les chances d’inventer un amour aussi délicieux que durable.
a. Connais-tu des couples qui parviennent à maintenir cet équilibre ? Qui ? Dirais-tu qu’ils sont
un exemple de couple auquel tu voudrais ressembler plus tard ?
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b. Pourquoi tant de couples divorcent-ils selon toi ? Parce qu’ils ne sont pas encore vraiment
passé les phases 1 et 2 avant de prendre leur engagement ? Ou pour d’autres raisons ?...
c. Cet exposé sur l’évolution de l’amour t’aidera-t-il pour faire avancer tes prochaines histoires
d’amour ? A-t-il été instructif ? Explique.
Applique maintenant tes nouvelles connaissances sur l’évolution du couple à la situation qui suit :
une chanson bien connue d’Edith Piaf. Dis dans quelle phase se trouve la personne qui parle, et
justifie ta réponse en relevant des caractéristiques de la phase choisie.
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Dans le livre de la genèse que Jésus utilise pour répondre aux pharisiens, nous
pouvons lire à propos du couple :
« C'est pourquoi l'homme quittera son père et sa mère, et s'attachera à sa femme, et ils deviendront
une seule chair ».
L’homme et la femme ne devraient donc former qu’un ! Pourtant, en nous rappelant les valeurs
chrétiennes du mariage que nous avons envisagées, nous comprenons bien que Dieu ne nous engage
pas à perdurer au stade de la fusion (1+1 = 1) mais bien au stade du RAPPROCHEMENT… Ce qui nous
le prouve, c’est non seulement les valeurs que les textes bibliques véhiculent, mais aussi le modèle
au cœur de la foi chrétienne : la relation trinitaire.
Un Dieu unique, qui aimerait sa seule personne semblerait égoïste. Si Dieu était seul de toute éternité,
il ne serait pas relation. Or le chrétien appréhende Dieu comme une personne. Et une personne, c’est
un être de connaissance, de liberté, de dialogue et d’amour. La Trinité illustre cet amour : Dieu est
une communauté de personnes. Dieu est déjà amour en son sein.
Dieu est Amour. Et aimer, c’est être et vivre pour l’autre (donner) et par l’autre (accueillir), pour les
autres et par les autres. Jamais pour soi et par soi. Ainsi, chacune des trois personnes divines n’est
elle-même qu’en étant par et pour les deux autres.
Néanmoins, chacune des entités de la Trinité reste elle-même. La trinité, c’est un seul Dieu en trois
personnes DISTINCTES. Le Père ne disparaît pas dans le Fils, ni le Fils dans le Père. Et ils ne
disparaissent pas dans le Saint Esprit.
La Trinité réalise ainsi parfaitement le vœu de tout amour humain. Celui qui aime veut être uni à la
personne aimée tout en restant lui-même ; il veut se fondre en elle sans se confondre avec elle, sans
perdre son identité : sinon, on n’a plus rien à donner. Le vœu de l’amour est de devenir l’autre tout en
restant soi. On n’y parvient jamais parfaitement ici-bas.
Cette conception de Dieu nous invite néanmoins à nous aimer nous-mêmes tout en sachant vivre par
l’autre et pour lui. Les hommes sont appelés à constituer à leur tour une communauté de personnes.
Par exemple, c’est dans un don réciproque que les époux se trouvent et puisent l’élan d’amour et de
vie qui les fait se retrouver créateurs.
D’après LACOURT, J., Au risque d’aimer, éd. Draguet et Ardant, 1982, pp. 60-62
a. Dans le premier paragraphe, il est écrit « Dieu est une communauté de personnes ». Qu’est
ce que cela signifie ?
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Pour compléter cette phrase, aide-toi du tableau ci-dessous qui te propose une nouvelle
terminologie de l’amour où les relations se distinguent par le but qu’elles visent.
d. La définition de la relation de confiance (de gratuité ou de don) nous dit : « Je donne sans
attendre en retour ». Est-ce précisément ce que nous dit le modèle de la Trinité sur le fait de
donner et recevoir ? Qu’ajoute ce modèle comme idée ?
e. Si tu devais établir une équivalence entre cette vision chrétienne du mariage (le modèle
trinitaire) et l’une des phases de l’évolution de la relation amoureuse, laquelle choisirais-tu ?
Pourquoi ?
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o …
o …
o …
o …
g. Quel est le lieu privilégié de cet amour et de son apprentissage pour les chrétiens ? Le
modèle de la Trinité n’est-il donc transposable qu’aux relations de couples ?
Si le couple ou la famille, et l’amour qui unit leur membre, se veulent des reflets du modèle de la
Trinité, le mariage chrétien, le sacrement, renferme un tout autre symbole que nous allons tenter de
comprendre.
Lis la discussion qui suit entre Julie, une jeune fille qui, comme toi peut-être, ne comprend pas
pourquoi certains décident de s’unir devant Dieu, et un couple qui a choisi le mariage religieux,
Nicole et Dominique.
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a. Dans un premier temps, pourquoi Nicole voulait-elle se marier à l’Eglise ? Quelle « utilité » y
voyait-elle ?
b. Lorsque sa foi a évolué, quelle signification a-t-elle accordée au mariage cette fois ?
d. Par quel mot, très important dans la terminologie chrétienne, pourrais-tu remplacer le
groupe nominal « Union entre le Christ et l’Eglise », dont le mariage chrétien est un
symbole ?
Quand, d’après les textes bibliques, a-t-on assisté aux débuts de cette union ? Et quand a-t-
elle été scellée ?
e. Comment comprends-tu la phrase : « C’est donc la biographie de notre couple qui deviendra
ou non signe de la présence de Dieu parmi nous » ? Quelle mission revient aux couples unis
par le sacrement du mariage ?
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g. Et toi, comment perçois-tu le mariage chrétien ? Comme Julie ? Comme Nicole dans sa foi
« sociologique » ? Comme Julie dont la foi a évolué ? Explique.
As-tu déjà assister à des mariages à l’église ? Quels sont, dans tes souvenirs, les trois étapes de la
célébration ?
Le moment le plus attendu par l’assemblée, en général, et celui qui fait couler le plus de larmes de
bonheur est celui du temps de l’engagement. C’est à ce moment qu’a véritablement lieu le
sacrement du mariage. Lors de l’échange des consentements, les futurs mariés font le point sur leur
relation et proclament les engagements qu’ils veulent tenir l’un envers l’autre. Si, aujourd’hui, une
grande liberté est laissée aux futurs époux dans l’écriture des consentements, il est toujours
demandé de prononcer certaines formules bien connues qui mettent en évidence les valeurs du
mariage chrétien.
Voici quelques unes de ces formules. Tu trouveras d’abord quelques exemples de tournures du
dialogue initial (entre le prêtre, l’homme et la femme) qui invite à l’échange des consentements, et
ensuite des exemples de celles qui clôturent, généralement, cet échange.
Dialogue initial
Formule 1
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Formule 2
Formule 2
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Elle : « Moi ….. je te reçois …… comme époux et je serai ton épouse. Je promets de t’aimer
fidèlement dans le bonheur et dans les épreuves tout au long de notre vie. »
Formule 3
Formule 4
b. Quelles formules (du dialogue initial et de l’échange des consentements) associerais-tu pour
que toutes les valeurs chrétiennes soient évoquées dans l’engagement ?
d. Jette un œil à l’évangile que nous avons lu (Mc 10, 1-12, p. 18), à l’histoire du sacrement du
mariage, et aux questions qui suivaient ces textes. Tente, alors, d’expliquer pourquoi ces
valeurs sont mises en évidence, aujourd’hui, lors de l’échange des consentements.
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VI. S’engager, c’est bien joli ! Mais, comment surmonter les difficultés de la vie à deux ?
Pour surmonter les difficultés de la vie à deux, rien de tel qu’APPRENDRE À SE DISPUSTER ! Et cela
vaut, en fait, pour toutes nos relations sociales.
Exemple : si l'on traite l’autre de fainéant, on le juge et on le traite, il va donc mal réagir. Alors que si
l'on parle de faits concrets (ex : ce matin, j’ai dû me lever seul(e) pour préparer le petit déj’), c’est
plus facile de demander que quelque chose change.
Attention cependant, il y a un piège : confondre ce qu’on ressent avec l’interprétation qu’on en fait…
Exemple : si l'on dit à quelqu'un qu'on se sent ignoré parce qu'il ne nous a pas dit bonjour, on ne
décrit pas nos sentiments mais on interprète son comportement (« il (elle) a voulu m’ignorer »). Nos
sentiments peuvent ici être de la tristesse ou de la frustration.
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Source : [Link]
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C’est la dernière étape : pour combler nos besoins, il faut proposer à l’autre des actions concrètes, ou
imaginer une action au cas où le problème ressurgissait dans l’avenir.
- Dans l’instant présent : ce ne sont pas des demandes pour quand on sera vieux ou pour un « plus
tard » qu’aucun des deux ne sait quand c’est (ça reviendrait à dire jamais, donc ça ne sert à rien)
- Réalisable : demander à l’autre de changer radicalement d’un coup, ou de donner quelque chose
qu’il est incapable de donner pour des raisons sentimentales, psychologiques, physiques ou
matérielles, c’est voué à l’échec, donc c’est inutile. Il vaut mieux y aller petit à petit.
- Négociable : c’est dans une dispute qu’on est intransigeant. Dans un dialogue, on accepte de
négocier, de nuancer. Attention que ce soit toujours de manière équilibrée…
- Précise : si on demande quelque chose de vague, on recevra dans le meilleur des cas quelque chose
de vague… Dire « sois plus gentil(le) » ne veut rien dire du tout concrètement : la gentillesse se vit de
bien des manières selon les personnes.
Analyse d’une dispute : extrait du film « Very bad trip 1 » (chapitre 23)
Dans cette dispute, relève tout ce qui est contraire à la communication non-violente.
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Maintenant, imagine un dialogue entre les deux personnages qui concorderait à la CNV :
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